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Dossier Asie : après le Tsunami

Témoignages sur les discriminations

Publié le 31.12.2004 Mis à jour le 06.02.2019

Une aide réservée aux « bons thaïlandais »

L’aide d’urgence cible uniquement les nationaux Thaïs et seule une petite portion parvient aux non Thaïs. Et même parmi les Thaïs, peu de cas est fait des musulmans. Cela est dû à la rébellion musulmane dans le Sud. Tous les dons pour l’urgence doivent passer par le gouvernement et c’est pour cela que nous devrons trouver un moyen de court-circuiter les autorités sinon, les autorités locales se tailleront la part du lion. Rappelons-nous du traitement réservé aux réfugiés laotiens, cambodgiens et vietnamiens durant les années soixante-dix…

De Ewob, Thaïlande.

Les Birmans accusés de se livrer à des pillages dans les hôtels de la côte…

Selon, l’OMS, la plupart des travailleurs Birmans étaient au travail dans ces zones côtière le 26 décembre. Très rapidement après que le Tsunami ait frappé, toutes les ambassades étrangères ayant des ressortissants dans le Sud se sont rendues à Phuket afin de mettre en place des centres d’accueil, à l’exception de l’ambassade de Birmanie. D’ailleurs, la Birmanie a attendu un don de la Chine pour reconnaître officiellement que la Birmanie avait également été touchée.

Dans les premiers temps les besoins de ces immigrés birmans étaient importants (assistance alimentaire, protection juridique etc..). La situation s’est alors vite dégradée lorsque qu’un journal local a violemment accusé les immigrés birmans de se livrer à des pillages dans les hôtels de la côte. Les services d’immigration ont alors procédé à des arrestations de Birmans pour les expulser vers la Birmanie. Dans le même temps, les autorités birmanes ont fermé leurs frontières laissant ainsi ces personnes sans solution. Une coordination d’ONG locales s’est ainsi mobilisée afin de traiter les différents problèmes rencontrés par ces personnes. Aujourd’hui encore la police et les services d’immigration thaïlandais continuent de faire pression sur les travailleurs immigrés ainsi que sur les travailleurs sociaux qui travaillent à leur côté.

De Altsean, Thaïlande.

2000 Birmans expulsés

Les autorités thaïes profitent des suites du tsunami pour faire le ménage parmi les indésirables. Travailleurs illégaux de facto depuis la perte de leurs papiers dans la catastrophe, accusés d’être à l’origine de la criminalité post-tsunami (pillages, vols), 2000 travailleurs birmans auraient été renvoyés vers la province de Koh Song, Birmanie. La Birmanie ne les laisse entrer qu’au compte-goutte…

Source : Asian Human Rights Commission

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