{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animer-un-debat-en-croix-autour-dune-video/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animer-un-debat-en-croix-autour-dune-video/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Animer « un débat en croix » autour d&rsquo;une vidéo","datePublished":"2021-01-08T17:56:07+00:00","dateModified":"2021-10-28T11:39:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animer-un-debat-en-croix-autour-dune-video/"},"wordCount":560,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Expérimenter une soirée « pas comme les autres », avec un extrait de vidéo/documentaire suivi d’un échange pour débattre autour d’affirmations sur l’Écologie Intégrale ou la solidarité internationale, sans porter de jugement de valeur aux différents arguments exprimés.\n\n\n\n\nObjectif :\nSusciter de l’échange entre les participants\n\n\nPublic : Adultes et adolescents\n\n\nRessources nécessaires :\nOrdinateur, vidéoprojecteur et sono\nExtrait de vidéo-documentaire à choisir en amont (pas plus de 10-15 min). Une liste de vidéos autour de l’Écologie Intégrale vous est proposée.\n\n\nDans un espace libre, placer 1 feuille (affirmation) sur les 4 murs, puis tracer au sol deux axes en croix gradués de 0 à 5 (craie, Scotch, rubalise...) allant dans la direction de chaque feuille. 0 signifiant « pas d’accord », 5 « totalement d’accord).\n\n\nDurée :\n 1h30\n\n\nDéroulement\n\n\n\n\n\nÉtape 1 : installation et accueil\n\n\n\n\nDiviser la salle en 2 : un espace avec des chaises pour visionner et un espace libre pour la déambulation.\n\n\n\n\n\nÉtape 2 : intro de l’animation\n10 min\n\n\n\n\nPrésentation du déroulement de la soirée.\n\n\n\n\n\nÉtape 3 : extrait de vidéo-documentaire\n  20 min\n\n\n\n\nContextualiser l’extrait choisi. Le visionner.\nÀ la fin, le groupe se déplace dans l’espace libre.\n\n\n\n\n\nÉtape 4 : positionnement et débat\n 30 min\n\n\n\n\nSelon les affirmations, les participants se placent suivant ce qu’ils ont à exprimer (d’accord/pas d’accord) sur l’axe correspondant, ou entre plusieurs affirmations. Après placement, l’animateur donne la parole à chaque participant. Il est possible d’appuyer le propos d’un autre participant.\n\n\n\n\n\nÉtape 5 : positionnement et alternatives\n 30 min\n\n\n\n\nPour se positionner face aux alternatives, reprendre le même principe de placement. Le participant se prononce sur ses engagements actuels ou à venir.\n\n\n\n\n\nMot de conclusion\n\n\n\n\nPour une réunion publique, s’acquitter des droits de diffusion auprès de la société de distribution (SACEM) si les vidéos sont extérieures au CCFD-Terre Solidaire\n\n\nComment s'organiser à distance?\n\n\nVoici quelques idées sur comment réaliser cette animation dans l'hypothèse ou les règles sanitaires empêchent de se réunir physiquement.\n\n\n\n S'organiser avec un outil de réunion de type Zoom ou Greenlight selon vos usages et ceux des personnes qui participeront. Assurez-vous d'avoir bien compris comment diffuser une vidéo avec l'outil choisi. Vous pouvez consulter des guides sur internet (celui-ci par exemple). Il est grandement conseillé de procéder à des tests en amont. En cas de problème, il est peut-être aussi possible de regarder la vidéo sur Youtube ou Viméo. Pour la partie débat mouvant, on peut adapter l'animation avec un tableau collaboratif de type Scrumblr. Il suffit de créer plusieurs colonnes correspondant aux niveaux d'accord de 0 à 5 ou aux alternatives devant lesquelles se placer. Chaque participant créé un post-it avec son prénom et déplace son post-it pour le mettre là ou il souhaite se positionner. Ensuite les participants peuvent échanger, avec l'aide d'un animateur pour répartir la parole. Voici un exemple de tableau : https://framemo.org/Test%20animation%20Car%C3%AAme\n\n\nTéléchargez la fiche détaillée ci-dessous:\nFiche animation - Animer un débat en croix autour d'une vidéo\nDocuments joints\n\n\n\nFiche animation - Animer un débat en croix autour d'une vidéo"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animer-un-debat-en-croix-autour-dune-video/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/animer-un-debat-en-croix-autour-dune-video/","name":"Animer \"un débat en croix\" autour d'une vidéo - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-01-08T17:56:07+00:00","dateModified":"2021-10-28T11:39:02+00:00","description":"Expérimenter une soirée « pas comme les autres », avec un extrait de vidéo/documentaire suivi d’un échange pour débattre autour d’affirmations sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebSite","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/","name":"CCFD-Terre Solidaire","description":"Construire ensemble un monde plus juste, plus solidaire","publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"alternateName":"CCFD","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Organization","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization","name":"CCFD-Terre Solidaire","alternateName":"CCFD","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/logo/image/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2026/03/ccfd-terresolidaire.org-agir-pour-un-pastoralisme-durable-au-tchad-image.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2026/03/ccfd-terresolidaire.org-agir-pour-un-pastoralisme-durable-au-tchad-image.png","width":466,"height":163,"caption":"CCFD-Terre Solidaire"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/logo/image/"},"sameAs":["https://www.facebook.com/ccfdterresolidaire/","https://x.com/ccfd_tsolidaire","https://www.instagram.com/ccfd.tsolidaire/","https://www.linkedin.com/company/ccfd-terre-solidaire---official-page/","https://www.youtube.com/user/ccfdterresolidaire","https://www.tiktok.com/@ccfd.terresolidaire"]}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8","name":"terresolidaire","sameAs":["https://ccfd-terresolidaire.org"]}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/one-planet-summit-le-risque-de-la-mauvaise-action-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/one-planet-summit-le-risque-de-la-mauvaise-action-climatique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"One Planet Summit : Le risque de la mauvaise action climatique","datePublished":"2021-01-11T09:03:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/one-planet-summit-le-risque-de-la-mauvaise-action-climatique/"},"wordCount":616,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce lundi 11 janvier est à nouveau organisé une édition du One Planet Summit (OPS)  lancé par Emmanuel Macron en 2017. Ainsi, la France avec d’autres alliés s’apprête à organiser un énième sommet et à multiplier les annonces de nouvelles coalitions multi-acteurs alors même qu’il est quasiment impossible aujourd’hui d’évaluer concrètement l’action et l’impact de celles précédemment lancées. Pire, comme l’illustre l’analyse du CCFD-Terre Solidaire de l’initiative DeSIRA lancée lors de l’OPS de décembre 2017, certaines initiatives pourraient même aller à l’encontre d’une réelle action climatique. \n\n\n\nDeSIRA (pour Développement intelligent pour l’innovation par la recherche en agriculture) a été initiée par la Commission Européenne, la France et la fondation Bill et Melinda Gates (FBMG). Dotée de plus de 600 millions d’euros amenés pour moitié par la commission et les États européens, et pour l’autre par la FBMG, elle se donne pour objectif de financer une transition durable des systèmes agricoles et alimentaires et compatible avec le climat en Afrique, en Amérique latine et en Asie.\n\nMais trois ans après son lancement, il n’est pas possible d’en faire une évaluation précise. La gouvernance reste à ce jour insuffisamment définie et incomplète avec un comité technique en charge du suivi-évaluation qui n’est toujours pas mis en place.\nPar ailleurs, il est difficile de savoir quels projets ont été financés avec une absence totale d’information concernant les projets de la Fondation Bill et Melinda Gates.\nEnfin, un flou demeure dans la vision de la transition que souhaite impulser DeSIRA permettant le grand écart dans la promotion de modèles et pratiques – de l’agroécologie aux OGM.\n\nDe nouvelles annonces dans le domaine agricole doivent être faites ce lundi [[Quatre thématiques clés ont été définies pour ce sommet de 2021 parmi lesquelles la promotion de l’agroécologie avec des annonces attendues concernant l’initiative Agroécologie Afrique et la Grande Muraille Verte, dont une évaluation récente a d’ores et déjà pointer les faiblesses en terme de gouvernance et d’impact – voir notamment : La Grande Muraille Verte, mirage sahélien - https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/10/la-grande-muraille-verte-mirage-sahelien_6051715_3212.html]] . Le CCFD-Terre Solidaire alerte sur cette tendance à multiplier les déclarations et à initier de nouvelles coalitions, alors même que celles précédemment lancées posent aujourd’hui des questions majeures [[Voir également  « Coalitions multi-acteurs : Etat des lieux », Réseau Action Climat, novembre 2020]] . \nIl interroge aussi sur le choix de s’associer à certains acteurs dans le domaine agricole, comme la Fondation Bill et Melinda Gates alors même que ses orientations sont incompatibles avec les engagements de la France et de l’Union Européenne en matière d’agroécologie et de développement. \n\n\"Alors qu’Emmanuel Macron annonce vouloir faire des coalitions multi-acteurs un des instruments clés pour bâtir un nouveau multilatéralisme [[Entretien au Grand Continent en novembre 2020 - https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/elysee-module-16570-fr_cle07b47d.pdf]] , il doit assurer qu’à l’inverse elles ne contribuent pas à affaiblir l’action climatique et qu’elles ne nuisent pas à la souveraineté alimentaire et aux droits humains dans les pays qu’elles ciblent. Au risque de confirmer que tout comme pour DeSIRA, ces coalitions sont peut-être indésirables \", réagit Maureen Jorand, responsable plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\nPour lire l'analyse c'est ici \n\nContact presse  \nSophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65\n\n\n\nDocuments joints\n\n\n\ndesira_v3.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/one-planet-summit-le-risque-de-la-mauvaise-action-climatique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/one-planet-summit-le-risque-de-la-mauvaise-action-climatique/","name":"One Planet Summit : Le risque de la mauvaise action climatique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-01-11T09:03:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","description":"Ce lundi 11 janvier est à nouveau organisé une édition du One Planet Summit (OPS) lancé par Emmanuel Macron en 2017. Ainsi, la France avec d’autres alliés","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f","name":"Sophie Rebours"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"RCA : femmes médiatrices de paix","datePublished":"2021-01-13T09:25:35+00:00","dateModified":"2022-11-25T14:21:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/"},"wordCount":943,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/rca_egalite_01.jpg","keywords":["Afrique subsaharienne","Égalités femmes/hommes","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Quand une société est en mille morceaux, il faut recoller. Et pour cela, mieux que des grands discours, il faut commencer petit, et tout près de chez soi. Voici, très résumée, la philosophie des médiatrices de paix centrafricaines. Sur le papier, c’est très simple. Dans la réalité de ce pays brisé, c’est un peu plus compliqué.\n\n\n\nEn cette fin d’année 2020, Marie-Mathurine Dongoula, Awa Abdaraman, et leurs compagnes du village de Koulamandja, à 22 kilomètres au nord de Bangui, ont fort à faire. La peur est revenue, et avec elle, les tensions entre voisins, dans les couples, dans les familles. Deux jours avant notre visite, une rumeur a couru : « Ils arrivent ! » a lancé un habitant, puis un autre, en parlant des groupes armés. L’effroi les a saisies, puis Marie-Mathurine et Awa ont décidé de ne pas fuir, et elles ont convaincu les autres. Avec ce qu’elles ont appris à faire : dialoguer, apaiser, expliquer. Chacun est resté chez soi, pour ne pas livrer les modestes maisons aux pilleurs. Qui ne se sont finalement jamais montrés.\n\n\n\n\nChrétiennes, et musulmanes, elles opèrent main dans la main\n\n\n\n\nElles sont une cinquantaine dans le village à appartenir au réseau de médiatrices de paix formées depuis 2015, en pleine guerre civile, par la Pijca (Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine). Un programme conçu et financé par le CCFD-Terre Solidaire, destiné à régler les conflits locaux et contribuer à la réconciliation. Chrétiennes, comme Marie-Mathurine, et musulmanes, comme Awa, elles opèrent main dans la main. Ce qui, ici, a son importance.\n\n\n\nDans les soubresauts depuis des décennies\n\n\n\nLa Centrafrique vit dans les soubresauts depuis des décennies. La dernière a été particulièrement sanglante. En 2013, une coalition de groupes armés venus du nord et de l’est du pays, la Seleka, prend le pouvoir à Bangui. Ils prétendent agir au nom des musulmans, discriminés depuis longtemps. En fait, ils pillent, tuent et violent, sans égard pour la confession ou le genre. Le président renversé, François Bozizé, appuie la création de groupes d’auto-défense, chrétiens ceux-là, les anti-balaka. Qui usent des mêmes méthodes que leurs ennemis. La religion instrumentalisée, la guerre devient civile et confessionnelle.\n\n\n\nLa « crise », comme disent les Centrafricains dans un euphémisme dont ils ont le secret, n’est pas terminée, malgré un accord de paix signé en février 2019. Le 16 décembre dernier, les ennemis d’hier, Seleka et anti-balaka, se sont unis pour lancer une nouvelle offensive contre les autorités centrales. De différences religieuses, il n’est plus question. Aujourd’hui, il s’agit de banditisme, beaucoup, et de politique, un peu.\n\n\n\n\nElles sont plus de 300 médiatrices dans tout le pays aujourd’hui.\n\n\n\n\nMalgré la panique que suscitent ces hommes armés sur leurs motos ou leurs pick-up, le réseau des médiatrices sociales pour la paix fait partie de ces structures qui tiennent le coup. Et qui permettent à la société de ne pas s’effondrer. Exclusivement féminin, il se développe en rhizome : les médiatrices en forment d’autres, elles-mêmes vouées à partager leur expérience. Elles sont plus de 300 dans tout le pays aujourd’hui.\n\n\n\n« Tache d’huile »\n\n\n\nÀ l’origine, une toute jeune femme, Adja Kadije, 26 ans aujourd’hui, ingénieure civile, militante de la paix depuis 2013 et une des premières filles à œuvrer au sein de Pijca à partir de 2014. Elle-même a bénéficié d’une formation de l’association française Génération Médiateurs. « Les femmes ont beaucoup de contacts dans la société. Elles sont éducatrices, elles vont chercher l’eau, le bois de chauffe, elles font les courses. Une fois formées aux questions de paix et de sécurité, elles en discutent à la maison, avec leurs amies, dans leur quartier, et ça fait tache d’huile. »\n\n\n\nVéronique Apenge, 27 ans, étudiante et secrétaire générale adjointe de Pijca filles, se souvient de la première formation, à Boda, ville à 200 km et une demi-journée de piste de Bangui. Les communautés confessionnelles s’y étaient violemment affrontées, au point de couper la localité en deux. « Les chrétiennes et les musulmanes refusaient de se parler, raconte-t-elle. Elles juraient qu’elles ne pouvaient pas pardonner. Il y a eu beaucoup de pleurs. » Et puis la conciliation a fait son chemin et les médiatrices de Boda ont, elles-mêmes, formé d’autres femmes, dans les villages alentours.\n\n\n\n« Ils ont fini par déposer les armes »\n\n\n\nMarie-Mathurine et Awa, elles, ont eu fort à faire avec les anti-balaka de leur village. « Nous intervenions pour qu’ils cessent leurs forfaits, se souvient Marie-Mathurine. Ils se reconstituaient sans cesse, perturbaient les réunions des femmes. » À force de discussions et de pressions, ils ont fini par déposer les armes. Les médiatrices ont ensuite œuvré pour qu’ils réintègrent la communauté. « Beaucoup de gens voulaient les chasser. Nous avons sensibilisé, négocié, rappelé qu’ils étaient d’ici, qu’ils étaient nos enfants », raconte Awa. Même Esther Ndewe a accepté. Cette mère de famille de 32 ans avait pourtant reçu, en 2013, deux balles dans la jambe qui l’ont laissée handicapée, parce qu’elle avait eu un enfant avec un musulman. Elle appartient aujourd’hui au réseau des médiatrices de paix. « Ce que je veux voir dans mon pays demain, il faut que je le fasse dans mon quartier aujourd’hui », conclut Adja.\n\n\n\nGwenaëlle Lenoir"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/","name":"RCA : femmes médiatrices de paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/rca_egalite_01.jpg","datePublished":"2021-01-13T09:25:35+00:00","dateModified":"2022-11-25T14:21:24+00:00","description":"Quand une société est en mille morceaux, il faut recoller. Et pour cela, mieux que des grands discours, il faut commencer petit, et tout près de chez soi.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rca-femmes-mediatrices-de-paix/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/rca_egalite_01.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/rca_egalite_01.jpg","width":840,"height":472,"caption":"rca_egalite_01.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les accords Mercosur vus d’Amérique latine : 3 témoignages du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil","datePublished":"2021-01-28T05:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/"},"wordCount":1297,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/img_0810_copie.jpg","keywords":["Accords de libre échange","Agriculture","Amérique Latine / Caraïbes","Mercosur (marché commun de l'Amérique du Sud)","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Renforcement de l'agro-industrie tournée vers l'exportation, menaces sur l'agriculture familiale, absence de débat public... Trois des organisations partenaires que nous soutenons au Paraguay, au Brésil et en Argentine alertent sur les risques sociaux et environnementaux des accords de libre-échange prévus entre l'Union européenne et le Mercosur\n\n« Les agrocarburants vont capter les récoltes de maïs, aliment de base des populations autochtones »\n\n\nAu Paraguay Guillermo Ortega est coordonnateur des formations au centre d'études sociales rurales pour l’organisation Base investigaciones sociales (Base-IS).\n\n« De plus en plus de communautés autochtones sont affectées par l'avancée de l'agroindustrie. La situation est particulièrement tendue dans les départements frontaliers avec le Brésil et l'Argentine. C'est une expansion sauvage et très violente, sans les moindres précautions et restrictions.\n\nNous avons toutes les raisons de craindre une aggravation de la situation.\n\nL'accord va pousser les grands producteurs à chercher à exploiter de nouvelles terres, notamment dans des lieux [[dans les départements de Concepción et Caaguazú]] où des organisations paysannes sont en lutte pour accéder à la terre.\n\nLes grands propriétaires ont une méthode implacable pour chasser les familles paysannes.\n\nCela commence par la pression : aspersions de pesticides, mort d'animaux domestiques, champs détruits; puis vient une offre de location des terres (avec de petits loyers payés après récolte seulement), voire l'achat à bas prix; ensuite vient la persécution de celles et ceux qui résistent encore, par le biais de mesure fiscales trafiquées ou d'agressions physiques, jusqu'à l'assassinat.\n\nLes lois protégeant les communautés autochtones, les plus vulnérables, sont piétinées par l'agroindustrie, qui achète des juges, la police, le fisc.\n\nAutre impact prévisible de l'accord : une très forte hausse des prix du maïs, aliment de base des communautés rurales.\n\nLes récoltes vont être aspirées par l'industrie des agrocarburants, asséchant le marché alimentaire[[Dans le département de San Pedro, 135 000 hectares de maïs, de plus transgéniques, sont déjà dédiés aux agrocarburants.]].\n\nLa voix du Paraguay, petit pays, est mineure au sein du Mercosur.\n\nLes producteurs locaux de soja sont, pour l'occasion, adversaires de l'accord, en particulier parce qu'il interdirait la réutilisation de semences commerciales d'une année sur l'autre, pour protéger les profits des grands semenciers.\n\nLes éleveurs familiaux de même se voient lésés, car l'accord va d'abord profiter aux exportateurs. La filière viande est contrôlé à près de 70 % par des entreprises brésiliennes, qui ont le monopole des équipements frigorifiques.\n\nLes communautés paysannes se sentent très démunies et ne disposent que de très peu d'informations sur l'accord, dont l'élaboration leur a été totalement occultée. Il n'existe aucun débat sur le sujet dans le pays. »\n« L'agroindustrie, déjà dans l'irresponsabilité totale, va encore gagner du terrain ! »\n\n\nEn Argentine, Juan Carlos Figueredo accompagne les peuples autochtones dans la protection de leurs droits au sein de l'organisation argentine Instituto de cultura popular (Incupo, Argentine).\n\n« Je vis dans le Chaco, au nord de l'Argentine, au milieu des forêts et des collines.\n\nMais aussi des fumigations de pesticides, des eaux et des terres contaminées, des malades de la pollution, des enfants malformés…\n\nC'est la grande plaie de l'agroindustrie, qui exploite la terre comme un minerai dans tout le Mercosur.\n\nL'Argentine est déjà l'un des plus gros consommateurs de pesticides, une folie sanitaire et environnementale, une irresponsabilité totale.\n\nEt l'accord, qui vise à dynamiser les exportations de grains, viande ou éthanol de canne à sucre vers l'Europe, va étendre la frontière agricole et démultiplier la contamination chimique et sanitaire.\n\nLes premières victimes sont les familles agricultrices, peu émettrices de CO2, qui fournissent l'essentiel des aliments sains du pays.\n\nL'industrie automobile, déjà en crise, s'attend à un crash, et la perte quelque 200 000 emplois supplémentaires si l'accord entre en vigueur.\nLes premières victimes sont les familles agricultrices\nLe gouvernement, pour sa part, ne voit que les devises attendues des exportations agricoles. Un retour au colonialisme !\n\nD'ailleurs, une bonne part des bénéfices échappera au pays, accaparés par des pôles à capitaux concentrés.\n\nLa population est totalement désinformée, car l'élaboration de l'accord a été menée dans le plus parfait secret.\n\nNous ne disposons même pas de la version finale, alors que l'Argentine a aussi signé l’accord d’Escazú[[ L'accord d'Escazu est le seul instrument juridique contraignant régional (latino-américain et caribéen) pour l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la justice en matière environnementale. Il s'agit d'une suite à la Conférence Mondiale sur l'Environnement (Rio+20)]] qui renforce les droits de l'environnement et de sa défense.\n\nL'Incupo est l'une des seules organisations qui tente de pousser un débat public.\nNous faisons campagne avec des organisations autochtones, de l'agriculture familiale, de solidarité internationale.\n\nMais les gens ont la tête ailleurs, avec la crise économique et la pandémie du covid-19.\n\nLa solidarité internationale est donc plus que jamais nécessaire, également parce que les impacts sur la forêt, le climat ou la qualité des aliments ne concernent pas que le Mercosur. »\n\nEcouter) : Les paysans argentins dénoncent (aussi) l’accord Mercosur\n« L'agriculture familiale sera menacée par la concurrence des firmes européennes »\n\nAu Brésil, Maureen Santos est coordinatrice du groupe national d'appui de la Fédération des organismes d'assistance sociale et d'éducation (Fase).\n\n« Nous redoutons fort de voir des entreprises européennes concurrencer l'agriculture familiale, qui nourrit le pays.\n\nL'accord va inciter à l'accroissement des productions agricoles destinées à l'exportation — soja, éthanol de canne à sucre, viande bovine —. Ces cultures détruisent l'agriculture familiale, génèrent la déforestation et surutilisent les pesticides, dont le Brésil est l'un des plus importants consommateurs au monde, y compris de produits interdits dans l'Union européenne.\nL'accord amplifierait des dégradations sociales et environnementales, qui se sont déjà fortement accrues depuis l'arrivée de Bolsonaro au pouvoir.\nD'une manière générale, l'accord aurait un impact négatif dans de nombreux domaines, touchant à la souveraineté alimentaire, aux droits humains (communautés autochtones et paysannes, femmes, etc.), aux émissions de CO2...\n\nEssentiellement commercial, il n'a aucune prétention environnementale ni d'équité sociale. Nous le percevons très négativement.\n\nC'est aussi le cas du secteur industriel, qui redoute l'afflux de biens manufacturés.\n\nEn revanche, le puissant secteur de l'agro-négoce soutient bien évidemment l'accord.\n\nDans l'opinion publique, le débat reste sporadique, réactivé en particulier lors de la publication de chiffres sur la progression de la déforestation. Mais hélas, les promesses de retombées économiques génèrent une appréciation générale globalement positive.\n\nPour sa part, Fase est très mobilisée. Elle produit des argumentaires et participe activement au large Front contre l'accord UE-Mercosul[Mercosur en espagnol], qui s'est allié avec plusieurs parlementaires de gauche et écologistes. »\n\nLire aussi : Le rapport Accord Mercosur : les risques pour le climat et les droits humains\n\nPropos recueillis par Patrick Piro\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11289,11290,11288\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/","name":"Les accords Mercosur vus d’Amérique latine : 3 témoignages du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/img_0810_copie.jpg","datePublished":"2021-01-28T05:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:56+00:00","description":"Renforcement de l'agro-industrie tournée vers l'exportation, menaces sur l'agriculture familiale, absence de débat public... Trois des organisations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/img_0810_copie.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/img_0810_copie.jpg","width":709,"height":472,"caption":"Incupo"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A mi-parcours de la présidence Bolsonaro, la société civile brésilienne souffre et lutte","datePublished":"2021-01-19T06:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/"},"wordCount":862,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/securite_alimentaire.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Droits humains"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La 2ème édition du Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil, publié ce 19 janvier 2021, montre une aggravation explosive de la situation : face à la violence de la répression, l’accroissement des inégalités, et une déforestation sans précédent, la société civile appelle à la BRESISTANCE\nAu Brésil, l’année 2020 aura été marquée par la pandémie de coronavirus et ses conséquences dramatiques. Dans un contexte de crise multiforme préexistant à l’arrivée du virus, celui-ci n’a fait qu’amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d’un système structurellement excluant.Ce nouveau Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil constitue un outil de conscientisation et d’interpellation. Il invite à se mobiliser aux côtés de la société civile brésilienne et à entrer en « Brésistance » !\nLes données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation…).\nLe baromètre apporte ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes.\nLe baromètre montre que les violences ciblent les populations historiquement les plus exclues, dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les populations des périphéries...\nLes chiffres sont effarants tant au niveau de la déforestation, des invasions des terres qui appartiennent aux paysans traditionnels et autochtones que du niveau de sous équipements de l’éducation et des écoles et des attaques proférées par le gouvernement de Jair Bolsonaro à l’encontre de la presse, des mouvements sociaux, de la société civile.\nLe baromètre pointe la responsabilité de l’agroindustrie\nLe baromètre montre à quel point la politique agricole menée par le gouvernement brésilien, au centre de laquelle l’agrobusiness est roi, porte atteinte à la vie de celles et de ceux qui protègent la forêt.\nFloriane Louvet, chargée de mission Brésil au CCFD-Terre Solaire, était sur France Culture pour présenter le baromètre. Elle dénonce les acteurs de l’agrobusiness à qui on a laissé la liberté totale sur le terrain pour s’accaparer des terres. \"Ce sont des entreprises multinationales, certaines sont françaises ou européennes et donc, il y a une responsabilité collective sur ces territoires. De manière plus générale, ce sont les grands propriétaires terriens qui agissent en toute impunité et qui ne sont intéressés que par l’exploitation de produits au détriment des populations locales qui vivent sur ces territoires et qui perdent chaque jour un peu de leur espace.\"\nLes chiffres du baromètre traduisent bien l’avancée de la frontière agricole, cette politique de l’agrobusiness qui est portée par le gouvernement de Jair Bolsonaro. »\nTélécharger le baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil: \nBaromètre d'alerte sur la situation des droits humains au BrésilRetrouvez également de nombreux outils de décryptage vidéo et infographies, sur le remarquable site internet de la campagne Le Brésil Résiste\nA suivre également sur les Réseaux Sociaux : #LeBrésilRésiste\n \nPourquoi un baromètre sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil ?\nEn décembre 2018 17 organisations de solidarité internationale françaises, dont le CCFD-Terre Solidaire, ont décidé de former la Coalition Solidarité Brésil, pour faire converger leurs actions en soutien aux acteurs de la société civile brésilienne.Cette deuxième édition du baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil est une nouvelle étape de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n’est pas un crime ». Cette campagne a pour but de donner de la visibilité aux combats de la société civile brésilienne et de dénoncer les menaces et les violences subies par les personnes qui défendent les droits humains et environnementaux. Ces violences sont commises en tout impunité.Pour la deuxième année consécutive nous relayons leur cri d’alarme, avec le souhait qu’il soit entendu en France et en Europe.Car le baromètre est aussi le reflet d’une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise dans ses luttes et sur les différents territoires.\nEt aussi : - Pour en savoir plus sur notre action au Brésil- Dans le Brésil d’aujourd’hui, que signifie être une femme, être noire, et faire de l’agroécologie ? (vidéo)- Brésil : \"Il n’y a plus de contre-pouvoir face à l’agrobusiness !\"- Amazonie : le peuple Arara menacé par la déforestation et les invasions de forestiers illégaux\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nBaromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/","name":"A mi-parcours de la présidence Bolsonaro, la société civile brésilienne souffre et lutte - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/securite_alimentaire.jpg","datePublished":"2021-01-19T06:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:30+00:00","description":"La 2ème édition du Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil, publié ce 19 janvier 2021, montre une aggravation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/securite_alimentaire.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/securite_alimentaire.jpg","width":1220,"height":254,"caption":"securite_alimentaire.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Palestine : les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice","datePublished":"2021-01-20T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:05:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/"},"wordCount":1176,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/filastinyat_egalite_2021.jpg","keywords":["Echos du monde"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis sa création, en 2005, Filastinyat, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a fait de l’appui aux femmes journalistes palestiniennes son principal combat. Un moyen de promouvoir une autre vision dans les médias, principalement aux mains des hommes, mais aussi de faire bouger les lignes d’une société conservatrice.\n\n\n\nJournaliste depuis six ans à Gaza, Marah Elwadiya, n’est pas du genre à se laisser décontenancée. Sa vie de free-lance n’est pourtant pas un long fleuve tranquille : « Sur la dizaine de propositions d’articles et de vidéos que je fais aux médias avec lesquels je collabore, seul une à deux sont retenues chaque mois », soupire-t-elle. La concurrence sévère, l’est encore plus avec la crise de Covid-19 qui se double d’une crise économique. « Mais cela n’explique pas tout. C’est très difficile pour une femme de se battre dans cet environnement encore essentiellement masculin, ajoute-t-elle. Nous ne bénéficions pas, comme les hommes, de l’appui d’organisations professionnelles puissantes qui nous représenteraient. »\n\n\n\nPour Marah, comme pour nombre de femmes journalistes, les défis sont de taille : Ils sont d’abord financiers, car vendre deux productions par mois, ne suffit pas pour faire vivre une famille. Mais derrière cette volonté de se battre, il y a aussi une envie d’émancipation et un besoin de bousculer une société palestinienne encore très patriarcale.\n\n\n\n\nNous ne bénéficions pas, comme les hommes, de l’appui d’organisations professionnelles puissantes qui nous représenteraient\n\n\n\n\n« Dans les territoires palestiniens, la voix des femmes mais aussi des jeunes est très peu entendues. Quand il est question d’une femme, dans les médias, elle est toujours vue et traitée comme la mère, la fille, la sœur de héros masculins », confirme Wafa Abdel Rahman, qui en 2005, a créé l’association Filastinyat pour lutter contre cette représentation. « Au départ, nous avions fait tout un travail de sensibilisation auprès de la population à travers des ateliers de décryptage des médias. Mais rapidement, nous nous sommes rendu compte que cette approche n’était pas suffisante et qu’il fallait donner aux femmes elles-mêmes les moyens d’influencer l’opinion pour changer cette image. Nous sommes passées d’une position de chargées de plaidoyer à un rôle d’accompagnement des volontaires dans l’affirmation de leur capacité à prendre leur destin en main. »\n\n\n\nDu plaidoyer à l’action\n\n\n\nCette mutation s’est faite par étape. Dès 2009, l’idée d’organiser des formations, des ateliers et des conférences à l’attention des femmes journalistes fait son chemin. Un an plus tard, des « clubs » rassemblant les femmes journalistes leur permettent d’échanger sur la manière dont les unes et les autres ont réussi à modifier la place des femmes dans les médias. Depuis une décennie, 400 journalistes femmes, des jeunes diplômées, mais aussi des professionnelles confirmées, ont répondu à l’appel à Gaza et 150 en Cisjordanie. Près de la moitié sont toujours très actives, car elles y trouvent une force collective et des conseils avisés sur des questions techniques, comme par exemple pour réaliser un reportage audio. « C’est aussi un moyen de se faire un réseau, de s’entraider, de pouvoir échanger des idées mais aussi des contacts avec d’autres femmes journalistes », apprécie Marah.\n\n\n\n« Ces échanges sont d’autant plus stimulants qu’il y a un regard journalistique féminin particulier, pointe Wafa. Une attention aux aspects humains, à l’impact des décisions ou des événements sur le quotidien des gens ». C’est vrai pour les articles sociaux mais aussi pour les articles politiques. Aux grands discours et théories, les femmes préfèrent des approches plus concrètes. Derrière le nombre de morts des conflits, les journalistes féminines vont, par exemple, s’intéresser à la manière dont la guerre s’insinue dans la vie quotidienne. L’occupation palestinienne est traitée à travers son impact sur les habitants de la bande de Gaza qui se retrouvent séparés de leur famille. Sur la crise économique, même prisme : les hommes parlent de ses conséquences chiffrées et désincarnées quand les femmes vont mettre l’accent sur le ressenti d’une mère de famille qui doit se soucier du bien-être des membres de son foyer.\n\n\n\n\nPetit à petit, les patrons de presse commencent à considérer leur travail autrement car leurs articles font grimper l’audience de leur média\n\n\n\n\nGrâce à cet accompagnement et cette bienveillance, les femmes journalistes prennent confiance en elles et impriment leur marque. Petit à petit, les patrons de presse commencent à considérer leur travail autrement car leurs articles font grimper l’audience de leur média, le public étant avide de cette façon de traiter l’information. « C’est notre chance car si personne ne regardait ou ne lisait leurs productions, notre influence serait bien maigre ! », reconnaît Wafa.\n\n\n\nLe combat continue\n\n\n\nMais avec la crise sanitaire, la situation économique se tend et les jeunes femmes diplômées ont bien du mal à trouver un emploi. C’est pourquoi, en plus des activités traditionnelles, l’association a renforcé ses programmes destinés aux jeunes journalistes femmes, obligées de devenir free-lance quand rien ne les y a vraiment préparé. L’association s’est ainsi équipée de matériels dernier cri. A Gaza et bientôt à Ramallah, les participantes aux différentes activités, ont la possibilité de s’initier à la création de contenus pour les médias en ligne. « Nous avons aussi créé une agence de presse interne, NAWA, qui achète certaines de leurs productions. Nous les diffusons sur notre propre réseau, ce qui accroit la visibilité de leurs auteures. Nous les aidons aussi à vendre leurs productions à des médias extérieurs. »\n\n\n\nLes contacts noués dans le cadre des « clubs » s’avèrent, eux aussi, de véritables sésames. En raison du confinement, les rencontres en présentiel ont dû être supprimées, et ont été remplacées par des sessions de formation en visio-conférence qui ont démultiplié les opportunités de mises en relation. Les manifestations organisées par Filastinyat, ne sont plus seulement réservées aux femmes des territoires palestiniens, et sont de plus en plus regardées par un public international, dans les pays arabes mais aussi en Europe. Une dimension très enrichissante, reconnaît Wafa : « Nous devons poursuivre cette internationalisation après cette crise qui met aujourd’hui à mal nos finances. En espérant que nous pourrons reprendre nos activités quand tout sera fini. Car rien n’est acquis et les clubs de femmes restent sans doute un des meilleurs moyens d’aider leurs membres à faire bouger les lignes par rapport aux médias mais aussi par rapport à l’ensemble de la société. »\n\n\n\nLaurence Estival"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/","name":"Palestine : les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/filastinyat_egalite_2021.jpg","datePublished":"2021-01-20T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:05:21+00:00","description":"Depuis sa création, en 2005, Filastinyat, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a fait de l’appui aux femmes journalistes palestiniennes son","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/filastinyat_egalite_2021.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/filastinyat_egalite_2021.jpg","width":840,"height":472,"caption":"filastinyat_egalite_2021.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Face à la montée des violences et des inégalités, le Brésil résiste (Podcast)","datePublished":"2021-01-22T08:26:04+00:00","dateModified":"2021-12-09T13:46:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/"},"wordCount":503,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Amérique Latine / Caraïbes","Droits humains","Justice économique"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour la deuxième année consécutive, la Coalition Solidarité Brésil publie son Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Floriane Louvet, chargée de mission Amérique latine au CCFD-Terre Solidaire, nous en présente les grandes lignes et nous parle de la résistance que mène la société civile brésilienne au quotidien.\n\n\n\nDeux ans après l’arrivée de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, la Coalition Solidarité Brésil dresse le bilan.\n\nLe pays connaît une crise sans précédent : une crise sanitaire tout d'abord, avec une gestion catastrophique de la pandémie par le gouvernement ; une crise socio-économique ensuite, avec de plus en plus de Brésiliens et Brésiliennes qui souffrent de la faim ; une crise environnementale, notamment due à la déforestation ; puis une crise politique, avec un gouvernement autoritaire qui diffuse des fausses informations et ferme tous les espaces de débat démocratique.\n\nFace à une forte montée des violences, des violations de droits et des inégalités, la société civile brésilienne ne reste pas les bras croisés et lance un appel à la “Brésistance”. Les militants agissent à travers des manifestations spontanées, des actions de plaidoyer ou encore la mise en place d’aides humanitaires d’urgence. Ils font preuve d’un vrai dynamisme et d’une vraie force.\n\nLa Coalition Solidarité Brésil, dont le CCFD-Terre Solidaire est membre, a entendu cet appel. Elle sort son nouveau Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil dans le cadre de sa campagne « Le Brésil résiste. Lutter n’est pas un crime ».\n\nElle s’est penchée sur différentes thématiques : droits humains, environnement, droits des autochtones, droits des femmes, racisme et violences policières, et de nombreux autres sujets au cœur des préoccupations des Brésiliens et Brésiliennes.\n\nLe constat est sans appel et tous les chiffres sont dans le rouge. En voici quelques exemples :\n\n \tLes « invasions » de territoires des communautés paysannes, traditionnelles, et peuples autochtones ont augmenté de 1880% en un an. (Chiffre 2020)\n \t15 millions de personnes souffrent de la faim au Brésil. (Chiffre 2020)\n \tD’août 2019 à juillet 2020, 11088km2 ont été déforestés en Amazonie.\n \t79,1% des personnes tuées lors d’interventions policières au Brésil étaient noires. (Chiffre 2019)\n\nPour Floriane Louvet, chargée de mission Amérique latine au CCFD-Terre Solidaire, « ce baromètre montre une double responsabilité : celle du gouvernement actuel, qui par ses discours incitant à la haine encourage une violence ciblée, et celle des acteurs économiques qui agissent en toute impunité sur les territoires ».\n\nA télécharger : \n\nBaromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil\n\nLire aussi : Le Brésil mal loti par deux années de présidence Bolsonaro (France Culture)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/","name":"Face à la montée des violences et des inégalités, le Brésil résiste (Podcast) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-01-22T08:26:04+00:00","dateModified":"2021-12-09T13:46:11+00:00","description":"Pour la deuxième année consécutive, la Coalition Solidarité Brésil publie son Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Floriane","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Inde : elles défendent leurs droits","datePublished":"2021-01-27T10:45:45+00:00","dateModified":"2023-03-06T10:10:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/"},"wordCount":1132,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/nirantar_01.jpg","keywords":["Égalités femmes/hommes","Patriarcat"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’Inde est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les femmes. Qu’elles appartiennent à la classe urbaine éduquée ou vivent en milieu rural, elles subissent de nombreuses discriminations de genre : violences domestiques, harcèlement dans l’espace public. Les traditions archaïques, notamment liées au veuvage ou aux dots restent très ancrées, en particulier dans certaines zones rurales.\n\nPour informer les femmes sur leurs droits, Nirantar, centre pour l’éducation et le genre, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, revendique une vision féministe. Créé en 1993, elle agit dans cinq États en s’appuyant sur du matériel éducatif, puisant dans le récit de l’expérience des discriminations vécues par les femmes.\n\nRencontre croisée avec Archana Dwivedi, directrice de Nirantar, et Santosh Sharma, coordinatrice au Bihar, l’un des États les plus pauvres du pays.\nVous travaillez avec sept fédérations de femmes ? Comment agissent-elles ?\nSantosh Sharma : Nous soutenons ces fédérations de femmes qui existent depuis 15-20 ans. Le gouvernement a décidé brutalement de suspendre leur financement. Il nous a fallu deux/trois ans pour financer la reprise de ce programme abandonné par l’État.\n\nCes groupes sont structurés selon les découpages administratifs, en village, bloc, district, État. Tous les 15 jours, nous organisons des rencontres pour les adolescentes et pour les femmes plus âgées. Pour les 14-20 ans, les questions tournent autour des mariages ou des grossesses précoces (une femme sur 5 est mariée avant 15 ans). Ces mariages sont encore pratiqués malgré des campagnes d’éducation.\n\n\n\nSuite au confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, beaucoup d’hommes sont rentrés de la ville et on a constaté une recrudescence de harcèlement sexuel. Par ailleurs, les jeunes filles se plaignent de la discrimination dont elles font l’objet en termes d’accès au numérique. 80 à 85 % n’y ont pas accès. Les familles craignent qu’elles échangent avec leur petit ami.\n\nPour les femmes plus âgées, les préoccupations sont liées à l’école, la santé, la violence, le travail.\nNirantar revendique une approche féministe. C’est-à-dire ?\nArchana Dwivedi : Notre objectif dépasse la question de l’accès à l’éducation. Nous souhaitons influencer le système éducatif lui-même. Car ce dernier renforce souvent les divisions de genre. Nous tentons de faire émerger chez les femmes de nouvelles réflexions.\n\n\n\nNous les interrogeons sur leurs connaissances, pour comprendre leur point de vue. Par exemple, qu’est-ce que le travail ? Comment le définissent-elles ? De quel travail parle-t-on ? Quel est celui qui est mis en valeur, celui des femmes marginalisées non payées, ou celui des hommes ?\n\nNous cherchons à créer un autre regard. Une manière de questionner la place des femmes dans l’histoire. On fait ainsi évoluer les manuels et les bases des cours, écrits dans un langage très simple, accessibles à toute.\n\nNous utilisons beaucoup les jeux de rôles permettant aux femmes de revivre certaines situations, avec des histoires ou des vidéos dont le contexte entre en résonnance avec leurs propres histoires. Par exemple pour évoquer les discriminations de caste et de genre. Ces jeux permettent des prises de conscience et des réflexions pour voir comment réagir.\nVous évoquez notamment la chasse aux sorcières, cette pratique reste fréquente au Bihar.\nArchana Dwivedi : De nombreuses recherches soulignent combien la chasse aux sorcières est liée à la question de la propriété ou de faveurs sexuelles. Le Bihar est un État féodal, les castes continuent à y jouer un rôle très fort.\n\nCes femmes appartiennent souvent aux communautés les plus marginalisées.\nLes accusations de sorcellerie concernent au premier chef les veuves ou les femmes sans protection d’un homme. Cette accusation permet de les déposséder de leur patrimoine, de leur terre.\nVous soutenez aussi les nari adalat, un mécanisme de résolution des conflits à l’intention des femmes et par les femmes.\nSantosh Sharma : On compte 24 nari adalat dans sept districts au Bihar. Il s’agit d’une sorte de juridiction, de lieux de conseils, qui se réunit deux fois par mois, où sont débattus des questions de droits, de garde des enfants, de propriété, de dispute familiale, de violence domestique. C’est un lieu où les femmes ne se sentent pas jugées. Cela leur offre un recours. Elles interrogent leurs pairs sur ce qu’elles peuvent faire et n’attendent pas forcément une décision, une sanction mais un conseil.\n\nAucun lien organique n’existe entre ces nari adalat, la police et le tribunal. Dans certains districts, la police suggère aux femmes de s’adresser au nari adalat, car ils pensent qu’elles y seront mieux écoutées. Il arrive que le tribunal reconnaisse les notes du conseil des femmes, mais cela n’est pas courant.\n\nLes femmes qui y siègent sont souvent reconnues par la communauté comme des personnes aptes, qui connaissent bien les lois. Elles ont démontré leur impartialité. Elles écoutent le point de vue des femmes et des hommes. Les accusés décident de suivre les conclusions du conseil.\n\nArchana Dwivedi : Ce système est une alternative au long et tortueux chemin des tribunaux dans lesquels, parfois, au bout de 15 ans de procédure, il n’y a toujours aucun résultat. Les nari adalat sont un espace qui ne nécessite pas de ressources. La victime ne cherche pas nécessairement une punition du coupable. Elle attend plutôt une résolution du conflit. Par exemple, dans notre système féodal, les hommes pensent que c’est leur droit de frapper les femmes, qu’il n’y a rien de mal à cela. Il faut leur expliquer que ce n’est pas un droit.\n\nLes membres des classes et castes dominantes n’écoutent pas ce que des femmes pauvres leur disent, mais ils savent que le nari adalat joue un rôle de contre-pouvoir. Cela peut modifier leur attitude.\nRencontrez-vous de la résistance de la part des hommes et des institutions dans votre démarche féministe ?\nArchana Dwivedi : Si nous parlions d’approche féministe, nous aurions des résistances. Donc nous préférons parler de justice de genre. Nous nous appuyons sur la Constitution qui garantit l’égalité des droits.\n\n\n\nLes travailleuses sociales reçoivent de nombreuses menaces. Elles sont très courageuses. Elles savent qu’elles ne peuvent pas s’opposer frontalement aux hommes de haute caste qui harcèlent ou ciblent les femmes dalit. La solidarité au sein de leurs groupes est essentielle.\n\nPropos recueillis par Christine Chaumeau\n[gallery link=\"file\" ids=\"11313\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/","name":"Inde : elles défendent leurs droits - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/nirantar_01.jpg","datePublished":"2021-01-27T10:45:45+00:00","dateModified":"2023-03-06T10:10:35+00:00","description":"L’Inde est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les femmes. Qu’elles appartiennent à la classe urbaine éduquée ou vivent en milieu rural, elles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-elles-defendent-leurs-droits/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/nirantar_01.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/01/nirantar_01.jpg","width":840,"height":472,"caption":"nirantar_01.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-groupe-afd-doit-cesser-tout-soutien-a-ses-projets-dagro-colonialisme-en-republique-democratique-du-congo/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-groupe-afd-doit-cesser-tout-soutien-a-ses-projets-dagro-colonialisme-en-republique-democratique-du-congo/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Le groupe AFD doit cesser tout soutien à ses projets d’agro-colonialisme en République démocratique du Congo","datePublished":"2021-01-28T09:59:10+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:01:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-groupe-afd-doit-cesser-tout-soutien-a-ses-projets-dagro-colonialisme-en-republique-democratique-du-congo/"},"wordCount":775,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Aide publique au développement","Communiqués de presse","Régulation des multinationales","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire, conjointement avec de nombreuses organisations de la société civile congolaise et européenne, publie aujourd'hui un nouveau rapport décrivant l'un des échecs les plus scandaleux des investissements agricoles des banques de développement sur la dernière décennie. \n\n\n\n•\tDepuis 2012, plusieurs banques européennes de développement (dont Proparco, filiale du groupe Agence Française de Développement) ont versé 150 millions de dollars à une entreprise de plantation de palmiers à huile en République démocratique du Congo.\n•\tLes terres cultivées sont l’objet de litige et de conflits pour accaparements fonciers avec les communautés locales.\n•\tL’entreprise, Feronia Inc. a fait faillite en 2020, faisant perdre aux banques de développement des millions d’euros.\n•\tFeronia est accusé de violations des droits de l'homme, d'atteinte aux droits des travailleurs et de violence envers les communautés.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, conjointement avec de nombreuses organisations de la société civile congolaise et européenne, publie aujourd'hui un nouveau rapport décrivant l'un des échecs les plus scandaleux des investissements agricoles des banques de développement sur la dernière décennie. \n\nCe rapport détaille comment les plus grandes banques de développement européennes (et notamment celles du Royaume-Uni, de la Belgique, des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la France) ont, malgré de notoires conflits d’accaparement foncier, de nombreuses allégations de violations des droits de l'homme, et une structure financière en grande partie opaque, versé plus de 150 millions de dollars américains à une entreprise de plantation de palmiers à huile en République démocratique du Congo.  \n\n« Devenu au fil des année un cas de référence pour illustrer le dévoiement de certains financements des banques de développement, où se sont croisés intermédiation financière via des paradis fiscaux, accaparement de terre, violation des droits des travailleurs, intimidations, arrestations et meurtres mais aussi documentation d’écocide, le projet Feronia est l'illustration même de ce que le groupe AFD devrait en théorie absolument refuser de financer.»\n Valentin Brochard, chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire.\n\nJamais rentable en onze ans d’existence malgré ces financements répétés, cette entreprise canadienne, Feronia Inc, a fait faillite fin 2020. Cette faillite a contraint les banques de développement à annuler la quasi-totalité de leurs prêts et de leurs participations financières et à placer l’entreprise entre les mains d'une société de capital-investissement domiciliée dans un paradis fiscal, l’île Maurice, et n'ayant aucune expérience dans la gestion de plantations agricoles. Le tout, alors même qu’un processus de médiation foncière, que les banques de développement ont accepté de mener depuis janvier 2019 avec les communautés locales, n’a toujours pas commencé.\n\nLe rapport détaille également la litanie d'abus auxquelles les populations locales sont confrontées. En lutte contre la saisie illégale de leurs terres ancestrales depuis 1911, ces populations ont vu leur situation se dégrader au fur et à mesure que les banques de développement finançaient le projet. Rien qu’en 2019, un villageois a été tué et nombreux sont ceux qui ont été arbitrairement arrêtés en lien avec leur opposition à l’exploitation de ces terres par Feronia.\n\nLes activités agricoles en cours sur ce projet sont en parfaite adéquation avec le modèle de plantation industrielle qui a joué un rôle crucial dans la colonisation européenne du continent africain. Le financement répété de ce type de projet montre que le soutien des banques de développement à un modèle de plantations coloniales, totalement coupés de la réalité des populations locales, se poursuit encore aujourd'hui. \n\nLe cas Feronia met en lumière les raisons pour lesquelles les banques de développement doivent immédiatement cesser de financer les entreprises engagées dans ce type d’activité. De tels investissements sont systématiquement source de conflits et de contentieux, nuisibles à l'environnement et destructeurs pour la souveraineté alimentaire, l'autodétermination et le bien-être des communautés locales. \n\nCe rapport est publié par RIAO-RDC (RD Congo), FIAN Belgique, Entraide et Fraternité (Belgique), CNCD-11.11.11 (Belgique), CCFD-Terre Solidaire (France), FIAN Allemagne, urgewald (Allemagne), Milieudefensie (Pays-Bas), The Corner House (Royaume-Uni), Global Justice Now (Royaume-Uni), World Rainforest Movement (International) et GRAIN (International).\n\nContact presse :\nSophie Rebours – CCFD-Terre Solidaire - Port : 07 61 37 38 65  - Mail : s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\n\n\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nagro-colonialisme_feronia_phc_finale_fr.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-groupe-afd-doit-cesser-tout-soutien-a-ses-projets-dagro-colonialisme-en-republique-democratique-du-congo/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-groupe-afd-doit-cesser-tout-soutien-a-ses-projets-dagro-colonialisme-en-republique-democratique-du-congo/","name":"Le groupe AFD doit cesser tout soutien à ses projets d’agro-colonialisme en République démocratique du Congo - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-01-28T09:59:10+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:01:45+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire, conjointement avec de nombreuses organisations de la société civile congolaise et européenne, publie aujourd'hui un nouveau","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/kit-de-communication-et-de-collecte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/kit-de-communication-et-de-collecte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Kit de communication et de collecte","datePublished":"2021-02-01T10:33:28+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:08:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/kit-de-communication-et-de-collecte/"},"wordCount":214,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Cette année encore, la Covid-19 sera présente durant notre campagne de carême. Nous ne savons pas encore quelle décision gouvernementale sera prise à cette période, mais nous avons prévu différentes possibilités pour vivre  et animer le carême auprès de votre communauté\n\n\n\nDepuis bientôt un an, nous faisons face à une pandémie qui nous oblige à repenser notre quotidien et nos formes de sociabilité. Cette distanciation sociale forcée, mais nécessaire, nous a invité à réinventer nos façons de communiquer, de se «rencontrer» et de collaborer : appels vidéo, textos, petits mots, photos, groupes de discussions, webinaires, visio...\n\nEnsemble, nous avons réussi à transformer cette distanciation et ces gestes barrières en solidarité. Avant des lendemains avec moins de précautions, continuons de faire de ce temps d’isolement un temps de rassemblement et d’invention pour nous mobiliser autrement.\n\nDans ce document, nous vous proposons quelques pistes d’actions que vous pouvez mettre en œuvre en confinement. \n\nPRENEZ SOIN DE VOUS ET DE VOS PROCHES ET ENCORE MERCI POUR VOTRE ENGAGEMENT\n\nKit de communication et de collecte pour vivre le carême à distance\nDocuments joints\n\n\n\nKit de communication et de collecte pour vivre le carême à distance"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/kit-de-communication-et-de-collecte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/kit-de-communication-et-de-collecte/","name":"Kit de communication et de collecte - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-02-01T10:33:28+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:08:31+00:00","description":"Cette année encore, la Covid-19 sera présente durant notre campagne de carême. Nous ne savons pas encore quelle décision gouvernementale sera prise à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tunisie : les femmes, premières victimes du manque d’accès à l’eau","datePublished":"2021-02-03T07:30:00+00:00","dateModified":"2022-11-25T14:16:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/"},"wordCount":1199,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/tunisie_femmes.jpg","keywords":["Accès à l'eau","Echos du monde","Égalités femmes/hommes"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mauvaise gestion, réchauffement climatique et surexploitation sont en train de faire de l’eau l’un des enjeux les plus vitaux de la question sociale. Proclamé par la Constitution de 2014, le droit à l’eau est, dans la pratique, de plus en plus en difficile à garantir. Les femmes sont les premières touchées.\n\n\n\nLes tendres paysages du nord du pays ont valu à la Tunisie d’être surnommée « la verte » (el Khadra). Pourtant l’eau est en train d’y devenir une ressource rare.\n\n\n\n\nLes longues périodes de sécheresse se multiplient depuis quelques années et la pluviométrie pourrait baisser d’un tiers d’ici 2050\n\n\n\n\nLes progrès accomplis, qui ont permis de garantir aujourd’hui un taux d’accès à l’eau potable de 100 % en ville et de 93 % en zone rurale (contre 30 % en 1985), sont compromis. La quantité d'eau disponible est passée aux alentours de 430 m3 par habitant et par an, sous le seuil des 500 m3 considéré selon les normes internationales comme la limite du stress hydrique.\n\n\n\nLes longues périodes de sécheresse se multiplient depuis quelques années et la pluviométrie pourrait baisser d’un tiers d’ici 2050. La hausse de la température accélère l’évaporation des eaux captées dans les barrages dont l’envasement diminue sensiblement les capacités. La salinité des eaux souterraines augmente sous l’effet de la diminution du niveau des nappes phréatiques : la quasi-totalité dépasse le seuil de 1,5 g de sel par litre qui rend l’eau en théorie impropre à la consommation humaine et la réserve aux usages agricoles, non sans dégrader la qualité de la production alimentaire.\n\n\n\nCette crise va surcharger une infrastructure déjà fatiguée. Près de la moitié du réseau de la société nationale de distribution d’eau (la Sonede) a plus de 25 ans et le prix auquel l’eau est facturée ne couvre même pas les frais de fonctionnement. L’entretien et la modernisation ne suivent pas et les coupures se font de plus en plus fréquentes en ville. Notamment l’été.\n\n\n\nZones rurales\n\n\n\n\nLe contrôle des ressources financières et de la distribution de l’eau est une source de corruption. \n\n\n\n\nDans les zones rurales la situation est encore plus alarmante. L’approvisionnement en eau de 1,5 million de Tunisiens, sur 11 millions, dépend d’associations d’usagers, les groupements de développement agricoles (GDA). Ils se financent par les cotisations de leurs membres et la vente de l’eau. Mais ils ne sont pas à la hauteur de la tâche. « Les assemblées générales n’ont pas lieu régulièrement, l’élection des conseil d’administration n’est pas transparente, déplore Minyara Mejbri, coordinatrice du projet justice environnementale pour la section du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES, partenaire du CCFD-Terre solidaire) à Kairouan. La direction des GDA est accaparée par des politiciens, des commerçants, des gens proches de l’administration. »\n\n\n\nLe contrôle des ressources financières et de la distribution de l’eau est une source de corruption. L’argent de la maintenance est détourné, les réseaux sont mal entretenus et se dégradent, les fuites alourdissent les factures d’électricité pour le pompage. Le prix facturé pour l’eau à des usagers pourtant parmi les plus pauvres du pays, peut atteindre 1 à 1,5 dinar (1 euro = 3,4 dinars) par m3, soit 30 à 80 % plus cher que l’eau fournie par la Sonede.\n\n\n\nLe fardeau des femmes\n\n\n\nMauvaise gestion et service défaillant, coût prohibitif, enclenchent un cercle vicieux : les abonnés ne paient pas leur consommation. Les taux de recouvrement ne dépassent pas 40 % du volume d’eau consommé, les GDA ne sont plus en mesure de régler leurs factures auprès de la Steg (la compagnie nationale d’électricité) qui coupe le courant et prive d’eau des territoires entiers, écoles et hôpitaux compris, pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Conséquence logique, les familles vont se ravitailler à des sources ou des rivières parfois polluées, achètent à prix d’or des citernes d’eau sans contrôle sanitaire. Pour l’eau d’irrigation, les paysans multiplient les forages illégaux.\n\n\n\nCette faillite générale du système pèse lourdement sur les femmes auxquelles échoient les servitudes domestiques dont l’eau est la matière essentielle. Ce sont elles qui doivent passer des heures chaque jour pour aller se ravitailler aux bornes-fontaines ou aux oueds (cours d’eau dans les régions sèches). Beaucoup dans ces conditions sont incapables d’assurer l’hygiène de leur foyer et de leurs enfants, un problème crucial en cette période de pandémie.\n\n\n\n\nL’eau est acheminée vers les gouvernorats voisins, tandis que nous, on meurt de soif !\n\n\n\n\nLes taux de recouvrement ne dépassent pas 40 % du volume d’eau consommé, les GDA ne sont plus en mesure de régler leurs factures auprès de la Steg (la compagnie nationale d’électricité) qui coupe le courant et prive d’eau des territoires entiers, écoles et hôpitaux compris, pendant plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Conséquence logique, les familles vont se ravitailler à des sources ou des rivières parfois polluées, achètent à prix d’or des citernes d’eau sans contrôle sanitaire. Pour l’eau d’irrigation, les paysans multiplient les forages illégaux.\n\n\n\nCette faillite générale du système pèse lourdement sur les femmes auxquelles échoient les servitudes domestiques dont l’eau est la matière essentielle. Ce sont elles qui doivent passer des heures chaque jour pour aller se ravitailler aux bornes-fontaines ou aux oueds (cours d’eau dans les régions sèches). Beaucoup dans ces conditions sont incapables d’assurer l’hygiène de leur foyer et de leurs enfants, un problème crucial en cette période de pandémie.\n\n\n\nElles sont aussi les premières à se mobiliser pour exiger leur droit à l’eau potable. En janvier 2020, les habitantes d’Erroui, un hameau du nord-ouest du pays, le « château d’eau de la Tunisie », avait organisé une marche vers un barrage situé à quelques kilomètres de chez elles : dont « l’eau est acheminée vers les gouvernorats voisins, tandis que nous, on meurt de soif ! », avaient-elles protesté.\n\n\n\nAu-delà de la crise des GDA, c’est tout le système de gestion des ressources hydriques qui est en crise. Le gouvernorat de Kairouan, au centre du pays, est l’un des plus défavorisés, un tiers seulement de sa population est desservie par la Sonede. Qui plus est « le réseau de la Sonede est très mauvais et beaucoup de GDA sont paralysés par des conflits », explique Ines Labiadh, directrice du département Justice environnementale du FTDES. « la région, poursuit-elle, compte sept unités de conditionnement d’eau minérale en été, l’eau potable est coupée pour les habitants des zones rurales tandis que de l’eau en bouteille est fournie aux marchés urbains ».\n\n\n\nThierry Brésillon"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/","name":"Tunisie : les femmes, premières victimes du manque d’accès à l’eau - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/tunisie_femmes.jpg","datePublished":"2021-02-03T07:30:00+00:00","dateModified":"2022-11-25T14:16:37+00:00","description":"Mauvaise gestion, réchauffement climatique et surexploitation sont en train de faire de l’eau l’un des enjeux les plus vitaux de la question sociale.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-les-femmes-premieres-victimes-du-manque-dacces-a-leau/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/tunisie_femmes.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/tunisie_femmes.jpg","width":840,"height":472,"caption":"tunisie_femmes.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Egypte, l’écologie intégrale auprès des populations rurales","datePublished":"2021-03-05T17:08:59+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/"},"wordCount":560,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/photo_champ_3b.jpg","keywords":["Afrique subsaharienne"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’association IDAM (Integral Development Action of Mynia), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, intervient en Égypte, au sein de la province de Minya (Haute-Égypte) depuis 1986. Elle soutient les populations les plus vulnérables et démunies notamment les petits paysans. Depuis 2010, l’agriculture basée sur une approche écologique et humaine est devenue l’une des priorités des projets de l’association.\n\nRestaurer l’équilibre entre l’homme et son environnement\nDepuis sa création, la question de l’environnement est au cœur des préoccupations de l’association. « Nous avons la conviction que l’environnement est la mère qui réunit tous les êtres dans son giron » assure Nady Abdel sayed Khalil, directeur d’IDAM.\n\nPour lui, l’homme est à l’origine de la dégradation de l’environnement naturel. Il a privilégié son propre intérêt, a voulu dominer la nature et s’est retrouvé incapable de respecter les règles de l’éthique.\n\nCependant, il veut rester optimiste :\n\n« L’être humain peut encore intervenir de manière positive. Nous n’avons pas encore tout perdu : les hommes qui sont capables de dégénérer jusqu’au plus bas degré, eux-mêmes sont capables de se dépasser et opter de nouveau pour le bien.\nIl est de notre devoir d’écouter l’humanité qui crie envers ce qui se passe dans le monde, et de ramener ce cri au niveau personnel afin de définir la capacité de chaque individu à donner, pour affronter les différentes formes de la crise écologique actuelle comme le réchauffement climatique, la crise de l’eau et la question de la biodiversité. »\n\n\nUne agriculture biologique\nSur le terrain, IDAM développe des programmes et des projets au sein des 15 villages de la province afin de sensibiliser les petits paysans à de nouvelles pratiques agricoles.\n\nPour mener à bien sa mission, IDAM bénéficie de l’action de plus de 500 cadres bénévoles  et a développé de solides partenariats avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales.\n\nLe mouvement mobilise des ingénieurs, des professeurs d’université et des centres de recherche afin de fournir aux agriculteurs les données techniques nécessaires.\n\nIl forme les paysans à recycler les déchets d’origine végétale ou animale et à les réintégrer dans le sol afin de les fertiliser. Ce système de compost permet la production d’engrais organiques qui remplacent les produits chimiques.\n\n\nIDAM met en place des groupes de 25 paysannes et paysans qui échangent chaque semaine sur leurs difficultés, leurs besoins, leurs pratiques. Le mouvement a instauré aussi un système d’épargne et de crédit afin d’aider les populations à financer leur projet agricole. Ce système s’adresse notamment aux femmes.\n\nL’organisation organise des journées de travail autour des thèmes de l’eau, du sol, de l’air, éléments complémentaires de l’environnement. L’objectif étant de convaincre ces travailleurs que la préservation des ressources de la terre, de sa richesse, la protection contre la pollution sont les moyens d’assurer à tous une alimentation saine.\n\nEnfin, IDAM fournit aux paysans des produits agricoles biologiques respectueux de l’écologie et qui remplacent les engrais chimiques et les pesticides.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11347,11348,11344,11349,11345,11350,11351\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/","name":"En Egypte, l’écologie intégrale auprès des populations rurales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/photo_champ_3b.jpg","datePublished":"2021-03-05T17:08:59+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:20+00:00","description":"L’association IDAM (Integral Development Action of Mynia), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, intervient en Égypte, au sein de la province de Minya","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-egypte-lecologie-integrale-aupres-des-populations-rurales/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/photo_champ_3b.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/photo_champ_3b.jpg","width":750,"height":421,"caption":"photo_champ_3b.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix dans leur pays en crise","datePublished":"2021-02-05T06:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/"},"wordCount":469,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rca_2_.jpg","keywords":["Afrique subsaharienne"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis la crise de 2013, la société civile centrafricaine fait preuve de résistance face à ceux qui cherchent à souffler sur les braises de la violence intercommunautaire. Les femmes jouent un rôle majeur.\n\n\n\nDepuis décembre 2020, la Centrafrique vit un nouvel épisode de crise politique et armé. Les élections législatives et présidentielles se sont mal passées et l’opposition en conteste les résultats. Heureusement cette énième crise n’a pas réactivé les tensions intercommunautaires et plus ou moins confessionnelles qui avaient marquées la crise de 2013-2015.\n\nPour Bruno Angsthelm, chargé de mission au service Afrique du CCFD-Terre Solidaire, il y a un décalage très net, entre ce qui se passe à la base dans les communautés, et les enjeux de pouvoir à Bangui :\n\n\"Les efforts fait par la société civile centrafricaine depuis 4 ans ont été vraiment très utiles. Un exemple, dans la ville de Boda occupée pendant un mois, les rebelles n’ont pas réussi à recruter de combattants, et cela grâce au travail de la PIJCA notre partenaire. Je peux témoigner que les populations veulent clairement la paix et la réconciliation.\"\n\nMais les problèmes sécuritaires et politiques ne sont toujours pas réglés.\n\n\"Il y a toujours plus de corruption, tout est toujours concentré dans la capitale et le processus électoral n’a pas été transparent… Bref, rien n’a vraiment changé dans la manière qu’ont les élites centrafricaines de gouverner leur pays, ce qui l’avait conduit dans toutes ces crises\" raconte Bruno Angsthelm.\n\nEn RCA, le CCFD-Terre soutient la Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine qui encourage les femmes à être actrices de paix.\n\nLa PIJCA rassemble une vingtaine d’associations confessionnelles de jeunes, catholiques, protestants et musulmans qui fait la promotion des valeurs du vivre ensemble et qui anime très concrètement des dynamiques de réconciliation.\n\nAu sein de la PIJCA, il y a un groupe, la PIJCA Filles qui s’est créée pour aider les jeunes femmes qui ont particulièrement souffert de toutes ces crises.\n\nLa PIJCA Filles a formé des centaines de jeunes femmes comme médiatrices sociales pour aider les communautés et les familles à régler leurs problèmes du quotidien.\n\nPar exemple en s’occupant des femmes âgées isolées, en essayant de convaincre les parents d’envoyer leur petite fille à l’école, ou encore en tentant d’empêcher un mariage forcé. D’une manière générale, les médiatrices sociales accompagnent les communautés à retrouver la confiance en elles, une vie apaisée et solidaire.\n\nLire aussi notre reportage : RCA : femmes médiatrices de paix\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11354\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/","name":"Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix dans leur pays en crise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rca_2_.jpg","datePublished":"2021-02-05T06:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:22+00:00","description":"Depuis la crise de 2013, la société civile centrafricaine fait preuve de résistance face à ceux qui cherchent à souffler sur les braises de la violence","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-les-centrafricaines-agissent-en-mediatrices-de-paix-dans-leur-pays-en-crise/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rca_2_.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rca_2_.jpg","width":840,"height":537,"caption":"rca_2_.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Financements publics : une pincée d’agroécologie pour une louche d&rsquo;agroindustrie (rapport)","datePublished":"2021-02-09T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-30T13:02:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/"},"wordCount":1304,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","keywords":["Aide publique au développement","Décryptage","Dette","Souveraineté alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Rapports de plaidoyer"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Trois ONG dont le CCFD-Terre Solidaire, publient un rapport sur la destination des financements publics pour les projets agricoles éligibles à l'Agence Française de développement :  Une pincée d’agroécologie pour une louche d’agro-industrie. Un rapport qui constate le double langage de la France, bien souvent vue comme le porte-drapeau de l'agroécologie, mais dont les financements publics favorisent surtout le modèle agro-industriel.\nPeut-on d'un côté promouvoir le modèle d'une agriculture écologique, et de l'autre appuyer l'agro-industrie ? En 2018, invitée d'honneur au Salon ouest-africain de l'agriculture à Abidjan, la France expose la vision agroécologique qu'elle dit promouvoir. « Dans le même temps, la France avait fait du groupe Carrefour, dont les pratiques sont très éloignées de ce modèle, un sponsor officiel de sa présence au salon ! relate Valentin Brochard, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire. Depuis des années, nous sommes confrontés à ce double langage de la France en matière d’intervention agricole dans les pays du Sud. Aujourd’hui, nous disposons d’un document qui en mesure l’ampleur. »\nCoproduit avec Action contre la faim et Oxfam France, le rapport Une pincée d’agroécologie pour une louche d’agroindustrie passe en revue une décennie de projets agricoles français soutenus dans les pays éligibles à l’Aide publique au développement. « La France se vante d’être un champion international de l’agroécologie, présentée comme la doctrine officielle de son action dans les pays du Sud, relève Valentin Brochard. Or, le bilan des financements publics octroyés montre une hiérarchie bien différente. »\nLe Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic), commandité par les trois organisations, a épluché 9 571 lignes de projet, totalisant 5,8 milliards d’euros engagés entre 2009 et 2018. Seulement 13,3% de ces montants contribuent à une agroécologie « transformative », agissant à la fois sur les pratiques agricoles mais aussi sur les systèmes – modification du droit foncier, protection des ressources naturelles, etc. 9,3% des sommes ont soutenu des projet « potentiellement » agroécologi­ques - verdissement des pratiques agricoles, mais sans ambition systémique -, et 14,6% des projets « facilitateurs sociaux », par exemple pour améliorer la gouvernance et les politiques agricoles, mais sans critères favorisant une transition écologique.\n23,6% des financements pour l'agro-industrie\nÀ l’opposé, 23,6 % des financements ont appuyé des projets « non agroécologiques » – accroissement des rendements sans souci de modèle agricole, développement d’une agriculture industrielle, etc. —, fréquemment avec la participation de groupes français ayant des ambitions dans les pays concernés.\nAinsi, en 2018, Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) pour le secteur privé, a accordé environ 9 millions d’euros de prêt à Spayka. Premier négociant arménien de fruits et légumes, il se lance dans la production industrielle intensive, sous serres chauffées au gaz, de tomates et poivrons pour l’exportation principalement. Ce type de projet, renforçant la mainmise d’un acteur déjà dominant sur l’ensemble d’une chaîne de production, « aura finalement peu de retombées positives sur les populations locales », analyse le rapport. Avec un impact conséquent sur le dérèglement climatique : production hors saison, en grande partie hors sol, avec une énergie fossile, transport, etc. Et comment ne pas relever les intérêts français bien compris, dans ce montage ? Le fournisseur de serres est Richel Group, qui a bénéficié pour l’occasion de 15 millions d’euros de garantie export de la part de la Banque publique d’investissement (Bpifrance).\n « La France est prompte à financer des projets allant à l’encontre des objectifs qu’elle annonce », appuie le rapport, alors même que sa ligne est clairement explicitée dans les textes. D’une part, l’aide publique est encadrée depuis 2014 par une loi d’orientation sur le développement et la solidarité internationale (LOPDSI) où l’on peut lire que la France promeut « un développement durable dans les pays en développement », pour participer « activement à l’effort international de lutte contre la pauvreté, la faim et l’insécurité alimentaire et de réduction des inégalités sociales et territoriales ». De l’autre, une stratégie internationale de la France pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable a été élaborée en 2019, axée notamment sur « la promotion de pratiques agricoles durables comme l’agroécologie ».\n« Quand la voix officielle de la France se traduit par une telle ambivalence à l’heure de financer des actions, les pays du Sud risquent d’être dans la confusion », constate Valentin Brochard. Le rapport dénonce une incohérence « inacceptable », qui se lit dans la multiplicité des institutions intervenant. L’AFD, Proparco, Bpifrance, ministères, chacun oriente ses financements « en fonction de sa propre interprétation des priorités, quitte à aller à l’encontre des objectifs affichés par la France ». Par ailleurs, ajoute le chargé de plaidoyer, « la redevabilité n’est pas leur priorité. Sans même parler de l’analyse d’impact des projets financés... »\nDes prêts au risque de l'endettement\nL’AFD, révèle cette étude, est le financier quasi exclusif des projets d’agroécologie transformative (à 98 %). « L’agence dispose d’une expertise en la matière », reconnaît Valentin Brochard. Elle soutient, entre autres, le programme Transition vers une agroécologie paysanne au service de la souveraineté alimentaire (Tapsa) engagé en 2018 par le CCFD-Terre Solidaire, ou encore le projet de Promotion de la souveraineté alimentaire par la valorisation des céréales locales au Sénégal (VCLAO).\nCe qui ne fait cependant pas de l’AFD un chantre de l’agroécologie transformative : les montants qu’elle y consacre ne représentent que 28 % du total de ses engagements de nature agricole. Quant aux financements non agroécologiques, ils proviennent en grande majorité de Proparco (à 49,9 %) et de Bpifrance (à 47,5 %), des organismes pour leur part massivement acquis à ce profil de projets, qui représentent respectivement 70 % et 100 % de leur activité.\nPar ailleurs, sur le périmètre limité à l’aide publique au développement (APD), l’AFD et Proparco, qui en sont les principaux opérateurs, octroient majoritairement des prêts, entre 60 % et 80 %, « au risque d’endetter encore plus les pays les plus pauvres », alerte le rapport.\nZéro pointé pour le genre et le climat\nLes trois associations avaient aussi à cœur de mettre cette investigation en relation avec trois critères clefs de la lutte contre la faim dans les pays du Sud pris en compte par le modèle d’agroécologie transformative qu’elles portent : l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités de genre, l’adaptation à la crise climatique. Résultat : on est proche du zéro pointé, s’alarment les auteurs.\nSur l’ensemble des projets étudiés, seuls 10 % ciblent la lutte contre la pauvreté (et 81 % ignorent le sujet), 3 % présentent une véritable approche de genre, et un nombre aussi insignifiant évoque le dérè­­­glement climatique...\n\nUn haut niveau d'opacité rencontré par les auteurs\nEnfin, Valentin Brochard s’étonne du niveau d’opacité rencontré par les auteurs. Pour établir son périmètre de travail, le bureau Basic a dû peigner jusqu’à sept bases de données distinctes et se recoupant. Avec un déchet considérable. Près de 40 % des projets analysés n’ont pas pu être classés au regard de leur contribution à l’agroécologie, faute de données disponibles. Pour nombre d’entre eux, il n’existe en tout et pour tout qu’un titre et une allocation budgétaire...\n \nPour lire le rapport : \nPatrick Piro\n\n\nepincee-agroecologie-louche-agroindustrieTélécharger"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/","name":"Financements publics : une pincée d’agroécologie pour une louche d'agroindustrie (rapport) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","datePublished":"2021-02-09T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-30T13:02:41+00:00","description":"Trois ONG dont le CCFD-Terre Solidaire, publient un rapport sur la destination des financements publics pour les projets agricoles éligibles à l'Agence Rapport sur la destination des financements publics pour les projets agricoles : agroécologie ou agroindustrie?","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-finance-une-pincee-dagroecologie-rapport/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","width":295,"height":413,"caption":"rapport_agroeco.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Une étude pointe les financements français à l’international en faveur de l’agro-industrie au détriment de l’agroécologie","datePublished":"2021-02-09T09:15:25+00:00","dateModified":"2022-01-21T14:52:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/"},"wordCount":650,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport.jpg","keywords":["Aide publique au développement","Communiqués de presse","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris le 9 février 2021 - Alors que depuis 10 ans, la France, affiche un intérêt croissant pour le modèle agroécologique et l'intègre dans les lois de développement international, une étude, 1ère du genre, réalisée par Action contre la faim, le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France, pointe, chiffres à l’appui, une incohérence entre les ambitions affichées et la réalité.\n \nAinsi, seuls 13,3% des soutiens financiers français en question sont orientés vers l’agroécologie tandis que 23,6% d’entre eux favorisent majoritairement le modèle agro-industriel. A l’approche du vote du Projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (LOP-DSIM), les trois ONG réclament une plus grande transparence, une plus grande cohérence et une réorientation massive des financements français internationaux en faveur de l’agroécologie.\nPauline Verrière, responsable du plaidoyer Systèmes alimentaires et crise climatique à ACF  « L’exercice de recherche et d’analyse réalisé par nos organisations a été un véritable défi, notamment du fait du manque de transparence et de redevabilité des institutions françaises. Cette transparence est pourtant indispensable pour s’assurer de l’alignement entre les orientations politiques décidées par la France et l’allocation effective de ses soutiens financiers. Il s’agit ni plus ni moins des éléments de base d’une saine démocratie. » \nHélène Botreau, chargée de plaidoyer sécurité alimentaire et agriculture à Oxfam France  « Alors que la France porte des positions ambitieuses sur l’agroécologie à l’international, il est regrettable que ces priorités ne se retrouvent pas dans les soutiens financiers. La transition agroécologique est inéluctable pour faire face aux défis sociaux, économiques et environnementaux de notre système agricole et alimentaire, et la France doit ré-orienter ses financements en ce sens, et se montrer à la hauteur de l’urgence. »\nValentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté Alimentaire au CCFD-Terre Solidaire : « Alors qu’une nouvelle loi sur le développement (LOP-DSIM) va être votée à l’assemblée nationale dans les prochaines semaines, il est urgent que la France se donne les moyens de mettre en cohérence ses investissements agricoles à l’étranger avec ses priorités de développement. Depuis 10 ans, notre pays détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Cette ambivalence inacceptable est contreproductive pour les pays en développement et fait le jeu de la hausse de l’insécurité alimentaire depuis cinq ans. Il est grand temps d’y remédier. »\nLe rapport est disponible ici L'annexe méthodologique est disponible : siteannexe_mehodologique_rapport_une_recette_a_la_francaise.pdf\nMéthodologie de l’étude :L’étude porte sur 10 années de financements agricoles français (2009-2018) distribués par huit institutions (AFD et sa filiale Proparco, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ministère de l’Économie et des Finances, ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ministère de l’Éducation nationale, ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et de l’innovation et Bpifrance) à destination des pays en développement. 9571 lignes de projets et 2513 projets représentant 5,8 milliards d’euros ont été passés au crible avec le soutien d’un cabinet d’étude indépendant (le BASIC).\nContacts presse\nAgence OZINFOS : Amine Moussaoui : 06 27 26 49 64Lorena Rodriguez Alvarez, Action contre la Faim, Responsable Mobilisation et Campagnes : 07 55 31 55 03Sophie Rebours, CCFD Terre Solidaire Responsable Relation médias : 07 61 37 38 65Elise Naccarato, Oxfam France, Responsable Campagne Climat et Sécurité Alimentaire : 06 17 34 85 68\n[gallery link=\"file\" ids=\"11364\"]\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nnewmaquette_agro_rapport_impr_210207_bd.pdf\n\n\n\nsiteannexe_mehodologique_rapport_une_recette_a_la_francaise.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/","name":"Une étude pointe les financements français à l’international en faveur de l’agro-industrie au détriment de l’agroécologie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport.jpg","datePublished":"2021-02-09T09:15:25+00:00","dateModified":"2022-01-21T14:52:37+00:00","description":"Paris le 9 février 2021 - Alors que depuis 10 ans, la France, affiche un intérêt croissant pour le modèle agroécologique et l'intègre dans les lois de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-etude-pointe-les-financements-francais-a-linternational-en-faveur-de-lagro-industrie-au-detriment-de-lagroecologie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport.jpg","width":431,"height":116,"caption":"rapport.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Adolé Quaye, révélatrice des talents des femmes immigrées","datePublished":"2021-02-10T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/"},"wordCount":215,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/adole_video.jpg","keywords":["Droits des femmes","Égalités femmes/hommes","France","Migrations","Portrait"],"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Adolé Quaye est née au Togo mais vit en France depuis ses 13 ans. En 1989, elle prend la tête de Femmes inter associations – Inter service migrants (FIA-ISM), une organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui valorise les savoir-faire des femmes issues de l’immigration. Rencontre.\n\n\n« Je suis née au Togo, mais je suis française ». Adolé Quaye a 13 ans quand elle rejoint sa mère en France pour étudier. « A l’époque, c’était une chance d’envoyer ses enfants étudier en France. »\n\nDiplômée des sciences économiques et gestion des collectivités, Adolé Quaye a deux enfants et cherche du travail. Mais elle est très vite confrontée à la difficulté de l’accès à l’emploi, et subit, en tant que femme noire, des discriminations à l’embauche. « La lutte contre les discriminations n’existait pas vraiment à l’époque, on n’était pas informés, donc on subissait. »\n\nC’est dans le milieu associatif qu’elle trouvera finalement sa place. En 1989, elle devient la directrice nationale de Femmes Inter association – Inter service migrants, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui accompagne les femmes issues de l’immigration en France.\n\nUne fonction qu’elle n’a jamais quittée depuis.[gallery link=\"file\" ids=\"11370\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/","name":"Adolé Quaye, révélatrice des talents des femmes immigrées - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/adole_video.jpg","datePublished":"2021-02-10T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","description":"Adolé Quaye est née au Togo mais vit en France depuis ses 13 ans. En 1989, elle prend la tête de Femmes inter associations – Inter service migrants","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adole-quaye-revelatrice-des-talents-des-femmes-immigrees/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/adole_video.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/adole_video.jpg","width":840,"height":472,"caption":"adole_video.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Agroécologie ou agro-industrie : le double discours de la France","datePublished":"2021-02-12T08:11:17+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/"},"wordCount":357,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","keywords":["Aide publique au développement","Podcast","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La France finance-t-elle davantage l'agroécologie ou l'agro-industrie dans les pays en développement ? En s'appuyant sur une nouvelle étude coproduite avec plusieurs organisations, Valentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté Alimentaire au CCFD-Terre Solidaire, dénonce l'incohérence entre les discours et les actions de la France.\n\n\n\nLa France prône officiellement une agriculture différente, plus durable, plus respectueuse de l’environnement et des producteurs. Elle vante les bienfaits de l’agroécologie et a pris de nombreux engagements pour soutenir cette solution.\n\nMais qu’en est-il réellement ?\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, Action Contre La Faim et Oxfam ont analysé 10 ans de financements agricoles français à l’international. Et les résultats, publiés début février, sont consternants.\n\nA travers l’Aide publique au développement, la France finance davantage l’agro-industrie que l’agroécologie. En plus d’un problème de cohérence politique, nous avons été frappés par un grave manque de transparence dans les données financières françaises publiquement disponibles.\n\nVoici quelques chiffres marquants présents dans le rapport :\n\n \t Seuls 13,3% des soutiens financiers français engagés entre 2009 et 2018 ont réellement bénéficié à la transformation agroécologique.\n \t Seul 19% des soutiens financiers agricoles étudiés affichent une volonté de réduction de la pauvreté.\n \t Seul 4,7% des soutiens financiers évoquent la question climatique.\n \t Seul 9,2% des soutiens financiers s’intéressent à la thématique de la nutrition.\n\nPour Valentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté Alimentaire au CCFD-Terre Solidaire, «il est urgent que la France se donne les moyens de mettre en cohérence ses investissements agricoles à l’étranger avec ses priorités de développement. Depuis 10 ans, notre pays détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Cette ambivalence inacceptable est contreproductive pour les pays en développement et fait le jeu de la hausse de l’insécurité alimentaire depuis cinq ans. Il est grand temps d’y remédier.»\n\nConsulter le rapport : \n\n\nLire aussi : La France finance une pincée d’agroécologie (rapport)[gallery link=\"file\" ids=\"11357\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/","name":"Agroécologie ou agro-industrie : le double discours de la France - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","datePublished":"2021-02-12T08:11:17+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:31+00:00","description":"La France finance-t-elle davantage l'agroécologie ou l'agro-industrie dans les pays en développement ? En s'appuyant sur une nouvelle étude coproduite","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-ou-agro-industrie-le-double-discours-de-la-france-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/rapport_agroeco.png","width":295,"height":413,"caption":"rapport_agroeco.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Nouadhibou en Mauritanie, un carrefour migratoire de tous les dangers","datePublished":"2021-02-15T23:38:32+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:25:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/"},"wordCount":742,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/Mission-exploratoire-au-nord-du-Mali-2009-043-scaled.jpg","keywords":["Migrations internationales"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"C'est un cri d'alarme que nous avons reçu du père Florian Pachel Mbabe Mohizi, de la Caritas Nouadhibou soutenue par le CCFD-Terre Solidaire en Mauritanie. Il est le témoin du destin dramatique des milliers de personnes migrantes qui passent par sa ville pour tenter de rejoindre l'Europe. Soit par la mer vers les iles Canaries, soit par le désert vers la Méditerranée.\nToujours et encore, le décompte n’en finit plus.\nSelon la Direction régionale de la sûreté Nationale à Nouadhibou, un total de 164 personnes migrantes, sénégalaises, maliennes et ivoiriennes ont été secourus à Nouadhibou sur la journée du 3 février 2021.\nUne dizaine d’entre elles sont mortes de déshydratation durant 5 jours de calvaire, alors qu’elles traversaient la mer Méditerranée pour gagner les îles Canaries.\nCe sont d'abord 118 personnes migrantes sénégalaises, maliennes et ivoiriennes, dont des femmes avec enfants et une majorité de jeunes âgés de 18 à 30 ans, en route vers les Îles Canaries, qui ont été secourues, suite à la panne du moteur de leur embarcation.\nLeur bateau n’avait plus d’essence. 10 d’entre elles, dont un enfant, sont mortes affamées, assoiffées et épuisées, dans la pirogue à environ 25km au nord de la ville de Nouadhibou, près de la frontière avec le Sahara occidental, encore un drame qui rappelle combien les migrations de la Mauritanie vers les îles Canaries restent meurtrières.\nC'est un nouveau témoignage des risques considérables que prennent de très nombreux jeunes africains et africaines pour tenter de gagner l’Europe pour des raisons économiques, sociales et politiques.\nLes 108 rescapés ont été acheminés au port de Nouadhibou, où ils ont été pris en charge par la Croix-Rouge et la Caritas Paroissiale Nouadhibou&nbsp;: distribution de tenues vestimentaires contre le froid, assistance médicale d’urgence, nourriture chaude et eau minérale. Une dizaine d’entre eux sont en ce moment dans un état critique à l’hôpital de base de Nouadhibou.\nLe même jour, aux environs de 18h, 36 autres personnes migrantes, toutes de nationalité malienne, ont été également interceptés par Frontex, dans le cadre de la lutte contre l’émigration irrégulière, au cœur du désert du Sahara occidental alors qu’elles cherchaient à se rendre au Maroc.&nbsp;\nLes dangers de cette route sont connus : le 22 janvier dernier, un migrant guinéen est mort de soif dans le désert à 18km de Nouadhibou, au cours d'une tentative identique.\nCes personnes migrantes, abusées par leurs passeurs, ont été abandonnées au milieu du désert entre les villes de Nouadhibou et Dakhla.\nLes passeurs leur ont dit qu'ils allaient revenir les chercher dans quelques heures, mais ils ne l’ont jamais fait, a déclaré un survivant.\nÉgarées après un jour de marche dans le désert pour chercher de l’aide, elles ont été victimes de la chaleur (la température avoisinait les 42 degrés) et de la déshydratation, ne disposant que de deux bouteilles de 75 centilitres chacun.\nToutes ont commencé à ressentir une fatigue extrême, des crampes, un état semblable à l'ébriété. Leur peau et leur langue sont devenues sèches.\nElles ont été sauvées et acheminées à Nouadhibou, suite à une opération aérienne de recherche et de sauvetage. Une assistance d’urgence et les soins médicaux leur ont été donnés à Nouadhibou, par la Caritas Nouadhibou.\nDans le cadre de son engagement pour les personnes migrantes et réfugiées vulnérables depuis environ dix ans, la Caritas Nouadhibou soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, met tout en œuvre pour sensibiliser sur les risques et dangers des routes migratoires, et pour combattre la traite et le trafic des personnes.Elles ont mis également en place à Nouadhibou un mécanisme de protection sociale et sanitaire au profit des personnes migrantes, réfugiées et personnes vulnérables.\nEn conclusion, nous lançons un vibrant appel à toutes les personnes de bonne volonté, afin de porter plus d’attention aux populations migrantes affectées par la crise sanitaire et sociale du Covid-19.\n« Puisse le Seigneur nous rendre la vue, pour redécouvrir ce que signifie être membres de la famille humaine » - Pape François.\nFlorian Pachel Mbabe Mohizi, de la Caritas Nouadhibou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/","name":"A Nouadhibou en Mauritanie, un carrefour migratoire de tous les dangers - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/Mission-exploratoire-au-nord-du-Mali-2009-043-scaled.jpg","datePublished":"2021-02-15T23:38:32+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:25:52+00:00","description":"C'est un cri d'alarme que nous avons reçu du père Florian Pachel Mbabe Mohizi, de la Caritas Nouadhibou soutenue par le CCFD-Terre Solidaire en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-nouadhibou-en-mauritanie-un-carrefour-migratoire-de-tous-les-dangers/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/Mission-exploratoire-au-nord-du-Mali-2009-043-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/Mission-exploratoire-au-nord-du-Mali-2009-043-scaled.jpg","width":2560,"height":1920}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les rendez-vous du carême à ne pas manquer","datePublished":"2021-02-15T17:59:02+00:00","dateModified":"2024-10-04T12:12:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/"},"wordCount":1235,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/flyer_-_evenement_du_careme.jpg","keywords":["Carême"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Malgré le Covid 19, plusieurs rendez-vous vont vous permettre d'écouter le témoignage de nos organisations partenaires et de débattre autour de l'écologie intégrale grâce à de nombreux événements en ligne organisés par le réseau. \n\n\n\n- Visio-conférence: Rencontre avec l'Association Tunisienne de Permaculture (ATP) le 9 et 20 mars\n\n\n Face aux conditions climatiques de plus en plus rudes en Tunisie, changer de pratiques agricoles devient vital. Il y a 5 ans, quelques personnes ont fondé l’ATP,  l'Association Tunisienne de Permaculture, pour développer les semences paysannes, semences plus adaptées au climat local, et promouvoir la permaculture ainsi que l’agroécologie. Nous vous invitons à deux temps forts :  \n\n\nVendredi 9 mars de 20h à 21h30\nDécouvrez les actions de cette association pour soutenir les petits\nagriculteurs et changer les mentalités, grâce à une vidéo-témoignage de Rim\nMathlouti, présidente de l’ATP, et un échange en direct avec le chargé de\nmission partenariat du CCFD-Terre Solidaire au Maghreb. \nPour recevoir le lien cliquer ici : https://framaforms.org/ccfd-atp-1614685138\n\n\nSamedi 20 mars de 14h30 à 16h  \nParticipez à une table ronde avec Rim Mathlouti, présidente de l’ATP et des\nreprésentant.e.s de réseaux de semences paysannes en France et/ou\nMaghreb pour comprendre l’intérêt de ce sujet, les aspects pratiques et\nl’importance du travail en réseau.\nPour recevoir le lien cliquer ici : https://framaforms.org/ccfd-atp-1614685138\n\n\nAnimations proposées par la Région CCFD-Terre Solidaire LanguedocRoussillon-Vaucluse dans le cadre de la campagne de carême 2021 « Nous\nhabitons tous la même maison » \n\n\n- Table-ronde virtuelle : Nourrir le monde, pêche artisanale et agriculture paysanne, mêmes combats\nLe vendredi 12 mars 2021 de 20h à 22h30\n\n\nÀ l’occasion de ses 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire de Bretagne et des Pays de la Loire animera une table ronde virtuelle sur l’un des plus grands défis de notre humanité : se nourrir sans surexploiter ni contribuer aux dérèglements climatiques. Il sera ici question de réfléchir aux pistes d’actions possibles à l’échelle individuelle et collective. \nComme preuve vivante que des solutions existent, des associations partenaires du CCFD Terre-Solidaire témoigneront. \n\n\nLaurent Labeyrie, spécialiste des changements climatiques et océanographe, apportera ses éclairages en tant qu’expert du GIEC* sur les solutions immédiates et à notre portée, pour contribuer à une justice alimentaire et climatique. \n\n\nUn temps d’échanges et de débat entre les participants et les intervenants sera possible après ce tour du monde des défis et des solutions.\n\n\nLien zoom bientôt disponible sur https://bit.ly/2QMw0bZ\n\n\n- Journée production alimentaire et climat : ici et là-bas le samedi 13 mars\n\n\nLe CCFD-Terre-Solidaire Normandie vous convie à deux évènements :\n[caption id=\"attachment_11383\" align=\"alignright\" width=\"350\"]© CCFD-Terre Solidaire[/caption] Le matin de 10h à 12h : visites de plantations de haies dans l'Eure (les lieux seront communiqués très prochainement)\n\n\nL’après-midi de 14h à 16h  : visio-rencontre avec des agriculteur.rice.s bénéficiaires de l'opération \"plantation de haies\", une porteuse de projet alimentaire dans l'Eure et un ancien chargé de mission du CCFD-Terre Solidaire pour faire le lien sur la production alimentaire entre ici et le Sahel (en Afrique).\n\n\nLien pour participer : https://us02web.zoom.us/j/82290674802\n\n\nLien pour s'inscrire : https://framaforms.org/inscriptions-journee-production-alimentaire-et-climat-ici-et-la-bas-samedi-13-mars-1614069499\n\n\n- Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 ans à Toulouse, le 21 mars.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 ans au service de la solidarité internationale, du partage avec les populations les plus pauvres ou discriminées des pays du Sud et d’Europe de l’Est.\n\n\nPour l’occasion, une première journée de fête régionale est organisée pour le public catholique le dimanche 21 mars prochain. \n\n\nAu programme :\n\n\n• 10 h 30 : messe à St-Sernin, présidée par Mgr Le Gall accompagné d’autres évêques de la province.\n\n\n• 15 h : table-ronde à l’école Ste-Marie-de-Nevers, avec Mgr Le Gall, Mgr Jubinville, évêque au Paraguay (en visio), Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente nationale du CCFD-Terre solidaire et Maïa Duriez, membre de la commission écologique du diocèse.\n\n\nUn événement organisé par le CCFD-Terre Solidaire région Midi-Pyrénées Roussillon. \n\n\nA regarder\n\n\n Emission de KTO TV, Associons-nous au CCFD-Terre Solidaire\nÀ l’occasion du carême, le CCFD-Terre Solidaire vient donner des nouvelles de ses partenaires. \nNous serons en lien avec les porteurs de projets mobilisés au Rwanda, au Sénégal, en RDC pour découvrir la pertinence de leurs actions et leur besoin d’être soutenus. \nLa manière de vivre l’écologie intégrale dans ces pays du Sud peut-elle être un enseignement pour les pays occidentaux ? Avec notamment Sylvie Bukhari- de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire. \n\n\nhttps://www.ktotv.com/video/00334439/associons-nous-au-ccfd-terre-solidaire\n\n\nÀ écouter\n\n\nLa semaine du 1er mars, le webzine Tout est lié diffusera un podcast de Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\nLes mardi 16 mars à 13h30 et dimanche 28 mars à 16h30 sur RCF, dans l'émission Contre-courant, seront diffusé des reportages à la rencontre de nos partenaires au Maroc.\n\n\nLe vendredi 19 mars de 9h à 10h, RCF consacre une émission spéciale CCFD-Terre Solidaire, avec notamment Stéphane Duclos, responsable du Service Campagnes et Mobilisation, et Pape Aliou SANE (partenaire de l’UNMFR au Sénégal).\n\n\nÀ lire\n\n\n- Dans La Croix, tous les mercredis (24 février, 3 mars, 10 mars ,17 mars et 24 mars), découvrez les portraits de nos partenaires du Mexique.\n\n\n- Dans le numéro de mars du magazine Panorama, la rubrique « Pause Spirituelle » sera consacrée au CCFD-Terre Solidaire avec des photos magnifiques et des citations de Sylvie Bukhari-de Pontual.\n\n\nRetrouvez-nous aussi dans :\n\n le numéro de mars de Prions en Église. le numéro du jeudi 18 mars de Pélerin. le numéro du 18 mars de La Vie, le carnet « Les Essentiels » ouvrira ses pages à Bertrand Gournay.\n\n\nEvénements passés :  \n\n\n- Webinaire : lutter pour la préservation de l’environnement et des rivières dans les Balkans\nDimanche 21 février de 18h00 à 19h00\n\n\nCette l’année le traditionnel accueil d’un partenaire international en région Rhône-Alpes se fera…virtuellement. Rendez-vous autour de deux webinaires d’échange avec le CCZS, le « Centre pour l’environnement » de Bosnie-Herzégovine, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\nMembre du réseau international des Amis de la Terre, CCZS mène un travail de sensibilisation à l’environnement, notamment des campagnes au niveau des Balkans contre des centrales à charbon extrêmement polluantes. L’association lutte aussi pour la préservation des rivières qui font face ces dernières années à une multiplication incontrôlée des barrages hydro-électriques.\n\n\nLes rivières de la région font pourtant partie d’un patrimoine naturel exceptionnel.\n\n\nInvités : notre partenaire CZZS Centar Za Zivotnu Sredinu, ou « Centre pour l’environnement » de Bosnie-Herzégovine et J-Jacques Brun, chercheur en écologie et intervenant associé au Centre Théologique de Meylan (38).Retour ligne automatique\nRendez-vous le 21 février à 18H sur https://zoom.us/j/95341549266\n\n\n- Projection débat Nourrir le changement le 4 mars\n\n\nProjection du film \"Nourrir le changement\", réalisé par Camille Montocchio suivie d'une rencontre avec des membres de l'association Agro et Sac à dos et du CCFD-Terre solidaire. Une proposition à suivre en visio, depuis chez vous !\nhttps://www.helloasso.com/associations/ccfd-terre-solidaire-hauts-de-france/evenements/careme-2021-avec-le-ccfd-terre-solidaire[gallery link=\"file\" ids=\"11382,11383,11381,11384\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/","name":"Les rendez-vous du carême à ne pas manquer - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/flyer_-_evenement_du_careme.jpg","datePublished":"2021-02-15T17:59:02+00:00","dateModified":"2024-10-04T12:12:59+00:00","description":"Malgré le Covid 19, plusieurs rendez-vous vont vous permettre d'écouter le témoignage de nos organisations partenaires et de débattre autour de l'écologie","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-rendez-vous-du-careme-a-ne-pas-manquer/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/flyer_-_evenement_du_careme.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/flyer_-_evenement_du_careme.jpg","width":310,"height":437,"caption":"flyer_-_evenement_du_careme.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Guatemala : le théâtre pour surmonter les violences sexuelles","datePublished":"2021-02-17T08:12:05+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/"},"wordCount":1041,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/actores_egalite_2021.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Echos du monde","Égalités femmes/hommes"],"articleSection":["Echos du Monde","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Guatemala, l’ONG Actrices du changement, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, accompagne des femmes mayas victimes de violences sexuelles à travers la création d’œuvres théâtrales.\n\nHermancia Lopez a été violée par son oncle à l’âge de 13 ans. « Pendant des années, je me suis sentie coupable de ce qui m’était arrivé », explique cette indigène maya du peuple Mam, au Guatemala. Pressée par sa mère – la sœur du violeur – de ne rien dire « pour sauver l’honneur de la famille », Hermancia, aujourd’hui âgée de 24 ans, a longtemps vécu avec cette blessure chevillée au corps et à l’âme. « J’étais amère et dépressive. Je pensais que ma vie ne valait pas la peine d’être vécue et j’éprouvais une haine profonde pour les hommes. »\n\nJusqu’au jour où une amie lui propose d’intégrer un groupe de théâtre de femmes mayas. « L’idée était d’abord d’écouter des témoignages de femmes ayant subi des violences sexuelles. Puis de leur raconter ce que j’avais moi-même enduré. Avant de transformer toutes nos histoires en une pièce de théâtre et de l’interpréter devant un public. » \n\n\n\nActrices du changement a été créée en 2004, « pour rompre le silence qui entoure les violences faites aux femmes mayas pendant le conflit armé qui a secoué le Guatemala entre 1960 et 1996 », explique la psychologue Liduvina Mendez Garcia, l’une des fondatrices de cette ONG, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. « Grâce à cette méthodologie de création théâtrale, agrémentée de peinture, de chants et de danse, nous cherchons à développer un processus de conscientisation chez celles qui ont survécu à ces violences. »\n\nLe projet aide aussi à la reconstruction de la mémoire historique à travers la reconnaissance par la société guatémaltèque de ces violences. « Au-delà de la capacité à surmonter ces traumatismes et à retrouver leur dignité, assure Liduvina Mendez Garcia, l’objectif est également de prévenir ces violences encore très présentes aujourd’hui, et soutenir les organisations collectives de femmes pour que ces dernières vivent mieux. »\nLa Femme Montagne\nElsa Rabanales, 28 ans, Maya du peuple Mam, a intégré Actrices du changement à 16 ans, en suivant les traces de sa mère, membre de l’association. « Un jour, elle m’a dit :“j’ose parler des violences sexuelles subies pendant la guerre pour que mes filles et mes petites-filles ne passent pas par ces mêmes souffrances”. » Elsa, devenue responsable nationale de l’accompagnement des réseaux de femmes victimes de violences sexuelles durant la guerre, explique : « En écoutant ma mère et d’autres femmes parler sans peur de ce passé, moi qui ai été battue par mon père, j’ai compris qu’il existait une communauté de destins, mais aussi des passerelles entre les générations de femmes violées ou maltraitées. Et que nous pouvions nous unir pour exprimer ces traumatismes à travers une démarche artistique. » \n\nComme avec la création de la pièce La Femme Montagne, qui raconte l’histoire de femmes qui se réunissent régulièrement dans la montagne. Chacune cherche à fuir son passé douloureux sans vraiment y parvenir. Un jour, elles rencontrent une petite fille qui les guide jusqu’à une grotte sacrée dans laquelle elles vont tomber. « Ce qu’elles vont y découvrir, assure la plaquette de présentation, transformera leur vie à tout jamais ». \n\n \n\n« Le processus de création a duré cinq années et a regroupé seize participantes de 24 à 60 ans », explique Elsa. Le temps nécessaire pour passer de la difficile expression des souffrances à l’envie de les dépasser en les interprétant devant un public, accompagnées par une metteuse en scène professionnelle. « Nous avons dû nous approprier notre corps et accepter qu’il puisse nous donner de bonnes sensations. Au point de jouer avec lui et même de danser,  sourit-elle. Nous avons d’ailleurs intégré des chorégraphies pour rythmer ce spectacle. » Une démarche artistique qui permet de « guérir » les corps et les âmes.\nLarmes d’une mère\n« L’art corporel a un pouvoir de transformation exceptionnel, assure Liduvina Mendez Garcia, transformation individuelle, collective, mais aussi sociale. Car le spectateur modifie sa vision de l’autre en l’écoutant et en le regardant se mouvoir. »\n\nElsa Rabanales estime de son côté que l’art facilite l’apprentissage du féminisme, du respect de la femme, et contribue à une cohabitation plus harmonieuse avec les hommes. « À travers les débats organisés après les représentations, on sent que la vision des hommes évolue… doucement ! Beaucoup pensent qu’en incitant les femmes à réfléchir sur leurs conditions de vie et leur besoin d’émancipation, nous représentons une menace pour leur couple .» Certains hommes dans les communautés considèrent même que ce n’est pas aux femmes de parler des violences sexuelles. « Mais, s’insurge Elsa, si nous n’en parlons pas, qui va le faire ? »\n\nHermancia Lopez, violée à l’âge de 13 ans, a fini par réussir à s’exprimer. « Il m’a fallu plus d’un an et demi pour y arriver, et cela a été douloureux »,  souffle-t-elle. Le jour de la première représentation, elle est montée sur scène devant sa communauté . « Il devait y avoir une centaine de personnes dans le public. J’ai raconté mon histoire d’une voix assurée. Tout est sorti. La douleur du viol et la honte. Et surtout le sentiment terrible d’abandon de ma mère qui m’avait demandé de me taire. »\n\nHermancia ne se souvient pas vraiment des applaudissements du public. En revanche, elle revoit distinctement les larmes de sa maman, assise dans les premiers rangs. « Elle est venue me voir après le spectacle et m’a demandé pardon. Aujourd’hui, elle fait également partie d’Actrices du changement ». Elle y raconte comment, durant le conflit armé, elle aussi a été victime de violences sexuelles.\n\nPar Jean Claude Gerez\n\nDécouvrez notre podcast sur l'ONG Actrices du changement sur RCF :\n[gallery link=\"file\" ids=\"11388\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/","name":"Guatemala : le théâtre pour surmonter les violences sexuelles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/actores_egalite_2021.jpg","datePublished":"2021-02-17T08:12:05+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:59+00:00","description":"Au Guatemala, l’ONG Actrices du changement, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, accompagne des femmes mayas victimes de violences sexuelles à travers la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-le-theatre-pour-surmonter-les-violences-sexuelles/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/actores_egalite_2021.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/actores_egalite_2021.jpg","width":840,"height":472,"caption":"actores_egalite_2021.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La revue de presse du carême","datePublished":"2021-02-19T11:45:18+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:09:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/"},"wordCount":166,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/la_croix.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"Retrouvez nos apparitions dans les médias pendant ce Carême 2021.\n\n\n\n- Chronique Agir avec Sylvie Bukhari-de Pontual : l’écologie intégrale au coeur du carême 2021 du 18/02/2021 sur RCF\n\n\n\n\n\n- Sur Vatican News, un entretien avec le père Gournay, aumônier du CCFD-Terre Solidaire : Carême: le CCFD-Terre Solidaire à l’heure de Laudato si’\n\n\n\n\n\n- Dans La Croix:\n\n des témoignages sur le lancement de ce Carême  : 2021, un Carême sans fin ?une série de témoignages « l’engagement de partenaires » du CCFD-Terre Solidaire « dans l’État du Chiapas, dans le sud du Mexique»: \n\n\n[caption id=\"attachment_11398\" align=\"aligncenter\" width=\"500\"]Portrait de Cristobal Ruiz Arias © Salvador Pardo pour La Croix[/caption]\n\n\n\n 1/5 Pedro Faro : un défenseur des peuples indigènes  2/5 Manuel Lopez Perez : le gardien des semences   3/5 Claudia Biniza Perez : protectrice de la mère terre   4/5 Manuel Guzman Perez : agriculteur et catéchiste  5/5 Cristobal Ruiz Arias : un esprit de résistance \n[gallery link=\"file\" ids=\"11400,11401,11398\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/","name":"La revue de presse du carême - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/la_croix.jpg","datePublished":"2021-02-19T11:45:18+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:09:59+00:00","description":"Retrouvez nos apparitions dans les médias pendant ce Carême 2021. - Chronique Agir avec Sylvie Bukhari-de Pontual : l’écologie intégrale au coeur du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revue-de-presse-du-careme/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/la_croix.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/la_croix.jpg","width":500,"height":332,"caption":"Portrait de Cristobal Ruiz Arias © Salvador Pardo pour La Croix"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cuba : lutter contre la violence de genre","datePublished":"2021-02-24T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:28:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/"},"wordCount":873,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Covid 19","Égalités femmes/hommes","Jeunesse"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis soixante ans, l’État cubain a mis en place des mesures visant à renforcer l’égalité de genre dans la société cubaine. Le pays compte parmi les plus égalitaires au monde, occupant la 31e place en matière d’égalité femmes-hommes selon le Global Gender Gap Report de 2020. Mais le patriarcat résiste.\n\n\n\nL’emploi d’État garanti, assorti de protections sociales en matière d’éducation, de santé, de logement, ont considérablement amélioré la condition féminine à Cuba. Malgré ces avancées, le patriarcat persiste notamment dans la sphère domestique qui maintient les femmes dans un seul rôle reproductif et familial. Et dans les foyers, la violence perdure. Selon l’enquête nationale sur l’égalité des sexes réalisée en 2016, 39,6 % des femmes interrogées ont subi des violences conjugales, tandis que 26,7 % ont déclaré avoir été victimes d’abus au cours des 12 derniers mois. Ces violences s’observent sous toutes ses formes, quels que soient le niveau social et économique, l’orientation et l’identité sexuelle.\n\n\n\n\nLa prise de conscience dans la société cubaine est d’autant plus forte que ces violences révèlent aussi des inégalités structurelles que l’État n’est pas parvenu à éradiquer, 60 ans après la révolution.\n\n\n\n\nPour lutter contre ce machisme, le Centre Oscar Arnulfo Romero (OAR, partenaire du CCFD-Terre Solidaire), institution d’inspiration chrétienne, mène depuis 2004 une campagne annuelle contre les violences de genre qu’elle considère comme l’un des plus grands défis de justice sociale dans un pays en pleine mutation économique et sociale. Pour y faire face, le Centre privilégie le travail sur l’équité sociale, les masculinités, les spiritualités. De nombreuses communautés, organisations sociales et institutions universitaires y participent.\n\n\n\nCes violences, qui jusque-là étaient ignorées ou peu documentées, deviennent visibles grâce à cette campagne. En 2019, pour la première fois, le rapport national sur le développement durable à l’horizon 2030 mentionnait les féminicides. La prise de conscience dans la société cubaine est d’autant plus forte que ces violences révèlent aussi des inégalités structurelles que l’État n’est pas parvenu à éradiquer, 60 ans après la révolution.\n\n\n\nDéconstruire les normes de séduction hétéronormées et machistes\n\n\n\nAujourd’hui, la campagne d’OAR : Evoluciona (Évolue !) s’adresse principalement aux jeunes afin de transformer les représentations sociales. Diffusée sur les réseaux sociaux depuis l’instauration de la 3G à Cuba fin 2019, elle reprend les codes de communication de la jeunesse et déconstruit les normes de séduction hétéronormées et machistes. Par l’humour et l’inversion des rôles dans les espaces publics, Evoluciona veut démontrer aux jeunes hommes que « le harcèlement les renvoie à l’âge de pierre ». Les réseaux sociaux et la télévision, deux grands vecteurs de reproduction et de diffusion des stéréotypes de genre, constituent des moyens innovants pour s’adresser à une jeunesse en pleine mutation culturelle.\n\n\n\nSur le plan local, OAR s’appuie également sur l'Articulation des jeunes pour l’équité, réseau de jeunes militants, pour œuvrer à la transformation des imaginaires sociaux. L’analyse du travail de l’association sur le terrain montre que pour changer les mentalités sexistes, il est primordial de travailler avec les hommes. OAR a ainsi constitué la plateforme des hommes cubains pour la non-violence, fer de lance de la réflexion sur les masculinités toxiques.\n\n\n\n\nLes réseaux sociaux et la télévision, deux grands vecteurs de reproduction et de diffusion des stéréotypes de genre, constituent des moyens innovants pour s’adresser à une jeunesse en pleine mutation culturelle.\n\n\n\n\nDepuis plusieurs années, le néofondamentalisme religieux à Cuba et son emprise sur les représentations sociales de la famille met en péril les avancées en matière d’équité de genre. Pour notre partenaire, il est essentiel de continuer à former les acteurs sociaux afin de les sensibiliser aux inégalités sociales. Surtout dans un contexte de renforcement du blocus commercial et financier américain contre Cuba qui creuse davantage ces inégalités.\n\n\n\nPeu à peu, le travail d’OAR porte ses fruits et la visibilité des débats sur la violence de genre progresse dans l’espace public. Ainsi l’État a annoncé la volonté d’avancer dans la protection des victimes de violences sexistes en légiférant et en intégrant cette problématique dans toutes les institutions publiques.\n\n\n\nJules Girardet, chargé de mission Cuba, Haïti et République dominicaine et Amazonie brésilienne\n\n\n\nLes violences domestiques en temps de confinementPendant le confinement strict dû à la pandémie de Covid-19, OAR a réorienté ses messages afin de lutter contre l’augmentation des violences domestiques. La campagne Evoluciona a été principalement diffusée en ligne, sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels, en intégrant le harcèlement digital. Dans un pays où l’accès à Internet reste limité, ce fut un défi pour l’association d’aider plus de 200 femmes victimes de violences domestiques."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/","name":"Cuba : lutter contre la violence de genre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","datePublished":"2021-02-24T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:28:05+00:00","description":"Depuis soixante ans, l’État cubain a mis en place des mesures visant à renforcer l’égalité de genre dans la société cubaine. Le pays compte parmi les plus","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cuba-lutter-contre-la-violence-de-genre/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","width":840,"height":472,"caption":"evoluciona_cuba_web.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Qu&rsquo;est ce que l&rsquo;agroécologie paysanne et solidaire? (note de positionnement)","datePublished":"2021-03-01T07:00:00+00:00","dateModified":"2024-11-05T15:31:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/"},"wordCount":446,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_PELERIN_CCFD_RDCongo_2020-053-scaled.jpg","keywords":["Agriculture","Agroécologie","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis une trentaine d’années, nous promouvons et soutenons beaucoup de projets autour de l’agroécologie. Il était temps de capitaliser cette expérience et de présenter ce qu’est pour nous l’agroécologie. C'est chose faite à travers cette note de positionnement\n\n\nPour nous, l’agroécologie paysanne et solidaire, c'est :\nPour le CCFD-Terre Solidaire, l’agroécologie paysanne et solidaire est une approche globale de l’agriculture – et plus largement des sociétés.\nElle vise à favoriser l’émergence de systèmes agricoles et alimentaires équitablespermettant aux paysans de vivre de leur métier et à l’ensemble de l’humanité d’avoir accès à des produits de qualité.\nElle vise indissociablement à gérer de façon juste et responsable les biens communs que sont l’eau, la terre, l’air, la biodiversité et le climat.\n\nPour parvenir à ces fins, l’agroécologie paysanne et solidaire promeut :\n- des agricultures diversifiées qui s’appuient sur les synergies naturelles entre espèces plutôt que sur les intrants de synthèse ;\n- des systèmes alimentaires diversifiés gérés de façon concertée et davantage ancrés dans les territoires dans une perspective de souveraineté alimentaire ;\n- des politiques publiques et une régulation de l’économie mondiale contre la déprédation sociale et environnementale, et pour plus de solidarité.\nElle place ainsi les paysans, paysannes, citoyens et citoyennes au centre de la gouvernance des systèmes agricoles et alimentaires et des ressources naturelles, et plus largement, au cœur des politiques et processus de transformation de nos sociétés.\nPour le CCFD-Terre Solidaire, l’agroécologie paysanne et solidaire est la réponse la plus pertinente et cohérente aux problèmes auxquels sont confrontés aujourd’hui nos systèmes agricoles et alimentaires, que ce soit dans le domaine environnemental, sanitaire, économique ou social.\nEn défendant l’agroécologie paysanne et solidaire, le CCFD-Terre Solidaire appelle à une évolution rapide et profonde des systèmes agricoles et alimentaires, du local au global.\nLe CCFD-Terre Solidaire souhaite contribuer simultanément à réduire la faim et la pauvreté, à améliorer la souveraineté alimentaire de manière universelle, àcheminer vers plus de justice sociale, économique et climatique et à diminuer les impacts de nos modes de vie sur l’environnement.\nlivre_pour_une_agroecologie_paysanne_et_solidaire_dci_ai.pdf\n[gallery link=\"file\" ids=\"11412\"]\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nlivre_pour_une_agroecologie_paysanne_et_solidaire_dci_ai.pdf\n\n\n\nAller plus loin : \n\n\n\nQu’est ce que l'agroécologie : Définitions et éléments de réponse"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/","name":"Qu'est ce que l'agroécologie paysanne et solidaire? (note de positionnement) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_PELERIN_CCFD_RDCongo_2020-053-scaled.jpg","datePublished":"2021-03-01T07:00:00+00:00","dateModified":"2024-11-05T15:31:04+00:00","description":"Depuis une trentaine d’années, nous promouvons et soutenons beaucoup de projets autour de l’agroécologie. Il était temps de capitaliser cette expérience","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-de-notre-combat-pour-une-agroecologie-paysanne-et-solidaire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_PELERIN_CCFD_RDCongo_2020-053-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_PELERIN_CCFD_RDCongo_2020-053-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"Des membres de l'association Uwaki se réunissent pour fabriquer du compost liquide dans le champ école de Butungu, près de Sake, province du nord-Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo, le 28 février 2020."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’histoire de Sophie-Anne Bisiaux, militante engagée auprès de femmes migrantes","datePublished":"2021-03-05T17:49:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/"},"wordCount":1307,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/reportage_sur_l_aquarius_de_patrick_bar_2016-003.jpg","keywords":["Migrations"],"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Membre de l’association Migreurop, la militante Sophie-Anne Bisiaux rejoint en mai 2020 les bateaux de sauvetage en Méditerranée pour porter secours aux personnes en détresse.\nElle nous raconte la difficulté du parcours migratoire des femmes de la Libye jusqu'à l'Europe teinté de violences et de discriminations systématiques. Une expérience qui fut pour elle bouleversante et qui a renforcé son envie de lutter à leurs côtés.\n\n\n\n\nUne militante-chercheuse engagée en Méditerranée\nPour Sophie-Anne Bisiaux, son métier est davantage une vocation qui traverse tout son quotidien, toutes ses relations, et cela, bien au-delà du cadre professionnel. Elle intervient comme juriste et chercheuse au sein de Migreurop : un réseau africain et européen d'universitaires dont l’objectif est de lutter contre la généralisation de l’enfermement des étrangers. Une association qui est soutenue par le CCFD-Terre Solidaire. \n\nSon engagement trouve sa genèse le jour où elle a tenu entre ses mains pour la première fois un OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) alors qu’elle intervenait bénévolement au sein d’un foyer de travailleurs immigrés. «Ça m’a fait prendre conscience à quel point un simple petit bout de papier pouvait avoir un impact sur la vie des personnes».\n\nElle commence alors à étudier le droit des étrangers, avec la volonté de lutter pour l’égalité de tous.\n\nAlors qu’elle se trouve en Tunisie dans le cadre de ses recherches sur les politiques migratoires de l’Union Européenne, elle rejoint le réseau AlarmPhone : une ligne téléphonique pour les personnes en détresse en mer.\n\nFace à tous les appels qu’elle reçoit, une frustration la submerge. Chez AlarmPhone, il n’y a pas de bateau de sauvetage. «Le plus gros problème en Méditerranée, c’est la non-assistance. On laisse juste des personnes mourir, des bateaux dériver puisque personne ne veut en prendre la responsabilité». \n\nSophie-Anne a voulu pousser son engagement plus loin. Elle rejoint en juin 2020 les embarcations de sauvetage en Méditerranée. À bord, elle prend conscience de la réalité d’être sur un petit bateau en caoutchouc face à des vagues de 1 mètre.\nPar ses rencontres, elle prend surtout conscience de la réalité d’être une femme sur la route migratoire.\nÊtre une femme migrante : un vrai parcours de combattante\nQu’on soit un homme ou une femme, un parcours migratoire reste un voyage dangereux et coûteux. Mais les femmes, en tant que femmes et migrantes, vivent des discriminations et des abus spécifiques.\n«On vit dans un monde patriarcal, que soit en Afrique du Nord ou en Europe, les femmes vivent des discriminations qui les accompagnent tout au long de leur parcours migratoire».\n\nSophie-Anne témoigne. Les femmes qu’ils ont secourues portaient quasiment toutes des traces de violences de leur passage en Libye et faisaient état de violences sexuelles subies.\n\nSur les embarcations de fortune, les femmes et les enfants sont généralement placés au centre du bateau tandis que les hommes restent sur les bords –une place qui les expose davantage à un risque de noyade en cas d’inondation, ou d’étouffement en cas de mouvements de panique.\n\n[caption id=\"attachment_11419\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Sauvetage en mer Méditerranée © Patrick Bar / SOS Méditerranée[/caption]\n\nFace aux difficultés qui les attendent sur les routes migratoires, elles cherchent à se mettre sous la protection d’hommes plus ou moins scrupuleux (passeurs, gardiens de centre, policiers, etc.) qui bien souvent, abusent d’elles.\n\nMais pour Sophie-Anne, ces femmes ne sont pas des victimes. Ce sont des femmes combatives et courageuses qui doivent déployer des forces surhumaines pour faire face aux difficultés qu’elles rencontrent. Elles savent mettre en place des stratégies et s’organiser entre elles.\n\nEn France, beaucoup de femmes s’organisent pour défendre leurs droits et sont très présentes dans la lutte des sans-papiers. Moins visibles dans l’espace public que les hommes, elles sont pourtant bien présentes. Il ne faut pas les oublier. «Être une femme, et d’autant plus femme migrante, c’est un vrai parcours de combattante.»\n\nEt pourtant, une vision principalement masculine des migrations persiste. En réalité, 50 % des personnes migrantes sont des femmes. Une image faussée qui résulte d’une médiatisation plus intense accordée aux routes principalement empruntées par des hommes, comme la Méditerranée. Et pourtant. \n\nCes routes sont empruntées par au moins  20 % de femmes qui pour la plupart voyagent seules et ne sont pas forcément porteuse d’un projet migratoire dépendant de celui d’un homme.\n\nCertaines d’entre elles portent des ambitions professionnelles et viennent pour faire des études. Certaines d’entre elles migrent pour fuir des violences, des mariages forcés ou des excisions. Il y a des femmes militantes, féministes qui fuient des persécutions politiques.\nL’égalité de circulation au cœur de son combat\nFortement marquée et bouleversée par ses rencontres, Sophie-Anne est rentrée de mission emplie de colère et d’indignation face aux inégalités et injustices dont elle a été témoin.\n\nElle ressent de la frustration à rencontrer ces femmes, courageuses et combatives, que dans ces contextes d’assistance humanitaires si particuliers. «On aimerait vraiment que ces rencontres se fassent, je ne sais pas, dans un café à Paris parce que cette femme aurait pu prendre un avion comme moi si je me rends, je ne sais pas, de Dakar à Paris, j'aurais la chance de prendre un avion.»\n\nAu cours de sa mission, 200 personnes secourues ont pu être débarquées en Italie. Mais 200 personnes ça reste «une goutte d’eau dans un océan».\n\nPour Sophie-Anne, ça ne devrait pas être une chance d’être secouru par un bateau d’ONG, car cela relève du droit international ; si ces personnes avaient un visa, elles ne se risqueraient pas à traverser la Méditerranée au péril de leur vie. «J’avais ces images, ces images de sauvetage en tête, qui revenaient en boucle et des choses, qui juste, ne devraient pas exister».\n\nUn sentiment de colère qui s’accompagne d’un sentiment d’inquiétude à l’idée de laisser ces personnes poursuivre leur parcours sans savoir ce qu’elles deviendront. Et un sentiment de frustration de ne pas pouvoir les informer, les alerter ni les accompagner sur ce qui les attend de l’autre côté, en Europe.\n\nMais Sophie-Anne est plus que déterminée à poursuivre à son engagement et à lutter pour l’égalité des droits. «D’être face à des femmes qui sont aussi fortes, je pense que ça donne aussi beaucoup de courage et de détermination».\n\n[caption id=\"attachment_11420\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© Sara Prestianni / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nPour elle, la lutte des personnes migrantes et la lutte des femmes sont deux combats qui doivent être menés ensemble. Et parvenir à une égalité des droits ne pourra être possible que le jour où l’on respectera la liberté de circulation pour tous.\n\nElle embarquera prochainement en mission dans les Balkans. L’enjeu est de travailler sur les politiques d’externalisation des frontières de l’UE et de poursuivre son combat contre la violation des droits des personnes migrantes.\n\n«Alors mon métier, c’est de dire non à ça. C’est peut-être oui, de rendre visible ce que l’Union Européenne tente de rendre invisible». Pour aller plus loin :  \n\nComprendre les combats du CCFD-Terre Solidaire pour les migrations.\n\nLe rapport de Migreurop  «Politique du non-accueil en Tunisie. Des acteurs humanitaires au service des politiques sécuritaires européennes».\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11422,11419,11420\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/","name":"L’histoire de Sophie-Anne Bisiaux, militante engagée auprès de femmes migrantes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/reportage_sur_l_aquarius_de_patrick_bar_2016-003.jpg","datePublished":"2021-03-05T17:49:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:54+00:00","description":"Membre de l’association Migreurop, la militante Sophie-Anne Bisiaux rejoint en mai 2020 les bateaux de sauvetage en Méditerranée pour porter secours aux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-sophie-anne-bisiaux-militante-engagee-aupres-de-femmes-migrantes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/reportage_sur_l_aquarius_de_patrick_bar_2016-003.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/reportage_sur_l_aquarius_de_patrick_bar_2016-003.jpg","width":840,"height":608,"caption":"Sauvetage en mer Méditerranée © Patrick Bar / SOS Méditerranée"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Maroc : Doha, 15 ans, révoltée contre les mariages précoces","datePublished":"2021-03-10T08:30:00+00:00","dateModified":"2023-03-06T10:07:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/"},"wordCount":924,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/doha.jpg","keywords":["Echos du monde","Patriarcat","Portrait"],"articleSection":["Echos du Monde","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Doha El Kouit a le verbe facile et les convictions ancrées d’une jeune fille de 15 ans qui n’a pas peur de grand-chose. Même au cours d’un entretien mené par téléphone - restrictions dues à l’épidémie de Covid-19 obligent - on l’imagine s’adressant à un auditoire de camarades de son collège, les passionnant, les convainquant, les faisant réfléchir. Elle s’appuie sur un jeu interactif inventé par l’ONG Quartiers du Monde, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pour promouvoir l’égalité. Grâce à des cartes, les jeunes découvrent les femmes qui ont compté dans l’histoire marocaine. L’objectif est de rendre visible le rôle des femmes dans la sphère publique.\n\nLe collège, à Salé, ville jumelle de la capitale Rabat, a été baptisé en 2010 Sayyida El Hourra, régente de Tétouan au 15e siècle, alliée du pirate Barberousse pour combattre sur les mers les Espagnols. L’élève Doha trouve dans son établissement une équipe pédagogique sensible à ses préoccupations. « Dans mon entourage, plusieurs preuves des inégalités entre femmes et hommes m’ont choquées&nbsp;», explique la jeune fille. Ces cas, par exemple, de mariages précoces de jeunes filles, bien avant 18 ans, l’âge légal.\n«&nbsp;Au collège, une fille de 11 ans a dû arrêter ses études parce que ses parents voulaient la marier, et dans ma famille élargie, c’est une adolescente de 15 ans. Elle pleurait sans arrêt quand ses parents l’ont enlevée de l’école. Mon père et ma mère ont essayé de les convaincre de la laisser poursuivre sa scolarité, mais ils ont échoué&nbsp;», raconte Doha. L’adolescente ne peut que s’identifier à ces gamines, même si elle même ne risque rien. Sa mère a obtenu une licence d’études islamiques et son père est officier de police.\nDes jeunes filles cantonnées à un cadre strict\n«&nbsp;Dans cette nouvelle génération de la classe moyenne, les parents encouragent leurs filles à pousser leur scolarité, affirme Wafa Lakhlifi, de l’ONG Quartiers du Monde. Ils ont compris que l’autonomisation des filles passe par les études. Mais cela ne veut pas dire qu’ils les inciteront à garder leur emploi quand elles seront mariées, ou accepteront que leur fille vive seule ou même voyage seule, avant le mariage. Les jeunes femmes sont cantonnées à un cadre strict.&nbsp;»\nÀ 15 ans, Doha ne souffre pas encore de ces restrictions. «&nbsp;La seule chose qu’un garçon peut faire et qui m’est interdite, c’est de sortir seule le soir, affirme-t-elle. Car cela peut être dangereux, pour une fille.&nbsp;» Elle souffre cependant déjà du regard de certains hommes dans la rue&nbsp;: «&nbsp;Ils considèrent les femmes comme des objets. C’est, avec les mariages précoces, une des choses les plus importantes à changer.&nbsp;» Et sensibiliser les élèves de son âge ne lui suffit pas&nbsp;: «&nbsp;Il faut aussi éduquer les petits garçons et les parents. Car ce sont les parents qui transmettent les valeurs à leurs enfants.&nbsp;» L’adolescente possède déjà un sacré bon sens&nbsp;: «&nbsp;le plus efficace, c’est le partage des tâches domestiques. Si je fais la vaisselle, mon frère doit la faire aussi.&nbsp;»\nIntégrer les hommes pour faire progresser l’égalité\nWafa Lakhlifi, aînée de Doha dans le combat féministe, assure-elle aussi qu’il faut intégrer les hommes pour faire progresser l’égalité. «&nbsp;Le patriarcat est trop fort, reconnaît-elle. Il ne suffit pas de travailler auprès des femmes. Il faut aussi agir auprès des pères, des frères, des profs, des voisins. Nous en avons pris conscience et avons changé notre angle d’attaque.&nbsp;»\nLa jeune femme de 38 ans connaît les ravages de la société patriarcale. Elle a souffert de violences et de discriminations dans son enfance de la part d’un père polygame qui préférait sa deuxième épouse à la mère de Wafa. Puis a vécu une histoire d’amour qui s’est terminée&nbsp;par un mariage et un désastre. «&nbsp;Les hommes dans ma famille sont très attachés aux privilèges masculins de notre société. Ils ont toujours un mot à dire. Je devais négocier en permanence mes droits, dit-elle. C’était en contradiction complète avec ma vie et ce que je prône dans mon activité professionnelle.&nbsp;» Divorcée, elle doit repousser les intrusions permanentes de ses frères et sœurs dans sa vie.\nAujourd’hui, Wafa se dit que la vie de Doha ne sera pas forcément plus facile que la sienne. La société reste très conservatrice. Mais, ajoute-elle, «&nbsp;c’est bien si nous réussissons à ancrer l’idée d’une société juste et égalitaire dans ces esprits de 15 ans.&nbsp;» Optimiste, Doha voit déjà de petites évolutions chez ses camarades masculins&nbsp;: «&nbsp;Ils sont de plus en plus nombreux à trouver normal de partager le travail domestique avec leur mère et leurs sœurs.&nbsp;» Et nul ne la critique quand elle proclame qu’une de ses figures tutélaires est : Touria Chaoui, la première femme pilote du monde arabe. Une Marocaine.\n[gallery link=\"file\" ids=\"11426\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/","name":"Maroc : Doha, 15 ans, révoltée contre les mariages précoces - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/doha.jpg","datePublished":"2021-03-10T08:30:00+00:00","dateModified":"2023-03-06T10:07:14+00:00","description":"Doha El Kouit a le verbe facile et les convictions ancrées d’une jeune fille de 15 ans qui n’a pas peur de grand-chose. Même au cours d’un entretien mené","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-doha-15-ans-revoltee-contre-les-mariages-precoces/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/doha.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/doha.jpg","width":840,"height":630,"caption":"doha.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le devoir de vigilance au cœur d’un agenda européen 2021 très attendu","datePublished":"2021-03-08T09:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-10T10:28:49+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/"},"wordCount":1116,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/pledge_-_eu_-_timmermanns_-_4-e1641569193479.jpg","keywords":["Devoir de vigilance","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Il y a huit ans, l’effondrement du Rana Plaza avait choqué et ému la scène internationale, pressant les Etats à légiférer pour en finir avec l’impunité des multinationales. Où en est-on aujourd’hui ? Une législation sur le devoir de vigilance, à l’échelle européenne, pourrait bien se décider dans les semaines à venir. Le CCFD-Terre Solidaire se mobilise avec ses alliés pour informer les parlementaires européens et la société civile autour de ces enjeux.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11428\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© The Friends of the earth Europe[/caption]\n\nPour lutter contre l’impunité des multinationales en cas de violations des droits humains et de l’environnement, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise depuis plusieurs années en faveur de l’adoption d’une législation européenne sur le devoir de vigilance. Un projet ambitieux et très attendu qui est au cœur de l’agenda de la Commission et du Parlement européen en 2021.  \n\nLe devoir de vigilance : un mécanisme juridique pour rendre les multinationales responsables\n\nLe devoir de vigilance est une obligation faite aux entreprises multinationales d’assurer une activité de production respectueuse des droits humains et de l’environnement.   \n\n\n \nL’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, survenu le 24 avril 2013, a coûté la vie à 1 100 ouvrières. Ce drame a montré au monde entier les conditions déplorables dans lesquelles elles travaillaient, et l’impossibilité pour les survivantes d’obtenir réparation.\n\nLa mobilisation conjointe avec de nombreuses organisations comme le collectif Ethique sur l’étiquette, Amnesty, Sherpa, les Amis de la Terre, Action Aid et de nombreux acteurs, a finalement permis l’adoption en 2017 de la loi sur le devoir de vigilance.  \n\nEn adoptant cette loi historique, la France s’est imposée comme une pionnière.\n\nLire notre article qui revient sur cette histoire. \n\nCette loi impose l’obligation pour les entreprises de plus de 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde de prévenir et de réparer les violations des droits humains et les dommages en matière d’environnement engendrés par les activités directes de l’entreprise et/ou celle des fournisseurs ou sous-traitants avec lesquels est entretenue une « relation commerciale établie ». \n\nLa loi prévoit l’obligation pour les entreprises concernées de concevoir un plan de vigilance, de le rendre public et de le mettre en application. \n\nLes articles 1 et 2 de cette loi permettent un recours en justice en cas de manquements à ces obligations.  \n\nLes premières plaintes arrivent désormais devant la justice française : c’est le cas d’EDF assigné en justice par une communauté autochtone au Mexique. \n \nAujourd'hui, il est très important que d’autres Etats se dotent également d’une législation face aux multinationales, afin d’éviter que celles-ci ne continuent de contourner les lois.  \n \nLes déversements d’hydrocarbures récurrents dans le Delta du Niger par le géant pétrolier Shell, ou encore le travail forcé des ouvriers au Qatar pendant le chantier de la Coupe du Monde de 2022 ne sont que quelques-uns des nombreux scandales montrant l’impunité des multinationales.  \n \nCar aujourd’hui, malgré ces drames, aucune législation contraignante à l’échelle européenne ou internationale ne permet de les réguler. \n\nDernier scandale en date, l’assignation en justice du groupe Casino, ce mercredi 3 mars 2021, pour complicité de déforestation en Amazonie. \n\n\nUne prise de conscience européenne : fruit d’un long plaidoyer  \n\nSur le modèle de la loi française, de nombreux Etats européens ont commencé à légiférer sur le devoir de vigilance. Parmi eux : la Finlande, la Suisse, les Pays-Bas et l’Allemagne. \n\nIl est temps désormais de parvenir à une législation à l’échelle européenne afin d’éviter la danse des  multinationales entre les différentes législations qui leur permet d’agir en toute impunité. Cette législation doit également faciliter un accès à la justice pour les victimes.  \n\nEn avril 2020, le Commissaire à la justice, Didier Reynders, avait annoncé un projet de législation européenne sur le devoir de vigilance des entreprises pour 2021.  \n\nUne première victoire pour les organisations qui se sont mobilisées sur la question, dont le CCFD-Terre Solidaire.  \n\n  Dates clés en 2021:  \n\n27 janvier : la Commission JURI du Parlement Européen adopte un rapport pour donner les grandes orientations d’un futur projet de législation sur le devoir de vigilance.\n\n 9 et 10 mars  : ce rapport a été débattu en session plénière le 9 mars, avant d’être définitivement adopté le 10 mars \n\n Mai et Juin  : une proposition de législation est attendue de la Commission Européenne. \n\nDepuis, le Parlement planche pour soumettre son rapport d’initiative législative à la Commission Européenne. Les bases de cette nouvelle directive qui proviennent, entre autres, du rapport établi par la députée européenne Laura Wolters (S&D), ont été adoptées par la Commission JURI du Parlement européen le 27 janvier 2021. Le rapport parlementaire sera soumis au débat et définitivement adopté en session plénière les 9 et 10 mars prochain. Une proposition de la Commission Européenne est attendue courant mai ou juin prochain.   \n \t\nDe nombreux parlementaires se sont déjà positionnés en amont du vote attendu et nous nous mobilisons pour qu’ils soient plus nombreux afin de peser sur la Commission Européenne dans les prochains mois.  \n\nRestons mobilisés! \n\n«Une législation française seule ne suffit pas. Même si la loi relative au devoir de vigilance crée un important précédent, il est essentiel d’aller plus loin, en s’inspirant de ses forces et en corrigeant ses faiblesses», Swann Bommier. \n\nRestons mobilisés pour s’assurer que le Parlement Européen mette en place une législation qui ne soit pas un énième outil de greenwashing, mais un outil de progrès.  \n\nRestons mobilisés pour empêcher que les lobbys des multinationales n’influencent les parlementaires dans la mauvaise direction.  \n\nEn vue de la proposition de législation européenne que la Commission européenne publiera en mai ou juin, des actions de mobilisation portées par la CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité) et le CCFD-Terre Solidaire seront bientôt annoncées et nous vous attendons nombreux.  \n\n Pour en savoir plus  nous vous invitons à lire la note publiée par le CCFD-Terre Solidaire et remise aux parlementaires : «Une législation européenne sur le devoir de vigilance et la responsabilité juridique des entreprises ? Une idée dont le temps est venu». \n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11428\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/","name":"Le devoir de vigilance au cœur d’un agenda européen 2021 très attendu - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/pledge_-_eu_-_timmermanns_-_4-e1641569193479.jpg","datePublished":"2021-03-08T09:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-10T10:28:49+00:00","description":"Il y a huit ans, l’effondrement du Rana Plaza avait choqué et ému la scène internationale, pressant les Etats à légiférer pour en finir avec l’impunité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-devoir-de-vigilance-au-coeur-dun-agenda-europeen-2021-tres-attendu/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/pledge_-_eu_-_timmermanns_-_4-e1641569193479.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/pledge_-_eu_-_timmermanns_-_4-e1641569193479.jpg","width":840,"height":451,"caption":"© The Friends of the earth Europe"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le patriarcat est un obstacle à la lutte contre la faim dans le monde","datePublished":"2021-03-08T13:12:26+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/"},"wordCount":514,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-072-scaled-e1639653677947.jpg","keywords":["Opinion","Paix et vivre ensemble","Patriarcat"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La pandémie de la Covid-19 montre, une fois encore et dans le monde entier, que les femmes sont particulièrement exposées à la pauvreté.\n\nSylvie Bukhari-de Pontual est la présidente du CCFD-Terre Solidaire. En cette journée du droit des femmes, elle montre à quel point la culture patriarcale et le déni des droits des femmes sont une entrave à la lutte pour la souveraineté alimentaire dans le monde. \n\nLa crise Covid-19 jette une lumière crue sur les inégalités entre les hommes et les femmes.\n\nAlors que 70 % des employés du secteur de la santé sont des femmes, ces dernières se trouvent exposées à des risques accrus de violences conjugales au sein de foyer confinés, de difficultés à trouver un refuge en cas de problème, de perte d’un emploi trop souvent précaire ou à temps partiel…\n\nLe patriarcat est un système d’organisation sociale qui nie les droits des femmes partout dans le monde en produisant des rapports de domination masculines : domination économique ou financière, politique ou sociale, culturelle ou religieuse…\n\nCela peut prendre différentes formes :\n\n- une organisation agricole qui ne reconnaît pas le travail des femmes et les prive de l’accès à la propriété foncière ;\n\n- une famille au sein de laquelle les filles ne peuvent pas prendre les décisions qui les concernent au premier chef ;\n\n- une législation qui considère les femmes comme d’éternelles mineures ;\n\n- une société consumériste qui marchandise le corps des femmes ;\n\n- une communauté qui ferme les yeux sur les violences sexuelles…\nSe priver de la moitié de potentiel\nJe crois fermement que le patriarcat est l’une des causes structurelles de la pauvreté et de la faim.\n\nParce qu’une société qui se prive de la moitié de ses membres se prive aussi de la moitié de son potentiel de développement.\n\nEt parce que les obstacles à la justice sociale sont aussi des obstacles à un développement harmonieux.\n\nNous en faisons quotidiennement l’expérience sur le terrain, dans plus de 70 pays à travers le monde : non seulement le patriarcat va à l’encontre de nos valeurs, mais il entrave toute action contre la pauvreté et en faveur de la souveraineté alimentaire.\nLa lutte contre le patriarcat, un défi engagé pour les six prochaines années\nNous avons décidé d’en faire l’une des grandes orientations de notre action pour les six prochaines années : nous voulons aider les femmes à avoir un meilleur accès aux ressources et à prendre la maîtrise de leur vie.\n\nCela passe par l’éducation et le partage d’expériences.\n\nMais c’est aussi un enjeu politique : en accédant à des responsabilités locales, nationales et internationales, les femmes pourront trouver leur juste place au sein de leur famille et de leur communauté.\n\nQu’attendons-nous pour agir collectivement sur les mentalités et les représentations ?\n\nSylvie Bukhari-de-Pontual, Présidente du CCFD-Terre Solidaire.&nbsp;"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/","name":"Le patriarcat est un obstacle à la lutte contre la faim dans le monde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-072-scaled-e1639653677947.jpg","datePublished":"2021-03-08T13:12:26+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:58+00:00","description":"La pandémie de la Covid-19 montre, une fois encore et dans le monde entier, que les femmes sont particulièrement exposées à la pauvreté. Sylvie Bukhari-de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-patriarcat-est-un-obstacle-a-la-lutte-contre-la-faim-dans-le-monde/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-072-scaled-e1639653677947.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-072-scaled-e1639653677947.jpg","width":1709,"height":1526,"caption":"© Roberta Valerio"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Notre Magazine Faim et Développement se réinvente : découvrez Echos du Monde (Podcast)","datePublished":"2021-03-12T16:51:18+00:00","dateModified":"2022-01-19T16:40:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/"},"wordCount":366,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/echos_du_monde.jpg","keywords":["Echos du monde"],"articleSection":["Echos du Monde","Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À  l’occasion de ses 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire modernise son magazine.  Faim et Développement se transforme et devient Echos du Monde.  \nHélène Julien, la rédactrice en chef du magazine, nous présente cette nouvelle formule et nous emmène en Palestine où les femmes journalistes s’entraident pour faire entendre leur voix.\n\n\n\n\n\n\n\nAlors que les inégalités et les rapports de domination persistent, de nombreuses initiatives sont mises en place pour tendre vers un avenir meilleur. Cette lueur d’espoir, portée notamment par nos partenaires, nous tenons à la porter et à la partager dans chaque numéro du magazine Echos du Monde.\n\nAvec pour mission de sensibiliser à la solidarité internationale et d'inviter à la réflexion, Echos du Monde donne la parole à celles et ceux qui agissent ici et là-bas pour faire bouger les choses. \n\n\n\nGrâce à une esthétique plus sobre, une place plus importante accordée à l’image et une nouvelle manière de présenter l’information, le magazine fait peau neuve. Il affirme sa volonté de recentrer sur l’ « humain » et d’informer de manière plus ludique, explique Hélène Julien. \n \nLe magazine conserve ce qui fait sa force : la rencontre à travers le reportage. Des journalistes continueront de se rendre sur place pour permettre aux lecteurs de rencontrer des acteurs et actrices hors du commun, qui partagent leurs combats et décryptent les défis auxquels ils et elles sont confrontés. \n\n\n\nRendez-vous pour le premier numéro, le 15 mars, avec au sommaire : \n\n•\tUn dossier «Elles bougent le monde» avec des histoires inspirantes venues du monde entier, comme celle des femmes journalistes palestiniennes de l’association  Filastinyat soutenue par le CCFD-Terre Solidaire. \nÀ travers les actions de l’association, ces journalistes font entendre la voix de leur peuple tout en changeant le regard de leur société patriarcale sur les femmes. \n\nMais aussi: \n•\tDes nouvelles de la Birmanie. \n•\tUne rencontre avec l’association Guatémaltèque Actrices du changement, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui par le biais du théâtre, aident les femmes victimes de violences sexuelles à surmonter leurs blessures."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/","name":"Notre Magazine Faim et Développement se réinvente : découvrez Echos du Monde (Podcast) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/echos_du_monde.jpg","datePublished":"2021-03-12T16:51:18+00:00","dateModified":"2022-01-19T16:40:44+00:00","description":"À l’occasion de ses 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire modernise son magazine. Faim et Développement se transforme et devient Echos du Monde.  Hélène Julien,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/notre-magazine-faim-et-developpement-se-reinvente-decouvrez-echos-du-monde-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/echos_du_monde.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/echos_du_monde.jpg","width":840,"height":472,"caption":"echos_du_monde.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A l&rsquo;occasion de nos 60 ans, une tombola pour soutenir l&rsquo;agroécologie","datePublished":"2021-04-06T10:03:00+00:00","dateModified":"2022-01-20T15:04:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/"},"wordCount":355,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/01/CCFD_60ANS_Numerique_PostTwitter2.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"A l’occasion de nos 60 ans, nous organisons une tombola nationale pour soutenir l’agroécologie. Du 5 avril au 16 octobre 2021, l’ensemble du réseau se mobilise pour vendre 75 000 tickets et faire connaitre notre action pour promouvoir l'agroécologie paysanne.\n\nLa tombola est une opération imaginée par des bénévoles de la région Midi Pyrénées et déployée au niveau national. \nUn objectif de 150 000 € pour l’agroécologie\n75 000 billets seront vendus à 2 € soit une recette espérée de 150 000 € pour financer le développement de l’agroécologie paysanne sur les cinq continents.\nDepuis 2018, nous menons un grand programme dont l’objectif est de soutenir des initiatives agroécologiques et de permettre l’échange de bonnes pratiques entre les acteurs locaux. Relier les femmes et les hommes de nos 29 organisations partenaires permet de mener à l’échelle mondiale un projet de transition vers une agroécologie paysanne. L’idée étant que cette agriculture, respectueuse de la planète, remplace petit à petit les agricultures intensives.\n  Pour tout savoir sur ce programme :  Dossier : L'agroécologie,  réponse aux enjeux du monde paysan (programme Tapsa)  \n18 LOTS EXCEPTIONNELS À GAGNER\nLe tirage aura lieu sous contrôle d’un huissier de justice le 16 octobre 2021.\n\n Un voyage pour deux personnes (voyage d’une valeur de 5 000 € à créer avec une agence – valable 2 ans après le tirage)\n Deux vélos électriques (1 200 € chacun)\n Deux VTT (499 € chacun)\n Une semaine dans un éco-camping (séjour d’une valeur de 474 € pour quatre personnes maximum)\n Une semaine dans un gîte en Aveyron (séjour d’une valeur de 450 € pour quatre personnes maximum)\n Deux tablettes (400 € chacune)\n Deux vols en montgolfière (vols pour deux personnes d’une valeur de 390 € chacun chez un professionnel dans le Tarn ou l’Aveyron)\n Sept coffrets « cadeau spectacles, the show must go on » (99 € chacune valable 1 an après la date du tirage)\n\nRapprochez-vous de nos équipes bénévoles près de chez vous pour participer!\nVoir le règlement de la tombola.\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nRégèlement - Tombola 60 ans"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/","name":"A l'occasion de nos 60 ans, une tombola pour soutenir l'agroécologie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/01/CCFD_60ANS_Numerique_PostTwitter2.jpg","datePublished":"2021-04-06T10:03:00+00:00","dateModified":"2022-01-20T15:04:04+00:00","description":"A l’occasion de nos 60 ans, nous organisons une tombola nationale pour soutenir l’agroécologie. Du 5 avril au 16 octobre 2021, l’ensemble du réseau se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-nos-60-ans-une-tombola-pour-soutenir-lagroecologie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/01/CCFD_60ANS_Numerique_PostTwitter2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/01/CCFD_60ANS_Numerique_PostTwitter2.jpg","width":2133,"height":1067,"caption":"CCFD 60 ans"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Revivez la matinale interactive « spéciale CCFD-Terre Solidaire » sur RCF (podcast)","datePublished":"2021-03-18T16:32:10+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/"},"wordCount":223,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/accueil_partenaires_2019_au_national-094.jpg","articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire était à l’honneur sur les ondes de RCF ce vendredi 19 mars dans la matinale « Je pense donc j'agis » animée par Melchior Gormand et Véronique Alzieu. Si vous avez manqué ce rendez-vous, pas de panique, nous vous invitons à écouter (ou à réécouter) ce moment d'échange en compagnie de nos acteurs associatif. \n\n\n\n[caption id=\"attachment_11447\" align=\"aligncenter\" width=\"https://ccfd-terresolidaire.org/mentions-legales-et-credits/\"]Pape Aliou Sane, directeur de l’Association UNMFR © Sacha Lenormand/CCFD-Terre Solidaire.[/caption]\n\n\n« Je pense donc j'agis », est le nouveau rendez-vous interactif de RCF qui nous invite à prendre du recul sur l'actualité et à réfléchir à notre monde de demain. \n\n\nAu programme :\n\n\n\n Zoom sur la campagne de Carême du CCFD-Terre Solitaire en compagnie de :\n\n\nPape Aliou Sane, partenaire du Sénégal et directeur de l’Association UNMFR (Union Nationale des Maisons Familiales Rurales). \n\n\nStéphane Duclos, chargé de mission à la Direction de la mobilisation Citoyenne. \n\n\nNathalie Henry-Delatre, chargée de Développement Associatif pour la région Champagne-Ardenne. \n\n\n\n\n\n\n À l'occasion des 60 ans du CCFD-Terre Solidaire, découvrez l'engagement et les actions de nos partenaires, avec :  \n\n\nFloriane Louvet, chargée de mission Amérique Latine. \n\n\nNathalie Henry-Delatre.\n\n\n\n\n\nEnsemble, réfléchissons et agissons pour un monde meilleur. \n[gallery link=\"file\" ids=\"11447\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/","name":"Revivez la matinale interactive \"spéciale CCFD-Terre Solidaire\" sur RCF (podcast) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/accueil_partenaires_2019_au_national-094.jpg","datePublished":"2021-03-18T16:32:10+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:46+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire était à l’honneur sur les ondes de RCF ce vendredi 19 mars dans la matinale « Je pense donc j'agis » animée par Melchior Gormand","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/revivez-la-matinale-interactive-speciale-ccfd-terre-solidaire-sur-rcf-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/accueil_partenaires_2019_au_national-094.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/accueil_partenaires_2019_au_national-094.jpg","width":376,"height":470,"caption":"Pape Aliou Sane, directeur de l’Association UNMFR © Sacha Lenormand/CCFD-Terre Solidaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Argentine, défendre les « gardiens de la nature » et l&rsquo;agriculture familiale","datePublished":"2021-03-23T11:54:45+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/"},"wordCount":737,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Gabriela-Villanueva-productora-agroecológica-junto-a-uno-de-sus-hermanos-3-scaled-e1642612877427.jpg","keywords":["Agriculture","Agroécologie","Amérique Latine / Caraïbes","Projet","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Argentine, l’association Incupo accompagne les populations rurales autochtones et paysannes à lutter pour leurs droits sur leurs territoires. L'organisation, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, les aide à faire face à la pression d’une agro-industrie puissante.\n\n\nUne association engagée auprès des \"gardiens de la nature\"\nL’association est particulièrement active dans la Province du Chaco, qui est la terre ancestrale de nombreuses communautés autochtones, qui en véritables gardiens de la nature, luttent pour la préservation des forêts et de la biodiversité.\n\n\nL’agriculture familiale, un acteur clé de la sécurité et de la souveraineté alimentaire\nL’association accompagne également les communautés paysannes, qui exercent le plus souvent leur activité en famille. La préservation de l’agriculture familiale est fondamentale, car elle joue un rôle social et économique majeur.\n\n\nLes droits des communautés autochtones bafoués\nLa Constitution argentine reconnaît la préexistence ethnique et culturelle des peuples autochtones et garantit le respect de leur identité.\nPourtant, leurs droits sont systématiquement bafoués :\n\n- Ils sont discriminés et marginalisés en raison de leurs modes de vie et de leurs langues.\n\n- Ils subissent un manque criant d’infrastructures et de services de base, comme l'accès à l'eau potable, au logement, à la santé, à l’éducation et à des voies de communication publiques.\n\n- Ils sont exclus des processus décisionnels, et pendant ce temps, les politiques de développement menées dans les territoires, répondent à des intérêts purement financiers en faveur du secteur privé.\nUne souveraineté alimentaire menacée par une déforestation massive\nLes populations rurales sont également impactées par une déforestation massive. Au Chaco, l’expansion des terres agricoles destinées à l’élevage intensif ou aux monocultures, comme le soja, a considérablement réduit la surface des forêts :\n\nLes peuples, forcés de s’exiler vers les centres urbains et périurbains, voient leur souveraineté et leur sécurité alimentaire menacées, car la déforestation restreint l’accès à la terre et à d’autres ressources comme l’eau.\nL’élection d’Alberto Fernandez : une promesse ou un leurre pour la préservation de l’agriculture familiale ?\nL’arrivée d’Alberto Fernandez, du parti justicialiste, au pouvoir en 2019 est bien vu par les communautés rurales qui espèrent une mise en œuvre de politiques favorisant la commercialisation des produits issus de l’agriculture familiale.\n\nMais reste à savoir si le Président parviendra à assurer la bonne mise en œuvre de ces politiques compte-tenu de la situation actuelle du pays : rongé par la crise économique et en plein démantèlement de ses services publics mené par le précédent gouvernement « néolibéral ». Sans oublier la crise de Covid-19.\n\nPar ailleurs, la situation critique des communautés rurales est aggravée par la sécheresse et les incendies de 2020. Et les acteurs de l’agro-industrie disposent de puissants mécanismes de lobbying.\n\nPour l’association Incupo, il faut renforcer la mobilisation pour rendre visibles les revendications portées afin que les lois et les engagements gouvernementaux soient effectivement respectés.\nL'association Incupo milite et agit pour la préservation de leurs droits et de leur agriculture\nL’association Incupo, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire :\n\n- Contribue à renforcer la participation des organisations autochtones pour défendre leurs droits notamment : l’accès à un habitat digne ; l’approvisionnement en eau ; et la préservation de leurs terres via des plans de gestion durable des forêts.\n\n- Plaide pour des politiques publiques de soutien à l’agriculture familiale.\n\n- Promeut une approche agroécologique notamment : l’autorisation des circuits courts, la sensibilisation de la population à la consommation d’aliments sains et locaux, et des réglementations sanitaires adéquates.\n\n- Agit au niveau national pour que la loi de 2004 sur le rétablissement de l’agriculture familiale soit réellement appliquée et que des lois protégeant les biens communs, comme les forêts ou les zones humides, soient élaborées.\n\nA lire pour aller plus loin et découvrir les combats d'Incupo : \n\nLes paysans argentins dénoncent (aussi) l’accord Mercosur.\n\nLes accords Mercosur vus d’Amérique latine : 3 témoignages du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil.\n\nOphélie Chauvin.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11453,11454,11455\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/","name":"En Argentine, défendre les « gardiens de la nature » et l'agriculture familiale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Gabriela-Villanueva-productora-agroecológica-junto-a-uno-de-sus-hermanos-3-scaled-e1642612877427.jpg","datePublished":"2021-03-23T11:54:45+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:32+00:00","description":"En Argentine, l’association Incupo accompagne les populations rurales autochtones et paysannes à lutter pour leurs droits sur leurs territoires.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-argentine-defendre-les-gardiens-de-la-nature-et-lagriculture-familiale/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Gabriela-Villanueva-productora-agroecológica-junto-a-uno-de-sus-hermanos-3-scaled-e1642612877427.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Gabriela-Villanueva-productora-agroecológica-junto-a-uno-de-sus-hermanos-3-scaled-e1642612877427.jpg","width":2560,"height":1568,"caption":"© Incupo"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Chiapas : défendre le droit des peuples indigènes à disposer d’eux-mêmes","datePublished":"2021-03-26T10:10:40+00:00","dateModified":"2021-12-10T10:11:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/"},"wordCount":441,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/anniversaire_de_mgr_samuel_ruiz_006-2.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Podcast"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Walter Prysthon, Responsable du Service Amérique Latine du CCFD-Terre Solidaire, nous emmène au Mexique, au cœur la réalité des communautés indigènes du Chiapas.  Avec lui, découvrons l’engagement de la DESMI, notre ONG partenaire, qui lutte à leurs côtés pour la reconnaissance de leurs droits.\n\n\nTrente ans après la révolte Zapatiste : quelle réalité pour les peuples indigènes ?\nSitué au Sud du Mexique, la région du Chiapas a connu dans les années 1990 l’un des soulèvements les plus importants de son histoire : la Révolution Zapatiste.\nCette révolte emblématique militait en faveur d’une amélioration des conditions de vie et du droit à l’auto-détermination des peuples autochtones.\n\nQu' en est-il trente ans plus tard ? Les Accord de Paix San Andrès, signés en 1994 et encadrés par Monseigneur Samuel Ruiz (fondateur de la DESMI), n’ont pas été respectés par le gouvernement.\n\nFace à ces manquements, les populations indigènes poursuivent une démarche de recherche d’alternatives pour leur développement et leur autonomie. Mais celle-ci est violemment réprimée par les attaques de groupes paramilitaires.\n\nFace à ces violences, une partie de la population est contrainte de s’exiler dans les montagnes.\n\n[caption id=\"attachment_11459\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Cortège lors du 50e anniversaire de l'ordination de Mgr. Ruiz, fondateur de la DESMI. San Cristobal, Chiapas © Walter Pryston / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nLutter pour protéger la « Terre Mère »\nLa DESMI (Développement Economique et Sociale des Mexicains Indigènes), soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, s’engage aux côtés des populations autochtones pour faire reconnaître leur droit à vivre dignement sur leurs territoires.\n\nL’association place la protection des terres au cœur de son action, en tenant compte de la relation particulière qu’entretiennent les peuples indigènes à leur environnement.\n\n« Pour les mayas, la terre n’est pas “un moyen de production“. Leur relation à la terre est bien plus profonde : ils la considèrent comme une mère nourricière. La “Terre Mère“ »&gt;\n\nL'association intervient de manière intégrale : protéger leurs terres ; garantir le respect des cultures ; et le droit à l’auto-détermination, sont autant de leviers pour permettre aux autochtones d'exister en tant que peuple.\n\n\nPour aller plus loin :\nAu Chiapas, une relation particulière à la Mère Terre.\n\nAu Mexique, comment aider les paysans du Chiapas. \n\nDéfendre les droits de l’Homme au Chiapas : une mission à haut risques. \n[gallery link=\"file\" ids=\"11459\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/","name":"Au Chiapas : défendre le droit des peuples indigènes à disposer d’eux-mêmes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/anniversaire_de_mgr_samuel_ruiz_006-2.jpg","datePublished":"2021-03-26T10:10:40+00:00","dateModified":"2021-12-10T10:11:48+00:00","description":"Walter Prysthon, Responsable du Service Amérique Latine du CCFD-Terre Solidaire, nous emmène au Mexique, au cœur la réalité des communautés indigènes du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-defendre-le-droit-des-peuples-indigenes-a-disposer-deux-memes-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/anniversaire_de_mgr_samuel_ruiz_006-2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/03/anniversaire_de_mgr_samuel_ruiz_006-2.jpg","width":840,"height":630,"caption":"Cortège lors du 50e anniversaire de l'ordination de Mgr. Ruiz, fondateur de la DESMI. San Cristobal, Chiapas © Walter Pryston / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Irak : le long du Tigre, la jeunesse se mobilise","datePublished":"2021-04-01T14:23:20+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/"},"wordCount":473,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_de_roberta_valerio_2019-073.jpg","keywords":["Justice économique","Podcast"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Florent Schaeffer, chargé de mission Moyen-Orient au CCFD-Terre Solidaire, attire notre attention sur la situation du fleuve Tigre, en Irak. La population est affectée par le partage inégal de l’eau, devenue une denrée rare à cause du réchauffement climatique. Avec lui, découvrons les enjeux de la campagne « Save the Tigris » portée par la jeunesse irakienne et soutenue par le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11463\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Salman Khairalla, militant de « Save the Tigris », sur les vestiges du marais. © Roberta VALERIO / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nLe fleuve Tigre : écoulement d’une situation dramatique\nLe fleuve Tigre prend sa source en Turquie, traverse la Syrie et l’Irak, avant de se déverser dans le Golfe Persique. Il est la source de vie de toute une région.\n\nMais en raison de fortes chaleurs qui soufflent sur le Moyen-Orient (jusqu'à 50°C l'été à Bagdad), les eaux du fleuve sont polluées et son débit est fortement diminué.\n\nEn plus des dérèglements climatiques, le Tigre est le théâtre, depuis les années 1960, de conflits géopolitiques et d'activités humaines dévastatrices qui ne cessent de le fragiliser.\nL’Irak : pris au piège de l'accaparement de l’eau\nL'eau du fleuve est devenue une denrée rare. Les pays qui le bordent retiennent la quantité dont ils ont besoin en construisant des barrages, aux dépens des autres populations.\n\nL'Irak, situé en aval du fleuve, se retrouve pénalisé puisqu'il ne reste qu'un débit d'eau très faible sur son territoire.\n\n« L’été dernier, à Bagdad, il était possible de traverser le Tigre à pied tellement l’eau était basse ! C’était du jamais-vu ! »&gt;\n\nLes répercussions sociales et environnementales impactent tout le pays, déjà fragilisé par 40 ans de guerres.\n« Save the Tigris » : une campagne portée par la jeunesse irakienne\nAu sud de l'Irak, le Tigre et l’Euphrate s’unissent et forment des marais, aujourd’hui réduits de 60 %.\n\nPour sauver leur environnement des destructions humaines, des jeunes irakiennes et irakiens lancent la campagne « Save the Tigris ».\n\nCelle-ci vise :\n- à protéger l' écosystème unique des marais mésopotamiens\n- à lutter contre les barrages régionaux qui empêchent un partage équitable de l’eau.\n\nL’enjeu est de faire du fleuve une source de Paix et non de conflit.\n\nEn 2016, ces marais sont placés sous la protection de l’UNESCO. Une première victoire.\n\n[caption id=\"attachment_11464\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Al hawaiza Marsh, pêche dans le marais mésopotamien ©Roberta VALERIO / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nPour aller plus loin :\n\nIrak : les jeunes se battent pour sauver le fleuve Tigre (diaporama)\n\nIrak : les marais mésopotamiens vont-ils disparaître ?\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11464,11466,11463\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/","name":"Irak : le long du Tigre, la jeunesse se mobilise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_de_roberta_valerio_2019-073.jpg","datePublished":"2021-04-01T14:23:20+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:55+00:00","description":"Florent Schaeffer, chargé de mission Moyen-Orient au CCFD-Terre Solidaire, attire notre attention sur la situation du fleuve Tigre, en Irak. La population","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/irak-le-long-du-tigre-la-jeunesse-se-mobilise-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_de_roberta_valerio_2019-073.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_de_roberta_valerio_2019-073.jpg","width":840,"height":560,"caption":"Salman Khairalla, militant de « Save the Tigris », sur les vestiges du marais. © Roberta VALERIO / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"1961-2021 : Depuis 60 ans, une chose est sûre, nos destins sont liés","datePublished":"2021-04-02T10:19:37+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/"},"wordCount":588,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/60_ans_cp.jpg","keywords":["Communiqués de presse"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire, est mobilisé aux côtés de celles et ceux qui luttent quotidiennement contre les causes de la faim. Loin des pratiques d’assistance et d’urgence, l’action de solidarité internationale de l’association repose sur le partenariat dans la durée avec des acteurs locaux. \nTout au long de l’année 2021, partout en France, le CCFD-Terre Solidaire célèbre 60 ans de convictions affirmées, de combats résolus, de victoires remportées, pour un monde plus juste et fraternel. \n\n\n\n\nCréé en 1961, par des mouvements et services d’Eglise et la Conférence épiscopale française, pour répondre à l’appel de l’organisme onusien, la FAO, en vue d’éradiquer la faim à travers le monde, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd’hui un acteur clé de la solidarité internationale.\nRompant avec les pratiques d'assistance, l’association accompagne, avec son expertise d'acteur international, à la fois financièrement et humainement, 677 projets dans 71 pays du Sud et de l'Est. Elle agit également pour faire changer les politiques auprès des décideurs nationaux et internationaux vers plus de justice et de solidarité ; fort du soutien de ses 15 000 bénévoles, elle s'investit pour sensibiliser les français à la solidarité internationale et à la citoyenneté mondiale. \n\n\n\n«Le CCFD-Terre Solidaire ce sont des bénévoles, partenaires, salariés, qui depuis 60 ans unissent et mutualisent leurs forces au service de la solidarité internationale. Tout simplement parce que les défis actuels, climatiques, sanitaires, économiques et sociaux ne peuvent être résolus qu’à l’échelle mondiale. Nous devons toutes et tous être unis pour relever ces défis. C’est une question de survie à la fois de la planète, mais aussi du respect de la dignité de chacun des êtres humains qui peuplent cette planète » \nSylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire \n \n\n\n\n60 ans d’engagements, de solidarité \n\nIci et là-bas depuis 60 ans des femmes et des hommes agissent pour un développement harmonieux entre les pays les plus pauvres et les pays riches. \nAujourd’hui ce sont 677 projets soutenus dans 71 pays, 519 partenaires accompagnés, 2,7 millions de bénéficiaires soutenus, 15 000 bénévoles et 178 salariés mobilisés, 99 délégations présentes sur l’ensemble du territoire français \n\n\n\n\nDes événements tout au long de l’année, partout en France, pour célébrer cet anniversaire \n\n\nPour cet anniversaire, le CCFD-Terre Solidaire souhaite donner pleine visibilité au dynamisme de son réseau de bénévoles. Les manifestations prévues iront à la rencontre du public et des divers acteurs locaux engagés dans la solidarité.\n\n•\tLa Tombola  \nDu 5 avril au 16 octobre 2021, l’ensemble du CCFD-Terre Solidaire se mobilisera pour vendre 75 000 tickets et faire connaître l’action du CCFD-Terre Solidaire. 75 000 billets à 2 € pour financer le développement de l’agroécologie paysanne et solidaire sur les cinq continents.\n\n•\tUn numéro spécial du magazine de l’association Échos du Monde disponible dès le 14 juin  \nMagazine de reportage de la solidarité internationale, Échos du Monde ira à la rencontre de celles et ceux qui agissent dans les pays du sud pour faire bouger les choses. Le magazine proposera également une réflexion, un décryptage sur les défis d’un monde en pleine mutation, sociales, économiques et politiques \n\nConsultez notre page spéciale 60 ans du CCFD-Terre Solidaire. \n\nContact presse  \nSophie Rebours\nTéléphone : 01 44 82 80 64 / 07 61 37 38 65\nMail : s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11469\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/","name":"1961-2021 : Depuis 60 ans, une chose est sûre, nos destins sont liés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/60_ans_cp.jpg","datePublished":"2021-04-02T10:19:37+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:32+00:00","description":"Depuis 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire, est mobilisé aux côtés de celles et ceux qui luttent quotidiennement contre les causes de la faim. Loin des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/1961-2021-depuis-60-ans-une-chose-est-sure-nos-destins-sont-lies/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/60_ans_cp.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/60_ans_cp.jpg","width":690,"height":129,"caption":"60_ans_cp.