Publié le 25.06.2007 • Mis à jour le 23.03.2016

Sortir le Sud-Soudan d’un sous-développement dramatique

Le Sud-Soudan a été le théâtre d’une longue guerre civile dans lesquelles les infrastructures de base (hôpitaux, routes, écoles...), déjà rudimentaires ont été détruites ou peu entretenues.

D’une manière générale, le Sud-Soudan a été négligé par l’administration de Khartoum. Le Sud-Soudan est donc dans un situation de sous développement dramatique. L’accès à l’eau est l’une des difficultés de la population. Dans le district (payam) de Tali, ancienne ville de garnison de l’armée britannique, seuls quelques points d’eau sommaires étaient disponibles pour les habitants de la bourgade. Pour l’essentiel, la population devait se contenter de l’eau stagnante dans les mares. C’est une des régions d’Afrique où le ver de Guinée est le plus répandu en Afrique : cette larve présente dans les eaux croupissantes, se développe une fois ingurgitée, à l’intérieur de l’organisme jusqu’à former un ver dont la longueur peut atteindre un mètre. Il occasionne des douleurs insupportables, de la fièvre, jusqu’à sortir en traversant les chairs et la peau.

Le partenaire
ACORD est un consortium pan-africain d’associations de développement basé à Nairobi. ACORD a commencé à travailler dans la région à partir de 1999. Il s’est appuyé entre autres sur une organisation locale (Compass) formée pour mettre en œuvre et suivre le programme.

Le projet
L’objectif est de permettre aux habitants de Tali et notamment aux plus vulnérables, de satisfaire leurs besoins de base et d’améliorer leurs moyens de subsistance : diversification de la production agricole et accès à l’eau.

Les réalisations
Entre 2000 et 2004, avec l’appui du CCFD et d’un co-financement du Ministère des Affaires étrangères, des outils et des semences ont été distribués à plus de 5000 personnes (notamment aux veuves, aux déplacés...), ainsi qu’à des écoles. Des fermiers ont été impliqués dans un programme d’apprentissage de techniques culturales pour la production de fruits et légumes. Pour développer la culture attelée, 18 paires de buffles ont été distribuées. 28 forages ont été effectués pour des points d’eau qui desservent en moyenne un peu plus de mille personnes chacun. Les points d’eau existants ont été rénovés, 20 autres points d’eau été construits à partir des forages existants. Des comités de gestion ont été formés.
Le nombre de cas de ver de Guinée (recensés) est passé de près de 4000 à moins de mille entre 2001 et 2004. Des groupes de femmes ont été mis en place pour favoriser les activités génératrices de revenus (moulin à mil, boutique coopérative...). 30 kilomètres de route ont été rénovés et des agents de l’Etat ont été formés à la santé, à l’hygiène, à la maintenance du matériel agricole.

Nos projets

13 septembre 2018

Au Sénégal, la population vent debout contre la centrale à charbon de Bargny

Au Sénégal, la construction d’une centrale à charbon suscite une forte opposition locale. Outre son impact sur le réchauffement climatique (...)

26 juillet 2018

Le niébé, un haricot au coeur de la bataille pour les semences paysannes

Le niébé est un haricot très populaire en Afrique de l’Ouest, et particulièrement nutritif. Pour le promouvoir et le protéger, l’AOPP, une (...)

3 mai 2018

A Haïti : 6 stratégies pour s’adapter au changement climatique

Avec le réchauffement de la planète, les phénomènes climatiques observés à Haïti sont de plus en plus extrêmes et destructeurs. Les (...)

S’informer

8 novembre 2018

RDC : 9 villages portent plainte contre une banque de développement allemande (communiqué)

Neuf communautés de la République démocratique du Congo ont accompli un geste historique cette semaine : elles ont porté plainte contre la (...)

5 novembre 2018

Après le séisme et le tsunami sur l’île de Sulawesi en Indonésie, l’aide s’organise

Un violent séisme suivi d’un tsunami ont durement frappé l’île de Sulawesi en Indonésie le 28 septembre dernier. Les organisations (...)

11 septembre 2018

Hausse de la faim et de l’insécurité alimentaire dans le monde : il est temps de s’attaquer aux causes (communiqué)

Le constat du rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publié le 11 septembre 2018 par cinq agences (...)