Égypte

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L’Egypte est le pays arabe le plus peuplé. 90 % de la population se concentre dans la vallée du Nil, oasis de plusieurs centaines de kilomètres de long dans un territoire à 94 % désertique.

En 2011, les révoltes du printemps arabe aboutissent à la démission du président Moubarak, au pouvoir depuis trente ans. Pour la première fois depuis des décennies, les élections suivantes sont remportées par un homme qui n’est pas un militaire, Mohamed Morsi, représentant de la branche politique des Frères Musulmans.

En 2013, de nouvelles révoltes ont lieu. Après une période de transition, un nouveau militaire, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi prend le pouvoir.

Depuis lors, le contrôle de l’Etat et de l’armée sur la société civile ne fait que se renforcer. Les libertés fondamentales sont de plus en plus restreintes, tandis que celle de la presse est bafouée. Le gouvernement utilise le prétexte de la guerre contre le terrorisme, qui vise de plus en plus les civils et les minorités religieuses, pour justifier ses propres violations des droits humains.

Ainsi, l’usage de la torture ou des disparitions forcées est récurrent en Egypte, tandis que la société civile et les ONG subissent des attaques et une répression toujours plus violentes. La situation est aussi difficile pour les chrétiens, victimes de discriminations et ciblés par des attentats très violents.

Dans le même temps, l’Egypte subit une crise monétaire et économique très grave qui entraîne une augmentation de la pauvreté.

Dans le cadre de la libéralisation économique du pays, les communautés paysannes sont de plus en plus menacées. En 1992, la loi de contre-réforme agraire a entraîné l’expulsion d’un million de familles paysannes de leurs terres.

Aujourd’hui, alors que 56,9 % de la population vit en milieu rural, on observe un accaparement des terres toujours plus grand. 43 % de la population paysanne possède moins de 8 % des terres. L’agriculture paysanne est délaissée au profit de l’agriculture d’exportation, tandis que l’exode rural massif se manifeste par l’entassement des populations dans des quartiers informels aux abords des grandes villes.

Le pays dépend désormais des importations pour nourrir une population toujours croissante alors que le taux de fécondité ne cesse d’augmenter. La population égyptienne dépend de plus en plus de l’aide internationale pour vivre.

Notre action

Les organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire travaillent sur les enjeux de la transition vers l’agroécologie auprès des communautés paysannes, ainsi que sur ceux de l’accès à la terre. C’est par exemple le cas de l’ADIM. Le programme TAPSA (héritier du PAIES développé au Sahel) sera développé en Egypte dans ce cadre.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient des organisations qui s’emploient à créer des espaces d’expression susceptibles d’améliorer le dialogue intercommunautaire et inter-religieux.

L'association El Nahda en Egypte from CCFD-Terre Solidaire on Vimeo.

Extrait vidéo de l’émission « Pour une culture de la rencontre » de KTO Télévision.
Regarder l’émission en entier

Quelques projets que nous soutenons :