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Bolivie, les Guaranis font le choix d&rsquo;une agriculture respectueuse de la nature","datePublished":"2021-04-09T08:06:07+00:00","dateModified":"2024-12-17T10:15:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/"},"wordCount":370,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_sur_la_communaute_guarani_2019-028_1_.jpg","keywords":["Agriculture","Podcast","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Vivre en harmonie avec la nature grâce à une agriculture respectueuse de la nature, c’est le choix fait par de nombreux indiens guaranis en Bolivie. Martin Willaume, chargé de mission Amérique Latine au CCFD-Terre Solidaire, nous en dit plus.\n\n\n\nNous sommes en Bolivie, au cœur de l’Amérique Latine, dans un pays qui finance et promeut une agriculture intensive et destructrice des ressources.\n\nDans la région du Gran Chaco, le peuple guarani choisit pourtant de protéger son environnement et ses richesses grâce à un modèle agricole basé sur les principes du « Bien Vivre » ou « Yaiko Kavi Pave ».\n\nIls pratiquent une agriculture familiale et communautaire que beaucoup d’entre eux défendent avec fierté et conviction. Bien loin de l’agriculture conventionnelle donc, dont ils constatent chaque jour l'impact négatif sur l’environnement qui les entoure.\n\nCe territoire comporte de nombreuses réserves de pétrole, ce qui attire de nombreux investisseurs et entreprises du monde entier, notamment chinois.\n\nLa Chine est d’ailleurs devenue l’un des principaux partenaires commerciaux de la Bolivie et a entamé la construction d’une nouvelle route qui va traverser les communautés guaranis et probablement renforcer l’exploitation de ces ressources naturelles.\n\nAucune discussion avec les populations locales n’a eu lieu, et son impact environnemental ne semble pas être au cœur des préoccupations des investisseurs internationaux ou du gouvernement local.\n\nC’est dans l’agroécologie que notre partenaire le CIPCA place ses espoirs.\n\nCréée dans les années 1970, le CIPCA accompagne les populations guaranis dans la mise en place de projets agroécologiques, grâce à des formations par exemple.\n\nIl les aide également à défendre leurs droits et à prendre part aux décisions publiques en formant des leaders qui permettront notamment de faire entendre la voix des femmes et des jeunes.\n\nEn savoir plus sur l'agroécologie ici.\nPour aller plus loin :\nL’histoire de Seferino, paysan bolivien passé à l’agroforesterie.\n\nEn Bolivie, l’agroforesterie permet aux communautés paysannes de \"bien vivre\" tout en protégeant la forêt amazonienne.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11473\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/","name":"En Bolivie, les Guaranis font le choix d'une agriculture respectueuse de la nature - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_sur_la_communaute_guarani_2019-028_1_.jpg","datePublished":"2021-04-09T08:06:07+00:00","dateModified":"2024-12-17T10:15:44+00:00","description":"Vivre en harmonie avec la nature grâce à une agriculture respectueuse de la nature, c’est le choix fait par de nombreux indiens guaranis en Bolivie.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-bolivie-les-guaranis-veulent-une-agriculture-respectueuse-de-la-nature-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_sur_la_communaute_guarani_2019-028_1_.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_sur_la_communaute_guarani_2019-028_1_.jpg","width":1199,"height":675,"caption":"reportage_sur_la_communaute_guarani_2019-028_1_.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Amérique latine, faire avancer le projet de taxation des grandes fortunes","datePublished":"2021-04-09T13:30:55+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/"},"wordCount":672,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/meme_-_latindadd-2.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Fiscalité","Justice économique"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le réseau Latindadd, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, milite en faveur d’une taxe sur les grandes fortunes en Amérique Latine. Après des premières victoires encourageantes,  la mobilisation se poursuit, et le projet de taxation des grandes fortunes fait son chemin dans le contexte du Covid 19.\n\n\n[caption id=\"attachment_11475\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"][/caption]\nL'accroissement des inégalités en Amérique Latine\nPendant que les grandes fortunes s’enrichissent, 45 millions de personnes risquent de sombrer dans la pauvreté d’ici la fin 2021 à cause de la pandémie de la Covid-19. \n\nPartisan des mécanismes de redistribution directe, le Réseau latino-américain pour la justice économique et sociale (Latindadd), lance la campagne « Impuestos a la Riqueza Ya ». Elle vise à faire pression auprès des 20 gouvernements de la région pour l’instauration d’une taxe sur les grandes fortunes.\n\nSelon une estimation « prudente », réalisée par Latindadd, une telle taxe permettrait de récolter 26,5 milliards de dollars. Une somme suffisante pour - assurer la distribution gratuite du vaccin contre la Covid-19 et financer 6 mois de bons alimentaires pour les foyers en situation d’extrême pauvreté dans les différents pays de la région. \n\n\nDeux minutes pour comprendre les enjeux de la taxation des grandes fortunes en Amérique Latine.\n\nUne mobilisation qui porte ses fruits\nPour l’heure, le réseau peut se réjouir de nombreuses victoires :\n\n- L'Argentine a légiféré en faveur d'une taxe dite \"solidaire et extraordinaire\" pour les plus fortunés en janvier 2021. Contestée par certains contributeurs potentiels, la justice s'est prononcée le 1er avril dernier, en déboutant le recours d'un homme d’affaires qui refusait de payer sa contribution. \n\n- En Bolivie, l'impôt sur la fortune a permis de récolter 22,9 millions de dollars depuis son instauration en décembre 2020. \n\n- Une proposition de taxe sur les grandes fortunes a été mise à l'agenda parlementaire au Chili. \n\n- Au Pérou, elle est portée dans le programme du parti Juntos por el Perú, candidat aux élections présidentielles du 11 avril 2021, et se discute dans ce cadre. \nUn travail d’influence qui se poursuit\nLatindadd poursuit son combat pour : assurer la pérennité de ces mesures ; faire pression sur les autres pays de la région pour qu’ils légifèrent à leur tour ; et promouvoir le sens de la solidarité et de la responsabilité fiscale auprès des sociétés où les élites politiques et économiques freinent encore la mise en place de ce type de mesures.\n\nUn calendrier, force de mobilisation, se prépare :  \n\n- Le réseau poursuit la divulgation de son rapport : « Maintenant ou jamais : taxer les richesses et les riches en Amérique Latine et dans les Caraïbes »\n- En mai, un nouveau rapport sera publié sur la réponse fiscale des pays latino-américains à la pandémie.\n- En juin et septembre prochain, des rencontres seront organisées avec des parlementaires de la région.\n- Celles-ci seront suivies, entre septembre et novembre prochains, par des rencontres avec des fonctionnaires et des administrations fiscales. \nLatindadd : un réseau régional mobilisé pour lutter contre les inégalités\nLe réseau Latindadd réuni 24 organisations de 13 pays d’Amérique Latine.\n\nL’objectif du réseau est de faciliter l’échange d’informations, de plaider à plusieurs voix et de contribuer à l’intégration régionale et au renforcement de la démocratie.\n\nEnsemble, les membres de Latindadd œuvrent pour apporter des solutions alternatives ; militent pour combattre les inégalités ; assurent un suivi des politiques publiques ; produisent des analyses critiques ; et mènent des actions d’influence, de sensibilisation et de mobilisation.\n\nPour aller plus loin :  \n\nDeux minutes pour comprendre les enjeux de la taxation des grandes fortunes en Amérique Latine.\n\n\nSuivre la campagne \"Impuestos a la Riqueza Ya\"\n\nOphélie Chauvin.\n[gallery link=\"file\" ids=\"11478,11476\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/","name":"En Amérique latine, faire avancer le projet de taxation des grandes fortunes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/meme_-_latindadd-2.jpg","datePublished":"2021-04-09T13:30:55+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:55+00:00","description":"Le réseau Latindadd, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, milite en faveur d’une taxe sur les grandes fortunes en Amérique Latine. Après des premières","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-amerique-latine-une-campagne-fait-avancer-le-projet-de-taxation-des-grandes-fortunes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/meme_-_latindadd-2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/meme_-_latindadd-2.jpg","width":840,"height":616}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Deux minutes pour comprendre les enjeux de la taxation des grandes fortunes en Amérique Latine (infographie)","datePublished":"2021-04-09T12:30:44+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/"},"wordCount":516,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/page_1_.png","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Justice économique"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Sur le continent le plus inégalitaire du monde, la crise de la Covid-19 renforce les inégalités : alors que les plus riches s'enrichissent, des millions de personnes plongent dans la détresse. Pour faire face à cette crise sans précédent, le réseau Latindadd démontre la nécessité d'instaurer un impôt sur la fortune.\n\nLe Réseau latino-américain pour la justice économique et sociale (Latindadd), soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, publie fin 2020, le rapport : \"Maintenant ou jamais : taxer les richesses et les riches en Amérique Latine et dans les Caraïbes\". Les données qu'ils ont collecté nous aident à comprendre pourquoi l'impôt sur la fortune permettrait d'atténuer les effets de la crise de la COVID-19.\nL'Amérique Latine : région la plus inégalitaire du monde\nLa pandémie a renforcé les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres : 1% des plus riches concentrent 40% des richesses. Pourtant,  les grandes fortunes ne participent que dans une infime proportion aux recettes des Etats.\n\n[caption id=\"attachment_11480\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nL'accroissement des inégalités à l'heure de la COVID-19\nLa pandémie a des répercussions désastreuses pour la santé sociale et économique des pays de la région. 45 millions de personnes sont menacés de pauvreté.\n\n[caption id=\"attachment_11481\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nLatindadd milite pour un impôt sur la fortune\nLes recettes des Etats proviennent à 50% de la taxe sur la consommation (TVA) qui ne fait pas de distinction entre les écarts de revenus. Pour Latindadd, taxer les grandes fortunes permettrait de récolter 24,6 milliards de dollars. Une somme suffisante pour répondre aux besoins de la crise.\n\n[caption id=\"attachment_11482\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nLa taxe sur la fortune gagne du terrain\nLatindadd mène des actions d'influence et de mobilisation auprès des 20 gouvernements de la région, et le réseau peut se réjouir de premières victoires.\n\n[caption id=\"attachment_11483\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]© CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nL'instauration de cet impôt est freinée par les élites économiques et politiques qui évoquent la crainte d'une « fuite des capitaux ».\n\nMais  «Les impôts ne réduisent pas les investissements. Je pense même que les impôts sur la fortune feraient l'inverse : ils stimuleraient les investissements », d'après Mme. Cañete Alonso, économiste chez Latindadd.\n\nLe réseau poursuit sa mobilisation avec la campagne \"Impuestos a la Riqueza Ya\" en vue de rendre ces mesures pérennes et d'engager les autres Etats à légiférer.\n\nPour aller plus loin :  \n\nEn Amérique latine, la taxation des grandes fortunes fait son chemin dans le contexte de la Covid 19\n\nConsulter le rapport Maintenant ou jamais : taxer les richesses et les riches en Amérique Latine et dans les Caraïbes (en espagnol).\n\nDécouvrir l'association Latindadd. \n\nOphélie Chauvin. [gallery link=\"file\" ids=\"11485,11486,11487,11488\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/","name":"Deux minutes pour comprendre les enjeux de la taxation des grandes fortunes en Amérique Latine (infographie) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/page_1_.png","datePublished":"2021-04-09T12:30:44+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:22+00:00","description":"Sur le continent le plus inégalitaire du monde, la crise de la Covid-19 renforce les inégalités : alors que les plus riches s'enrichissent, des millions","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-taxation-des-grandes-fortunes-en-amerique-latine-infographie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/page_1_.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/page_1_.png","width":840,"height":470,"caption":"© CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Hommage à Jovan Divjak : un soldat et un citoyen engagé pour la paix à Sarajevo","datePublished":"2021-04-13T14:59:37+00:00","dateModified":"2024-10-04T12:12:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/"},"wordCount":318,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/portrait_jovan.jpg","articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jovan Divjak est décédé ce 8 avril 2021 à Sarajevo. Le CCFD-Terre Solidaire lui rend hommage et salue la mémoire d'un grand artisan de paix. \n\n\n\n[caption id=\"attachment_11491\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Portrait de Jovan Divjak © Fanny CHEYROU/CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nSa vie est marquée par un choix qui a fait de lui un symbole : officier serbe de l’armée yougoslave, il refuse le nationalisme de Milosevic en 1992 et choisi de défendre Sarajevo contre les milices serbes qui assiègent la ville. \n\nJovan restera fidèle toute sa vie à l’idéal multi-ethnique de la Yougoslavie et à sa ville, Sarajevo, devenue la capitale de la Bosnie-Herzégovine.\n\nAprès-guerre il devient un citoyen engagé au travers de l’association Obrazovanje Gradi BiH (OGBH - « L’éducation construit la Bosnie-Herzégovine ») qu’il a co-fondé en 1994 et qu’il anime avec énergie et enthousiasme.\n\nEn juillet 2011, son engagement pour la paix lui vaut d'être injustement arrêté et accusé en Autriche. Le CCFD-Terre Solidaire s'était mobilisé, aux côtés de nombreux signataires, pour réclamer sa libération. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire, soutient OGBH depuis 19 ans pour apporter une aide psycho-sociale de longue durée aux jeunes orphelins de la guerre et aider à la scolarisation des plus démunis, particulièrement des enfants Roms.\n\nUne cérémonie a eu lieu aujourd'hui, mardi 13 avril, à 11h à Sarajevo. Le CCFD-Terre Solidaire s’y est associé pour saluer la mémoire d’un artisan de paix.\n\nFlorent Schaeffer\nChargé de partenariat Balkans - Roms - Irak et Turquie\n\n\nPour aller plus loin :  \n\nLe CCFD-Terre Solidaire demande la libération immédiate de Jovan Divjak\n\nArrestation de Jovan Divjak : lettres ouvertes au Parlement européen et au gouvernement autrichien\n\n\nAide et soutien psychologique auprès des orphelins de la guerre\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11491\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/","name":"Hommage à Jovan Divjak : un soldat et un citoyen engagé pour la paix à Sarajevo - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/portrait_jovan.jpg","datePublished":"2021-04-13T14:59:37+00:00","dateModified":"2024-10-04T12:12:59+00:00","description":"Jovan Divjak est décédé ce 8 avril 2021 à Sarajevo. Le CCFD-Terre Solidaire lui rend hommage et salue la mémoire d'un grand artisan de paix. Sa vie est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-jovan-divjak-un-soldat-et-un-citoyen-engage-pour-la-paix-a-sarajevo/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/portrait_jovan.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/portrait_jovan.jpg","width":840,"height":560,"caption":"Portrait de Jovan Divjak © Fanny CHEYROU/CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Deux minutes pour comprendre les limites des politiques d&rsquo;intervention au Sahel (infographie)","datePublished":"2021-04-15T09:21:37+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/"},"wordCount":460,"commentCount":2,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/07/02_tchad_fdm313.jpg","keywords":["Décryptage","Paix et vivre ensemble","Sahel"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Huit années d'opérations militaires, et pourtant les pays de l'Afrique sahélienne continuent de faire face à une crise multidimensionnelle. Face à ce bilan, la Coalition Citoyenne pour le Sahel publie ses recommandations pour que la protection des populations devienne une priorité.\n\n\nAu centre du Sahel, l'accroissement des violences et de l'insécurité alimentent une crise sociale, humanitaire, politique et institutionnelle. Dans ce contexte, la Coalition citoyenne pour le Sahel publie son premier rapport : Sahel : ce qui doit changer. Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations.\n\nLe rapport analyse l'impact de l'intervention des gouvernements de la région et de ses partenaires internationaux--dont la France-- et plaide pour une approche plus soucieuse des droits humains.\nAu centre du Sahel : une situation insoutenable\nLes opérations de lutte contre le terrorisme, qui gangrène la région, s'intensifient pendant que la réalité quotidienne des civils continue de se détériorer.\nLa Coalition Citoyenne pour le Sahel sonne l'alarme sur la situation, particulièrement inquiétante, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.\n\n\nLes civils : premières victimes des conflits\nL'intensification des opérations militaires participe à accroître les violences. L'année 2020 a été la plus meurtrière : les civils sont les premières victimes des forces non étatiques, mais aussi et surtout, des forces armées.\n\n\nUne crise humanitaire qui s'intensifie\nLes conflits génèrent des conséquences désastreuses pour les populations et alimentent des tensions communautaires sur fond de compétition pour l'accès aux ressources.\n\n\n\nLe nombre de personnes déplacées a été multiplié par deux en à peine deux ans.\nUne politique d'intervention confrontée à ses limites\nEn 2013, l'arrivée des troupes françaises au Mali marque le début d'une intervention internationale massive.\nAujourd'hui, il est temps de se questionner quant à l'efficacité et à l'impact des réponses apportées par les Etats investis dans la résolution de la crise sahélienne.\n\n\nLa Coalition recommande pour une nouvelle stratégie\nLa Coalition Citoyenne pour le Sahel, soutenue par une vingtaine d'ONG, dont le CCFD-Terre Solidaire, réunit 48 organisations sahéliennes, ouest-africaines et internationales.\nCette alliance informelle, constituée en juillet 2020, vise à engager un dialogue constructif pour repenser une stratégie d'intervention qui ne soit pas seulement sécuritaire, mais qui adopte une approche plus humanitaire et soucieuse des besoins des populations affectées.\n\n\n\nPour aller plus loin  :\n\nLire le rapport de Coalition citoyenne pour le Sahel. \n\nPourquoi il faut refonder la politique de la France au Sahel (opinion)\n\nOphélie Chauvin.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11496,11494,11495,11498,11497\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/","name":"Deux minutes pour comprendre les limites des politiques d'intervention au Sahel (infographie) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/07/02_tchad_fdm313.jpg","datePublished":"2021-04-15T09:21:37+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:33+00:00","description":"Huit années d'opérations militaires, et pourtant les pays de l'Afrique sahélienne continuent de faire face à une crise multidimensionnelle. Face à ce","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-minutes-pour-comprendre-les-limites-des-politiques-dintervention-au-sahel-infographie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/07/02_tchad_fdm313.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/07/02_tchad_fdm313.jpg","width":840,"height":472,"caption":"02_tchad_fdm313.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pourquoi il faut refonder la politique de la France au Sahel","datePublished":"2021-04-14T17:11:01+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/"},"wordCount":735,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-117-scaled.jpg","keywords":["Opinion","Paix et vivre ensemble","Sahel"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Coalition citoyenne pour le Sahel et la société civile française se mobilisent pour repenser les stratégies de réponse à la crise sahélienne. Jessica Pascal, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire, nous explique pourquoi il y a urgence à écouter davantage la voix des organisations de la société civile sahélienne.\n\n\n\nLa région du Sahel connaît une intensification des conflits sans précédent. La crise sécuritaire que traverse cette région, est une crise multidimensionnelle alimentée par des facteurs sociaux, économiques et politiques.\n\nLes stratégies de réponse à cette crise, promues par les Etats du Sahel central (Mali, Niger, Burkina Faso) – comme la communauté internationale– sont de plus en plus critiquées. Elles ne répondent pas aux causes profondes de cette crise et sa complexité. Bien au contraire…\n\nLes populations sahéliennes sont confrontées à la restriction de leurs libertés publiques, à la criminalisation des acteurs des sociétés civiles, à l’impunité face à la corruption et aux exactions croissantes causées par les forces armées.\n\nLes Etats sahéliens, avec le soutien de la communauté internationale, et de la France, particulièrement active, ont misé sur une approche principalement sécuritaire. Même si elle intègre une dimension de développement, cette approche repose sur un modèle de développement et de croissance source d’inégalités, qui alimente la crise.\n\nOr, la France est particulièrement active auprès des Etats sahéliens et de la communauté internationale. Depuis 2013, elle intervient militairement au Sahel (avec l’opération Serval puis Barkhane), en coordination avec d’autres acteurs. Elle a également fait preuve d’un activisme diplomatique pour accroître les moyens militaires dédiés à la lutte contre le terrorisme dans la région.\n\nMais, de nombreux experts pointent un manque de visibilité quant aux objectifs politiques de cette intervention, au-delà des objectifs militaires, alors même que cette intervention n’a jamais été débattue au parlement français.\n\nLa France doit se montrer à l’écoute des revendications portées par les Sahéliennes et les Sahéliens. Ces revendications témoignent d’une remise en cause profonde du modèle d’Etat et de gouvernance qui est en jeu, ainsi que du modèle de développement et de croissance - promu par notre coopération – qui montre ses limites.\n\nEn tant qu’acteur de solidarité internationale, nous sommes témoins de certaines incohérences et de certaines faiblesses de notre aide qui ne prête pas assez d’attention au respect des droits humains et aux attentes de la société civile.\n\nNous devons interpeller les politiques pour être davantage à l’écoute de propositions alternatives, et de nouveaux modèles qui peuvent contribuer à la paix.\n\nAu CCFD-Terre Solidaire, nous sommes témoins que les sociétés civiles sahéliennes ont beaucoup de choses à dire et qu’elles sont porteuses de solutions. C’est pourquoi nous soutenons, la Coalition Citoyenne pour le Sahel, lancée en juillet 2020. Elle réunit une cinquantaine d’organisations de la société civile et de personnalités sahéliennes, avec le soutien d’une vingtaine d’organisations internationales.\n\nPour mettre les décideurs politiques face à leurs responsabilités, la Coalition publie un rapport, Sahel : ce qui doit changer. Ce rapport formule des recommandations politiques concrètes autour de 4 piliers citoyens et mesure la progression de leur mise en œuvre via des indicateurs de suivi.\n\n\n\nUne dynamique de plaidoyer proprement française a aussi récemment vu le jour, afin de pousser les autorités politiques françaises à repenser leur rôle et leur stratégie dans son soutien à la résolution de la crise au Sahel.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire vous invite à rejoindre l’appel qu’elle lance avec ses alliés –OXFAM, Tournons La Page et le Secours Catholique –, pour pousser, en premier lieu, à plus de concertation, plus de débat.\n\nEn tant que français, nous devons être davantage attentifs à ce que fait la France au Sahel.\n\nJessica Pascal, chargée de mission Sahel au CCFD-Terre Solidaire.\n\nPOUR ALLER PLUS LOIN :&nbsp;\n\nSoutenez et partagez l’appel du CCFD-Terre Solidaire, et de ses alliés, pour une refondation de la politique sahélienne de la France.\n\nConsultez le rapport de la Coalition citoyenne pour le Sahel"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/","name":"Pourquoi il faut refonder la politique de la France au Sahel - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-117-scaled.jpg","datePublished":"2021-04-14T17:11:01+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:51+00:00","description":"La Coalition citoyenne pour le Sahel et la société civile française se mobilisent pour repenser les stratégies de réponse à la crise sahélienne. Jessica","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pourquoi-il-faut-refonder-la-politique-de-la-france-au-sahel/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-117-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-117-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"© Roberta Valerio"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Alerte : aidons les populations brésiliennes à faire face à la crise alimentaire","datePublished":"2021-04-16T11:00:42+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/"},"wordCount":765,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/2020_doacao_de_alimentos_mst_marmitas_solidarias_pr_foto_wellington_lenon_3_.jpg","keywords":["Insécurité alimentaire : définition, causes, et moyens de lutter","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Brésil, le gouvernement de Bolsonaro continue de croiser les bras pendant que la COVID-19 ravage son pays. Pourtant, l’heure est à l’urgence : plus de la moitié de la population souffre d'insécurité alimentaire. L’ensemble de nos partenaires sur place est mobilisé. Aidons-les à soutenir les populations dans le besoin.\n\n\n[caption id=\"attachment_11506\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Distirbution organisé par le Mouvement des sans terres © Wellington Lenon/MST[/caption]\nLa pandémie de la faim, le retour de l'insécurité alimentaire au Brésil\nRéputé pour sa lutte contre l’insécurité alimentaire, le Brésil sort pour la première fois en 2014 de la carte de la faim des Nations Unies. Quatre ans après, en 2018, il y figure de nouveau et la situation ne fait dès lors que se dégrader. Comment expliquer ce retour de la faim dans le pays ?\n\n- Le gouvernement de Jair Bolsonaro, tout comme celui de Michel Temer avant lui, mène,des politiques d’austérité depuis 2016, qui démantèlent les nombreux programmes qui avaient contribué au recul de la faim dans le pays.\n\nEn priorisant l'agro-industrie, ces gouvernements ont fait le choix d’une agriculture qui ne nourrit pas et aux impacts socio-environnementaux désastreux.\n\n- A cela, s’ajoutent les conséquences aggravantes de la COVID-19. De nombreux foyers ont perdu du jour au lendemain leurs sources de revenus, ce qui ne leur permet plus de se nourrir en quantité et qualité suffisante. En parallèle, les prix des aliments ont considérablement augmenté. Pour exemple, l’inflation du prix du riz a atteint 76% en 2020.\n\n&lt;groschiffre|couleur=#008cc5 |align=\"center|texte=\" &lt;em=\"\"&gt;« Il y a la pandémie du virus, mais aussi une pandémie de faim », Kelli Mafort, Mouvement des travailleurs et travailleuses ruraux sans terre (MST)&gt;&lt;/groschiffre|couleur=#008cc5&gt;\n\nLe Réseau Brésilien de recherche en Souveraineté et Sécurité Alimentaire (Pensann), a mené une enquête nationale sur l’insécurité alimentaire dans le contexte de la pandémie. Les chiffres révélés sont alarmants.\n\n&lt;emb5140|center&gt;&lt;/emb5140|center&gt;\n\n\n\nLe nombre de personnes souffrant de la faim, a augmenté de 8,8 millions en à peine deux ans.\nNos partenaires au Brésil se mobilisent pour lutter contre l'insécurité alimentaire\nPour faire face à cette crise, nos partenaires participent au formidable effort de mobilisation communautaire pour venir en aide aux plus démunis, notamment en ville, à travers des distributions alimentaires. Mais surtout, ils continuent de défendre et promouvoir l’agroécologie paysanne qui garantit une vraie résilience du système alimentaire grâce à une production diversifiée et des circuits de commercialisation courts.\n\n&lt;groschiffre|couleur=#008cc5 |align=\"center|texte=&lt;em\"&gt;« La vraie nourriture, c’est celle qui respecte le travail, qui respecte le travail de la femme, qui respecte la biodiversité » Paulo Petersen, AS-PTA&gt;&lt;/groschiffre|couleur=#008cc5&gt;\n\n[caption id=\"attachment_11508\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] © Wellington Lenon - MST[/caption]\n\nJE FAIS UN DON\nLes champs d’actions pour sortir de la crise sont nombreux :\n- Développer l’accès à une alimentation saine et à des prix abordables\n\n- Favoriser l’accès à l’eau pour la production agricole et la consommation des familles dans les régions au climat semi-aride du Nordeste.\n\n- Porter une attention particulière à l’alimentation des jeunes et enfants ; reconnaître le rôle essentiel des femmes ; défendre le droit des communautés paysannes et indigènes qui sont expulsées de leurs territoires, lieux de vie et d’alimentation.\n\n- Stimuler la production et renforcer l’autosuffisance alimentaire des communautés locales.\n\n- Défendre le rôle de l’agriculture familiale et de l’agroécologie dans la production et l'approvisionnement d’aliments sains.\n\n- Encourager des politiques publiques qui luttent contre la précarité des plus vulnérables.\nAidons-les à agir contre l'insécurité alimentaire\nFace à l’urgence de la crise, il faut soutenir des modèles agricoles capables de répondre à la faim, tout en étant respectueux de l’environnement et des populations.\n\n&lt;emb5137|center&gt;&lt;/emb5137|center&gt;\n\n\n\nLa générosité et la solidarité, c’est donner aux populations vulnérables les moyens d’agir.\n\nJE FAIS UN DON\n\nPour aller plus loin : \nAu Brésil, la solidarité du Mouvement des Sans Terre face à la crise alimentaire\n\n\nCrise alimentaire : les impasses de l’agriculture industrielle mondialisée\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11506,11508,11511,11512,11513,11514,11509,11507\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/","name":"Aidons les populations au Brésil face à l'insécurité alimentaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/2020_doacao_de_alimentos_mst_marmitas_solidarias_pr_foto_wellington_lenon_3_.jpg","datePublished":"2021-04-16T11:00:42+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:23+00:00","description":"L’heure est à l’urgence au Brésil : plus de la moitié de la population souffre d'insécurité alimentaire. Aidons nos partenaires sur place.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/2020_doacao_de_alimentos_mst_marmitas_solidarias_pr_foto_wellington_lenon_3_.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/2020_doacao_de_alimentos_mst_marmitas_solidarias_pr_foto_wellington_lenon_3_.jpg","width":840,"height":560,"caption":"Distirbution organisé par le Mouvement des sans terres © Wellington Lenon/MST"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lettre ouverte : l&rsquo;Europe a besoin de plus de paysannes et de paysans","datePublished":"2021-04-16T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:51:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/"},"wordCount":2486,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/journee_des_luttes_paysannes.png","keywords":["Agriculture","Politique agricole commune"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À : M. le vice-président exécutif Frans Timmermans\nCommissaire Stella Kyriakides\nCommissaire Janusz Wojciechowski\nCommissaire Virginijus Sinkevičius\n \nMonsieur le vice-président exécutif,\nMadame la commissaire, Messieurs les commissaires,\n\nLe 17 avril est célébrée la Journée internationale des luttes paysannes. \n\nEn ce jour, nous commémorons le massacre de 21 paysans sans terre en 1996 à Eldorado dos Carajás, au Brésil, alors qu’ils et elles manifestaient en faveur d'une réforme agraire cohérente.  \n\nCette journée est importante pour l'Europe, où l'agriculture paysanne représente la majorité des fermes et offre des modèles économiques équitables et durables. \n\nAu sein de l’UE, malgré la diminution du nombre de fermes et la concentration croissante des terres dans les mains de quelques-uns, l'agriculture reste majoritairement une agriculture de petite échelle.  \n\nSelon des rapports publiés en 2015 et 2016, 11_885_000 (97%) fermes sont inférieures à 100ha[[Van der Ploeg, J.D. 2016. Family farming in Europe and Central Asia: history, characteristics, threats and potentials. FAO working paper 153. (Les expoitations familiales en Europe et en Asie centrale : histoire, caractéristiques, menaces et atouts. Document de travail 153 de la FAO) Disponible sur: www.ipc-undp.org]] et 69 % sont inférieures à 5ha[[Données Eurostat reprises dans : ECVC, Confédération paysanne et Envie de paysans! 2015. How can public policy support small-scale family farms? (Comment la politique publique peut-elle soutenir les petites fermes familiales ?)]].\n\nCes petites fermes, et les personnes qui y travaillent, sont la clé des fondements mêmes de toute agriculture : les systèmes semenciers paysans, d'où sont nées toutes les semences, le travail et la conservation de la terre pour qu'elle soit fertile et diversifiée et la transmission de connaissances qui ont réussi à nourrir la population depuis des milliers d'années.  \n\nUn système alimentaire durable - capable de garantir une alimentation saine à l'ensemble de la population, de revigorer les zones rurales et de préserver la diversité territoriale, biologique et culturelle - a donc besoin de davantage de paysannes et de paysans.\n \nAujourd'hui, dans une lettre signée par des organisations paysannes, des alliés et des universitaires, nous soulignons le rôle clé des petites et moyennes fermes paysannes dans la résolution des crises sociales, environnementales et alimentaires actuelles à différentes échelles et à différents niveaux.\n\nNous sommes à la croisée des chemins : \n- la pandémie COVID-19 est en cours et il est impossible d’en prévoir la fin ; \n- la réforme de la PAC est en trilogue et les plans stratégiques nationaux sont en cours d'élaboration ;\n- l'Union Européenne met en œuvre le Pacte vert pour l’Europe avec la proposition de Loi loi européenne sur le climat, la stratégie Biodiversité et la stratégie « De la ferme à la table ». \n\nIl est temps de transformer ces objectifs en actions cohérentes. \n\nLa pandémie de COVID-19 nous rappelle qu’il est absolument nécessaire de reconstruire notre résilience et de progresser vers la souveraineté alimentaire.  \n\nL'Union Européenne doit devenir résiliente face à ces chocs en retrouvant la capacité politique de décider et de réguler les marchés agricoles et alimentaires. \n\nIl faut d'abord revoir en profondeur la politique commerciale internationale de l'Europe, qui empêche aujourd'hui la création de politiques publiques sérieuses visant à améliorer les systèmes alimentaires en termes de qualité, de sécurité alimentaire, de soutenabilité environnementale, d'inclusion sociale et de développement rural. \n\nNous demandons également une politique alimentaire européenne commune, soutenue par un Conseil Alimentaire Commun qui échangerait avec les conseils alimentaires locaux.\n\nDans le cadre de son plan d'urgence, l’UE doit mettre en œuvre une stratégie de résilience alimentaire au niveau des territoires européens, développée conjointement avec les organisations paysannes et les communautés locales. \nCela implique également une répartition plus équitable des ressources agricoles, une politique de relocalisation durable  de la production et de la commercialisation, et la création de réserves alimentaires stratégiques.\n\nPlus que jamais, il est nécessaire de privilégier et de renforcer l'autonomie financière, les droits et l'accès aux ressources liées à la production, telles que les semences, et l'autonomie en matière d'outils et de techniques pour les paysannes et les paysans. \nEn outre, il est nécessaire de soutenir les fermes paysannes agroécologiques, qui ont déjà prouvé leur résilience pendant la crise, et ont démontré la qualité, la cohérence et la quantité de la production qu'elles offrent. *\nLe nombre de petits paysan.ne.s doit augmenter, et les fermes-usines doivent être clairement interdites en Europe. \n\nEn ce moment même, les trois principales institutions de l'UE finalisent la réforme de la PAC post-2020. Il n’y a aucune excuse pour ne pas intégrer pour la première fois la conditionnalité sociale et mettre en œuvre une distribution plus équitable des subventions. \n En effet, les mesures de régulation du marché sont essentielles pour obtenir des prix qui couvrent les coûts d'une production saine et durable, et les subventions de la PAC ne doivent pas être distribuées en fonction des hectares, mais plutôt en fonction du travail réel des paysan.ne.s.\n\nLes outils de plafonnement et de paiement redistributif des aides doivent être contraignants et garantir que cette répartition soit plus équitable. Ils doivent également exiger le respect des droits sociaux et du travail, ce qui est également crucial dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) au niveau de l'UE. Cette mise en œuvre reconnaîtrait les droits d'accès à l'emploi, à la sécurité sociale, au logement, à la santé et à des salaires équitables pour tous les travailleur.euse.s ruraux.ales, y compris les migrant.e.s.\n\n\n\nL’immense défi du changement climatique peut-être résolu grâce à l'agroécologie et à une augmentation du nombre de paysan.ne.s travaillant les terres. Nous vous demandons avant tout de mettre en place des mesures permettant de réellement diminuer les émissions de gaz à effet de serre, au lieu de mettre en place des mécanismes de compensation. \n\nAu niveau des fermes, plusieurs études montrent que l'absorption des gaz à effet de serre par le sol est beaucoup plus efficace lorsqu'il est travaillé selon les principes de l'agroécologie. \nCelle-ci maximise la biodiversité et stimule les interactions entre les différentes espèces végétales et animales dans le cadre de stratégies holistiques visant à établir une fertilité à long terme, à réduire les risques de parasites et de maladies, à protéger les systèmes d'eau douce et à garantir les services de pollinisation.\n\nNon seulement l’agroécologie protège des agroécosystèmes sains, mais elle implique également la présence de nombreux.euse.s travailleur.euse.s qui assurent leur gagne-pain et leurs droits. Une fois de plus, les petites fermes doivent être soutenues. Par conséquent, à un niveau plus large, les importations et les exportations de produits agricoles doivent également être réduites de manière drastique, et la production régionale doit être encouragée. \nTous les produits agricoles entrant dans l'UE doivent répondre aux mêmes normes sociales et environnementales que celles appliquées à la production européenne, il s’agit d’une priorité.\n\nPuisque la question de la numérisation et des nouvelles technologies dans l’agriculture est omniprésente dans les débats politiques actuels : il faut être clair : la technologie ne doit pas conduire à la désertification des zones rurales. \n\nLorsqu'elles sont élaborées et dirigées par des agriculteur.rice.s, utilisées avec soin et respect, et avec des mécanismes de décision démocratiques, les technologies sont utiles. Toutefois, la technologie de précision ne doit pas être considérée comme une solution automatique et efficace à tous les problèmes économiques, sociaux et environnementaux. Dans la plupart des cas, elles renforcent intentionnellement ou de facto les modèles agricoles les plus industriels et les plus polluants. Les incitations aux technologies numériques coûteuses et privées forcent les paysan.ne.s  à s'endetter de manière ingérable, à être dépendant.e.s de l'industrie et, en fin de compte, réduisent l'emploi rural agricole, sans tenir compte des impacts sociaux et environnementaux.\n\nLes paysan.ne.s  doivent également avoir les moyens de garantir la sécurité et le contrôle de leurs données, et il faut fermement appliquer le principe de précaution et d'information pour toute promotion de nouvelles innovations. Les impacts sociaux et environnementaux doivent être étudiés sur le long terme et les résultats doivent être librement diffusés. Nous demandons la création d'un observatoire pour suivre ces impacts.  \n\nLes débats en cours sur la réglementation des nouveaux et anciens organismes génétiquement modifiés sont également alarmants. Ces dernières années, l'industrie biotechnologique a mené une vaste campagne de communication pour supprimer la réglementation et l'étiquetage des nouveaux OGM, que certains appellent à tort « nouvelles techniques de sélection végétale » afin de semer la confusion dans l'esprit des citoyens. Pourtant, contrairement à ce qui est communiqué, ces technologies ne sont pas adaptées à une agriculture durable.\n\nPour les organisations paysannes, ces solutions agronomiques facilitent non seulement la concentration du pouvoir par le biais des brevets dans le secteur des semences, en contradiction flagrante avec les droits des paysan.ne.s  aux semences, mais elles ne sont pas axées sur une recherche agricole basée sur l'adaptation, mais plutôt sur une orientation génétique contre nature qui veut optimiser un modèle agricole basé sur la monoculture et qui pousse les phytopathogènes à muter rapidement et à devenir encore plus dangereux, augmentant ainsi l'utilisation des pesticides au lieu de la diminuer. Nous demandons que la directive 2001/18/CE soit fermement maintenue et que le droit des paysan.ne.s  aux semences soit reconnu dans la future réforme de la loi sur la commercialisation des semences.\n\nL'accès au foncier agricole doit aussi être facilité pour permettre l’installation de nombreux nouveaux paysans et paysannes. De nombreuses fermes seront à céder dans les années à venir, dû au vieillissement de la population agricole en Europe : en fonction des mesures qui seront prises ou non sur le foncier agricole, cela peut conduire ou bien à une concentration et à une désertification rurale, ou bien à la transition agroécologique dont nous avons tant besoin.  La terre ne doit plus être traitée comme une marchandise, mais comme un bien commun et multifonctionnel. \n\nNous vous demandons de donner suite au rapport INI du Parlement européen 2016/2141, et d'établir une directive foncière afin de préciser davantage la réglementation des marchés fonciers agricoles en conformité avec le droit européen. Nous demandons que cette directive soit accompagnée de la création d'un observatoire foncier pour surveiller les transactions foncières - y compris l'impact des accords de partage - et pour bloquer les processus de concentration foncière. Malgré diverses réformes, la PAC continue d'inciter les fermes à accumuler le plus de terres possible, transformant la plus grande ligne de financement de l'UE en un soutien direct aux grandes entreprises, à l'encontre du principe de cohésion territoriale de l'UE.\n\nNous exigeons que les politiques de l'UE placent les paysan.ne.s  européen.ne.s au centre. L'UE doit donner le ton au niveau européen et encourager le développement d'une politique foncière nationale, ainsi que faciliter les changements positifs mené par les paysan.ne.s  eux-mêmes au niveau municipal.  \n\nEnfin, en ce 17 avril, nous soulignons que si la mise en œuvre du Pacte Vert pour l’Europe doit réellement « ne laisser personne de côté », l'UE doit respecter, protéger et réaliser les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales en mettant en œuvre de manière cohérente l'UNDROP. Cette déclaration a été adoptée par une large majorité des États membres des Nations unies, avec 121 voix pour, et fait désormais partie du consensus international sur les droits humains. À ce jour, aucun engagement n'a été pris pour mettre ces droits en œuvre dans la politique de l'UE, mais l'UE, de bonne foi, a l'obligation de le faire.\n\nIl est temps de prendre des mesures législatives, administratives et autres mesures, afin de parvenir progressivement à la pleine réalisation des droits énoncés dans l'UNDROP, en particulier dans le contexte des négociations actuelles sur la PAC et de la création d'une législation sur le Pacte Vert. \n\nNous sommes tou.te.s concerné.e.s par l'agriculture. Les personnes et les familles à l'origine de l'agriculture portent souvent l'héritage d'expériences uniques, accumulées sur plusieurs générations, qui ont permis de préserver la biodiversité et de faire face au changement climatique, tout en étant en mesure de nourrir le continent avec des aliments frais, sains, locaux, nutritifs et sûrs. Rien de tout cela ne peut être remplacé par des modèles de production qui privilégient le profit et la productivité au détriment de la santé et de la durabilité. L'UE doit cesser de favoriser le modèle de production agricole industrielle à grande échelle qui désavantage les petites et moyennes fermes, et vide les zones rurales. \n\nEn respectant vos engagements dans le cadre de l'accord de Paris sur le changement climatique, des Objectifs de Développement Durable et de l’UNDROP, en mettant en œuvre la PAC, le Pacte Vert pour l’Europe, en particulier, la stratégie Biodiversité, la stratégie « De la ferme à la table » et la loi européenne sur le climat, vous avez la possibilité de faire de l'Union européenne un exemple à suivre pour le reste du monde : non seulement pour l'agriculture, mais aussi en termes de vivre-ensemble dans un environnement sain, résilient et juste.\n\nNous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette lettre. Nous comptons sur vous et restons à votre disposition pour vous accompagner au cours de cette transition.\n\nPour voir tous les signataires téléchargez la lettre\nfr_17_avril-_lettre_ouverte_-final.pdf\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11516\"]\nDocuments joints\n\n\n\nfr_17_avril-_lettre_ouverte_-final.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/","name":"Lettre ouverte : l'Europe a besoin de plus de paysannes et de paysans - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/journee_des_luttes_paysannes.png","datePublished":"2021-04-16T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:51:15+00:00","description":"À : M. le vice-président exécutif Frans Timmermans Commissaire Stella Kyriakides Commissaire Janusz Wojciechowski Commissaire Virginijus Sinkevičius","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-leurope-a-besoin-de-plus-de-paysannes-et-de-paysans/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/journee_des_luttes_paysannes.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/journee_des_luttes_paysannes.png","width":1135,"height":393,"caption":"journee_des_luttes_paysannes.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/briefing-presse-quels-enjeux-pour-le-sommet-des-leaders-du-climat-le-22-et-23-avril/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/briefing-presse-quels-enjeux-pour-le-sommet-des-leaders-du-climat-le-22-et-23-avril/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Briefing presse : Quels enjeux pour le sommet des leaders du climat le 22 et 23 avril ?","datePublished":"2021-04-15T17:46:36+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/briefing-presse-quels-enjeux-pour-le-sommet-des-leaders-du-climat-le-22-et-23-avril/"},"wordCount":734,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Après avoir déstabilisé la diplomatie climatique pendant 4 ans, les États-Unis annoncent leur retour dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les 22 et 23 avril prochains, Joe Biden organise le sommet des leaders du climat (Leaders’ Climate Summit). \n\n\n\nL’objectif pour le Président américain est double : \n\n montrer au monde que les objectifs climatiques des États-Unis sont ambitieux  et permettent d’atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de limiter la hausse de la température globale à +1,5°C.  reprendre le leadership international sur le climat en encourageant les pays les moins ambitieux comme le Brésil ou l’Arabie Saoudite à relever leurs objectifs. \n\n\nLe sommet réunira une quarantaine de chef.f.e.s d’État et de gouvernement, notamment de pays grands émetteurs, dont certains comme l’Union européenne ont d’ores-et-déjà mis à jour leurs objectifs climatiques nationaux. D’autres représenteront des pays faiblement émetteurs, qui sont cependant durement frappés par les changements climatiques et qui ont peu de moyens d’y faire face, comme le Bangladesh ou le Bhoutan. \n\n\nLe sommet convie également des acteurs non-étatiques, en particulier des entreprises. La liste des invités reste non officielle pour le moment, mais il est certain que des représentants de grandes multinationales seront présents, de même que Bill Gates et sa fondation. Ces acteurs non-étatiques sont évidemment essentiels pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris, mais ce rendez-vous ne devra pas être un énième sommet où ils prennent des engagements flous et verdissent leur communication, sans aucune réelle transformation dans leur modèle de développement.\n\n\nLe sommet se donne donc pour objectif de lancer une nouvelle dynamique internationale sur l’ambition climatique et préparer les grands rendez-vous de l’année sur le climat, comme le G7, le G20, l’Assemblée Générale des Nations-Unies, la COP15 sur la biodiversité et la COP26 prévue en novembre à Glasgow.\n\n\nLes attentes de la société civile vis-à-vis de ce sommet sont fortes, notamment autour de 5 enjeux clés traités lors de tables rondes à l’ordre du jour du sommet :  \n\n Ambition :  relève de l’ambition climatique, en particulier des grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, en amont de la COP26 de Glasgow, afin de respecter l’objectif de limitation de la température à +1,5°C ;  Solidarité :  augmentation des financements climat, en particulier pour l’adaptation, pour les pays les plus vulnérables, peu responsables des émissions mais qui n’ont pas les moyens de faire face seuls aux changements climatiques ;  Désinvestissement des énergies fossiles : réorientation des financements publics et privés vers la transition énergétique, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Engagement des acteurs non-étatiques :  un cadre de redevabilité et un suivi robuste afin d’éviter le greenwashing et pour une contribution réelle pour la mise en oeuvre de l’Accord de Paris Développement de technologies : éviter les solutions purement technologiques qui pourraient avoir un impact négatif sur l’environnement et la biodiversité, qui retardent la réduction des émissions, ou qui omettraient les enjeux sociaux et de protection des droits humains. \n\n\nCe sommet doit contribuer à la dynamique internationale sur le climat en 2021, et la France doit s’y inscrire de manière exemplaire et ambitieuse, notamment à travers la participation du Président Emmanuel Macron. Sur la scène internationale, le Président français se pose en leader et encourage les autres États à faire plus d’efforts. Pourtant, au niveau national, le Gouvernement est loin d’être exemplaire, ne serait-ce qu’au regard du projet de loi Climat et résilience qui ne reprend que très partiellement les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat et ne permet pas d’engager la France sur une trajectoire permettant de respecter ses objectifs actuels sur le climat. Ce sommet ne devrait donc pas être une nouvelle possibilité pour Emmanuel Macron de briller à l’international, sans être prêt à traduire concrètement le contenu de ses discours en mesures ambitieuses et nécessaires sur le territoire national.\n\n\nConsulter le rapport :  \n\n\nQuels enjeux pour le sommet des leaders du climat le 22 et 23 avril ?\n\nDocuments joints\n\n\n\nQuels enjeux pour le sommet des leaders du climat le 22 et 23 avril ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/briefing-presse-quels-enjeux-pour-le-sommet-des-leaders-du-climat-le-22-et-23-avril/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/briefing-presse-quels-enjeux-pour-le-sommet-des-leaders-du-climat-le-22-et-23-avril/","name":"Briefing presse : Quels enjeux pour le sommet des leaders du climat le 22 et 23 avril ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-04-15T17:46:36+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","description":"Après avoir déstabilisé la diplomatie climatique pendant 4 ans, les États-Unis annoncent leur retour dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Sahel, un touareg au service de la paix","datePublished":"2021-04-16T14:03:13+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/"},"wordCount":1039,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/rencontre-en-pays-basque-2016-008-1-scaled-e1639493967907.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Portrait","Sahel"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au sein de l’ONG malienne Azhar, Assinamar Ag Rousmane recherche les moyens d’installer la paix entre les communautés sahéliennes, trop longtemps laissées à elles-mêmes. Cette paix, qui permet le développement agricole, passe par le dialogue entre l’Etat malien et les communautés.\n\n\n[caption id=\"attachment_11527\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Portrait d'Assinamar © Marion Chastain / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nAssinamar Ag Rousmane en est fier : l’an dernier, il a mis autour de la table de négociations deux factions touaregs de la région de Tessalit, au nord du Mali.\n« Elles étaient en conflit depuis des années et nous les avons convaincu de signer un pacte de paix » explique le directeur de l’ONG malienne Azhar.\nLe secret de sa réussite : « nous avons ciblé les bons acteurs de la négociation. Avec eux, nous avons identifié que le découpage territorial était la source du problème. Ici, dans le Sahel, les gens votent pour un candidat de leur communauté. Or, certains avaient le sentiment de ne jamais être représentés. Notre plaidoyer auprès des autorités a permis un accroissement du nombre d’élus. »\n« Notre but est de consolider la paix »\nAssinamar, âgé de 34 ans, est originaire de Tessalit, une petite ville au milieu du désert sahélien, à une centaine de kilomètres de l’Algérie. Un peu plus au sud, c’est la région de Kidal, libérée de l’emprise djihadiste par l’armée française à la fin de l’année 2012.\nTous nos locaux ont été saccagés par les djihadistes\nAssinamar venait de commencer à travailler dans l’ONG qu’il dirige aujourd’hui, Azhar, « ce qui veut dire - lien de famille - en langue touareg. En 2012, tous nos locaux ont été saccagés par les djihadistes. L’appui financier du CCFD-Terre Solidaire a été déterminant pour renaître. Aujourd’hui, nous intervenons dans huit régions du Mali, sur la gestion des conflits et la prévention de l’extrémisme violent.»\nAzhar forme à l’agroécologie maraîchers et éleveurs. L’ONG peut fournir des semences, du matériel agricole, reconstituer un cheptel.\n« Notre but est de consolider la paix. Sans cette paix, il est impossible de pratiquer le maraîchage ou l’élevage » explique-t-il.\n\n[caption id=\"attachment_11528\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Rencontre des leaders communautaires du Cercle de Tessalit. Rétablissement de la paix organisée par AZHAR. © Azhar / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nAu Sahel, la paix est une question de survie\nAssinamar est un homme du Sahel. Sa grand-mère vit entre le Mali et l’Algérie au gré de la transhumance de ses chamelles, chèvres et moutons.\nIl considère que la chance de sa famille a été d’appartenir à une « tribu de vassaux. Cela a permis à mon père d’aller à l’école. Car, pour un chef, envoyer un enfant à l’école, c’était faire entrer les idées nouvelles. Alors, les chefs envoyaient les enfants de leurs vassaux et de leurs esclaves à l’école et cachaient les leurs. Beaucoup le regrettent aujourd’hui. »\n\nAssinamar, a poursuivi des études à Bamako, à Alger, obtenu un diplôme universitaire de l’Institut catholique de Paris sur les interventions civiles de paix.\n&nbsp;Formé à la non-violence\n«Cet enseignement prône la non-violence et met en avant l’importance des acteurs locaux. Aujourd’hui, je forme une quarantaine de jeunes sahéliens à la paix. »\nLa paix au Sahel est une question de survie. Assinamar rappelle que la majorité des Maliens était contente de l’arrivée des militaires français de l’opération Barkhane.\n« C’était une manière de stabiliser le pays. Mais, aujourd’hui, on ne voit pas la paix. On annonce régulièrement la mort d’un chef terroriste, et la situation sécuritaire ne s’améliore pas. En plus, l’armée malienne est coupable de nombreux abus sur les populations civiles.» \n\n[caption id=\"attachment_11529\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Reboisement de l'oasis Tessalit, cultures et irrigation des actions de AZHAR. © Azhar / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nFaire en sorte que la population sahélienne se reconnaisse dans l’Etat\nLe Sahel est un terreau fertile aux conflits, car les populations qui l’habitent ne se reconnaissent pas dans les Etats censés les gouverner, résume Assinamar.\nCe constat est vrai pour le Mali, comme pour le Niger ou le Burkina Faso. Les éleveurs ont l’impression d’être condamnés à rester en marge d’Etats qui favorisent les agriculteurs. Dans ce contexte, Assinamar estime que « le problème religieux est secondaire. La base est de régler les conflits intercommunautaires. C’est un travail de longue haleine pour la société civile. »\nLes gens ont l’impression que la démocratie ne les prend pas en compte\nCes rancœurs entre communautés ont été attisées ces dernières années, selon lui, « par le trafic de la drogue vers l’Europe qui a provoqué la prolifération des armes, et aussi par le retour, après la chute de Kadhafi, des Maliens engagés dans les forces armées libyennes. »\nSur le terrain, Assinamar ne désespère pas de la paix. La première des choses est que l’ensemble des communautés du Sahel se reconnaissent dans la gouvernance et la justice.\n« La crise de 2012 était aussi un révolte des ruraux sur les citadins du Sahel, une revanche des périphéries sur les villes. Les gens ont l’impression que la démocratie ne les prend pas en compte. »\nL’autre priorité concerne les jeunes dans un Sahel où la natalité est la plus forte au monde. Certains partent vers le Maghreb ou l’Europe. Il constate « qu’ils y trouvent des conditions de vie plus acceptables. Ceux qui restent peuvent être enrôlés dans les groupes armés. »\n\nPar Pierre Cochez \n\nPour aller plus loin : \n\nAu Mali, l’association Azhar soutient les initiatives Touaregs contribuant au vivre-ensemble\n\nDeux minutes pour comprendre les limites des politiques d’intervention au Sahel (infographie)\n\nPourquoi il faut refonder la politique de la France au Sahel \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11531,11528,11529,11527\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/","name":"Au Sahel, un touareg au service de la paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/rencontre-en-pays-basque-2016-008-1-scaled-e1639493967907.jpg","datePublished":"2021-04-16T14:03:13+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","description":"Au sein de l’ONG malienne Azhar, Assinamar Ag Rousmane recherche les moyens d’installer la paix entre les communautés sahéliennes, trop longtemps laissées","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-touareg-au-service-de-la-paix-dans-le-sahel-portrait/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/rencontre-en-pays-basque-2016-008-1-scaled-e1639493967907.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/rencontre-en-pays-basque-2016-008-1-scaled-e1639493967907.jpg","width":1788,"height":1705,"caption":"© Marion Chastain"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bouge ta planète 2021 : courons pour un monde solidaire ! (Evénement reporté)","datePublished":"2021-04-19T14:47:59+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:12:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/"},"wordCount":279,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/affiche_btp_dd45_-_copie.jpg","keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L'événement a été reporté en raison des mesures sanitaires. Nous vous tiendrons informé dès qu'une nouvelle date est programmée.\n\n\n\n\n\nLa course solidaire contre la faim, Bouge ta planète, fait son retour cette année à l’occasion des 60 ans du CCFD-Terre Solidaire.  \n\nSi vous aussi, vous voulez vous mobiliser contre la faim et célébrer les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de la solidarité internationale, alors enfilez vos baskets et rejoignez-nous le dimanche 30 mai à Orléans, à partir de 9h. \n\nLa course fera une boucle sur le magnifique site de l’île de Charlemagne, située sur le cours de la Loire. Elle sera parrainée, cette année, par Brice Daubord, quintuple champion de France de triathlon. \n\nAU PROGRAMME : \n\nTrois circuits vous sont proposés selon vos envies et votre niveau, moyennant une contribution : \n\n- 2km, départ 9h15(difficulté niveau 1) – 2 euros\n- 5 km, départ 9h (difficulté niveau 2) – 8 euros \n- 10 km, départ 10h (difficulté niveau 3) – 13 euros\n\nVous pourrez également profiter de notre village solidaire pour découvrir nos actions et échanger avec nos membres et nos bénévoles :\n \n- Plusieurs stands de découverte de la solidarité internationale. \n- Des stands pour se rafraîchir et se restaurer. \n- Des animations pour les enfants et les plus grands.\n\n\nEn courant, j'agis ! Tous les fonds de seront reversés à l’association pour financer des projets de développement. \n\nJE M'INSCRIS \n\n\nNous vous espérons nombreux. Ensemble, courons pour un monde solidaire !\n\n\n\nUn évènement organisé par le CCFD-Terre Solidaire, région Centre.  \n[gallery link=\"file\" ids=\"11534\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/","name":"Bouge ta planète 2021 : courons pour un monde solidaire ! (Evénement reporté) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/affiche_btp_dd45_-_copie.jpg","datePublished":"2021-04-19T14:47:59+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:12:01+00:00","description":"L'événement a été reporté en raison des mesures sanitaires. Nous vous tiendrons informé dès qu'une nouvelle date est programmée. La course solidaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete-2021-courons-pour-un-monde-solidaire-evenement-reporte/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/affiche_btp_dd45_-_copie.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/affiche_btp_dd45_-_copie.jpg","width":350,"height":465,"caption":"affiche_btp_dd45_-_copie.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lac Tchad : le partage des ressources au cœur des tensions (Podcast)","datePublished":"2021-04-20T11:17:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/"},"wordCount":535,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/04/carte_evolution_geo_lac_tchad.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Podcast"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la région du lac Tchad, l'accès aux terre cultivables et aux zones de pêche font l'objet de tensions entre les communautés. C'est que nous explique, Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire, au micro de RCF.\nPoint Actualité  : Après la mort du président Idriss Deby, et le déplacement d'Emmanuel Macron au Tchad pour son enterrement, lire notre \"Lettre ouverte au Président de la République pour l’appeler à condamner le coup de force militaire au Tchad\" .\nRetrouvez également les liens vers plusieurs rapports sur le Tchad que nous avons publiés à la fin de cet article.\nEcouter le podcast sur la région du Lac Tchad:\n\nLa région du Lac Tchad regorgeait autrefois de grandes potentialités naturelles où tous les paysans pouvaient mener leurs activités agricoles, de pêche et d'élevage.\nAujourd’hui l'accès aux ressources est limité et engendre de nombreux conflits.\nEn cause ? D’une part, la sécheresse : la terre offre aujourd’hui moins de possibilités et de ressources qu’auparavant à cause du réchauffement climatique.\n\n« Le délicat équilibre écologique et économique qui prévalait dans cette région est aujourd’hui fragilisé. »\n\nD’autre part, les attaques et massacres répétés par Boko Haram dans la région : de nombreuses personnes ont dû fuir leur pays et ne peuvent toujours pas rentrer chez eux.Beaucoup d'habitants des îles ont été chassés par le mouvement djihadiste et se sont réfugiés massivement sur ce territoire. Aujourd’hui, la région du Lac connaît de grandes tensions entre ses différentes communautés.\nLire aussi : l'appel à la solidarité des éleveurs du lac Tchad\nC’est pour apaiser ces conflits et favoriser le vivre-ensemble que l’organisation ACORD  lutte au quotidien.\nPartenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis sa création, l’ONG ACORD agit dans 17 pays africains pour promouvoir la justice sociale et combattre les causes de la pauvreté.\nElle est très présente au Tchad où elle aide les communautés sahéliennes à trouver un terrain d’entente et à instaurer de nouvelles règles pour se partager les ressources. Ainsi, elle vise à diminuer les conflits et à faire naître un esprit de solidarité entre les différentes populations.\nLire aussi : Un programme pour la paix dans les pays du centre sahélien\n\n3 rapports pour mieux comprendre les conflits au Tchad\nAlors que l'on vient d'apprendre la mort du président tchadien Idris Deby, voici un récapitulatif des rapports publiés ces dernières années en partenariat avec la société civile tchadienne pour mieux comprendre la situation de ce pays :\n- Consulter le rapport \"Petites et grandes controverses de la politique française au Tchad\", mai 2015\n-Consulter le rapport  \"Les partis politiques tchadiens, quelle démocratie pour quelle paix?\", novembre 2014\n- Consulter le Rapport  \"Le développement piégé : les transferts d’armes et ledéveloppement au Tchad (2005-2010)\", Janvier 2012\n\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nTélécharger le rapport : Les partis politiques tchadiens, quelle démocratie pour quelle paix?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/","name":"Lac Tchad : le partage des ressources au cœur des tensions (Podcast) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/04/carte_evolution_geo_lac_tchad.jpg","datePublished":"2021-04-20T11:17:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:56+00:00","description":"Dans la région du lac Tchad, l'accès aux terre cultivables et aux zones de pêche font l'objet de tensions entre les communautés. C'est que nous explique,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lac-tchad-le-partage-des-ressources-au-coeur-des-tensions-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/04/carte_evolution_geo_lac_tchad.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/04/carte_evolution_geo_lac_tchad.jpg","width":1024,"height":582,"caption":"http://www.grida.no/resources/5593"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Marchons contre Monsanto et l’agrochimie, le 15 mai prochain","datePublished":"2021-04-20T10:09:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/"},"wordCount":251,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/marche_mosento-2.jpg","keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire est engagé aux côtés de nombreuses organisations pour la Marche contre Monsanto et l’agrochimie qui aura lieu à Paris et dans bien d’autres villes de France, le samedi 15 mai 2021.\n\nPour la 9ème année consécutive, des dizaines de milliers de personnes se mobiliseront à nouveau pour dénoncer le système agrochimique industriel et ses conséquences désastreuses sur la santé humaine et l'environnement. \n\n\nEnsemble, rassemblons-nous pour :  \n\n- Revendiquer une justice environnementale au niveau international et soutenir les populations victimes des produits toxiques fabriqués par Monsanto et les autres firmes agro-chimiques.\n\n- Mobiliser les pouvoirs publics autour d’une vision de l’agriculture sans pesticides qui soit : respectueuse de la santé et de l’environnement et des animaux ; autosuffisante ; et socialement juste et démocratique.\n\n- Mettre en lumière les alternatives et solutions existantes et le chemin vers un modèle agricole et social enviable.\n\nVous souhaitez vous mobiliser et représenter le CCFD-Terre Solidaire lors de l’une des marches ? \n\nRejoignez-nous à Paris : rendez-vous Place Stalingrad (75019) à partir de 13h pour marcher vers la Place de la République où seront installés des stands associatifs. \n\nOu partout en France.\n\nPour plus d’informations, écrivez à : reseau.partenaires@combat-monsanto.org\n\nNB : Bien sûr, nous pourrons nous rassembler sous réserves que les conditions sanitaires le permettent.\n\nPour aller plus loin :  \nLa COPAGEN, l’organisation qui a fait plier Monsanto\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11541,11539\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/","name":"Marchons contre Monsanto et l’agrochimie, le 15 mai prochain - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/marche_mosento-2.jpg","datePublished":"2021-04-20T10:09:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:34+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire est engagé aux côtés de nombreuses organisations pour la Marche contre Monsanto et l’agrochimie qui aura lieu à Paris et dans bien","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marchons-contre-monsanto-et-lagrochimie-le-15-mai-prochain/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/marche_mosento-2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/marche_mosento-2.jpg","width":380,"height":392,"caption":"marche_mosento-2.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Journée de la terre 2021 : un espoir pour la défense de l’environnement en Amérique latine","datePublished":"2021-04-21T16:20:15+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/"},"wordCount":852,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_jean_claude_gerez_2012-001.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Opinion","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Amérique Latine, la lutte pour la protection de l'environnement oscille entre deuils, préoccupations et espérance. En cette Journée de la Terre, Walter Prysthon, responsable du service Amérique Latine et Caraïbes au CCFD-Terre Solidaire, nous explique pourquoi l'Accord d'Escazu est une bonne nouvelle pour les défenseurs et défenseuses de l'environnement.\n\nLes injustices et les violences contre les défenseurs de l’environnement en Amérique latine sont encore trop nombreuses. En Colombie, au Guatemala, au Brésil, au Pérou, le nombre de militants sociaux assassinés ne cesse d’augmenter, endeuillant les communautés et les sociétés, aujourd’hui aussi frappées par la covid-19.\n\nLa recherche du profit à court terme renforce les politiques extractivistes qui détruisent l’environnement et rend vulnérables les opposants aux mégaprojets.\n\nDans ce contexte, l’entrée en vigueur de l’Accord d’Escazu, en ce jour symbolique de la journée de la terre du 22 avril 2021, représente une espérance.\n\nC’est aussi une manière de rendre hommage aux défenseuses et aux défenseurs qui, au quotidien, risquent leur vie face à des intérêts économiques puissants.\n\nDu nom de la ville costaricaine où il a été adopté en 2018, l’Accord d’Escazu a pour objectif de garantir l’accès plein et effectif des citoyens à l’information en matière de projets environnementaux ; la participation publique dans des processus de prise de décision ; et l’accès à la justice en matière environnementale.\n\nIl s’agit du premier accord régional latino-américain et caribéen contraignant en matière environnementale. Cet accord ouvre aussi la voie pour des mécanismes de coopération entre les pays. Et surtout, il contient des dispositions spécifiques sur les défenseurs des droits humains engagés sur des questions environnementales qui les protègent et encouragent dans leur travail.\n\n[caption id=\"attachment_11544\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] © Jean-Claude Gerez / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nLes contenus de l’Accord sont en cohérence avec des dispositifs déjà existants comme la Convention 169 de l’Organisation International du Travail, sur le droit de consultation préalable des peuples indigènes sur des projets envisagés sur leurs territoires, ainsi qu’avec la revendication du renforcement du devoir de vigilance des entreprises en matière de droits humains et d’environnement.\n\n[caption id=\"attachment_11545\" align=\"alignright\" width=\"300\"] Arrestation de Bernard Caal Xol[/caption]\n\nAu regard des dispositions de l’Accord concernant la garantie d’un « environnement favorable au travail des personnes, associations, organisations ou groupes qui œuvrent en faveur de la protection de l’environnement », des situations comme celle de Bernardo Caal Xol, leader maya Q’eqchi, injustement maintenu en prison depuis plus de trois ans au Guatemala, ne seraient peut-être pas envisageables.\n\nEn effet, dans le cadre d’un conflit opposant 124 communautés à une entreprise porteuse du projet de construction de deux centrales hydroélectriques sur les fleuves Oxec et Cahabón, Bernado Caal Xol a été condamné, en absence de preuves et sans un procès équitable, à plus de 7 ans de prison.\n\nCe cas – malheureusement pas unique en Amérique latine – relève d’une utilisation indue du droit pénal en faveur d’intérêts économiques, et vise à intimider et affaiblir les mouvements de contestation. Ce type de procédé a été dénoncé à plusieurs reprises par des organismes tels que la Cour Interaméricaine de Droits Humains.\n\nSans doute, le sort de Bernardo Caal Xol pourrait être tout autre, si l’accord existait déjà à l’époque et s’il était ratifié par le Guatemala… Les communautés Q’eqchis auraient eu accès, dans leur langue, à l’information pertinente sur le projet avant sa mise en œuvre ; elles auraient été consultées ; leurs droits protégés ; leurs leaders n’auraient pas été criminalisés ; des tribunaux spécialisés avec des fonctionnaires formés se seraient saisis du cas pour un jugement équitable qui ne traîne pas en longueur.\n\nEn offrant aux défenseurs de l’environnement des garanties d’accès à l’information et de recours à la justice, les Etats ayant ratifié l’Accord d’Escazu font un pas considérable pour protéger les générations futures. La reconnaissance des défenseurs de l’environnement participe au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.\n\nEn cela, l’Accord d’Escazu laisse entrevoir la possibilité d’une autre voie pour la résolution des conflits socio-environnementaux, et représente un espoir pour les communautés paysannes et indigènes aujourd’hui encore assez démunies pour faire valoir leur droit au territoire et à un environnement sain.\n\nWalter Prysthon\nResponsable de Service Amérique latine - Caraïbes\n\nPOUR ALLER PLUS LOIN : \n\nLes défenseurs des droits humains en danger : le chiffre de la semaine\n\nAmérique Latine et Caraïbes \n\nConsultez notre dossier artisanes et artisans de paix."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/","name":"Journée de la terre 2021 : un espoir pour la défense de l’environnement en Amérique latine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_jean_claude_gerez_2012-001.jpg","datePublished":"2021-04-21T16:20:15+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:28:43+00:00","description":"En Amérique Latine, la lutte pour la protection de l'environnement oscille entre deuils, préoccupations et espérance. En cette Journée de la Terre, Walter","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-de-la-terre-2021-un-espoir-pour-la-defense-de-lenvironnement-en-amerique-latine/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_jean_claude_gerez_2012-001.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage_jean_claude_gerez_2012-001.jpg","width":840,"height":562,"caption":"© Jean-Claude Gerez / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réactive : Coup d’Etat au Tchad, la communauté internationale doit exiger et accompagner une transition démocratique","datePublished":"2021-04-21T17:17:30+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:32:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/"},"wordCount":382,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/communique_conjoint_tchad-_communaute_internationale_page_1.jpg","keywords":["Communiqués de presse"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 20 avril 2021, des officiers militaires ont annoncé à la Radio Télévision nationale tchadienne la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, Président de la République Tchadienne, tué officiellement « en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille ».   Idriss Déby Itno faisait face, une nouvelle fois, à une rébellion armée.  \n\n\n\nDans la même déclaration, ces officiers ont annoncé la suspension des institutions et la mise en place d’un Conseil militaire de transition avec à sa tête le fils du président Deby, Mahamat Idriss Déby, 37 ans, Général de corps d’armes et commandant de la garde présidentielle.\n\n\nNos partenaires de la société civile tchadienne qui militent pour la démocratie, la paix et la réconciliation dénoncent un coup d’Etat institutionnel mené par une junte d’officiers et la suspension de la Constitution et des institutions nationales (gouvernement, parlement). \n\n\nComme nos partenaires tchadiens, nos organisations sont gravement préoccupées par les déclarations du gouvernement français qui a pris acte de la prise de pouvoir par les militaires sans exiger le retour à l’ordre constitutionnel. Au nom de ses seuls intérêts stratégiques, la France semble accepter comme un fait établi cette confiscation du pouvoir. \n\n\nNos organisations demandent au Gouvernement français de :\n\n\n\n Condamner sans ambiguïté le processus de confiscation du pouvoir en cours et exiger le respect des droits humains et des libertés publiques.  Exiger la mise en place immédiate d’une transition civile, dans le respect de l’ordre constitutionnel tchadien. Appeler toutes les parties prenantes au dialogue (partis politiques, société civile et institutions tchadiennes).  \n\n\nNous appelons aussi la communauté internationale, la France, l’Union Européenne, l’Union africaine et les Nations Unies à prendre leurs responsabilités pour encourager et accompagner une transition démocratique et une ouverture du champ politique dans ce moment charnière de l’histoire du Tchad. \n\n\nContacts presse :\n\n\nCCFD-Terre Solidaire : Laurine Gatefait / l.gatefait@ccfd-terresolidaire.org / +33 6 04 49 36 44 \nTournons La Page : Laurent Duarte / afrique.democratie@secours-catholique.org / +33 6 38 83 13 31\nSecours Catholique : afrique.democratie@secours-catholique.org / +33 6 38 83 13 31\nSurvie : Emma Cailleau / emmacailleau@yahoo.fr\n[gallery link=\"file\" ids=\"11551\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/","name":"Réactive : Coup d’Etat au Tchad, la communauté internationale doit exiger et accompagner une transition démocratique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/communique_conjoint_tchad-_communaute_internationale_page_1.jpg","datePublished":"2021-04-21T17:17:30+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:32:26+00:00","description":"Le 20 avril 2021, des officiers militaires ont annoncé à la Radio Télévision nationale tchadienne la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, Président de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-coup-detat-au-tchad-la-communaute-internationale-doit-exiger-et-accompagner-une-transition-democratique/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/communique_conjoint_tchad-_communaute_internationale_page_1.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/communique_conjoint_tchad-_communaute_internationale_page_1.jpg","width":1448,"height":394,"caption":"communique_conjoint_tchad-_communaute_internationale_page_1.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel pour une refondation de la politique Sahélienne de la France","datePublished":"2021-04-22T14:48:09+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:25:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/"},"wordCount":1998,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/sahel_15.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Sahel"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Des organisations de la société civile françaises, dont le CCFD-Terre Solidaire, et des personnalités publiques expertes du Sahel interpellent les autorités françaises. Elles appellent à une refondation de la politique de la France au Sahel :\n\n\n[caption id=\"attachment_11553\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] © OXFAM France[/caption]\n\nHuit ans. Huit longues années d’opérations militaires françaises dans les sables du Sahel et pourtant la sécurité n’est pas rétablie dans une région toujours meurtrie par les crises.\n\nL’opération Barkhane, devenue une des plus importantes opérations extérieures françaises de l’histoire récente, fait l’objet de peu de débat public [[Depuis une réforme de la Constitution en 2008, l'article 35 impose au gouvernement français de demander l'autorisation des parlementaires s'il veut prolonger une opération militaire au-delà de quatre mois. Le 22 avril 2013, un peu plus de trois mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, le parlement français a approuvé la prolongation de cette mission militaire, qui est devenue Barkhane en juillet 2014. Depuis lors, le Parlement n’a plus été consulté sur l’opération Barkhane (l’évolution de ses effectifs, son maintien, etc). Depuis 10 ans, 12 réponses ont été apportées aux 15 questions parlementaires formulées sur l’opération Barkhane (www.senat.fr). Le Sénat a quant à lui débattu de l’opération Barkhane en dernière date le 9 février 2021.]].Pas plus que l’ensemble de la politique étrangère de la France au Sahel[[Les politiques de la France au Sahel ont fait l’objet d’un débat public au Parlement le 4 mars 2021.]], largement dominée par une approche sécuritaire.\n\nIl est désormais temps d'ouvrir publiquement ce débat. Une refondation de la politique sahélienne de la France est nécessaire, ancrée dans une nouvelle manière de voir le Sahel et de penser nos relations et modes de coopérations avec ces pays, comme plus largement avec le continent africain.\n\nSur le plan sécuritaire, l’intervention française est dans une impasse : non seulement la situation ne s’est pas améliorée mais elle s’est même gravement détériorée ces derniers mois, touchant désormais des régions et des pays autrefois épargnés.\n\nLe Sahel connaît une hausse des violences plus rapide qu’aucune autre région d’Afrique : les incidents violents liés à des groupes armés non étatiques ont doublé chaque année depuis 2015[[D’après les chiffres de l’Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled).]]. Dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), 3,7 millions de personnes ont été déplacées de force par les violences[[chiffres HCR à fin février 2021]], et les massacres contre les populations civiles se multiplient. 19,6 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire et plus de 6,7 millions de Sahéliens et de Sahéliennes souffriront de la faim d’ici à l’été 2021. Et malgré cette tragédie, les organisations humanitaires font face à des difficultés croissantes pour accéder aux populations dans le besoin.\n\nA ce triste tableau s’ajoutent exactions et violences largement impunies contre les populations civiles de la part des diverses parties au conflit, y compris des accusations visant des forces de sécurité étatiques. Ces derniers mois l’ONU et les organisations de droits humains ont ainsi répertorié des cas de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires dont seraient responsables des éléments des armées malienne, burkinabè et nigérienne[[MINUSMA, Note sur les tendances des violations et abus de droits de l’homme (1er janvier-31 mars 2020), Division des droits de l’homme et de la protection, avril 2020\n- Sahel : Mettre fin aux abus commis lors des opérations de lutte contre le terrorisme | Human Rights Watch (hrw.org)\n- « Ils en ont exécuté certains et emmené d’autres avec eux » - Péril pour les populations civiles dans le Sahel, Amnesty International, juin 2020]]. La MINUSMA a également conclu à la responsabilité de l’armée française dans la mort de 19 civils lors d’une opération au Mali le 3 janvier 2021 près du village de Bounti.\n\nLa crise que traverse le Sahel est multidimensionnelle, adossée à des facteurs sociaux, économiques et politiques, qui risque encore de s’aggraver avec la pandémie de Covid-19. La pauvreté touche 40% de sahéliens et sahéliennes. Plus de 2,5 millions d’enfants n’y sont pas scolarisés.\n\nLa moitié des habitants n’a pas accès à l’eau potable. Cette situation affecte particulièrement les femmes, qui restent par ailleurs largement exclues des espaces de prise de décision.\n\nEt malgré ces immenses défis, les budgets dédiés à la santé[[Pour les pays du G5 Sahel + le Sénégal, le remboursement annuel de leurs dettes est équivalent à 140% des sommes allouées à leurs budgets de santé : https://www.oxfamfrance.org/financement-du-developpement/annuler-la-dette-des-pays-pauvres-une-mesure-durgence-face-au-coronavirus/]], l’éducation, l’agriculture, l’eau, l’assainissement ou encore la protection sociale sont sous pression, notamment pour répondre à l’accroissement des dépenses sécuritaires et au remboursement de dettes souveraines qui explosent. Les restrictions aux libertés publiques se multiplient, souvent légitimées par la lutte présentée contre le terrorisme.\n\nEt ceux et celles qui ont le courage de dénoncer de potentiels détournements d’argent public - y compris d’aides militaires censées contribuer à la sécurité et à la stabilisation des populations – se retrouvent le plus souvent criminalisés et menacés.\n\nFace à ce constat, les voix s’élèvent - au Sahel comme en Europe - pour pointer l’inadaptation des stratégies actuelles et appeler à un sursaut. La multiplication d’initiatives et l’enchaînement de sommets et conférences internationaux ces dernières années apparaissent comme le bégaiement d’une même stratégie qui a principalement misé sur une réponse militaire pour répondre à une crise qui bouleverse les contrats sociaux et les modèles de gouvernance, et qui dès lors appelle à des réponses bien plus complexes.\n\nLe lancement de l’Alliance pour le Sahel en 2017 a voulu donner des gages d’un rééquilibrage vers les questions de développement, sans toutefois s’affranchir d’une vision instrumentale d’un nexus « diplomatie-défense-développement » qui s’avère inopérant. Le développement ne peut être facteur de paix s’il n’intègre pas l’enjeu des droits humains, de l’inclusion, de l’équité et de la redevabilité. Si le récent sommet de N’Djamena en février a conduit à certaines évolutions positives - notamment par la prise en considération de certaines causes profondes des conflits - elles doivent désormais se traduire en un réel changement de stratégie.\n\nLa stratégie de la France n’échappe pas à ces critiques. Le rôle prédominant de notre pays ces dernières années dans la définition de ces stratégies a donné le sentiment que l’avenir du Sahel se décide plutôt à Paris qu’à Bamako ou Ouagadougou. Et avec lui, un rejet toujours plus fort de l’action et de la présence françaises par une partie des populations sahéliennes, alors qu’elle interroge aussi de plus en plus l’opinion publique française. Nous n’attendons pas de la France qu’elle solutionne les défis du Sahel mais qu’elle accompagne un autre processus de reconstruction. Une autre approche est possible.\n\nL’aide publique au développement française au Sahel stagne depuis 10 ans et l’an dernier notre pays participait à moins de 1% des besoins de financements humanitaires.La future loi sur le développement et la lutte contre les inégalités mondiales doit être l’occasion de repenser les modèles de développement et de croissance promus par notre aide.\n\nIl convient aujourd’hui de remettre en cohérence notre action internationale, et d’inscrire en son cœur le renforcement des sociétés civiles locales, la promotion des droits humains, la protection des civils, la gouvernance inclusive, la justice, la lutte contre la corruption, l’égalité de genre ou encore la réduction des inégalités et la justice climatique. Les organisations locales qui agissent sur ces sujets sensibles et souvent dangereux pour leurs membres ont besoin d’un soutien politique, technique et financier plus affirmé.\n\nAlors qu’un sommet Afrique-France se tiendra à Montpellier en juillet prochain,\nnous appelons à une refondation de la politique de la France au Sahel. Refondation qui doit se construire sur un dialogue inclusif et un débat démocratique qui ont cruellement manqué depuis 2013. Ce débat doit prendre en compte la diversité des analyses et expertises en regroupant parlementaires, diasporas, monde académique, sociétés civiles d’ici et de là-bas, acteurs du développement et de la sécurité.\n\nPour réussir cette refondation, il est nécessaire d’être véritablement à l’écoute des communautés affectées ; les femmes et la jeunesse sahéliennes notamment, sont porteurs de solutions qui n’attendent qu’à être écoutées. Nos organisations en sont témoins, les initiatives citoyennes se multiplient au Sahel pour proposer d’autres schémas pour le futur de leurs pays, comme la récente « Coalition citoyenne pour le Sahel ».\n\nLa France doit être à l’écoute de ces aspirations. Il y a urgence.\n\nSignataires de l'appel :\n- CCFD-Terre Solidaire\n- Tournons la page\n- Secours Catholique\n- Oxfam\n- Survie\n- Agir ensemble pour les droits humains\n- Ritimo\n- Conseil des Nigériens de France\n- Haut-Conseil des Maliens de France\n- Solidaires\n- Jean-Claude Felix Tchicaya, Chercheur pour l'Institut de Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)\n- Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Directeur de recherches, Institut de recherche pour le développement\n- Mouvement pour une Alternative Non-violente\n- Justice et Paix France\n- Mouvement de la Paix\n- Solidarité Internationale LGBTQI\n- ECPAT France\n- Action Aid – Peuples Solidaires\n- Plateforme Dettes &amp; Développement\n- Initiative pour un autre monde (IPAM)\n- Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)\n- André Bourgeot, Anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS et au Laboratoire d’anthropologie sociale et spécialiste de la bande saharo-sahélienne\n- Richard Banegas, Professeur de science politique à Sciences Po, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest et des Grands Lacs\n- Rémi Carayol, journaliste\n- Cordination SUD\n- Médecins du Monde\n- Marielle Debos, chercheuse en science politique, Université Paris Nanterre\n- Réseau Foi &amp; Justice\n- Roland Marchal, chercheur CNRS\n- Synergie Togo\n- CICCA-Europe\n- CARE France\n- Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN\nDirecteur de recherche émérite au CNRS, chercheur au LASDEL (Niger)\n- Géraud Magrin\nProfesseur de géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne\n\nLes sociétés sahéliennes qui soutiennent l'appel :\n- AZHAR (Mali)\n- Alternative Espaces Cioyens (AEC) Niger\n- Action de Partenaires pour l'Appui au Développement (Tchad)\n- Observatoire Kisal\n- Afrikajom Center\n- SOS-civisme Niger\n- Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire – ROTAB (Niger)\n- Public Interest Law Center – PILC (Tchad)\n- Droits de l’Homme sans frontières (Tchad)\n- Tchad Non Violence – TNV\n- Agir pour Être (Niger)\n- Syndicat national des agents contractuels et fonctionnaires de l’éducation de base – SYNACEB (Niger)\n- Union des Syndicats du Tchad – UST\n- Réseau panafricain pour la paix, la démocratie et le développement – REPPAD (Niger)\n- APAISE (Niger)\n\nPour aller plus loin :\n\nPourquoi il faut refonder la politique de la France au Sahel\n\nDeux minutes pour comprendre les limites des politiques d’intervention au Sahel (infographie)\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11553,11555,11556\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/","name":"Appel pour une refondation de la politique Sahélienne de la France - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/sahel_15.jpg","datePublished":"2021-04-22T14:48:09+00:00","dateModified":"2025-10-07T08:25:34+00:00","description":"Des organisations de la société civile françaises, dont le CCFD-Terre Solidaire, et des personnalités publiques expertes du Sahel interpellent les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-refondation-de-la-politique-sahelienne-de-la-france/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/sahel_15.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/sahel_15.jpg","width":840,"height":614,"caption":"© OXFAM France"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lettre ouverte au Président de la République pour l&rsquo;appeler à condamner le coup de force militaire au Tchad","datePublished":"2021-04-22T18:30:52+00:00","dateModified":"2021-12-20T14:51:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/"},"wordCount":774,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/11/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-077-scaled.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Opinion"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Monsieur le Président de la République,\nVous rendez demain au Tchad pour assister aux funérailles du Président Idriss Deby Itno. A cette occasion, nos organisations, engagées de longue date auprès des acteurs de la société civile tchadienne, souhaitent vous faire part de leurs inquiétudes concernant les positions de la France sur ce pays alors que s’ouvre pour le Tchad une période cruciale et périlleuse, avec des risques de troubles qui pourraient impacter lourdement les populations civiles.\nLors de l’une des précédentes crises, en février 2008, nous avions pu exprimer au Président Nicolas Sarkozy, (en personne et régulièrement à travers ses conseillers), nos désaccords avec les analyses portées par les administrations diplomatiques et militaires françaises. Malheureusement, votre prédécesseur n’avait pas souhaité exercer son influence sur un président tchadien, alors fragilisé, pour engager un véritable processus de démocratisation et de réconciliation pourtant cruellement nécessaire. Les choses auraient pu être profondément différentes s’il l’avait fait.Monsieur le Président, la France semble aujourd’hui, au nom d’une prétendue stabilité et de l’intégrité du territoire tchadien, reconnaitre un Comité de transition militaire dirigé par le fils du défunt président Deby.\nDéjà en 2008, les administrations françaises soutenaient que les groupes armés étaient manipulés et téléguidés par une puissance étrangère, le Soudan. Elles arguaient également que seul le régime du Président Deby était capable d’assurer la stabilité du pays.\nAujourd’hui comme hier, nous estimons que ces analyses sont profondément erronées et datées. Le Tchad ne vit pas une atteinte à son intégrité territoriale. Il n’y a pas dans cette crise, d’enjeux liés à des mouvements djihadistes, ni d’ingérence étrangère. Il s’agit bien au contraire, des conséquences militaires d’une crise politique non résolue, interne au pays. Non seulement, le régime tchadien actuel ne garantit aucunement la stabilité du pays mais il est en réalité la source même de l’instabilité systémique du Tchad. Les trente années de règne d’Idriss Deby Itno ont été régulièrement émaillées d'abus et de violations graves des droits humains, visant notamment à annihiler toutes oppositions crédibles.\nA travers ce Comité de transition, illégal et illégitime, vous actez d’un coup d’Etat mené par un groupe d’officiers au service d’un clan. En pensant répondre aux intérêts stratégiques et militaires français, vous légitimez une situation qui aura des conséquences graves au Tchad, comme ailleurs en Afrique. Les tchadiens attendent le changement et vont, après une période de sidération, ressentir une déception propice à toutes les violences. Le pays peut se déchirer.\nM. le Président, avec nos partenaires tchadiens, nous affirmons que l’avenir et la stabilité du Tchad résident dans un large consensus de l’ensemble des forces politiques, sociales et des institutions du pays.\nM. le Président, le Tchad a changé, la société tchadienne est capable d’assurer une transition démocratique de manière pacifique. Elle y est prête et la France ne peut aller contre le cours de l’Histoire. La démocratie, l’état de droit, la population tchadienne et la protection de ses droits et libertés doivent demeurer au centre des priorités françaises.\nNos organisations vous demandent : \n\nDe condamner sans ambiguïté le processus de confiscation du pouvoir en cours et d’exiger le respect des droits humains et des libertés publiques ;\nD’exiger la mise en place immédiate d’une transition civile, dans le respect de l’ordre constitutionnel tchadien ;\nD’appeler toutes les parties prenantes au dialogue (partis politiques, société civile et institutions tchadiennes) ;\n\nElles demandent en particulier, M. le Président, qu’à l’occasion de votre voyage, vous rencontriez une délégation de la société civile pour entendre leurs analyses et recommandations.\nNous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération.\nSignataires :\nBernadette Forhan, présidente d’ACAT-FranceTimothy Hughes, président d’Agir ensembleSylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre SolidairePatrice Garesio, co-président de SurvieMarc Ona Essangui, président de Tournons La Page\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/","name":"Lettre ouverte au Président de la République pour l'appeler à condamner le coup de force militaire au Tchad - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/11/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-077-scaled.jpg","datePublished":"2021-04-22T18:30:52+00:00","dateModified":"2021-12-20T14:51:34+00:00","description":"Monsieur le Président de la République, Vous rendez demain au Tchad pour assister aux funérailles du Président Idriss Deby Itno. A cette occasion, nos","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-pour-lappeler-a-condamner-le-coup-de-force-militaire-au-tchad/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/11/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-077-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/11/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-077-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"© Roberta Valerio"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Comment promouvoir le vivre ensemble au Tchad, en Centrafrique, et au Nord-Cameroun ?","datePublished":"2021-04-26T10:14:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/"},"wordCount":2149,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage__la_vie_ccfd-terre_solidaire__2018-012.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis 2013 plus de 150 projets ont été lancés dans le cadre de notre Programme paix et vivre ensemble au Tchad, en Centrafrique et au Nord-Cameroun. Dans ces régions en proie à de nombreux conflits, l’expérience des acteurs de terrain que nous soutenons montre qu’il est possible d’agir pour la paix et le vivre ensemble. Retour d’expérience.\n\nBruno Angsthelm est chargé de mission Tchad et RCA au service Afrique du CCFD-Terre Solidaire. Avec Abderamane Ali Gossoumian, coordinateur national du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation au Tchad, ils nous racontent ce travail de longue haleine pour tisser les conditions de la paix et du vivre ensemble.\n\n\nLire aussi : Lettre ouverte au Président de la République pour l’appeler à condamner le coup de force militaire au Tchad\n\n\n\nLe sentiment de rapports de domination au cœur des tensions\nLe sentiment d’un «&nbsp;&nbsp;rapport de domination&nbsp;» est au cœur des tensions sur le vivre-ensemble au Tchad, mais également dans les pays de la sous-région, au Soudan, au Sud-Soudan, en Centrafrique, au Cameroun, et autour du lac Tchad.\n\nIl prend des formes, religieuses, ethniques, de genre, mais aussi politiques.\n\nCe sentiment produit des  tensions entre les agriculteurs et éleveurs, au sein des communautés, des jeunes, mais aussi des rébellions comme en Centrafrique (2013-2015). C’est dans ce contexte que le CCFD-Terre Solidaire a lancé en 2012 le Programme paix et vivre ensemble.\n\nAu Tchad, le contentieux chrétiens-sudistes/musulmans-nordistes, issu de l’histoire et de la géographie –&nbsp;même s’il est aujourd’hui largement atténué&nbsp;– continue de traverser la société tchadienne autour, notamment, de la notion de laïcité – et donc de la place des religions dans la société, ou de la langue, avec une communauté arabophone et une francophone.\nUn exemple du sentiment de domination&nbsp;: les relations entre chrétiens et musulmans\nUne bonne partie des chrétiens a le sentiment d’être dominée et marginalisée par les musulmans.\n\nEn 2016, Fortunat Alatarat, le coordinateur de Grave, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire au Tchad, a organisé une rencontre de jeunes leaders associatifs catholiques, protestants et musulmans pour parler des préjugés qu’ils avaient les uns sur les autres.\n\nLes jeunes chrétiens ont décrit les musulmans comme des terroristes, des meurtriers et des voleurs qui considéraient les chrétiens comme leurs esclaves.\n\nLes jeunes musulmans ont présenté les chrétiens comme des alcooliques, des ignorants et des sorciers.\nPour eux, la religion chrétienne n’est pas une religion.\n\nCes regards très méprisants témoignent des préjugés encore profondément ancrés dans une grande partie de la population.\n3 causes des conflits dans la région\nDès 2002, le CCFD-Terre Solidaire a considéré les tensions intercommunautaires comme la cause profonde du mal-développement au Tchad.\n\nEn 2011, une étude menée avec les partenaires a montré que, dans toute la sous-région, ces conflits étaient dus à trois facteurs&nbsp;:\n\n \t la mauvaise gestion et la concurrence autour des ressources naturelles,\n \t les problèmes identitaires\n \t une gouvernance politique défaillante.\n\nAgir sur ces 3 causes&nbsp;\n\nDes jeunes de l'association Ambassadeurs de paix, s'engagent contre les violences scolaires, qui touchent autant les professeurs que les élèves. Fatimé, médiatrice de paix, sensibilise ses camarades. Photo Roberta VALERIO/CCFD-Terre Solidaire\n\nL’identification de ces trois causes nous a conduit à élaborer notre stratégie sur ces trois dimensions déclinées à travers le Programme paix et vivre ensemble.\n\nIl vise à favoriser des communautés plus résilientes, une meilleure cohésion sociale et des sociétés plus tolérantes, avec moins de préjugés.\n\nEn ce qui concerne les conflits identitaires, religieux, communautaires, il cherche à construire une société fraternelle, inclusive pour la jeunesse et pour les femmes.\n\nAu niveau politique, le programme prône une plus forte transparence dans la gestion des ressources publiques.\n\nIl soutient des initiatives citoyennes, des contre-pouvoirs, ainsi que des projets liés à l’amélioration du dialogue politique pour une meilleure gouvernance tant économique que politique.\nUne délégation centrafricaine à New York pour demander une force d’interposition\nDès 2013, alors que le pays bascule dans les violences intercommunautaires, le Programme paix organise le voyage à New York d’une délégation centrafricaine composé d’un évêque, d’un pasteur, d’une députée indépendante et d’un militant des droits de l’homme.\nLa délégation réussira à convaincre le Conseil de sécurité des Nations unies (le Rwanda était au départ très réticent) d’autoriser l’intervention en urgence d’une force d’interposition française.\n\nEn 2014, en pleine crise, le programme finance la tenue d’un grand forum national de la société civile de réconciliation et soutient deux plateformes civiques&nbsp;:\n- le GTSC-Groupe de travail de la société civile, qui est son porte-voix face au gouvernement\n- le  ROSCA GD-réseau des organisations de la société civile pour la bonne gouvernance, qui réunit des personnalités du monde universitaire, associatif et politique qui veulent développer les connaissances et la culture du débat et du dialogue.\nEn Centrafrique, des projets de relance de l’agriculture et de médiation\nEn Centrafrique, ce programme a permis à trois partenaires de développer une approche originale dans le nord et l’ouest du pays.\n\nLe GDAP (Groupement pour le développement agropastoral) et le diocèse de Bossangoa ont mené des projets de relance de l’agriculture, principale activité économique des populations. Puis, après des mois de pourparlers sous l’égide des partenaires, les groupes armés locaux ont négocié et signé des accords de paix, provoquant ainsi le retour de milliers de déplacés.\n\nLa PIJCA (Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine) a également œuvré à la réconciliation.\nNotamment à Boda, une petite ville, qui a vécu des affrontements très durs entre milices chrétiennes anti-balakas et groupes d’autodéfense musulmans, au point que les communautés vivaient complètement séparées et dans la peur.\nLes jeunes ont d’abord sensibilisé les combattants à la paix et au vivre-ensemble.\nLes ennemis d’hier se retrouvent aujourd’hui dans une même association.\nEt lors du dernier conflit, les rebelles n’ont pas réussi à recruter le moindre combattant à Boda.\n\nL’association a aussi formé dans tous les villages avoisinants des groupes PIJCA  et des médiatrices sociales qui, à leur tour, ont travaillé à la réconciliation et à la solidarité au quotidien envers les plus pauvres, veuves et orphelins…\n\nLa PIJCA aide les associations locales à mener des petits projets, elle appuie la construction de la maison des jeunes et contribue à la restauration des bureaux de la mairie…\n\nGrâce au travail de ces jeunes, c’est toute une région qui s’est transformée. Le programme a favorisé l’émergence de nouveaux acteurs comme la PIJCA, qui est désormais l’une des principales plateformes de la jeunesse centrafricaine.\n\n\nReportage l’association PIJCA. Dans le stade de foot de Bangui deux équipes de la capitale s'affrontent. Photo Michael ZUMSTEIN/CCFD-Terre Solidaire\nAgir avec les communautés nomades\nParmi ces nouveaux acteurs, la plateforme sous-régionale Kawtal mène également au niveau régional des actions décisives pour faire baisser les tensions intercommunautaires.\n\nElle mobilise et défend une quinzaine de communautés transhumantes, essentiellement peules, en Centrafrique, au Tchad  et au Cameroun.\n\nLa plateforme les aide à faire valoir leurs droits et leur culture et s’impliquent dans les processus de développement et les instances de prise des décisions.\n\nCela a permis à ces communautés marginalisées et aussi aux jeunes, qui avaient peu voix au chapitre, de construire les conditions de leur participation collective à la vie de leurs territoires, d’élaborer une parole collective et de se faire davantage entendre.\nConstruire le dialogue interreligieux au Tchad\nAutre résultat, la construction d’alliances qui permettent d’appréhender une problématique à travers des acteurs très différents&nbsp;: associatifs, chercheurs, religieux, jeunes…\n\nL’exemple le plus frappant est celui du dialogue interreligieux au Tchad autour de Grave avec la plateforme regroupant l’Église catholique, le Conseil supérieur des affaires islamiques, le centre de dialogue interculturel El Mouna, l’université islamique, l’association pour l’Enseignement coranique et la protection des enfants (AECPEM), des chercheurs.\n\nÀ partir de 2016, notre partenaire a mis en place plusieurs projets qui participent à la lutte contre les préjugés interreligieux.\n\nEn premier lieu, une formation pour apprendre la langue de l’autre au sein d’une plateforme interreligieuse&nbsp;: des imams y ont appris le français, et des chrétiens l’arabe.\n\nUn enjeu important pour ces leaders religieux investis dans ce chemin de dialogue et de réconciliation.\n\nLa réforme des écoles coraniques, avec un cycle modernisé de formation des maîtres coraniques à l’aide d’un nouveau dispositif pédagogique validé par les instances islamiques.\nEt enfin, un projet qui vise à permettre à l’université islamique de s’ouvrir sur des sujets de société&nbsp;: comme les droits humains, les violences faites aux femmes, à travers des conférences et des groupes de travail.\nElaborer des règles communes autour de la gestion des ressources naturelles\nAu Sahel, des communautés sahéliennes ont été appuyées jusqu’en 2012 par ACORD-Tchad afin de s’engager pour le développement de leurs territoires. Elles ont bénéficié de plusieurs projets cofinancés par le CCFD-Terre Solidaire, en matière d’équipements agricoles, de formations, de magasins de stockage, etc.\n\nElles ont aussi appris à élaborer des règles communes d’usage des ressources naturelles. À partir de 2015, réunies au sein de trois plateformes rurales, elles ont, avec l’appui du Programme paix et vivre ensemble, instauré des projets, sur le développement de l’agroécologie, la justice …\nAu Tchad, se mobiliser contre les violences faites aux femmes\nLa plateforme rurale de Dababa s’est, quant à elle, mobilisée pour mettre fin aux violences envers les femmes. Plus de 60 agents de changement ont ainsi été formés et mobilisés pour agir dans les villages.\n\nGrâce à ces hommes, ces femmes, ces enseignants, ces jeunes, ces religieux, ces leaders paysans et ces anciennes exciseuses, la plateforme a pu sensibiliser les communautés dans les marchés, ou en animant des discussions entre jeunes. En quelques années, elle a observé une diminution de 40&nbsp;% des mariages forcés et des mutilations génitales.\n\nLes relations dans les foyers changent, les hommes n’ont plus le monopole des décisions, le dialogue prévaut.\n\nLes jeunes de la région ont également décidé de se mobiliser pour lutter contre le statut inférieur réservé aux femmes et contre les violences qui leur sont infligées.\nDevenues de véritables actrices de développement, ces plateformes rassemblent désormais plusieurs centaines de milliers d’habitants dans plus de 1&nbsp;500 villages.\nAvec la mise en réseau, favoriser une culture du débat\nPlus largement, grâce au travail du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), ce programme a favorisé la création d’un réseau solidaire d’organisations camerounaises, tchadiennes et centrafricaines qui se retrouvent régulièrement pour échanger sur leurs défis et porter des projets en commun.\n\nCe large écosystème partenarial a permis d’instaurer une culture du débat, de l’esprit critique et de production de connaissances qui sont déterminants pour comprendre les enjeux et faire évoluer les mentalités. Tous ces acteurs partagent un engagement commun vers une société plus solidaire, en paix et fraternelle.\n\nNotre vision a été confortée par la récente encyclique du pape François Fratelli Tutti qui nous invite tous à semer la paix, à dépasser nos différences et à nous ouvrir aux autres sur le chemin de la fraternité universelle.\n\nBruno Angsthelm, chargé de mission, Tchad, RCA, Togo et Bénin\nEt Abderamane Ali Gossoumian, coordinateur national CSAPR\n\n\n3 rapports pour mieux comprendre les conflits au Tchad\nAprès la mort du président tchadien Idris Deby, voici un récapitulatif des rapports publiés ces dernières années en partenariat avec la société civile tchadienne pour mieux comprendre la situation de ce pays :\n\n- Consulter le rapport \"Petites et grandes controverses de la politique française au Tchad\", mai 2015\n-Consulter le rapport   \"Les partis politiques tchadiens, quelle démocratie pour quelle paix?\", novembre 2014\n- Consulter le Rapport  \"Le développement  piégé : les transferts d’armes et le\ndéveloppement au Tchad (2005-2010)\", Janvier 2012\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11564,11565\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/","name":"Comment promouvoir le vivre ensemble au Tchad, en Centrafrique, et au Nord-Cameroun ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage__la_vie_ccfd-terre_solidaire__2018-012.jpg","datePublished":"2021-04-26T10:14:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:24+00:00","description":"Depuis 2013 plus de 150 projets ont été lancés dans le cadre de notre Programme paix et vivre ensemble au Tchad, en Centrafrique et au Nord-Cameroun. Dans","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-promouvoir-le-vivre-ensemble-au-tchad-en-centrafrique-et-au-nord-cameroun/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage__la_vie_ccfd-terre_solidaire__2018-012.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/reportage__la_vie_ccfd-terre_solidaire__2018-012.jpg","width":1200,"height":800,"caption":"reportage__la_vie_ccfd-terre_solidaire__2018-012.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Mindanao, il fait dialoguer musulmans, chrétiens et indigènes","datePublished":"2021-04-29T09:40:34+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/"},"wordCount":407,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/bong.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Portrait"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce fils de pasteur propose une enceinte de dialogue à la société civile de Mindanao, aux Philippines, secouée par de graves violences et la présence de djihadistes. Portrait d'un des leader du Mindanao’s People Peace Movement, qui sait aussi manier l'humour pour se faire entendre\n\n\n[caption id=\"attachment_11575\" align=\"aligncenter\" width=\"720\"]Bong distribue des tracts sur la Paix, le jour de la Saint Valentin, (Philipines).[/caption]\n\nIl a commencé à militer pour la paix au début des années 2000. Valtimore Fenis - que tout le monde appelle Bong - était alors étudiant en sciences politiques à l’université d’Iligan City, une ville au nord de Mindanao, la deuxième île la plus importante – par sa superficie et sa population – des Philippines.\n\nBong se dressait contre la stratégie de confrontation adoptée par le gouvernement face aux mouvements indépendantistes musulmans. C’est dans cette île que l’on trouve la plus importante population musulmane des Philippines, terre à majorité chrétienne.\n\nBong explique :\n\n« Dans les 20 millions d’habitants de notre île, on compte 20 à 30% de moro, c’est-à-dire de musulmans, 5 à 10% d’indigènes et le reste sont des migrants, des Philippins venus d’autres îles de l’archipel ». Sa famille fait partie de ces migrants, colons sans terres arrivés dans les années 1960.\nCréation du Bangsamoro, région autonome musulmane\nDepuis ses études, Bong n’a pas quitté l’engagement politique. A 39 ans, il devrait cette année être élu dirigeant du MPPM (Mindanao’s People Peace Movement). L’organisation regroupe des ONG qui œuvrent pour la défense des droits humains et la construction d’une paix durable à Mindanao. Le CCFD-Terre solidaire, qui les soutient, est un de ses partenaires.\n\n« Notre ambition est de renforcer les liens entre les différentes communautés de l’île », explique Bong.\n\nDes progrès ont été réalisés récemment. Des accords de paix ont été signé avec des mouvements armés moro. La création de la région autonome de Bangsamoro (la terre des moros) a été approuvée par référendum en 2019.\n\nLe siège du MPPM se situe à Cotabato, principale ville du Bangsamoro. C’est là que travaille ce fils d’un pasteur d’une église protestante. Il fait chaque semaine cinq heures de route pour retrouver son épouse et ses deux filles, à Iligan city."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/","name":"A Mindanao, il fait dialoguer musulmans, chrétiens et indigènes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/bong.jpg","datePublished":"2021-04-29T09:40:34+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","description":"Ce fils de pasteur propose une enceinte de dialogue à la société civile de Mindanao, aux Philippines, secouée par de graves violences et la présence de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-lile-de-mindanao-dechiree-il-fait-dialoguer-musulmans-chretiens-et-indigenes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/bong.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/bong.jpg","width":720,"height":480,"caption":"Bong distribue des tracts sur la Paix, le jour de la Saint Valentin, (Philipines)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tout comprendre sur le devoir de vigilance (FAQ)","datePublished":"2021-07-01T08:35:08+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:51:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/"},"wordCount":2281,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/total_-_multinationales.org_.jpg","keywords":["Devoir de vigilance","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Qu'est ce que la loi sur le devoir de vigilance ? Alors qu'une directive européenne pourrait bien voir le jour dans les prochains mois, on répond à toutes les questions que vous vous posez sur cette loi destinée à lutter contre l'impunité des multinationales .\n\n1. Qu'est-ce que le devoir de vigilance (vidéo)?\n\n\n\nQu'est le devoir de vigilance des entreprises ? l'ECCJ vous l'explique avec cette animation de 2mn. \n\nLe devoir de vigilance est une obligation faite aux entreprises multinationales d’assurer une activité de production respectueuse des droits humains et de l’environnement.\n\nEn 2013, l’effondrement du Rana Plaza qui fit plus de mille morts, principalement des ouvrières de l’industrie textile, a marqué un tournant dans la mobilisation en faveur de ce projet de loi.\n2. Quel est l'objectif de la loi sur le devoir de vigilance?\nLes réglementations sur le devoir de vigilance ont pour objectif de prévenir les atteintes aux droits humains et à l'environnement commises par les entreprises et de lutter contre leur impunité.\n\nPour en savoir plus sur les activités de production irrespectueuses des droits humains et de l'environnement, découvrez notre vidéo sur l'extractivisme et ses impacts dans les pays du Sud. \n\n[embed]https://www.youtube.com/watch?v=ldcN-SCjC8g[/embed]\n\nLa loi française relative au devoir de vigilance des multinationales (Loi n°2017-399) adoptée en 2017 crée une obligation juridiquement contraignante pour les multinationales d’identifier et de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement.\n\nC'est la mobilisation conjointe du CCFD-Terre Solidaire avec de nombreuses organisations comme le collectif Ethique sur l’étiquette, Amnesty, Sherpa, les Amis de la Terre, Action Aid et de nombreux acteurs, qui a finalement permis l’adoption de cette loi historique sur le devoir de vigilance en France.\n\nLa loi s’inspire, en partie, des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme (UNGP), et constitue une avancée majeure pour garantir une meilleure prévention des impacts négatifs des activités des multinationales.\n\nPour en savoir plus sur le rôle préventif de la loi : Une étape importante dans la prévention des atteintes au droits humains et à l’environnement par les multinationales\n3. Quelles sont les entreprises concernées par la loi ?\nLa loi française est unique car elle couvre tous les secteurs d’activités et un large domaine d’application.\n\nElle concerne les atteintes graves envers :\n\n-  les droits humains et les libertés fondamentales \n- la santé et la sécurité des personnes \n- l’environnement.\n\nLa loi s’applique à toute société établie en France qui emploie : au moins 5 000 salariés en France, ou au moins 10 000 salariés à l’étranger.\n\nLa loi s’applique aux activités de la société-mère (ou donneuse d'ordre) mais aussi :\n\n- A celles des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement ou sur lesquelles elle exerce une influence dominante en vertu d’un contrat ou de clauses statutaires. (Article L233-16 du Code de commerce français).\n\n-A celles des sous-traitants et fournisseurs avec lesquelles elle entretient une « relation commerciale établie [[En droit français, la notion de relation commerciale établie était déjà consacrée dans l’article L.442-6, I, 5° du Code de commerce, dont l’interprétation a été précisée par la jurisprudence.]] ».\n\n[caption id=\"attachment_11580\" align=\"aligncenter\" width=\"744\"] Domaines d'application et entreprises visés par la loi sur le devoir de vigilance.[/caption]\n4. Qu'est ce qu'un plan de vigilance et la diligence raisonnable?\nLes entreprises visées par la loi ont l’obligation légale d’établir, de rendre public et de mettre en œuvre de façon effective un plan de vigilance.\n\nLe plan de vigilance  et les rapports de mise en œuvre au cours de l’année antérieure doivent être rendus publics et inclus dans le rapport annuel des sociétés.\n\nLe plan de vigilance doit indiquer les \"mesures de diligence raisonnable\" : Le devoir de diligence raisonnable impose à une entreprise d’identifier et de prévenir tous les risques liés à ses activités. Elle doit mettre en place des mesures nécessaires pour les contrôler. propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l’environnement.\n\nLe plan de vigilance doit comprendre les mesures suivantes (conformément à l’Article.1) :\n\n- Une cartographie des risques destinée à leur identification, leur analyse et leur hiérarchisation.\n\n- Des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs avec lesquels elle entretient une relation commerciale établie, au regard de la cartographie des risques.\n\n- Des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves.\n\n- Un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques, établi en concertation avec les organisations syndicales représentatives dans ladite société.\n\n- Un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.\n5. Quelles sont les sanctions prévues par la loi ?\nDans le cas où une société, en vertu de la loi, ne parvient pas à établir, publier ou mettre en œuvre de façon effective un plan de vigilance, toute personne justifiant d’un intérêt à agir peut la mettre en demeure [[Une mise en demeure est une interpellation formelle visant à inciter le destinataire à accomplir ses obligations face à la menace d’une action en justice.]] de respecter ses obligations, conformément à l’Article.1\n\nSi à l’issue d’une période de 3 mois à compter de la mise en demeure, la société ne respecte toujours pas ses obligations, le juge pourra l’enjoindre, le cas échéant, à payer une somme d’argent par jour, semaine ou mois de retard jusqu'à ce qu'elle se conforme à ses obligations.\n\nLe juge se prononce également sur la gravité de la négligence et sur l’existence ou la non-existence d’un plan de vigilance complet.\n\nLa responsabilité civile de l’entreprise peut être engagée, conformément à l’Article.2, en cas de manquement à ses obligations et l’entreprise pourra être condamnée à « réparer le préjudice que l’exécution de ces obligations auraient permis d’éviter » en cas de dommages.\n\n[caption id=\"attachment_11581\" align=\"aligncenter\" width=\"744\"] Les sanctions prévues par la loi sur le devoir de vigilance.[/caption]\n6. Existe-t-il des limites à l'application de la loi ?\n1. La loi ne concerne que les entreprises qui comptent plus de 5 000 salariés en France. \n\nOr, il y a un manque de visibilité cruciale et ce seuil élevé ne permet pas d’impliquer toutes les entreprises responsables.\n\nEn effet, certaines entreprises de secteurs à risques (tels que les industries extractives), ou à forte intensité en main d’œuvre (tels que le textile), et qui sont à l’origine de nombreuses violations des droits humains, échappent à cette loi. Il aurait été plus approprié et cohérent de reprendre les seuils fixés dans d’autres normes, telles que la directive européenne sur le reporting extra-financier. Celle-ci concerne toute société dont le bilan est supérieur à 20 millions d’euros, et dont le nombre de salariés supérieur à 500.\n\n2. La charge de la preuve continue de peser sur les victimes et non sur les entreprises. \n\nLa loi ne lève pas l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les victimes qui réclament justice : la charge de la preuve incombe toujours aux plaignants et plaignantes. Cela signifie que les victimes devront toujours prouver un dommage, une faute de la part de la société et un lien de causalité entre la faute et le dommage qu’elles ont subi. La faute doit en outre résulter des manquements aux obligations mentionnées dans l’Article.1.\n\n3. Une obligation de moyens et non de résultats. \n\nEn soit, la loi française crée une obligation de moyens, et non de résultats. Par conséquent, si une société met en œuvre un plan de vigilance en respectant le contenu obligatoire et la qualité du plan, sa responsabilité ne devrait pas être engagée, même si des dommages se produisent.\n7. Quels sont les premiers exemples d’application de la loi ?\nTOTAL OUGANDA\n\n[caption id=\"attachment_11582\" align=\"aligncenter\" width=\"650\"] Total ©FNE[/caption]\n\nLe géant pétrolier TOTAL a été assigné en justice, en octobre 2019, par les Amis de la Terre France, Survie et six associations ougandaises pour manquement à son devoir de vigilance climatique. C'est un gigantesque projet de forage \"climaticide\" et privant des milliers de personnes du droit de cultiver leurs terres, en Ouganda, qui est cause.\n\nC’est la première action en justice visant à faire respecter la loi sur le devoir de vigilance. \n\nCASINO AMAZONIE\n\n[caption id=\"attachment_11583\" align=\"aligncenter\" width=\"650\"] Bétail © Mighty Earth[/caption]\n\nLe 3 mars 2021, le groupe Casino en France a été assigné en justice par des communautés autochtones du Brésil et de la Colombie pour le rôle de ses fournisseurs en viande bovine dans la déforestation et l’accaparement de terres autochtones en Amazonie.\n\nLire notre article : Au Brésil, l'impact de la viande vendue par Casino sur les habitants et la forêt amazonienne\n\nEDF MEXIQUE\n\n[caption id=\"attachment_11584\" align=\"aligncenter\" width=\"645\"] Communauté d'Union Hidalgo © ProDESC[/caption]\n\nLa communauté autochtone d'Union Hidalgo au Mexique, a assigné EDF en justice le 30 octobre 2020 pour demander la suspension d'un projet d'infrastructure éoliens sur leurs terres. Jusqu’à présent ce projet ne respecte pas le droit des communautés concernées de donner leur consentement, et a entrainé une polarisation importante et l’escalade de la violence envers les défenseurs des droits humains.\n\nRetrouvez notre dossier spécial sur le sujet\n8. Existe-t-il d’autres régulations à l’échelle internationale ?\nLe Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDHNU) travaille à l’élaboration d’un instrument international contraignant relatif aux violations des droits humains par les entreprises multinationales.\n\nA l’initiative de l’Equateur et de l’Afrique du Sud, le CDHNU a adopté en juin 2014, une résolution qui créée un groupe intergouvernemental de travail (GIGT) mandaté pour élaborer cet instrument international juridiquement.\n\nDe nombreuses associations internationales, dont le CCFD-Terre solidaire, sont impliquées dans chaque session de négociations.\n\nSuite à la session de négociation, qui a eu lieu à Genève en Octobre 2017, une étape décisive a été ouverte puisque qu’une première proposition écrite de Traité, présentée par l’Équateur, a été discutée.\n\nLire aussi : Y a-t-il des avancées concernant la régulation des multinationales au niveau international ?\n9. Quel est le positionnement de l’Europe sur le devoir de vigilance ?\nDes initiatives à l’échelle européennes sont déjà mises en place pour encadrer les activités des entreprises dans le respect des Droits Humains et de l'Environnement, comme par exemple : la Directive européenne sur la publication d’informations extra-financières en 2014 ou le Règlement Européen sur les minerais provenant de zones de conflit, en 2016.\n\nSur le modèle de la loi française, de nombreux Etats européens ont également commencé à légiférer sur le devoir de vigilance, comme par exemple les Pays-Bas qui ont adopté en 2017 un projet de loi sur la diligence raisonnable en matière de travail des enfants, ou encore le Royaume-Uni qui s'est muni en 2016 d'une loi contre « l'esclavage moderne ».\n\nIl est nécessaire que ce devoir de vigilance soit désormais étendu à l’ensemble du continent européen pour pouvoir permettre un accès à la justice pour les victimes d’entreprises multinationales sans que ces dernières puissent jouer des différents vides juridiques autour de leur chaîne de valeur.\n10. Est-ce qu'une loi contraignante au niveau européen est prévue ?\nLa proposition de la Commission européenne intitulée « Proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité » annoncée en avril 2020 et adoptée le 23 février 2022, a récemment connu une avancée significative.\n\nLe 14 décembre 2023, un accord politique a été conclu entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne, et la Commission européenne sur la directive concernant le devoir de vigilance des entreprises. Pour le CCFD-Terre Solidaire, cet accord est une victoire. L'Union européenne prend la suite de la France, qui avait instauré une loi similaire en 2017.\n\nCependant, le texte adopté présente des lacunes, en particulier en raison de l'obstruction du Gouvernement français sur des questions telles que le secteur financier, les obligations climatiques et la reconnaissance des droits des peuples autochtones. La directive manque d'ambition sur plusieurs aspects cruciaux.\n\nLe processus va se poursuive prochainement avec la transposition du texte dans le droit français. Deux ans sont accordés au Gouvernement pour le faire. Parallèlement, le CCFD-Terre Solidaire continue son action pour qu'à l'ONU, un traité contraignant soit adopté.\n\nPour aller plus loin :\n\nConsulter notre dossier récapitulatif sur le devoir de vigilance\n\nLire la note publiée par le CCFD-Terre Solidaire et remise aux parlementaires : « Une législation européenne sur le devoir de vigilance et la responsabilité juridique des entreprises  ? Une idée dont le temps est venu ».\n\nLire aussi : Huit ans après le drame du Rana Plaza : le devoir de vigilance au cœur d’un agenda européen 2021 très attendu\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11584,11583,11587,11582,11585,11581,11580\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/","name":"Tout comprendre sur le devoir de vigilance (FAQ) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/total_-_multinationales.org_.jpg","datePublished":"2021-07-01T08:35:08+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:51:39+00:00","description":"Le devoir de vigilance est une obligation faite aux entreprises multinationales d’assurer une activité de production respectueuse des droits humains et de l’environnement.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tout-comprendre-sur-le-devoir-de-vigilance-faq/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/total_-_multinationales.org_.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/total_-_multinationales.org_.jpg","width":840,"height":620,"caption":"© multinationales.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Conférence : lancement du projet PEUPLE pour soutenir la lutte des Peuples Autochtones Pygmées","datePublished":"2021-05-03T17:34:37+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:36:16+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/"},"wordCount":327,"commentCount":169,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/uwaki.png","keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Découvrez le projet PEUPLE: « Promouvoir la participation des Peuples Autochtones Pygmées dans la gestion durable des terres et ressources naturelles en République démocratique du Congo », soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, lors de la conférence en ligne le mercredi 12 mai à 10h. \n\nEn République démocratique du Congo, les Peuples Autochtones Pygmées font face aux discriminations et violations de leurs droits ainsi qu’à l’accaparement de leurs terres ancestrales. Ils souffrent également d’un manque de reconnaissance légale et politique, bien que la RDC ait ratifié plusieurs textes internationaux et régionaux qui traitent du droit à la terre et aux ressources naturelles des peuples autochtones.\n\nPour soutenir la lutte des Peuples Autochtones Pygmées dans la gestion durable des terres, des territoires et des ressources naturelles pour la protection de l'environnement, le CCFD-Terre Solidaire soutient le projet \"PEUPLE\",   coordonné par : d'Agir Ensemble pour les Droits Humains (AEDH) et du Réseau Européen pour l'Afrique Centrale (EURAC). \n\nD'une durée de trois ans, l'objectif du projet est d'accompagner le renforcement des capacités de trois organisations de la société civile congolaise : \n\n- Programme Intégré pour le Développement du Peuple Pygmée au Nord-Kivu (PIDP)\n- L’organisation locale « Solidarité pour les Femmes Autochtones » (SPFA) \n- Le Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)\n\nL'enjeu est d’améliorer l’efficacité de leurs actions de plaidoyer ciblées auprès des décideurs institutionnels congolais et internationaux pertinents.  La zone d’intervention comprend deux provinces de la RDC : Équateur et sa capitale Mbandaka, puis au Nord-Kivu et sa capitale Goma.\n\nPour découvrir et soutenir les enjeux du projet, nous vous invitons à vous inscrire pour participer à la conférence de lancement en ligne  le 12 mai prochain à 10h.\n\nJE SOUHAITE M'INSCRIRE \n\n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11594\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/","name":"Conférence : lancement du projet PEUPLE pour soutenir la lutte des Peuples Autochtones Pygmées - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/uwaki.png","datePublished":"2021-05-03T17:34:37+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:36:16+00:00","description":"Découvrez le projet PEUPLE: « Promouvoir la participation des Peuples Autochtones Pygmées dans la gestion durable des terres et ressources naturelles en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-lancement-du-projet-peuple-pour-soutenir-la-lutte-des-peuples-autochtones-pygmees/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/uwaki.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/uwaki.png","width":400,"height":265,"caption":"uwaki.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Haïti, Jocelyne Colas démêle les fils de la paix","datePublished":"2021-05-05T09:39:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/"},"wordCount":869,"commentCount":11,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/mission_ccfd_un_an_apres_134-3.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Portrait"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans une société Haïtienne frappée par la déliquescence, Jocelyne Colas fait partie de ces personnes qui n'ont pas baissé les bras. A la tête de la commission Justice et Paix d’Haïti, elle défend les prisonniers, lutte contre l'impunité et milite pour une justice forte et équitable. Elle nous explique pourquoi la paix, \"ce n'est pas seulement vivre tranquillement\".\n\n\n[caption id=\"attachment_11597\" align=\"aligncenter\" width=\"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/\"] Jocelyne Colas © Véronique de la Martinière/CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nCe matin de fin avril 2021, Jocelyne Colas vient d’apprendre avec joie la libération des six derniers otages d’un groupe de dix religieux et laïcs enlevés quinze jours plus tôt.\nL’insécurité fait partie du quotidien des Haïtiens. « Je suis obligée de prendre des précautions, de réduire mes fréquentations », explique la directrice nationale de la Commission Justice et Paix (JILAP).\n« Nous savons que nous sommes ciblés ». Pas seulement par les groupes armés, mais aussi par « les autorités en place qui veulent retourner à la dictature dans le pays. Elles accaparent les institutions, réduisent l’activité des associations de défense des droits humains. Nous ne sommes pas épargnés. »\nLe réseau Justice et Paix comprend 4 000 membres en Haïti\nJocelyne Colas milite à Justice et Paix depuis son année de philosophie au lycée, en 1994.\nElle faisait alors partie de la commission de la paroisse Saint Pierre de Petionville, l’agglomération accrochée aux montagnes, sur les hauteurs de Port au Prince.\nC’est l’une des trois cents commissions du pays.\nAujourd’hui, Jocelyne est chargée d’animer ce réseau national de 4 000 membres, en tant que directrice générale.\n« Comme je suis une femme, certains me demandent plus. Mais, ma nomination n’a pas été contestée, car je faisais partie de l’organisation depuis de nombreuses années », relève Jocelyne Colas.\nElle est issue d’une « famille modeste de quatre sœurs. Ma maman faisait le commerce et mon père de la maçonnerie. Je suis veuve depuis deux ans et avec mon mari nous n’avons pas eu d’enfants », confie-t-elle.\nAide aux détenus, comptage des tués par la violence\nAu JILAP, elle travaille en confiance avec le Cardinal Chibly Langlois, président de l’institution. « C’est un espace où des laïcs œuvrent à la construction d’une société plus juste, plus équitable, où les gens pourraient vivre en paix ».\nJustice et Paix fournit une aide juridique aux prisonniers sans avocats. « Chaque année, une centaine de prisonniers sont libérés grâce à notre appui. Chaque fois, c’est une vraie satisfaction », explique Jocelyne Colas.\nLe JILAP publie aussi chaque trimestre une liste des victimes de la violence en Haïti, à partir des informations transmises par ses membres. 130 cas ont été recensés au premier trimestre de 2021.\nJustice et Paix conduit un travail de plaidoyer pour la réforme de la justice. « Nous voulons qu’elle fonctionne mieux. C’est un travail de titan, face à la corruption, l’impunité, le manque de ressources humaines et d’indépendance face au pouvoir exécutif ».\n\nLe JILAP fait également partie du collectif d’ONG « Ensemble contre la corruption » pour tenter de réduire ce phénomène endémique dans le pays.\n« La paix demande un certain équilibre de la société. Il s’obtient avec l’assurance que les gens peuvent trouver de quoi vivre convenablement. Ce n’est pas le cas ici »&gt;\nJustice et Paix, tout au long de son parcours, a été soutenu par le CCFD-Terre Solidaire.\n« Par exemple, cette aide a permis à des Haïtiens d’obtenir des actes de naissance, à des agriculteurs de légaliser la propriété de leurs terres, ou d’organiser le Congrès du cinquantième anniversaire de la Commission Justice et Paix », souligne Jocelyne Colas.\nLa paix est un état d’esprit que l’on atteint quand on vit convenablement.\nMalgré tous les problèmes d’Haïti, Jocelyne Colas estime que « la situation n’est pas désespérée. J’ai de l’espoir. Il vient de ce que les gens sont beaucoup plus revendicatifs, plus éclairés. Leur exigence est bien plus importante face aux\nautorités ».\n\nCet espoir donne de la force à la directrice de Justice et Paix. « La Paix, ce n’est pas seulement vivre dans la tranquillité. C’est aussi vivre comme un être humain. La paix est un état d’esprit, où l’on se sent mieux dès lors que l’on peut vivre convenablement », résume-t-elle.\nEn Haïti, cette paix n’est pas présente dans bien des vies. « La paix demande un certain équilibre de la société. Il s’obtient avec l’assurance que les gens peuvent trouver de quoi vivre convenablement. Ce n’est pas le cas ici ».\n\nPierre Cochez\n\nPour aller plus loin : \n\nHaïti : Stop au silence et à la complicité internationale\n\nConsultez le dossier Artisanes et artisans de paix \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11599,11600,11597\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/","name":"En Haïti, Jocelyne Colas démêle les fils de la paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/mission_ccfd_un_an_apres_134-3.jpg","datePublished":"2021-05-05T09:39:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:24+00:00","description":"Dans une société Haïtienne frappée par la déliquescence, Jocelyne Colas fait partie de ces personnes qui n'ont pas baissé les bras. A la tête de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-jocelyne-colas-demele-les-fils-de-la-paix/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/mission_ccfd_un_an_apres_134-3.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/mission_ccfd_un_an_apres_134-3.jpg","width":487,"height":500,"caption":"Jocelyne Colas © Véronique de la Martinière/CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Retrouvez la voix du CCFD-Terre Solidaire sur la solidarité vaccinale, le 9 mai sur France 2","datePublished":"2021-05-04T12:34:54+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/"},"wordCount":179,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/salarie_e_du_ccfd-terre_solidaire_2016-2_015.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"Retrouvez Manuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire sur France 2, dimanche 9 mai à 10h30 pour parler de la solidarité vaccinale en Europe.\n\nA l’occasion de la Journée de l’Europe le 9 mai prochain, Le Jour du Seigneur consacre son émission spéciale à la solidarité vaccinale, un véritable enjeu dans cette crise sanitaire encore très présente et pour lequel le Pape Françoise a appelé à la        « fraternité » et à l’accès « aux vaccins pour tous ». \n\nManuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire, fait partie des invités du journaliste David Millat pour cette émission spéciale :  « Solidarité vaccinale, l’Europe joue-t-elle son âme ? » \n\nElle reviendra sur le soutien du CCFD-Terre Solidaire à l’appel : « Les directeurs d’ONG catholiques de justice sociale mettent en garde contre les inégalités mondiales autour de la distribution des vaccins ». \n\n\nUn rendez-vous à retrouver sur France 2, dimanche 9 mai, de 10h30 à 12h.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11602\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/","name":"Retrouvez la voix du CCFD-Terre Solidaire sur la solidarité vaccinale, le 9 mai sur France 2 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/salarie_e_du_ccfd-terre_solidaire_2016-2_015.jpg","datePublished":"2021-05-04T12:34:54+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:57+00:00","description":"Retrouvez Manuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire sur France 2, dimanche 9 mai à 10h30 pour parler de la solidarité vaccinale en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retrouvez-la-voix-du-ccfd-terre-solidaire-sur-la-solidarite-vaccinale-le-9-mai-sur-france-2/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/salarie_e_du_ccfd-terre_solidaire_2016-2_015.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/salarie_e_du_ccfd-terre_solidaire_2016-2_015.jpg","width":291,"height":280,"caption":"salarie_e_du_ccfd-terre_solidaire_2016-2_015.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d&rsquo;humanité","datePublished":"2021-05-12T14:06:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:08:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/"},"wordCount":960,"commentCount":14,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/MEXIQUE-e1641389889233.png","keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble","Portrait"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Imaginé par deux jeunes journalistes, le palestinien Ahmed Al-Naouq et l’israélien Yuval Abraham, le site Internet We beyond the wall traduit en hébreu des vies de Gazaouis. Quand plus aucun contact n'est possible avec les habitants de Gaza, leurs récits franchissent mur, blocus, et barrière de la langue dans l'espoir de remettre de l'humanité face à l'inhumanité.\n\nDepuis un an et demi, Yuval, un journaliste israélien de 25 ans, et Ahmed, un journaliste palestinien du même âge, ont décidé de raconter la vie des hommes et des femmes de Gaza aux Israéliens.\nLeur projet - « We beyond the wall » (nous, au-delà du mur) – traduit d’arabe en hébreu des récits du quotidien des habitants de la bande de Gaza.\n\nCes articles sont disponibles sur le site Internet border gone  (frontière disparue).\n\nGrâce à leur travail et au web, des centaines de milliers de visiteurs israéliens découvrent ainsi les vies de leurs voisins. Une initiative qui peut paraitre simple mais qui est en réalité extraordinaire dans le contexte israélo-palestinien.\n\n\n\n« C’est essentiel pour gagner la paix, car les Israéliens n’ont pas d’outils pour comprendre. Les habitants de Gaza sont vus comme des terroristes, les rares fois où l’on en parle dans les médias. Le quotidien de ces habitants n’est pas abordé. Quand on est Israélien, il est facile d’ignorer Gaza » constate Yuval Abraham.\n« L’idée était de faire connaître au monde nos vies »\nCe projet est né d’une tragédie.\nEn 2014, à Gaza, où il vit, Ahmed Al-Naouq voit l’un de ses frères mourir pendant la guerre avec Israël.\nCe jeune étudiant en littérature britannique raconte alors la vie et la mort de ce frère sur le web.\nCette histoire, écrite en anglais, devient virale.\nAhmed décide de poursuivre l’aventure en construisant le projet « We are not numbers » (nous ne sommes pas des numéros.)\nAhmed raconte : « L’idée était de faire connaître au monde nos vies. Dans leurs quotidiens. Ce n’était pas un message politique que nous voulions transmettre. Simplement un message d’humanité, écrit en anglais ».\nEn 2019, de l’autre côté du mur, le journaliste Yuval Abraham doit enquêter sur l’état d’esprit des Gazaouis avant les élections en Israël.\nIl a lu les portraits d’Ahmed et le contacte par téléphone. Yuval n’a pas l’autorisation de se rendre à Gaza et Ahmed ne peut entrer en Israël.\nEnsemble, comme une évidence, ils font naître ce nouveau projet commun « We beyond the wall. »\n200 traducteurs volontaires de l’arabe à l’hébreu\nAujourd’hui, la production de contenus pour le site est assurée par une équipe de sept salariés palestiniens et israéliens.\nLes histoires de Gaza sont traduites de l’arabe en hébreu par plus de 200 volontaires, Israéliens et Palestiniens citoyens d’Israël.\nElles permettent aux 100 000 visiteurs mensuels israéliens du site border gone.com et aux 8000 followers  de la page Facebook de s’informer en hébreu sur la situation à Gaza.\nLa motivation de Yuval est de faire ainsi pression sur le gouvernement israélien pour « qu’il stoppe son siège. Il contrôle tout à Gaza, l’air comme l’eau. Cet endroit est une prison et cela crée de la violence à côté de chez nous. »\nCe qui l’a surpris dans ce travail en commun - - c’est « combien les jeunes de Gaza sont connectés au reste du monde. J’ai aussi découvert leur extraordinaire sens de l’humour. »\n\nYuval a commencé à apprendre l’arabe à l’université il y a cinq ans. « Pour être un meilleur journaliste ».\nEt sans doute, pour revenir à son histoire familiale. Ses grands-parents étaient membres de la diaspora juive du Yémen et de Libye. « Ils comprenaient l’arabe, mais ma mère a tout oublié pour construire ses racines israéliennes. »\nYuval estime que « 1% des Israéliens parlent l’arabe. Ce sont souvent des militaires qui le pratiquent pour des raisons de sécurité nationale. »\nAmplifier la voix des Palestiniens\nPour Ahmed, il s’agit, avec « We beyond the wall » de « mieux se connaître entre voisins, d’amplifier la voix des Palestiniens. »\nMais pas de commencer un dialogue entre Israéliens et Palestiniens. « On ne peut pas avoir un dialogue, quand l’un des deux participants est considéré comme un citoyen de seconde classe. »\nIl en appelle aux politiques pour qu’ils aillent vers la seule solution possible à ses yeux, « celle d’un unique Etat, regroupant Palestiniens et Israéliens, sans l’apartheid que nous vivons aujourd’hui. Suivre ainsi le même chemin emprunté naguère par l’Afrique du Sud. »\nAujourd'hui ni Yuval, ni même Ahmed, ne peuvent se rendre à Gaza\nPour l’instant, Ahmed est dans la même situation que Yuval. Il ne peut fouler le sol de Gaza.\nIl est bloqué à Londres.\nEn 2019, l’étudiant de Gaza a décroché une Bourse Chevening qui lui a permis de suivre un master en journalisme à l’université de Leeds.\nMais, depuis, Ahmed ne peut plus rentrer à Gaza et revoir ses huit frères et sœurs, tous restés dans leur bande de terre enfermée.\n« J’étais piégé à Gaza. Maintenant, je suis piégé à Londres. Je n’ai pas pu y retourner quand notre mère est morte l’an dernier. »\n\nPierre Cochez\n\nRetrouvez d'autres portraits et décryptages dans notre dossier Artisanes et artisans de paix \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11624,11625\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/","name":"Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d'humanité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/MEXIQUE-e1641389889233.png","datePublished":"2021-05-12T14:06:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:08:33+00:00","description":"Imaginé par deux jeunes journalistes, le palestinien Ahmed Al-Naouq et l’israélien Yuval Abraham, le site Internet We beyond the wall traduit en hébreu","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/MEXIQUE-e1641389889233.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/MEXIQUE-e1641389889233.png","width":1024,"height":663,"caption":"© We Beyond the wall"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Haïti, la lutte courageuse du JILAP contre la « gangstérisation du pouvoir »","datePublished":"2021-05-12T12:25:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/"},"wordCount":422,"commentCount":6,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Mission-CCFD-un-an-apres-139.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jules Girardet, chargé de mission Amérique latine, nous confronte au délitement actuel de la société haïtienne, entre violence et pauvreté. Dans un contexte politique gangréné par la corruption, lutter pour les droits humains est un combat courageux et périlleux : c’est celui qu’a décidé de mener le JILAP.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11628\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Evens Saint Jacques anime un évènement au JILAP © Mathieu Goar/CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nHaïti, frappé par une « dictature du kidnapping »\nL’enlèvement récent d’un groupe de religieux en Haïti illustre la « dictature du kidnapping » qui gangrène la Perle des Antilles. En à peine un an, l’insécurité s’est généralisée et les kidnappings se sont intensifiés.\n\nHaïti est frappée par un cycle de violences, nourri par une « gangstérisation du pouvoir »: les autorités sont accusées de corruption et de complicité et l’impunité règne en maître.\nLa société haïtienne victime d'une double insécurité\n60 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté&gt;\n\nLes crises politiques et sociales chroniques fragilisent un pays déjà miné.\n\nEn Haïti, c’est 60 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. De facto, l’insécurité actuelle se double d’une insécurité alimentaire qui menace des millions de personnes.\n\nFace à la situation, le Gouvernement actuel est contesté et considéré comme illégitime : « pas un jour sans qu’il y ait des pleurs, et pourtant les dits responsables, tout en s’accrochant au pouvoir, sont de plus en plus impuissants et tout autant inexistants ».\nLe JILAP : un combat courageux pour les droits humains\nLa Commission Épiscopale Justice et Paix (JILAP), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, défend les droits humains des Haïtiens et Haïtiennes, en plaidant pour une réforme de la justice et en publiant de nombreux rapports pour déconstruire les mécaniques de l’impunité.\n\nC’est un combat périlleux et courageux que mènent ses membres, qui osent dénoncer frontalement les défaillances du pouvoir en place dans un contexte où activistes et journalistes sont menacés en permanence.\n\nPour aller plus loin :\nEn Haïti, Jocelyne Colas démêle les fils de la paix\nDossier : Haïti, les raisons de la colère et le sursaut de la société civile\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11628\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/","name":"En Haïti, la lutte courageuse du JILAP contre la « gangstérisation du pouvoir » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Mission-CCFD-un-an-apres-139.jpg","datePublished":"2021-05-12T12:25:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:57+00:00","description":"Jules Girardet, chargé de mission Amérique latine, nous confronte au délitement actuel de la société haïtienne, entre violence et pauvreté. Dans un","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-haiti-la-lutte-courageuse-du-jilap-contre-la-gangsterisation-du-pouvoir-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Mission-CCFD-un-an-apres-139.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Mission-CCFD-un-an-apres-139.jpg","width":1920,"height":1440}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bombardements à Gaza : témoignage d&rsquo;une « nuit difficile »","datePublished":"2021-05-11T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:38:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/"},"wordCount":934,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-2.png","keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que les tensions entre Israël et la Palestine s’intensifient, la bande de Gaza a été le théâtre de violents bombardements dans la nuit du 11 mai. Familles, femmes et enfants sont en première ligne, victimes de cet embrasement qui laisse craindre une guerre à grande échelle. Découvrons le témoignage d'une voix Gazaouie. \n\n\n\n[caption id=\"attachment_11632\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Bombardements à Gaza © We are not numbers[/caption]\n \nRetrouvez le témoignage en anglais : One tough night in Gaza \n\n« Une nuit difficile »\n\nSix personnes sont assises dans le salon. Chacun, son téléphone à la main et les écouteurs dans les oreilles, suit les nouvelles de Gaza et de Jérusalem. La question la plus urgente qui se pose : où est-ce que la prochaine bombe va-t-elle frapper ? Nous pouvons sentir la maison trembler.  \n\nÀ minuit, le ciel devient rouge et ma mère nous demande nerveusement d'enlever nos écouteurs. Face à notre hésitation, elle panique et crie : « Enlevez-les maintenant ! » Elle a peur que le \"son stéréo\" - le hurlement des nouvelles et le boum des bombes - ne nous abîme les oreilles. Désormais, nous-mêmes alarmés, nous obéissons en nous regardant en silence les uns les autres.\n\nMa jeune sœur, Nesma, qui est avocate, suggère que nous allions tous nous allonger, à l'abri de la vue du dehors, car la lumière des obus se reflète sur la maison de notre oncle, juste à côté. Quelques secondes plus tard, nous sentons à nouveau la maison trembler, et cette fois-ci, les fenêtres et les portes entrent dans la danse.\n\nQuinze minutes plus tard, tout est redevenu calme bien que nous puissions encore entendre les drones. Nesma propose de nous faire du thé et je lui  dis que je vais nous choisir une musique agréable pour étouffer le bruit des bombardements. Nous aussi, nous avons besoin de nous calmer.\n\n \n\nJe mets une chanson d'amour d'Oum Kalthoum, une chanteuse égyptienne emblématique. Mon père se mets à chanter ! « Oh, mes petites filles, vous m'avez rappelé les beaux jours heureux », dit-il. Ma mère sourit à la lecture de son livre.\n\nPuis, les bombardements s'accélèrent. Épuisée, ma mère essaie de dormir un peu, mais elle n'y arrive pas. Elle s'inquiète pour nos voisins qui ont perdu leur mère il y a quelques jours de la COVID-19. Elle appelle les filles et discute avec elles pour qu'elles n'aient pas trop peur. Mais nous avons tous peur.  \n\nPourtant, si l'occupation israélienne nous a bien appris quelque chose, c'est de cacher nos peurs. La panique est contagieuse.\n\nC'est une longue nuit difficile. Nous ne pouvons pas dormir. Juste avant l'aube, nous avons notre suhur : le repas que les musulmans prennent pendant le Ramadan avant de commencer le jeûne pour la journée. Cette fois, il n'y a que des dattes, du fromage et du thé. En raison des bombardements, c’était risqué d'aller au marché. (Nous allons acheter de la nourriture tous les jours car les fréquentes coupures de courant de ces jours-ci rendent la réfrigération difficile).\n\nMon corps est si froid. Je ne sais pas pourquoi. Il fait chaud, et pourtant, je frissonne. Peut-être, c’est parce que je réprime mes inquiétudes et mes peurs. Je me couvre de vêtements, mais cela ne m’est d’aucun confort.  \n\n \n\nJe vais voir ma mère et je l'embrasse. Je me sens enfin en paix, mais pas en sécurité.\n\nJe me mets au travail. Je réorganise d’abord ma chambre pour que mon lit soit au milieu, loin du verre qui pourrait voler si les fenêtres se brisent. J'ouvre également la fenêtre et la porte, pour diminuer la pression de l'air et réduire les risques d'être blessée par des débris. Et comme je suis fan des tasses que mes élèves me donnent en cadeau, je les enlève de l'étagère pour éviter qu’elles ne tombent et se cassent. Maintenant, peut-être que ma chambre va « survivre ».\n\nAlors je choisis des films, de la musique et des livres qui pourront occuper nos journées si les attaques continuent. J'appelle aussi mes amis et je m'arrange pour créer des « réunions » sur les réseaux sociaux afin que nous puissions avoir des « soirées pyjama » virtuelles. J'appelle également ma sœur, mariée et mère d'un adorable nouveau-né qui n'a jamais entendu le bruit des bombardements auparavant. Je veux m'assurer qu'elle et son fils, Ibrabim, vont bien. Au moins, il est trop jeune pour comprendre ce qu’il se passe.\n\nEnfin, et c'est très important, je m'engage à éviter de regarder toutes les photos et vidéos des bombardements et des cadavres. C'est ma façon de me protéger des mauvais rêves qui m'ont hanté pendant les précédentes guerres.  \n\nEt pourtant, je sais que je ne peux pas les ignorer. Je suis encerclée. \nPriez pour nous ! \n\nPar Mona Aimsaddar  \n\n \nCe témoignage a été publié originalement par We Are Not Numbers, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. \nSur ce partenaire lire également notre portrait croisé : Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité\nAppel à action pour mettre fin aux expulsions de familles palestiniennes à Jérusalem-Est\n\n\n\n\n\n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11632\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/","name":"Bombardements à Gaza : témoignage d'une « nuit difficile » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-2.png","datePublished":"2021-05-11T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:38:58+00:00","description":"Alors que les tensions entre Israël et la Palestine s’intensifient, la bande de Gaza a été le théâtre de violents bombardements dans la nuit du 11 mai.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bombardements-a-gaza-temoignage-dune-nuit-difficile/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-2.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-2.png","width":840,"height":470,"caption":"Bombardements à Gaza © We are not numbers"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés","datePublished":"2021-05-18T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:27:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/"},"wordCount":390,"commentCount":9,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/e1mslo6wqaewrb9-2.jpg","keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous avons appris que les bureaux de notre partenaire Filastiniyat, qui soutient le travail des femmes journalistes dans la Bande de Gaza, ont été bombardé hier. Nos partenaires sont sous le choc.\n\n\n[caption id=\"attachment_11636\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza[/caption]\n\nC'est par Twitter que notre partenaire a lancé l'information : \"aujourd'hui, des avions de combat israéliens ont bombardé le bâtiment Ghazi Shawa à Gaza. Le bâtiment comprend des institutions civiles et privées dont le bureau de Filastiniyat. Le bombardement effectué sans avertissement, a fait deux morts: un homme et sa fille\".\n\nFilastiniyat mène un travail unique pour soutenir le travail des femmes journalistes dans la bande de Gaza.\n\nLire aussi : En Palestine, les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice\n\nAprès le bombardement des bureaux de Al Jazeera et d'Associated Press, c'est une nouvelle attaque envers le travail des journalistes et une ONG.\n\nNos partenaires, qui vivent dans l'angoisse depuis le début des bombardements, il y a maintenant une semaine, sont extrêmement choqués :\n\n\"Ce n'est pas le bâtiment que je pleure, mais le lieu sûr que nous offrons aux journalistes, aux jeunes, aux femmes. Tous mes souvenirs de Gaza sont dans ce bâtiment. Les meilleurs moments de toute l’équipe ont eu lieu dans ces bureaux. Je n’arrive pas à y croire\", témoigne Wafa' Abdel Rahman, la directrice de Filastiniyat.\n\n« Je suis désespérée. Je n’ai pas de mot et je n’ai de réponse à rien. J’espère que c’est un cauchemar et qu’on va bientôt se réveiller »témoigne une autre membre de l'association.\n\n«  Nous recommencerons tout. Filastiniyat va revenir, nous recommencerons tout à zéro s’il le faut »\n\n[caption id=\"attachment_11637\" align=\"aligncenter\" width=\"839\"]Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza[/caption]\n\nLes frappes aériennes israéliennes, qui ont détruit ou gravement endommagé près de 450 bâtiments dans la bande de Gaza, ont entraîné le déplacement de plus de 52 000 Palestiniens, a déclaré, mardi 18 mai, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Plus de 212 personnes sont mortes dans les bombardements.\n[gallery link=\"file\" ids=\"11636,11639\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/","name":"A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/e1mslo6wqaewrb9-2.jpg","datePublished":"2021-05-18T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:27:42+00:00","description":"Nous avons appris que les bureaux de notre partenaire Filastiniyat, qui soutient le travail des femmes journalistes dans la Bande de Gaza, ont été","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/e1mslo6wqaewrb9-2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/e1mslo6wqaewrb9-2.jpg","width":840,"height":840,"caption":"Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence","datePublished":"2021-05-19T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:03:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/"},"wordCount":219,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-3.png","keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A Gaza, les locaux de nombreux médias et d'ONG ont été la cible des bombardements israéliens. L'angoisse des Palestiniens se conjugue désormais avec la peur du silence et de la solitude face aux réactions insuffisantes de la communauté internationale. Haya, du Community Media Center, nous a envoyé ce témoignage que nous avons choisi de traduire et relayer pour les aider à faire entendre leurs voix.\n\n\n[caption id=\"attachment_11642\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Photo d'illustration © Canva[/caption]\n\nIl y a une souffrance qui ne peut être exprimée. L'odeur de la mort plane au-dessus de nous, et les nuits sont lourdes et longues. Ici, les gens passent des jours à prier pour ne pas être tués par les bombes ou les raids incessants. Ils comptent les minutes en se demandant où se sauver alors que les bombardements sont omniprésents et que les civils innocents sont les cibles directes des frappes aériennes israéliennes. Les enfants rêveurs, les femmes et les hommes sans armes sont les victimes de cette guerre. \n\nLe monde entier observe en silence les massacres sanglants qui se déroulent à Gaza. Dans ce monde injuste, nous demandons simplement notre droit de mourir entier et avec des funérailles décentes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/","name":"Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-3.png","datePublished":"2021-05-19T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:03:15+00:00","description":"A Gaza, les locaux de nombreux médias et d'ONG ont été la cible des bombardements israéliens. L'angoisse des Palestiniens se conjugue désormais avec la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-3.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/sans_titre-3.png","width":840,"height":470,"caption":"Photo d'illustration © Canva"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Il faut mettre fin à l&rsquo;occupation illégale de la Palestine","datePublished":"2021-05-20T14:00:00+00:00","dateModified":"2026-01-26T10:26:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/"},"wordCount":1073,"commentCount":9,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-de-Sandra-Mehl-sept-oct-2017-055-scaled.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Engagé depuis plus de 50 ans auprès d’ONG palestiniennes et israéliennes, le CCFD-Terre Solidaire appelle au respect du droit international et à un engagement plus résolu de la France et de l’Union européenne.\n\nManuèle Derolez est la déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire. Cette tribune a été publiée dans La Croix le 19 mai 2021.\n\n[caption id=\"attachment_11647\" align=\"alignleft\" width=\"250\"] Manuèle Derolez © CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nDepuis début mai 2021, des violences terribles ont repris en Palestine et en Israël. Les attaques israéliennes dans la Bande de Gaza résultent d’une politique coloniale menée par les gouvernements israéliens successifs sur l’ensemble du territoire occupé et en Israël. Les associations palestiniennes et israéliennes avec lesquelles nous travaillons depuis des années l’affirment : tant qu’il ne sera pas mis un terme à l’occupation, la violence ne fera qu’empirer.\n\nDepuis une semaine à Gaza, chaque nuit est plus terrifiante que la précédente. Les attaques israéliennes sont d’une violence inouïe. À ce jour, 213 Palestiniens ont été tués, parmi lesquels 61 enfants. Les tirs de roquette lancés depuis la bande de Gaza ont causé la mort de dix Israéliens.\nDisproportionnée et indiscriminée\nL’attaque israélienne sur la bande de Gaza est disproportionnée et s’effectue de façon indiscriminée en violation de toutes les règles internationales protégeant les civils dans les conflits.\nLes bombardements intenses et incessants ont détruit des logements entiers et de nombreuses infrastructures sont en ruines.\nL’armée israélienne a bombardé les routes qui mènent aux hôpitaux rendant leur accès difficile voire impossible, les bureaux de nombreux médias ont été volontairement détruits.\n\nNous sommes présents depuis plus de 50 ans aux côtés d’associations palestiniennes et israéliennes. Nous savons que ces cycles répétés de violence ont une unique racine : la violation avérée des droits des Palestiniens, aussi bien en territoire occupé qu’en Israël.\n\nD’ailleurs, les associations avec lesquelles nous travaillons nous le répètent : les premières violences sont le déplacement forcé de populations palestiniennes, l’oppression et son lot de discriminations quotidiennes, les confiscations et destructions de maisons, la dépossession des terres et des biens, les attaques de la population civile palestinienne par l’armée et les colons israéliens.\n\n\nPolitique coloniale et politique d’apartheid\n\nCe qui se joue aujourd’hui en territoire occupé, dans la bande de Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, mais également en Israël, n’est pas une escalade de violences qui prendra fin avec la signature d’un cessez-le-feu. Ce qui se joue en Palestine et en Israël est le fruit d’une politique coloniale qui vise à déposséder les Palestiniens de leurs terres.\n\nCe qui se joue sur l’ensemble du territoire occupé est une politique d’apartheid selon de nombreuses associations de défenses des droits humains telles qu’Al Haq en Palestine, B’Tselem en Israël et Human Rights Watch.\n\nC’est à ces racines qu’il faut s’attaquer pour mettre un terme au cycle sans fin de violences et de souffrances infligées aux civils.\n\nLe monde entier regarde les crimes commis dans le territoire occupé et notamment dans la bande de Gaza, sous blocus total depuis 14 ans. Nos partenaires sur place nous confient qu’ils se sentent abandonnés, humiliés par l’absence de réaction de la communauté internationale.\n\nEt pourtant que demandent-ils ? Le respect absolu du droit international protégeant les droits humains. Le respect du droit à la vie. Le respect de leur dignité humaine. Le respect du droit de chaque peuple à l'autodétermination. Ils demandent également justice. Justice pour les crimes de guerre commis par l’armée israélienne. Justice pour les violations graves des droits humains commises chaque jour dans le cadre de cette politique d’occupation qui dure depuis 54 ans.\n\nIl n’y aura pas de paix en Palestine et en Israël tant qu’il n’y aura pas de justice et tant que Palestiniens et Israéliens ne jouiront pas des mêmes droits et de la même liberté.\nDénonciation ferme et sans équivoque\nLa bande de Gaza se transforme, jour après jour, en champ de ruines. L’heure n’est donc plus à la condamnation convenue des violences, comme a pu le faire le ministre des affaires étrangères français, qui a dénoncé exclusivement les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, passant de ce fait sous silence les attaques disproportionnées et aveugles de l’État israélien contre la population civile palestinienne. L’heure est venue de s’attaquer réellement aux racines de ce conflit. La France doit y contribuer.\n\nCela passe d’abord par la dénonciation ferme et sans équivoque de la politique d’occupation et de colonisation de l’État d’Israël. Cela passe également par un soutien sans faille, au niveau européen et international, à l’action de la Cour pénale internationale pour rendre responsables les auteurs des crimes commis. Cela passe enfin par le déploiement d’une diplomatie française et européenne qui ne transige plus avec le respect du droit international et des droits humains, placé avant toute autre considération. Pour cela, il est temps pour nos gouvernements de prendre des mesures concrètes pour mettre un terme à l'occupation.\n\nDans la bande de Gaza, de nombreux Palestiniens, notamment les jeunes, se mobilisent pour témoigner de ce qu’ils endurent. Nous avons le devoir de les entendre et nous avons l’obligation de leur apporter une réponse fondée sur le droit, la justice et pour la paix. Ne les décevons plus.\n\nUne tribune parue dans La Croix. \n\n Lire aussi : \n-Appel à action pour mettre fin aux expulsions de familles palestiniennes à Jérusalem-Est\n- Bombardements à Gaza : témoignage d’une « nuit difficile »\n- A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés\n- Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence\n\nPour aller plus loin : \n-Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes\n-Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11647\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/","name":"Il faut mettre fin à l'occupation illégale de la Palestine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-de-Sandra-Mehl-sept-oct-2017-055-scaled.jpg","datePublished":"2021-05-20T14:00:00+00:00","dateModified":"2026-01-26T10:26:02+00:00","description":"Engagé depuis plus de 50 ans auprès d’ONG palestiniennes et israéliennes, le CCFD-Terre Solidaire appelle au respect du droit international et à un","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-faut-mettre-fin-a-loccupation-illegale-de-la-palestine/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-de-Sandra-Mehl-sept-oct-2017-055-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-de-Sandra-Mehl-sept-oct-2017-055-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"A Silwan, l'un des six enfants d' Isa Haafeh, 47 ans, pose devant l'immeuble de deux étages où il vivait avec sa famille et vingt autres personnes depuis 14 ans . Le bâtiment a été détruit il y a 8 mois en raison de l'absence de permis de construire malgré des demandes réitérées pour l'obtenir. Né à Silwan, Isa ne travaille plus du fait de problèmes de santé, et vit désormais avec sa famille dans l'abri de fortune fait de bâches et de piliers en bois, installé à côté des décombres de son ancienne maison. Octobre 2017"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ong-et-syndicats-europeens-appellent-a-repenser-durgence-le-projet-de-transparence-fiscale-des-entreprises/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ong-et-syndicats-europeens-appellent-a-repenser-durgence-le-projet-de-transparence-fiscale-des-entreprises/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"ONG et syndicats européens appellent à repenser d&rsquo;urgence le projet de transparence fiscale des entreprises","datePublished":"2021-05-27T11:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ong-et-syndicats-europeens-appellent-a-repenser-durgence-le-projet-de-transparence-fiscale-des-entreprises/"},"wordCount":799,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Impunité des multinationales","Justice économique","Multinationales"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"62 organisations de la société civile et syndicats ont tiré aujourd'hui la sonnette d'alarme sur le projet visant à affaiblir considérablement la législation européenne qui obligerait les entreprises multinationales à divulguer, au niveau mondial et pays par pays, où elles paient leurs impôts (ce que l'on appelle le reporting pays-par-pays public ou « pCBCR »).  \n\n\n\nLes États membres de l'UE ont récemment négocié une avancée sur cette question après des années d'impasse, mais le projet de directive en cours de négociation avec le Parlement européen comporte de graves lacunes qui rendraient la mesure inutile.\n\nCette situation contraste avec l'évolution actuelle de la transparence fiscale aux États-Unis, et montre que l'Union européenne est passée du statut de leader mondial à celui de retardataire mondial, ce qui sape sérieusement la confiance du public et du monde entier dans l'ambition et la crédibilité de l'UE sur ces questions. Le Congrès américain a récemment introduit une législation qui exigerait un reporting pays-par-pays complet et mondial. Cette législation progresse à la Chambre des représentants et au Sénat. Si la législation américaine devient une loi, l'UE, en vertu de la position du Conseil, serait derrière les États-Unis. \n\nLe projet examiné actuellement par les négociateurs des institutions européennes obligerait les multinationales à divulguer leurs paiements d'impôts, mais uniquement ceux effectués dans les Etats membres de l'Union européenne et dans les pays figurant sur la liste des paradis fiscaux de l'UE - une liste politique qui ne comprend pas les paradis fiscaux importants. Les paiements effectués dans de larges pans du monde seraient exemptés des nouvelles règles.  \n\nCela signifie que les citoyens et citoyennes resteraient largement dans l'ignorance des stratégies de planification fiscale agressive de nombreuses grandes entreprises. Les données issues des reportings seraient inefficaces pour analyser les stratagèmes potentiels d'évitement fiscal. Il est probable que cela aura également pour effet pervers que les entreprises décideront de transférer une partie de leur planification fiscale en dehors de l'UE pour éviter l'obligation de divulgation. \n\nAlors que le monde cherche à se remettre de la crise sociale et économique provoquée par la pandémie de COVID-19, la lutte contre l'évasion fiscale jouera un rôle essentiel pour assurer une reprise efficace et durable qui bénéficie de la confiance du public.  \n\nUn véritable reporting pays-par-pays public, qui couvre toutes les opérations mondiales des multinationales, est un outil essentiel pour y parvenir. L'expérience du secteur bancaire, qui est soumis à un reporting pays-par-pays public depuis 2015, montre que cette mesure est à la fois proportionnée et efficace. \n\nLes organisations soussignées ne peuvent soutenir le texte tiède actuellement sur la table. Nous appelons les États membres et la présidence portugaise du Conseil à trouver un accord ambitieux avec le Parlement européen.  \n\nLa législation européenne devrait inclure une obligation de reporting mondial pour les grandes entreprises et combler les lacunes existantes. Les citoyens et citoyennes européen-ne-s ne méritent rien de moins.  \n\n\nPour en savoir plus : Argumentaire des ONGs françaises pour une transparence fiscale réellement efficace \n\nSignataires \n11.11.11\nActionAid Denmark\nActionAid Ireland\nActionAid Netherlands\nAttac\nAttac Austria \nAttac Liège \nAttac Spain \nAttac Wallonie Bruxelles\nAustria Chamber of Labour \nAustrian Trade Union Confederation (ÖGB)\nBoth ENDS \nCCFD-Terre Solidaire \nCentral Organisation of Finnish Trade Unions (SAK)\nChurch Action for Tax Justice \nCoalition for Research and Action for Social Justice and Human Dignity (CRASH)\nComisiones Obreras\nConfederation of Christian Trade Unions of Belgium\nConfederazione Generale Italiana del Lavoro\nDemokrati i Europa Oplysningsforbundet\nDiakonia Sweden \nEkvilib Institute\nEuropean Attac Network \nEuropean Public Service Union\nEuropean Trade Union Confederation\nFair Tax Finland\nFinancial Transparency Coalition \nFinnish Association for Nature Conservation \nFinnish Confederation of Professionals (STTK)\nFinnish Development NGOs - Fingo\nFinnish League for Human Rights \nFinnwatch \nFrench Democratic Confederation of Labour Union of Public Employees (FOA) Focus\nKIOS Foundation \nKoordinierungsstelle der Österreichischen Bischofskonferenzfür internationale Entwicklung und Mission (KOO)\nNetzwerk Steuergerechtigkeit\nNyt Europa \nOpen State Foundation \nOxfam IBIS\nOxfam Italia\nOxfam \nPlateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires\nPro Ethical Trade Finland\nPublic Services International \nRéseau Foi et Justice Afrique-Europe\nSherpa\nTax Justice Network \nTax Research UK \nTransparency International EU\nTransparency International France\nTransparency International Germany\nTransparency International Italy \nTransparency International Netherlands \nTransparency International Spain\nTransparency International Portugal \nUILPA\nUnião Geral de Trabalhadores Portugal \nUnión General de Trabajadores España\nUnión Sindical Obrera\nVienna Institute for International Dialogue and Cooperation\n\nDocuments joints\n\n\n\npour_une_transparence_fiscale_reellement_efficace.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ong-et-syndicats-europeens-appellent-a-repenser-durgence-le-projet-de-transparence-fiscale-des-entreprises/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ong-et-syndicats-europeens-appellent-a-repenser-durgence-le-projet-de-transparence-fiscale-des-entreprises/","name":"ONG et syndicats européens appellent à repenser d'urgence le projet de transparence fiscale des entreprises - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-05-27T11:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","description":"62 organisations de la société civile et syndicats ont tiré aujourd'hui la sonnette d'alarme sur le projet visant à affaiblir considérablement la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Soutenir la reconstruction de Gaza (une fois encore)","datePublished":"2021-06-12T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-24T14:51:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/"},"wordCount":591,"commentCount":9,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-Anne-Paq-2014.jpg","keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au lendemain des bombardements, les habitants de la bande de Gaza découvrent l’ampleur des destructions et pansent leurs blessures. Une fois encore, nos partenaires doivent se reconstruire, sans réel espoir de paix. Cette fois encore, nous sommes à leurs côtés pour manifester notre soutien et notre solidarité.\n\n\n\nUne fois de plus les bombes sont tombées sur Gaza.\n\nLes habitants voisins des lieux bombardés évoquent leurs immeubles qui ont tremblé comme dans un séisme\n\nLire aussi  : Bombardements à Gaza : témoignage d’une « nuit difficile »\n\nLe bilan est lourd : \n- 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants, selon les autorités locales.\n- En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait 12 morts, parmi lesquels un enfant et une adolescente, d’après la police.\n- 75 000 personnes sont déplacées\n\nLes destructions sont énormes.\n- A Gaza le prix de la reconstruction est estimé à 350 millions de dollars\n-16 800 logements sont endommagés dont 1000 totalement détruit\n- 800 000 personnes ont des difficultés pour accéder à l’eau potable\n\nL’armée israélienne a bombardé les routes qui mènent aux hôpitaux rendant leur accès difficile voire impossible, et les bureaux de plusieurs médias ont été volontairement détruits.\nL’un de nos partenaires Filastiniyat, qui accompagne les femmes journalistes de la Bande de Gaza, a eu ses locaux détruits.\n\nComme après chaque guerre, Gaza doit se relever. Il faut reconstruire les immeubles. Et aussi se reconstruire mentalement pour rester debout. Un défi pour ceux qui accompagnent les enfants particulièrement affectés, dans ce territoire où 45% de la population a moins de 15 ans.\n\nLes enfants qui grandissent à Gaza aujourd’hui ont déjà connu plusieurs épisodes de bombardement meurtriers.\n\nIls ne sont pour la plupart jamais sorti de cette étroite bande de terre de seulement 40 kilomètres de long.\n\nIls n’ont aussi jamais rencontré d’Israéliens ni d'autres étrangers.\n\nCette fois encore notre partenaire Culture et Pensée libre va s’attacher à offrir aux enfants un accompagnement et ce qui fait une vie normale d’enfants : jouer, dessiner, danser, faire du sport, s’exprimer par le théatre, la vidéo, l'art.\n\nDe nombreux Palestiniens, notamment les jeunes, se mobilisent pour témoigner sur le web. C'est la cas de notre partenaire We are not numbers dont nous avons reproduit certains des témoignages sur notre site.\n\nCoté Israélien notre partenaire We beyond the wall diffuse des témoignages de Gaza, dans un contexte où la plupart des Israéliens n’ont aussi jamais rencontré personne de Gaza !\n\nDans un contexte de plus en plus déshumanisant, nos partenaires s'attachent à redonner un visage à l'Autre et un message d'humanité.\n\nPlus que jamais nos partenaires ont besoin de notre solidarité pour se reconstruire.\n\nIls nous demandent aussi d’agir politiquement pour mettre fin à cette occupation qui rend leur vie impossible ;\n\nLes associations palestiniennes et israéliennes avec lesquelles nous travaillons depuis des années l’affirment : tant qu’il ne sera pas mis un terme à l’occupation, la violence ne fera qu’empirer.\n\nPour aller plus loin : \n-Il faut mettre fin à l’occupation illégale de la Palestine (Tribune de Manuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire, parue dans La Croix )\n- Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11664,11662\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/","name":"Soutenir la reconstruction de Gaza (une fois encore) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-Anne-Paq-2014.jpg","datePublished":"2021-06-12T13:56:00+00:00","dateModified":"2025-07-24T14:51:38+00:00","description":"Au lendemain des bombardements, les habitants de la bande de Gaza découvrent l’ampleur des destructions et pansent leurs blessures. Une fois encore, nos","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-Anne-Paq-2014.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/05/Reportage-Anne-Paq-2014.jpg","width":1920,"height":1280,"caption":"Un père et ses enfants dans les ruines de leur logement dans la bande de Gaza. Au cours de l’opération de 2014, 29 % des habitations ont été endommagées ou détruites, et un demi-million de personnes ont été déplacées."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La transition tchadienne sous surveillance citoyenne","datePublished":"2021-06-01T11:26:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/"},"wordCount":483,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-1371.jpg","keywords":["Afrique subsaharienne","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Suite au coup d’état au Tchad, la société civile vient de créer l’Observatoire citoyen de la transition. Une initiative du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), partenaire du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nAprès la mort du président Idriss Déby, un « Conseil militaire de transition » a pris le pouvoir au Tchad, en suspendant la constitution et dissolvant le gouvernement et le parlement. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un « coup de force » qui échappe à toute légitimité démocratique. De nombreuses manifestations ont été durement réprimées dans le pays.\n\n\n\nLe CSAPR, partenaire du CCFD-Terre solidaire, s’est engagé dès le début de cet épisode, en proposant dès le 28 avril des pistes pour une transition civile. Sur la base de l’étude de différentes expériences de transitions dans plusieurs pays d’Afrique, le CSAPR plaide pour « un dialogue national inclusif ». Il plaide aussi pour la fin du soutien français aux acteurs du coup d’état...\n\n\n\nUn mois plus tard, cet engagement se poursuit par la mise sur pied de « l’Observatoire citoyen de la transition ». L’observatoire rassemble une trentaine d’organisations. Il est présidé par une figure de la société civile, l’avocat Me Nodjitoloum Salomon, ancien président de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) – Tchad.