Publié le 12.03.2009 • Mis à jour le 17.09.2014

Construire la paix inter-communautaire en Haute-Egypte

En haute-Egypte, la région de Minia connaît depuis plusieurs décennies des confrontations inter-confessionnelles. Dès le début des années 80, Monseigneur Antonios Naguib, patriarche des coptes catholiques a organisé l’assistance aux prisonniers et à leurs familles.

Partenaire(s) :

Rapprocher les communautés coptes et musulmanes
Les premiers sont souvent détenus pour des raisons politiques ; les secondes souffrent de la perte du revenu que procurait le père, sont marginalisées en raison de la fausse réputation attribuée au détenu et, enfin, leurs enfants se retrouvent trop souvent dans la rue.
Le gouvernement égyptien considère les associations comme des prolongements de son action au service des pauvres tandis que les institutions internationales (Banque mondiale, Union européenne...) les impliquent dans leurs projets sans se concerter véritablement avec elles. Du coup, beaucoup d’associations s’inscrivent dans une logique de compétition pour obtenir des financements.

Le partenaire
Par son lien avec l’évêché, l’ADIM s’apparente au bureau de développement du diocèse de Minia. Mais son action et son rayonnement dépassent largement la communauté copte locale. Aussi, est-elle à l’origine du regroupement « Alliance » qui associent une dizaine d’ONG dont celles spécialisées dans l’éducation et partenaires du CCFD (AHEED, DSSA, CEREMED, Caritas-Egypte). L’Alliance est un lieu de partage d’expériences, de complémentarité entre activités et d’union face aux problèmes de la société civile.

Le projet
L’objectif global de l’ADIM est de construire la paix et la convivialité entre communautés confessionnelles en Haute-Egypte. Elle promeut pour cela la coopération entre confessions en faveur des plus marginalisés et renforce les activités génératrices de revenus pour les femmes de prisonniers. Elle forme également des visiteurs de prison et des volontaires accompagnateurs des familles. Au sein de l’Alliance, il s’agit d’accroître la visibilité des ONG auprès de l’opinion publique, d’accroître les capacités de négociation et d’accès aux cofinancements des bailleurs étrangers et nationaux.

Les réalisations
ADIM : 120 femmes et 200 enfants de prisonniers bénéficient directement de ses activités de micro-projets économiques (artisanat, agriculture, élevage...), de ses campagnes de plaidoyer pour les droits des prisonniers et de leurs familles.
Alliance : création d’une base de données recensant les activités de chaque ONG par zone géographique et par cibles, sessions de formation au plaidoyer, séjours de représentants au Liban et au Maroc à la découverte d’autres réseaux de société civile, travail avec un consultant pour finaliser un projet concerté de cofinancement. 

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