Un avenir sans faim

Publié le 22.09.2005 • Mis à jour le 09.05.2016

Lutte contre le trafic humain

Le phénomène des trafics humains prend l’allure d’un véritable fléau dans les pays d’Europe centrale et orientale. En 1999, des chiffres d’Interpol faisaient état de 300 000 femmes originaires de ces pays se livrant à la prostitution en Europe.

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Le phénomène n’a fait qu’empirer depuis lors. Le scénario de cette nouvelle pratique esclavagiste est connu. Les filles et, dans une moindre mesure les garçons, sont confrontés au chômage, à la pauvreté, à la violence familiale, à la promiscuité entre générations et aux mirages du supposé eldorado occidental.
Les victimes sont approchées par des connaissances ou recrutées via des petites annonces proposant des emplois à l’étranger. Sitôt la frontière franchie, leurs papiers leur sont confisqués et elles entrent dans des circuits très organisés de prostitution. La Bosnie-Herzégovine est un pays important de transit pour la prostitution est-européenne. De véritables « marchés aux femmes » y ont vu le jour.

Les partenaires 
Le CCFD soutient quatre partenaires engagés dans la lutte contre le trafic humain en Europe centrale et orientale : en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Albanie et en Ukraine. Ces associations ont comme point commun d’être sujettes à de nombreuses intimidations et de mener une action à dimensions multiples : prévention, prise en charge des victimes et réinsertion. En Bosnie, le CCFD soutient le Forum international de la solidarité, créé en 1992.

Les réalisations 
Les associations de la région unissent leurs efforts pour sensibiliser les pouvoirs publics aux conséquences des trafics humains . Leur action de longue haleine nécessite une synergie parfaite que le CCFD s’emploie à renforcer en les mettant en relation entre elles et avec des associations travaillant en France auprès des prostituées. En Bosnie, le Forum international de la solidarité agit sur le plan de la prévention et mène une sensibilisation importante sur le sida.

• L’association anime un centre d’accueil et d’hébergement à Doboj, à 60 km de Tuzla, pour les victimes de trafics humains. Dans un premier temps, elles y bénéficient d’un environnement sécurisé, d’un soutien médical et psychologique ainsi que d’une assistance administrative et juridique.

• Dans un second temps, elles préparent leur réinsertion sociale grâce à des formations, à des activités génératrices de revenus et à des prêts matériels et financiers.

De 1999 à 2002, le centre a accueilli 180 femmes victimes de prostitution.

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