\n\n\n\nCette plateforme entend mener une veille citoyenne et promouvoir une transition démocratique, l’état de droit et un dialogue dans des conditions sereines. L’observatoire s’adresse aussi à la communauté internationale en demandant la mise en place rapide d’un médiateur par les Nations unies, pour favoriser le dialogue et la tenue d’élections.\n\n\n\nIl salue les prises de positions de l’Union africaine et du parlement européen. Ce-dernier a adopté, le 20 mai, une résolution ferme qui condamne «&nbsp;la prise militaire du pouvoir&nbsp;» et appelle «&nbsp;une transition pacifique, menée par des civils et urgente vers des élections démocratiques, libres et équitables, dans les meilleurs délais&nbsp;».\n\n\n\nCe positionnement est le fruit du travail de plaidoyer de la part de plusieurs ONG européennes, dont le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nÀ lire : Lettre ouverte au Président de la République pour l’appeler à condamner le coup de force militaire au Tchad\n\n\n\n3 rapports pour mieux comprendre les conflits au Tchad\n\n\n\nvoici un récapitulatif des rapports publiés ces dernières années en partenariat avec la société civile tchadienne pour mieux comprendre la situation de ce pays&nbsp;:\n\n\n\nConsulter les rapports :\n\n\n\n\"Petites et grandes controverses de la politique française au Tchad\", mai 2015\"Les partis politiques tchadiens, quelle démocratie pour quelle paix?\", novembre 2014\"Le développement piégé : les transferts d’armes et le développement au Tchad (2005-2010)\", Janvier 2012"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/","name":"La transition tchadienne sous surveillance citoyenne","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-1371.jpg","datePublished":"2021-06-01T11:26:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:47+00:00","description":"Suite au coup d’état au Tchad, la société civile vient de créer l’Observatoire citoyen de la transition. Une initiative du Comité de suivi de l’appel à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transition-tchadienne-sous-surveillance-citoyenne/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-1371.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-_LA-VIE_CCFD-Terre-Solidaire_-2018-1371.jpg","width":1920,"height":1280,"caption":"Reportage \"LA VIE/CCFD-Terre Solidaire\", pour la Campagne de carême 2018, \"GRAND FORMAT/Au Tchad, la jeunesse se bat pour son avenir\", à travers les activités des associations de jeunes soutenues par APAD, Action de Partenaires pour l'Appui au Développement, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, dans le cadre du projet \" Jeunes artisans d'une nouvelle citoyenneté au Tchad\" Photo Roberta VALERIO/CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Burundi, elle lance une plateforme pour lutter contre la haine","datePublished":"2021-06-08T16:37:26+00:00","dateModified":"2022-01-12T18:32:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/"},"wordCount":1014,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/burundi-e1639476616862.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Portrait"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Très suivi sur les réseaux sociaux, Yaga contribue à la lutte contre les rumeurs et les préjugés, et crée un espace de dialogue favorable à la consolidation de la paix dans son pays. Rencontre avec Dacia Munezero, bloggeuse et une de ses membres fondateurs.\n\n\"Yaga signifie \"raconter\" en kirundi. Yaga raconte des histoires des hommes et femmes du Burundi, de ses champs, de ses oiseaux, de ses vaches et de ses collines. Notre fil conducteur est le respect mutuel dans la diversité\", explique-t-elle.\nLes \"Yaguistes\" ; comme aiment s’interpeller les membres du collectif des blogueurs Yaga, savent combien la haine entre les jeunes peut être dangereuse. Ils vivent dans différents coins du Burundi, ce \"petit pays\" de 11 millions d’habitants du livre de l’écrivain Gaël Faye.\nLa plupart des membres du collectif Yaga sont dans leur trentaine. Ils n’ont pas vécu plusieurs épisodes de guerre civile qui entachent le passé de leur patrie.\nAux effets de ces guerres répétitives au Burundi, la haine s’invite régulièrement dans les médias. A la veille des élections, Dacia Munezero, Alain Amrah Horutanga, Armel Gilbert Bukeyeneza et Jean Marie Ntahimpera, quatre jeunes burundais, partagent l’envie de ne pas rester indifférent face à la haine qui grandit à travers les médias sociaux et radio télédiffuseurs et créent Yaga, surtout pour donner la parole aux jeunes pour qu’ils expriment ce qu’ils ont sur le cœur.\nYaga devient \"une plateforme en ligne dont la vocation est de conduire la jeunesse burundaise sur la voie de la tolérance, surtout d’opinion, du dialogue et l’écoute de l’autre\", décrit notre interlocutrice.\n\n\nChaque jour, trois nouveaux articles et une vidéo publiés\nSix ans après, le site yaga-burundi.com est tenu par une équipe d’une trentaine de jeunes salariés, des community managers, des vidéastes et éditeurs qui relisent les articles.\nEn cinq ans, Yaga a formé à l’écriture et à l’utilisation responsable des réseaux sociaux plus d’une centaine de jeunes bloggeurs. Yaga publie chaque jour trois nouveaux textes et une vidéo.\nLa règle est \"de ne pas écrire n’importe quoi. Il faut se baser sur des faits réels et vérifiés, et aucun sujet ne devrait être tabou. Nous prônons le respect de la parole de l’autre et nous sommes dans la communication pacifique. Yaga contribue à la paix\", souligne Dacia Munezero.\n320 000 abonnés à la page Facebook\nEt ça marche ! La page Facebook de Yaga compte 320 000 abonnés, le compte twitter, 28 000 followers, et 65 000 pour le compte Instagram.\nLes visiteurs sont des jeunes résidents au Burundi, mais également ceux de la diaspora qui veulent avoir des nouvelles du pays ou des jeunes restés au Burundi.\nDeux salariés du site sont chargés de la modération sur Facebook, afin d’en gommer tout propos haineux. \"Il y en a de moins en moins. Nous invitons les internautes à exprimer leur message pacifiquement et à laisser l’autre expliquer le sien\". \n\nDans un pays qui vacille souvent vers l’intolérance, Yaga montre qu’une utilisation responsable du web est possible.\n\n\n\n\"Le CCFD-Terre Solidaire nous aide, par exemple à former des jeunes entrepreneurs à travers des camps d’été et promouvoir ceux qui sont déjà en activité par le biais des caravanes de découverte d’innovation à travers le pays\", précise Dacia.\nYaga se comprend comme « un pont entre la jeunesse et les décideurs. C’est là notre réussite » constate Dacia.\nDébattre de la réalité pour former les jeunes à la non-violence\nL’enseignement à la non violence est une priorité pour Yaga.\n\"Nous relisons notre histoire, notamment celle avant l’indépendance. Des personnes âgées qui ont connu cette époque viennent la raconter aux jeunes dans les débats que nous organisons. C’est une manière de parler de politique, d’une façon moins frontale\", explique Dacia.\nElle ne nie pas que ces évocations mémorielles puissent être sensibles pour certains selon ce qu’ils ont vécu.\n\nLes débats organisés par Yaga peuvent aussi passer par des échanges touchant à la vie quotidienne. Elle cite une campagne réalisée sur les serviettes hygiéniques.\n\"Nous plaidons pour en diminuer le prix. Des jeunes filles utilisent des morceaux de matelas ou des feuilles de bananier, et souvent elles arrêtent l’école car elles n’ont pas accès à ces serviettes\".\nInformer sur la consommation des drogues est une autre façon de construire une société apaisée. \"Nous avons organisé des débats sur le boost, obtenu à partir des résidus d’héroïne. Nous en avons parlé car c’est un fléau méconnu ou ignoré et nous voulions sensibiliser les Burundais et les autorités sur la question. Et cela a bien fonctionné, l'administration publique a pris en main cette question\".\nYaga décrit la réalité de la vie quotidienne des Burundais. D’une manière apaisée, en ne gommant pas les problèmes, en expliquant la vie et l’histoire du pays. En français ou en kirundi.\n\nLe Burundi reste un pays où la liberté d’expression reste très verrouillé selon les rapports de RSF. Yaga a su maintenir un espace où la politique avait une place considérable. \"Nous nous basons sur des faits. Nous avons fait un dossier sur les 100 premiers jours du président en comparant les promesses et les actes. Nous ne sommes pas dans les insultes\".\nMais avec l’accession au pouvoir d’Evariste Ndayishimye, des gestes d’ouvertures s’observent.\nDes gens de tous bords, autant de la mouvance que de l’opposition, interagissent sur nos plateformes. Yaga publie leurs positions \"et ça se passe plutôt très bien, sans accroches\", explique Dacia.\n\nPierre Cochez\n\nRetrouvez d'autres portraits et décryptages dans notre dossier Artisanes et artisans de paix"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/","name":"Au Burundi, elle lance une plateforme pour lutter contre la haine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/burundi-e1639476616862.jpg","datePublished":"2021-06-08T16:37:26+00:00","dateModified":"2022-01-12T18:32:17+00:00","description":"Très suivi sur les réseaux sociaux, Yaga contribue à la lutte contre les rumeurs et les préjugés, et crée un espace de dialogue favorable à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-burundi-elle-lance-un-site-dinformation-en-ligne-pour-lutter-contre-la-haine/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/burundi-e1639476616862.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/burundi-e1639476616862.jpg","width":815,"height":839}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En RDC, la solidarité s&rsquo;exprime au pied du volcan Nyiragongo (diaporama)","datePublished":"2021-06-03T12:49:51+00:00","dateModified":"2022-01-07T15:17:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/"},"wordCount":200,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/william_dupuy_-2.gif","keywords":["Afrique subsaharienne"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A quelques kilomètres de Goma, où le volcan Nyiragongo s'est réveillé, le photographe William Dupuy est parti à la rencontre de notre partenaire UWAKI et témoigne de l'élan de solidarité pour accueillir les rescapés.\n\n\n[caption id=\"attachment_11678\" align=\"aligncenter\" width=\"744\"]© William Dupuy / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nAu pied du volcan Nyiragongo, le village Kimnumba, situé à 25 kilomètres de Goma (République Démocratique du Congo) a échappé de peu aux fortes coulées de lave causées par l'éruption survenue le 22 mai 2021 qui a fait plus de 500 000 déplacés.\n\nWilliam Dupuy, photographe mandaté par le CCFD-Terre Solidaire, était sur place aux côtés de notre partenaire, UWAKI, à la rencontre des femmes paysannes du Nord-Kivu. Il témoigne :\n\n\" Lorsque le gouverneur a donné l’ordre d’évacuer Goma, beaucoup d’habitants et d'habitantes du quartier de Buhéné, ont pris la route du Nord pour fuir. Ils sont arrivés épuisés à Kimnumba. L’Union UWAKI a décidé de faire jouer la solidarité en organisant des familles d’accueil. Une famille peut parfois accueillir jusqu’à 25 personnes\". \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11680,11681,11678\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/","name":"En RDC, la solidarité s'exprime au pied du volcan Nyiragongo (diaporama) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/william_dupuy_-2.gif","datePublished":"2021-06-03T12:49:51+00:00","dateModified":"2022-01-07T15:17:46+00:00","description":"A quelques kilomètres de Goma, où le volcan Nyiragongo s'est réveillé, le photographe William Dupuy est parti à la rencontre de notre partenaire UWAKI et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-la-solidarite-sexprime-au-pied-du-volcan-nyiragongo-diaporama/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/william_dupuy_-2.gif","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/william_dupuy_-2.gif"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En République Dominicaine : sensibiliser au respect de l&rsquo;environnement","datePublished":"2021-06-04T12:25:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/"},"wordCount":448,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-Saint-Domingue-.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Podcast"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, nous partons cette semaine en République Dominicaine avec Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine. Avec lui, découvrons la lutte du Centre Montalvo pour préserver l’environnement d’une île dépossédée de ses ressources et polluée par les convoitises.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11683\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Saint-Domingue © Jean-Claude Gérez / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nLa convoitise des richesses naturelles à l’origine d’un fléau environnemental\nConnue pour ses plages idylliques de la Punta Cana, l’île de la République Dominicaine est très prisée par le tourisme de masse venu profiter de grands ressorts aux pieds des cocotiers. Mais l’île fait face à une tout autre réalité, bien loin de l’utopie de ses cartes postales.\n\nElle est également très prisée par les multinationales étrangères, pour ses centres miniers aurifères parmi les plus grands du monde, qui la dépossèdent toujours plus de ses richesses naturelles.\n\nL’extraction minière intensive confronte l’île à des graves conséquences pour son environnement et ses populations locales. La déjection des déchets toxiques tels que le cyanure ou le mercure polluent ses eaux : une denrée précieuse à l’heure où la région souffre d’importantes vagues de sécheresse.\n\nMais ce n’est pas tout. L’assèchement des eaux est aussi le résultat d’une déforestation massive, dont l’exploitation des ressources forestières est bien souvent illégale.\nApporter une solution pérenne en alliant justice climatique et environnementale\nFace à ce fléau environnemental d’une région déjà sujette aux catastrophes climatiques extrêmes –ouragans, cyclones etc.– , le Centre Montalvo, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, intervient en menant des actions d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation.\n\nL’association sensibilise et forme la jeunesse locale, pour qu’à son tour, elle puisse sensibiliser leurs proches à l’environnement.\n\nElle apporte son aide à la structuration d’organisations de femmes pratiquant l’agroécologie.\n\nEt mène également des actions politiques, en encourageant par exemple la création d’une coalition régionale et en dénonçant, à l’échelle nationale, la prédation des ressources par les acteurs économiques étrangers.\n\nPour répondre aux problèmes sur le long-terme, le Centre Montalvo allie justice environnementale et justice climatique, car la dénonciation ne suffit pas : il faut changer de modèle de développement pour préserver l’environnement.\n\n Pour aller plus loin : \nRépublique dominicaine : sensibiliser à l’environnement et dénoncer la déforestation\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11683\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/","name":"En République Dominicaine : sensibiliser au respect de l'environnement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-Saint-Domingue-.jpg","datePublished":"2021-06-04T12:25:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:00+00:00","description":"A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, nous partons cette semaine en République Dominicaine avec Jules Girardet, chargé de mission","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-republique-dominicaine-sensibiliser-au-respect-de-lenvironnement-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-Saint-Domingue-.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-Saint-Domingue-.jpg","width":1920,"height":1164}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 26 juin, la ville de Bordeaux s’anime pour les 60 ans de l&rsquo;association","datePublished":"2021-06-04T14:24:21+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:17:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/"},"wordCount":187,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_60_ans_v6_recto-2.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"Rendez-vous sur les quais de Bordeaux, le samedi 26 juin prochain pour célébrer les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de le Solidarité Internationale.  Pour l'occasion, des activités et des animations sont prévues toute l'après-midi. L'occasion de découvrir nos combats et nos membres en toute convivialité. \n\n\n\nAu programme :  \n\n\n\n- Trois stands autour de l’agro-écologie, des migrations et de la justice climatique vous attendent pour découvrir nos combats et échanger avec les membres de l’association.   \n\n- Découvrez le magnifique travail du photographe Yann Arthus-Bertrand dans le cadre de l’exposition Laudato Si’.\n\n- Des ateliers et des animations seront prévus pour les petits comme pour les grands. \n\n\n- Profitez d’un moment musical avec le Steelband Pan’s Passion. \n\n\nRendez-vous Quais des sports St-Michel (en face de l’arrêt de tram St Michel) – le 26 juin de 14h à 17h. \n\n\n\nUn évènement organisé par la délégation de Gironde du CCFD-Terre Solidaire. \nCcfd33@ccfd-terresolidaire.org \n05 47 50 21 12  \n[gallery link=\"file\" ids=\"11689,11687\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/","name":"Le 26 juin, la ville de Bordeaux s’anime pour les 60 ans de l'association - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_60_ans_v6_recto-2.jpg","datePublished":"2021-06-04T14:24:21+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:17:31+00:00","description":"Rendez-vous sur les quais de Bordeaux, le samedi 26 juin prochain pour célébrer les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de le Solidarité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-la-ville-de-bordeaux-sanime-pour-les-60-ans-de-lassociation/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_60_ans_v6_recto-2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_60_ans_v6_recto-2.jpg","width":300,"height":210,"caption":"flyer_60_ans_v6_recto-2.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 26 juin : animations à l’Espace Solidaire (Nantes)","datePublished":"2021-06-04T14:29:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/"},"wordCount":141,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_nantes-2.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Cette année le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 années de combat contre la faim et pour le développement. Pour l’occasion, les membres de l’association vous proposent une multitude d’animations à l’Espace Solidaire, Rue du Moulin, à Nantes, le samedi 26 juin à partir de 14h. \n\nProfitez de votre après-midi pour venir rencontrer les membres de l’association et découvrir nos actions et nos combats autour d’activités ludiques et conviviales.  \n\nAu programme :  \n-\tVente de tickets pour notre tombola 60 ans \n-\tDes quizz \n-\tDes jeux pour enfants et pour adultes \n-\tUne exposition sur l’agro-écologie\n\n\n\nRendez-vous le 26 juin, de 14h à 18h à l’Espace Solidaire, 14 rue du Moulin, 44000 Nantes. \n\nUn évènement organisé par la délégation Loire-Atlantique du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11692,11694,11691\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/","name":"Le 26 juin : animations à l’Espace Solidaire (Nantes) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_nantes-2.png","datePublished":"2021-06-04T14:29:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:25+00:00","description":"Cette année le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 années de combat contre la faim et pour le développement. Pour l’occasion, les membres de l’association","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-26-juin-animations-a-lespace-solidaire-nantes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_nantes-2.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_nantes-2.png","width":200,"height":268,"caption":"flyer_nantes-2.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 15 juin : pique-nique solidaire zéro déchet (Nice)","datePublished":"2021-06-04T14:58:56+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:25:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/"},"wordCount":192,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_la_fete_des_60_ans-v4-_-2-.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"A l’occasion de la Journée Mondiale contre la Faim, nous vous invitons le 15 juin prochain à venir partager un pique-nique zéro déchet au Foyer de charité Maria Mater et à venir souffler avec nous les bougies pour célébrer les 60 ans de lutte du CCFD-Terre Solidaire contre la faim.  \n\nLa journée sera également ponctuée d’activités, d’animations, de jeux et d’une exposition pour découvrir les actions de notre association et échanger avec nos membres. \n\n« Zéro déchet veut dire : pas de gobelets, assiettes et couvertes jetables ».\nChaque participant.es apportera, dans la limite du possible, son assiette et ses couverts, mais également un plat salé et une boisson. Un verre CCFD-Terre Solidaire vous sera offert.\n\n\nRendez-vous le 15 juin, de 10h à 16h, au Foyer de Charité Maria Mater : 2780 Route de Nice 06330 Roquefort Les Pins. \n\nPour une bonne organisation et dans le respect du protocole sanitaire en vigueur, nous vous demandons de vous inscrire avant le 07 juin et de nous indiquer le nombre de participants à l’adresse suivant : ccfd06@ccfd-terresolidaire.org \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11696\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/","name":"Le 15 juin : pique-nique solidaire zéro déchet (Nice) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_la_fete_des_60_ans-v4-_-2-.jpg","datePublished":"2021-06-04T14:58:56+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:25:07+00:00","description":"A l’occasion de la Journée Mondiale contre la Faim, nous vous invitons le 15 juin prochain à venir partager un pique-nique zéro déchet au Foyer de charité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-15-juin-pique-nique-solidaire-zero-dechet-nice/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_la_fete_des_60_ans-v4-_-2-.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/flyer_la_fete_des_60_ans-v4-_-2-.jpg","width":360,"height":508,"caption":"flyer_la_fete_des_60_ans-v4-_-2-.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pétition pour demander la suspension du projet d&rsquo;EDF sur les terres zapotèques au Mexique","datePublished":"2021-06-10T08:02:00+00:00","dateModified":"2022-01-12T13:59:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/"},"wordCount":193,"commentCount":19,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/citation_prodesc_1_.gif","keywords":["Devoir de vigilance","Impunité des multinationales","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous ne voulons pas être complices de la violation des droits humains de la communauté zapotèque à Unión Hidalgo en payant notre électricité. Faisons entendre notre voix auprès d'EDF et de l'Etat français!\nEDF prévoit de construire un très grand parc éolien sur les terres de la communauté zapotèque d’Unión Hidalgo au Mexique.\nCette communauté lui reproche de ne pas l’avoir consultée correctement sur l’utilisation de ses terres, ce qui a entrainé de graves violences locales envers les défenseurs des droits humains et de l'environnement.\n\n\nPour faire porter notre voix encore plus haut, envoyons par la poste – symboliquement – cette facture EDF à Bercy pour marquer notre refus de contribuer à cette violation des droits lorsque nous payons notre électricité.\nJe télécharge la (fausse) facturePétition Edf Mexique\nJe l'expédie par courrier à :Bruno Le Maire,Ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance139 rue de Bercy,75572 PARIS\n[gallery link=\"file\" ids=\"11703\"]\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nPétition Edf Mexique"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/","name":"Pétition pour demander la suspension du projet d'EDF sur les terres zapotèques au Mexique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/citation_prodesc_1_.gif","datePublished":"2021-06-10T08:02:00+00:00","dateModified":"2022-01-12T13:59:25+00:00","description":"Nous ne voulons pas être complices de la violation des droits humains de la communauté zapotèque à Unión Hidalgo en payant notre électricité. Faisons","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/petition-pour-demander-la-suspension-du-projet-dedf-sur-les-terres-zapoteques-au-mexique/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/citation_prodesc_1_.gif","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/citation_prodesc_1_.gif"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Facing EDF, the fight of a Mexican indigenous community to have its rights recognized","datePublished":"2021-06-11T16:07:52+00:00","dateModified":"2021-12-10T11:15:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/"},"wordCount":273,"commentCount":20,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","keywords":["Régulation des multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"[caption id=\"attachment_11709\" align=\"aligncenter\" width=\"870\"]© ProDESC[/caption]\n\nIn 13 October 2020, human rights defenders from the community of Unión Hidalgo (Mexico), the Mexican organizations ProDESC and ECCHR filed a civil lawsuit against French energy firm Électricité de France (EDF) for breach of its duty of vigilance. \n\nThe reason for this lawsuit? EDF plans to build an industrial-scale wind farm – the Gunaá Sicarú project – on the lands of indigenous peoples,  without respecting their right to free, prior and infor med consent (FPIC), as established under the Mexican constitution and international law.\n\nThe violation of this right has generated violent social conflicts and human rights abuses in the local communities. \n\nBut while the French state and the Agence des participations de l'Etat (APE) hold 83% of EDF's capital, the silence of the French authorities persists despite a series of alerts and judicial and extrajudicial proceedings initiated as early as 2017.\n\nCCFD-Terre Solidaire, ECCHR and ProDESC highlight, in the report, Vigilance Switched off, the breaches of the duty of vigilance and international human rights law resulting from EDF’s Gunaá Sicarú project, as well as the role that EDF and its majority shareholder, the Agence des participations de l’État (APE). \n\nMore broadly, this reports highlights a culpable negligence of the French State, whose passivity has fuelled the violations in Unión Hidalgo.\n\n\nDownload the report \"Vigilance switched off\"\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_en_-_-2.pdf\n\n\n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11709\"]\nDocuments joints\n\n\n\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_en_-_-2.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/","name":"Facing EDF, the fight of a Mexican indigenous community to have its rights recognized - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","datePublished":"2021-06-11T16:07:52+00:00","dateModified":"2021-12-10T11:15:03+00:00","description":"In 13 October 2020, human rights defenders from the community of Unión Hidalgo (Mexico), the Mexican organizations ProDESC and ECCHR filed a civil lawsuit","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/facing-edf-the-fight-of-a-mexican-indigenous-community-to-have-its-rights-recognized/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","width":870,"height":580,"caption":"© ProDESC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Frente a EDF, la lucha de una comunidad indígena mexicana por el reconocimiento de sus derechos","datePublished":"2021-06-11T17:08:32+00:00","dateModified":"2021-12-14T11:38:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/"},"wordCount":272,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","keywords":["Régulation des multinationales"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"[caption id=\"attachment_11709\" align=\"aligncenter\" width=\"870\"]© ProDESC[/caption]\nEl 13 de octubre de 2020, personas defen soras de los derechos humanos y el terri torio de la comunidad de Unión Hidalgo, en México, la asociación mexicana de derechos humanos ProDESC y la asociación de defensa de derechos humanos ECCHR promovieron una demanda civil contra la empresa pública Électricité de France (en adelante, «EDF») por violación de su deber de vigilancia.\nQué está en juego? EDF pretende construir un parque eólico -el proyecto Gunaá Sicarú- a escala industrial, en Oaxaca, al sur de México, en las tierras de los pueblos indígenas, sin respetar sus derecho  al consentimiento libre, previo e informado tal y como establecen la Constitución mexicana y el derecho internacional. \nLa violación de este derecho ha generado graves conflictos sociales y violaciones de los derechos humanos. \nEn en informe, \"Vigilancia sin Voltaje\", CCFD-Terre Solidaire, ECCHR y ProDESC ponen en relieve los incumplimientos al deber de vigilancia y al derecho internacional relacionados con el proyecto Gunaá Sicarú, así como el papel de EDF, y de la Agencia de Participaciones del Estado frances. \nMás ampliamente, este informe pone de manifiesto una negligencia culpable del Estado francés cuya pasividad ha alimentado las violaciones en Unión Hidalgo.  \nDescargar el informe \"Vigilancia sin voltaje\"\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_es_-_-2.pdf\n \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11709\"]\n\n\nDocuments joints\n\n\n\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_es_-_-2.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/","name":"Frente a EDF, la lucha de una comunidad indígena mexicana por el reconocimiento de sus derechos - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","datePublished":"2021-06-11T17:08:32+00:00","dateModified":"2021-12-14T11:38:23+00:00","description":"El 13 de octubre de 2020, personas defen soras de los derechos humanos y el terri torio de la comunidad de Unión Hidalgo, en México, la asociación","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/frente-a-edf-la-lucha-de-una-comunidad-indigena-mexicana-por-el-reconocimiento-de-sus-derechos/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/union_hidalgo_-_prodesc-3.jpg","width":870,"height":580,"caption":"© ProDESC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"EDF au Mexique : le silence coupable de l&rsquo;État français","datePublished":"2021-06-09T23:01:00+00:00","dateModified":"2026-04-20T08:21:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/"},"wordCount":1099,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/2014-06-08-13.48.35-1-scaled-e1642601544898.jpg","keywords":["Accaparement des terres","Amérique Latine / Caraïbes","Rapport","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Rapports de plaidoyer"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors qu’un projet d’EDF s’attaque aux droits humains de la communauté zapotèque d’Union Hidalgo au Mexique, le CCFD-Terre Solidaire publie un rapport révélant l’apathie coupable de l’État français, actionnaire majoritaire de l’énergéticien français. Décryptage.\nPour les dernières actualités consulter notre  Dossier : Face à EDF, le combat d’une communauté autochtone mexicaine pour faire reconnaître ses droits\n\nDepuis 2017, les représentant.es de la communauté d’Union Hidalgo, l’association ProDESC (Mexique) et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), ont intenté une longue série de recours au Mexique et en France pour faire cesser les atteintes aux droits humains en marge d’un projet éolien de l’entreprise EDF sur les terres zapotèques.\nJusqu’à aujourd’hui, ces procédures judiciaires et extra-judiciaires continuent de se heurter au mutisme des pouvoirs publics français. Avec le CCFD-Terre Solidaire, ces acteurs dénoncent, dans le rapport \"Vigilance hors tension\", les défaillances de l’État français face à ses obligations en matière de protection des droits humains, qui se rend ainsi coupable d’apathie face aux violations des droits de la communauté autochtone d’Union Hidalgo.\nTéléchargez le rapport \"Vigilance hors tension\" en français, anglais ou espagnol : rapport_vigilance_hors_tension_-_fr.pdf2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_en_-_.pdf2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_es_-_.pdf\nEDF tire profit des terres autochtones au détriment de leur intégrité\nPrisée pour la puissance et la constance de ses vents, la commune d’Union Hidalgo, au Sud du Mexique, demeure un véritable eldorado pour les leaders mondiaux du secteur énergétique.\nC’est sur ces terres zapotèques qu’EDF planifie, depuis 2015, son quatrième projet d’infrastructures éoliennes : le projet Gunaá Sicarú.\nEn prévoyant d'implanter 115 éoliennes, ce projet massif concerne bien évidemment, en premier lieu, les habitants d’Union Hidalgo, issus à 90 % du peuple autochtone zapotèque, pour qui le rapport à la terre et à la nature est sacré.\n\"De l’autre côté de l’océan, EDF a corrompu le cœur de nos habitants\"&gt;\nPourtant, les membres de la communauté n’ont jamais été consultés conformément aux principes relatifs au consentement libre, informé et préalable (CLIP), tel que reconnu par la constitution mexicaine et les conventions de droit international. La violation de ce droit a entraîné, en conséquence, une escalade de la violence envers les membres de la communauté et ses défenseur.es des droits et de l’environnement.\n\"De l’autre côté de l’océan, EDF a corrompu le cœur de nos habitants. Nous n’avons plus d’espace pour grandir. Ils ont promis des emplois à nos jeunes, mais tout ce que nous voyons, c’est la mort des défenseurs des droits humains\", témoigne Rosalba Martinez, membre de l’assemblée de comuneros d’Union Hidalgo.\nL’État français : un silence coupable\nEn détenant 83 % du capital du groupe EDF, avec un engagement actionnarial de 21 milliards d’euros –soit 40 % du portefeuille de l’Agence des participations de l’État (APE) [[L’APE est l’agence publique des participations de l’état, qui gère, en tant qu’“entité actionnaire”, la stratégie d’actionnariat public de l’État français.]], la France porte une responsabilité dans les violations aux droits humains résultant du projet EDF.\nEt pourtant, aucune démarche n’a été entreprise de la part des pouvoirs publics, comme nous l’explique Cannelle Lavite, juriste entreprises et droits humains au ECCHR :\n\"Bien qu’actionnaires majoritaires d’EDF, l'État français et l'APE n'ont pris aucune action appropriée afin de prévenir les violations des droits d'Unión Hidalgo liées au projet Gunaá Sicarú. Selon son devoir de vigilance, EDF doit respecter les droits humains dans ses activités. En vertu du droit international, l'État français a quant à lui l'obligation de respecter et de protéger les droits humains\". \nMais en refusant d’engager son levier actionnarial pour contraindre EDF à se conformer à ses obligations envers la communauté autochtone et en continuant d’ignorer les recours des plaignant.es et de la société civile, la France se rend coupable d’apathie.\nCe silence apparaît d’autant plus problématique et contradictoire que dans six mois, la France prendra la présidence de l’Union Européenne. Swann Bommier, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire alerte sur cette situation paradoxale :\n\"La question d’une directive européenne relative au devoir de vigilance des multinationales devrait figurer en haut de l’agenda. Et en même temps, la France continuera d’apporter son soutien à EDF, impliqué dans des violations aux droits humains des peuples autochtones au Mexique. Un tel double langage, un tel cynisme ne peut perdurer\". \nSe mobiliser pour confronter les acteurs à la mesure de leurs responsabilités\nPendant plus de trois années, les procédures judiciaires et extra-judiciaires intentées par Union Hidalgo ont été perpétuellement ignorées par EDF et l’État français. Le 13 octobre 2020, les représentant.es de la communauté d’Union Hidalgo, ainsi que les associations ProDESC et l’ECCHR, ont assigné EDF en justice pour non-respect de ses obligations en vertu de la loi sur le devoir de vigilance.\nPour comprendre la chronologie des procédures judiciaires et extra-judiciaires : \nDe nombreuses organisations de la société civile, dont le CCFD-Terre Solidaire, soutiennent cette initiative pour exiger :\n- La suspension du projet Gunaá Sicarú tant que ce projet bafoue les droits fondamentaux de la communauté d’Union Hidalgo et des défenseur.es des droits et de l’environnement.\n- Que l’APE adopte, publie et mette en œuvre de manière effective une politique de vigilance, notamment vis-à-vis des activités d’EDF au Mexique.\n- Que les pouvoirs publics français prennent la mesure de leurs obligations et de leurs responsabilités conformément au droit français et international.\nPour les dernières actualités consulter notre  Dossier : Face à EDF, le combat d’une communauté autochtone mexicaine pour faire reconnaître ses droits\n[gallery link=\"file\" ids=\"11727,11724\"]\n\n\nDocuments joints\n\n\n\nrapport_vigilance_hors_tension_-_fr.pdf\n\n\n\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_es_-_.pdf\n\n\n\n2021-06-08_-_vigilance_hors_tension_-_rapport_-_en_-_.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/","name":"EDF au Mexique : le silence coupable de l'État français - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/2014-06-08-13.48.35-1-scaled-e1642601544898.jpg","datePublished":"2021-06-09T23:01:00+00:00","dateModified":"2026-04-20T08:21:07+00:00","description":"Alors qu’un projet d’EDF s’attaque aux droits humains de la communauté zapotèque d’Union Hidalgo au Mexique, le CCFD-Terre Solidaire publie un rapport","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais-rapport/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/2014-06-08-13.48.35-1-scaled-e1642601544898.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/2014-06-08-13.48.35-1-scaled-e1642601544898.jpg","width":2560,"height":1676,"caption":"© ProDESC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-implique-dans-des-violations-des-droits-humains-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-implique-dans-des-violations-des-droits-humains-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"EDF impliqué dans des violations des droits humains au Mexique : le silence coupable de l&rsquo;État français","datePublished":"2021-06-10T10:00:07+00:00","dateModified":"2022-01-12T13:57:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-implique-dans-des-violations-des-droits-humains-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais/"},"wordCount":1086,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Devoir de vigilance","Droits humains","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris/Mexico City/Berlin, 10 juin 2021 - Pendant des années, la France a fermé les yeux sur les violations massives des droits des peuples autochtones et des droits humains commises en marge d’un projet mené par l'entreprise publique Électricité de France (EDF) - une entreprise dont l'État détient 83 % du capital. L'État français viole ainsi ses obligations en vertu du droit international. Ce constat est au cœur du rapport \"Vigilance hors tension\", publié aujourd'hui par le CCFD-Terre Solidaire (France), ProDESC (Mexique) et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains - ECCHR (Allemagne). Cela fait suite à l’assignation en justice de l’entreprise publique EDF par les associations et des défenseur·es des droits de la communauté d’Unión Hidalgo en octobre 2020.\n\n\n\nL’énergéticien français EDF envisage la construction d’un parc éolien sur le territoire autochtone de la communauté d’Unión Hidalgo, dans une région sujette à des violences massives et aux meurtres de défenseur·es des droits. Jusqu’à présent, le droit de la communauté de donner son consentement sur ce projet n’a pas été respecté, en violation de son droit à un consentement libre, informé et préalable. Plutôt que de prévenir ces violations en adoptant les mesures requises au titre de son devoir de vigilance, EDF a interféré dans le processus de consultation de la population autochtone, entraînant une polarisation importante de la communauté et l’escalade de la violence envers les défenseur·es des droits humains et du territoire autochtone d’Unión Hidalgo.\n\n\n\nMais, alors que l’État français et l’Agence des participations de l’État (APE) détiennent la majorité du capital d’EDF, le silence des autorités françaises persiste.\n\n\n\nDans le rapport publié ce jour “Vigilance hors tension”, le CCFD-Terre Solidaire, le ECCHR et ProDESC dénoncent les manquements au devoir de vigilance et au droit international de l’État français, dont l’apathie coupable alimente les violations des droits humains à Unión Hidalgo. Une apathie d’autant plus coupable qu’au cœur du droit international des droits de l’Homme se trouve l’obligation des États de prendre des mesures de diligence raisonnable lorsque des acteurs - y compris économiques - se trouvant sous sa juridiction et son contrôle sont impliqués dans des violations des droits humains.\n\n\n\nLa publication de ce rapport est le dernier épisode d’une série d’alertes et de procédures judiciaires déclenchées, depuis 2017, par la population zapotèque d’Unión Hidalgo et diverses associations de solidarité internationale et de protection des droits humains. Néanmoins, depuis trois ans, c’est l’ensemble de l’appareil d’État français qui demeure silencieux tandis que le projet éolien de l’entreprise publique EDF - et donc de la France - continue d’alimenter les violations aux droits fondamentaux de la population zapotèque d’Unión Hidalgo.\n\n\n\nLa publication de ce rapport est le dernier épisode d’une série d’alertes et de procédures judiciaires déclenchées, depuis 2017, par la population zapotèque d’Unión Hidalgo et diverses associations de solidarité internationale et de protection des droits humains. Néanmoins, depuis trois ans, c’est l’ensemble de l’appareil d’État français qui demeure silencieux tandis que le projet éolien de l’entreprise publique EDF - et donc de la France - continue d’alimenter les violations aux droits fondamentaux de la population zapotèque d’Unión Hidalgo.\n\n\n\nSwann Bommier, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire: “Dans six mois, la France prendra la présidence de l’Union européenne. La question d’une directive européenne relative au devoir de vigilance des multinationales devrait figurer en haut de l’agenda. Et en même temps, la France continuera d’apporter son soutien à EDF, impliqué dans des violations aux droits humains des peuples autochtones au Mexique. Un tel double langage, un tel cynisme ne peut perdurer”.\n\n\n\nCannelle Lavite, juriste entreprises et droits humains au ECCHR: ”Bien qu’actionnaires majoritaires d’EDF, l'État français et l'APE n'ont pris aucune action appropriée afin de prévenir les violations des droits d'Unión Hidalgo liées au projet Gunaá Sicarú. Selon son devoir de vigilance, EDF doit respecter les droits humains dans ses activités. En vertu du droit international, l'État français a quant à lui l'obligation de respecter et de protéger les droits humains. Cette obligation ne s'arrête pas à ses frontières. Les États doivent s’assurer que les entreprises sous leur juridiction et leur contrôle ne s’engagent pas dans des activités préjudiciables à l'exercice des droits de humains, y compris à l'étranger”.\n\n\n\nAlejandra Ancheita, fondatrice et directrice de ProDESC : \"Au fil de notre travail aux côtés de la communauté d'Unión Hidalgo et de documentation de leurs luttes, il nous paraît limpide qu'EDF et l'État français portent une responsabilité dans l’environnement hostile auquel font face les défenseur·es des droits humains dans cette région du Mexique. La communauté d’Unión Hidalgo et ses défenseurs font face à des menaces qui, dans un pays comme le Mexique, requièrent l'attention urgente de la communauté internationale, et principalement le respect réel de la loi et des droits de l'homme par EDF\".\n\n\n\nLe dossier de presseTélécharger\n\n\n\nRapport Vigilance hors tensionTélécharger\n\n\n\nContacts presse:\n\n\n\nCCFD-Terre SolidaireSophie Rebours / s.rebours@ccfd-terresolidaire.org / 07 61 37 38 65Amine Moussaoui / amine@ozinfos.com / 06 27 26 49 64Clémentine Venisse / clementine@ozinfos.com / 07 50 43 30 32ECCHRMichelle Trimborn / trimborn@ecchr.eu / +49 1577 5723737ProDESCAlan Hernández / alan.hernandez@prodesc.org.mx / +52 55 1503 2410\n\n\n\nNote aux rédactions: Le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, l’OCDE, la Commission du droit international ou encore le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies ont établi une série de normes relatives à la responsabilité spécifique de l’État actionnaire afin que celui-ci s’assure qu’il prévienne les violations aux droits humains ou les atteintes graves à l’environnement résultant des activités des entreprises sous son contrôle. Des obligations établies en droit international que la France et l’Agence des Participations de l’État ne peuvent plus ignorer."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-implique-dans-des-violations-des-droits-humains-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-implique-dans-des-violations-des-droits-humains-au-mexique-le-silence-coupable-de-letat-francais/","name":"EDF impliqué dans des violations des droits humains au Mexique : le silence coupable de l'État français - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-10T10:00:07+00:00","dateModified":"2022-01-12T13:57:45+00:00","description":"Paris/Mexico City/Berlin, 10 juin 2021 - Pendant des années, la France a fermé les yeux sur les violations massives des droits des peuples autochtones et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Sri Lanka : défendre les pêcheurs face à l&rsquo;accaparement des mers","datePublished":"2021-06-11T10:31:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/"},"wordCount":529,"commentCount":11,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/reportage-patrick-chesnet-2010-005-1-scaled-e1642600754240.jpg","keywords":["Pêche artisanale","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l’occasion de la récente Journée mondiale de l’Océan, nous partons cette semaine au Sri Lanka avec Juliette Segard, Responsable du Service Asie. Avec elle, découvrons l’action de NAFSO qui défend les droits des pêcheurs artisanaux face aux ravages de l’«économie bleue» en Asie.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11737\" align=\"aligncenter\" width=\"870\"] Pêche artisanale au Sri Lanka © Patrick Chesnet / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nAu Sri Lanka : les pêcheurs artisanaux impactés par une double crise\nLe 2 juin dernier, au large des mers srilankaises, le naufrage d’un porte-conteneur a confronté les populations du pays à la plus grande catastrophe environnementale et maritime de leur histoire.\n\n\"A une crise économique, s’ajoute aujourd’hui une crise environnementale, qui aura certainement des conséquences à long terme sur les écosystèmes et les populations \".\n\nC’est un nouveau coup dur pour les pêcheurs artisanaux du Sri Lanka, qui ont déjà vu leur activité impactée par la COVID-19, et la promotion de ce qu’on appelle l’ « économie bleue » en Asie : occuper, exploiter et développer les côtes deviennent les nouveaux mots d’ordre et renforcent la multiplication des phénomènes d’accaparement des mers depuis quelques années.\n\nEn conséquence, les populations de pêcheurs n’ont quasiment plus d’accès à la mer : les plages sont de plus en plus privatisées pour le tourisme ou accaparées pour répondre à de grands projets d’infrastructures. De plus, la constitution d’aires maritimes protégées participe à les exclure davantage et à les priver de leur lieu de vie ancestral.\nLa lutte à différentes échelles de NAFSO pour défendre la pêche artisanale\nDans cette région, le CCFD-Terre Solidaire soutient l’action de NAFSO ; un mouvement national de solidarité pour les pêcheurs artisans du Sri Lanka.\n\nL’association se mobilise à leurs côtés pour lutter contre les différentes formes d’accaparement des océans, mais aussi contre les méthodes destructrices de la pêche industrielle.\n\nElle intervient, au niveau local, en favorisant la formation de syndicats de travailleurs et de travailleuses et de groupes citoyens locaux.\n\nEt au niveau international, en menant des actions de sensibilisation du grand public, et de plaidoyer auprès des instances onusiennes, notamment dans le cadre du Forum Mondial des pêcheurs, qui défend la souveraineté alimentaire et les droits des pêcheurs-artisans du monde entier.\nUn combat à l’agenda onusien de 2022\nCe combat commence à se faire entendre au niveau mondial, puisque les Nations unies ont décrété l’année 2022 comme l' \"Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanales\".\n\nCette année onusienne sera donc une belle opportunité de rendre plus visible les combats et les solutions portées par des millions d’acteurs qui se battent pour préserver leurs méthodes traditionnelles de pêche.\n\nPour aller plus loin :\nSri Lanka : appuyer les pêcheurs face à l’accaparement du littoral\nTestez vos connaissances : pêche artisanale et biodiversité, sont-elles compatibles ? (Quiz)\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11737\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/","name":"Au Sri Lanka : défendre les pêcheurs face à l'accaparement des mers - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/reportage-patrick-chesnet-2010-005-1-scaled-e1642600754240.jpg","datePublished":"2021-06-11T10:31:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:47+00:00","description":"À l’occasion de la récente Journée mondiale de l’Océan, nous partons cette semaine au Sri Lanka avec Juliette Segard, Responsable du Service Asie. Avec","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sri-lanka-defendre-les-droits-des-pecheurs-face-a-laccaparement-des-mers-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/reportage-patrick-chesnet-2010-005-1-scaled-e1642600754240.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/reportage-patrick-chesnet-2010-005-1-scaled-e1642600754240.jpg","width":1770,"height":1075,"caption":"© Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 3 juillet : randonnées solidaires dans le Val d&rsquo;Oise","datePublished":"2021-06-11T09:58:06+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/"},"wordCount":290,"commentCount":7,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/ecofest.png","keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’occasion des 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de la solidarité internationale, et en réponse à l'appel du Pape François à vivre une année Laudato Si’, tournée vers le respect et la préservation de la Création, venez participer à notre randonnée le samedi 3 juillet 2021 dans le Val d’Oise, dans le cadre de l'EcoFestival Solidaire.\n\nLa randonnée, qui fera une boucle de 12 km, sera l’occasion d’aller à la rencontre de lieux d'alternatives souhaitables et heureuses, et de découvrir quelques-uns de nos partenaires œuvrant partout dans le monde sur des alternatives écologiques et sociales.\nBoucle de 12 km au départ de Montmorency, programme :\n- 9h30 : rendez-vous à Montmorency\n- 10h30 : Café solidaire à Groslay\n- 12h30 : visite d’une ferme pédagogique à Montmagny avec possibilité de repas\n- 14h30 : départ vers le « 7 » à Montmorency et découverte de l’association La ClairiEre autour d’animations et de musique.\nInfos pratiques :\n- Pas de difficultés particulières à part quelques chemins étroits.\n- Prévoir de bonnes chaussures de marche.\n- Possibilité de rejoindre la randonnée le midi à la ferme pédagogique.\n- Inscription obligatoire pour le repas du midi au prix de 6euros\nDeux autres parcours vous sont également proposés :\n- Une boucle sur Argenteuil avec la visite de trois sites.\n- Un circuit en vélo (sous réserve) au départ de Cergy.\n\nVous êtes tous invités à nous rejoindre à 16h30 à Montmorency, y compris celles et ceux qui ne pourront s'inscrire à une randonnée.\n\nJE M'INSCRIS A L'EVENEMENT\n\nContact  : ccfd95@ccfd-terresolidaire.org\n\nPour en savoir plus sur l’EcoFestival Solidaire\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11743\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/","name":"Le 3 juillet : randonnées solidaires dans le Val d'Oise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/ecofest.png","datePublished":"2021-06-11T09:58:06+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","description":"A l’occasion des 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de la solidarité internationale, et en réponse à l'appel du Pape François à vivre une année","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-3-juillet-randonnees-solidaires-dans-le-val-doise/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/ecofest.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/ecofest.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Reconstruire un système agricole plus juste pour lutter contre la faim dans le monde","datePublished":"2021-06-17T10:54:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/"},"wordCount":455,"commentCount":22,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Patrick-Piro-2017-018-scaled.jpg","keywords":["Agroécologie","Crise alimentaire mondiale","Faim","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Aujourd’hui, 2 milliards d’individus souffrent d’insécurité alimentaire. Valentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté Alimentaire, nous alarme sur ce phénomène qui continue de prendre de l’ampleur et déplore les réponses insuffisantes de la communauté internationale.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11758\" align=\"aligncenter\" width=\"705\"] Au Burkina Faso, installation de[/caption]\nLa répartition inégalitaire des richesses nourrit la faim dans le monde\nDepuis 5 ans, la faim dans le monde s’intensifie et menace désormais de plus en plus les pays du Nord. Aujourd’hui 10 % de la population européenne souffre d’insécurité alimentaire et cette proportion tend à s’accroître si nous n’agissons pas rapidement.\n\nPour comprendre l’ampleur de ce phénomène, il faut casser un mythe. La faim ne résulte pas d’un problème de production, mais bien de l’inégalité de répartition des richesses, notamment en zones rurales.\n\nCette année, 50 % personnes impactées sont eux-mêmes producteurs –travailleurs agricoles ou pêcheurs.\n\n\"Nous sommes actuellement dans un système agricole profondément inégalitaire, où on a donc trouvé le moyen de faire mourir de faim ceux qui produisent notre nourriture\".&gt;\n\nCes chiffres témoignent de la nécessité de repenser entièrement notre système agro-alimentaire pour aller vers des pratiques plus durables et équitables.\nLe sommet des Nations Unies, ou le rendez-vous des lobbies de l’agro-industrie\nEn septembre prochain, les Nations Unies prévoient un sommet sur les Systèmes Alimentaires. Ce qui aurait pu être une bonne nouvelle, prouve en réalité que la communauté internationale n’est pas à la hauteur face à l’ampleur de la faim dans le monde.\n\nLes organisateurs du sommet continuent de dérouler le tapis rouge aux principaux lobbies de l’agro-industrie, en écartant toutes les parties qui travaillaient activement, depuis des décennies, sur une transition écologique capable d’apporter de réelles solutions.\n\nLire aussi : Sommet des Systèmes Alimentaire : la France va-t-elle laisser éradiquer l’agriculture paysanne ?\n\nA la place, \"ce sommet est en train de donner les clés de notre alimentation à une dizaine de multinationales déjà en situation de monopole\". \n\nLes petits réseaux de producteurs, qui nourrissent plus de 80 % de la population, s’unissent avec des organisations de la société civile du Sud et du Nord. Ils ont décidé de boycotter ce sommet pour dénoncer ces dérives et se faire entendre.\n\nPour aller plus loin : \n\nCrise alimentaire et gouvernance : remettre les voix paysannes et citoyennes au centre\n\nAlerte : aidons les populations brésiliennes à faire face à la crise alimentaire\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11760\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/","name":"Reconstruire un système agricole plus juste pour lutter contre la faim dans le monde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Patrick-Piro-2017-018-scaled.jpg","datePublished":"2021-06-17T10:54:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:25+00:00","description":"Aujourd’hui, 2 milliards d’individus souffrent d’insécurité alimentaire. Valentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté Alimentaire, nous alarme sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reconstruire-un-systeme-agricole-plus-juste-pour-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Patrick-Piro-2017-018-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Patrick-Piro-2017-018-scaled.jpg","width":2560,"height":1706,"caption":"Village de Ramesse (600 habitants),  15 km ouest de Ouahigouya (province du Nord), o intervient l'association Viim Baor, qui installale des \"greniers de scurit alimentaire\" pour le stockage de crales dans les villages dficitaires. Aminata Gebr gre le grenier (mas, mil, zamen (graine d'arbres, pour sauce), feuilles de baobab, etc. thme : la scurit alimentaire au Burkina Faso, deux modles opposs : l'agriculture familiale, de plus en plus oriente vers l'agrocologie, et que soutiennent les organisations paysannes ainsi que les ONG d'appui ; et une agriculture industrielle base sur des \"ples de croissance\" comme le Bagrple situ prs de Tenkodogo (province du Boulgou)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Foyers de travailleurs migrants : le refus de devenir des « résidences sociales »","datePublished":"2021-06-20T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/"},"wordCount":502,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/copaf.jpg","keywords":["France","Migrations internationales","Podcast"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Solidarité Chronique, épisode 2 - Direction Vitry-sur-Seine pour le deuxième épisode de notre série Migrations. Sidonie, journaliste mandatée, et Michael président du COPAF, nous embarquent au cœur de la réalité des travailleurs migrants du foyer des Ardoines. Entre insalubrité et menace d’expulsion, ils s’unissent pour faire entendre leur voix.\n\n\n\n\n\n\n\nQue sont les foyers de travailleurs migrants\n\n\n\nLes Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) ont vu le jour dans les années 1960 en France pour abriter une population de travailleurs étrangers isolés venus renforcer la main-d’œuvre dont avait besoin les industriels français.\n\n\n\nLes foyers de travailleurs aujourd'hui\n\n\n\nIssus en grande majorité d’une population maghrébine et subsaharienne, les résidents de ces habitats collectifs font face à de nombreuses discriminations. L'insalubrité et la sur-occupation des foyers de travailleurs migrants sont un véritable enjeu.\n\n\n\nLes foyers, lieux d'actions collectives\n\n\n\nComposé de militants de divers horizons et soutenu par le CCFD-Terre Solidaire depuis 20 ans, le Collectif pour l'Avenir des Foyers (COPAF) s’est créé pour soutenir les résidents de ces foyers dans leurs nombreuses luttes.\n\n\n\nPar des actions de sensibilisation et de plaidoyer, l'association milite pour la reconnaissance de leurs droits, l’amélioration de leurs conditions de vie et leur inclusion dans la cité.\n\n\n\nL’association mène également un travail d’accompagnement. Elle aide les comités de résidents à se structurer en organes représentatifs pour les aider à porter leur voix.\n\n\n\nA Vitry, les résidents se mobilisent contre la menace des \"résidences sociales\"\n\n\n\n\n\nLes foyers remplacés par des résidences sociales\n\n\n\nPour y répondre, les pouvoirs publics ont décidé de remplacer les foyers de travailleurs migrants par le concept de résidences sociales autonomes supposées apporter des habitats de meilleure qualité.\n\n\n\nMais ces relogements sont en réalité une opportunité pour les gestionnaires de :\n\n\n\n\nrenforcer leur contrôle sur les résidents ;\n\n\n\nd’expulser les proches qu’ils hébergent ;\n\n\n\nd’affaiblir le mode de vie communautaire et traditionnellement fort dans les foyers.\n\n\n\n\nLa situation du foyer des Ardoines exposé dans le podcast est un exemple parmi tant d’autres qui témoigne de l’indifférence et de l’incompréhension des pouvoirs publics face aux réalités vécues par les travailleurs migrants.\n\n\n\nLe COPAF a renforcé ses actions de plaidoyer et soutient la mobilisation des résidents qui contestent leur déménagement tant que leurs droits ne seront pas respectés.\n\n\n\n\"C’est un combat pour l’égalité des droits, c’est un combat pour le respect de l’être humain, quelle que soit son origine, quelle que soit la couleur de sa peau, quelle que soit sa religion\" - Michael, Président du COPAF.&gt;\n\n\n\nA écouter aussi sur le même thème :Migrations : une journée avec les associations engagées sur le terrain dans les environs de Calais (podcast)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/","name":"Foyers de travailleurs migrants : le refus de devenir des \"résidences sociales\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/copaf.jpg","datePublished":"2021-06-20T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:48+00:00","description":"La transformation des foyers de travailleurs migrants en \"résidences sociales\" pose de nombreux problèmes. Reportage au Foyer des Ardoines.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/podcast-immersion-au-coeur-de-la-lutte-des-residents-des-foyers-de-travailleurs-migrants/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/copaf.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/copaf.jpg","width":1600,"height":1200}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colombie : trois minutes pour comprendre la mobilisation populaire cinq ans après l’accord de paix","datePublished":"2021-06-28T07:50:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/"},"wordCount":1322,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Jean-Claude-Gerez-2017-012.jpg","keywords":["Décryptage","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cinq ans après la négociation de l’Accord de paix en Colombie, une forte révolte populaire portée par la jeunesse se fait entendre. La mobilisation du « Paro » refuse l’héritage de la violence des conflits armés et conteste le gouvernement d’Iván Duque pour son manque de volonté à tenir compte des revendications d’une partie de la population. Décryptage.\n\n\n[caption id=\"attachment_11780\" align=\"aligncenter\" width=\"797\"] © Jean-Claude Gerez /CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nLe 15 juin 2016, les négociations pour l’Accord de Paix entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) touchaient à leur fin. Après 4 ans de délibération, un document final était disponible et fixait un cap ambitieux pour mettre fin au conflit et reconstruire le pays.\n\nSigné en novembre 2016, cet accord a permis de démobiliser la principale guérilla du pays mobilisée pendant plus d’un demi-siècle et qui avait été l’un des principaux acteurs de ce conflit armé.\n\nPour aller plus loin : retrouvez notre focus sur l'accord de paix et l'implication du CINEP dans ce processus de paix (2017)\n\n\nCinq ans plus tard, la Colombie fait face à une recrudescence des violences et des inégalités. En avril dernier, la colère de la population s’est fait entendre sous les tirs à balles réelles des forces de l’ordre, suscitant une onde de choc internationale. La répression a fait plus d'une soixantaine de morts.\n\nEn cause : une réforme fiscale de la droite dure d’Iván Duque. Ce projet a ravivé la colère de la population à l’heure où la pandémie a exacerbé la situation économique et sociale désastreuse du pays.\n\nMais les raisons de la colère sociale sont plus profondes.\nLe refus de la répression et de la violence au cœur du « Paro Nacional »\nLa violence de la répression policière n’est pas nouvelle en Colombie. Elle s’inscrit dans l’héritage du conflit armé où s’est forgée une stratégie de militarisation de la police pour endiguer la guérilla, mais aussi toutes formes d’opposition.\n\nCe refus de la violence systématique est au cœur de la structuration du « Paro Nacional », un mouvement qui se mobilise depuis 2019 pour contester les violences policières et la politique répressive d’Iván Duque.\n\nEn novembre 2019, Dylan Cruz, un jeune étudiant tué d’une balle à la tête, est devenu le symbole de la répression policière, et en septembre 2020 la contestation a été ravivée pour dénoncer le meurtre de l’avocat Javier Ordóñez par deux policiers. Des milliers de jeunes avaient manifesté dans les rues de Bogota et des grandes villes : en à peine deux nuits de mobilisation, 12 personnes avaient été assassinées.\n\nLes organisations partenaires colombiennes que nous soutenons, témoignent que l’excuse du confit armé n’est plus tolérée par la jeunesse qui rejette ce climat de peur et de violence.\n\nCelle-ci veut des réformes de profondeur qui garantissent l’exercice de la mobilisation démocratique, le maintien de la paix et la protection des leaders sociaux et des défenseurs de l’environnement, toujours pris pour cibles dans les territoires ruraux.\nLa classe politique néglige l’application de l’Accord de paix\nFortement contesté par une partie de la population, le gouvernement d’Iván Duque au pouvoir depuis 2018, affiche un manque de volonté à appliquer une justice réparatrice et un modèle de développement qui étaient prévus par l’Accord de paix.\n\nUn des six piliers de l’accord prévoyait la création d’un système pour assurer la vérité, la justice et la réparation des 7,8 millions de victimes du conflit.\n\nLe manque de budget alloué à ces institutions et les attaques fréquentes du gouvernement pour affaiblir leurs mandats, compromettent le travail effectué par les différentes Commissions : comme celle chargée de faire la lumière sur les violations des droits humains pendant le conflit (Commission pour l’Eclaircissement de la Vérité), ou encore celle en charge des personnes disparues.\n\nA lire aussi : En Colombie, une commission pour faire la vérité sur le conflit- Francisco De Roux\n\nCe manque de volonté politique à répondre aux traumatismes encore très présents, alimente la colère populaire.\nLa garantie de la libre parole au cœur des revendications\nLes mécanismes de réconciliation prévus avaient aussi pour but de permettre aux revendications de s’exprimer autrement que par les armes, et grâce à la voix politique.\n\nOr, de nombreux opposants et leaders sociaux, dont des anciens guérilleros, continuent d’être assassinés depuis 2016. Pour la seule année 2020, on compte 381 morts\n\nCe manque de garanties renforce la menace des autres groupes armés illégaux qui constatent les faiblesses de l’accord de paix : ce qui risque de ne pas les convaincre de se démobiliser à leur tour.\nLa faiblesse de la réforme agraire, alimente la pauvreté rurale et la violence\nLa contestation populaire déplore une classe politique issue d’une « élite urbaine » qui ignore les revendications de tout un pan de la population, alors que plus de 40 % d’entre elle vit désormais sous le seuil de pauvreté.\n\nUne situation particulièrement critique pour les jeunes, et les communautés indigènes. Exclues des discussions sur le Plan National de Développement, ils souffrent de la frustration de ne pas être entendus.\n\nL’accord prévoyait une réforme agraire pour assurer notamment la restitution des terres à des milliers de paysans qui ont dû fuir de force pendant les années de conflits.\n\nPourtant, « même lorsque les titres de propriétés, individuels ou collectifs, sont accordés, l’absence de l’Etat pour les faire reconnaître et appliquer facilite les menaces et les violences », explique Juan Sebastian Ospina, membre du CINEP, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.\n\n[caption id=\"attachment_11781\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Après 16 ans d’exil, Juan Viloria tente, avec l’aide du CINEP de récupérer ses terres occupées illégalement © Jean-Claude Gerez / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nL’accord prévoyait également un plan de substitution des cultures illicites pour lutter contre les trafics de drogues, sources de violences et du renforcement des groupes armés illégaux. Mais le gouvernement a opté pour une approche répressive en éradiquant les plants de cultures illicites au moyen de glyphosate, sans inclure ni consulter les communautés concernées dans les processus de décision et la réflexion sur les alternatives.\n\nLa faiblesse de la réforme agraire conduit à une explosion de la pauvreté en zone rurale. Et favorise la violence à l’encontre des communautés paysannes et des défenseurs de l’environnement qui vivent sous la menace constante de nouveaux groupes armés et criminels qui ont investi les territoires libérés par les FARC.\n\nA lire aussi : La terre, enjeu d’une paix durable en Colombie\nLa jeunesse colombienne, déterminée à construire la paix de demain\nÀ travers les mobilisations du « Paro », la population colombienne, en particulier la jeunesse, affirme sa volonté de tourner la page avec la politique du gouvernement actuel dont elle n’attend plus rien.\n\nLe regard tourné vers l’avenir, la nouvelle génération est déterminée à porter un modèle de société différent où le mécontentement pourra s’exprimer librement dans la rue et où toutes les voix pourront être entendues, sans violence ni répression pour construire une Colombie en paix.\n\nOphélie Chauvin.\n\nPour aller plus loin :\nLa paix en Colombie encore davantage fragilisée par l’élection d’Ivan Duque\n\nColombie : La mort malgré la paix\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11783,11781\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/","name":"Colombie : trois minutes pour comprendre la mobilisation populaire cinq ans après l’accord de paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Jean-Claude-Gerez-2017-012.jpg","datePublished":"2021-06-28T07:50:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:25+00:00","description":"Cinq ans après la négociation de l’Accord de paix en Colombie, une forte révolte populaire portée par la jeunesse se fait entendre. La mobilisation du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-trois-minutes-pour-comprendre-la-mobilisation-populaire-cinq-ans-apres-laccord-de-paix/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Jean-Claude-Gerez-2017-012.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-de-Jean-Claude-Gerez-2017-012.jpg","width":1920,"height":1219,"caption":"© Jean-Claude Gerez /CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le regard de Bernard Pinaud : «Nous devons nous mettre à leur service»","datePublished":"2021-06-21T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/"},"wordCount":2511,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/mission_du_delegue_general_2015-126.jpg","articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l’occasion de nos 60 ans, Bernard Pinaud, ancien Délégué général et compagnon de route de l’association, revient sur l’histoire du CCFD-Terre Solidaire. Il nous livre ses souvenirs les plus forts et analyse les évolutions actuelles.\n\n\n\nQuel est votre souvenir le plus marquant au CCFD-Terre Solidaire ?\n\nCertainement le Forum Terre d’Avenir en juin 1992 au Bourget, auquel j’ai participé alors que je n’étais pas encore salarié de l’association. 60~000 visiteurs, des milliers de jeunes, 400~associations, des centaines d’animations et de stands, 70~partenaires, des collectivités locales, un duplex avec plusieurs de nos partenaires présents au Sommet Mondial de Rio, une trentaine d’évêques, plusieurs ministres et même une prise de parole du Premier ministre de l’époque ! J’ai littéralement été subjugué par la capacité du CCFD-Terre Solidaire d’organiser un tel événement. C’était absolument incroyable. Ceux qui ont vécu cette rencontre en gardent un souvenir impérissable. À titre personnel, cela a achevé de me convaincre que je voulais travailler pour cette association capable de réunir autant de personnes et de mobiliser autant d’énergie.\n\nRedécouvrons ensemble l’histoire du CCFD-Terre Solidaire. Quel est votre Top 5 des réussites de l’association ?\n\nJe commencerais par la création de sa filiale Solidarité internationale pour le développement et l’investissement (SIDI) et de la finance solidaire en 1983. L’épargne solidaire ici, permet le microcrédit la bas. Il s’agit d’une vraie chaîne de solidarité, une innovation majeure au service de la solidarité internationale. Aujourd’hui, l’impact de la SIDI, c’est 102 partenaires dans 35 pays et 36,5 millions d’euros pour mener des projets concrets en faveur des plus démunis. C’est l’une des très belles réussites du CCFD-Terre Solidaire.\n\nPuis, quelques années après le Forum Terre d’avenir, en 1999-2000, le CCFD-Terre Solidaire mène sa première grande campagne de plaidoyer, pour l’annulation de la dette des pays pauvres. Cette campagne va structurer la direction du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire qui sera inaugurée l’année suivante. C’est la première fois que les bénévoles de l’association participent à une action de plaidoyer. Le CCFD-Terre Solidaire coordonne alors une plateforme qui rassemble des ONG et par la suite des syndicats et des congrégations religieuses féminines. Ça donnait des échanges incroyables ! Au niveau international, 24 millions de signatures seront collectées par le collectif Jubilée 2000 dans plus de 100 pays, dont 500~000 en France. Cette campagne permettra d’obtenir des allègements de dettes et même des annulations.\n\nL’affaire des biens mal acquis->rubrique354] est aussi une grande avancée pour la justice sociale et une magnifique réussite pour notre association. Elle vient par ailleurs de connaître un dénouement incroyable. Quatorze ans après le dépôt de plainte contre Téodoro Obiang, Vice-président de la Guinée Équatoriale, les populations spoliées devraient en effet bénéficier prochainement du montant des biens mal acquis, soit 150 millions d’euros en programmes de développement. Rappelons-nous que ce processus a démarré par [une étude menée par la direction du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire en 2007. C’est grâce à notre association que des hommes politiques corrompus peuvent craindre aujourd’hui de perdre leurs biens si mal acquis !\n\nAutre réussite mémorable, la signature de l’accord de la COP 21, dit « accord de Paris ». Une signature obtenue grâce à la pression de la société civile sur les politiques. La présence du CCFD-Terre Solidaire dans la mobilisation citoyenne française, avec son réseau de bénévoles, ayant largement pesé. La synergie entre nos bénévoles, le partenariat international et le plaidoyer, sur un même événement, a renforcé l’impact tous azimuts de l’association à l’occasion de ce rendez-vous mondial.\n\nPour conclure le Top 5 des grandes réussites du CCFD-Terre Solidaire, je pense aussi au vote, le 21 février 2017, de la Loi relative au devoir de vigilance des sociétés mère et entreprises donneuses d’ordres. Un vote qui intervient après 4 ans de lutte menée par la société civile, avec le CCFD-Terre Solidaire en fer de lance. Cette loi est historique et reste actuellement la législation préventive la plus avancée au monde !\n\n\nBernard Pinaud lors d'une visite auprès du partenaire SERJUS (Servicios Juridicos y Sociales) au Guatemala en 2013. Photo Walter Prysthon Jr/CCFD-Terre Solidaire.\n\nDepuis le début des années 2000, le monde s’est énormément transformé. Quel chemin le CCFD-Terre Solidaire a-t-il pris pour s’adapter et répondre aux nouveaux enjeux ?\n\nLa participation du CCFD-Terre Solidaire à des dynamiques et des réseaux mondiaux, comme le Tax Justice Network, est une évolution majeure de l’association ces 15 dernières années. Nous avons renforcé notre travail avec d’autres ONG, notamment environnementalistes et de défense des droits humains, mais aussi avec des syndicats. Au sein des Forums Sociaux Mondiaux (FSM), il y a eu la rencontre d’acteurs de nature différente, qui a perduré au-delà de ces grands rendez-vous, notamment en France. Aujourd’hui nous travaillons avec la CGT ou la CFDT comme si c’était naturel, mais ça ne l’était pas du tout dans les années 90 ou en 2000. Chacun travaillait dans son couloir. C’est peut-être la plus grande réussite des FSM.\n\nAutre évolution, le rapprochement entre le réseau de bénévoles et les partenaires et sous-jacent, la conscience que les défis sont globaux et que nous avons des choses à échanger entre militants ici et militants là-bas. Nous sommes ainsi dans une posture de recevoir les idées qui viennent du Sud pour peut-être avoir des applications ici chez nous. Le volontariat international de réciprocité est symbolique de cette évolution : le « Forum international pour le bien vivre » de Grenoble, en 2018, a accueilli trois stagiaires des pays du Sud venues appuyer les bénévoles organisateurs du CCFD-Terre Solidaire.\n\nDans le chemin parcouru, je retiens aussi la responsabilité de plus en plus forte du réseau de bénévoles dans l’organisation d’événements, au-delà de la seule éducation au développement. Cela s’est remarqué notamment en 2011 à l’occasion des 50 ans du CCFD-Terre Solidaire, avec l’organisation de 17 événements régionaux et la création de dynamiques très fortes. Le réseau de bénévoles s’engage de plus en plus sur les différentes composantes de la mission du CCFD-Terre Solidaire, l’éducation au développement, bien sûr, mais aussi le plaidoyer et le partenariat. On peut parler d’une dynamique plus « responsabilisante », plus ouverte, plus démocratique. C’est un changement important dans la posture des bénévoles.\n\nEnfin, bien sûr, l’intégration de la dimension environnementale dans le Rapport d’orientation 2014-2020 trace aussi un nouveau chemin pour le CCFD-Terre Solidaire. Cette évolution émane d’une demande de nos partenaires, en particulier de ceux du monde rural. Leurs projets étant fortement impactés par le dérèglement climatique, ils ont été obligé d’intégrer les questions environnementales et de dérèglement climatique dans leur action. Le CCFD-Terre Solidaire, lui, a relié le dérèglement climatique à la souveraineté et à la sécurité alimentaires. Le plaidoyer et l’éducation au développement se sont emparés de ces questions en 2015 au moment de la COP21 et cela se traduit aussi aujourd’hui au niveau du partenariat par notre grand programme « Transition vers une agroécologie paysanne au service de la souveraineté alimentaire » (TAPSA), qui mobilise 29 partenaires dans 16 pays. L’agroécologie devient ainsi l’une des priorités de notre combat.\n\nUne évolution aussi initiée par la réflexion de François…\n\nOui, effectivement. Quand j’ai lu l’encyclique Laudato si’, j’ai eu l’impression de lire le projet du CCFD-Terre Solidaire. Car l’écologie intégrale, que le Pape François appelle de ses vœux, lie la question environnementale à la justice sociale. Ce qui est tout à fait le mode d’approche, la philosophie du CCFD-Terre Solidaire. Cette lettre au monde est véritablement exceptionnelle et a touché très au-delà du cercle confessionnel.\n\n Laudato si’ nourrit effectivement l’ADN du CCFD-Terre Solidaire. Comment percevez-vous le message Fratelli Tutti ? \n\nLa dernière encyclique, Fratelli Tutti, nous apprend beaucoup sur nous-même. Le mot fraternité rend la relation plus égalitaire et horizontale que le mot solidarité. D’une certaine manière cela fait plus écho à l’idée de partenariat. Dans la recherche du partenariat, il y a la recherche de l’égalité dans relation. Cette égalité est difficile à obtenir, mais on tend vers elle. Et je pense qu’en réalité, nous tendons ainsi vers quelque chose de plus fort, de plus organique, vers la fraternité. Et aujourd’hui, les enjeux sont globaux. Ce qui touche nos partenaires là-bas, nous touche aussi ici (souvent dans une moindre mesure, avec des effets atténués, mais les racines sont les mêmes). La fraternité rend compte de cette évidence qui est que nous sommes tous frères et engagés dans la même histoire. La fraternité traduit la même unicité qui unit l’environnement à la justice sociale.\n\n\nVisite en 2015 à l'Espace Migration et Développement en région de Kayes (EMDK) au Mali, appuyé par le GRDR - Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural, partenaire du CCFD-terre Solidaire.\n\nQuelle est la force du CCFD-Terre Solidaire, celle qui lui permet de surmonter les difficultés ?\n\nSa force réside dans la qualité de ses partenaires, qui permettent à 2,4 millions de personnes de sortir de la pauvreté, de voir leurs droits respectés et de s’inscrire à nouveau dans une dynamique citoyenne. Je lie cette réussite à la dynamique et à l’engagement exemplaire de son réseau de bénévoles, ainsi qu’au noyau dur de ses donateurs et bienfaiteurs. Leur fidélité a par exemple permis à l’association de maintenir son soutien aux partenaires même au plus fort de la crise sanitaire ! L’alliance des partenaires, des bénévoles et des donateurs, voilà le fondement des réussites du CCFD-Terre Solidaire.\n\nQuels sont les enjeux auxquels le CCFD-Terre Solidaire devra faire face ces prochaines années ?\n\nLa sécurité et la souveraineté alimentaires restent au cœur des enjeux actuels, d’autant que la pandémie a plongé des millions de personnes supplémentaires dans la faim. Sur les questions économiques, le CCFD-Terre Solidaire créera certainement des alliances avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Compte tenu du réchauffement climatique, les migrations internationales seront de plus en plus présentes. La promotion de la paix et du vivre-ensemble sera, elle aussi, un enjeu majeur. Enfin, la dimension environnementale de notre association sera renforcée dans les années à venir pour bâtir une terre vivable pour les générations futures.\n\nComment voyez-vous l’avenir de la solidarité internationale ?\n\nLa solidarité à un avenir, parce qu’il y aura toujours des plus pauvres à aider, des inégalités à réduire. Mais l’évolution, c’est d’appréhender la solidarité dans le sens de l’appartenance à une même planète. Nous sommes passés d’une posture « nord-sud » à la compréhension des « défis globaux » dans la conscience de notre interdépendance et de notre appartenance à la même « terre patrie », dirait Edgar Morin. Je pense que la pandémie nous le redit fortement, parce qu’elle est liée à la déforestation, à la croissance urbaine, à notre modèle de développement. La solidarité c’est de relever ensemble les défis globaux. C’est ainsi qu’il faut, je pense, aborder la solidarité les prochaines années.\n\nCe travail est entamé, l’urgence de ces défis globaux est reconnue…\n\nC’est vrai, mais de là à se dire ensuite « c’est important qu’on appuie des organisations des pays du Sud pour qu’elles luttent avec nous pour relever ces défis globaux », il y a encore du travail à faire…\n\nLes partenaires du CCFD ne manquent pas pourtant de solutions. Comment les appuyer ?\n\nL’une des particularités du CCFD-Terre Solidaire est de mettre en exergue les solutions, d’être porteur d’espérance, de dire « c’est possible puisqu’ils le font déjà ! ». Les solutions existent. Il faut savoir les voir et le CCFD-Terre Solidaire doit être en quête permanente de ces solutions proposées par les sociétés civiles. Puis il faut les donner à voir…\n\nMais dans quel espace d’expression commun ? Le FSM est en mode « silence radio ». Où se partagent ces solutions aujourd’hui ? Voyez-vous des espaces d’expression ?\n\nLes sociétés civiles sont en plein bouillonnement. Pour preuve, toutes les mobilisations qui se sont déroulées avant l’épidémie, notamment de la part des jeunes, au Chili, au Liban, en Équateur, au Soudan, en Algérie, à Hong-Kong. C’est extraordinaire ! Tout cela a été freiné par la pandémie et la répression, mais cela dit que ces sociétés civiles sont vivantes, traversées par des aspirations aux droits, à la dignité, au bien-être. Ce bouillonnement prend des formes différentes d’autrefois. Il n’est pas structuré par les syndicats ou les ONG, il est plus spontané, plus jeune. Mais malheureusement, il n’y a pas d’espace où tous ces gens se rencontrent. C’était cela que permettait le FSM. Aujourd’hui, je n’en connais pas et cela manque, évidemment.\n\nEffectivement, ces bouillonnements, ces hastags de révolte ne se cristallisent pas dans une parole plus structurée et partagée…\n\nSi on prend la révolution du Jasmin en Tunisie, c’est bien parti de façon spontanée et cela a débordé les syndicats et les ONG. Mais ensuite, ces syndicats et ONG se sont mis à disposition de cette dynamique pour structurer des propositions. C’est ainsi qu’on a pu arriver à une assemblée constituante. Selon moi, on ne pourra jamais se passer de corps intermédiaires pour arriver à changer les institutions. Les hashtags ne suffiront pas, mais il faut les laisser vivre. Même si parfois leur expression nous déroute. Nous devons nous mettre à leur service.­­­­­\n\nOù aimeriez-vous être aujourd’hui, aux côtés d’un des partenaires du CCFD-Terre Solidaire ?\n\nJ’aimerais être au Brésil, aux côtés de mon ami Chico Whitaker [organisateurs du Forum Social Mondial de Porto Alegre et ancien salarié du CCFD-Terre Solidaire] et de tous les militants entrés en résistance face au Gouvernement de Jair Bolsonaro. J’aimerais être avec eux, pour voir comment ils s’organisent…et pour protester avec eux.\n\nInterview réalisée par Yann-Patrick Bazire - Mai 2021[gallery link=\"file\" ids=\"11787,11786\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/","name":"Le regard de Bernard Pinaud : «Nous devons nous mettre à leur service» - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/mission_du_delegue_general_2015-126.jpg","datePublished":"2021-06-21T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:58+00:00","description":"À l’occasion de nos 60 ans, Bernard Pinaud, ancien Délégué général et compagnon de route de l’association, revient sur l’histoire du CCFD-Terre Solidaire.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regard-de-bernard-pinaud-nous-devons-nous-mettre-a-leur-service/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/mission_du_delegue_general_2015-126.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/mission_du_delegue_general_2015-126.jpg","width":1200,"height":800,"caption":"mission_du_delegue_general_2015-126.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/informe-de-orientacion-2021-2027-llamado-por-una-tierra-solidaria/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/informe-de-orientacion-2021-2027-llamado-por-una-tierra-solidaria/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Informe de orientación 2021-2027 : llamado por una Tierra solidaria","datePublished":"2021-06-18T16:05:35+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:35:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/informe-de-orientacion-2021-2027-llamado-por-una-tierra-solidaria/"},"wordCount":254,"commentCount":21,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Ha llegado nuestro nuevo informe de orientación. Fruto de un largo esfuerzo de colaboración, esta hoja de ruta establece nuestros compromisos y objetivos para seguir, juntos, promoviendo una tierra solidaria durante los próximos seis años.\n\nCuando el CCFD-Terre Solidaire celebra sus sesenta años, \"se abre una nueva aventura para seguir construyendo un mundo solidario y fraternal en el que todos los seres humanos puedan vivir juntos con dignidad\".\n\nSin embargo, \"el mundo actual, un mundo en el que se han roto muchos sueños, es un mundo violento que necesita justicia, un mundo que pone en peligro el futuro del planeta y de la humanidad\". Frente a este mundo sufriente, el CCFD-Terre Solidaire, con su larga experiencia, quiere seguir siendo portador de esperanza.\n\nDescubra nuestros compromisos y objetivos para los próximos seis años\n\nInforme de Orientación 2021-2027 - CCFD-Terre Solidaire\n\nPublish at Calameo\n\nLas diez orientaciones presentadas a lo largo de estas páginas constituyen el corazón de nuestro Llamamiento por una tierra solidaria, y todas ellas son el fruto de un proceso de inteligencia colectiva que, durante 18 meses, movilizó todas las fuerzas vivas -voluntarios, empleados y socios- del CCFD-Terre Solidaire.\n\nSe dará prioridad a cuatro campos de acción:\n\n- Soberanía alimentaria\n- Justicia económica\n- Migración internacional\n- Paz y convivencia.\n\nLe invitamos a unirse a nosotros y a apoyar nuestro compromiso con una tierra solidaria.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11608,11609,11610,11611,11612,11613,11614,11615,11616,11617,11618,11605\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/informe-de-orientacion-2021-2027-llamado-por-una-tierra-solidaria/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/informe-de-orientacion-2021-2027-llamado-por-una-tierra-solidaria/","name":"Informe de orientación 2021-2027 : llamado por una Tierra solidaria - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-18T16:05:35+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:35:07+00:00","description":"Ha llegado nuestro nuevo informe de orientación. Fruto de un largo esfuerzo de colaboración, esta hoja de ruta establece nuestros compromisos y objetivos","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2021-2027-orientation-report-appeal-for-a-world-of-solidarity/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2021-2027-orientation-report-appeal-for-a-world-of-solidarity/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"2021-2027 orientation report : appeal for a World of solidarity","datePublished":"2021-06-18T16:02:59+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:36:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2021-2027-orientation-report-appeal-for-a-world-of-solidarity/"},"wordCount":238,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Our new orientation report has arrived. The result of a long collaborative process, this roadmap sets out our commitments and objectives to continue, together, to promote a land of solidarity for the next six years.\n\nAs CCFD-Terre Solidaire celebrates its sixtieth year, \"a new adventure is opening up to continue to build a world of solidarity and brotherhood where all human beings can live together in dignity\".\n\nHowever, \"the present world, a world in which many dreams have been shattered, is a violent world in need of justice, a world which endangers the future of the planet and of humanity\". Faced with this suffering world, CCFD-Terre Solidaire, with its long experience, wants to continue to be a bearer of hope.\n\nDiscover our commitments and objectives for the next six years\n\n2021-2027 Orientation Report - CCFD-Terre Solldaire\n\nPublish at Calameo\n\nThe ten orientations presented in these pages constitute the heart of our Appeal for a land of solidarity, and all are the fruit of a collective intelligence process which, for 18 months, has mobilised all the active forces -- volunteers, employees and partners -- of CCFD-Terre Solidaire.\n\nFour fields of action will be given priority:\n\n- Food sovereignty\n- Economic justice\n- International migration\n- Peace and living together.\n\nWe invite you to join us and support our commitment to an earth of solidarity.\n\nFind out more\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11608,11609,11610,11611,11612,11613,11614,11615,11616,11617,11618,11605\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2021-2027-orientation-report-appeal-for-a-world-of-solidarity/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/2021-2027-orientation-report-appeal-for-a-world-of-solidarity/","name":"2021-2027 orientation report : appeal for a World of solidarity - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-18T16:02:59+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:36:06+00:00","description":"Our new orientation report has arrived. The result of a long collaborative process, this roadmap sets out our commitments and objectives to continue,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Gaston : oser s&rsquo;engager plus pour défendre les droits des personnes migrantes","datePublished":"2021-06-21T09:10:36+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:58:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/"},"wordCount":888,"commentCount":9,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-scaled.jpg","keywords":["Migrations"],"articleSection":["Article","Bénévole"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partons à la rencontre de Gaston, bénévole depuis 9 ans au CCFD-Terre Solidaire. De sa propre arrivée en France, à son voyage engagé à Tunis au lendemain du Printemps arabe, Gaston nous parle de son engagement pour l’accueil des personnes migrantes et un ordre migratoire plus juste.\n\n\n[caption id=\"attachment_11797\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Portrait de Gaston ©Lena Bosquet[/caption]\nSa compréhension du parcours migratoire, au cœur de son engagement\n« Être né quelque part, pour celui qui est né, c’est toujours un hasard ».\n\nCette chanson de Maxime le Forestier est pour Gaston, l’incarnation parfaite de la pensée sur laquelle repose son engagement. Investi dans de nombreuses associations, dont le CCFD-Terre Solidaire, Gaston Tumba Yoka milite pour l’accueil des personnes migrantes en France.\n\nSon engagement rythme son quotidien : « dès le saut du lit, je consulte mon agenda pour vérifier si j’ai des entretiens avec des personnes en demande d’asile ». Son rôle est de les accompagner dans leur démarche, de les informer sur les droits et sur les différentes marches à suivre.\n\nC’est sa compréhension du parcours migratoire, pour l'avoir vécu, qui l’a encouragé à s’engager pour défendre cette cause.\n\nOriginaire du Congo, Gaston est arrivé en France alors âgé d’une trentaine d’années. Pendant sept ans, il a mené une carrière d’enseignant à l’Université de Strasbourg, souffrant cruellement du manque de sa femme et de ses quatre filles, qui étaient restées au Congo. « Ce n’était pas facile tous les jours, elles me manquaient ». \n\nSon arrivée fut rythmée par la découverte, le travail et les rencontres. Mais aussi par les nombreux chocs culturels qu’il a vécus et dont il se souvient encore.\n\n« Pour avoir moi-même changé de pays, je sais combien ce parcours peut être difficile ».\nUn tempérament de justicier depuis l’enfance\n\"Je m’acharne pour faire valoir les droits de toutes et tous à travers mon engagement\" &gt;\n\nS’il aime plaisanter, Gaston est intransigeant sur de nombreux principes. Aujourd’hui à la retraite, il met toute son énergie à lutter contre ce qui le révolte le plus : l’injustice, la corruption ou l’exploitation des êtres humains.\n\n« Déjà gamin, au Congo, je me battais contre ça au sein d’une organisation ». \n\nUne lutte qui lui reste toujours bien « chevillée au corps »  des années plus tard.\n\nGaston nous parle du bras de fer qu’il a engagé contre un avocat peu scrupuleux qui demande des sommes d’argent faramineuses à des personnes déboutées du droit d’asile, alors qu’il perçoit l’aide juridictionnelle.\n\n«Malheureusement, des gens comme lui, il y en a beaucoup. Alors je m’acharne pour faire valoir les droits de toutes et tous à travers mon engagement ».\nRéfléchir à un ordre migratoire plus juste avec le CCFD-Terre Solidaire\nGaston s’est engagé au CCFD-Terre Solidaire il y a neuf ans. Il s’est rapidement mobilisé sur la thématique des migrations à travers laquelle il y a vécu des moments forts.\n\nIl nous raconte en particulier son voyage à Tunis en 2013 pour assister au Forum Social des Migrations.\n\n\"Les idées et les réflexions fusaient pour résister aux politiques migratoires jugées indignes\" &gt;\n\n« C’était un grand moment, puisque cet événement survenait juste après le Printemps Arabe », raconte-t-il.\n\nL’enjeu de ce voyage était de soutenir la dynamique des partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Il a participé à de nombreux ateliers traitant de la question des migrations internationales et il a participé à la rédaction de recommandations pour un ordre migratoire plus juste.\n\n« Les idées et les réflexions fusaient pour résister aux politiques migratoires internationales en place jugées indignes », se souvient-il.\nS’engager et oser faire bouger les lignes\nQuand il retourne dans son pays, les proches de Gaston disent qu’il a changé.\n\n« C’est vrai que je ne suis plus le garçon qui est arrivé en 1982. Je suis un autre », consent-il. Mais pour lui, il ne peut pas en être autrement, car « la rencontre nous transforme ». \n\nPour Gaston, tout le monde change. Et il espère que davantage de personnes se tourneront vers le chemin de la solidarité pour être plus attentifs les uns envers les autres.\n\nPour cela, « il faut s’engager » et puis il faut « oser d’avantage et ne pas avoir peur de blesser ou offenser certaines personnes si vous savez que ce que vous défendez est juste ». Et c’est bien le conseil que Gaston souhaite adresser au plus jeunes.\n\nS’il y a une chose que Gaston a bien comprise, c’est que : « le changement ça se travaille. Il faut apprendre à travailler avec nos ennemis. Il ne faut pas s’opposer, mais plutôt essayer d’œuvrer ensemble en s’enrichissant sur l’intelligence collective ». \n\nEt c’est cette intelligence même que Gaston aime retrouver dans son expérience bénévole au sein du CCFD-Terre Solidaire.\n\nIl nous laisse un dernier conseil : « engagez-vous avec nous ! ». \n\nMOI AUSSI, JE VEUX M'ENGAGER\n\nDécouvrez d'autres témoignages : \nGabriel : le refus du fatalisme au cœur de son engagement pour le climat"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/","name":"Gaston : oser s'engager plus pour défendre les droits des personnes migrantes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-scaled.jpg","datePublished":"2021-06-21T09:10:36+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:58:20+00:00","description":"Partons à la rencontre de Gaston, bénévole depuis 9 ans au CCFD-Terre Solidaire. De sa propre arrivée en France, à son voyage engagé à Tunis au lendemain","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gaston-oser-sengager-plus-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-scaled.jpg","width":2560,"height":2560,"caption":"© Léna Bousquet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rallye agroécologique en Bretagne sur la côte d&rsquo;Emeraude (de juillet à octobre)","datePublished":"2021-06-24T13:02:15+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:24:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/"},"wordCount":135,"commentCount":22,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/bretagne-2-e1642150660115.png","keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"De juillet à octobre, partez à la découverte de l'agroécologie en Bretagne.  Les équipes locales de St-Malo et de Dinan ont imaginé un \"rallye découverte\" des initiatives agroéocologiques des paysannes et des paysans de la côte d'Emeraude.\n\nCe rallye vous propose la visite de 19 fermes et 2 jardins solidaires pour découvrir les acteurs du secteur qui pratiquent l’agrobiologie. Autant de passionnés qui vous attendent pour vous parler de leur activité, de leur démarche agroécologique et de leurs produits. \n \nPar cette initiative, l’équipe du CCFD-Terre Solidaire de St-Malo, s’inscrit dans la démarche et les valeurs que le Pape François a développées dans sa lettre encyclique Laudato Si’."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/","name":"Rallye agroécologique en Bretagne sur la côte d'Emeraude (de juillet à octobre) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/bretagne-2-e1642150660115.png","datePublished":"2021-06-24T13:02:15+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:24:27+00:00","description":"De juillet à octobre, partez à la découverte de l'agroécologie en Bretagne. Les équipes locales de St-Malo et de Dinan ont imaginé un \"rallye découverte\"","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rallye-agroecologique-en-bretagne-sur-la-cote-demeraude-de-juillet-a-octobre/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/bretagne-2-e1642150660115.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/bretagne-2-e1642150660115.png","width":1123,"height":537}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Depuis 60 ans, lutter pour une terre solidaire","datePublished":"2021-06-25T11:21:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/"},"wordCount":387,"commentCount":7,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-LA-VIE_CCFD-Mali-2016-018-scaled.jpg","articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dominique Rouyer, secrétaire nationale, nous présente les prochaines orientations fortes du CCFD-Terre Solidaire en faveur du développement. Celles-ci s’inscrivent dans la philosophie d’action, bien particulière, que mène l’association depuis ses 60 ans d’existence au service de la solidarité internationale.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11805\" align=\"aligncenter\" width=\"705\"] Sur le marché de Kayes, au Mali, les femmes vendent leur production © William Dupuy /CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n60 ans d’action pour aider les plus démunis à être maître de leur développement\nIl y a 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire est né d’une intuition forte qui est toujours au cœur de sa philosophie d’action : il faut aider et soutenir les populations les plus démunies à prendre leur destin en main pour leur permettre d’être acteur de leur développement.\n\nC’est pourquoi, le CCFD-Terre Solidaire, depuis son origine, a choisi de nouer des partenariats avec des organisations locales qui agissent auprès des populations dans le besoin, plutôt que d’agir par elle-même.\n\nPour y parvenir, l’association apporte un soutien financier et un accompagnement tout au long de la réalisation de projets de développement en aidant les partenaires à les concevoir et à les mettre en œuvre, et cela toujours en respectant leur autonomie de pensée et d’action.\nDix engagements forts pour continuer à lutter contre la pauvreté\nAujourd’hui, le CCFD-Terre Solidaire cherche à préserver sa philosophie d’action tout en prenant en compte les profondes évolutions de notre monde.\n\n « C'est pour cela que tous les 6 ans, nous redéfinissons les lignes de force de nos actions ».\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a publié cette année son nouveau rapport d’orientation qui fixe les 10 engagements forts qui constituent le cœur de son appel pour une terre solidaire pour les années à venir.\n\nParmi celles-ci, l’association vise notamment à renforcer son engagement pour parvenir à une conversion écologique ; à combattre un système patriarcal –source de violences, d’exclusions et de faim ; ou encore à s’appuyer davantage sur la pensée sociale de l’Eglise pour qu’elle devienne toujours plus solidaire et ouverte sur le monde.\n\nPour aller plus loin : \nRapport d’orientation 2021-2027 : appel pour une terre solidaire\n\nRetrouvez notre page spéciale 60 ans \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11805\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/","name":"Depuis 60 ans, lutter pour une terre solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-LA-VIE_CCFD-Mali-2016-018-scaled.jpg","datePublished":"2021-06-25T11:21:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:25+00:00","description":"Dominique Rouyer, secrétaire nationale, nous présente les prochaines orientations fortes du CCFD-Terre Solidaire en faveur du développement. Celles-ci","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/depuis-60-ans-lutter-pour-une-terre-solidaire-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-LA-VIE_CCFD-Mali-2016-018-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Reportage-LA-VIE_CCFD-Mali-2016-018-scaled.jpg","width":2560,"height":1709}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 25 septembre : concert pour une terre solidaire","datePublished":"2021-06-25T12:04:08+00:00","dateModified":"2021-11-10T17:23:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/"},"wordCount":161,"commentCount":14,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/concert.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Pour fêter les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire, l’équipe locale de la région Midi-Pyrénées a le plaisir de vous inviter à un concert exceptionnel du groupe Mes Souliers Sont Rouges.\n\nLe concert se tiendra au Phare de Tournefeuille, le samedi 25 Septembre à 19h30.\n\n\nAprès leur consécration au Printemps de Bourges et plus de 1.000 concerts dans le monde, ces virtuoses subliment la musicalité, l’émotion et la vitalité du répertoire québécois, de leurs cousins irlandais et du bocage normand. \n\n \n\nIls chantent la manière de vivre ensemble et dont nous habitons la terre. Leur démarche artistique est fédératrice et porteuse de valeurs qui animent le CCFD-Terre Solidaire.\n\nSoutenez nos actions de solidarité internationale avec une soirée aux accents de musique jazz manouche, traditionnelle et folk alternatif.\n\n\n\nJE RESERVE MA PLACE \n\nPour plus d'informations, retrouvez l'événement sur Facebook\n[gallery link=\"file\" ids=\"11809\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/","name":"Le 25 septembre : concert pour une terre solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/concert.png","datePublished":"2021-06-25T12:04:08+00:00","dateModified":"2021-11-10T17:23:48+00:00","description":"Pour fêter les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire, l’équipe locale de la région Midi-Pyrénées a le plaisir de vous inviter à un concert exceptionnel du groupe","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-25-septembre-concert-pour-une-terre-solidaire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/concert.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/concert.png","width":840,"height":470,"caption":"concert.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« La rumeur », une nouvelle pour contourner la censure","datePublished":"2021-07-02T14:38:03+00:00","dateModified":"2021-12-20T12:59:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/"},"wordCount":2027,"commentCount":18,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/ccfd1_1-scaled.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Vous ne saurez ni son vrai nom, ni son pays.\nNous avons délibérément choisi d’anonymiser son témoignage.\nPour ne pas le mettre en danger.\n\nAvant-propos\n\nNarun fait partie d’une de ces organisations partenaires que nous soutenons mais dont nous ne pouvons plus parler, sans prendre le risque de les mettre en insécurité avec les autorités de leur pays. \nPetit à petit en effet notre carte du monde se rétrécit, et la liste des pays sur lesquels nous pouvons communiquer se réduit en peau de chagrin.\nComment continuer à raconter l’histoire de nos partenaires, à partager et faire connaitre leurs combats dans ces conditions?\nComment ne pas laisser le silence s’installer, donnant ainsi la victoire à ceux qui voudraient les faire taire ? Il suffit de lire cette histoire bouleversante pour comprendre à quel point leur combat mérite d’être connu et partagé.\nL’histoire de Narun est l'histoire vraie d'un de nos partenaires racontée sous la forme d'une courte nouvelle.\nEn faisant disparaitre le nom des pays, et des communautés concernées, ce sont aussi nos projections et nos à priori culturels qui disparaissent.\nEt c’est finalement un récit universel qui se dessine, une radiographie du poison de la rumeur dont les médias sociaux et des politiques avides de pouvoir se repaissent. Narun lui agit sur le terrain, au plus près des populations parfois victimes, parfois actrices, des violences.\nArmé de son drap blanc et de son vidéo projecteur, il arpente les villages, suscite la rencontre, ravive l’émotion, bouscule les représentations. Et même si nous ne savons pas où cette histoire se déroule, elle nous devient étonnamment proche…\n\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11812\" align=\"aligncenter\" width=\"765\"] © Andréa Mongia / Marie-Bastille pour le CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nLes tensions couvent depuis plusieurs mois. Des heurts sporadiques, des disputes entre membres des deux communautés religieuses montées en épingle et qui déclenchent des conflits communautaires. Toujours, ou presque, autour de « l’honneur des femmes ».\nUn jeune aurait regardé de façon trop appuyée une jeune femme, manquant ainsi de respect à sa communauté – plus qu’à elle-même.\nElle compte peu dans ce cas-là. Elle n’est que l’objet d’un conflit instrumentalisé depuis plusieurs années par un parti politique nationaliste et ethnique, qui cherche à cliver encore davantage les communautés pour gagner des voix.\nLes élections approchent à grands pas et ces circonscriptions sont clés pour obtenir le pouvoir.\nTout est bon pour gagner : monter la communauté majoritaire contre les minorités ethniques et religieuses, diaboliser l’autre, agiter le spectre du « grand remplacement », exploiter la détresse d’une jeunesse semi-rurale désœuvrée et sans perspective d’avenir, propager des rumeurs pour mettre le feu aux poudres.\nJusqu’à ce que le feu prenne, littéralement, et se répande. Les maisons et les commerces brûlent. Les corps aussi, brûlés vifs. Des voisins avec lesquels on cohabitait depuis toujours deviennent des bourreaux en quelques instants.\nDes dizaines de morts, des milliers de déplacés, des vies ruinées et des traumatismes profonds qui marqueront durablement les espaces et les esprits.\nLa peur de revenir dans un village qui n'est plus le sien\nPlusieurs années après, les victimes du pogrom vivent toujours dans des camps de fortune installés en périphérie des villes voisines ou sont partis à l’autre bout du pays. La peur de revenir dans un village qui n’est plus le sien, où les liens ont été durablement cassés.\nA cette époque-là, Narun parcourt le pays pour comprendre.\nQuels sont les ressorts culturels, sociaux, économiques de ces divisions ?  Comment les politiques les exploitent et les manipulent en semant les graines de la séparation, de la discorde ? Comment cette idéologie suprémaciste se répand ?\nNarun est un documentariste reconnu et un jeune militant progressiste engagé. A l’université il s’engage dans des mouvements étudiants de gauche et se forme au théâtre de l’opprimé.\nIl rejoint une troupe de théâtre de rue qui sillonne les villes et villages et part à la rencontre du public, un public avec un accès limité à la culture, à l’art, à la critique sociale et politique, à la découverte de leurs droits, en général.\nLa troupe multiplie les pièces et scénettes, mettant en scène les injustices, la corruption, l’exploitation des travailleurs, les droits des femmes, etc. La rue réagit, tremble avec les comédiens, s’insurge contre les manipulations dénoncées, moque les oppresseurs, partage des émotions collectives.\n\nDe ces années étudiantes et de ces expériences Narun conserve le goût de l’image et de la mise en scène, la nécessité d’être près des gens – avec les gens, des communautés les plus marginalisées et exclues, et la conviction que la culture est un vecteur éminemment puissant d’émancipation.\nLorsque ces violences éclatent, Narun décide de se rendre sur place, comprenant que se joue une nouvelle sombre page de l’histoire de son pays, aux conséquences nationales.\n\n[caption id=\"attachment_11813\" align=\"aligncenter\" width=\"765\"] © Andréa Mongia / Marie-Bastille pour le CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nAvec sa caméra, il rencontre les victimes, recueille les témoignages, documente l’horreur, pudiquement, respectueusement.\nIl parle également aux auteurs des crimes, aux instigateurs des violences, ceux qui ont multiplié les discours de haine, les appels à la « défense de l’honneur », aux « revanches sur l’humiliation ».\nIl cherche également à décrypter le contexte et assiste à des meetings politiques, suit les médias et le traitement de l’affaire, cherche à comprendre les rouages, les étapes, qui ont mené à ce drame.\nEt se rend compte que la « première victime », cette jeune femme importunée par un jeune d’une autre communauté, n’existe pas. Des morts, des déplacés, des peines irréparables, à cause d’une rumeur et de politiciens incendiaires.\nLe poison de la manipulation, des fausses informations, et de médias nationaux incapables de décrypter finement ce qu’il se passe sur place, contribuant, à défaut d’investigation, à entretenir le doute.\nRétablir la vérité\nL’évidence s’impose alors à Narun. Il est essentiel de créer des médias alternatifs, citoyens, ancrés dans la réalité des communautés et des territoires, qui produisent des informations de qualité et sont en mesure de rétablir les faits.\nAprès quelques mois de réflexion, il décide d’initier un collectif citoyen local, au cœur des troubles, de s’engager durablement et de tenter d’apporter des solutions aux problèmes identifiés.\n\nProgressivement, les vidéos réalisées gagnent de l’audience et attirent l’attention, des médias nationaux comme du pouvoir.\nLe parti ethno-nationaliste a bien emporté les élections, et dispose d’un boulevard et de tous les moyens d’Etat pour imposer son agenda, cliver de plus en plus les uns contre les autres, réprimer les voix dissidentes.\nRétablir la vérité devient une activité hautement sensible, qui expose à la répression, au harcèlement.\nA plusieurs reprises, le collectif est contraint de faire profil bas, de passer « en souterrain » pour quelques semaines, lorsque la pression devient trop forte.\nIls sont clairement une épine dans le pied des milices locales et des politiciens : plusieurs reportages démontent les récits ou « narratifs » au vitriol qui visent à diviser toujours plus les communautés.\nCertaines vidéos visionnées des centaines de milliers de fois, ont été reprises par les médias nationaux, exposant ainsi leurs mensonges.\nCréer des espace de discussion\nA travers le travail de terrain et leurs échanges nourris avec les populations locales, Narun et l’équipe se rendent compte que d’autres interventions sont nécessaires : il faut éduquer, dialoguer, débattre, amener ces échanges au plus près des gens, qui n’ont pas toujours accès aux nouvelles, même en images.\nIl faut ouvrir des espaces de discussion, où l’on parle du poids de certaines traditions, de fractures anciennes, de discriminations, d’exploitation, du rejet de l’autre, où l’on peut réfléchir, intimement, et collectivement.\nDes diffusions de documentaires et de films sont alors organisées dans les villages de la région. Il suffit d’un drap blanc, d’une rallonge électrique (et d’électricité… les coupures de courant sont fréquentes), de tapis pour couvrir le sol terreux, et d’une audience enthousiaste.\nFiction sur l’histoire d’amour tragique entre deux jeunes de différentes communautés séparés par leur famille, documentaire sur l’émancipation des jeunes femmes, court métrage sur le travail dans les mines, ou encore visionnage du documentaire réalisé par Narun sur le pogrom…\nLes yeux sont grands ouverts dans l’obscurité, et là aussi, l’audience frémit, rit, est submergée par l’émotion, souvent, s’emporte face à l’écran, parfois.\n\n[caption id=\"attachment_11814\" align=\"aligncenter\" width=\"765\"] © Andréa Mongia / Marie-Bastille pour le CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nLorsque le projecteur est éteint, tout le monde prend une profonde respiration, et la discussion est ouverte. On partage son ressenti, ses questions, ses réflexions, ce que cela nous rappelle d’expériences vécues.\nPlusieurs communautés participent à ces projections, ensemble. C’est un lieu commun, alors que tout est fait pour les séparer de plus en plus : de l’aménagement du territoire – quartiers séparés, hameaux séparés – aux écoles, en passant par le discours, bien sûr.\nLes femmes sont peu présentes pour le moment : cela demeure peu habituel, peu accepté, qu’elles soient dans l’espace public à la nuit tombée, et de toute façon, leur deuxième journée de travail les attend à la maison.\nAlors le collectif a décidé d’organiser également d’autres diffusions, en « non-mixité », à des horaires adaptés, pour qu’elles puissent elles-aussi découvrir ces œuvres et s’exprimer.\nRécemment, l’équipe a décidé d’ouvrir un centre culturel dans leur bureau, où tout le monde est le bienvenu pour lire, emprunter un ordinateur et regarder un film à plusieurs, passer un peu de temps dans cet espace de calme, un peu hors du temps, hors du village et du quotidien. Certains enfants y passent des heures, après l’école, quotidiennement.\nCombattre la caravane de haine des politiciens\nNarun quant à lui commence à envisager d’ouvrir un autre centre dans le district voisin et à « essaimer » progressivement des collectifs dans la région.\nSon objectif a toujours été d’appuyer les premiers concernés, les minorités marginalisées, dans leur propre quête d’émancipation et de droits.\nIl se considère comme un facilitateur, un compagnon, un allié, mais ne souhaite pas être le « leader » et reproduire d’autres formes de domination.\nAujourd’hui, les jeunes du collectif sont tout à fait mûrs, compétents et légitimes pour le faire vivre, pour animer ces espaces de dialogue et pour poursuivre cette mission citoyenne d’information.\nMême si le collectif est déjà parvenu à interférer dans ces dynamiques mortifères locales et a réussi à appuyer l’émergence d’un mouvement progressiste local, Narun sait que le chemin est long à parcourir.\nA l’approche de nouvelles élections, où le parti ethno-nationaliste se sait fragilisé – voire menacé – les fausses nouvelles vont se répandre de plus en plus, d’anciennes plaies seront réouvertes, les politiciens reprendront leur caravane de haine, et le pouvoir se crispera de plus en plus pour se maintenir en place.\nMais, dans ce village, dans ce district, ils se heurteront au collectif, et à tous ces êtres humains qui refusent la division, et qui veulent vivre ensemble, autour d’un film, dans la douce pénombre d’une soirée paisible.\n\nFin.\n\nUn récit de Juliette Segard, Responsable du service Asie. \n\nRetrouvez notre dossier spécial \"Artisanes et artisans de paix\"\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11816,11817,11818\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/","name":"\"La rumeur\", une nouvelle pour contourner la censure - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/ccfd1_1-scaled.jpg","datePublished":"2021-07-02T14:38:03+00:00","dateModified":"2021-12-20T12:59:33+00:00","description":"Vous ne saurez ni son vrai nom, ni son pays. Nous avons délibérément choisi d’anonymiser son témoignage. Pour ne pas le mettre en danger. Avant-propos","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rumeur-une-nouvelle-pour-contourner-la-censure-3/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/ccfd1_1-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/ccfd1_1-scaled.jpg","width":2560,"height":1439,"caption":"© Andréa Mongia / Marie-Bastille pour le CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Eté 2021: je réserve mes vacances engagées","datePublished":"2021-06-29T11:59:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/"},"wordCount":630,"commentCount":42,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-045-1.jpg","inLanguage":"fr-FR","description":"[caption id=\"attachment_11822\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Vacances engagées au Pays Basque © CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nL’été arrive à grands pas. Et après une nouvelle année passée sous les vagues de la pandémie, vous n’avez qu’une envie : vous ressourcez dans des lieux exceptionnels et vivre une expérience de convivialité tout en concrétisant votre désir d’engagement pour des causes justes.\n\nAlors n’attendez plus pour vous inscrire à l’un des nombreux séjours organisés par nos bénévoles. Ouverts à tout le monde, vous pourrez profiter de la belle saison tout en partant à la découverte des grands sujets qui mobilisent l’action du CCFD-Terre Solidaire.\nDu 4 au 10 juillet, venez contempler la création en montagne près de Grenoble\nVous voulez marcher en montagne et prendre le temps de vous arrêter pour contempler la création et vous recueillir ? Rendez-vous à St-Hugues, en compagnie de l’écologue Jacques-Brun, et de Jean-Louis et Marie-Paule Girard, membres de la communauté vie chrétienne (CVX).\n\nLaissez résonner les textes sur la Création et mettez-vous à l’écoute de l’Encyclique Laudato Si’ du Pape François pour entrer dans une nouvelle relation avec la nature.\n\nCe séjour alternera : des randonnées de 3 à 4h par jour (dénivelé 600m maximum) ; des ateliers et des expériences sensorielles dans la nature ; et des temps de prières.\n\nInfos : sorties à la journée et hébergement à Saint-Hugues. Coût de la session par personne : 412,50 €\n-Je m'inscris à ce séjour \n-Pour plus d'informations\nDu 10 au 14 juillet, embarquez pour des « éco-vacances » en Champagne-Ardenne\nVous avez envie d’échanger autour de l’écologie et de partager vos petites astuces du quotidien avec d’autres ? Rendez-vous en Champagne-Ardenne pour des vacances sur le thème de l’Écologie, conjuguant nourriture locale et bio, solidarités et découverte d'alternatives.\n\nApportez votre bonne humeur et vos idées. Révélez vos talents cachés et prenez vos instruments de musique pour partager des soirées musicales autour de repas où chacun pourra faire découvrir ses spécialités culinaires.\n\nInfos : le séjour se déroulera en autogestion du samedi 10 juillet au mercredi 14 juillet, à la Maison des Alternatives. La contribution financière est libre et consciente.\n- Je m'inscris à ce séjour \n- Contact : champagneardenne@ccfd-terresolidaire.org ou 06 80 14 63 44 (Claire)\n- Suivez l’évènement sur le groupe Facebook\nDu 11 au 16 juillet, profitez de l’Alsace sous le thème de l’« En-semble, en soi, en nature »\nPrenons le temps de réenchanter notre relation à la nature, aux autres et d'oser vivre une expérience de vie en communauté autogérée et intergénérationnelle dans le très beau parc de la Maison St-Michel à Issenheim, dans le Haut-Rhin (Alsace).\n\nNous vivrons ensemble la simplicité, la sobriété et la convivialité. Le logement est possible en chambre, sous tente ou…à la belle étoile dans un hamac !\n\nInfos  : La contribution financière est libre et consciente. Le séjour est ouvert à tous et toutes sans limite d’âge, pour un ou plusieurs jours, du dimanche 11 juillet à partir de 15h au vendredi 16 juillet à 16h.\n\n-Je m'inscris pour participer à ce séjour\n- Contact : Nina Hauchard – n.hauchard@ccfd-terresolidaire.org\nDu 14 au 18 juillet, évadez-vous en Ardèche\nRendez-vous à Sagnes-et-Goudoulet. Ces vacances engagées seront l’occasion de vivre-ensemble, hors de nos cadres habituels, dans un climat de convivialité et de détente.\n\nInfos  : du mercredi 14 juillet au dimanche 18 juillet. Séjour organisé en autogestion. Possibilité de dormir en logements « durs », prêtés par la Mairie, ou de camper.\n- Je m'inscris pour ce séjour \n- Pour plus d'informations\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11822\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/","name":"Eté 2021: je réserve mes vacances engagées - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-045-1.jpg","datePublished":"2021-06-29T11:59:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","description":"L’été arrive à grands pas. Et après une nouvelle année passée sous les vagues de la pandémie, vous n’avez qu’une envie : vous ressourcez dans des lieux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ete-2021-je-reserve-mes-vacances-engagees/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-045-1.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-045-1.jpg","width":1920,"height":1280}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La société civile mobilisée pour faire respecter la loi sur le devoir de vigilance","datePublished":"2021-07-02T13:01:31+00:00","dateModified":"2022-01-11T03:46:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/"},"wordCount":519,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/Photo-2-FNE.jpeg","keywords":["Devoir de vigilance","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Grâce à l’action conjointe d’associations françaises, de nombreuses multinationales sont sur les bancs des tribunaux en vertu de la loi sur le devoir de vigilance. Swann Bommier, chargé de plaidoyer, nous dresse l’état des lieux d’un combat qui se poursuit pour en finir avec l’impunité des multinationales.\n\n\n\n[caption id=\"attachment_11825\" align=\"aligncenter\" width=\"650\"] TOTAL © FNE[/caption]\nNotre plaidoyer au cœur d’une loi historique\nLe 17 mai 2017, la France a adopté la loi historique sur le devoir de vigilance. La promulgation de celle-ci résulte d'un long combat porté par de nombreuses organisations de la société civile française, dont le CCFD-Terre Solidaire.\nDepuis, grâce à cet instrument juridique crucial, de nombreuses multinationales sont confrontées à leurs responsabilités devant les tribunaux.\nC’est le cas du géant pétrolier TOTAL, jugé pour son projet \"climaticide\" en Ouganda qui affecte la vie de milliers de personnes.\nDe Casino, qui doit répondre de l’implication de ses fournisseurs dans la déforestation de l’Amazonie.\nEt enfin, de l’énergéticien français, EDF, qui prévoit de construire un parc éolien au Mexique sur les terres de la communauté Zapotèque sans avoir obtenu leur consentement.\nSuivez l'actualité de l'assignation d'EDF grâce à notre dossier spécial\nUne loi appliquée, mais un gouvernement pas assez impliqué\nCes assignations prouvent la bonne application de la loi. Mais le problème reste le gouvernement qui ne saisit pas l’importance de celle-ci pour garantir le respect des droits humains.\nLa loi ne s’applique qu’aux entreprises de plus de 5.000 salariés en France et de plus de 10.000 dans le monde. Or, Bercy n’a toujours pas publié la liste des entreprises concernées.\n\nDe plus, le gouvernement n’engage pas les efforts nécessaires pour s’assurer que les entreprises publiques respectent leurs obligations en vertu de cette loi.\n\nIl n’y a qu’à regarder l’exemple d’EDF au Mexique : l’état français est son actionnaire majoritaire, et pourtant il persiste à faire la sourde oreille face aux violations des droits de la communauté zapotèque.\nDes avancées encourageantes et un combat qui ne relâche pas ses efforts\nC’est pourquoi, le CCFD-Terre Solidaire continue sa lutte avec ses alliés français, pour obtenir des moyens supplémentaires qui obligent les entreprises à respecter leurs obligations.\n\nEnsemble, ils alimentent un radar de vigilance, disponible en ligne, qui fait office de vigie citoyenne.\n\nCe long travail de plaidoyer porte ses fruits. Des avancées, à une échelle plus élargie, sont à constater : à l’heure actuelle, la Commission Européenne étudie un projet de loi sur le devoir de vigilance et des négociations sont en cours à l’ONU.\n\nPour aller plus loin :\n- FAQ : tout comprendre sur le devoir de vigilance \n- Huit ans après le drame du Rana Plaza : le devoir de vigilance au cœur d’un agenda européen 2021 très attendu\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11827\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/","name":"La société civile mobilisée pour faire respecter la loi sur le devoir de vigilance - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/Photo-2-FNE.jpeg","datePublished":"2021-07-02T13:01:31+00:00","dateModified":"2022-01-11T03:46:41+00:00","description":"Grâce à l’action conjointe d’associations françaises, de nombreuses multinationales sont sur les bancs des tribunaux en vertu de la loi sur le devoir de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-mobilisee-pour-faire-respecter-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/Photo-2-FNE.jpeg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/Photo-2-FNE.jpeg","width":1532,"height":976}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Jean-François DUBOST, nouveau directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2021-07-01T11:49:06+00:00","dateModified":"2022-02-01T17:03:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":551,"commentCount":19,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/jf_dubost-13-scaled.jpg","articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jean-François DUBOST est nommé directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire (ONG de lutte contre la faim et pour le développement intervenant dans près de 70 pays). Alors que l’ONG vient de fixer pour les six prochaines années, le cadre de ses interventions au travers de la publication de son rapport d’orientation, le recrutement d’un nouveau directeur du plaidoyer confirme son souhait de poursuivre le travail vis-à-vis des décideurs, acteurs publics et privés.\n \nLa mission de Jean-François DUBOST s’articulera autour de quatre champs d’action complémentaires : construire la souveraineté alimentaire, promouvoir le développement fondé sur la justice économique, accompagner les migrations internationales et enfin promouvoir la Paix et le vivre-ensemble.\n \nIl était dernièrement responsable du programme protection des populations au sein d’Amnesty International France.\n« Jean-François DUBOST rejoint des équipes déjà très engagées au quotidien, pour intensifier notre voix dans la lutte contre les inégalités mondiales et développer un plaidoyer performant. Alors que nous fêtons nos 60 ans et venons d’adopter un nouveau rapport d’orientation, il contribuera à relever les défis de la transition écologique et sociale. » déclare Manuèle DEROLEZ, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire \nUn spécialiste des questions de plaidoyer\nTitulaire d’un DESS de droit international des droits de l’homme et droit humanitaire de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, Jean-François DUBOST est un expert des problématiques de plaidoyer pour le compte d’organisation de la société civile. Il a notamment été responsable du programme Protection des populations (2016/2021), responsable du programme Personnes déracinées (2010/2015) et responsable du service Réfugiés (2006/2010) au sein d’Amnesty international France.\n« La crise sanitaire a exposé de façon criante et aggravée les inégalités qui défigurent nos communautés. Dans ce contexte, la solidarité constitue plus que jamais un rempart pour préserver la dignité de chaque être humain. Fort de ses liens avec ses partenaires, le CCFD-Terre Solidaire doit alerter et pousser les décideurs à agir dans le sens du Bien commun pour que nul homme ni femme ne soit une variable d’ajustement de choix politiques, économiques et financier » déclare Jean-François DUBOST.\nA propos du CCFD-Terre Solidaire\nActeur historique du changement dans près de 70 pays, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustice. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie, etc. Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l'Évangile et la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.\n• 485 organisations partenaires• 580 projets internationaux dans 67 pays• 15 000 bénévoles• 2,4 millions de bénéficiaires\nContacts presse :\nCCFD-Terre SolidaireSophie REBOURSTel : 07 61 37 38 65s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\nAgence OzinfosAmine MOUSSAOUITel : 06 27 26 49 64ccfd@ozinfos.com\n\n\n\n\n\n\n\n\nJean-François DUBOST, directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire © Ophélie Chauvin / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Jean-François DUBOST, nouveau directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/jf_dubost-13-scaled.jpg","datePublished":"2021-07-01T11:49:06+00:00","dateModified":"2022-02-01T17:03:18+00:00","description":"Jean-François DUBOST est nommé directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire (ONG de lutte contre la faim et pour le développement intervenant dans près","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-dubost-nouveau-directeur-du-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/jf_dubost-13-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/jf_dubost-13-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"Jean-François DUBOST, directeur du plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire © Ophélie Chauvin / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/"},"author":{"name":"Marion Chastain","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/601126b5654c2d1af76aa3b0dcd2a93d"},"headline":"Devoir de vigilance : la loi française inspire l’Europe et le monde","datePublished":"2021-07-05T09:00:00+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:58:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/"},"wordCount":1779,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7042.jpg","keywords":["Devoir de vigilance","Echos du monde","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En 2017, la France devient pionnière dans la lutte contre l’impunité des multinationales en adoptant une loi inédite sur le devoir de vigilance des entreprises. Elle fait désormais figure de référence au sein de l’Union européenne et au niveau international, où des négociations sont en cours pour légiférer sur la question.\nRetrouvez l'interview de Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des multinationales.\nC’était il y a un peu plus de 4 ans, le 27 mars 2017, la loi française sur le devoir de vigilance des multinationales était adoptée. L’aboutissement d’un très long combat qui a débuté en 2009 pour le CCFD-Terre Solidaire, ses alliés[[Notamment le collectif Éthique sur l’étiquette, Amnesty, Sherpa, les Amis de la Terre, ActionAid France, CFDT, CGT]] et quelques politiques engagés.\nLa première loi à faire le lien entre la maison-mère d’une entreprise et sa chaîne d’approvisionnement – ses filiales, fournisseurs et sous-traitants – dans le monde. La seule loi qui oblige les grandes entreprises françaises[[Les sociétés françaises qui emploient au moins 5 000 salariés en France et celles de plus de 10 000 salariés dans l’Hexagone ayant leur siège social à l’étranger]] à s’assurer du respect des droits humains et environnementaux dans toutes leurs activités en France comme à l’étranger.\nIl aura fallu une détermination sans faille aux acteurs qui ont œuvré à l’élaboration de cette loi inédite, pour convaincre, à tous les niveaux, de la nécessité de réguler les entreprises.\nCe, même après l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza au Bangladesh en 2013 qui a coûté la vie à plus de 1 000 ouvrières travaillant pour des marques internationales, dont des enseignes françaises. Ce drame a révélé aux yeux du monde les effets dévastateurs provoqués par les activités des entreprises sur les droits fondamentaux. En toute impunité.\nDepuis son adoption, le devoir de vigilance à la française a essaimé. Au sein de l’Union européenne, des États membres se sont saisis de la question – de la Finlande à l’Autriche, en passant par l’Italie. Certains ont déjà fait évoluer leur législation comme aux Pays-Bas, ou sont en passe de le faire, à l’instar de l’Allemagne.\n« Cela montre la dynamique en cours », se réjouit Swann Bommier, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, même si la loi en France reste aujourd’hui la plus ambitieuse en la matière.\nLe 10 mars dernier, une nouvelle étape a été franchie, avec un vote massif des eurodéputés en séance plénière du Parlement pour un devoir de vigilance européen : 504 voix pour, 79 contre et 112 abstentions. Les 9 organisations, qui travaillent sans relâche depuis l’adoption de la loi française sur sa déclinaison européenne et interna­tionale, ont salué un vote “décisif pour lutter contre l’impunité des multinationales” » .\nCar ce texte – s’il n’est qu’une proposition à la Commission européenne qui doit présenter son projet de directive d’ici à l’été – dessine « les contours de ce que les députés européens ambi­tionnent comme législation », précise Swann Bommier. Et certaines recommandations sont encourageantes.\nD’abord, toutes les sociétés souhaitant accéder au marché de l’Union – des PME aux multinationales, y compris les entreprises étrangères – devront prévenir les risques sociaux et environnementaux dans toute leur chaîne de sous-traitance et fournisseurs. Sous peine, pour la première fois, d’être condamnées en justice en cas de préjudices et de manquement à leur devoir de vigilance.\nAutre avancée par rapport à la loi française, les sanctions imposées incluent, outre des amendes, « l’exclusion temporaire ou définitive des marchés publics et des aides d’État, et l’interdiction d’importation des produits liés à de graves violations des droits de l’homme, comme le travail forcé ou le travail des enfants », précise le texte du Parlement européen.\nDe telles mesures mettront fin à l’impunité des entreprises, a assuré la rapporteuse du texte Lara Wolters (S&amp;D) : « Grâce à ces nouvelles règles, les entreprises auront la responsabilité juridique d’éviter et de limiter les risques dans l’ensemble de leur chaîne de valeur, les victimes bénéficieront d’un droit à la réparation et cela amènera de l’équité, des conditions de concurrence équitables et la clarté juri­dique pour toutes les entreprises, les travailleurs et les consommateurs. »\nÀ ses côtés, plusieurs initiateurs de cette proposition, dont les Français Raphaël Glucksmann (PS) et Manon Aubry (GUE-NGL), ont réussi à convaincre une large alliance d’eurodéputés d’adopter cette version du texte. Y compris au sein du groupe majoritaire de droite, le PPE, plus sensible aux arguments des puissants lobbys économiques qui restent, sans surprise, dans leur grande majorité, opposés à une telle législation.\nToujours les mêmes arguments\nEn France, le combat continue pour faire appliquer le devoir de vigilance. La première étude du Radar de vigilance à laquelle a participé le CCFD-Terre Solidaire a révélé qu’en 2020, encore 27 % des 265 entreprises visées par la loi et recensées par les ONG, n’avaient toujours pas publié leur plan de vigilance (Échos du monde n° 316).\nQuant aux représentants du monde économique et surtout du patronat – en tête, le Medef, l’Afep, et le superpatronat européen Business Europe dirigé par Pierre Gattaz, l’ancien patron du Medef –, « ils sont tous vent debout contre un projet de loi européen contraignant », confirme Swann Bommier.\nLeurs arguments n’ont d’ailleurs pas changé depuis la bataille pour le devoir de vigilance en France : cela mettrait à mal les intérêts des entreprises et l’économie européenne.\n« Ils poussent pour une obligation de moyens et non de résultats. Les entreprises n’auraient qu’à montrer qu’elles ont instauré des mesures pour prévenir les risques, mais sans avoir à prouver leur efficacité sur le terrain auprès de leurs chaînes d’approvisionnements. On resterait dans le greenwashing perpétuel », dénonce le chargé de plaidoyer.\nLa Commission, qui a lancé ces consultations publiques afin de récolter les avis en amont de la présentation de son texte, croulerait sous les contributions des entreprises. Seront-elles suffisantes pour convaincre l’institution de réduire la portée du projet ?\nPour le député PS Dominique Potier, l’un des acteurs de la loi française, la majorité obtenue en plénière du Parlement est « un message très fort envoyé à la Commission. Cet événement marque une étape historique dans l’émergence d’un nouveau modèle européen, héritier d’un humanisme qui sera une force dans la mondialisation ».\nLa crise du Covid-19 a davantage mis en lumière les manquements des entreprises en matière de devoir de vigilance, et a favorisé une accélération des prises de conscience, même dans le camp des libéraux.\nComme le montre la prise de position en faveur d’une réglementation contraignante du commissaire européen à la Justice, porteur du projet législatif, Didier Reynders. « Nous devons faire en sorte qu’un comportement responsable des entre­prises et des chaînes d’approvisionnement durables devienne la norme, une orientation stratégique pour les entreprises », déclarait-il lors d’un webinaire organisé par le Parlement européen en avril 2020.\nAller plus loin\n« L’enjeu, jusqu’en juin, est de s’assurer que les États membres fassent pression sur la Commission de façon constructive », explique Swann Bommier, pour obtenir un consensus politique sur une législation européenne la plus contraignante possible.\nLes ONG appellent à s’appuyer sur les forces de la loi française et du texte du Parlement, mais à en corriger aussi leurs défaillances. Car « c’est toujours aux victimes de prouver les manque­ments des entreprises, regrette le chargé de plaidoyer. \nOr, elles n’ont jamais accès aux informations confidentielles des sociétés. Nous plaidons, au contraire, pour que ce soit à l’entreprise d’établir qu’elle a tout mis en œuvre pour prévenir des risques ». « Il faut aussi améliorer l’accès à la justice des victimes », ajoute-t-il, afin de réellement tenir responsables les entreprises de leurs impacts négatifs.\n« Ce n’est qu’à ces conditions que des violations suspectées, telles que le financement du terro­risme par Lafarge en Syrie ou l’accaparement des terres par Total en Ouganda, ne resteront pas impu­nies », affirment les ONG.\n\nLe combat est donc loin d’être terminé. Mais le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés poursuivent leur plaidoyer auprès des eurodéputés et du gouvernement français pour défendre ces mesures ambitieuses dans la future directive.\nPour le moment, le discours gouvernemental en dit long : « Corrigeons d’abord les imprécisions de la loi fran­çaise, nous disent-ils. Mais c’est surtout pour l’amoindrir », atteste le chargé de plaidoyer.\nRien de surprenant là aussi. À l’époque de l’élaboration de la loi française, Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, n’était déjà pas son plus grand fervent défenseur. Reste que l’année 2022 s’annonce décisive pour la France tant au niveau national – avec l’élection présidentielle – qu’européen, puisque le pays assurera la présidence de l’Union dès janvier pour six mois, avec la question du devoir de vigilance sur la table.\nL’engagement des décideurs européens sur la régulation des entreprises au sein de l’Union sera-t-il à la hauteur des attentes des organisations et des États membres impliqués sur le sujet ? « La Finlande a déjà prévenu qu’elle légiférera au niveau national si la proposition européenne manque d’am­bition », rapporte Swann Bommier.\nEt la lutte contre l’impunité des multinationales ne se limite pas aux frontières de l’Europe : « (…) nos organisations appellent les décideurs européens à s’engager de manière résolue dans (les) discussions onusiennes concernant un traité sur les multinatio­nales et les droits humains. \nL’Union européenne et ses États membres ne doivent pas utiliser le débat autour de cette législation européenne pour ralentir les négociations internationales ou en affaiblir le contenu. » La société civile y veillera, que les institutions européennes se le tiennent pour dit."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/","name":"Devoir de vigilance : la loi française inspire l’Europe et le monde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7042.jpg","datePublished":"2021-07-05T09:00:00+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:58:36+00:00","description":"En 2017, la France devient pionnière dans la lutte contre l’impunité des multinationales en adoptant une loi inédite sur le devoir de vigilance des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-la-loi-francaise-inspire-leurope-et-le-monde-2/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7042.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7042.jpg","width":1000,"height":667}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/601126b5654c2d1af76aa3b0dcd2a93d","name":"Marion Chastain"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mcdonalds-lactalis-bigard-adrexo-leroy-merlin-generali-altrad-euro-disney-44-entreprises-toujours-hors-la-loi/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mcdonalds-lactalis-bigard-adrexo-leroy-merlin-generali-altrad-euro-disney-44-entreprises-toujours-hors-la-loi/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"McDonald’s, Lactalis, Bigard, Adrexo, Leroy Merlin, Generali, Altrad, Euro Disney… 44 entreprises toujours hors la loi?","datePublished":"2021-07-07T06:40:12+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mcdonalds-lactalis-bigard-adrexo-leroy-merlin-generali-altrad-euro-disney-44-entreprises-toujours-hors-la-loi/"},"wordCount":878,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Devoir de vigilance","Justice économique","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa publient aujourd’hui la troisième édition du “Radar du devoir de vigilance”. Selon les recherches menées par les deux associations, au moins 263 entreprises seraient soumises à cette loi visant à prévenir et réparer les violations aux droits humains et à l’environnement commises à l’étranger par des entreprises françaises. Notre étude recense 6 entreprises ayant fait l'objet de mises en demeure ou d’assignations en justice, ainsi que 44 entreprises qui n’auraient toujours pas publié le plan de vigilance exigé par la loi.\n\n\n\n\nUne loi contre l’impunité des multinationales \n\n\nDepuis le 27 mars 2017, la loi sur le devoir de vigilance impose une obligation de vigilance  aux entreprises comptant plus de 5.000 salarié.es en France ou plus de 10.000 salarié.es dans le monde.\n\n\nCette loi vise à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l'environnement qui résultent des activités des grandes entreprises françaises, y compris via leurs filiales, fournisseurs ou sous-traitants établis de par le monde. Cette loi se fonde sur deux obligations : une obligation de comportement vigilant, d’une part, et une obligation de transparence, d’autre part, par la publication d’un plan de vigilance. \n\n\nUn outil, le radar du devoir de vigilance\n\n\nComme démontré en juin 2019 et 2020, lors des précédentes éditions de ce “radar du devoir de vigilance”, en raison de l’absence de suivi de cette loi et de l’opacité dont profitent pleinement certaines entreprises, il est impossible pour les citoyen.nes d’identifier de manière exhaustive les entreprises soumises à cette obligation.\n\n\nCompte tenu des enjeux, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont créé un outil accessible en ligne, plan-vigilance.org, afin de servir de vigie citoyenne pour garantir l’accès à l’information à propos de la mise en œuvre de cette loi. \n\n\nCette édition 2021 du radar du devoir de vigilance révèle que :\n\n Au moins 263 entreprises seraient soumises à cette obligation de vigilance 6 entreprises ont été assignées en justice ou ont fait l’objet de mises en demeure par des associations et/ou des syndicats 44 entreprises n’ont toujours pas publié de plan de vigilance, en dépit des relances par courrier effectuées par le CCFD-Terre Solidaire, Sherpa et Amnesty International France au cours des derniers mois. Parmi ces entreprises, McDonald’s, Lactalis, Bigard, Adrexo, Leroy Merlin, Generali, Altrad, Euro Disney. Les associations publient dans un rapport les explications avancées par certaines de ces entreprises pour justifier leur absence de plan.\n\n\nUne législation à appliquer et à étendre\n\n\nA l’heure où le devoir de vigilance est en voie d’être étendu au niveau européen, ces écueils dans l’application de la législation française (seuils d’application trop élevés, absence d’accès à l’information etc.) doivent être corrigés. Surtout, la nouvelle législation européenne devrait faciliter les actions en justice contre les entreprises qui manquent à leurs obligations. \n\n\nPour Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des entreprises multinationales au CCFD-Terre Solidaire\n“Cette troisième édition du radar du devoir de vigilance révèle l’apathie et le manque de volonté criante du gouvernement et des parlementaires de la majorité à assurer le contrôle et la mise en oeuvre de cette loi : voilà quatre ans qu’aucune liste des entreprises soumises à cette loi n’a été publiée, et que les manquements à la publication d’un plan de vigilance restent impunis. \nPlus inquiétant, c’est également la mise en oeuvre effective de la loi sur le terrain qui ne semble pas non plus préoccuper Bercy: l’entreprise EDF, contrôlée par l’Etat via l’Agence des participations de l’Etat, est impliquée dans des violations des droits humains au Mexique, sans que les pouvoirs publics ne réagissent”.\n\n\nEn juin 2020, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa proposaient de conditionner les aides d’Etat du plan de relance au respect de cette simple obligation de transparence. Une idée portée par divers parlementaires dans l’hémicycle, rejetée par le gouvernement et la majorité parlementaire. \n\n\nPour Lucie Chatelain, juriste à Sherpa\n“On le voit dans les réponses des entreprises à nos courriers : certaines ne prennent pas au sérieux leur devoir de vigilance, qu’elles voient comme une simple formalité administrative qu’elles peuvent appliquer à leur guise. Le législateur européen doit absolument exclure cette logique, en renforçant les mécanismes de responsabilité en cas de dommage et en facilitant l’accès à la justice pour les victimes”.\n\n\nNote aux rédactions\n\n\nNotre rapport présentant toutes les affaires en cours\n\n\nLe rapport du CCFD-Terre Solidaire, ECCHR et ProDESC concernant l’implication de l’Etat français dans les violations aux droits humains au Mexique dans le cadre d’un projet d’EDF, dans l’indifférence des pouvoirs publics français: lien\n\n\nContacts:\nCCFD-Terre Solidaire : Sophie Rebours - Tel : 07 61 37 38 65  - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org \n\n\nOzinfos : Amine Moussaoui - Tel : 06 27 26 49 64   - ccfd@ozinfos.com  \n\n\nSherpa: Diane Zeegers - Tel : 06 51 82 62 11 diane.zeegers@asso-sherpa.org\n\n\n\nDocuments joints\n\n\n\n2021-07-05_-_affaires_en_cours_-_synthese_-_fr.pdf\n\n\n\n2021-07-05_-_radar_ddv_-_rapport_2021.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mcdonalds-lactalis-bigard-adrexo-leroy-merlin-generali-altrad-euro-disney-44-entreprises-toujours-hors-la-loi/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mcdonalds-lactalis-bigard-adrexo-leroy-merlin-generali-altrad-euro-disney-44-entreprises-toujours-hors-la-loi/","name":"McDonald’s, Lactalis, Bigard, Adrexo, Leroy Merlin, Generali, Altrad, Euro Disney… 44 entreprises toujours hors la loi? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-07-07T06:40:12+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:35+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa publient aujourd’hui la troisième édition du “Radar du devoir de vigilance”. Selon les recherches menées par les deux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Radar du devoir de vigilance : quelles sont les entreprises hors la loi ? (Rapport)","datePublished":"2021-07-06T23:05:00+00:00","dateModified":"2025-05-06T14:10:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/"},"wordCount":942,"commentCount":18,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/total.jpg","keywords":["Devoir de vigilance","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Rapports de plaidoyer"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Quatre ans après la promulgation de la loi française sur le devoir de vigilance, de nombreuses entreprises continuent d’ignorer leurs obligations en matière de transparence et de vigilance. C’est le constat porté par la troisième édition du \"radar du devoir de vigilance\", publiée aujourd’hui par le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa, alors que s’ouvrent à Bruxelles les discussions pour une directive à l’échelle européenne.\n\n\n\nRetrouvez l'interview de Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des multinationales.\n\n\n\n\n\n\n\nUne loi ambitieuse affaiblie par l’inaction des pouvoirs publics\n\n\n\nPromulguée en mars 2017, la loi sur le devoir de vigilance vise à prévenir et à réparer les violations aux droits humains et à l’environnement commises par les grandes entreprises françaises (y compris par leurs filiales, leurs fournisseurs ou leurs sous-traitants), à l’étranger.\n\n\n\nLire aussi : FAQ : tout comprendre sur le devoir de vigilance\n\n\n\nEn vertu de cette loi, les entreprises qui comptent plus de 5.000 salariés en France ou 10.000 à l’étranger, sont soumises à une obligation de comportement vigilant d’une part, et de transparence d’autre part, par la publication annuelle d’un plan de vigilance.\"Cette troisième édition du radar du devoir de vigilance révèle l’apathie et le manque de volonté criante du gouvernement\" &gt;\n\n\n\nMais de nombreuses entreprises continuent d’ignorer leurs devoirs et leurs responsabilités, et profitent de l’opacité permise par l’inaction manifeste et délibérée des pouvoirs publics. En effet, Bercy n’a toujours pas rendu public la liste exhaustive des entreprises soumises à cette obligation de vigilance.\n\n\n\nPour Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des entreprises multinationales au CCFD-Terre Solidaire : « cette troisième édition du radar du devoir de vigilance révèle l’apathie et le manque de volonté criante du gouvernement et des parlementaires de la majorité à assurer le contrôle et la mise en œuvre de cette loi : voilà quatre ans qu’aucune liste des entreprises soumises à cette loi n’a été publiée, et que les manquements à la publication d’un plan de vigilance restent impunis ».\n\n\n\nLe radar du devoir de vigilanceTélécharger\n\n\n\nRadar de vigilance : la société civile assure le rôle de vigie citoyenne\n\n\n\nPour garantir aux citoyens un accès à l’information dans la mise en œuvre de cette loi, et pour contraindre l’Etat français à défendre des mesures plus ambitieuses, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont créé un outil en ligne afin d’assurer une vigie citoyenne, disponible ici.\n\n\n\nEn complément, ils publient cette nouvelle édition du « radar de vigilance » qui recense les entreprises hors la loi. Leurs recherches s’appuient sur des bases de données publiques en open data, notamment via le registre des sociétés de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).\n\n\n\nLeurs conclusions stipulent que :\n\n\n\n263 entreprises seraient soumises à la loi sur le devoir de vigilance.\n\n\n\n6 entreprises font actuellement l’objet de mises en demeure ou d’assignations en justice pour répondre d’accusations de multiples violations commises dans le cadre de leurs activités : projets climaticides, atteinte aux droits des peuples autochtones, déforestation, violations des droits des travailleur.euses … Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa assurent un suivi de ces affaires en cours.\n\n\n\nLe radar du devoir de vigilance : affaires en coursTélécharger\n\n\n\nEt 44 entreprises n’auraient toujours pas publié le plan de vigilance exigé par la loi au cours des trois dernières années, et cela en dépit des relances effectuées par courrier par de nombreuses associations de la société civile française, dont le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\n« On le voit dans les réponses des entreprises à nos courriers : certaines ne prennent pas au sérieux leur devoir de vigilance, qu’elles voient comme une simple formalité administrative qu’elles peuvent appliquer à leur guise », témoigne Lucie Chatelain, juriste à Sherpa.\n\n\n\nToutefois, les prises de contact menées par le CCFD-Terre Solidaire, Sherpa et Amnesty International France, ont conduit de nombreuses entreprises à régulariser leur plan de vigilance.\n\n\n\nDes enjeux de taille à l’heure de l’ouverture des discussions européennes\n\n\n\nEn juin 2020, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont proposé l’idée selon laquelle il ne devrait pas y avoir d’aides de l’Etat pour des entreprises hors la loi. Mais le gouvernement et le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance n’ont pas donné suite à cette proposition.\n\n\n\nAlors que s’ouvre à Bruxelles des discussions pour une directive sur le devoir de vigilance à l’échelle européenne, de nombreux écueils sont à corriger et les enjeux sont de taille. Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa formulent leurs recommandations aux pouvoirs publics.\n\n\n\nParmi elles, ils soulignent la nécessité de lutter contre l’opacité en facilitant l’accès aux informations détenues par les entreprises et de rendre accessible l’ensemble des plans de vigilance sur une base de données publique. Ils demandent aux pouvoirs publics de renforcer ses exigences en matière de transparence. Ou encore, d’étendre le champ d’application de la loi sur le devoir de vigilance pour que davantage d’entreprises soient concernées par ce devoir de vigilance.\n\n\n\nPour aller plu loin :Devoir de vigilance : la loi française inspire l’Europe et le monde\n\n\n\nHuit ans après le drame du Rana Plaza : le devoir de vigilance au cœur d’un agenda européen 2021 très attendu\n\n\n\nDossier : Face à EDF, le combat d’une communauté autochtone mexicaine pour faire reconnaître ses droits"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/","name":"Radar du devoir de vigilance : quelles sont les entreprises hors la loi ? (Rapport) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/total.jpg","datePublished":"2021-07-06T23:05:00+00:00","dateModified":"2025-05-06T14:10:17+00:00","description":"Quatre ans après la promulgation de la loi française sur le devoir de vigilance, de nombreuses entreprises continuent d’ignorer leurs obligations en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/radar-du-devoir-de-vigilance-quelles-sont-les-entreprises-hors-la-loi-rapport/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/total.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/total.jpg","width":650,"height":429,"caption":"© CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Lyon : une journée de rencontres et de débats autour du partenariat","datePublished":"2021-07-07T10:51:38+00:00","dateModified":"2022-01-03T10:18:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/"},"wordCount":195,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/lyon_60_ans_.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Pour célébrer les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire, rendez-vous samedi 25 septembre, de 10h à 18h à Lyon pour une journée riche en débats et en rencontres autour de la solidarité internationale et des partenariats de l’association. \n\nCette journée événement aura le plaisir d’accueillir Manuèle Dérolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire, René Valette, ancien président du CCFD-Terre Solidaire, Bernard Pinaud, ancien délégué général, et de nombreux partenaires de l'association. \n\nAu programme :  \n-\tA 11h : intervention en visio-conférence de Moussa Coulibaly de l’association CMAT au Mali. \n-\tA 14h : ouverture officielle en compagnie de Manuèle Dérolez. \n-\tA 14h30 : table-ronde avec René Valette et Bernard Pinaud. \n-\tA 16h : intervention en visio-conférence de Désiré Youhan, de l’association ASAPSU en Côte d’Ivoire.  \n-\tA 17h : projection d’une vidéo sur le partenaire ATP : association tunisienne de permaculture.\n\n\nRendez-vous samedi 25 septembre, de 10h à 18h, Place Antonin Poncet, Lyon 2ème. \n\nContact : 04 78 38 30 07 _ ccfd69@ccfdf-terresolidaire.org \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11865\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/","name":"A Lyon : une journée de rencontres et de débats autour du partenariat - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/lyon_60_ans_.png","datePublished":"2021-07-07T10:51:38+00:00","dateModified":"2022-01-03T10:18:38+00:00","description":"Pour célébrer les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire, rendez-vous samedi 25 septembre, de 10h à 18h à Lyon pour une journée riche en débats et en rencontres","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-lyon-une-journee-de-rencontres-et-de-debats-autour-du-partenariat/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/lyon_60_ans_.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/lyon_60_ans_.png","width":250,"height":275,"caption":"lyon_60_ans_.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Asie : mobilisation contre l’économie bleue","datePublished":"2021-07-23T12:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/"},"wordCount":1701,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/07/sri-lanka2.jpg","keywords":["Echos du monde","Pêche artisanale"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Asie, derrière les investissements de masse dans l’économie bleue, notamment dans les activités touristiques, se dessine l’accaparement des mers au détriment des communautés locales.\nPlage de sable fin, horizon azuré, eaux limpides fermées par un lagon. Voilà comment sont décrites les quatorze îles de l’archipel de Kalpitiya au nord-est du Sri Lanka. Un paysage idyllique dans l’imaginaire occidental. Mais pour les habitants de cette région, cet espace représente leur garde-manger et leur habitat ancestral et les lieux où sont enterrés leurs ancêtres. Des zones d’où, désormais, ils sont exclus au profit du développement d’activités touristiques.\nAprès le tsunami de décembre 2004, le gouvernement sri lankais a lancé une vaste opération de sécurisation des côtes. Plus question d’autoriser les installations humaines durables sur le littoral : un retrait de 200 mètres par rapport à l’océan est imposé. Dans cette zone tampon, même les huttes dans lesquelles les pêcheurs rangent leurs moteurs et leurs filets sont désormais interdites. La population, choquée par le souvenir vif des dévastations énormes, accepte. Puis, sous l’impulsion de l’équipe de Travail pour la reconstruction de la nation (TAFREN), le gouvernement srilankais adopte une politique de reconstruction misant sur le tourisme. Rien d’étonnant, car neuf des quatorze membres du comité sont des professionnels du tourisme.\n« Ces zones réservées, vidées de leurs pêcheurs, ont été attribuées à des projets touristiques », s’insurge Herman Kumara coordinateur du Mouvement national de solidarité pour la pêche (NAFSO), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Plus de 2 500 familles ont ainsi été expulsées de la péninsule de Kalpitiya, où un hôtel de 500 chambres a été construit. Les pêcheurs doivent éviter l’endroit « pour ne pas gêner les clients ».\n« Les habitants de Kalpitiya n’ont pas de documents pour prouver leur présence depuis plusieurs généra­tions. Les terrains leur ont été pris, leurs cimetières confisqués », poursuit Herman Kumara.\n« Cette histoire illustre les mécanismes à l’œuvre dans ce qu’on appelle désormais l’“économie bleue”. Aujourd’hui, au Sri Lanka, tous les projets liés au tou­risme, au développement des transports, de l’aqua­culture, des infrastructures portent ce label. »\nLes États incités à récupérer les « milliards engloutis »\nSoutenue par la Banque mondiale et d’autres banques de développement, dont l’Agence française de développement, cette économie bleue vise à inciter les États à adopter des législations favorisant les investissements dans les ressources halieutiques et le milieu marin. Une rhétorique pour récupérer ce que la banque qualifie dans un rapport de 2008, publié conjointement avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de « milliards engloutis ». Un processus touchant les zones littorales, mais aussi les ressources halieutiques en haute mer ou l’exploration minière.\n« La mer et ses ressources sont devenues une ultime frontière des politiques économiques libérales, détaille Jesu Rethinam directrice de SNEHA, organisation d’appui aux pêcheurs artisans, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, basée à Nagappattinam, au Tamil Nadu, sur la côte est de l’Inde.  Les ressources terrestres ont été exploitées au maximum de leurs capacités. Il reste donc les ressources sous-marines, surnommées “milliards engloutis”. »\nDeux années de recherche dans cinq pays\nPour dessiner les contours et les impacts de cette économie bleue en Asie, SNEHA a mené deux années de recherches, mêlant travail documentaire et étude de terrain auprès des communautés de pêcheurs - artisans au Sri Lanka, en Thaïlande, en Indonésie, aux Philippines, au Bangladesh. Le CCFD-Terre Solidaire a favorisé la mise en contact entre certains partenaires travaillant avec les communautés de pêcheurs artisanaux. Dans chacun de ces cinq pays, l’association a dressé la liste des projets ayant un impact sur la pêche et les littoraux : nouveaux ports ou expansion de ceux qui sont existants, infrastructures routières, aquaculture, développement touristique, exploration minière.\nDans le cadre des nouvelles routes de la soie promues par Pékin, le financement chinois joue un rôle important notamment dans la construction de nouveaux ports comme celui de Colombo au Sri Lanka.\nDes tribunaux populaires portent la voix des sans-voix\nLa restitution de cette étude devait donner lieu à un tribunal populaire à New Delhi en septembre 2020. Crise sanitaire oblige, elle a pris la forme de six tribunaux organisés sous forme de visio­conférences dans chacun de ces pays entre août 2020 et février 2021. L’attention particulière donnée à l’interprétation en langues locales, notamment grâce au financement du CCFD -Terre Solidaire, a garanti un accès du plus grand nombre. Ainsi, au Sri Lanka, 5 000 participants ont assisté en même temps aux débats dans douze districts des zones côtières. « La tenue de ce procès a été un moment décisif pour nous et notre cam­pagne contre l’économie bleue. Il a mis en lumière les enjeux de cette économie par les personnes qui en subissent les conséquences. Ils ont pu se regrouper pour y résister », se réjouit Herman Kumara.\nLe jury qui était composé de juristes, de membres d’organisations de la société civile étrangers, a pu « porter la voix des sans-voix en quelque sorte en par­ lant au nom des communautés », détaille Jesu Rethinam.\n\nPerte de la biodiversité et des moyens de subsistance\nCar, derrière les investissements de masse se dessine un véritable accaparement des mers au détriment des communautés locales, en particulier, les pêcheurs artisans. Ils sont dépossédés et marginalisés par de grands acteurs industriels.\n« On retrouve les mêmes acteurs et des mécanismes identiques à ceux de l’accaparement des terres », complète Juliette Segard, responsable du serviceAsie au CCFD.\nPartout, les projets économie bleue entraînent « une perte de la biodiversité du fait de l’exploitation des ressources et des moyens de subsistance des communautés exclues de leurs zones d’habitat et une privatisation et sécurisation des zones littorales, mais une sécurité au bénéfice de qui ? Pour quoi ? » s’insurge Jesu Rethinam.\nAinsi, en Indonésie, la nouvelle réglementation sur les zones côtières et des petites îles adoptée récemment inquiète. En vertu de cette disposition, à Kalimantan Est, région où doit être implantée la future capitale indonésienne, les constructions de terminaux sont prévues dans 121 lieux, espace bien plus large que celui alloué aux pêcheurs. Les 100 000 familles de pêcheurs artisanaux devront, elles, se contenter pour leurs habitations d’un espace de 25 hectares. À Jakarta, la construction d’un mur pour protéger la mégalopole des inondations induit le déplacement des communautés de pêcheurs.\nPort chinois à Colombo\nAu Sri Lanka, le gouvernement a présenté, en mars dernier, au Parlement, un projet de loi controversé sur le port de Colombo. « Ce texte laisse planer un certain flou sur le statut juridique des polders gagnés sur la mer pour ce projet de port chinois à Colombo, précise Herman Kumara. Seront-ils sous souveraineté sri-lankaise ? Nous avons porté le texte devant la Cour suprême. »\nDans un discours prononcé en 2012 devant les Nations unies, Olivier de Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation alertait déjà : « L’accaparement des mer – sous la forme d’accords d’accès déséquilibrés qui nuisent aux pêcheurs artisanaux […] et de détourne­ment des ressources au détriment des populations locales – peut s’avérer une menace aussi sérieuse que l’accaparement des terres. » D’autant que les ressources halieutiques constituent souvent la principale source en protéines de l’alimentation de ces territoires.\n« Les grands projets construits dans le cadre de l’économie bleue se parent souvent des mots de “durable”, “pérenne”, relève Herman Kumara. Des termes aux allures de piège, employés pour couvrir des manières de faire détestables. Comment parler de pérennité quand la compétition pour les mêmes ressources s’installe entre des acteurs dont les motivations ne sont pas équivalentes ? Pour les communautés de pêcheurs, il s’agit de leurs ressources vitales. Ils perdent leur mode de vie. Com­ment peut-on alors parler de projet équitable ? »\nQue penser aussi des labels de tourisme bleu, supposément vertueux et exigeants en matière de standard pour les plages ? Ces espaces touristiques confisquent aux communautés avoisinantes, souvent des pêcheurs artisans, leur espace vital. Impossible désormais pour eux d’y produire du poisson séché par exemple. Ou de l’industrie solaire.\n« Il faut créer des petites unités qui profitent aux gens sur place, aux locaux, indique Jesu Rethiman. La centralisation des formes de production est un modèle destructif qui ne sert que quelques-uns. »\nDémystifier l’économie bleue\nProchaine étape pour SNEHA : sur la base de deux études d’impacts au Sri Lanka et en Indonésie, démontrer l’effet négatif du principe de la compensation carbone adaptée aux océans.\n« La compensation carbone sur les océans est le même phénomène que celui qui se joue pour les forêts. D’un côté, on détruit. Puis on dit qu’en replan­tant, on compense », explique Jesu Rethinam.\n« Le processus des tribunaux populaires sur l’écono­mie bleue en Asie pourrait inspirer d’autres terri­toires », se réjouit Juliette Segard. Ainsi, certains des membres des jurys des tribunaux asiatiques, originaires d’Afrique du Sud ou de la zone caraïbe, envisagent des processus similaires pour démystifier l’économie bleue. Des mobilisations bienvenues pour mettre davantage en lumière les enjeux liés à l’océan à quelques mois de la Cop 26 en Écosse et du sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires en octobre à New York.\nChristine Chaumeau"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/","name":"Asie : mobilisation contre l’économie bleue - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/07/sri-lanka2.jpg","datePublished":"2021-07-23T12:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:55+00:00","description":"En Asie, derrière les investissements de masse dans l’économie bleue, notamment dans les activités touristiques, se dessine l’accaparement des mers au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/asie-mobilisation-contre-leconomie-bleue/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/07/sri-lanka2.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2017/07/sri-lanka2.jpg","width":1920,"height":1280}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’histoire de Walid, fondateur d&rsquo;une ferme-école agroécologique au Liban","datePublished":"2021-08-04T09:58:03+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/"},"wordCount":978,"commentCount":6,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/walid-2021-5.jpg","keywords":["Agroécologie","Insécurité alimentaire : définition, causes, et moyens de lutter","Portrait","Semences paysannes"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Walid est un agriculteur syrien. En 2011, il a du se réfugier au Liban. En 2014, il rencontre Zoé et Ferdinand, deux français, en voyage au pays du cèdre. De cette rencontre naîtra Buzuruna Juzuruna (\"Nos graines sont nos racines\"), une ferme-école&nbsp; agroécologique située à Saadnayel, dans la Bekaa, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n[caption id=\"attachment_11873\" align=\"aligncenter\" width=\"836\"] Portrait de Walid, fondateur de Buzuruna-Juzuruna. © Sidonie Hadoux / CCFD-Terre Solidaire&nbsp;[/caption]\n\nCe matin-là, Walid est en plein chantier de sélection des blés, avec une petite équipe de bénévoles. Le terrain où ils opèrent se trouvent à quelques centaines de mètres du potager principal, sur un terrain devenu jardin collectif et familial.\n\nNous l’attendons à l’ombre de la maison en terre qu’il a construit en 2019 pour abriter la bibliothèque des semences, la fierté de l’association.\n\n\"Walid c’est le meilleur\", plaisante Zoé, assise devant son ordinateur, en plein travail administratif.\n\nLa ferme est une réussite&nbsp;: les commandes de graines ont augmenté de plus de 75% depuis l’année dernière nous explique Zoé, elle aussi à l’origine du projet. Serge, le président de l’association, nous rejoint pour assurer la traduction. Il ne manque plus que l’intéressé.\n\nEt il arrive. De grands yeux bleus perçants et malicieux, une carrure de travailleur, les épaules larges et les mains encore terreuses. Walid sourit généreusement en s’installant à côté de Serge.\n\nWalid est né dans la campagne d’Alep, en Syrie, dans un village d’agriculteurs de 5000 âmes nommé Houweir El Aïss. Ses parents sont paysans, et Walid travaille avec eux et ses 12 frères et sœurs.\n\n\"J’ai grandi avec la terre, dans un village où nous vivions tous ensemble, en communion\" se souvient-il. \"Il y avait une grande solidarité entre les villageois, on s’arrangeait pour planter différentes cultures afin que personne ne manque de rien. C’était un système d’entraide très profond.\"\n\nSes parents sont maraîchers, et Walid grandit au milieu des champs de betteraves, de blé, de coton, ainsi que des poules, des vaches, des chèvres, des abeilles, des chevaux et de leur âne.\n\nEn Syrie, l’agriculture est conventionnelle depuis les années 1950. \"Une agriculture commerciale et non humaine\", déplore le paysan. Les agriculteurs ne sont pas riches, et les semences sont imposées par l’État depuis les années 1970 entraînant la disparition de variétés locales, plus adaptées pourtant à la région.\nLe pari de la qualité des semences\nLa famille de Walid, elle, fait des semences depuis toujours : \"C’est une question de transmission de culture, explique l’agriculteur, il ne faut pas les perdre car la diversité des variétés permet la résilience.&nbsp;\" Et la qualité&nbsp;! Walid donne l’exemple de son grand-père décédé à l’âge de 100 ans \"avec toutes ses dents\"&nbsp;! Il rit, le regard amusé et fier de son exemple.\n\nEn 2011, la guerre civile éclate dans son pays. Il quitte son village pour rejoindre le Liban. Il enchaîne tout d’abord les travaux manuels dans diverses villes du pays, avant de trouver un emploi d’ouvrier agricole dans une ferme à Taanayel, dans la Bekaa.\n\nC’est là qu’il rencontre Zoé et Ferdinand, deux français arrivés au Liban en vélo. Ferdinand est ingénieur agronome, et leurs pratiques se complètent. Ensemble, ils échangent leurs savoirs, puis les deux français rentrent en France. Walid garde contact avec eux.\nLa première maison des semences libanaises\nEn 2016, Zoé et Ferdinand reviennent au Liban, et retrouve Walid à la ferme et d’autres amis.\n\nEn 2016, la première maison des semences est mise sur pieds. La même année, ils organisent la fête des graines. C’est durant cette rencontre que le nom de l’association est trouvée \"Buzuruna Juruzuna\" qui signifie \"nos graines sont nos racines\".\n\nWalid doit finalement quitter son travail à la ferme de Taanayel en raison d’un accident. Les copains récupèrent un terrain à Saadnayel, et décident d’y implanter leur projet de ferme-école en agroécologie.\n\nWalid se rappelle en riant avec Serge et Zoé :\n\"Au début les gens nous prenaient pour des fous, même les agronomes se demandaient ce que l’on faisait avec autant de variétés, j’ai commencé à me demander dans quoi je m’étais embarqué\".\nMais le pari a marché. Aujourd’hui Walid s’épanouit au sein de ce qu’il a contribué à créer. Il s’occupe du jardin, du compost, des bêtes. Il donne aussi des cours sur les semences lorsque l’association organise des sessions de formation.\n\"L’agriculture est la base de tout, c’est le lien entre le passé et le futur\".\n[caption id=\"attachment_11874\" align=\"aligncenter\" width=\"839\"] Walid, fondateur de Buzuruna-Juzuruna, travaille la terre © Sidonie Hadoux / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\n\"Il est le savoir-faire&nbsp;du groupe\" renchérit Serge, \"celui qui sait tout faire\". Son rêve&nbsp;? Continuer de transmettre ce patrimoine agricole aux stagiaires comme à ses propres enfants&nbsp;: Ahmed, Arij, Sham et Alaa et le cinquième que sa femme Fodda porte avec amour dans son ventre.\n\n\"L’agriculture est la base de tout, c’est le lien entre le passé et le futur\", explique-t-il. Et bien sûr, quand la guerre sera terminée, Walid rêve d’exporter le projet dans son village, et accueillir ses amis enfin chez lui.\n\nSidonie Hadoux\n\nÀ lire aussi : Au Liban, soutenir la production locale face à une crise alimentaire sans précédent\nÀ écouter : Liban : et si on parlait d’agroécologie ?\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11873,11874\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/","name":"L’histoire de Walid, fondateur d'une ferme-école agroécologique au Liban - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/walid-2021-5.jpg","datePublished":"2021-08-04T09:58:03+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:53+00:00","description":"Walid est un agriculteur syrien. En 2011, il a du se réfugier au Liban. En 2014, il rencontre Zoé et Ferdinand, deux français, en voyage au pays du cèdre.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-de-walid-fondateur-de-la-ferme-ecole-buzuruna-juzuruna-au-liban/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/walid-2021-5.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/walid-2021-5.jpg","width":836,"height":470,"caption":"Portrait de Walid, fondateur de Buzuruna-Juzuruna. © Sidonie Hadoux / CCFD-Terre Solidaire © Sidonie Hadoux / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Chiffres de la faim 2021 : tous les voyants clignotent rouge","datePublished":"2021-07-13T08:13:51+00:00","dateModified":"2025-05-06T14:25:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/"},"wordCount":220,"commentCount":27,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/1-3.png","keywords":["Crise alimentaire mondiale","Faim","Souveraineté alimentaire"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le constat porté par le nouveau rapport des Nations Unies sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) est alarmant. Pour la 6ème année consécutive, la faim est en hausse au niveau mondial. En 2020, c'est 768 millions de personnes qui ont souffert de la faim.\n\n\n[caption id=\"attachment_11878\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] En 2020, 768 millions de personnes ont souffert de la faim. 2,4 milliards d'individus ont connu l'insécurité alimentaire. 40% de la population mondiale ne peut se nourrir convenablement.[/caption]\n\n[caption id=\"attachment_11879\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] 60% de la population en Afrique, 26% en Asie et Moyen-Orient, 41% en Amérique Latine et 10% de la population de ces zones souffrent d'insécurité alimentaire.[/caption]\n\n[caption id=\"attachment_11880\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"] Les conflits, les dérèglements climatiques et les crises alimentaires, principales causes de la faim, se corrèlent. 98% des pays aux revenus faibles ou modérés sont exposés à des dérèglements climatiques extrêmes.[/caption]\n\nPour aller plus loin :\n\nInsécurité alimentaire, qu'est ce que c'est ?\nReconstruire un système agricole plus juste pour lutter contre la faim dans le monde (podcast)\n\nLa famine dans le monde\n\nVoir notre dossier : lutter contre la faim\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11878,11882,11879,11880\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/","name":"Chiffres de la faim 2021 : tous les voyants clignotent rouge - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/1-3.png","datePublished":"2021-07-13T08:13:51+00:00","dateModified":"2025-05-06T14:25:36+00:00","description":"Le constat porté par le nouveau rapport des Nations Unies sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) est alarmant. Pour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chiffres-de-la-faim-2021-tous-les-voyants-clignotent-rouge-infographie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/1-3.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/1-3.png","width":840,"height":470,"caption":"En 2020, 768 millions de personnes ont souffert de la faim. 2,4 milliards d'individus ont connu l'insécurité alimentaire. 40% de la population mondiale ne peut se nourrir convenablement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Marie-Véronique : s’engager a changé sa manière de vivre","datePublished":"2021-07-20T10:25:02+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:57:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/"},"wordCount":905,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-copie-scaled.jpg","articleSection":["Article","Bénévole"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partons à la rencontre de Marie-Véronique, bénévole au CCFD-Terre Solidaire, engagée depuis de nombreuses années pour promouvoir la solidarité internationale. Elle nous raconte comment son voyage sur les terres indigènes zapatistes, au Mexique, a radicalement changé sa manière de vivre, et notamment de consommer.\n\n\n[caption id=\"attachment_11988\" align=\"aligncenter\" width=\"835\"] © Léna Bousquet / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\nSon engagement : une arme plus forte dans sa lutte contre les injustices\nAssise au bureau de sa jolie petite maison dans le Nord d’Orléans, Marie-Véronique s’abandonne à ses pensées en admirant les fleurs et les oiseaux, par la fenêtre qui donne sur son jardin. Elle se dit qu’elle est chanceuse !\n\nAujourd’hui, professeure d’arts plastiques à la retraite, elle ne sait pas tenir en place. D’un tempérament dynamique, elle met toute son énergie au service de son engagement pour un monde plus juste et plus soucieux de notre environnement.\n\n\"Si on veut que nos enfants et petits-enfants vivent bien sur la planète, il faut que chacun d’entre nous change sa façon de vivre\". \n\nSon désir de lutter contre les injustices systémiques, remonte à un épisode marquant de son enfance. Issue d’une famille \"bourgeoise\", ses parents l’ont envoyée très jeune au pensionnat.\n\n\"J’étais la seule de la fratrie à y être envoyée. Je n’ai jamais compris cette situation et je l’ai toujours jugée injuste. Mon engagement au CCFD-Terre Solidaire est venu comme une réponse, une arme plus forte dans cette lutte\". \n\nMarie-Véronique a rejoint le CCFD-Terre Solidaire il y a de nombreuses années sur un coup de tête ; entre deux rendez-vous chez son médecin qui lui parlait régulièrement de l’association, où il était engagé.\n\n\"Tout, dans ce qu’il disait, semblait faire écho à la fois à mes valeurs et à ma vision de la vie\".\nLe Mexique : un déclic qui lui a fait changer sa manière de vivre\nPour Marie-Véronique, une chose est sûre : s’engager au CCFD-Terre Solidaire a changé sa vie.\n\nElle se souvient notamment de son voyage au Mexique dans les années 2000. Avec d’autres bénévoles, elle est partie au Chiapas pour défendre les indigènes zapatistes menacés par les violentes milices de grands propriétaires terriens qui voulaient s’accaparer leur terre fertile.\n\nAvec les autres membres de son groupe, ils se sont alors interposés à la manière d’un \"bouclier humain\" pour les protéger.\n\n\"Je me suis dit : je ne peux pas continuer à vivre comme ça. J’ai voulu changer ma vie et ma façon d’acheter\"&gt;\n\nElle a été profondément marquée par sa rencontre avec les membres de cette communauté qui vivent de leur culture en partageant tout. \"Ces gens n’avaient rien mais semblaient avoir tout\". \n\nDe ce voyage, elle en a tiré de nombreux enseignements qui ont changé sa vision sur beaucoup de choses, et notamment sur sa manière de vivre et de consommer.\n\nMarie-Véronique avait l’habitude de dépenser sans compter et ne cherchais pas vraiment à comprendre l’impact de ses achats.\n\nMais, \"en rentrant en France, j’ai réalisé à quel point dans notre société la consommation est quelque chose de primordial. Pour être heureux, il faut acheter. Et je me suis dit : je ne peux pas continuer à vivre comme ça. J’ai voulu changer ma vie et ma façon d’acheter\" .\n\nAujourd’hui, elle n’achète que ce dont elle a besoin, et se tourne vers des producteurs locaux.\nSensibiliser les autres pour que notre planète devienne un lieu de vie digne\n\"Si je devais décrire le CCFD-Terre Solidaire, je dirais qu’il s’agit d’un grand projet d’amour où chacun à sa place\".\n\n\"Ces temps d’échange et de partage, je souhaite à tout le monde de les vivre\"&gt;\nMarie-Véronique est aujourd’hui co-présidente de la Délégation diocésaine du CCFD-Terre Solidaire dans le Loiret.\n\nElle anime des ateliers dans des établissements scolaires pour sensibiliser les jeunes sur les questions de développement et organise régulièrement des événements pour collecter des fonds.\n\nRécemment, elle a participé à l’organisation d’une course solidaire à Orléans pour sensibiliser les publics à l’importance de la Solidarité Internationale.\n\nCet événement lui rappelle celui qu’elle a co-organisé il y a quelques années à Orléans, pour la venue d’un partenaire vietnamien. Des centaines de jeunes sont arrivées des quatre coins de la métropole à pied et en chantant. Ensemble, ils ont construit une pagode, une rizière, une serre d’orchidées … Elle se souvient encore des grands yeux écarquillés du partenaire.