Publié le 07.11.2010 • Mis à jour le 29.06.2012

La France doit œuvrer afin que le conseil de sécurité de l’ONU renouvelle le mandat.

Paris, le 15 novembre 2010

Le 30 Novembre, le mandat du groupe d’experts de l’ONU sur la RDC arrive à échéance. Il appartiendra alors au conseil de sécurité de permettre ou non à un prochain groupe d’experts de continuer à mener à bien les investigations nécessaires sur le conflit congolais. A l’approche de l’examen de la question, le CCFD- Terre Solidaire pense que le groupe des experts de l’ONU joue un rôle positif dans la recherche de la paix. La situation actuelle dans le pays ne laisse planer aucun doute sur la pertinence d’avoir un groupe l’année prochaine. Le CCFD-Terre solidaire demande donc à la France à défendre, au sein du conseil de sécurité, l’adoption d’une résolution appelant à la constitution d’un nouveau groupe d’experts.

Le groupe d’experts est encore nécessaire en RDC
Grâce à leurs enquêtes, les différents groupes d’experts de l’ONU sur la RDC ont levé le voile sur des aspects clés du conflit : le rôle de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles dans la structuration du conflit ; les soutiens extérieurs des groupes armés... Composés d’experts indépendants, leurs analyses donnent une vision neutre et objective des réalités autour du conflit. Leurs recommandations facilitent la prise de décision ou initient des processus porteurs de solutions. Par exemple l’idée d’adopter des mesures de « diligence raisonnable » a été évoquée pour la première fois par le groupe d’experts. Ce dernier a aussi mieux que les accords de paix changé radicalement la donne sur le terrain. Les évidences apportées par le groupe en 2008 sur le soutien que le Rwanda apportait au CNDP ont permis la mobilisation qui a conduit à l’arrestation de Laurent Nkunda et à l’arrêt des combats entre l’armée congolaise et les rebelles du CNDP.
Les derniers évènements dans les provinces du Nord et Sud Kivu montrent malheureusement que le conflit ne s’achèvera pas en 2010. Le régime de sanctions auquel est soumis la RDC doit donc être renouvelé. L’appui d’un groupe d’experts pour le suivi de ce régime est indispensable. Par ailleurs, les recommandations que le groupe fera (comme le lui a demandé le conseil de sécurité) sur la diligence raisonnable des importateurs, des industries de transformation et des consommateurs des minerais de l’Est de la RDC donneront lieu - nous l’espérons - à des engagements dont il faudra assurer le suivi. Le suivi de la mise en œuvre de la diligence raisonnable et l’analyse des nouvelles questions que pose le conflit devront constituer l’ossature du mandat du groupe en 2011.

(...)

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