Publié le 20.02.2009 • Mis à jour le 28.08.2013

Développer le professionnalisme agricole

Le Togo, l’un des plus petit pays d’Afrique (56 790 km2), est un couloir étroit, allongé sur environ 600 km dont la façade maritime étroite n’excède pas 55 km. La population togolaise est estimée à environ 5 millions avec 82 habitants/km2, une des densités les plus fortes d’Afrique de l’Ouest.

Elle est encore essentiellement rurale et très jeune. L’agriculture est l’un des secteurs les plus importants de l’économie et de l’emploi au Togo mais ne bénéficie paradoxalement pas de programme d’appui à la petite paysannerie. Elle n’apparaît au budget de l’Etat qu’à hauteur de 2-3% chaque année. Des financements significatifs de l’UE n’existent que pour les secteurs du café et du coton. MAPTO a mené un certain nombre d’études et expériences depuis 2005 pour arriver aujourd’hui à présenter deux projets de développement de filières (céréales et maraîchage) qui répondent à plusieurs défis : la sécurité alimentaire du Togo, l’augmentation du revenu des petits paysans, le maintien d’une classe paysanne, la structuration du monde agricole et sa représentation syndicale.

Objectfs :
L’objectif est de défendre les intérêts spécifiques des petits paysans et développer le professionnalisme agricole. Une 1ère expérience (1999-2001) a échoué qui a confié aux techniciens des ONG d’appui le mandat de mettre en œuvre les résolutions du CNJR (Conseil national de la jeunesse).

Finalement, le constat a été que les ONG d’appui dans ces deux pays n’avaient pas été capables de rendre « acteurs » les paysans, allant même souvent jusqu’à éviter une autonomisation paysanne qui les déposséderait du marché de l’aide. Mais alors, comment permettre à ces jeunes leaders de réaliser leurs rêves d’émancipation pour participer concrètement au développement de leur pays ? En 2002, peu ou pas d’accès à internet, ni de téléphone portable, ni d’ordinateur, ni aucune capacité institutionnelle... juste quelques dizaines de jeunes leaders très motivés éparpillés un peu partout.

Le CCFD-Terre solidaire choisit alors de donner aux leaders paysans les mêmes types de moyens que ceux habituellement apportés à des organisations « officielles » : un budget de fonctionnement pour le Comité de pilotage, le recrutement par les paysans d’un coordinateur à leur service (une révolution !), un fonds « projets » décaissable de leur propre initiative sans accord préalable du CCFD-Terre solidaire. 

Auteur(s): MAPTO

Nos projets

13 septembre 2018

Au Sénégal, la population vent debout contre la centrale à charbon de Bargny

Au Sénégal, la construction d’une centrale à charbon suscite une forte opposition locale. Outre son impact sur le réchauffement climatique (...)

26 juillet 2018

Le niébé, un haricot au coeur de la bataille pour les semences paysannes

Le niébé est un haricot très populaire en Afrique de l’Ouest, et particulièrement nutritif. Pour le promouvoir et le protéger, l’AOPP, une (...)

3 mai 2018

A Haïti : 6 stratégies pour s’adapter au changement climatique

Avec le réchauffement de la planète, les phénomènes climatiques observés à Haïti sont de plus en plus extrêmes et destructeurs. Les (...)

S’informer

11 septembre 2018

Hausse de la faim et de l’insécurité alimentaire dans le monde : il est temps de s’attaquer aux causes (communiqué)

Le constat du rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publié le 11 septembre 2018 par cinq agences (...)

18 juin 2018

En Amérique latine, l’agroécologie est une lutte politique

En Amérique latine, se développe une approche politique de l’agroécologie. Au-delà de la seule question de l’agriculture, elle prend en (...)

1er juin 2018

La séquestration du carbone dans les terres agricoles, miracle ou alibi ? (Rapport)

L’agriculture est tour à tour considérée comme responsable ou victime des dérèglements climatiques. Certains voient en elle des solutions (...)