\n\n\"Ces temps d’échange et de partage, je souhaite à tout le monde de les vivre. Je nous souhaite aussi de trouver les moyens d’agir rapidement, de sensibiliser notre entourage aux enjeux climatiques et de solidarité internationale pour que notre planète, soit un lieu de vie digne pour toutes et tous\". \n\nMOI AUSSI, JE VEUX M'ENGAGER\n\nLire aussi : \nGabriel : le refus du fatalisme au cœur de son engagement pour le climat\n\nGaston : oser s’engager plus pour défendre les droits des personnes migrantes\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11988\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/","name":"Marie-Véronique : s’engager a changé sa manière de vivre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-copie-scaled.jpg","datePublished":"2021-07-20T10:25:02+00:00","dateModified":"2022-01-12T10:57:19+00:00","description":"Partons à la rencontre de Marie-Véronique, bénévole au CCFD-Terre Solidaire, engagée depuis de nombreuses années pour promouvoir la solidarité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marie-veronique-sengager-a-change-sa-maniere-de-vivre/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-copie-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/MicrosoftTeams-image-copie-scaled.jpg","width":2560,"height":2560,"caption":"© Léna Bousquet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel : la France doit cesser de soutenir la déroute de l’ONU sur les Systèmes Alimentaires","datePublished":"2021-07-26T08:36:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/"},"wordCount":1602,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/reportage_de_roberta_valerio_2019-063.jpg","keywords":["Crise alimentaire mondiale","Insécurité alimentaire : définition, causes, et moyens de lutter","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lettre ouverte - Sommet sur les Systèmes Alimentaires : 56 parlementaires français et européens, et 28 organisations, dont le CCFD-Terre Solidaire, appellent la France à résister aux pressions des multinationales et à sauver l’agriculture paysanne. \n\n\n\n[caption id=\"attachment_11994\" align=\"aligncenter\" width=\"https://ccfd-terresolidaire.org/decouvrez-le-nouveau-catalogue-de-noel-du-ccfd/\"]© Roberta / Valerio CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nUn Sommet international sur les systèmes alimentaires aura lieu en septembre 2021, organisé par l’ONU en étroit partenariat avec le Forum Économique Mondial [[Le Forum économique Mondial et les Nations Unies ont signé un accord de partenariat pour l’agenda 2030 en juin 2019. ]]\n\nD’ici quelques jours, le pré-sommet de cette initiative se tiendra à Rome. En dépit de l'inquiétude et des remarques formulées par une grande partie de la société civile, par de nombreux acteurs du monde académique, mais aussi par certains Etats, ce sommet et ce pré-sommet se caractérisent par un manque criant d’inclusivité et un refus de tout dialogue quant aux modalités d’organisation. \n\nLes premières orientations prises nous font craindre le pire. \n\nAlors que la FAO et de très nombreuses recherches ont montré le rôle essentiel de l’agroécologie paysanne pour répondre aux défis sociaux, alimentaires et environnementaux contemporains, les organisateurs du sommet promeuvent au contraire principalement une agriculture « de technologies de pointe », centrées sur des solutions prétendument révolutionnaires et faussement vertes. \n\nAvec l’approbation de l’ONU, se met ainsi en œuvre la stratégie d’influence des principaux groupes agroalimentaires, de technologies de pointes et financiers mondiaux. De plus en plus présents dans des instances alimentaires internationales qu’ils financent largement ou créent de toute pièce, ces groupes ont donné l'illusion d’un consensus salutaire autour des solutions faisant leur fonds de commerce : nouvelles techniques de modification du vivant/nouveaux OGM, numérisation de l’agriculture, viande in vitro, drones-pulvérisateurs, agriculture de précision, agriculture “intelligente face au climat” etc.\n\nDans chacun des cas, les solutions proposées se font au détriment du droit à l’alimentation et de l’autonomie des petits producteurs et étendent l’emprise de ces multinationales sur les terres, eaux, semences, gènes animaux et végétaux. \n\nIllustration de cette mainmise, l’envoyée spéciale des Nations Unies pour le sommet n’est autre que la Présidente de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA), Mme Kalibata. AGRA est une initiative cofondée par les Fondations Bill et Melinda Gates et Rockefeller dans le but d’orienter l’agriculture africaine vers des solutions technologiques avec une prédominance des intrants chimiques et de la biotechnologie. Elle est ardemment décriée par les ONG et organisations de producteurs locales pour son manque de résultats et sa proximité avec certaines multinationales agroalimentaires cherchant des débouchés sur le continent.\n\nAu contraire, l’agroécologie paysanne a fait ses preuves. Les fermes familiales du monde entier, de même que les pêcheurs artisanaux et les communautés indigènes, produisent plus de 70 % de la nourriture consommée dans le monde tout en utilisant moins de 20 % des ressources productives. \n\nLes pratiques de polyculture-élevage ont une efficacité énergétique beaucoup plus élevée que les monocultures et l’élevage industriels. Tandis que les pesticides, les engrais chimiques et les monocultures ravagent les sols et la biodiversité, les techniques agroécologiques ont montré leur capacité à les restaurer.\n\nAlors que l’insécurité alimentaire dans le monde n’est plus liée à un manque de production mais à des inégalités croissantes, les choix politiques au niveau international sont décisifs pour orienter l’agriculture et les systèmes alimentaires. \n\nMalgré leur manque d’efficacité et leurs multiples impacts, les « innovations technologiques » des multinationales agricoles et agroalimentaires bénéficient de centaines de milliards d’aides publiques tandis que l’agroécologie est sous-financée. Avec ce sommet, un nouveau pas va être franchi dans l’accaparement de la gouvernance mondiale de l’alimentation par une poignée de multinationales déjà en situation de monopole.\n\nNous affirmons que pour nourrir sainement les populations de tous les pays, la priorité devrait être une plus juste répartition des ressources agricoles et piscicoles (les terres, l’eau, les semences…) et la promotion d’une souveraineté alimentaire.\n \nCette dernière doit être entendue comme la capacité pour chaque pays, groupes de pays, peuples ou communautés de décider démocratiquement comment, et par qui, leur alimentation est produite et transformée. Les politiques agricoles et alimentaires ne doivent pas être dictées par la toute puissante règle du libre-échange qui entraîne une course au moins-disant social, économique et environnemental.\n\nNous demandons des systèmes alimentaires et agricoles durables, résilients et justes. La France, à travers l’ensemble de ses politiques publiques et ses engagements internationaux, doit soutenir l’agroécologie paysanne. Nombreuses sont les solutions que les citoyens et citoyennes appellent de leurs vœux. Mais pour les mettre en œuvre il faut impérativement que les Etats prennent leurs responsabilités et cessent d’abdiquer face aux sirènes de l’agro-industrie.\n\nNous, signataires de cette lettre, demandons donc à la France de retirer son soutien politique à ce sommet des Nations Unies sur les Systèmes Alimentaires et de construire, au sein de la FAO et du Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA), avec les nombreux Etats qui y sont favorables, les conditions pour une véritable agroécologie paysanne.\n\nSignataires de la lettre\n- Action Contre la Faim\n- CCFD Terre Solidaire\n- Confédération Paysanne\n- Greenpeace France\n- Oxfam France \n- ActionAid France\n- Agter\n- Alofa Tuvalu\n- Artisans du Monde\n- Attac\n- Bio Consom’acteurs\n- CARI (Centre d'Actions et de Réalisations Internationales)\n- CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) \n- FADEAR (Fédération Associative pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural)\n- Filière Paysanne\n- FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique)\nGret\n- Ingénieur·es sans frontières groupe Agricultures et souveraineté alimentaire (ISF Agrista) \n- Les Amis de la Terre\n- MIRAMAP (Mouvement Inter-régional des AMAP)\n- RAC (Réseau Action Climat)\n- Réseau Environnement Santé \n- RESOLIS\n- SOL - Alternatives Agroécologiques et Solidaires\n- Terre & Humanisme\n- Union syndicale Solidaires\n- WWOOF France\n\nParlementaires européens\n\n- François Alfonsi, Député européen\n- Eric Andrieu, Député européen\n- Benoît Biteau, Député européen\n- Manuel Bompard, Député européen\n- Damien Carême, Député européen\n- David Cormand, Député européen\n- Gwendoline Delbos-Corfield, Députée européenne\n- Karima Delli, Députée européenne\n- Claude Gruffat, Député européen\n- Yannick Jadot, Député européen\n- Michèle Rivasi, Députée européenne\n- Caroline Roose, Députée européenne\n- Mounir Satouri, Député européen\n- Marie Toussaint, Députée européenne\n- Salima Yenbou, Députée européenne\n\nParlementaires Français \n\nDéputé.e.s\n\n- Clémentine Autain, Députée de Seine-Saint-Denis \n- Joël Aviragnet, Député de Haute-Garonne \n- Marie-Noëlle Battistel, Députée de l’Isère\n- Gisèle Biémouret, Députée du Gers\n- Jean-Louis Bricout, Député de l’Aisne \n- Alain David, Député de la Gironde\n- Jennifer De Temmerman, Députée du Nord\n- Laurence Dumont, Députée du Calvados \n- Lamia El Aaraje, Députée de Paris \n- Olivier Faure, Député de Seine-et-Marne\n- Guillaume Garot, Député de la Mayenne \n- Chantal Jourdan, Députée de l’Orne\n- Marietta Karamanli, Députée de la Sarthe\n- Jérôme Lambert, Député de la Charente\n- Sandrine le Feur, Députée du Finistère \n- Gérard Leseul, Député de Seine-Maritime \n- Josette Manin, Députée de Martinique\n- Paul Molac, Député du Morbihan \n- Philippe Naillet, Député de la Réunion \n- Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne\n- Christine Pirès-Beaune, Députée du Puy-de-Dôme \n- Dominique Potier, Député de Meurthe-et-Moselle \n- Loïc Prud'homme, Député de la Gironde\n- Claudia Rouaux, Députée d’Ille-et-Vilaine \n- Isabelle Santiago, Députée du Val-de-Marne \n- Hervé Saulignac, Député de l’Ardèche \n- Bénédicte Taurine, Députée de l'Ariège\n- Sylvie Tolmont, Députée de la Sarthe \n- Cécile Untermaier, Députée de Saône-et-Loire\n- Hélène Vainqueur-Christophe, Députée de la Guadeloupe\n- Michèle Victory, Députée de l’Ardèche \n\nSénateur.ice.s  \n\n- Guy Benarroche, Sénateur des Bouches-du-Rhône\n- Thomas Dossus, Sénateur du Rhône\n- Jacques Fernique, Sénateur du Bas-Rhin\n- Hervé Gillé, Sénateur de la Gironde\n- Guillaume Gontard, Sénateur de l’Isère\n- Joël Labbé, Sénateur du Morbihan\n- Pierre Laurent, Sénateur de Paris\n- Monique de Marco, Sénatrice de la Gironde\n- Raymonde Poncet Monge, Sénatrice du Rhône\n- Daniel Salmon, Sénateur d'Ille-et-Vilaine\n\n Contact presse : \nSophie REBOURS \ns.rebours@ccfd-terresolidaire.org\n07 61 37 38 65\n\n\nPour aller plus loin : Chiffres de la faim 2021 : tous les voyants clignotent rouge (Infographie)\n\n\n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"11994\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/","name":"Appel : la France doit cesser de soutenir la déroute de l’ONU sur les Systèmes Alimentaires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/reportage_de_roberta_valerio_2019-063.jpg","datePublished":"2021-07-26T08:36:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:12+00:00","description":"Lettre ouverte - Sommet sur les Systèmes Alimentaires : 56 parlementaires français et européens, et 28 organisations, dont le CCFD-Terre Solidaire,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-la-france-doit-cesser-de-soutenir-la-deroute-de-lonu-sur-les-systemes-alimentaires/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/reportage_de_roberta_valerio_2019-063.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/reportage_de_roberta_valerio_2019-063.jpg","width":845,"height":521,"caption":"© Roberta / Valerio CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 28 août : fêtez les 60 ans de l&rsquo;association à Annecy","datePublished":"2021-07-29T09:50:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/"},"wordCount":177,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/evenement_annecy.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Pour fêter les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de la solidarité internationale, l’équipe locale d’Annecy vous convie à une journée riche en activités pour fêter l’événement, le samedi 28 août, de 12h à 20h. \n\n\nAu programme :\n\n \n- 12h  : Pique-nique pour ceux qui veulent \n- 13h30 : Accueil et lancement de la Chasse aux trésors \n- 16h30 : Table ronde sur la Souveraineté Alimentaire et l’Agroécologie, en présence de François, partenaire du Rwanda et Robin Villemaine, agronome chargé de mission au CCFD-Terre Solidaire. \n- 18h : Spectacle « Face aux collines du Rwanda » : récit conté et inspiré d’une histoire vraie, interprété par Ignace Fabiani (Cie Artiflette). \n- 19h30 : on souffle les bougies ! \n\n\nNous vous attendons nombreux samedi 28 août, de 12h à 20h, Maison du Diocèse, 4 avenue de la visitation, 74000 Annecy. Entrée : chemin de Proupène.\n\nPour plus d’informations, ou pour participez, inscrivez-vous à l’adresse suivante : ccfd74@ccfd-terresolidaire.org\n\nTel : 04 50 33 09 11 \n[gallery link=\"file\" ids=\"12000\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/","name":"Le 28 août : fêtez les 60 ans de l'association à Annecy - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/evenement_annecy.png","datePublished":"2021-07-29T09:50:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:58+00:00","description":"Pour fêter les 60 ans du CCFD-Terre Solidaire au service de la solidarité internationale, l’équipe locale d’Annecy vous convie à une journée riche en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-28-aout-fetez-les-60-ans-de-lassociation-a-annecy/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/evenement_annecy.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/evenement_annecy.png","width":200,"height":186,"caption":"evenement_annecy.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Terre et paix, l&rsquo;épopée d&rsquo;Ayineth en Colombie","datePublished":"2021-08-16T09:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-20T13:08:29+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/"},"wordCount":850,"commentCount":23,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/portrait_cinep.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Portrait"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ayineth Perez est l’une de ces centaines de milliers de Colombiennes qui n’ont pas pu récupérer leurs propriétés suite à la guerre qui a fait fuir les civils. A la tête de l'Ong colombienne Tierra y Paz, elle fédère les femmes et les paysans pour les aider à récupérer leurs terres. Et accéder enfin à la paix.\n\n\n[caption id=\"attachment_12003\" align=\"aligncenter\" width=\"765\"] Portrait d'Ayineth Perez © CINEP / CCFD-Terre Solidaire[/caption]\n\nAyineth Perez a été élue il y a deux ans présidente de l’association Tierra y Paz (terre et paix) en Colombie. Cette organisation, que nous soutenons, s’emploie à défendre les droits des déplacés du conflit colombien dans le département d’Antioquia et dans une partie de celui du Chocó, au nord du pays.\n\"Nous voulons simplement semer et être en paix\" résume Ayineth Perez. Pour cela son association appelle ses 850 membres à \"se bouger pour faire valoir ses droits\".\nAyineth a fui sa ferme devant la pression des paramilitaires\nIl y a 25 ans, Ayineth et sa famille ont été obligés de bouger pour échapper au conflit qui faisait rage dans le département d’Antioquia. Ayineth avait alors une vingtaine d’années. Elle avait dû fuir sa terre devant la pression des paramilitaires, ces milices privées des grands propriétaires terriens, armées pour combattre la rébellion.\n\"Nous avions 33 beaux hectares de pâturage, de riz et de maïs \" explique-t-elle. Devant les menaces et l’occupation de sa terre, Ayineth a pris son père avec elle et l’a mis en sécurité à Carthagène, une ville de la côte des Caraïbes. \"Il est mort avant d’avoir pu voir la restitution de nos terres \" déplore-t-elle.\nAyineth ne s’estimera en paix que lorsqu’on lui aura redonné son bien, celui qui peut la faire vivre, elle et sa famille. Pour l’instant, ils habitent tous à Apartado, une ville proche de la frontière avec le Panama, toujours dans l’Antioquia.\n\"Mon mari est employé agricole dans une grande exploitation. C’est notre seule source de revenus et cela ne va pas très loin. Nous avons quatre enfants. Ma satisfaction est qu’ils connaissent notre ferme. J’ai pu les y emmener trois fois. Malgré les risque\" explique-t-elle.\n« Il n’y a pas de volonté politique réelle pour faire avancer nos plaintes »\nAyineth connaîtra la paix quand la justice lui aura permis de réintégrer sa terre. C’est le sens de son engagement à Tierra y Paz. Elle a été durant dix ans la secrétaire de l’association avant d’en être élu présidente.\nMais, les groupes paramilitaires occupent toujours sa propriété. C’est le cas de la plupart des membres de son association. Elle a fait une réclamation aux institutions chargés des déplacés, il y a maintenant 15 ans. Ayineth est alors entrée dans le processus de restitution des terres, défini par la loi colombienne. Depuis, pas grand-chose ne s’est passé.\n\"Il n’y a pas de volonté politique réelle pour faire avancer nos plaintes. De toute façon, il n’y a pas assez de juges pour traiter tous les dossiers \" explique-t-elle.\nAyineth ne lâchera pas l’affaire. C’est certain. Les membres de son association sont aidés dans leurs démarches par des ONG colombiennes, comme Cinep, l’un des partenaires colombiens du CCFD-Terre Solidaire, et par des ONG belges.\nLa JEP fourni un cadre légal pour ces restitutions\nA force de procédures, 63 des 850 membres de l’association ont pu récupérer leurs terres. Ils l’ont fait dans le cadre de la JEP ( jurisdiccion Especial para la Paz), l’un des mécanismes crée par les accords de paix entre le gouvernement colombien et la rébellion.\n\"En tout, une centaine d’entre nous ont été reconnues comme victimes. Il s’agit d’une réparation collective. Nous nous sommes assis face à nos agresseurs et ils nous ont demandé pardon. Les grands propriétaires ont reconnu qu’ils nous avaient fait du mal. C’est un pas, mais pas le seul à faire. Maintenant, nous avons besoin de notre terre\" estime Ayineth. La présidente de Tierra y Paz voudrait passer à la discussion des indemnisations financières.\nEn attendant, au sein de Tierra y Paz, elle a créé un groupe d’agricultrices qui ont été spoliées.\n\"C’est une manière de s’entraider. Cinep nous appuie en nous proposant une formation pour apprendre à nous protéger sur nos territoires des possibles agresseurs payés par les grands propriétaires\". \n\nPierre Cochez\n\nPour aller plus loin : \nLa terre, enjeu d’une paix durable en Colombie\nEn Colombie, une commission pour faire la vérité sur le conflit- Francisco De Roux\n\nColombie : trois minutes pour comprendre la mobilisation populaire cinq ans après l’accord de paix\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"12003\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/","name":"Terre et paix, l'épopée d'Ayineth en Colombie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/portrait_cinep.jpg","datePublished":"2021-08-16T09:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-20T13:08:29+00:00","description":"Ayineth Perez est l’une de ces centaines de milliers de Colombiennes qui n’ont pas pu récupérer leurs propriétés suite à la guerre qui a fait fuir les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/terre-et-paix-lepopee-dayineth-en-colombie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/portrait_cinep.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/portrait_cinep.jpg","width":765,"height":585,"caption":"Portrait d'Ayineth Perez © CINEP / CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Balkans : le vivre-sensemble au-delà des mots","datePublished":"2021-08-10T09:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/"},"wordCount":1313,"commentCount":18,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7071.jpg","keywords":["Echos du monde","Europe de l'Est","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Echos du Monde","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Comment redonner corps au « vivre-ensemble » ? Une question, plus que jamais d’actualité dans les Balkans rongés par le nationalisme, à laquelle s’attaquent plusieurs acteurs de la société civile. Leurs armes ? Des actions concrètes visant à rapprocher les communautés.\n\n\n\nFinis les discours incantatoires, place à l’action… Telle pourrait être la ligne directrice des programmes lancés par plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire dans les Balkans. Car, si la situation semble apaisée par rapport aux années 1990 où les tensions entre communautés étaient à leur paroxysme dans l’ex-Yougoslavie, la propagande nationaliste a laissé des traces durables, conduisant au repli sur soi. « Quand on interroge les gens, ils disent ne pas avoir de problèmes avec les autres. En réalité, ils ne les connaissent pas, parce qu’ils ne les fréquentent pas, explique Tamara Cvetković, une des chevilles ouvrières des programmes destinés aux jeunes du Groupe 484, partenaire du CCFD-Terre Solidaire en Serbie. Face à cette indifférence, les incantations à dépasser les blocages n’ont aucune prise, puisque personne ne reconnaît qu’ils existent. »\n\n\n\nNous avons tous reçu cette diversité en héritage, même si aujourd’hui certains semblent l’avoir oubliée.Tamara T Cvetković, du Groupe 484\n\n\n\nL’ONG a donc décidé de changer son fusil d’épaule en s’adressant aux nouvelles générations, avec une proposition basée sur le « faire-ensemble », première étape vers le « vivre-ensemble ». « Nous travaillons avec les lycéens et les étudiants, car ils sont à un âge où il est plus facile de se détacher de l’emprise des parents ou du jugement qui pourrait être porté sur leurs comportements », ajoute Tamara. Une trentaine d’étudiants serbes en sciences sociales, mais aussi des Bosniaques volontaires ont donc été invités, il y a un an, à suivre un séminaire de quatre jours destiné à expérimenter cette nouvelle approche.\n\n\n\nAna, qui souhaite travailler, après ses études, dans l’éducation, a immédiatement répondu à l’appel : « Nous avons commencé à nous interroger mutuellement sur notre identité. Nous avons décou­vert qu’au-delà de nos différences, nous partagions en réalité un grand nombre de valeurs qui étaient bien plus larges que les cases dans lesquelles on voulait nous enfermer. » Rien de plus normal, pourrait-on ajouter, dans une zone géographique où les mélanges de population ont toujours été la règle. « Car nous avons tous reçu cette diversité en héritage, même si aujourd’hui certains semblent l’avoir oubliée », complète Tamara.\n\n\n\nUn terreau commun\n\n\n\nC’est pour renouer avec ce passé multiculturel que le groupe d’étudiants a ensuite mené une recherche historique dans six villes où cohabitent plusieurs communautés. À Vranje, c’est un Slovène qui a créé le premier hôpital de la ville, deux Américaines qui ont fondé le premier orphelinat et un ambassadeur turc qui a donné aux enfants au début du xx e siècle, l’envie de jouer au tennis…\n\n\n\nMais les grands hommes ne sont pas les seuls à constituer ce terreau commun. À Loznica, par exemple, l’usine, principal employeur de la ville, a été un lieu de brassage – toutes les communautés y ont travaillé – et une source de souvenirs partagés. Autour de ces histoires, plusieurs « visites touristiques » ont été organisées, auxquelles ont ensuite été conviés des lycéens venant de différents établissements. Les jeunes ont été encouragés à créer, pour chaque étape, des sortes de mini-performances artistiques laissant place à leur créativité. Une expérience ludique de collaboration sur un terrain culturel partagé visant à retisser des ponts. « Leur regard, au bout de trois jours, n’avait rien à voir avec celui du début du séminaire où ils se découvraient. Car, même s’ils avaient un âge équivalent, ils ne s’étaient jamais rencontrés, chacun évoluant dans des parties diffé­rentes de la ville », sourit Ana.\n\n\n\nLes projets ludiques et artistiques menés dans les lycées visent à retisser les ponts. © Groupe 484\n\n\n\nUne stigmatisation des Roms qui nuit à leur intégration\n\n\n\nNous montons un projet sur trois ans pour les jeunes Roms de 9 à 12 ans pour leur prouver qu’il y a un autre chemin possible que la marginalisation.Christina Bala de Stea\n\n\n\nPartout dans les Balkans, le plaisir ou le challenge de « faire » peut déplacer les montagnes, comme le montre le programme imaginé par Cristina Bala, responsable de Stea, autre partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui accompagne les populations les plus fragiles en Roumanie. L’épicentre de son activité ? Le village de Sătmărel, intégré à la ville de Satu Mare, aux confins de la Roumanie, de la Hongrie et de l’Ukraine.\n\n\n\n« Ce quartier, situé à plus de 10 kilomètres du centre-ville, est l’une des zones où vivent depuis cinq à six générations, une minorité rom extrêmement marginalisée, raconte-t-elle. Ces anciens domestiques des nobles hongrois installés à l’époque en Transylvanie sont stigmatisés par les Roumains qui leur reprochent de parler hongrois, mais aussi par les Hongrois qui les considèrent comme des individus de seconde catégorie. » Une stigmatisation insupportable qui ne laisse pas à cette population sédentarisée depuis de nombreuses décennies, la possibilité de réellement s’intégrer… En témoigne notamment ce qui se passe à l’école : alors que les Roms représentent 70 des 103 élèves scolarisés, les cours sont en roumain, une langue inconnue des enfants. « Cela ne facilite pas leur intégration et encourage même leur déscolarisation », poursuit la responsable. Et les filles qui s’accrochent pour terminer le primaire ne peuvent pas continuer leurs études à l’extérieur de Sătmărel. Car leursparents les marient au plus vite pour éviter qu’elles ne fassent de « mauvaises rencontres » en dehors de leur communauté ! De quoi entretenir une spirale infernale…\n\n\n\nUn projet pour renforcer l’estime de soi\n\n\n\nPour briser cette exclusion, Stea a eu l’idée avec un partenaire hongrois d’organiser un tournoi d’échecs de part et d’autre des frontières, ouvert à tous les jeunes, quelles que soient leurs communautés d’origine. Pour battre les Hongrois, les Roumains de Satu Mare n’ont pas hésité une seconde à coacher les jeunes Roms… Un étrange compagnonnage où chacun s’est trouvé valorisé : les Roms, parce qu’ils ont pris confiance en eux, encouragés par les Roumains ; et les Roumains, car ils étaient fiers de voir leurs conseils suivis avec succès par les Roms. « À l’issue de ce tournoi, certains Roumains ont même demandé à leurs parents de poursuivre cet accompagnement afin de continuer à faire progresser leurs camarades roms », se félicite Cristina.\n\n\n\nPour aller plus loin, Stea met la dernière main à un projet visant à renforcer l’estime de soi des jeunes Roms de Sătmărel – et donc à favoriser leur intégration. « En nous inspirant d’une expérimentation menée aux Pays-Bas, nous sommes en train de monter un projet sur trois ans pour les jeunes de 9 à 12 ans afin de leur prouver qu’il existe un autre chemin possible que la marginalisation. Nous allons leur faire découvrir des métiers avec des profession­nels qui les exercent. » Avec la certitude pour Steaque ces professeurs joueront un rôle de levier comparable à celui des joueurs d’échecs.\n\n\n\n« La transformation des individus est encore plus forte quand les personnes à l’origine de ces avancées ont des parcours exemplaires montrant que la récon­ciliation peut être source d’épanouissement », approuve Tamara. De mère bosniaque originaire de la région de Mostar et de père serbe, elle a appris elle-même dès le plus jeune âge à aller vers les autres et à s’enrichir à leur contact. Une seconde nature qu’elle cherche à faire partager.\n\n\n\nLaurence Estival."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/","name":"Balkans : le vivre-sensemble au-delà des mots - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7071.jpg","datePublished":"2021-08-10T09:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:54+00:00","description":"Comment redonner corps au « vivre-ensemble » ? Une question, plus que jamais d’actualité dans les Balkans rongés par le nationalisme, à laquelle","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7071.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7071.jpg","width":2047,"height":1365,"caption":"Après quatre jours d’activités communes organisées par le Groupe 484, une trentaine d’étudiants serbes et bosniaques ont découvert les nombreuses valeurs et l’héritage culturel communs qu’ils partagent. ©Groupe 484"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"COP29 : tout ce qu&rsquo;il faut savoir sur le rendez-vous climat de 2024","datePublished":"2022-11-06T14:15:00+00:00","dateModified":"2024-11-04T17:10:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/"},"wordCount":1171,"commentCount":14,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/11/ccfd-terresolidaire.org-cop-29-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-rendez-vous-climat-de-2024-reportage-roberta-valerio-madagascar-31-scaled-e1731610784116.jpg","keywords":["COP26","COP27","COP28","COP29"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La COP29, qui se tient du 11 au 22 novembre 2024 en Azerbaïdjan, est attendue au tournant pour répondre à l’urgence climatique. Mais qu’est-ce qu’une COP et quels sont les enjeux de la COP29 ? On fait le point.\n\n[caption id=\"attachment_59547\" align=\"aligncenter\" width=\"824\"] © Roberta Valerio[/caption]\n \nQuand et où a lieu la COP29?\nLa COP29 se déroule du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan. Elle est présidée par Mukhtar Babayev, le Ministre azerbaïdjanais de l’Écologie et des Ressources Naturelles, et ancien cadre de la compagnie pétrolière SOCAR.\nLa COP29 est la conférence annuelle internationale des Nations Unies sur le changement climatique. Comme son nom l’indique, la COP se réunit pour la 29ème fois. \nPourquoi la COP29 est-elle attendue ? \nSur tous les continents, les effets du dérèglement climatique s’intensifient et s’accélèrent. Cette année encore, la planète a connu une série d’événements climatiques extrêmes. L’été 2024 a été le plus chaud jamais enregistré. Des mégafeux ont décimé le Canada, la Californie et la Grèce. Le Kenya, le Brésil et l’Europe ont été ravagés par des inondations sans précédent. Des typhons d’une ampleur inédite ont secoué l’Asie. En Méditerranée, les températures de la mer ont atteint des niveaux record. \nDans son dernier rapport, l’ONU alerte que l’objectif de 1.5°C \"sera bientôt mort\" et \"sans réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, le monde pourrait être confronté à une augmentation inévitable et catastrophique de la température de 3.1°C\" au cours du siècle. \n\"Soit les dirigeants parviennent à combler l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions, soit nous plongeons tête baissée dans une catastrophe climatique affectant les plus pauvres et les plus vulnérables\", avertit Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU. \nQuels sont les enjeux de la COP29 ?\nLe financement de la transition énergétique\nLa question du financement de l’action climatique sera au cœur des débats de la COP29. Les négociations doivent aboutir à un accord sur le Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NOCQ), qui vise à augmenter le soutien financier aux pays en développement d’au moins 100 milliards de dollars par an pour les aider dans leurs efforts d’atténuation et d’adaptation face à la crise climatique. \nLes discussions sur la mise en œuvre du Fonds pour les Pertes et Dommages, destiné à soutenir les pays historiquement les moins pollueurs, mais les plus durement touchés par la crise climatique, devront également se poursuivre. \nLes États doivent renouveller leurs engagements climatiques\nLa COP29 marque également le début de la période durant laquelle les gouvernements devront soumettre leurs nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN). Ces CDN représentent les engagements pris par les États signataires pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris.\nD'après l’ONU, l’objectif de 1.5°C serait irréaliste d’ici quelques années, à moins que les nations ne s’engagent collectivement à réduire de 42% les émissions annuelles de GES d’ici 2030 et de 57% d’ici 2035 dans le cadre de la prochaine série de CDN. \nÉnergies fossiles : la crainte d’une emprise des lobbies sur les débats\nÀ l’issue de la COP28, l’Accord de Dubaï a appelé à un compromis inédit pour une \"transition hors des énergies fossiles\", sans toutefois imposer aux États un plan de sortie. \nLa désignation de l’Azerbaïdjan — un pays autocratique et grand exportateur de pétrole — pour accueillir la COP29 a suscité des inquiétudes quant à sa volonté de poursuivre les négociations pour une sortie effective des combustibles fossiles, responsables à 75% des émissions de GES. À quelques jours du début de la conférence, un rapport met en garde contre les risques de corruption et d'influence des lobbies. Les sociétés civiles craignent que l’intégrité des débats sur le climat à la COP29 ne soit minée par les intérêts des énergies fossiles.\nQui sont les participants de la COP29 ?\nLes participants sont les chefs d’État et de Gouvernement de l’ensemble des États signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, des représentants régionaux ou locaux. \nLa conférence accueille aussi des acteurs non-étatiques qui ont un statut d'observateurs, comme ceux du secteur privé : des représentants de la finance, des entreprises, et des investisseurs. Des membres de la société civile et des ONG peuvent également assister aux débats comme observateurs. Seuls les États participent aux négociations.\nQu’est-ce qu'une \"COP\" ?\nL’acronyme COP (Conference of Parties) signifie la conférence de toutes les parties (ou états) signataires de la Convention-Cadre de l’ONU sur les changements climatiques. Cette convention (CCNUCC), adoptée en 1992, reconnaît l’existence de dérèglements climatiques et vise à stabiliser le taux d’émission de gaz à effet de serre (GES) en proposant des solutions dans le cadre d'une coopération internationale.\nQuelle est l'histoire de la COP ?\nC'est la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Climat qui a donné naissance à la COP. Ainsi, depuis 1995, les états signataires se retrouvent une fois par an, dans une ville différente, pour deux semaines de discussions et de négociations autour du climat. L’enjeu : trouver des solutions pour ralentir le réchauffement climatique et assurer un suivi des accords mis en place.\nÀ quoi servent les COP ?\nLes COP ont pour objectif de limiter les émissions des gaz à effet de serre anthropiques (d'origine humaine) responsables du réchauffement climatique. Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz qui absorbent les rayons solaires et qui les retransmettent dans l’atmosphère sous forme de radiations : c’est l’effet de serre. Parmi ces gaz, on retrouve le dioxyde de carbone (CO2), mais pas seulement : le méthane et le dioxyde d'azote ont aussi un impact très important. L’activité humaine accroît leurs émissions dans l’atmosphère, ce qui contribue au phénomène du réchauffement climatique. Il existe des COP sur de nombreux sujets, mais seules celles qui portent sur le climat font l’objet d’un sommet annuel.\n[caption id=\"attachment_59545\" align=\"alignnone\" width=\"795\"] © Roberta Valerio[/caption]\n\n\n\n\n\n\nRetour sur 28 COP : l'historique de la bataille pour des mesures contraignantes en faveur du climat\n\n\n\n\n\nPour aller plus loin :\n\n\n\nCOP26 : l’impact des systèmes agricoles sur le climat et l’humanité\n\n\n\nCinq ans après l’accord de Paris, l’Amérique centrale frappée par les dérèglements climatiques\n\n\n\nBilan de la COP26, six avancées insuffisantes\n\n\n\nBilan de la COP27, avancées et cartons rouges\n\n\n\nBilan de la COP28, ce qu'il faut retenir"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/","name":"COP29 : tout ce qu'il faut savoir sur le rendez-vous climat de 2024 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/11/ccfd-terresolidaire.org-cop-29-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-rendez-vous-climat-de-2024-reportage-roberta-valerio-madagascar-31-scaled-e1731610784116.jpg","datePublished":"2022-11-06T14:15:00+00:00","dateModified":"2024-11-04T17:10:21+00:00","description":"Qu'est ce qu'une COP ? Quels sont les enjeux de la COP29 ? Quels étaient le bilan des autres COP ? On fait le point.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-26-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-prochain-rendez-vous-climat/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/11/ccfd-terresolidaire.org-cop-29-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-rendez-vous-climat-de-2024-reportage-roberta-valerio-madagascar-31-scaled-e1731610784116.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/11/ccfd-terresolidaire.org-cop-29-tout-ce-quil-faut-savoir-sur-le-rendez-vous-climat-de-2024-reportage-roberta-valerio-madagascar-31-scaled-e1731610784116.jpg","width":2000,"height":1334,"caption":"MADAGASCAR. Plage d’Andaboy. Les pecheurs rentret au village apres la matinée de peche (7h - 12h). La grande plage d’Andaboy est menacée par les infrastructures portuaires liées à l’exportation du sable de la mine Base Toliara. La majorité des pêcheurs de la communauté Vézo, « le peuple de la mer », s’opposent à ce projet. Dans leur lutte contre Base Toliara, ils sont solidaires d’une autre communauté, les Masikoro, « le peuple de la terre.» Le projet Base Toliara concerne une mine de sables minéraux qui doit être développée et exploitée par Base Toliara, une filiale à 100 % de l'entreprise minière australienne Base Resources, qui est le promoteur du projet d'exploitation d'ilménite. L’activité d’exploitation minière a été suspendue par l’État malgache en 2019 suite à des fortes tensions sociales des certaines communautés locales, qui avaient abouti à des acte de saccage du site d’exploitation du projet minier à Ranobe. Les communautés affectées (pécheurs, agriculteurs, éleveurs) se sont mobilisées et ont organisées régulièrement des protestations et des manifestations rassemblant des milliers de personnes. Les opposants dénoncent le fait que la mine représente une menace pour la biodiversité, le climat et les écosystèmes locaux (déforestation et de défrichage des terres pour le projet, possibilité d'une pollution du sol et de l'eau dans cette zone). Ils dénoncent les risques de déplacement des villages et d’accaparement de terrains (nombreuses personnes locales n'ont pas de titres de propriété officiels, elles risquent d'être expulsées de leurs terres et de ne pas être indemnisées), des risques élevés pour les moyens de subsistance et la santé des communautés affectées, notamment le groupe autochtone Mikea, et des risques pour la santé liés à la radioactivité. Pour l’instant le projet est à l’arrêt, mais la durée du permis d’exploitation est de quarante ans."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"France-Palestine : la tisseuse de liens","datePublished":"2021-08-15T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-05-15T11:24:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/"},"wordCount":943,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Visite-de-la-chargee-de-mission-2013-005.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Bénévole"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Plus de cinquante ans après avoir découvert la Palestine, Françoise Guyot a fait de cette terre sa seconde patrie. Portrait d'une bénévole du CCFD-Terre Solidaire devenue, au fil des ans, une avocate infatigable des « réfugiés de l’intérieur » qui se battent pour le respect de leurs droits.\n\nL’heure, en ce mois de mai, n’est pas encore venue de prendre son bâton de pèlerin, si ce n’est pour parcourir les chemins de randonnée sillonnant le massif de La Chartreuse que Françoise connaît par cœur…\n\nMais, comme la nature qui s’éveille au printemps après un hiver rendu interminable par la pandémie, elle est déjà prête à faire ses bagages. « Si tout va bien, nous devrions par­tir en septembre », explique-t-elle, le sourire aux lèvres.\n\nLà-bas, le petit groupe qu’elle accompagnera sera accueilli à bras ouverts par ses amis palestiniens dont elle est aujourd’hui une des porte-voix des plus actives. Un compagnonnage mû par l’idée que « l’injustice et le mal ne triomphe­ront pas », poursuit Françoise qui a développé depuis sa retraite en 2008, des « voyages solidaires » sur les terres de Palestine.\n\nAuparavant, durant trente ans, elle a été l’une des chevilles ouvrières du service d’hospitalisation à domicile du CHU de Grenoble où elle a exercé ses dons de « tisseuse de liens ».\nVoyage initiatique pour plus de 500 bénévoles\nSon objectif en Palestine ? Faire vivre une expérience unique aux plus de 500 bénévoles qui sont allés à la rencontre d’un peuple meurtri par l’occupation israélienne. Son droit au retour sur la terre de ses ancêtres est bafoué, et il est en butte aux colons qui construisent pierre par pierre leur plan d’encerclement.\n\nPour Françoise, la découverte de cette réalité a commencé, en 1965, quand elle a posé pour la première fois le pied en Terre sainte. « Au départ, avec une amie, nous étions enthousiastes à l’idée d’aller au pays des kibboutz, se souvient-elle. Nous avons rejoint un groupe de pèlerins. »\n\nLeur périple débute à Nazareth et se poursuit jusqu’à Jérusalem où se produit le choc. « Un jeune homme nous regardait avec insistance. Il nous a simplement dit “ I am a palestinian”, et tout à coup, tout a basculé. Depuis le début du voyage, jamais nous n’avions entendu parler de la Palestine. »\n\nDe ce jour est né le désir de comprendre pourquoi ces hommes et ces femmes n’avaient pas le droit d’avoir un État à eux. Une quête de sens qui n’a jamais cessé de tirailler Françoise. Installée à Grenoble, elle retrouve au tournant des années 1980, des militants engagés dans une association franco-palestinienne et renoue les liens avec ses questionnements.\n\nAvec son mari, elle partage cette volonté de dépasser l’accumulation de connaissances pour les confronter, sur le terrain, à la vraie vie. Au gré des séjours sur place se dessine une trajectoire allant de l’étonnement à l’écoute des personnes rencontrées, en passant par la colère quand les balles sifflent lors de la première et plus encore lors de la seconde Intifada.\nNi devant ni derrière, à côté des Palestiniens\n Dans ce récit – aujourd’hui retranscrit dans un ouvrage[[Palestine, La Pensée sauvage éditions, 2020]] –, les lieux laissent progressivement la place à des visages de femmes, d’hommes, d’enfants. Partout la même humanité. Partout aussi les mêmes humiliations et les mêmes blessures. Pas de quoi faire perdre à Françoise sa rigueur intellectuelle : « À chacun de mes voyages, je vais voir des partenaires du CCFD-Terre Solidaire en Israël comme dans les territoires palestiniens. Je veux écouter tout le monde pour me forger une opinion », insiste-t-elle.\n\nUne démarche saluée par Rawan Bisharat directrice de Sadaka reut, partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui fait se rencontrer des jeunes Juifs et Arabes en Israël. « Je connaissais Françoise grâce à ma mère qui m’avait parlé d’elle et par nos échanges de mails. À Nazareth, il y a deux ans, elle a pris la parole lors d’une conférence. Sans avoir jamais vu sa photo, je savais que c’était elle ! raconte-t-elle. Elle a quelque chose de spé­cial : une façon d’écouter, de laisser chacun s’exprimer sans jamais s’interposer. »\n\nCette inlassable collectionneuse de témoignages met un point d’honneur à « connecter » toutes les personnes rencontrées au sein d’un vaste réseau dont les fils partis de Grenoble ou de Jérusalem, forment une grande constellation. « Elle agit comme nous le faisons, s’amuse Rawan Bisharat. Je crois qu’elle est à moitié Palestinienne. Nous ressentons sa présence à nos côtés, même quand elle est loin de nous. Elle nous redonne de l’espoir. »\n\nUn espoir qu’elle n’a jamais voulu abandonner, « même si la situation est aujourd’hui bien pire pour les Palestiniens qu’en 1965. Tout se passe dans une totale indifférence internationale, encore accentuée par la crise sanitaire », regrette celle qui contre vents et marées reste fidèle à son combat, tout en veillant toujours à garder la bonne distance : « Je ne suis ni devant ni derrière, mais à côté des Palestiniens », glisse-t-elle, avec une certaine humilité.\n\nPour mieux découvrir le combat de Françoise Guyot et ses aventures en Palestine, plongez vous dans le livre qu'elle vient de faire paraitre \"Palestine, la force de l'espoir\" : \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"12035\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/","name":"France-Palestine : la tisseuse de liens - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Visite-de-la-chargee-de-mission-2013-005.jpg","datePublished":"2021-08-15T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-05-15T11:24:27+00:00","description":"Plus de cinquante ans après avoir découvert la Palestine, Françoise Guyot a fait de cette terre sa seconde patrie. Portrait d'une bénévole du CCFD-Terre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-palestine-la-tisseuse-de-liens-portrait/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Visite-de-la-chargee-de-mission-2013-005.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Visite-de-la-chargee-de-mission-2013-005.jpg","width":1920,"height":1449}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ou-va-notre-terre-table-ronde-retransmise-en-direct-de-lourdes-et-animee-par-laurent-grzybowski/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ou-va-notre-terre-table-ronde-retransmise-en-direct-de-lourdes-et-animee-par-laurent-grzybowski/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Où va notre terre? Table-ronde retransmise en direct de Lourdes et animée par Laurent GRZYBOWSKI","datePublished":"2021-08-23T11:35:10+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:32:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ou-va-notre-terre-table-ronde-retransmise-en-direct-de-lourdes-et-animee-par-laurent-grzybowski/"},"wordCount":277,"commentCount":8,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["COP26"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la perspective de la COP 26, le CCFD-Terre Solidaire organise en direct de Lourdes une table-ronde animée par Laurent GRZYBOWSKI, journaliste à l’hebdomadaire La Vie autour du thème \"Où va notre terre, ensemble agissons pour plus de justice climatique\" :\n\n- Comment ne pas prendre conscience que notre lien à la nature n’est pas un lien de domination, mais d’interdépendance ?\n\n- Comment ne pas admettre que  nous avons envisagé trop longtemps les dons de ce monde comme des biens matériels que nous pouvions exploiter à l’infini, pris au piège d’un consumérisme exacerbé ?\n\n- Pourquoi les premières victimes de cette catastrophe sont les populations les plus vulnérables ?\n\n\n\nIntervenants :\n\nMenotti BOTTAZZI – ancien Secrétaire général du CCFD \nAlexandre CARLIER, directeur de l’ASBL « Racynes » - Belgique \nVincent FONVIEILLE - Fondateur et dirigeant de La Balaguère, Président de l’association ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) – Occitanie\nPère Bertrand GOURNAY – Aumônier national du CCFD-Terre Solidaire\nAïcha KROMBI -Association Terre et Humanisme - Maroc\nMichel MOLITOR - Président d’Entraide et Fraternité/Vivre Ensemble – Belgique\nAdolphe MUBEMBE SHEMIGANI - membre du Comité des paysans pour la navigation et l’agriculture – République Démocratique du Congo\nMgr Olivier RIBADEAU - DUMAS – Recteur du sanctuaire Notre Dame de Lourdes\n\nPour en savoir plus téléchargez le dossier de presse :  \n\ndossier_de_presse_-_lourdes_-_60_ans_-.pdf\nDocuments joints\n\n\n\ndossier_de_presse_-_lourdes_-_60_ans_-.pdf\n\n\n\ndossier_de_presse_-_lourdes_-_60_ans_--2.pdf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ou-va-notre-terre-table-ronde-retransmise-en-direct-de-lourdes-et-animee-par-laurent-grzybowski/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ou-va-notre-terre-table-ronde-retransmise-en-direct-de-lourdes-et-animee-par-laurent-grzybowski/","name":"Où va notre terre? Table-ronde retransmise en direct de Lourdes et animée par Laurent GRZYBOWSKI - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-08-23T11:35:10+00:00","dateModified":"2021-09-15T13:32:05+00:00","description":"Dans la perspective de la COP 26, le CCFD-Terre Solidaire organise en direct de Lourdes une table-ronde animée par Laurent GRZYBOWSKI, journaliste à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Séisme à Haïti : ce que j&rsquo;ai vu dans le Sud","datePublished":"2021-08-26T11:17:10+00:00","dateModified":"2022-01-12T15:15:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/"},"wordCount":1509,"commentCount":11,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/HAITI-RELIVING-AFTER-THE-EARTHQUAKE1.jpg","articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Colette Lespinasse est le point de liaison en Haïti de la Coordination Europe Haïti (COEH) dont fait partie le CCFD-Terre Solidaire. Elle est allée dans le Sud de l'île pour constater l’étendue des dégâts et des besoins. Nous avons été très touchés par son témoignage qu'elle nous a autorisé à publier ici\n\n\n\n\n\n\n\nLes mercredi 18 et jeudi 19 août 2021, je me suis rendue dans le département du Sud d’Haïti très affecté par le tremblement de terre du 14 août 2021 pour rendre visite à quelques amis et collègues qui habitent dans cette région.\n\n\n\n\n\n\n\nJe voulais être aussi présente sur les lieux pour voir de mes yeux ce que de nombreux médias ne cessaient de rapporter sur les conséquences dramatiques de ce séisme qui venait de ravager la péninsule Sud.\n\n\n\nSe rendre dans le Sud en venant de Port-au-Prince, la capitale, n’est pas chose facile. Il faut traverser une zone interdite, Martissant, la sortie Sud de la capitale contrôlée depuis plusieurs mois par des groupes armés.\n\n\n\nCe mercredi, ils ont décidé de faire une trêve et les gens se sont empressés de traverser cette forme de frontière au sein de la ville afin d’aller rejoindre leurs familles.\n\n\n\nQuand on s’approche des villes du Sud, on peut déjà constater les dégâts avec des éboulements de pierres qui jonchent les voies, obstruant encore partiellement le passage, des pans de montagnes qui ont glissé, des rues fendues, des arbres déracinés par le mouvement violent de la terre...\n\n\n\nDes écriteaux placés au beau milieu de la route par des riverains indiquent que dans cette zone, il y a aussi des victimes avec des besoins, et qu’il ne faut pas les ignorer.\n\n\n\nLa majorité des victimes sont dans les zones rurales\n\n\n\nA l’entrée de la ville des Cayes, un embouteillage monstre avec des véhicules de parents qui viennent apporter un peu d’aide et de réconforts à leurs proches ou de camions remplis d’aide qui essaient de rejoindre un bureau.\n\n\n\nJ’ai vu, et j’ai compris un peu la profondeur de la crise que nous sommes en train de vivre en Haïti, faute de politique publique en faveur de la population.\n\n\n\nIci et là, des maisons complètement aplaties, d’autres endommagées avec des fissures profondes, d’autres qui tiennent encore debout, intactes, malgré la force des répliques incessantes.\n\n\n\nParmi les 2,000 morts enregistrés, le département du Sud accuse plus de la moitié. On parle de 500 décès pour les Cayes et tout le monde a compris qu’il s’agissait seulement de la ville qui porte ce nom. Ce qui explique pourquoi c’est dans ce lieu que se dirige d’abord l’aide.\n\n\n\nMais faux. La majorité des décès se trouve dans les sections communales, qui sont pour la plupart des communautés rurales. Et quand on mentionne les Cayes, il s’agit de toute la commune incluant bien sûr la ville aussi.\n\n\n\n\n\n\n\nOn n’a pas encore fini de compter les blessés et les morts. Des personnes vivantes sont retrouvées sous les décombres cinq jours après le tremblement de terre.\n\n\n\nIci, à l’hôpital de l’OFATMA, on observe le va-et-vient incessant d’hélicoptères qui remplissent l’espace de leur vrombissent assourdissant.\n\n\n\nDans cet hôpital fissuré, les blessés sont triés sur la cour et les plus graves sont transportés vers d’autres centres hospitaliers du pays à travers ces hélicoptères mis à la disposition d’Haïti par les gardes-côtes américains.\n\n\n\nUn peu plus loin, c’est le bureau de la Direction départementale de la Protection Civile, qui devrait représenter le centre nerveux des opérations. Les véhicules tout-terrain des humanitaires y font le va-et-vient et les réunions interminables.\n\n\n\nMais on n’a pas l’impression que quelque chose de grand bouge réellement dans ce lieu quand on tient compte de l’ampleur de la catastrophe.\n\n\n\nBrusquement, un leader politique fait son apparition, flanqué de motocyclettes et véhicules qui le suivent et de caméras qui filment son show.\n\n\n\nIl est venu, dit-il, rendre visite aux victimes. Mais tout laisse croire que derrière tout cela se profile une sorte de campagne politique.\n\n\n\nAux Cayes et à Camp-Perrin (une autre commune proche), quelques tracteurs s’activent pour démolir des édifices effondrés afin d’y rechercher d’éventuels survivants ou en retirer les corps qui commencent déjà à se décomposer.\n\n\n\nDurant les deux premiers jours après le séisme, sans équipe de secours, c’est la population, avec les moyens du bord qui a sorti les survivants et aussi plusieurs morts sous les décombres.\n\n\n\nLire aussi : Séisme à Haïti, la société civile debout pour organiser l’aide\n\n\n\nDehors, notamment dans les sections communales, le peuple souffre et attend désespérément de l’aide, surtout une bâche ou une tente pour pouvoir s’abriter le soir.\n\n\n\nLes familles dorment dans la rue\n\n\n\nLe lendemain du tremblement de terre, soit le 15 Août 2021, les sinistrés ont vécu une grande averse en raison du passage de la tempête tropicale Grace.Le soir, il est très difficile de circuler dans les villes, car les rues servent désormais de dortoirs.\n\n\n\nEn raison des répliques incessantes, les gens qui ont encore une maison debout ont peur d’y entrer. Mais la plupart n’en ont plus. Certaines communautés sont détruites à plus de 80% selon les observations sommaires.\n\n\n\nAussi, c’est à même le sol que les membres des familles jettent le soir un morceau de carton ou un drap pour pouvoir s’allonger et dormir un peu.\n\n\n\n\n\n\n\nPour atteindre le lieu où j’allais passer la première nuit mercredi 18 aout à Aquin, j’ai dû réveiller plusieurs personnes de leur sommeil afin de dégager un peu la route et laisser passer le véhicule qui transportait des matériels médicaux, un peu de médicaments et de la nourriture pour mes proches et la brigade cubaine qui s’active dans cette ville à prendre soin des blessés.J’ai noté que la grande majorité des maisons qui n’ont pas résisté au séisme sont récentes, même si certaines anciennes constructions en béton ou en structures confectionnées avec des matériaux légers se sont aussi écroulées.\n\n\n\nIl est clair, qu’il y a un grand travail à faire en Haïti pour que les constructions se fassent de manière différente.\n\n\n\nLa résistance on non des maisons au choc du tremblement de terre est révélatrice du niveau de respect des normes de base en matière de construction dans un espace comme Haïti très vulnérable aux aléas naturels comme les tremblements de terre, les cyclones, entre autres.\n\n\n\nMalgré la douleur palpable sur les visages, j’ai constaté que la vie reprend petit à petit son cours. Des marchandes de nourritures cuites s’activent déjà à préparer à manger, des étalages se forment pour offrir encore le peu qui restait d’un stock sauvé des décombres, des paysans vont faire paître leurs animaux…\n\n\n\nDes femmes prennent soin des enfants, lavent le linge, des hommes retirent quelques débris des décombres pour essayer de forger pour la famille un abri de transition.\n\n\n\nLes gens n’ont pas le choix. Ils doivent se remettre debout pour survivre, car ils n’attendent pas grand-chose de l’Etat et ne peuvent pas compter sur l’aide des ONG qui tarde à venir ou qui ne viendra pas.\n\n\n\nEn cinq ans, c’est la seconde fois que le Grand Sud d’Haïti est frappée par une catastrophe majeure. En octobre 2016, c’était le passage de l’ouragan Matthew qui avait gravement endommagé toute cette région.\n\n\n\nAprès avoir enregistré deux tremblements de terre majeurs (7.2 sur l’échelle de Ritcher) dans l’intervalle d’une dizaine d’année et subi la violence de plusieurs ouragans, Haïti doit repenser son système de construction, l’aménagement de son territoire, la gestion des risques et désastres dans une perspective de meilleure protection de sa population.\n\n\n\nLes catastrophes enregistrées à chaque fois ne sont pas naturelles mais plutôt le résultat de mauvaises politiques et surtout d’un grand manque d’attention pour la population et pour la fragilité de cette île traversée par de nombreuses failles et sur le chemin des cyclones.\n\n\n\nAprès cette nouvelle catastrophe et un contexte politique extrêmement difficile et volatile, le peuple haïtien trouvera-t-il encore la force nécessaire pour se relever ?\n\n\n\nColette LespinasseDepuis Haïti\n\n\n\nCrédits photo :Iteca"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/","name":"Séisme à Haïti : ce que j'ai vu dans le Sud - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/HAITI-RELIVING-AFTER-THE-EARTHQUAKE1.jpg","datePublished":"2021-08-26T11:17:10+00:00","dateModified":"2022-01-12T15:15:05+00:00","description":"Colette Lespinasse est le point de liaison en Haïti de la Coordination Europe Haïti (COEH) dont fait partie le CCFD-Terre Solidaire. Elle est allée dans","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-ce-que-jai-vu-dans-le-sud/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/HAITI-RELIVING-AFTER-THE-EARTHQUAKE1.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/HAITI-RELIVING-AFTER-THE-EARTHQUAKE1.jpg","width":1920,"height":1280,"caption":"A man finishes destroying the rubble of a building with a sledgehammer in the city center. On August 14, 2021, an earthquake of magnitude 7.2 hit the south of Haiti causing numerous human and material damages. One month later, the humanitarian situation is still very complicated with no state aid and international aid that is slow to arrive. Photo by Jeremie Lusseau / Hans Lucas Un homme termine de detruire les decombres d un immeuble a la masse dans le centre ville. Le 14 aout 2021, un tremblement de terre de magnitude 7,2 frappait le sud d Haiti causant de nombreux degats humains et materiels. Un mois plus tard, la situation humanitaire est encore tres compliquee avec une aide de l etat inexistante et une aide internationale qui tarde a arriver. Photographie de Jeremie Lusseau / Hans Lucas"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Séisme à Haïti, la société civile debout pour organiser l&rsquo;aide","datePublished":"2021-08-25T14:05:56+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/"},"wordCount":1264,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/distrib_haiti_840.jpg","articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Après le violent séisme qui a touché Haïti le 14 aout 2021, les organisations partenaires haïtiennes que nous soutenons sur place sont à pied d'œuvre pour que l'aide arrive jusqu'aux victimes les plus touchées\n\n\n\n[caption id=\"attachment_12048\" align=\"aligncenter\" width=\"840\"]Après le séisme qui a frappé Haïti le 14 aout 2021, distribution d'aide alimentaire par l'ONG haïtienne ITECA[/caption]\nLe samedi 14 aout 2021 au matin, Haïti a été frappé une nouvelle fois par un tremblement de terre touchant en majeure partie la presqu’ile sud. Ce séisme de magnitude 7.2 a provoqué de considérables dégâts dans les trois départements de la région du sud-ouest d’Haïti.\n\nUn lourd bilan humain\n\nNeuf jours après la catastrophe, le décompte du bilan humain n'en finit pas d’empirer. Selon le dernier bulletin de la Direction de la Protection Civile, au moins 2207 personnes sont mortes, 344 disparues et 12268 blessées.  \n\nLes opérations de recherche se poursuivent dans les décombres pour retrouver les disparus, mais la possibilité de retrouver des survivants s'amenuise un peu plus chaque jour. \n\n\n\nD’après les autorités haïtiennes, ce sont environ 600 000 personnes qui ont été directement affectées par le tremblement de terre et qui ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence.\n\nEn outre, la menace de plusieurs répliques plane et entretient la peur parmi les populations locales. \n\nLe dimanche 22 août, une réplique d’une magnitude de 5,0 a été nettement ressentie, décourageant les sinistrés à rejoindre leurs fragiles habitations. \n\nComme souvent à chaque catastrophe naturelle ou climatique en Haïti, ce sont les zones reculées qui sont les premières frappées, ce qui renforce davantage l’isolement des populations rurales et paysannes.\n\n\n\n\nDifficultés d’acheminement de l’aide\n\nL’assistance humanitaire tarde à arriver auprès des populations affectées. \n\nApporter de l’eau et de la nourriture aux sinistrés est un défi logistique. Non seulement les ponts et les routes sont endommagés par le séisme, mais il faut aussi éviter les attaques des convois routiers par des bandits. \n\nDepuis le début du mois de juin, toute circulation était impossible sur la partie de la route nationale qui traverse la zone de Martissant, quartier pauvre de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, et terrain d’affrontements entre gangs armés. \n\n\nUne trêve temporaire entre gangs\n\n\nUne trêve temporaire entre gangs a été déclarée le temps que la solidarité puisse faire son œuvre. Néanmoins la montée en puissance des gangs, l’envolée des kidnappings et de la violence (qui a atteint un paroxysme au moment l’assassinat du président de facto Jovenel Moïse), fragilisent davantage la mise en œuvre de l’aide.\n\nLes destructions et dégâts étant particulièrement conséquents dans les zones rurales enclavées, les autorités haïtiennes privilégient désormais l’acheminement de l’aide humanitaire par voie aérienne. \n\nLire aussi  : En Haïti, la lutte courageuse du JILAP contre la « gangstérisation du pouvoir » (Podcast)\n\n\n\nLa réponse des partenaires locaux du CCFD-Terre Solidaire \n\n- ITECA\n\nd’ITECA est une ONG haïtienne d'appui aux mouvements paysans que nous soutenons depuis de nombreuses années.\n\nElle témoigne que les dégâts sont immenses dans ses zones d’intervention du Sud (Aquin, Saint-Louis, Maniche, Cavaillon, Cayes, Port-a-Piment, Chardonnières, Les Anglais, Tiburon). \n\nLes premiers bilans partiels font état de nombreux blessés et victimes, mais aussi de pertes matérielles très importantes, tant au niveau des infrastructures publiques que des infrastructures familiales. \n\nDans les trois départements, ce sont 52,953 maisons détruites qui ont jusqu’à maintenant été décomptées. \n\nITECA met en place un plan de réponse aux besoins humanitaires urgents des communautés les plus affectées dans ses zones d’intervention. \n\nITECA s’appuie sur les espaces de coordination mis en place lors catastrophes naturelles précédentes. Ce plan d’urgence sera suivi d’un plan d’action lié au relèvement ou à la réhabilitation dans les communautés ciblées afin de s’inscrire dans une dynamique plus structurante.\n\n\n\n- JILAP\nLa Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP), dont plus de 20 membres ont vu leurs maisons détruites ou endommagées dans les Nippes, souhaite apporter son soutien aux familles sinistrées par :\n\n- l’envoi de produits de première nécessité, \n\n- la réparation de leur maison \n\n- un accompagnement dans l’obtention de leurs documents d’identité, indispensables dans l’acquisition de services basiques mais aussi dans l’exercice de leurs droits civiques. \n\nLes équipes de Justice et Paix sur place coordonneront les ressources disponibles.\n\nLire aussi : En Haïti, Jocelyne Colas démêle les fils de la paix\n\n\n- Tèt Kole\n\nLe mouvement paysan Tèt Kole apporte son assistance aux communautés rurales affectées par le séisme. \n\nIl achemine en première urgence des kits d’hygiène, de la nourriture, des tentes et un soutien psychosocial solidaire aux familles paysannes.  \n\nTèt Kole prévoit ensuite, à moyen et long terme, de permettre aux paysans de reconstruire leurs maisons et de reconstituer leur culture vivrière et leur cheptel caprin fortement endommagés par le tremblement de terre. \n\n\n\n\nNe pas revivre le cauchemar du séisme de 2010 et s’attaquer aux causes structurelles\n\nLes organisations de la société civile haïtienne ne veulent pas voir se répéter les erreurs du post-séisme de 2010 : la désorganisation de l'aide humanitaire avait créé de grandes frustrations, d’illusions chez les populations affectées et de nombreux doublons dans les distributions. Des personnes sinistrées vivant dans des zones reculées n’avaient jamais bénéficié des programmes de soutien. \n\nLe séisme de 2010, et le modèle de développement qui prédominait, ont plongé le pays dans un « âge humanitaire » dont il ne s’est jamais remis. \n\nHaïti se trouve maintenant être dans une situation beaucoup plus vulnérable qu’elle ne l’était il y a dix ans. \n\nLe chaos politique a contribué à affaiblir la démocratie et délégitimer l’Etat dont le peuple se méfie fortement. \n\nL’Etat s’est graduellement effondré, tombant dans la déliquescence et la corruption endémique. Il ne propose plus aucune politique publique sociale à la hauteur des attentes populaires. \n\n\n\nAujourd’hui les organisations locales demandent à ne pas être contournées par l’aide internationale.\n\nElles demandent à être prises en compte dans la reconstruction immédiate d’Haïti mais aussi dans son avenir politique et social. \n\nLa solidarité locale doit être au cœur de la réponse humanitaire en s’appuyant sur les organisations sociales, les associations haïtiennes, les réseaux d’entraide et communautaires. \n\nLes acteurs sociaux et partenaires haïtiens le disent aujourd’hui :  cet élan de solidarité internationale doit se faire en respectant la dignité et les besoins des victimes. \n\nIls veulent absolument éviter toute instrumentalisation de la crise au profit des projets politiques de l’élite. \n\nL'objectif de l'aide internationale doit être mettre en place des interventions structurantes qui permettront aussi à la population d'être mieux équipée à l'avenir pour faire face à d'éventuelles nouvelles catastrophes.\n\nJules Girardet\nChargé de mission Haïti\nCrédit photos : Iteca\n\n\nJE FAIS UN DON\n[gallery link=\"file\" ids=\"12053,12054,12048,12050,12051,12049,12055,12056\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/","name":"Séisme à Haïti, la société civile debout pour organiser l'aide - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/distrib_haiti_840.jpg","datePublished":"2021-08-25T14:05:56+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:45+00:00","description":"Après le violent séisme qui a touché Haïti le 14 aout 2021, les organisations partenaires haïtiennes que nous soutenons sur place sont à pied d'œuvre pour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-a-haiti-la-societe-civile-debout-pour-organiser-laide/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/distrib_haiti_840.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/distrib_haiti_840.jpg","width":840,"height":630,"caption":"Après le séisme qui a frappé Haïti le 14 aout 2021, distribution d'aide alimentaire par l'ONG haïtienne ITECA"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Palerme, ville-frontière vers une citoyenneté solidaire","datePublished":"2021-09-02T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-07T15:27:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/"},"wordCount":1090,"commentCount":22,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/arton7083.jpg","keywords":["Droits humains","Migrations"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"J’ai passé cinq mois à Palerme au sein de l’association Arci Porco Rosso dans le cadre de l’Alliance pour une Autre Gouvernance des Migrations. Nous sommes cinq volontaires à être parties découvrir cinq villes européennes, considérées comme particulièrement « accueillantes ». Nous devions étudier leurs bonnes pratiques pour repenser l’accueil et l’accès aux droits des personnes migrantes, sur la base d’une alliance entre la société civile et les autorités.\n\nPalerme, chef-lieu de la région Sicile, est une ville qui s’est, à plusieurs reprises, rebellée contre les politiques nationales répressives. En novembre 2018, le décret « Sécurité et Immigration », voulu par Matteo Salvini, alors ministre italien de l’Intérieur, et porté par la coalition de la Ligue du nord et le Mouvement 5 étoiles, a été adopté par le Parlement. Le texte, qui comporte de nombreuses mesures sécuritaires[[Ce décret restreint le droit au séjour et facilite l’expulsion des personnes migrantes]], interdit notamment d’inscrire les demandeurs de protection internationale sur les registres de l’état civil, les privant de l’accès à des services de base, comme la consultation d’un médecin généraliste. Le maire de Palerme, Leoluca Orlando, a aussitôt qualifié ces mesures « d’anticonstitutionnelles et inhu­maines » et a refusé de les appliquer. Avec d’autres maires, il a fait front commun contre ce décret inique.\n\nCet engagement fort pour le droit des personnes migrantes se retrouve dans la Charte de Palerme : « De la migration comme souffrance à la mobilité comme droit humain » qui marque un véritable changement de paradigme. Publié en 2015, ce texte est aussi une prise de position radicale contre des politiques européennes et nationales, car il demande la suppression du permis de séjour et la reconnaissance de la liberté de circulation et du droit à la résidence.\nPalerme, ville-monde et ville-frontière\n&lt;groschiffre|chiffre=3851|align=right|texte=mineurs non=\"\" accompagnés=\"\" sont=\"\" arrivés=\"\" sur=\"\" les=\"\" côtes=\"\" italiennes=\"\" en=\"\" 2020,=\"\" et=\"\" 894=\"\" le=\"\" territoire=\"\" sicilien.=\"\"&gt;Dans un contexte national particulièrement hostile aux personnes migrantes, cette prise de position est fondamentale, mais la réalité est plus complexe. Le rapport de la ville à son immigration dépend du contexte historique et géographique ainsi que du tissu géopolitique au sein duquel elle se trouve. De par sa situation géographique, la Sicile est devenue au cours des dernières années une des principales portes d’entrée en Europe pour les personnes migrantes, et elle a dû gérer des situations d’urgence. La majorité de ces personnes ont traversé la Méditerranée risquant leur vie, après être passées par le désert et la Libye.&lt;/groschiffre|chiffre=3851|align=right|texte=mineurs&gt;\n\nMarquée par une forte précarité écono- mique et sociale, Palerme est aussi une « ville-frontière » dans les deux sens du terme : les gens y viennent et en repartent.\n\nLes Palermitains sont en effet parfois contraints d’émigrer pour des raisons économiques vers le nord de l’Italie, et les personnes migrantes veulent aussi poursuivre le voyage pour rejoindre des amis ou de la famille afin de trouver de meilleures conditions de travail. C’est donc à la fois un lieu de passage et un lieu d’émigration.\n\nLe quartier de Ballarò est considéré comme l’un des centres de la « Palerme multiethnique » : 60 % de la population vient de l’étranger : Bangladesh, Sri Lanka, Côte d'Ivoire, Nigeria et Maghreb. Dans les rues, la diversité culturelle est manifeste : les couleurs, les odeurs, les dialectes se mélangent. Mais la pauvreté et la dégradation architecturale de ces quartiers du centre-ville (Ballarò, Il Capo, la Cala…) et la lenteur d’une réponse institutionnelle, contraignent les habitants à accepter des conditions de vie difficiles.\n\n\nL'alliance entre société civile et autorités locales\nDans ce contexte, la relation entre la mairie et une partie de la société civile sur la question migratoire est complexe. Elle s’établit sur une tension entre un partage des principes communs et des critiques sur l’absence de mise en œuvre des mesures annoncées par les institutions et des temps de réaction trop longs. Toutefois, malgré ces difficultés, la force de certains projets, coconstruits provient de la volonté d’établir un diagnostic commun des problèmes et des besoins.\n\nLors de mes entretiens, plusieurs personnes ont souligné la nécessité de créer des espaces de concertation afin de faciliter la rencontre entre les acteurs qui opèrent autour de la question migratoire et de l’accueil.\n\nEn février 2019, la municipalité a ouvert la Maison des droits, pour favoriser la coordination entre associa- tions et institutions. Elle accueille des associations qui assurent des permanences sociojuridiques, proposent un projet d’insertion au travail porté par des personnes migrantes et des opérateurs municipaux. Ce lieu municipal est ouvert aux personnes en situation irrégulière. La Maison des droits vise aussi à mieux coordonner et repenser les initiatives autour des mineurs isolés non accompagnés (MNA). En 2020, 3 851 d’entre eux sont arrivés sur les côtes italiennes et 894 sur le territoire sicilien.\n\nLa situation de ces jeunes particulièrement vulnérables ne s’améliore pas à leur majorité. En effet, considérés comme autonomes par l’État qui refuse de prendre en compte la nature transitionnelle du passage à l’âge adulte, les néo-majeurs sortent du système d’accueil national.\n\nDans ce contexte, deux projets novateurs, avec l’objectif d’autonomiser des mineurs ont vu le jour : Harraga (ceux qui brûlent les frontières) et Saama. Coconstruits par neuf acteurs institutionnels et associatifs, ces projets tiennent compte de tous les aspects de la vie des jeunes. Sur la base d’échanges avec un groupe de huit MNA, l’équipe a identifié trois axes de travail : création de dossiers numériques pour pouvoir conserver les informations sur le parcours des jeunes migrants ; accès à des formations et mise en place de partenariats avec des entreprises ; et enfin, droit au logement par la mise à disposition d’appartements pour les néo-majeurs.\n\nMalgré un contexte économique difficile, la ville de Palerme amorce un changement de paradigme qui vise à sortir d’une approche assistancielle et urgentiste des migrations pour aller vers une citoyenneté solidaire urbaine, portée par une alliance de la société civile et des autorités locales.\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"12062\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/","name":"Palerme, ville-frontière vers une citoyenneté solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/arton7083.jpg","datePublished":"2021-09-02T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-07T15:27:05+00:00","description":"J’ai passé cinq mois à Palerme au sein de l’association Arci Porco Rosso dans le cadre de l’Alliance pour une Autre Gouvernance des Migrations. Nous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/palerme-ville-frontiere-vers-une-citoyennete-solidaire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/arton7083.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/arton7083.jpg","width":2333,"height":2300,"caption":"African immigrant runs a shop in Ballaro market in Palermo, Sicily on April 24, 2018. For decades migrants from black Africa arrive to Sicily with hope to settle in safety, their preferable destiny is Palermo, the capital of Sicily and its Ballaro area where rent price is lower. (Photo by Dominika Zarzycka/NurPhoto) (Photo by Dominika Zarzycka / NurPhoto / NurPhoto via AFP)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Samedi 11 septembre : fête de l’agroécologie à Saint Alban (Bretagne)","datePublished":"2021-08-31T10:16:23+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/"},"wordCount":155,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/evenement_bretagne-3-1-e1642150382652.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire, l’association Goublayons Ferme, le GFA Sol en bio et Terre de liens Bretagne, vous invite à un après-midi festif, riche en activités, à Saint-Alban, le samedi 11 septembre. \n\nCette journée sera l’occasion de se retrouver et d’échanger sur le thème de l’agroécologie et l’accès au foncier ici et là-bas.\n\n\nAu programme :\n-\tDe 16h à 19h : marché paysan et exposition sur la ferme\n-\tA 14h : randonnée palabre, sur les problématiques du foncier ici et ailleurs, en musique \nRendez-vous samedi 11 septembre, à partir de 14h, à la Grande Goublaie, 22400 Saint-Alban.\nCet événement est organisé par les équipes locales du CCFD-Terre Solidaire dans le cadre du rallye agroécologique sur la côte d'Emeraude (Bretagne), qui se tient de juillet à octobre.\n\nPour plus d'informations : \n06 03 80 87 87\nccfdstmalo@gmail.com[gallery link=\"file\" ids=\"12069,12070,12067\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/","name":"Samedi 11 septembre : fête de l’agroécologie à Saint Alban (Bretagne) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/evenement_bretagne-3-1-e1642150382652.png","datePublished":"2021-08-31T10:16:23+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:48+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire, l’association Goublayons Ferme, le GFA Sol en bio et Terre de liens Bretagne, vous invite à un après-midi festif, riche en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-11-septembre-fete-de-lagroecologie-a-saint-alban-bretagne/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/evenement_bretagne-3-1-e1642150382652.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/evenement_bretagne-3-1-e1642150382652.png","width":360,"height":189}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Samedi 25 septembre : rendez-vous au Festival Treille en Fête à Lille","datePublished":"2021-09-01T12:23:41+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:53:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/"},"wordCount":292,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_122056.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire célèbre ses 60 ans cette année. \n\nIl sera présent au Festival Treille en Fête, à Lille, le 25 septembre à partir de 15h. \nCe sera l’occasion de rappeler que la solidarité se joue ici et là-bas, que nous devons tous être unis pour relever les défis actuels : climatiques, sanitaires et sociaux.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, pour l'occasion, vous proposera des animations intergénérationnelles en accès libre sur le parvis de la Cathédrale :\n\nAu programme : \n\n- De 15h à 19h : scène ouverte sur le parvis de la Cathédrale avec des groupes locaux et animations pour toute la famille (jeux traditionnels flamands et découverte du monde, atelier de fabrication de jeux en matériaux de récupération, jeu de plateau sur le devoir de vigilance, stand partenaires, quizz, ciné-débat « nourrir le changement »). \n\n- De 19h à 20h30 : restauration possible sur le parvis avec Food Truck et animation musicale \n\n- De 20h30 à 22h : concert du groupe Holi \nLien vers la billetterie\n\n\n\nInfos pratiques : \n\nL'équipe du Festival organise des transports en Bus pour les activités du Samedi au Prix  de 5€ *\n\n- De Dunkerque. Départ: 13h30 - Retour 23h30, 00h00\n- De Beaucamps. Départ: 14h - Retour 23h00, 23h30\n- De Roubaix. Départ: 14h - Retour 23h00, 23h30\n- De Tourcoing. Départ: 14h - Retour 23h00, 23h30\n- De Hazebrouck en passant par Armentières. Départ 13h30 - Retour 23h30, 00h00\n\n*La réservation se fait lors de l'achat des places pour le concert d'Holi\n\n\nPour plus d'infos : \nConsultez le site du Festival \nRetrouvez l'événement sur Facebook \n\n[gallery link=\"file\" ids=\"12073\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/","name":"Samedi 25 septembre : rendez-vous au Festival Treille en Fête à Lille - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_122056.png","datePublished":"2021-09-01T12:23:41+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:53:06+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire célèbre ses 60 ans cette année. Il sera présent au Festival Treille en Fête, à Lille, le 25 septembre à partir de 15h. Ce sera","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/samedi-25-septembre-rendez-vous-au-festival-treille-en-fete-a-lille/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_122056.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_122056.png","width":350,"height":268,"caption":"capture_d_ecran_2021-09-01_122056.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En septembre, de nombreux rendez-vous autour de la solidarité internationale à Lille","datePublished":"2021-09-01T14:46:38+00:00","dateModified":"2021-11-09T10:36:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/"},"wordCount":203,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_143720.png","inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 ans de solidarité ici et là-bas. \n\nVous aussi, vous avez envie d’être le maillon d’une chaîne de solidarité ? Vous souhaitez construire un monde plus juste ? \n\nLe diocèse de Lille et l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire vous propose de nombreux rendez-vous thématiques en septembre. Rejoignez-nous ! \n\n\nA Mouvaux, le 10 septembre \n\n- De 18h à 21h \n- Au Centre du Hautmont \n- Thème : Afrique et écologie \n\n\nA Marcq-en-Baroeul, le 11 septembre \n\n- De 16h à 18h \n- A la Salle Saint-Paul \n- Thème : Migrations internationales \n\n\nA St-Sylvestre-Cappel, le 12 septembre \n\n- De 15h à 18h \n- A la Salle des Fêtes \n- Thème : la Birmanie (témoignages, vidéos, pot de l’amitié et Chorale) \n\n\nA Toufflers, le 17 septembre \n\n- De 19h30 à 20h30\n- A la Salle de la Chênaie\n- Thème : les Caraïbes (films, témoignages, musique) \n\n\nA Templeuve en Pévèle, le 18 septembre \n\n- De 15h à 18h \n- A la Mairie centre \n- Thème : les Pays Andins (expo photos, vidéos, musique des Andes) \n\n\nPour plus d'informations :  \nccfd59.lille@ccfd-terresolidaire.org\n\n\n\n[gallery link=\"file\" ids=\"12076\"]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/","name":"En septembre, de nombreux rendez-vous autour de la solidarité internationale à Lille - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_143720.png","datePublished":"2021-09-01T14:46:38+00:00","dateModified":"2021-11-09T10:36:03+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 ans de solidarité ici et là-bas. Vous aussi, vous avez envie d’être le maillon d’une chaîne de solidarité ? Vous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-septembre-de-nombreux-rendez-vous-autour-de-la-solidarite-internationale-a-lille/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_143720.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/capture_d_ecran_2021-09-01_143720.png","width":686,"height":422,"caption":"capture_d_ecran_2021-09-01_143720.png"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-soutenir-les-femmes-victimes-des-rebelles-islamiques-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-soutenir-les-femmes-victimes-des-rebelles-islamiques-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En RDC : soutenir les femmes victimes des rebelles islamiques","datePublished":"2021-09-03T16:15:38+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-soutenir-les-femmes-victimes-des-rebelles-islamiques-podcast/"},"wordCount":337,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Paix et vivre ensemble","Podcast"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Samuel Pommeret, chargé de mission Afrique, nous éclaire sur la situation en RDC, où de nombreux habitants vivent sous la terreur du groupe armé, ADF, proche de l'Etat Islamique. Avec lui, découvrons l’action de notre partenaire UWAKI qui vient en aide aux populations persécutées, en particulier les femmes.\n\n\n\n\n\n\n\nFemmes paysannes de Masisi, Nord-Kivu, soutenues par UWAKI © William Dupuy / CCFD-Terre Solidaire\n\n\nAu Nord Kivu : les rebelles du groupe armé ADF attaquent les populations\nDepuis 2015, à l’Est de la République Démocratique du Congo, la région de Béni au Nord Kivu, est frappée par le climat de violence et de terreur perpétré par les Forces Démocratiques Alliés (ADF).\nCe groupe armé, composé à l’origine de combattants musulmans ougandais, revendiquent aujourd’hui son appartenance à l’Etat Islamique et vit principalement du pillage des populations et de trafics divers.\nLes massacres se multiplient, les villages sont pillés et brûlés.\nLes femmes et les jeunes filles sont les premières victimes et vivent dans la crainte d'être attaquées et enlevées. Contraintes de fuir, elles ne peuvent plus cultiver leurs terres pour nourrir leurs familles.\nLes opérations de l’armée congolaise ne parviennent pas à mettre fin à cette situation dramatique et participent à une escalade de la violence.\nUWAKI, mène une action multidimensionnelle pour soutenir les femmes victimes\nUWAKI, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, se mobilise notamment aux côtés des femmes déplacées pour les mettre à l'abri, les écouter et les aider à surmonter leurs blessures psychologiques.\nL'association les aide à reprendre leurs activités agricoles et économiques.\nElle mène également des actions de plaidoyer auprès des autorités politiques et militaires pour les interpeller sur la nécessité d’apporter une réponse qui ne soit pas seulement sécuritaire, mais aussi civile et politique.\nA lire aussi : En RDC, la solidarité s’exprime au pied du volcan Nyiragongo (diaporama)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-soutenir-les-femmes-victimes-des-rebelles-islamiques-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-soutenir-les-femmes-victimes-des-rebelles-islamiques-podcast/","name":"En RDC : soutenir les femmes victimes des rebelles islamiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-09-03T16:15:38+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:49:45+00:00","description":"Samuel Pommeret, chargé de mission Afrique, nous éclaire sur la situation en RDC, où de nombreux habitants vivent sous la terreur du groupe armé, ADF,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-chretiens-sengagent-pour-un-meilleur-encadrement-des-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-chretiens-sengagent-pour-un-meilleur-encadrement-des-multinationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des chrétiens s&rsquo;engagent pour un meilleur encadrement des multinationales","datePublished":"2015-04-09T11:22:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-chretiens-sengagent-pour-un-meilleur-encadrement-des-multinationales/"},"wordCount":315,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Conférence des Évêques de France, l'Association éthique et investissement, l’Action catholique des milieux indépendants (ACI), l’Action catholique ouvrière (ACO), le CCFD-Terre Solidaire, le Centre de recherche et d'action sociales (CERAS), la Délégation catholique pour la Coopération (DCC), Justice et Paix, le Secours Catholique-Caritas France, lancent la brochure \"L'économie au service de l'humanité. Au nom de leur foi des chrétiens s'engagent pour un meilleur encadrement des multinationales.\"\n\n\n\n\nQuelles sont les responsabilités des entreprises transnationales, acteurs clés de la mondialisation, notamment dans les pays en développement ? \nQuel cadre légal ? Que pourraient changer la loi française et le processus en faveur d’un traité international des Nations Unies initié en 2014 ?\nQue dit l’Église, comment les chrétiens peuvent-ils agir pour que soient préservés les droits fondamentaux de la personne et le respect de l'environnement ?   \n\nFascicule de 16 pages, disponible gratuitement auprès des associations et téléchargeable.\n\nL'économie au service de l'humanité est le 5e numéro d'une série de brochures consacrées à une prise de parole d'associations chrétiennes pour témoigner et inviter d'autres chrétiens à agir pour un monde plus juste. Déjà parus : Chemins de fraternité, à la découverte de l'encyclique l'Amour dans la Vérité - Au service du bien commun, au nom de leur foi les chrétiens s'engagent pour plus de justice fiscale - A la rencontre du frère venu d'ailleurs, au nom de leur foi des chrétiens s'engagent pour un autre regard sur les migrations, Le Défi de la Paix, au nom de leur foi des chrétiens s'engagent pour plus de justice en Palestine et en Israël."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-chretiens-sengagent-pour-un-meilleur-encadrement-des-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-chretiens-sengagent-pour-un-meilleur-encadrement-des-multinationales/","name":"Des chrétiens s'engagent pour un meilleur encadrement des multinationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-09T11:22:04+00:00","description":"La Conférence des Évêques de France, l'Association éthique et investissement, l’Action catholique des milieux indépendants (ACI), l’Action catholique","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-membres-du-conseil-de-securite-dont-la-france-ne-doivent-pas-bloquer-ladoption-dun-traite-fort/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-membres-du-conseil-de-securite-dont-la-france-ne-doivent-pas-bloquer-ladoption-dun-traite-fort/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les membres du Conseil de sécurité, dont la France, ne doivent pas bloquer l’adoption d’un traité fort","datePublished":"2013-03-25T11:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-membres-du-conseil-de-securite-dont-la-france-ne-doivent-pas-bloquer-ladoption-dun-traite-fort/"},"wordCount":303,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A 72 heures de la fin des négociations du futur Traité sur le commerce des armes (TCA) aux Nations unies à New York, le CCFD-Terre Solidaire déplore que l'attitude des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, empêche des améliorations cruciales.\n\n\n\n« Le projet de TCA en l'état souffre de trois failles majeures : il couvre un nombre trop limité d'armes et ne contrôle pas suffisamment les munitions ; il n'empêche pas assez drastiquement les Etats d'exporter des armes vers des dictatures ; et ne contient aucune garantie de transparence sur le commerce des armes. Ces manquements sont anciens, mais les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité semblent incapables de les corriger. Les Britanniques et les Français privilégient un exercice d'équilibriste pour ne pas incommoder les Américains, les Chinois et les Russes et les garder dans ce processus, même au prix d'un affaiblissement du futur traité. C'est une prise en otage d'un espoir porté par des millions de victimes des conflits », remarque Zobel Behalal, chargé de plaidoyer Paix et conflits présent à New York pour le CCFD-Terre Solidaire.\n\nLe 22 mars 2013, le président de la conférence, l'Australien Peter Woolcoot, a soumis un nouveau projet de traité. Si la rédaction juridique a été améliorée par rapport au projet initial, le texte est bien en deçà des attentes de la société civile.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, membre de la plateforme Contrôlez les armes, appelle à un sursaut des États, notamment de la France, pour faire de cette conférence un succès.\n\nContact : Véronique de la Martinière : 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-membres-du-conseil-de-securite-dont-la-france-ne-doivent-pas-bloquer-ladoption-dun-traite-fort/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-membres-du-conseil-de-securite-dont-la-france-ne-doivent-pas-bloquer-ladoption-dun-traite-fort/","name":"Les membres du Conseil de sécurité, dont la France, ne doivent pas bloquer l’adoption d’un traité fort - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-25T11:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","description":"A 72 heures de la fin des négociations du futur Traité sur le commerce des armes (TCA) aux Nations unies à New York, le CCFD-Terre Solidaire déplore que","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agir-enfin-pour-remettre-la-finance-au-service-du-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agir-enfin-pour-remettre-la-finance-au-service-du-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Agir enfin pour remettre la finance au service du développement","datePublished":"2011-08-12T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agir-enfin-pour-remettre-la-finance-au-service-du-developpement/"},"wordCount":1479,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dette"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Avec  plus de 7000 milliards de dollars partis en fumée depuis le 22 juillet (1) dans les différentes bourses mondiales, l'hypothèse d'un système à bout de souffle se pose avec toujours plus d'acuité et il est clair que le principe d'une économie globale et dérégulée a vécu. \n\n\n\nLa crise qui a éclaté en 2008, mais qui trouve ses origines dans des déséquilibres plus anciens, a révélé une logique financière et économique au service de quelques intérêts particuliers, et s'exerçant au détriment du plus grand nombre. La détermination à agir sur les causes, affichée par beaucoup lors du sommet du G20 de Londres en 2009, s'est trop vite envolée. \n\nA l'époque Nicolas Sarkozy appelait de ses vœux une  \"nouvelle régulation\" du système financier, réforme jugée \"majeure\" et \"non négociable». En tant que chef d'état de la France, assurant la présidence tournante du G20, Nicolas Sarkozy a affirmé de nombreuses fois l'urgence qu'il y avait à réduire les grands déséquilibres persistants et à favoriser la croissance et l'emploi. Mais il faut aujourd'hui admettre que les pouvoirs politiques ont failli, tant au niveau national que dans les enceintes internationales telles que le G20.\n\nAlors que la crise est ancienne, les politiques ont trop peu agi et trop tard. \n\nOù l'on ignore les leçons du passé\nDepuis 30 ans, nombre de pays du Sud subissent déjà cette logique aujourd'hui à l'œuvre en Europe et aux Etats-Unis. Minés par leur dette publique, les Etats ne peuvent investir dans les politiques essentielles pour le développement et le bien de tous, et les politiques d'austérité radicales et le poids de dettes parfois illégitimes pèsent toujours sur les populations. Que ce soit au Mexique en 1994-1995, en Argentine entre 1998 et 2002 ou en Asie en 1997, les plans d'ajustement structurels ont imposé, sous couvert de l'aide et de la sortie du surendettement, les dogmes néolibéraux. \n\nNombre d'états, pauvres ou riches, consacrent une grande partie de leurs ressources financières au service de la dette et de ses intérêts. La situation est dramatique pour les pays du Sud : ainsi en 2005, le gouvernement équatorien dédiait  40% de son budget au service de la dette pendant que les dépenses de santé et d'éducation ne totalisaient que 15% du budget (2). En France, le service de la dette compte pour 15 % du budget.\n\nDans les années 1990, l'action des sociétés civiles mobilisées pour l'annulation des dettes des pays du Sud ont abouti à des annulations partielles de dettes, redonnant de l'oxygène à des économies asphyxiées. Mais le surendettement des Etats s'est poursuivi. Le CCFD-Terre Solidaire, engagé depuis longtemps dans le combat contre la dette et les dérives de la finance, sait qu'il n'y a pas de réponse simple à ces problèmes complexes et c'est pourquoi il a développé en lien avec ses partenaires des pays du Sud une expertise solide sur ces questions. Il estime qu'alors que les pays riches, victimes de leur dette excessive, sont à leur tour la proie des spéculateurs, il est nécessaire de rappeler les causes du marasme. \n\nMettre la justice fiscale au service du développement\nAujourd'hui ce sont les mécanismes d'optimisation fiscale et la dérégulation financière et commerciale qui creusent les déficits en permettant notamment aux entreprises multinationales de pratiquer l'évasion massive de capitaux via les paradis fiscaux. Chaque année les pays du Sud sont privés de 125 milliards d'euros de recettes fiscales, et rien qu'aux Etats Unis, l'évasion fiscale s'élève à 100 milliards de dollars par an. Autant d'argent qui n'ira donc pas à des investissements d'intérêt général, à l'éducation, la santé ou la sécurité alimentaire. La charge fiscale pèse plus lourdement sur les plus modestes : les petites et moyennes entreprises, pourtant les plus grandes créatrices d'emplois dans le monde, sont souvent soumises à une forte imposition, de même que les particuliers. Par contre, les multinationales jouent aisément des mécanismes comptables et de l'absence de transparence pour échapper à l'impôt, et cacher les richesses qu'elles produisent dans les paradis fiscaux. \n\nLa crise fait à nouveau payer les plus pauvres en imposant des politiques d'austérité qui menacent l'éducation de leurs enfants, leur santé, leur emploi ou, dans le cas des immigrés, leur capacité à envoyer de l'argent à leur famille. \n\nLes logiques spéculatives s'étendent jusqu'aux marchés des denrées agricoles et des matières premières. Elles menacent ainsi des populations déjà vulnérables. Les pays du Nord, dans la tourmente financière, sont incapables de soutenir leur niveau d'aide au développement (déjà bien inférieur aux objectifs fixés de 0,7 % du PIB). \n\nAlors que les gouvernements, sous pression des marchés, appliquent des coupes drastiques dans les budgets sociaux, il faut au contraire privilégier une augmentation des ressources propres en engageant des politiques fiscales justes. Si réduire le surendettement des Etats est nécessaire, l'austérité n'est pas la solution. Des exigences de régulation et de transparence s'imposent, afin de remettre la finance au service du développement. \n \nLes pays membres du G20 sont les premiers responsables de cette situation : au sein de ce G20 autoproclamé premier forum de coopération économique au monde, ils doivent s'engager activement pour sortir de ce cercle vicieux :\n\n- Entreprendre un audit des dettes de tous les pays membres de l'Union Européenne et du G20\n\n- Soutenir l'idée d'une  Convention internationale de la dette sous l'égide des Nations-Unie\n\n- Exiger la responsabilité non seulement des Etats, mais aussi des prêteurs, afin d'instaurer des pratiques vertueuses qui limiteront les risques de surendettement et de banqueroute. \n\n- Mettre fin à la concurrence fiscale entre les pays\n\n- Imposer la régulation de la finance et l'abrogation des instruments financiers qui déconnectent la finance de l'économie\n\n- Soutenir l'instauration de taxes sur les transactions financières afin de lutter contre la spéculation et de mobiliser des ressources pour la solidarité internationale\n\n- Exiger des multinationales la transparence comptable et le reporting pays par pays, afin de lutter contre l'évasion fiscale qui prive les Etats de ressources propres nécessaires pour réinvestir dans le développement. \n\n- Instaurer la responsabilité des multinationales et notamment des sociétés mères sur les activités des filiales, afin de lutter contre les délits économiques.\n\n\nDes sociétés civiles vigilantes et mobilisées\nCette crise peut aussi être une opportunité. En effet, la mobilisation, la vigilance et la générosité du public et des acteurs de la société civile ne faiblit pas et permet l'optimisme. La crise doit être l'occasion d'appeler à un changement d'orientation radical et à un nouveau modèle de développement. Déjà en 2009, lors du Forum Social Mondial de Belém au Brésil, les représentants des sociétés civiles du monde entier s'étaient emparés du sujet en lançant une mobilisation pour la nécessaire régulation de la finance. Aux Etats-Unis, sous la pression des sociétés civiles et de l'opinion publique, la loi Dodd-Franck adoptée en juillet 2010 vise à obliger enfin les entreprises cotées à Wall Street à plus de transparence. L'enjeu aujourd'hui est que cette loi soit effectivement mise en œuvre, et que l'Europe pour sa part progresse aussi dans le même sens. \n\nBien que le sujet soit technique, les citoyens ont bien compris les enjeux de la régulation de la finance. Ainsi, lutter contre les paradis fiscaux, c'est lutter contre la pauvreté. \n\nEn Europe, l'organisation « Finance Watch » créé en juin 2011, dont le CCFD-Terre Solidaire est membre fondateur, œuvre dans le même sens. Ainsi, la société civile européenne renforce son expertise et se dote des moyens pour proposer aux législateurs des régulations pertinentes, sensibiliser et mobiliser les citoyens par des campagnes telles que  la campagne du CCFD-Terre Solidaire : « Aidons l'argent  à quitter les paradis fiscaux», qui appelle chacun à agir.  \n\nA l'occasion du G20, nous renforcerons notre mobilisation pour faire avancer notre vision d'un développement durable et profitable à tous.\n\n\n(1) Source : Le Figaro, 10 Août 2011.\n(2)« Auditoría ciudadana de la deuda ecuatoriana », exposé de Hugo Arias à l'occasion du Premier Symposium International sur la Dette publique, Caracas, Venezuela, 22-23-24 septembre 2006.\n\n\n\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agir-enfin-pour-remettre-la-finance-au-service-du-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/agir-enfin-pour-remettre-la-finance-au-service-du-developpement/","name":"Agir enfin pour remettre la finance au service du développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-08-12T00:00:00+00:00","description":"Avec plus de 7000 milliards de dollars partis en fumée depuis le 22 juillet (1) dans les différentes bourses mondiales, l'hypothèse d'un système à bout de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/israel-palestine-changer-pour-souvrir-a-lautre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/israel-palestine-changer-pour-souvrir-a-lautre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Israël-Palestine Changer pour s&rsquo;ouvrir à l&rsquo;autre","datePublished":"2006-06-17T13:58:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T16:08:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/israel-palestine-changer-pour-souvrir-a-lautre/"},"wordCount":510,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Une tragédie sans fin, c'est ainsi que nous apparaît le conflit israélo-palestinien. Depuis un siècle, le projet d'un État pour les Juifs sur la terre de la Bible se heurte à l'incontournable réalité d'une autre présence, celle des Arabes palestiniens, dont l'aspiration à demeurer libres sur leur terre est aussi légitime que celle des Juifs à trouver une patrie refuge en un lieu chargé de sens à leurs yeux.\n\nDepuis la création de l'État d'Israël, en 1948, plusieurs confrontations violentes se sont produites. En dépit des prophéties erronées sur un prétendu choc des civilisations, nous persistons à y voir le résultat d'une situation injuste. L'aspiration des Palestiniens à l'égalité, au droit comme tout peuple, à disposer de lui-même a été sacrifiée. Si la création d'Israël a permis aux Juifs persécutés de dépasser leur condition de parias, elle a été synonyme d'une violence terrible pour les Palestiniens, celle d'une dépossession.\n\nLe principe de deux États apparaît pour l'instant comme le moyen le plus satisfaisant pour dépasser cette dimension tragique de l'Histoire. Alors qu'on connaît depuis longtemps les modalités du partage, il tarde à se concrétiser parce que l'inégalité du rapport de force permet au plus fort de persister dans le déni de l'Autre. Nourrissant en retour la tentation d'un rejet tout aussi radical.\n\nAucune situation injuste ne peut durer éternellement, parce que aucun homme ne peut s'y résigner éternellement. Mais, avant que la justice ne trouve son chemin dans le dédale des passions et des souffrances, des calculs à courte vue et des idéologies mortifères, les termes du conflit peuvent se dégrader au point de détruire irrémédiablement des chances de paix, des trésors d'humanité et bien trop de vies humaines. Il y a urgence à régler le problème, avant que la confrontation ne se réduise à un combat à mort, nourri d'absolu religieux et de racisme brut, avec des résonances terribles dans toute la région. Le Quartette (Nations unies, États-Unis, Russie, Union européenne) doit tout faire pour que les négociations reprennent sur une base juste.\n\nDes dizaines d'associations israéliennes et palestiniennes œuvrent pour que chaque société s'ouvre à l'Autre dans une reconnaissance authentique, et qu'ainsi un autre avenir reste possible. Leur courage force l'admiration. Notre devoir est de nous tenir à leurs côtés.\n\nSur cette même terre un Homme a proclamé un jour dans la montagne :\n« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, ils seront rassasiés.\nHeureux ceux qui font œuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu ».\nÀ sa suite, nous croyons que le cœur et la raison l'emporteront. Le plus vite sera le mieux.\n\nJean-Marie Fardeau\n\nSecrétaire général du CCFD"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/israel-palestine-changer-pour-souvrir-a-lautre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/israel-palestine-changer-pour-souvrir-a-lautre/","name":"Israël-Palestine Changer pour s'ouvrir à l'autre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-06-17T13:58:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T16:08:36+00:00","description":"Une tragédie sans fin, c'est ainsi que nous apparaît le conflit israélo-palestinien. Depuis un siècle, le projet d'un État pour les Juifs sur la terre de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-monde-arabe-nouveau-territoire-du-fsm/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-monde-arabe-nouveau-territoire-du-fsm/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le monde arabe, nouveau territoire du FSM","datePublished":"2013-10-10T15:24:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-monde-arabe-nouveau-territoire-du-fsm/"},"wordCount":1112,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier","Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jamais la Tunisie n’avait accueilli un événement démocratique international d’une telle ampleur. Ce Forum social mondial a permis notamment de réunir des ONG de tous les pays arabes et de rejoindre de nouvelles formes de mobilisation, issues des mouvements des indignés.\n\n\n\n\n« Revigorant  », « l’un des trois meilleurs FSM qui aient eu lieu  »... L’édition tunisienne de ce Forum social mondial semble celle des superlatifs. « La plus forte proportion d’organisations locales avec plus d’un millier d’associations tunisiennes sur environ cinq mille représentées », souligne Alaa Talbi, l’un des membres du comité d’organisation du Forum. « Un événement de portée historique avec la réunion inédite d’ONG de tous les pays arabes  », ajoute Gus Massiah, l’une des grandes figures de l’altermondialisme français. \n\nEt pourtant, on revenait de loin. Début février, la Tunisie plongeait dans une crise politique majeure avec l’assassinat d’un leader d’extrême gauche, Chokri Belaïd, qui menaçait de tourner au tragique. De plus, les agissements de groupuscules salafistes entretiennent depuis des mois un climat de tension. Finalement, cette édition s’est déroulée sans heurts démontrant que la Tunisie pouvait accueillir un événement démocratique de portée internationale. \n\n\nDe nouveaux réseaux sur l’environnement, le droit des migrants \n\n\nAu-delà de l’organisation et de la participation, il faut détailler ce bilan jugé unanimement positif. Pour le processus du Forum social lui-même, Chico Whitaker, l’un de ses concepteurs brésiliens évoque « une injection d’espoir et d’énergie ». Pour la première fois depuis sa création à Porto Alegre en 2001, un Espace climat a été ouvert et conformément à la vocation du Forum, des coalitions sont nées, autour de l’énergie nucléaire, un réseau international sur les droits des migrants... \n\nL’un des enjeux était de rejoindre les nouvelles formes de mobilisation : le mouvement des Indignés en Europe, puis celui des Occupy à New York, ou du « Printemps érable » au Québec... Ces mouvements informels, et pour cette raison un peu insaisissables, étaient largement représentés. \n\n« Tenir le Forum à Tunis a permis de ramener dans le processus les acteurs arabes et amazigh [berbères, ndlr] et des problématiques qui étaient jusque-là marginalisées », relève Kamal Lahbib, coordinateur marocain du Forum social maghrébin. Pour lui, cet événement est une consécration, le Maroc a en effet été l’initiateur de la dynamique des forums maghrébins, notamment avec l’organisation de deux forums nationaux en 2002, puis en 2004 à Monastir sur « le coût social de la mondialisation ». Mais le contexte des régimes autoritaires et des dictatures avait cantonné l’essentiel des activités au Maroc. La transition démocratique a permis une large présence d’organisations arabes, apportant un sang frais dans le processus. (Une partie de la délégation algérienne a néanmoins été empêchée de quitter son territoire.) \n\n\nLa difficile émergence de dynamiques régionales \n\n\nEn revanche, et c’est l’un des bémols dans ce concert de louanges, la dimension maghrébine bute encore sur des obstacles de taille. Le conflit du Sahara occidental tout d’abord, dont la revendication indépendantiste provoque la colère des Marocains, notamment celle des membres d’organisations légitimistes. Même si, à la différence des éditions de Bamako et de Dakar, le différend n’a pas tourné à l’incident, le sujet continue d’empoisonner le débat régional. \n\nKamal Lahbib mentionne également la tension persistante entre le Maroc et l’Algérie, les désaccords politiques entre Algériens, le caractère encore très marqué par le tribalisme de la société libyenne... pour expliquer la difficulté de faire émerger des dynamiques régionales. \n\nÀ cela s’est ajouté le clivage profond autour du conflit syrien. Une partie non négligeable des milieux progressistes maghrébins, et notamment tunisiens, soutiennent Bachar el Assad, par réaction à ce qu’ils estiment être un « complot de l’impérialisme américain » pour affaiblir un soutien de la cause palestinienne. Des incidents ont éclaté à plusieurs reprises. \n\n\nUne forte participation des jeunes\n\n\nIl est encore un peu tôt pour évaluer la profondeur de l’impact du FSM sur la Tunisie, mais les organisateurs soulignent la forte participation de jeunes, notamment de ceux qui ont pris part à la Révolution. Le comité d’organisation est allé dans les régions défavorisées à Kasserine, dans le bassin minier de Gafsa, pour les mobiliser. Avec l’appui du ministre de l’Éducation nationale, des séances d’information sur le FSM ont été dispensées par les enseignants dans tous les établissements secondaires du pays. \n\nL’autre enjeu national était de renforcer la construction d’un espace de débat démocratique inclusif. Donc, d’ouvrir le FSM à toutes les sensibilités, y compris islamistes. « Il n’était pas dans notre intérêt d’organiser un meeting international contre le gouvernement, insiste Abderrahmane Hedhili, coordinateur du comité d’organisation. Nous ne pouvons pas bâtir une démocratie en excluant une partie de la société.  » Un choix qui n’a pas été simple dans le contexte très polarisé de la Tunisie. « À partir du moment où ils respectent la charte du FSM, il n’y a aucune raison de les exclure », précise Gus Massiah. \n\nS’ils ont été assidus aux séances de travail, les participants islamistes n’ont qu’une réflexion embryonnaire sur les sujets clés du FSM, la crise financière, les enjeux écologiques... Ils avancent la certitude que l’islam préconise la justice sociale, mais qu’il faut encore des recherches pour qu’il puisse répondre aux défi s contemporains. Les anciens prisonniers politiques islamistes ont, quant à eux, manifesté pour la reconnaissance de leurs droits à réparation. Les jeunes femmes ont, elles, participé massivement aux ateliers sur les droits des femmes pour y faire entendre leur conception du féminisme. « Pour la première fois, nous pouvons nous exprimer sans le filtre des médias et dans un climat apaisé », se réjouit Khaoula, une jeune journaliste. \n\nOn saura dans les prochains mois si les acteurs tunisiens pourront recentrer le débat sur les enjeux économiques, sociaux et écologiques de la transition démocratique. En attendant, le FSM a fait régner à Tunis une atmosphère de légèreté et de bonne humeur que nombre de militants avaient perdu depuis des mois. Ce n’est pas le moindre des acquis."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-monde-arabe-nouveau-territoire-du-fsm/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-monde-arabe-nouveau-territoire-du-fsm/","name":"Le monde arabe, nouveau territoire du FSM - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-10T15:24:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","description":"Jamais la Tunisie n’avait accueilli un événement démocratique international d’une telle ampleur. Ce Forum social mondial a permis notamment de réunir des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-esprit-de-solidarite-es-tu-la/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-esprit-de-solidarite-es-tu-la/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Edito : Esprit de solidarité, es-tu là ?","datePublished":"2016-04-11T11:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-esprit-de-solidarite-es-tu-la/"},"wordCount":521,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Égalités femmes/hommes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À un an d’importantes échéances électorales, l’absence de débats et de convictions fondamentales pour le vivre ensemble me stupéfie. J’ai honte des stratégies européennes face aux problèmes complexes que pose l’accentuation des mouvements migratoires. 550 millions de citoyens, dont la richesse est nettement au-dessus de la moyenne, sont incapables de faire face à l’arrivée d’un ou deux millions de migrants, dont une majorité de Syriens fuyant la guerre, et d’inventer autre chose que des murs !  \n\nJ’ai honte lorsque l’un de nos ministres ose dire qu’en temps de « guerre » contre le terrorisme, les valeurs fondamentales deviennent secondes. \n\nComment convaincre nos dirigeants qu’ils se trompent en croyant nous endormir par des manœuvres électoralistes, en s’inspirant des courants les plus démagogiques, en jouant sur nos inquiétudes ? \n\nLa solidarité, j’y crois[[La solidarité, j’y crois, Éditions Bayard. Nouvel ouvrage : Justice sur la terre comme au ciel.]]. Seul l’esprit de solidarité peut faire, non pas un miracle, mais provoquer un sursaut qui inventera des solutions réalistes nous évitant la honte. \n\nConstruire le monde, y compris la France, dans un esprit de solidarité ne relève ni d’un slogan ni d’une incantation. L’interdépendance qui existe objectivement entre tous les pays, cultures et religions, nous place devant un choix crucial. Soit faire disparaître cette dépendance en faisant disparaître l’Autre. Bonjour, la violence ! Soit laisser faire le renard dans le poulailler. Bonjour, la discrimination ! Soit choisir la stratégie du partenariat. Se mettre ensemble pour inventer les solutions. Ce n’est pas le choix de la facilité : la rencontre de l’Autre est rugueuse et risquée. Mais c’est la stratégie la plus intelligente qui évite la guerre et honore l’inventivité de chacun. C’est le choix difficile et courageux qu’a fait l’Allemagne dans l’urgence (voir Faim et Développement n° 291). \n\nDepuis longtemps, les partenaires du CCFD-Terre Solidaire dans les pays du Sud ont choisi la solidarité.  Non par gentillesse mais par réalisme. Les plus pauvres n’ont pas le temps de se lamenter ! C’est bien la solidarité des femmes  entre elles au service de tous qui secoue la population et interpelle les responsables. C’est bien la solidarité des moines de Mar Moussa en Syrie avec les populations musulmanes qui sur les chemins de la violence maintient l’espoir. C’est bien la solidarité qui pousse nos ami.e.s du Timor à promouvoir le Tara bandu, code social ancestral, non pour revenir au passé mais pour inventer un vivre ensemble au cœur d’une société moderne mercantile et individualiste. \n\nJ’appelle au réveil des esprits, des intelligences et des cœurs : laissons nous pénétrer toujours davantage par l’esprit de solidarité. Qui peut prétendre bâtir un bonheur durable sans lui ? L’Esprit de Pentecôte qui permettait à des peuples étrangers de se comprendre au-delà des différences de langue nous incite à croire que cela est possible."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-esprit-de-solidarite-es-tu-la/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-esprit-de-solidarite-es-tu-la/","name":"Edito : Esprit de solidarité, es-tu là ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-04-11T11:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","description":"À un an d’importantes échéances électorales, l’absence de débats et de convictions fondamentales pour le vivre ensemble me stupéfie. J’ai honte des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attentats-du-13-novembre-reaffirmons-ensemble-nos-valeurs/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attentats-du-13-novembre-reaffirmons-ensemble-nos-valeurs/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Attentats du 13 novembre : réaffirmons ensemble nos valeurs","datePublished":"2015-11-18T17:25:26+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attentats-du-13-novembre-reaffirmons-ensemble-nos-valeurs/"},"wordCount":746,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes encore sous le choc des attentats terribles du 13 novembre qui ont couté la vie à au moins 129 personnes et en ont blessées des centaines d’autres. Notre compassion et notre soutien vont aux victimes, à leurs familles et à leurs amis. \n\nLes terroristes ont frappé des restaurants, des bars, une salle de concert, les environs d'un stade de foot, tous ces lieux où la société française aime à se retrouver, à se rencontrer, à partager des moments de vivre-ensemble. Une violence aussi aveugle, et un tel mépris de la vie ne peuvent que nous effrayer. \n\nLes idéologues qui ont commandité les attentats de Paris l'ont clairement écrit : l'objectif des attaques est de créer un climat de terreur, et par cette terreur, de fragiliser notre société en nous divisant, par la montée des extrémismes et des replis communautaires. \n\nLe risque pour notre société est de se mettre à douter d'elle-même, de ses valeurs, mais aussi de ses différentes composantes, de celles et ceux qui seraient « différents », de par leur culture, leur origine, leur religion... Notre défi est aujourd'hui d'éviter de tomber dans ce piège de la recherche de bouc émissaire et de s'y enliser. \nCertains discours politiques essaient déjà de faire le lien entre migrants, réfugiés, musulmans et terroristes.\n\nNe faisons pas de ces populations les victimes collatérales des attaques de Paris. N’oublions pas que les réfugiés fuient la violence, celle-là même qui vient de faire irruption dans notre pays, et qu’ils ont souvent enduré pendant des années. N’oublions pas non plus qu’associer les musulmans aux attaques de ce vendredi 13 serait donner raison à Daech, en leur reconnaissant un rôle de représentation de l'Islam que les musulmans leur dénient... \n\nAujourd'hui les partenaires du CCFD-Terre Solidaire avec lesquels nous travaillons dans le monde entier témoignent de leur solidarité. Nous sommes d’autant plus touchés par ces messages, qu’ils sont eux-mêmes très souvent victimes de cette violence. Rien que pour cette année 2015, nous pensons par exemple aux attentats de Tunisie de mars et juin 2015, aux attaques de Boko Haram au nord Cameroun ainsi qu’aux attentats de Beyrouth à la veille des attentats de Paris. \n\nPartout les défis sont de même nature : comment lutter contre le terrorisme, sans basculer dans une politique ultra sécuritaire et injuste qui vient à son tour nourrir la violence et favoriser l’enrôlement de nouvelles recrues ? Comment construire des Etats de droit respectueux des droits humains quand les mouvements terroristes ne respectent aucune règle ? Comment, malgré la violence, continuer à se battre pour un monde plus juste, en luttant contre les inégalités et en promouvant le vivre ensemble ? \n\nEn tant qu’association de solidarité internationale, nous avons la chance, dans la rencontre avec nos partenaires libanais, syriens, tunisiens, maliens, palestiniens, israéliens, mais aussi des autres pays d’Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine, d’être témoins de leur force, de leur énergie toujours renouvelée, et de leur résilience. C’est ensemble que nous devons chercher et construire des réponses. \n\nNous allons continuer à travailler avec eux pour mettre en avant des actions qui donnent de l’espoir et qui font sens. Avec nos partenaires, nous allons continuer à interpeller les autorités pour construire un monde plus juste, respectueux des droits humains et du droit international. \n\nContrairement aux terroristes ou aux partisans du repli sur soi, nous croyons que notre monde a un avenir. Il mérite que nous nous battions pour lui, que nous cessions de le détruire, que nous inventions d’autres modèles de développement qui ne soient pas uniquement guidés par la recherche du profit, et que nous construisions un réel vivre ensemble.\n\n\n\n\n\n\nPour aller plus loin :  \nA la suite des attentats, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire et Bernard Pinaud, secrétaire général, se sont joints à différentes personnalités, croyantes ou non croyantes, dont des responsables associatifs, pour dire ensemble \"nous sommes unis\". Cet appel, paru dimanche soir sur le site de Libération, incite à ne pas tomber dans le piège tendu par le terrorisme : la division. Chacun peut signer l'appel à la fraternité ici ‪#‎NousSommesUnis‬"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attentats-du-13-novembre-reaffirmons-ensemble-nos-valeurs/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/attentats-du-13-novembre-reaffirmons-ensemble-nos-valeurs/","name":"Attentats du 13 novembre : réaffirmons ensemble nos valeurs - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-11-18T17:25:26+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:01+00:00","description":"A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes encore sous le choc des attentats terribles du 13 novembre qui ont couté la vie à au moins 129","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mieux-exploiter-les-ressources-maritimes-et-proteger-et-respecter-lenvironnement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mieux-exploiter-les-ressources-maritimes-et-proteger-et-respecter-lenvironnement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mieux exploiter les ressources maritimes et protéger et respecter l’environnement","datePublished":"2009-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mieux-exploiter-les-ressources-maritimes-et-proteger-et-respecter-lenvironnement/"},"wordCount":613,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agrocarburants","Pêche artisanale","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, cette association aide près de 20 000 pêcheurs à mieux exploiter les ressources maritimes mais aussi à protéger et respecter l’environnement.\n\n\n\n En 1985,  le couple Pisit et Ploenjai Charnosh décide de créer sa propre structure, l'association Yadfon dans la province de Trang, au sud de la Thailande. L'association a d'abord aidé près de 30 groupements de pêcheurs (représentants 20 000 pêcheurs) à s'organiser et à se structurer afin de mieux exploiter les ressources maritimes locales, tout en veillant à protéger l'environnement naturel, restaurer les mangroves et éliminer la pêche illégale. Ce fut la première organisation à travailler avec ces communautés de pêcheurs, pour la plupart musulmanes. \n\nEn s'attaquant au problème de la baisse des ressources halieutiques, les pêcheurs se sont organisés afin de défendre leurs intérêts et leurs droits. Yadfon a compris qu'il fallait aussi préserver les écosystèmes qui se trouvent en amont, c'est pourquoi, elle travaille depuis plus récemment avec les communautés des montagnes où la rivière prend sa source. \n\nAujourd'hui, Yadfon travaille avec plus de 40 communautés : pêcheurs musulmans (les Sea gypsies, minorité ethnique qui vit sur des bateaux), paysans de l'arrière pays et les communautés bouddhistes des montagnes. L'association ne travaille pas juste à la préservation des différents écosystèmes dans un but purement écologique mais elle vise aussi à l'amélioration des conditions de vie et de la sécurité alimentaire des différentes communautés. \n\nCe projet soutenu par le CCFD-Terre Solidaire permet de diversifier les productions, d'augmenter les revenus des communautés et d'assurer la protection des écosystèmes indispensables à la pérennité des cultures (pisciculture du littoral, exploitation de l'arbre Sago pour sa farine, arbres fruitiers,...). Le travail de l'association a été reconnu d'une manière significative en 2002 avec l'attribution du prestigieux Prix Goldman pour l'environnement à M Pisit Charnosh, son président. \n\nEvolution de la situation des écosystèmes dans la région \n\nDéveloppement des agro carburants \n\nTrang est la province où l'hévéa a été introduit en Thaïlande par les anglais à partir de plants du Brésil. La province en est littéralement couverte. Cette culture intensive a eu des conséquences négatives sur les sols et a créé des problèmes d'érosion et de glissements de terrain dans les zones montagneuses. ujourd'hui le prix du caoutchouc s'effondre et c'est 110.000 hectares qui devraient être convertis en palmier à huile. Yadfon sensibilise les paysans pour qu'ils ne vendent pas leurs terres, surtout lorsqu'ils possèdent des rizières afin de préserver la sécurité alimentaire des communautés. \n\nLa destruction de la mangrove \n\nLes efforts de Yadfon ont permis de limiter la destruction massive de la mangrove. Les communautés sont aujourd'hui mobilisées et savent qu'elles ne peuvent plus ‘exploiter' cet écosystème fragile. La mangrove joue également un rôle de protection. Le tsunami aurait été beaucoup plus meurtrier dans la province de Trang sans la présence de la mangrove. Aujourd'hui sur la côte de Trang, la mangrove de la région fait face à une nouvelle menace, celle de l'expansion touristique. L'enjeu n'est plus au niveau des communautés mais du gouvernement local. Le développement d'initiatives d'éco tourisme et de plaidoyer sont les piliers de la nouvelle stratégie de Yadfon dans la préservation de la mangrove."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mieux-exploiter-les-ressources-maritimes-et-proteger-et-respecter-lenvironnement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mieux-exploiter-les-ressources-maritimes-et-proteger-et-respecter-lenvironnement/","name":"Mieux exploiter les ressources maritimes et protéger et respecter l’environnement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:45+00:00","description":"Soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, cette association aide près de 20 000 pêcheurs à mieux exploiter les ressources maritimes mais aussi à protéger et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/politique-daccueil-des-migrants-et-refugies-sept-associations-de-solidarite-rencontrent-francois-hollande/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/politique-daccueil-des-migrants-et-refugies-sept-associations-de-solidarite-rencontrent-francois-hollande/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Politique d&rsquo;accueil des migrants et réfugiés : sept associations de solidarité rencontrent François Hollande","datePublished":"2013-09-13T14:10:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:47:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/politique-daccueil-des-migrants-et-refugies-sept-associations-de-solidarite-rencontrent-francois-hollande/"},"wordCount":1019,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"ATD Quart Monde - CCFD-Terre Solidaire  - Emmaüs France - Fnars - La Cimade - Médecins du Monde - Secours Catholique\n\nLes présidents de sept associations – rassemblées dans leurs actions et leurs préoccupations pour un meilleur « vivre ensemble » – ont rencontré vendredi 13 septembre le Président de la République afin de lui faire part de leurs inquiétudes et de leurs attentes.\n\n\n\nAlors que la situation économique et sociale fragilise une partie de la société française, ils ont dressé le constat  inquiet d’une augmentation des attitudes de rejet et de marginalisation qui se manifestent à l’égard des étrangers. Face aux tentations populistes et aux risques de fractures à l’intérieur de notre société, nos associations ont fait part au Président de la République de leur regret que la politique actuellement menée par le Gouvernement manque d’une vision et d’affirmations claires des principes fondateurs d’une politique d’immigration favorisant le « vivre ensemble » dans notre pays. \n\nA l’égard des familles roms, ils ont exprimé leur incompréhension devant la distorsion existant entre la ligne définie par la circulaire interministérielle d’août 2012 et sa mise en œuvre aléatoire et diverse d’une préfecture à l’autre. Ils ont rappelé au Président de la République que la poursuite des évacuations de campements, parfois violentes, sans solution d’accompagnement social réel et pérenne, n’est pas conforme à ses engagements. Ils ont en particulier insisté sur l’importance de la scolarisation des enfants dès leur plus jeune âge.\n\nSur la situation des étrangers, nos associations ont rappelé qu’elles ne peuvent se satisfaire des quelques mesures prises pour corriger les injustices les plus criantes, laissant dans la précarité et l’insécurité juridique un trop grand nombre de personnes qui ont construit leur vie en France. La réforme législative en préparation semble, en l’état, ne pas prendre suffisamment en compte la nécessité et l’urgence d’une transformation en profondeur de la loi actuelle construite avant tout autour de considérations d’affichage sécuritaire et non d’accueil et d’insertion.\n\nSur le droit d’asile, la crise du dispositif d’hébergement, entraînant la multiplication des « remises à la rue » de familles, atteint son paroxysme. Nos associations ont exprimé avec force au Président de la République que cette situation, diagnostiquée depuis longtemps, ne devait en aucun cas amener à une remise en cause de « l’accueil inconditionnel » mais conduire au contraire à une réaffirmation sans ambiguïté de la vocation sociale des structures d’accueil, à leur réorganisation sur l’ensemble du territoire et au renforcement des moyens d’accueil et d’accompagnement des personnes sur les territoires les plus tendus. La réforme globale du dispositif relatif au droit d’asile qui est attendue doit viser une grande simplification des procédures et la restitution au seul organisme compétent – l’OFPRA – de la compétence exclusive de l’examen des demandes d’asile. Le pouvoir conséquent attribué au fil des années aux préfectures a montré son inefficacité et est en bonne partie la cause de la désorganisation actuelle du dispositif de traitement des demandeurs d’asile et des réfugiés. \n\nDe ce constat, nos associations ont conclu avec deux demandes pressantes :\n\n- Dans la période difficile que traverse la société française, le Président de la République doit s’exprimer avec force pour rappeler les valeurs cardinales de la République, celles de justice, de cohésion sociale, de respect de l’autre et des cultures différentes. Cette parole attendue du Président encouragera celles et ceux qui agissent quotidiennement dans les associations ou dans la société pour un meilleur vivre ensemble. Elle devra aussi poser clairement des repères éthiques à la nation, et particulièrement aux élus, en référence à ces principes fondateurs de la République qui ne peuvent tolérer des pratiques ou des discours discriminatoires.\n\n- Le Président de la République doit demander au  Gouvernement de se montrer plus ambitieux quant aux réformes et aux mesures en préparation, aussi bien sur leur contenu que sur leur tempo. Les messages ambigus et le manque de vision d’ensemble de ces derniers mois, n’ont pas vraiment suscité « l’apaisement » mais plutôt installé le doute et l’anxiété pour les personnes concernées et pour les citoyens conscients que la politique à l’égard des étrangers est un « marqueur » de la santé démocratique de notre pays. \n\nAu cours de l’entretien, le Président de la République a tenu à placer l’ensemble des problèmes soulevés dans le devoir qu’a la France d’être à la hauteur du « pacte de dignité » qu’elle doit tenir à l’égard de la population française, des étrangers quelque soit leur statut et de la communauté internationale. \nLe Président a insisté sur le fait que la question des étrangers doit être traitée selon les règles du droit commun, en particulier en ce qui concerne l’accès à la justice, au logement, à la santé, à l’école, et que l’ensemble de ces sujets exige l’intervention effective de plusieurs ministères.\nLe Président de la République a entendu la demande et l’attente d’une parole forte de sa part rappelant les repères éthiques du « vivre ensemble », et d’actes significatifs de la part du Gouvernement.\n\nContacts presse :  \nATD Quart Monde : Thiphaine Cornacchiari 01-42-46-01-69  06-18-05-29-83\nSecours Catholique –Caritas France : Catherine Coutansais 01-45-49-73-40   06-74-95-55-19\nEmmaüs France : Sandrine Witeska : 01-41--58-25-30   06-16-46-27-51\nFnars : Céline Figuiere : 01-48-01-82-06 \nCCFD-Terre Solidaire : Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 -  06 07 77 05 80\nLa Cimade : Rafael Flichman - 01 44 18 72 62 - 06 42 15 77 14\nMédecins du Monde : Emmanuelle Hau - 01 44 92 14 31"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/politique-daccueil-des-migrants-et-refugies-sept-associations-de-solidarite-rencontrent-francois-hollande/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/politique-daccueil-des-migrants-et-refugies-sept-associations-de-solidarite-rencontrent-francois-hollande/","name":"Politique d'accueil des migrants et réfugiés : sept associations de solidarité rencontrent François Hollande - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-13T14:10:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:47:57+00:00","description":"ATD Quart Monde - CCFD-Terre Solidaire - Emmaüs France - Fnars - La Cimade - Médecins du Monde - Secours Catholique Les présidents de sept associations –","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-desamorcer-les-violences-interconfessionnelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-desamorcer-les-violences-interconfessionnelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Centrafrique, désamorcer les violences interconfessionnelles","datePublished":"2015-12-11T11:02:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:43:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-desamorcer-les-violences-interconfessionnelles/"},"wordCount":313,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l'occasion de la visite du pape François le 27 novembre en République centrafricaine, Philippe Mayol, responsable Afrique du CCFD-Terre solidaire, explique sa mission pour tenter de désamorcer les violences interconfessionnelles.\n\n\n\nLiberation.fr, le 27 novembre 2015 à 12:02\n\nPhilippe Mayol est le responsable Afrique du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire). Il revient d’une mission en République centrafricaine (RCA) et fait le point sur le dialogue interreligieux à l’occasion de la visite ce vendredi du pape François à Bangui, la capitale.\n\n\nLes violences interconfessionnelles ont atteint des pics avec plus de 100 victimes depuis septembre, notamment à Bangui. Comment faites-vous pour faire «tomber» ces mutuels préjugés entre chrétiens et musulmans ?\n\n\nLes jeunes, avec qui nous travaillons dans les quartiers à Bangui, au sein de l’association Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine (Pijca), ne veulent pas tomber dans ce piège du communautarisme. Tout cela est extrêmement fragile. Nous sommes en lien avec la société civile, leaders ONG, membres d’organisations des droits de l’homme, leaders paysans. Notre boulot, modeste, est de cibler les préjugés interconfessionnels. Concrètement, c’est trouver des espaces de discussions à Bangui, par exemple, où jeunes chrétiens et musulmans se retrouvent dans une société fracturée, abîmée et mettent à plat leurs problèmes de tous les jours. C’est un espace précieux pour se découvrir et tenter de retirer une couche de leurs préjugés mutuels.\n\n\nUn exemple ?\n\n\nIl y a certains jeunes musulmans qui sont persuadés qu’ils n’ont pas le droit de partager un repas avec de jeunes chrétiens parce que l’imam de leur quartier l’a décrété. \n\n(...)\n\nInterview réalisée par Jean-Louis Le Touzet\nLire la suite le site de Libération.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-desamorcer-les-violences-interconfessionnelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-desamorcer-les-violences-interconfessionnelles/","name":"Centrafrique, désamorcer les violences interconfessionnelles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-11T11:02:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:43:06+00:00","description":"A l'occasion de la visite du pape François le 27 novembre en République centrafricaine, Philippe Mayol, responsable Afrique du CCFD-Terre solidaire,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-une-croissance-sans-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-une-croissance-sans-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Inde : Une croissance sans développement","datePublished":"2013-11-12T11:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-une-croissance-sans-developpement/"},"wordCount":822,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique","Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pays dit « émergent », vingt ans après le tournant néolibéral de 1991, l’Inde, dixième puissance économique mondiale, reste caractérisée par une pauvreté de masse qui interroge. Défaillance de l’État, corruption endémique, culture de castes et valeurs patriarcales constituent un début de réponse...\n\n\n\nEn annonçant, le 19 juillet, que son pays enregistrait une croissance de seulement 5 % pour 2012-2013, le Premier ministre indien, Manmohan Singh s’est empressé de rassurer les investisseurs étrangers. Promis : il leur ouvrira encore davantage son économie. Mais chroniqueurs et économistes s’interrogent. Est-ce la fi n du miracle indien ? Reste à définir le miracle en question. Alors que le taux de croissance annuel caracolait à 8,2 % en moyenne sur la période 2007-2011, la pauvreté, elle, ne déclinait que de 0,8 %. \n\nNon seulement, le recul de la pauvreté en germe dans les années 1980 ne s’est pas accéléré avec le tournant libéral des années 1990, mais les inégalités ne cessent de se creuser. Alors qu’un tiers de la population dispose de moins d’1,25 dollar par jour, la part de la richesse nationale détenue par les milliardaires indiens est passée entre 1996 et 2008 de 0,8 à 23 % du Produit national brut (PNB). Près de 650 millions de personnes, soit 53,7 % de la population, vivent en situation de pauvreté, selon l’Indice de pauvreté multidimensionnel (IPM) du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui croise manque de santé, d’éducation et d’accès aux commodités de base (électricité, eau potable, sanitaires, etc.). Par comparaison, en Chine et au Brésil, 12,5 et 2,7 % de la population affrontent, respectivement, ce niveau de dénuement. \n\nPourquoi existe-t-il un tel fossé en termes de développement ? Avec des recettes fiscales captant seulement 10,4 % du Produit intérieur brut (PIB), le gouvernement ne peut mener une politique sociale à la hauteur des enjeux (le Brésil en retient 15,7 %). Ses dépenses publiques de santé, par exemple, sont négligeables et constituent 1,2 % de son PIB. Avec six docteurs et neuf lits d’hôpitaux pour 10 000 habitants, l’Inde a la mortalité infantile la plus élevée au monde et une terrible mortalité maternelle : 200 décès de mères pour 100 000 naissances. Les fonds alloués à l’éducation n’épousent pas davantage la courbe de la croissance. Pire, ils déclinent, passant de 4,26 % du PIB en 2000 à 3,1 % en 2012. Or, près d’un tiers de la population reste analphabète. \n\nLes déficiences de l’État favorisent un système à deux vitesses où la classe très hétérogène que l’on dit « moyenne » se tourne vers le secteur privé. Mais cela pèse lourdement sur le budget des populations les moins aisées de cette classe sociale. À Delhi, par exemple, le prix de l’eau a été multiplié par 18 au cours de ces huit dernières années. \n\nUne planification exécrable vient noircir le tableau. Ainsi, alors que 19 % des enfants souffrent de malnutrition et que 7 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition sévère, les États indiens perdent, chaque année, des millions de tonnes de leurs réserves de céréales faute d’un stockage adéquat. « Un crime » selon la Cour suprême indienne qui soulignait, dans un arrêt de 2010 : « La disponibilité de céréales par habitant, sur ces quinze dernières années, a dramatiquement décliné à des niveaux inférieurs à ceux d’après l’indépendance. » \n\nUne ruralité abandonnée \n\n\nCes « négligences » reflètent le désintérêt du gouvernement pour le secteur agricole. Un secteur dont la contribution au PIB ne cesse de décroître pour atteindre 14 % en 2012, alors que l’agriculture reste le moyen de subsistance de 58 % des habitants. Depuis 2001, le pays enregistre un nombre alarmant de suicides de paysans estimés à 15 000, chaque année.\n\nQuant à la corruption, elle mine les politiques de lutte contre la pauvreté. C’est le cas notamment pour le programme phare de garantie de l’emploi en milieu rural, mis en place en 2005, censé assurer aux ruraux au moins cent jours d’emploi manuel dans le public, annuellement. Selon un rapport soumis au Parlement en avril 2013 : dans les États du Bihar, du Maharashtra et de l’Uttar Pradesh – qui totalisent à eux trois 46 % des ruraux pauvres de l’Inde –, seuls 20 % des fonds alloués auraient atteint leur cible (voir encadré p. 5). \n\n\nNon-droit et exclusion \n\n\nEnfin, la culture de castes et les valeurs très patriarcales qui caractérisent la société indienne activent les principes du non-droit et de l’exclusion à chaque niveau du système. Des principes que vient exacerber l’économie néo libérale. C’est particulièrement sensible dans les zones forestières du centre de l’Inde où les populations indigènes – les Adivasis – subissent violences et déplacements à grande échelle, en raison de la richesse de leur sous-sol."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-une-croissance-sans-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/inde-une-croissance-sans-developpement/","name":"Inde : Une croissance sans développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-12T11:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:23+00:00","description":"Pays dit « émergent », vingt ans après le tournant néolibéral de 1991, l’Inde, dixième puissance économique mondiale, reste caractérisée par une pauvreté","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rouen-soiree-debat-avec-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rouen-soiree-debat-avec-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rouen &#8211; Soirée- débat avec interpellation des candidat-e-s aux législatives","datePublished":"2012-05-24T10:32:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rouen-soiree-debat-avec-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives/"},"wordCount":145,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"quelle citoyenneté solidaire pour: le droit des migrants, la justice fiscale et sociale, le logement ?\n\n\n\nJeudi 24 Mai à 20h00 à la Halle aux Toiles de Rouen (Place de la Haute Vielle Tour). Accueil-Expo à partir de 20heures - Présentation-débat à partir de 20h30, avec la Cimade, l'Action Catholique Ouvrière, le Mouvement des Cadres Chrétiens...\n\nLes intervenants politiques :\nPS : Nicolas Rouly conseiller général, en campagne pour Laurent Fabius\nModem : Didier Polin candidat 1ère circonscription du 76 Seine-Maritime\nEELV : Stephane Martot candidat 1ère circo\nUMP : Cyrille Grenot candidate 1ère circonscription\nFront de gauche : Pierre Conil suppléant de Carine Goupil candidate 1ère circonscription\n\nLes intervenants associatifs :\nCéline Dumont de la Cimade pour les migrants\nMathilde Dupré CCFD-Terre Solidaire pour la justice fiscale\nDominique Barbier d'Habitat et Humanisme pour le logement"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rouen-soiree-debat-avec-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rouen-soiree-debat-avec-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives/","name":"Rouen - Soirée- débat avec interpellation des candidat-e-s aux législatives - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-24T10:32:00+00:00","description":"quelle citoyenneté solidaire pour: le droit des migrants, la justice fiscale et sociale, le logement ? Jeudi 24 Mai à 20h00 à la Halle aux Toiles de Rouen","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-parole-qui-gene-et-engage/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-parole-qui-gene-et-engage/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une parole qui gêne et engage","datePublished":"2012-11-12T16:08:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-parole-qui-gene-et-engage/"},"wordCount":615,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"« Je suis gêné que le président du CCFD-Terre Solidaire soit cosignataire d’un article : « Les multinationales et l’impôt », qui expose fort bien le scandale... (Mais) ma gêne vient du parti pris clairement affiché à l’encontre de M. X... », m’interpelle un lecteur, à la suite d’une tribune publiée dans La Croix[[La Croix du 26 mars, cosigné par Jean Merckaert, rédacteur en chef de Projet, et administrateur de Sherpa, François Soulage, président du Secours catholique et Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France]]. En période électorale, toute prise de position peut être analysée comme un choix entre les candidats. Au-delà des interprétations que chacun peut faire, il ne faut pas s’étonner de ce que la société civile s’engage ! La justice et le respect de la dignité humaine, le partage et la coresponsabilité s’expriment à travers des réalisations politiques. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire n’accepte ni le fatalisme ni la prétendue impuissance des autorités politiques. Quand un responsable pose un geste courageux, il faut le dire. Quand il ne fait rien, il faut aussi le dire ! \n\nComment trouver le juste équilibre entre la dénonciation partisane et l’expression de la vérité ? Lorsque cinq présidents d’ONG françaises signent un livre[[Nous pouvons (vraiment) vivre ensemble, par Guy Aurenche (CCFD-Terre Solidaire), Christophe Deltombe (Emmaüs France), Pierre-Yves Madignier (ATD Quart Monde), Patrick Peugeot (Cimade) et François Soulage (Secours catholique). Éditions de l’Atelier, pages 20-21.]] rappelant les exigences du vivre-ensemble, ils dénoncent les carences de certains et promeuvent le courage des autres. \n\nDans le cadre des élections législatives, certains regrettent le peu de marge de manœuvre des élus. Mais à quoi servirait de vouloir se faire élire si le candidat est persuadé de ne rien pouvoir faire ? Que les députés expliquent comment ils comptent agir pour que le politique reprenne la main sur la tyrannie du profit spéculatif. \n\nCe journal le montre : il est possible d’organiser des mécanismes internationaux limitant l’accaparement des terres cultivables. Il est possible de faire des choix pour anticiper ou pallier les conséquences de la sécheresse, prévenir le drame de la sécheresse ; les maux dont souffre le Sahel ne dépendent pas que du ciel ! L’instabilité gouvernementale et la multiplication des « trafiquants terroristes » sont le fruit de décisions ou de démissions locales, régionales et internationales. Il en est de même de la dérive des politiques migratoires qui gangrènent le continent. Nos partenaires du Sud le disent : « Il est possible d’agir. Accompagnez-nous dans le plaidoyer auprès des nations riches et puissantes. » Les pauvres ne craignent pas l’engagement. Ils attendent le nôtre. \n\nL’élan que l’Église de France relance à travers la proposition « Diaconia/Servons la fraternité », place chacun face à ses engagements. Ils se déclinent à travers des convictions (quelle société souhaitons-nous construire ?), à travers la rencontre de l’autre au plus profond de son mystère, à travers les moyens mis en œuvre (agir sur les causes des injustices et pas seulement sur leurs conséquences) ; et aussi à travers la mobilisation sociale que nous susciterons dans l’Église et bien au-delà, dans toute la société. Le pape Benoît XVI le rappelle dans la dernière encyclique : « Donner à manger aux affamés est un impératif éthique pour l’Église universelle... »[[« Donnez-leur vous-même à manger », par le CCFD-Terre Solidaire. Documents Épiscopat, page 23.]] \n\nParce qu’une Parole d’amour s’est incarnée en une Bonne Nouvelle, notre engagement est attendu."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-parole-qui-gene-et-engage/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-parole-qui-gene-et-engage/","name":"Une parole qui gêne et engage - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-12T16:08:00+00:00","description":"« Je suis gêné que le président du CCFD-Terre Solidaire soit cosignataire d’un article : « Les multinationales et l’impôt », qui expose fort bien le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/batisseurs-dhistoire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/batisseurs-dhistoire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bâtisseurs d&rsquo;histoire !","datePublished":"2011-03-03T18:21:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/batisseurs-dhistoire/"},"wordCount":771,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Historique, ce numéro de Faim Développement Magazine. Bravo et merci à celles/ceux qui nous transforment en lecteurs d'histoires chargées d'espoir. Nous voici invités à devenir des bâtisseurs d'histoire. Quel monde veut-on construire ? La lecture devient interpellation.\n\nHistorique, le travail des fondateurs du Comité catholique contre la faim, en 1961. Unissant leurs forces et leurs convictions, responsables laïcs de mouvements et services d'Église, évêques, ont jeté les bases d'une réponse crédible au défi du développement. Dès le départ, des propositions prophétiques s'incarnent dans des projets. Elles demeurent vraies. Le partenariat comme seul moyen pour construire une mondialisation humaine. L'agriculture ayant d'abord pour but de permettre à un pays de nourrir sa population. L'injustice de la dette réclamée aux plus pauvres. La gouvernance mondiale et le devoir de donner la parole à tous. Le développement, nouveau nom de la paix, et la paix, condition du développement. Une utilisation éthique de l'argent. À la demande des peuples spoliés, dénoncer les paradis fiscaux et les biens mal acquis.\n\nHistorique, l'alliance avec 450 partenaires à travers le monde. Avec Arze, des Philippines, qui accompagne les petits paysans et les pêcheurs pour qu'ils se fassent entendre. Avec Miguel, au Mexique, pour former des acteurs sociaux à la médiation, au cœur de violents conflits. Avec Jacqueline, du Rwanda, qui multiplie les centres où jeunes et adultes se retrouvent sur « les sentiers de la paix ». Avec Valentin et les 12 000 paysans togolais qui défendent les intérêts du monde agricole et font de lui un acteur influent.\n\nHistorique, le rendez-vous de 2011 et des années à venir. Le repérage des chances de vie et des risques de mort qui assaillent la planète n'est pas facultatif. La répétition du passé est stérile. L'invention de l'avenir se fait dans l'intelligence et la coopération.\n\nOui, les temps sont pesants pour les deux tiers de l'humanité. Au cœur de nos sociétés matériellement développées, des groupes entiers de personnes sont marginalisés.\n\nPour la première fois dans l'histoire, l'humanité ne pense pas la mondialisation. Elle la vit et souvent la subit. Interdépendance pesante qui nous fait douter de nous-mêmes. Loi du profit maximal qui dévalorise nombre d'efforts d'humanisation. Multiplication de violences sur base de rivalité économique, ethnique, religieuse ou culturelle. Misère grandissante qui creuse le fossé entre riches et pauvres.\n\nCes paramètres contemporains, loin de conduire au désespoir, incitent à l'expertise créatrice. La société moderne a les moyens de réagir et d'orienter autrement ces évolutions. Elle le prouve lorsque la société civile utilise les médias modernes au service du sauvetage des plus menacés et de la dénonciation du mensonge. Des peuples se soulèvent et l'inacceptable est dénoncé...\n\nHistorique, la dynamique des droits humains, déclenchée sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale et aujourd'hui capable d'unir dans un même combat, des groupes du monde entier. Peu à peu s'élabore un langage commun : celui de la solidarité au profit de la promotion de la dignité humaine. Les droits de l'homme déclinent cette dignité en autant de projets spécifiques : manger à sa faim, défendre son intégrité psychique et physique, croire ou ne pas croire, exercer sa responsabilité de citoyen. Permettre à chacun, individu ou groupe, d'accéder à l'exercice de ses droits fondamentaux, tel est le but de toute action de développement.\n\nHistorique, le dialogue des convictions auquel nous sommes conviés. Qu'est-ce qu'un traitement inhumain, un niveau de vie suffisant, une justice respectueuse, une gouvernance citoyenne... ? Autant de questions auxquelles le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires doivent répondre ensemble. Tant de fossés culturels ou religieux nous séparent, qu'il faut entamer un dialogue en profondeur. Encore faut-il que chacun ait lui-même approfondi ses convictions et qu'il soit en capacité de les exposer. Le CCFD-Terre Solidaire, organisme « convictionnel », se nourrit de la Bonne Nouvelle chrétienne et de la pensée sociale de l'Église. Cette conviction « catholique » le pousse à l'universel et non au particularisme, au dialogue et non au monologue moralisateur, à la coopération avec des acteurs de convictions différentes et non à la parole unique. Nourri de l'histoire biblique, le CCFD-Terre Solidaire, face au choix entre la vie ou la mort, a choisi la vie."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/batisseurs-dhistoire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/batisseurs-dhistoire/","name":"Bâtisseurs d'histoire ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-03T18:21:00+00:00","description":"Historique, ce numéro de Faim Développement Magazine. Bravo et merci à celles/ceux qui nous transforment en lecteurs d'histoires chargées d'espoir. Nous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-du-guatemala-expriment-leur-solidarite-avec-le-mouvement-populaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-du-guatemala-expriment-leur-solidarite-avec-le-mouvement-populaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les Evêques du Guatemala expriment leur solidarité avec le mouvement populaire","datePublished":"2015-06-09T17:54:38+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:08:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-du-guatemala-expriment-leur-solidarite-avec-le-mouvement-populaire/"},"wordCount":1481,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis deux mois, les scandales de corruption se multiplient : hauts fonctionnaires soupçonnés de fraudes et autres scandales. Des milliers de personnes manifestent pour dénoncer et réclamer la démission du président Otto Perez Molina. \n\n\n\n\nCommuniqué de la Conférence Episcopale du Guatemala\n\nGuatemala, 3 juin 2015\n\n1.Nous les Évêques du Guatemala, unis à la clameur populaire « Ça suffit ! Nous voulons un Guatemala différent ! » y ajoutons notre parole dans cette conjoncture historique que traverse notre pays, définie par 2 facteurs : la découverte de la corruption organisée dans des administrations qui a mis en crise l’Etat, et l’horizon électoral, qui définit des temps et des délais constitutionnels, sans que se profilent d’options politiques capables de conduire à la consolidation de la démocratie participative et de l’Etat de droit. Pendant ce temps, l’échéance des élections prévues le 6 septembre se rapproche, où seront choisis le Président, le Vice-Président, les députés du Congrès et du Parlacen (NDT : Parlement d'Amérique centrale), ainsi que les maires et conseils municipaux dans tout le pays.\n\n2.Les premiers processus électoraux de l’époque démocratique étaient marqués par l’existence de quelques partis politiques historiques, avec des principes propres, et une capacité de mobilisation de larges secteurs de l’électorat. Au fil du temps, le système démocratique guatémaltèque s’est profondément détérioré. Les partis politiques apparaissent et disparaissent après de brèves périodes, et se caractérisent plus par la personnalité de ceux qui les organisent et moins par les propositions politiques qui les inspirent, le clientélisme fait partie de leur nature propre, la fidélité de ses militants est minime comme nous pouvons le voir par le nombre chaque fois plus important de transfuges, députés et maires. Les partis manquent d’une base idéologique solide et cohérente avec la réalité pluriculturelle du pays, et de propositions sérieuses, viables et intégrales, qui garantissent la gouvernance et la solution aux problèmes structurels que nous affrontons. Chaque jour s’élargit la brèche entre la citoyenneté et les partis politiques, qui ont cessé depuis longtemps d’être des interlocuteurs légitimes pour la population. Chaque jour croit le scepticisme à leur encontre, car ils font des promesses non tenues, ne montrent pas de transparence dans la gestion de leurs fonds et créent des suspicions sur l’origine illicite de ces financements.\n\n3.Ces caractéristiques de notre système politique ont généré un désenchantement croissant au sein de la population, qui croit de moins en moins aux partis, en leurs leaders, dont le comportement a créé une mentalité où la participation politique serait comme le jeu de la « piñata » : un coup de chance, au hasard, quelques bonbons tombent, et on n’espère guère plus des partis. Cette mentalité montre également la facilité à tromper et à être trompé dans notre pays.\n\n4.Les élections, dont la convocation a déjà été publiée pour remplir les exigences constitutionnelles, ne doivent pas être retardées, sinon cela signifierait rompre l’ordre constitutionnel. Cependant, ces élections auront lieu en pleine crise généralisée, apparue en raison de la découverte de l’énorme fraude fiscale au sein de la Super intendance de l’administration fiscale, dans laquelle ont été mises au jour de claires complicités avec des fonctionnaires du gouvernement, des employés syndiqués des douanes, et avec des entrepreneurs qui recourraient à la corruption pour faciliter l’importation et l’exportation de produits. Après cette crise initiale ont suivi de nouvelles découvertes de corruption multimillionnaire : le contrat pour le « nettoyage » du Lac Amatitlan et le contrat avec l’entreprise pharmaceutique Pisa qui ont, non seulement, signifié des faits de corruption et l’arrestation de personnages importants, mais ont aussi entraîné des dégâts irréparables, allant jusqu’à la mort de malades rénaux graves et soignés de façon frauduleuse. Ceci ne représente qu’une goutte dans l’océan de corruption et d’impunité que nous étouffe, ce tableau représente un péché social immense qui en appelle au Ciel.\n\n5.Les faits mettent en évidence la saleté de la corruption que l’Etat guatémaltèque est devenu et constitue le comble du culot, ce qui a provoqué des manifestations de masse qui expriment l’indignation et la colère de grandes quantités de citoyens, qui peut représenter une fenêtre pour l’espérance, mais aussi un risque d’entrer dans des processus chaotiques et troublés, si on ne répond pas de toute urgence aux demandes légitimes qui sont exprimées dans les rues et sur les places de notre patrie.\n\n6.Les mobilisations suivent, et en elles nous découvrons autant l’authentique indignation populaire face à tant de corruption et de vols que les agendas de groupes variés, qui veulent pêcher dans les eaux tourmentées de la corruption actuelle, et qui avancent des propositions d’importance diverse, et avec des biais qui montrent des velléités pas toujours réalisables et garants du bien commun. \n\n7.Le processus électoral est important mais il est aussi évident que l’incapacité – que ce soit par inaptitude ou malice – du Congrès de la République pour changer la Loi Electorale et des Partis Politiques fait que les citoyens doivent faire face à des élections dans lesquelles pas grand-chose de la situation ne change, voire même devient pire. Ce que nous avons vu et entendu jusqu’à présent ressemble plus à un ravalement, des messages sans substance et plus de maquillage pour le grand marché électoral.\n\n8.Nous devons renforcer la démocratie existante pour la rendre plus expressive de la défense du bien commun et de la promotion de la dignité humaine, qui garantit le règne de la loi pour tous les secteurs sans discrimination. Nous avons besoin que le processus se réalise avec de nouvelles règles, et les plus urgentes doivent être approuvées immédiatement pour qu’elles fassent effet dans les prochaines élections ; il est urgent que des personnes intègres et honnêtes participent comme telles dans la gestion de l’Etat à tous ses niveaux et institutions. Nous avons besoin de citoyens et de fonctionnaires honnêtes, avec une conscience éthique et le sens de la responsabilité morale dans la gestion des affaires publiques et privées.\n\n9.Participer aux élections est important pour tous, sachant que les marges de manœuvre que nous pouvons choisir sont insuffisantes. Dans la majorité des cas, il faudra choisir non pas le meilleur mais le moins mauvais. Nous demandons aux citoyens responsables de poursuivre la pression sur le Congrès de la République pour qu’il fasse les changements attendus dans la Loi électorale et les partis politiques. Le Congrès actuel, comme le prochain, devront redéfinir leur ordre du jour pour établir des mécanismes de réforme de leurs mandats et de la normativité institutionnelle du pays.\n\n10.Nous ne pouvons oublier que dans notre pays la moitié des enfants vit en état de dénutrition chronique, les jeunes voient qu’on leur nie un futur digne, plus de la moitié de la population vit en situation de pauvreté, le flux migratoire ne cesse pas, sept travailleurs sur 10 travaillent dans le secteur informel, la violence s’exprime dans tous les secteurs et le crime organisé est très probablement le plus grand employeur du pays.\n\n11.Face à ce panorama, nous voulons crier aussi avec indignation : ça suffit ! Nous devons rompre le cycle de corruption, d’impunité et de conflit pour nous proposer d’être un Guatemala distinct, qui n’a pas peur de la vérité mais qui ne cherche pas non plus à imposer comme absolues des vérités partiales, qui promeut la justice et le droit, qui rompt avec les cycles d’exclusion et qui ne mette pas en place de nouvelles discriminations pour corriger les précédentes et perpétuer la conflit. C’est le moment d’ouvrir grand les yeux, de raisonner avec clarté, pour réaliser une élection responsable et consciente. C’est le moment d’exiger des candidats, vérité, transparence et honnêteté.\n\n12.Nous voulons un Guatemala différent, et nous nous engageons pour que la vérité de l’Evangile, celle qui libère intégralement, soit notre plus grande contribution au changement social et éthique dont nous avons besoin en tant que pays.\n\nRodolfo Valenzuela Nuñez, Evêque du Diocèse de Verapaz, Président de la CEG\nDomingo Buezo Leiva, Evêque du Vicariat Apostolique d’Izabal, Secrétaire général de la CEG"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-du-guatemala-expriment-leur-solidarite-avec-le-mouvement-populaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-du-guatemala-expriment-leur-solidarite-avec-le-mouvement-populaire/","name":"Les Evêques du Guatemala expriment leur solidarité avec le mouvement populaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-06-09T17:54:38+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:08:42+00:00","description":"Depuis deux mois, les scandales de corruption se multiplient : hauts fonctionnaires soupçonnés de fraudes et autres scandales. Des milliers de personnes","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-peruviennes-menacees-par-lindustrie-miniere-et-les-changements-climatiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-peruviennes-menacees-par-lindustrie-miniere-et-les-changements-climatiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des communautés péruviennes menacées par l&rsquo;industrie minière et les changements climatiques","datePublished":"2015-05-20T15:00:00+00:00","dateModified":"2024-05-30T09:03:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-peruviennes-menacees-par-lindustrie-miniere-et-les-changements-climatiques/"},"wordCount":1073,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Extractivisme","Projet"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient l’association CooperAccion, basée à Lima qui appuie les communautés dans les zones d’extraction minière. L’activité extractive est l’un des secteurs clés de l’économie péruvienne : 20 % des investissements, 25 % des recettes fiscales. Le Pérou est notamment le cinquième producteur d’or de la planète. Mais le coût en termes écologiques — pollution des eaux, destructions des écosystèmes… – est important. \n\n\n\n\nMarco Zeisser est l’un des animateurs du programme « droits collectifs et activités extractives ». Engagé auprès des populations affectées par les activités minières, il est témoin de la pression croissante qu’elles exercent sur leurs droits. Dans des environnements fragilisés, les conséquences du changement climatique s’annonce désastreuses.\n\nEn quoi consiste le travail de CooperAccion ?\n\n\nMarco Zeisser : Depuis 1997 CooperAccion travaille sur trois axes : \n- l’information du public paysan sur les contrats miniers et les conditions dans lesquels ils sont conclus, sur les conséquences environnementales, sur les retombées fiscales et leur redistribution. \n- la formation des élus, des fonctionnaires pour qu’ils puissent appréhender les implications de l’installation des mines\n- le plaidoyer sur le cadre législatif péruvien, l’alerte des médias concernant les abus des sociétés minières et les violences, et l’accompagnement des revendications des communautés. \n\n\nQuels sont les conflits qui opposent les populations aux sociétés minières ? \n\n\nMarco Zeisser : Il y a deux types de conflits autour des mines. Les conflits d’opposition à un projet et les conflits de co-existence avec une mine en activité.\nLe cas typique du conflit d’opposition, c’est le refus de l’installation d’une mine en amont d’un bassin versant, par crainte des contaminations par le cyanure et le mercure employés pour l’extraction. L’utilisation de l’eau par les mines affecte aussi la disponibilité en aval, au détriment des activités agricoles et pastorales, et perturbe toute l’économie de la région.\nLe cas le plus emblématique c’est le cas du projet Conga, dans la région de Cajamarca, dans le Nord du Pérou, auquel les associations locales s’opposent depuis quatre ans. Il s’agit d’ouvrir la plus grande mine d’or du pays, en rasant littéralement une montagne, tout en prélevant d’énormes quantité d’eau.\nLe projet a suscité une très grande mobilisation régionale, conduite par les collectivités locales. En avril 2012, le recours à une expertise internationale proposée par le PNUD a démontré l’ampleur de l’impact sur l’agriculture et sur toute l’économie régionale. Le projet a été suspendu, mais ce n’est pas gagné. L’entreprise reviendra probablement à la charge avec d’autres propositions et parie sur l’usure de la mobilisation et sur les intimidations.\nLes conflits de co-existence sont plus complexes, parce qu’ils ne sont jamais terminés. Nous accompagnons une mobilisation dans le Sud, dont l’objectif est à la fois d’éviter les risques de contamination de l’eau et de la terre, et d’obtenir des retombées économiques pour la région.\nUne convention-cadre a été signée en 2003 qui prévoit notamment que 3 % des bénéfices alimentent un fonds d’appui. Mais les conditions d’application de cette convention ne cessent de se dégrader. Il faut régulièrement retourner aux négociations pour mettre en place des mécanismes de contrôle. Les entreprises sont prisonnières de leur logique de profit et ne voient pas qu’il serait plus profitable de pacifier la situation au lieu d’alimenter les tensions. \n\n\nL’Etat et la législation jouent-ils leur rôle dans la régulation des activités minières ? \n\n\nMarco Zeisser  : Les entreprises bénéficient de la connivence de l’Etat et de l’administration de manière de plus en plus flagrante. Il existe un cadre juridique pour la protection de l’environnement. Mais le gouvernement démantèle l’appareil de contrôle. L’application des lois et le fonctionnement des organismes est entravée. Par exemple, pour les études d’impact, qui peuvent être des documents de 7 à 8000 pages, l’administration ne dispose plus que d’un délai de 45 jours maximum pour les examiner et rendre ses conclusions, après c’est la règle du silence administratif qui s’applique. Autant dire, que la loi organise les conditions d’un consentement tacite. \nIl existe un organisme de contrôle environnemental, l’OEFA. Mais les entreprises sont parvenues à le saborder en obtenant de ne pas avoir à payer leur contribution financière. \nEn 2011, nous avons obtenu l’adoption d’une loi rendant la consultation des populations locales obligatoire (en accord avec la convention 169 de l’OIT sur les respects des droits populations indigènes). Il lui a fallu trois ans pour se mettre en place. Elle n’inclut pas le détail de la mise en pratique des projets miniers. Ce qui a vidé la loi de son sens.\n\nLe Pérou avait accueilli en 2014, la négociation sur le climat, la COP20. Dans quelle mesure le pays est-il concerné par le changement climatique ? \n\n\nMarco Zeisser : Le Pérou représente 0,4 % des émissions. Mais comme il se situe dans une zone tropicale, il est très vulnérable et l’impact sera considérable.\nLe changement climatique en soit ne crée pas une rupture de système. Mais il va affecter des écosystèmes déjà fragilisés par l’exploitation minière. Pour ces régions, c’est une bombe atomique.\nLa zone de maïs va passer au delà de 3 500 mètres d'altitude. L’agriculture de montagne est déjà un écosystème fragile. La présence humaine assure la protection des sols, l’irrigation, l’aménagement du territoire. Mais les paysans appauvris ont de moins en moins intérêt à rester. Une perturbation supplémentaire peut provoquer un effondrement de tout l’environnement, – érosion des terres, pénurie d’eau… – et de toute la société qui en dépend.\nLe Pérou a aussi 3000 Km de côtes poissonneuses. On ne sait pas ce que la modification des courants marins aura comme conséquence. \n\nThierry Brésillon"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-peruviennes-menacees-par-lindustrie-miniere-et-les-changements-climatiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-peruviennes-menacees-par-lindustrie-miniere-et-les-changements-climatiques/","name":"Des communautés péruviennes menacées par l'industrie minière et les changements climatiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-05-20T15:00:00+00:00","dateModified":"2024-05-30T09:03:02+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient l’association CooperAccion, basée à Lima qui appuie les communautés dans les zones d’extraction minière. L’activité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-ans-apres-le-drame-du-rana-plaza/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-ans-apres-le-drame-du-rana-plaza/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Deux ans après le drame du Rana Plaza","datePublished":"2015-04-23T10:23:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-ans-apres-le-drame-du-rana-plaza/"},"wordCount":471,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Devoir de vigilance","Droits humains","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"N’attendons pas plus longtemps pour adopter définitivement la loi sur le devoir de vigilance. \n\n\n\n\n\nA l’ occasion de la commémoration de la catastrophe du Rana Plaza, les organisations de la société civile demandent au gouvernement d’annoncer la date de l’examen au Sénat de la proposition de loi sur le devoir de vigilance, adoptée en première lecture le 30 mars 2015, à l’Assemblée nationale. Inquiètes du risque d’enlisement du texte, elles appellent les sénateurs à se mobiliser massivement en faveur de son adoption.\n\nDeux ans jour pour jour après l’effondrement de l’immeuble « Rana Plaza » au Bangladesh qui avait provoqué la mort de plus de 1138 personnes, les victimes attendent toujours justice et réparation malgré les nombreuses interpellations et actions de la société civile. \n\nLes multinationales impliquées comptent encore leurs sous pour indemniser les victimes.  \n\nEt la plainte déposée par le collectif Ethique sur l’Etiquette, Sherpa et Peuples Solidaires – ActionAid France à l’encontre d’Auchan pour pratique commerciale trompeuse a été classée sans suite. \n\nEn effet, à ce jour la responsabilité des grandes marques internationales pour lesquelles travaillaient les usines de confection du Rana Plaza ne peut  être établie en l’absence de cadre  juridique adapté.\n\nEn France, une avancée décisive a été obtenue, avec l’adoption en première lecture de la loi sur le devoir de vigilance par l’Assemblée Nationale le 30 mars 2015, fruit d’un patient travail de la société civile et de députés tenaces. \n\nCette nouvelle obligation de prévention et de respect des droits humains par les grandes multinationales pourrait néanmoins rester lettre morte et ne jamais entrer en vigueur si la loi n’est pas examinée au Sénat.\n\nOr la volonté du gouvernement de faire aboutir ce texte est loin d’être évidente. Interrogé en séance par Dominique Potier, rapporteur de la proposition de loi, Jean Marie Le Guen, Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, s’est bien gardé d’annoncer un calendrier.\n\nA l’occasion de la commémoration du drame du Rana Plaza, les organisations de la société civile demandent un engagement ferme du gouvernement pour l’inscription du texte à l’agenda du Sénat et appellent les sénateurs à se mobiliser en vue de son adoption.\n\nPour plus de renseignements\nSuites du drame de l’usine textile au Bangladesh\nUn premier pas historique pour le devoir de vigilance des multinationales ! \n\n\nLes Amis de la Terre, Amnesty International France, CCFD-Terre Solidaire, Collectif Ethique sur l’Etiquette, Ligue des Droits de l’Homme, Peuples Solidaires, Sherpa, Terre des Hommes France \n\nMembres du Forum Citoyen pour la RSE\n\nContact presse : \n- CCFD-Terre Solidaire : Karine Appy: 01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-ans-apres-le-drame-du-rana-plaza/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-ans-apres-le-drame-du-rana-plaza/","name":"Deux ans après le drame du Rana Plaza - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-23T10:23:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:43+00:00","description":"N’attendons pas plus longtemps pour adopter définitivement la loi sur le devoir de vigilance. A l’ occasion de la commémoration de la catastrophe du Rana","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-francois-bayrou/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-francois-bayrou/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les paradis fiscaux &#8211; François Bayrou","datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-francois-bayrou/"},"wordCount":257,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"«Supprimer les paradis fiscaux avec un calendrier contraignant».\n\n«Mise en oeuvre d’un vaste plan de lutte contre la fraude fiscale sous toutes ses formes». \n\n«Pour lutter contre les paradis fiscaux il y a une chose extrêmement simple à faire, à partir du 1er janvier 2013, aux États-Unis, chaque fois qu’un compte bancaire sera ouvert au nom d’un citoyen américain dans un paradis fiscal, obligation sera faite à ces pays de le déclarer au fisc américain, en cas de déni les États-Unis n’auront plus d’échanges avec ce pays»\n\nÉmission «Des paroles et des actes» sur France 2, le 08/12/12\n\n\n\nNotre analyse\n\nFrançois Bayrou pointe du doigt le problème des paradis fiscaux et propose leur suppression, sans toutefois définir ce qu’il entend par «paradis fiscaux». L’évasion fiscale des entreprises multinationales n’est pas mentionnée. Par ailleurs, dans sa proposition de créer une norme comptable sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, la responsabilité fiscale n’est pas prise en compte. Enfin, dans une interview télévisée, il a présenté la piste explorée par les USA sur l’obligation créée pour les banques de dévoiler leurs relations avec des contribuables américains à l’étranger. Cependant, il limite la portée de cette mesure en évoquant qu’elle ne pourrait s’appliquer que pour les paradis fiscaux (réintroduisant une nouvelle fois le problème de la définition et de la liste de ces territoires)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-francois-bayrou/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-francois-bayrou/","name":"Les paradis fiscaux - François Bayrou - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","description":"«Supprimer les paradis fiscaux avec un calendrier contraignant». «Mise en oeuvre d’un vaste plan de lutte contre la fraude fiscale sous toutes ses","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-legislative-europeenne-ne-permettra-pas-de-bannir-deurope-les-ressources-naturelles-qui-alimentent-les-conflits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-legislative-europeenne-ne-permettra-pas-de-bannir-deurope-les-ressources-naturelles-qui-alimentent-les-conflits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La proposition législative européenne ne permettra pas de bannir d’Europe les ressources naturelles qui alimentent les conflits","datePublished":"2014-03-05T14:19:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-legislative-europeenne-ne-permettra-pas-de-bannir-deurope-les-ressources-naturelles-qui-alimentent-les-conflits/"},"wordCount":1578,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Selon plusieurs organisations de la société civile, la proposition législative de la Commission européenne relative à l’approvisionnement responsable en minerais provenant de zones de conflit n’est pas suffisamment stricte pour garantir que les entreprises européennes, qui achètent ces minerais, ne participent pas au financement de conflits ou de violations des droits humains.\n\n\n\n\nAu lieu de mettre en avant une législation robuste qui obligerait de nombreuses catégories d’entreprises européennes à exercer leur « devoir de diligence » en contrôlant leurs chaînes d’approvisionnement, la Commission a annoncé aujourd’hui la mise en place de mesures volontaires qui ne s’appliqueront qu’aux entreprises important des minerais transformés et bruts sur le marché européen. La proposition concerne les entreprises actives dans les secteurs de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or. Les organisations de la société civile mettent en garde quant au fait que cette proposition de la Commission, selon laquelle l’adhésion au mécanisme proposé se fera sur une base volontaire de certification propre et pour un nombre limité d’entreprises, n’aura probablement pas d’impact significatif sur les méthodes d’approvisionnement en ressources naturelles de la plupart des entreprises européennes.\n\n« Avec cette proposition, l’Union européenne (UE) envoie en somme le message qu’il est acceptable pour les entreprises de ne pas opter pour un comportement responsable », explique Sophia Pickles de Global Witness. « Ce laxisme risque de saper le devoir des États de protéger les droits humains, reconnu par le droit international. De plus, cette proposition peut aussi s’avérer superflue puisque les gouvernements européens ont déjà approuvé un tel ensemble de principes volontaires de diligence raisonnable, tel que ceux développés par l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) ».\n\nAux États-Unis, un texte de loi entré en vigueur en 2010, stipulant que les entreprises basées aux États-Unis doivent effectuer un contrôle des minerais provenant de la République démocratique du Congo et de ses pays frontaliers, a déjà apporté des changements dans la manière dont opèrent les entreprises. Sans une législation européenne stricte, exigeant des entreprises qu’elles exercent le devoir de diligence de façon transparente, la Commission européenne ne parviendra  pas à amener les entreprises européennes à respecter les mêmes normes d’approvisionnement responsable que leurs concurrentes américaines.\n\n« Au lieu de mettre à profit la dynamique générée par la législation américaine et de relever le niveau de responsabilité du commerce mondial de ressources naturelles, la proposition de la Commission risque d’affaiblir les normes internationales, ce qui se traduira par un nivellement par le bas », déclare Gisela ten Kate de SOMO.\n\n« Il est absolument crucial que l’UE fasse respecter les standards internationaux qui existent déjà », défend Seema Joshi d’Amnesty International. « Une réglementation qui n’inclurait même pas une obligation de reporting pour les entreprises européennes, qui utilisent et échangent des ressources naturelles, échouera à empêcher l’Europe d’agir comme le point de passage du commerce de minerais de conflit. Une telle législation ne permettra pas non plus de garantir que les entreprises européennes ne causent ou ne contribuent pas à de sérieux cas de violations des droits humains, dans les cas où elles se fournissent dans ces zones à haut risque ».\n\nDe plus, avec un tel mécanisme d’adhésion volontaire qui ne cible que les importateurs de minerais bruts et de métaux, la Commission européenne a manqué une opportunité unique d’influencer le comportement d’une palette beaucoup plus large d’acteurs mondiaux. Pour garantir que les ressources naturelles provenant des zones de conflit ou à haut risque n’entrent pas sur les marchés de l’UE, la législation devrait également s’appliquer aux fabricants et aux entreprises qui importent des produits finis. En effet, les métaux provenant de zones de conflit entrent quotidiennement dans l’UE sous la forme de produits manufacturés tels que des ordinateurs, des téléphones portables, des ampoules ou des voitures.\n\n « Une législation européenne qui aurait obligé toutes les compagnies de la chaîne d’approvisionnement, y compris les  entreprises commercialisant des produits finis importés contenant des métaux comme l’étain ou l’or, à exercer leur devoir de diligence aurait entraîné des changements dans les chaînes d’approvisionnement au-delà de l’Europe, où la majorité des minerais (dont ceux qui pourraient financer des conflits) sont traités et transformés en composants ou en produits finis », indique Antonio Manganella du CCFD Terre-Solidaire.\n\nLa proposition de la Commission qui ne couvre pas toutes les ressources naturelles et limite sa portée à seulement quatre minerais a provoqué la déception des représentants de la société civile. « En se concentrant uniquement sur ces quatre minerais, l’UE échoue à répondre au fait que d’autres types de ressources naturelles alimentent aussi certains conflits», déclare Astrid Schrama de Pax. « Nos recherches ont démontré que l’extraction de charbon a financé la création de groupes armés paramilitaires en Colombie qui ont causé la mort de milliers de personnes et déplacé au moins 100,000 autres dans le département du Cesar ».\n\nDifférents rapports indiquent aussi que les pierres précieuses ont contribué au financement des combats et de la violence au Zimbabwe, en Birmanie ainsi qu’en Colombie.\n\nPlus de 60 organisations non gouvernementales internationales ont publiquement pris position en septembre 2013 pour souligner la nécessité d’une législation robuste, fondée sur les normes existantes en matière de diligence raisonnable, telles que définies par l’ONU et l’OCDE\n\nSelon Michael Reckordt d’AK Rohstoffe: « Il semblerait ici que la Commission a plié face aux demandes du puissant lobby industriel d’affaiblir cette législation et d’en réduire la portée ». Frédéric Triest d’EurAc signale : « La réticence des entreprises face à une telle réglementation est infondée et démontre qu’elles n’admettent toujours pas la nécessité qu’elles ont de contrôler leur chaîne d’approvisionnement, ni les avantages qu’elles pourraient en tirer. L’exemple des entreprises basées aux États-Unis qui, poussées par la législation américaine, exercent de façon accrue leur devoir de diligence montre que c’est possible.  »\n\nChantal Daniels de Christian Aid déclare : « La Commission a manqué l’opportunité de proposer une législation qui aurait véritablement aidé des millions de personnes dans les pays ravagés par la guerre, où les ressources naturelles fournissent motivation et financement aux groupes armés. En outre, la proposition ne garantit pas aux consommateurs européens que les produits qu’ils achètent n’ont pas contribué à alimenter violences, instabilité et violations de droits humains. »\n\nLe Parlement européen et le Conseil de l’UE seront appelés à examiner cette proposition au cours de cette année. Il est impératif que les parlementaires et les États membres renforcent alors cette législation afin qu’elle puisse remplir ses objectifs. Autrement, l’UE demeurera pour encore longtemps le carrefour de ce commerce néfaste.