Noël contre la faim

Publié le 17 juin 2005

Le contexte social et politique

Un conflit vieux de 30 ans

  • Le conflit est lié au clivage entre la majorité cinghalaise (74 % de la population, bouddhiste) et la minorité tamoule (18% de la population, hindouiste, avec quelques minorités chrétiennes) originaire du Sud de l’Inde. Ces tamouls sri-lankais sont pour la plupart des membres des castes supérieures regroupées dans le nord et l’est de l’île. Ils se différencient des tamouls arrivés au XIXième et début XXième sous l’impulsion britannique pour travailler dans les plantations du centre. Ces derniers appelés "tamouls indiens" ou "tamouls des montagnes" sont pour la plupart dalits et partisans de la conciliation.
  • Les Tamouls sont très largement majoritaires dans les provinces du Nord contrôlées par une rébellion séparatiste, les LTTE (Liberation Tigers of Tamil Eelam), les « Tigres » tamouls.
  • Ce mouvement armé séparatiste s’est imposé peu à peu depuis les années 70 jusqu’à contrôler de vastes pans du Nord et de l’Est. Ils prônent la création d’un Etat séparé, l’Eelam tamoul, utilisant notamment le suicide comme acte militant ultime. Le conflit a engendré des morts en grand nombre (plus de 60 000) et des déplacements innombrables (1,6 millions), dévastant notamment toute la péninsule de Jaffna.
  • En février 2002, les médiateurs norvégiens et japonais ont abouti à un cessez-le feu, sans régler le conflit. Sur le terrain, les tensions restaient vives.

Conflit et tsunami

  • Quasiment presque tout le tour de l’île a été ravagé. Or, au Sri Lanka, la population et la vie économique se concentrent justement sur le littoral. L’activité de la pêche employait 250 000 personnes et les rizières de la côte étaient les plus productives du pays.
  • Le tsunami a touché en particulier au Nord, des régions ont conflit avec le pouvoir central et sous contrôle de la rébellion armée du LTTE.
  • Le gouvernement a vu dans la catastrophe l’occasion de reprendre pied dans ces régions, considérant que l’aide aux populations relevait de sa responsabilité.

Tandis que le LTTE espère gagner une reconnaissance internationale en démontrant sa capacité à gérer l’aide et à organiser la reconstruction.

  • L’organisation de l’aide est donc devenue une source de conflit supplémentaire.
  • À la faveur de la tragédie, les médiateurs norvégiens et japonais ont tenté de relancer les efforts de paix pour que la population ne souffre pas doublement de la catastrophe et du conflit.
  • Il semble pourtant que l’escalade de la violence ces derniers mois soit le signe d’un retour en arrière. L’assassinat du chef de la diplomatie, Lakshman Kadirgamar, le 12 août 2005 a entraîné la proclamation d’état d’urgence pour le pays, permettant au gouvernement de déployer librement l’armée sur le terrain.
  • Les discussions avec les Tigres ont été gelées jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2005. Depuis le conflit est entré à nouveau dans une phase de confrontation armée. Depuis juillet 2006, plus de 200 000 déplacés ont fui les zones de combat au nord et à l’est de l’île.

Il devient difficile pour les ONG internationales de porter assistance aux populations, dont les victimes du tsunami.

Sri Lanka - Le contexte au 9 janvier 2005

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