\n\nSignataires de ce communiqué :\n\nALBOAN ; AK Rohstoffe ; Amnesty International ; Association pour le Développement des Initiatives Paysannes, DRC (ASSODIP); Bread for All ; Burma Environmental Working Group; CCFD Terre-Solidaire; Commission on Natural Resources of the DRC Bishops’ Conference (CERN); Christian Aid; Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité (CIDSE); Congo Calling ; Centre for Research and Investigation into the Environment, Democracy and Human Rights, DRC (CREDDHO); Le Réseau européen pour l’Afrique Centrale (EurAc) ; EarthWorks; Enough Project; Friends of the Earth; Global Witness; GreenIT.fr, France; Heinrich-Böll-Stiftung, Germany; Info Birmanie; India Committee of the Netherlands (ICN); Jesuit European Social Centre (JESC); JRS; Commission Justice et Paix Belgique francophone; Network Movement for Justice and Development (NMJD); Global Ignatian Advocacy Network- Governance of Natural and Mineral Resources; Partnership Africa Canada; PAX, the Netherlands; Powershift, Germany; Students and Scholars Against Corporate Misbehaviour (SACOM), China; Save the Congo!; Centre for Research on Multinational Corporations, Netherlands (SOMO); Western Sahara Resource Watch.\n\n \n\nContacts:\n\nAK Rohstoffe (PowerShift e.V.), Michael Reckordt, + 49 30 428 05 479, michael.reckordt@power-shift.de;\n\nAmnesty International, Maeve Patterson, +32 2 548 27 73, Mpatterson@amnesty.eu\n\nChristian Aid, Chantal Daniels, +44 7446 499 839, CDaniels@christian-aid.org\n\nCCFD-Terre Solidaire, Karine Appy  + 33659713108,  k.appy@ccfd-terresolidaire.org  \n\nEurAc, Frédéric Triest, +32 490 43 76 70, Frederic.Triest@eurac-network.org;\n\nGlobal Witness, Sophia Pickles, +44 7703 108449 spickles@globalwitness.org;\n\nJesuit European Social Centre, Emmanuelle Devuyst, +32 2 737 97 21, devuyst@jesc.eu\n\nCommission Justice et Paix Belgique francophone, Santiago Fischer, +32 2 738 08 01, santiago.fischer@justicepaix.be\n\nPAX: Astrid Schrama, +32 49 538 70 83,  schrama@paxforpeace.nl\n\nSOMO : Gisela ten Kate, +31619018825, g.tenkate@somo.nl\n\n \n\nNote :\n\nPlus de 60 organisations non gouvernementales internationales ont publiquement pris position en septembre 2013 pour souligner la nécessité d’une législation robuste, fondée sur les normes existantes en matière de diligence raisonnable, telles que définies par l’ONU et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les standards de l’OCDE ont déjà été approuvés par les gouvernements des Etats membres, pourtant très peu d’entreprises européennes, si ce n’est aucune, exercent de manière transparente leur devoir de diligence."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-legislative-europeenne-ne-permettra-pas-de-bannir-deurope-les-ressources-naturelles-qui-alimentent-les-conflits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-legislative-europeenne-ne-permettra-pas-de-bannir-deurope-les-ressources-naturelles-qui-alimentent-les-conflits/","name":"La proposition législative européenne ne permettra pas de bannir d’Europe les ressources naturelles qui alimentent les conflits - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-05T14:19:56+00:00","description":"Selon plusieurs organisations de la société civile, la proposition législative de la Commission européenne relative à l’approvisionnement responsable en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aujourdhui-quelle-est-la-situation-politique-au-cameroun/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aujourdhui-quelle-est-la-situation-politique-au-cameroun/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Aujourd&rsquo;hui, quelle est la situation politique au Cameroun ?","datePublished":"2010-07-03T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aujourdhui-quelle-est-la-situation-politique-au-cameroun/"},"wordCount":898,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 24 aout 2010\n\nEn 2008, deux événements majeurs se  sont produits au Cameroun : une explosion sociale en février et la modification de la constitution permettant un nouveau mandat au Président Paul Biya aujourd'hui âgé de 73 ans. Deux événements bien sûr liés.\n\nSelon le rapport publié par l'Observatoire des Droits de l'Homme au Cameroun en février 2009 [1], « le Cameroun a été le théâtre de violentes manifestations sociales que les observateurs ont appelé « les émeutes de la faim ». À la différence d'autres pays africains qui ont connu le même type d'évènements (Sénégal, Côte d'Ivoire, Burkina-Faso...), c'est un facteur politique-le projet de modification constitutionnelle, perçu comme une perspective de prolongement de la mauvaise gouvernance du régime du président Paul Biya-qui, conjugué avec la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires, a servi de déclencheur au soulèvement populaire. »\n\nLa modification de la constitution vient rompre de manière unilatérale avec celle de 1996, issu des accords de la Tripartite tenue à Yaoundé en 1991 [1a], aujourd'hui remise en cause. Les débats sur la réélection du président Paul Biya alimentent les médias et occupent la place publique. Malgré son âge, de nombreux observateurs sont convaincus que le président en place se représentera pour gagner face à une opposition très affaiblie, voire de connivence. Cependant, certains estiment que le président ne pourra pas aller jusqu'au bout de son septennat et qu'il désignera alors un dauphin  pour assurer la stabilité du pays, en évitant ainsi de déclencher des élections à risque. L'hypothèse d'une passation de pouvoir à un membre de la famille est de moins en moins envisagée au sein du microcosme politico-médiatique. \n\nToute la vie politique actuelle est donc dominée par la question de la succession à la tête de l'État. « L'atmosphère est à la fin de règne et des querelles intestines. Des batailles épiques pour la succession du Président ont été engagées. Les clans se dessinent. Les uns et les autres s'épient et se marquent à la culotte. Tous les coups sont permis. L'Opération Épervier, destinée à assainir la gestion de la chose publique a très vite été dévoyée et détourné de sa mission fondamentale pour devenir un instrument d'élimination des concurrents politiques [2] ». \n\nMais d'autres  scénarios sont envisagés par les observateurs de la vie politique camerounaise. A coté de celui d'une transition plus ou moins apaisé, basée sur la réélection du Président Paul Biya et le passage du pouvoir à un dauphin ; un autre scénario plus inquiétant, est celui de l'éclatement du régime en place suite au décès du chef de l'État. « La succession intervient après l'explosion clientéliste et communautariste de l'appareil dirigeant, appareil incapable dans ces conditions de se mettre rapidement et pacifiquement d'accord autour d'un nouveau chef présidentiel. Dans ce scénario, des éléments de la base sociale sont instrumentalisés et mobilisés par les différents segments rivaux de l'appareil dirigeant. La dynamique considérée d'explosion s'inscrit dans une radicalisation violente des guerres de palais et aboutit à une mise en question manipulatrice des distinctions classiques pouvoir/opposition [3]». \n\nLe 3ème scenario, beaucoup moins crédible mais également cité par les observateurs est la prise de pouvoir par une alliance politique et militaire avec un appui financier de la diaspora. Il s'agirait d'acteurs politiques, militaires et économiques qui ont quitté le pays récemment et qui seraient très actifs à l'étranger. Beaucoup d'acteurs du régime, fragilisés par l'Opération Épervier, pourraient être séduits par une intervention militaire.\n\nPrésente dans les années 90, la question ethnique ne semble pas inquiéter les observateurs ni les partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Cependant, il est clair qu'aujourd'hui la question sociale occupe une place centrale et inquiétante. Les tensions sont de plus en plus  fortes et n'ont aucun canal d'expression politique ou syndicale. Assistera-t-on au même scénario qu'en 2008 ? Tout particulièrement lorsque l'État répond aux revendications sociales par un déploiement policier quelque peu disproportionné. \n\nEn vue des prochaines élections présidentielles, le gouvernement met en œuvre des moyens répressifs pour contenir le pays : renforcement spectaculaire d'une Unité spéciale d'intervention, pressions sur les médias et les journalistes [4]...  Alors, quels sont les enjeux pour l'avenir du Cameroun, alors que l'opposition politique est incapable de présenter un candidat ? C'est pourquoi beaucoup ne croient pas à l'alternance présidentielle ni au changement. \n\n\nBruno Angsthelm,\nChargé de mission Afrique\nau CCFD-Terre Solidaire\n\n\n[1] Avec un financement PCPA/CCFD\n[1a] Rencontre Tripartite à Yaoundé qui a rassemblé 300 représentants des partis politiques, des pouvoirs publics et personnalités indépendantes pour trouver un accord de sortie de crise en 1991 et instaurer les conditions de la démocratisation du Cameroun\n[2] Extrait d'un texte de Jean-Bosco Talla, journaliste camerounais\n[3] Scénario détaillé par M.O.Nguini, sociopolitiste Fondation Paul Angoela\n[4] Un journaliste est décédé en prison mi-avril 2010."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aujourdhui-quelle-est-la-situation-politique-au-cameroun/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/aujourdhui-quelle-est-la-situation-politique-au-cameroun/","name":"Aujourd'hui, quelle est la situation politique au Cameroun ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-03T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 24 aout 2010 En 2008, deux événements majeurs se  sont produits au Cameroun : une explosion sociale en février et la modification de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-16-decembre-a-minuit-le-typhon-sendong-a-touche-les-philippines/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-16-decembre-a-minuit-le-typhon-sendong-a-touche-les-philippines/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le 16 décembre à minuit le Typhon Sendong a touché les Philippines","datePublished":"2011-12-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-16-decembre-a-minuit-le-typhon-sendong-a-touche-les-philippines/"},"wordCount":1309,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 22 décembre 2011\n\nLe 16 décembre à minuit le Typhon Sendong a touché le nord de l'île de Mindanao, située au Sud de l'Archipel philippin. Les fortes pluies et glissements de terrain qui sévissent maintenant depuis 4 jours ont fait d'ores et déjà 937 victimes et plus de 1500 personnes sont portées disparues. Parmi les 170 000 personnes directement touchées beaucoup d'enfants se rendaient à l'école le samedi matin. Selon l'estimation des partenaires du CCFD-Terre Solidaire plus de 20 000 familles se retrouvent sans toit, et ces dernières refusent de rester dans les centres d'accueil déjà surchargés car les conditions sanitaires y sont extrêmement mauvaises (manque d'eau potable et de latrines).\n\nSendong est le typhon le plus dévastateur qui ait touché l'île depuis 10 ans. Les provinces touchées de Mindanao Misamis, Lanao del Norte, Zambaonga Del Norte, de l'ARMM et de Negros sont parmi les plus pauvres des Philippines, la population y vit principalement d'agriculture familiale et de pêche traditionnelle. Le gouvernement et l'armée sont démunis face à l'ampleur de la catastrophe.\n\nSelon les premières informations émanant des partenaires du CCFD-Terre Solidaire (IRDF et le MPPM sont les plus impliqués dans les opérations de secours et de distribution), les besoins immédiats pour les personnes évacuées sont essentiellement des besoins alimentaires, d'eau potable, de couvertures, de kits d'hygiène et de premiers soins.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire suit au jour le jour la situation à travers ses partenaires IRDF et MPPM qui travaillent l'un et l'autre avec des coordinations d'associations mobilisées pour porter secours aux populations affectées.\n\n\nParis, le 2 janvier 2012\n\nDeux semaines après le passage du typhon Sendong qui a ravagé le Nord de l'île de Mindanao situé au Sud de l'Archipel philippin, le nombre de victimes s'élève à ce jour à plus d'un millier. Les 14 000 familles qui ont passé le réveillon dans des centres d'évacuation, doivent désormais s'enregistrer pour pouvoir bénéficier d'une aide d'urgence. \n\nParmi les villes frappées par le typhon couvrant les 13 provinces de l'île, celles de Cagayan de Oro et Iligan ont été les plus touchées. Les dommages sont estimés à plus d'un milliard de pesos, soit 18 millions d'euros. D'après le Conseil de réduction et de gestion des catastrophes naturelles nationales (NDRRMC), près de 600 000 personnes ont directement subi les ravages du typhon.\n\nUne mission de mesure des précipitations en milieu tropical pointe l'effet combiné des fortes pluies (plus de 50 mm/h) et des glissements de terrain aggravés par la déforestation des zones côtières. Dans cette région montagneuse, d'énormes troncs d'arbres ont été entrainés vers les habitations situées en contrebas des collines. L'administration Aquino a immédiatement mis en place une interdiction nationale de défricher de nouvelles parcelles.  \n\nL'action de la Task Force on Food Sovereingty (TFFS) \n\nA Mindanao, la TFFS a immédiatement lancé un appel à dons afin de venir en aide aux victimes de Cagayan de Oro et Iligan. IRDF, partenaire du CCFD-Terre Solidaire et la TFFS ont mis en place un fond mobilisable depuis Cotabato Nord et Davao pour que les membres puissent envoyer des dons et du matériel.\n\nAu Ranao Disaster Response Network basé à Iligan, des produits alimentaires de premières nécessités ont été envoyés de même que des médicaments et des vêtements, en réponse à l'urgence humanitaire.\nIRDF a organisé les efforts des membres de la TFFS pour que les dons puissent parvenir aux communautés les plus isolées de l'île ; en effet, une des principales missions des employés d'IRDF consiste à identifier les besoins urgents afin de redistribuer le matériel et les produits de premiers secours vers les zones les plus reculées. Devant le manque de volontaires disponibles tous les employés se mobilisent.\n\nDans les centres d'évacuation, les conditions de vie des populations les plus vulnérables sont déplorables, notamment à cause du manque de soins et de l'eau potable. PUSAKA membre de la TFFS basé à Pikit, Cotabato Nord, a monté une cellule d'accompagnement psycho-social dans un centre d'évacuation pour aider les familles en détresse. Les enfants et les personnes âgées semblent les plus touchés par les troubles qui règnent depuis deux semaines à Mindanao. Pour ces familles qui ont tout perdu, ce soutien psychologique apparaît aussi important que l'aide alimentaire, médicale et sanitaire.\n\nParis, le 12 janvier 2012\n\n\n\nSoutien d'urgence du CCFD-Terre Solidaire aux victimes du Typhon Sendong\nA la suite du typhon Sendong qui a dévasté l'Ouest de l'île de Mindanao le 17 décembre 2011, les partenaires du CCFD-Terre solidaire comme IRDF se sont mobilisés pour porter secours aux survivants. Ces derniers (membres de la La Task Force Food Sovereignty, TFFS), se sont engagés dans des actions humanitaires et apportent une valeur ajoutée certaines grâce au réseau de bénéficiaires dont ils disposent qui sont souvent dans les zones reculées n'ayant le plus souvent pas accès aux distributions ni aux soins de première urgence. Ces populations vulnérables ne reçoivent pas assez de nourriture, de médicaments ou d'autres services de première nécessité. Le rôle d'IRDF est donc d'informer les autres membres de la TFFS et du RDRRAC afin de mieux répartir les distributions.\n\nA partir de consultations réalisées par IRDF et par les autres membres de la TFFS en décembre 2011, cette dernière a prévu d'organiser une série d'opérations humanitaires de janvier à mars 2012 dans les villes d'Iligan City et de Cagayan De Oro les plus durement touchées par le typhon. Ces opérations consistent également à assister les communautés dans la reprise et la réhabilitation des activités économiques dans ces villes.\n\nLa TFFS soutiendra et renforcera les réseaux et centres existants de gestion des catastrophes dans ces 2 villes tels que le Ranao Disaster Relief and Rehabilitation Center (RDRRAC) basé à Iligan City. La TFFS enverra également des équipes pour organiser et conseiller les communautés dévastées afin d'aider à l'organisation des victimes.\n\nLa TFFS a des membres actifs à Iligan City comme SUMPAY, la fédération de paysans AMA alors qu'à Cagayan de Oro, la TFFS travaillera avec PUSAKA, Legal Resource Center.\n\nObjectifs du projet\n1. Minimiser les impacts de la catastrophe en apportant immédiatement un soutien à quelques 3000 foyers touchés à Iligan et Cagayan de Oro city\n2. Sensibiliser les victimes sur les causes de leur vulnérabilité face aux catastrophes et élaborer un plan afin d'atténuer les effets négatifs des désastres futurs\n3. Organiser et renforcer les associations de victimes afin qu'elles puissent négocier leurs conditions de relogement et d'accompagnement économique auprès du gouvernement \n4. Renforcer les réseaux de la société civile existant impliqués dans la réponse et la gestion des catastrophes.\n\nRésultats attendus\n1. Fournir une aide d'urgence à 3000 familles directement touchées parmi les communautés à Cagayan de Oro et Iligan city \n2. Organiser les victimes en associations pérennes\n3. Apporter des conseils et soutiens aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées\n4. Former 100 responsables issus de la population de base à la gestion et à la préparation aux catastrophes\n5. Elaborer des plans de réduction des risques dans au moins 10 communautés touchées par le typhon.\n\n\nAgissez en faisant un don pour aidez les victimes de cette catastrophe naturelle et soutenir nos partenaires sur place :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-16-decembre-a-minuit-le-typhon-sendong-a-touche-les-philippines/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-16-decembre-a-minuit-le-typhon-sendong-a-touche-les-philippines/","name":"Le 16 décembre à minuit le Typhon Sendong a touché les Philippines - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:55+00:00","description":"Paris, le 22 décembre 2011 Le 16 décembre à minuit le Typhon Sendong a touché le nord de l'île de Mindanao, située au Sud de l'Archipel philippin. Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Sao Paulo, une approche inédite pour les migrations","datePublished":"2015-05-27T15:46:43+00:00","dateModified":"2021-12-14T17:35:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/"},"wordCount":969,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/05/fsm-des-migrations-2016-020_victoire-scaled-e1639503337987.jpg","keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre solidaire plaide pour une gouvernance mondiale de la migration et pour le renforcement des politiques municipales d’accueil. Le Brésil est le laboratoire d’une nouvelle approche de la migration. Notamment Sao Paulo, où réside plus de la moitié des travailleurs étrangers dans le pays. Témoignage de Paulo Illes, coordinateur des politiques municipales pour les migrants.\n\nJusqu’à présent, les politiques migratoires relèvent des prérogatives des États. Même à l’échelle européenne, les concertations se limitent à des restrictions communes concernant l’accès au droit d’asile (accord de Dublin) et aux outils de contrôle de l’immigration clandestine. Mais les politiques publiques restent nationales, souvent déterminées par les crispations internes que soulèvent la présence d’immigrés et les préoccupations sécuritaires.\nComme l’explique Nina Marx, chargée de mission sur les migrations internationales au CCFD-Terre Solidaire, la politique migratoire devrait relever de deux niveaux, mondial et local : « La migration est un phénomène mondial qui devrait faire l’objet d’une gouvernance mondiale. Notamment autour des zones de fracture (la Méditerranée et le Sahel, la frontière mexicaine) ou autour des pôles d’attraction (Le Brésil, l’Afrique du Sud ou la Thaïlande). »\nPar ailleurs, « les collectivités locales sont en mesure d’apporter les réponses concrètes aux problèmes que soulève l’accueil des migrants. Il faut promouvoir des politiques municipales d’accueil » explique-t-elle.\n\nPaulo Illes est le coordinateur des politiques migratoires de la mairie de Sao Paulo au Brésil, et partenaire du CCFD-Terre Solidaire en tant que membre du réseau Espacio sin fronteras. Il livre son témoignage sur la politique de la ville de Sao Paulo à l’égard des migrants.\nQue représente l’immigration au Brésil ?\nLe Brésil est un pays d’immigration. Sur une population de 200 millions, on estime qu’il y a environ 2 millions de migrants. Dont plus de la moitié est installée à Sao Paulo (13 millions d’habitants) et dans son agglomération.\nJusqu’en 2010, il s’agissait essentiellement d’une migration régionale. Mais sous la présidence de Lula, le pays a développé l’intégration avec les pays d’Afrique et des Caraïbes. \nPas moins de 32 ambassades brésiliennes ont été ouvertes sur le continent africain. Comme par ailleurs, l’Europe est en crise et de plus fermée à la migration, nous avons vu se développer une nouvelle vague migratoire, en provenance de pays comme le Sénégal et le Congo Kinshasa, mais aussi d’Haïti.\nPour le Brésil il est plus intéressant de développer ses relations commerciales avec les pays d’Afrique, acheteur des produits manufacturés, qu’avec l’Europe et les Etats-Unis, auxquels il ne peut vendre que des matières premières. Il ne faut pas oublier que près de 70 % des Brésiliens sont plus ou moins des afro-descendants.\n\n\nPourquoi le Brésil attire-t-il les migrants ? \n\nLe Brésil manque de main d’œuvre. L’Etat a dû mettre en place un programme pour faire venir 15 000 médecins. L’industrie agro-alimentaire s’est beaucoup développée et embauche : elle emploie notamment les travailleurs africains dans les centres de traitement pour l’exportation de viande congelée vers l’Europe. C’est un travail très dur, dans le froid, avec des gestes répétitifs. Après deux ans, les gens sont usés.\nLes Latino-américains, et notamment les Boliviens, travaillent essentiellement pour l’industrie textile, dans des conditions sociales très dures.\nLe cas des Haïtiens est particulier. Ils arrivent par la frontière nord, où les passeurs les laissent sans rien, sans argent, affamés, loin de tout. Le gouvernement a mis en place en place des bus quotidiens pour les amener à Sao Paulo.\nComment la ville de Sao Paulo gère-t-elle cet afflux de migrants ?\nLe centre-ville abrite 450 000 migrants, l’agglomération entre 750 000 et un million. On ne peut pas ignorer cette population. Sa présence a un impact sur les services sociaux, sur le logement. Elle vit et travaille dans des conditions précaires. Mettre en place une politique spécifique est une nécessité pour la cohésion sociale.\nLe nouveau maire élu en 2012, Fernando Haddad, a créé un secrétariat aux droits de l’Homme et une coordination des politiques pour les migrants, dont je suis responsable.\nLa loi brésilienne sur la migration date de 1981, les associations plaident pour qu’elle évolue pour s’adapter à la nouvelle réalité. Mais ce qui concerne la santé, l’éducation, l’assistance sociale, relève de la compétence de la ville.\nL’une des premières actions du maire a été l’organisation d’une conférence sur les politiques d’accueil des migrants, précédée de réunions préparatoires dans tous les arrondissements périphériques.\nElle a dégagé quatre axes de travail : l’assistance sociale, les besoin de formation et les questions liées au travail, la valorisation des migrants et la participation.\n-\tUn conseil participatif a été constitué où les migrants sont représentés par vingt élus. Pour la première fois de l’histoire du Brésil, les étrangers ont voté.\n-\tUn centre d’accueil a été ouvert en septembre 2014 pour fournir un hébergement jusqu’à quatre mois, fournir des services d’assistance sociale et juridique, des formations professionnelles, l’apprentissage du portugais…\n-\tLa municipalité a inclus les célébrations cultuelles des migrants dans la vie sociale de la ville, alors qu’avant on envoyait la police pour trouble à l’ordre public.\n\nThierry Brésillon"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/","name":"A Sao Paulo, une approche inédite pour les migrations - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/05/fsm-des-migrations-2016-020_victoire-scaled-e1639503337987.jpg","datePublished":"2015-05-27T15:46:43+00:00","dateModified":"2021-12-14T17:35:44+00:00","description":"Le CCFD-Terre solidaire plaide pour une gouvernance mondiale de la migration et pour le renforcement des politiques municipales d’accueil. Le Brésil est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-et-gestion-locale-lexemple-de-sao-paulo/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/05/fsm-des-migrations-2016-020_victoire-scaled-e1639503337987.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/05/fsm-des-migrations-2016-020_victoire-scaled-e1639503337987.jpg","width":2112,"height":1785}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exposition-universelle-la-visite-de-francois-hollande-laisse-les-ong-sur-leur-faim/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exposition-universelle-la-visite-de-francois-hollande-laisse-les-ong-sur-leur-faim/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Exposition universelle : la visite de François Hollande laisse les ONG sur leur faim","datePublished":"2015-06-19T10:25:35+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exposition-universelle-la-visite-de-francois-hollande-laisse-les-ong-sur-leur-faim/"},"wordCount":829,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce dimanche 21 juin, François Hollande doit se rendre à l’Exposition Universelle de Milan (Italie), consacrée cette année à l’alimentation où 144 pays présentent leurs solutions pour  « assurer à toute l’humanité une alimentation suffisante, de qualité, saine et durable ». L’occasion pour les ONG de dénoncer le double discours français en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire au niveau mondial.\n\n\n\nLa France porte depuis de nombreuses années un discours en faveur des agricultures familiales. Pourtant dans  les faits, elle est loin de soutenir ces acteurs en priorité, en particulier, dans les pays du Sud. Elle est par exemple engagée depuis 2012 dans une initiative du G8 appelée la « Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition » (NASAN) destinée à promouvoir les investissements dans l’agriculture dans 10 pays d’Afrique afin de lutter contre la faim et la pauvreté.  Loin de mettre en avant les agricultures familiales, cette alliance repose à l’inverse sur les multinationales du secteur des semences et du trading de matière premières agricoles. Ces acteurs, plus spécialistes de la spéculation sur les marchés internationaux que de la production agricole, bénéficient de facilités fiscales, douanières et foncières qui créent une concurrence déloyale avec les paysans qui se voient aujourd’hui dépossédés de leurs terres et en grande partie, du soutien des pouvoirs publics [[Voir à ce sujet le  bilan d’étape de la NASAN réalisée par ACF, le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France à l’occasion du G7.]]. \n\nDe même, la France promeut officiellement le développement de pratiques agroécologiques, dans l’objectif de réduire les émissions du gaz à effet de serre du secteur agricole et de favoriser la résilience des agriculteurs du Sud. Pourtant, là encore, l’incohérence pointe quand on compare les discours et les soutiens politiques et financiers effectivement accordés par la France pour lutter à la fois contre la faim et les dérèglements climatiques. Ainsi, depuis septembre 2014, la France s’est engagée dans l’Alliance Globale pour l’Agriculture Intelligente face au Climat (GACSA). Loin de reposer sur une vision agroécologique du développement agricole et rural, cette GACSA se destine plutôt à promouvoir des pratiques dont les impacts négatifs sur la sécurité alimentaire et le climat ne sont plus à prouver (intrants chimiques, OGM,…) [[Voir notamment : Climate-Smart revolution… or a new era of green-washing?, CIDSE, Mai 2015]]. Dans les faits, la France serait plutôt porteuse d’une nouvelle révolution verte, basée sur le verdissement artificiel  des pratiques de l’agrobusiness.\n\nEnfin, dernier sujet révélateur de l’incohérence des engagements français, la sous-nutrition qui touche 1 enfant sur 10 dans le monde et qui est responsable de 3 millions de décès par an. Malgré l’ampleur du problème, les conséquences humaines de la sous-nutrition ne suffisent pas à convaincre la France d’investir dans la lutte contre ce fléau. Les investissements de la France restent très faibles avec 23 millions d’euros d’aide à la nutrition en 2013 [[Soit 0,47 % de l’APD française]]. Le nouvel engouement pour la « diplomatie économique » chère au Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, et les réductions  du budget de l’Aide publique au développement (APD) française (moins 20 % depuis 2010) appellent à maximiser l’impact de chaque euro investi. Mais alors que le gouvernement a annoncé vouloir faire de la sous-nutrition « une des priorités de la politique de développement et de solidarité internationale » [[Selon la loi d’orientation parlementaire sur le développement et la solidarité internationale  adoptée en juillet 2014]], la France n’a pris aucun engagement financier et ne s’est jusqu’à présent pas dotée d’un plan d’action qui concrétiserait sa stratégie en matière de lutte contre la sous-nutrition.\n\nC’est pourquoi, Action contre la faim, le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France demandent à François Hollande de remettre en cohérence les discours français avec ses actions à l’international. Pour cela la France doit dès à présent quitter des initiatives comme la NASAN ou la GACSA qui appauvrissent et mettent en péril le droit à l’alimentation des populations au Sud. En tant que présidente de la COP21, la France doit également se montrer ambitieuse et mettre en place des politiques et financements en faveur des pratiques agroécologiques et de la lutte contre la sous nutrition. Alors qu’une personne sur 9 souffre toujours de la faim dans le monde, il y a urgence. \n\n\nContact médias :\n\nCaroline Prak – Oxfam France : 06 30 46 66 04 / cprak@oxfamfrance.org / @carolineprak\nKarine Appy – CCFD-Terre Solidaire : 06 66 12 33 02 – k.appy@ccfd-terresolidaire.org\nKarima Zanifi – Action contre la Faim: 01 70 84 72 37 -kzanifi@actioncontrelafaim.org\n\n\n* Pour en savoir plus sur le Pavillon français : http://alimentation.gouv.fr/la-france-a-milan"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exposition-universelle-la-visite-de-francois-hollande-laisse-les-ong-sur-leur-faim/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/exposition-universelle-la-visite-de-francois-hollande-laisse-les-ong-sur-leur-faim/","name":"Exposition universelle : la visite de François Hollande laisse les ONG sur leur faim - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-06-19T10:25:35+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:45+00:00","description":"Ce dimanche 21 juin, François Hollande doit se rendre à l’Exposition Universelle de Milan (Italie), consacrée cette année à l’alimentation où 144 pays","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/niger-des-organisations-de-la-societe-civile-demandent-aux-autorites-de-mettre-un-terme-au-harcelement-des-defenseurs-des-droits-humains-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/niger-des-organisations-de-la-societe-civile-demandent-aux-autorites-de-mettre-un-terme-au-harcelement-des-defenseurs-des-droits-humains-communique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Niger &#8211; Des organisations de la société civile demandent aux autorités de mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits humains (communiqué)","datePublished":"2020-03-25T13:13:06+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:45:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/niger-des-organisations-de-la-societe-civile-demandent-aux-autorites-de-mettre-un-terme-au-harcelement-des-defenseurs-des-droits-humains-communique/"},"wordCount":1570,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Communiqués de presse","Droits humains"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Plusieurs organisations de la société civile expriment leur préoccupation concernant l’interpellation d’au moins 15 membres de la société civile nigérienne ainsi que la mise en détention et l’ouverture de poursuites judiciaires à l’encontre de sept d’entre eux. Ces événements se déroulent dans le cadre d’un climat de plus en plus délétère pour la société civile au Niger où plusieurs graves atteintes aux libertés fondamentales ont été enregistrées au cours des dernières semaines\n\n\n\nLe 13 mars,  un communiqué du conseil des ministres concernant des mesures prises pour lutter contre la propagation du COVID-19 a été rendu public, interdisant tout rassemblement d’au moins 1000 personnes. \n\n\nLe 15 mars, un rassemblement a été organisé à Niamey la capitale, pour dénoncer un détournement de fonds publics pour l’achat de  matériel d’armement destiné à lutter contre le terrorisme. Les organisateurs avaient déclaré ce rassemblement avant la publication du communiqué du conseil des ministres et n’avaient par la suite pas reçu de notification d’arrêté d’interdiction et, avaient par conséquent, décidé de maintenir le rassemblement malgré l’interdiction. Ce même jour, très tôt dans la matinée, les forces de sécurité ont bloqué toutes les voies menant à la Place de la concertation à Niamey, lieu prévu pour le rassemblement. \n\n\nLes forces de l’ordre ont par ailleurs utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Selon de nombreuses sources, les tirs de gaz seraient à l’origine d'un incendie sur le toit d’un marché de Tagabati engendrant la mort d’au moins 3 personnes. \n\n\nEntre les 15 et 17 mars, au moins 15 personnes ont été interpellées et détenues dans les locaux de la police judiciaire pour « participation à une manifestation interdite et complicité d’incendie volontaire ». Plusieurs de ces activistes avaient déjà été arrêtés en 2018 dans le cadre d’une vague d’arrestations liée aux protestations contre la loi de finances de 2018. \n\n\nÀ ce jour, Moudi Moussa, Mounkaila Halidou, Moussa Tchangari, Habibou Soumaila, Sani Chekaraou et Maïkoul Zodi** sont toujours placés sous mandat de dépôt. Ils ont été transférés dans différentes prisons, certaines situées à plus de 100 km de la ville de Niamey et dans des zones placées en état d’urgence. Ils sont poursuivis pour « d'organisation d’une manifestation interdite et complicité de destructions des biens publics, incendies volontaires et homicides involontaires », à l’exception de Sani Chekaraou qui est poursuivi pour « voie de fait sur les autorités du grand marché ». \n\n\nLes jours précédents la manifestation, plusieurs journalistes avaient été ciblés: convoqués par la police ou arrêtés après s'être exprimés ou avoir conduit des entretiens liés à la question de la pandémie du COVID-19. L’un d’entre eux, Mamane Kaka Touda**, journaliste et défenseur des droits humains, est toujours détenu, accusé de « diffusion de données pouvant troubler l’ordre public » simplement pour avoir informé de l’existence d’un cas suspect. \n\n\nLe 20 mars, après avoir signalé un premier cas de COVID-19, les autorités nigériennes ont suspendu toutes les visites aux détenus pendant une période d’au moins trois mois et toutes les audiences judiciaires, jusqu'au 25 mars. \n\n\nLes  organisations signataires soulignent \n\n\n\n Leurs préoccupations face à la montée croissante de la répression de la société civile au Niger et l’instrumentalisation des risques liés à la pandémie du COVID-19 pour asphyxier l’espace civique en ligne et hors ligne - notamment les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique, d’association, et de participation politique garantis par les obligations internationales et par la Constitution du Niger;  \n\n\n\n Si des mesures d'exception sont permises pour faire face à des questions sanitaires, elles doivent respecter les strictes conditions de nécessité, de proportionnalité de légalité, et de non-discrimination en vertu des normes internationales établies en la matière, en particulier les articles 4, 9, 10, 14, 19, 21, 22 et 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Niger en 1986. \n\n\nEn particulier, les déclarations d'urgence justifiées par l'épidémie de COVID-19 ne doivent pas servir de couverture à une action disproportionnée et répressive de la part des autorités, comme le souligne un récent communiqué des Rapporteurs spéciaux des Nations Unies : \n\n\n\n Ces mesures ne peuvent en aucun cas servir à harceler judiciairement les défenseurs des droits humains, notamment à la possible fabrication de charges d’accusation; \n\n\n\n Bien que les restrictions aux visites en personne ou aux contacts des personnes en détention peuvent être légitimes pour prévenir l’épidémie de COVID-19, ces restrictions doivent être proportionnées à l'objectif de prévention (ou de réponse à) une épidémie. Les visites de détenus doivent être remplacées par des moyens et des opportunités de contacter le monde extérieur, par exemple par téléphone, e-mails ou appels vidéo.\n\n\n\n Les services de justice doivent pouvoir assurer un service minimum afin de garantir la continuité des procédures judiciaires et l’état de droit, dans le respect du droit à un procès équitable.\n\n\n\n Le Niger vient de rejoindre l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), qui impose au pays de mettre en oeuvre des exigences claires en termes de libertés fondamentales, en vertu du Protocole de la société civile. Les autorités nigériennes se doivent donc de respecter leurs engagements dans ce cadre.   \n\n\nLes  organisations signataires appellent les autorités du Niger à \n\n\n\n Mettre un terme à toute pratique de harcèlement contre les membres de la société civile sous justification de sécurité sanitaire\n\n\n\n Se conformer aux normes internationales en vigueur relatives aux conditions dérogatoires d’exception permises, notamment par le Pacte international sur les droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par le Niger.\n\n\n\n Mener une enquête indépendante et impartiale dans le cadre des faits enregistrés lors de la manifestation du 15 mars, notamment ceux ayant conduit au décès d’au moins trois personnes - identifier les auteurs et les présenter devant un tribunal civil, dans le respect du droit à un procès équitable;\n\n\n\n Garantir le respect des droits des détenus, notamment leurs droits à des conditions d’hygiène et d’alimentation adéquates, l’accès aux soins et l’accès au monde extérieur à travers les communications avec leurs avocats, familles et proches ;\n\n\nLes  organisations signataires appellent les organisations suivantes \n\n\n\n Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies  à exhorter les autorités du Niger à mettre en œuvre les demandes ci-dessus mentionnées;\n\n\n\n Le Secrétariat international de l’ITIE  à entrer en contact avec les autorités du Niger et de s’assurer que le gouvernement suive les recommandations susmentionnées, afin de remplir les exigences du Protocole de la société civile. Si ces exigences ne sont pas respectées, le Secrétariat de l’ITIE devrait envisager la remise en cause de l’acceptation de la candidature du Niger; \n\n\nSignataires \n\n\n●\tPublish What You Pay (PWYP)\n●\tTournons la Page (TLP) Niger \n●\tTournons la Page International (TLP)\n●\tAmnesty International\n●\tAgir Ensemble contre les droits de l’homme (AEDH)\n●\tCCFD-Terre Solidaire\n●\tThe Lebanese Oil and Gas Initiative-LOGI\n●\tAction de Partenaires pour l’Appui au Développement (APAD), membres coalition PCQVP Tchad\n●\tFIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme\n●\tOrganisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme\n●\tPCQVP Tunisia\n●\tGlobal Witness\n●\tEritrea Focus\n●\tThe Future We Need\n●\tGoenchi Mati Movement\n●\tTI Madagascar (TI-MG), member of the Malagasy PWYP Coalition \n●\tAfricans Rising \n●\tCenter for Civil Liberties (Ukraine)\n●\tRéseau Migration Développement -REMIDEV (Sénégal)\n●\tGroupe d’Action pour le Progrès et la Paix (GAPP-Afrique) présent au Canada, France, Bénin et Mali\n●\tOdhikar, Bangladesh\n●\tOpen Briefing\n●\tMetro Center For Journalists Rights & Advocacy\n●\tSpaces for Change (S4C), Nigeria\n●\tPublish What You Pay- Malawi\n●      Association Marocaine des Droits humains -Maroc\n●      ActionAid Sénégal\n ...\n\n\nM. Moudi Moussa, coordonnateur National de Tournons La Page (TLP), Président Mouvement des jeunes Républicains (MJR), organisation membre de Publiez ce que vous Payez (PCQVP) Niger\n\n\nM. Mounkaila Halidou, secrétaire général du Syndicat National des Agents Contractuels et fonctionnaires de l’éducation de base (SYNACEB) et Membre du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB), organisation membre de PCQVP Niger, ancien Président du Comité d’administration de PCQVP Niger  \n\n\nMaikoul Zodi, coordonnateur National de Tournons la Page, President de MJR, organisation membre de PCQVP Niger\n\n\nMoussa Tchangari, secretaire general d’Alternative espace citoyen (AEC)\n\n\nSani Chekaraou, président de Syndicat des Commerçants importateurs et exportateurs du Niger\n\n\nHabibou Soumaila, chargé de communication du bureau régional TLP-Niamey.\n\n\nMamane Kaka Touda, journaliste et défenseur des droits humains, Coordinateur Programme “Jeunesse” de l’ONG « Alternative Espaces Citoyens »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/niger-des-organisations-de-la-societe-civile-demandent-aux-autorites-de-mettre-un-terme-au-harcelement-des-defenseurs-des-droits-humains-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/niger-des-organisations-de-la-societe-civile-demandent-aux-autorites-de-mettre-un-terme-au-harcelement-des-defenseurs-des-droits-humains-communique/","name":"Niger - Des organisations de la société civile demandent aux autorités de mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits humains (communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-03-25T13:13:06+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:45:00+00:00","description":"Plusieurs organisations de la société civile expriment leur préoccupation concernant l’interpellation d’au moins 15 membres de la société civile","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-une-relation-particuliere-a-la-mere-terre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-une-relation-particuliere-a-la-mere-terre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Chiapas, une relation particulière à la Mère Terre","datePublished":"2015-01-09T17:29:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-une-relation-particuliere-a-la-mere-terre/"},"wordCount":346,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"« La Mère Terre est au centre des conflits actuels au Chiapas et au Mexique. Des grandes entreprises transnationales cherchent à s’approprier la terre afin de la surexploiter et de lui arracher les richesses qu’elle garde encore en son sein, au détriment des peuples originaires. \nCes pratiques destructrices influencent certains, paysans et indigènes, qui perdent cet amour de la terre que voulaient transmettre leurs ancêtres. Eux aussi considèrent désormais la terre comme une marchandise qu’ils vendent ou qu’ils louent générant ainsi de nombreux conflits au sein même des populations.\nCeux qui gardent encore une relation particulière à la Terre, cette vision globale (de la Création), la conçoivent comme Notre Mère, celle qui nous protège et nous donne ce qui nous est nécessaire pour vivre. Ils préservent ce lien intime avec elle (Ña lum en langue ch’ol). Aujourd’hui, elle nous appelle à grands cris, pour que nous cessions de la détruire.\nC’est un être vivant qui a aussi des droits, comme nous.\nGrâce à l’agroécologie, dans les municipalités autonomes du Chiapas, nous travaillons à reconstruire cette relation à la Mère Terre, en optant pour une autre manière de produire ces biens qui nous permettent de vivre. Il s’agit de construire un mode de vie différent, un nouveau lien avec la Mère Terre, qui implique aussi une nouvelle forme de relations entre êtres humains, le lekil kuxlejal (bien-vivre) en langue tseltal.\nComment rêver et construire un ciel nouveau, une terre nouvelle ? \nNotre travail, c’est de former de nouvelles mentalités, de nouvelles consciences. Nous avons besoin de réapprendre et de construire cette relation nouvelle dans laquelle, femmes et hommes, nous vivrons en harmonie avec la Mère Terre, où nous prendrons soin de ce qui nous a été prêté, que nous devons soigner et protéger pour les générations futures. Puisse l’utopie nous faire avancer. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-une-relation-particuliere-a-la-mere-terre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-chiapas-une-relation-particuliere-a-la-mere-terre/","name":"Au Chiapas, une relation particulière à la Mère Terre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-09T17:29:00+00:00","description":"« La Mère Terre est au centre des conflits actuels au Chiapas et au Mexique. Des grandes entreprises transnationales cherchent à s’approprier la terre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/coordonner-les-acteurs-de-la-reconstruction/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/coordonner-les-acteurs-de-la-reconstruction/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Coordonner les acteurs de la reconstruction","datePublished":"2005-06-16T15:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:52:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/coordonner-les-acteurs-de-la-reconstruction/"},"wordCount":260,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les actions de secours ont été menées par les services de l'administration indienne de manière relativement plus efficace qu'en Indonésie ou au Sri Lanka (des zones de conflits). Néanmoins les rivalités entre administrations, les faiblesses d'organisation ont ralenti l'action.\n\nLa multiplication des interventions, publiques, privées, internationales ont créé aussi des situations d'embouteillage t des problèmes de répartition.\n\nDans la durée, il faut disposer d'un plan d'ensemble, répartir les moyens, coordonner les interventions.\n\n\nUne coordination pour les partenaires du CCFD\n\nLes 25 partenaires indiens du CCFD impliqués dans les opérations d’urgence ont rejoint la coordination d’ONG Tsunami Relief and Rehabilitation Coordination (TRRC), créée le 31 décembre 2004 pour combiner les actions de terrain et mieux répartir l’aide.\n\nMi-janvier 2005, elle a opté pour la cessation des aides en nourriture aux populations de pêcheurs de Nagapattinam, déjà pourvues par d'autres moyens.\n\nTRRC est devenue peu à peu un espace de réflexion et d’élaboration de projets pour la réhabilitation et la construction sur le long terme.\nCette coordination travaille aussi bien avec les autorités locales qu’avec les communautés affectées et les minorités dalits, religieuses ou tribales.\n\nEn dépit de leurs bonnes volontés, les ONG membres ont parfois du mal à s’accorder ; certaines manquent d’expériences dans les zones affectées ; d’autres ont tendance à défendre la seule communauté qu’elles représentent."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/coordonner-les-acteurs-de-la-reconstruction/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/coordonner-les-acteurs-de-la-reconstruction/","name":"Coordonner les acteurs de la reconstruction - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-16T15:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:52:33+00:00","description":"Les actions de secours ont été menées par les services de l'administration indienne de manière relativement plus efficace qu'en Indonésie ou au Sri Lanka","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exclut-les-industries-fossiles-de-son-fonds-commun-de-placement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exclut-les-industries-fossiles-de-son-fonds-commun-de-placement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire exclut les industries fossiles de son fonds commun de placement","datePublished":"2015-08-31T12:59:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exclut-les-industries-fossiles-de-son-fonds-commun-de-placement/"},"wordCount":534,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Finance solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire exclut à partir du 4 septembre 2015 le secteur des industries fossiles de son fonds commun de placement (FCP) socialement responsable « Ethique et Partage[[Fonds commun de placement de partage créé par le CCFD-Terre Solidaire en 2001 et géré par Meeschaert Asset Management]] » qui devient ainsi le premier fonds ISR français sans soutien aux énergies fossiles. Pionnier de la finance solidaire en créant le 1er FCP français dédié au partage avec les plus pauvres[[Organisation de solidarité internationale, le CCFD-Terre Solidaire a lancé en 1983 le premier fonds commun de partage (FCP) en Europe, « Faim et Développement », avec des congrégations religieuses et le Groupe Crédit Coopératif. Voir tous les produits de finance solidaire lancés par le CCFD-Terre Solidaire : www.facebook.com/epargneethique et  www.ccfd-terresolidaire.org/mob/consommer-responsable/epargnesolidaire/]], le CCFD-Terre Solidaire s’engage par ailleurs à favoriser les investissements dans des activités orientées vers la transition énergétique et écologique.\n\n\n\nLa combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) est à l’origine de 80% des émissions de gaz à effet de serre. Pour avoir une chance de limiter efficacement le réchauffement climatique, nous devons laisser les 2/3 des réserves d’énergies fossiles dans le sous-sol, ce qui suppose de stopper immédiatement le soutien au développement de ces activités.\n\nDans son encyclique, le Pape François lance un appel : « Nous savons que la technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants – surtout le charbon, mais aussi le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz – a besoin d’être remplacée, progressivement et sans retard (Laudato Si – 165) ». C’est également l’une des trois priorités de la déclaration des six principaux cultes en France (catholique, orthodoxe, protestant, musulman,  juif, bouddhiste) remise à François Hollande, mercredi 1er  juillet. Dans d’autres pays, des collectivités, des universités, des organisations confessionnelles notamment le conseil œcuménique des Eglises, des médias tels que le Guardian et des fonds d’investissements tels que le Rockefeller Fund se mettent en marche.\n \nEn effet, le rôle des investisseurs solidaires et socialement responsables est de contribuer à l’émergence de nouveaux modes de développement, de production et de consommation respectueux des personnes et de l’environnement. Pionnières en matière d’ISR dans les années 1970 en excluant des portefeuilles l’armement, la pornographie ou le tabac, les organisations catholiques sont aujourd’hui appelées à prendre la mesure des défis posés par le changement climatique et à agir concrètement.\n\nAlors que la France revient sur son engagement de supprimer les aides aux centrales à charbon, ce geste vise à envoyer un signal à la communauté des investisseurs et aux entreprises pour appeler à des changements profonds de pratiques. Face à l’urgence de trouver un accord ambitieux sur le climat à la fin de l’année à Paris, il doit également encourager les décideurs à prendre des engagements forts pour lutter efficacement contre le changement climatique et financer les mesures d’adaptation nécessaires dans de nombreux pays pauvres face aux symptômes déjà durement ressentis.\n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02 - 01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exclut-les-industries-fossiles-de-son-fonds-commun-de-placement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exclut-les-industries-fossiles-de-son-fonds-commun-de-placement/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire exclut les industries fossiles de son fonds commun de placement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-08-31T12:59:43+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire exclut à partir du 4 septembre 2015 le secteur des industries fossiles de son fonds commun de placement (FCP) socialement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-panama-papers-confirment-lurgence-de-lutter-contre-levasion-fiscale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-panama-papers-confirment-lurgence-de-lutter-contre-levasion-fiscale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les « Panama papers » confirment l’urgence de lutter contre l&rsquo;évasion fiscale","datePublished":"2016-04-04T10:29:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-panama-papers-confirment-lurgence-de-lutter-contre-levasion-fiscale/"},"wordCount":550,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Fraude fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les sociétés écrans, ces instruments qui permettent de cacher l’identité du propriétaire réel d’un compte ou d’une société, sont au cœur du scandale des « Panama papers » révélé ce dimanche 3 avril dans le Monde [[le Monde, associé au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington et au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung]]. Les informations issues des archives d’un cabinet d’avocats panaméen ont permis de montrer l’ampleur du recours aux montages offshore.\nLe CCFD-Terre Solidaire appelle à une véritable transparence pour mettre un terme à ces montages qui permettent à la fois de blanchir l’argent du crime et de frauder les administrations fiscales dans le monde entier.\n\n\n\nAprès le Luxleaks, le Swissleaks (et de nombreux autres scandales fiscaux ces dernières années), les « Panama papers » viennent rappeler le rôle central de l’opacité dans les stratégies visant à éviter l’impôt.\n\nEn effet, les sociétés écrans sont au cœur de ce scandale : elles sont utilisées dans des montages réalisés par des spécialistes de l'ingénierie juridique qui permettent de protéger à la fois les fraudeurs du fisc et le blanchiment du crime organisé en ne dévoilant pas le nom du propriétaire réel de ces sociétés. Plusieurs Etats, y compris au sein de l’Union européenne, continuent d’offrir la possibilité de créer, en toute légalité, des sociétés avec des prête-noms de manière à cacher l'identité du bénéficiaire réel dans le but d’échapper au fisc ou à la justice.\n\n« Plus que jamais, l’heure est à la transparence », déclare Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire. « La pratique était connue mais ce que dévoilent ces informations, en provenance d’un seul cabinet d’avocats, est délirant : il s’agit d’une institutionnalisation, au niveau des plus puissants, de l’utilisation de sociétés opaques, à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d’argent. Or tout cela n’est permis que par l’opacité. Il faut donc impérativement imposer les mesures de transparence pour y mettre un terme et prévoir des poursuites à l’encontre des fraudeurs, mais aussi des banques et des cabinets d’avocats qui organisent ces pratiques scandaleuses ».\n\nLe CCFD-Terre Solidaire appelle la France, dans le cadre de la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique à créer un registre public des bénéficiaires réels des sociétés [[Depuis, un registre public des trusts a été créé en France et l'Union européenne avance sur le sujet https://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/paradisfiscaux/panama-papers-la-5578]]. Il s’agirait là d’un premier pas important pour lutter contre l’opacité qui favorise, comme le scandale des Panama papers le démontre une fois de plus, les stratégies d’évitement de l’impôt. En Europe, comme dans les pays en développement, ce sont des centaines de milliards d’euros qui font ainsi défaut aux politiques publiques.\n\n\n- Contact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-panama-papers-confirment-lurgence-de-lutter-contre-levasion-fiscale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-panama-papers-confirment-lurgence-de-lutter-contre-levasion-fiscale/","name":"Les « Panama papers » confirment l’urgence de lutter contre l'évasion fiscale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-04-04T10:29:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:56+00:00","description":"Les sociétés écrans, ces instruments qui permettent de cacher l’identité du propriétaire réel d’un compte ou d’une société, sont au cœur du scandale des «","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mobilisons-nous-pour-quorange-exerce-sa-responsabilite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mobilisons-nous-pour-quorange-exerce-sa-responsabilite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mobilisons-nous pour qu&rsquo;Orange exerce sa responsabilité","datePublished":"2015-05-21T11:57:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mobilisons-nous-pour-quorange-exerce-sa-responsabilite/"},"wordCount":545,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire avec plusieurs organisations dénoncent dans un rapport publié le 6 mai dernier, les relations du groupe Orange avec l’entreprise Partner dans le Territoire Palestinien Occupé.  \n\n\n\nOrange, par l’intermédiaire de son contrat avec Partner, contribue indirectement à la viabilité économique et au maintien des colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, considérées comme illégales par la communauté internationale. \nC’est pourquoi le CCFD-Terre Solidaire demande à l’Etat français, principal actionnaire minoritaire d’Orange, d’agir et de demander à Orange de mettre fin à l’activité de Partner dans les colonies ou à rompre son contrat avec lui.\n\nAujourd’hui, Partner dispose de 208 antennes et installations de communication dans les colonies ainsi que des boutiques notamment à Ariel, Beithar Illit, Modi’in Illit et Mishour Adoumin. La relation commerciale qui lie Partner et Orange a été nouée en 1998 et renouvelée en 2011.  Un amendement du contrat de licence de marque entré en vigueur en 2015 prévoit même une hausse  de la redevance versée à Orange à partir de 2019. \n\nCette relation commerciale perdure ainsi malgré les interpellations répétées de la société civile.  \n\nEn plus de soutenir logistiquement l’armée israélienne lors de certaines opérations militaires, les opérateurs israéliens de télécommunications ne payent pas d’impôts à l’Autorité palestinienne pour leurs activités commerciales sur le marché palestinien, en violation des accords d’Oslo. La perte annuelle de recettes fiscales liée aux opérations israéliennes de communication non autorisées était estimée à 60 millions de dollars selon un rapport de la Banque mondiale en 2008. Les opérateurs israéliens tirent ainsi profit des restrictions imposées à l'économie palestinienne (attribution limitée des fréquences, écarts de fiscalité, délais d’importation, etc.) et de la concurrence déloyale qui en résulte.\n\nOrange doit exercer sa responsabilité et l’Etat actionnaire doit respecter ses obligations internationales en matière de droits humains. Le 27 mai prochain se tiendra à Paris l’Assemblée générale du groupe Orange. \nC’est pourquoi, le CCFD-Terre Solidaire vous propose de dénoncer cette situation et d’agir pour faire pression auprès de nos politiques français en relayant sur vos comptes twitter ou Facebook les messages suivants :\n\nA partager sur Twitter :\n\n- Lors de l’AG du groupe le 27/05, la France, actionnaire d’@Orange doit respecter ses obligations internationales #HumanRights @EmmanuelMacron\n\n- Lors de l’AG du groupe le 27/05, la France, actionnaire d’@orange doit respecter ses engagements internationaux #HumanRights @LaurentFabius\n\n- Actionnaire d’@Orange, la France doit stopper ses liaisons dangereuses dans les colonies #Israël #TPO AG 27/05 #HumanRights @EmmanuelMacron \n\n- Actionnaire d’@Orange, la France doit stopper ses liaisons dangereuses dans les colonies #Israël #TPO AG 27/05 #HumanRights @LaurentFabius\n\n- L’Etat actionnaire d’Orange doit faire cesser sa relation d’affaires dans les colonies israéliennes @LaurentFabius @EmmanuelMacron\n\n- Illégalité des colonies israéliennes : L’Etat, actionnaire d’@Orange ne doit pas trahir la parole de la diplomatie française!  @LaurentFabius\n\nA partager sur Facebook :  \n\n- Partagez notre post du 6 mai et son image \"Les liaisons dangereuses d'Orange dans les Territoires occupés\"  : \n\n\nRetrouvez le rapport ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mobilisons-nous-pour-quorange-exerce-sa-responsabilite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mobilisons-nous-pour-quorange-exerce-sa-responsabilite/","name":"Mobilisons-nous pour qu'Orange exerce sa responsabilité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-05-21T11:57:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:45+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire avec plusieurs organisations dénoncent dans un rapport publié le 6 mai dernier, les relations du groupe Orange avec l’entreprise","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-terre-de-rejet/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-terre-de-rejet/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La France, terre de rejet ?","datePublished":"2011-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-terre-de-rejet/"},"wordCount":1032,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mercredi 4 mai 2011, la commission mixte paritaire (députés et sénateurs) devrait trancher le sort des étrangers en France. 50 associations chrétiennes demandent à cette commission de ne pas céder à des tentations électoralistes sur le dos des étrangers en France et de maintenir sa tradition d'accueil et de fraternité.\n\n\n\nAprès un interminable feuilleton législatif commencé début 2010, le nouveau projet de loi sur l'immigration va durcir les règles pour l'accueil des étrangers. Pour le collectif des 50 associations chrétiennes mobilisées sur ce projet, cette loi en l'état actuel porte des atteintes graves aux droits des étrangers sur des points très sensibles pour les chrétiens : leur droit à la vie, à l'asile et à une vie en famille. La commission mixte paritaire doit agir en conscience ; il y va aussi de la dignité de nos élus.\n\n\nAlors que les sénateurs en première lecture avaient amoindri l'extrême dureté de ce projet de loi, le collectif des organismes chrétiens constate des reculs très préoccupants du Sénat en deuxième lecture en avril sur ces points, sans explications audibles. La commission paritaire, dont l'objet est de proposer un texte de consensus aux élus, doit s'affranchir de préoccupations électoralistes.\n\n\nLe droit à la vie gravement atteint\n\n\nSi le texte reste en l'état, des étrangers qui ont découvert la gravité de leur maladie en France seront condamnés à mort. En effet, dans cette version du projet de loi, si l'absence de traitement n'est pas démontrée dans leur pays d'origine, ces étrangers dont le pronostic vital est engagé y seront renvoyés. Même s'ils ne peuvent y accéder : coût, inégalité devant les soins, etc. Renvoyer les étrangers qui ne peuvent \"s'offrir\" le traitement dans leur pays revient ainsi à les condamner.\n\n\nUne exception est proposée pour des circonstances humanitaires exceptionnelles. Qui en jugera ? Le préfet. Est-il médecin ? Par ailleurs, quelles seront les circonstances \"humanitaires\" en question ? Cette dérogation s'affranchit au passage de l'avis du médecin, pourtant agréé par le préfet, et obligera l'étranger à démontrer l'absence des soins adaptés à son cas dans son pays.\n\n\n\nUn droit à l'écoute et à l'asile qui devient virtuel\n\n\nRepousser l'audition de l'étranger par le juge des libertés et de la détention après 4 jours de rétention administrative, comme le propose la version actuelle du projet, c'est accroitre la vulnérabilité de ces personnes face aux dérives possibles de l'administration : à de nombreuses reprises, l'intervention rapide de ce juge a permis d'éviter l'expulsion d'étrangers au mépris de leurs droits. De plus, le juge serait contraint de fermer les yeux sur des irrégularités administratives, jugées mineures.\n\n\nPar ailleurs, en plus de zones d'attente plus ou moins ponctuelles, créées selon la volonté des préfets, les demandeurs d'asile pourraient se voir imposer une vidéo-audience pour leur recours, sous peine de s'en désister. Ils ne pourront plaider leur cause auprès de la Cour nationale du droit d'asile que par écran interposé, sans égard pour les confidences souvent intimes sur les persécutions subies ou encourues, étalées au micro et devant des juges à la télé. La moitié des protections étant accordées en recours sur la sincérité des demandeurs pour les juges, cet obstacle supplémentaire va pénaliser les demandeurs d'asile les plus fragiles.\n\n\nUne vie en famille dépendant de l'administration\n\n\nLa nouvelle interdiction de retour dans l'Union européenne, possible pour une durée allant jusqu'à 5 ans, va détruire des familles. Le préfet pourra la prononcer ou non au cas par cas, selon des circonstances humanitaires encore mal cernées. Il pourra refuser d'abroger cette interdiction de revenir au vu du comportement de l'étranger : mais comment l'étranger, ainsi coupé de sa famille, pourra-t-il ne manifester aucune résistance avant son départ forcé et une séparation durable ?\n\n\nContact :\nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80 \n\n\n*Organismes initiateurs de l'appel des organismes chrétiens :\n- ACAT-France (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture)\n\n CCFD - Terre solidaire (Comité Catholique contre la faim et pour le Développement) FEP (Fédération de l'Entraide Protestante) La Cimade (Service oecuménique d'entraide) Secours Catholique / CARITAS-France\navec la contribution du SNPM (Service national de la pastorale des migrants)\n* Autres organismes nationaux co-signataires de l'appel : ACE (Action Catholique des Enfants) ACER - Mouvement de jeunesse orthodoxe ACO (Action Catholique Ouvrière) Apostolat de la prière Apprentis Orphelins d'Auteuil Association des Cités du Secours Catholique Association Espoir Aumônerie nationale catholique des gitans et\ngens du voyage CASP (Centre d'Action Sociale Protestant) CERAS (Centre Recherche et Action Sociales) Chrétiens et sida CMR (Chrétiens en Monde Rural) Communauté Mission de France Communauté de Vie Chrétienne Congrégation des Auxiliatrices de la Charité Congrégation des Fils de la Charité DEFAP (service protestant de mission) DOM'Asile Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France Église réformée de France Équipe nationale des Prêtres-Ouvriers Fédération des réseaux des parvis Fédération protestante de l'enseignement Fraternité Charles de Foucauld - France Fraternité Évangélique Afrique-Caraïbe-\nEurope Fondation de l'Armée du Salut JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) JRS-France (Service Jésuite des Réfugiés) Justice et Paix - France Mission Populaire Évangélique de France Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) MIR-France (Mouvement International de la\nRéconciliation) Nous sommes aussi l'Église Pax Christi - France Religieuses en Mission ouvrière Réseau chrétien - immigrés Réseau Foi et Justice Afrique-Europe Réseau franciscain Gubbio Soeurs Auxiliatrices Soeurs du Bon Pasteur Union nationale des CPCV (organisme\nprotestant de formation) Union Chrétienne de Jeunes Gens - UCJGYMCA Alliance Nationale des Unions Chrétiennes de\nJeunes Gens - UCJG-YMCA VEA (Vivre ensemble l'Évangile Aujourd'hui)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-terre-de-rejet/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-terre-de-rejet/","name":"La France, terre de rejet ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:25+00:00","description":"Mercredi 4 mai 2011, la commission mixte paritaire (députés et sénateurs) devrait trancher le sort des étrangers en France. 50 associations chrétiennes","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-bouseux-prennent-leur-avenir-en-main/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-bouseux-prennent-leur-avenir-en-main/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les « bouseux » prennent leur avenir en main","datePublished":"2011-12-10T17:33:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-bouseux-prennent-leur-avenir-en-main/"},"wordCount":1098,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que le monde rural représente plus des deux tiers de la population totale des Philippines, le manque de politique agricole gouvernementale depuis plus de trente ans et l’ouverture des marchés entraînent la paupérisation d’un nombre croissant de petits exploitants, paysans ou pêcheurs, qui se retrouvent aujourd’hui de plus en plus marginalisés, voire abandonnés. Une situation que refuse l’IRDF*, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nÀ près de soixante ans, Lucado, paysan, fils et petit-fils de paysans, sait de quoi il parle. « Lorsque l’on utilise des fertilisants chimiques, cela “booste” la plante, mais ça attire aussi des insectes, explique-t-il. Car les feuilles et les tiges restent très tendres. Avec une fertilisation organique, c’est toute la plante qui est renforcée. » Autre atout, et non des moindres, selon lui, de ce dernier procédé : « Auparavant, je vendais mon sac de riz “chimique” de 50 kg 1 800 pesos (30 euros). Maintenant, je peux obtenir jusqu’à 3 000 pesos (50 euros) pour un sac de riz “bio”. » \nSi ce riziculteur est aujourd’hui un fervent défenseur de l’agriculture raisonnée, cela n’a pas été toujours le cas. « Avant, nous utilisions tous des intrants chimiques. Cela a commencé du temps de Marcos, dans les années 1970, lorsqu’il y a eu la Révolution verte. Et c’est vrai que nos productions ont alors augmenté d’un coup », se souvient-il. \nLe miracle se transformera cependant rapidement en dépendance. « Au début, nous n’avions besoin que d’un ou deux sacs de fertilisants. Puis, il a fallu en acheter de plus en plus et les coûts de production ont augmenté d’autant alors que les prix à la vente, eux, ne progressaient pas. » Sans oublier les dangers pour la santé que faisait courir le « tout chimique » : « Des paysans sont morts de cancers du sang, d’autres souffrent d’hypertension, de maladies de peau, de problèmes respiratoires » témoigne Lucado. « Et puis il y a la pollution de l’environnement, notamment celle de l’eau. » \nCe changement radical dans ses pratiques agricoles, Lucado l’entrepris il y a tout juste deux ans. Après avoir participé à un séminaire proposé par l’IRDF, une ONG locale de développement partenaire du CCFD-Terre Solidaire (voir encadré), présente depuis une dizaine d’années dans la province de Sorsogon, située à l’extrême sud de l’île de Luzon. L’une des régions les plus pauvres des Philippines. \n\n\nUn dynamisme rural très varié\n\n\n « Ici, les paysans n’ont que de petites parcelles et tout se fait encore à l’ancienne, sans moyens technologiques dignes de ce nom. Résultat : ils ne sont plus compétitifs  », déplore Alex, responsable des activités de l’IRDF pour la province. « Notre but est d’aider ces petits exploitants à passer d’une monoculture exclusivement orientée vers la vente – qui ne les nourrit plus – à une agriculture intégrée et respectueuse de l’environnement, qui leur permet, en consacrant un bout de leur terrain à un potager, à l’élevage de quelques poules et d’un cochon, de se nourrir et d’améliorer sensiblement leurs revenus.  » \nLes agriculteurs de Sorsogon ne sont pas les seuls à profiter des conseils et des programmes de l’IRDF. Par des formations spécialisées, qui vont de la comptabilité au marketing ou le « contrôle qualité » l’ONG vient aussi en aide aux femmes. En leur fournissant un petit capital de départ, la fondation offre à des mères de famille la possibilité de se lancer dans des microentreprises artisanales. Sacs ou chapeaux en fibres d’abaca, briques, bijoux fabriqués à partir de noix de pili. Une noix dont les graines, comestibles, peuvent aussi être transformées en confiture, bonbons, gâteau, huile... Autant d’activités qui peuvent rapporter une moyenne de 150 pesos (environ 2,30 euros) par jour. Ce qui est loin d’être négligeable pour des familles où cela représente parfois l’unique salaire. \nIci, c’est un village de petits pêcheurs accroché à la baie de Sorsogon qui, depuis dix ans, travaille de concert avec l’ONG à la plantation et l’entretien d’une mangrove. Dans cette zone saturée de bateaux, où le poisson se fait de plus en plus rare, la mangrove représente aujourd’hui un repaire privilégié pour les crevettes, crabes et autres coquillages. De quoi arrondir les maigres ressources, entre 0 et 300 pesos par jour, selon la capture, que procure une pêche pratiquée encore de manière artisanale.\nPlus loin, c’est toute une communauté villageoise regroupant associations de paysans et de pêcheurs, groupe de femmes et élus locaux, qu’il faut soutenir dans leur action contre une compagnie philippine de production d’énergie géothermique implantée dans le voisinage. La raison de leur colère ? Les « boues rouges » rejetées dans la baie et qui empoisonnent les coquillages. Ce qui n’est bon ni pour la santé, ni pour le porte-monnaie de ces populations, qui perdent là une part de leurs ressources, alimentaires et financières. « Le problème est que cette compagnie appartient à la famille Lopez, l’une des vingt-quatre familles qui contrôlent le pays. Des amis d’Aquino  », prévient Mike, un pêcheur à la langue bien pendue. \nÉtudes, relais de l’information, forums, capacité organisationnelle, conseils juridiques et légaux, l’IRDF apporte sa pierre à un combat d’autant plus difficile qu’il n’y a pas si longtemps que cela, « le simple fait de revendiquer pouvait suffire à vous jeter en prison. Voire pire », rappelle-t-il. Lui qui n’a pas oublié les exactions commises dans la région du temps de l’ancienne présidente, Gloria Macagapal-Arroyo. \n« Il n’y a que pendant les élections que les politiciens nous aiment bien. Quand ils débarquent dans les villages avec leurs affiches et leurs slogans pour nous dire qu’ils sont avec nous et nous soutiennent. Le reste du temps, ils n’ont rien à foutre de nous », résume de son côté Antonio, un fermier d’une quarantaine d’années. « Vous savez comment ils nous appellent quand on va à Manille pour essayer de trouver un boulot entre deux récoltes ? Les “bouseux” !  » \nDes « bouseux » qui ont pourtant compris, grâce, notamment, à l’action d’organisations comme l’IRDF, qu’ils pouvaient relever la tête et que, pour se défendre et faire valoir leur droit à une vie décente, ils se devaient de prendre leur avenir en main. Une première victoire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-bouseux-prennent-leur-avenir-en-main/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-bouseux-prennent-leur-avenir-en-main/","name":"Les « bouseux » prennent leur avenir en main - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-10T17:33:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","description":"Alors que le monde rural représente plus des deux tiers de la population totale des Philippines, le manque de politique agricole gouvernementale depuis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transparence-des-entreprises/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transparence-des-entreprises/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La transparence des entreprises","datePublished":"2011-03-04T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transparence-des-entreprises/"},"wordCount":560,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le FCRSE exige du gouvernement qu'il respecte ses engagements en matière de transparence des entreprises\n\n\n\n\nDepuis plusieurs semaines, le MEDEF et l'AFEP exercent un intense lobbying pour empêcher que les avancées obtenues dans le cadre de la loi Grenelle 2 ne se traduisent en obligation effective.\n\nDans son article 225, la loi Grenelle 2 prévoit que le rapport annuel des entreprises doit comporter « des informations sur la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité ainsi que ses engagements sociétaux en faveur du développement durable ». Cette disposition suppose un décret d'application fixant la liste de ces informations, ainsi que la taille des entreprises assujetties à cette obligation. Celui-ci est attendu depuis 8 mois.\n\nLe MEDEF s'oppose aujourd'hui à ce que cette obligation s'applique aux entreprises de plus de 500 salariés, exigeant que le seuil soit relevé à 5000 salariés. Il s'oppose aussi, ouvertement, à l'élaboration d'une liste précise d'informations obligatoires.\n\nPourtant, le cadre actuel du reporting extra-financier fixé dans la loi NRE depuis 2001 pour les entreprises françaises cotées en bourse est insatisfaisant et doit être profondément réformé. Après huit années, la majorité des entreprises ignore toujours la loi, en refusant complètement l'exercice de transparence. S'il est vrai qu'une minorité d'entreprises s'y conforme, celles-ci peuvent choisir arbitrairement les informations qu'elles souhaitent publier. Ces informations se révèlent alors souvent trompeuses ou incomplètes ce qui ne permet nullement d'apprécier les impacts sociaux et environnementaux de leur activité. De surcroit, aucune sanction n'est prévue pour les entreprises ne remplissant pas cette obligation.\n\nCompte tenu de la finalité de la loi, l'intérêt de l'article 225 est d'élargir cette obligation de transparence aux sociétés qui ont ou peuvent avoir les impacts les plus dommageables, qu'elles soient cotées ou non cotées. Tout comme les investisseurs socialement responsables, qui ont depuis longtemps manifesté le besoin de pouvoir s'appuyer sur des informations pertinentes, fiables et comparables afin d'orienter leurs investissements, le citoyen doit être informé sur la manière dont se comportent les entreprises.\n\nLe Forum Citoyen pour la RSE demande fermement au gouvernement de respecter les engagements pris lors du Grenelle et acceptés par tous ses participants, y compris le MEDEF.\n\nIl demande en particulier que le seuil de 500 salariés pour les entreprises non cotées soit respecté et que dans l'élaboration de la liste des informations obligatoires, le gouvernement respecte au minimum les engagements auxquels la France a souscrit. Il s'agit notamment des principes directeurs de l'OCDE applicables aux entreprises multinationales, de la déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux du travail et des textes de l'Union européenne. L'application des engagements internationaux souscrits par la France n'est pas facultative.\n\nLes organisations du Forum se réservent la possibilité d'intervenir devant le Conseil d'État dans le cas où le décret ne serait pas conforme à l'esprit et la lettre de la loi.\n\n\nContacts CCFD-Terre Solidaire :\nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 / v.delamartiniere@ccfd.asso.fr\nAntonio Manganella - plaidoyer RSEE : 01 44 82 81 28 / 06 21 65 78 99 - a.manganella@ccfd.asso.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transparence-des-entreprises/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-transparence-des-entreprises/","name":"La transparence des entreprises - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-04T00:00:00+00:00","description":"Le FCRSE exige du gouvernement qu'il respecte ses engagements en matière de transparence des entreprises Depuis plusieurs semaines, le MEDEF et l'AFEP","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale","datePublished":"2020-10-20T17:08:57+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale/"},"wordCount":1802,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"82 organisations (syndicats, ONG, associations, mouvements paysans, féministes, citoyens) haïtiennes, françaises, belges, canadiennes, espagnoles, allemandes et béninoises appellent à mettre fin au silence et à la complicité internationale vis-à-vis d’Haïti.\n\n\n\nDepuis juillet 2018 et à de nombreuses reprises, dans un contexte de détérioration des droits et des conditions de vie, les Haïtien.nes se sont mobilisés avec force et courage contre l’appauvrissement, la corruption et l’autoritarisme. \n\n\n\nAvec pour seules réponses : la répression du gouvernement de Jovenel Moïse, l’opposition feutrée ou explicite de la « communauté » internationale.\nEn deux ans, la situation s’est encore aggravée, et se caractérise essentiellement par :\n\n L’appauvrissement  : les conditions de vie des Haïtiens, déjà précaires (59% en situation de pauvreté), n’ont cessé de se détériorer. L’inflation et la dévaluation de la monnaie locale, la confiscation des institutions et politiques publiques par une élite corrompue ont un peu plus hypothéqué l’accès aux services sociaux de base, au premier rang desquels l’éducation et la santé.\n\n \n\n La corruption :  la Cour Supérieure des Comptes a documenté le gaspillage et le détournement du fonds de 1,5 milliard d’euros de l’accord Petrocaribe, destinés à des projets de développement. Les hommes d’affaires haïtiens ainsi que la classe politique, dont le président Jovenel Moïse, sont mis en cause.\n\n La terreur :  explosion de l’insécurité, prolifération, renforcement et convergence de gangs armés. Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a documenté 159 personnes assassinées et 92 autres blessées – y compris des enfants – entre janvier et juin 2020, en raison de la violence liée aux gangs. Ces gangs sont à l’origine d’au moins quatre massacres (le dernier, fin août-début septembre), dont le plus meurtrier est celui de La Saline, où au moins 71 personnes ont été tuées dans la nuit du 13 au 14 novembre 2018. Des enquêtes nationales et internationales ont mis en cause la responsabilité d’un ancien policier, Jimmy Chérisier, alias « Barbecue », ainsi que les liens entre les bandes armées et le pouvoir, au point d’évoquer un « massacre d’État ».\n\n L’impunité  :  le scandale Petrocaribe démontre non seulement la gravité, mais aussi le caractère systématique de la corruption, qui se nourrit et renforce l’impunité. Aucune avancée dans les enquêtes sur la corruption, les violations de droits humains et les massacres, aucun procès à l’horizon. Les enquêtes sont au point mort, les massacres demeurent impunis, et les victimes sans recours.\n\n Lire aussi le témoignage de notre chargé de mission:  Haïti, les raisons de la colère et le sursaut de la société civile \n\nDiscrédité, contesté par une très grande majorité des Haïtien.nes qui, au cours de ces deux dernières années, ont manifesté leur ras-le-bol, le président Jovenel Moïse tient largement grâce au soutien des États-Unis, et à la subordination des autres pays et des instances internationales, dont l’Union européenne (UE).  \n\nDe la sorte, ils sont devenus les complices directs et indirects du pouvoir haïtien. \n\nLes condamnations morales et les appels à une solution consensuelle ne changent rien, et font l’impasse sur le fait qu’il existe déjà en Haïti un très large consensus contre le président actuel.\n\nLe temps presse\n\nUn cap a été franchi ces dernières semaines avec l’assassinat du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval, le massacre de Bel-Air, un quartier populaire du centre de Port-au-Prince, et la mise en place inconstitutionnelle d’un Conseil électoral provisoire pour hâter la tenue d’échéances électorales et la réforme de la Constitution. Il y a là une course contre la démocratie.\n\n\nAucune condition n’est réunie pour des élections libres et crédibles. Ni les conditions juridiques (violation des règles constitutionnelles), ni les conditions techniques (absence de bureaux locaux, de matériel dont les nouvelles cartes d’identité de la firme allemande Dermalog, accusée qui plus est de corruption, etc.) ni les conditions démocratiques (les conseillers électoraux ne représentent pas les divers secteurs de la nation, et n’ont pas été choisis en accord avec les organisations de la société civile comme c’est prévu).\nEncore moins de sécurité : la représentante des Nations Unies en Haïti fait état de la mainmise des bandes armées dans les quartiers populaires de Port-au-Prince, « sans doute afin d’exercer une influence sur le résultat des élections dans ces circonscriptions ».\n\nDe plus, vu le contexte et la défiance généralisée envers leurs dirigeants et les institutions, la grande majorité en Haïti ne veut pas de ces élections. S’agit-il dès lors de les imposer contre la volonté des Haïtien.nes eux-mêmes ? \nDans les conditions actuelles, plutôt que d’offrir un moyen d’exprimer librement la souveraineté populaire, ces élections participent de la reproduction d’un « système », contre lequel le peuple lutte.\n\n\n\nLe changement commence en mettant fin à l’impunité.  Et en luttant contre les conditions et les acteurs qui la permettent et s’en servent. \nCela passe notamment par la mise en place du procès Petrocaribe, par le jugement des responsables des violences et des massacres, par la mise à l’écart de toute personne citée dans les affaires en cours, et, surtout, par le respect des voix et des droits des Haïtien.nes.\n\n\nEn conséquence, nous exigeons de la communauté internationale et singulièrement du Core Group [[États-Unis, Canada, Allemagne, Espagne, Brésil, France, UE, Organisation des États Américains (OEA) et Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies.]] de mener une diplomatie basée sur :\n\n1.La souveraineté  des Haïtien.nes, qui ose se démarquer et s’opposer à toute ingérence, dont celle constante des États-Unis.\n\n2. Les revendications des Haïtien.nes de mettre fin à l’impunité et d’assurer une transition,  en appuyant et en accompagnant leur travail pour un jugement juste et équitable des responsables des massacres et de la dilapidation des fonds Petrocaribe.\n\n3. Le refus d’apporter un soutien économique, politique et moral à une réforme constitutionnelle et à des élections qui, dans les conditions actuelles, s’apparentent à une mascarade au service du pouvoir.\n\n4. La redevabilité  aux citoyen.nes haïtien.nes et des pays dits « amis d’Haïti » des mesures prises jusqu’à présent en leurs noms. Nous voulons entre autres savoir pourquoi l’UE a octroyé 63,3 millions d’euros d’appui budgétaire au gouvernement de Jovenel Moïse, alors que les conditions de gestion des risques et d’État de droit n’étaient pas réunies, et quel usage a été fait de cet argent. De même, nous voulons que l’UE se donne les moyens de répondre et de vérifier les accusations de corruption émises à l’encontre de société allemande Dermalog.\n\n\n \n\n\n\nOrganisations signataires :\n\n\nActionAid France, France\nAlternatives, Canada\nAsbl Theux/Saint-Michel en Haïti, Belgique\nAssociation L'Appel, France\nAssociation Monique Calixte, France\nComité pour l'abolition des dettes illégitimes (CADTM), Belgique\nCarrefour Jeunesse Bénin, Bénin\nComité Catholique Contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire (CCFD-Terre Solidaire), France\nCentre de recherches et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), France\nCentre francophone de recherche partenariale sur l'assainissement, les déchets et l'environnement (CEFREPADE), France\nCentre d’Éducation Populaire André Genot (CEPAG), Belgique\nCentre tricontinental-CETRI, Belgique\nCentre International de Documentation et d'Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-canadienne en France (CIDIHCA), France\nCentre international de solidarité ouvrière (CISO), Canada\nClowns Sans Frontières, Canada\nCentre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), Belgique\nCodeart, Belgique\nCollectif Haïti de France, France\nCommission Episcopale Nationale Justice et Paix (CE-JILAP), Haïti\nConfédération Syndicale Internationale (CSI), International\nConfédérations des Travailleurs Haïtiens (CTH), Haïti\nConfédération Travailleurs des Secteurs Publics et Privés (CTSP), Haïti\nCoopération Éducation Culture (CEC), Belgique\nCoordination Europe-Haïti (COEH), Europe\nCentre de recherche et d’information pour le développement (CRID), France\nConfédération des syndicats chrétiens (CSC), Belgique\nEasy Asbl, Belgique\nEnfant Haïtien France Action (E.H.F.A), France\nÉchanges et Synergie ASBL, Belgique\nEnfant du monde, France\nEnfants soleil, France\nEntraide et Fraternité, Belgique\nFédération Nationale des Syndicats en Éducation (FENASE), Haïti\nFédération Nationale des Travailleurs en Éducation et en Culture (FENATEC), Haïti\nFédération Générale du Travail de Belgique (FGTB) wallonne, Belgique\nFédération Générale du Travail de Belgique (FGTB), Belgique\nFIAN, Belgique\nFlore des femmes de Cayes Jacmel, Haïti\nFondation Frantz Fanon, France\nFondation Max Cadet relais « France-Europe », France\nFrance Amérique Latine (FAL), France\nFrères des Hommes, Belgique\nGafe Haïti, Haïti\nGeomoun, Belgique\nGroupe d'Appui à la Solidarité Haïtienne (GRASH-ESPAÑA), Espagne\nGroupe de Réflexion et d'action pratique pour le Développement d'Haïti (GRAPD), France\nGroupement des Educateurs sans Frontières (GREF), France\nHercule Haïti, France\nImmigration Développement Démocratie (IDD réseau), France\nInformationsstelle Lateinamerika - Le magazine d'Amérique latine (ILa), Allemagne\nInitiative Artisans, Haïti\nInstitut Culturel Karl Levêque (ICKL), Haïti\nInstitut de Technologie et d’Animation (ITECA), Haïti\nIntersendikal Premye Me-Batay Ouvriye, Haïti\nJardins Wanga Nègès, Haïti\nLiège Aide Haïti, Belgique\nLigue des Droits de l'Homme (LDH), France\nLyon-Haïti Partenariats (LHP), France\nMedico international, Allemagne\nMouvement de la Paix, France\nMouvement des Travailleurs et des Citoyens (MTC), Haïti\nMouvement Paysan de Papaye (MPP), Haïti\nNeges Mawon, Haïti\nNou pap dòmi, Haïti\nPlateforme Altermondialiste, Canada\nPlateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), Haïti\nPlateforme Haïti.be, Belgique\nPazapas ASBL, Belgique\nPour une transition éducative, France\nRasanble pou chanje, Haïti\nRelais France Max Cadet, France\nRéseau Foi & Justice Afrique Europe, France\nRéseau d’information et de documentation pour la solidarité et le développement durable (RITIMO), France\nRéseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Haïti\nRéseau Sud-est de Défense des Droits Humains (RESEDH), Haïti\nSyndicat des Employés de l'Office National d'Assurance-vieillesse (SE-ONA), Haïti\nSolidarité Laïque, France\nTet Kole Ti Peyizan Ayisyen, Haïti\nUnion syndicale Solidaires, France\nVia Don Bosco, Belgique\nWereldsolidariteit-Solidarité Mondiale (WSM), Belgique\nYes Akademia ONG (YAKA), France\nEt plus de 300 signatures individuelles."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale/","name":"Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-10-20T17:08:57+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:17+00:00","description":"82 organisations (syndicats, ONG, associations, mouvements paysans, féministes, citoyens) haïtiennes, françaises, belges, canadiennes, espagnoles,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fiscalite-internationale-les-pistes-de-locde-insuffisantes-pour-la-societe-civile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fiscalite-internationale-les-pistes-de-locde-insuffisantes-pour-la-societe-civile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Fiscalité internationale : les pistes de l&rsquo;OCDE insuffisantes pour la société civile","datePublished":"2019-12-18T17:59:57+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:44:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fiscalite-internationale-les-pistes-de-locde-insuffisantes-pour-la-societe-civile/"},"wordCount":237,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Justice économique","Paradis fiscaux","Régulation des multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Comment créer un système de taxation des multinationales adapté au 21ème siècle qui permette de lutter contre les paradis fiscaux et les inégalités ? \nLes pistes présentées par l’OCDE ne modifieront pas la donne, selon des économistes et des acteurs de la société civile qui entendent poursuivre leur combat.\n\n\n\nHalte à l’évasion fiscale ! La succession des scandales, des LuxLeaks aux Paradise Papers, comme le bras de fer entre la Commission européenne et Apple ou Google ont démontré les lacunes du système fiscal international et les techniques sophistiquées utilisées par les investisseurs pour se soustraire à l’impôt, notamment grâce à l’optimisation fiscale. \n\n40 % des profits des multinationales, dont les deux tiers proviennent de pratiques plus ou moins autorisées, se retrouveraient ainsi dans les paradis fiscaux, selon l’économiste Gabriel Zucman, membre de l’ICRICT (Commission indépendante pour la réforme de l’impôt international sur les sociétés). Cette coalition d’économistes créée à l’initiative des ONG fait des propositions alternatives. \nLe montant de ces détournements estimés entre 100 et 200 milliards de dollars par an par l’OCDE, soit entre 4 % et 10 % de l’impôt sur les bénéfices des sociétés à l’échelle mondiale, a de quoi susciter une crise de confiance."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fiscalite-internationale-les-pistes-de-locde-insuffisantes-pour-la-societe-civile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/fiscalite-internationale-les-pistes-de-locde-insuffisantes-pour-la-societe-civile/","name":"Fiscalité internationale : les pistes de l'OCDE insuffisantes pour la société civile - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-12-18T17:59:57+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:44:43+00:00","description":"Comment créer un système de taxation des multinationales adapté au 21ème siècle qui permette de lutter contre les paradis fiscaux et les inégalités ? Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-du-mouvement-populaire-tunisien-sur-la-dictature-et-son-president-dechu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-du-mouvement-populaire-tunisien-sur-la-dictature-et-son-president-dechu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Victoire du mouvement populaire tunisien sur la dictature et son président déchu.","datePublished":"2011-02-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-du-mouvement-populaire-tunisien-sur-la-dictature-et-son-president-dechu/"},"wordCount":1105,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 2 février 2011\n\nLe CCFD-Terre solidaire se joint à l'ensemble de ses partenaires tunisiens - de Tunis, de Chenini, de Zammour et de Paris - pour exprimer sa joie face à la victoire du mouvement populaire sur la dictature et son président déchu. Les Tunisiens offrent ainsi un exemple aux hommes et aux femmes du monde entier qui subissent injustice et dictature, et notamment à de nombreux partenaires du CCFD-Terre solidaire dans d'autres pays de la région méditerranéenne. Le CCFD-Terre solidaire souhaite aussi apporter son soutien à toutes les familles de victimes de la répression.\n\nLe départ de Ben Ali et l'annonce des premières mesures de libération qui ont suivi, concernant les prisonniers politiques(1), les partis politiques d'opposition interdits et les organisations de société civile contrôlées(2), constituent avec la dissolution du gouvernement et du bureau politique central du RCD une première victoire sur l'oppression.\n\nLes réactions de joie sont cependant aussi teintées de stupéfaction et d'inquiétude. La répression, le culte de la personnalité et le contrôle sur la société ont été si forts, et on duré si longtemps, que leur disparition semble irréelle. La stupéfaction est également ressentie par les observateurs et populations des pays européens. La parole libre et la multiplication des témoignages font aujourd'hui prendre conscience à certains à quel point le régime de Ben Ali était répressif. Nombreuses pourtant avaient été les alertes émises par des organisations de la société civile, notamment des associations de défense des droits de l'homme, dont certains partenaires du CCFD-Terre solidaire.  Mais le soutien inconditionnel des autorités françaises au régime tunisien en a largement retardé la prise de conscience. La stupéfaction porte aussi sur l'existence même de cette révolution. Comment un régime aussi répressif que celui de Ben Ali, qui a contrôlé l'ensemble de la société pendant 23 ans, a-t-il pu tomber si « facilement » et rapidement,  après un mois de révolte populaire ?\n \nEnsuite vient l'inquiétude, l'effondrement du système laissant derrière lui la peur du vide ou celle de la récupération politique. La menace de l'islamisme politique depuis le score du parti Ennahda aux élections législatives de 1989, ainsi que la guerre civile algérienne des années 1990, ont servi de justification, aux yeux de la communauté internationale, et notamment la France, à la terrible répression des libertés et des droits dans l'ensemble de la société tunisienne. L'un des partenaires du CCFD-Terre solidaire en Tunisie répond cependant sur ces craintes : « Le peuple s'est débarrassé définitivement de sa peur. Comme tout le monde, en ce moment, j'ai des inquiétudes pour l'avenir mais une chose est sûre, c'est que mes inquiétudes sous la dictature étaient beaucoup plus importantes. »\n\nQuant au parti de l'islam politique, Ennahda, il appartient à l'opposition tunisienne organisée au sein du Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés en Tunisie. Beaucoup de partis politiques laïques et d'organisations de la société civile, à l'instar du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), partenaire du CCFD-Terre solidaire, ont fait le choix du dialogue et considèrent que l'enjeu principal, en Tunisie et dans le reste du monde arabe, réside dans la construction d'institutions démocratiques permettant l'intégration de l'islam politique en leur sein, dès lors qu'il respecte les valeurs de la démocratie. Le référentiel religieux n'est pas incompatible avec la démocratie comme le montre l'existence de partis démocrates-chrétiens en Europe. \n\nCertes, les exemples de révolution « volée » ne manquent pas, tel celui de la révolution iranienne qui a vu le Hezbollah iranien réprimer dans le sang les anciens alliés laïques qui avaient lutté avec lui contre le régime du Shah. Mais, comme l'écrit ce même partenaire du CCFD-Terre solidaire,  « le peuple ne permettra plus jamais à personne de détourner sa révolution ou de lui prendre sa liberté ». Par certains aspects, la révolution tunisienne ressemble davantage à ce que l'on a appelé « la révolution du Cèdre ». Comme au Liban, elle a été déclenchée par un évènement singulier et isolé (attentat contre Hariri, suicide de Mohamed Bouazizi), qui a permis un rassemblement spontané et progressif d'hommes et de femmes, dont la répression a amplifié la révolte. La révolution tunisienne repose principalement sur la spontanéité du peuple en action. Mais contrairement au Liban qui a gardé ses structures de pouvoir confessionnelles, la Tunisie est en mesure de créer une transformation politique en entrant dans une phase de construction démocratique à travers des institutions rénovées.\n\nLe mouvement de structuration des anciens partis d'opposition et des organisations de société civile, le devenir du RCD et la position de l'armée sont les enjeux prioritaires qui doivent déboucher sur une reconnaissance de nouvelles règles du jeu démocratiques par l'ensemble des parties prenantes. Un clivage traverse actuellement l'ensemble des organisations qui se positionnent soit sur la continuité constitutionnelle pour préserver tout risque d'interférence de l'armée dans les affaires civiles et politiques, soit sur le renouveau complet des institutions dans une volonté de faire table rase du passé. Le processus de reconstruction politique est en cours  et l'issue reste incertaine. Surtout, le changement en profondeur des pratiques de pouvoir et de corruption à tous les échelons de la société, tels qu'ils prévalaient jusqu'à aujourd'hui, s'inscrira dans la durée. Mais il est possible d'espérer à plus court terme que les mécanismes de surveillance et de contrôle de la population ainsi que l'entrave institutionnalisée des libertés fondamentales disparaissent.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire salue le courage et l'exemplarité du peuple tunisien et apporte son soutien à ses partenaires ainsi qu'à l'ensemble des initiatives qui visent à faciliter le processus de construction démocratique.\n\n\n(1) Pensons à Fahem Boukkadous, journaliste emprisonné qui avait couvert le mouvement social du bassin minier de Gafsa\n(2) Pensons à la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme partenaire du CCFD-Terre Solidaire\n\n\nPierre Tainturier\nChargé de mission au CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-du-mouvement-populaire-tunisien-sur-la-dictature-et-son-president-dechu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-du-mouvement-populaire-tunisien-sur-la-dictature-et-son-president-dechu/","name":"Victoire du mouvement populaire tunisien sur la dictature et son président déchu. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","description":"Paris, le 2 février 2011 Le CCFD-Terre solidaire se joint à l'ensemble de ses partenaires tunisiens - de Tunis, de Chenini, de Zammour et de Paris - pour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pays-du-sud-competition-pour-accueillir-les-ide/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pays-du-sud-competition-pour-accueillir-les-ide/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pays du Sud, compétition pour accueillir les IDE","datePublished":"2013-11-20T14:41:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pays-du-sud-competition-pour-accueillir-les-ide/"},"wordCount":584,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les États du Sud sont engagés dans une compétition féroce aux meilleures conditions d’accueil pour les IDE. Nombre d’entre eux offrent des cadeaux exorbitants aux multinationales : mise à disposition « sécurisée » et quasi-gratuité de milliers d’hectares de terres, fiscalité très faible voire nulle, exceptions en matière de droit social et environnemental, notamment dans les zones franches.\n\n\n\nAutant de ressources (fiscales, naturelles, salaires décents) en moins pour les populations locales. Les États vont parfois jusqu’à promettre, dans des « clauses de stabilité », de geler l’évolution du droit social, environnemental ou fiscal à la date de\nla signature du contrat ! Ils portent ainsi atteinte à leur propre souveraineté d’État !\nCertains gouvernements ont fait adopter par leur Parlement des régimes d’exception\nabaissant considérablement le niveau des normes sociales dans les zones franches ou affaiblissant la sécurité foncière, au point de réduire leurs ouvriers en quasi esclaves, et de chasser les populations de leurs territoires. Pourquoi les pays du Sud font-ils cela ? Les raisons sont extrêmement complexes : pressions internationales, fragilité des États, appât du gain facile, corruption, peu d’attention portée aux populations rurales, etc.\n\n\nLes zones franches industrielles sont utilisées par les multinationales comme fournisseurs et sous-traitants de leurs activités productives.\n\nLes sponsors exigent des performances\nDepuis le début des années 80, les IFI (Institutions Financières Internationales) sponsorisent la course au moins-disant fiscal, social et environnemental. Leur principale préoccupation : que les pays du Sud accueillent au mieux ces investissements, pour s’insérer dans le commerce mondial. Pour stimuler les 185 pays concurrents, la Banque mondiale publie annuellement son Guide « Faire des Affaires » (Doing Business), qui mesure le degré d’ouverture des économies nationales à l’implantation de firmes étrangères. Il contient 11 critères, notamment le niveau des impôts (considéré comme coût), la facilité à créer une entreprise ou à transférer un titre de propriété.\n\nTeam spirit\nLes acteurs de la gouvernance mondiale avancent groupés. Ainsi, le G8 marche avec les Institutions Financières Internationales. Sa nouvelle initiative 2012, baptisée Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire, vise à sortir 50 millions de personnes de la faim en Afrique subsaharienne. Un bel objectif, mais la manière de l’atteindre ne colle pas : 40 multinationales ont été choisies pour le mener à bien. Parmi elles, des entreprises dont la contribution au développement des pays du Sud laisse perplexe : Cargill, Monsanto, Dreyfus… La Nouvelle Alliance a vite fait d’apporter un panel maintenant bien connu de facilités aux investisseurs dans le domaine de l’accès au foncier, de la fiscalité, des droits commerciaux. Une équipe soudée.\n\n\nC’est la hausse du nombre de zones franches entre 1975 et 2006 dans le monde.\n\n\nBien négocié !\n\nPour implanter leurs usines, beaucoup d’entreprises négocient des facilités de la part\ndu gouvernement : les autorités locales s’engagent à réaliser des infrastructures de\ntransport et de communication, à satisfaire les besoins en énergie et en eau, souvent\ngratuitement, financé par les impôts des pauvres, car, la contribution fiscale\nde l’entreprise est presque toujours inexistante. Mais, il y a la promesse d’emploi !\nSauf que les contrats signés entre l’entreprise et le gouvernement préconisent des\nréformes garantissant une flexibilité accrue du travail, y compris la possibilité de faire\nappel aux forces de police pour juguler d’éventuels troubles internes à l’entreprise."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pays-du-sud-competition-pour-accueillir-les-ide/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pays-du-sud-competition-pour-accueillir-les-ide/","name":"Pays du Sud, compétition pour accueillir les IDE - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-20T14:41:55+00:00","description":"Les États du Sud sont engagés dans une compétition féroce aux meilleures conditions d’accueil pour les IDE. Nombre d’entre eux offrent des cadeaux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comite-de-la-securite-alimentaire-mondiale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comite-de-la-securite-alimentaire-mondiale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Comité de la sécurité alimentaire mondiale","datePublished":"2010-10-16T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comite-de-la-securite-alimentaire-mondiale/"},"wordCount":441,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 16 octobre 2010\n\n\nBilan du CCFD-Terre Solidaire\nPour Ambroise Mazal, chargé du plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire et membre de la délégation française à Rome, il faut saluer la réforme du Comité de la sécurité alimentaire (CSA), qui devient ainsi un lieu important pour la mise en place d'une gouvernance mondiale de l'alimentation.\n\n\nIl note plus particulièrement deux innovations :\n\n\n\n la participation aux côtés des États, de nouveaux acteurs - les institutions internationale et la société civile - afin de débattre sur le fond de politiques qui affectent la sécurité alimentaire et le droit à l'alimentation des populations telles que, cette année, les investissements fonciers à grande échelle ou la volatilité des prix agricoles.\n\n\n\n la création du Groupe d'experts de haut niveau qui permettra de traiter les décisions fondamentales sur les politiques commerciales, d'investissements foncier, ou de régulation des marchés, non selon la seule approche idéologique mais sur la base d'une synthèse des connaissances scientifiques quant aux conséquences de ces politiques sur la sécurité alimentaire et le droit à l'alimentation.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire souligne des décisions prises dans deux domaines importants : \n\n\nVolatilité des prix : le groupe d'experts est mandaté par le CSA pour étudier la volatilité des prix en abordant les causes du problème et non seulement les conséquences.\n\n\nFoncier : le CSA incite au rapprochement de l'initiative de la Banque mondiale sur des Principes investissements agricoles responsables (qui s'adresseront aux investisseurs) avec l'initiative de la FAO sur les Directives volontaires sur la bonne gouvernance du foncier (qui s'adresseront aux gouvernements), afin de parvenir à un travail complémentaire et non divergeant voire contradictoire.\n\n\nLe CCFD-Terre solidaire souligne également la maturité des sociétés civiles présentes au Forum de la société civile (9-10 octobre) qui ont adopté un mécanisme transparent et inclusif permettant de définir des positions communes et équilibrées entre les différents acteurs (organisations paysannes et ONG, acteurs du Nord et du Sud, etc.).\n\n\nCes sociétés civiles insistent sur l'importance de plusieurs facteurs complémentaires, pour elles il faut :\n\n\n\n aboutir sur des processus de réforme agraire et de plus juste répartition de la terre,\n\n\n\n rappeler les mécanismes existants tels que les guides de bonnes pratiques d'investissement de l'OCDE à l'attention des multinationales\n\n\n\n ne pas considérer les investissements dans le foncier à grande échelle mais réfléchir à la meilleure façon de soutenir les agricultures familiales et vivrières.\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comite-de-la-securite-alimentaire-mondiale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/comite-de-la-securite-alimentaire-mondiale/","name":"Comité de la sécurité alimentaire mondiale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-10-16T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 16 octobre 2010 Bilan du CCFD-Terre Solidaire Pour Ambroise Mazal, chargé du plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-guy-aurenche-lelan-citoyen/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-guy-aurenche-lelan-citoyen/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Edito de Guy Aurenche : L&rsquo;élan citoyen","datePublished":"2014-08-14T11:31:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-guy-aurenche-lelan-citoyen/"},"wordCount":594,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La morosité et la lassitude risquent de balayer nos enthousiasmes. Pourtant, nous sommes invités à faire des choix. \nEn 1848, l’économiste Stuart Mill écrivait [[Principes d’économie politique.]] : « La vie de tout un sexe est employée à courir après les dollars, et la vie de l’autre à élever des chasseurs de dollars... Ce n’est pas une perfection sociale dont la réalisation puisse devenir le but des philanthropes à venir », ni des militants indignés que nous sommes tous. Les acteurs et actrices des printemps arabes ont fait leur choix, bien que l’hiver semble souvent l’emporter à travers le chaos social, les répressions politiques ou la misère. Mais leur choix peut nous stimuler... « J’ai trouvé des raisons de vivre et d’espérer »... « La peur et la morosité sont dépassées, même si tout reste à faire »... \nLe choix n’est pas entre l’optimisme et le pessimisme, mais entre la certitude qu’une action collective et solidaire peut changer les choses et la résignation face aux contraintes des systèmes politiques et économiques les plus puissants. \n\nJe ne lance pas un appel à l’insurrection généralisée ! Je relaie l’élan vital d’un grand nombre d’êtres humains dont les médias parlent peu. \nLes 450 partenaires du CCFD-Terre Solidaire qui agissent dans les pays du Sud, et nombre de nos alliés dans la société française nous donnent du souffle. Ils analysent et dénoncent les injustices. Ils proposent des modalités alternatives de développement. Ils redécouvrent l’espoir, non comme une option aléatoire, mais comme une force irrésistible qui dépasse les échecs. Ils nous rappellent que l’éducation vise d’abord à « permettre à un être humain d’apprendre à se tenir debout et à accéder à sa pleine humanité » [[Vivre à la bonne heure. Patrick Viveret. Éditions Habiter autrement la planète. 2014. 9,60 euros.]] \n\nEn Tunisie, en Égypte ou au Maroc, comme dans bien d’autres pays, en mettant l’espoir au cœur de leur expérience, ils vivifient la société civile dans une région où elle n’existait pas toujours. À l’origine du mouvement, les jeunes et les médias modernes ont permis de rassembler des groupes très divers sur la base d’une seule revendication : le respect de la dignité humaine. Ils ne prétendaient pas détenir la vérité dans les domaines économiques, politiques ou religieux. Mais affirmaient qu’il est possible de sortir des logiques de peur ou d’impuissance. Ce message garde toute sa force quels que soient les dérapages, les récupérations et les échecs présents. \n\nQu’en est-il du sursaut de la société civile en France pour cette rentrée ? Sans attendre, il est possible d’organiser des solidarités au profit des plus démunis. De mettre sur pied des circuits économiques et financiers dans lesquels la solidarité a toute sa place aux côtés de la performance sociale. D’utiliser le théâtre, l’art et la poésie, parfois le silence, lorsque les discours ne sont plus entendus. D’agir sur les décideurs pour transformer les structures qui paupérisent ou oppriment. \nDans des situations beaucoup plus tendues et dangereuses que celles que nous connaissons, nos amis du Sud – et tout spécialement ceux et celles qui ont cru au « Printemps » – nous convoquent à une véritable mobilisation citoyenne. Et, croyez-moi, la mobilisation citoyenne, le CCFD-Terre Solidaire n’a pas fini de la promouvoir."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-guy-aurenche-lelan-citoyen/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-guy-aurenche-lelan-citoyen/","name":"Edito de Guy Aurenche : L'élan citoyen - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-08-14T11:31:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:06+00:00","description":"La morosité et la lassitude risquent de balayer nos enthousiasmes. Pourtant, nous sommes invités à faire des choix. En 1848, l’économiste Stuart Mill","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-la-syrie-du-jesuite-paolo-dalloglio/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-la-syrie-du-jesuite-paolo-dalloglio/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sur la Syrie du jésuite Paolo Dall’Oglio","datePublished":"2013-04-30T14:38:34+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-la-syrie-du-jesuite-paolo-dalloglio/"},"wordCount":532,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Tourisme solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l’occasion de la parution du livre :\nLa rage et la lumière\nUn prêtre dans la révolution syrienne de Paolo Dall’Oglio\n\n\n\nLes Éditions de l’Atelier et le Centre Sèvres organisent une Conférence/Débat de Paolo Dall’Oglio. Rencontre animée par Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef de Pèlerin.\n\n\n\nAprès trente années passées en Syrie, le père Paolo Dall’Oglio nous livre un témoignage d’écorché vif dans son dernier ouvrage La rage et la lumière, un prêtre dans la révolution syrienne.\n\n\n\nEn juin 2012, le père Paolo a dû quitter la communauté du monastère syriaque de Mar Moussa, très engagée dans le dialogue islamo-chrétien, qu’il avait fondée dans les années 1980. Pris dans le tourbillon de la guerre, il s’est engagé en faveur de la révolution et a été contraint de fuir le pays à la demande des autorités religieuses qui craignaient que ses positions ne menacent les chrétiens syriens. Réfugié en Irak, il se confie à la journaliste Églantine Gabaix-Hialé, qui a elle-même passé deux ans dans le monastère syrien. Avec elle, le jésuite relit sa vie, son engagement inter religieux, son amour pour le Moyen-Orient et les événements qui l’ont conduit à l’exil.\n\n\n\nLa colère du père Paolo vient ainsi réveiller nos consciences et bousculer nos a-priori. Sans concession face à un dictateur sanguinaire qui bombarde population civile et hôpitaux, il réfute fermement l’idée répandue selon laquelle le régime serait un bouclier contre la prise de pouvoir des djihadistes et protègerait aussi les chrétiens. Il dénonce les atermoiements de la communauté internationale et n’hésite pas à critiquer l’embargo sur les armes, qui pénalise surtout la résistance démocratique.\n\n\n\nDans ce livre écrit dans l’urgence et le désarroi, son discours passionné est parfois décousu. Le récit du père frappe pourtant par la lumière du regard qu’il porte sur les anonymes syriens : jeunes, femmes, frères, mères, qu’il nous fait aimer. C’est avec cette même lumière qu’il sait regarder les combattants prêts à mourir et tous ceux qui acceptent la rencontre, y compris les djihadistes ou des officiels du régime. Paolo ne craint ni la liste des organisations terroristes, ni les anathèmes.\nMême au cœur de la guerre, il s’efforce de vivre concrètement le dialogue. Le lecteur le suit dans ses tentatives de négociation de libération de prisonniers et ses prières partagées, que ce soit le Notre Père ou la Fatiha (prière musulmane) avec les endeuillés.\n\n\n\nSa posture géopoliticienne omniprésente et parfois fusionnelle ne plaira pas à\ntous. L’essentiel est de l’écouter. Le père Paolo Dall’Oglio ne craint pas le débat,\nmais l’indifférence et l’absence de dialogue.\n\n\n\nAnne Isabelle Barthélémy Faim Développement magazine n°275 - Juin/Juillet 2013"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-la-syrie-du-jesuite-paolo-dalloglio/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sur-la-syrie-du-jesuite-paolo-dalloglio/","name":"Sur la Syrie du jésuite Paolo Dall’Oglio - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-30T14:38:34+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","description":"À l’occasion de la parution du livre : La rage et la lumière Un prêtre dans la révolution syrienne de Paolo Dall’Oglio Les Éditions de l’Atelier et le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-peuples-pas-la-finance-yes-we-cannes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-peuples-pas-la-finance-yes-we-cannes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les peuples, pas la finance. Yes we Cannes !","datePublished":"2011-01-26T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-peuples-pas-la-finance-yes-we-cannes/"},"wordCount":537,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 26 janvier 2010\n\nAssociations de solidarité internationale, organisations citoyennes, syndicats, réseaux français et internationaux appellent à partir d'aujourd'hui à la mobilisation citoyenne à l'occasion du G8 et du G20 présidés par la France. \n\nLe Président Nicolas Sarkozy a donné lundi 24 janvier le coup d'envoi du « G20-G8 France 2011 » lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Les 26 et 27 mai, le sommet du G8 se réunira à Deauville ; les 3 et 4 novembre à Cannes celui du G20. Mais les sommets passent, et les crises économique, financière, écologique et sociale persistent. Les derniers G8 et G20 (à Muskoka et à Séoul) n'ont apporté aucune réponse durable à ces crises. \n\nLes priorités annoncées pour la présidence française des G20 et G8 confirment qu'à l'inverse, ce sont les acteurs et les mécanismes à l'origine de ces crises qui verront leur légitimité renforcée. Car si l'ordre du jour annoncé semble reprendre à son compte certaines propositions portées par les organisations de la société civile et les mouvements sociaux, ces promesses risquent fort de ne pas être suivies des mesures qui pourraient constituer des réponses efficaces face aux crises que les peuples et la planète sont les premiers à payer.\n\nNos organisations, réunies dans la « coalition G8/G20-2011 », appellent à partir d'aujourd'hui à des mobilisations fortes à l'occasion de la tenue en France des sommets du G8 et du G20, et à un large rassemblement des mouvements, réseaux et organisations. Les réponses solidaires et démocratiques à la crise mondiale ne viendront pas des seuls dirigeants des pays les plus riches, mais des peuples eux-mêmes et d'un « G192 » représentant tous les États de la planète. Nous refusons de laisser aux puissants le droit d'imposer leurs solutions à des crises qu'ils ont engendrées. Nous voulons montrer que des voies alternatives existent, pour l'accès de tous aux droits humains fondamentaux, pour un partage plus juste des richesses, pour des modes de production et consommation qui préservent la planète et pour une démocratisation des instances de décisions internationales. \n\nLa coalition participera au Forum social mondial de Dakar du 6 au 11 février et appellera les mouvements sociaux et citoyens du monde entier à rejoindre les mobilisations qui se dérouleront en France à Deauville puis à Cannes, mais également tout au long de l'année. Des réunions internationales de préparation sont d'ores et déjà prévues fin mars et fin mai à Paris. \n\n\n\nPremiers signataires de l'appel : « Les peuples pas la finance. Yes we cannes ! »\n\nFrance\n\nAITEC\nAttac France\nCCFD-Terre Solidaire \nCEDETIM\nConfédération Paysanne\nCRID\nEmmaüs International\nFrance Amerique Latine\nFSU\nIPAM\nLa cgt\nLa Cimade\nLe Mouvement de la Paix\nLes Amis de la Terre France\nLigue des Droits de l'Homme\nOxfam France\nPeuples Solidaires\nRECit\nRéseau Foi et Justice Afrique-Europe\nRitimo\nSurvie\nTransform !\nUnion syndicale Solidaires\nVamos !\nVision du Monde\n\nAvec le soutien de :\n\nGauche unitaire\nLe Parti de Gauche\nLes Alternatifs\nLes Jeunes Verts\nNPA\nPCF\n\nVoir le site internet de la coalition : http://www.altermob.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-peuples-pas-la-finance-yes-we-cannes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-peuples-pas-la-finance-yes-we-cannes/","name":"Les peuples, pas la finance. Yes we Cannes ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-26T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 26 janvier 2010 Associations de solidarité internationale, organisations citoyennes, syndicats, réseaux français et internationaux appellent à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-forteresse-toujours-solide-sur-ses-bases/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-forteresse-toujours-solide-sur-ses-bases/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« L’Europe forteresse » toujours solide sur ses bases","datePublished":"2005-04-02T11:04:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-forteresse-toujours-solide-sur-ses-bases/"},"wordCount":392,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans son premier titre, la Constitution affirme : « toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite » (I-4)\n\n\n\n\n\nLa Charte des droits fondamentaux stipule en outre (II-79) que les expulsions collectives sont interdites et que « nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu'il soit soumis à la peine de mort, à la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants ».\n\nLe droit d’asile est garanti (II-78).\n\nObservations\nPour le Gisti (Groupement d’information et de soutien aux immigrés), malgré ces déclarations d’intention, la Constitution pose trois problèmes :\nLes droits qu’elle défend sont en retrait par rapport à certaines législations nationales concernant les immigrés. Les rédacteurs du Traité n'ont pas retenu la notion de  « citoyenneté de résidence », les droits attenants à la citoyenneté fondée sur la nationalité, exclut donc les étrangers vivant sur le territoire de l'Union européenne (alors que certains pays accordent le droit de vote aux élections municipales, aux étrangers résidants dans la commune).\n\nLes garanties que la Charte offre aux immigrés ou candidats à l’immigration sont limitées car le respect de la Charte repose sur la vigilance des Etats-membres aujourd’hui peu enclins à faire respecter le droit des étrangers. En outre, selon le Gisti,« la gestion des flux migratoires prime sur les droits fondamentaux et les objectifs d’intégration des résidents étrangers » puisque l’article II-112 précise que l’application de la Charte est limitée par les dispositions des politiques de l’Union.\n\nLe Gisti rappelle les ambiguïtés en matière de droit d’asile et les contradictions avec la Convention de Genève. Les rédacteurs du Traité ont en effet refusé d'imposer l’accès obligatoire au territoire de l’Union en faveur des demandeurs d’asile (ce qui laisse préfigurer une politique d'externalisation du traitement des postulants au droit d'asile).\n\nPour le Gisti, la gestion des flux migratoires par l’Union dénote avant tout d’une approche policière de la question au dépend d’une culture des droits de l’homme. Une situation qui n’est pas nouvelle et à laquelle la Constitution ne remédie pas."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-forteresse-toujours-solide-sur-ses-bases/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-forteresse-toujours-solide-sur-ses-bases/","name":"« L’Europe forteresse » toujours solide sur ses bases - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-02T11:04:00+00:00","description":"Dans son premier titre, la Constitution affirme : « toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite » (I-4) La Charte des droits","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-sarkozy/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-sarkozy/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre l’impunité des multinationales &#8211; Nicolas Sarkozy","datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-sarkozy/"},"wordCount":369,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\"Nous veillerons à ce que l’aide publique au développement dans les pays émergents puisse avoir des retombées positives pour les entreprises françaises présentes à l’international\", page 18\n\n\"Nous souhaitons que ce principe de réciprocité dans les relations commerciales se traduise par la mise en place de « taxes réciprocité » aux frontières de l’Europe : la fiscalité sera modulée afin de corriger les phénomènes de concurrence déloyale de la part de pays n’ayant pas les mêmes normes sociales, environnementales, mais également économiques (contrôle des aides d’État…) que l’Europe. Ces « taxes réciprocité » intégreront notamment la « taxe carbone » aux frontières de l’Europe. Afin d’assurer leur conformité à l’OMC, ces taxes seront ciblées et liées à des conventions internationales identifiées (normes de l’Organisation internationale du travail, convention sur la diversité biologique, protocole de Kyoto, etc.)\", page 20\n\n\"Le comportement des administrations en la matière doit être exemplaire : la commande publique ainsi que l’attribution des aides publiques doivent intégrer systématiquement les critères environnementaux et énergétiques\", page 9\n\n\"Nous poursuivrons les initiatives pour donner naissance à une organisation mondiale de l’environnement\", page 21\n\n\n\n\nNotre analyse\n\nL'UMP affirme que l’aide au développement doit avoir des retombées positives pour les entreprises françaises qui travaillent à l’international.\n\nAfin de corriger la concurrence déloyale, l'UMP propose l'instauration de \"taxes de réciprocité\", basées sur les normes internationales. Cette proposition ne précise pas la question des entreprises françaises qui ont recours à des travailleurs \"bon marché\" ainsi qu’à des pratiques de dumping environnemental dans les pays non-européens.\n\nLe parti ne Nicolas Sarkozy propose  de renforcer l'exemplarité de l'Etat par l'introduction de critères environnementaux et énergétiques dans les marchés publics et dans les subventions. Il est dommage qu'une telle mesure ne soit pas élargie aux questions sociales et sociétales.\n\nEnfin, l'UMP à l'instar des autres partis, propose la création d'une Organisation mondiale de Environnement, sans pour autant en préciser les mandats et les moyens."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-sarkozy/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-sarkozy/","name":"Lutte contre l’impunité des multinationales - Nicolas Sarkozy - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","description":"\"Nous veillerons à ce que l’aide publique au développement dans les pays émergents puisse avoir des retombées positives pour les entreprises françaises","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/formation-et-aide-a-la-creation-dentreprises-pour-les-paysans-les-plus-pauvres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/formation-et-aide-a-la-creation-dentreprises-pour-les-paysans-les-plus-pauvres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Formation et aide à la création d&rsquo;entreprises pour les paysans les plus pauvres","datePublished":"2009-12-16T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/formation-et-aide-a-la-creation-dentreprises-pour-les-paysans-les-plus-pauvres/"},"wordCount":358,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les Philippines sont devenus importateur net de riz, à hauteur de 3 millions de tonnes par an en provenance de l'Inde et du Vietnam. En 2008, cette dépendance alimentaire a aggravé les conséquences de la crise alimentaire, surtout lorsque le prix du riz a doublé en quatre mois.\n\n\n\nLes familles les plus démunis consacrent plus de la moitié de leur budget dans l'alimentation, au dépend de la santé et de l'éducation. La précarité est aggravée par le retour régulier des typhons qui dévastent les rizières. Le monde rural est entré en phase de sous-développement. Par ailleurs, à la suite de récents accords commerciaux avec la Chine et le Japon, l'activité industrielle, moins compétitive, a diminué, entraînant une hausse du chômage. Enfin, les comportements de prédation des puissants voisins malaisiens et chinois affectent les ressources naturelles et halieutiques. \n\nLe projet  \n\nIRDF vise une société équitable et économiquement progressive pour les Philippines et l'élimination de la faim et de la pauvreté.  Elle renforce la puissance économique, sociale, politique et institutionnelle des petits paysans, pêcheurs et femmes des milieux ruraux. \n\nLes réalisations \n\nRégions de Sorsogon et Cotabato Nord : après les ravages des derniers typhons, IRDF promeut, par des cycles de formation, la création d'entreprises pour les paysans les plus pauvres, afin de réduire la dépendance de leurs revenus aux aléas climatiques. 15 villages sont concernés par cette formation, soit 200 femmes, 200 agriculteurs, 100 pêcheurs et 150 hommes identifiés comme entrepreneurs potentiels. Des groupes d'épargne et de coopératives et des associations économiques ont été mis en place. \n\n Actions de plaidoyer : devenue l'une des principales ONG dans les domaines de plaidoyer et lobbying, IRDF a fourni des dossiers politiques aux membres du Congrès, a engagé des échanges avec les ministères du commerce et de l'industrie, de l'agriculture et avec l'Autorité nationale de l'alimentation. Certains de ses cadres siègent dans les corps législatifs provinciaux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/formation-et-aide-a-la-creation-dentreprises-pour-les-paysans-les-plus-pauvres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/formation-et-aide-a-la-creation-dentreprises-pour-les-paysans-les-plus-pauvres/","name":"Formation et aide à la création d'entreprises pour les paysans les plus pauvres - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-12-16T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","description":"Les Philippines sont devenus importateur net de riz, à hauteur de 3 millions de tonnes par an en provenance de l'Inde et du Vietnam. En 2008, cette","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-conflit-a-aceh-obstacle-majeur-a-la-mise-en-oeuvre-des-secours/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-conflit-a-aceh-obstacle-majeur-a-la-mise-en-oeuvre-des-secours/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le conflit à Aceh : obstacle majeur à la mise en œuvre des secours","datePublished":"2005-01-29T16:18:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-conflit-a-aceh-obstacle-majeur-a-la-mise-en-oeuvre-des-secours/"},"wordCount":2552,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le tsunami, qui a ravagé le Nord de l’île de Sumatra le 26 décembre 2004, a ouvert au monde de la région d’Aceh, complètement fermée depuis deux ans à toute présence étrangère pour cause de conflit entre l’armée et le Mouvement pour un Aceh Libre, appelé aussi GAM (de l’indonésien Gerakan Aceh Merdeka). Ce mouvement autonomiste a démarré ses activités en 1976, et le conflit qui l’oppose à l’armée aurait fait 12 000 morts (dont 2400 depuis 2003), dont de nombreux civils d’après des associations de défense des droits de l’homme.\n\n\n\n\nEn 1999, le Président Wahid avait enclenché un «processus politique» en concédant un statut d’autonomie élargie à la province[[Ce statut prévoyait outre l’application de la loi islamique, que 70 % des revenus du gaz et du pétrole et 80 % de l’ensemble des revenus de l’agriculture et des pêches reviennent à la province.]], mais l’hostilité des généraux et la captation de la nouvelle chambre régionale par les élites urbaines corrompues ont vite fait capoter l’initiative. Finalement, ce statut a été voté par le Parlement indonésien en 2001 mais n’a jamais été appliqué du fait des violents combats qui ont opposé le GAM à l’armée jusqu’en 2004.\n\n\nEn dépit des secours qui s’organisent après le tsunami, le conflit se poursuit et pourrait représenter un obstacle majeur à la mise en œuvre des secours. L’étude des acteurs en présence (I et II) nous amènera à voir en quoi la position dominante de l’armée est critiquée, et expliquera pourquoi la société civile émet des réserves sur le rôle de l’armée dans la reconstruction (III).\n\n\nI. Les principaux acteurs institutionnels ou étrangers\n\n\n1. Le gouvernement\n\n\nLe gouvernement a été nouvellement élu en septembre 2004, avec à sa tête le Général Susilo Bambang Yudhoyono, un ancien ministre de la Sécurité de Megawati, qui a fait notamment campagne sur le rétablissement de la paix dans la province séparatiste d’Aceh. Toutefois, l’état d’urgence en vigueur[[L’Etat d’urgence civil a été instauré en mai 2004 à la place de la loi martiale en vigueur depuis avril 2003.\n]], qui autorise la suppression de nombreuses libertés civiles, a été prolongé dès novembre 2004. \n\n\nL’enjeu aujourd’hui pour le gouvernement semble être le règlement du conflit avec le\nGAM, et l’espoir d’améliorer l’image de son armée.\n\n Néanmoins, par deux fois, le gouvernement a contredit ses militaires : lorsque ces derniers ont affirmé que les rebelles «infiltraient» les camps de réfugiés et lorsqu’ils ont accusé le GAM d’avoir ouvert le feu à proximité du camp des Nations unies à Bandah Aceh. Pour satisfaire l’Armée, le gouvernement indonésien a demandé vers le 10 janvier aux armées étrangères présentes à Aceh de quitter les lieux dans les trois mois suivant le raz-de-marée, soit le 26 mars. Jakarta est cependant revenu sur ces déclarations, précisant qu’il ne s’agissait que d’un «repère» pour le gouvernement indonésien. Le gouvernement dit actuellement vouloir discuter avec les rebelles d’Aceh pour\nune paix durable. Dans le même temps, le Président indonésien plaide pour un renforcement des moyens et de l’équipement de l’armée, qui feraient défaut pour relever le défi du tsunami. Selon le gouvernement, l’indépendance de la province est exclue, mais sont plutôt envisagées des concessions sur l’autonomie, l’amnistie et la réinsertion des anciens combattants.\n\n\nLe gouvernement se montre de toute évidence confus sur la position à tenir vis-à-vis de son armée et du conflit à Aceh. Il est dépourvu de politique lisible (malgré les promesses faites par le Président), vraisemblablement en raison des pressions de l’armée, institution centrale en Indonésie.\n\n\n2. L’armée indonésienne\n\n\nL’armée indonésienne est très présente à Aceh, du fait de ce conflit qui dure depuis 29 ans. Son objectif consiste à maintenir sa position dominante dans cette région, qu’elle considère comme sa chasse-gardée.\n\n\nNotons que les militaires se seraient beaucoup enrichis pendant ces années de présence, en particulier grâce au commerce illégal du bois et de la drogue, à la prostitution et aux lourds pots de vin perçus, notamment pour assurer la «sécurité»\ndes compagnies multinationales.\n\n\nLe général Endriartono Sutarto, chef d'état-major, a indiqué que les forces armées indonésiennes avaient augmenté leur présence de 39 000 à presque 45 000 hommes, un mois après le tsunami. Les deux tiers de ces effectifs iraient dans des opérations humanitaires, contre un tiers dans des opérations de sécurité. L’idée pour  l’armée est de marquer le terrain, surtout face à l’arrivée en force de l’aide internationale.\n\n\nLe 23 janvier, le général Sutarto a affirmé que les forces indonésiennes avaient cessé leurs attaques contre les rebelles[[Depuis le 26 décembre, l'armée a annoncé avoir tué 120 rebelles indépendantistes au cours des deux dernièressemaines.]] afin que le gouvernement puisse discuter de la paix. Mais depuis le tsunami, des informations contradictoires sont venues de la province, les deux parties annonçant des trêves puis s'accusant mutuellement de non-respect descessez-le-feu.\n\n\nL'organisation non gouvernementale CMI (Crisis Management Initiative), spécialisée dans le règlement des conflits et présidée par l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari (1994-2000), indique être \"engagée dans des préparations pour rétablir le dialogue entre le gouvernement de l'Indonésie et le GAM\". Ces pourparlers prévus à Helsinki à partir du 28 janvier sont d’abord destinés à formaliser un cessez-le-feu décrété unilatéralement par les deux parties après le 26 décembre.\n\n\n3. Les intérêts commerciaux étrangers\n\n\nDepuis le début de la guerre froide, les Etats-Unis, entre autres puissances étrangères, n'ont jamais perdu l'idée de «l'importance stratégique majeure» que représente l'Indonésie, ce pays-archipel qui contrôle les voies de passages entre l'Océan indien et le Pacifique[[Avec les détroits de Malacca, de la Sonde, de Makassar, de Lombok, et de Bali, autant de détroits qui voient passer les super tankers reliant les pays du Golf persique au Japon, et surtout les navires allant et venant de la côte Ouest des Etats-Unis.]]. La pointe Nord de Sumatra non seulement est l’une de ces voies de passage, mais elle recèle aussi des richesses naturelles très convoitées : pétrole et gaz.\n\n\nLes multinationales présentes en Indonésie, à l’exemple d’Exxon Mobil, Newmont et Unocal se sont mobilisées après le tsunami pour apporter de l’aide à la province d’Aceh. Toutefois, une entreprise comme Exxon Mobil aurait joué à Aceh un rôle déstabilisant sans précédent, en se servant de l’armée pour protéger ses intérêts. La compagnie fait l’objet à ce jour d’une poursuite civile aux États-Unis, déposée en juillet 2001 par l’organisation non gouvernementale International Labor Rights Fund (ILRF), au nom de 11 plaignants anonymes. Ceux-ci accusent l’entreprise d’être complice des atrocités commises par les militaires indonésiens «embauchés» pour assurer la sécurité des installations d’Exxon Mobil. Les militaires auraient utilisé les ressources et installations de la compagnie pour perpétrer des meurtres, torturer et enlever des villageois.\n\n\n4. Les islamistes\n\n\nL’islam modéré est majoritairement pratiqué dans la province d’Aceh. Pourtant, des groupes islamistes radicaux tentent de gagner du terrain. Ces courants extrémistes tels que le Front des Défenseurs de l’Islam ou le Majlis Mujahidin Indonesia[[Le MMI a été dirigé par le leader du mouvement Jemaah Islamiah (le pendant d’al Quaïda en Asie), Abu Bakar Ba’asyir, aujourd’hui en procès pour son rôle présumé dans l’attentat de Bali en 2003.]] (MMI), se sentent encouragés par l’adoption récente de la loi islamique (la Charia) en 2001 à Aceh, événement unique en son genre en Indonésie. En fait, la Charia est appliquée seulement pour certains droits spécifiques qui concernent la famille et l’héritage (il n’est pas appliqué pour les affaires pénales). Les extrémistes, quant à eux, y voient une invitation au prosélytisme et sont représentés à Aceh par des émissaires actifs, qui «se servent» du contexte actuel pour mieux s’implanter.\n\n\nCes groupes extrémistes ont déclenché des rumeurs sur l’aide internationale occidentale l’accusant de camoufler des intentions de christianisation, ce qui entraîne un climat de suspicion relayé par certains médias indonésiens. La question religieuse est sensible en Indonésie, et la conférence épiscopale indonésienne, comme le Président indonésien lui-même, ont été contraints de faire des déclarations officielles dans le sens d’un apaisement.\n\n\nSouvent dépeint par les services de renseignement indonésiens comme un appendice d’al-Qaïda, le GAM n’a rien à voir avec les mouvances salafistes-djihadistes. Il revendique la restauration d’un sultanat dans lequel les oulémas n’auraient pas de rôle politique prééminent.\n\n\nDepuis l’utilisation par l’armée indonésienne de milices islamistes à Timor, la crainte existe de voir se répéter le même phénomène à Aceh. La violence terroriste des groupes islamistes pourrait en effet servir à justifier le conflit et la présence de l’armée dans la province.\n\n\nII. La population locale acihaise et le GAM\n\n\nJusqu’en 2004, la population locale acihaise était réfractaire au pouvoir central pour 3\nraisons[[Guillot (Cl.), Aceh et les lectures de l’histoire, Archipel 64, Paris, 2002, pp. 181-198]] :\n\n\n1. Violence de l’armée et sentiment d’occupation\n\n\nLa façon dont Jakarta a agi pour mettre un terme à un mouvement séparatiste certes actif, mais jouissant somme tout d’une très faible audience, a entraîné un rejet fort de l’armée par les populations. L’envoi de l’armée a été jugé inadmissible. Ce sentiment d’occupation n’a pu que se renforcer avec la mise en application de lois d’exception – Aceh ayant été déclaré pendant dix ans Zone d’Intervention Militaire – et le comportement de cette armée, ou du moins de certains de ses membres, qui a fait montre d’une grande brutalité, et a impunément commis des exactions de toutes\nsortes, comme en pays conquis.\n\n\n2. La région d’Aceh reste largement sous-développée...\n\n\n...en raison de la politique du pouvoir central qui privilégie systématiquement le développement de Java et favorise l’élite de Jakarta. Avant le tsunami, plus de 40% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Cette inégalité dans la répartition des richesses est jugée d’autant plus inacceptable que l’une des plus grandes sources de revenus de l’Etat indonésien, la réserve de gaz naturel, se trouve précisément à Aceh.\n\n\n3. L’appartenance religieuse\n\n\nLa troisième cause d’insatisfaction, sans doute moins largement partagée dans la population que les deux précédentes, est le frein que met la constitution indonésienne laïque à l’établissement d’une véritable société musulmane. Cette certitude des Acihais d’être «plus musulmans» que les autres n’est pas nouvelle, et viendrait de la prétendue antériorité de l’adoption de cette religion par les populations du Nord de Sumatra.\n\n\n4. Une réponse en guise de stratégie de sécession : le GAM\n\n\nLes trois arguments ci-dessus ont amené certains Acihais à être tentés par une stratégie de sécession, ou tout au moins, de très large autonomie, supposée résoudre les problèmes de la province, et ceci avec d’autant moins d’hésitation que cette option paraît économiquement viable, grâce à la présence d’hydrocarbures. La rébellion du GAM incarne cette aspiration depuis 1976, mais rencontre un échos somme toute relatif parmi la population.\n\n\nIII. La militarisation de l’aide en question\n\n\nDès le lendemain du tsunami, l’Indonésie a reçu une aide logistique et matérielle de la part de nombreuses armées étrangères (1307 soldats déployés on shore par les Etats Unis, l’Australie, la Malaisie et Singapour notamment), des Nations unies et d’une cinquantaine d’organisations privées d’aide humanitaire (1125 travailleurs humanitaires étrangers).\n\n\nSelon les Nations unies, il faudra compter au minimum une année avant de parvenir à mettre à l’abri de la faim et de la maladie la population acihaise.\n\n\nLa violence du conflit qui a opposé jusqu’à présent le GAM et l’armée (déplacement forcé de populations, rafles dans les villages, tortures, viols) n’a jamais empêché la communauté internationale de faire preuve d’une étonnante clémence vis-à-vis de l’armée indonésienne. L’urgence de la «lutte antiterroriste» éclipsait sans doute la question du respect des droits, dans l’espoir de priver les réseaux terroristes transnationaux de l’une de leurs bases arrières potentielles.\n\n\nL’armée indonésienne, du fait de sa présence et de sa logistique supposée, a été promue immédiatement coordinateur de l’aide internationale après le tsunami.\n\n\nSelon la société civile internationale, l’armée apparaît toutefois aujourd’hui comme l’acteur le moins approprié pour répondre aux besoins des populations en matière de reconstruction pour plusieurs raisons :\n\n Les violations des droits de l’homme dont elle s’est rendue responsable, fait qu’elle connaît un déficit de confiance profond parmi la société civile acihaise. La poursuite des activités militaires en dépit de la proposition d’un cessez-le-feu par le GAM fait douter de sa volonté de trouver un règlement rapide au conflit qui l’oppose aux rebelles. Les restrictions imposées aux mouvements des humanitaires civils et aux armées étrangères laissent à croire que l’armée ne considère pas l’acheminement de l’aide comme une priorité. Les Organisations non gouvernementales doivent demander une autorisation spéciale, ainsi qu’une escorte militaire, pour sortir des deux villes de Bandah Aceh et Meulaboh. L’armée indonésienne tolère de moins en moins la présence de la presse étrangère. D’après un communiqué de Reporters sans frontières[[27 janvier 2005 L’armée resserre son étau sur les journalistes étrangers en Aceh], une demi-douzaine de journalistes a été brièvement interpellée ou priée de quitter la province, et les autorités ont établi de nouvelles règles qui limitent le travail de la presse. Enfin, en l’absence de levée de l’état d’urgence civil, le fait que l’armée mène de front deux activités (les opérations humanitaires et sécuritaires) met en doute l’impartialité dans la distribution de l’aide humanitaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-conflit-a-aceh-obstacle-majeur-a-la-mise-en-oeuvre-des-secours/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-conflit-a-aceh-obstacle-majeur-a-la-mise-en-oeuvre-des-secours/","name":"Le conflit à Aceh : obstacle majeur à la mise en œuvre des secours - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-29T16:18:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:04+00:00","description":"Le tsunami, qui a ravagé le Nord de l’île de Sumatra le 26 décembre 2004, a ouvert au monde de la région d’Aceh, complètement fermée depuis deux ans à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/suites-du-drame-de-lusine-textile-au-bangladesh/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/suites-du-drame-de-lusine-textile-au-bangladesh/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Suites du drame de l&rsquo;usine textile au Bangladesh","datePublished":"2013-05-23T19:36:09+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/suites-du-drame-de-lusine-textile-au-bangladesh/"},"wordCount":404,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mme Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur a rencontré ce 23 mai, des syndicats, des importateurs français et des ONG telles que le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l'étiquette, Peuples Solidaires, Amnesty International France et Sherpa.\n\n\n\n\n\n \n\n\nPendant la rencontre, Nicole Bricq a indiqué que l'accord sur la sécurité, obtenu après le drame de Dacca est important, mais que le gouvernement souhaite aller plus loin. Pour la ministre, cette affaire douloureuse oblige à mettre en place des règles dans les relations commerciales. Le Premier ministre lui a confié la tâche de faire avancer la question de la responsabilité entre l'entreprise mère et ses filiales et sous-traitants. Elle a, par ailleurs, annoncé avoir saisi le point de contact national de l'OCDE pour définir ce qui est de la responsabilité des multinationales dans leurs \" relations d'affaires\". Ce qui pourrait donner lieu à des mesures législatives.\n\n« Nous sommes rassurés de constater qu'un tel drame n'a pas laissé indifférent le gouvernement français, qui, par l'initiative de Mme Bricq, manifeste sa volonté de progresser vers plus de responsabilité des entreprises françaises opérant à l'étranger », affirme Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, en sortant de la rencontre.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire n'a pas attendu le drame de Dacca pour constater que les mesures volontaires mises en place par les multinationales elles-mêmes étaient souvent inefficaces, et dénoncer les impacts négatifs sur les droits humains et le développement d'un commerce et d'investissements internationaux insuffisamment régulés. \n\n Or jusqu'ici ce dossier a manqué cruellement de volonté politique « La France s'est souvent abritée derrière le niveau européen et international pour ne pas avancer, alors même que 11 des 50 plus importantes multinationales d'Europe sont domiciliées en France, soit plus de 20% », rappelle Antonio Manganella, chargé de plaidoyer RSE au CCFD-Terre Solidaire, également présent à la rencontre avec la ministre « La France ne peut donc pas attendre que d'autres pays européens moins concernés avancent sur ces questions, elle doit plutôt prendre les devants et montrer l'exemple».\n\n Document technique du CCFD-Terre Solidaire sur l'encadrement des entreprises transnationales : ccfd-terresolidaire.org/infos/rse/de-la-responsabilite/pourquoi-encadrer-les-4193 \n\nContacts : Véronique de la Martinière : 01 44 82 80 64 - Antonio Manganella : 07 61 70 92 51"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/suites-du-drame-de-lusine-textile-au-bangladesh/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/suites-du-drame-de-lusine-textile-au-bangladesh/","name":"Suites du drame de l'usine textile au Bangladesh - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-05-23T19:36:09+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:31+00:00","description":"Mme Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur a rencontré ce 23 mai, des syndicats, des importateurs français et des ONG telles que le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/argentine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/argentine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Argentine","datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/argentine/"},"wordCount":221,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Huitième pays au monde par sa superficie, l’Argentine sort lentement d’une longue période de troubles. Après une décennie de pouvoir militaire -de 1973 avec le retour du général Perron à la guerre des Malouines en 1981-, elle entame la transition vers la démocratie mais est frappée en 2001 par une grave crise économique, financière et monétaire dont les effets se font encore sentir.\n\n\n\n30 % de ses 40 millions d’habitants, les plus qualifiés d’Amérique latine, vivent sous le seuil de la pauvreté mais le PIB par habitant est le plus élevé du sous-continent.\n\nL’agriculture est tournée vers l’exportation. Elle produit 19 % du soja mondial, derrière les Etats-Unis (38 %) et le Brésil (25 %). \n\nLe milieu associatif argentin est très actif : on parle même de troisième secteur, dominé par des fondations d’entreprises aux approches plutôt philanthropiques.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est toujours resté en Argentine. Depuis plus de 2Oans, il a pour partenaire l'INCUPO ou Instituto de Cultura Popular, spécialisé dans les programmes de formation, promotion et organisation communautaire. Ses actions se concentrent dans le nord et la province de Santa Fe, sans exclure le soutien aux organisations d’ampleur nationale : Action Educative, l’espace Amuyen qui regroupe les échanges de huit associations locales."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/argentine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/argentine/","name":"Argentine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","description":"Huitième pays au monde par sa superficie, l’Argentine sort lentement d’une longue période de troubles. Après une décennie de pouvoir militaire -de 1973","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aurait-on-oublie-lhumain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aurait-on-oublie-lhumain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Aurait-on oublié l&rsquo;humain ?","datePublished":"2015-04-01T11:20:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aurait-on-oublie-lhumain/"},"wordCount":754,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux récits de la mondialisation économique coexistent. Un récit honteux lui attribue tous les maux de notre humanité – explosion des inégalités, guerres, impuissance du politique, destruction de l’environnement… Un récit heureux voit dans les échanges et les investissements internationaux les moteurs de la croissance mondiale, les leviers du développement vertigineux des pays émergents. De fait, en Chine, la part de la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour * est passée de 60 % en 1990 à 12 % en 2010. Mais les pays qui accueillent les investissements étrangers ne recueillent pas toujours les bénéfices escomptés (emploi, technologies, impôts…). \n\n\n\nQuand les droits sont bafoués\n\nQuel que soit le regard que l’on porte, bien des pratiques de certaines multinationales nous interrogent. Certaines heurtent notre conscience. Si ce visage sombre de la mondialisation ne doit pas en occulter les bienfaits, il exige de nous, chrétiens, que l’on s’y arrête. \nLe 24 avril 2013, au Bangladesh, un bâtiment de huit étages s’est effondré, tuant 1147 personnes, la majorité ouvrières du textile. Dans des conditions indignes, celles-ci travaillaient pour les sous-traitants bangladais d’entreprises occidentales. Après être sorties, la veille, par crainte d’un effondrement, elles avaient été contraintes d’y retourner, devant la menace d’un licenciement. Dans les décombres, les étiquettes de marques familières et parfois françaises… Un an plus tard, ce sont les crevettes importées de Thaïlande par nos supermarchés qui font la « une » : une partie de la main-d’œuvre de la filière y est réduite en esclavage.\nÀ Madagascar, en 2009, le président a été déchu de ses fonctions après avoir voulu céder à une entreprise sud-coréenne 1,3 million d’hectares de terres agricoles (cinq fois la superficie du Luxembourg). Mais, partout dans le monde, l’accaparement des terres par des États, des entreprises étrangères et des fonds spéculatifs continue. \nEn Colombie comme en Indonésie, des communautés sont délogées de leur territoire de vie pour faire place aux palmiers à huile. Une monoculture qui alimente la déforestation, appauvrit durablement les sols, et fait concurrence à l’agriculture paysanne. \nCertaines activités peuvent choquer plus encore :  exportation de déchets toxiques à Abidjan, tolérance de certaines banques pour l’argent du crime organisé, achat de minerais à des groupes armés de l’Est du Congo pour fabriquer nos téléphones portables... \n\nUne dérive systémique ?\n\nOù est passé l’humain et le respect de la Création ? Le droit est-il seulement respecté ? A-t-on consulté les populations qui vivent sur le territoire ? L’État d’accueil les protège-t-il, y compris les minorités ? Est-il en capacité de le faire face à des opérateurs mondiaux ? Ces derniers ont-ils identifié les risques de violations des droits afin de les prévenir ou d’y remédier ? Si non, peut-on les tenir responsables, et devant qui ? \nDepuis 2005, plus de la moitié des principales entreprises cotées en bourse en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France ont été mises en cause dans des controverses sur les droits humains (incluant dommages environnementaux, corruption et scandales fiscaux) . Aux militants qui, au Mexique, revendiquent la liberté syndicale dans la sous-traitance informatique, on rétorque par la menace de délocaliser les dizaines de milliers d’emplois concernés vers la Thaïlande… \nC’est cette dimension systémique que dénonçait Jean-Paul II en 1999 : « Les institutions financières et les entreprises transnationales se renforcent, au point de subordonner les économies locales, surtout en affaiblissant les États qui paraissent chaque fois moins capables de mettre en avant des projets de développement au service de leurs populations. Les industries d’extraction internationales et l’agro-industrie, très souvent, ne respectent pas les droits économiques, sociaux, culturels et l’environnement des populations locales. Elles n’assument pas leurs responsabilités » (Ecclesia in Asia).\n\nQuestions pour un partage :\n•\tDans la chaîne d’approvisionnement du textile ou des crevettes, qui tenir responsable des dérives ou des dommages avérés? Quel rôle peuvent avoir les organes de vérification et qui les mandate ?\n•\t« Il est bon que les personnes se rendent compte qu’acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral », Benoît XVI, CV 66. En tant que consommateur, suis-je informé des conditions de production de ce que j’achète ?\n\n*  L’usage de cet indicateur et la qualité des statistiques font toutefois débat."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aurait-on-oublie-lhumain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/aurait-on-oublie-lhumain/","name":"Aurait-on oublié l'humain ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-01T11:20:00+00:00","description":"Deux récits de la mondialisation économique coexistent. Un récit honteux lui attribue tous les maux de notre humanité – explosion des inégalités, guerres,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sans-justice-pas-de-dignite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sans-justice-pas-de-dignite/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":" » Sans justice, pas de dignité « ","datePublished":"2012-10-15T16:24:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sans-justice-pas-de-dignite/"},"wordCount":1169,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier","Droits humains","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Renforcer la responsabilité des entreprises transnationales en matière de droits humains, de standards environnementaux et de fiscalité… C'est l’une des revendications du CCFD-Terre Solidaire adressée aux partis et candidats à l’occasion des élections présidentielle et législatives françaises. Avec une demande phare : l’accès à la justice pour les victimes de multinationales. \n\n\n\n“L’accès à la justice est un besoin universel pour tous les peuples » ne cesse de répéter Jean-Claude Katende, avocat au barreau de Lubumbashi, en République démocratique du Congo, et président national de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho). « Sans justice, il n’y a pas de dignité, poursuit-il. L’accès à la justice crée un sentiment de reconnaissance de la victime et de son préjudice. Il représente aussi une porte ouverte vers la réhabilitation. La dignité des personnes affectées peut ainsi être restaurée. » Très surveillé par les autorités de son pays et  menacé de mort pour ses critiques du pouvoir, l’avocat ne bat pas en retraite. En ce mois de novembre 2011, il est au Parlement européen de Bruxelles pour plaider la cause des victimes congolaises de multinationales européennes. Pourquoi un si long voyage ? \n\n\nDes multinationales juges et parties \n\n\n« On assiste à une ruée des firmes multinationales sur les ressources de notre pays. Plus de trois cents entreprises minières et pétrolières sont présentes en RDC  », constate l’avocat. Les dommages causés aux populations locales sont nombreux et souvent graves. Antonio Manganella, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire a recueilli des témoignages lors d’une mission en 2011 à Muanda, province du Bas-Congo, où la société française Perenco exploite des puits pétrolifères, à deux pas d’un parc de mangrove protégé dans le delta du fl euve Congo. « L’eau et les sols sont huileux, j’ai vu des déversements directs dans la mer, les habitants souffrent de maladies oculaires et respiratoires, une manifestation a été farouchement réprimée, des personnes arrêtées...  », témoigne-t-il. « Or, dans les pays du Sud, la législation permet rarement les poursuites contre ces grandes entreprises, explique Jean-Claude Katende. Les magistrats ne sont pas indépendants, la justice est corrompue. Les citoyens ne peuvent pas accéder à une justice équitable. » \n\nDe plus, le poids économique et financier des grandes entreprises bloque le bon déroulement d’une action en justice. « Les multinationales sont souvent juges et parties dans les pays où elles opèrent car elles participent à la conception des cadres juridiques qui encadrent leurs activités. Cela favorise l’impunité », s’insurge Marleen van Ruijven d’Amnesty International. Enfin, constituer un dossier de plainte relève du parcours du combattant. Il faut rassembler les preuves, les expertises. Engager des frais fi nanciers et faire preuve d’une patience sans faille face aux délais incommensurables de la justice. Tout cela, pour un espoir si maigre d’être entendu. Les victimes se laissent aisément gagner par le découragement. \n\nQuand tous les recours au niveau national ont été épuisés, la justice internationale représente un nouvel espoir. Certes, il existe des mécanismes internationaux de résolution des contentieux. Au sein de la Banque mondiale, par exemple. Mais seules des plaintes concernant des projets financés par l’institution internationale peuvent y être soumises. Et les critères d’analyse sont ceux de la Banque mondiale. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est dotée d’un dispositif similaire. « Mais ces recours restent très limités car ils appartiennent au domaine extrajudiciaire, pointe Antonio Manganella. Ils ne débouchent pas sur un jugement ou une condamnation. Ce sont juste des processus de résolution des différends.  » \n\n\nLa justice internationale, espoir des victimes \n\n\nD’autre part, les textes internationaux reposent sur un engagement volontaire des entreprises. « L’absence de normes juridiques contraignantes [au niveau international] rend extrêmement difficiles les actions visant à faire respecter les droits  », souligne le CCFD-Terre Solidaire dans un document envoyé aux partis politiques. Pour dépasser tous ces obstacles, nationaux et internationaux, « l’accès à la justice européenne revêt désormais une importance primordiale », plaide Sandra Cossart de l’association Sherpa. \n\nFruit d’un long combat de la société civile, les entreprises internationales européennes sont aujourd’hui juridiquement responsables, en Europe, pour certains dommages qu’elles provoquent dans les pays tiers. « L’extraterritorialité [[L’extraterritorialité est une « situation dans laquelle les compétences d’un État (législatives, exécutives ou juridictionnelles) régissent des rapports de droit situés en dehors du territoire dudit État », Jean Salmon dans Dictionnaire de droit international public.]] est inscrite dans de nombreux domaines comme la corruption, le blanchiment d’argent, le trafic d’êtres humains, les actes xénophobes et le racisme, le commerce d’armes et de diamants... », rappelle Richard Howitt, député européen britannique et Rapporteur sur la responsabilité sociale des entreprises au Parlement européen. À quand l’extraterritorialité pour l’ensemble des droits humains ? De nombreuses associations se mobilisent à cette fin, au niveau européen, prenant le relais tendu par des organisations ou des réseaux du Sud. Elles font pression auprès des décideurs politiques, nationaux et européens, pour faire évoluer les lois qui régissent les activités commerciales des multinationales (voir article page 15). \n\nÀ la veille des élections françaises, le CCFD-Terre Solidaire lance un cri d’alarme : « L’absence d’accès à la justice est étroitement lié au fait qu’il n’y a pas de lien juridique entre les maisons-mères, leurs filiales et les sous-traitants. L’obstacle est purement politique », dénonce Antonio Manganella. L’association a donc demandé aux candidats de s’engager à lever cette séparation juridique en cas d’abus en matière de droits humains et de l’environnement. Pour l’instant, les partis restent très timorés ; le PS s’est contenté d’inscrire le thème de la responsabilité des entreprises dans son programme. Quant à l’UMP, le parti présidentiel a eu l’occasion en 2009 d’agir favorablement. En effet, à la demande de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Environnement, Corinne Lepage avait réalisé une étude préconisant une levée de la séparation juridique entre maisons-mères et filiales. Aucune mesure concrète n’a suivi cette recommandation. \n\nLa Commission européenne semble la plus en pointe sur cette question. Elle vient de proposer un principe qui permettrait aux magistrats européens de saisir une cour européenne quand ils jugent une cour nationale, d’un pays du Sud par exemple, incompétente. « Les possibilités d’avancées sont là, il ne manque plus que la volonté politique », résume le député Richard Howitt. En ce temps électoral propice aux bouillonnements d’idées, les politiques vont-ils faire preuve de volontarisme ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sans-justice-pas-de-dignite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sans-justice-pas-de-dignite/","name":"\" Sans justice, pas de dignité \" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-15T16:24:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","description":"Renforcer la responsabilité des entreprises transnationales en matière de droits humains, de standards environnementaux et de fiscalité… C'est l’une des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5","name":"Violaine Plagnol"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-centrafrique-adja-kadije-mediatrice-de-la-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-centrafrique-adja-kadije-mediatrice-de-la-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Centrafrique, Adja Kadije, médiatrice de la paix","datePublished":"2021-03-05T14:49:04+00:00","dateModified":"2022-02-14T15:50:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-centrafrique-adja-kadije-mediatrice-de-la-paix/"},"wordCount":595,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Puisqu’aux filles échoient les tâches ingrates d’aller chercher l’eau et le bois de chauffe, puisque ce sont elles qui gardent leurs frères et sœurs, alors elles doivent être aussi les pièces maîtresses de la sensibilisation à la non-violence : voilà le raisonnement d’Adja Kadije en 2015 quand elle décide de créer la branche « Filles » de la Pijca (Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine, partenaire du CCFD-Terre Solidaire).\n\nBénévole dans l’association depuis sa création en 2014, elle avait remarqué deux choses apparemment contradictoires : d’une part, « les filles qui rejoignaient la Pijca n’étaient pas à l’aise. Elles avaient sans doute peur du regard des garçons » ; d’autre part, « il est plus facile pour une fille d’obtenir l’oreille des gens. Nous étions beaucoup plus efficaces que les garçons ! »\n\nLes deux intuitions se révèlent justes : la branche « Filles » a donné naissance aux médiatrices sociales, qui sont aujourd’hui des centaines dans tout le pays. « Nous identifions dans une ville trente jeunes filles qui peuvent être leaders, en nous appuyant sur les églises et les associations musulmanes, explique Adja. Nous leur donnons une mini formation en résolution des conflits et en promotion des droits des femmes. Nous leur confions aussi un petit pécule et leur apprenons à le gérer pour créer de petites activités comme la vente sur les marchés. Et elles-mêmes forment d’autres jeunes filles. » Ou comment conjuguer autonomie économique et diffusion de la culture de la paix.\n\nAdja a appris sur le tas, encore toute jeune : au moment où elle s’apprêtait à entrer dans la vie d’adulte, elle a vu le monde qu’elle connaissait se fracasser. C’était en 2013. Elle a 20 ans, elle est étudiante en génie civil, et habite avec ses parents, ses trois frères et ses quatre sœurs dans la commune de Begoua, une des principales portes d’entrée de la capitale. La Seleka, une coalition de groupes armés majoritairement musulmans, prend Bangui et le pouvoir en mars. Les anti-balaka, milices à majorité chrétienne, attaquent en décembre. Les deux tracent leur route en pillant, violant et tuant.&lt;/groschiffre|texte=«mal&gt;\nEncourager les jeunes à rejeter les manipulations\nComme leurs voisins, la famille Kadije doit fuir. Elle trouve refuge sur un site de déplacés, dans Bangui même. Mal vue par ses voisins, car musulmane et assimilée aux agresseurs de la Seleka, Adja rejoint la Pijca, bien décidée à contrer les tueries confessionnelles. Avec d’autres, chrétiens et musulmans, elle va de quartier en quartier, de ville en ville, encourageant les jeunes à rejeter les manipulations. Au début, son audace est mêlée de peur, dans ces villes d’où les musulmans ont été chassés. « Mais j’étais fière de participer à ça. Quand je passais à la radio, je prévenais les gens de mon quartier », se souvient-elle.\n\nAujourd’hui, le sourire est un peu triste. En décembre, les groupes armés ont repris les armes, et d’anciens combattants, auparavant aidés par la Pijca, les ont rejoints. « Ils sont facilement manipulables, parce qu’ils ne font pas grand-chose et prennent beaucoup de drogues, des comprimés surtout. C’est un peu désespérant », soupire Adja. L’abattement, chez Adja, est de courte durée. Il en va de l’avenir de son pays et de ses deux petits garçons."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-centrafrique-adja-kadije-mediatrice-de-la-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-centrafrique-adja-kadije-mediatrice-de-la-paix/","name":"En Centrafrique, Adja Kadije, médiatrice de la paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-03-05T14:49:04+00:00","dateModified":"2022-02-14T15:50:41+00:00","description":"Puisqu’aux filles échoient les tâches ingrates d’aller chercher l’eau et le bois de chauffe, puisque ce sont elles qui gardent leurs frères et sœurs,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-pere-michael-lapsley-pas-de-paix-sans-justice-sociale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-pere-michael-lapsley-pas-de-paix-sans-justice-sociale/"},"author":{"name":"Audrey Chabal","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/bf274a2bc598643287e70584d6b957d4"},"headline":"Afrique du Sud : Père Michael Lapsley, pas de paix sans justice sociale","datePublished":"2014-07-17T16:16:58+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-pere-michael-lapsley-pas-de-paix-sans-justice-sociale/"},"wordCount":1949,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Envoyé en Afrique du Sud par son ordre religieux dans les années 1970, le père Lapsley s’engage aux côtés de l’ANC pour dénoncer le régime de l’apartheid. Expulsé par les autorités, il reçoit en 1990 au Zimbabwe, un colis piégé et perd ses deux mains ainsi qu’un œil. Retour sur une vie d’engagement avec un homme plein d’humour et d’humanité.\n\n\n\nFaim et Développement : Comment un jeune prêtre anglican néo-zélandais, tout juste arrivé en Afrique du Sud en 1973, décide-t-il de s’engager aux côtés de l’ANC, un mouvement de résistance armée contre l’apartheid ?  \nMichael Lapsley  : Rien ne m’avait préparé à ce que j’allais vivre en Afrique du Sud. Avant d’arriver dans le pays, j’avais beaucoup lu, mais je n’avais rien compris. L’installation dans ce pays et la confrontation avec l’apartheid ont eu un eff et profond et immédiat sur moi. J’ai tout à coup cessé de me voir comme un être humain, pour me voir comme un Blanc. Rejoindre la lutte contre l’apartheid a été pour moi un moyen de recouvrir mon humanité. \n\nPeut-être faut-t-il revenir en arrière dans ma vie pour comprendre des influences plus profondes qui expliquent ce choix. J’ai été élevé dans une famille et au sein d’une Église où l’on honorait et respectait les personnes d’univers différents, où ces différences étaient considérées comme très enrichissantes. J’ai vu quelles relations mon père entretenait avec l’évêque maori, comment les évêques africains qui venaient à l’église étaient reçus. \n\nAlors que j’avais dix ans, en 1960, dans mon église, le prêtre a placé sur le mur l’affiche d’une campagne intitulée : « Pas de Maoris, pas de tournée ». Cette campagne m’a beaucoup marqué. Elle avait été lancée parce que l’Afrique du Sud avait invité l’équipe de rugby des All Blacks de Nouvelle-Zélande, mais en insistant pour qu’aucun Maori ne participe à cette tournée. \n\nÀ l’âge de treize ans, j’ai lu un livre du prêtre anglican, Trevor Huddleston, qui avait travaillé dans un township de Johannesburg [[Dans les années 1950, alors qu’il est prêtre dans un township, Trevor Huddleston (1913-1998) s’élève contre les lois qui codifient l’apartheid. Nommé évêque à Londres, puis archevêque pour l’océan Indien, il rentre en Angleterre en 1983 où il poursuit sa campagne contre l’apartheid.]]. Ce livre, Naught for your comfort (Rien pour votre confort), qui a eu un très fort retentissement au niveau international, est un véritable réquisitoire contre le racisme et l’apartheid. Et j’ai compris que ce qui se passait dans ce pays était totalement contraire à l’Évangile. Donc très tôt, j’ai vu la relation entre les enjeux de foi, de justice et de racisme. Mais ce n’est pas moi qui ai décidé de partir en Afrique du Sud. J’avais choisi d’étudier pour devenir prêtre. C’est mon ordre qui m’a envoyé là-bas pour poursuivre mes études.  \n\nTrois mois après la libération de Nelson Mandela, en 1990, vous recevez un colis piégé, au Zimbabwe où vous êtes exilé[[ Exilé d’abord au Lesotho, le père Lapsley a vécu ensuite plusieurs années au Zimbabwe]]. Comment avez-vous trouvé la force de vous reconstruire ?  \nDans la foi de mon enfance, j’ai puisé la force de m’abandonner dans les mains de Dieu, notamment durant les quatre premiers mois après l’attentat au cours desquels je ne pouvais rien faire par moi-même ; j’étais comme un petit bébé, totalement dépendant des autres. Et puis j’ai reçu des milliers de messages de partout à travers le monde, d’encouragement, d’amour, et de soutien par la prière. Durant mes années d’exil, l’ANC m’a demandé de faire des conférences à l’étranger. J’ai donc énormément voyagé et beaucoup de gens me connaissaient. Cette vague de soutien était aussi liée à l’époque : Mandela venait juste d’être libéré. Mais durant cette période de transition et de discussions entre l’ANC et le gouvernement de Frederik De Klerk, alors que l’ANC avait accepté d’abandonner la lutte armée, le régime, lui, ne cessait d’utiliser la violence. Des hommes armés montaient dans des trains et tiraient sur les gens. Le régime affirmait qu’il s’agissait de violences entre Noirs, mais nous savions que c’était un stratagème pour tenter de diviser la communauté noire et la décrédibiliser dans les négociations. Lorsque cela m’est arrivé à moi, les gens ont été très choqués. L’ironie de tout cela, c’est que mon unique moyen de lutter contre le régime, c’était par la parole. Le régime m’a pris mes mains, alors que je ne les ai jamais utilisées pour tirer sur quelqu’un, mais ils m’ont laissé ma langue qui fonctionne toujours bien, comme vous pouvez le constater. \n\nEnsuite, je me suis souvent demandé pourquoi avais-je été choisi comme cible ? Bien sûr, je n’ai jamais eu de réponse, mais je pense que cela est dû à mon discours théologique. Ce régime a toujours affirmé qu’il était un gouvernement chrétien, guidé par Dieu [[La justification théologique de l’apartheid par les Afrikaners de l’Église réformée hollandaise reposait sur la doctrine calviniste de la prédestination. Ils diffusèrent, dans le cadre d’une éducation nationale chrétienne, l’idée de la prédestination des Afrikaners et donc de la subordination des autres races.]]. Ma tâche en tant que prêtre a été de démasquer, de délégitimer ce discours. Dans mes conférences, j’expliquais que l’apartheid était un choix de mort, porté au nom de l’Évangile. Cette déconstruction de leur propagande, en montrant la perversion qu’ils faisaient des principes de l’Évangile, était ma principale arme contre le régime de l’apartheid.  \n\nLa Commission vérité et réconciliation (CVR) a fait la lumière sur les pratiques du régime de l’apartheid. Cette forme de justice transitionnelle a permis d’éviter un bain de sang, mais a-t-elle contribué à une réelle prise de conscience de la communauté blanche ? \nUne minorité de Blancs a changé pour toujours, confrontée aux pratiques d’un régime auquel elle avait participé, ou qu’elle avait accepté. Mais je pense que la majorité est restée dans le déni. Pendant la Commission, de nombreux Blancs n’ont pas regardé la télévision, n’ont pas lu les journaux. La presse afrikaner a présenté la Commission comme une campagne de dénigrement contre les Blancs. Alors qu’au contraire la communauté blanche aurait dû accepter la générosité de la communauté noire, qui disait : on peut vivre ensemble, mais avant d’aller de l’avant, on doit savoir et relire les pages de l’histoire. \n\nDe nombreux Sud-Africains se sont engagés pour construire cette nouvelle Afrique du Sud, mais ils ont été très frustrés d’avoir perdu le pouvoir politique, à tous les niveaux, alors qu’ils ont gardé, dans une très large mesure, le pouvoir économique. \n\nAffronter ce passé, c’est faire face à la culpabilité et à la honte. Et malheureusement, en Afrique du Sud, il n’y a pas eu suffisamment de personnes de référence, à un haut niveau, qui aient accepté de faire face au passé. Le président De Klerk était dans une forme de déni. Si vous êtes au sommet de l’État, et que vous n’affrontez pas la réalité de ce qui a été fait, vous n’aidez pas la société à le faire. Willy Brandt en Allemagne s’est excusé pour ce qu’avaient fait les nazis. François Hollande et le président allemand Joachim Gauck se sont rendus ensemble à Oradour-sur-Glane [[Le 10 juin 1944, trois jours après le débarquement en Normandie, un commando SS commet le plus important massacre de civils de toute la guerre. Après avoir séparé les hommes des femmes et des enfants du village d’Oradour-sur-Glane, ils fusillent les premiers. Les autres sont enfermés et asphyxiés dans l’église incendiée. 642 personnes dont 247 enfants périrent.]]. Ce sont des gestes très importants qui envoient des signaux forts aux populations. Les politiciens populistes instrumentalisent les peurs, les préjugés, tandis que les grands hommes, comme Desmond Tutu ou Nelson Mandela, font eux, appel à ce qu’il y a de meilleur en nous. \n\nAvez-vous l’impression, vingt ans après la fi n de l’apartheid, que le vivre ensemble progresse ?  \nLe sport, la culture, la musique sont fédérateurs. La culture joue un rôle important. La Coupe du monde – même si je pense que nous n’aurions pas dû dépenser autant d’argent pour l’organiser – a aussi fait progresser ce sentiment de construction d’une seule nation. Il existe aujourd’hui une classe moyenne noire et le nombre de personnes qui sont sorties de la pauvreté est très important, mais le coefficient de Gini [[Le coefficient de Gini mesure l’inégalité des revenus dans un pays. Plus les revenus sont répartis de façon égalitaire, plus le chiffre se rapproche de 0. Plus ils se répartissent de façon inégalitaire, plus le chiffre se rapproche de 1. En 2010, il était de\n0,70 pour l’Afrique du Sud.]] qui mesure les inégalités, montre que l’Afrique du Sud reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Si nous n’arrivons pas à réduire ce fossé, nous n’arriverons pas à vivre tous ensemble en paix. Et il y a urgence ! Plus de 40 % des Noirs sont sans emploi. Cela crée du désespoir, de la violence. Cela nourrit les phénomènes de drogue, de délinquance. Je pense aussi que ce gouvernement démocratique n’a pas fait assez pour réduire la pauvreté. \n\nLes Églises et le mouvement œcuménique ont joué un rôle très important dans la lutte contre l’apartheid. Vous venez d’être élu, en février, vice-président du Conseil sud africain des Églises (Sacc). Quel rôle les Églises doivent-elles jouer aujourd’hui ?\nIl est très important pour ce pays que les Églises fassent du plaidoyer, et notamment qu’elles soient la voix des plus pauvres pour demander plus de justice. Nous devons être indépendants : saluer le gouvernement quand il fait de bonnes choses et le condamner pour les mauvaises. Les sondages montrent que les Sud-Africains ont une grande confiance en elles. Notre défi est de savoir si nous sommes capables d’occuper un espace et de l’occuper de façon efficace. Nous qui venons d’être élus au Sacc, sommes prêts à jouer ce rôle. À la fi n de l’apartheid, les Églises ont traversé une période difficile. Sous l’apartheid, c’était plus facile de s’élever contre un gouvernement illégitime, mais quelle position adopter face à un gouvernement élu démocratiquement. Je pense que notre parole va se faire plus insistante pour réclamer plus de justice."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-pere-michael-lapsley-pas-de-paix-sans-justice-sociale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-pere-michael-lapsley-pas-de-paix-sans-justice-sociale/","name":"Afrique du Sud : Père Michael Lapsley, pas de paix sans justice sociale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-07-17T16:16:58+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:55+00:00","description":"Envoyé en Afrique du Sud par son ordre religieux dans les années 1970, le père Lapsley s’engage aux côtés de l’ANC pour dénoncer le régime de l’apartheid.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/bf274a2bc598643287e70584d6b957d4","name":"Audrey Chabal"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-veritablement-la-paix-en-republique-centrafricaine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-veritablement-la-paix-en-republique-centrafricaine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rétablir véritablement la paix en République Centrafricaine","datePublished":"2013-11-26T16:54:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:16+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-veritablement-la-paix-en-republique-centrafricaine/"},"wordCount":322,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire accueille avec satisfaction les évolutions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU qui ont permis une résolution ouvrant la voie à l'intervention militaire de la France en appui à la MISCA.\n\n\n\nPour Zobel Behalal, chargé du plaidoyer paix/conflits «cette décision arrive très tard, alors que les populations sont victimes d'exactions extrêmement graves depuis plusieurs mois, mais elle va dans le bon sens car la protection des populations civiles ne peut se faire sans l’intervention d'une force extérieure. Cette décision doit maintenant se traduire très vite de façon concrète sur le terrain».\n\nCependant, pour le CCFD-Terre Solidaire, l'approche militaire seule ne sera pas suffisante pour rétablir la paix en Centrafrique. Il faut dès aujourd'hui envisager un processus d'accompagnement sur le long terme pour permettre une sortie effective et durable de la crise.\n\nEn effet, le processus classique de sortie de crise : négociation d'accords de transition politique, puis tenue d'élections générales, elles-mêmes suivies par la promulgation de lois d'amnistie par le nouveau parlement, a fait la preuve de son échec dans bien des pays.  Ce processus encourage l'impunité, alors que les populations sortiront profondément traumatisées et divisées de cette crise et auront besoin que justice soit rendue. Les accords de Libreville et les élections programmées dans 18 mois préfigurent hélas le déroulement de ce scénario.\nPour que la Centrafrique sorte durablement de la crise, il est indispensable d'y associer la société civile centrafricaine - qui continue de se mobiliser courageusement dans un contexte dangereux pour les militants associatifs - afin de changer les pratiques qui, depuis l'indépendance, ont conduit le pays dans le chaos.\n\nContact : Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-veritablement-la-paix-en-republique-centrafricaine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-veritablement-la-paix-en-republique-centrafricaine/","name":"Rétablir véritablement la paix en République Centrafricaine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-26T16:54:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:16+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire accueille avec satisfaction les évolutions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU qui ont permis une résolution ouvrant la voie à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2015-les-refugies-en-europe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2015-les-refugies-en-europe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"2015, les réfugiés en Europe","datePublished":"2015-09-01T17:24:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2015-les-refugies-en-europe/"},"wordCount":92,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous pourrions nous étendre sur l’importance des besoins humanitaires face à l’arrivée de plus de 350 000 personnes en Europe fuyant les conflits ou l’oppression depuis le début de l’année 2015. Mais cela fait plusieurs années maintenant que le CCFD-Terre Solidaire alerte les décideurs à coups de courriers privés, appels dans les médias, réunions avec les ministères et de consultations internationales. Assez de mots, ce que nous voulons maintenant ce sont des actes ! (cf article de Guy Aurenche)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2015-les-refugies-en-europe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/2015-les-refugies-en-europe/","name":"2015, les réfugiés en Europe - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-01T17:24:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:18+00:00","description":"Nous pourrions nous étendre sur l’importance des besoins humanitaires face à l’arrivée de plus de 350 000 personnes en Europe fuyant les conflits ou","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-le-developpement-victime-collaterale-des-transferts-darmes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-le-developpement-victime-collaterale-des-transferts-darmes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tchad : Le développement, victime collatérale des transferts d&rsquo;armes","datePublished":"2012-09-10T12:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-le-developpement-victime-collaterale-des-transferts-darmes/"},"wordCount":1137,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement)","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l’heure où les négociations sur le Traité international sur le commerce des armes (TCA) entrent dans leur dernière ligne droite, l’exemple du Tchad souligne la nécessité de contrôler la circulation du matériel militaire, source d’insécurité et de mal-développement.\n\n\n\nPresque une décennie après s’être engagé dans l’exploitation et l’exportation de ses ressources pétrolières, le Tchad se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale : le triplement des recettes tirées de cette activité, loin d’avoir permis au pays de se développer, n’a pas enclenché une dynamique vertueuse. Avec plus d’un habitant sur deux vivant au-dessous du seuil de pauvreté, cet État africain continue de s’enfoncer dans les difficultés. \n\nClassé en 2010, 163e sur 177 pays étudiés par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) dans son rapport sur le développement humain, il a été rétrogradé à la 183e place (sur 187) en 2011... Principale explication : une partie significative de la rente pétrolière[[Plus de 50 % selon l’International Crisis Group.]] a été utilisée pour acquérir des armes, pointe le CCFD-Terre Solidaire dans son rapport « Le développement piégé : les transferts d’armes et le développement au Tchad », publié fin janvier 2012. \n\nFruits d’une collecte de données complétée par une enquête sur le terrain, les chiffres ont en effet de quoi donner le vertige : entre 2004 et 2008, le budget militaire est passé de 35,4 à 275,7 milliards de FCFA, soit une multiplication par près de 8 ! « Les statistiques internationales confirment les choix du gouvernement tchadien en faveur des dépenses d’armement au détriment notamment des dépenses de santé et d’éducation », rappelle le rapport. À partir de 2005, le budget de la défense est devenu le principal poste du budget et a absorbé 7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2008, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), un pourcentage largement supérieur à celui des États-Unis (4,3 %) ou de la France (2,3 %). \n\n\nGraves menaces sur les Objectifs du millénaire \n\n\nCertes, le Tchad était dans une situation de guerre civile où les groupes rebelles étaient soutenus par le Soudan voisin. Pourtant, la signature en 2008 d’un pacte de non-agression entre les deux pays ne s’est pas traduite par un renoncement aux importations de matériels militaires. En 2010, la facture s’est élevée à 154,4 milliards de FCFA (100 FCFA = 0,15 euro). Ce montant, bien qu’en baisse par rapport à 2008, reste très élevé comparé aux sommes allouées au début des années 2000. \n\nDepuis deux ans, les dépenses sociales sont toutefois reparties à la hausse. Mais les efforts restent insuffisants, a estimé le FMI (Fonds monétaire international). Une grande partie des fonds a surtout servi à améliorer les infrastructures. Les constructions d’écoles, d’hôpitaux ou les kilomètres de voies bitumées sorties de terre ne sont pas de nature à infléchir le jugement de l’Association française de développement (AFD) : le Tchad est mal parti pour atteindre les Objectifs du millénaire[[Un jugement qui repose sur une évaluation menée\npar le Pnud fi n 2008.]]. \n\nIl n’y a d’ailleurs pas que le détournement des ressources retirées de la vente de « l’or noir » qui hypothèque les chances du pays. L’insécurité due au nombre d’armes en circulation n’est pas propice à la lutte contre  la misère. D’autant qu’aux achats de matériels légaux s’ajoutent des acquisitions plus ou moins douteuses. En 2010, plus d’un million d’armes de tous calibres circulaient dans le pays, selon le journal tchadien Le Progrès qui reprend une citation attribuée au ministre de l’Intérieur. Pas plus que les importations, la gestion des stocks de maté riels militaires n’est contrôlée et les trafics vont bon train dans une région où les frontières sont poreuses... \n\nDans une zone très fragilisée, où l’arrivée massive de réfugiés soudanais a apporté son lot de violences, la prolifération des armes de guerre distribuées à la population civile n’a fait qu’exacerber des conflits existants entre agriculteurs et éleveurs pour l’exploitation des zones cultivables. Sous la pression démographique, mais aussi en raison de la sécheresse et du manque de points d’eau, les transhumants ont tendance à marcher sur les plates-bandes de sédentaires. Les camps de réfugiés sont, eux aussi, le théâtre de violents affrontements. À l’image de ce qui s’est passé à Ouré Cassoni – où vivaient jusqu’à sa fermeture en avril 2010 – quelque 30 000 réfugiés soudanais du Darfour. Situé à la frontière du Soudan, ce camp était devenu un vaste marché dans lequel transitaient toutes sortes de marchandises y compris des lance-roquettes, des grenades ou des Kalachnikov. Autre fléau, essentiellement dans le nord du pays qui affecte plus de 200 000 personnes : « La présence d’un million de mines et de plus de deux millions d’engins non-explosés qui bloquent l’accès aux pâturages, aux terres cultivables, aux routes, aux points d’eau et aux habitations...  », mentionne le rapport. \n\nFace à cette situation, la communauté internationale se montre impuissante. Et le retrait en 2008 de la Banque mondiale du projet pétrolier n’a pas fait plier le gouvernement d’Idriss Déby[[Sous l’impulsion de la société civile tchadienne, la\nBanque mondiale avait posé un certain nombre de conditions au prêt accordé au gouvernement tchadien. Elle demandait qu’une partie des revenus pétroliers soit consacrée à la lutte contre la pauvreté.]] qui a continué à utiliser la manne pétrolière, surtout pour acheter des armes. Certains pays, France en tête, ont largement bénéficié de ces achats d’armes, en dépit de textes contraignants adoptés au niveau de l’Union européenne qui auraient pu, s’ils avaient été suivis à la lettre, limiter les dégâts. \n\nL’Hexagone n’est d’ailleurs pas épargné par les critiques : « Il ressort des entretiens que nous avons eus avec la plupart des services concernés par le contrôle des exportations d’armement que l’étude des demandes ne s’appuie pas sur l’évaluation précise et spécifique du risque sur le développement, observe le rapport. Il faut d’ailleurs noter que l’AFD n’intervient pas directement dans le processus de décision. » De quoi apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui entendent bien voir le futur Traité sur le commerce des armes définitivement adopté par la conférence internationale des Nations unies, consacrée à ce sujet en juillet prochain..."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-le-developpement-victime-collaterale-des-transferts-darmes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-le-developpement-victime-collaterale-des-transferts-darmes/","name":"Tchad : Le développement, victime collatérale des transferts d'armes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-10T12:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","description":"À l’heure où les négociations sur le Traité international sur le commerce des armes (TCA) entrent dans leur dernière ligne droite, l’exemple du Tchad","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-pret-de-trois-millions-deuros-octroye-par-lafd-a-fefisol/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-pret-de-trois-millions-deuros-octroye-par-lafd-a-fefisol/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un prêt de trois millions d’euros octroyé par l&rsquo;AFD à FEFISOL","datePublished":"2011-10-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-pret-de-trois-millions-deuros-octroye-par-lafd-a-fefisol/"},"wordCount":643,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 3 septembre 2011\n\nL'Agence Française de Développement (AFD) vient d'octroyer un prêt de trois millions d'euros au fonds d'investissement FEFISOL. Ce fonds solidaire, dédié au financement rural en Afrique, a été créé en juillet dernier par la société SIDI (Solidarité internationale pour le Développement et l'Investissement, filiale de l'ONG de développement CCFD-Terre Solidaire) et deux autres investisseurs sociaux européens, avec notamment la participation financière de la Banque Européenne de Développement (BEI), de PROPARCO, du Crédit Coopératif et de la Fondation Caritas France. FEFISOL a pour objectif de financer des institutions de microfinance, des organisations de producteurs et des petites entreprises situées dans des zones où l'accès aux services financiers reste très limité.\n\n« Participer à FEFISOL nous permet de toucher des institutions que nous ne pouvons pas soutenir en direct. A cet égard, FEFISOL est complémentaire des autres fonds d'investissement en microfinance dans lesquels nous sommes engagés parce qu'il cible des clients plus petits et plus risqués », a affirmé Elodie Parent, Chargée d'Affaires à PROPARCO.\n\n« Nous avons constaté à travers nos activités d'investisseur social depuis plus de 25 ans, que les marges de progression du secteur de la microfinance, en Afrique en particulier, sont importantes. Le secteur doit, en effet, financer sa croissance, diversifier son offre de produits et accroître son impact, tant économique que social, en particulier en direction du monde rural. Cela se traduit entre autre par un besoin accru de ressources financières plus longues et plus stables », a expliqué Christian Schmitz, Directeur Général de la SIDI.\n\nFEFISOL se positionne ainsi comme un acteur innovant du secteur de la microfinance, fortement engagé au niveau de sa responsabilité sociale et environnementale, ce qui se concrétise par un ciblage des institutions locales les plus petites, qui sont aussi les plus risquées, la priorité donnée au secteur rural et au financement de l'agriculture, et la mise à disposition de ressources majoritairement en monnaie locale.\n\nEn choisissant de proposer des financements en monnaie locale, le fonds s'expose à un risque de change important étant donné la tendance à la dépréciation par rapport à l'euro de la plupart des devises africaines. Cela constitue néanmoins un avantage considérable pour des institutions locales dont l'activité est soumise par ailleurs à des contraintes extérieures fortes liées à leur environnement. L'AFD, partenaire privilégié du projet, a décidé de soutenir la politique d'investissement en monnaie locale du fonds en prenant à sa charge 70% des pertes de change. Outre le fait d'augmenter la capacité d'investissement de FEFISOL, le prêt octroyé par l'AFD joue ainsi le rôle d'un dispositif de garantie contre le risque de change.\n\nAude Flogny-Catrisse, responsable de la division Secteur Financier à l'AFD précise : « L'originalité de FEFISOL est de servir des institutions de microfinance de petite taille en milieu rural. Celles-ci sont souvent délaissées par les financements internationaux, car ni elles ni les investisseurs ne peuvent faire face au risque de change. En prenant une partie de ce risque à sa charge, l'AFD soutient la vocation solidaire du fonds, pour que les financements aillent vers ceux qui en ont le plus besoin. »\n\nDeux mois après sa création, le comité d'investissement de FEFISOL a une vingtaine de dossiers en cours d'instruction. Il a d'ores et déjà validé quatre prêts, pour un montant total de 2,5 millions d'euros, auprès de deux institutions de microfinance, au Togo et au Mozambique, et de deux organisations de producteurs de cacao en Côte d'Ivoire.\n\nCommuniqué de presse de la SIDI, le 29 septembre 2011"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-pret-de-trois-millions-deuros-octroye-par-lafd-a-fefisol/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-pret-de-trois-millions-deuros-octroye-par-lafd-a-fefisol/","name":"Un prêt de trois millions d’euros octroyé par l'AFD à FEFISOL - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:52+00:00","description":"Paris, le 3 septembre 2011 L'Agence Française de Développement (AFD) vient d'octroyer un prêt de trois millions d'euros au fonds d'investissement FEFISOL.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linvestissement-en-agriculture-devrait-viser-a-eliminer-la-faim/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linvestissement-en-agriculture-devrait-viser-a-eliminer-la-faim/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’investissement en agriculture devrait viser à éliminer la faim","datePublished":"2013-08-13T17:18:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linvestissement-en-agriculture-devrait-viser-a-eliminer-la-faim/"},"wordCount":1099,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’Indien George Dixon Fernandez est l’actuel secrétaire général de la FIMARC (Fédération internationale des mouvements catholiques d’adultes en monde rural). Il est impliqué au niveau mondial dans les questions relatives aux politiques de la terre, de l’alimentation et de l’agriculture.\n\n\n\nL’accaparement des terres et des ressources naturelles semble être un problème de plus en plus important. Pourquoi ? Qui en est responsable ?\n\nGeorge Dixon : La crise des prix alimentaires de 2007-2008 a accéléré l’accaparement des terres et des ressources naturelles. Certains gouvernements cherchent à assurer leur sécurité alimentaire en acquérant des terres agricoles et des moyens de production alimentaire à l’étranger, ainsi qu’en encourageant les investissements de leurs énormes compagnies nationales dans l’agriculture. L’investissement privé dans l’agriculture recouvre un large échantillonnage d’acteurs et d’activités divers. Des terres de qualité permettent un retour sur investissement conséquent et de nombreux fonds de retraite et compagnies d’assurance profitent de la sécurité financière qu’elles présentent.\nTous ces acteurs ont une influence directe ou indirecte sur le financement des projets ou des chantiers agricoles, ainsi que sur le flux d’investissements en provenance de l’étranger. Les « acheteurs » ou « locataires » de terres sont la plupart du temps des États riches. Les États « vendeurs » se situent essentiellement en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Asie et en Europe de l’Est.\n\nQuel est l’impact de cet accaparement des terres et des ressources naturelles sur les communautés et l’environnement ?\n\nG.D. : Son principal résultat est une perte de contrôle des populations rurales sur leurs propres terres et ressources naturelles, sur leurs moyens d’existence et sur leur accès au marché agricole. La vie dans les zones rurales devient alors une lutte pour la survie. Les compagnies internationales d’investissement ont écarté des millions de petits paysans des terres et ressources naturelles de leur région. Elles se sont rendues coupables de multiples violations de droits humains dans de nombreux pays.\n\n\nConflits récurrents\n\nLe développement de la production d’agrocarburants ou d’autres monocultures a eu de nombreux impacts négatifs sur l’environnement et a déclenché de graves perturbations climatiques. Dans de nombreuses parties du monde on a assisté à des conflits récurrents entre les accapareurs des terres et des ressources naturelles et les communautés locales concernées.\nLa plupart du temps, les communautés locales sont dupées ou éliminées par la puissance de leurs concurrents. L’accaparement des ressources en eau par les compagnies transnationales est un autre aspect de cette réalité. De nombreuses communautés ont aujourd’hui à lutter pour avoir accès à l’eau potable.\n\nDans ce contexte, quelles sont les revendications des organisations de la société civile ?\n\nG.D.  : 80 % de la population qui souffre de la faim dans le monde vit dans des zones rurales. L’investissement dans l’agriculture devrait donc viser à éliminer la faim et à assurer l’exercice du droit à se nourrir, en développant les capacités de production alimentaire, en particulier celles des petits producteurs agricoles et en créant des conditions de vie décentes pour les travailleurs agricoles. L’investissement devrait donner priorité au développement des systèmes locaux de production alimentaire et aux productions agroécologiques des petits paysans, en accordant une attention toute spéciale aux femmes. Il devrait renforcer leurs moyens de défense contre les désastres naturels, les chocs économiques, les conflits et les guerres.\nNous désirons que les politiques d’investissement prennent en compte les lourdes contraintes qui pèsent sur les petits producteurs alimentaires : difficultés d’accès au crédit ; insécurité des contrats d’exploitation des fermes ; limitations imposées dans la production et l’échange des semences ; prix de vente qui ne couvrent pas les frais de production ; politiques de recherche qui ne correspondent pas aux besoins d’une production durable pour les petits producteurs ; absence de mécanismes qui permettent de stabiliser les marchés locaux et nationaux ; absence de régulation adéquate des marchés financiers et commerciaux.\nLes producteurs ruraux devraient pouvoir contrôler les ressources naturelles locales ainsi que la production, la transformation et la commercialisation de leurs produits. Finalement, le respect des droits humains et de la souveraineté alimentaire est un élément clé pour résister au néolibéralisme, assurer la relocalisation de la production et garantir le droit à se nourrir.\n\nPropos recueillis par Jeanne-Maureen Jorand\n\n\nMichelin mis en cause au Tamil Nadu\nLes 6 000 villageois de Thervoy, dans l’État du Tamil Nadu en Inde, ont découvert en 2007 par un article de la presse locale, que la SIPTCOT prévoyait de détruire 456 ha de la forêt collective entourant le village. Son objectif était d’y implanter un parc industriel, avec pour premier investisseur l’entreprise française Michelin. Or les habitants de Thervoy, à 95 % Dalits ont, depuis deux siècles, bénéficié d’un droit d’usage coutumier de la forêt et l’ont soigneusement entretenue et boisée, tout en y développant des activités agricoles, d’élevage et de cueillette, vitales pour eux.\nCet équilibre est désormais directement menacé. Les impacts sur le terrain, relayés par les partenaires du CCFD-Terre Solidaire sont en effet multiples : une diminution de l’activité agricole estimée à 50 % avec la suppression de zones de pâturage ; la baisse et la pollution des réserves d’eau ; enfin la privation de ressources naturelles de la forêt pour se nourrir et se soigner.\nDepuis cinq ans, une partie importante des villageois mène une lutte pacifique et judiciaire à l’encontre du gouvernement du Tamil Nadu, lui reprochant de ne pas avoir appliqué le droit en vigueur en Inde. Restée vaine, cette mobilisation trouve un nouveau rebondissement grâce à la plainte déposée par plusieurs organisations françaises dont le CCFD-Terre Solidaire auprès du « Point de contact national » de l’OCDE pour dénoncer les manquements de l’entreprise Michelin en matière de respect des droits humains et pour soumettre des recommandations concrètes.\nLa plainte venant d’être jugée recevable, le PCN devrait désormais encourager Michelin à suspendre immédiatement les travaux de construction de l’usine de production. Il devrait aussi mettre en place une étude d’impact indépendante, supervisée par un comité multipartite impliquant les acteurs directement impactés."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linvestissement-en-agriculture-devrait-viser-a-eliminer-la-faim/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/linvestissement-en-agriculture-devrait-viser-a-eliminer-la-faim/","name":"L’investissement en agriculture devrait viser à éliminer la faim - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-13T17:18:03+00:00","description":"L’Indien George Dixon Fernandez est l’actuel secrétaire général de la FIMARC (Fédération internationale des mouvements catholiques d’adultes en monde","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tristesse après l’annonce de la mort de Xavier Ricard Lanata","datePublished":"2021-09-08T11:51:38+00:00","dateModified":"2021-12-15T10:24:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/"},"wordCount":1637,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Mission-CCFD-Terre-Solidaire-_-SIDI-2013-0371-scaled.jpg","articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la mort de Xavier Ricard Lanata emporté dimanche matin par la tumeur au cerveau contre laquelle il s’est battu de longs mois.\nAncien directeur des partenariats internationaux au CCFD-Terre Solidaire\nA la tête de la direction des partenariat internationaux du CCFD-Terre Solidaire entre 2008 et 2014, Xavier a été une personnalité lumineuse et inspirante de l’association.\n\nSes collègues et amis évoquent avec émotion la manière dont son appétit de vivre s’exprimait dans sa vie professionnelle, sa soif d’échanges, ses projets multiples, sa curiosité de l’humain.\n\nYvonne Belaunde, alors directrice de l’Institut Bartholome de Las Casas au Pérou se souvient de sa première rencontre avec lui. Encore étudiant, il faisait une thèse d’anthropologie :\n « Il apprenait le quechua et partait toutes les trois semaines sur son lieu de recherche, dans une communauté à 8h de camion et de marche de la ville de Cuzco, à 5200 mètres d’altitude ».\nPassionné par les cultures andines\nFranco-péruvien, passionné par la culture andine, il avait à cœur de partager ce qu’il avait vécu au contact de peuples souvent déconsidérés : une autre philosophie du monde, un autre rapport à la terre et à la nature, une générosité dans la relation à l’autre.\n\nDénonçant sans concession la destruction du monde par un capitalisme capable « de dévorer ses propres enfants », souvent en avance sur ses contemporains, il n’hésitait pas à bousculer les représentations de ses interlocuteurs et leurs réflexes de « prêts à penser ».\nBoulimique de travail\nBoulimique de travail, porteur d’une grande ambition pour le CCFD-Terre Solidaire, Yvonne Belaunde sourit en évoquant la douzaine de chantiers qu’il avait entrepris dès sa première année de directeur : « Nous parlions des 13 travaux de Xavier, avec la définition de stratégies continentales, de stratégies par pays et territoires, la mise en place d’indicateurs d’évaluation d'impact. Il mettait au cœur de sa vision la construction de stratégies collectives, et l'analyse des mécanismes de transformation de nos sociétés. »\n\nBernard Pinaud, directeur général de l'association à la même époque, raconte comment Xavier a oeuvré pour intégrer les questions environnementales dans la réflexion et l'action du CCFD-Terre Solidaire : \"C'est lui qui a impulsé la thématique de la Transition écologique et sociale et de l'agroécologie au CCFD-Terre Solidaire mais aussi à la SIDI (Solidarité internationale pour le développement et l'investissement) dont il était gérant.\"\nUn parcours brillant\nRiche d’une culture générale impressionnante, féru de philosophie, de littérature, de théâtre, de poésie, de musique créole ou péruvienne, polyglotte, Xavier se passionnait aussi pour l’économie et la finance.\n\nPerdant parfois ses interlocuteurs dans la profondeur d’une pensée encore inaccessible aux communs des mortels, il pouvait passer sans transition à la guitare et chanter de la chanson française pour le simple gout d’être ensemble.\n\nXavier Ricard a intégré l’ENA alors qu'il travaillait encore au CCFD-Terre Solidaire et a travaillé ses dernières années pour le ministère des Finances. Il venait de créer un laboratoire de recherche au CNRS.\n\nMembre du conseil scientifique de la revue Projet, il était l’auteur de Blanche est la Terre (Seuil, 2017). En décembre, nous l'avions interviewé dans notre revue Echos du monde sur son ouvrage cosigné avec d’autres penseurs, \"Retour sur terre. 35 propositions\", qui donne un bon aperçu de sa pensée.\nMalgré sa maladie, Xavier a encore écrit et publié  en mai de cette année.\n\nSon besoin de créer le dialogue, d’embarquer, de partager, Xavier l’a vécu jusqu’au bout en dictant à ses amis sur son lit d’hôpital un roman donnant vie à une équipe d’astrophysiciens en quête de sens et de vérité.\nDepuis l'annonce de son décès de nombreux témoignages et hommages nous parviennent, qui témoignent de son rayonnement :\nGuy Aurenche président du CCFD-Terre Solidaire de 2008 à 2016\nCher Xavier, au moment de ton départ quelques mots me reviennent, puisés dans les années passées ensemble, au CCFD-Terre solidaire.\nBien sûr la tristesse m’envahit, mais ce qui domine c’est bien ta présence.\nOui aujourd’hui ta présence !\nComme dans les nombreux échanges que nous avons eus, « Tu ne quittes pas la scène ! ».\nAvec le sourire d’abord, discret mais contagieux. Cela s’appelle la vraie joie.\nAvec le devoir tenace d’intelligence qui nous invitait non à nous sentir diminués mais à nous dépasser. Cela s‘appelle l’exigence de comprendre.\nAvec un immense besoin de dialogue où la persuasion était vibrante. J’ai beaucoup parlé avec toi de tes études sur les « indiens ». Cela s’appelle la convivialité.\nEt avec l’humilité fragile d'une immense soif d’apprendre et de faire changer les choses. Cela permet l’amitié solidaire.\nAllez cher Xavier, tu n’as pas vraiment dis ton dernier mot ?\n\nJosianne Gauthier, Secrétaire Générale de la CIDSE\nC’est avec une très grande tristesse que nous avons appris le décès de Xavier. Au nom du Secrétariat et la grande famille de la CIDSE, et de tous ceux et celles d’entre nous qui ont eu le privilège de le rencontrer, nous vous présentons à vous, cher.e.s collègues du CCFD-Terre Solidaire et à la famille de Xavier, nos plus sincères condoléances.\nPour nous à la CIDSE, par sa participation dans nos multiples rencontres en tant que directeur du partenariat international du CCFD-Terre Solidaire, Xavier a été un allié, un complice, un provocateur, un guide et un ami. Il était brillant et passionné.\nDe nature rebelle, il n’hésitait pas à poser les questions les plus difficiles – nous invitant à nous remettre en question pour obtenir le meilleur de nous-même. Il était une personnalité très attachante avec un sens de l’humour hors pair. Nous avons reçu de nombreux témoignages émouvants de ses collègues et pairs parmi les organisations membres de la CIDSE, et plusieurs souvenirs de grands moments de fous rire partagés avec lui.\nC’est dans cet esprit, nous choisissons de nous souvenir de lui dans toute sa force et son énergie vitale contagieuse. Nos pensées et nos prières vous accompagnent. Puisse-t-il reposer en paix.\n\nQuelques messages venus d’amis du réseau CIDSE\n\nGilio, Canada\nLast time I saw him, he was doing an internship at the EU, as part of his training to become an énarque.\nWe had a lot of fun together just imaging how a brilliant and strong mischievous rebel would be member of one of the most ossified, hierarchical and bureaucratic structure humanity has ever come up with.\nThen, I lost track of him and now this. Xavier is one of those people who leaves a mark whoever s/he goes, no matter if s/he is there for a moment or a year…\nXavier : presente!!!\nIn peace and solidarity,\n\nDenise, Belgium\nFor me Xavier was a singular and larger-than-life figure, who could leave no one indifferent. I always admired his intellectual engagement and fearlessness, his ability to stimulate others' thinking and movement. I will never forget trying to convince Xavier that CIDSE’s paradigm shift approach was getting somewhere!\nHe had the courage of his convictions, and was brave enough to make his radical reconversion as a sage civil servant (at least in appearance!), and try changing the world from the \"inside.\" I am sure that his legacy will continue to inspire and motivate others to carry on his efforts to bring about a new world of well-being, solidarity, and harmony with nature.\nHe will remain in the hearts of many people all around the world, inspired and touched by his life and work.\nPeace to Xavier and deepest sympathies to his family, friends and colleagues.\n\nBernd, Germany\nIt’s so sad to lose such a wonderful, passionate and energetic colleague. There are endless memories coming up – so many rich moments we shared. I hope there is a way you or Maria or others can forward some of our condolences and memories to the family and CCFD.\nMy thoughts are with Xavier, his family and friends but also with you all.\n\nMaria, Spain\nIt’s heartbreaking news, very very sad after a very tough and difficult illness. I will always remember the great HOP meetings we enjoyed together, the rich and in depth discussions we had, and Xavier’s energy, laughter, wisdom and ability to get us all out of our seats at times... :)!! Quite an extraordinary and talented man. I pray he now rests in peace and begins to live Eternity, and for his family too.\n\nJean, Belgium\nI am so sorry to hear of Xavier’s passing. It is a consolation to hear he was at peace and surrounded by his dear ones at the end. I cherish memories of his dynamism, commitment, vision and sharp mind.\nPlease do pass on my condolences to his family if you can and share our gratitude for having had the privilege to know and work with Xavier.\nWarmly,\n\nMartin, Germany\nThis is indeed very sad news! I keep Xavier very vividly in my memory as an extremely dynamic and outspoken colleague, full of power and many ideas. Not always we were of the same opinion, but he loved arguing and did it always very respectfully.\nHe definitely passed away much too early, may he rest in peace!"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/","name":"Tristesse après l’annonce de la mort de Xavier Ricard Lanata - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Mission-CCFD-Terre-Solidaire-_-SIDI-2013-0371-scaled.jpg","datePublished":"2021-09-08T11:51:38+00:00","dateModified":"2021-12-15T10:24:55+00:00","description":"C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la mort de Xavier Ricard Lanata emporté dimanche matin par la tumeur au cerveau contre laquelle il","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tristesse-apres-lannonce-de-la-mort-de-xavier-ricard-lanata/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Mission-CCFD-Terre-Solidaire-_-SIDI-2013-0371-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Mission-CCFD-Terre-Solidaire-_-SIDI-2013-0371-scaled.jpg","width":2560,"height":1920}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Les premiers à avoir critiqué le productivisme, ce sont les pays du Sud ! »","datePublished":"2021-09-08T10:51:23+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/"},"wordCount":1258,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Accueil-partenaires-2010-au-national-404.jpg","keywords":["Echos du monde"],"articleSection":["Article","Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans \"Retour sur terre. 35 propositions\", ouvrage cosigné avec d’autres penseurs, l’anthropologue et essayiste franco péruvien Xavier Ricard Lanata prône une métamorphose des modes de vie des plus riches pour « organiser le ralentissement général » et la course folle du capitalisme. Rencontre.\n\nQuelle est, selon vous, la nature de la crise actuelle ?\nXavier Ricard Lanata : Cette crise est une fuite en avant vers la destruction. J’ai analysé le problème de l’effondrement et de la destruction systématique du vivant dans un livre, La Tropicalisation du monde. J’y montre qu’actuellement, pour des tas de raisons, le capitalisme s’est retourné contre son créateur. C’est un peu Frankenstein qui s’est révolté contre son maître, et se met à dévorer les métropoles qui lui ont donné naissance, un phénomène d’autophagie.\n\nPourquoi ? Parce que la machine capitaliste a besoin d’accumuler pour vivre. Ce qui lui permet de satisfaire son besoin de rentabilité, d’accumulation du capital, c’est de produire et de trouver un marché pour ces productions. Aujourd’hui, les formes du capitalisme sont extrêmement prédatrices, semblables à celles qui ont prévalu pendant l’expérience coloniale ! Elles sont de moins en moins soucieuses de la vie, rémunèrent de moins en moins le travail, tolèrent des inégalités, et font appel à la violence lorsque les gens se rebellent. L’appareil d’État est réduit à sa composante de « contrôle policier », exactement comme dans les colonies.\n\nComme cette croissance-là est devenue le problème et qu’il n’y a plus de compromis possible avec le capital, il faut inventer une autre société. Je parle d’une métamorphose dont l’objectif fondamental ne serait plus l’accumulation du capital, mais la préservation du vivant. À partir du moment où cette société est vouée à la préservation, tout change : les entreprises sont évaluées non plus sur la base de leur production, mais sur celle de leur impact social et écologique. Cela vaut aussi pour l’État et l’ensemble du système d’évaluation et de pilotage de la société.\nC’est ce « Retour sur terre », du titre de l’ouvrage collectif que vous cosignez, que vous souhaitez impulser à travers 35 propositions ?\nCe livre, écrit avec Pablo Sevigne et Dominique Bourg notamment, propose d’introduire un plafonnement des consommations d’énergie et de matière, en le calculant à partir des capacités de régénérescence des écosystèmes dans lesquels nous vivons. Pour chaque écosystème, on évalue la quantité d’énergie de matière qu’on peut prélever sans que sa reproduction soit un danger. Il va ainsi pouvoir absorber les polluants, puis se régénérer. On divise ensuite cette quantité d’énergie entre le nombre d’habitants. Ce qui va immédiatement poser une question démocratique : quel type d’entreprises veut-on sur notre territoire ? Petit à petit, nos comportements d’achats vont changer, car nous allons chercher ces biens qui sont recyclables à l’infini, qu’on peut réparer tout le temps, et qui font appel à une très petite quantité d’énergie pour leur fabrication.\nVous parlez d’un phénomène de « tropicalisation » des pays du Nord. Mais qu’en est-il de l’avenir des pays dits « du Sud » ?\nJe réfléchis depuis longtemps à la question des modèles de développement au Nord et au Sud, et à la manière de les faire évoluer pour que nous puissions construire un monde, comme disent les zapatistes, « dans lequel tiennent plusieurs mondes et plusieurs cultures ». Les pays du Sud ont connu, avec trente ans d’avance, ce que nous avons expérimenté avec les réformes dites « du consensus de Washington » [[ Le « consensus de Washington » est un accord tacite visant à conditionner les aides financières aux pays en développement à des pratiques de bonne gouvernance, d’inspiration néolibérale, telles que définies par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.]] et les politiques d’austérité budgétaires de la Commission européenne. Mais, contrairement à ce qu’on pense, les pays du Sud ont développé progressivement une critique de plus en plus rigoureuse de l’extractivisme et de la conception du développement qui prévalaient jusqu’alors, vue comme un « rattrapage » des niveaux d’industrialisation et de développement des pays du Nord.\n\nBeaucoup croient que c’est à nous seuls, pays industriels, d’opérer la décroissance et que les pays du Sud réclament encore le développement ; or, ils ont été trop victimes du pillage et d’un modèle qui les encourageaient à exporter leurs matières premières, pour continuer à s’inscrire dans une logique « croissantiste » standard. Les premiers à avoir critiqué le productivisme, ce sont les pays du Sud ! Il faudrait se mettre d’accord avec ces pays sur un horizon de convergence où chacun d’entre nous serait amené à avoir une empreinte écologique égale à 1. Aujourd’hui, la France est entre 3 et 4.\n\nSi on bâtit des coopérations Nord-Sud avec cet objectif : assurer à tous un niveau de bien-être satisfaisant et digne, on transformerait les relations internationales. Nous proposons de rebâtir l’ordre international sur ces groupes de partenaires : la brique de base de l’ordre international ne serait plus les pays, mais des ensembles macro-régionaux qui décideraient entre eux de coopérer pour atteindre cet objectif de viabilité. Ce serait un protectionnisme coopératif qui changerait complètement l’architecture du multilatéralisme actuel.\nCet ouvrage est-il un manifeste politique pour répondre aux défis du capitalisme ?\nC’est un programme de gouvernement proposé à nos concitoyens et aux formations politiques qui présentent un candidat à l’élection présidentielle. Pour rompre avec ce capitalisme, il y a trois solutions. Soit on fait une révolution démocratique, par les urnes. Soit on décide de faire sécession, mais pour qu’elle soit efficace, il faudra qu’elle soit simultanée et massive. Ce qui est encore plus utopique que de convaincre nos concitoyens de mettre au pouvoir un gouvernement de rupture anticapitaliste.\n\nSoit on passe par la voie insurrectionnelle, qui bloquerait le jeu des institutions, et résisterait à la pression policière. Pour l’instant, notre proposition est de s’en tenir à la première option : une révolution, certes, mais par les urnes, car la seule possibilité pour gouverner avec un programme de ce type, c’est d’avoir une adhésion populaire extrêmement forte.\nEn quoi votre expérience en tant que directeur des partenariats internationaux du CCFD-Terre Solidaire de 2008 à 2014 a-t-elle forgé votre réflexion globale du monde ?\nIl est évident que ces sept années m’ont beaucoup transformé. Elles m’ont prouvé qu’au Sud, il y a un désir de transformation supérieure à celui des pays du Nord, et que nous devons aussi continuer à tenter de changer, sinon tout restera vœux pieux. Ma conviction très forte, qui n’a pas bougé, est que le CCFD-Terre Solidaire devrait s’investir dans les combats politiques du Nord. Il ne peut pas se contenter de soutenir des partenaires, car ces pays peuvent nous apporter leur expérience en termes de résistances et de formes d’organisation qui permettent de faire obstacle à cette violence institutionnelle de l’État tropical. Nous allons vraiment avoir besoin de leur aide !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/","name":"« Les premiers à avoir critiqué le productivisme, ce sont les pays du Sud ! » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Accueil-partenaires-2010-au-national-404.jpg","datePublished":"2021-09-08T10:51:23+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:53+00:00","description":"Dans \"Retour sur terre. 35 propositions\", ouvrage cosigné avec d’autres penseurs, l’anthropologue et essayiste franco péruvien Xavier Ricard Lanata prône","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-premiers-a-avoir-critique-le-productivisme-ce-sont-les-pays-du-sud/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Accueil-partenaires-2010-au-national-404.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/Accueil-partenaires-2010-au-national-404.jpg","width":836,"height":472}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-reseau-action-climat-demande-un-report-de-la-cop-26-face-au-risque-dexclusion-des-participants-des-pays-du-sud/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-reseau-action-climat-demande-un-report-de-la-cop-26-face-au-risque-dexclusion-des-participants-des-pays-du-sud/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Le Réseau Action Climat demande un report de la COP 26 face au risque d’exclusion des participants des pays du Sud","datePublished":"2021-09-07T15:10:27+00:00","dateModified":"2021-12-03T13:51:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-reseau-action-climat-demande-un-report-de-la-cop-26-face-au-risque-dexclusion-des-participants-des-pays-du-sud/"},"wordCount":638,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["COP26"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A moins de deux mois de la COP26 qui doit se tenir à Glasgow du 1er au 12 novembre prochain, les conditions ne sont pas réunies pour s’assurer de la participation inclusive des délégués et des observateurs des pays du Sud aux négociations internationales. L’action climatique, elle, ne doit pas être mise en pause.\n\n\n\nDes obstacles à une participation effective ou le risque d’une COP non inclusive\n\nDevant la résurgence de la pandémie COVID-19 dans de nombreux pays du monde, le Climate Action Network International, réseau international de 1,500 organisations non gouvernementales, dont le Réseau Action Climat est la branche française, demande un report de la COP26.\n\nLe manque de clarté sur la distribution des vaccins pour les délégués et les observateurs des pays du Sud, qui n’a pas encore commencé, ainsi que les coûts de quarantaine pour les ressortissants des pays classés en liste rouge par le Royaume-Uni, constituent de véritables obstacles pour s’assurer de la participation effective des pays du Sud. Si la présidence britannique vient d’annoncer, en réaction à la demande de report, la prise en charge du coût des quarantaines, le risque sanitaire reste réel alors que les cas de COVID-19 sont en augmentation dans le monde. \nSelon Tasneem Essop, directrice du CAN International   \n\n“Résoudre les problèmes logistiques pour la COP devrait faire partie d’un plan plus large pour garantir la santé et la sécurité de tous face à la pandémie. Les pays riches doivent résoudre le problème de l’accès inégal aux vaccins.”  \n\nOr, l’absence des délégués et des observateurs de la société civile des pays du Sud compromet fortement la légitimité des négociations internationales sur le climat, alors que des sujets importants pour eux doivent être discutés à Glasgow, comme les marchés carbone ou les pertes et dommages. Les pays en développement sont les plus vulnérables face aux impacts du changement climatique et leur inclusion est une condition indispensable pour s’assurer d’un résultat politique crédible à la COP26. Il ne peut pas y avoir de justice climatique si cette COP ne réunit que des représentants du Nord.\n\nUne question de justice climatique\n\nPlus généralement, les problèmes de participation à la COP26 illustrent la situation d’injustice globale et d’exclusion que l’accès inégal aux vaccins ne fait que renforcer. L’impossibilité d’organiser la COP26 dans des conditions sûres et équitables est le résultat direct des politiques des pays riches et développés qui rendent impossible l’accès aux vaccins pour les pays en développement. Selon l’OMS, 57% de l’Europe est vaccinée contre seulement 3% de l’Afrique. Des mesures logistiques à destination seulement des participants à la COP26 sont donc largement insuffisantes. Le combat pour la justice climatique ne peut être décorrélé de la lutte contre les causes profondes de l’inégalité et de l’injustice.\n\nL’urgence d’agir\n\nCependant, le report de la COP26 ne doit pas se traduire en un report de l’action climatique. Il est capital que les pays riches adoptent des objectifs de réduction d’émissions plus ambitieux dans le court-terme pour ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement, augmentent immédiatement leurs financements climat à destination des pays du Sud et mettent fin au financement des énergies fossiles. La récente publication du rapport du GIEC rappelle l’urgence d’agir dès maintenant.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est membre du Réseau Action Climat (RAC)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-reseau-action-climat-demande-un-report-de-la-cop-26-face-au-risque-dexclusion-des-participants-des-pays-du-sud/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-reseau-action-climat-demande-un-report-de-la-cop-26-face-au-risque-dexclusion-des-participants-des-pays-du-sud/","name":"Le Réseau Action Climat demande un report de la COP 26 face au risque d’exclusion des participants des pays du Sud - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-09-07T15:10:27+00:00","dateModified":"2021-12-03T13:51:47+00:00","description":"A moins de deux mois de la COP26 qui doit se tenir à Glasgow du 1er au 12 novembre prochain, les conditions ne sont pas réunies pour s’assurer de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/"},"author":{"name":"Audrey Chabal","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/bf274a2bc598643287e70584d6b957d4"},"headline":"Jean-Marie : le sens du collectif","datePublished":"2021-09-03T08:30:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/"},"wordCount":729,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/jean-marie.jpg","keywords":["Echos du monde","Migrations","Portrait"],"articleSection":["Article","Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jean-Marie Tessier a rejoint le CCFD-Terre solidaire il y a une dizaine d’années. Pleinement engagé dans l’accueil des familles migrantes et dans la campagne des territoires accueillants, à près de 75 ans, ses journées sont bien remplies. Car ce militant de Charente-Maritime, à la fibre sociale chevillée au corps, est aussi depuis 9 ans président d’une structure d’Insertion par l’activité économique.\nC’est « en 2015-2016, lorsque les maires ont été sollicités par la pré­fecture pour accueillir les per­sonnes migrantes venant de Calais, que nous avons commencé à nous mobiliser, se rappelle Jean-Marie. Tout d’abord, avec le centre social espace Mosaïque, nous avons mené une action de sensibilisation sur la situation des migrants en direction du public et des élus locaux ».\nMais, très vite, la question du logement des déboutés du droit d’asile, qui n’ont pas le droit de travailler, se pose dans cette région rurale, du nord du département. Afin de trouver un logement à trois familles arménienne, serbe et géorgienne, des bénévoles créent l’association 1 Toit 100 Frontières.\nSoutien administratif et financier, mais surtout accompagnement humain, l’engagement est multiple. Directrice de l’espace Mosaïque, Sandra précise : « la mission d’un centre social est de s’occu­per des plus démunis, et les personnes migrantes sont parmi les plus démunies ». Jean-Marie n’hésite pas à accueillir l’une de ces familles dans les anciens locaux de son entreprise d’électricité, réaménagés avec quelques copains.\n1 Toit 100 frontières s’est construit sur le principe d’Emmaüs 100 pour 1 : 100 personnes soutiennent une famille, « sauf qu’ici, explique-t-il, nous sommes 30 pour 3 familles et financièrement nous sommes exsangues. Mais sans nous, ces gens dormi­raient dans la rue ».\nQuand, à l’été 2020, une nouvelle famille de Kosovars est déboutée, Jean-Marie convainc la responsable du Secours catholique d’aller voir la maire ; des parents d’élèves se mobilisent, un collectif se crée. Dans l’urgence, le militant la reçoit chez lui ; depuis des parents d’élèves ont rénové un logement pour le couple et ses quatre enfants.\nPour sensibiliser le public et les élus et fédérer autour de leur démarche, des bénévoles du CCFD-Terre solidaire, avec d’autres acteurs de la solidarité, organisent des soirées et des ciné-débats. Au niveau régional, le Collectif interassociatif migrants 17, auquel participent plusieurs militants du CCFD-Terre Solidaire, dénonce notamment la situation des mineurs non accompagnés (MNA).\nRepérer des élus susceptibles de s'engager\nSi la dynamique interassociative et régionale est une force face aux pouvoirs publics et permet de « tenir le coup » pour soutenir « à bout de bras » ces migrants, le rôle des élus est, lui, essentiel. « La solida­rité, pointe Jean-Marie, ne peut pas reposer uniquement sur les associations et des indi­vidus. »\nLes militants adhèrent donc pleinement à la campagne des territoires accueillants et ont fait un travail de repérage pour savoir vers quels élus se tourner : « Nous nous appuyons sur la Charte de l’Anvita pour leur montrer que d’autres villes s’engagent. La plupart nous répondent que le logement est de la compé­tence de l’État et que leurs moyens sont limi­tés. »\nMais si le chemin est difficile, les choses avancent quand même souligne le militant. Des élus ont mis à disposition des logements pour accueillir des déboutés du droit d’asile ou franchi le pas en adhérant à l’Anvita, comme la maire des Forges d’Aunis et celui de Melle.\nLa formation est un appui indispensable pour ces bénévoles souvent confrontés à des situations difficiles. Depuis l’année dernière, la région Poitou-Charentes du CCFD-Terre Solidaire leur propose huit modules thématiques. « Avec le Covid, tout s’est arrêté, et nous n’avons pu faire qu’une seule session sur “les questions juridiques autour de l’accueil”, mais nous allons bientôt reprendre », précise le militant, qui se réjouit de la récente arrivée de forces vives au sein de l’équipe régionale.\n \n\n« Nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes là pour aller vers les autres », assure cet homme déterminé."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/","name":"Jean-Marie : le sens du collectif - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/jean-marie.jpg","datePublished":"2021-09-03T08:30:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:54+00:00","description":"Jean-Marie Tessier a rejoint le CCFD-Terre solidaire il y a une dizaine d’années. Pleinement engagé dans l’accueil des familles migrantes et dans la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-sens-du-collectif/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/jean-marie.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/09/jean-marie.jpg","width":838,"height":614}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/clement-nadim-zakhia-liban/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/clement-nadim-zakhia-liban/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Clèment Nadim Zakhia, Liban","datePublished":"2006-07-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-05T15:15:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/clement-nadim-zakhia-liban/"},"wordCount":251,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Un exemple parmi d'autres de l'impact de la guerre sur l'action d'un partenaire (21 juillet 2006).\n\n\nDes nouvelles du projet Mada\n\nBeyrouth, 20 juillet 2006\n\nVoici le point sur la situation de Mada depuis le début des frappes israéliennes.\n(extraits).\n\n• Les programmes\n\n \tLe camp éducatif pour les enfants à Hermel a été évacué par l'armée (libanaise)\n \tL'atelier sur le tourisme responsable avec des partenaires de la Méditerranée prévu en septembre a été annulé.\n \tL'atelier avec des municipalités et des ministères à propos de la création d'un parc national a été annulé.\n \tLes études de la biodiversité ont été arrêtées\n \tL'évaluateur du projet Jord est retourné en Suisse.\n \tLe travail sur la promotion et les infrastructures du tourisme à petite échelle est arrêté.\n \tLe projet Eau a été arrêté.\nEn fait tout est arrêté.\n\n• Les ressources\nMada consacre actuellement tous ses moyens financiers, matériels et humains à l'aide aux déplacés.\nLa coordination est assurée avec différentes associations locales et des groupes indépendants pour répartir les ressources et l'aide.\n\n• La situation du bureau\n\n \tl'électricité est coupée régulièrement\n \tNotre jeep est coincée à Hermel et nous craignons de la rapatriée au Sud où elle pourrait être prise pour cible.\n \tNotre connexion internet était coupée ce matin\n\nLire la présentation du projet Mada\n\nPlus d'infos sur le Liban"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/clement-nadim-zakhia-liban/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/clement-nadim-zakhia-liban/","name":"Clèment Nadim Zakhia, Liban - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-05T15:15:21+00:00","description":"Un exemple parmi d'autres de l'impact de la guerre sur l'action d'un partenaire (21 juillet 2006). Des nouvelles du projet Mada Beyrouth, 20 juillet 2006","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/micro-credit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/micro-credit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Micro-crédit","datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/micro-credit/"},"wordCount":39,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"En 1983, le CCFD-Terre Solidaire a créé son outil financier, la Sidi (Solidarité internationale pour le développement et l'investissement), afin de prolonger et diversifier son action dans le domaine économique, et notamment par le microcrédit."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/micro-credit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/micro-credit/","name":"Micro-crédit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","description":"En 1983, le CCFD-Terre Solidaire a créé son outil financier, la Sidi (Solidarité internationale pour le développement et l'investissement), afin de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pouvoir-des-citoyens-edito/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pouvoir-des-citoyens-edito/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le pouvoir des citoyens (Edito)","datePublished":"2019-06-18T18:08:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:30:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pouvoir-des-citoyens-edito/"},"wordCount":589,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un peu partout dans le monde, des femmes, des hommes, plongés au cœur de la violence, de la pauvreté, ne se résignent pas : ils imaginent et développent des solutions alternatives. Ils savent les risques qu’ils prennent et en acceptent le prix (pressions, arrestations, tortures…). Ils témoignent qu’un autre monde est possible et affirment ainsi le pouvoir des citoyens.\n\n« La guerre a détruit les bâtiments, le pays, mais pas notre âme ». Ainsi parlent les jeunes de l’Iraqi Civil Society Solidarity Initiative (ICSSI) et de la branche du Forum social irakien, partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Ils sont « nés dans le chaos irakien » et ont grandi « avec l’occupation étrangère, les guerres confessionnelles, l’implantation d’al-Qaïda puis de l’État islamique, avec les morts au quotidien et la peur ». Et pourtant ils se mobilisent pour construire une nouvelle identité nationale, au-delà de leurs appartenances confessionnelles. Ces jeunes aspirent à « un autre Irak », débarrassé de la violence, de l’absence de services publics, d’un chômage énorme, d’un environnement pollué, de la corruption.\n\nEn Centrafrique, pays secoué par la guerre civile où les tensions confessionnelles ont été instrumentalisées, Mg Nestor Nongo, président de la conférence épiscopale et partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a été confronté à l’accueil de milliers de déplacés. Dans son diocèse de Bossangoa, à 300 km au nord-ouest de la capitale Bangui, il a négocié deux accords de paix avec les groupes armés pour faire cesser les exactions contre la population. Seuls le dialogue et l’ouverture à l’autre, dit-il, permettent de dépasser les tensions, au risque de « sa propre sécurité ». Parce qu’il a fait ce choix courageux de paix et de justice, il a lui-même été pris en otage ; des prêtres de son diocèse ont été assassinés. L’Église continuera, souligne-t-il, « à avoir une parole forte en tant que corps constitué. »\n\nEn mars 2019, dans la région brésilienne du Nordeste, sous l’impulsion du « Pôle de Borborem » – réseau de 13 syndicats ruraux – et de l’ONG AS-PTA - Assistance et services pour les projets d’agriculture alternative -, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, 6000 agricultrices noires ont marché pour défendre leurs droits et pour l’agroécologie. Dans un pays de plus en plus marqué par des violences raciales, elles luttent contre les pressions du lobby de l’agrobusiness, la criminalisation des organisations paysannes, la réforme du régime des retraites pénalisant les femmes d’agriculteurs… Elles témoignent ainsi de leur engagement citoyen pour une vie plus digne, pour une société plus juste, plus solidaire. Elles ne sont plus « femmes de couleur », mais « citoyenne(s), comme vous et moi ».\n\nPlus près de nous, de part et d’autre de la frontière franco-italienne, unies par une solidarité qui dépasse les frontières, des associations des deux pays protègent et accompagnent les personnes migrantes qui fuient la guerre ou aspirent à une vie meilleure. Mus par un élan de fraternité, reconnu par le Conseil constitutionnel dans une décision historique le 6 juillet 2018 érigeant la fraternité en principe constitutionnel, ces citoyens vivent une solidarité internationale que rien n’arrêtera, pas mêmes les frontières. C’est le sens de la campagne Migrations que le CCFD-Terre Solidaire mène du 27 mai au 20 juin 2019 pour promouvoir une Europe plus solidaire et accueillante et des politiques migratoires respectueuses des droits des personnes migrantes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pouvoir-des-citoyens-edito/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pouvoir-des-citoyens-edito/","name":"Le pouvoir des citoyens (Edito) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-06-18T18:08:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:30:52+00:00","description":"Un peu partout dans le monde, des femmes, des hommes, plongés au cœur de la violence, de la pauvreté, ne se résignent pas : ils imaginent et développent","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-prefere-lalter-g7-a-lhypocrisie-du-g7-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-prefere-lalter-g7-a-lhypocrisie-du-g7-communique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire préfère l&rsquo;Alter G7 à l&rsquo;hypocrisie du G7 (Communiqué)","datePublished":"2019-08-21T15:25:35+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:43:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-prefere-lalter-g7-a-lhypocrisie-du-g7-communique/"},"wordCount":374,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Paradis fiscaux","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A la veille de l’ouverture d’un G7 placé sous le signe de la lutte contre les inégalités mondiales, le CCFD-Terre Solidaire conteste la légitimité de ce groupe de pays riches à définir et influencer les politiques mondiales, d’autant qu’ils souhaitent maintenir des règles et pratiques du néolibéralisme, modèle dont l’échec est de plus en plus patent.\n\n\n\nLe gouvernement français ne cesse de mettre en avant l’inclusion de la société civile dans la préparation de ce G7, le CCFD-Terre Solidaire tient à préciser que, malgré des échanges satisfaisants avec certains ministères, le dialogue politique à haut niveau n’a été qu’un faux semblant sur le fond comme sur la forme\n\nDe ce fait, l’association jouera son rôle de contre-pouvoir citoyen dans un contexte où ce dernier est de plus en plus remis en cause par notre  gouvernement et sera présente à l’Alter G7 aux côtés de ses partenaires et alliés.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire qui agit quotidiennement contre toutes les formes d'inégalités et d’injustices dans le monde, y partagera ses analyses et initiatives concrètes qui favorisent l’émergence d'alternatives et qui permettent de répondre aux crises économiques, climatiques, sociales que les citoyens subissent aujourd'hui partout dans le monde.\n\nLe manque de régulation de l’économie mondiale, la violation des droits humains, la toute-puissance des multinationales, les soutiens publics massifs à un système agroindustriel destructeur pour la planète et les paysan.ne.s, les pratiques massives d’évasion fiscale sont les causes principales des inégalités actuelles. \nLa France  a fait de ce thème la priorité du G7 de cette année, alors qu’en fait la croissance économique est l’objectif principal de ce club de pays. Ce faisant il a généré et entretenu les situations d’inégalités.\n\nNote aux rédactions :\n- Nos analyses sur les thématiques clés du G7 sont en ligne : ici  \n- Le CCFD-Terre Solidaire au G7 : ici \n\nContact presse  \nSophie Rebours – s.rebours@ccfd-terresolidaire.org  - 01 44 82 80 64 – 07 61 37 38 65"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-prefere-lalter-g7-a-lhypocrisie-du-g7-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-prefere-lalter-g7-a-lhypocrisie-du-g7-communique/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire préfère l'Alter G7 à l'hypocrisie du G7 (Communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-08-21T15:25:35+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:43:22+00:00","description":"A la veille de l’ouverture d’un G7 placé sous le signe de la lutte contre les inégalités mondiales, le CCFD-Terre Solidaire conteste la légitimité de ce","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/histoires-de-resistance-au-guatemala-projection-debat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/histoires-de-resistance-au-guatemala-projection-debat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Histoires de résistance au Guatemala : projection-débat","datePublished":"2019-03-14T20:07:33+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:41:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/histoires-de-resistance-au-guatemala-projection-debat/"},"wordCount":134,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’occasion de la sortie du documentaire “Territorio Q’anjob’al, vientre acosado : histoires de résistances au Guatemala”, co-produit par le CCFD-Terre Solidaire, PAVéS et Sciences Po Zéro Fossile invitent le Collectif Guatemala pour une projection-débat le 21 mars prochain.\n\n\n\n \n\nA travers le témoignage de prisonniers politiques et leurs proches, tous défenseurs des droits des peuples autochtones et de leurs territoires dans le département de Huehuetenango au Guatemala, le documentaire dénonce l’instrumentalisation du système judiciaire par le gouvernement et les grandes entreprises voulant exploiter les ressources naturelles, au mépris des droits des peuples autochtones.\n\n\nINFO PRATIQUES :\n\nJeudi 21 mars 2019 19h15 – 21h15\nSciences Po, 28 rue des Saints-Pères – Batiment H, salle H101\nInscriptions : asso.paves@gmail.com"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/histoires-de-resistance-au-guatemala-projection-debat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/histoires-de-resistance-au-guatemala-projection-debat/","name":"Histoires de résistance au Guatemala : projection-débat - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-03-14T20:07:33+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:41:55+00:00","description":"A l’occasion de la sortie du documentaire “Territorio Q’anjob’al, vientre acosado : histoires de résistances au Guatemala”, co-produit par le CCFD-Terre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/happening-camaieu-doit-indemniser-les-victimes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/happening-camaieu-doit-indemniser-les-victimes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Happening « CAMAÏEU doit indemniser les victimes ! »","datePublished":"2013-06-10T09:21:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/happening-camaieu-doit-indemniser-les-victimes/"},"wordCount":338,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Effondrement du Rana Plaza au Bangladesh : 6 semaines après le drame, les victimes et leurs familles attendent toujours d’être indemnisées\n\n\n\nL’effondrement le 24 avril dernier de l’immeuble du Rana Plaza qui abritait cinq usines textiles est à la hauteur de la violence de l’accident : plus de 1129 morts et 1650 blessés, dont de nombreux blessés graves ou handicapés à vie. Un mois et demi après le drame, ces milliers de victimes et leurs familles, privées de toute ressource et obligées de s’endetter pour survivre, attendent toujours d’être indemnisées.\n\nLes ONG et syndicats bangladais et internationaux estiment à plus de 54 millions d’euros le montant des indemnisations dues aux victimes du Rana Plaza.\n\nEn dépit de la gravité et de l’urgence de la situation, seules sept marques [[Primark, El Corte Ingles, Loblaw, PVT, Matalan, Benetton et Premier Clothing]], parmi les dizaines qui avaient une production au Rana Plaza, se sont engagées à indemniser les victimes. En France, aucune des marques dont des vêtements ou étiquettes ont été retrouvées dans les décombres n’a à ce jour reconnu sa responsabilité ni accepté de participer au fonds d’indemnisation des victimes.\n\nCamaïeu, dont des étiquettes et un pantalon ont été retrouvés au milieu des gravats par des organisations locales de défense des droits des travailleurs, et filmés par des journalistes, garde le silence face à nos sollicitations répétées.\n\nLe Collectif Ethique sur l’étiquette, Peuples Solidaires et l’intersyndicale CAMAÏEU souhaitent par cette action rappeler la marque à ses responsabilités et exiger qu’elle participe sans délais à la légitime indemnisation des victimes et de leurs familles. La pétition appelant CAMAÏEU à indemniser les victimes, qui a recueilli plus de 236 000 signatures, sera parallèlement adressée à l’enseigne. \n\nNos organisations dénoncent par cette action la négligence des multinationales européennes donneuses d’ordres, de l’industrie locale et des pouvoirs publics."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/happening-camaieu-doit-indemniser-les-victimes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/happening-camaieu-doit-indemniser-les-victimes/","name":"Happening « CAMAÏEU doit indemniser les victimes ! » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-06-10T09:21:52+00:00","description":"Effondrement du Rana Plaza au Bangladesh : 6 semaines après le drame, les victimes et leurs familles attendent toujours d’être indemnisées L’effondrement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lencyclique-laudato-si-et-la-souverainete-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lencyclique-laudato-si-et-la-souverainete-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;encyclique Laudato si&rsquo; et la souveraineté alimentaire","datePublished":"2015-09-04T15:05:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lencyclique-laudato-si-et-la-souverainete-alimentaire/"},"wordCount":3619,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans l'encyclique Laudato Si publié le 18 juin dernier, le pape lie l’écologie à la lutte contre la pauvreté, pointe les responsabilités des Etats et des acteurs économiques, et incite chacun à se mobiliser. Plusieurs passages concernent plus particulièrement les enjeux liés à la souveraineté alimentaire. Nous en reprenons ci-dessous les passages les plus importants\n\n\n\n« Laudato si’, mi’ Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe » ( §1)\n\n\n\nLes paysans peuvent nourrir la planète et agir pour le climat. Ils ont besoin de politiques et de soutiens publics.\n\n94. Le riche et le pauvre ont une égale dignité parce que « le Seigneur les a faits tous les deux » (Pr 22, 2), « petits et grands, c’est lui qui les a faits » (Sg 6, 7), et « il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons » (Mt 5, 45). \nCela a des conséquences pratiques, comme celles qu’ont énoncées les Évêques du Paraguay : « Tout paysan a le droit naturel de posséder un lot de terre raisonnable, où il puisse établir sa demeure, travailler pour la subsistance de sa famille et avoir la sécurité de l’existence. Ce droit doit être garanti pour que son exercice ne soit pas illusoire mais réel. Cela signifie que, en plus du titre de propriété, le paysan doit compter sur les moyens d’éducation technique, sur des crédits, des assurances et la commercialisation ».\n\n112. Cependant, il est possible d’élargir de nouveau le regard, et la liberté humaine est capable de limiter la technique, de l’orienter, comme de la mettre au service d’un autre type de progrès, plus sain, plus humain, plus social, plus intégral.  \nLa libération par rapport au paradigme technocratique régnant a lieu, de fait, en certaines occasions, par exemple, quand des communautés de petits producteurs optent pour des systèmes de production moins polluants, en soutenant un mode de vie, de bonheur et de cohabitation non consumériste ; ou bien quand la technique est orientée prioritairement pour résoudre les problèmes concrets des autres, avec la passion de les aider à vivre avec plus de dignité et moins de souffrances \n\n129. « Pour qu’il continue d’être possible de donner du travail, il est impérieux de promouvoir une économie qui favorise la diversité productive et la créativité entrepreneuriale. Par exemple, il y a une grande variété de systèmes alimentaires ruraux de petites dimensions qui continuent à alimenter la plus grande partie de la population mondiale, en utilisant une faible proportion du territoire et de l’eau, et en produisant peu de déchets, que ce soit sur de petites parcelles agricoles, vergers, ou grâce à la chasse, à la cueillette et la pêche artisanale, entre autres. \nLes économies d’échelle, spécialement dans le secteur agricole, finissent par forcer les petits agriculteurs à vendre leurs terres ou à abandonner leurs cultures traditionnelles. \nLes tentatives de certains pour développer d’autres formes de production plus diversifiées, finissent par être vaines en raison des difficultés pour entrer sur les marchés régionaux et globaux, ou parce que l’infrastructure de vente et de transport est au service des grandes entreprises. \nLes autorités ont le droit et la responsabilité de prendre des mesures de soutien clair et ferme aux petits producteurs et à la variété de la production.  \nPour qu’il y ait une liberté économique dont tous puissent effectivement bénéficier, il peut parfois être nécessaire de mettre des limites à ceux qui ont plus de moyens et de pouvoir financier.  \nUne liberté économique seulement déclamée, tandis que les conditions réelles empêchent beaucoup de pouvoir y accéder concrètement et que l’accès au travail se détériore, devient un discours contradictoire qui déshonore la politique. »\n\n180. \nIl est possible d’encourager l’amélioration agricole de régions pauvres par les investissements dans des infrastructures rurales, dans l’organisation du marché local ou national, dans des systèmes d’irrigation, dans le développement de techniques agricoles durables. \nOn peut faciliter des formes de coopération ou d’organisation communautaire qui défendent les intérêts des petits producteurs et préservent les écosystèmes locaux de la déprédation. Il y a tant de choses que l’on peut faire ! »\n\n\n\n\nIntrants chimiques, pesticides, fongicides, herbicides et agrotoxiques sont néfastes pour les hommes et pour la planète\n\n20. « Il existe des formes de pollution qui affectent quotidiennement les personnes. L’exposition aux polluants atmosphériques produit une large gamme d’effets sur la santé, en particulier des plus pauvres, en provoquant des millions de morts prématurées. Ces personnes tombent malades, par exemple, à cause de l’inhalation de niveaux élevés de fumées provenant de la combustion qu’elles utilisent pour faire la cuisine ou pour se chauffer. \nÀ cela, s’ajoute la pollution qui affecte tout le monde, due aux moyens de transport, aux fumées de l’industrie, aux dépôts de substances qui contribuent à l’acidification du sol et de l’eau, aux fertilisants, insecticides, fongicides, désherbants et agro-chimiques toxiques en général. \nLa technologie, liée aux secteurs financiers, qui prétend être l’unique solution aux problèmes, de fait, est ordinairement incapable de voir le mystère des multiples relations qui existent entre les choses, et par conséquent, résout parfois un problème en en créant un autre. »\n\n34. « Probablement, cela nous inquiète d’avoir connaissance de l’extinction d’un mammifère ou d’un oiseau, à cause de leur visibilité plus grande. Mais, pour le bon fonctionnement des écosystèmes, les champignons, les algues, les vers, les insectes, les reptiles et l’innombrable variété de micro-organismes sont aussi nécessaires. \nCertaines espèces peu nombreuses, qui sont d’habitude imperceptibles, jouent un rôle fondamental pour établir l’équilibre d’un lieu.  \nCertes, l’être humain doit intervenir quand un géo-système entre dans un état critique ; mais aujourd’hui le niveau d’intervention humaine, dans une réalité si complexe comme la nature, est tel que les constants désastres provoqués par l’être humain appellent une nouvelle intervention de sa part, si bien que l’activité humaine devient omniprésente, avec tous les risques que cela implique. \nIl se crée en général un cercle vicieux où l’intervention de l’être humain pour résoudre une difficulté, bien des fois, aggrave encore plus la situation. Par exemple, beaucoup d’oiseaux et d’insectes qui disparaissent à cause des agro-toxiques créés par la technologie, sont utiles à cette même agriculture et leur disparition devra être substituée par une autre intervention technologique qui produira probablement d’autres effets nocifs. \nLes efforts des scientifiques et des techniciens, qui essaient d’apporter des solutions aux problèmes créés par l’être humain, sont louables et parfois admirables. \nMais en regardant le monde, nous remarquons que ce niveau d’intervention humaine, fréquemment au service des finances et du consumérisme, fait que la terre où nous vivons devient en réalité moins riche et moins belle, toujours plus limitée et plus grise, tandis qu’en même temps le développement de la technologie et des offres de consommation continue de progresser sans limite.\n Il semble ainsi que nous prétendions substituer à une beauté, irremplaçable et irrécupérable, une autre créée par nous. »\n\n\nSemences et Organismes Génétiquement modifiés (OGM)\n\n134. « Même en l’absence de preuves irréfutables du préjudice que pourraient causer les céréales transgéniques aux êtres humains, et même si, dans certaines régions, leur utilisation est à l’origine d’une croissance économique qui a aidé à résoudre des problèmes, il y a des difficultés importantes qui ne doivent pas être relativisées.  \nEn de nombreux endroits, suite à l’introduction de ces cultures, on constate une concentration des terres productives entre les mains d’un petit nombre, due à « la disparition progressive des petits producteurs, qui, en conséquence de la perte de terres exploitables, se sont vus obligés de se retirer de la production directe ». \nLes plus fragiles deviennent des travailleurs précaires, et beaucoup d’employés ruraux finissent par migrer dans de misérables implantations urbaines. \nL’extension de la surface de ces cultures détruit le réseau complexe des écosystèmes, diminue la diversité productive, et compromet le présent ainsi que l’avenir des économies régionales. \nDans plusieurs pays, on perçoit une tendance au développement des oligopoles dans la production de grains et d’autres produits nécessaires à leur culture, et la dépendance s’aggrave encore avec la production de grains stériles qui finirait par obliger les paysans à en acheter aux entreprises productrices. »\n\n\nLa nécessité de nouveaux modèles\n\n164. « Depuis la moitié du siècle dernier, après avoir surmonté beaucoup de difficultés, on a eu de plus en plus tendance à concevoir la planète comme une patrie, et l’humanité comme un peuple qui habite une maison commune. \nQue le monde soit interdépendant ne signifie pas seulement comprendre que les conséquences préjudiciables des modes de vie, de production et de consommation affectent tout le monde, mais surtout faire en sorte que les solutions soient proposées dans une perspective globale, et pas seulement pour défendre les intérêts de certains pays. \nL’interdépendance nous oblige à penser à un monde unique, à un projet commun.  Mais la même intelligence que l’on déploie pour un impressionnant développement technologique, ne parvient pas à trouver des formes efficaces de gestion internationale pour résoudre les graves difficultés environnementales et sociales. \nPour affronter les problèmes de fond qui ne peuvent pas être résolus par les actions de pays isolés, un consensus mondial devient indispensable, qui conduirait, par exemple, à programmer une agriculture durable et diversifiée, à développer des formes d’énergies renouvelables et peu polluantes, à promouvoir un meilleur rendement énergétique, une gestion plus adéquate des ressources forestières et marines, à assurer l’accès à l’eau potable pour tous. »\n\n\nGaspillage alimentaire & modes de vie\n\n50. Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s’il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l’utilisation durable de l’environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ». \nAccuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes.  \nOn prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. En outre, nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et « que lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre ». \n\n\nPerte de la biodiversité\n\n32. Les ressources de la terre sont aussi objet de déprédation à cause de la conception de l’économie ainsi que de l’activité commerciale et productive fondées sur l’immédiateté. \nLa disparition de forêts et d’autres végétations implique en même temps la disparition d’espèces qui pourraient être à l’avenir des ressources extrêmement importantes, non seulement pour l’alimentation, mais aussi pour la guérison de maladies et pour de multiples services.  \nLes diverses espèces contiennent des gènes qui peuvent être des ressources-clefs pour subvenir, à l’avenir, à certaines nécessités humaines ou pour réguler certains problèmes de l’environnement.\n\n\nEcouter la voix des pauvres!\n\n49. Je voudrais faire remarquer que souvent on n’a pas une conscience claire des problèmes qui affectent particulièrement les exclus. Ils sont la majeure partie de la planète, des milliers de millions de personnes. \nAujourd’hui, ils sont présents dans les débats politiques et économiques internationaux, mais il semble souvent que leurs problèmes se posent comme un appendice, comme une question qui s’ajoute presque par obligation ou de manière marginale, quand on ne les considère pas comme un pur dommage collatéral. \nDe fait, au moment de l’action concrète, ils sont relégués fréquemment à la dernière place. \nCela est dû en partie au fait que beaucoup de professionnels, de leaders d’opinion, de moyens de communication et de centres de pouvoir sont situés loin d’eux, dans des zones urbaines isolées, sans contact direct avec les problèmes des exclus. \nCeux-là vivent et réfléchissent à partir de la commodité d’un niveau de développement et à partir d’une qualité de vie qui ne sont pas à la portée de la majorité de la population mondiale. \nCe manque de contact physique et de rencontre, parfois favorisé par la désintégration de nos villes, aide à tranquilliser la conscience et à occulter une partie de la réalité par des analyses biaisées. \nCeci cohabite parfois avec un discours “ vert ”. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres.\n\n\nLa nécessité de soutenir l’adaptation dans les pays du Sud\n\n52. La dette extérieure des pays pauvres s’est transformée en un instrument de contrôle, mais il n’en est pas de même avec la dette écologique.  \nDe diverses manières, les peuples en développement, où se trouvent les plus importantes réserves de la biosphère, continuent d’alimenter le développement des pays les plus riches au prix de leur présent et de leur avenir. \nLa terre des pauvres du Sud est riche et peu polluée, mais l’accès à la propriété des biens et aux ressources pour satisfaire les besoins vitaux leur est interdit par un système de relations commerciales et de propriété structurellement pervers. \nIl faut que les pays développés contribuent à solder cette dette,  en limitant de manière significative la consommation de l’énergie non renouvelable et en apportant des ressources aux pays qui ont le plus de besoins, pour soutenir des politiques et des programmes de développement durable. \nLes régions et les pays les plus pauvres ont moins de possibilités pour adopter de nouveaux modèles en vue de réduire l’impact des activités de l’homme sur l’environnement, parce qu’ils n’ont pas la formation pour développer les processus nécessaires, et ils ne peuvent pas en assumer les coûts. \nC’est pourquoi il faut maintenir claire la conscience que, dans le changement climatique, il y a des responsabilités diversifiées  et, comme l’ont exprimé les Évêques des États-Unis, on doit se concentrer « spécialement sur les besoins des pauvres, des faibles et des vulnérables, dans un débat souvent dominé par les intérêts les plus puissants ». \nNous avons besoin de renforcer la conscience que nous sommes une seule famille humaine. Il n’y a pas de frontières ni de barrières politiques ou sociales qui nous permettent de nous isoler, et pour cela même il n’y a pas non plus de place pour la globalisation de l’indifférence.\n\n\nPeuples autochtones et indigènes\n\n146. Dans ce sens, il est indispensable d’accorder une attention spéciale aux communautés aborigènes et à leurs traditions culturelles. Elles ne constituent pas une simple minorité parmi d’autres, mais elles doivent devenir les principaux interlocuteurs, surtout lorsqu’on développe les grands projets qui affectent leurs espaces. \nEn effet, la terre n’est pas pour ces communautés un bien économique, mais un don de Dieu et des ancêtres qui y reposent, un espace sacré avec lequel elles ont besoin d’interagir pour soutenir leur identité et leurs valeurs. \nQuand elles restent sur leurs territoires, ce sont précisément elles qui les préservent le mieux. Cependant, en diverses parties du monde, elles font l’objet de pressions pour abandonner leurs terres afin de les laisser libres pour des projets d’extraction ainsi que pour des projets agricoles et de la pêche, qui ne prêtent pas attention à la dégradation de la nature et de la culture.\n\n\n\nImpacts des investissements \n\n\n93.  Aujourd’hui croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. \nPour les croyants cela devient une question de fidélité au Créateur, puisque Dieu a créé le monde pour tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. \nLe principe de subordination de la propriété privée à la destination universelle des biens et, par conséquent, le droit universel à leur usage, est une ‘‘règle d’or’’ du comportement social, et « le premier principe de tout l’ordre éthico-social ». \nLa tradition chrétienne n’a jamais reconnu comme absolu ou intouchable le droit à la propriété privée, et elle a souligné la fonction sociale de toute forme de propriété privée. \nSaint Jean-Paul II a rappelé avec beaucoup de force cette doctrine en affirmant que « Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne ». \nCe sont des paroles denses et fortes. Il a souligné qu’« un type de développement qui ne respecterait pas et n’encouragerait pas les droits humains, personnels et sociaux, économiques et politiques, y compris les droits des nations et des peuples, ne serait pas non plus digne de l’homme ».\nAvec une grande clarté, il a expliqué que « l’Église défend, certes, le droit à la propriété privée, mais elle enseigne avec non moins de clarté que sur toute propriété pèse toujours une hypothèque sociale, pour que les biens servent à la destination générale que Dieu leur a donnée ».\nPar conséquent, il a rappelé qu’« il n’est […] pas permis, parce que cela n’est pas conforme au dessein de Dieu, de gérer ce don d’une manière telle que tous ces bienfaits profitent seulement à quelques uns ». Cela remet sérieusement en cause les habitudes injustes d’une partie de l’humanité.\n\n183. Une étude de l’impact sur l’environnement ne devrait pas être postérieure à l’élaboration d’un projet de production ou d’une quelconque politique, plan ou programme à réaliser. Il faut qu’elle soit insérée dès le début, et élaborée de manière interdisciplinaire, transparente et indépendante de toute pression économique ou politique. Elle doit être en lien avec l’analyse des conditions de travail et l’analyse des effets possibles, entre autres, sur la santé physique et mentale des personnes, sur l’économie locale, sur la sécurité. Les résultats économiques pourront être ainsi déduits de manière plus réaliste, prenant en compte les scénarios possibles et prévoyant éventuellement la nécessité d’un plus grand investissement pour affronter les effets indésirables qui peuvent être corrigés. Il est toujours nécessaire d’arriver à un consensus entre les différents acteurs sociaux, qui peuvent offrir des points de vue, des solutions et des alternatives différents. Mais à la table de discussion, les habitants locaux doivent avoir une place privilégiée, eux qui se demandent ce qu’ils veulent pour eux et pour leurs enfants, et qui peuvent considérer les objectifs qui transcendent l’intérêt économique immédiat. Il faut cesser de penser en terme d’‘‘interventions’’ sur l’environnement, pour élaborer des politiques conçues et discutées par toutes les parties intéressées. La participation requiert que tous soient convenablement informés sur les divers aspects ainsi que sur les différents risques et possibilités ; elle ne se limite pas à la décision initiale d’un projet, mais concerne aussi les actions de suivi et de surveillance constante. La sincérité et la vérité sont nécessaires dans les discussions scientifiques et politiques, qui ne doivent pas se limiter à considérer ce qui est permis ou non par la législation."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lencyclique-laudato-si-et-la-souverainete-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lencyclique-laudato-si-et-la-souverainete-alimentaire/","name":"L'encyclique Laudato si' et la souveraineté alimentaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-04T15:05:26+00:00","description":"Dans l'encyclique Laudato Si publié le 18 juin dernier, le pape lie l’écologie à la lutte contre la pauvreté, pointe les responsabilités des Etats et des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-renovation-qui-reste-a-accomplir/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-renovation-qui-reste-a-accomplir/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une rénovation qui reste à accomplir","datePublished":"2013-03-01T17:43:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-renovation-qui-reste-a-accomplir/"},"wordCount":703,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"FDM : Comment abordez-vous les 50 ans du concile ?\n\nMgr Rouet : Nous célébrons l’anniversaire du début du concile, non sa clôture ! Sa mise en œuvre est toujours en cours. N’oublions pas que le pape Jean XXIII, dans son discours d’ouverture, a parlé d’un aggiornamento, c’est-à-dire d’un renouveau de l’Église. Cette rénovation reste à accomplir. Ce concile revient aux sources premières de l’Écriture et de la tradition des Pères de l’Église, en tenant compte de la situation des êtres humains et en portant une grande attention aux espoirs qui les animent.\n\nQuel est, pour vous, l’apport le plus fondamental de Vatican II ?\n\nL’Église ne se définit plus comme une société rivale du monde mais comme un\nsacrement qui indique plus grand qu’elle-même : le Royaume de Jésus-Christ. C’est un retour au baptême du peuple de Dieu tel que saint Paul l’envisageait. Nous sortons ainsi d’une situation héritée du Moyen Âge : une Église très hiérarchisée conçue comme une société parfaite face au monde. En revenant à une conception sacramentelle de l’Église, nous redécouvrons l’égalité des baptisés, dans la diversité des ministères : chacun a sa part dans la construction et les missions de l’Église. Cette conception entraîne aussi la reconnaissance que le Bien, et les valeurs qui s’y rattachent existent en dehors de l’Église. Cette dernière doit apprendre à recevoir et donc à dialoguer avec le monde. Elle doit être capable d’une attitude fraternelle envers tous les êtres humains, croyants ou non. Cette posture que Vatican II a voulu donner à l’Église est extrêmement neuve.\n\nD’où viennent l’espoir et l’élan suscités par Vatican II ?\n\nCe concile a d’abord été une surprise. Le début des années 1960 est marqué par le face-à-face Est-Ouest et des confrontations idéologiques (marxisme, existentialisme...) qui témoignent d’une vaste recherche intellectuelle dans laquelle l’Église peine à se situer. Voilà pourtant que l’Église catholique décide de faire le point et de se rénover.\n\nCe concile a soulevé une grande espérance sur le plan religieux et bien au-delà : en ouvrant une voie nouvelle, centrée sur la rencontre et le dialogue, il affirme que l’humanité n’est pas condamnée à l’affrontement.\n\nAu sein de l’Église catholique, Vatican II a été une expérience fondatrice, car il ne s’est pas situé dans la théorie mais dans la foi. En partant de la réalité de la vie de leur peuple, les évêques, pourtant très semblables dans leur formation, ont partagé leurs différences. L’Église catholique a commencé à se désoccidentaliser et à se décentrer d’elle-même. Cette nouvelle manière de se situer, dans l’Église et dans le monde, a suscité un élan considérable. Il est porté par un espoir véritable, car il reprend une visée théologique fondamentale : l’espérance que Dieu porte à sa création.\n\nVatican II a-t-il encore à nous dire pour aujourd’hui ?\n\nAu début des années 1960, le monde était aussi en crise, secoué par des tensions internationales (la division entre les deux blocs, les guerres d’indépendance) et les problématiques soulevées par le progrès technique et le développement économique. \n\nL’Église catholique apparaissait alors très fermée sur elle-même, presque étrangère au monde moderne. Vatican II a cassé cette image. L’Église s’est montrée capable  ’accompagner, dans le sens de la justice et de la paix, le bouillonnement d’une humanité en train de naître. La crise actuelle n’est pas identique à celle des années 1960, mais son acuité est tout aussi grande. Face à ces difficultés, certains sont tentés par un retour en arrière parce qu’ils ne voient pas d’avenir. Or, Vatican II nous dit qu’il y a un avenir. Il nous faut retrouver l’énergie et l’espérance qui ont porté le concile, dès son lancement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-renovation-qui-reste-a-accomplir/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-renovation-qui-reste-a-accomplir/","name":"Une rénovation qui reste à accomplir - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-01T17:43:00+00:00","description":"FDM : Comment abordez-vous les 50 ans du concile ? Mgr Rouet : Nous célébrons l’anniversaire du début du concile, non sa clôture ! Sa mise en œuvre est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/boulbaba-zinelabidine-tunisie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/boulbaba-zinelabidine-tunisie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Boulbaba Zinelabidine, Tunisie","datePublished":"2006-04-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/boulbaba-zinelabidine-tunisie/"},"wordCount":575,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L'oasis de Chenini est destabilisée par la proximité d'une usine chimique et la perte des savoir-faire.\n\n\n\n\n\nL’équilibre de l’oasis est menacé\n\nParis, le 17 mars 2006\n\nL’oasis de Chenini est située sur un site exceptionnel, entre mer, montagne et désert, à environ 400 kilomètres au sud de Tunis. Des hommes y vivent depuis la nuit des temps grâce à la culture des palmiers ou d’autres arbres fruitiers. Malheureusement, à la fin des années 1970, un complexe chimique pour le traitement des phosphates s’est installé à quatre kilomètres de là. Le développement de cette activité industrielle a perturbé durablement le fragile écosystème oasien.\n\nPollution\nNous sommes d’abord confrontés à un grave problème d’alimentation en eau. Le centre industriel ne traite pas correctement ses déchets, ce qui entraîne une grave pollution de la nappe phréatique. Par ailleurs, pour faire fonctionner le complexe chimique, des forages profonds ont été effectués de manière à pomper l’eau de la nappe albienne. Or, cette vaste poche d’eau profonde, enfermée dans du calcaire, ne se renouvelle pas. Du coup, les sources d’eau qui servaient aux oasiens pour irriguer leur parcelle se tarissent.\nFace à cette situation, nous essayons de rationaliser notre utilisation de l’eau. Le canal de distribution a ainsi été reconstruit en béton, alors qu’il était en terre battue. Nous avons également divisé chaque parcelle en deux parties, ce qui permet une irrigation optimale moins consommatrice en eau.\n\nPréserver la mémoire\nAujourd’hui, les habitants de la palmeraie vivent essentiellement de la culture maraîchère, développée à l’ombre des palmiers, et de la vente de nos produits (carottes, salades…) sur les marchés de Gabès. Nous avons quasiment stoppé l’exploitation de datte car les variétés exploitées à Chenini n’offrent pas de bons rendements.\nC’est une rupture importante dans l’histoire de l’oasis car les anciens savaient bien cultiver les dattes. Pour que ce savoir-faire ne se perde pas totalement, l’Asoc a recueilli les témoignages d’anciens paysans et a édité CD de 30 minutes de façon à constituer un fond documentaire pour les générations futures. Les anciens évoquent les semences utilisées, les fruits produits, rappellent l’aspect médicinal du palmier…\nPour améliorer les revenus des familles (14000 personnes vivent sur cette oasis de 1000 ha), l’Asoc a cherché à développer d’autres activités.\nNous essayons d’impliquer les femmes en leur donnant quatre brebis et un mouton pour qu’elles créent un élevage. Au bout de quatre ans, elles doivent rendent le même crédit en nature. Vingt-cinq femmes ont déjà bénéficié de ce service, après avoir reçu une formation et l’appui d’un spécialiste. Certains oasiens se lancent également dans l’apiculture. \nPour l’heure, ce n’est pas encore suffisant pour retenir les jeunes dans la palmeraie. Beaucoup ne pensent qu’à partir vers Djerba, Sousse, Tunis ou même l’Europe, et à se tourner vers d’autres activités, jugées plus rémunératrice. Le tourisme, notamment a un fort pouvoir d’attraction.\n\nPropos recueillis par Séverin Husson\n\nM. Boulbaba Zinelabidine est secrétaire général adjoint de l’Association de sauvegarde de l’Oasis de Chenini (Asoc), Tunisie\n\n\n\n\nEn savoir plus sur l'ASOC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/boulbaba-zinelabidine-tunisie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/boulbaba-zinelabidine-tunisie/","name":"Boulbaba Zinelabidine, Tunisie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-04-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:36+00:00","description":"L'oasis de Chenini est destabilisée par la proximité d'une usine chimique et la perte des savoir-faire. L’équilibre de l’oasis est menacé Paris, le 17","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marcial-gomez-jimenez-paraguay/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marcial-gomez-jimenez-paraguay/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Marcial Gómez Jiménez, Paraguay","datePublished":"2006-03-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marcial-gomez-jimenez-paraguay/"},"wordCount":824,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Crise alimentaire mondiale","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La propriété de la terre est concentrée entre quelques mains. La tendance s'aggrave encore avec l'expansion de la culture du soja\n\n\n\n\n\nLa terre confisquée\n\nParis, 17 mars 2006\n\nChez nous, 90 % des terres sont possédées par une très petite minorité de familles, 400 à peine, 1 % des propriétaires. Le Paraguay n’a jamais connu de réforme agraire, ni même de tentative. À la fin de la dictature, en 1989, le gouvernement détenait 12 millions d’hectares, dont 11 millions sont restés entre les mains des amis du dictateur Stroessner.\n\nUne injustice considérable, qui trouve même à s’aggraver désormais avec l’entrée de d’entreprises agricoles étrangères pour se lancer dans la monoculture du soja. \nUne poussée, depuis cinq ans à peine, sous l’influence de cours internationaux multipliés par huit en moins d’une décennie : avant, le soja n’occupait que deux régions, frontalières avec le Brésil. Depuis trois ans, le soja gagne 300 000 hectares par an, dans pratiquement tous les départements de la région orientale, propice à l’agriculture. Au total, 2 millions d’hectares sont dédiés à la légumineuse — des variétés transgéniques à 90 %, comme en Argentine. \n\nExpulsions de petits payans\n\nCette conquête s’accompagne régulièrement d’expulsion de petits paysans. Par l’aspersion de pesticides sur les champs de soja, voire intentionnellement « sur les bords », par les tracteurs ou par les avions. Il suffit d’un peu de vent pour que l’on en retrouve jusqu’à 30 km de la source. Résultat : la destruction de toutes les cultures vivrières alentours. Les responsables n’ont alors pas de mal à convaincre les petits agriculteurs à leur vendre leurs terres pour rien.\n\nÀ défaut, ce sont des expulsions violentes. Le prétexte : 80 % des petits exploitants n’ont pas de titres de propriété en bonne et due forme. En effet, le gouvernement n’a jamais régularisé leur situation. Et comme il n’existe pas de cadastre national, les grands propriétaires qui convoitent leurs terres négocient frauduleusement l’établissement de titres à leur profit, puis sollicitent l’expulsion des communautés qui y vivent, « occupants illégaux ». \n\nNous avons peu de données chiffrées pour mesurer l’exode rural que le phénomène alimente. Mais alors que 70 % de la population était rurale, lors du recensement de 1991, la proportion est tombée à 50 % en 2002. Dans certaines zones, notamment dans le département de Caaguazá et vers la frontière commune avec l’Argentine et le Brésil, c’est extrêmement saisissant : suite à des expulsions massives, il n’y pratiquement plus d’habitants.\n\nEn 2003, le congrès de la FCN, auquel sont liées 30 000 familles, a décidé de résister à l’avancée de la monoculture du soja. Sans violence, par l’occupation des terres ou la constitution de barrage sur les routes. \nNous avons connu de nombreux affrontements, en particulier dans le Caaguazá, avec les militaires, la police, les milices privées, et plusieurs morts et blessés. Pourtant, nos actions de masse ont connu quelques succès : notre tactique consiste à provoquer des blocages à l’époque des semailles, relativement brève. Une fois passée, c’est la récolte d’une année qui est perdue.\n\nAutre avancée importante : depuis 2003, nous voyons un débat s’instaurer peu à peu instauré dans le pays à propos de ce modèle agricole. La prise de conscience progresse, faisant pièce à une propagande uniforme menées par les entreprises et relayée par les médias — louange du progrès technologique, rentrées de devises...\n\nSojatisation du pays\n\nIl faut dire que l’on commence à constater les dégâts écologiques, comme la pollution de l’eau bue par les petits paysans, mais aussi la croissance des quartiers urbains périphériques pauvres, alimentés par l’exode rural : le lien avec la monoculture du soja est incontestable.\n\nMais la « sojatisation » du pays, comme la nomme chez nous, fait aussi péricliter la production vivrière du pays. Nous devons importer des tomates, du lait, et même la « hierva mate ». Dans le département de Itapuá, on n’en trouve plus, et le déficit annuel atteint 40 000 kilos par an, alors que le pays exportait : c’est l’honneur national qui est atteint !\n\nIl n’existe pas encore de relais politique à cette protestation montante, mais nous espérons bien qu’un mouvement va naître. Pas pour les élections de 2008, c’est trop juste. Mais nous comptons profiter de l’ouverture du débat sur la modification de la Constitution, que souhaite le président afin de permettre sa réélection, pour occuper la tribune…\n\nPropos recueillis par Patrick Piro\n\nMarcial Gómez Jiménez, agriculteur, est secrétaire général adjoint de la Fédération nationale paysanne (FNC)\n\n\n\n\nLire la présentation de la FNC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marcial-gomez-jimenez-paraguay/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/marcial-gomez-jimenez-paraguay/","name":"Marcial Gómez Jiménez, Paraguay - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-03-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","description":"La propriété de la terre est concentrée entre quelques mains. La tendance s'aggrave encore avec l'expansion de la culture du soja La terre confisquée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-une-societe-fragmentee-reconstruire-le-lien-social-et-la-solidarite-par-dela-les-clivages/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-une-societe-fragmentee-reconstruire-le-lien-social-et-la-solidarite-par-dela-les-clivages/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Dans une société fragmentée, reconstruire le lien social et la solidarité par-delà les clivages","datePublished":"2006-08-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-une-societe-fragmentee-reconstruire-le-lien-social-et-la-solidarite-par-dela-les-clivages/"},"wordCount":676,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Mouvement social libanais est l'une des principales associations caritatives du Liban. Fondé en 1961 à l'initiative de Mgr Grégoire Haddad, ancien Archevêque Grec-Catholique de Beyrouth, par un groupe de Libanais de toutes confessions.\n\n\n\nLe Mouvement Social a été reconnu d'utilité publique en 1963, puis de nouveau en 1979. Dans la même perspective de développement solidaire, élaborée par Mgr Lebret, qui a inspiré le CCFD. Il se fixe pour but de contribuer au développement humain et social de tous - surtout les plus défavorisés. Dans les années 1960 et 70, ses volontaires mènent des campagnes d'éducation, de vaccination ou de reconstruction dans les régions rurales les plus défavorisées. Parallèlement, des grands projets voient le jour : le centre de réhabilitation des enfants de la rue, le développement de l'habitat, la pharmacie centrale... près de 60 dispensaires \n\nLa guerre, à partir de 1975, fait passer au deuxième plan l'impératif du développement et donne la priorité à l'urgence. Elle fractionne le territoire ainsi que le réseau des bénévoles. Face à la polarisation croissante de la société, le Mouvement Social doit s'adapter pour continuer son action au profit des défavorisés et pour démontrer qu'une autre voie que la confrontation armée est possible. \n\nL'après-guerre (depuis 1991) confronte le pays à des défis sociaux d'une ampleur inédite au Liban et détermine de nouvelles priorités. Dès 1993, le Mouvement Social, qui est à l'origine de l'initiative qui regroupe les grandes ONG libanaises dans un même collectif, focalise son action sur les plus exclus des jeunes et des femmes avec comme outil leur intégration socio-économique. Fort de son crédit, de son expérience et de son intégration dans le tissu de la société libanaise, le Mouvement Social intervient au niveau local et cherche à peser sur les décisions nationales à partir des critères du développement et de la citoyenneté. \n\nFace à des défis socio-économiques et à des défis politiques d'ampleur régionale, le Mouvement Social se veut une plate-forme d'alternatives de développement & une passerelle citoyenne pour une société plus solidaire. \n\nLe projet \nDans le contexte d'après-guerre, le travail du Mouvement social s'inscrit dans la perspective d'une reconstruction de la citoyenneté et de la solidarité parmi les jeunes. Face à une situation économique désastreuse qui engendre appauvrissement, émigration et désintégration du tissu social en micro-sociétés ; face à la domination du religieux et à l'effet de la mondialisation sur les enjeux nationaux, le MSL se positionne comme un acteur de développement laïque, dépassant les clivages confessionnels. \n\nLes initiatives soutenues par la CCFD \n\n• Le groupe de travail pour l'évolution stratégique du Mouvement social a proposé (entre autre) de lancer un « observatoire social » afin de comprendre les évolutions de la société libanaise. Préalable nécessaire à une action sociale en profondeur. Les résultats de cet observatoire sont mis à disposition de l'ensemble des acteurs d'intervention sociale au Liban. \n• Les femmes, les jeunes et les non-qualifiés sont restés en dehors de l'économie de la reconstruction, qui a essentiellement profité au proche du pouvoir et aux entreprises internationales qui avaient recours à la main d’œuvre étrangère. \n\nLe projet mis en ouvre par le MSL depuis 2002 et cofinancé par l'Union européenne a pour objectif principal de permettre à des jeunes en difficultés et déscolarisés d’accéder à une formation professionnelle et humaine accélérée leur permettant de s'insérer durablement sur le marché de l'emploi. \n\nPlus de 600 jeunes sont formés annuellement dans les huit centres de formation professionnelle accélérée aux métiers à travers tout le Liban (2400 depuis six ans. L'action du MSL pour l'aide aux déplacés."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-une-societe-fragmentee-reconstruire-le-lien-social-et-la-solidarite-par-dela-les-clivages/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-une-societe-fragmentee-reconstruire-le-lien-social-et-la-solidarite-par-dela-les-clivages/","name":"Dans une société fragmentée, reconstruire le lien social et la solidarité par-delà les clivages - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-08-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:26+00:00","description":"Le Mouvement social libanais est l'une des principales associations caritatives du Liban. Fondé en 1961 à l'initiative de Mgr Grégoire Haddad, ancien","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les conséquences de la hausse des prix alimentaires dans le contexte du Mozambique","datePublished":"2008-04-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2023-06-29T07:56:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/"},"wordCount":2916,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Eric Perrin, de l'association Kulima, analyse en détail la manière dont la crise alimentaire affecte la situation économique et sociale d'un pays en pleine reconstruction après des années de guerre civile, et met à mal sa souveraineté alimentaire.\n\n\nEric Perrin, Kulima \n\nMaputo, le 20 avril 2008 \n\nLe problème de l’augmentation constante des denrées alimentaires préoccupe beaucoup Kulima ici au Mozambique.\nLa situation est préoccupante\nLa situation ici est préoccupante à court terme, cependant je pense qu’à long terme le pays est capable de digérer ces problèmes car il possède un bon potentiel de production agricole, et surtout une population dynamique et capable de s’adapter pour répondre aux challenges.\n\nEn Février il y a eu une journée d’émeute générale à Maputo, cela n’était jamais arrivé.\n\nLa cause n’était pas la hausse des prix du riz, de l’huile ou du pain, mais la hausse des transports publics.\n\nLe lendemain le gouvernement a congelé le prix de ces transports créant un très complexe système de compensation du prix du diesel, qui en vérité bénéficie seulement les gros transporteurs ayant d’importantes flottes et des comptabilités organisées. Moins de 10% des véhicules de transport publics de Maputo. L’important pour le gouvernement était de museler cette révolte populaire avant qu’elle ne s’amplifie.\n\nIl a été mis a jour que la police et l’armée étaient incapables de tempérer et calmer des émeutes, elle ne faisait que les attiser chargeant systématiquement la population révolté, il y a eu de morts et de nombreux blessés, des voitures brûlées, des commerces pillés. La population a été terrorisée, le pouvoir lui aussi eut très peur, il a lâché du leste immédiatement, mais je pense que rien n’est réglé.\n\nAu fil des années il s’est crée deux Mozambique, un Mozambique des villes et un Mozambique rural. Le Mozambique rural, se développe lentement mais sûrement, les écoles rurales se construisent, des professeurs sont formés et affectés, la population bénéficie progressivement de centre de santé de proximité, les hôpitaux provinciaux sont chaque jour mieux équipés et disposent de personnel mieux qualifié, les résidents ruraux voient leur ressources augmenter, leur qualité de vie, le téléphone cellulaire, la télévision ont fait leur apparition il y a un sentiment de développement qui bénéficie la majorité.\n\nDans les viles principalement Maputo la situation este très différente, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, marginalisés laissés pour compte de la croissance économique. Avec les hausses récentes des produits de base le petit peuple n’arrive plus a survire.\n\nAvec la hausse des carburant les transports publics avaient en une journée quasiment doublé le prix d’un trajet !\n\nDepuis un an le prix d’un sac de 25 Kg de riz nécessaire chaque mois à une famille de base est passe de 200,00 à 450,00 Mts et selon les prévisions, il est encore susceptible d’augmenter.\n\nLe prix d’un sac de farine a pain de 50 kg est passe de 400,00 a 1.200,00 Mts\n\nLe prix d’un bidon de 5 litres d’huile alimentaire de 160,00 a 400,00 Mts\n\nLe salaire de base est de 1.550,00 Mts 40€ le prix de seulement 40 litres de diesel !\n\nDans le même temps dans une même entreprise la fourchettes de salaires va de 1 a 50 ou même 100 ou encore plus, le pacte social a complètement explosé.\n\nLe gouvernement a peur, en privé les politiques le reconnaissent, mais ils sont incapables de prendre des décisions, comme subventionner le prix du riz vital pour les plus pauvres.\nLe Mozambique est un pays émergent qui depuis 15 ans connaît une forte croissance continue due à plusieurs facteurs. \n\n \tLe pays est parti d’une situation désastreuse sur les plans socio-économique et moral en 1992, date de la signature de l’accord de paix Renamo/Frelimo, et dans ce sens il ne pouvait que progresser.\n\n\n \tLe pays a la chance d’être géographiquement bien positionné, voisin de l’Afrique du Sud, qui a peu près au même moment que l’arrivée de la Paix au Mozambique en finissait avec l’apartheid et a donc pleinement profité de la renaissance sud africaine.\n\n\n \tLe Mozambique a suivit une politique très libérale, déroulant le tapi rouge aux investisseurs, même si parfois il y a des problèmes de bureaucratie, de corruption et une Loi du travail protectionniste.\n\n\n \tLe Mozambique est un pays plus métissé que d’autres en Afrique et les diasporas sont revenues investir apportant des contributions appréciables (financière mais aussi de transfert de techniques et de mentalités).\n\n\n \tLe Mozambique après le succès de l’Accord Général de Paix a été le chouchou des Nations Unies et de nombre de pays, il a su profiter de nombre de coopérations, de projets.\n\n\n \tLe pays a massivement investi dans l’éducation et la santé, et même s’il y a de la corruption l’administration fonctionne bien, mieux chaque année.\n\n\n \tMême si l’année 2000 pour cause d’inondations avait été une année perdue, la machine économique est en croissance constante. Cette croissance est basé sur des valeurs plus sures que la croissance d’autres pays comme l’Angola dont la croissance est stimulé par le pétrole, la croissance mozambicaine est due au tourisme en pleine expansion, a des gros projets industriels comme l’aluminium, les sables lourds, a des productions agricoles d’exportation (sucre, noix de cajou, crevettes etc.). L Mozambique possède un énorme barrage électrique, qui couvre largement ses besoins, ses ports sont des plaques tournantes pour les pays de l’inter.land, même si en ce moment le Zimbabwe est en marasme, les ports et chemins de fer récupèrent.\n\nLa hausse des matières premières met ce scénario en danger\nCe scénario est cependant depuis peu assombri par les hausses des matières premières. Et les différences croissantes entre classes économiques. Sentiment de frustration d’une partie de la population qui se sent laissée pour compte.\n\n \tDans les villes en particulier Maputo explose une classe émergente toujours plus riche et vivant sur un model occidental, cependant que les classes pauvres sont toujours plus défavorisées, marginalisées.\n\n\n \tCette question de pauvreté urbaine n’avait que peu préoccupé le pouvoir, les nouveaux riches émergents souvent liées à la Frelimo, au monde des entrepreneurs et de l’administration s’étant progressivement coupé du peuple de base, ceci fait exploser petit a petit la stabilité sociale.\n\n\n \tDans les zones rurales l’impact de la hausse internationale des denrées alimentaires, n’est pas trop grave. Elle peut être même favorable pour certains petits producteur de notre région de Inhambane qui vendent informellement leur production aux transporteurs qui retournent a vide ver Maputo, depuis peu nous pouvons constater d’ils ont drastiquement augmenté le prix de leurs production (manioc, noix de coco, haricot etc,) s’indexant de manière encore inexpliqués sur les constantes hausses des prix du riz, pain.\n\nCause de tensions futures. \nLes frustrations du peuple face a la classe des \"émergents\". \n\n \tUn grand nombre de jeunes éduqués niveau BAC (réussite de la politique d’éducation de ces dix dernières années sont sans emploi), ils se sentent frustrés face a l’impossibilité de partager les fruits de la croissance économique très visible ici au Mozambique. (Ces 5 dernières années ont émergé des centres commerciaux de luxe, des condominiums d’habitations réservées, une jeunesse dorée menant grande vie avec voitures de luxe, portables et vêtements dernier cris…) Les jeunes pauvres côtoient ce monde, regardent la T.V. et savourent les émissions qui vantent ces modèles auxquels ils n'ont pas accès. Résultat beaucoup de frustration!\n\n\n \tEn conséquence une drastique recrudescence du banditisme chez les jeunes, prostitution, les banlieues sont de véritables coupe gorge la nuit, les quartiers bourgeois sont couvert par des armés de vigiles et d’entreprises de sécurités.\n\n\n \tPour cause d’un marche du travail formel très limité et en grande partie réservé aux diplômés de l’enseignement supérieur, la majeur partie de la population urbaine survie de petits boulots informels, principalement dans le commerce, la construction pour les \"émergents\" et comme employés domestiques chez ces mêmes \"émergents\". De nouveau beaucoup de frustration devant la richesse croissante et ostensive des nouveaux riches!\n\n- Une police inopérante, une insécurité croissante, et comme exutoire des tentions sociale une recrudescence des lynchages des délinquants dans les quartiers.\nSources de préoccupation en relation à la production de denrées alimentaires. \n\n \tBeaucoup de terre agricole existante, mais peu de terres disponibles pour qui veut produire dans la zone Sud du Mozambique. Ces 10 dernières années les \"émergents\" liées au pouvoir ont réquisitionné de grandes extensions de terre avec prétexte de réaliser d’importants projets de production agricole. Mais presque aucun projet d’impact réel n’a encore été réalisé. Le gouvernement prétend réallouer ces terres a des opérateurs plus sérieux. Cependant, comme les bénéficiaires de la distributions sont pour la plupart des personnes lies au pouvoir, nous pouvons fortement douter sur le fait que cette redistribution soit faite ou qu’elle soit efficace.\n\n\n \tCréation de grandes distilleries pour la production d’éthanol pour couper l’essence. Inauguration de ces projets lors de la visite du Président Brésilien Lula da Silva en 2007. Ces mega projets vont mobiliser beaucoup de terres de première qualité et d’eau d’irrigation prélevé dans les rivières. Même si le pouvoir certifie que cela ira créer de nombreux postes de travail permanent et aussi saisonnier (coupeurs de canne). Les terres destinées a la production de canne a sucre pourraient aussi produire des céréales.\n\n\n \tAttribution de grands espaces pour la plantation de \"Jafrofa\" (plante oléagineuse de la famille du ricin), les graines de jatrofa sont utilisé dans la production de bio Diesel, de nombreuses entreprise, principalement Anglaises ont déjà construit de très grandes usines de trituration des graines de Jatrofa, ces usines tournent encore au ralenti car la production est encore insignifiante. Cependant, ces mêmes compagnies incitent les paysans du secteur familial à planter du jatrofa, leur promettant de hauts bénéfices lors de la vente des graines. Renforçant ce processus, le président de la République Armando Guebuza lors de ses visites de \"gouvernance ouverte\" a chaque district insiste a visiter les plantations de jatrofa, quand ils rencontre de grands producteur de Jatrofa, ils les récompense, cas contraire, des fonctionnaires locaux sont réprimés pour ne pas avoir suffisamment stimulé la plantation de jatrofa. Nous pouvons craindre que tous ces avantages fassent que de nombreux producteurs laissent les cultures traditionnelles pour se concentrer à la production de graines de jatofa pour la production de Bio diesel. Dans la seule province de Inhambane plus de 500.000 ha ont été attribués à des entreprises de production de bio diesel et presque tous les paysans du secteur familial sont sollicités pour produire des graines de jatrofa.\n\n\n \tLe prix du transport du local de production au local de consommation est parfois plus élevé que le prix des propres marchandises transportés. Le Mozambique a fait de gros efforts de réhabilitation des routes principales, un pont sur le Zambèze dans le centre du pays qui était le dernier point noir est en construction, cependant, les zones de fortes production sont souvent très enclavés, comme le cas de la province du Niassa au nord du pays, des donnés du bulletin de vigilance des prix des denrées alimentaires, montrent qu’avec la hausse du prix des carburant le transport de céréales de la province de Niassa a Maputo coûte le même prix que l’achat de ces mêmes céréales aux producteur locaux !\n\nRéponses actuelles. \n\n \tDepuis une année, le pain est coupé a 20% avec de la farine de manioc très bon marché ici, cette mesure ne doit jouer que dans une réduction de 10% du prix du produit final, mais montre une volonté de trouver des solutions même petites.\n\n\n \tCampagne \"produire et consommer Mozambicain\" et le label \"Made in Mozambique\", pour les produits locaux.\n\n\n \tOuverture régionale des frontières de certains des pays de la SADC dont le Mozambique (une intégration du type CEE années 80). Donc meilleur flux de denrées alimentaires des zones comme excédents a bas prix vers les zones déficitaires et a prix élevés. (d’autres observateurs dissent que cela peut avoir un l’effet négatif pour l’économie agricole Mozambicaine, mal préparé à cette intégration!)\n\n\n \tAugmentation du cheptel de 20% par an depuis 1994, le Mozambique possède de larges plaines de savane propice à la production bovine et caprine, le prix de la viande bovine n’a presque pas augmenté depuis 15 ans.\n\n\n \tSystème de vigilance des prix des denrées agricoles, des stocks de production et conséquente information aux opérateurs commerciaux, chapoté par le ministère de l’agriculture, avec un réseau d’informateur dans chaque district, publication d’un bulletin hebdomadaire, information lors d’un télé journal de la chaîne d’état chaque semaine.\n\nMinistère de l’agriculture corrompu \n\n \tContrairement aux ministères de la santé et de l’éducation, dont le fonctionnement des services de base est globalement satisfaisant, avec des résultats de qualité de prestation de service au peuple en constante évolution positive. Le ministère de l’agriculture perdure dans une situation de \"zone tribale\" mal contrôlé par l’état, y règne l’incompétence et la corruption, trois ministres en trois ans, l’incendie douteux du ministère en particulier de l’étage concentrant l’administration du projet pro-agri de 250 millions de dollars une semaine avant un audit qui s’annonçait sulfureux. Plus de 4x4 dans le parque auto du ministère a Maputo que dans les provinces. Des concours d’attribution des projets truqués et bénéficiant des entreprises amies, des appels d’offre ou la corruption règne. Le ministère de l’agriculture a beaucoup reçu des coopérations, mais n’a presque rien redistribué au niveau des paysans de base. Pro-agri.1 e pro-agri.2 mega projets ont seulement permis d’augmenter le nombre de fonctionnaires au niveau central, d’équiper le ministère (avant qu’il ne brûle) et les directions des provinces, de dépenser des fortunes en séminaires, voyages et aide de séjour pour les cadres seniors.\n\nEn conclusion\nLe gouvernement gagne du temps, la situation empire dans les villes, principalement Maputo. Les prix continuent d’augmenter.\n\nLa réorganisation des services des impôts, l’introduction de la TVA il y a 7 ans et des numéros fiscaux individuels, des feuilles de déclaration annuelles de revenu et l’essor de certaines industrie et services très bénéficiaires, fait que l’état n’est plus débile comme para le passé. Il dispose de réserves financières et d’entrés constante et exponentielles. Ces deux dernières années il y a eut des collectifs budgétaires car les rentrés fiscales étaient très supérieures aux prévisions de dépenses !\n\nCependant, le gouvernement ne veut toujours pas subventionner le riz de base, la farine et l’huile. A-t-il raison ? je ne pense pas que cela perturberai la production interne car ces 3 produits ne sont pratiquement pas produits internement mais tous importés.\n\nAu Mozambique, le salaire minimum est réévalué chaque année en Avril, les discutions syndicats, patronat et gouvernement durent. La publication du nouveau salaire de base risque de provoquer de nouvelles émeutes plus gaves. La répression risque d’être terrible.\n\nSans cette conjoncture mondiale de hausse des prix des combustibles et des denrées alimentaires, le Mozambique pourrait continuer sa croissance 2 chiffres. Profitant exagérément aux nouveaux riches sans que les pauvres se révoltent, les prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires risquent de changer cette donne.\n\nRéponses de la société Civile aux hausses de prix. \n\nAu niveau de Kulima et du collectif des ONG’s de la province de Inhambane nous n’avons que peut de poids, la problématique se joue a Maputo.\n\nKulima Maputo est membre actif de toutes les dynamiques de pression, cependant il n’y a que peu d’actions concrètes.\n\nL’action des ONG’s pour l’instant est plus de lobbies auprès des politiques, échangent les informations, les rapport, les statistiques, les publications, etc.\n\nMais ceci ne remplit pas les ventre des gens qui ont faim a très cour terme !\n\nVoir la présentation de l'association Kulima"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/","name":"Les conséquences de la hausse des prix alimentaires dans le contexte du Mozambique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-04-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2023-06-29T07:56:37+00:00","description":"Eric Perrin, de l'association Kulima, analyse en détail la manière dont la crise alimentaire affecte la situation économique et sociale d'un pays en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-repond-a-lappel-a-la-solidarite-de-son-partenaire-chinois/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-repond-a-lappel-a-la-solidarite-de-son-partenaire-chinois/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD répond à l&rsquo;appel à la solidarité de son partenaire chinois","datePublished":"2008-05-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-09-17T06:43:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-repond-a-lappel-a-la-solidarite-de-son-partenaire-chinois/"},"wordCount":494,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD a débloqué une aide d'urgence de 20 000 euros pour soutenir l'action de Jinde Charities.\nLe 12 mai dernier, un séisme a frappé la province du Sichuan dans le centre du pays. Il a occasionné la mort de 40 000 personnes, en a blessé plus de 200 000 et laissé 5 millions sans abri. C’est la catastrophe la plus meurtrière en Chine depuis vingt-deux ans. \nDès le 16 mai, un premier groupe de 45 volontaires envoyé par Jinde Charities a été réparti en divers lieux de la catastrophe par le commandement central de gestion de la catastrophe, coordonné par la Croix Rouge à Shi Fang. Parmi les volontaires, les 26 religieuses ayant leur diplôme d’infirmières ont été embauchées dans des hôpitaux ou des centres de santé, les autres se consacrant aux tâches de logistique, d’aide aux victimes, etc… \n\n\nL’action de Jinde Charities\nA partir du 20 mai, Jinde Charities a décidé d’installer à Chengdu un « bureau pour l’aide d’urgence » en collaboration avec les réseaux catholiques sur place. \n\n\nSon objectif est triple :\n\n assurer un suivi des actions, centraliser l’aide reçue en Chine même des paroisses catholiques (environ 100 000 euros) et l’aide internationale (100 000 euros de Caritas Allemagne, et 50 000 euros promis par Caritas France, 10 000 € de Taizé et d’autres organismes étrangers...), mettre en œuvre des interventions de reconstruction et des aides à long terme.\nFormée et permanente, son équipe d'intervention après les inondations, séismes ou sécheresses possède une longue expérience de gestion des projets d'urgence et de coordination des aides venues de l'étranger, ce qui est assez rare en Chine. Jinde Charities dispose aussi d'une capacité de recueil de fonds en Chine même où elle jouit de la confiance des paroisses catholiques. \n\n\nPremière ONG catholique reconnue par les autorités politiques du pays, Jinde Charities travaille depuis très longtemps dans l'aide d'urgence et la réhabilitation après les catastrophes naturelles. Il s'agit là d'un axe stratégique de sa mission, au-delà de la charité et de la solidarité envers des victimes. En effet, l’Eglise catholique chinoise sort d’une période de plus de 40 ans d’effacement et de clandestinité C’est pourquoi, la contribution et la participation dans la gestion de l’aide d’urgence permet à Jinde Charities de nouer une nouvelle relation de travail avec les autorités politiques sur la base de ses compétences et de la reconnaissance de son professionnalisme en tant qu’acteur de la société civile, et aussi comme Eglise catholique. Jinde Charities essaie toujours d’impliquer l’église locale, les diocèses, prêtres, religieuses et laïcs, pour qu’ils sortent de leur isolement pour participer dans les actions sociales pour la société chinoise. \n\n\nLe CCFD-Terre solidaire s'engage aussi pour son partenaire birman"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-repond-a-lappel-a-la-solidarite-de-son-partenaire-chinois/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-repond-a-lappel-a-la-solidarite-de-son-partenaire-chinois/","name":"Le CCFD répond à l'appel à la solidarité de son partenaire chinois - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-05-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-09-17T06:43:52+00:00","description":"Le CCFD a débloqué une aide d'urgence de 20 000 euros pour soutenir l'action de Jinde Charities. Le 12 mai dernier, un séisme a frappé la province du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Développement","datePublished":"2013-08-14T15:37:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement/"},"wordCount":977,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La notion de développement que défend le CCFD-Terre Solidaire fait appel à une conception globale de la personne humaine et à la capacité de chaque individu d’être acteur de sa propre histoire.\n\n\n\n“Le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme”  [[Populorum Progressio]]\n\n\nUn processus collectif qui doit être initié, décidé, géré et coordonné par les sociétés concernées\n\nMalgré ce que tentent d’imposer certains acteurs (États, institutions ou entreprises) et même si les échanges internationaux se sont intensifiés avec leurs lots d’opportunités et de contraintes, il n’y a pas de raison de préconiser un modèle unique de développement. Le CCFD-Terre Solidaire défend au contraire le droit des peuples à « devenir eux-mêmes les artisans de leur destin » [[Populorum Progressio]]. Cette position nous amène à rejoindre les critiques émises à l’encontre du modèle dominant (celui de la libéralisation des échanges, de la dérégulation des acteurs économiques et financiers, de la marchandisation de sphères croissantes de la vie en société et de la financiarisation de l’économie) et à affirmer que le développement est un processus qui concerne l’ensemble des sociétés, au Nord\ncomme au Sud. \n\nLe développement dans la durée n’est possible que s’il est initié, décidé, géré et coordonné par les sociétés concernées et adapté aux réalités sociopolitiques locales – en un mot, s’il est issu d’un processus démocratique et participatif. Cela suppose entre autres, un contexte de paix, la reconnaissance de la société civile et de ses corps intermédiaires, l’égalité des droits notamment entre les hommes et les femmes…\n\n\nRépondre aux besoins fondamentaux…sans oublier les générations futures\n\nLe CCFD-Terre Solidaire rejoint l’aspiration exprimée par de larges pans de la société civile en faveur d’un développement répondant « aux besoins présents d’une humanité solidaire, mais qui laisse aux générations futures la possibilité de survivre et de prospérer» [[Définition du développement durable donnée pour le Sommet de la Terre de 1992, par la commission présidée par Mme Gro Harlem Brundtland.]]. Le développement doit en priorité, permettre l’accès de tous aux services de base que sont l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable,l’habitat, la nourriture… Ce sont là les bases nécessaires pour un processus de développement pérenne et solidaire.\n\nPour mesurer un processus de développement, nous proposons les critères suivants :\n\n- Au plan des personnes, sont-elles libres de leurs actes ou au contraire sont-elles laissées dans une situation de dépendance, voire d’esclavage, physique ou psychologique ?\n\n- Les droits essentiels de chacun tels que : alimentation, logement, éducation sont-ils mieux satisfaits ?\n\n- La vie collective est-elle plus riche ? Les personnes ont-elles la possibilité de coopérer grâce à leurs talents et capacités à la construction de leur société ? Chacun a-t-il les moyens de s’informer sur les décisions qui le concernent, peut-il influencer les choix, et comment ?\n\nEn conclusion : chaque homme a- t-il la possibilité de vivre, de grandir en dignité et de contribuer avec les autres, à la construction du monde ?\n\nLe développement suppose donc la mobilisation des ressources humaines à travers le travail des femmes et des hommes. Il suppose également une volonté politique des gouvernements du Nord comme du Sud. Il requiert enfin une mobilisation de ressources financières à la fois internes et externes, tout en veillant à ce que l’argent reste un moyen au service du développement et ne devienne pas une fin en soi.\n\n\nLe sens du développement\n\nPour Benoît XVI, « le développement humain intégral suppose la liberté responsable de la personne et des peuples: aucune structure ne peut garantir ce développement en dehors et au-dessus de la responsabilité humaine. […] Cette liberté concerne le développement qui a lieu sous nos yeux, mais aussi, en même temps, les situations de sous-développement qui ne sont pas le fruit du hasard ou d’une nécessité historique, mais qui dépendent de la responsabilité humaine » [[Benoît XVI, Caritas in veritate, §17]]. Il s’agit « de faire en sorte que les mécanismes de développement et d’échange répondent aux besoins de tous, y compris des plus pauvres et des plus vulnérables » [[Conférence des Evêques de France, « Grandir dans la crise », mars 2011, p. 19]].\n\nCette responsabilité humaine décrite par le Pape se manifeste par la solidarité. Pour les Evêques de France, la solidarité « propose à celui qui est en manque de participer à un projet commun pour créer quelque chose ensemble. La solidarité devient ainsi un projet de société plutôt qu’aide à l’égard de plus démunis » [[Conférence des Evêques de France, « Grandir dans la crise », mars 2011, p. 19]]. La solidarité est pour le CCFD-Terre Solidaire une condition indispensable du financement du développement. Il est très important de rendre acteurs les citoyens et de chercher à accroitre, autant que possible, l’autonomie financière des personnes, des organisations et des pays.\n\nDans l’encyclique Centesimus Annus, Jean Paul II rappelle qu’« il ne s’agit pas seulement d’élever tous les peuples au niveau dont jouissent aujourd’hui les pays les plus riches, mais de construire par un travail solidaire une vie plus digne » [[Jean Paul II, Centesimus Annus, §29]] et pas seulement sur le plan matériel, mais aussi sur ce qui concerne la promotion des droits de l’Homme, le respect de l’environnement, la transparence, l’équité, la justice sociale, etc."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement/","name":"Développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-14T15:37:07+00:00","description":"La notion de développement que défend le CCFD-Terre Solidaire fait appel à une conception globale de la personne humaine et à la capacité de chaque","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-volatilite-des-prix-agricoles-et-la-speculation-sur-les-marches-agricoles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-volatilite-des-prix-agricoles-et-la-speculation-sur-les-marches-agricoles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La volatilité des prix agricoles et la spéculation sur les marchés agricoles","datePublished":"2013-08-22T14:27:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-volatilite-des-prix-agricoles-et-la-speculation-sur-les-marches-agricoles/"},"wordCount":617,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Hausse des prix"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire attire l’attention sur un phénomène alarmant : la forte volatilité des prix agricoles observée depuis plus de 10 ans et plus particulièrement les fortes hausses, et leur durée (comme ce qui a pu être constaté depuis janvier 2011 avec un pic des prix agricoles « constant »), qui menace l’équilibre des marchés agricoles et la sécurité alimentaire.\n\n\n\nAinsi, l’envolée des prix du blé, suite aux incendies en Russie en août 2010, ou aux inondations en Australie en janvier 2011, révèlent à nouveau la scandaleuse réalité : des marchés agricoles livrés aux humeurs des spéculateurs, des stocks de régulation ou d'urgence quasi disparus, des règles commerciales qui ruinent des filières locales par la « libre-concurrence » avec des produits étrangers plus compétitifs ; enfin des pays en développement dépendant des marchés mondiaux à cause d'un sous-investissement dans leur appareil de production agricole.\n\nL'indice des prix alimentaires de la FAO a atteint en juin 2010 un record, dépassant le niveau le plus élevé obtenu lors de la dernière crise, en juin 2008. L'augmentation des prix depuis juin 2010 concerne surtout le blé (+50 %), le maïs (+50 %) et le soja (+34 %), et le riz commence à suivre. En janvier 2011, la facture d'importation alimentaire est proche du pic atteint en 2008 pour les pays importateurs, et les populations les plus pauvres restent extrêmement vulnérables. Compte-tenu du délai de transmission des prix mondiaux aux marchés locaux, les prix pour les consommateurs (urbains, mais aussi petits agriculteurs non auto-suffisants et éleveurs), les pays les plus vulnérables se situeraient au Sahel, dans la corne de l'Afrique, ainsi qu'en Asie centrale.\n\nEt la FAO le rappelle, en l’absence de mécanismes appropriés permettant de faire face aux chocs ou de protéger les populations les plus vulnérables, on assiste à une forte variation de l’incidence de la faim, dans le sillage des crises. Le CCFD-Terre Solidaire souligne que la crise alimentaire de 2008 a mis en lumière la vulnérabilité des populations démunies des villes face à une augmentation des prix agricoles mondiaux. La sécurité alimentaire des populations urbaines peut devenir effective à condition de favoriser les filières vivrières locales, les liens commerciaux entre les zones urbaines et les zones rurales, l’agriculture périurbaine, le dialogue entre associations de consommateurs et de producteurs.\n\nLa lutte contre la volatilité des prix, qui affecte brutalement autant les producteurs que les consommateurs, est aujourd’hui une priorité pour le CCFD-Terre Solidaire. \n\nElle doit être menée autour de trois axes prioritaires :\n- L’interdiction de la spéculation financière et l’obligation de transparence des investisseurs sur la totalité de leurs transactions sur les marchés de matières premières ;\n- La reconstitution de stocks alimentaires locaux, nationaux et régionaux ;\n- La valorisation de pratiques commerciales à même de réguler les marchés intérieurs et les prix dans un objectif de sécurité alimentaire des populations (droits de douane variables à l’importation, taxes à l’exportation).\n\nComme le rappelait Henry Saragih, Secrétaire général de La Via Campesina, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, « Les produits agricoles ne sont (…) pas des produits comme les autres. C'est pourquoi nous pensons que l'Organisation mondiale du commerce ne doit pas s'immiscer dans les affaires agricoles. Il appartient à chaque communauté, à chaque gouvernement de protéger son agriculture si nous voulons que les populations puissent se nourrir avec ce qu'elles produisent ». Le même principe doit s’appliquer aux accords de libre-échange."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-volatilite-des-prix-agricoles-et-la-speculation-sur-les-marches-agricoles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-volatilite-des-prix-agricoles-et-la-speculation-sur-les-marches-agricoles/","name":"La volatilité des prix agricoles et la spéculation sur les marchés agricoles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-22T14:27:04+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire attire l’attention sur un phénomène alarmant : la forte volatilité des prix agricoles observée depuis plus de 10 ans et plus","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-actions-et-propositions-du-ccfd-terre-solidaire-sur-les-questions-migratoires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-actions-et-propositions-du-ccfd-terre-solidaire-sur-les-questions-migratoires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les Actions et Propositions du CCFD-Terre Solidaire sur les questions migratoires","datePublished":"2013-07-11T16:21:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:47:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-actions-et-propositions-du-ccfd-terre-solidaire-sur-les-questions-migratoires/"},"wordCount":1919,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient, depuis sa création, les acteurs de développement, tous ceux et celles qui souhaitent prendre en charge leur destin, transformer leurs réalités et devenir « acteurs de transformation sociale ».\n\n\n\n\nA ce jour, le CCFD-Terre Solidaire soutient une soixantaine de partenaires en France et à l’international :\n- Maghreb / Machrek : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte\n- Sahel : Sénégal, Mali, Niger, Mauritanie\n- Afrique du Sud\n- Brésil\n- Amérique centrale : Mexique, Nicaragua, Costa Rica\n- Thaïlande.\n\n\nTypes d’organisations soutenues par le CCFD-Terre Solidaire\n\nSur la thématique Migrations internationales, le CCFD-Terre Solidaire soutient une grande variété d’acteurs.\n\n- Les associations et collectifs de migrants. Dans la plupart des pays d’accueil des migrants, les diasporas se sont organisées pour favoriser et encourager les solidarités intra-communautaires. En France, les associations de ressortissants (maghrébins, subsahariens, birmans, etc.) qui proposent un premier accueil et une aide de proximité sont nombreuses. Certaines de ces associations organisent régulièrement des événements collectifs de plaidoyer et de communication (les associations tunisiennes [[Projet porté par la Fédération des Tunisies des deux rives, en collaboration avec l’Association des Travailleurs Maghrébins de France et d’autres alliés ]] ont par exemple organisé en mai 2011 les Assises de l’immigration tunisienne, suite aux événements récents en Tunisie). D’autres construisent des projets de développement local dans leurs régions d’origine, projets qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations sur place mais aussi de construire du lien entre le ici et le là-bas. [[Comme c’est le cas de l’Association ALED Association Lieux d’Espoir pour le Développement]]\nDans d’autres zones du monde où les migrants sont revenus ou ont été rapatriés dans leur pays d’origine, certains s’organisent collectivement pour se réinsérer dans la société tant au plan économique que social. [[GIE des migrants de Mbour par exemple (GIE : Groupe d’Intérêt Economique)]]\n\n\nL'association ALED permet à ses membres, des immigrés résidant en France, d'origine mauritanienne, de se constituer en collectif pour être de véritables acteurs de développement local dans leur région d'origine, grâce au soutien à des activités génératrices de revenus pour des femmes et des jeunes du village de Koundel.\n\n- Les associations d’appui et de solidarité avec les migrants. Ces associations apportent une aide sociale et juridique aux migrants. Elles leur permettent d’accéder à leurs droits fondamentaux (accès à une situation administrative stabilisée, accès à la santé, à la scolarisation des enfants, etc.). De tailles variées, elles sont parfois, comme en France, relativement dépendantes des subventions publiques donc de la politique mise en œuvre, ce qui fragilise leur situation. Certaines ont acquis une très forte expertise juridique [[Le GISTI par exemple (Groupe d’Information et de Soutien aux Travailleurs Immigrés)]]. Au Brésil ou en Afrique du Sud [[Le Centro de Apoyo a los migrantes au Brésil ou l’association ARESTA en Afrique du Sud]], ces associations sont parfois les seules permettant aux migrants d’être accueillis et pris en charge face à des dispositifs publics insuffisants (notamment pour la scolarisation des enfants ou l’accès à la santé).\n\n\nAPICED (Association pour l’Insertion, la Citoyenneté et l’égalité des droits) propose un accompagnement socio-juridique individualisé qui permet d'apporter des réponses individuelles aux difficultés rencontrées par les travailleurs migrants en matière de logement, emploi, droit du travail, protection sociale, mais aussi des actions collectives qui replacent les problématiques individuelles dans leur contexte et permettent de décrypter l'environnement local, national, international dans lequel elles se situent, donnant ainsi aux personnes suivies des éléments pour qu'elles puissent, si elles le souhaitent, se positionner.\n\n- Les services d’Eglise. En France et en Europe, les structures d’Eglise partenaires du CCFD-Terre Solidaire sont très engagées dans les questions du vivre-ensemble. Appelé de ses vœux par l’Eglise, le dialogue inter-religieux et interculturel entre populations locales et populations immigrées est placé au cœur des priorités. Le SNPMPI [[Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes]] - La Pastorale des migrants, service de la Conférence des Evêques de  France en charge des migrations, a été depuis l’origine un partenaire et allié stratégique du CCFD-Terre Solidaire pour encourager ce type d’initiatives. Il est désormais membre de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire et par conséquent membre de son Assemblée Générale. [[Depuis 2011, le SNPM est officiellement membre de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire]]\nSur les routes de la migration, le CCFD-Terre Solidaire est partenaire avec de nombreuses Missions Catholiques qui aident les migrants en déshérence à se remettre debout après avoir subi de très fortes violations de droits humains. Dans la zone du Maghreb-Sahel, ces Missions Catholiques [[Caritas Gao, Caritas Nouadhibou, Rencontre et Développement Algérie, Missions catholiques du Niger]] travaillent désormais ensemble et avec d’autres organisations locales, pour coordonner leurs actions d’accueil et de retour au pays et favoriser une prise de parole collective pour dénoncer les violences faites aux migrants.\n\n\nL'action de Caritas Nouadhibou vise à améliorer la situation sanitaire et sociale d'environ 1 200 migrants subsahariens en transit ou rapatriés (du Maroc) à Nouadhibou dans une optique de promotion humaine, grâce à des actions d'accueil d'urgence, d'assistance juridique, de scolarisation, d'alphabétisation et de formation. Elle permet aussi de mieux connaitre les réalités (notamment statistiques) des migrations et de mener un travail de plaidoyer et d'interpellation des pouvoirs publics locaux.\n\n- les organisations / réseaux de plaidoyer. De dimension nationale ou régionale, plusieurs réseaux d’acteurs de société civile se construisent pour porter un plaidoyer collectif et interpeller les pouvoirs publics sur les grands enjeux de politique migratoire selon les contextes. Alors qu’en Europe, le réseau Migreurop interpelle l’opinion et les politiques sur les centres d’enfermement des migrants, en Amérique du Sud, le Réseau Espacio sin fronteras plaide pour la citoyenneté universelle dans l’espace latino-américain. Ces réseaux nationaux ou régionaux, fruits des rencontres régionales et internationales, s’organisent et se renforcent progressivement pour porter avec nous la dynamique des acteurs de sociétés civiles pour une gouvernance mondiale des migrations.\n\n\nCréé en 2007, le réseau Espacio Sin Fronteras entend être un espace de réflexion et d'analyse des acteurs de société civile des différents pays d'Amérique du Sud sur la question des migrations. Le principal objectif est de faire des propositions qui contribuent à la construction des politiques migratoires dans la région, qui prennent en compte la perspective des droits de l'homme et l'intégration régionale. Le réseau s'adresse notamment au MERCOSUR, à l'UNASUR, etc.\n\n\nActions de plaidoyer\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s’engage en son nom propre et dans le cadre de collectifs, pour interpeller l’opinion publique et les décideurs français et européens sur la thématique des migrations. Le CCFD-Terre Solidaire appelle les pouvoirs publics à :\n\n- Faire cesser les dérives des politiques migratoires de la France et de l’Union Européenne en matière de mesures d’éloignement et de reconduite à la frontière (objectifs chiffrés d’expulsions, pression sur les personnes aidantes, remise en cause du droit de regard des associations dans les centres de rétention, etc.).\n\n- Procéder à la régularisation de la situation des personnes migrantes durablement installées sur notre territoire.\n\n- Redéfinir entre la France , l’Union Européenne et les pays d’origine des accords bilatéraux justes et transparents en matière de migrations, fondés sur une base d’égalité et de solidarité, qui tiennent compte de ses liens historiques avec certains pays d’émigration et des intérêts légitimes des pays de départ en matière de développement.\n\n- La ratification par la France et les pays de l’Union Européenne de la Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles (CPDTMF) et l’application de celle-ci de façon conforme aux intérêts des migrants par les pays signataires.\n\nLe CCFD- Terre Solidaire organise et participe à des actions de plaidoyer sur deux sujets principaux :\n\n1) Plaidoyer contre les dérives des politiques migratoires française et européenne\n\n- Le CCFD-Terre Solidaire se mobilise lors des rendez-vous électoraux (élections européennes 2006 et 2009 ; élections présidentielles 2007 et 2012) en participant aux mobilisations collectives et en proposant aux candidats de s’engager sur une politique migratoire plus juste et plus respectueuse des droits des migrants.\n\n- L’association s’engage aussi lors de l’adoption de lois migratoires régressives. En 2006, lors de l’adoption de la loi « immigration et intégration », qui vise à instaurer une immigration choisie, le CCFD-Terre solidaire a initié, avec la Cimade, le Secours catholique et le Service National de la Pastorale des Migrants, la campagne « Ne transigeons pas avec le droit des étrangers ».\nEn 2010-2011, lors de l’adoption de la Loi Besson, le CCFD-Terre solidaire a participé avec ses alliés chrétiens, la Cimade, le Secours catholique, le Service National de la Pastorale des Migrants et la Fédération de l’Entraide Protestante, à des actions de plaidoyer (lettres envoyées aux députés, aux sénateurs).\n\n-Le CCFD-Terre Solidaire participe à l’organisation d’événements de mobilisation dans le cadre du Groupe Migrations du CRID [[Le CCFD-Terre Solidaire est membre du Groupe Migrations CRID avec la Cimade, le Secours catholique, le Gisti, France-Amérique Latine, Emmaüs France, le GRDR etc. Ce groupe est constitué pour définir et mettre en œuvre des actions collectives en France et en Europe (ex : Sommet citoyen les 17 et 18 octobre 2008, Mobilisation sur les élections européennes le 17 mai 2009) sur les politiques migratoires]] lors des grands rendez-vous politiques internationaux (Organisation du Sommet citoyen « des ponts pas des murs » à l’occasion de la conférence euro-africaine sur les migrations 2008; organisation du contre-sommet du G8 2011).\n\n2) Plaidoyer pour la construction d’une gouvernance multilatérale et pour la ratification et l’application effective de la Convention des Nations Unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.\nLa Convention des Nations Unies, outil juridique et politique de plaidoyer pour la protection des droits des migrants dans tous les domaines de leur vie (sociale, culturelle et économique, etc.) concourt de fait aux trois premiers objectifs. Sur cet instrument, le CCFD-Terre Solidaire souhaite s’engager dans un travail spécifique de plaidoyer et organiser une visibilité du travail collectif qui sera mené avec les partenaires et alliés.\n\n- Le CCFD-Terre Solidaire a adhéré à la plate-forme internationale des acteurs de société civile pour l’application de la convention.\n\n- Le CCFD-Terre Solidaire travaille avec des alliés pour élaborer et diffuser dans les pays qui ont ratifié la Convention, des rapports alternatifs (rapports établis par les acteurs de sociétés civiles et distincts des rapports étatiques officiels) qui sont présentés périodiquement au Comité des Nations Unies pour la protection des migrants."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-actions-et-propositions-du-ccfd-terre-solidaire-sur-les-questions-migratoires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-actions-et-propositions-du-ccfd-terre-solidaire-sur-les-questions-migratoires/","name":"Les Actions et Propositions du CCFD-Terre Solidaire sur les questions migratoires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-07-11T16:21:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:47:58+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient, depuis sa création, les acteurs de développement, tous ceux et celles qui souhaitent prendre en charge leur destin,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ptit-libellules-du-coton-burkinabe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ptit-libellules-du-coton-burkinabe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les Ptit’ Libellules du coton burkinabé","datePublished":"2008-10-01T18:04:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ptit-libellules-du-coton-burkinabe/"},"wordCount":482,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Tout commence au Burkina Faso où Gleda, étudiante à Bordeaux, voyage en 2006, en plein débat sur l’avenir du coton africain : l’exportation devient de plus en plus difficile face au coton provenant des États-Unis et surtout de Chine et arrivant sur le marché mondial à des prix très bas car subventionnés. Par ailleurs les fringues « occidentales » y ont de plus en plus la cote face aux tissus traditionnels, tels que le Fasodanfani. Pour Gleda, ce voyage amène à une prise de conscience et une forte envie d’agir, d’établir « un trait d’union, un lien entre la France et l’Afrique ».\n\nTissus traditionnels en coton burkinabé ? Éthique ? Respect de chacun ? Gleda décide alors qu’elle s’impliquera avec toute son équipe en fabriquant des vêtements originaux et si possible équitables. Avec l’idée de satisfaire les intérêts de chacun : producteurs, vendeurs, acheteurs. Mais pas question de créer « une ligne composée de boubous et de vêtements typiques ». Ce que Gleda veut, ce sont des habits pour des femmes « citadines, bohèmes et qui aiment les horizons lointains ». Des vêtements qu’elle aimerait porter, tout simplement. Ils seront donc en tissu africain, dont certains en Fasodanfani mais coupés à l’occidentale. Et plusieurs gammes seront conçues, adaptées à l’âge, aux goûts et au budget de celles qui voudront s’habiller de façon créative et équitable.\n\nPour mener à bien son projet, Gleda s’entoure à son retour de toute une équipe. Chacune a sa spécialité et prend part aux décisions. Aude, la styliste, dessine les patrons et les modèles et conçoit les prototypes, Julie, la graphiste, se charge du futur site internet de vente par correspondance et de toute la communication visuelle de la marque et de l’association, Charlène est responsable de la relation associative sur Bordeaux et elle fabrique aussi les accessoires et Marion, bénévole, fait office de conseillère en gestion.\n\nAu Burkina Faso, pour la fabrication des vêtements, les Ptit’ Libellules s’appuient sur des collectifs de femmes et un centre de formation de jeunes filles. Elles font aussi travailler des petits couturiers indépendants. Elles insistent sur la notion d’échange de savoir-faire entre les différentes cultures et souhaitent mettre en valeur des techniques artisanales qui respectent aussi l’environnement. Pour certains tissus, elles arrivent même à retracer l’ensemble de la filière : du ramassage du coton au filage et tissage dans un centre, jusqu’à la réalisation des vêtements. Ceux-ci sont pour le moment vendus à Bordeaux, surtout dans des ventes privées. Toute l’équipe de Ptit’ Libellules cherche maintenant à plus travailler en réseau pour une meilleure visibilité sur le marché du textile et se renforcer de l’expérience d’autres créateurs alternatifs !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ptit-libellules-du-coton-burkinabe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ptit-libellules-du-coton-burkinabe/","name":"Les Ptit’ Libellules du coton burkinabé - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-10-01T18:04:00+00:00","description":"Tout commence au Burkina Faso où Gleda, étudiante à Bordeaux, voyage en 2006, en plein débat sur l’avenir du coton africain : l’exportation devient de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-la-reconstruction/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-la-reconstruction/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les enjeux de la reconstruction","datePublished":"2005-06-17T15:45:00+00:00","dateModified":"2021-09-17T06:47:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-la-reconstruction/"},"wordCount":331,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L'Inde n'a pas refusé l'aide\n\nDans les premiers jours, on a reproché à l'Inde d'avoir « refusé l’aide internationale ». Un malentendu : l'Inde n'a pas refusé l'aide...\nLire\n\n\nAbolir les discriminations\n\nIntouchables, minorités tribales et paysans côtiers ont été négligés lors de la distribution de l’aide d’urgence. Peu à peu, le lobbying d’associations a permis d’améliorer leur prise en charge. Ils ont été en partie intégrés aux programmes publics de réhabilitation, mais n’ont pas encore été indemnisés par les autorités, contrairement aux pêcheurs...\nLire\n\n\nL'accès au littoral pour reconstruire\n\nLe gouvernement indien entend reloger les pêcheurs à distance du littoral pour préserver l'environnement et diminuer les risques. Mais ils craignent qu’on les chasse pour installer des hôtels en bord de mer...\nLire\n\n\nMieux coordonner les acteurs de la reconstruction\n\nLes opérations de secours ont été assez efficaces, mais menées sans vraie coordination. À l’heure de la reconstruction, les autorités, parfois rivales, travaillent isolément et consultent peu la population. Côté ONG, des coordinations ont vu le jour. Elles doivent encore dépasser des difficultés...\nLire\n\n\nImpliquer les communautés affectées\n\nHabitants et représentants des villages touchés aimeraient choisir où et comment ils aimeraient vivre ! Mais les programmes de reconstruction orchestrés par le gouvernement tiennent peu compte de leur avis. L’État n’a prévu aucun mécanisme participatif, tel que le réclament les ONG.\n\n\nContrôler les pouvoirs publics\n\nDans le Tamil Nadu, les \"affaires\" font régulièrement l’actualité. Comme des élections régionales approchent, les partis pourraient bien voir dans l’attribution des marchés de la reconstruction une occasion de se faire de l’argent. Une participation directe de la population concernée dans les décisions sur leur relogement freinerait de telles malversations."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-la-reconstruction/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-la-reconstruction/","name":"Les enjeux de la reconstruction - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-17T15:45:00+00:00","dateModified":"2021-09-17T06:47:32+00:00","description":"L'Inde n'a pas refusé l'aide Dans les premiers jours, on a reproché à l'Inde d'avoir « refusé l’aide internationale ». Un malentendu : l'Inde n'a pas","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linde-na-pas-refuse-laide/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linde-na-pas-refuse-laide/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;inde n&rsquo;a pas refusé l&rsquo;aide","datePublished":"2005-06-16T15:41:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linde-na-pas-refuse-laide/"},"wordCount":211,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans les premiers jours, on a reproché à l'Inde d'avoir « refusé l’aide internationale ».\n\nDe fait, son Premier ministre a seulement décliné les offres de financement d’autres pays pour les opérations d’urgence.\n\n\n\nLe gouvernement indien voulait réaffirmer sa place de leader politique et économique régional, envoyant ses propres secours dans les autres pays touchés.\n\nDe fait, la solidarité nationale avait la capacité de mobiliser l'aide. La société civile nationale s’est mobilisée de façon spectaculaire immédiatement après le tsunami et continue à jouer un rôle très actif dans la reconstruction. Même si l'organisation de la distribtion a posé des problèmes.\n\nMais, loin de refuser la solidarité internationale, le gouvernement indien a suspendu une loi contrôlant la réception de fonds étrangers par les ONG nationales et accepté l’assistance étrangère dans les phases de réhabilitation et de reconstruction.\n\nLes réactions d'indignation observées ici sont sans doute révélatrices d'une représentation dépassée des pays du Sud : à la fois incapables de faire face à leurs propres difficultés et forcément reconnaissants à l'égard des pays riches."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/linde-na-pas-refuse-laide/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/linde-na-pas-refuse-laide/","name":"L'inde n'a pas refusé l'aide - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-16T15:41:00+00:00","description":"Dans les premiers jours, on a reproché à l'Inde d'avoir « refusé l’aide internationale ». De fait, son Premier ministre a seulement décliné les offres de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-du-soja/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-du-soja/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’histoire du soja","datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-du-soja/"},"wordCount":189,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"De l’Asie aux Amériques\n\nLe soja est une légumineuse d’origine chinoise, domestiquée en Asie depuis 5 000 ans.\n\n•\tses qualités nutritionnelles sont exceptionnelles : le soja contient 20 % d’huile et surtout 40 % de protéines, taux inégalé dans le monde des graines ;\n•\tle soja est d’abord utilisé dans l’alimentation humaine, utilisé dans diverses préparation (« lait », tofu, sauces fermentées, etc.), également pour ses propriétés médicinales ;\n•\tsa consommation se répand dans toute l’Asie ;\n•\tdes graines parviennent en Europe à partir du 16ème siècle\n•\tles études agronomiques s’intensifient aux États-Unis au 19ème siècle, qui concluent au grand intérêt du soja dans… l’alimentation animale. C’est le début d’une irrépressible expansion.\n•\tAu 20ème siècle, les États-Unis adoptent une politique «  pro-soja » très déterminée, à la conquête des marchés intérieur et internationaux, dont l’Europe ;\n•\tÀ la fin des années 1990, l’Amérique du Sud se spécialise dans l’exportation de soja, Brésil en tête, qui rivalise avec les États-Unis dès 2003."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-du-soja/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lhistoire-du-soja/","name":"L’histoire du soja - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","description":"De l’Asie aux Amériques Le soja est une légumineuse d’origine chinoise, domestiquée en Asie depuis 5 000 ans. • ses qualités nutritionnelles sont","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-investissements-contribuant-reellement-au-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-investissements-contribuant-reellement-au-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des investissements contribuant réellement au développement","datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-investissements-contribuant-reellement-au-developpement/"},"wordCount":694,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Tout investissement, encore plus lorsqu’il se fait au nom du développement, devrait veiller au respect des populations locales et des droits humains, et soutenir durablement les potentialités du territoire et des acteurs locaux.\n\n\n\nOr, les partenaires du Sud du CCFD-Terre Solidaire sont de plus en plus confrontés à des investissements dévastateurs sur leurs territoires contre lesquels ils se mobilisent. \n\nAu nom de la croissance, voire du développement, les investisseurs internationaux se tournent aujourd’hui vers les pays en développement : près de 700 milliards d’euros y ont été  investis en 2011. Presque autant que dans les pays développés. Les États des pays occidentaux et des grands pays émergents, y compris la France, appuient des entreprises nationales afin qu’elles aillent investir à l’étranger : garantie sur fonds publics, et de plus en plus, financements dans le cadre de leur politique de développement. \n\nEn toute logique, ces investissements sont d’abord pensés pour répondre aux intérêts des investisseurs internationaux eux-mêmes - en majorité des multinationales. Mais que se passe-t-il quand certains ne prennent en compte ni l’avis, ni les besoins des populations vivant sur ces territoires et accaparent des ressources vitales pour elles ? Pire, quand ils violent les droits des habitants et ont des impacts délétères sur leur santé, leur mode de vie ou leur environnement ? \nDes règles existent ou sont en voie d’élaboration, mais ne sont pas assez appliquées dans les pays du Sud. Les Etats des pays d’origine de ces investisseurs ont le devoir de renforcer leur encadrement. \n\n\nUne campagne sur deux ans\n\nLe CCFD-Terre Solidaire :\nMènera une action dans la durée pour engager un débat avec l’opinion publique sur cet enjeu et l’inciter à se mobiliser, à travers son réseau de 15000 bénévoles, et via le web et les réseaux sociaux. Echanges d’expériences, conférences débats, actions de rue, soutien à la démarche par divers moyens symboliques et ludiques, pétitions en ligne seront au rendez-vous. Les outils développés pour cette mobilisation utilisent la métaphore sportive afin de signifier le besoin d’un arbitrage pour des investissements responsables : carton jaune, sifflet, emploi des termes investissement « hors-jeu » et « règles du jeu » etc…\n\nInterpellera les décideurs pour leur soumettre ses propositions – le gouvernement français et à travers lui l´Union européenne et les institutions internationales. Cette interpellation sera généralement menée en lien avec des démarches collectives dans le cadre de plateformes et réseaux dans lesquelles le CCFD-Terre Solidaire est engagé.\n\nPubliera des rapports de plaidoyer sur des angles et cas spécifiques (agriculture, industrie extractive, infrastructures..). Ces rapports et études de cas sont travaillés en lien étroit avec nos partenaires du Sud.\n\nLe premier rapport de la campagne « Investissements agricoles : sécurité alimentaire ou financière ? » étudie plusieurs cas d’investissements agricoles dans des pays en développement :\nCameroun, République démocratique du Congo, Sierra Leone, Malawi… Sécurité alimentaire, contribution fiscale, droits des travailleurs : les populations n’y trouvent pas toujours leur compte. Bien au contraire, elles sont souvent spoliées de leurs ressources alimentaires au mépris de leurs droits les plus fondamentaux. Tout en faisant mine de s’en inquiéter, et en multipliant les discours pour des investissements responsables, les Etats cautionnent et vont jusqu’à promouvoir toujours plus d’investissements étrangers sans les encadrer. Un exemple : la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire, une initiative des Etats du G8 lancée en 2012 qui, sous couvert de sortir 50 millions d’Africains de la faim, favorise l’implantation d’une quarantaine de multinationales agroalimentaires (Monsanto, Louis Dreyfus Commodities, Nestlé…) au lieu de soutenir directement les agricultures locales et les paysans.\n\nEn France, l’Etat s’engage à faire avancer la responsabilité sociale, environnementale et fiscale des multinationales et à soutenir en priorité les agricultures familiales. Pourtant, au nom du soutien au secteur privé, nombre de projets qu’il finance au nom du développement peuvent être bien éloignés de cette préoccupation."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-investissements-contribuant-reellement-au-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-investissements-contribuant-reellement-au-developpement/","name":"Des investissements contribuant réellement au développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","description":"Tout investissement, encore plus lorsqu’il se fait au nom du développement, devrait veiller au respect des populations locales et des droits humains, et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-soutient-paris-marche-pour-le-climat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-soutient-paris-marche-pour-le-climat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-terre Solidaire soutient Paris marche pour le climat","datePublished":"2014-09-12T14:28:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-soutient-paris-marche-pour-le-climat/"},"wordCount":143,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux jours avant le sommet historique des Nations unies sur le changement climatique, des millions de citoyens se mobilisent partout dans le monde afin de demander des mesures ambitieuses sur le climat.\n\n\n\nDe New York à Berlin, de Bogota à New Delhi, de Paris à Melbourne ainsi que dans des milliers d’autres villes, nous serons des millions à faire entendre nos voix pour rappeler aux chefs d’Etats que la question climatique est universelle, urgente et que d’elle dépendent les écosystèmes et le destin des hommes.\n\nLes dirigeants ont une responsabilité sur le changement climatique, à travers la gestion de l’économie, des ressources et des énergies. Exigeons un monde plus juste, un air respirable et une eau potable pour tous, une économie respectueuse de la planète et des générations futures.\n\nParticipez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-soutient-paris-marche-pour-le-climat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-soutient-paris-marche-pour-le-climat/","name":"Le CCFD-terre Solidaire soutient Paris marche pour le climat - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-12T14:28:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:12+00:00","description":"Deux jours avant le sommet historique des Nations unies sur le changement climatique, des millions de citoyens se mobilisent partout dans le monde afin de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-a-la-societe-civile-togolaise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-a-la-societe-civile-togolaise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appui à la société civile togolaise","datePublished":"2014-06-17T09:57:31+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:39:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-a-la-societe-civile-togolaise/"},"wordCount":237,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une mission commune CCFD-Terre Solidaire, ACAT-France, FIDH pour faire un bilan politique et une analyse de la situation des droits de l’homme au Togo\n\n\n\nL’ACAT-France, le CCFD-Terre Solidaire et la FIDH ont été invités par la société civile togolaise à venir analyser ensemble l’évolution de la situation politique et des droits de l’homme au cours des 10 dernières années et à réfléchir sur les enjeux de l’élection présidentielle à venir début 2015. La société civile togolaise souhaite contribuer à nourrir des débats de fonds lors de la prochaine campagne électorale en vue d’apporter des progrès substantiels dans la vie des citoyens togolais.\n\nCette mission CCFD-Terre Solidaire, ACAT-France et FIDH a séjourné dans la capitale Lomé du 28 mai au 4 juin 2014. Elle a rencontré un large panel d’interlocuteurs : autorités publiques, autorités religieuses, institutions nationales et internationales de promotion et de défense des droits de l’homme, chancelleries internationales, partis politiques, ONG, syndicats, journalistes...\n\nUn rapport de la société civile togolaise sur le bilan des 10 dernières années sera publié quelques mois avant l’élection présidentielle avec des recommandations très précises adressées  aux candidats. Le CCFD-Terre Solidaire, l’ACAT-France et la FIDH apporteront leur aide dans la publication de ce rapport et dans le suivi plaidoyer de ce document au niveau international."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-a-la-societe-civile-togolaise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-a-la-societe-civile-togolaise/","name":"Appui à la société civile togolaise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-17T09:57:31+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:39:55+00:00","description":"Une mission commune CCFD-Terre Solidaire, ACAT-France, FIDH pour faire un bilan politique et une analyse de la situation des droits de l’homme au Togo","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-luxleaks-les-lanceurs-dalerte-font-les-frais-de-lopacite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-luxleaks-les-lanceurs-dalerte-font-les-frais-de-lopacite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Procès Luxleaks : les lanceurs d&rsquo;alerte font les frais de l&rsquo;opacité","datePublished":"2016-04-22T11:56:48+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-luxleaks-les-lanceurs-dalerte-font-les-frais-de-lopacite/"},"wordCount":1011,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Paradis fiscaux","Secret des affaires"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires\n\nLe procès d'Antoine Deltour et des deux autres accusés dans le cadre de l'affaire du LuxLeaks qui s'ouvre au Luxembourg mardi 26 avril vient rappeler deux urgences : le besoin de transparence pour lutter contre les pratiques d'évasion fiscale des entreprises multinationales et la nécessité de garantir la protection des lanceurs d'alerte.\n\n\n\nPour les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires [[Membres de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires :\nLes Amis de la Terre -  Anticor - Attac France - CADTM France  – CCFD-Terre Solidaire - CFDT - CGT – Collectif Roosevelt - CRID  - Justice et Paix - Observatoire citoyen pour la transparence Financière Internationale - Oxfam France – Peuples Solidaires– ActionAid France - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Syndicat de la magistrature – Solidaires Finances Publiques (www.stopparadisfiscaux.fr)\nEn partenariat avec ONE France]], qui seront présentes mardi 26 avril au Luxembourg, il est intolérable qu'Antoine Deltour et les deux autres inculpés dans ce procès [[Le 5 novembre 2014, le scandale du Luxleaks a révélé des centaines d'accords fiscaux secrets passés par le cabinet PwC pour le compte d'entreprises multinationales et l'administration fiscale luxembourgeoise dans le but d'échapper à l'impôt. Ces révélations ont ébranlé l'Europe, et ont poussé les Etats membres à engager des plans d'action sur le sujet.]], dont le journaliste Édouard Perrin  [[Journaliste de l'agence Première ligne, qui produit le magazine « Cash Investigation ».]], qui ont révélé des pratiques extrêmement dommageables pour les Etats, se retrouvent aujourd'hui sur le banc des accusés [[Antoine Deltour est poursuivi pour « vol domestique, d'accès ou de maintien frauduleux dans un système informatique, de divulgation de secrets d'affaires, de violation de secret professionnel et de blanchiment-détention des documents soustraits ». Il risque jusqu'à 5 ans de prison et plus d'1 million d'euros d'amende.  Edouard Perrin est poursuivi pour les mêmes chefs d'accusation.]].\n\n« Antoine Deltour risque aujourd'hui cinq ans de prison pour avoir révélé une grave atteinte à l'intérêt général et permis de rendre publics les centaines d'accords fiscaux secrets passés entre des multinationales et l'administration fiscale luxembourgeoise pour échapper à l'impôt. Alors que l'évasion fiscale fait perdre à nos Etats des centaines de milliards d'euros chaque année, ceux qui la pratiquent ne sont pas inquiétés, tandis que ceux qui la dénoncent le sont. Il est absurde qu'Antoine Deltour soit jugé pour avoir agi en citoyen », souligne Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer sur les questions de financement du développement au CCFD-Terre Solidaire et coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires.\n\n« Antoine Deltour et les autres accusés dans cette affaire font les frais de l'opacité d'un système qui nuit aussi à la démocratie. Si de véritables mesures de transparence existaient et que les citoyens avaient accès aux informations clés sur l'activité des entreprises et le montant de leurs impôts payés, les Luxleaks, Panama Papers et autres scandales d'évasion fiscale pourraient être évités et ce procès n'aurait pas lieu », ajoute Lison Rehbinder, chargée de mission Justice fiscale à Peuples Solidaires ActionAid France.\n\nPour mettre un terme aux pratiques révélées notamment par l'affaire du Luxleaks, les entreprises multinationales doivent avoir l'obligation de rendre publiques les informations sur leurs activités et les impôts qu'elles payent dans les pays où elles sont présentes. Et non pas uniquement dans les pays de l'UE et dans certains paradis fiscaux, comme l'a proposé la Commission européenne le 12 avril dernier. Les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires attendent des Etats membres, à commencer par la France avec la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (Loi Sapin 2), qu'ils aillent plus loin que la proposition de la Commission et étendent le reporting à tous les pays où les multinationales sont implantées.\n\n« Avec la loi Sapin 2, qui doit être examinée prochainement à l'Assemblée nationale, les parlementaires français ont aujourd'hui une occasion unique pour faire de la France un pays exemplaire en terme de transparence et de protection des lanceurs d'alerte. Après le scandale des Panama Papers et le vote par l'Union européenne de la directive sur le secret des affaires, il est plus que temps d'agir », déclare Manon Aubry, responsable de plaidoyer Justice fiscale et inégalités à Oxfam France.\n\nLes organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires demandent ainsi aux parlementaires français de se saisir également de la loi Sapin 2 pour accorder enfin un statut global et une protection effective aux lanceurs d'alerte en France. Elles demandent enfin à l'Union européenne de se doter d'un dispositif efficace pour protéger les lanceurs d'alerte : il s'agit là d'une exigence a minima après le vote de la directive secret des affaires le 13 avril au Parlement européen, à laquelle nos organisations restent très fortement opposées.\n\nContacts presse :\n\n- ATTAC France : Dominique Plihon, porte-parole, 06 82 22 27 11 - dplihon@orange.fr \n\n- CCFD-Terre Solidaire : Karine Appy : 06 66 12 33 02 - k.appy@ccfd-terresolidaire.org\n\n- Oxfam France : Caroline Prak : 06 31 25 94 74 -  cprak@oxfamfrance.org\n\n- Peuples Solidaires ActionAid France : Lison Rehbinder : 06 31 29 11 60 - l.rehbinder@peuples-solidaires.org\n\nLa Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires organise un transport en bus au départ de Paris pour le Luxembourg lundi après-midi et mardi matin. Une action est prévue le mardi 26 avril 2016 à 8h45 devant le tribunal pour exiger de l'Union européenne plus de transparence de la part des entreprises multinationales. Des prises de parole, notamment du journaliste Denis Robert sont prévues."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-luxleaks-les-lanceurs-dalerte-font-les-frais-de-lopacite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-luxleaks-les-lanceurs-dalerte-font-les-frais-de-lopacite/","name":"Procès Luxleaks : les lanceurs d'alerte font les frais de l'opacité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-04-22T11:56:48+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:39+00:00","description":"Communiqué de presse de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires Le procès d'Antoine Deltour et des deux autres accusés dans le cadre de l'affaire du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-de-change-cest-possible/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-de-change-cest-possible/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Taxes sur les transactions de change : c’est possible !","datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-de-change-cest-possible/"},"wordCount":588,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir","Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Après un an d'étude, les experts internationaux rendent leur verdict* : une taxe sur les transactions de change est possible et générerait 33 milliards de dollars par an pour faire face aux défis du développement, de la pauvreté et du changement climatique. \n\n\n\nCes conclusions corroborent les propositions émises de longue date par les ONG, qui attendent à présent que les États dépassent le stade des intentions.\n\n\nLe groupe d'experts mandaté par 12 pays(2) en 2009 a rendu son rapport et démontre la faisabilité juridique et opérationnelle d'une taxe sur les transactions de change. Les systèmes informatiques hautement sécurisés de règlement des transactions interbancaires effectuant déjà un micro-prélèvement à chaque transaction, il suffirait de mettre en place une taxe additionnelle. Pour ces experts, la taxe sur les transactions de change est également adaptée, au regard des autres critères d'intérêt retenus (volume généré, impact sur le marché, soutenabilité, cohérence). Plusieurs taxes similaires existent déjà, notamment en Grande-Bretagne, en Inde et à Taiwan, sans aucun phénomène d'évitement.\n\n\nLes experts démontrent qu'une taxe de seulement 0,005% sur les quatre monnaies principales (USD, euro, livre sterling et yen) génèrerait 33 milliards de dollars par an pour corriger les effets de la mondialisation par une meilleure distribution des richesses mondiales. La crise financière de 2008 a fait basculer plus de 65 millions de personnes dans la pauvreté, particulièrement dans les pays du Sud. Les taxes sur les transactions de change permettraient de lever de nouveaux fonds pour faire face aux défis du développement, de la pauvreté et du changement climatique.\n\n\n« Nous recevons avec satisfaction les recommandations du rapport, déclare Jean-Louis Vielajus, président de Coordination SUD, et nous demandons aux pays membres du groupe de travail d'en endosser les conclusions, notamment à l'occasion du sommet du 22 septembre à l'ONU sur les OMD. Suite aux engagements du Président Sarkozy(3) lors du G20 de Toronto, la France doit convaincre les pays du G20, à minima ses partenaires européens, d'instaurer une première taxe sur les transactions de change.» Toutefois, pour réellement faire face à l'ampleur des défis, les travaux ne doivent pas s'arrêter là. La France doit s'engager sur une taxe, plus ambitieuse, sur l'ensemble des transactions financières.\n\n\nContact presse : Marie Bessières, bessieres@coordinationsud.org, 01 44 72 87 14\n\nCoordination SUD – Solidarité Urgence Développement est la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale. Fondée en 1994, elle rassemble plus de 130 ONG, dont une centaine via six collectifs (CLONG-Volontariat, CNAJEP, Coordination d’Agen, CRID, FORIM, Groupe Initiatives) qui mènent des actions humanitaires d’urgence, d’aide au développement, de protection de l’environnement, de défense des droits humains mais aussi des actions d’éducation à la solidarité internationale et de plaidoyer. Le WWF et Transparence Internationale France s’associent à ce communiqué. \n\n\n1 Rapport du groupe d'experts : www.leadinggroup.org/IMG/pdf_Financement_innovants_web_def-2.pdf \n\n\n2 Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Chili, Corée du Sud, Espagne, France, Grande-Bretagne, Japon, Norvège, Sénégal. Ces pays font partie du groupe pilote de 55 pays sur les financements innovants.\n\n\n3 « La France, soutenue par l'Allemagne, s'est battue sur cette question (...) Donc clairement, le G20 s'investit sur les financements innovants et notamment, parmi eux, la taxe sur les transactions financières.» Discours de Nicolas Sarkozy, 29 juin 2010, Toronto."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-de-change-cest-possible/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-de-change-cest-possible/","name":"Taxes sur les transactions de change : c’est possible ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:18+00:00","description":"Après un an d'étude, les experts internationaux rendent leur verdict* : une taxe sur les transactions de change est possible et générerait 33 milliards de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-mondial-le-developpement-oublie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-mondial-le-developpement-oublie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Commerce mondial, le développement oublié","datePublished":"2007-06-04T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-mondial-le-developpement-oublie/"},"wordCount":636,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les choses bougent-elles réellement à l’Organisation mondiale du commerce ? \nDepuis cinq ans, les négociations sont toujours suspendues à un accord sur l’agriculture... Quel que soit le dénouement, attendu courant juin au G8, \non sait déjà que le développement sera le grand perdant de cette négociation, pourtant engagée en son nom en 2001 à Doha. \n \nLe « cycle du développement » aurait dû aboutir fin 2004, mais les conférences ministérielles successives se sont heurtées à la question agricole. L’échéance fatale pour un accord approche à grands pas avec l’expiration fin juin du « fast track », processus qui permet au gouvernement américain d’obtenir un vote « bloqué » du Congrès, sans discussion. Au-delà, compte tenu de l’opposition croissante du Congrès à la politique commerciale du président Bush, tout accord serait repoussé aux calendes grecques.\n \nOn va d’effet d’annonce en effet d’annonce... Le dernier avatar, le texte du néo-zélandais Falconer, président de la commission Agriculture de l’OMC, est censé poser les termes d’un accord possible. Présenté fin mai, il cherche un compromis entre les différents membres du G4 (États-Unis, Union européenne, Brésil et Inde), qui mènent la danse. Ce n’est pas une mince affaire, comme en témoignent les récentes déclarations de M. Sarkozy, menaçant d’opposer le veto de la France si un compromis juste n’était pas atteint, et soulignant, devant un public agricole, qu’il ne laisserait pas tomber les agriculteurs français...\n \nLa synthèse de Falconer propose une série de mesures : l’abaissement par les USA de leurs subventions internes à l’agriculture de 19 à 17 ou 18 milliards de dollars ; une plus grande ouverture du marché européen aux importations (avec une baisse comprise entre 65 % à 80 % des droits de douane). Le Brésil est également prié de s’ouvrir aux investissements et aux services occidentaux, et l’Inde de baisser la garde en matière de protection de son agriculture.\n\nLe « Cycle du développement » déjà oublié\n\nLes USA et l’UE conservent de nombreux moyens de contourner ces contraintes... d’autant que le soudain emballement en faveur des agro-carburants semble assurer de nouveaux débouchés aux produits agricoles non exportés, et permettre des importations agricoles sans danger pour leurs agro-industries.\n\nSi les Quatre arrivent à trouver un compromis, il resterait aux 146 autres pays à approuver cet accord... Or, au-delà des grandes déclarations d’intention, les préoccupations mises en avant par la plupart des pays pauvres sont depuis longtemps passées à la trappe. Le « Cycle du développement », censé corriger les erreurs et impacts négatifs d’une libéralisation trop rapide et inégale, est déjà oublié.\n\nAucun produit agricole ne semble pouvoir échapper à la baisse des tarifs douaniers. En effet, ni le G4 ni la synthèse de Falconer ne daignent répondre aux pays en développement, y compris de l’Inde, qui demandent que de nombreux produits dits « spéciaux » soient mis à l’abri de la libéralisation, en raison de leur importance pour la sécurité alimentaire, le développement rural ou les emplois. Les « produits spéciaux », limités dans la proposition de Falconer à 5 à 8 % des produits agricoles au lieu des 20 % souhaités, ne seront même pas épargnés d’un effort en matière de baisse tarifaire. S’ils refusent cet accord, les pays pauvres seront confrontés à des négociations tout aussi dures dans le cadre des accords régionaux ou bilatéraux de libre-échange qui se multiplient, et auxquels il leur est difficile de résister. Quoi qu’il en soit, accord ou pas, la mondialisation continuera à prendre le chemin des plus forts...\n\nCatherine Gaudard\nChargée de programme Souveraineté alimentaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-mondial-le-developpement-oublie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-mondial-le-developpement-oublie/","name":"Commerce mondial, le développement oublié - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-06-04T00:00:00+00:00","description":"Les choses bougent-elles réellement à l’Organisation mondiale du commerce ? Depuis cinq ans, les négociations sont toujours suspendues à un accord sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-nicolas-sarkozy/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-nicolas-sarkozy/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les paradis fiscaux &#8211; Nicolas Sarkozy","datePublished":"2012-02-20T11:06:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-nicolas-sarkozy/"},"wordCount":184,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"«Nous voulons également créer un fichier national des fraudeurs sociaux et fiscaux, pour lutter contre la récidive et aggraver progressivement les sanctions. Nous voulons enfin créer un «FBI» de la lutte contre les fraudes, corps d’inspecteurs des contrôleurs qui aurait compétence sur toutes les fraudes sociales et fiscales.»\n\n\n\nNotre analyse\n\nL’UMP ne mentionne pas la question des paradis fiscaux. En revanche, le parti de Nicolas Sarkozy met l’accent sur la fraude fiscale qu’il met en parallèle avec la fraude sociale. Le dispositif cible donc essentiellement les petits fraudeurs et non pas les plus gros utilisateurs des paradis fiscaux : les riches particuliers et les entreprises multinationales. Des moyens supplémentaires seront mis en œuvre pour lutter contre cette petite délinquance financière mais la grande délinquance n’est pas abordée. Enfin, l’approche développée jusqu’à présent par le gouvernement, qui fait reposer l’ensemble du dispositif anti fraude sur la courte liste française des paradis fiscaux, n’est pas remise en question."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-nicolas-sarkozy/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-nicolas-sarkozy/","name":"Les paradis fiscaux - Nicolas Sarkozy - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-20T11:06:00+00:00","description":"«Nous voulons également créer un fichier national des fraudeurs sociaux et fiscaux, pour lutter contre la récidive et aggraver progressivement les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rompre-le-lien-entre-lexploitation-des-ressources-naturelles-et-les-conflits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rompre-le-lien-entre-lexploitation-des-ressources-naturelles-et-les-conflits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits","datePublished":"2014-03-28T18:11:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rompre-le-lien-entre-lexploitation-des-ressources-naturelles-et-les-conflits/"},"wordCount":1143,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A lors qu’elle constitue le plus grand marché économique mondial et qu’elle abrite les principales places où se négocient les prix des ressources naturelles, l’Union européenne peine à se doter d’une législation empêchant l’importation sur son territoire de ressources naturelles dont l’exploitation et le commerce financent les conflits. La nécessité d’un cadre légal a pourtant été soulignée à de nombreuses reprises par l’ONU, l’OCDE et les ONG.\n\n\n\nLes ressources naturelles, si elles constituent un formidable potentiel de développement, sont susceptibles de provoquer ou d’entretenir les conflits armés dans les régions à risque. Les revenus issus de l’exploitation et du commerce de ces matières premières peuvent en effet participer au financement de groupes armés ainsi qu’à la corruption et l’affaiblissement des États. \n\n\nDans un contexte où la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles se fait de plus en plus violente, ces « minerais du conflit » entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante (électronique, secteur automobile, bijouterie...) sans que les entreprises de la chaîne d’approvisionnement ne voient engagée leur responsabilité.\n\n\n\n\n En Colombie, où le conflit a coûté la vie à plus de 218000 personnes, où entre 4,7 et 5,7 millions de personnes ont été contraintes à des déplacements internes et où on note plus de 25 000 disparitions forcées, les mines de tantale, de wolframite et d’or, ainsi que les itinéraires commerciaux correspondants, sont contrôlés et taxés par les groupes armés. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principal groupe impliqué dans des activités minières illégales, tirent jusqu’à 20 % de leurs ressources économiques du contrôle du négoce de l’or dans le pays. En République démocratique du Congo depuis plus de quinze ans, le commerce de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or alimente un conflit violent dans l’Est du pays. La concurrence pour le contrôle des mines et les itinéraires commerciaux incite les belligérants à poursuivre les combats. Les rebelles et les membres de l’armée nationale ont empoché des millions de dollars par le biais d’un système de taxation illégal et du contrôle du négoce, tout en infligeant d’épouvantables souffrances à la population locale. La Birmanie est exceptionnellement riche en pierres précieuses dont les rubis et les jades ainsi qu’en minerais comme le cuivre, l’étain, le tungstène et l’or. L’industrie minière du pays a été lourdement militarisée pendant des décennies avec le contrôle exercé par les membres de l’armée nationale sur les mines et les opérations de négoce et d’exportation. En République centrafricaine, où la France est engagée militairement, les rebelles de la coalition Séléka qui s’est rendue coupable des pires exactions sur les populations civiles, ont utilisé les revenus de l’exploitation et du commerce du diamant pour se renforcer.\n\n\nQuelques chiffres clés\n\n\nCes 60 dernières années, 40% des conflits civils ont été liés à l’exploitation de\nressources naturelles. Avec 400 importateurs de minerai (étain, tungstène, tantale et or), ce sont les pays membres de l’Union européenne qui importent les principales ressources naturelles impliquées dans le financement des conflits. Cela s’estime par exemple à 28% pour le tantale et à 15% pour l’étain produits à travers le monde. Ces valeurs ne concernent pas les dérivés de ces minerais. Tous ces produits sont utilisés dans une variété de secteurs où excellent les entreprises européennes. Il s’agit entre autres de l’électronique, la défense, les télécommunications, etc.\n\n\nLes avancées\n\n\nEn 2010, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté des lignes directrices sur le devoir de diligence pour empêcher que l’exploitation des ressources naturelles finance le conflit en RDC. L’OCDE a développé un Guide sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque. Les Etats-Unis ont imposé à travers la loi Dodd Frank un devoir de diligence aux entreprises concernant les minerais importés de RDC ou des pays voisins.\n\n\nLa France, quant à elle, se cantonne au discours : malgré ses prises de position ambitieuses aux niveaux international et européen, elle n’a pas initié d’action concrète.\n\n\nOù en sont les institutions européennes ?\n\n\nLa Commission européenne a publié le 5 mars dernier un projet de règlement sur l’approvisionnement responsable en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque.\n\n\nDans ce projet, la Commission n’impose aucune obligation aux entreprises et se fonde uniquement sur une démarche volontaire de leur part, ce qui est loin d’être suffisant pour mettre fin à la commercialisation sur le marché européen de minerais ayant financé des groupes armés.\n\n\nPar ailleurs, les mesures ne s’adressent qu’aux premiers importateurs, soit un nombre très limité d’entreprises, n’apportant une réponse que très partielle au problème qui s’étend à la chaîne d’approvisionnement dans son ensemble. Enfin, ce projet ne couvre pas l’ensemble des ressources naturelles puisqu’il ne concerne que l'or, l'étain, le tungstène et le tantale.\n\n\nLe projet de règlement de la Commission demeure ainsi très en deçà des normes internationales proposées par l’ONU et l’OCDE, et va également à l’encontre du « rapport sur la promotion du développement par des pratiques responsables dans les affaires, notamment en ce qui concerne le rôle des industries extractives dans les pays en développement » adopté le 26 février 2014 par le Parlement européen. Il prône une législation contraignante, pesant sur toutes les entreprises de la chaîne d’approvisionnement, et s’appliquant à toutes les ressources naturelles.\n\n\nPropositions du CCFD-Terre Solidaire aux candidats aux élections européennes\n\n\n\n Créer une obligation légale contraignante pour les acteurs économiques afin qu’ils exercent un devoir de diligence sur leurs chaînes d’approvisionnement pour identifier et prévenir les risques de financement des conflits et des violations des droits humains. Seule une législation contraignante peut efficacement rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits. Étendre la portée du règlement négocié en 2014 sur l’approvisionnement responsable en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque. D’une part, il convient de l’appliquer à tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement, et non pas uniquement aux importateurs. D’autre part, son champ d’application doit être élargi à l’ensemble des ressources naturelles, sans exception."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rompre-le-lien-entre-lexploitation-des-ressources-naturelles-et-les-conflits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rompre-le-lien-entre-lexploitation-des-ressources-naturelles-et-les-conflits/","name":"Rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-28T18:11:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","description":"A lors qu’elle constitue le plus grand marché économique mondial et qu’elle abrite les principales places où se négocient les prix des ressources","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cerner-le-phenomene/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cerner-le-phenomene/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cerner le phénomène","datePublished":"2012-06-17T14:39:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:40:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cerner-le-phenomene/"},"wordCount":3306,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Parmi les conséquences néfastes de la crise financière globale, il en est une qui inquiète particulièrement : la montée en puissance du secteur privé comme instrument de coopération. Les États, aux ressources publiques de plus en plus exsangues, et peu disposés à en engager pour la coopération, gèlent leur participation ou se dégagent des politiques publiques internationales de développement. Ils en appellent notamment au secteur privé pour s’intégrer dans leurs plans d’actions : que ce soit dans les politiques nationales ou dans les sommets régionaux et internationaux (Rio+20 mais aussi le Forum Mondial de l’Eau, le G8, le G20, l’Union Européenne ,…), le secteur privé s’impose aux côtés des États qui s’adressent de plus en plus à lui afin de trouver les ressources nécessaires pour tenir leurs engagements en matière d’aide au développement dans les pays du Sud. Les organisations internationales connaissent les mêmes difficultés et peinent à répondre aux situations de crise. Le Programme Alimentaire Mondial et l’Agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) ont ainsi dû réitérer leurs appels d’urgence par manque de financement pour répondre à la crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique et dans le Sahel.De fait, l’inclusion du secteur et des investissements privés dans les politiques publiques constitue un effet d’aubaine en permettant notamment aux entreprises des pays du Nord et émergents d’avoir accès aux marchés et aux ressources encore partiellement exploités et insuffisamment régulés des pays du Sud… sans avoir à assumer ni les objectifs ni les exigences de réelles politiques publiques en la matière. \n\nLe lancement de nouvelles dynamiques internationales, si louable en soit l’objectif annoncé, peut aboutir à des mesures totalement contre-productives, et accoucher de « fausses solutions ». Le précédent des agrocarburants devrait nous le rappeler : sous l’objectif vertueux de développer des énergies alternatives aux ressources fossiles, l’incorporation d’éthanol et de diesel végétal dans les carburants s’est traduit par une ruée sur les terres et les productions agricoles et une flambée sans précédent des prix alimentaires dans les pays du Sud. Tout cela pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre largement remise en cause. La raison ? À vouloir ménager la chèvre et le choux, c’est au final le loup qui a le dessus : les pays les plus riches ou émergents, tout en prônant la coopération et la solidarité, veulent à tout prix poursuivre leur propre croissance. Ils ont besoin pour cela d’accéder aux ressources naturelles qui leur manquent : c’est donc avant tout la libéralisation des échanges et la croissance de leurs propres investissements qu’ils encouragent, même dans le cadre des politiques de coopération. \n\nCes investissements sont ainsi souvent liés à l’accès aux terres et aux ressources des pays destinataires, s’apparentant trop souvent à un accaparement de ces ressources. Il est désormais bien connu que de tels investissements peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement et les populations locales. Ils continuent cependant d’être promus dans toutes les instances internationales et nationales, sans être assortis des conditions nécessaires. Sur ce point, le Sommet de la Terre qui se tient à Rio du 20 au 22 juin 2012 ne fait pas exception. \n\nÀ qui profitent réellement ces investissements ? Quel coût humain, social et environnemental représentent les accaparements de terres et de ressources qui y sont liés ?  \n\nL’objectif des États réunis aux Sommets de la Terre est-il bien de préserver notre planète, ses ressources, et un développement durable pour tous, ou de se faire les représentants de commerce de leurs entreprises ?\n\nDéfinition et chiffre\n\nSi la problématique n’est pas nouvelle, les accaparements de terres et de ressources se sont considérablement accrus ces dernières années et atteignent des niveaux inquiétants. Aujourd’hui, relever le défi environnemental soulève de nombreux enjeux connexes, dont l’un est fondamental : celui d’une gestion des terres et des ressources naturelles. Cependant, la volonté de développer des modèles durables de gestion de ces ressources, tout en répondant aux besoins fondamentaux de l’humanité, se confronte à des intérêts contradictoires : ainsi le défi alimentaire – nourrir 9 milliards d’humains en 2050 – s’oppose au défi énergétique, qui comporte le développement d’énergies dites alternatives (comme les agrocarburants à base de matière première agricole)… Ce même défi alimentaire est confronté à l’urbanisation croissante et à la volonté de développer des infrastructures pour les bâtiments, les transports, l’électrification… L’un comme l’autre défi reposent sur l’accès à des terres et des ressources (eau, forêts, sous-sols..). Dans la poursuite de l’objectif prioritaire qu’ils se sont fixés, les acteurs cherchent donc à s’approprier ces ressources.\n\nLes accaparements de terres et de ressources : la définition du CCFD-Terre Solidaire\n\nSi l’on s’accorde sur l’existence d’une dynamique d’accaparement de terres à l’échelle mondiale, la terminologie permettant de rendre compte de la nature et de l’ampleur du phénomène est différente selon les acteurs. Ainsi, le terme accaparement des terres est principalement utilisé par les ONG et les médias dans l’intention d’utiliser des mots forts afin de frapper l’imagination. Plusieurs expressions ont également une grande portée symbolique, comme « la ruée vers les terres » ou « le grand monopoly » (des acquisitions de terres). D’autres expressions à forte connotation négative sont également utilisées – telles que transaction foncière illégitime, spoliation, confiscations massives – et mettent en avant le caractère (supposé) illégal voire usurpatoire de ces pratiques. \n\nAu contraire, d’autres acteurs, comme les institutions internationales, se veulent plus neutres dans leurs discours afin de ne pas prendre parti ou exprimer un jugement de valeur. Elles utilisent ainsi de préférence les termes techniques faisant référence aux formes de contractualisation de la terre (acquisition, transaction, concession) ou à l’action sous-jacente supposée, à savoir, les investissements. Du côté des acteurs académiques, les travaux déjà produits sur ce thème sont peu nombreux et disparates, révélant, si ce n’est un manque d’intérêt, du moins un manque de discussion et de recul sur le sujet. Quant à l’implication des médias dans le débat, elle est relativement modérée (le sujet étant couvert par un nombre limité de journalistes généralement spécialistes des questions de développement). Le terme choisi pour définir le sujet dépend alors de l’implication des journalistes, de leur volonté d’orienter le lecteur ou encore du degré de liberté dont ils disposent. \n\nUne récente présentation de la FAO en amont de la dernière Conférence Régionale d’Amérique Latine qui reprenait plusieurs études sur le phénomène soulignait ainsi que les accaparements étaient un phénomène nouveau et limité à deux pays, l’Argentine et le Brésil. D’autres analyses se limitent aux accaparements de terres dits « de grande échelle ». Ainsi chacune de ces définitions réduit le champ d’analyse. \n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, l’accaparement des terres concerne la prise de contrôle d’un territoire (par achat, location, occupation,…), qu’elle soit légale ou non, qui entraînent des incidences négatives sur les communautés locales ou les usagers originaux du terrain, c’est-à-dire lorsque les transactions foncières affectent directement ou indirectement le modèle économique, sociétal, social ou environnemental des communautés locales et portent donc atteinte aux droits inscrits dans la Charte internationale des droits de l’Homme. Les conflits d’intérêt qui accompagnent cette pratique sont autant de signes qu’il existe un rapport de force inégal entre investisseurs, gouvernements et communautés locales. La question de l’inégalité est aggravée par la faiblesse des mécanismes d’accès et de recours à la justice par les communautés locales affectées. \n\nCette définition des accaparements de terres s’appuie principalement sur l’existence d’impacts négatifs (sur les communautés locales, les droits humains, l’environnement), sur les pratiques des acteurs (rapport de force inégal, absence d’information, de transparence, de concertation, etc.) et sur les absences / lacunes des cadres normatifs (tableau 1). Toutes ces caractéristiques sont considérées comme « centrales », les autres caractéristiques (montants investis, nombre et nature des transactions, origines des investisseurs, etc.) sont dites « périphériques ». \n\nOutre son exhaustivité, cette définition permet d’éviter les écueils liés aux caractéristiques fréquemment utilisées pour désigner les accaparements de terres, qui révèlent leurs limites. \n\nLes déterminants généralement utilisés pour désigner les accaparements de terres et de ressources  \n\nSi les caractéristiques retenues pour définir le phénomène d’accaparements de terres et de ressources sont différents selon les acteurs, certaines prédominent : la superficie de terres concernée, le montant et la finalité des investissements, et les types d’acteurs impliqués. Mais au vu des exemples connus et des pratiques constatées ces dernières années, aucun de ces éléments ne semble totalement pertinent pour appuyer une analyse et proposer une définition. En effet, bien que la taille du terrain accaparé soit souvent citée, cette approche est trop relative et pose la question du seuil à considérer (lequel bien entendu varie selon les contextes, la taille du pays, etc.). Aussi plutôt que la taille des terrains concernés, il paraît plus pertinent de considérer s’il y a concentration de terre dans les mains d’un nombre restreint de personnes, ou de prendre en compte la valeur sociale, environnementale et « alimentaire » des terrains appropriés. \n\nConcernant le montant des opérations, la notion est aussi relative. À partir de quelle somme peut-on considérer qu’il y a un investissement massif sur un territoire ? Seuls “les principes de l’Equateur” traitent du montant des investissements, toutefois ils ne considèrent le phénomène que sous l’angle des grands projets tels que la construction d’infrastructures, de barrages, d’industries extractives dont le montant d’ investissement dépasse les 10 millions d’USD. Or, dans de nombreuses situations, les accaparements se font finalement pour des montants dérisoires voir quasi symboliques. Le volume financier des opérations ne peut donc pas non plus être considéré comme la caractéristique centrale pour définir le phénomène. \n\nL’objectif final de l’investissement pose également problème. S’il existe une prédominance notable des accaparements de terres et de ressources en lien avec une production de matières premières agricoles – monocultures d’huile de palme, de soja, de canne à sucre, de blé etc. – des négociations foncières dans d’autres secteurs d’activités (tels que le secteur extractif, l’installation d’une usine et même le tourisme) ont les mêmes incidences négatives sur les communautés locales. \n\nEnfin, sur la nature des acteurs, les plus anciennes définitions d’accaparements de terres sont centrées sur les investissements fonciers réalisés par les acteurs étrangers tels que les multinationales, les banques, les assurances ou encore les États via leurs fonds d’investissement. Cependant, cette analyse ignore largement le jeu des intermédiaires. Des études plus récentes soulignent l’importance des projets engagés par des entreprises nationales ou des élites locales qui engendrent aussi d’importantes « externalités négatives » (impacts) sur les communautés locales. La nationalité de l’acteur responsable d’accaparements ne peut donc pas être considérée comme un critère d’analyse (d’autant plus que la mondialisation économique et les multiples connexions et relations d’influence entre investisseurs de tous horizons participent à la dilution de l’identité des acteurs économiques).\n\nAu-delà des débats sur la terminologie utilisée pour décrire le phénomène et le choix des caractéristiques, le chiffrage même des accaparements de terres fait débat. \n\nQuelques chiffres clés et tendances  \n\nDe nombreux acteurs (Organisations Internationales comme la Banque Mondiale, la FAO, ou des ONGs) ont essayé de quantifier l’ensemble des transactions foncières mais les référentiels d’analyse sont trop différents et ne permettent pas une comparaison. L’estimation la plus élevée considère qu’entre 2000 et 2011, au moins 203 millions d’hectares ont fait l’objet de négociations (achevées ou en cours), soit la moitié du territoire de l’Union Européenne ! \n\nMais, tout comme l’ampleur de la surface accaparée ne constitue pas une caractéristique centrale pour l’analyse du phénomène, les chiffres annoncés ne permettent pas de cerner pleinement l’ampleur réelle (et donc les effets concrets) du phénomène. De plus, nombre de transactions ne sont pas signalées ou rendues publiques et chaque jour la liste s’allonge. Les chiffres annoncés sont ainsi sans aucun doute largement sous-estimés. Dans l’optique de considérer les accaparements de terres et leurs impacts dans la perspective des droits humains et de l’environnement, il serait intéressant de modifier la méthodologie de calcul et sa présentation en mettant en lien l’acquisition de terres avec les impacts négatifs qui en découlent pour les populations locales.\n\nLes différentes analyses font état tout de même d’un certain nombre de tendances dans l’évolution du phénomène :  \n\n• la demande en terres (et donc la pression au niveau mondial) reste importante et va continuer de s’accroître à long terme, favorisée par des tensions constantes sur les marchés de matières premières, l’augmentation de la production et de la consommation d’agrocarburants et la raréfaction des terres et ressources. \n\n• cette ruée vers les terres est non seulement liée à la production de nourriture, et concerne donc les terres cultivées et cultivables, mais également à l’extraction de matières premières. Ainsi, si 78 % des accaparements recensés par l’ILC concernent la production agricole (dont les trois quarts destinés aux agrocarburants), le secteur extractif, industriel, touristique et les conversions forestières prennent aussi une part significative (22 % des investissements). \n\n• l’Afrique est principalement concernée par les accaparements de terres. On estime à 134 millions d’hectares la surface ayant fait l’objet de transaction en Afrique entre 2000 et 2010 (soit l’équivalent du Tchad, deuxième plus grand pays d’Afrique sub-saharienne). Le continent asiatique est le deuxième le plus touché avec 22 millions d’hectares.\n\nLe « grenier » du Mali menacé par des investissements  \n\nLa région de l’office du Niger se situe au centre du Mali et constitue le « grenier » du pays. Sur ces terres, où se pratiquent l’élevage et le maraîchage, 90 000 hectares de terres irriguées étaient jusqu’alors réparties entre 50 000 exploitants qui assuraient à eux seuls 60% des besoins en riz du pays. Mais ces dernières années, des accords portant sur plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres agricoles de la région ont été signés entre le gouvernement malien et des investisseurs privés ou publics. \n\nAinsi, des travaux d’élargissement d’un canal d’irrigation de 40 kms de long, et la construction d’une route, sont prévus dans le cadre du projet Malibya porté par une société libyenne sur une surface de 100 000 hectares (production envisagée : riz, produits maraîchers, maïs, bétail, pour exportation vers la Libye). Alors que les travaux n’ont pas encore abouti, les habitants de la région sont déjà mécontents d’avoir vu leurs habitations démolies et d’avoir été très mal dédommagés. En outre, les maraîchers de la zone se plaignent d’une pénurie d’eau consécutive aux travaux. En effet, un investissement d’une telle ampleur ne prend pas seulement la terre, mais aussi l’eau, la forêt, la biodiversité, la faune, la flore : accaparer des terres, c’est accaparer tout un écosystème ! Le contrat signé avec l’État malien assure au projet Malibya un accès prioritaire à l’eau durant la saison sèche. \n\nDans un autre domaine, l’expansion du périmètre sucrier via un partenariat public-privé entre l’État malien et la société sucrière Markala menace une trentaine de villages, provoquant inquiétude et colère parmi les habitants : ils s’interrogent sur le devenir de leur sécurité alimentaire et sur l’intérêt pour eux de la transformation de champs qui, depuis des générations, servaient à nourrir une grande partie du pays. Aujourd’hui tout est remplacé par de la canne à sucre servant à la fabrication d’agrocarburants !\n\nCes grands investissements ont des conséquences dramatiques sur les communautés paysannes : la plupart de ces projets provoquent des déplacements de population, réinstallées sur des terres marginales et plus pauvres. Cela entraîne la paupérisation de la communauté, incapable de compenser la perte d’autosuffisance alimentaire par des revenus suffisamment stables. \n\nÀ ce triste recensement, il faut ajouter la privatisation des terres du village de Sanamadougou. Fort de ses connivences avec les plus hautes sphères de l’État, un homme d’affaires malien a depuis 2009 fait intervenir l’armée à plusieurs reprises. Des maisons ont été rasées et des dizaines de personnes emprisonnées. Les villageois rapportent que depuis le début du conflit, trois personnes seraient décédées et une femme aurait fait une fausse couche du fait des violences subies. \n\nMais les habitants du village de Sanamadougou ne se résignent pas. En novembre 2011 ils participaient à la conférence paysanne internationale organisée à Nyéléni sous l’égide de la Via Campesina, aux côtés de représentants d’organisations paysannes et d’ONG venus des quatre coins du monde ou des villages en conflits de l’Office du Niger. Dans leur résolution finale, les organisations ont souhaité rappeler que « la lutte contre les accaparements de terres est un combat contre le capitalisme et contre un modèle économique prédateur. Nos terres et nos identités ne sont pas à vendre !  ». \n\nLa convergence malienne contre les accaparements de terres, à laquelle participent des partenaires du CCFD-Terre Solidaire, a adressé le 18 mai 2012 une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture, de la pêche et de l’élevage et ancien directeur de l’Office du Niger dénonçant la situation particulièrement difficile des villageois de Sanamadougou : « Les petits producteurs au Mali sont ceux qui ont investi dans les terres depuis des générations, et non les investisseurs qui viennent s’accaparer précisément ces terres. […] Aujourd’hui, c’est la survie de certains d’entre eux qui est menacée, surtout avec la ruée des investisseurs sur les terres agricoles pour l’agrobusiness ».\n\nPour comprendre et résister au phénomène de l’accaparement de terre il est nécessaire de répondre aux questions suivantes : quelles sont les pratiques les plus fréquentes qui permettent que les terres soient appropriées par un autre acteur que celui qui utilisait le terrain à l’origine ? Quels acteurs sont impliqués dans ce phénomène ? Quels enjeux se cachent derrière ce phénomène ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cerner-le-phenomene/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cerner-le-phenomene/","name":"Cerner le phénomène - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-17T14:39:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:40:19+00:00","description":"Parmi les conséquences néfastes de la crise financière globale, il en est une qui inquiète particulièrement : la montée en puissance du secteur privé","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/parole-de-guy-aurenche-sur-les-chretiens-dorient/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/parole-de-guy-aurenche-sur-les-chretiens-dorient/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Parole de Guy Aurenche sur les Chrétiens d’Orient","datePublished":"2014-09-05T16:39:06+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/parole-de-guy-aurenche-sur-les-chretiens-dorient/"},"wordCount":648,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Guy Aurenche, président du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire (CCFD-Terre Solidaire), estime que l’Europe devrait prendre l’initiative de réunir une conférence régionale, rassemblant toutes les forces politiques, mais aussi civiles et religieuses sur la question des chrétiens d’Irak. \n\n\n\nPublié le 31 juillet 2014 sur le site la-croix.com\n\n« Nous sommes et nous serons aux côtés des Chrétiens d’Orient dans l’esprit de la déclaration des responsables catholiques de Terre Sainte qui associent dans une même compassion toutes les victimes des extrémistes qui cherchent à « monter les peuples et les religions les uns contre les autres » [[ Déclaration « Les Chrétiens sont-ils persécutés au Moyen-Orient ? » du 2 Avril 2014 des évêques catholiques de Terre Sainte]].\n\nNous nous plaçons sous l’autorité de cette parole pour éviter les récupérations partisanes. Certains groupes qui s’expriment bruyamment aujourd’hui pour les Chrétiens d’Orient ne s’étaient pas manifesté lorsque nous appelions à des actions de soutien aux sociétés civiles en Egypte, en Syrie ou en Palestine. Ou plus grave, pour éviter que les extrêmes ne poussent les forces modérées de chaque camp à repartir en croisade.\n\nNous sommes et nous serons aux côtés des Chrétiens d’Orient, par l’aide matérielle immédiate à la survie lorsqu’on peut la leur faire parvenir ; par l’intervention auprès des pouvoirs politiques français et européens pour qu’il osent faire pression sur tous ceux dont l’influence peut contribuer à arrêter les massacres ; par la prière car nous croyons qu’elle peut rejoindre ceux et celles qui sont enfermés dans la solitude ; par des rencontres de soutien ici ou là-bas lorsqu’elles sont possibles ; par la poursuite des actions de renforcement des sociétés civiles dans cette région du monde qui sont seules capables de dialoguer et de construire un véritable vivre ensemble.\n\nNous sommes et nous serons aux côtés des Chrétiens d’Orient parce que notre expérience, avec de nombreuses organisations locales, chrétiennes ou non, au Proche-Orient nous permet d’affirmer que la présence chrétienne constitue un élément social, culturel et religieux essentiel de stabilité et de progrès. Ils sont aujourd’hui minoritaires, ne menacent personne et peuvent donc contribuer à rassembler les diverses composantes modérées.\n\nNous sommes et nous serons aux côtés des Chrétiens d’Orient parce qu’avec ces partenaires qui appartiennent à des familles spirituelles et culturelles différentes, nous croyons que l’avenir est dans la construction de sociétés aux accents multiculturels ou religieux.\n\nNous avons bien conscience que les événements actuels et les forces en présence contredisent une telle analyse. Nous craignons également que certaines grandes puissances aient renoncé au maintien de cette pluralité en abandonnant les territoires à des groupes religieux ou politiques qui s’en proclament les maîtres absolus et exclusifs. Nous constatons en même temps que ces nouvelles croisades ne conduisent qu’à l’appauvrissement des populations ainsi qu’à la violence. Elles créent une menace non seulement pour la région mais pour le monde entier.\n\nAussi pensons-nous que l’Europe devrait prendre l’initiative de réunir une conférence régionale, rassemblant toutes les forces politiques, mais aussi civiles et religieuses, intervenant dans la région et acceptant le principe de la discussion afin de confronter leur programme : l’affrontement confessionnel ou la cohabitation par le dialogue ? Il est nécessaire d’isoler politiquement, culturellement, économiquement, diplomatiquement, les extrémistes de tout bord. En tout cas ce n’est pas respecter les Chrétiens d’Orient que de les utiliser pour quelque nouvelle croisade."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/parole-de-guy-aurenche-sur-les-chretiens-dorient/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/parole-de-guy-aurenche-sur-les-chretiens-dorient/","name":"Parole de Guy Aurenche sur les Chrétiens d’Orient - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-05T16:39:06+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:06+00:00","description":"Guy Aurenche, président du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire (CCFD-Terre Solidaire), estime que l’Europe devrait","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-se-reduisent-a-limpuissance/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-se-reduisent-a-limpuissance/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les états se réduisent à l&rsquo;impuissance","datePublished":"2010-12-07T20:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-se-reduisent-a-limpuissance/"},"wordCount":1445,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Engoncés dans leurs problèmes de déficit et d’emploi, les pays occidentaux réitèrent sans ciller, à chaque grand-messe internationale et avec la bénédiction des grands émergents, leur foi inébranlable dans les vertus du commerce et de l’investissement, appelant sans discontinuer à la création de conditions propices à l’expansion du secteur privé afin de favoriser la croissance et l’emploi : « nous réaffirmons notre engagement en faveur de la liberté du commerce et de l’investissement,  éterminants pour la reprise » (Plan d’action du G20 à Séoul, novembre 2010)[[Notre traduction]].\n\nIl faudrait, à les entendre encore, que chacun adapte son cadre juridique et fiscal, voire son territoire et sa population, et réduise toute forme d’intervention étatique dans l’économie afin de laisser prospérer les forces du marché au bénéfice supposé de tous. S’il a bousculé quelques certitudes quant à la supposée autorégulation des marchés financiers, le séisme financier de 2008 n’a pas eu raison de cette idéologie.\n\nIls naviguent à vue\n\nAu-delà même du fait que l’analyse empirique – notamment de l’impact calamiteux de ces politiques dans les pays les plus pauvres – devrait les amener à réviser, ou du moins à qualifier, leur jugement, l’injonction du G20 repose sur des statistiques fragiles. En gommant la fiction des multiples transactions offshore, la Banque de France a montré que les flux d’IDE vers la France étaient, en réalité, 85 % moindres qu’annoncés (voir p. 12). De telles données devraient, pour le moins, amener le gouvernement français à réinterroger la pertinence des sacrifices consentis pour attirer les investisseurs. De même, le détournement d’une part considérable du commerce mondial par des sociétés sans réalité économique devrait amener les tenants d’une « croissance commerciale au bénéfice de tous » à remettre en question leurs croyances.\n\nSurtout, les pays du G20 semblent ne pas voir que cette difficulté à appréhender la réalité des activités économiques masque l’évaporation, en chemin, de la valeur produite par les échanges internationaux et l’investissement, happée par les filiales offshore. Bien sûr, cette valeur n’est pas perdue pour tout le monde et le lobbying des entreprises multinationales et des banques est puissant. Doit-on, pour autant, en conclure que le G20 ferme volontairement les yeux sur cette captation de la richesse mondiale par une minorité ? Sans contester le cynisme de certains, nous ferons plutôt l’hypothèse d’un aveuglement des principaux dirigeants mondiaux, bernés par le trompe-l’œil offshore et bercés par l’illusion d’un phénomène aux marges de l’économie – qu’il suffirait de mettre au pas en contraignant les territoires rétifs à coopérer. Reste que s’ils veulent avoir une influence sur la création et le partage des richesses au plan mondial, ou ne serait-ce que disposer des instruments pour pouvoir en débattre en connaissance de cause, il leur faut accepter de jeter une lumière crue sur le phénomène offshore afin d’en démasquer la supercherie.Et nous faisons le pari qu’il sera plus aisé et, surtout, plus efficace d’obtenir une image fidèle de la réalité économique en braquant les projecteurs sur les émetteurs de données trompeuses, plutôt que sur les réceptacles – certes consentants, mais remplaçables, de comptes erronés (voir chap. 4).\n\nAu supermarché des souverainetés\n\nAyant organisé un monde où les capitaux circulent librement, ou presque, les États se livrent à présent une concurrence féroce pour les attirer. Les plus petits d’entre eux ont vite compris qu’il leur fallait aller loin dans l’abandon de leur souveraineté pour attirer les flux financiers. Au point d’en faire commerce, adoptant la posture du passager clandestin[[Consistant, en théorie économique, à retirer des bénéfices d’un processus sans n’en assumer aucun coût. ]] de l’économie mondialisée. \n\n« Les paradis fiscaux constituent l’une des questions politiques les plus importantes de notre époque. »\nChristian Chavagneux[[Op. cit., L’Économie politique n° 42, p. 32]]\n\nEn 2006, l’Assemblée nationale de Jersey a par exemple adopté une loi sur les trusts permettant d’accroître l’opacité du dispositif sans que personne n’y trouve à redire. Pour Chavagneux et  al.,  « les  législateurs  ont  fait exactement  ce  qu’exigeait  l’industrie  locale des services financiers (...). En échange d’une législation,  les  paradis  fiscaux  perçoivent  un revenu des activités que la communauté offshore apporte  chez  eux  sans  que  cela  ne  leur coûte quoi que ce soit »[[Idem, p. 31.]]. Cette marchandisation des législations, parce qu’elle tire vers le bas les lois – fiscales ou réglementaires – d’autres pays et en organise le contournement, est une contestation directe de la souveraineté des États. À ce « jeu »-là, les États les plus faibles – en particulier dans les pays en développement – sont les moins armés pour résister.\n\nMais qu’on ne s’y trompe pas : ce ne sont pas tant, là non plus, les paradis fiscaux qui siphonnent la capacité souveraine des États à agir sur le cours des choses. Au super marché des souverainetés, le client est roi.\n\nC’est le banquier ou le cabinet d’audit agissant au service de ses riches clients et des entreprises multinationales qui, achetant la souveraineté de tel ou tel îlot ou autre pays pauvre, en détermine les lois applicables aux non-résidents. Ce qui se joue offshore, c’est bien la confiscation des souverainetés par des multinationales et leurs intermédiaires juridiques et financiers - ou, comme l’écrit Alain Deneault, l’invention d’une « souveraineté  offshore », où « Coca-Cola est une économie comme le Groupe George Forrest ou le Brésil en sont d’autres »[[A. Deneault, Offshore, La Fabrique, Éditions, 2010,Paris, p.117.]].\n\nOn comprend mieux, dès lors, l’apparente difficulté des pays du G20 à résoudre le problème des paradis fiscaux. Si c’était David contre Goliath, l’Union européenne comme le G20 auraient pu sans difficulté faire rentrer dans le rang les confettis récalcitrants. Or derrière les paradis fiscaux, sortes de miroirs sans tain déformants de l’économie réelle, on voit que se tiennent des groupes industriels et financiers dont le chiffre d’affaires pèse, bien souvent, plus que le budget des États. Ce bras de fer, le G20 ne l’a pas engagé. Pour autant, les États du G20 ne conservent-ils du pouvoir que l’illusion ? La réponse, à notre sens, est encore non. Mais il y a urgence. Pour recouvrer pleinement leur capacité à infléchir le cours de l’histoire, et pouvoir répondre aux aspirations légitimes de leur population, il faudra aux responsables politiques réagir vite, avec détermination, et en ciblant, cette fois, la racine du mal (voir ch. 4)\n\nDéboussolés eux aussi : les dirigeants du G20 eux-mêmes, comme l’ensemble des enceintes prétendant piloter la mondialisation. En brouillant les repères de l’économie mondiale, le miroir déformant des paradis fiscaux limite fortement la capacité des États à peser sur le cours de l’histoire. En un mot, leur souveraineté.\n\nDes paradis fiscaux gagnants mais vulnérables\n\nLes paradis fiscaux gagnent à attirer les multinationales : le Luxembourg, les Bermudes et le Liechtenstein sont dans le top five mondial en termes de PIB par habitant (Liechtenstein en tête avec 97 680 euros/habitant en 2007).[[Source : CIA World Factbook.]] Récolter ne serait-ce qu’1 % des bénéfices enregistrés sur leur territoire en impôt, représente une somme considérable pour la plupart d’entre eux, dont la taille modeste et la faible population engendrent une dépense publique moindre que dans les grands États. Toutefois, ces économies sont vulnérables : l’utilisateur n’ayant aucun attachement au territoire, il lui importera peu de déplacer sa fortune ou sa filiale fictive à la moindre inquiétude. Dans les six premiers mois de 2008, après le scandale des fichiers de clients vendus au fisc allemand, la banque du Liechtenstein LGT-Bank a ainsi vu les entrées d’argent s’effondrer de 95 % par rapport à l’année précédente. Les Îles Caïmans se sont retrouvées au bord de la faillite sous l’impact de la crise. Les paradis fiscaux sont aussi à la merci d’un scandale ou d’un changement de contexte politique, à l’image de Nauru, île du Pacifique ruinée après sa mise au ban des nations au tournant du millénaire, pour l’exemple."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-se-reduisent-a-limpuissance/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-se-reduisent-a-limpuissance/","name":"Les états se réduisent à l'impuissance - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T20:00:00+00:00","description":"Engoncés dans leurs problèmes de déficit et d’emploi, les pays occidentaux réitèrent sans ciller, à chaque grand-messe internationale et avec la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutien-financier-et-conseil-aux-institutions-de-micro-finances/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutien-financier-et-conseil-aux-institutions-de-micro-finances/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Soutien financier et conseil aux institutions de micro-finances","datePublished":"2010-02-23T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutien-financier-et-conseil-aux-institutions-de-micro-finances/"},"wordCount":413,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Tembeka est une organisation, «d’investissement social» qui facilite l’accès au micro crédit pour des Sud-Africains de milieux défavorisés.\n\n\n\nC’est dans ce contexte que Tembeka développe une activité de finances solidaires. Celle-ci consiste à prêter des sommes d’argent à des institutions de micro-finances (lesquelles travaillent ensuite avec les destinataires des microcrédits) et à accompagner et former ces mêmes organismes. \n\nPartenaire du CCFD-Terre Solidaire, Tembeka travaille aussi étroitement avec la Sidi (Solidarité internationale pour le développement et l’investissement). Au final, un seul objectif : permettre l’accès aux finances à ceux qui en sont privés afin qu’ils développent des activités économiques rémunératrices. Et, au passage, éviter que ces populations aient recours, faute de possibilités bancaires, aux usuriers. \n\nSur le terrain, pas de recette toute faite pour répondre aux besoins de développement. « Tembeka n’applique pas un programme ou un modèle » s’empresse d’affirmer Michael son directeur et de poursuivre « nous essayons plutôt de comprendre l’organisation cliente, pourquoi elle agit et quels sont ses besoins particuliers ». \n\nPas question pour autant de faire du prêt à l’aveuglette, sans critères. Pour Andile, directeur d’antenne de Tetla (Institution de Micro-Finance) : « Quand nous aidons des personnes, nous observons les points suivants : tout d’abord ils constituent un groupe de cinq à huit membres (ndlr : chacun des membres est porteur d’un projet économique), et la plupart doivent être des femmes, car nous avons décidé d’aider les femmes. (…) Les personnes doivent avoir entre 21 et 70 ans. Nous n’aidons pas la famille et la société doit exister depuis plus de six mois. (…) Nous n’aidons que ceux qui vendent donc nous faisons les visites d’évaluation par surprise. » \n\nL’organisation en groupe permet de plus un soutien mutuel entre les porteurs de projet. Dans cinq des langues indigènes parlées en Afrique du Sud, le mot Tembeka signifie « digne de confiance ». \n\nDignes de confiance, les bénéficiaires finaux le sont assurément, puisqu’il est exceptionnel que l’un d’entre eux ne rembourse pas. En œuvrant ainsi au quotidien, on ne compte plus les initiatives économiques développées et/ou pérennisées. \n\nComme précise Michael « Les gens cherchent de l’argent pour changer leur vie ». Partager les richesses pour changer la vie… une belle conception du développement en somme."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutien-financier-et-conseil-aux-institutions-de-micro-finances/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutien-financier-et-conseil-aux-institutions-de-micro-finances/","name":"Soutien financier et conseil aux institutions de micro-finances - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-02-23T00:00:00+00:00","description":"Tembeka est une organisation, «d’investissement social» qui facilite l’accès au micro crédit pour des Sud-Africains de milieux défavorisés. C’est dans ce","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-perou-carnet-de-route/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-perou-carnet-de-route/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Brésil-Pérou : Carnet de route","datePublished":"2012-10-16T14:30:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-perou-carnet-de-route/"},"wordCount":579,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale aux luttes des paysans péruvien contre le projet minier de Conga, en passant par l’occupation de la Fazenda Cedro par les sans terre brésiliens et les inquiétudes générées par la construction des barrages de Santo Antonio et Jirau, un voyage à la rencontre de ceux qui luttent pour un monde plus juste…\n\n« Carnet de route » est le cinquième épisode d’un cycle de webdocumentaires intitulé « TERRES »\n\nLe blog du Sommet des peuples\n\nLes origines d’un mouvement paysan qui a fait l’histoire. « Cette histoire a commencé à l’écart de tout mouvement politique. J’étais avocat, a peine diplômé. Un après-midi, sont apparus trois paysans dans mon bureau… » (Antônio Ribeiro Romanelli)\n\nCrise alimentaire mondiale, défis de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Entretien avec João Pedro Stedile, membre de la coordination du Mouvement des sans terre (MST) et de Vía Campesina Brésil\n\nLes 25 ans du Mouvement des Paysans Sans-Terre. Le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) célébrait en 2009 ses 25 ans d’histoire. Créé en 1984, il est le fruit des mobilisations sociales qui marquèrent la lutte pour la démocratisation du pays et pour les droits sociaux du début des années 80\n\n\n\n\nLes grands barrages en Amazonie\n\nL’Amazonie toujours menacée par les grands travaux. Plus que jamais, la principale réserve de biosphère de la planète et ses habitants sont menacés. Brésil, Pérou, Bolivie… Réalisés parfois à la limite de l’illégalité, les mégaprojets se multiplient. De quoi mobiliser les partenaires du CCFD-Terre Solidaire et la société civile, qui ont déjà obtenu quelques succès… (un article de Jean-Claude Gérez).\n\nLes conflits miniers au Pérou\n\nPérou, d’une arrière-cour à l’autre. Pour alimenter une croissance à deux chiffres – et bien qu’elle fasse partie des principaux producteurs mondiaux de ressources minérales –, la Chine doit s’assurer l’accès à de nouvelles sources d’approvisionnement. Résultat : 99,9 % des investissements directs de la Chine au Pérou se concentrent dans le secteur minier… (Philippe Revelli / Le Monde Diplomatique)\n\nL’accaparement des terres en général\n\nFarmlandgrab.Ce site de référence contient des articles d’actualité, en français, anglais, espagnol, etc. sur la ruée mondiale sur les terres agricoles. Il constitue une source d’information incontournable pour tous ceux qui suivent ou font des recherches sur la question, notamment les activistes sociaux, les organisations non gouvernementales et les journalistes.\nAu cours de la dernière décennie, d’immenses étendues de terres agricoles de la planète ont été concédées, vendues ou louées à des investisseurs privés ou publics.\n\nLes acquéreurs sont des entreprises agro-industrielles, des états soucieux d’assurer la sécurité alimentaire de leur population, des opérateurs financiers / ou : Des fonds d’investissement\n\nLes récentes crises – alimentaire, financière et climatique –, en faisant de la terre et les denrées alimentaires des placements aux taux de rentabilité élevés, ont contribué à accélérer le phénomène.\n\nEn février 2011, plusieurs centaines d’organisations réunies à l’occasion du dernier Forum social mondial, ont tiré la sonnette d’alarme et signé l’Appel de Dakar contre l’accaparement des terres."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-perou-carnet-de-route/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-perou-carnet-de-route/","name":"Brésil-Pérou : Carnet de route - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-16T14:30:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:07+00:00","description":"Du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale aux luttes des paysans péruvien contre le projet minier de Conga, en passant par","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-appel-a-la-mobilisation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-appel-a-la-mobilisation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Guinée : appel à la mobilisation","datePublished":"2007-02-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-appel-a-la-mobilisation/"},"wordCount":638,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"15 février 2007\n\n\nNos organisations appellent l’ensemble des organisations internationales et en particulier l’ONU, l’Union européenne et les différents Etats en Europe, à poursuivre et renforcer leur soutien à la société civile guinéenne et à ses initiatives ; elles appellent également l’Union africaine, la CEDEAO à tout mettre en œuvre pour l’ouverture d’un dialogue juste et équitable permettant le rétablissement de la paix en Guinée Conakry.\n \nLa situation s’est radicalisée en Guinée depuis ce lundi 12 février, avec la proclamation d’un état de siège par le gouvernement pour réponse aux manifestations de la population. Les violences ont de nouveau entraîné plusieurs dizaines de morts, du fait des forces armées.\n \nDepuis début janvier la société civile guinéenne a entamé une série d’actions pacifiques dans le but de dénoncer une situation économique et politique insoutenable et de faire entendre des revendications précises. Elles ont abouti à un accord avec le gouvernement, mais dont les termes n’ont pas été respectés par la suite, concernant notamment la nomination d’un Premier ministre intègre et de consensus. L’état insurrectionnel actuel fait suite à cette rupture de parole.\n \nNous, associations et collectivités françaises engagées dans la solidarité internationale, affirmons notre attachement au respect des droits de l’Homme, dont la liberté d’opinion et de manifestation ; nous affirmons également notre attachement à la démocratie et à la séparation des pouvoirs, au dialogue pacifique et à la non-violence.\n \nNous sommes solidaires de nos partenaires guinéens et leur réaffirmons notre soutien et notre engagement auprès d’eux. Avec eux nous regrettons que l’exaspération des populations ait entraîné de la part de certains des actes répréhensibles de pillage et de violences. De même, nos organisations souhaitent exprimer leur peine et leur solidarité envers les familles de victimes tuées.\n \nAlors que le Forum Social Mondial vient de s’achever à Nairobi, où 57 000 personnes ont échangé sur la place des organisations de la société civile dans la construction d’un pays, la société civile guinéenne montre aux vues du monde entier, l’importance du rôle qu’elle peut jouer dans un processus démocratique.\n \nNos organisations sont déterminées à poursuivre l’appui à la société civile guinéenne : ONG, syndicats, organisations de femmes, de jeunes, organisations de droits de l’Homme, médias, organisations de producteurs, élus locaux ; pour construire le développement à partir de dynamiques locales.\n\n \n\nListe des signataires\n\nAGOF - AGUR-France – Aide et Action - AiderAfrique – AIDES – Ville de Bouaye - Centre pour l'Environnement, le Développement Durable et l'Education à la Santé (CEDDES) - Cités Unies France – CODEV – OCCITANIE - Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) – Communauté d’Agglomération du SICOVAL - Conseil Général de Loire Atlantique – Conseil Régional des Pays de la Loire - Coordination SUD – Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (CRID) - Ecodev 31 - Enfants du Sud – Fédération des Associations Franco-Africaines de Développement (FAFRAD) - Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) – Fédération des initiatives des Femmes africaines de France et d’Europe (Fédération IFAFE) – Fondation Abbé Pierre - Forum des Organisations de solidarité internationale issues des Migrations (FORIM) – Groupement d’intérêt solidaire et économique et d’échange équitable (GISEE) - Guinée 44 – Immigration Développement Démocratie (IDD) – Ligue des droits de l’homme (LDH) – Nantes Guinée - Organisation internationale pour la coopération et le développement (OICD) – Joseph PARPAILLON, Maire d’Orvault - Réseau Foi & Justice Afrique-Europe (Antenne France) – SYLVATROP- Terres Sans Frontière - Univers-Sel – VECAM"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-appel-a-la-mobilisation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-appel-a-la-mobilisation/","name":"Guinée : appel à la mobilisation - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-02-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:55+00:00","description":"15 février 2007 Nos organisations appellent l’ensemble des organisations internationales et en particulier l’ONU, l’Union européenne et les différents","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-investissements-internationaux-etat-des-lieux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-investissements-internationaux-etat-des-lieux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les investissements internationaux, état des lieux","datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-investissements-internationaux-etat-des-lieux/"},"wordCount":1257,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"En 2012, les investissements directs étrangers ont atteint la somme impressionnante de plus de 1500 milliards de dollars. Ils ont été multipliés par plus de 30 en 30 ans.\n\n\n\nExplosion des investissements : la ruée vers les ressources du Sud\n\n\nEt cette hausse ne faiblit pas malgré les crises. Au cœur de la mondialisation économique, ils sont un élément primordial de la stratégie des entreprises multinationales, leur permettant d’étendre leurs activités, de conquérir de nouveaux marchés, de gagner des « avantages compétitifs » décisifs pour survivre dans la compétition économique globale. Enfin, ils sont considérés comme un préalable essentiel au développement  socio-économique.\nSi les premiers destinataires de ces flux ont longtemps été les pays industrialisés, les pays en développement et les pays en transition attirent de plus en plus les investissements directs internationaux : selon la CNUCED, en 2012, 51 % des investissements internationaux leurs ont été destinés.C’est bien sûr le cas de l’Asie du sud-est mais aussi de l’Amérique latine et, de plus en plus, de l’Afrique sub-saharienne.\n\n\nLes investissements directs étrangers perçus comme la panacée de toute politique de développement.\n\n\nDans le sillage de l’adoption des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2000, la conférence de Monterrey en 2002 – consacrée au financement du développement dans les pays du Sud – a souligné les limites de l’aide publique au développement et encouragé les pays donateurs à soutenir les investissements privés étrangers et à développer les « partenariats public-privé » pour le développement. Ainsi, tandis que dans les années 60, à la fin du système colonial, les flux financiers internationaux vers les pays du Sud étaient d’origine publique à près de 70 %, ils sont désormais d’origine privée à 70 %...On sait pourtant que la destination de ces investissements sont avant tout décidés en vue des intérêts des multinationales.\n\n\nLimites des investissements directs à l’étranger\n\nIls portent un modelé de développement base sur la compétitivité internationale, laissant les plus pauvres de cote.Ils favorisent les multinationales au détriment des petites entreprises locales.Ils induisent une compétition au moins-disant social, environnemental, règlementaire et fiscal et favorisent les inégalités au sein même des pays et un nivellement des droits par le bas.Ils peuvent être facteurs de conflits sociaux particulièrement dans le secteur extractif.Ils tirent profit des déficiences des Etats d’accueil à faire protéger les droits des populations locales.Ils permettent parfois le pillage des ressources naturelles et fiscales des pays en développement.\n\n\n\nUne législation obsolète qui ne répond pas à la réalité d’un monde globalisé\nLe droit des affaires n’a pas suivi la réalité économique : de nombreux accords internationaux (accords sur les investissements, accords commerciaux, accords de libre-échange, etc.) favorisent les intérêts économiques au-delà des juridictions nationales. Le droit des sociétés empêche aujourd’hui de considérer juridiquement responsable une holding ou une maison-mère pour les agissements de ses filiales à l’étranger. Chaque entité du groupe, domiciliée bien souvent dans les pays du Sud, est isolée juridiquement. En cas de violations des droits humains ou d’impacts environnementaux, les victimes ne peuvent se tourner que vers les tribunaux de l’État où le préjudice a eu lieu, et non vers celui de la société-mère, qui pourtant donne les ordres et récupère les profits ! Or, dans de nombreux pays en développement, les systèmes judiciaires sont défaillants, et n’ont pas d’effet dissuasif pour faire respecter les droits humains. De leur côté, les règles fiscales internationales concernant les multinationales ne sont plus adaptées à la réalité de leur activités et la double non-imposition est devenue la norme.\n\n\nQuand développement rime avec profit…\n\n\nMême l’aide publique au développement a, de plus en plus, comme objectif de soutenir la croissance et de faire la promotion du secteur privé. Cela se traduit par de nouveaux modes d’intervention : financements sous forme de prêts aux entreprises, de prises de participation ou de garanties qui transitent par des intermédiaires financiers (banques ou fonds d’investissements) ; les agences publiques de financement du développement ont des liens de plus en plus distants avec les entreprises qui reçoivent les financements en bout de chaîne, et elles ne peuvent pas toujours évaluer leurs impacts sur le plan social et environnemental. \n\n\nLes Institutions financières internationales (IFI) ont souvent poussé pour des modifications importantes du droit en faveur des entreprises en matière d’investissement à l’étranger. En classant les pays selon leur degré d’ouverture et de libéralisation (avec son indice « Doing Business »), la Banque mondiale fait entrer les États dans une course à la dérégulation et dresse ainsi le tableau d’honneur des pays les plus conciliants. Les pays en développement se plient à ces injonctions pour attirer ces investissements vendus comme la source miracle de la croissance économique, de l’emploi et du développement. \n\n\nDans les États bailleurs, comme la France, des outils sont clairement orientés vers l’aide aux entreprises et leur stratégie d’investissement. Les Agences de financement du développement spécialisées dans le soutien au secteur privé, créées dans les années 70 ou 80 tant au niveau international (Société Financière Internationale auprès de la Banque Mondiale) que national, voient leur volume d’activité augmenter considérablement. En France, la société financière spécialisée pour le secteur privé, PROPARCO (filiale du groupe AFD (Agence Française du Développement), qui détient 60% du capital social) a connu une explosion de son portefeuille de plus de 32% en 5 ans pour atteindre 2,6 milliards d’euros. La mission de PROPARCO est de catalyser les investissements privés dans les pays en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) […]. \n\n\nPrésentés comme le moteur principal du développement, les investissements directs étrangers font l’objet de toutes les attentions politiques : du G8 au G20, des institutions internationales aux bailleurs de fonds bilatéraux. Pas en reste, les gouvernements des pays du Sud déroulent le tapis rouge aux investisseurs étrangers, adoptent des législations et des codes favorables, signent des accords pour « améliorer » leur environnement économique et juridique et ainsi « facilitent » les investissements.\n\n\nLa Nouvelle Alliance du G8, révélatrice du poids du secteur privé dans les initiatives pour le développement au Sud\nObjectif affiché de cette initiative lancée en 2012 : sortir 50 millions de personnes de l’insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Pour cela, les États du G8 ont choisi de se concentrer sur 10 pays africains et confier des projets à des entreprises. Parmi elles, 40 multinationales : Monsanto, Cargill, Danone, Compagnie Fruitière, Louis Dreyfus, Nestlé… Plus que de venir en soutien aux populations les plus vulnérables, il s’agit de soutenir des stratégies de conquête de marché. La Nouvelle Alliance apporte un panel de facilités aux investisseurs : libéralisation des droits commerciaux, sécurisation de leur accès au foncier, avantages fiscaux… mais ne donne aucune garantie ni indicateur pour s’assurer que ces investissements permettent réellement de lutter contre l’insécurité alimentaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-investissements-internationaux-etat-des-lieux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-investissements-internationaux-etat-des-lieux/","name":"Les investissements internationaux, état des lieux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","description":"En 2012, les investissements directs étrangers ont atteint la somme impressionnante de plus de 1500 milliards de dollars. Ils ont été multipliés par plus","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-jean-paul-ii/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-jean-paul-ii/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Disparition de Jean-Paul II","datePublished":"2005-03-02T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-jean-paul-ii/"},"wordCount":270,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD rend hommage à l’engagement de Jean-Paul II pour la paix et \nla justice\n2 avril 2005\nLe CCFD tient à saluer le rayonnement et l’œuvre d’un pape qui aura manifesté \nun souci constant pour l’humanité souffrante et les situations persistantes \nd’injustice et de pauvreté. Notre travail a été guidé et encouragé par les \nappels répétés du Saint Père en faveur d’une économie plus juste et au service \nde l’Homme.\nÀ plusieurs reprises, au cours de son pontificat, il avait insisté sur la \nnécessité de réviser les principes du libéralisme économique. Il a \nparticulièrement invité l’Humanité à remettre en cause la recherche du profit \nimmédiat pour lutter efficacement contre la marginalisation et l’exploitation \ndes faibles, et à éviter la confiscation par quelques-uns des biens \nindispensables au bien-être de tous. Ainsi avait-il lancé en vue du Jubilé de \nl’an 2000, un appel pressant à l’annulation de la dette des pays pauvres, appel \nque le CCFD et des milliers d’associations ont activement relayé.\nJean-Paul II a été également un messager actif de la paix. Dans les \nsituations les plus délicates, il a toujours appelé à faire prévaloir la justice \ncomme fondement d’une résolution durable des conflits.\nLe CCFD sait gré à Jean-Paul II d’avoir considérablement enrichi la doctrine \nsociale de l’Eglise. Notre tristesse est à la hauteur de l’énergie qu’il a \ndéployée tout au long de sa vie pour rappeler que la justice et l’amour du \nprochain sont les voies du salut de l’humanité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-jean-paul-ii/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-jean-paul-ii/","name":"Disparition de Jean-Paul II - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-03-02T00:00:00+00:00","description":"Le CCFD rend hommage à l’engagement de Jean-Paul II pour la paix et la justice 2 avril 2005 Le CCFD tient à saluer le rayonnement et l’œuvre d’un pape qui","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-la-famine-nest-pas-une-fatalite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-la-famine-nest-pas-une-fatalite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quand la famine n&rsquo;est pas une fatalité","datePublished":"2009-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-la-famine-nest-pas-une-fatalite/"},"wordCount":381,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Sahel","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis un siècle, le Sahel, large bande de désert, steppes et savanes, allant de l'Afrique de l'Ouest à la mer Rouge, progresse vers le Sud. Burkina Faso, Mali et Niger, 3 des 5 pays les plus pauvres du monde se trouvent dans cette région.\n\n\n\nLes Sahéliens nourrissent le Sahel  \n\n\nAu départ, Afrique Verte est née de la volonté des ONG françaises qui avaient lancé la campagne \"Pour une Afrique verte\", ainsi que de celle de l'AFVP et du CCFD-Terre solidaire. Leur objectif était de soutenir les organisations paysannes céréalières qui opéraient dans les zones plus humides pour qu'elles puissent écouler leur production vers les régions du nord, agro-pastorales. \nPetit à petit, les Sahéliens ont repris à leur compte cet objectif. En 2005, trois grandes associations nationales d'organisations paysannes sont fondées : APROSSA au Burkina Faso, AMASSA au Mali et ACSSA au Niger. \nTrois ans plus tard, en décembre 2008, ces 3 associations se sont alliées à Afrique verte France, qui sensibilise l'opinion européenne aux enjeux alimentaires sahéliens, pour créer Afrique verte international ou AVI. Mamadou GoIta, président d'AMASSA, est secrétaire général d'AVI. \n\n\nLe projet \nAfrique Verte Internationale soutient les organisations paysannes céréalières dans les zones excédentaires et les aide à commercialiser leurs stocks vers les zones déficitaires. Cela permet aux paysans d'assurer durablement leur propre sécurité alimentaire et de ne plus dépendre de l'aide internationale. Avec AVI, il s'agit de « prolonger les activités nationales de ses membres à l’échelle internationale et d’étendre l’intervention à d’autres pays afin de renforcer l’impact du réseau dans son domaine d’actions ».\n\n\nLes réalisations \nDans les trois pays d'intervention, les principales activités sont :\n\n la formation technique et commerciale des responsables paysans,  l'appui à la commercialisation, y compris par le crédit,  la diffusion de l'information commerciale, notamment sur les prix et la disponibilité des céréales,  l'organisation de bourses aux céréales, l'appui aux petites unités de transformation des céréales,  l'organisation de voyages d'échanges d'expériences entre organisations paysannes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-la-famine-nest-pas-une-fatalite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-la-famine-nest-pas-une-fatalite/","name":"Quand la famine n'est pas une fatalité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:46+00:00","description":"Depuis un siècle, le Sahel, large bande de désert, steppes et savanes, allant de l'Afrique de l'Ouest à la mer Rouge, progresse vers le Sud. Burkina Faso,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-appelle-a-la-generosite-du-public/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-appelle-a-la-generosite-du-public/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD appelle à la générosité du public","datePublished":"2005-01-01T18:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:34:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-appelle-a-la-generosite-du-public/"},"wordCount":203,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD appelle à la générosité du public pour venir en aide aux populations des pays d'Asie touchés par les raz-de-marée du 26 décembre 2004. Dans ces pays, le CCFD soutient régulièrement depuis des années des dizaines d'associations locales dont plusieurs ont été durement touchées par cette catastrophe. Ces associations font un travail au bénéfice direct des populations les plus démunies de leur pays, en particulier en direction des petits pêcheurs artisans comme en Thaïlande, en Inde, au Sri Lanka. L'action de ces associations est indispensable pour lutter contre la pauvreté.\n\nLe CCFD n'intervient pas dans l'urgence immédiate mais entend soutenir ces associations à court et moyen terme pour qu'elles puissent reconstruire leurs locaux, relancer au plus vite leurs programmes de travail. Leur rôle sera très précieux pour aider ceux qui ont tout perdu à reconstruire leur environnement, relancer une activité économique.\n\nDes dons peuvent être adressés à :\nCCFD - 4 rue Jean Lantier - 75001 Paris\nPar chèque à l'ordre de \"CCFD - urgence Asie\". (Virements : CCP 46 00 F - Paris)\nou par don en ligne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-appelle-a-la-generosite-du-public/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-appelle-a-la-generosite-du-public/","name":"Le CCFD appelle à la générosité du public - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T18:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:34:30+00:00","description":"Le CCFD appelle à la générosité du public pour venir en aide aux populations des pays d'Asie touchés par les raz-de-marée du 26 décembre 2004. Dans ces","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mozambique : programme d’aide aux migrants et réfugiés","datePublished":"2015-01-22T10:14:21+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:53:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/"},"wordCount":888,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées du Mozamique (Cemirde), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille sur trois fronts en même temps : les droits des migrants et réfugiés au Mozambique, l’assistance aux Mozambicains émigrés en Afrique du Sud, nombreux à travailler dans les mines, ainsi que l’aide aux clandestins mozambicains expulsés en masse par l’Afrique du Sud. \n\n\n\nDepuis 2011, le CCFD-Terre Solidaire appuie les activités de la Cemirde, une émanation de la Conférence épiscopale du Mozambique (CEM). \n\nCréée en 1992, à la fin de seize longues années de guerre civile qui ont dévasté les infrastructures de cette ancienne colonie portugaise, la Cemirde visait alors à faciliter le retour des exilés mozambicains et des personnes déplacées dans leurs régions d’origine.\n\nSon action a ensuite évolué, pour venir en aide aux migrants étrangers et aux Mozambicains poussés dans les villes par l’exode rural. Ainsi qu’aux ressortissants du pays qui travaillent dans les mines en Afrique du Sud ou se font  expulser par ce grand voisin. \n\nPilotée par deux permanents à Maputo, la capitale du Mozambique, la Cemirde reste la seule structure associative du pays soucieuse d’apporter aux migrants un accueil, une écoute et un soutien à la fois spirituel, légal et matériel (nourriture et soins). Son plaidoyer porte sur le respect des droits humains et la prévention de la violence à l’égard des migrants, réfugiés et personnes déplacées, ainsi que la lutte contre le trafic d’êtres humains, phénomène très présent au Mozambique.\n\n\nDes actions au Mozambique\n\nUne permanence est assurée dans les locaux de la Cemirde à Maputo, deux jours par semaine. Le soutien passe par ailleurs par les vingt paroisses du diocèse de Maputo, où affluent de nombreux migrants sans papiers. Des personnes ressources les aident à régulariser leur situation auprès de l’administration et, le cas échéant, à obtenir des équivalences pour leurs diplômes, de manière à pouvoir rester au Mozambique. La Cemirde oriente et assiste ces migrants et réfugiés dans leurs démarches auprès de l’Institut national pour l’assistance aux réfugiés (Inar) ou du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en vue d’un regroupement familial par exemple. Par ailleurs, une permanence hebdomadaire est effectuée au sein de la prison, afin d’apporter une aide juridique aux migrants emprisonnés.\n\nEn Afrique du Sud \n\nLe second volet de l’action de la Cemirde vise les Mozambicains qui travaillent dans les mines en Afrique du Sud. Tous les ans, une délégation menée par un évêque du Mozambique leur rend visite. Et tous les deux ans, un mois de formation est organisé pour ces mineurs sur leurs lieux de travail, autour de différents thèmes : prévention du Sida, lutte contre le trafic d’êtres humains, droits et devoirs des travailleurs dans leur pays d’accueil, relations avec les familles restées au pays… Un ancien mineur catéchiste basé à Johannesburg relaye la Cemirde, en rendant régulièrement visite aux ouvriers mozambicains des mines d’Afrique du Sud. \n\n\nAu poste frontière de Ressano Garcia\n\nEnfin, la Cemirde s’efforce de venir en aide aux quelques 450 Mozambicains expulsés chaque semaine d’Afrique du Sud au poste frontière de Ressano Garcia. Un partenariat a été noué avec la Maison d’accueil des sœurs missionnaires scalibriennes à Ressano Garcia, pour apporter un soutien de base aux plus démunis : nourriture, soins et transport pour retourner dans leurs provinces. \n \n\nOrganiser un réseau national d'aide juridique aux migrants \n\nCes quatre dernières années, un soutien de 81 000 euros a ainsi été apporté par le CCFD-Terre Solidaire à la Cemirde, par tranches successives. L’objectif : organiser un réseau national de personnes-ressources susceptibles d’apporter une assistance juridique aux migrants, au delà du travail déjà réalisé par les paroisses de Maputo. Le programme vise à former des groupes dans les diocèses et les paroisses du pays, de manière à assurer une couverture minimale sur l’ensemble du territoire. Grâce au premier soutien du CCFD-Terre Solidaire apporté fin 2011, un programme de formation a été initié : une vingtaine de personnes issues de neuf diocèses ont été réunies en 2012 et 2013 pour être sensibilisées à la question migratoire et prendre connaissance des outils techniques permettant d’apporter un soutien juridique efficace aux migrants et réfugiés. \n\nL’équipe se déplace ensuite dans les diocèses pour apporter un appui à la mise en place des groupes dans les différentes zones. Des groupes ont déjà été formés dans les diocèses de Maputo, Nampula, Nacala, Beira, Chimoio, Pemba, Lichinga et Tete. \n\nL’appui du CCFD-Terre Solidaire, aux côtés d’autres donateurs tels que la fondation américaine Conrad Hilton Fund for the Sisters et l’Agence catholique pour le développement de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles (Catholic Agency for Overseas Development - CAFOD) a permis d’en former d’autres dans les diocèses de Quelimane, Gurué, Inhambane et Gaza.\n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/","name":"Mozambique : programme d’aide aux migrants et réfugiés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-22T10:14:21+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:53:39+00:00","description":"La Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées du Mozamique (Cemirde), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reflexions-sur-la-situation-en-cote-divoire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reflexions-sur-la-situation-en-cote-divoire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réflexions sur la situation en Côte d’Ivoire","datePublished":"2005-03-01T15:32:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reflexions-sur-la-situation-en-cote-divoire/"},"wordCount":2565,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France-Afrique","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux événements ont fait basculer depuis peu la crise ivoirienne : le 4 novembre 2004, le bombardement de Bouaké par les forces loyalistes rompait le cessez le feu et le 6 décembre le largage d’une bombe sur le camp des forces Licornes de Bouaké entraînait la destruction immédiate par les forces françaises de l’aviation ivoirienne suivis de 6 jours d’émeutes antifrançaises à Abidjan.\n\n\nC’est ainsi qu’en deux jours un conflit interne à la Côte d’Ivoire devenait un conflit entre la France et la Cote d’Ivoire, du moins c’est ainsi que veulent le voir certains. La décision par le conseil de sécurité, suite à un avis favorable de l’Union Africaine, de la mise sous embargo du pays en matière d’achat d’armes, n’a permis que partiellement de sortir d’une confrontation bilatérale.\n\n\n\nEn tant que société civile que pouvons nous dire ?\n\n\nLes faits inhérents à ces 6 jours sont assez graves et assez lourds de conséquences pour qu’il faille se poser quelques questions essentielles sur l’engagement et l’action de la France dans le pays. Notamment si elle est encore en mesure politiquement de jouer son rôle de force d’interposition.\n\n\nToutefois la réponse à cette question ne doit absolument pas occulter les causes plus profondes de la crise que la Cote d’Ivoire doit analyser et traiter elle-même et qui concerne la société dans son ensemble, et donc aussi la société civile ivoirienne et ses partenaires internationaux.\n\n\nA. France et Cote d’Ivoire :\n\n\nLes faits en questionnements :\n\n La France était informée du souhait du président Gbagbo de bombarder Bouaké. Elle a tenté de l’en dissuader, mais n’a rien fait durant 24 h pour les arrêter, arguant que le mandat de l’ONU n’était pas explicite en ce sens. L’argument est insuffisant. La France, suite au bombardement du camp français, devait-elle aller jusqu’à la destruction totale de l’aviation ennemie et prendre ainsi le risque, prévisible, d’une riposte des patriotes, d’une montée du sentiment anti-français et finalement d’une remise en question de son rôle par les parties en conflit ? Il y a eu de nombreux blessés parmi les manifestants et des morts. Sans nier son éventuelle responsabilité, la France ne semble pas engager d’enquête approfondie et les journaux français ont attendu les images de Canal + pour s’emparer de la question. Cette attitude de « deux poids deux mesures » exacerbent l’hostilité des populations du Sud de la Cote d’Ivoire\n\n\nSur son rôle d’interposition :\n\n Il y a deux ans la France et l’ONU ont choisi de geler le conflit en installant une force d’interposition. Les raisons invoquées étaient celles d’une forme de reconnaissance de la « juste cause » rebelle, au regard des injustices dont étaient victimes les gens du Nord, ainsi que la supériorité militaire réelle des assaillants. Pour autant cette rébellion s’est accompagnée de son cortège d’exactions. N’a-t-on pas accepté trop vite cette prise d’armes à une époque où la France tenait, devant la Francophonie réunie, des discours contre cette forme d’arrivée au pouvoir ? Le contenu des accords de Linas Marcoussis, qui fait plutôt bonne part aux Forces Nouvelles, et le traitement différencié par les médias français des événements, crime et abus commis au Nord et au Sud du pays, posent aussi question. L’absence d’enquêtes sur le financement de la rébellion et le rôle du Burkina Faso, ami de la France, ne joue pas enfin en faveur de son impartialité. La recherche de la vérité dans ce domaine n’empêcherait en rien de reconnaître la responsabilité du président Gbagbo dans le blocage des négociations et les exactions commises au Sud. Les événements récents nous questionnent sur la solidité et la cohérence de la stratégie des autorités françaises. La France, aujourd’hui menacée d’une plainte internationale par le gouvernement ivoirien, peut-elle encore jouer son rôle d’interposition ? Depuis janvier 2003, la France a choisi de se mettre en retrait dans les négociations, laissant l’Union africaine prendre le relais. Le président Gbagbo n’a eu de cesse de chercher l’affrontement et il a réussi aujourd’hui à faire croire que l’ancienne colonie est une des parties intéressées au conflit. Sans tomber dans ce piège, peut-on pour autant nier le danger et laisser les forces Licornes jouer leur rôle ? Peut-on entre autres occulter l’importance des intérêts économiques français en Cote d’Ivoire et le risque de collusion? Malheureusement peu d’alternatives se présentent, quant à la disponibilité d’autres contingents.\n\n\nSur la coopération bilatérale :\n\n\nLe SCAC suspend son activité pour la fin de l’année et a renvoyé les crédits 2004 à Paris.. Les fonds accessibles aux ONG nationales et internationales, sont remis en cause, notamment le FSD. Un retrait qui fragilise les ONG locales concernées.\n\n\nB. La Cote d’Ivoire face à elle-même :\n\n\nLa société ivoirienne est confrontée à deux questions incontournables :\n\n\n1. Quel avenir veut-elle inventer dans un pays où il y a d’une part 26% d’immigrés, qui souhaitent s’intégrer, et d’autre 80% de jeunes de moins de 35 ans qui souhaitent avoir une vie décente.\n\n\n\n Aujourd’hui la régression économique, le chômage important, la pression foncière font de l’accès à la nationalité, et partant : au capital, à la terre ou à l’éligibilité, des questions de spéculation et de conflits. Les nouvelles lois votées dans ce domaine, sous la pression de Marcoussis et sous fond de corruption répondent-elles au problème qui est posé ? Les ivoiriens se sont-ils appropriés le débat ?  Les jeunes sont les premiers acteurs de cette crise, manipulés et payés on le sait, pour marcher, s’engager, militer, terroriser et aussi se servir au passage. Rien d’étonnant à cela : dans les rues des grandes villes ils sont des millions sans emploi, sans espoir. La Côte d’Ivoire est aussi devenue une plaque tournante de la prostitution. La violence a envahi l’université depuis dix ans de façon inégalée dans la sous région. Toute est bon pour vivre : aujourd’hui au Sud des dizaines de milliers de CD sur les violences françaises se vendent dans la rue et deviennent un juteux fond de commerce. Ce qui se passe aujourd’hui préfigure ce que peuvent être les dérives mafieuses et mercenaires de demain. Comment enrayer ce phénomène ?\n\n\n2. Quelle démocratie veut-elle et avec quels hommes ?\n\n\n\n Aucun chef d’Etat n’est arrivé au pouvoir dans le pays de façon totalement transparente, démocrate et légale. Plus particulièrement depuis 1993, les uns et les autres ont précipité la chute économique de la Cote d’Ivoire, la dérégulation des forces des l’ordre, l’affrontement intercommunautaire ou la tendance autoritariste du régime. Les trois hommes qui briguent aujourd’hui le pouvoir ont tous des faits graves à se reprocher. Aucun ne veut jouer le jeu d’une arrivée démocratique aux urnes, aucun ne veut laisser la place à quelqu’un d’autre de son parti, ce qui pourtant pourrait calmer le jeu. Les ivoiriens veulent-ils encore se battre pour eux ? Des partenaires réclament leur mise à l’écart par la communauté internationale et la possibilité de faire entendre ce point de vue dans les négociations.  Les médias ivoiriens sont aujourd’hui monopole d’Etat. Les messages d’incitation à la haine y sont permanents. Les discours contre les accords de Marcoussis y ont place régulièrement, alors que depuis deux ans le gouvernement prétend vouloir les appliquer. Que peut faire la population ivoirienne contre cette situation ?\n\n\nConclusion : Pistes d’action pour le travail des ONG du Sud et du Nord\n\n\n\n Sur la question des jeunes : projets d’insertion socio-professionnelle, plaidoyer pour le non enrôlement des jeunes dans les milices et manifestations (les partenaires travaillent sur un projet d’info, en relation avec la Convention des Droits de l’Enfant, sur le fait que 30 à 40% des manifestants lors des émeutes étaient des enfants), plaidoyer pour la restauration de l’école dans le Nord, démantèlement des syndicats violents à l’université etc. Sur la problématique de l’immigration : projets de promotion du dialogue intercommunautaire et inter religieux. Création d’instituts de recherche avec débats, publication etc. Il y a aujourd’hui une réelle nécessité à ce que les organisations citoyennes se réapproprient les question de fond qui sont à la source du conflit. Elles ne doivent pas être traitées uniquement dans les hommes politiques ou la communauté internationale.  Sur la démocratie/le conflit : formation de responsables de la société civile au plaidoyer international, aux droits de l’homme, à la médiation, à la lutte non violente. Favoriser le dialogue société civile-communauté internationae, que ce soir au Sud, entre associations ivoiriennes/ouest africaines et l’Union Africaine, que ce soir au Nord, du côté de la France et de l’Union Européenne. A ce sujet il faut se poser la question d’une reprise en main du dossier par l’Union Européenne pour sortir du face à face France Cote d’Ivoire. Enfin, réflexions à mener sur la nécessité d’une saisie du Tribunal Pénal International pour l’ouverture de dossiers sur non respect des droits de l’homme en Cote d’Ivoire, afin de « prévenir » plutôt que « guérir ». Sur la suspension des activités du SCAC : entretenir un dialogue avec le MAE afin que la société civile ivoirienne, engagée sur le terrain dans des activités sociales et d’éducation à la paix, ne soient pas pénalisées par cette décision en perdant leurs financements.\n\n\nEléments de stratégies\n\n\n\n Travailler en lien avec les pays voisins, que ce soir avec la société civile ou dans les contacts institutionnels et politiques. D’une part parce que la crise a des conséquences sur les populations des pays voisins, mais aussi parce que à l’origine les pays voisins sont impliqués. Le mouvement social ivoirien travaille aujourd’hui étroitement avec les mouvements sociaux ouest africains. Les ONG du Nord de même doivent se concerter. La société civile ivoirienne est divisée, prise à parti dans le conflit. Elle est encore peu expérimentée sur toutes les questions de droits de l’homme et de plaidoyer. Il y a un important besoin de formation, mise en contacts, mise en réseau\n\n\nAnnexe : Quelques clés de lecture\n\n\n1. Le pays, largement ouvert par Félix Houphouet Boigny, aux immigrés des pays voisins, pratique aujourd’hui une réelle discrimination envers eux. Juridiquement, l’accès à la nationalité et à la terre a été réglementé en leur défaveur. Mais c’est surtout une pratique quotidienne xénophobe et violente qui est à l’œuvre, même envers des personnes naturalisées depuis longtemps : cartes de séjour ou d’identité arrachées et déchirées lors des contrôles sur les routes, dossiers disparaissant dans les administrations, oubli d’inscriptions sur les listes électorales, délits de faciès etc.\n\n\n2. Les causes de cet antagonisme demanderaient des recherches approfondies, notamment sur l’empiètement récent des sphères économiques traditionnellement dévolues aux uns et aux autres, dans le commerce, l’immobilier etc. Mais l’enjeu évidemment le plus crucial est celui de l’accès à la terre, surtout dans la zone du cacao où la présence des immigrés d’origine sahélienne atteint 40% contre 26% dans le reste du pays. Le jeu des droits coutumiers avait permis avec le temps l’accès à la propriété à de nombreux allogènes. Or la terre étant traditionnellement inaliénable en Afrique de l’Ouest, les autochtones, sous la pression économique et foncière, ne veulent plus leur reconnaître ces droits, qui pour eux ne relevaient que de « l’usage » (prêt de long terme, location contre versements en nature etc.) et avaient donc un caractère temporaire.\n\n\n3. Le cacao est à la crise ivoirienne ce que les diamants ont été au Libéria et à la Sierra Léone. Le mode de gestion de la filière, qui faisait transiter des fonds colossaux par les caisses de stabilisation, était dans le temps totalement opaque, mais assurait un minimum de revenus garantis aux producteurs. Les politiques de libéralisation de la filière ont tenté de régler cette situation mais ont aussi eu pour conséquence l’éclatement de la filière aux mains des courtiers.Le régime du président Gbagbo est revenu en partie sur cette libéralisation, ce qui a eu pour résultats de cumuler les vices des deux systèmes, et notamment un accaparement de la rente plus important encore par les officines du pouvoir. Cela a permis l’achat d’armes dans la partie Sud du pays.\n\n\n4. 80% de la population a moins de 35 ans. La plupart des jeunes sont au chômage, ils ne vivent que de petits boulots, en quête du repas du soir. Les familles ne font plus face à cette situation. 20 000 enfants vivent dans la rue et le pays est une plaque tournante de la prostitution. Cette jeunesse a été largement instrumentalisée par les différentes parties du conflit. Elle a été appelée à militer, à s’engager, à manifester contre des prébendes diverses : cadeaux, argent, racket…Aujourd’hui une partie de cette jeunesse est devenue incontrôlable. En faisant irruption sur la scène politique et en bousculant ainsi largement le droit d’aînesse, ses leaders ont montré la voie du pouvoir et de l’enrichissement.\n\n\n5. Les 3 hommes politiques qui se disputent la magistrature suprême depuis la mort de FHB se sont créés un électorat sur des concepts de division : Henri Konan Bédié sur l’ivoirité qui valorise les ivoiriens de souche et le groupe akan, Allasane Ouattara sur l’identité musulmane des gens du Nord, Gbagbo sur la revendication estudiantine organisée au sein d’un syndicat bientôt violent et qui forme aujourd’hui un corps milicien, mais aussi sur la traditionnelle rivalité entre son groupe ethnique, les bétés et celui des baoulés. Chaque élection fait l’objet entre eux d’alliances et de retournement d’alliances, interprétées de façon controversées par leurs partisans.\n\n\n6. La France reste le premier investisseur en RCI, cela représente plus de 1000 entreprises et en 1999, 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. De très nombreux secteurs sont concernés, notamment l’énergie (Bouygues détient 47% de la Sodeci, compagnie des eaux), le BTP, les banques, le pétrole (Total), le transport aérien et ferroviaire. Par contre elle s’est retirée ou presque du cacao (retrait de Bolloré), au profit des américains. 60% des ressources budgétaires ivoiriennes proviendraient des impôts de firmes détenus majoritairement par des capitaux français."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reflexions-sur-la-situation-en-cote-divoire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reflexions-sur-la-situation-en-cote-divoire/","name":"Réflexions sur la situation en Côte d’Ivoire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-03-01T15:32:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:44+00:00","description":"Deux événements ont fait basculer depuis peu la crise ivoirienne : le 4 novembre 2004, le bombardement de Bouaké par les forces loyalistes rompait le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdv-pour-un-safari-fiscal-a-marseille-le-3-fevrier/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdv-pour-un-safari-fiscal-a-marseille-le-3-fevrier/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rdv pour un « safari fiscal » à Marseille le 3 février","datePublished":"2018-01-25T15:48:32+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdv-pour-un-safari-fiscal-a-marseille-le-3-fevrier/"},"wordCount":242,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A Marseille, le CCFD-Terre Solidaire organise un \"safari fiscal\" le samedi 3 février 2018 à partir de 15h30. Le safari fiscal est organisé avec la Plateforme régionale de lutte contre les paradis fiscaux et ATTAC.\n\n\n\n\nL'objectif d'un \"safari fiscal\"? Faire découvrir au public de façon ludique la jungle dans laquelle les grandes enseignes, banques et autres multinationales pratiquent l’évasion fiscale.\n\n\nLes nombreux scandales dévoilés par les lanceurs d'alerte et les journalistes, à l'exemple du dernier en date, les #ParadisePapers, nous montrent que les actions des gouvernements à l'encontre des paradis fiscaux et de l'évasion fiscale sont  insuffisantes. Aussi, nous demandons que les Etats encadrent davantage les activités financières des banques et des entreprises.\n\nLire aussi notre dossier : Vers un traité Onu contre l'impunité des multinationales?\n\nLe safari fiscal s'inscrit dans un contexte de mobilisation régionale : le 25 janvier le Mucem organise une nuit consacrée aux lanceurs d'alerte, dont un certain nombre se sont mis en danger pour dénoncer les pratiques d'évasion fiscale; Tandis que le 5 et 6 février  Nicole Briend, militante d'ATTAC, sera jugée pour fauchage de chaises (#ProcesCarpentras). \n\n\nRetrouvez l'événement Safari fiscal sur facebook\n\n\nPour avoir une idée de ce qu'est un \"safari fiscal\" voici une vidéo de l’action menée par le CCFD-Terre Solidaire à Tours au printemps 2017 :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdv-pour-un-safari-fiscal-a-marseille-le-3-fevrier/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdv-pour-un-safari-fiscal-a-marseille-le-3-fevrier/","name":"Rdv pour un \"safari fiscal\" à Marseille le 3 février - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-01-25T15:48:32+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:38+00:00","description":"A Marseille, le CCFD-Terre Solidaire organise un \"safari fiscal\" le samedi 3 février 2018 à partir de 15h30. Le safari fiscal est organisé avec la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ducange-seide-haiti/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ducange-seide-haiti/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Ducange Seide, Haïti","datePublished":"2005-03-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ducange-seide-haiti/"},"wordCount":407,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les facteurs qui freinent le développement\n\n\n\n\n\nAgir contre les facteurs qui freinent le développement\nParis, le 4 mars 2005\n\nNous sommes dans le département de Petite Goave, (ouest de l'île), agité par les rivalités entre les partisans d'Aristide, l'ancien président de la République et ceux qui se disent contre. Ce n'est pas la guerre civile, il n'y a pas d'échanges de tirs, mais des manifestations de rue, des intimidations. Ce n'est pas propice à une actions sereine.\nPar ailleurs, le manque de terres et la forte croissance démographique  (2,8 % par an) font partie des graves problèmes qu'Haïti doit résoudre pour nourrir ses citoyens.  Actuellement, chaque famille dispose de moins de moins de un hectare de terre sur lequel elle doit faire vivre en moyenne 7 personnes.  Le mode de transmission de  l'héritage (partage à égalité) ne fait que renforcer le morcellement des parcelles (de un à 1/2 hectare par famille) de génération en génération.\n\nLa terre est cultivéee toute l'annéee, sans jachère et s'épuise. Les engrais sont rares et chers. Et Les rendements décroissent.  A quoi s'ajoute le déboisement pratiqué par les paysans eux-même à la recherche de nouvelles terres, plus fertiles.\n\nLe libre échange s'est imposé depuis longtemps dans l'île à travers les politiques du FMI. La proximité des Etats-Unis est un facteur \"aggravant\" sur ce plan là. De plus, chez nous, l'Etat intervient très peu en faveur de l'agriculture alors que la majorité de la population en dépend.\n\nNotre ONG a été créée en 1997 par des agronomes (dont je suis) et des médecins pour améliorer justement le niveau de vie des populations locales. Nous mettons en oeuvre des actions de reboissement  en favorisant l'agroforesterie. Par exemple, nous aidons à la plantation de lots boisés pour faire les tuteurs dont l'igname a besoin. Nous assurons la promotion de certaines cultures,  comme le choux pommé, mettons en place de petites boutiques en réseau et améiorons la fourniture d'une eau plus saine pour l'usage domestique.\nEn réalité, tout se tient et nous agissons sur tous les facteurs qui bloquent le développement de la production agricole.\n\nPropos recueillis par Philippe Ortoli\n\nDucange Seide est coordinateur agricole et hydraulique de l'ONG Concert action en Haiti"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ducange-seide-haiti/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ducange-seide-haiti/","name":"Ducange Seide, Haïti - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-03-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:21+00:00","description":"Les facteurs qui freinent le développement Agir contre les facteurs qui freinent le développement Paris, le 4 mars 2005 Nous sommes dans le département de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-nicolas-dupont-aignan/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-nicolas-dupont-aignan/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles &#8211; Nicolas Dupont Aignan","datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-nicolas-dupont-aignan/"},"wordCount":284,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« je ferai établir des normes bancaires strictes en interdisant le « hors bilan » et les activités les plus spéculatives.» \n\n« Notre agriculture meurt malgré le courage de nos agriculteurs, puisque les bas prix se font au détriment de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments. Il est inadmissible d’avoir abandonné nos agriculteurs au « dumping salarial » et sanitaire des marchés. Il faudra donc rétablir des prix de soutien minimaux (notamment un prix minimal garanti pour le lait), assortis si besoin de quotas pour éviter les surproductions. » \n\n« Les DOM-TOM sont un atout considérable pour les énergies renouvelables : il faudra notamment produire du méthanol à partir de la canne à sucre aujourd’hui en déclin » \n\n\n\n\nNotre analyse\n\nNicolas Dupont-Aignan ne traite pas directement de la spéculation sur les marchés agricoles, mais des « activités les plus spéculatives » de manière large et sans précision des leviers pour les interdire.  Les mesures esquissées afin de soutenir les revenus des agriculteurs français (comme le prix minimal garanti) n’agiront pas sur les déséquilibres  et la variabilité  des prix au niveau international. Ces facteurs continueront  d’impacter nos producteurs et rendront inefficaces ces mesures.\n\nEnfin, concernant les agrocarburants, aucune mesure ou proposition n’est faite sur une remise en cause de leur commerce international et de la législation européenne.  De plus, la proposition d’une production dans les DOM TOM omet les difficultés d’accès à l’alimentation que ces populations connaissent– prix élevés des denrées importées, production alimentaire locale insuffisante."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-nicolas-dupont-aignan/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-nicolas-dupont-aignan/","name":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles - Nicolas Dupont Aignan - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","description":"« je ferai établir des normes bancaires strictes en interdisant le « hors bilan » et les activités les plus spéculatives.» « Notre agriculture meurt","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/se-preparer-au-voyage/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/se-preparer-au-voyage/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Se préparer au voyage","datePublished":"2006-05-01T12:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/se-preparer-au-voyage/"},"wordCount":114,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"« Voyager autrement »\nLes guides de Causes Communes, La Cimade, Paris.\nDestiné à des groupes de jeunes désirant organiser un échange avec un autre groupe de jeunes à l’étranger autour d’un projet de développement. le commander à la Cimade.\n\n\n« Carnet de Voyage »\nCCFD, Paris, Février 1999.\nRepères et orientations pour voyager utile.\n\n« Partir pour être solidaire »\nRITIMO (Réseau d’information Tiers-Monde), Mai 2002.\nConseils pour partir avec un projet de solidarité internationale, à commander à RITIMO.\n\n« Vacances, j’oublie tout ? »\nRITIMO, Mai 2003.\nLivret de sensibilisation à commander à RITIMO.\n\n« Un visa pour le voyage »\nCCFD, 2004,\nCahiers pédagogiques pour préparer des jeunes à un voyage solidaire, s’adresse à des animateurs, éducateurs, enseignants."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/se-preparer-au-voyage/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/se-preparer-au-voyage/","name":"Se préparer au voyage - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T12:05:00+00:00","description":"« Voyager autrement » Les guides de Causes Communes, La Cimade, Paris. Destiné à des groupes de jeunes désirant organiser un échange avec un autre groupe","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-exigence-prophetique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-exigence-prophetique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une exigence prophétique","datePublished":"2011-02-08T16:58:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-exigence-prophetique/"},"wordCount":270,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Notre foi nous impose de nous risquer dans des propositions d’organisation de la société et du monde.\n\n\n\nPar son baptême, le chrétien participe à la triple mission messianique du Christ. Il devient :\n– prêtre, pour célébrer la présence de Dieu et Lui offrir la vie des hommes en l’unissant au Christ,\n– prophète, pour annoncer le Royaume de Dieu et proclamer sa Parole à temps et à contretemps, pour grandir en humanité, dénoncer ce qui détruit l’homme,\n– roi, pour travailler au bien commun de l’Humanité et de la Création, notamment par les sciences, les techniques et tout le travail humain qui transforme le monde.\n\nDieu nous confie la charité ; elle nous fait découvrir dans chaque homme l’aspiration fondamentale à être aimé par quelqu’un qui se laisse aimer à son tour.\n\nEt la charité nous mène à des engagements concrets au service de l’homme et de la cité.\n\n« La politique est une forme exigeante de la charité  » (Paul VI). En ce sens, la politique est pour nous une bonne nouvelle. Elle est l’un des leviers sur lequel nous pouvons nous appuyer pour transformer le monde. Les actions de plaidoyer, complexes et exigeantes, sont un lieu de rencontre avec le monde politique.\n\nLa dignité de la personne humaine est dans sa capacité de réaction, de ré-humanisation, dans la réalité du relèvement dont chacun est capable pour lui et pour ses proches.\n\nCela rejoint l’appel évangélique qui nous est lancé : « Lève-toi et marche. » (Mt 9,5) ; « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » (Mt 14,16)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-exigence-prophetique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-exigence-prophetique/","name":"Une exigence prophétique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-08T16:58:00+00:00","description":"Notre foi nous impose de nous risquer dans des propositions d’organisation de la société et du monde. Par son baptême, le chrétien participe à la triple","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/caisses-noires-et-corruption/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/caisses-noires-et-corruption/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Caisses noires et corruption","datePublished":"2010-12-07T20:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/caisses-noires-et-corruption/"},"wordCount":994,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Autre motif de délocalisation virtuelle des transactions passées par les multinationales : échapper à la justice. Une précaution utile, par exemple, lorsque l’obtention d’un marché public à l’étranger s’accompagne du versement de commissions, voire de rétro-commissions.\n\n\n\nEn 1996, des magistrats anticorruption s’unissent et lancent l’appel de Genève dans le but de créer un espace judiciaire européen. Les paradis fiscaux sont alors montrés du doigt dans les processus de blanchiment des capitaux et dans l’évasion des fonds issus de la corruption. Reste qu’à ce jour, la portée de cet appel n’a pas profondément modifié la donne :cherchant à éviter toute traçabilité des fonds, le produit des détournements de fonds publics et de la corruption par les hauts fonctionnaires, cadres d’entreprises et hommes politiques du Sud et du Nord prospère par le biais des paradis fiscaux.\n\nLa plupart des paradis fiscaux sont en effet des édens judiciaires garantissant l’opacité. De nombreux véhicules juridiques (trust, anstalt, fondation, etc.) permettent de masquer le véritable propriétaire des fonds et de recycler l’argent sale. Or selon une étude de Dow Jones de décembre 2009, un tiers des 182 dirigeants d’entreprises interrogés dans 30 pays déclarent avoir perdu un marché dans un pays émergent face à des concurrents peu scrupuleux en matière de corruption.[[Étude citée dans La Lettre de Transparence n° 44, mars 2010, p. 11.]]\n\nLa preuve par l'exemple : le Nigéria spolié\n\nAvec 320 milliards d’euros détournés ou dissimulés dans les pays étrangers, selon les chiffres avancés par le représentant du Nigéria à la 57e session de l’Assemblée générale des Nations unies en 2002, le pays figure en bonne place des États où les actes de corruption et le transfert de fonds illicites contribuent dans une large mesure à la fuite des capitaux[[Nations unies, janvier 2002, « Étude mondiale sur le transfert de fonds d’origine illicite, en particulier de fonds provenant de la corruption  », Assemblée générale, A/AC.261/12, Vienne.]]. Le groupe français de services pétroliers Technip a d’ailleurs été condamné par le tribunal pénal américain en juin 2010 à 270,4 millions d’euros d’amendes cumulées pour des faits de corruption de responsables gouvernementaux nigérians pendant environ 10 ans, afin d’obtenir des contrats représentant une somme supérieure à 4,8 milliards d’euros. KBR et sa maison-mère Halliburton, partenaires américains de Technip, qui avaient utilisé des comptes en Suisse, ont eux aussi été épinglés par la justice et ont versé une amende de 321,6 millions d’euros pour des faits similaires portant sur des contrats pour la construction d’installations de gaz naturel liquéfié sur le site nigérian de Bonny Island[[Les Échos, « Technip condamné à une lourde amende pour corruption au Nigéria », 29 juin 2010. B. Neumann, « Technip passe à la caisse pour corruption au Nigéria »,L’Expansion, 28 juin 2010.]].\n\nDes entreprises hors la loi\n\nElf Aquitaine[[Décision de la chambre criminelle de la Cour de Cassation du 31 janvier 2007, p. 23.]]. Au cœur d’une tempête médiatique, une vaste affaire de corruption mettant en cause des hommes politiques et des grands patrons, a éclaboussé la première entreprise française – devenue ensuite Total. Entre 1989 et 1993, la direction d’Elf a procédé à des surfacturations pour verser des commissions occultes. Objectif : l’obtention de nouveaux marchés et l’enrichissement personnel de certains.\n\nAu cœur de ce jeu à 300 millions d’euros : les paradis fiscaux. Ainsi, pour assurer la mainmise de la compagnie française sur le pétrole gabonais, les responsables d’Elf Alfred Sirven et André Tarallo avaient ouvert des comptes en Suisse. L’enquête du juge d’instruction suisse Paul Perraudin a montré que le bénéficiaire ultime de cet argent était un compte bancaire à la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC) de Genève au nom de la société Kourtas Investment, installée aux Bahamas, ouvert par le conseiller du président gabonais, Samuel Dossou... Et le juge de conclure que le président Bongo en serait le bénéficiaire économique !\n\nEn toile de fond de cette sordide affaire d’État : l’accaparement du pétrole africain par une poignée d’initiés.\n\nSiemens[[Communication de Siemens sur le sujet qui insiste sur sa coopération http://www.siemens.com/press/pool/de/events/corporate/2009-q4/2009-q4-legal-procee-dings-e.pdf ]]. Entre 2000 et 2006, l’entreprise allemande a versé environ 1,3 milliard d’euros de pots-de-vin, notamment à des responsables politiques, pour obtenir des marchés en Russie et au Nigéria. Michael Kutschenreuter, l’ancien directeur financier de la division télécommunications de Siemens, a reconnu avoir effectué des paiements « discrets » en marge de gros contrats par le biais de « contrats de conseil douteux », de fausses factures et de sociétés écrans en Suisse. Siemens a été condamnée par la justice allemande et les autorités boursières américaines pour un montant de 2,5 milliards d’euros en amende et arriérés fiscaux pour éponger ce scandale. \n\nBAE Systems[[Confirmation par BAE System sur son site : http://www.baesystems.com/Newsroom/NewsReleases/auto-Gen_1101517013.html ]]. Rattrapé par la justice en février 2010, le groupe d’armement britannique a été doublement condamné à 320 millions d’euros d’amende par les autorités américaines et britanniques pour versement de pots-de-vin sur le territoire des États-Unis. Le ministre de la Défense américain reproche à BAE « d’avoir réalisé des paiements de plusieurs centaines de millions de dollars à des tierces parties, en connaissant la forte probabilité que cet argent serait transmis aux décideurs gouvernementaux pour qu’ils favorisent BAE dans l’attribution de contrats de défense »[[Le Monde, « Pots-de-vin : forte amende pour le vendeur d’armes britannique BAE », 8 février 2010.]]. Au cœur du montage : le recours à des paradis fiscaux comme Jersey et les Îles Vierges britanniques."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/caisses-noires-et-corruption/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/caisses-noires-et-corruption/","name":"Caisses noires et corruption - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T20:00:00+00:00","description":"Autre motif de délocalisation virtuelle des transactions passées par les multinationales : échapper à la justice. Une précaution utile, par exemple,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-plainte-est-jugee-recevable-en-france/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-plainte-est-jugee-recevable-en-france/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La plainte est jugée recevable en France","datePublished":"2012-10-18T14:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:51:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-plainte-est-jugee-recevable-en-france/"},"wordCount":669,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La plainte est jugée recevable en France du Point de contact national français en charge de la mise en œuvre des Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales\n\n\n\nCCFD-Terre Solidaire - SHERPA - CGT - Tamil Nadu Land Rights Federation (TNLRF) - Association des villageois de Thervoy\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, SHERPA, la CGT, la Tamil Nadu Land Rights Federation  (TNLRF) et l’Association des villageois de Thervoy se félicitent d’avoir obtenu aujourd’hui la recevabilité de la saisine en France du Point de contact national français en charge de la mise en œuvre des Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales (PCN) concernant l’implantation d’une usine Michelin au Tamil Nadu (Inde). Ces cinq organisations avaient saisi le PCN en juillet dernier , considérant que Michelin avait violé plusieurs Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des multinationales .\n\n« La plainte est jugée recevable alors même que Michelin refuse toujours de communiquer sur le conflit avec les populations victimes de l’installation de son usine », déclare Bernard Pinaud délégué général du CCFD-Terre Solidaire. En effet, l’implantation de l’usine de production de pneumatiques de Michelin a contribué à la destruction de 450 hectares de forêt et l’accaparement de ressources en eau, privant les populations riveraines de leur principal moyen de subsistance. « Le silence de Michelin nous semble incompatible avec le discours d’une entreprise qui se veut socialement responsable. La dernière communication de Michelin sur cette controverse - dans laquelle l'entreprise minimise l'ampleur de la contestation locale - remonte à février 2012 », ajoute-t-il.\n\nCe comportement interroge le concept même de responsabilité, que beaucoup d’entreprises résument à une action philanthropique. Pour William Bourdon, président de l’association SHERPA : « La vraie responsabilité d’une entreprise se mesure désormais au regard de la prévention des risques liés à son activité. Nous attendons du PCN qu’il constate les violations des principes directeurs, qu’il recommande la réalisation d’une étude d’impact sérieuse et indépendante, et qu’il s’assure donc de la suspension des travaux jusqu’à ce que les procédures judiciaires entamées localement n’arrivent à leur terme. »\n\nCar parallèlement à la plainte en France, des procédures judiciaires sont engagées en Inde, notamment à l'encontre de l’Etat du Tamil Nadu, qui aurait octroyé cette concession à l’entreprise française sans respecter pleinement les obligations légales. « Nous allons faire appel à la Cour de Madras car l’Etat a refusé de mettre en œuvre la décision de justice rendue trois ans auparavant, qui prévoyait d'indemniser les populations ayant subi la destruction de leur forêt, leur principal moyen de subsistance », affirme Nicholas Chinnappan, coordinateur de la TNLRF.\n\nLes avocats des villages affectés ont également décidé de s’adresser à la Cour Suprême indienne, en invoquant les irrégularités qui marquent l’ensemble du projet de parc industriel au regard de la loi indienne. « Nous allons poursuivre la mobilisation avec les moyens pacifiques qui sont les nôtres » affirme Mahesh, habitant de Thervoy, qui se bat depuis 2007 contre la création du parc industriel. « Aujourd'hui, nous ne sommes plus tous seuls. Les autres villages ont pris conscience des impacts du site sur leur vie quotidienne et notre mobilisation est relayée en France, le pays de Michelin ».\n\nDans ce climat de tensions, la direction de Michelin  mène son projet sans se préoccuper de ces actions en justice et autres recours. «Malgré la forte mobilisation des habitants, Michelin poursuit sa politique du fait accompli», affirme Paul Fourier, membre de la commission exécutive confédérale de la CGT . « L’entreprise se prépare à produire son premier pneu d’ici quelques semaines. Un tel comportement est pour nous inacceptable ».\n\nLes cinq plaignants, ainsi que l’entreprise, seront auditionnés à Paris, en novembre prochain par le PCN."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-plainte-est-jugee-recevable-en-france/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-plainte-est-jugee-recevable-en-france/","name":"La plainte est jugée recevable en France - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-18T14:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:51:39+00:00","description":"La plainte est jugée recevable en France du Point de contact national français en charge de la mise en œuvre des Principes directeurs de l'OCDE à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-des-elections-sous-les-yeux-de-la-jeunesse/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-des-elections-sous-les-yeux-de-la-jeunesse/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paraguay : des élections sous les yeux de la jeunesse","datePublished":"2013-04-29T15:07:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-des-elections-sous-les-yeux-de-la-jeunesse/"},"wordCount":1094,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dimanche 21 avril 2013, Horacio Cartes a été élu président de la république du Paraguay. Ce scrutin, intervenu huit mois après la destitution très controversée de Fernando Lugo Mendez, s’est conclu par le retour au pouvoir du très conservateur Parti Colorado. Dans un pays marqué par la fraude électorale, Decidamos, un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, avait dépêché, cette année encore, un millier de jeunes observateurs électoraux.\n\n\n\nTee-shirt blanc et bloc note à la main, Andreas Juergen Asaak Funk attend devant le portail de l’Institut de Technologie d’Asunción, la capitale du Paraguay. Ce dimanche 21 avril, le centre de formation s’est mué en bureau de vote. \n\nA l’intérieur, des centaines d’électeurs attendent patiemment leur tour pour élire le président, mais aussi les sénateurs, les députés et les gouverneurs des départements de ce petit pays d’Amérique du Sud, coincé entre le Brésil et l’Argentine. Une fois leur devoir de citoyen accompli, Andreas, architecte d'intérieur de 31 ans, les aborde pour leur demander quels candidats ils ont choisi.\n\n« J’ai été dépêché dans ce bureau de vote pour faire un sondage à la sortie des urnes. L’objectif est de réaliser notre propre mesure pour la comparer aux chiffres officiels communiqués par le Tribunal Suprême de la justice Electorale (TSJE). D’autres observateurs se trouvent à l’intérieur pour vérifier que le scrutin se déroule dans le respect de la loi. Par notre présence, nous voulons marquer notre attachement à la démocratie. »\n\nDes observateurs électoraux pour promouvoir la participation citoyenne\n\nAndreas fait partie des quelques 1000 jeunes observateurs électoraux dépêchés cette année à travers tout le pays par Decidamos, une association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, créée en 1990. \n\n« Notre mission, consiste notamment à promouvoir la participation citoyenne  dans la gestion et le contrôle des activités et des décisions gouvernementales, explique Susana Aldana Amabile, la Secrétaire exécutive. Nous défendons également les droits humains reconnus par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les droits citoyens figurant dans la Constitution et dans les lois du Paraguay. » \n\nCette mission est particulièrement ardue dans un pays marqué par la présence au pouvoir, pendant plus de 60 ans, d’un parti unique, le Parti Colorado, dont 35 ans de dictature (entre 1954 et 1989). \n\nRésultat, le Paraguay figure aujourd’hui parmi les nations les plus corrompues du monde, où le clientélisme  et la fraude électorale constituent des fléaux récurrents. Une menace toujours présente vu le contexte particulier de ces élections.\n\n\nImpliquer les jeunes dans le processus électoral\n\n« Ce scrutin intervient après le \"coup d’état parlementaire\" du 22 juin 2012, rappelle  Susana Aldana Amabile. Ce jour-là, Fernando Lugo Mendez, qui avait été élu démocratiquement en 2008, a été destitué par le Congrès, composé en majorité de représentants du parti Colorado et du Parti Libéral. Il a en effet été accusé d’être responsable de \"négligence\" lors de la mort de 17 personnes -11 paysans et 6 policiers- le 15 juin 2012, suite à une intervention des forces de l’ordre pour déloger des paysans occupant les terres d’un riche propriétaire. » \n\nCette destitution « arbitraire » avait été fermement condamnée à l’époque par la communauté internationale. Elle avait même valu au pays une suspension -« jusqu’à de nouvelles élections démocratiques »- de participation aux instances régionales, telles que le Marché Commun du Sud (Mercosur) et de l’Union Sud américaine des Nations (Unasur).  Des institutions vitales à l’économie de cet Etat de près de 6,5 millions d’habitants. D’où l’importance de ces nouvelles élections.\n\n« Nous envoyons des jeunes observateurs à chaque scrutin depuis la fin de la dictature », explique Fernando Rojas, chargé au sein de Decidamos d’organiser cette opération. Pourquoi des jeunes ? \n\n« Parce que qu’ils représente 53,9% de l’électorat et que leur implication dans le processus électoral est, de notre point de vue, un gage de futur démocratique  pour le pays. »\n \nCette fois-ci cependant, Decidamos a été pris de court par le calendrier politique. « Normalement, nous nous y prenons un an à l’avance pour organiser cette mobilisation, précise Fernando Rojas. Mais là, nous avons été surpris par la destitution et le nouveau calendrier électoral. Il nous a donc été difficile de recruter et de former autant de jeunes que d’habitude. » \n\nMalgré ces freins, l’entité a réussi à convaincre et à former un millier de personnes à travers tout le pays. \n\n« Les sessions de formation ont notamment permis d’expliquer comment devait être composées les tables de vote, comment s’assurer de la liberté des électeurs et de leur confidentialité au moment de voter, ainsi que de l’absence de propagande sur les lieux de vote. »\n\n\n« Le non respect des votes est une injustice »\n\nAida Garcete faisait partie de ces observateurs. C’était même une première pour cette jeune avocate de 25 ans, issue d’un milieu modeste, et qui a grandi dans le monde rural. Sa motivation pour observer la bonne tenue des élections ? \n\n« La même que celle qui m’a poussée à devenir avocate : combattre les injustices. Celles dont sont victimes les personnes humbles de la campagne obligée de venir vivre misérablement dans les villes parce qu’on leur a confisqué leurs terres. Et celles des électeurs, dont la voix n’a pas été respectée avec la destitution de Fernando Lugo Mendez. »\n \nC’est pour ça qu’Aida est arrivée à 6h du matin, ce dimanche. « Pour tout observer, tout noter. Et montrer aux responsables politiques que nous, les jeunes paraguayens, voulons être respectés. » Aida n’est pourtant restée dans le bureau de vote que jusqu’à 14h. « Après, je suis allée voter », sourit elle. Pour la première fois de sa vie.\n\nJean-Claude Gérez\n\n\n \n\nDecidamos lance une campagne \"Alliance citoyenne pour la transparence et le développement\" qui vise à promouvoir une fiscalité plus équitable au Paraguay.\nParce que les producteurs de soja ne paient quasiment pas d'impôts, cette campagne dénonce l'injustice du système fiscal actuel du Paraguay face aux petits agriculteurs. Par ailleurs, elle fait des propositions de réorientations fiscales et budgétaires plus justes. \n\nCe projet permet d'installer dans le débat public la nécessité de réformer mais aussi de taxer les agro-exportations. http://www.justiciatributaria.org.py/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-des-elections-sous-les-yeux-de-la-jeunesse/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-des-elections-sous-les-yeux-de-la-jeunesse/","name":"Paraguay : des élections sous les yeux de la jeunesse - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-29T15:07:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:30+00:00","description":"Dimanche 21 avril 2013, Horacio Cartes a été élu président de la république du Paraguay. Ce scrutin, intervenu huit mois après la destitution très","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-appel-luxleaks-mobilisez-vous-pour-les-lanceurs-dalerte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-appel-luxleaks-mobilisez-vous-pour-les-lanceurs-dalerte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Procès en appel Luxleaks : mobilisez-vous pour les lanceurs d&rsquo;alerte","datePublished":"2016-11-10T15:28:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:33:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-appel-luxleaks-mobilisez-vous-pour-les-lanceurs-dalerte/"},"wordCount":501,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Justice économique","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les organisations de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires dont le CCFD-Terre Solidaire, appellent à soutenir Antoine Deltour et deux autres accusés dans le cadre de l’affaire LuxLeaks, lors du procès en appel au Luxembourg le 12 décembre 2016.\n\n\n\nLe 12 décembre 2016 se tiendra au Luxembourg le procès en appel d’Antoine Deltour et Raphaël Halet, les deux lanceurs d’alerte du scandale Luxleaks et Edouard Perrin, le journaliste qui a révélé l’affaire. \n\nLes citoyen.ne.s partout en Europe sont appelé.e.s par le comité de soutien luxembourgeois à se mobiliser en masse en soutien aux lanceurs d’alerte et pour dénoncer l’impunité dont jouissent les multinationales qui échappent à l’impôt et les cabinets qui les aident. \n\nNous avons décidé d’y répondre et d’organiser un départ en bus depuis Paris.  Au programme : rassemblement et prises de parole sur le parvis de la cité judiciaire, ateliers-débats et un ”lobby tour” pour découvrir les hauts lieux et acteurs incontournables de la fiscalité luxembourgeoise !\n\n\nPremier procès\n\n\nA l’issue du premier procès Luxleaks qui s’est tenu du 26 avril au 4 mai 2016 au Luxembourg, Antoine Deltour et Raphaël Halet ont été condamnés respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis et 1500 et 1000 euros d’amende. Ils ont annoncé immédiatement leur décision de faire appel. Edouard Perrin a été acquitté mais le parquet luxembourgeois a décidé lui aussi de faire appel. Ils seront tous les trois rejugés.\n\nNos organisations avaient jugé le premier verdict scandaleux, considérant que ce qu’il leur est reproché - avoir dévoilé des accords secrets passés entre des multinationales et l’administration fiscale luxembourgeoise par l’intermédiaire de PwC - a rendu un service sans précédent aux citoyen.ne.s européen.ne.s et à l’intérêt général.\n\nRaphael Halet et Antoine Deltour devraient être remerciés et non condamnés. Ce sont les multinationales qui ont bénéficié de ces accords secrets, PwC qui les a rédigés, l’administration fiscale luxembourgeoise qui les a validés, qui devraient être poursuivis.\n\n\nA lire Luxleaks : Antoine Deltour : héros, délinquant ou citoyen lambda ?\n\n\n\nRappelons que l’évasion et la fraude fiscales sont des fléaux qui privent les Etats, européens comme ceux du Sud, de centaines de milliards d’euros nécessaires pour répondre à l’urgence climatique, financer des services publics de qualité et lutter contre les inégalités et la pauvreté.\n\nPour toutes ces raisons, nous appelons à être présent.e.s en nombre au Luxembourg aux côtés des citoyen.ne.s venu.e.s de toute l’Europe, pour soutenir les lanceurs d’alerte et appeler à plus de justice et de transparence fiscale au sein de l’Union européenne.\n\nSoyons nombreux.ses !\n\n\n\nPour plus d'informations"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-appel-luxleaks-mobilisez-vous-pour-les-lanceurs-dalerte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-appel-luxleaks-mobilisez-vous-pour-les-lanceurs-dalerte/","name":"Procès en appel Luxleaks : mobilisez-vous pour les lanceurs d'alerte - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-11-10T15:28:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:33:59+00:00","description":"Les organisations de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires dont le CCFD-Terre Solidaire, appellent à soutenir Antoine Deltour et deux autres","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projet-de-loi-agriculture-et-alimentation-poudre-de-perlimpinpin-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projet-de-loi-agriculture-et-alimentation-poudre-de-perlimpinpin-communique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Projet de loi Agriculture et Alimentation: poudre de perlimpinpin! (Communiqué)","datePublished":"2018-05-30T13:49:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:23:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projet-de-loi-agriculture-et-alimentation-poudre-de-perlimpinpin-communique/"},"wordCount":1063,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce mercredi 30 mai 2018 à partir de 15h, le tant attendu projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est voté en première lecture à l’Assemblée Nationale. De ce texte ne ressortent ni les engagements pris durant les ateliers des Etats Généraux de l’Alimentation, ni les engagements du Président Emmanuel Macron. \n\n\n\nLes représentants de la société civile ne décolèrent pas de voir une loi si faible adoptée par des députés qui suivent l’avis du gouvernement. Un faible espoir réside-t-il dans le passage prochain au Sénat pour que nos représentants se saisissent des véritables enjeux ? Dans le cas contraire, les représentants de la société civile que nous sommes se désolidariseront de cette loi. \n\nAprès près d’un an de travaux lancés dès l’annonce de l'organisation des Etats Généraux de l'Alimentation (EGA), les organisations de la société civile[[Action contre la Faim / ActionAid France / Agir Pour l’Environnement / Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières / Amis de la Terre France / Association française des Diététiciens Nutritionnistes / Association Max Havelaar France / Attac France / BLOOM / CCFD-Terre Solidaire / Commerce Equitable France / CIWF France / CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) / Comité français pour la solidarité internationale / Coordination SUD / CRID / Criigen / Eau et Rivières de Bretagne / Fédération Artisans du Monde / Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR) / Fédération Nationale d’Agriculture Biologique / Fermes d’Avenir / Filière Paysanne / Fondation pour la Nature et l’Homme / Foodwatch / France Nature Environnement / Générations Futures / Greenpeace France / Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire) / Justice Pesticides / LPO / Miramap / Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique / Nature et Progrès / OGM dangers / Oxfam France / Plateforme pour une petite pêche / REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) / RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) / Réseau Action Climat / Réseau CIVAM / Réseau Cocagne / Réseau Environnement Santé / RESOLIS / SOL / Syndicat National d’Apiculture / Terre & Humanisme / Terre de Liens / UFC que choisir / Union Nationale de l’Apiculture Française / WECF France / WWF France]] désespèrent de voir un texte législatif aussi vide et contraire à l’esprit des EGA. \nC’est pourtant l’ensemble des acteurs agricoles, sociaux, économiques et environnementaux de la société française qui ont été mobilisés par le gouvernement. Alors que les consensus obtenus lors des ateliers sur les EGA à la fin 2017 promettaient de réelles avancées, quasiment aucune d’entre elles n’a été reprise dans ce projet de loi. \nA quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d'une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d'acteurs ? \nL’esprit des EGA semble bien loin ! \nComment expliquer tous  ces renoncements  face aux engagements pris par le Président de la République, que ce soit durant la campagne présidentielle ou face à l’ensemble des acteurs lors de son discours à Rungis ? \n\nLa Loi Agriculture et Alimentation adoptée aujourd’hui n’est pas à la hauteur de nos attentes et bien loin des enjeux de notre siècle. \nElle ne permettra pas aux agriculteurs de mettre derrière eux les crises agricoles et de vivre dignement de leur travail. \nC’est une illusion de croire que cette loi permettra de rééquilibrer le rapport de force économique entre agriculteurs et distributeurs. \nElle ne leur donnera pas non plus les outils économiques et législatifs nécessaires pour engager une véritable transition des modes de production. \nLe gouvernement et les députés ont ainsi raté l’opportunité de montrer que l’agroécologie permettrait de réconcilier économie et écologie. \n\nLes organisations de la société civile rappellent que la loi ne pourra remplir son rôle que si l'ensemble des leviers déterminants et urgents pour la transition y sont intégrés de manière obligatoire. \nLe renvoi très fréquent par Stéphane Travert  lors des débats aux engagements volontaires des filières, des fabricants et distributeurs de produits alimentaires ou à d’éventuelles évolutions à l’échelon européen ressemble fort à une démission des législateurs et responsables politiques, alors que c’est au contraire leur rôle, pour protéger l’intérêt général, que d’ancrer des objectifs clairs dans la loi, et d’entériner des mesures qui s’appliquent à toutes et à tous. \nLes représentants de la société civile appellent, au vu des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques qui entourent cette loi, à un sursaut des parlementaires et du gouvernement pour lui donner corps et la muscler. \nDans le cas contraire, nos organisations se désolidariseront de cette loi.\n\nContacts presse\n\nGouvernance alimentaire\n- France Nature Environnement, Camille DORIOZ, Camille.dorioz@fne.asso.fr ; 01 44 08 64 14 \n- UFC Que Choisir, Marie Christine BRUMENT, 01 44 93 19 84\n\nBiodiversité  \n- France Nature Environnement, Camille DORIOZ, Camille.dorioz@fne.asso.fr ; 01 44 08 64 14 \n- WWF France, Eleonora Trementozzi, etrementozzi@wwf.fr ; 06 35 34 73 52\n\nClimat  \n- Réseau Action Climat, Caroline Faraldo, caroline.faraldo@reseauactionclimat.org, +33 (0)6 49 49 59 26\n- WWF France, Eleonora Trementozzi, etrementozzi@wwf.fr ; 06 35 34 73 52\n\nSanté environnementale / pesticides\n- Foodwatch France, Karine Jacquemart, karine.jacquemart@foodwatch.fr, +33 6 68 87 04 04 \n- Générations Futures, Nadine Lauverjat, nadine@generations-futures.fr, +33 (0)6 87 56 27 54\n- WECF France, Elisabeth Ruffinengo, elisabeth.ruffinengo@wecf.eu, + 33 (0)4 50 83 48 13\n- France Nature Environnement, Camille DORIOZ, Camille.dorioz@fne.asso.fr ; 01 44 08 64 14 \n- WWF France, Eleonora Trementozzi, etrementozzi@wwf.fr ; 06 35 34 73 52\n- UFC Que Choisir, Marie Christine BRUMENT, 01 44 93 19 84\n\nBien être animal  \n- CIWF France, Agathe Gignoux, agathe.gignoux@ciwf.fr, 06 12 90 09 25\n\nRestauration collective\n- Fondation pour la Nature et l’Homme, Manuela Lorand, 06 98 45 46 91, m.lorand@fnh.org \n- Greenpeace France, Cécile Caillez, ccaillez@greenpeace.org, 06 13 07 04 29\nUFC Que Choisir, Marie Christine BRUMENT, 01 44 93 19 84\n\nCohérence des politiques française et international\n- CCFD-Terre Solidaire, Karine Appy, k.appy@ccfd-terresolidaire.org +33 (0)6 66 12 33 02\n- UFC Que Choisir, Marie Christine BRUMENT, 01 44 93 19 84\n\nTransparence et information du consommateur \n- Foodwatch France, Karine Jacquemart, karine.jacquemart@foodwatch.fr, +33 6 68 87 04 04 \n- France Nature Environnement, Camille DORIOZ, Camille.dorioz@fne.asso.fr ; 01 44 08 64 14 \n- Générations Futures, Nadine Lauverjat, nadine@generations-futures.fr, +33 (0)6 87 56 27 54\n- UFC Que Choisir, Marie Christine BRUMENT, 01 44 93 19 84\n\nCommerce Equitable  \n- Commerce Equitable France, Julie Stoll stoll@commercequitable.org 06 63 41 89 87"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projet-de-loi-agriculture-et-alimentation-poudre-de-perlimpinpin-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/projet-de-loi-agriculture-et-alimentation-poudre-de-perlimpinpin-communique/","name":"Projet de loi Agriculture et Alimentation: poudre de perlimpinpin! (Communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-05-30T13:49:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:23:41+00:00","description":"Ce mercredi 30 mai 2018 à partir de 15h, le tant attendu projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est voté en première lecture à l’Assemblée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-tchetchenie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-tchetchenie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Manifeste &#8211; Tchétchénie","datePublished":"2009-12-15T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-tchetchenie/"},"wordCount":921,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Après la fin des conflits armés, la violence au quotidien \n\nLa Tchétchénie est une petite république située dans le nord Caucase, au sein de la Fédération de Russie. Entre 1994 et 1996, puis à nouveau à partir de 1999, la population tchétchène a du faire face à des conflits extrêmement sanglants, prise en étau entre les troupes russes et les indépendantistes tchétchènes. Ces deux conflits successifs se sont soldés par des centaines de milliers de morts, en majorité civils. Des villes telles que la capitale Grozny ont été complètement anéanties sous les bombes. Depuis, la guerre a officiellement pris fin et on serait rentré dans une période dite de « normalisation ». Grozny est un vaste chantier,  les nouveaux immeubles sortent rapidement de terre. Malgré cette reconstruction apparente du centre-ville et la fin officielle le 16 avril 2009 de l' « opération antiterroriste » menée par les Russes et lancée il y a dix ans, force est de constater que la violence n'a pas disparue. Les règlements de compte, disparitions et actes de violence sont quotidiens. Les défenseurs des droits de l'homme, qui combattent notamment pour la justice et la reconnaissance des crimes commis, sont les premières victimes de ce climat de terreur. L'assassinat récent de Natalia Estemirova, défenseure des droits de l'homme au sein de l'association Mémorial et ancienne journaliste, est malheureusement là pour en témoigner. Un rapport publié le 24 novembre 2009 par le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe souligne l'augmentation de la violence par rapport à l'année précédente. Il indique également que la pratique des disparitions courtes se développe de plus en plus. Celles-ci consistent en l'enlèvement de personnes pendant quelques jours, qui subissent violence et torture. Elles sont ensuite libérées et refusent de parler, par peur des représailles. Ce même rapport dénonce l'absence de véritables enquêtes sur les crimes commis. 60 fosses ont ainsi été répertoriées, contenant 3000 morts qui restent non identifiés. L'actuel président Ramzan Kadyrov, « parachuté » au pouvoir et soutenu par Moscou, se caractérise par sa brutalité. Les atteintes aux droits humains, notamment commises par ses milices aujourd'hui intégrées dans les services officiels de maintien de l'ordre, sont nombreuses. Son régime se caractérise de plus en plus par sa dérive islamiste et autoritaire. Les portraits géants à la gloire de Vladimir Poutine et de Kadyrov dans la capitale ne font que confirmer cette tendance. On assiste en effet au développement d'un véritable culte de la personnalité ne laissant aucun espace libre d'expression et d'opposition.\n\nAu niveau social, la population est extrêmement marquée par les conflits successifs et souffre donc dans son ensemble du syndrome post-traumatique. Elle a besoin de soins médicaux et d'un soutien psychologique. Selon la dirigeante de l'ONG échos de la guerre, il y aurait 30 000 orphelins et 19 000 invalides. Les familles, sans nouvelles des disparus, peinent à se reconstruire. Le Comité International de la Croix Rouge a dénombré 1260 cas, tandis que des ONGs tchétchènes avancent le chiffre de 4400 disparitions. La population vit dans la peur des enlèvements et des intimidations et dans une très grande précarité. Aucune aide sociale ni médicale n'est proposée aux Tchétchènes qui se décident à quitter les camps de réfugiés pour rentrer chez eux. Le chômage atteint 70% de la population. Les jeunes sont désœuvrés, sans repères ni perspectives. Enfin, les femmes sont de plus en plus victimes d'une restriction de leurs libertés. Le président Kadyrov a effet imposé à nouveau le port du voile et la polygamie et les meurtres de femmes et crimes d'honneur se sont multipliés au cours des dernières années.\n\nLes actions soutenues par le CCFD-Terre Solidaire en Tchétchénie \n\nDans un contexte de surveillance accrue et de négation des libertés, le CCFD-Terre Solidaire apporte son soutien aux associations tchétchènes et russes qui se battent pour le respect des droits humains, la justice et viennent en aide aux populations les plus vulnérables. On compte parmi ces associations Mémorial et le Centre pour la paix et le développement des communautés. Il s'agit de les aider à se renforcer au niveau institutionnel, notamment par leur mise en relation avec des associations plus anciennes et solides. Le CCFD-Terre Solidaire apporte une attention toute particulière aux femmes, notamment en soutenant l'association Sintem qui permet à celles-ci d'avoir des espaces de libre expression. Cette association les aide aussi à se reconstruire et à gérer le syndrome post-traumatique. \n\nL'aide aux déplacés et réfugiés est également une priorité pour le CCFD-Terre Solidaire. Ce dernier soutient le Comité d'assistance civique qui les aide à faire valoir leurs droits. Le sort des Roms est aussi au cœur de notre engagement, avec la volonté de mettre en relation des ONGs comme Mémorial avec les associations travaillant au niveau européen sur les mêmes problématiques. Enfin, avec ses alliés, notamment le Secours Catholique, le CCFD-Terre Solidaire entend sensibiliser l'opinion publique française sur les violations des droits de l'homme en Tchétchénie et dans le Caucase."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-tchetchenie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-tchetchenie/","name":"Manifeste - Tchétchénie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-12-15T00:00:00+00:00","description":"Après la fin des conflits armés, la violence au quotidien La Tchétchénie est une petite république située dans le nord Caucase, au sein de la Fédération","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-guerre-dans-letat-kachin-plus-de-100000-refugies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-guerre-dans-letat-kachin-plus-de-100000-refugies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La guerre dans l’État kachin, plus de 100~000 réfugiés","datePublished":"2013-03-05T11:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-guerre-dans-letat-kachin-plus-de-100000-refugies/"},"wordCount":701,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis juin 2011, la guerre fait rage dans l’État kachin, au nord de la Birmanie. Et, comme c’est bien souvent le cas, les populations civiles sont les premières à en faire les frais. Plus de 100 000 personnes seraient aujourd’hui réfugiées dans des camps.\n\n\n\nLe Père Paul Awng Dang, directeur de la Karuna Bhamo Social Services, partenaire kachin du CCFD-Terre Solidaire depuis ses débuts, en 2007, témoigne de cette nouvelle réalité.\n\nQuelles ont été les répercussions du conflit sur les activités de KBSS ?\nNous avons dû cesser du jour au lendemain nos projets de développement pour nous recentrer sur l’aide à apporter à tous les déplacés. Mais que faire et comment ? Nous n’avions aucune expérience en la matière. La première étape a été de nous former le plus rapidement possible à l’assistance humanitaire : aspect financier, logistique, distribution, découverte de La Charte humanitaire et les standards minimums de l’intervention humanitaire du Projet Sphère. Puis nous avons contacté nos donateurs et nous nous sommes ensuite mis au travail. Avec cette idée que tout cela ne durerait pas plus d’une année. Mais, en juin 2012, cela a déjà fait un an. Et nous savons aujourd’hui que ce conflit est loin d’être résolu.\n\nComment se manifeste concrètement votre aide ?\nKBSS joue un rôle de relais et d’exécutant pour diverses organisations des Nations unies comme l’Unicef, le HCR [[Haut commissariat aux réfugiés]] ou le PAM [[Programme alimentaire mondial]] et d’autres ONG. Nous distribuons de la nourriture et des articles de première nécessité, couvertures, matériels de cuisine… participons à la construction des abris, aidons à l’installation de pompes et de puits, de sanitaires. Nous faisons aussi tout notre possible pour apporter une assistance médicale et soutenir la scolarisation des enfants. Nous touchons ainsi entre 30 et 40 000 personnes. Mais il y a une grande différence entre les camps situés en zone gouvernementale et ceux installés dans les territoires contrôlés par la KIO [[Kachin Independance Organisation]]. Il faut bien comprendre qu’aucun convoi humanitaire n’a pu parvenir dans ces derniers depuis juin 2012 et que nous représentons souvent le seul lien que ces gens aient avec l’extérieur. Mais nos capacités restent limitées. Fort heureusement, KBSS étant une organisation confessionnelle, sa neutralité est reconnue par les deux camps et nous pouvons nous déplacer sans trop de problèmes. Même dans les zones non contrôlées par le gouvernement.\n\nQuel bilan tirez-vous de cette « expérience » ?\nLe fait de travailler avec différentes organisations avec lesquelles nous n’entretenions jusque là aucune relation, comme les Nations unies, de devoir répondre à leurs multiples demandes et mettre en place des programmes humanitaires nous a beaucoup appris et permis de grandir professionnellement. Notre crédibilité et notre acceptation par les deux belligérants sont aussi à considérer comme un aspect positif. Mais il y a un revers à cette médaille. La pression est énorme. Et quand je vois que ce conflit perdure, je me sens parfois vraiment découragé. \n\n\nQue pensez-vous de la levée des sanctions économiques prises à l’encontre de la Birmanie ?\nLes pays de l’Union européenne pensent que la Birmanie est en train de devenir une démocratie, mais la réalité du terrain nous montre que les changements annoncés par Nay Pyi Daw [[Capitale de la Birmanie et siège du gouvernement]] ne sont que des artifices destinés à tromper l’opinion internationale. Si les Occidentaux croient qu’il leur suffira d’investir dans le pays pour pouvoir en tirer des bénéfices, ils se trompent. Cela ne fera au contraire qu’augmenter le fossé qui sépare les riches des pauvres, la majorité birmane des minorités ethniques. Les investisseurs doivent comprendre qu’il leur faut également investir dans le capital humain de ce pays, cela d’une manière équitable. C’est le seul moyen de parvenir à une paix durable en Birmanie. \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-guerre-dans-letat-kachin-plus-de-100000-refugies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-guerre-dans-letat-kachin-plus-de-100000-refugies/","name":"La guerre dans l’État kachin, plus de 100~000 réfugiés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-05T11:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","description":"Depuis juin 2011, la guerre fait rage dans l’État kachin, au nord de la Birmanie. Et, comme c’est bien souvent le cas, les populations civiles sont les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fuite-sur-le-reporting-public-une-proposition-qui-reste-au-milieu-du-gue/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fuite-sur-le-reporting-public-une-proposition-qui-reste-au-milieu-du-gue/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Fuite sur le reporting public : une proposition qui reste au milieu du gué","datePublished":"2016-03-22T15:09:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fuite-sur-le-reporting-public-une-proposition-qui-reste-au-milieu-du-gue/"},"wordCount":416,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lundi 21 mars au soir, une version de la proposition de reporting pays par pays public de la Commission européenne a été publiée par le média Politico. Ce texte doit être présenté dans sa version finale le 12 avril prochain. Cette proposition très attendue, qui doit s’accompagner des résultats de l’étude d’impact initiée en juin 2015, s’avère en l’état très en deçà de ce qui était espéré.\n\n\n\nPour Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer financement du développement au CCFD-Terre Solidaire, « si le reporting public pays par pays est maintenant considéré au niveau européen, le texte qui a fuité est extrêmement décevant pour deux raisons principales : d’abord parce que l’obligation de reporting public ne concerne que les entreprises multinationales dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros ce qui exclut de facto 85 % des entreprises multinationales.  Ensuite, parce que les entreprises ne seront obligées de publier des informations concernant leurs activités et les impôts qu’elles payent que dans les pays de l’Union européenne où elles sont implantées. On ne saura rien de leurs activités à Hong Kong, aux Iles Caïmans ou à Singapour, qui sont pourtant des paradis fiscaux notoires. Et les pays en développement, qui  perdent chaque année des centaines de milliards d’euros à cause des pratiques d’évasion fiscale des entreprises, ne seront pas plus avancés. »\n\n« Cette proposition de transparence limitée aux pays de l’Union européenne interpelle et sonne comme un encouragement pour les entreprises à privilégier désormais les paradis fiscaux non européens!  Et ceci alors même qu’en 2013, les pays de l’UE avaient adopté une obligation de reporting public pour les banques européennes qui couvrait tous les pays où ces dernières étaient implantées », ajoute Lucie Watrinet.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire rappelle que l’obligation pour les entreprises multinationales de rendre publiques des informations essentielles sur leurs activités (bénéfices, chiffre d’affaires, nombre d’employés) et les impôts qu’elles payent dans tous les pays où elles sont présentes est un moyen clé pour lutter contre l’évasion fiscale. Cela doit permettre à chaque citoyen de savoir si les entreprises paient bien des impôts là où elles ont une activité réelle. \n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02 / 01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fuite-sur-le-reporting-public-une-proposition-qui-reste-au-milieu-du-gue/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/fuite-sur-le-reporting-public-une-proposition-qui-reste-au-milieu-du-gue/","name":"Fuite sur le reporting public : une proposition qui reste au milieu du gué - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-03-22T15:09:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:26+00:00","description":"Lundi 21 mars au soir, une version de la proposition de reporting pays par pays public de la Commission européenne a été publiée par le média Politico. Ce","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-axes-dengagement-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-de-dakar/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-axes-dengagement-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-de-dakar/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les axes d’engagement du CCFD-Terre Solidaire au FSM de Dakar","datePublished":"2011-01-24T17:21:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-axes-dengagement-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-de-dakar/"},"wordCount":616,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La participation du CCFD-Terre Solidaire au FSM se situe dans la continuité directe de ses actions de développement et de plaidoyer pour des relations Nord-Sud équilibrées et justes.\n\n\n\n\n\nTrois axes d’engagement, s’inscrivant totalement dans les enjeux actuels, ont été définis par le CCFD-Terre Solidaire pour l’édition 2011 :\n\n\nLes migrations internationales\n\nL’engagement du CCFD-Terre Solidaire sur les migrations internationales dans le processus FSM s’inscrit dans une stratégie de long terme qui vise à faire de cet agenda international des étapes fortes de mobilisations et de convergences pour les partenaires. Le CCFD-Terre Solidaire en association avec plusieurs partenaires migrants, s’était déjà fortement impliqué à l’édition 2006 du FSM polycentrique de Bamako. Et Nairobi en 2007 a été l’occasion d’une première participation à l’assemblée thématique Migrations internationales.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s’est également investi dans le forum thématique « Forum Social Mondial des Migrations-FSMM » à Madrid en 2007 et 2008 et à Quito en octobre 2010. La participation au FSM de Dakar 2011 s’annonce encore plus active avec l’engagement d’une dizaine de partenaires migrants d’Afrique et du monde et l’organisation d’activités fortes autour des questions majeures développées par le CCFD-Terre Solidaire sur cette thématique, au cours de ces dernières années.\n\n\nLa régulation financière et économique\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, accompagné de diverses grandes organisations de solidarité internationale, se bat depuis maintenant 5 ans contre le pillage des ressources du Sud vers les paradis fiscaux. Ce travail fait écho à l’engagement de ses partenaires au Sud et à l’Est contre la corruption, l’évaporation des richesses naturelles et de l’impôt. Il mène aussi son combat en France où en quelques années, il a activement participé à plusieurs campagnes comme à la rédaction d’une demi douzaine de brochures ou rapports sur le rôle des paradis fiscaux, les activités des multinationales ou encore les biens mal acquis des dictateurs au Sud. Le CCFD-Terre Solidaire travaille également au niveau global avec le réseau Tax Justice Network (TJN), dont il est membre, qui fédère à la fois des experts des problèmes de développement liés à la fiscalité et de nombreuses organisations de la société civile, au Nord et au Sud. Lire la déclaration finale sur la justice fiscale (pdf)\n\nLa thématique principale défendue lors de cette édition du FSM par le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés sera donc la lutte contre l'opacité financière et la fuite illicite des capitaux. L’objectif majeur de la participation du CCFD-Terre Solidaire sur cette thématique est la préparation de la présidence française du G20.\n\n\nLa souveraineté alimentaire\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a choisi de mettre en avant deux thématiques qui marquent l’actualité et qui seront au coeur des discussions en 2011 : la question foncière, et la volatilité des prix. L’accaparement des terres, tout d’abord, est une thématique ancienne à laquelle sont confrontées les organisations paysannes et les populations locales. Ce phénomène souligne le plus souvent le besoin de réforme agraire au niveau national, et pose la question de l’influence de la société civile dans l’élaboration des lois foncières. Le CCFD-Terre solidaire propose donc de croiser les expériences. D’autre part, à l’occasion du G20, la question de la volatilité des prix agricoles sera posée tout au long de l’année à venir. Cette problématique renvoie également à la question de la régulation des marchés mondiaux, mais aussi nationaux, et de la souveraineté alimentaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-axes-dengagement-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-de-dakar/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-axes-dengagement-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-de-dakar/","name":"Les axes d’engagement du CCFD-Terre Solidaire au FSM de Dakar - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-24T17:21:00+00:00","description":"La participation du CCFD-Terre Solidaire au FSM se situe dans la continuité directe de ses actions de développement et de plaidoyer pour des relations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/levangile-en-actes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/levangile-en-actes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’Évangile en actes","datePublished":"2010-02-10T16:19:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/levangile-en-actes/"},"wordCount":393,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Une bonne nouvelle pour la vie du monde\n\n\n\nLe message de L’Amour dans la Vérité, en fidélité à l’enseignement social de l’Église et à Vatican II, présente le salut comme une proposition de vie pour l’humanité. La dignité de toute personne humaine est rappelée avec force. Elle implique l’exercice de la liberté, élément essentiel d’un développement intégral. Mais la liberté est inséparable de la responsabilité à l’égard des autres, de l’humanité, du monde (§ 17 et 70). La vie humaine se trouve comprise comme la réponse à un appel, à une vocation, pour servir la justice et le bien commun. La charité prend corps dans l’histoire sous le mode de la fraternité universelle (§ 19-20).\n\nLe développement ne se réduit pas à une accumulation matérielle, il comprend une dimension spirituelle, puisqu’il s’agit d’inscrire dans l’histoire un amour reçu pour être partagé. La vie humaine, personnelle et collective, comprend alors une heureuse reconnaissance pour la grâce et la beauté du don de la vie (§ 34). La réponse à ce don continu s’inscrit dans un engagement responsable à l’égard de ses frères et sœurs en humanité. Selon une telle perspective, la mondialisation elle-même, au prix d’une réorientation radicale, peut revêtir une dimension spirituelle. « Cela permettra de vivre et d’orienter la mondialisation de l’humanité en termes de relationnalité, de communion et de partage » (§ 42). La voie du développement humain constitue une promesse de bonheur pour chacun et pour tous. À une condition : le bonheur ne peut être cherché dans une jouissance individuelle, il naît de la solidarité fraternelle, pour qu’advienne une communauté universelle (§ 53). Les chrétiens travaillent à l’unité du genre humain, à la lumière de la révélation de Dieu comme Trinité de personnes unies par un même amour. Au nom de cette expérience qui s’inscrit au cœur de la foi, ils sont acteurs d’une collaboration fraternelle ouverte à tous, au service de la justice et de la paix pour l’humanité entière (§ 54).\n\n\nQuestions pour un partage\n\nComment l’expérience spirituelle prend-elle corps dans nos choix économiques ou nos engagements associatifs et politiques ?\n\nQuels liens pouvons-nous repérer entre l’Evangile et le développement auquel nous travaillons ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/levangile-en-actes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/levangile-en-actes/","name":"L’Évangile en actes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-02-10T16:19:00+00:00","description":"Une bonne nouvelle pour la vie du monde Le message de L’Amour dans la Vérité, en fidélité à l’enseignement social de l’Église et à Vatican II, présente le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/economie-sociale-et-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/economie-sociale-et-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Économie sociale et solidaire","datePublished":"2009-07-14T14:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/economie-sociale-et-solidaire/"},"wordCount":310,"commentCount":7,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire promeut un développement durable et solidaire pour susciter la création de richesses et favoriser leur juste répartition.\n\n\n\n Il souhaite remettre l’économie au service de l’Homme et de ses besoins et la solidarité au premier plan des relations  économiques, dans le but de construire un monde plus juste pour les populations les plus démunies. \n\nLa mise en œuvre d’une économie sociale et solidaire est une stratégie nécessaire à un développement durable y compris socialement.\n\nL’économie sociale et solidaire est une thématique qui a été et qui continue à être au cœur des réflexions et des actions du CCFD-Terre Solidaire. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire est convaincu qu’une autre économie est possible. Face aux dérèglements du monde, aux situations d’exclusion et d’injustices dans l’accès aux droits et aux services de base, au poids de la spéculation financière, à la  concentration du pouvoir économique, aux inégalités dans les échanges commerciaux et dans la production, à la paupérisation massive et accélérée des peuples, aux écarts de plus en plus marqués entre les pays du Nord et du Sud…. Le CCFD-Terre Solidaire travaille à dénoncer ces inégalités et d’agir pour faire évoluer les règles de l’économie de marché.  En même temps, une économie informelle, non réglementée et de subsistance se développe. Dans un tel contexte, améliorer les conditions de travail dans le secteur informel constitue pour certains de nos partenaires une priorité pour rendre l’économie plus solidaire. \n\nDepuis plusieurs décennies, le CCFD-Terre Solidaire a acquis une compétence reconnue sur les questions d’économie solidaire, notamment sur les domaines de la finance solidaire, du commerce équitable et sur plusieurs sujets macroéconomiques."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/economie-sociale-et-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/economie-sociale-et-solidaire/","name":"Économie sociale et solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-07-14T14:23:00+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire promeut un développement durable et solidaire pour susciter la création de richesses et favoriser leur juste répartition. Il","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-grand-pas-en-avant-pour-la-securite-des-usines-dhabillement-au-bangladesh/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-grand-pas-en-avant-pour-la-securite-des-usines-dhabillement-au-bangladesh/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un grand pas en avant pour la sécurité des usines d’habillement au Bangladesh","datePublished":"2013-05-16T17:36:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-grand-pas-en-avant-pour-la-securite-des-usines-dhabillement-au-bangladesh/"},"wordCount":586,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"31 entreprises signent l’Accord pour la sécurité des usines. Les marques leaders de l’habillement dans le monde s’engagent à mettre en œuvre l’Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh avant la date butoir fixée le 15 mai à minuit. L’Accord s’applique désormais à plus de 1000 usines d’habillement au Bangladesh. La mise en œuvre de cet Accord doit commencer rapidement.\n\n\n\nCommuniqué du collectif Ethique sur l'étiquette \n\nPeuples Solidaires, le Collectif Ethique sur l’étiquette, leurs partenaires européens de la Clean Clothes Campaign, l’ONG américaine Workers Rights Consortium et les syndicats internationaux IndustriALL et UNI sont parvenus dans le cadre d’une alliance puissante à changer les règles du jeu pour les ouvrier-e-s du textile au Bangladesh.\n\nNos organisations saluent la décision des entreprises qui ont signé cet Accord et reconnaissent leur volonté d’agir de manière responsable, après la tragédie de l’effondrement du Rana Plaza. Plus d’1 million de personnes dans le monde ont signé les pétitions les y exhortant.\n\nIl y a deux jours, H&M annonçait la première sa décision de signer, et nous nous réjouissons d’annoncer qu’à minuit le 15 mai, il avait été suivie par les principales marques internationales d’habillement : Inditex (Zara), C&A, PVH (Calvin Klein et Tommy Hilfiger), Tchibo, Tesco, Marks & Spencer, Primark, El Corte Inglés, Hess Natur, jbc, Mango, Carrefour, KiK, Helly Hansen, G-Star, Aldi, New Look, Next, Mothercare, Loblaws, Sainsbury’s, Benetton, N Brown Group, Stockmann, WE Group, Esprit, Rewe, Lidl, Switcher et  Abercrombie&Fitch.\n\nCarrefour, que nos organisations avaient exhortée à signer l’Accord, est à ce jour la seule marque française à s’être engagée en ce sens. Nous saluons cette démarche qui traduit la volonté du groupe de mettre en œuvre ses engagements en matière de responsabilité sociale d’entreprise.\n\nPour Dorothée Kellou, de Peuples Solidaires/Collectif Ethique sur l’étiquette “la signature par autant de marques d’un accord contraignant qui met les travailleurs et leurs syndicats au centre de son dispositif, va entraîner un changement historique dans l’industrie du Bangladesh ».\n\nPeuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette regrettent toutefois que les américains Gap et Walmart n’aient pas encore signé l’Accord. Tout comme le français Auchan, récemment sollicité par nos organisations après que des étiquettes de sa marque « In Extenso » ont été retrouvées dans les décombres du Rana Plaza. Nous encourageons toutes les marques qui n’ont pas encore signé cet Accord à reconsidérer leur position. Les autres initiatives lancées par des marques pour répondre aux problèmes d’insécurité dans les usines d’habillement au Bangladesh n’agissent pas sur les causes profondes de l’insécurité des usines et marginalisent les travailleurs. Il n’est pas trop tard pour signer cet Accord, mais les entreprises qui signeront à partir de maintenant ne pourront plus en négocier les termes.\n\nEn acceptant ce programme obligatoire de sécurisation des usines, basé sur des inspections indépendantes et l’accès des syndicats de travailleurs, les signataires s’engagent à garantir une amélioration des conditions de travail et de sécurité dans les usines, en s’attaquant aux problèmes structurels qui sont la cause profonde des conditions de travail déplorables des ouvriers du textile."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-grand-pas-en-avant-pour-la-securite-des-usines-dhabillement-au-bangladesh/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-grand-pas-en-avant-pour-la-securite-des-usines-dhabillement-au-bangladesh/","name":"Un grand pas en avant pour la sécurité des usines d’habillement au Bangladesh - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-05-16T17:36:00+00:00","description":"31 entreprises signent l’Accord pour la sécurité des usines. Les marques leaders de l’habillement dans le monde s’engagent à mettre en œuvre l’Accord sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-2011/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-2011/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La délégation du CCFD-Terre Solidaire au FSM 2011","datePublished":"2011-01-25T17:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-2011/"},"wordCount":232,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La délégation du CCFD-Terre Solidaire à l’occasion du FSM 2011 est l’une des plus importantes délégations mobilisées depuis la première édition du forum.\n\n\n\n\n\n\n Les partenaires : 28 partenaires du Sud et de l’Est seront directement impliqués auprès du CCFD-Terre Solidaire pour le forum. Organisations de droits de l’homme, syndicalistes, organisations paysannes (…). Ils participeront activement aux activités organisées et/ou soutenues par le CCFD-Terre Solidaire. En outre, près de dix autres partenaires seront présents et mobilisés pour les temps forts de la délégation. Le réseau et MSE : 24 membres des groupes locaux du CCFD-Terre Solidaire ainsi que 6 représentants des Mouvements et Services d’Eglise seront également mobilisés au sein de la délégation. Tout en découvrant le processus, ils participeront aux activités, assemblées, et renforceront le travail de la délégation. Une fois rentrés, ils partageront dans leur région leur expérience. Les salariés : 15 salariés parmi lesquels les chargés de mission partenariat international et plaidoyer, mais aussi le Délégué Général, le Directeur du Partenariat International, le Directeur de la Vie Associative et la Directrice du Plaidoyer encadreront la délégation et participeront aux activités et assemblées ainsi qu’à des « rencontres »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-2011/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire-au-fsm-2011/","name":"La délégation du CCFD-Terre Solidaire au FSM 2011 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-25T17:23:00+00:00","description":"La délégation du CCFD-Terre Solidaire à l’occasion du FSM 2011 est l’une des plus importantes délégations mobilisées depuis la première édition du forum.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-debargue-arrete-son-jeune/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-debargue-arrete-son-jeune/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Jean-François Debargue arrête son jeûne.","datePublished":"2009-10-20T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-debargue-arrete-son-jeune/"},"wordCount":463,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris le 20 octobre 2009\n\n\"J'ai décidé d'arrêter mon action, commencée le 9 Octobre pour protester contre la situation que vivent les Sahraouis depuis 34 ans. \n\nA ce jour, le 16 Octobre 2009, après 8  jours de jeûne solidaire, je n'ai eu aucune réponse du gouvernement Français à ma demande. D'assourdissant, le silence est devenu coupable. C'est la même chape de silence qui pèse sur le problème Sahraoui depuis trois décennies. C'est le même silence à l'ONU de la part des représentants Français depuis des années et en ce moment. \n\nQue craint « la patrie des Droits de l'Homme » pour ne pas vouloir simplement reconnaître, à défaut de dénoncer, la situation de milliers d'exilés en plein désert, ainsi que les atteintes incessantes aux Droits Humains que subissent ceux qui ont choisi de rester dans leur pays occupé, le Sahara Occidental ? \n\nQuels intérêts sont suffisamment puissants pour empêcher l'ONU d'appliquer les règles du droit International et obliger 200.000 personnes à rester pendant 34 ans dans cette partie du désert que même les nomades évitaient ? \n\n« Qu'avons-nous de moins que des espèces animales ou végétales que vous protégez ? » me disait une amie Sahraouie. \n\nCe silence évocateur est celui de la lâcheté et des calculs politiciens. Comment un pays qui a reconnu l'indépendance de ses colonies et de ses protectorats peut protéger le dernier pays colonisateur en Afrique? \n\nJ'aurai fait mon possible depuis presque deux ans avec tous les moyens dont je disposais dans ce désert, y compris ma santé. Lorsque les moyens matériels ne peuvent remplacer des solutions politiques volontairement sabotées, il ne faut pas s'étonner de la mise en place d'autres moyens moins conventionnels. Au service de qui ou de quoi nous mettons-nous ? \n\nJe sais pour ma part de qui je suis le serviteur.\n\nJ'espère, comme ils s'y sont engagés depuis 18 ans de négociations, que les Sahraouis resteront non violents. \n\nJe remercie ma famille et mes amis de France, ainsi que la DCC, le CCFD-Terre Solidaire et l'Evêché, qui sans partager le choix de mon mode d'action m'ont humainement soutenu et soutiennent les Sahraouis. \n\nJe remercie le peuple Sahraoui qui est un exemple de démocratie et de liberté dans des conditions que n'accepterait aucun autre peuple. Mon geste est sans doute symbolique mais une semaine de jeûne est bien peu de chose comparé à ce que vivent les Sahraouis depuis deux générations dans les camps et dans leur territoire occupé, le Sahara Occidental. \"\n\nJean-François Debargue"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-debargue-arrete-son-jeune/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/jean-francois-debargue-arrete-son-jeune/","name":"Jean-François Debargue arrête son jeûne. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-10-20T00:00:00+00:00","description":"Paris le 20 octobre 2009 \"J'ai décidé d'arrêter mon action, commencée le 9 Octobre pour protester contre la situation que vivent les Sahraouis depuis 34","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-propositions-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-propositions-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les propositions du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2003-09-11T15:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:35:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-propositions-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":1323,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire recommande aux Etats membres de l'OMC de s'attaquer à ces problèmes en garantissant les éléments suivants \n\n\n\nRéforme institutionnelle de l'OMC\n\n\nLe caractère insuffisamment démocratique des décisions des précédentes réunions ministérielles et leur échec à traiter les problèmes prioritaires des pays en voie de développement est de mauvais augure pour Cancún.\n\n- La Conférence de Cancún élabore un code de conduite obligatoire destiné à promouvoir la transparence et la démocratie dans les processus décisionnels de l'OMC.\nCe code doit s'appliquer aux négociations en cours à l'OMC ainsi qu'aux processus et procédures préparatoires des Conférences ministérielles futures. Il prévoirait notamment un vote en cas d'absence de consensus, comme l'indique l'Article IX.1. Les processus de prise de décisions qui excluent certains membres, au profit des pays les plus puissants comme les réunions fermées de type \"green room meetings\" doivent être rejetés par les ministres.\n\n- L'adaptation du fonctionnement de l'Organe de règlement des différends (ORD) à la situation des pays en développement.\nL'accès à l'ORD pour les pays en développement doit être facilité par une assistance juridique. Le mécanisme de sanction inadapté pour les pays en développement doit être revu pour leur permettre d'obtenir plus facilement réparation.\n\n- Pour une plus grande ouverture de l'OMC.\nAu niveau national et européen, les parlementaires doivent être associés à la définition des positions des négociations commerciales. Il est nécessaire d'améliorer le dialogue avec les ONG.\n\n\n\nADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce) : discrimination scientifique versus développement\n\n\nL'accord ADPIC reste l'un des plus controversés. Il constitue une véritable entrave au développement. Nous soutenons les propositions suivantes :\n\n- L'article 27.3 (b) doit être amendé pour interdire le brevetage de toute forme de vie.\n\n- Suite aux recommandations du Groupe Afrique à l'OMC, \"les délégations [doivent] confirmer une position commune\", notamment sur le fait que \"les membres aient le droit et la liberté de déterminer et d'adopter des régimes appropriés pour satisfaire l'exigence de protection des variétés végétales par des systèmes efficaces sui generis.\"\n\n- Les membres de l'OMC doivent immédiatement mettre en œuvre la Déclaration de santé publique telle qu'elle a été envisagée lors de la réunion ministérielle de Doha et la reconnaissance explicite \" des coûts humains et sociaux de tout nouveau délai d'application de cette Déclaration \".\n\n\nAgriculture : libéralisation versus souveraineté alimentaire et droit à l'alimentation\n\n\nLe CCFD est convaincu que le traitement réservé à l'agriculture restera un test décisif de la volonté des Etats du Nord de faire de Cancún une étape du cycle du développement entamé à Doha. Il se positionne pour promouvoir :\n\n- un modèle durable d'agriculture, mettant fin au dumping des produits alimentaires subventionnés sur les marchés des pays en développement. Cette pratique sape la capacité du Sud à disposer d'une production agricole à valeur ajoutée.\n\n- l'application du droit à l'alimentation, inscrit dans le Pacte international des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Il confère aux Etats concernés et à la communauté internationale une responsabilité partagée vis-à-vis de la sécurité alimentaire des populations. Les mesures qui seront prises dans le cadre de l'OMC devraient être respectueuses de ce droit.\n\n- le principe de souveraineté alimentaire dans l'accord sur l'agriculture. Nous soutenons le droit des gouvernements à faire valoir une volonté de \" souveraineté alimentaire \", synonyme d'un droit à conserver et à développer leurs agricultures nationales ou, s'ils sont engagés dans des unions régionales, leurs agricultures régionales. L'accord doit garantir aux pays en développement le droit de protéger leurs frontières par des quotas et/ou des tarifs douaniers. Au minimum, ils doivent pouvoir protéger les petits producteurs, en soustrayant les cultures destinées à la sécurité alimentaire des engagements de réduction des tarifs douaniers. Les concepts de produits stratégiques et de garanties spéciales pour les pays en développement proposés dans le projet Harbinson permettent une protection minimale et ne doivent pas être remis en cause au cours des négociations.\n\n- des instruments permettant de contrecarrer l'instabilité des marchés agricoles internationaux.\nDepuis plusieurs décennies, les prix agricoles se caractérisent par une instabilité et une tendance prolongée à la baisse. Ils précipitent les paysanneries dans une paupérisation dramatique et les obligent à adopter des pratiques prédatrices pour l'environnement. Au-delà d'un retour à des pratiques loyales, les négociateurs doivent concevoir et négocier des mécanismes de régulation du marché permettant de maintenir les prix agricoles à un niveau suffisamment rémunérateur.\n\n\nInvestissement : dérégulation en faveur des investisseurs ou encadrement de l'investissement en faveur du développement\n\n\nLe CCFD est opposé à l'ouverture de négociations sur les sujets dits \"nouveaux\" à l'OMC qui constitue, de notre point de vue, un forum inapproprié pour un tel accord. Le CCFD est particulièrement inquiet des propositions d'accord sur l'investissement pour les raisons suivantes :\n\n- Il serait peu propice à une augmentation des flux d'investissements directs et ne ferait qu'ajouter et non se substituer à la kyrielle de plus de 2000 traités bilatéraux d'investissement.\n\n- Les réalités des négociations ne permettent pas la souplesse promise aux pays en développement.\n\n- Il y a un déséquilibre des obligations entre pays d'accueil et investisseurs.\nIl conviendrait de soutenir les pays qui s'efforcent de définir des politiques d'accompagnement, voire d'encadrement, des investissements directs étrangers de manière à en faire de véritables leviers de développement en terme d'emploi, de progrès social, de rémunération, de formation, de transfert de technologies ou de réinvestissement local. Or ce sont ces politiques mêmes de développement qu'empêcheraient un accord sur l'investissement à l'OMC.\n\n\nServices : libéralisation versus droits fondamentaux des plus pauvres\n\n\nL'AGCS contient des dispositions qui limitent la possibilité des gouvernements à édicter des règles nationales et à choisir leur propre politique de développement et ce, de manière quasiment irréversible. Les pays du Sud ont peu de bénéfices à retirer de cet accord, voire en pâtiront d'autant qu'ils sont soumis à de nombreuses pressions pour ouvrir à la concurrence des secteurs vitaux pour leurs populations et stratégiques pour les entreprises multinationales. Le CCFD soutient les propositions qui visent à :\n\n- L'exclusion de la négociation des services répondant à des droits fondamentaux\nLes exceptions prévues à l'article 13 c), ne sont à cet égard pas suffisantes pour exclure des services jouant un rôle primordial dans la société tels que, l'éducation, la santé ou la culture.\n\n- Un moratoire sur la mise en œuvre de l'Accord\nUne évaluation indépendante et pluraliste des impacts des étapes antérieures de la libéralisation des services doit être réalisée avant de poursuivre les négociations.\n\n- Des négociations transparentes sur les services\nLes demandes et les offres initiales de libéralisation doivent être publiées et disponibles, contrairement à la pratique actuelle.\n\nCes propositions ont été élaborées à partir des positions d'organisations auxquelles le CCFD appartient : la CIDSE (Coopération internationale pour le Développement et la Solidarité, réseau international d'organisations catholiques de développement d'Europe et d'Amérique du Nord) et Coordination SUD, structure nationale de coordination des OSI françaises."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-propositions-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-propositions-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Les propositions du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2003-09-11T15:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:35:05+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire recommande aux Etats membres de l'OMC de s'attaquer à ces problèmes en garantissant les éléments suivants Réforme institutionnelle","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-manoeuvre-du-gouvernement-fait-voler-en-eclats-lambition-de-transparence-fiscale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-manoeuvre-du-gouvernement-fait-voler-en-eclats-lambition-de-transparence-fiscale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une manœuvre du gouvernement fait voler en éclats l’ambition de transparence fiscale","datePublished":"2015-12-16T11:16:24+00:00","dateModified":"2025-12-09T08:49:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-manoeuvre-du-gouvernement-fait-voler-en-eclats-lambition-de-transparence-fiscale/"},"wordCount":876,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Justice économique","Paradis fiscaux","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mercredi 16 décembre 2015, le gouvernement a montré un bien triste visage cette nuit à l’Assemblée nationale alors que se tenaient les discussions autour du reporting public pays par pays, une mesure essentielle dans la lutte contre l’évasion fiscale. Après un premier vote de l’Assemblée favorable à la transparence fiscale, le Gouvernement a manœuvré en coulisses, mobilisé des députés au milieu de la nuit pour un nouveau vote qui a finalement rejeté le reporting public pays par pays. Ce coup de force de l’exécutif ralentit dangereusement la lutte contre l’évasion fiscale.\n\nCommuniqué de presse de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires* en partenariat avec One France\n\nCette nuit, l’Assemblée nationale a envoyé un signal extrêmement négatif dans la lutte contre l’évasion fiscale. Dans le cadre de la deuxième lecture du PLFR 2015, vers 1h30 du matin, les députés ont finalement rejeté le reporting public pays par pays après l’avoir pourtant adopté deux fois. La première fois il y a 10 jours, dans le cadre de la 1ère lecture du PLFR (voir communiqué de la Plateforme du 4 décembre). La seconde, cette nuit à minuit, quand les députés ont voté en scrutin public en faveur de l’amendement concerné à 28 voix contre 24. Mais le gouvernement, défavorable à cette mesure, a demandé une seconde délibération. Au terme d’une suspension de séance qui a duré plus de 40 minutes, et au cours de laquelle le gouvernement a orchestré les conditions d’un nouveau vote en sommant des députés de corriger le tir et en appelant d’autres à la rescousse, il a refait voter l’Assemblée et a finalement obtenu le rejet de cet amendement, à 25 voix contre 21 [1].\n\nLes organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, notamment le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires ActionAid France mais aussi ONE France dénoncent avec la plus grande fermeté ce passage en force. Nos organisations appellent les députés mobilisés contre l’évasion fiscale à poursuivre leur bataille, notamment dans le cadre de la loi Transparence qui sera présentée par Monsieur Sapin en début d’année [2].\n\nNos organisations rappellent que cette mesure, défendue depuis une dizaine d’années par les organisations de la société civile, aurait obligé les entreprises françaises à rendre publiques des informations sur leurs activités et les impôts qu’elles paient dans tous les territoires où elles sont implantées. Elle aurait ainsi permis à la société civile dans son ensemble de savoir si les impôts payés par les entreprises correspondent à leur activité économique réelle. Sans cette mesure de transparence essentielle pour mettre fin à l’évasion fiscale, les entreprises continueront à construire des montages fiscaux artificiels dans le but d’échapper à l’impôt et donc de priver les pays des recettes fiscales nécessaires au financement de leurs services publics. C’est donc la pauvreté et les inégalités qui vont continuer à croître, notamment dans les pays en développement qui souffrent particulièrement des pratiques d’évasion fiscale des entreprises multinationales.\n\nContacts presse:\n\nCCFD-Terre Solidaire : Eleonora Trementozzi, 01 44 82 80 68 - Karine Appy, 06 66 12 33 02\n\nONE France : Annabel Hervieu, 06 31 22 89 68\n\nPeuples Solidaires ActionAid France : Lison Rehbinder, 06 31 29 11 60\n\nNotes aux rédactions\n\nLe vote portait sur les amendements 48, 11, 55 et déposés respectivement par des députés socialistes et écologistes engagés dans la lutte contre l’évasion fiscale comme Pascal Cherki, Eric Alauzet, Dominique Potier, Yann Galut. Il prévoyait que les entreprises multinationales rendent public publique chaque année leur chiffre d’affaires, leurs bénéfices, le nombre de leurs filiales et de leurs employés, et le montant des impôts payés dans chacun des pays dans lesquels elles sont implantées.\n\n[1] Le détail sur le premier vote est disponible ici. Le deuxième vote après suspension de séance à la demande du gouvernement portait sur un amendement gouvernemental visant à supprimer l’amendement tout juste voté et le détail des votes se trouve ici.\n\n[2] En avril 2013, le Président François Hollande a fait un discours fort en faveur d’une transparence accrue pour les banques mais aussi pour toutes les grandes entreprises multinationales « Les banques françaises devront rendre publique, chaque année, la liste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays. Elles devront indiquer la nature de leurs activités. (…) L’ensemble de ces informations seront publiques et à la disposition de tous. Je veux que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et, demain, étendue aux grandes entreprises. »\n\n* Membres de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires :Retour ligne automatique\nLes Amis de la Terre - Anticor - Attac France - CADTM France – CCFD-Terre Solidaire - CFDT - CGT - CRID - Droit pour la justice –Observatoire citoyen pour la transparence Financière Internationale - Oxfam France – Justice et Paix - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Syndicat de la magistrature – Solidaires Finances Publiques - Transparency International France (www.stopparadisfiscaux.fr)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-manoeuvre-du-gouvernement-fait-voler-en-eclats-lambition-de-transparence-fiscale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-manoeuvre-du-gouvernement-fait-voler-en-eclats-lambition-de-transparence-fiscale/","name":"Une manœuvre du gouvernement fait voler en éclats l’ambition de transparence fiscale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-16T11:16:24+00:00","dateModified":"2025-12-09T08:49:35+00:00","description":"Mercredi 16 décembre 2015, le gouvernement a montré un bien triste visage cette nuit à l’Assemblée nationale alors que se tenaient les discussions autour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reforme-de-wall-street-la-stabilisation-des-prix-agricoles-a-portee-de-main/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reforme-de-wall-street-la-stabilisation-des-prix-agricoles-a-portee-de-main/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réforme de Wall Street : la stabilisation des prix agricoles à portée de main !","datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reforme-de-wall-street-la-stabilisation-des-prix-agricoles-a-portee-de-main/"},"wordCount":706,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 22 juillet 2010\n\nLe CCFD-Terre solidaire y voit un vrai progrès contre la spéculation sur les produits agricoles qui frappe les producteurs et les consommateurs les plus vulnérables dans les pays en développement. Pour le CCFD-Terre Solidaire, la France ne devrait pas être en reste, et devrait dès à présent proposer des initiatives dans ce sens à ses partenaires du G20, dont elle prendra la présidence en 2011.\n\nLa loi adoptée par le Sénat américain le 15 juillet 2010 et signée hier par B. Obama prévoit que le gendarme des marchés à terme agricoles, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC)[1], limite le nombre de produits dérivés auxquels pourra souscrire une entité et ses filiales durant une période de négociations des contrats. Il s'agit de circonscrire la spéculation sur ces dérivés, dont l'utilité première est de couvrir contre les risques de fluctuation des prix. Autre mesure clé : la réforme prévoit aussi que soient enregistrés et contrôlés la plupart des contrats de gré à gré sur les produits dérivés.\n\n« La loi est d'une portée considérable car la plupart des marchés à terme agricoles sont situés aux États-Unis. Sous réserve des décrets d'application qui doivent encore être discutés, la réforme devrait contribuer à ce que les marchés soient au service de l'agriculture plutôt que des spéculateurs de Wall Street et des multinationales », se félicite Jean Merckaert, chargé de mission sur le financement du développement.\n\nLa mesure est particulièrement bienvenue pour les pays en développement, où près de 200 millions de personnes supplémentaires ont été plongées dans la faim depuis 2008. « Lorsque le prix du blé ou du riz triple en quelques semaines, c'est le consommateur égyptien ou sénégalais qui trinque, au profit des intermédiaires commerciaux et des traders. Mais lorsque le prix du café ou de l'huile de palme s'effondre, c'est le producteur colombien ou indonésien qui est ruiné », rappelle Ambroise Mazal, chargé de mission sur la souveraineté alimentaire. « Avec un retour à des prix moins fluctuants et des échanges mieux régulés, les producteurs pourront davantage planifier et développer leurs activités - et ainsi, nourrir la population », estime-t-il. De plus, les pays en développement qui doivent importer une partie de leur alimentation bénéficieront de plus de stabilité en négociant des prix plus justes.\n\nReste que pour le CCFD-Terre Solidaire, la lutte contre la spéculation sur les produits agricoles attend d'autres mesures. La priorité doit être la reconstitution de stocks alimentaires, tant pour offrir des réserves de sécurité que pour limiter la volatilité des prix agricoles mondiaux et nationaux. « L'Union européenne et les Etats-Unis sont responsables de l'effondrement des stocks céréaliers mondiaux au cours de ces dernières années, estime Ambroise Mazal. Cette tension entre l'offre et la demande a dopé la spéculation, tandis que les pouvoirs publics ne disposaient plus d'aucun outil de régulation ».[2]\n\nPour Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, «à présent, c'est à la France de jouer et d'obtenir du G20, qu'elle préside en 2011, des mécanismes capables d'assurer des prix stables. Il en va du sort des consommateurs, mais aussi de la capacité des paysans à vivre de leur travail ».\n\n\nContacts : Véronique de La Martinière - 01 44 82 80 64 - v.delamartiniere@ccfd.asso.fr\nAmbroise Mazal : 06 79 44 33 81 - a.mazal@ccfd.asso.fr\n\n\n[1] L'organisme américain de tutelle des marchés à terme de matières premières\n\n[2] Dans une lettre du 2 juillet 2010 adressée à Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, restée à ce jour sans réponse, le CCFD-Terre Solidaire relayait un appel lancé par des dizaines d'organisations à travers le monde pour « prendre des mesures rapides et complètes en vue de mettre en place des réserves alimentaires visant à éradiquer la faim dans le monde et permettre la stabilisation des marchés »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reforme-de-wall-street-la-stabilisation-des-prix-agricoles-a-portee-de-main/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reforme-de-wall-street-la-stabilisation-des-prix-agricoles-a-portee-de-main/","name":"Réforme de Wall Street : la stabilisation des prix agricoles à portée de main ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:43+00:00","description":"Paris, le 22 juillet 2010 Le CCFD-Terre solidaire y voit un vrai progrès contre la spéculation sur les produits agricoles qui frappe les producteurs et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrations-toujours-considerees-comme-un-probleme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrations-toujours-considerees-comme-un-probleme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les migrations, toujours considérées comme un « problème »","datePublished":"2012-05-24T10:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrations-toujours-considerees-comme-un-probleme/"},"wordCount":909,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Témoignage\nEn 2009, plusieurs travailleurs sans papiers risquent de se faire expulser. Une grève se déclenche, qui va durer plusieurs mois, et qui va être soutenue par de nombreuses organisations, par des syndicats et également par des employeurs. C’est le cas de Derichebourg Multiservices, entreprise cotée en bourse, qui emploie vingt mille salariés en France, dont treize mille dans la propreté. On y dénombre quatre-vingts nationalités. Sophie Moreau-Follenfant, directrice des ressources humaines de Derichebourg s’interroge : « Pourquoi des personnes qui donnaient satisfaction à titre professionnel et qui étaient depuis longtemps dans l’entreprise devraient-elles faire l’objet d’une mesure aussi violente qu’un licenciement ? ». L’entreprise décide de déposer et d’appuyer une centaine de demandes de régularisation. – Le Monde, 7 juin 2010\n\n\n\n\nLa migration est une chance pour l’économie française\n\nLes migrants qui entrent en France sont principalement dans la tranche d’âge active ; ils contribuent plus par les prélèvements dont ils s’acquittent qu’ils ne coûtent en prestations. Ces publics sont en même temps des consommateurs, lesquels créent de la demande, donc de nouveaux emplois. Enfin, ils s’avèrent indispensables pour occuper des postes que les Français de souche, en dépit du chômage, délaissent. Sans eux pas d’autoroutes, de travaux publics, de construction, de restauration collective, de services à la personne si précieux aujourd’hui.\n\n\nLa migration est une chance pour l’aide au développement\n\nÀ l’autre bout de la chaîne, les transferts financiers des immigrés font vivre pour une part importante leurs pays d’origine. Les migrants envoient chez eux près de quatre fois plus d’argent que ce que l’on appelle l’aide publique au développement (rapport Onu-Pnud de 2009). En l’attente d’un véritable codéveloppement, qui ne peut s’instaurer que sur de longues années, ces fonds sont vitaux. Ils représentent souvent une fraction déterminante du PNB de ces pays. De multiples micro-réalisations ainsi que maints villages en dépendent. Le tout, sans intermédiaire ni déperdition. Des régions entières du Mali, comme celle de Kayes, s’effondreraient complètement sans cet apport direct.\n\n\nLa migration est une chance pour enrichir chaque culture\n\nLe « vivre ensemble » d’une société a besoin d’une certaine stabilité mais également d’un certain renouvellement. L’identité collective n’est jamais un acquis défini une fois pour toutes mais un acquis en permanente évolution. La France n’a-t-elle pas été façonnée, au cours du temps, par de nombreuses vagues d’immigration ? Empêcher tout renouvellement ou refuser toute évolution constitue une menace de rigidité et de repli identitaire qui peut détruire le « vivre ensemble ». Il n’est pas question de nier les différences ni les diverses spécificités, parfois difficiles à conjuguer. Mais l’apport de chacun permet de tisser en continu une identité collective dynamique (c’est le cas du couscous au plan culinaire ou encore de la musique jazz !).\n\n\nAu Chêne de Mambré, le livre de la Genèse raconte qu’Abraham se trouve assis à l’entrée de sa tente lorsqu’il aperçoit trois hommes debout devant lui. Il se lève précipitamment, court à leur rencontre et organise pour eux un accueil magnifique en leur proposant du repos, de l’eau, du pain, des galettes, du lait caillé et du veau. L’un de ces trois étrangers va alors lui annoncer une très bonne nouvelle : « Je reviendrai vers toi l’an prochain, alors, ta femme Sara aura un fils. » (Gn 18,9).\n\n\nLa migration, source de dynamisme pour la foi chrétienne\n\nToute l’histoire du peuple d’Israël est marquée par l’émigration : pour ces hommes de l’Ancien Testament, l’événement fondateur est la libération de leur situation d’émigrés en Égypte ; lors de leur arrivée et de leur installation à Canaan – un pays qui n’était pas vide – ils se ressentent aussi comme des émigrés dans la « Terre promise » ; la chute de Samarie et de Jérusalem les amène à repartir en exil, et certains resteront à jamais émigrés dans les terres d’accueil. L’errance apparaît, de ce fait, comme un signe du peuple de Dieu, qui le pousse à chercher Dieu toujours au-delà des situations acquises.\nL’errance est reprise et affirmée dans le Nouveau Testament, notamment dans la Lettre aux Hébreux où Abraham, « l’étranger », est proposé comme archétype de l’homme biblique, éternel voyageur vers la Terre promise, toujours en route. Et les évangiles témoignent que Jésus, dont la mission était itinérante, s’inscrit dans cette histoire du migrant : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des nids ; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où poser la tête. » (Lc 9,58)\nÀ l’heure de la mondialisation, ne serions-nous pas des éternels voyageurs, venant de toutes parts, en quête d’une terre promise commune, en route vers la plénitude du bonheur partagé ?\n\n\nQuestions pour un partage\n\nEn quoi ma vie quotidienne a-t-elle été enrichie par les arrivées successives de migrations (au plan musical, culturel, culinaire…) ?\n\nUn Français sur 4 a un parent ou grand-parent immigré. Est-ce que cela se vérifie dans mon entourage ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrations-toujours-considerees-comme-un-probleme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrations-toujours-considerees-comme-un-probleme/","name":"Les migrations, toujours considérées comme un « problème » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-24T10:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:12+00:00","description":"Témoignage En 2009, plusieurs travailleurs sans papiers risquent de se faire expulser. Une grève se déclenche, qui va durer plusieurs mois, et qui va être","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-ccfd-terre-solidaire-attire-lattention-de-francois-hollande-sur-le-role-de-la-societe-civile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-ccfd-terre-solidaire-attire-lattention-de-francois-hollande-sur-le-role-de-la-societe-civile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Centrafrique : le CCFD-Terre Solidaire attire l’attention de François Hollande sur le rôle de la société civile","datePublished":"2013-08-23T17:35:14+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-ccfd-terre-solidaire-attire-lattention-de-francois-hollande-sur-le-role-de-la-societe-civile/"},"wordCount":499,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lors d’une rencontre avec le président français sur la situation en République centrafricaine, le CCFD-Terre Solidaire a fait part de son analyse sur la situation dramatique et a exposé des propositions de sortie de crise.\n\n\n\nDepuis l’offensive rebelle de mars 2013 qui a conduit à la destitution du président Bozizé, la République Centrafricaine connaît une situation sécuritaire, alimentaire et humanitaire dramatique et sans précédent. Le nouveau pouvoir peine à contrôler la capitale et le reste du pays. Les ONG internationales - dont le CCFD - Terre Solidaire - tirent la sonnette d’alarme depuis des mois sur la gravité de la situation. En juin 2013,  face à la gravité de la situation, nous avons apporté un soutien d’urgence de 50.000 euros à notre partenaire ACORD Centrafrique pour qu’il puisse renforcer ses activités auprès des populations vulnérables.\n\nLe 23 août 2013, Philippe Mayol, responsable du service Afrique, et Bruno Angsthelm, chargé de mission pour la Centrafrique, ont été conviés avec cinq autres organisations françaises à une réunion de travail avec le Président François Hollande à l’Elysée. L’objectif pour le Président de la République était de s’informer de la situation locale et de présenter l’action de la France face à cette crise centrafricaine.\n\nA cette occasion, le CCFD-Terre Solidaire a fait part au Président de la République de son analyse des défis actuels pour ce pays. Outre les priorités liées à la sécurité et à l’urgence humanitaire dont la France et la communauté internationale doivent se saisir, le CCFD - Terre Solidaire a souligné l’importance de prendre en compte dès maintenant les causes qui expliquent les crises récurrentes dans ce pays. Notre expérience en Centrafrique et dans d’autres pays africains, nous montre l’impérieuse nécessité d’aider des sociétés traumatisées à relancer des processus de cohésion sociale et de réconciliation si l’on souhaite effectivement aider la Centrafrique à sortir durablement de l’impasse dans laquelle elle se trouve.\n\nL’enjeu de la paix en Centrafrique n’est en effet pas que politique, il faut agir sans attendre sur le vivre ensemble au sein de la société centrafricaine. Le CCFD - Terre Solidaire a ainsi appelé la France et la communauté internationale à soutenir dès maintenant – et dans la durée - la société civile centrafricaine pour qu’elle puisse relancer des espaces de dialogue et de médiation au sein de la population.\n\nEnfin, le CCFD - Terre Solidaire a pu réaffirmer auprès du Président de la République que la société civile locale doit être considérée comme un acteur incontournable à consulter et à associer dans les rencontres internationales prévues dans les semaines qui viennent sur la Centrafrique."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-ccfd-terre-solidaire-attire-lattention-de-francois-hollande-sur-le-role-de-la-societe-civile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-ccfd-terre-solidaire-attire-lattention-de-francois-hollande-sur-le-role-de-la-societe-civile/","name":"Centrafrique : le CCFD-Terre Solidaire attire l’attention de François Hollande sur le rôle de la société civile - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-23T17:35:14+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:02+00:00","description":"Lors d’une rencontre avec le président français sur la situation en République centrafricaine, le CCFD-Terre Solidaire a fait part de son analyse sur la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/festival-international-des-jeunes-pour-la-paix-rendez-vous-du-2-au-5-aout/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/festival-international-des-jeunes-pour-la-paix-rendez-vous-du-2-au-5-aout/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Festival International des jeunes pour la Paix : rendez-vous du 2 au 5 aout","datePublished":"2018-05-30T11:33:35+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/festival-international-des-jeunes-pour-la-paix-rendez-vous-du-2-au-5-aout/"},"wordCount":390,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Jeunesse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Réunir 5000 jeunes autour du thème de la paix et de la construction européenne? \nC'est le pari relevé par Le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) en partenariat avec son homologue allemand le KLJB du 2 au 5 aout à Besançon. Le CCFD-Terre Solidaire propose aux jeunes de se retrouver une journée avant pour se rencontrer et vivre le festival ensemble\n\n\n\nLe festival international pour la paix, c'est trois jours de rencontres, d'ateliers, de concerts, d'activités culturelles et sportives avec des jeunes venus de toute l'Europe autour du thème Paix et construction européenne.\n\n\nImaginée sur les décombres de la seconde guerre mondiale, l'Union européenne a-t-elle remplie son objectif de faire vivre en paix les pays européens? Migrations, bouleversements climatiques, fragilités économiques, comment répondre aux défis qui s'annoncent? qu'en pensent des jeunes venus d'Allemagne ou des Balkans?\n\n\n 5 axes thématiques se déclineront à travers les propositions d’activités : \n\n Agriculture et Souveraineté Alimentaire  Religions, Église et Spiritualité  Institution(s) de la démocratie  Vivre ensemble et habiter la Terre  Économie et travail\n\n\nAu programme : Ateliers, débats, grands témoins, actions symboliques, tournoi sportif, programmation culturelle, musicale et surtout l’occasion inestimable de se retrouver et de faire la fête ensemble !\n\n\nDe nombreuses organisations partenaires comme le CCFD-Terre Solidaire sont invitées à y participer et à être force de proposition pour agrémenter le programme.\n\n\nPour en savoir plus, rendez-vous sur rendezvous2018.eu\n\n\nSympathisant ou bénévole du CCFD-Terre Solidaire ? Participez !\n\n\nOn y va ! Enfin tous les jeunes adultes du Réseau tentés par l’aventure sont les bienvenus. On se retrouve 24h avant – soit le 1er août à 14h – pour le “before”  du Festival, à Besançon, pour prendre le temps de se connaître entre bénévoles de différentes régions, on échange sur nos expériences et sur des thèmes qui nous animent.\n\n\nEt dès l’ouverture des portes, le 2 août après-midi, on est déjà au taquet ! Car pendant le Festival, nous proposerons des ateliers, ainsi que des animations  sur l’espace qui sera dédié au CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n Pour plus d'informations et prendre contact avec nous"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/festival-international-des-jeunes-pour-la-paix-rendez-vous-du-2-au-5-aout/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/festival-international-des-jeunes-pour-la-paix-rendez-vous-du-2-au-5-aout/","name":"Festival International des jeunes pour la Paix : rendez-vous du 2 au 5 aout - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-05-30T11:33:35+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:14+00:00","description":"Réunir 5000 jeunes autour du thème de la paix et de la construction européenne? C'est le pari relevé par Le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne)","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-careme-un-temps-privilegie-pour-la-mission-du-ccfd/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-careme-un-temps-privilegie-pour-la-mission-du-ccfd/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le Carême, un temps privilégié pour la mission du CCFD","datePublished":"2006-03-01T18:19:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-careme-un-temps-privilegie-pour-la-mission-du-ccfd/"},"wordCount":478,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les trois dimensions du carême\nLoin des clichés présentant ces 40 jours qui précèdent Pâques comme une période de privations, le CCFD, en communion avec toute l'Eglise, propose une démarche active, joyeuse et chaleureuse qui puise son inspiration dans les trois piliers du carême : la prière, le jeûne et le partage. Un moment privilégié pour concrétiser la générosité des catholiques envers leurs prochains les plus démunis et les plus lointains.\n\nLa prière révèle l'injustice\nDans la prière, qui est un dialogue avec Dieu, les chrétiens sont en lien avec leurs frères et soeurs à travers le monde et communient à leurs joies comme à leurs peines. La perception, au cœur de la prière, des situations d'injustice subies par des hommes et des femmes partout dans le monde est une étape importante, indissociable de l'action et de l'engagement. Des moments de prière en communion avec ceux qui souffrent dans le monde ont lieu pendant le carême, notamment à l'occasion du mercredi des Cendres et du premier dimanche de carême.\n\nJeûner pour se mettre à l'écoute\nToute personne qui jeûne se débarrasse du superflu qui l'encombre, qui alourdit sa marche et se retrouve ainsi plus ouverte sur l'extérieur. Avec le jeûne, vécu comme une démarche de conversion, les chrétiens deviennent disponibles pour écouter l'autre, découvrir que l'on peut vivre plus simplement. Pendant le carême, les soirées de jeûne manifestent cette volonté de quitter l'accessoire pour se rendre disponible à l'autre.\n\t\nLe partage, échange réciproque\nDans ces rencontres, le jeûne est associé au partage. Le vide qu'instaure le jeûne crée les conditions d'une réciprocité, dans laquelle deux personnes ou deux groupes différents donnent et reçoivent à la fois. Ce partage s'incarne dans la relation de partenariat vécue avec des acteurs du développement au Sud et à l'Est. Au cours des soirées de jeûne et partage, les participants découvrent toute la richesse de l'apport de ces partenaires, que ceux ci soient chrétiens ou non, et donne à leur don une dimension de partage authentique\n\nLe Christ présent dans l'autre\nDerrière ces trois dimensions du carême, il y a la conviction que Dieu appelle chacun à s'engager pour l'autre. Le chemin à suivre est celui du Christ qui parle à nos contemporains à travers des situations humaines. «Aimez vous les uns les autres», a dit le Christ à ses disciples. Pour le CCFD, ces « autres », ce sont les populations souffrant de la faim et de l'injustice dans le monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-careme-un-temps-privilegie-pour-la-mission-du-ccfd/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-careme-un-temps-privilegie-pour-la-mission-du-ccfd/","name":"Le Carême, un temps privilégié pour la mission du CCFD - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-03-01T18:19:00+00:00","description":"Les trois dimensions du carême Loin des clichés présentant ces 40 jours qui précèdent Pâques comme une période de privations, le CCFD, en communion avec","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-afro-colombiennes-de-la-region-du-choco-victimes-dune-veritable-guerre-civile-qui-ensanglante-le-pays/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-afro-colombiennes-de-la-region-du-choco-victimes-dune-veritable-guerre-civile-qui-ensanglante-le-pays/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les populations afro-colombiennes de la région du Choco victimes d&rsquo;une véritable guerre civile qui ensanglante le pays","datePublished":"2009-02-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-afro-colombiennes-de-la-region-du-choco-victimes-dune-veritable-guerre-civile-qui-ensanglante-le-pays/"},"wordCount":1169,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cette région est située dans le Chocò, département au nord-ouest de la Colombie dans la zone dite du Pacifique qui est recouverte à 80 % par la forêt vierge. Le Chocò est le deuxième endroit au monde pour la richesse de sa biodiversité au mètre carré. \n\n\n\nMalgré cette richesse exceptionnelle, il est isolé du reste du pays et délaissé par le gouvernement. Les communications internes sont très difficiles ; on accède à la zone du Bas Atrato par voie fluviale, après des heures de bateau, ou par une piste praticable à pieds mais située en zone inondable. Le Bas Atrato se trouve au nord du Chocò. Il s'agit d'une zone principalement forestière au climat tropical-chaud, humide et aux fortes précipitations, parmi les plus fortes au monde. Le Bas Atrato est connu pour ses marais, ses grandes étendues d'eau riches en poisson, son fleuve Atrato qui le traverse du nord au sud et irrigue toute la région par son très fort débit et ses très nombreux affluents. \n\nLe conflit armé dans la zone \nDans le Bas Atrato, une violence multiple est exercée par les groupes de guérillas, les groupes paramilitaires, les trafiquants de drogue, les mafias, les bandes de délinquants, etc. Le conflit qui se livre en Colombie est un conflit des groupes armés pour le contrôle des territoires et pour le contrôle social des populations par une politique de la terreur. Dans le Bas Atrato, le contrôle de ces territoires est très souvent incertain car il n'est jamais total ; par conséquent, la situation du conflit dans la région évolue très vite d'une vallée fluviale à l'autre. \n\nLes méga projets et la démobilisation paramilitaire, des occupations illégales des territoires collectifs  \nLes tensions s'intensifient encore avec les méga projets et le processus de démobilisation des paramilitaires. La problématique du palmier à huile est chaque jour plus préoccupante. En effet, lorsqu'elles reviennent, les communautés déplacées retrouvent fréquemment leurs terres occupées par les paramilitaires qui les utilisent en toute illégalité pour la culture intensive de la palme. Cette monoculture illustre parfaitement les violations constantes des droits humains et a, en outre, des conséquences économiques, sociales, culturelles et environnementales désastreuses sur la biodiversité de la région et l'ethno développement des communautés afro colombiennes, pour qui la relation à la terre est fondamentale. \n\nLes habitants de cette région sont pourtant propriétaires de 980 000 hectares de terres (dont les titres de propriété ont été remis solennellement à Riosucio (le 21 mai 2001 par le Président Andres Pastrana, prédécesseur du Président Uribe) ; l'occupation des territoires collectifs se poursuit néanmoins, malgré son illégalité au regard de la loi 70 de 1993 qui fait de ces territoires la propriété exclusive des communautés noires et métisses. Ces territoires collectifs, gérés par le Conseil Communautaire, sont « inembargables, inaliénables e imprescriptibles » (« insaisissables, inaliénables, et imprescriptibles »). \n\nDe plus, dans le cadre de la loi « Justice et Paix », l'impunité est de mise pour nombre de paramilitaires démobilisés et les droits des victimes sont totalement niés. A cela s'ajoute le programme national PASO qui ne fait que légaliser les spoliations effectuées par les paramilitaires. En effet, ce programme octroie aux paramilitaires la majorité des terres qu'ils ont extorquées aux communautés par la violence, ceci dans le cadre de leur réinsertion dans la vie civile. \n\nPrésentation d'ASCOBA  \nEn Colombie, les populations afro-colombiennes de la région du Choco sont depuis de longues années victimes d'une véritable guerre civile qui ensanglante le pays. Cette région est la plus pauvre de la Colombie mais dispose d'importantes ressources naturelles attisant les convoitises des acteurs armés. Ces violences au quotidien ont provoqué, depuis 1997, le déplacement de milliers de familles et la mort de centaines de paysans. \n\nDans ce contexte nait ASCOBA en 2003, historiquement issue de l'expérience des Communautés de Paix et de leurs principes de non violence et de résistance pacifique aux acteurs armés, les FARC, les groupes para militaires et l'armée régulière, vis à vis desquels elle joue un rôle d'interlocution. Cette organisation fédère 58 conseils communautaires et 7 coopératives de production et de crédit, organes représentatifs des communautés afro-colombiennes de la région, soit approximativement 15 000 personnes. La mission d'ASCOBA consiste à défendre la vie et les droits des membres des communautés sur leurs territoires. ASCOBA est organisée autour d'un directoire et de plusieurs comités chargés de la mise en œuvre et du suivi des objectifs de l'association. Parmi ces comités on peut mentionner le comité de jeunes, le comité de genre, le comité territoire et environnement etc. \n\nASCOBA agit pour soutenir le retour sur leurs territoires des communautés spoliées de leur terres et/ou déplacées par le conflit, forme des responsables au sein des diverses communautés capables d'apporter une assistance psychologique efficace aux victimes, populations menacées, renforce les mécanismes de solidarité  communautaire dans une stratégie de résistance civile pacifique. Elle forme les populations pour sensibiliser les membres des communautés aux manipulations des acteurs armés, crée des espaces de dialogue au sein des communautés afin de mieux analyser les besoins et mettre en œuvre les stratégies d'action qui s'imposent. ASCOBA agit par ailleurs dans la région afin de permettre aux communautés de s'organiser face à la menace que représente les projets (industriels et agro alimentaires, activités extractives) de développement économique régionaux, qui accroissent la menace sur les territoires collectifs des populations afro colombiennes et indigènes. \n\nLe renforcement d'une organisation de base comme ASCOBA est vital pour la défense des droits des communautés, la promotion d'un développement ethnique et communautaire harmonieux et la revalorisation de l'identité culturelle des communautés vivant dans la région. Parmi les différents comités évoqués plus haut, se sont formés les Comités Ethnico-territorial et de Droits Humains, qui agissent par la formation de dirigeants communautaires. \n\nRégulièrement, ASCOBA interpelle les autorités locales et nationales sur les difficultés rencontrées par les populations du Bas-Atrato et sur la nécessité d'y apporter des solutions urgentes. ASCOBA est devenu au fil des ans un acteur social incontournable dans la région et agit en partenariat localement avec d'autres organisations comme le CINEP, un autre partenaire du CCFD, qui réalise un important travail d'appui à l'association."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-afro-colombiennes-de-la-region-du-choco-victimes-dune-veritable-guerre-civile-qui-ensanglante-le-pays/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-afro-colombiennes-de-la-region-du-choco-victimes-dune-veritable-guerre-civile-qui-ensanglante-le-pays/","name":"Les populations afro-colombiennes de la région du Choco victimes d'une véritable guerre civile qui ensanglante le pays - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-02-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","description":"Cette région est située dans le Chocò, département au nord-ouest de la Colombie dans la zone dite du Pacifique qui est recouverte à 80 % par la forêt","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-oxfam-france-agir-ici-signent-une-tribune-dans-les-echos/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-oxfam-france-agir-ici-signent-une-tribune-dans-les-echos/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD–Terre solidaire et Oxfam France-Agir ici signent une tribune dans Les Echos.","datePublished":"2009-04-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:13+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-oxfam-france-agir-ici-signent-une-tribune-dans-les-echos/"},"wordCount":805,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A quoi sert-il de poser un régulateur de vitesse et de changer des plaquettes de frein sur un véhicule dont on ne bride pas le moteur ? En accélérant trop brusquement, le risque d'accident demeure important, surtout s'il n'y a pas de pilote ! C'est pourtant ce qu'a décidé le G20 la semaine dernière en ignorant complètement un des acteurs essentiels du capitalisme : les entreprises internationales.\n\nCelles-ci ont pourtant un rôle démesuré : rappelons simplement que le chiffre d'affaires des dix plus grosses entreprises du monde pèse plus que le PIB du Brésil et de l'Inde réunis. Face à cette puissance, les Etats du Sud - qui ne sont évidemment pas exempts de toute responsabilité - ne peuvent guère imposer leurs propres règles. La liste est longue, des transgressions du droit du travail, des désastres écologiques et des pertes fiscales dans ces pays. \n\nA l'approche des élections européennes du 7 juin, le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France - Agir ici interpellent l'Union européenne sur son rôle en matière de régulation des entreprises. Un objectif : rendre celles-ci réellement responsables de leurs impacts sociaux, environnementaux et fiscaux dans les pays pauvres. A l'appui de cette revendication, une campagne d'opinion publique : « Hold-up international - pour que l'Europe régule ses multinationales », lancée le 26 mars dernier. \n\nCette campagne demande à la France - à travers une pétition à Nicolas Sarkozy - et aux candidats au Parlement européen de porter des propositions de régulation et de transparence qui placeront les entreprises européennes à égalité en matière de RSE+F (responsabilité sociale, environnementale et fiscale des entreprises). Le « F » est essentiel, car la fraude fiscale d'entreprises internationales coûte chaque année plus de 125 milliards d'euros aux pays du Sud [1]. Nous proposons de responsabiliser les sociétés mères pour les activités de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, sur lesquels elles exercent une influence notoire. Nous demandons que s'étende à l'Europe entière l'obligation, pour chaque société, de publier un rapport sur ses impacts sociaux et environnementaux, et de rendre des comptes sur les bénéfices et les impôts versés dans chaque pays où elles opèrent. Nous suggérons enfin la création d'un registre européen identifiant les propriétaires véritables de chaque entité juridique qui s'appliquerait aussi aux trusts, fondations, anstalt...\n\nL'Union européenne doit montrer l'exemple en matière de régulation internationale. Elle  a les moyens d'imposer des règles communes puisque que la plupart des sociétés internationales opèrent sur son sol. La RSEF des entreprises pourra être ainsi appréciée par un public attentif constitué d'investisseurs, de consommateurs, et de salariés.\n\nComme le témoigne le récent FEDERE [2] 2009, la RSE est devenue une thématique incontournable au sein des entreprises cotées. Une étude récente [3] souligne qu'une « bonne gestion de la RSE est vue comme un moyen d'assurer la pérennité de l'entreprise sur le long terme ». Les bénéfices en termes d'image, de prévention des risques et d'investissement ne sont plus à démontrer. Mais les effets sur les pays du Sud tardent à se faire sentir. Trop peu est fait sur la liberté syndicale, les salaires ou les horaires de travail. La responsabilité fiscale des entreprises est trop souvent occultée. \n\nLes multinationales reconnaissent elles-mêmes leur schizophrénie. « Les Directions du Développement durable se retrouvent à la croisée de contradictions de groupes complexes, évoluant dans des environnements incertains et devant répondre à des attentes multiples [4]». La RSEF est nécessairement transversale et ne peut reposer sur l'autorégulation par les entreprises. Une véritable régulation publique permettra d'augmenter l'utilité sociale des entreprises et de créer des richesses sans en détruire ailleurs. La sortie de crise passe par une économie durable plaçant l'Homme et son environnement au centre des stratégies entrepreneuriales. Au cœur de cette démarche, l'Union européenne a un rôle de pilote essentiel.\n\nAntoine Malafosse, délégué général CCFD-Terre Solidaire \nLuc Lamprière, directeur général Oxfam France - Agir ici,  http://www.oxfamfrance.org/\n\n\n\n[1] Rapport Christian Aid, « Death and taxes », mai 2008.\n[2] Salon FEDERE, 25 et 26 mars 2009, http://www.lesechos-conferences.fr/ \n[3] « Le Développement durable : Emergence d'un nouveau modèle économique - Etude sur l'organisation et les outils de pilotage mis en place dans les entreprises du CAC 40 » - Macif Gestion - mars 2009\n[4] Idem note 2\n\n\nLe site Les Echos"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-oxfam-france-agir-ici-signent-une-tribune-dans-les-echos/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-oxfam-france-agir-ici-signent-une-tribune-dans-les-echos/","name":"Le CCFD–Terre solidaire et Oxfam France-Agir ici signent une tribune dans Les Echos. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-04-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:13+00:00","description":"A quoi sert-il de poser un régulateur de vitesse et de changer des plaquettes de frein sur un véhicule dont on ne bride pas le moteur ? En accélérant trop","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-lelection-presidentielle-au-togo/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-lelection-presidentielle-au-togo/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les enjeux de l’élection présidentielle au Togo","datePublished":"2015-04-23T11:41:34+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-lelection-presidentielle-au-togo/"},"wordCount":261,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"D’ici à la fin du mois d’avril, les Togolais seront appelés aux urnes pour l’élection présidentielle. 88 % d’entre eux n’ont connu que la famille Gnassingbé (Eyadema, le père, en 1967 puis Faure, le fils, en 2005) indique le rapport « Tournons la page »  paru récemment. Accédant au pouvoir d’abord par la force, puis par une élection incontestablement truquée, marquée par la mort de 500 personnes, Faure Gnassingbé est de nouveau candidat. Sur quel bilan et surtout avec quelles perspectives ?\n\n\n\nLe bilan est ambivalent. Les acteurs de la vie politique et de la société civile s’accordent pour reconnaître un certain nombre de changements positifs depuis dix ans. Un leader politique pourtant peu amène avec le pouvoir indiquait récemment : « S’il n’y avait pas la question du nom (de son père), le bilan est acceptable. » Le changement le plus important est probablement celui de la liberté de parole à tous les niveaux de la société. La peur a globalement disparu au quotidien. Par exemple, le paysan qui parlait à l’administrateur le dos courbé, en signe de soumission, lui parle aujourd’hui les yeux dans les yeux et peut contester, poliment, ses positions. (...)\n\nLire la suite\n\nLire le rapport\nTogo : état des lieux un an avant la présidentielle de mars 2015\n\nBruno Angsthelm, chargé de mission Afrique au CCFD-Terre solidaire Yves Dossou, coordinateur national de Solidarité action pour le développement durable, partenaire de longue date du CCFD-Terre solidaire au Togo"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-lelection-presidentielle-au-togo/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-enjeux-de-lelection-presidentielle-au-togo/","name":"Les enjeux de l’élection présidentielle au Togo - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-23T11:41:34+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:44+00:00","description":"D’ici à la fin du mois d’avril, les Togolais seront appelés aux urnes pour l’élection présidentielle. 88 % d’entre eux n’ont connu que la famille","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/declaration-de-patrick-ngouan-coordonnateur-de-la-convention-de-la-societe-civile-ivoirienne-csci-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/declaration-de-patrick-ngouan-coordonnateur-de-la-convention-de-la-societe-civile-ivoirienne-csci-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Déclaration de Patrick N’Gouan, coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), partenaire du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2011-06-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/declaration-de-patrick-ngouan-coordonnateur-de-la-convention-de-la-societe-civile-ivoirienne-csci-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":837,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Côte d'Ivoire, le 28 juin 2011\n\nDepuis l'investiture d'Alassane Ouattara comme président du pays, le 21 mai dernier, la Côte d'Ivoire a quitté la Une des médias. Que se passe-t-il réellement ? \nUne normalisation progressive, encore lente, est en cours. La plupart des barrages placés sur les grands axes de circulation ou qui commandaient l'entrée de plusieurs quartiers d'Abidjan ont été démantelés. Du coup, le racket a diminué. Les récents rapports d'Amnesty international et de Human rights watch, qui ont eu un fort retentissement, ont permis une amélioration de la situation sécuritaire. Cela n'empêche pas des incidents récurrents, comme ceux du 23 juin entre les Forces républicaines (FRCI), ex-combattants pro-Ouattara et des gendarmes ou policiers - désarmés - qui soutenaient hier Laurent Gbagbo. Entre eux, la cohabitation reste difficile. Par ailleurs, nombre de collèges et lycées ont rouvert, mais ce sera sans doute une année blanche pour les étudiants. Le gouvernement s'efforce de faire redémarrer les entreprises touchées par la crise. On peut espérer que la normalisation se poursuive lors des prochains mois, afin que d'ici fin 2011, des élections législatives se tiennent dans un climat apaisé.\n\nQu'en est-il de la situation humanitaire des dizaines de milliers de personnes déplacées ?\nLe gouvernement, le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et des ONG comme Caritas ont redoublé d'efforts pour inciter les gens à  regagner leur domicile, à Abidjan notamment. Ce n'est pas toujours possible. L'eau et l'électricité n'ont pas été partout rétablies. Comment se réinstaller dans ces conditions ? Pour les déplacés de l'Ouest ou ceux qui se sont réfugiés au Liberia ou en Guinée, la peur de retourner au village subsiste. Comme la sécurité en brousse reste précaire, beaucoup craignent d'être la cible de nouvelles violences. Et puis, certaines zones ont été dévastées. Tout est à reconstruire et les moyens manquent. \n\nQuid de la réconciliation entre les ex-belligérants ? Comment appréciez-vous le travail de la Commission ad hoc dirigée par Charles Konan Banny ?\nTout en se félicitant que le thème de la réconciliation mobilise les plus hautes autorités de l'Etat, la Convention de la société civile a fait plusieurs remarques. Elle constate que la nomination de Konan Banny est le fruit d'une décision unilatérale du chef de l'Etat et qu'il a cru bon de confier cette tâche à un homme politique, ancien baron du PDCI, la formation politique houphouétiste. Nous voulons à tout le moins que les autres membres de la Commission soient désignés librement par les différents corps constitués : syndicats, organisations religieuses, chefs coutumiers, ONG, etc. Le principal débat porte sur le mandat de cette Commission : se limitera-t-elle aux crimes postélectoraux - commis après le 28 novembre 2010 - ou remontera-t-elle bien plus loin pour apurer le passé et mettre un terme à l'impunité ?\n\nCe débat concerne aussi la Cour pénale internationale (CPI), dont une mission séjourne en Côte d'Ivoire du 27 juin au 4 juillet...\nTout à fait. Nous avons pu nous entretenir par visioconférence avec Luis Moreno Ocampo, le procureur de la CPI. La mission exploratoire de la CPI doit apprécier l'opportunité de lancer une procédure pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Mais Luis Moreno Ocampo nous a dit, qu'à l'heure actuelle, il manquait d'éléments consistants pour enquêter sur les nombreux crimes antérieurs au 28 novembre 2010. Une partie des membres de la Convention de la société civile pense cependant qu'il faut remonter jusqu'à 1990 et l'instauration du multipartisme. La majorité a plaidé pour ne pas passer sous silence les politiques d'immigration et foncière mises en place par Félix Houphouët-Boigny dès 1960. Et ce, afin de traiter tous les problèmes à l'origine des violences actuelles.\n\nDans cette hypothèse, c'est un travail de longue haleine ?\nOui. Nous réclamons que le travail de la Commission se déroule sur au moins 30 mois. Outre les plus graves violations des droits de l'homme, elle pourrait également se saisir des principaux crimes économiques : les détournements de sommes d'argent colossales à l'occasion de contrats pétroliers opaques, de prélèvements indus sur les filières café et cacao ou de la réalisation de vastes plantations sur des forêts classées du patrimoine national. L'objectif est d'assainir la situation, ce qui fournira de bonnes bases à l'élaboration d'une nouvelle constitution à l'horizon 2014. Nous sommes ambitieux, mais nous voulons prendre le temps de réaliser nos ambitions.                         \n\nPropos téléphoniques recueillis par Yves Hardy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/declaration-de-patrick-ngouan-coordonnateur-de-la-convention-de-la-societe-civile-ivoirienne-csci-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/declaration-de-patrick-ngouan-coordonnateur-de-la-convention-de-la-societe-civile-ivoirienne-csci-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Déclaration de Patrick N’Gouan, coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), partenaire du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","description":"Côte d'Ivoire, le 28 juin 2011 Depuis l'investiture d'Alassane Ouattara comme président du pays, le 21 mai dernier, la Côte d'Ivoire a quitté la Une des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-paradis-fiscaux-siphonnent-les-ressources-publiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-paradis-fiscaux-siphonnent-les-ressources-publiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quand les paradis fiscaux siphonnent les ressources publiques","datePublished":"2012-01-27T15:10:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-paradis-fiscaux-siphonnent-les-ressources-publiques/"},"wordCount":1422,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La ou le futur Président(e) de la République élu(e) et son gouvernement devront répondre à une question cruciale : comment réduire la dette publique de notre pays pour financer des politiques publiques de qualité ? Si les caisses de l’Etat sont « vides », ce n’est néanmoins pas aux citoyens de consentir encore plus d’efforts au prix de leur santé, de l’éducation de leurs enfants ou de leurs droits sociaux. Des solutions existent mais, malheureusement, elles ne sont pas appliquées. Selon les estimations, la fraude fiscale prive l’Etat de 50 milliards d’euros chaque année, dont 20 sont le seul fait de la fraude internationale, notamment celles des multinationales via les paradis fiscaux. A cela s’ajoutent encore l’optimisation fiscale et la baisse des taux d’imposition du fait de la concurrence fiscale entre les pays (de 44 à 33% entre 1986 et 2006). Dans les pays du Sud, l’évasion fiscale des entreprises multinationales génère un manque à gagner pour les Etats de 125 milliards d’euros par an (soit plus que l’aide publique au développement)[[Christian Aid, 2008]]. Autant de ressources qui ne peuvent être affectées aux services essentiels pour les populations les plus démunies.\n\n\n\nLes listes de paradis fiscaux établies par le G20 se sont vite vidées... Mais le problème n’a pas pour autant disparu. A ce jour, les mesures mises en œuvre, en France, ont permis de récupérer moins de 3% des recettes perdues. Seuls les « petits fraudeurs » ont été pointés du doigt, alors que les plus grands utilisateurs des paradis fiscaux, à savoir les entreprises multinationales et les banques internationales, n’ont pas été sérieusement inquiétés.\n\n\nPour mettre fin au scandale de l’évasion fiscale qui siphonnent les ressources publiques, il est urgent de faire preuve de courage en prenant des mesures concrètes et efficaces. Au delà de l’apport de ressources publiques conséquent, ces mesures permettront de remettre la justice sociale au cœur des sociétés au Nord comme au Sud, et de réaffirmer le rôle des Etats dans le pilotage de l’économie mondiale.\n\n\nCHIFFRES CLE \n\n\nEn France \n\n\n\n Le montant de la fraude fiscale internationale annuelle en France représente un tiers du budget de l’éducation.\n Les 50 plus grosses entreprises européennes ont, en moyenne, plus de 20 % de leurs filiales dans des paradis fiscaux (et 26% en ce qui concerne les banques)[[Rapport du CCFD-Terre Solidaire, « L’économie déboussolée. Paradis Fiscaux, Multinationales et Captation des richesses », Décembre 2010. Sur la base de l’indice d’opacité financière développé par le Réseau pour la justice fiscale (Tax Justice Network). ]].\n Les entreprises du CAC 40 payent en moyenne 8 % d’impôts sur les bénéfices loin des 33 % théoriques[[Conseil des Prélèvements Obligatoire, Oct. 2009]] contre 22 % dans les PME. En outre, une sur quatre n’a pas payé d’impôts sur les bénéfices en France, en 2009.\n\n\n\nDans les pays du Sud\n\n La course vers le bas en matière de fiscalité sur les entreprises est particulièrement notable en Afrique. La multiplication des régimes spéciaux instaure un véritable système parallèle avec une imposition presque nulle des entreprises[[Document de travail du FMI de janvier 2012, A. Abbas et A. Klemm.]].\n\n\n\nDES IMPACTS AU SUD \n\n\n « On nous explique que le développement passera par le soutien à des investissements privés. Or aujourd’hui, les ressources qui nous échappent à travers l’évasion fiscale des entreprises multinationales nous privent de moyens indispensables pour financer nos politiques d’éducation, de santé ou de soutien à l’agriculture.  »\n\n\n\nSandra Kidwingira du Réseau pour la justice Fiscale en Afrique\n\n\n\nCONSTAT\n\n\nLes multinationales et les banques sont les premières utilisatrices des paradis fiscaux.  Elles déjouent les contrôles et profitent de l’opacité et des lacunes des règles comptables en vigueur pour contourner l’impôt. Elles jouent notamment sur les transactions à l’intérieur du groupe qui n’ont d’autre objectif que de déplacer artificiellement les profits et de réduire les bénéfices des filiales situées dans les pays à fiscalité normale, notamment en France ou dans les pays en développement. \n\n\nLa première étape pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale est de renverser la charge de la preuve : il revient aux entreprises de démontrer qu’elles n’utilisent pas les paradis fiscaux à des fins d’évasion fiscale. Les pays du G20 ont demandé pour la première fois, dans leur déclaration de Cannes, « aux entreprises multinationales d’améliorer la transparence et de respecter pleinement les législations fiscales applicables ». Pour l’heure, on ne connait même pas la liste exhaustive des filiales des entreprises multinationales. Ainsi, Total ne publie la liste que de 217 filiales sur les 712 que l’entreprise consolide dans ses comptes[[Cf. rapport « L’économie Déboussolée », CCFD-Terre Solidaire, décembre 2010]]. \n\n\nPour cela, il suffit, et il est urgent, d’exiger qu’elles fournissent un reporting comptable pays par pays couvrant l’ensemble des territoires dans lesquelles elles sont présentes. Cette mesure de transparence aura un effet dissuasif. Elle permettra de mettre fin aux pratiques de contournement de l’impôt les plus abusives. Outil indispensable pour mener des contrôles fiscaux efficaces, elle permettra en outre à la société civile au Nord comme au Sud de mieux mesurer les efforts de leurs gouvernements pour exiger une juste contribution fiscale des entreprises qui opèrent sur leur sol. \n\n\nLa demande phare du CCFD-Terre Solidaire\n\n\nImposer la transparence financière pays par pays des entreprises multinationales.\n\n\nComment ? L’Etat français peut agir très vite et faire preuve d’exemplarité. Il doit imposer ces règles à toutes les entreprises bénéficiant de marchés et de garanties publics. Leur accès doit être conditionné à la publication par l’entreprise concernée des informations comptables pays par pays demandées sur l’ensemble des pays dans lesquels elle opère :  \n\n noms et coordonnées détaillées de toutes ses implantations dans le monde détail des performances financières (ventes, achats et coûts de financement, en distinguant les opérations intragroupe et les opérations avec des tiers) masse salariale et nombre d’employés   bénéfice avant impôt  charges fiscales détaillées incluses dans ses comptes pour le pays en question coût et valeur comptable nette de ses actifs physiques fixes actifs bruts et nets\n\n\nDans le cadre de sa politique de coopération internationale, l’Etat doit à minima exiger de la part de sa banque de financement, l’agence française de développement (AFD) et sa filiale dédiée au financement du secteur privé, PROPARCO, qu’elles imposent de telles règles de transparence à toutes les entreprises avec lesquelles elles travaillent.\n\n\n\n\n\nIl est possible d’agir tout de suite !  \n\n\n\n17 régions françaises se sont engagées dans la lutte contre les paradis fiscaux.  9 d’entre elles ont déjà introduit une exigence de reporting pays par pays dans les critères de choix de leurs partenaires financiers.  Un amendement similaire a également été adopté par le Sénat pour dupliquer cette mesure au niveau national, avant d’être rejeté par l’Assemblée Nationale en décembre 2011. Au niveau européen, la mesure de transparence pays par pays pour les entreprises du secteur extractif également en discussion ne pourra être adoptée sans un soutien actif de la France.\n\n\nNOS AUTRES DEMANDES\n\n\n\n Augmenter la part de l’aide au développement  consacrée au renforcement des administrations fiscales dans les pays du Sud et accompagner la reconversion économique des paradis fiscaux. Exiger un échange automatique d’informations de la part des intermédiaires financiers, à l’instar des Etats-Unis, qui surpris par les résultats obtenus à partir des fichiers bancaires UBS (14 700 évadés fiscaux), imposent désormais aux banques de dévoiler leurs relations avec des contribuables américains à l’étranger.  Actualiser la liste française des paradis fiscaux pour recenser de façon exhaustive tous les territoires opaques et insuffisamment réglementés, propices au blanchiment d’argent, à la spéculation financière et à l’évasion fiscale. Cette liste, sur laquelle s’appuie le dispositif de sanction développé depuis 2009, ne doit plus exclure automatiquement les pays de l’UE et intégrer les paradis fiscaux aux portes de la France (Monaco et Andorre)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-paradis-fiscaux-siphonnent-les-ressources-publiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-paradis-fiscaux-siphonnent-les-ressources-publiques/","name":"Quand les paradis fiscaux siphonnent les ressources publiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-27T15:10:57+00:00","description":"La ou le futur Président(e) de la République élu(e) et son gouvernement devront répondre à une question cruciale : comment réduire la dette publique de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-larme-de-la-transparence/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-larme-de-la-transparence/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paradis fiscaux : l&rsquo;arme de la transparence","datePublished":"2013-09-08T16:07:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-larme-de-la-transparence/"},"wordCount":1205,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage","France","Justice économique","Paradis fiscaux"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les députés français ont accompli un vote historique en entérinant une obligation de transparence, pays par pays, pour les banques. Elles devront désormais publier leurs chiffres d’affaires et leurs effectifs pour l’ensemble des territoires dans lesquels elles sont présentes. Mais le reste de la loi sur la réforme bancaire est plus que décevant. Mathilde Dupré, chargée de Plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, était dans les tribunes de l’Assemblée. Elle décrypte pour nous les enjeux du débat.\n\nLe texte initial ne mentionnait même pas les paradis fiscaux. Mais le gouvernement avait annoncé qu’il accepterait des propositions parlementaires, imaginant que les députés s’appuieraient sur la promesse d’interdiction des activités bancaires dans les paradis fiscaux formulée par le candidat François Hollande – une mesure pourtant partiellement mise en œuvre depuis 2009 –. Mais en réponse aux interpellations pressantes de la société civile, des amendements ambitieux en faveur de la transparence pays par pays des comptes des banques (sur les activités, les effectifs, le chiffre d’affaires, les bénéfices et les impôts) ont été déposés simultanément par Dominique Potier (PS de la « gauche durable »), Éric Alauzet (EELV) puis par Jean- Louis Moudenc (UMP).\n\nIls ont tenu bon pour défendre une transparence sur tous les territoires dans lesquels les banques sont présentes (et pas seulement dans des pays indiqués sur des listes restreintes). En revanche, ils ont cédé devant le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, qui a refusé d’inclure certains critères de transparence, comme les bénéfices et les impôts, au prétexte que cela menacerait la compétitivité des banques françaises. Plusieurs exemples montrent pourtant que la transparence ne nuit pas à la santé financière. L’Allemagne demande déjà à ses sociétés cotées de publier leurs bénéfices pour toutes les filiales contrôlées à plus de 20 %. Et certaines banques françaises publient des informations partielles par fi liale (Société Générale, Crédit Agricole et Natixis notamment).\n\nToutefois, ne boudons pas notre plaisir. C’est une avancée historique dans la lutte contre l’évasion fiscale ! Les banques seront désormais tenues de publier leurs chiffres d’affaires et leurs effectifs, pays par pays. Cela permettra de déceler les territoires dans lesquels se trouvent des filiales fantômes. Par exemple parmi les 22 filiales de BNP Paribas aux îles Caïmans ou les 61 du Luxembourg. Cependant, en l’absence de précision sur les bénéfices, il ne sera pas possible de savoir si ces filiales logent artificiellement des profits générés ailleurs, pour échapper à l’impôt.\nUne réforme qui ne change rien\nLe cœur du texte de la réforme bancaire présentée au Parlement un peu moins d’un an après le fameux « discours du Bourget » du candidat François Hollande sur la régulation de la finance, est lui très décevant. En apparence, les objectifs restent les mêmes que pendant la campagne : « remettre la finance au service de l’économie » ; lutter « contre la spéculation et pour le financement de l’économie réelle » ; « améliorer la capacité des pouvoirs publics à intervenir dans la résolution des crises (...) pour éviter que les épargnants ou les contribuables ne paient pour les risques pris par d’autres » ou encore « limiter le développement de risques systémiques ». Mais dès la présentation du texte en Conseil des ministres, Finance Watch (le lobby citoyen pour la régulation fi nancière basé à Bruxelles) et ses membres français – dont le CCFD-Terre Solidaire – tiraient la sonnette d’alarme. Non seulement le texte, préparé à la hâte, ne contient aucune mesure concrète et efficace pour atteindre ces objectifs, mais il menace sérieusement la portée des débats européens en cours sur la question.\n\nSur le sujet central de la séparation des activités commerciales et spéculatives des banques, il aura fallu attendre l’incroyable aveu de Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale auditionné le 30 janvier par les députés, pour comprendre que cette loi ne sépare en rien ces deux activités.Ou en tout cas moins de 1 % pour la Société Générale. Sur les autres points clés, le constat est là aussi très sévère. Le texte voudrait faire croire que les contribuables ne paieront pas les pots cassés en cas de crise. Or, en réalité, ils seront, avec les épargnants, mis à contribution pendant que certains créanciers privilégiés seront préservés. Par ailleurs, la spéculation sur les produits dérivés agricoles n’est pas interdite (seulement une infime partie).\n\nLa lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale est finalement le seul sujet sur lequel les députés sont parvenus à faire plier le gouvernement, marquant une étape décisive qui inscrit dans la loi le principe de la transparence pays par pays et permet de contourner l’impasse des listes toujours trop vides des paradis fiscaux. Sur ce point, les députés ont déployé des argumentaires affutés et précis. Cette qualité renforcée du débat parlementaire sur les paradis fiscaux est en partie le résultat des efforts collectifs déployés par l’ensemble des organisations de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires depuis plus de six ans pour rendre ces questions réputées trop techniques, accessibles au plus grand nombre. Et aussi du travail de fond accompli, notamment par les équipes bénévoles du CCFD-Terre Solidaire, d’abord dans les régions françaises et plus récemment auprès des députés, pendant la campagne législative et depuis le début du mandat.\nLes eurodéputés vont plus loin\nDans la foulée du vote à l’Assemblée nationale, les eurodéputés ont bataillé pour introduire une mesure de transparence pays par pays, incluant les bénéfices et les impôts dans un texte européen de régulation bancaire. Et, contre toute attente, ils ont arraché un accord historique avec le Conseil (qui devra encore être formellement adopté).\n\nIl appartient désormais aux sénateurs d’emboîter le pas, avec à l’esprit quatre priorités : inclure les bénéfices et les impôts dans l’obligation de transparence pays par pays ; ne pas laisser au seul ministre la responsabilité de juger si une activité est spéculative ou pas ; obliger tous les créanciers à éponger les éventuelles pertes des banques avant les épargnants et les contribuables ; interdire les activités spéculatives sur les marchés dérivés agricoles. Les conditions de vie de centaines de millions de personnes dans les pays en développement dépendent de notre capacité à mettre fin à la volatilité des prix des denrées alimentaires et à l’évasion fiscale qui grève les ressources publiques.\n\nMathilde Dupré"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-larme-de-la-transparence/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-larme-de-la-transparence/","name":"Paradis fiscaux : l'arme de la transparence - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-08T16:07:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:07+00:00","description":"Les députés français ont accompli un vote historique en entérinant une obligation de transparence, pays par pays, pour les banques. Elles devront","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/realises-parfois-a-la-limite-de-lillegalite-les-megaprojets-se-multiplient/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/realises-parfois-a-la-limite-de-lillegalite-les-megaprojets-se-multiplient/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réalisés parfois à la limite de l’illégalité, les mégaprojets se multiplient","datePublished":"2012-01-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/realises-parfois-a-la-limite-de-lillegalite-les-megaprojets-se-multiplient/"},"wordCount":1360,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Brésil, le 13 février 2012\n\nPlus que jamais, la principale réserve de biosphère de la planète et ses habitants sont menacés. Brésil, Pérou, Bolivie…  Réalisés  parfois à la limite de l’illégalité, les mégaprojets se multiplient. De quoi mobiliser les partenaires du CCFD-Terre Solidaire et la société civile, qui ont déjà obtenu quelques succès.\n\nLe 15 janvier dernier, le ballet des pelles mécaniques et des bulldozers a repris de plus belle sur les berges du fleuve Xingu, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Le projet de construction du complexe hydroélectrique Belo Monte était en effet à l’arrêt depuis le mois d’octobre 2011. La Cour de l’état du Para avait alors rendu un jugement qui interdisait d’altérer le lit du fleuve « par l’implantation d’un port, des explosions, la construction de digues, le creusement de canaux ou toute autre forme de travaux qui modifient son cours naturel. » Une « précieuse » victoire à l’époque pour les représentants du « Mouvement Xingu Vivo pour toujours » (1). Mais une victoire éphémère, dans un pays où les trois niveaux de décision (municipalités, états, Union fédérale), compliquent singulièrement la situation. En s’appuyant sur des autorisations délivrées par l’Institut brésilien de l’Environnement (IBAMA) et sur un décret d’expropriation signé par l’Agence Nationale d’Energie Electrique (ANEEL), Norte Energia, le consortium d’entreprises chargé des travaux du futur barrage a donc entrepris, sur le site Pimental, à 40 km en amont d’Altamira, la construction d’un barrage provisoire. Objectif ? Dévier et assécher partiellement le cours du Xingu afin de pouvoir, dans un second temps, édifier le barrage principal.\n\nUne politique environnementale ambigüe\nLes conséquences sur l’environnement n’ont guère tardé. Fin janvier, un groupe d’Indigènes Arara, riverains du fleuve, a ainsi adressé un courrier à Ubiratan Cazetta, le Procureur de la République de l’Etat du Para pour y dénoncer les changements notables de la qualité de l’eau. « La communauté est préoccupée, confirme le Procureur, car elle utilise l’eau du fleuve pour boire et cuisiner. Or cette eau est devenue boueuse et donc impropre à la consommation. » La situation est d’ailleurs admise par Norte Energia, qui évoque « un mouvement naturel de sédiments dans l’eau, dû à la construction du pré-barrage. Mais, assure l’entreprise, cette situation devrait disparaitre rapidement. » En attendant, les Arara s’insurgent. « Vous, vous buvez de l’eau minérale, rappelle José Carlos Arara, leur cacique. Nous, nous sommes obligés d’avaler une eau sale et de nous laver tout habillés pour éviter les irritations et les infections de peau. » Une situation qui a poussé le Procureur de la république à demander à l’IBAMA et à l’ANEEL de venir constater la situation sur place et d’informer quelles sont les mesures qu’elles comptent prendre pour garantir une eau potable à ces communautés. Une démarche toujours sans résultat jusqu’à présent.\n\nPour Antonia Melo, Présidente du « Mouvement Xingu Vivo pour toujours », la reprise des travaux est « une nouvelle démonstration de la manière dont l’Etat met les communautés du fleuve Xingu devant le fait accompli.» Une attitude qui illustre d’ailleurs une politique environnementale souvent ambigüe. « Tout est fait pour convaincre l’opinion internationale que le Brésil lutte pour protéger l’environnement, poursuit Antonia Melo. Mais la réalité est bien différente. » L’exemple le plus frappant est l’adoption par le Sénat, le 24 novembre dernier, du « nouveau Code Forestier », qui favorise le lobby des agriculteurs et exploitants forestiers. Cette loi, qui doit encore être ratifiée par Dilma Rousseff, la présidente, prévoit, notamment, de restreindre considérablement les zones actuelles de protection de forêt le long des cours d’eau. Résultat, quelques 75 millions d’hectares pourraient disparaitre. Sans compter l’amnistie des violations environnementales réalisées depuis juillet 2008. Une décision qui tranche singulièrement avec les politiques environnementales adoptées par certains voisins du géant sud-américain. \n\n« IIRSA », une menace pour l’Amazonie\nPour s’en convaincre, il suffit de se rendre au Pérou. Depuis juin 2011 et l’élection de Ollanta Humala à la tête de l’Etat, les choses semblent avoir un peu changé. La preuve ? La décision du nouveau président d’annuler  le projet de construction du barrage d'Inambari, en Amazonie péruvienne. Un projet qui menaçait plus de 15 000 indigènes. Sans compter, évidemment, les dommages irréversibles sur l’environnement. Pour Antonio Zambrano, spécialiste du dossier au sein de Forum Solidaridad Péru (FSP), un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, l’abandon du projet sonnait alors comme « un espoir pour tous ceux qui luttent contre les grands projets dans cette région et un symbole pour toutes les organisations, notamment au Brésil et en Bolivie, qui sont confrontées aux mêmes défis. » Des menaces incarnées par des dizaines de méga-projets dont le lancement est prévu lors les deux prochaines décennies : production d’énergie, infrastructures de transports, sites miniers, etc… La destruction programmée de la région amazonienne se résume en cinq lettres : «IIRSA », l’« Initiative pour l'Intégration d'Infrastructure en Amérique du Sud. ». La gestion par le gouvernement du conflit social à Cajamarca (nord) met en doute les promesses du gouvernement. Des  milliers de manifestants s’opposaient au projet minier Conga, pour la défense des eaux de la région, en décembre 2011. Le gouvernement a décidé de décréter l’état d’urgence le 4 décembre et a déployé des militaires, suscitant une inquiétude quand aux possibilités de concertation futures sur les nombreux projets du même type. \n\nMobilisation de la société civile\nInambari a certes été annulé. Mais les observateurs restent néanmoins circonspects quant à la volonté du Pérou de se désengager réellement de tous ces grands projets. D’où l’importance pour la société civile et les habitants de la région de se mobiliser. Comme en Bolivie par exemple où, Evo Morales, le Président, a été contraint d’annuler en septembre dernier un projet de route qui devait traverser le Parc Isidero Secure, une réserve écologique et un territoire ancestral pour quelques 90.000 indiens yuracaré, chimán et mojeño. Face aux manifestations violentes d’un millier d’indiens, notamment à la Paz, la capitale, le projet financé à 80% par le Brésil (qui a besoin d’accès aux ports du Pacifique pour ces exportations), a été retiré. Evo Morales a même assuré qu’il avait compris « l’avertissement du peuple bolivien.» C’est cette même écoute que souhaite le Centre de Recherche et de Promotion de la Paysannerie (CICPA), auteur d’un rapport très complet sur le projet de barrage hydroélectrique Cachuela Esperanza. Présenté comme un moyen de « développer la région amazonienne et produire de l’énergie électrique à bas coût pour les populations locales », ce projet de barrage détruirait 18 millions d’hectares de forêts. Il altèrerait également la vie de quelques 330 000 personnes, affectées par les inondations. Sans compter les dérèglements climatiques. Ce rapport, espèrent les auteurs, devrait donc permettre à Evo Morales –et à ses homologues des pays voisins- de « comprendre » que l’Amazonie court aujourd’hui un risque majeur : celui de disparaitre sous les grands travaux.\n\nJean-Claude Gérez\n\n\n(1)    Entité regroupant plusieurs dizaines de mouvements de protection de l’environnement, de mouvements sociaux et d’associations de défense des riverains du fleuve et des indigènes, dont la Commission Pastorale de la Terre (CPT) et la Fédération des Organismes pour l'Assistance Sociale et Educative (FASE), deux partenaires du CCFD-Terre Solidaire. \n\nLire l'article \"Un front commun des partenaires du CCFD-Terre Solidaire pour sauver l'Amazonie\", (décembre 2011)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/realises-parfois-a-la-limite-de-lillegalite-les-megaprojets-se-multiplient/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/realises-parfois-a-la-limite-de-lillegalite-les-megaprojets-se-multiplient/","name":"Réalisés parfois à la limite de l’illégalité, les mégaprojets se multiplient - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:08+00:00","description":"Brésil, le 13 février 2012 Plus que jamais, la principale réserve de biosphère de la planète et ses habitants sont menacés. Brésil, Pérou, Bolivie… ","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-la-societe-changer-les-structures-de-peche/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-la-societe-changer-les-structures-de-peche/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Dans la société, changer les structures de péché","datePublished":"2014-03-12T12:55:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-la-societe-changer-les-structures-de-peche/"},"wordCount":123,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le pape François reprend avec la force, la conviction et le langage imagé qu’on lui connait, les grands enseignements des papes précédents sur la promotion humaine - partie intégrale de l’évangélisation -, sur les structures de péché dans la société et sur la tâche politique, désignée comme la forme la plus élevée de la charité. Rien de révolutionnaire mais quelques insistances. Et notamment, des mises en garde contre la croyance naïve en la main invisible du marché, la spéculation financière, la corruption et l’évasion fiscale…\n\nPour lire la suite, télécharger la brochure ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-la-societe-changer-les-structures-de-peche/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/dans-la-societe-changer-les-structures-de-peche/","name":"Dans la société, changer les structures de péché - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-12T12:55:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","description":"Le pape François reprend avec la force, la conviction et le langage imagé qu’on lui connait, les grands enseignements des papes précédents sur la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-lemigration-un-business-tres-juteux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-lemigration-un-business-tres-juteux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Philippines : l’émigration, un « business » très juteux","datePublished":"2011-05-10T16:40:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-lemigration-un-business-tres-juteux/"},"wordCount":808,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Au lieu de s’attaquer à la pauvreté et de créer des emplois, le gouvernement philippin encourage sa population à émigrer. L’ONG philippine Kaapapay, partenaire du CCFD-Terre Solidiare, dénonce une politique aux impacts sociaux dévastateurs. \n\n\n\nL’État philippin s’est-il transformé en un état proxénète ? Si la question semble à première vue incongrue, la réponse apportée par Goldy Luck Omelio [[Partenaire venue en Aquitaine dans le cadre de la campagne de Carême 2011 du CCFD-Terre solidaire]] qui, au sein de l’ONG philippine Kaagapay, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, s’intéresse au sort des travailleurs philippins émigrés, semble tout aussi irréelle. « Quand un gouvernement encourage sa population à travailler en dehors de ses frontières et se contente de prendre son argent, on peut effectivement parler d’une sorte de “prostitution sociale” ». Et la jeune femme d’enfoncer le clou en précisant que, dans son pays, les Philippines, cette « prostitution sociale » se fait à grande échelle, puisqu’elle concerne « plus de 10 % de la population totale » d’un pays qui compte quelque 92 millions d’habitants. Et que les versements effectués par ces émigrés ont rapporté à l’État philippin, en 2010, pas moins de 18 milliards de dollars. Soit, selon la jeune femme, « 30 % des ressources économiques » de l’État. \nUn « business » très juteux donc, qui explique l’intérêt porté par le gouvernement aux  travailleurs philippins de l’extérieur. « Depuis le régime de Marcos et jusqu’à ce jour, au lieu s’attaquer à la pauvreté endémique et de créer des emplois aux Philippines, les gouvernements qui se succèdent font tout pour renforcer la politique d’émigration de travailleurs philippins », explique Goldy Luck. Une politique qui s’adresse à toutes les classes de la population. « Même les moins éduquées, à qui l’on promet monts et merveilles. » \nDes merveilles qui, une fois sur place, c’est-à-dire pour le plus grand nombre, l’un des pays du Moyen-Orient [[Un quart des travailleurs philippins partent ainsi vers l’Arabie saoudite]] se transforment souvent en enfer. Car si les Philippines « exportent » des médecins, des infirmières et quelques professionnels de l’informatique, pour la très grande majorité de ces émigrés les travaux proposés entrent plutôt dans la catégorie des « 3 D ». Dégoûtant, difficile, dangereux. Et l’on pourrait même y ajouter un quatrième D, pour domestique, car comme le rappelle la représentante de l’association Kaagapay : « 60 % de ces travailleurs émigrés sont des femmes, employées à des tâches domestiques ».\n\n\nLes femmes paient le prix fort\n\n\nDes femmes qui payent au prix fort leur volonté de sortir leur famille de la misère. « La plupart d’entre elles sont peu éduquées et, de ce fait, ne savent rien de leurs droits, que ce soit en tant que travailleuse ou en tant qu’immigrée. Et leurs patrons, surtout dans les pays du Moyen-Orient, ne se gênent pas pour en profiter  », dénonce Goldy Luck. « Elles sont régulièrement maltraitées, battues, parfois violées, voire tuées. L’une d’entre elles nous a raconté qu’elle avait été enfermée et privée de nourriture pendant plusieurs jours par son employeur, qui avait même cadenassé le réfrigérateur de la maison afin qu’elle ne puisse pas y prendre quelque chose. » Tout cela pour un salaire de misère. \nSi l’apport des contributions émigrées est essentielle à l’économie du pays, le coup social de cette émigration massive est lui aussi très élevé. « L’argent qui est envoyé par les émigrés à leur famille n’est pas utilisé de la meilleure des manières qui soit  », concède Goldy Luck Omelio. « Au lieu d’épargner, de penser à l’avenir, voire d’investir, la plupart d’entre elles se laissent entrainer dans une spirale consumériste très addictive. » « De nombreuse familles se retrouvent également détruites », poursuit Goldy Luck. « À Mindanao, d’où je viens, beaucoup de femmes sont ainsi parties travailler à l’étranger, laissant derrière elles mari et enfants. Résultat : les maris s’éclatent avec l’argent que leur femme leur envoie, se trouvent une maîtresse et ne s’occupent plus du sort des gamins qui s’enfoncent dans la délinquance juvénile. » \nMais les conséquences ne touchent pas seulement la cellule familiale. « Les forces productives du pays commencent à manquer. Des docteurs préfèrent devenir des infirmiers à l’étranger plutôt qu’exercer ici. Des professeurs sont prêts à se transformer en domestiques pour quitter le pays », déplore la jeune femme. « Mais qui va soigner la prochaine génération ? Qui va qui lui apprendre à lire et à écrire ? Qui va préparer l’avenir de notre pays ? »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-lemigration-un-business-tres-juteux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-lemigration-un-business-tres-juteux/","name":"Philippines : l’émigration, un « business » très juteux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-10T16:40:00+00:00","description":"Au lieu de s’attaquer à la pauvreté et de créer des emplois, le gouvernement philippin encourage sa population à émigrer. L’ONG philippine Kaapapay,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/justice-climatique-la-mobilisation-continue/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/justice-climatique-la-mobilisation-continue/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Justice climatique, la mobilisation continue !","datePublished":"2016-02-09T15:05:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/justice-climatique-la-mobilisation-continue/"},"wordCount":596,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["COP 21"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Il y a trois mois, nous étions toutes et tous horrifiés par les barbares attentats de Paris. Leurs buts étaient de semer la terreur et de nous diviser. Aux côtés d’associations juives, musulmanes, chrétiennes ou non confessionnelles, le CCFD-Terre Solidaire appelait à la fraternité et l’unité. La fin de l’année 2015 a heureusement été marquée par un élan citoyen porteur lors de la COP 21, la conférence des Nations unies sur le Climat à Paris. \n\nCertes, l’Accord de Paris est limité par rapport aux enjeux [[ Les engagements de réduction des gaz à effet de serre des États signataires conduisent à un réchauffement de la planète qui pourrait se situer autour de 3° C à l’horizon 2100.\nCe qui est une catastrophe.]], mais signé par 195 pays, il engage un processus vertueux. La prise de conscience des enjeux climatiques a considérablement avancé au niveau des dirigeants politiques et de l’opinion. \n\nPendant toute cette année, des animations de sensibilisation et de valorisation d’alternatives (agroécologie, économie solidaire...) ont eu lieu dans de nombreuses villes en France, à l’initiative notamment d’Alternatiba [[Voir Faim et Développement n° 286 et 289.]] Les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire y ont été très engagés, et parfois même en tant que co-organisateurs. 500 000 personnes y ont participé !\n\nDès fin 2014, le CCFD-Terre Solidaire a œuvré à la structuration d’une coalition d’acteurs de la société civile : la Coalition Climat 21. Rassemblant 130 organisations allant d’Attac, aux syndicats, aux organisations environnementalistes et aux associations catholiques ou protestantes, elle a coordonné un programme de mobilisation durant les quinze jours de la COP 21. Mais elle a dû s’adapter à l’état d’urgence décrété après  les attentats. Suite à l’interdiction des marches, il a fallu organiser, avec l’accord des pouvoirs publics, des manifestations alternatives. Mais en dépit de ces aléas, l’unité de la Coalition a tenu bon.\n\nLe 27 novembre au soir, 200 représentants des milliers de pèlerins qui avaient marché pour le climat dans toute l’Europe étaient réunis pour une veillée œcuménique à la basilique de Saint-Denis. Ce même soir, des représentants d’une dizaine de religions remettaient à la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies pour le changement climatique une pétition de 1 780 528 personnes en faveur de la justice climatique. Et, pour la première fois, les présidents des conférences épiscopales continentales appelaient ensemble les négociateurs à prendre des décisions courageuses. «  Cette mobilisation des religions est une... bénédiction » , disait Nicolas Hulot. \n\nLa chaîne humaine formée par plus de 10 000 personnes sur les trottoirs de Paris le 29 novembre a permis d’affirmer aux dirigeant arrivant à Paris : « On ne lâche rien ! » Ce même jour, 780 000 personnes participaient à 2 300 marches pour le climat dans 175 pays !  \n\nTout au long de la COP 21, le CCFD-Terre Solidaire, ses salariés, ses bénévoles étaient sur tous les fronts : au Bourget pour pousser la France à porter des engagements  à la hauteur des enjeux, dans la rue pour les manifestations, à Paris ou à Montreuil aux côtés de vingt-quatre de ses partenaires d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Moyen-Orient pour sensibiliser le public  ! \n\nCette mobilisation citoyenne pour le climat, montée en puissance durant l’année 2015, n’est que le début d’un grand mouvement citoyen pour la justice climatique !\n\n\n\n\nRetrouvez les temps forts de la mobilisation du CCFD-Terre Solidaire sur le blog Le journal de la Cop 21"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/justice-climatique-la-mobilisation-continue/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/justice-climatique-la-mobilisation-continue/","name":"Justice climatique, la mobilisation continue ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-09T15:05:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:00+00:00","description":"Il y a trois mois, nous étions toutes et tous horrifiés par les barbares attentats de Paris. Leurs buts étaient de semer la terreur et de nous diviser.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-partenaires-du-ccfd-terre-solidaire-en-lien-avec-la-campagne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-partenaires-du-ccfd-terre-solidaire-en-lien-avec-la-campagne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les partenaires du CCFD-Terre solidaire en lien avec la campagne","datePublished":"2009-03-27T17:34:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-partenaires-du-ccfd-terre-solidaire-en-lien-avec-la-campagne/"},"wordCount":655,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cameroun : la banane, un régime de misère\n\nL’ACAT-Littoral mène un combat contre la torture sous toutes ses formes et lutte pour la protection et la promotion des Droits de l’Homme à travers :\n• Lutte contre la torture : enquêtes et production de rapports, dénonciations auprès du gouvernement, des ONG et instances internationales...\n• Promotion des droits de l’homme : éducation populaire, participation à la production règlementaire (notamment avec une étude critique du nouveau code de procédures pénales),\n\nL’ACAT-Littoral mène ses actions dans :\n• Les prisons contre les longues détentions préventives, les mauvaises conditions de vie du détenu (malnutrition, maladies diverses…), l’absence des conditions de réinsertion des mineurs à leur sortie de prison...\n• Dans les juridictions contre les disparitions des dossiers, la corruption, les renvois abusifs, les refus de plaidoiries de certains avocats commis d’office parce que le détenu est démuni et pauvre. L’ACAT a mis en place un système d’aide aux détenues et prévenus.\n• Et plus globalement, au niveau politique, contre les arrestations arbitraires, les tortures dans les unités des forces de l’ordre, la corruption...\n\nL’action de l’ACAT-Littoral couvre les grands départements de la province du Littoral donc les chefs-lieux sont : Douala, Edéa, Yabassi et Nkongsamba. Pour être efficace dans le reste du pays, l’ACAT a aidé à la création de la Maison des Droits de l’Homme et des Observatoires régionaux des Droits de l’Homme au Cameroun, qui sont des collectifs inter associatif de lutte contre les atteintes aux Droits de l’Homme.\n\nL’huile de palme, moteur de la destruction environnementale et sociale en Indonésie\n\nL’Institut de Dayakologie (ID) est né en 1991 et fait partie d’un réseau oeuvrant pour la reconnaissance et la promotion de la culture Dayak (SEGARAK) mise en péril par le régime de l’Ordre Nouveau établit par Suharto. En plus de jouer le rôle de ressource sur la culture Dayak, l’ID joue depuis 1997 un rôle dans la construction de la paix et du dialogue inter ethnique.\n\nIkea n’exerce pas son devoir de diligence en Inde\n\nL’Association pour l’éducation rurale et le service du développement (AREDS) a été fondée en 1980 ; elle est guidée en permanence par la conviction que « l’éducation doit précéder le développement et que le développement doit profiter au plus grand nombre, collectivement et consciemment ». Elle a la conviction que « les petites gens en se regroupant en grand nombre peuvent, consciemment et collectivement, créer un monde différent ». C’est la raison pour laquelle elle appuie sa stratégie sur l’éducation et l’organisation ainsi que sur la conviction d’œuvrer « vers une seule humanité ». AREDS est une organisation qui travaille au développement des pauvres en milieu rural, en particulier des femmes, des Dalits et des enfants du district de Karur au Tamil Nadu. AREDS travaille avec des associations de femmes, de Dalits, de paysans, organisés sous les noms de SWATE (Society of Women in Action for Total Empowerment), PDM (People’s Development Movement), (OCAM) Oppressed Community Awareness Movement, « Small and Marginal Farmers Association ». Ce réseau regroupe environ 15 000 personnes. Chaque organisation élabore ses propres objectifs, à long terme, dont certains sont communs à l’ensemble des organisations : le statut des femmes, l’environnement, les droits de l’homme, le développement économique, les droits à la terre. Le rôle d’AREDS est triple : organisation de la base ; formation, plaidoyer et lobbying ; mise en réseau sur différentes questions actuelles. Son rôle s’étend donc du micro niveau au macro niveau (niveau de l’état, niveau national et niveau international) afin de garantir les droits économiques, sociaux et culturels des défavorisés.\nwww.aredsindia.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-partenaires-du-ccfd-terre-solidaire-en-lien-avec-la-campagne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-partenaires-du-ccfd-terre-solidaire-en-lien-avec-la-campagne/","name":"Les partenaires du CCFD-Terre solidaire en lien avec la campagne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-03-27T17:34:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:00+00:00","description":"Cameroun : la banane, un régime de misère L’ACAT-Littoral mène un combat contre la torture sous toutes ses formes et lutte pour la protection et la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-avancees-et-reculades-sur-les-paradis-fiscaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-avancees-et-reculades-sur-les-paradis-fiscaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"G20 : avancées et reculades sur les paradis fiscaux","datePublished":"2012-06-20T15:48:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-avancees-et-reculades-sur-les-paradis-fiscaux/"},"wordCount":561,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lutte contre les paradis fiscaux et l’opacité financière : le CCFD-Terre Solidaire note une légère avancée et beaucoup de reculades\n\n\n\nG20 de Los Cabos au Mexique\n\nSi les pays membres du G20 se sont une fois encore refusé à lister précisément et objectivement les paradis fiscaux, le CCFD-Terre Solidaire retient tout de même la mention (article 48) d’une liste actualisée de 13 territoires particulièrement opaques selon le Forum Mondial de l’OCDE[1].  Au-delà de l’approche par les listes, les pays du G20 se rendent maintenant compte qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure vu la faiblesse des résultats concrets obtenus. Ils ciblent davantage les pratiques abusives de transferts de profits des entreprises multinationales et promeuvent l’échange automatique d’informations (et non plus seulement à la demande). Ils reprennent ainsi une proposition de longue date du CCFD-Terre Solidaire. C’est une bonne nouvelle !\n\nEn effet, après trois ans de sommets internationaux, les progrès doivent se mesurer désormais à l’aune des recettes fiscales effectivement récupérées et pas seulement au nombre d’accords d’échange de renseignement signés. Les États-Unis qui ont pris des dispositions unilatérales très ambitieuses au cours des dernières années l’ont bien compris. Loin de se satisfaire des efforts de coopération entre les différents États, ils ont imposé des règles de transparence qui s’appliquent également aux utilisateurs des paradis fiscaux (riches contribuables et entreprises multinationales) ainsi qu’à leurs intermédiaires financiers.\n\nCes mesures impératives aujourd’hui pour les pays européens, sont aussi cruciales pour les pays du Sud qui perdent chaque année plus de 800 milliards d’euros - dont la moitié du fait de l’évasion fiscale des entreprises multinationales.\n\nLa crise de la dette en Europe n’est qu’un nouveau symptôme de la perte de contrôle des États face aux marchés financiers. L’appauvrissement des États est directement lié à la perte des recettes fiscales générée par l’évasion. Ainsi par exemple, selon Global Finance Integrity :\n\n- les flux financiers illicites sortant de Grèce auraient représenté environ 160 milliards USD entre 2000 et 2009\n\n- le Mexique aurait vu s’envoler près de 50 milliards USD par an entre 1999 et 2009\n\nPour être réellement efficaces, les pays du G20 doivent aller plus loin que de simples encouragements ou invitations, et s’engager sur des règles de transparence contraignantes pour l’ensemble de leurs entreprises multinationales et leurs banques. Les solutions ne sont pas techniques, elles sont politiques. Et faute d’un mandat clair et ambitieux, l’OCDE et le Forum Mondial resteront otages des paradis fiscaux qui siègent parmi leurs membres et qui ralentissent la lutte contre l’opacité financière.\n\nEnfin, pour le groupe de travail Développement du G20, qui cherche à faire bénéficier les pays du Sud des efforts en matière de transparence, le sommet de Los Cabos reste un non événement car on n’enregistre aucun progrès sur les recommandations majeures du rapport de 2011 des organisations internationales (Banque Mondiale, Nations Unies, FMI et OCDE).\n\n[1] Bostwana, Brunei, Costa Rica, Guatemala, Liban, Libéria, Panama, Trinidad et Tobago, Emirats Arabes Unis, Uruguay, Vanuatu, Liechtenstein et la Suisse"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-avancees-et-reculades-sur-les-paradis-fiscaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-avancees-et-reculades-sur-les-paradis-fiscaux/","name":"G20 : avancées et reculades sur les paradis fiscaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-20T15:48:00+00:00","description":"Lutte contre les paradis fiscaux et l’opacité financière : le CCFD-Terre Solidaire note une légère avancée et beaucoup de reculades G20 de Los Cabos au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-cidse-appelle-les-gouvernements-a-respecter-leurs-promesses-en-matiere-de-financement-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-cidse-appelle-les-gouvernements-a-respecter-leurs-promesses-en-matiere-de-financement-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La CIDSE appelle les gouvernements à respecter leurs promesses en matière de financement de la lutte contre le changement climatique","datePublished":"2013-09-16T14:09:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-cidse-appelle-les-gouvernements-a-respecter-leurs-promesses-en-matiere-de-financement-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique/"},"wordCount":427,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Une vidéo portée par la CIDSE qui s'inscrit dans une démarche de mobilisation citoyenne. Elle vise aussi à pousser les Etats à prendre leurs responsabilités et à respecter leurs promesses, en finançant la lutte contre le changement climatique, un enjeu décisif pour les populations, et en mettant fin aux subventions néfastes des  énergies fossiles.\n\n\n\nLa CIDSE* est partenaire d'une démarche visant à sensibiliser les citoyens, à travers une vidéo (en anglais). Elle rappelle les enjeux du financement de la lutte contre le changement climatique et l'importance que les gouvernements respectent leurs engagements et mettent fin aux subventions des énergies fossiles. Cette vidéo a été co-produite par la CIDSE, le Réseau Action Climat France (RAC-France), le Réseau Action Climat Europe (CAN Europe), Oxfam International, et l'Alliance mondiale contre le changement climatique (GCCA). \n\nLe financement de la lutte contre le changement climatique constitue un enjeu clef pour les pays pauvres qui sont déjà impactés par ce phénomène. La CIDSE et ses partenaires appellent les gouvernements européens à mobiliser leur juste part des fonds promis au niveau international, et d'en dédier au moins 50% au financement de l'adaptation des populations les plus vulnérables face aux conséquences du changement climatique (inondations, sécheresses, etc). \n\nEn 2009, tous les pays développés, y compris ceux de l'Union Européenne, se sont engagés à mobiliser des financements nouveaux et additionnels en matière de lutte contre le changement climatique, pour atteindre un montant global de 100 milliards de dollars/an d'ici à 2020. Jusqu'à aujourd’hui, peu de progrès ont été réalisés en ce sens, mais les gouvernements ont l'occasion de changer la donne. En effet, les ministres européens des finances se réunissent en octobre 2013 et le financement de la lutte contre le changement climatique sera un des points à l’agenda. Cette réunion aura lieu un mois avant la prochaine conférence climatique internationale qui se tiendra en novembre, en Pologne. Il est essentiel qu'ils prennent un engagement fort et apporter les fonds publics promis, envoyant ainsi un signal clair à la communauté internationale sur la détermination de l'Europe à agir en matière de financements climat. \n\n*La CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité) est une alliance de 17 ONG catholiques de développement européennes (dont le CCFD-Terre Solidaire) et nord-américaines."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-cidse-appelle-les-gouvernements-a-respecter-leurs-promesses-en-matiere-de-financement-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-cidse-appelle-les-gouvernements-a-respecter-leurs-promesses-en-matiere-de-financement-de-la-lutte-contre-le-changement-climatique/","name":"La CIDSE appelle les gouvernements à respecter leurs promesses en matière de financement de la lutte contre le changement climatique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-16T14:09:59+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:44+00:00","description":"Une vidéo portée par la CIDSE qui s'inscrit dans une démarche de mobilisation citoyenne. Elle vise aussi à pousser les Etats à prendre leurs","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-impacts/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-impacts/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quels impacts ?","datePublished":"2012-06-14T16:15:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-impacts/"},"wordCount":371,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au-delà des effets négatifs directs pour les populations locales (expropriations, déni des droits fonciers divers, destruction de l’environnement, etc.), il existe aussi des risques à long terme.\n\n\n\n\nDanger pour la sécurité alimentaire\n\n\nLa dégradation de la sécurité alimentaire dans le pays hôte est un des risques majeurs à prendre en compte dans les cas d’investissements pour la production d’agrocarburants et la production alimentaire destinée exclusivement à l’export.\n\nL’autre risque majeur est le recul de l’agriculture familiale dans un contexte de faible absorption des populations rurales par le salariat agricole et d’autres secteurs d’activités. Les modèles agricoles de ces investissements sont le plus souvent basés sur une importante mécanisation du travail, et ne permettront pas de salarier une quantité importante de paysans.\n\nQuand bien même les paysans deviennent salariés, cela ne débouche pas automatiquement sur une amélioration de leurs conditions de vie : celles-ci restent souvent précaires, avec des contrats journaliers et des rémunérations très faibles.\n\nPar ailleurs, dans la plupart des pays hôtes et particulièrement ceux d’Afrique, les débouchés en main-d’œuvre dans les autres secteurs sont extrêmement limités, avec une industrie balbutiante et un service tertiaire quasi inexistant.\n\nLorsque les paysans sont privés de leurs terres, leurs conditions de vie risquent de se dégrader davantage, les inégalités économiques de s’accroître encore, et les équilibres sociaux et politiques déjà bien fragiles de se rompre.\n\nCes impacts contribuent aussi à la disparition des savoir-faire paysans, disparition dont il est difficile de quantifier l’ampleur mais qui est inéluctable. D’autant plus que les itinéraires techniques développés et mis en place par les populations locales sont souvent ceux qui sont les plus adaptés aux conditions socio-environnementales.\n\nEnfin, la superposition de différents niveaux de droit (droit écrit et droit local) à différentes échelles (locale, nationale et internationale) comporte le risque d’une remise en cause de la souveraineté nationale du pays dans sa capacité à mettre en place des systèmes de régulation propres (gouvernance alimentaire, environnement, politiques sociales, etc.)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-impacts/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-impacts/","name":"Quels impacts ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-14T16:15:00+00:00","description":"Au-delà des effets négatifs directs pour les populations locales (expropriations, déni des droits fonciers divers, destruction de l’environnement, etc.),","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-les-dimensions-sociales-et-economiques-de-la-lutte-contre-le-virus-ebola/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-les-dimensions-sociales-et-economiques-de-la-lutte-contre-le-virus-ebola/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Guinée : les dimensions sociales et économiques de la lutte contre le virus Ebola","datePublished":"2015-04-28T12:48:27+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-les-dimensions-sociales-et-economiques-de-la-lutte-contre-le-virus-ebola/"},"wordCount":904,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Acord Guinée, partenaire du CCFD-Terre Solidaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, continue de lutter contre toutes les dimensions de la fièvre hémorragique du virus Ebola : sanitaires, mais aussi politiques, sociales et économiques.  \n\n\n\nEbola reste un enjeu important en Guinée, même si l’endémie qui s’est déclarée en janvier 2014 est désormais en voie de résorption dans ses foyers initiaux de Macenta et Nzérékoré, en Guinée forestière, région sud du pays. « Le travail de la société civile, la mobilisation nationale et internationale ont permis de contenir l’épidémie en sensibilisant sur les comportements à risque », observe Isabelle Manimben, chargée de mission du CCFD-Terre Solidaire pour la Guinée. Le foyer de l’épidémie s’est déplacé : les nouveaux cas sont aujourd’hui détectés en Basse-Guinée et à Conakry, la capitale, ainsi que dans les préfectures proches de la frontière avec la Sierra Leone. \n« De fait, l’épidémie n’a pas été vaincue dans ces localités », poursuit Isabelle Manimben, soulignant le fait que « les communautés ne déclarent pas forcément les malades, en raison des risques de stigmatisation qu’implique leur mise en quarantaine, et parce que l’incinération des corps des défunts va à l’encontre des traditions ». Et ce, alors que les enterrements traditionnels présentent de forts risques de contamination des familles.\n\n\nLa cohésion sociale, un enjeu majeur en Guinée\n\n\nLe virus Ebola a révélé à quel point l’enjeu de la cohésion sociale reste crucial en Guinée, un pays clivé par des tensions politiques  entre le pouvoir et l’opposition avec comme répercussion des tensions entre communautés. Le partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Acord, présent en Guinée et particulièrement en Guinée forestière depuis 1986, travaille depuis 2006 à la consolidation de la paix et l’instauration d’un climat de dialogue. Cette zone frontalière de la Sierra Leone, du Liberia et de la Côte d’Ivoire a été fragilisée par les conflits civils respectifs qu’ont traversés ces pays, dans les années 1990, 2000 et 2010 - avec vagues successives de réfugiés, insécurité et présence de groupes armés et de mercenaires. \n\n« Ebola a aggravé la méfiance entre populations, mais aussi entre les populations et les responsables politiques, explique Isabelle Manimben. On a noté une certaine instrumentalisation politique de l’épidémie par des élites qui ont lancé des rumeurs et se sont livrées à de la désinformation, en laissant entendre par exemple qu’Ebola n’existait pas, mais qu’il s’agissait d’un prétexte pour ne pas organiser les prochaines élections ». \n\nLa Guinée sort depuis la présidentielle de 2010, remportée par l’opposant historique Alpha Condé, d’une phase chaotique de transition politique, commencée en 2008 après la mort de Lansana Conté, qui était au pouvoir depuis 1984.\n\nNéanmoins, les tensions sont restées si vives qu’elles ont abouti au déni de la réalité de l’épidémie par certains et au rejet des programmes gouvernementaux de sensibilisation et de prévention. « À tel point que des équipes envoyées dans certains villages ont été attaquées par les populations, persuadées qu’elles venaient pour inoculer le virus – et non aider à s’en débarrasser », rappelle Isabelle Manimben. Cette méfiance a fortement freiné les efforts de lutte contre l’épidémie, et en partie expliqué son ampleur en Guinée. \n\n\nL’impact économique de l’épidémie\n\n\nAcord Guinée, face à une épidémie intervenue dans sa zone « traditionnelle » d’intervention, a renforcé la sensibilisation par le biais des leaders locaux – et non par des intervenants étrangers soupçonnés de manipulation. L’appui du CCFD-Terre Solidaire en 2014 répond à la fois à une situation d’urgence mais également à des enjeux de plus long terme : Il vise à sensibiliser sur le virus, à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à renforcer les efforts déjà engagés pour enraciner une dynamique de dialogue et de prévention des conflits. \n\nConcrètement, des campagnes de prévention ont été organisées avec l’aide de cadres de concertation communautaire et de volontaires. Des kits de prévention ont été distribués à 120 ménages des zones affectées, ainsi que des intrants agricoles afin de soutenir leur production vivrière. \n\nCar l’impact le plus méconnu du virus s’avère économique : le commerce a été ralenti et la pauvreté s’est accrue, sur fond de flambée des prix de certains produits alimentaires. « La Fédération des paysans du Fouta Djalon, dans le centre du pays, n’a pas été directement frappée par le virus Ebola, note Isabelle Mandimben, mais elle a été pénalisée par la fermeture des frontières avec le Sénégal en 2014 et par le ralentissement général de l’économie ». La Sierra Leone et le Liberia ont été si gravement touchés par le virus Ebola que les échanges commerciaux, traditionnellement très intenses avec les populations guinéennes en ont été affectés. Face à cette épidémie qui dure, ces pays sauront-ils trouver des solutions durables sur le plan sous-régional ?  \n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-les-dimensions-sociales-et-economiques-de-la-lutte-contre-le-virus-ebola/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-les-dimensions-sociales-et-economiques-de-la-lutte-contre-le-virus-ebola/","name":"Guinée : les dimensions sociales et économiques de la lutte contre le virus Ebola - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-28T12:48:27+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:26+00:00","description":"Acord Guinée, partenaire du CCFD-Terre Solidaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, continue de lutter contre toutes les dimensions de la fièvre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laos-un-etat-fragile-et-convoite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laos-un-etat-fragile-et-convoite/"},"author":{"name":"Audrey Chabal","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/bf274a2bc598643287e70584d6b957d4"},"headline":"Laos. Un Etat fragile et convoité","datePublished":"2007-11-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:36:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laos-un-etat-fragile-et-convoite/"},"wordCount":3764,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Laos, ce petit pays communiste, qui a vécu replié sur lui-même pendant plus de vingt ans, n’entretenant des liens qu’avec les grands frères vietnamien et russe, s’est progressivement ouvert à l’économie de marché et a intégré l’Association des nations du Sud-Est asiatique. \nen 1997. Situé à un carrefour stratégique entre le sud de la Chine, la Thaïlande et le Vietnam, le Laos se désenclave sous l’impulsion de nouveaux enjeux régionaux. Constructions de routes, de ponts, implantations d’entreprises étrangères, concessions sur la terre, projets miniers et hydrauliques. Mais à qui profite vraiment ce mode de développement ?\n\n« Les Australiens exploitent nos mines, les Thaïlandais achètent notre électricité, les Chinois et les Vietnamiens plantent des hévéas, les Malais exploitent nos forêts, et nous, nous regardons passer les camions sur les nouvelles routes qui traversent notre pays », constate avec impuissance un Laotien. « À ce rythme-là, si nous n’arrivons pas à résister aux pressions extérieures, le Laos pourrait bien disparaître d’ici cinquante ans. »\n\nPour ce petit pays où le secteur agricole continue à employer près de 75 % de la population et où l’économie est très peu développée, la marge de manœuvre est extrêmement étroite entre la protection de ses propres intérêts et le besoin vital d’investissements étrangers. Un dilemme qu’illustre parfaitement l’enjeu des concessions accordées par le Laos – pays le plus faiblement densifié de la région – aux puissants voisins chinois et vietnamiens, avides de terres et de matières premières.\n\nDans la région de Pakse, au sud du Laos, des milliers d’hectares de savanes, d’herbes à paillotes, de rizières, de plantations de bambous, d’ananas, de tecks ont été rasés en quelques mois par les bulldozers de la compagnie vietnamienne General Rubber Company. Privant des milliers de paysans de ressources essentielles et des revenus tirés de la vente de leurs produits. Cette compagnie a obtenu des autorités de la province de Champasak des concessions de terres pour trente ans, et a déjà planté plus de 10 000 hectares d’hévéas.\n\nForts du soutien des autorités locales, les Vietnamiens ont exercé des pressions énormes sur les populations, détruisant durant la nuit, des arbres, des plantations, sans même avoir pris contact avec les paysans. Les agriculteurs ont bien tenté de protéger leurs productions, allant jusqu’à se dresser devant les bulldozers armés de leurs seuls coupe-coupe. Mais en vain. Un chef de village s’indigne des moyens employés. Il explique que les paysans n’ont reçu que 200 000 kips par hectare (environ 20 dollars), et des indemnités dérisoires pour leurs productions : moins d’un dollar pour un plant de teck vieux de vingt ans, 200 kips pour un plan d’ananas, alors que l’ananas est vendu plus de 3 000 kips pièce sur le marché.\n\nGrand frère vietnamien\n \nCes paysans sans terre n’ont plus qu’une seule issue : travailler comme simple ouvrier agricole pour la société vietnamienne pour des salaires d’environ 1,50 euro par jour. Une société qui refuse d’ailleurs de former les Laotiens pour les postes qualifiés. « Ils nous considèrent comme des fainéants, explique un paysan en colère, et ils réservent le travail de la saignée des hévéas et la conduite de tracteurs, mieux rémunérés, à leurs seuls compatriotes. »\n\nUn mépris des populations locales qui peut s’avérer lourd de conséquences. « Quand on sait, explique un consultant étranger, qu’il faut un saigneur pour un hectare, cela veut dire qu’à terme plus de 10 000 Vietnamiens, auxquels il faut ajouter leurs familles, pourraient venir dans cette région où leur communauté est déjà très importante. » Une forme de colonisation économique et démographique qui inquiète profondément les Laotiens dont l’histoire est marquée par les multiples invasions, notamment thaïlandaises, et par les années de colonisation française.\n\n\n\nSans parler des dégâts environnementaux causés par cette monoculture intensive, dénoncés par une étude commanditée par l’Agence française de développement au Laos (AFD). La compagnie vietnamienne, qui au départ voulait obtenir 50 000 hectares de concessions, avait sollicité un prêt auprès de l’AFD d’Hanoï. « Consultés par Hanoï, explique Zacharie Mechalie, chargé de mission à l’AFD Laos, nous avons commandité une étude qui a duré dix-sept semaines. Ses conclusions ont été très négatives à la fois sur les modes de compensation, les risques environnementaux et les pressions inadmissibles exercées. » Devant le refus des Vietnamiens de revoir le projet en tenant compte des critères environnementaux et sociaux, l’AFD n’a pas accordé de financement. « De toute façon,\n souligne Zacharie, le Laos n’est pas en mesure de résister aux pressions exercées par le grand frère vietnamien. Il ne fait pas le poids. »\n\n\n\nPas d’espace politique, ni démocratique\n\nÀ l’image du mentor vietnamien, le Laos reste l’un des derniers pays communistes où le Comité central du Parti révolutionnaire populaire lao (PRPL), plus de trente ans après sa prise de pouvoir, continue de décider de toutes les orientations politiques, économiques et sociales du pays, appuyé par l’armée. Pas de droit d’association, pas de liberté d’expression, ni de la presse. Les Laotiens qui témoignent dans ce reportage sur des sujets politiques, ou délicats comme celui des concessions, ont d’ailleurs demandé que leur nom ne soit pas cité. Ce qui ne les empêche pas d’être très critiques vis-à-vis d’un régime qu’ils jugent miné par la corruption et l’immobilisme et dirigé, jusqu’au récent changement de gouvernement, en juin 2006, par « des vieux révolutionnaires, des militaires accrochés au pouvoir qui ne connaissaient rien à l’économie ». Aucune opposition n’est tolérée, et les leaders des mouvements d’opposition vivent tous en exil. Nombre d’entre eux ayant fui le pays après l’arrivée des communistes en 1975.\n\nLes rares personnes, comme ce groupe d’étudiants, à avoir osé défier le pouvoir en place en réclamant, lors d’une marche pacifique organisée dans la capitale Vientiane, en octobre 1999, des réformes démocratiques, sont toujours en prison, huit ans plus tard. Mais devant le tollé provoqué par l’affaire de concession, reprise par les médias locaux, dénoncée par des ONG, le gouvernement a semblé pour la première fois prendre conscience du danger. Au mois de juillet, le Premier ministre Bouasone Bouphavanh, a décidé de suspendre sine die l’octroi des concessions. Signe inhabituel, dans ce pays totalitaire où les décisions sont rarement publiques, il est monté au créneau au Parlement pour s’interroger sur l’intérêt de telles concessions pour le Laos et sur leurs impacts sur le développement local.\n\n\nToute la question étant de savoir s’il n’est pas déjà trop tard pour stopper cette vague expansionniste qui touche aussi les régions montagneuses du nord du pays, via les nombreuses concessions accordées à la Chine. Et si la décision prise par le Premier ministre sera appliquée par des gouverneurs de provinces, des chefs de districts, des hauts fonctionnaires que certains accusent de toucher en sous-main de juteuses commissions.  « Après plus de trente années de régime unique, les jeunes, explique une professeur de lycée, sont très désabusés. Il n’y pas d’espace politique, pas d’alternative à court ou à moyen termes, très peu d’emplois. » \n\nDans l’attente de changements\n\nComme de nombreux Laotiens, elle veut espérer que le nouveau Premier ministre Bouasone Bouphavanh, nommé à ce poste en juin 2006, pourra faire évoluer un système qui paraît pourtant totalement verrouillé. Cet homme âgé d’une cinquantaine d’années, n’est pas issu de la génération qui a pris le pouvoir après la révolution et n’appartient pas à l’armée. Mais deux des quatre Premiers ministres du gouvernement sont des généraux, ce qui montre que l’armée n’est sans doute pas prête à lâcher du lest. Dans cette bataille entre les modernes et les anciens, tenants forcenés de l’immobilisme politique, quelle sera sa marge de manœuvre face au poids du parti et de l’armée. Autre signe timide d’évolution, sous la pression de l’Asean*, l’Assemblée nationale, qui n’était qu’une simple chambre d’enregistrement, a désormais un rôle plus important et ses débats, chose inimaginable il y a quelques années, sont désormais retransmis par la télévision. Comme le dit un Laotien, dans un demi sourire : « Vous, en France, vous pouvez percevoir les premiers changements cent jours après l’arrivée de votre président Sarkozy, ici, tout est très lent. Pour savoir si quelque chose va bouger avec cette nouvelle équipe, il faudra peut-être trois ans, ou beaucoup plus. Le Laos, c’est l’école de la patience. »\n\n\nHélène Jullien\n\n \n\n***\n\n \n\nRepères historiques\n\n1893 : La Thaïlande cède aux Français tous les territoires à l’est du Mékong.\n1904 : Les frontières du Laos actuel sont établies.\n1945 : Les Japonais occupent le Laos.\n1945-1949 : La résistance à la présence française s’intensifie.\n1949 : Le Laos est reconnu comme « État indépendant associé à la France ».\n1950 : Création du Pathet Lao, communiste.\n1953 : Le pays obtient son indépendance. \n1956 : Premier gouvernement de coalition entre le Pathet Lao, les royalistes neutralistes, et les royalistes pro-américains.\n1964 : Après une tentative de coup d’État par l’armée, le Pathet Lao quitte le gouvernement de coalition. C’est le début d’une guerre civile de neuf ans.\n1964-1973 : Au mépris des accords de Genève, qui reconnaissent la neutralité du Laos, les Américains bombardent l’est du pays. \n1973 : Après le désengagement américain, le gouvernement est dominé par le Pathet Lao.\n1975 : La République populaire lao est proclamée, ce qui entraîne l’exode de 30 000 Laotiens.\n1997-98 : La crise financière asiatique frappe gravement le Laos en raison de sa dépendance économique envers la Thaïlande.\n\n \n\n***\n\n\n \n\nUn réseau d'économie solidaire \n\nLe Laos, qui a vécu en autarcie pendant plus de vingt ans, sans développer de politique économique, reste en marge de la croissance asiatique. Dans un contexte où toute initiative privée demeure suspecte, une association partenaire du CCFD a réussi à créer à partir d’un réseau basé sur le commerce équitable et le microcrédit, la première société agro-alimentaire d’exportation du pays. Face à l’ampleur des pressions extérieures, son action pour renforcer l’économie locale en organisant les communautés paysannes est devenue vitale. \n\n \nAu nord-est du pays, dans la province du Xieng Khuang, à une trentaine de kilomètres de Phonsavan, non loin de la frontière vietnamienne, Bouasone, chef du village de Bana Ou, est producteur de riz. « Jusqu’ici, explique-t-il, nous vendions notre production aux Vietnamiens. Ils sont très durs en affaires et ils achètent à très bas prix : en moyenne 1 500 kips le kilo (moins de vingt centimes d’euros), avec un cours variable selon le marché ; un prix qui nous permettait à peine de vivre et de couvrir nos prix de production. Depuis deux ans, Lao Farmers Products nous l’achète 2 200 kips, avec un prix garanti. » Lao Farmers Products est une société agro-alimentaire laotienne qui soutient les petits producteurs et trouve des débouchés pour leurs produits.\n\nElle les transforme sur place au Laos dans six ateliers et exporte 70 % de sa production en Europe, via la filière du commerce équitable. Sécurisé par cette nouvelle indépendance vis-à-vis des cours du marché, Bouasone a pu investir dans un de ces petits motoculteurs qui, peu à peu, remplacent dans les rizières la force des bœufs. \n\nCet homme d’une cinquantaine d’années, aux yeux pétillants d’intelligence, obligé d’interrompre ses études à dix ans en raison de la guerre (voir encadré) est surtout fier de pouvoir envoyer les plus âgés de ses sept enfants au collège, dans une filière technique. Une chance, car dans ces régions montagneuses, la plupart des enfants doivent arrêter l’école au niveau du primaire, faute de transport pour se rendre au collège le plus proche, souvent distant de plusieurs dizaines de kilomètres.\n \nDans les villages environnants, le bouche à oreille a fonctionné. Deux cent vingt-sept producteurs de riz ont rejoint la coopérative nouvellement constituée, qui s’est également lancée dans la production de fruits de la passion et prévoit de relancer la production d’un thé très ancien, dans les prochains mois... Pour répondre aux critères du commerce équitable, les producteurs ont dû faire évoluer leurs pratiques. Formé par Lao Farmers Products, Bouasone leur a appris comment faire des engrais organiques (mélange de fumier et d’écorce de riz). Le résultat est double. D’une part, le remplissage du grain est meilleur et le rendement a augmenté. Il est passé de 2 à 3 tonnes par hectare à 4 tonnes en moyenne. D’autre part, les paysans, dont la terre enrichie s’épuise beaucoup moins vite, ne sont plus obligés de détruire la forêt pour défricher de nouvelles surfaces.\n \nL’an dernier, Bouasone qui n’avait jamais pris l’avion, ni même quitté son pays, est venu en France dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable, à la demande de la coopérative Éthiquable. Dans les grandes surfaces, ce paysan sidéré devant les rayons débordant de marchandises s’est senti étonnamment à l’aise face aux consommateurs français : « Je n’ai eu aucun problème pour parler de mon métier, de sujets techniques que je connais très bien. Je leur ai expliqué comment, avec la prime du commerce équitable, nous avions développé l’irrigation dans le village et comment la création de cette coopérative avait renforcé les liens dans notre communauté. Il y a d’ailleurs près de trois cents producteurs qui souhaiteraient nous rejoindre, mais pour ça il faudrait que nous ayons plus de commandes. » \nCette évolution correspond pleinement à l’orientation prise, il y a quelques années, par les fondateurs de Lao Farmers Products, Sendgao Vangkeosay et Sisaliao Svengsuka. Ils ont toujours pensé que seule la qualité de leurs produits, issus de l’agriculture biologique, leur permettrait de trouver un créneau face à la déferlante sur le marché laotien des produits standardisés thaïlandais, commercialisés par les multinationales. Il faut, explique Sendgao : « renforcer l’économie locale par l’économie solidaire pour mieux résister aux pressions extérieures qui sont de plus en plus grandes dans une économie libérale mondialisée, sans règles. » \n\nDes commerçants chinois aux méthodes musclées\n\nCar ces microprojets de développement qui s’appuient sur les populations, sont menacés depuis deux ou trois ans par l’arrivée de commerçants chinois. « Dans la montagne de Phousanh Noy, à l’est de Ponsavan, nous relancions des plantations d’un thé très ancien, d’excellente qualité. Nous avons formé les villageois à la taille et nous étions en train de créer un atelier de séchage. Quand les Chinois sont arrivés dans la région, ils ont acheté d’énormes concessions pour planter du thé, menaçant notre projet. Nous avons dû conclure un accord avec les autorités pour préserver les intérêts des paysans. » Des commerçants chinois, présents partout dans le pays, et dont les méthodes « musclées » fragilisent l’économie locale.\n \n« Ils ne font aucun investissement, explique Sisaliao. Ils viennent au printemps, et achètent aux petits producteurs les feuilles de thé deux ou trois fois plus cher que le cours habituel. Avec de telles pratiques, ils cassent le marché. J’ai dû alerter les autorités, prévenir le gouvernement qui a réagi à temps. »\n\nUn rôle de médiateur, joué à de nombreuses reprises par cet homme de soixante-cinq ans, que ses amis nomment affectueusement le « grand bonze ». Notamment chaque fois que l’association, toujours en quête de nouveaux projets, se heurte aux lourdeurs administratives d’un pays sans tradition commerciale, ni économique. \n\nRenforcer l’autonomie des populations \n\nÀ Kasi, à 150 km au nord de la capitale Vientiane, la saison de l’ananas bat son plein. Dans l’atelier de transformation, une quarantaine de femmes coupent les fruits gorgés de jus, les pressent, puis mettent le jus en bouteilles, tandis que d’autres font cuire les ananas dans d’énormes bassines à confiture. « Ces femmes, explique fièrement le chef d’atelier, n’avaient aucune formation avant de venir travailler ici. Leur seul revenu provenait du travail dans la rizière. » Deux jeunes biologistes formés par Lao Farmers Products vérifient le taux de sucre des confitures et les températures de stérilisation des jus de fruits. Un processus de contrôle indispensable pour pouvoir répondre aux normes européennes très strictes sur les importations et obtenir le label du commerce équitable.\nÀ la grande fierté des producteurs des coopératives, quatre variétés de riz dont celle produite par Bouasone, « Le riz petit poussin », ainsi qu’un thé vert, ont obtenu le label Max Havelaar, au cours des deux dernières années.\n\nC’est ici, au cœur de cette région montagneuse, à l’époque très enclavée, qu’a débuté en 1988, l’aventure de ce qui allait devenir un réseau d’économie solidaire, unique dans la région. « Nous voulions faire quelque chose pour notre pays ruiné après des années de guerre, en nous appuyant sur le savoir-faire des paysans pour développer le potentiel agricole de cette région qui est peu exploité », explique Sisaliao. Mais l’argent manque. Les deux amis se tournent alors naturellement vers la France, où tous deux ont fait leurs études supérieures à l’époque de la colonisation française. Ils créent, avec l’appui du CCFD, une association de soutien au développement des sociétés paysannes (l’ASDSP). Dès le départ, et comme ils le feront pour chacun des projets développés ultérieurement, ils s’appuient sur les chefs de villages. Élus pour cinq ans, ils sont les médiateurs idéaux pour organiser les communautés villageoises. En quelques années, grâce à la construction de microbarrages, construits par les paysans eux-mêmes, la région de Kasi va devenir le premier producteur de maïs, de pastèques et de cacahuètes du pays. \n\nL’apport du microcrédit\n\nAfin de permettre aux villageois de diversifier leur production, l’association crée en 1996, la première institution de microcrédit au Laos, avec le soutien financier et technique de la Sidi (voir encadré). Jusqu’alors, faute d’accès aux prêts bancaires, les paysans en difficulté n’avaient que deux solutions : s’adresser à des usuriers à des taux exorbitants, ou vendre leur récolte sur pied. « Contrairement à ce que l’on croit souvent, le microcrédit, explique Sisaliao, ne s’adresse pas aux populations les plus pauvres, mais à celles, qui, grâce à leurs activités sont susceptibles d’avoir accès au réseau marchand, et développent une activité économique grâce aux prêts que nous leur accordons. » Des paysans qui empruntent le plus souvent de toute petites sommes pour acheter un cochon, des filets de pisciculture, des semences. Ils constituent un dossier avec l’aide des salariés de la coopérative de prêts, eux-mêmes formés à la comptabilité et à l’informatique. Les membres de la coopérative sont tous solidaires entre eux, ce qui garantit des taux de remboursement élevés entre 95 et 97 %.\n\nAujourd’hui, ce réseau s’est étendu avec la création de douze coopératives qui comptent près de 1 300 membres, dans neuf provinces. Des paysans, mais aussi des créateurs des petites entreprises : artisans, pisciculteurs... devenus actionnaires des coopératives de crédit. Ce qui leur permet de participer aux décisions prises lors des assemblées générales, où chaque voix compte. Une autre forme d’apprentissage de la démocratie, dans un pays où les espaces d’expression restent très limités.\n\nPour faire face à l’extension rapide du réseau, les coopératives sont chapeautées, depuis 2002, par le Fonds coopératif de crédit. Son rôle : accentuer la professionnalisation des coopératives en développant la formation des salariés en management, en comptabilité, en informatique ; mais aussi les refinancer avec l’appui de bailleurs étrangers. \nOnze ans plus tard, une deuxième société agroalimentaire Batieng Products a été créée dans le sud du pays, avec toujours le même souci de formation du personnel et de la maîtrise de l’ensemble de la filière de la production : de la transformation jusqu’à l’emballage, puis à l’exportation.\n\nUne impressionnante réussite, qui vaut aujourd’hui à ce réseau solidaire une véritable reconnaissance, même au sein du parti, qui ne peut que s’incliner devant ce succès...\n\nH. J. \n\n*** \n\nLa Sidi\n\nLa Sidi a été créée par le CCFD en 1983, afin de prolonger et de diversifier son action dans le domaine économique et renforcer les capacités des partenaires. En Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, elle a développé dans une trentaine de pays, des partenariats sur le long terme avec quarante-sept institutions de financement de petites entreprises.\n\nAu Laos, elle est actionnaire du Fonds coopératif à 30 % à qui elle apporte un appui technique. Elle soutient aussi le Réseau de l’économie solidaire en finançant Lao Farmers Products (LFP) et Batieng Products. Grâce à la signature de deux conventions multipartites, la Sidi octroie des prêts au Fonds coopératif, garantis d’une part, par la centrale d’achat Solidar’ Monde et, d’autre part par la coopérative Éthiquable, afin que le Fonds coopératif puisse à son tour prêter au LPF et à Batieng Products. "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laos-un-etat-fragile-et-convoite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laos-un-etat-fragile-et-convoite/","name":"Laos. Un Etat fragile et convoité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-11-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:36:21+00:00","description":"Le Laos, ce petit pays communiste, qui a vécu replié sur lui-même pendant plus de vingt ans, n’entretenant des liens qu’avec les grands frères vietnamien","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bilan-de-la-catastrophe-en-thailande/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bilan-de-la-catastrophe-en-thailande/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le bilan de la catastrophe en Thaïlande","datePublished":"2005-01-01T17:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bilan-de-la-catastrophe-en-thailande/"},"wordCount":207,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les communautés de pêcheurs sinistrées\n\nLe tsunami a causé 5 395 morts et 3 100 disparus. Les 2/3 des 5000 habitants du village de pêcheurs de Baan Nam Khem son probablement morts. Les provinces les plus touchées sont celles de Phuket, Phnanga Rabi, Trang, Satun et Ranong.\n\n308 villages de pêcheurs ont été frappé de plein fouet: les moyens de subsistance de dizaines de milliers de familles (bateaux, filets de pêche) ont été détruits.\n\nLes zones touristiques balayées par la vague\n\nAu bilan humain s'ajoute des dégâts lourds en terme d'infrastructure (routes, hôtels, ports) pour une région très dépendante du tourisme. A Phuket, l'Association Tourisitique annonce un manque à gagner de 500 000 dollars pour les mois de janvier et février.\n\nVictimes étrangères: deux poids, deux mesures\n\nUne des particularités du bilan, liée à la vocation touristique de ces régions, est le nombre de victimes étrangères occidentales : plus de 2500 morts.\n\nEntre 70 000 et 120 000 Birmans travaillent dans le Sud de la Thaïlande. Marginalisés, il est très difficile de recenser le nombre de victimes parmi eux. Entre 3000 et 7000 morts, non comptabilisés dans les statistiques nationales."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bilan-de-la-catastrophe-en-thailande/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bilan-de-la-catastrophe-en-thailande/","name":"Le bilan de la catastrophe en Thaïlande - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T17:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:38+00:00","description":"Les communautés de pêcheurs sinistrées Le tsunami a causé 5 395 morts et 3 100 disparus. Les 2/3 des 5000 habitants du village de pêcheurs de Baan Nam","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-pas-de-paix-sans-justice-ni-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-pas-de-paix-sans-justice-ni-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Edito : Pas de paix sans justice, ni développement","datePublished":"2016-06-09T15:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:32:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-pas-de-paix-sans-justice-ni-developpement/"},"wordCount":600,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mars 1993, Colombie  : en tant que nouveau responsable du service Amérique latine, je suis accueilli par des responsables des ONG Corpadec et Progresar,partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Une rencontre comme il y en a beaucoup entre le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires. Sauf que les douze hommes et femmes qui m’entourent sont des ex-guérilleros de l’Armée pour la libération populaire et du Parti révolutionnaire des travailleurs qui ont décidé de rendre les armes. À l’époque, nous soutenions un programme de réinsertion de ces deux guérillas. Depuis lors, le processus de paix a subi échec sur échec.\n\nVingt-trois ans après, 2016 sera l’année de la signature des accords de paix  entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Après 52 ans d’un conflit armé interne, le plus vieux du monde, qui a fait 160 000 morts et 6,6 millions de déplacés, le retour en arrière n’est plus possible !\n\nL’impossible s’est réalisé parce que des hommes, des femmes, des organisations de la société civile, ont cru et œuvré pour la paix. L’Église a été très active. Des jésuites, au risque de leur vie, ont servi de médiateurs entre le gouvernement et certaines guérillas et ont contribué aux accords de démobilisation.\n\nDurant toutes ces années, un partenaire du CCFD-Terre Solidaire a joué un rôle clé : le CiNEP/PPP[[ Centre de recherche et d’éducation populaire/Programme pour la paix.]] fondé par la Compagnie de Jésus, l’une des ONG les plus importantes de Colombie. Ces hommes, ces femmes ont oeuvré inlassablement au dialogue, à la réconciliation. Ce fut le cas du père Horacio Arango, directeur du Programme pour la paix et Provincial de la Compagnie de Jésus, un grand ami du CCFD-Terre Solidaire, mort en février dernier à l’âge de 69 ans. Il disait : « La paix véritable n’est pas l’absence de guerre, mais le fruit d’une relation fraternelle entre les hommes et pour cela, des transformations et des réformes radicales sont nécessaires. » Tu as raison, Horacio, la fin du conflit armé, ce n’est pas encore la paix. Car, il n’y a pas de paix véritable sans justice. Il n’y a pas de justice sans vérité. Il n’y a pas de paix durable sans développement.\n\nSur un autre continent, il y a trois ans et demi, la Centrafrique basculait dans la guerre civile entre milices chrétiennes et musulmanes. Aujourd’hui, le pays va mieux. Là encore, des hommes et des femmes courageux ont fait le choix de l’altérité et du dialogue. Des chrétiens ont accueilli des musulmans pourchassés et inversement. Des acteurs de la société civile ont inlassablement essayé d’apaiser les esprits, pour renouer des liens sociaux rompus : notamment les évêques, pasteurs et imams, et aussi les jeunes, à travers une plate-forme interconfessionnelle (réseau de dix-huit organisations de jeunesse). La venue du pape a renforcé l’appel à la réconciliation.\n\nCes artisans de paix nous impressionnent par leur courage, leur persévérance. Mais ils nous renvoient aussi à nous-mêmes. En effet, les attentats de janvier et novembre 2015, en France, ont mis à mal notre « vivre ensemble ». Les musulmans de France ont été et sont encore stigmatisés. Comment allons-nous à leur encontre et dialoguons-nous avec eux ? Nous aussi, chacun-e à notre mesure, sommes appelés à être artisan-e-s de paix, « raccommodeur » de tissu social."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-pas-de-paix-sans-justice-ni-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-pas-de-paix-sans-justice-ni-developpement/","name":"Edito : Pas de paix sans justice, ni développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-06-09T15:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:32:30+00:00","description":"Mars 1993, Colombie : en tant que nouveau responsable du service Amérique latine, je suis accueilli par des responsables des ONG Corpadec et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perou-des-multinationales-chinoises-a-lassaut-des-andes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perou-des-multinationales-chinoises-a-lassaut-des-andes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pérou, des multinationales chinoises à l’assaut des Andes","datePublished":"2013-01-08T17:48:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perou-des-multinationales-chinoises-a-lassaut-des-andes/"},"wordCount":1433,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que le gouvernement péruvien ne jure que par l’exploitation minière, sans tenir compte de l’impact environnemental et social, l’implantation des multinationales chinoises menace de détériorer les conditions de travail déjà peu reluisantes dans ce pays andin.\n\n\n\nL’homme, engoncé dans l’anorak qui le protège du froid mordant, indique d’un coup de menton le sommet enneigé qui domine la ville : « Le mont Toromocho, lance-t-il, quand les Chinois auront pris tout le cuivre, il n’en restera plus grand-chose…  » Situé au cœur des Andes péruviennes, dans le département de Junin, le mont Toromocho (4 600 mètres d’altitude) recèle quelque 2 milliards de tonnes de minerais de cuivre, convoitées par la compagnie minière Chinalco (Chinese Aluminium Corporation). En 2007, celle-ci a racheté la Canadian Mining Compagny Peru Cooper et présenté un projet prévoyant de gros investissements et… le déplacement des cinq mille habitants de la petite ville de Morococha. Sols rongés, noircis par les émanations acides, air, lacs et cours d’eau contaminés, Morococha est située dans une région de longue tradition minière, à une vingtaine de kilomètres de La Oroya, qui a la triste réputation d’être la ville la plus polluée du monde.\nÀ Morococha, les concessions des différentes compagnies couvrent 97,7 % du territoire de la municipalité. « Ça ne laisse pas grand-chose pour nos maisons », ironise le maire, Martial Salomé Ponce. « Mais la population vit de la mine, poursuit-il, et, lors d’une première consultation, nous ne nous sommes pas opposés à l’idée d’un transfert de la ville. » D’autant que Chinalco, entreprise d’État, se veut un fleuron de l’empire du Milieu. « La stratégie des entreprises chinoises, analyse José de Echave, directeur de l’ONG CoopérAction (voir page 20), partenaire du CCFD-Terre Solidaire est déterminée en amont par les choix économico-politiques du gouvernement chinois qui  les soutient. Cela leur permet de mettre en œuvre des projets à long terme, sans être soumises à la pression d’actionnaires privés réclamant une rentabilité immédiate de leurs investissements. » \n\n\nUn marché de dupe\n\n\nÀ Morococha, les Chinois promettent de construire une agglomération équipée de tous les services – eau, écoles, hôpital – et de créer de nombreux emplois. Mais les choses ne tardent pas à se gâter. Les maisons modèles exposées par Chinalco sont jugées trop petites et les indemnisations insuffisantes, les premiers emplois créés sont attribués à des travailleurs venus d’autres provinces et même du Chili. Et l’emplacement choisi pour la construction de la nouvelle ville – une zone inondable située en aval du barrage où seront stockés les déchets de l’exploitation minière – pose problème… Chinalco choisit la confrontation et attise les divisions au sein de la population. « Aucun représentant chinois n’est venu discuter avec les habitants », se plaint Doña Marta Curacachi, présidente de l’Association des femmes de Morococha, qui affirme avoir reçu des menaces de mort sur son portable. \nPour essayer d’en savoir un peu plus sur ce qui les attend, les habitants de Morococha ont invité une délégation de syndicalistes et représentants de la municipalité de San Juan Marcona à venir échanger sur leur propre expérience. Depuis 1992, en effet, la multinationale chinoise Shougang Hierro Peru y exploite des gisements de fer, à quelque cinq cents kilomètres au sud de Lima. « Les Chinois s’engageaient à de gros investissements pour moderniser l’entreprise, explique Julio Ortiz, secrétaire du syndicat des mineurs de Marcona, et leur arrivée avait généré de grandes espérances parmi les ouvriers… Nous n’avons pas tardé à déchanter ! » Certes, à la différence de ce qui se passe dans nombre de pays africains, les Péruviens n’ont pas vu débarquer des contingents de travailleurs chinois, mais les investissements promis sont arrivés au compte-gouttes. Et les conditions de travail désastreuses et des équipements souvent obsolètes sont à l’origine d’un nombre anormalement élevé de graves accidents du travail. Des milliers de mineurs ont été licenciés et une partie réembauchée par des sociétés prestataires de main-d’œuvre – aujourd’hui, sur les quelque deux mille salariés de Shougang, moins de la moitié sont directement salariés par l’entreprise.\n\n\nUn bras de fer permanent entre direction et syndicat \n\n\n « Quant aux rapports entre direction et syndicat, déplore Julio Ortiz, c’est un bras de fer permanent. Nos salaires restent inférieurs à ceux des autres compagnies minières ». Les relations avec la municipalité ne sont pas meilleures : « Les licenciements ont provoqué une hémorragie et la ville a perdu près de la moitié de sa population, le parc de logements appartenant à l’entreprise n’a jamais été rénové, les rejets polluants affectent gravement l’environnement marin et les conditions de vie des pêcheurs, énumère Rodolfo Purizaca Paiba, adjoint au maire. San Juan Marcona devient une enclave chinoise ! » De fait, la multinationale Shougang refuse de rétrocéder à la municipalité la gestion de l’eau et, si ses cadres sont approvisionnés 24 heures sur 24, la population, elle, n’a accès à l’eau que quelques heures par jour. « Shougang s’oppose à tout ce qui pourrait remettre en cause son hégémonie sur le territoire de la commune, continue Rodolfo Puricaza, qu’il s’agisse de la construction d’un important terminal portuaire, de l’implantation d’une entreprise pétrochimique ou de projets d’aménagement urbain. » Ainsi, en septembre dernier, la compagnie a opposé son veto au démarrage des travaux de construction d’un nouveau quartier. Le maire et ses administrés se sont retrouvés  face aux vigiles de l’entreprise, épaulés par une centaine de policiers et la situation a dégénéré en affrontements violents. Le projet avait pourtant été approuvé par décret d’État, mais…\nMais depuis une dizaine d’années, la croissance chinoise absorbe le tiers du fer, du cuivre et du charbon produit dans le monde. Cette boulimie contribue à faire monter en flèche les cours des matières premières… et dope l’économie péruvienne dont le sous-sol regorge de ressources minières. « Ni le gouvernement central ni les autorités régionales, écrit l’économiste Cynthia Sanborn, ne conçoivent leur rôle comme arbitre entre deux parties ; ils sont des défenseurs acharnés du projet minier.  » Y compris là où la population s’y oppose massivement.\n« Oui à l’agriculture ! Non à la mine !  » Récemment élu maire de Huancabamaba, Ramiro Ibañez a basé sa campagne sur ce mot d’ordre et remporté les élections grâce à l’appui des communautés rurales. Il faut dire qu’au nord du pays, dans ces « Andes vertes » de tradition agricole, attachées à leurs cours d’eau et leurs lacs, l’opposition à l’industrie minière est antérieure à l’arrivée des Chinois. Ainsi, à Huancabamaba, le projet d’exploitation des gisements de cuivre par la compagnie britannique Monterrico Metal a-t-il provoqué une levée de boucliers dont la répression exercée par l’État et les vigiles de l’entreprise n’a pu venir à bout. Paradoxalement, en 2007, cette situation conflictuelle a permis au consortium chinois Zijin d’acquérir Monterico Metals à un prix d’autant plus bas qu’il n’y avait pas d’offre concurrente. « Or, Zijin arrivait précédé d’une réputation exécrable* explique Benito Guarnizo Garcia, président de la communauté de Secunda y Cajas. Aussi, lors d’un référendum populaire, le 16 septembre 2007, les communautés de Huancabamba se sont prononcées à 97,7 % contre la mise en œuvre du projet minier. Hélas, nous n’avons pas été entendus et, le 2 décembre 2009, la police a ouvert le feu sur les paysans de Secunda y Cajas, faisant deux morts et plusieurs blessés. »\nDe tels faits auraient-ils pu se produire avec une compagnie minière occidentale ? « Sans doute, convient José de Echave. Un leader communautaire avait d’ailleurs été assassiné et des paysans détenus et torturés par les sbires de la compagnie britannique Monterrico Metals. Mais, à l’époque, notre mobilisation avait trouvé un écho dans le pays d’origine de l’entreprise, dont les actionnaires avaient été interpellés par la justice britannique… Il est beaucoup plus difficile aujourd’hui d’envisager un recours devant un tribunal chinois. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perou-des-multinationales-chinoises-a-lassaut-des-andes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/perou-des-multinationales-chinoises-a-lassaut-des-andes/","name":"Pérou, des multinationales chinoises à l’assaut des Andes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-01-08T17:48:12+00:00","description":"Alors que le gouvernement péruvien ne jure que par l’exploitation minière, sans tenir compte de l’impact environnemental et social, l’implantation des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-mal-acquis-obiang-de-nouveau-deboute-dans-son-proces-contre-le-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-mal-acquis-obiang-de-nouveau-deboute-dans-son-proces-contre-le-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Biens mal acquis : Obiang de nouveau débouté dans son procès contre le CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2013-04-25T14:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:29+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-mal-acquis-obiang-de-nouveau-deboute-dans-son-proces-contre-le-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":369,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Biens mal acquis","Communiqués de presse","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La justice française a acquitté en appel le CCFD-Terre Solidaire et les auteurs du rapport « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? », dans le procès en « diffamation » intenté par Teodoro Obiang Nguema, président de Guinée équatoriale.\n\n\n\n« L’acharnement judiciaire du clan Obiang n’aura heureusement pas payé. Les faits rapportés par les auteurs du rapport publié en 2009 ne sont évidemment pas de la diffamation mais l’expression d’une vérité sur un régime qui fait peu de cas de sa population », affirme Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire et accusé dans cette affaire.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire souhaite que cette décision très claire de la justice française dissuade définitivement le président Obiang d’employer de telles pratiques d’intimidation judiciaire pour faire taire les critiques. Ces plaintes à répétition pèsent sur les moyens financiers et humains des associations qui dénoncent ces agissements. \n\nL’association appelle le gouvernement français à accorder des moyens supplémentaires à la justice et à l’administration pour faire avancer les dossiers en cours en ce qui concerne les avoirs détournés des pays du Sud par leurs dirigeants et complices au Nord.\n\nLes mesures annoncées par le gouvernement sur les moyens de lutte contre la grande délinquance financière vont dans le bon sens. La France doit être exemplaire en la matière. \n\nCette décision vient encore renforcer l’engagement du CCFD-Terre Solidaire dans sa lutte pour mettre fin aux mécanismes de pillage des pays du Sud. \n\nDans le dossier des Biens mal acquis, on peut noter avec satisfaction que l’impunité n’est plus la règle en France mais également en Afrique comme l’a récemment démontré l’arrestation de Karim Wade, fils de l’ancien président du Sénégal, pour détournement de fonds publics. \n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02 / 01 44 82 80 67  - k.appy@ccfd-terresolidaire.org\n\nVoir également le récit de l'affaire des Biens mal acquis, sur le site de Pèlerin et l'annonce de la relaxe en première instance."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-mal-acquis-obiang-de-nouveau-deboute-dans-son-proces-contre-le-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-mal-acquis-obiang-de-nouveau-deboute-dans-son-proces-contre-le-ccfd-terre-solidaire/","name":"Biens mal acquis : Obiang de nouveau débouté dans son procès contre le CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-25T14:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:29+00:00","description":"La justice française a acquitté en appel le CCFD-Terre Solidaire et les auteurs du rapport « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? », dans le procès","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bouge ta planète","datePublished":"2009-01-08T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete/"},"wordCount":144,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Bouge ta planète"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Bouge ta planète est une démarche proposée par le CCFD-Terre solidaire aux jeunes de 11 à 18 ans, une démarche déclinée en 3 défis pour s'ouvrir au monde et mieux le comprendre. Les ados sont invités à être acteurs  d'un grand évènement festif et solidaire qui exprime concrètement leur engagement et leur solidarité.\n\n\n\n\nC'est pas parce qu'on est ado qu'on a envie de tomber dans les pièges de l'hyperco. \nC'est pas parce qu'on est ado qu'on doit être aveugle à ses conséquences. \nC'est pas parce qu'on est ado qu'on est incapable de comprendre comment le monde tourne. \nC'est pas parce qu'on est ado, qu'on est impuissant face à la pauvreté et à l'injustice.\n\nRetrouvez le site Bouge ta planète 2009"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bouge-ta-planete/","name":"Bouge ta planète - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-01-08T00:00:00+00:00","description":"Bouge ta planète est une démarche proposée par le CCFD-Terre solidaire aux jeunes de 11 à 18 ans, une démarche déclinée en 3 défis pour s'ouvrir au monde","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-an-apres-grenoble/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-an-apres-grenoble/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Roms, un an après Grenoble","datePublished":"2011-07-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-an-apres-grenoble/"},"wordCount":777,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 30 juillet 2010, Nicolas Sarkozy prononçait le tristement célèbre discours tenu à Grenoble, qui stigmatisait en particulier les Roms et annonçait une vaste campagne de démantèlement des « campements illicites ».\n\n\n\nSi elle était pour la première fois exprimée au plus haut sommet de l'Etat, cette pression sur les Roms n'est pas nouvelle : les bidonvilles sur lesquels ils sont installés sont régulièrement démantelés, ce qui condamne des familles à une errance perpétuelle, s'oppose à leur insertion, à leur prise en charge sanitaire, à la scolarisation des enfants etc. Depuis plusieurs années, ces citoyens européens de « seconde zone » représentent plus de 30% des étrangers « éloignés » du territoire.\n\nLa pression policière, les expulsions systématiques - parfois extrêmement violentes et à la limite de la légalité - se sont intensifiées. Loin de mettre fin à la précarité, aux bidonvilles, à la misère, cette politique ne fait qu'aggraver les difficultés sociales de cette population. Depuis l'été dernier, nombreux sont ceux qui n'ont pas pu rester spectateurs devant cette politique d'exclusion de familles parmi les plus fragiles en Europe. Des comités de soutien plus nombreux ont développé avec les familles Roms des actions importantes pour s'opposer aux expulsions, apporter des soutiens humanitaires et pour développer des projets d'insertion avec des collectivités territoriales.\n\nDepuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'Union européenne le 1er janvier 2007, les Roms migrants, qui sont pour la plupart originaires de ces deux pays, ont le droit de circuler et de vivre en Europe. Contrairement à la majorité des pays-membres de l'Union, la France maintient des mesures discriminatoires à leur encontre.\n\nCes dispositions transitoires rendent très difficile l'accès au travail des citoyens roumains et bulgares et limitent leur droit d'installation. Ces règles les contraignent de fait à la précarité et sont aujourd'hui le principal obstacle à l'insertion sociale des Roms.\n\nAlors que ces mesures transitoires prennent fin le 31 décembre 2011, le gouvernement français a d'ores et déjà annoncé sa volonté de les prolonger jusqu'en 2014.\n\nPar cette décision, le gouvernement français maintient délibérément des populations dans la précarité et favorise le développement des bidonvilles, de la misère sociale, et de conditions de vie indignes.\n\nLes organisations signataires réclament la levée immédiate des mesures transitoires qui est la condition indispensable à l'accès des Roms au droit commun.\n\nA lire sur le web: \n\nFrance 24 - 22/07/2011 - \"La politique à l’égard des Roms est inefficace et inhumaine\" \n\nYoutube - Roms: les associations dénoncent une politique de stigmatisation   \n\nRFI - 21/07/2011 - Le collectif Romeurope critique la politique française envers les Roms\n\nFrance Soir - 22/07/2011 - Roms : \"Toujours autant de terrains occupés\" et plus de précarité  \n\nRMC - 22/07/2011 - Un an après, la situation des Roms n'a pas changé  \n\nL'Humanité - 22/07/2011 - Sarkozy mis à l'index pour sa politique anti-Roms \n\n \n\nLes membres de Romeurope sont:\nABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) –\nASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms de Saint-Etienne – CAM (Comité d’Aide Médicale) – CCFD-Terre solidaire – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité – Hors la Rue – Imediat – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) – Lien Tsigane – MDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et\npour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope Val-de-Marne – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France) \n\nEt le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien aux familles roms de Limeil-Bonneuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif Romeurope e l’agglomération nantaise, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif solidarité Roms et gens du voyage du Nord.\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-an-apres-grenoble/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-an-apres-grenoble/","name":"Roms, un an après Grenoble - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-07-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:51+00:00","description":"Le 30 juillet 2010, Nicolas Sarkozy prononçait le tristement célèbre discours tenu à Grenoble, qui stigmatisait en particulier les Roms et annonçait une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dette-et-covid-19-il-faut-soutenir-des-allegements-de-dettes-tribune/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dette-et-covid-19-il-faut-soutenir-des-allegements-de-dettes-tribune/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Dette et Covid 19 : il faut soutenir des allègements de dettes (tribune)","datePublished":"2020-09-29T16:36:04+00:00","dateModified":"2022-06-07T16:17:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dette-et-covid-19-il-faut-soutenir-des-allegements-de-dettes-tribune/"},"wordCount":315,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dette","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que les chefs d'Etat du monde entier se réunissent à l'ONU ce mardi, nous interpellons avec d'autres associations Emmanuel Macron pour que la France soutienne des allègements de dettes post-Covid pour les pays en développement.\n\nMonsieur le Président, mardi 29 septembre, les chef·fe·s d’Etat du monde entier se réunissent à l’ONU pour décider de mesures multilatérales pour financer le développement dans le cadre d’une crise mondiale inédite. Nous vous exhortons à y soutenir des solutions systémiques pour surmonter la crise économique, sociale et politique sans précédent déclenchée par la pandémie de Covid-19, qui menace la vie et le bien-être de milliards de personnes.\n\nCette crise exacerbe déjà les inégalités, au sein des pays et entre les pays. Elle pourrait faire dérailler les efforts communs pour atteindre les objectifs pour le développement durable et pour répondre à l’urgence climatique croissante. Au Sud, la gravité de la situation fait déjà craindre de nouvelles décennies perdues dans la lutte contre la pauvreté et la lutte contre les inégalités...\n\n\nRetrouvez la suite sur le site de Libération\n\n\nSignataires : Manuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire, Henry de Cazotte, président du Gret, Sandra Cossart, directrice, Sherpa, Chantal Cutajar, présidente de l’OCTFI, Cécile Duflot, directrice générale, Oxfam France, Anne Guyot-Welke, porte-parole Solidaires Finances Publiques, Philippe Jahshan, président de coordination SUD, Alain Paillard, Justice et Paix France, Emmanuel Poilane, président, Crid, Raphael Pradeau, porte-parole d’Attac France, Pierre Tritz, président, réseau Foi-Justice Afrique Europe, Anne-Françoise Taisne,  déléguée générale, CFSI, Pierre Jacquemot, président du Groupe Initiatives."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dette-et-covid-19-il-faut-soutenir-des-allegements-de-dettes-tribune/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/dette-et-covid-19-il-faut-soutenir-des-allegements-de-dettes-tribune/","name":"Dette et Covid 19 : il faut soutenir des allègements de dettes (tribune) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-09-29T16:36:04+00:00","dateModified":"2022-06-07T16:17:35+00:00","description":"Alors que les chefs d'Etat du monde entier se réunissent à l'ONU ce mardi, nous interpellons avec d'autres associations Emmanuel Macron pour que la France","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-un-jubile-2020-face-a-la-pandemie-la-societe-civile-appelle-a-lannulation-des-dettes-des-pays-du-sud-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-un-jubile-2020-face-a-la-pandemie-la-societe-civile-appelle-a-lannulation-des-dettes-des-pays-du-sud-communique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Pour un Jubilé 2020 : Face à la pandémie, la société civile appelle à l&rsquo;annulation des dettes des pays du Sud (communiqué)","datePublished":"2020-04-07T16:20:29+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-un-jubile-2020-face-a-la-pandemie-la-societe-civile-appelle-a-lannulation-des-dettes-des-pays-du-sud-communique/"},"wordCount":1069,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Covid 19","Dette","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que la pandémie mondiale de Covid-19 touche désormais la plupart des pays, 138 organisations de la société civile du monde entier publient une déclaration commune à l’occasion de la journée mondiale de la santé. \n\n\n\nCes organisations appellent les Etats et institutions internationales à annuler immédiatement les paiements de dette extérieure des pays du Sud et à débloquer des fonds d’urgence pour permettre aux pays vulnérables de faire face aux répercussions sanitaires, sociales et économiques de cette crise. \n\nAvec la chute du prix des matières premières, l’augmentation des taux d’intérêts des prêts et la fuite inédite de capitaux, la crise déclenchée par la pandémie frappe violemment les pays en développement et annonce des crises économiques et sociales sans précédent. \n\nEt alors que les besoins en matière de santé et de protection sociale explosent, l’effondrement annoncé des recettes publiques menace de plonger de nombreux pays aux structures sanitaires précaires et aux économies déjà fragiles, qui se trouvaient déjà en situation de surendettement avant la crise, dans la faillite.\n \nFace à la catastrophe qui s’annonce, plus d’une centaine d’organisations de la société civile, dont celles de la Plateforme française Dette et Développement [[La Plateforme Française Dette & Développement regroupe 29 organisations et syndicats français agissant en faveur d’une solution large, juste et durable au problème de la dette des pays en développement : AITEC (Association internationale des techniciens, experts et chercheurs), ATTAC France, CADTM France (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes), CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire), CFDT (Confédération Française et Démocratique du Travail), CGT (Confédération Générale du Travail), CORREF (Conférences des Religieuses et Religieux en France), CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), DCC (Délégation catholique pour la coopération), France Volontaires, Justice et Paix, Oxfam France, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe, Secours Catholique - Caritas France, Sherpa, SEL (Service d’entraide et de liaison), Service Protestant de Mission - DEFAP, Survie, Vision du Monde France. \n\nEt ses soutiens : ASPAL (Association de solidarité avec les peuples d’Amérique latine), ATD Quart monde, CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens), France, libertés (Fondation Danielle Mitterrand), Les Amis de la Terre, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié des peuples), RENAPAS (Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud), RITIMO, Secrétariat général de l’enseignement catholique, Terre des hommes ]], affirment que toutes les ressources des Etats doivent être affectées d’urgence et en priorité aux besoins des populations, plutôt qu’au remboursement de leurs dettes. \n\nElles demandent aux institutions multilatérales et aux Etats détenteurs de créances envers ces pays, d’annuler immédiatement tous les remboursements de dette attendus en 2020 sans pénalités et sans report dans le temps pour tous les pays du Sud, sans conditionnalité, et de débloquer des fonds additionnels d’urgence. \n\nElles alertent également sur la nécessité de s’assurer que les fonds libérés par les annulations ne servent pas à rembourser d'autres prêteurs, notamment les prêteurs extérieurs privés.\n\nLe ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, a proposé un moratoire de la dette des pays les plus pauvres, en réponse à une demande formulée par les ministres africains des Finances et reprise par la Banque mondiale et le FMI, qui ont appelé tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre les paiements au titre du remboursement de la dette des pays en développement qui en demandent une dispense. \nCette mesure serait bien insuffisante car les effets de cette crise devraient perdurer pendant plusieurs années, et un simple report des paiements ne suffira pas à résoudre le problème. Une annulation complète est nécessaire. \n\nD’après Fanny Gallois, coordinatrice de la Plateforme Dette et Développement : “L’annulation des dettes extérieures en 2020 pour les pays à faible revenu, soit une partie des pays du Sud, permettrait de libérer jusqu’à 25,5 milliards de dollars. Si cette annulation était étendue à 2021, ce sont 24,9 milliards supplémentaires qui seraient mis à disposition. Ces revenus seraient immédiatement disponibles pour les Etats les plus fragiles, afin qu’ils puissent faire face à la crise et concentrer leurs ressources sur les systèmes de santé et le soutien à leurs citoyen-ne-s”.\n \nCes annulations sans conditions constituent pour ces pays le seul moyen de faire face à ce choc économique extérieur sans précédent, et de rompre de façon définitive avec les politiques austéritaires qui ont été imposées par les multiples conditionnalités impliquant privatisation et libéralisation de l’économie à la demande des institutions financières internationales ces dernières années et qui ont conduit à l’affaiblissement des systèmes de santé.\n \nElles constituent la première mesure à prendre en urgence, mais devront impérativement être associées à des mesures de plus long terme, parmi lesquelles des audits citoyens de la dette, pour résoudre les problèmes de viabilité des dettes qui perdureront inévitablement au-delà de la crise. \n\nDes annulations complémentaires seront nécessaires au-delà de 2020. « Cette nouvelle crise illustre l’impérieuse nécessité de créer, sous l’égide de l’ONU, un mécanisme international de restructuration des dettes indépendant, équitable, complet et exécutoire afin de prévenir et résoudre les crises de la dette et d’éviter que les pays victimes retombent dans le piège de la dette, et hypothèquent leur développement et les conditions de vie de leurs populations », explique Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\n-Texte de la déclaration commune publiée par 138 organisations de la société civile du monde entier à l’occasion de la journée mondiale de la santé.\n \nContact presse:\n- Sophie Rebours – s.rebours@ccfd-terresolidaire.org – 07 61 37 38 65\n- Mia Bertier – m.bertier@ccfd-terresolidaire.org - 06 74 37 98 39\n\nRetrouvez notre dossier spécial : Covid-19 : nos témoins d’une terre solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-un-jubile-2020-face-a-la-pandemie-la-societe-civile-appelle-a-lannulation-des-dettes-des-pays-du-sud-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-un-jubile-2020-face-a-la-pandemie-la-societe-civile-appelle-a-lannulation-des-dettes-des-pays-du-sud-communique/","name":"Pour un Jubilé 2020 : Face à la pandémie, la société civile appelle à l'annulation des dettes des pays du Sud (communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-04-07T16:20:29+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:38+00:00","description":"Alors que la pandémie mondiale de Covid-19 touche désormais la plupart des pays, 138 organisations de la société civile du monde entier publient une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/charte-des-principes-du-forum-social-mondial/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/charte-des-principes-du-forum-social-mondial/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Charte des principes du Forum Social Mondial","datePublished":"2011-01-25T15:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/charte-des-principes-du-forum-social-mondial/"},"wordCount":1304,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le comité des instances brésiliennes qui a conçu et organisé le premier Forum Social Mondial, qui s'est tenu à Porto Alegre du 25 au 30 janvier 2001, après avoir évalué les résultats de ce Forum et les attentes qu'il a suscitées, a jugé nécessaire et légitime d'instaurer une Charte des Principes visant à orienter la poursuite de cette initiative. Les Principes contenus dans la Charte, qui devra être respectée par tous ceux qui souhaitent participer à ce processus et organiser de nouvelles éditions du Forum Social Mondial, consolident les décisions qui ont présidé à la réalisation du Forum de Porto Alegre et fait son succès, et amplifient sa portée, en fixant les orientations qui découlent de la logique de ces décisions.\n\n\n\n\n\n1. Le Forum Social Mondial est un espace de rencontre ouvert visant à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratique, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences, et l'articulation en vue d'actions efficaces, d'instances et de mouvements de la société civile qui s'opposent au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d'impérialisme, et qui s'emploient à bâtir une société planétaire axée sur l'être humain.\n\n2. Le Forum Social Mondial de Porto Alegre a été une manifestation située dans le temps et l'espace. Désormais, avec la certitude proclamée à Porto Alegre qu' \"un autre monde est possible\", il devient un processus permanent de recherche et d'élaboration d'alternatives, qui ne se réduit pas aux manifestations sur lesquelles il s'appuie.\n\n3. Le Forum Social Mondial est un processus à caractère mondial. Toutes les rencontres qui feront partie de ce processus ont une dimension internationale.\n\n4. Les alternatives proposées au Forum Social Mondial s'opposent à un processus de mondialisation capitaliste commandé par les grands entreprises multinationales et les gouvernements et institutions internationales au service de leurs intérêts. Elles visent à faire prévaloir, comme nouvelle étape de l'histoire du monde, une mondialisation solidaire qui respecte les droits universels de l'homme, ceux de tous les citoyens et citoyennes de toutes les nations, et l'environnement, étape soutenue par des systèmes et institutions internationaux démocratiques au service de la justice sociale, de l'égalité et de la souveraineté des peuples.\n\n5. Le Forum Social Mondial ne réunit et n'articule que les instances et mouvements de la société civile de tous les pays du monde, mais il ne prétend pas être une instance représentative de la société civile mondiale.\n\n6. Les rencontres du Forum Social Mondial n'ont pas un caractère délibératif en tant que Forum Social Mondial. Personne ne sera donc autorisé à exprimer au nom du Forum, dans quelque édition que ce soit, des prises de position prétendant être celles de tous les participants. Les participants ne doivent pas être appelés à prendre des décisions, par vote ou acclamation, en tant que rassemblement de ceux qui participent au Forum, sur des déclarations ou propositions d'action qui les engagent tous ou leur majorité et qui se voudraient être celles du Forum en tant que Forum. Il ne constitue donc pas d'instance de pouvoir que peuvent se disputer ceux qui participent à ces rencontres, ni ne prétend constituer l'unique alternative d'articulation et d'action des instances et mouvements qui en font partie.\n\n7. Les instances - ou ensembles d'instances - qui prennent part aux rencontres du Forum doivent donc être assurés de pouvoir délibérer en toute liberté durant celles-ci sur des déclarations et des actions qu'elles ont décidé de mener, seules ou en coordination avec d'autres participants. Le Forum Social Mondial s'engage à diffuser largement ces décisions par les moyens étant à sa portée, sans imposer d'orientations, de hiérarchies, de censures et de restrictions, mais en tant que délibérations des instances - ou ensembles d'instances - qui les auront assumées.\n\n8. Le Forum Social Mondial est un espace pluriel et diversifié, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan, qui articule de façon décentralisée, en réseau, des instances et mouvements engagés dans des actions concrètes, au niveau local ou international, visant à bâtir un autre monde.\n\n9. Le Forum Social Mondial sera toujours un espace ouvert au pluralisme et à la diversité des engagements et actions d'instances et de mouvements qui décident d'y prendre part, comme à la pluralité des sexes, ethnies, cultures, générations et capacités physiques, dans la mesure où ils respectent la Charte des Principes. Ne pourront participer au Forum en tant que tels les représentations de partis, ni les organisations militaires. Pourront être invités à y participer, à titre personnel, les gouvernants et parlementaires qui assument les engagements de la présente Charte.\n\n10. Le Forum Social Mondial s'oppose à toute vision totalitaire et réductrice de l'économie, du développement et de l'histoire, et à l'usage de la violence comme moyen de contrôle social par l'État. Il y oppose le respect des Droits de l'Homme, la véritable pratique démocratique, participative, par des relations égalitaires, solidaires et pacifiques entre les personnes, les races, les sexes et les peuples, condamnant toutes les formes de domination comme l'assujettissement d'un être humain par un autre.\n\n11. Le Forum Social Mondial, en tant qu'espace de débats, est un mouvement d'idées qui stimule la réflexion, et la diffusion transparente des fruits de cette réflexion, sur les mécanismes et instruments de la domination du capital, sur les moyens et actions de résistance et la façon de dépasser cette domination, sur les alternatives proposées pour résoudre les problèmes d'exclusion et d'inégalité sociale que le processus de mondialisation capitaliste, avec ses composantes racistes, sexistes et destructrices de l'environnement est en train de créer, au niveau international et dans chacun des pays.\n\n12. Le Forum Social Mondial, comme espace d'échange d'expériences, stimule la connaissance et la reconnaissance mutuelles des instances et mouvements qui y participent, en valorisant leurs échanges, en particulier ce que la société est en train de bâtir pour axer l'activité économique et l'action politique en vue d'une prise en compte des besoins de l'être humain et dans le respect de la nature, aujourd'hui et pour les futures générations.\n\n13. Le Forum Social Mondial, en tant qu'espace d'articulation, cherche à fortifier et à créer de nouvelles articulations nationales et internationales entre les instances et mouvements de la société civile qui augmentent, tant dans la sphère de la vie publique que de la vie privée, la capacité de résistance sociale non violente au processus de déshumanisation que le monde est en train de vivre et à la violence utilisée par l'État, et renforcent les initiatives d'humanisation en cours, par l'action de ces mouvements et instances.\n\n14. Le Forum Social Mondial est un processus qui stimule les instances et mouvements qui y participent à situer, à niveau local ou national, leurs actions, comme les questions de citoyenneté planétaire, en cherchant à prendre une part active dans les instances internationales, introduisant dans l'agenda mondial les pratiques transformatrices qu'ils expérimentent dans la construction d'un monde nouveau.\n\nAPPROUVÉE ET SIGNÉE A SAO PAULO, LE 9 AVRIL 2001, PAR LES INSTANCES QUI CONSTITUENT LE COMITE D'ORGANISATION DU FORUM SOCIAL MONDIAL, APPROUVÉE AVEC DES MODIFICATIONS PAR LE CONSEIL INTERNATIONAL DU FORUM SOCIAL MONDIAL LE 10 JUIN 2001."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/charte-des-principes-du-forum-social-mondial/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/charte-des-principes-du-forum-social-mondial/","name":"Charte des principes du Forum Social Mondial - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-25T15:50:00+00:00","description":"Le comité des instances brésiliennes qui a conçu et organisé le premier Forum Social Mondial, qui s'est tenu à Porto Alegre du 25 au 30 janvier 2001,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-difficultes-des-migrants-en-afrique-du-sud/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-difficultes-des-migrants-en-afrique-du-sud/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les difficultés des migrants en Afrique du sud","datePublished":"2015-05-13T15:07:11+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-difficultes-des-migrants-en-afrique-du-sud/"},"wordCount":1307,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Suite aux émeutes xénophobes en Afrique du Sud, Marc Gbaffou, Président d’African Diaspora Forum, partenaire du CCFD-Terre solidaire, revient sur les conditions de vie des migrants en Afrique du Sud. Il dénonce la faiblesse des réactions politiques face aux violences récurrentes dont sont victimes les migrants.\n\n\n\nEn 1994, l’Afrique du Sud s’est ouverte au reste du monde après 47 ans d’apartheid. Pour les pays de la sous-région du sud mais aussi pour tout le continent africain, ce pays qui a longtemps combattu la discrimination raciale, a représenté un vrai pôle d’espoir.  Il a attiré des migrants quittant leurs pays d’origine pour de multiples raisons : guerres ; instabilités politiques ; abus de droits de l’homme ; situation socio-économiques etc...\n\nMais une fois en Afrique du Sud, ces migrants doivent faire face à de nombreux défis d’intégration. Y compris les migrants légaux qui rencontrent d’énormes difficultés pour renouveler leur permis de séjour, comme en témoignent les longues files d’attente devant les administrations. \nSans ce papier, ils sont livrés à la police sud-africaine et finissent au centre de rétention qui est devenu une prison de migrants. En effet, malgré la loi sud-africaine qui prévoit une durée maximale de rétention de 90 jours, certains détenus peuvent y  passer de 9 à 15 mois ! \nSans papiers valides, les migrants ne peuvent ni chercher un travail, ni s’inscrire pour étudier, ni ouvrir un compte bancaire.  Pour eux, la seule façon de survivre, est d’ouvrir un petit commerce dans les bidonvilles.  \nLes migrants malades doivent payer la totalité des frais d’hôpital avant d’être admis. On ne compte plus les femmes qui ont perdu leurs enfants en accouchant à la maison, faute de pouvoir avancer l’argent pour payer l’hôpital, des migrants victimes d’accidents de la circulation, décèdent, d’autres, atteints de diabète, ne sont pas traités, les jambes prises par la gangrène, ils ne survivent pas longtemps. Beaucoup de migrants meurent jeunes, faute d’accès aux soins et aux traitements.\nLes migrants qui veulent étudier devront payer 3 ou 4 fois le prix d’inscription que payerait un sud-africain – des frais de scolarité très élevés, dans un système universitaire qui reste inaccessible au plus grand nombre.\nLorsqu’ils veulent déposer une plainte à la police, les migrants se voient refouler, moquer, ignorer. « Tu t’es fait violer ? Mais qu’est-ce que tu fais dans ce pays, de toutes les façons ? » ; « Tu t’es fait voler ta voiture, mais tu n’es pas venu d’Ethiopie avec une voiture, alors de quoi te plains-tu ? »\n\nDes violences récurrentes\n\nEn mai 2008, un grand vent d’attaques xénophobes a soufflé sur l’Afrique du Sud : 62 migrants ont été tués  dont certains brulés vif. C'est suite à ces émeutes que l'African Diaspora Forum a été tué. \nLes auteurs de ces crimes n’ont jamais été punis. Cette impunité a encouragé les crimes contre les migrants dans la société sud-africaine. Entre 2008 et 2015, 350 migrants ont été tués, certains brûlés avec leur famille à l’intérieur de leur boutique.\nEn Janvier 2015, dans le township de Soweto, un garçon de 14 ans, Siphiwe Mahori, apparemment sous l’emprise d’une drogue locale, le nyaope, est allé attaquer une boutique avec son groupe. Se voyant menacé, le propriétaire a sorti une arme à feu.  Le jeune a été tué.  Dans les heures qui ont suivi, plus de 700 boutiques appartenant à des migrants ont été saccagées en  riposte à la mort du jeune garçon. Bilan : 7 migrants tués, plusieurs blessés dont certains paralysés à vie. Des funérailles ont été organisées en l’honneur de ce jeune drogué, célébré comme un martyr.\n\n\nLe déni des personnalités politiques\n\nLes autorités sud-africaines déclarent à qui veut l’entendre que les attaques contre les migrants ne sont pas des actes xénophobes mais des actes purement criminels  ; il n’y aurait pas de xénophobie en Afrique du Sud….\nLa Diaspora africaine d’Afrique du Sud a adressé une lettre ouverte au Président de la République, dénonçant ces attaques essentiellement dirigées vers les migrants, critiquant le fait que le gouvernement n’agissait pas pour arrêter la violence mais perdait du temps à chercher quel nom donner  à ces violences. \nLes attaques se sont très vite propagées dans tout le pays.  Le Ministre des petites et moyennes entreprises, Lindiwe Zulu,  a expliqué dans les médias que « les étrangers doivent savoir que s’ils ont été acceptés en Afrique du Sud, ils doivent en être reconnaissants, et chercher à s’adapter aux cultures locales : en particulier, partager le « secret »de leur réussite économique avec les Sud-africains, notamment dans les spaza shops, ces petits commerces informels de proximité ».\nDe son côté, le Ministre de l’eau et des affaires sanitaires a déclaré « dans nos bidonvilles, une boutique sur deux  appartient à un étranger, nous ne pouvons admettre cette prise d’otage ». Et pour le secrétaire du parti au pouvoir, Gwede Mantashe, « les lois sur l’immigration devront être renforcées pour éviter  à l’Afrique du Sud une attaque terroriste ». \nLe Président de la République, n’a pas fait mention des violences dans son discours à la nation, alors que les violences étaient en cours. Il s’est contenté de préciser que les étrangers n’auront pas le droit foncier.\nPendant que la violence sévissait, la police cherchait les migrants sans papiers, et leurs marchandises illégales, comme pour donner  raison aux auteurs des violences. L’ANC le parti au pouvoir appelait les étrangers à « rendre leurs armes illégales » et c’était le seul discours officiel du parti de la libération face aux violences xénophobes.\nLors d’une réunion, le Roi Zulu, Goodwill  Zwelithini a déclaré « les étrangers doivent rassembler tout ce qu’ils possèdent, et quitter l’Afrique du Sud pour ne plus jamais revenir ». A la suite de cette déclaration, plusieurs attaques xénophobes ont eu lieu, menées par des groupes Zulus : le roi n’a pas retiré sa déclaration pour autant, déclarant seulement qu’il avait été cité « hors contexte ». Le Forum de la Diaspora Africaine a porté plainte contre le roi devant la Commission Sud-Africaine des Droits de l’Homme : l’affaire est en cours.\nLe fils du Président, Edouard Zuma dont la mère est étrangère (Swazilandaise), a déclaré : « Je soutiens entièrement ce qu’a dit le roi, car si nous ne faisons rien, un jour ce pays va se retrouver dans les mains de ces étrangers ». \n\n\nUne mobilisation internationale\n\nLa Diaspora africaine s’est engagée dans une campagne médiatique.  Elle a aussi écrit à l’Union Africaine pour que la xénophobie soit inscrite à l’ordre du jour de son prochain sommet qui se tiendra en Afrique du Sud en Juin 2015.\nCertains pays (Malawi, Zimbabwe, Nigeria, Mozambique etc…) ont demandé le rapatriement volontaire de leurs ressortissants. Ces pays ont aussi procédé au boycott des   produits sud-africains. \nPlusieurs marches ont été organisées dans les provinces du Kwazulu Natal et du Gauteng pour dénoncer les attaques. \nLe Président de la République s’est enfin exprimé pour condamner les attaques et a demandé à recevoir les associations de migrants. Lors de cette réunion, il a souhaité la création d’un comité ministériel et d’un comité de représentants des migrants pour travailler avec le gouvernement. Ces deux comités sont actuellement sur pied.\n\nMarc Gbaffou, Président d’African Diaspora Forum"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-difficultes-des-migrants-en-afrique-du-sud/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-difficultes-des-migrants-en-afrique-du-sud/","name":"Les difficultés des migrants en Afrique du sud - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-05-13T15:07:11+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:00+00:00","description":"Suite aux émeutes xénophobes en Afrique du Sud, Marc Gbaffou, Président d’African Diaspora Forum, partenaire du CCFD-Terre solidaire, revient sur les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aux-cotes-des-etrangers-indefectiblement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aux-cotes-des-etrangers-indefectiblement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Aux côtés des étrangers, indéfectiblement","datePublished":"2011-11-18T15:14:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aux-cotes-des-etrangers-indefectiblement/"},"wordCount":1746,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis trente ans, le Toit du monde, à Poitiers, centre socio-culturel partenaire du CCFD-Terre Solidaire, accueille, accompagne, défend les migrants et travaille sur les représentations pour lutter contre le racisme et les discriminations.\n\n\n\nElle est tchétchène, appelons-la Malika. Elle fuit son pays en 2008, avec ses trois filles, suite à l’intrusion à son domicile de policiers qui ont menacé l’aînée, âgée de douze ans. Quand elle arrive au Toit du monde à Poitiers (TDM), elle est terrorisée, ne parle pas un mot de français. Soutenue par l’association, elle dépose une demande d’asile qui lui est refusée à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides). TDM fait un recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile. Second refus. Motif ? Les preuves sont insuffisantes. TDM trouve un hébergement d’urgence à la famille. Elle en sera expulsée quelques semaines plus tard, son récépissé ayant expiré. Elle passe Noël 2010 dans un gymnase. En juillet 2011, épuisée, Malika sollicite l’aide au retour. Au pays, on lui confirme qu’elle est en danger. Elle demande un ré-examen de sa demande d’asile. Nouveau refus de l’Ofpra. Depuis, elle attend...\nAlioune, lui, est burkinabé. Il arrive en France en 2007 avec un passeport d’emprunt. Il est interpellé à Nantes. Il rejoint alors une de ses sœurs à Poitiers. Alioune a des problèmes de santé. Il obtient un titre de séjour provisoire qui sera renouvelé le temps de la maladie. En 2010, il va mieux. Résidant en France depuis trois ans, il a droit à une carte de séjour de dix ans l’autorisant à travailler. Malgré l’avis favorable du médecin, la préfecture continue de lui délivrer des titres provisoires. \nEt que dire de l’histoire du Sénégalais Karim ? Titulaire d’un master de gestion obtenu en France en 2000, il galère de petits boulots en petits boulots avec des titres de séjour d’un an. En janvier 2007, il décroche un CDI dans la sécurité. Mais fin février 2007, la préfecture refuse le renouvellement de sa carte sans donner de raison. L’État vient de « fabriquer » un clandestin. Pour garder son boulot, Karim fait des faux papiers. Juillet 2007, une nouvelle loi oblige les employeurs à déclarer leur personnel étranger. Karim est démasqué et licencié. Sans papiers, sans boulot, deux mois plus tard il se retrouve sans logement. En février 2008, acculé, il demande l’aide au retour. \nCes histoires de droits bafoués, on les entend au quotidien au Toit du monde. Mais les seize salariés et les cent bénévoles continuent de se battre pour faire respecter les droits des migrants. Cela fait trente ans que ça dure, depuis l’origine du centre social.\nBref retour en arrière. 1972, entre guerre et raz-de-marée, le Bangladesh est exangue. Des Poitevins vont prêter main forte aux sinistrés. Parmi eux, un prêtre, Georges Charbonnier, qui de retour en France, crée le Comité tiers monde pour sensibiliser aux problématiques du « mal développement ». Il prend conscience que le tiers monde existe aussi dans l’Hexagone. Avec sa verve et sa fougue, il lance l’idée d’un lieu d’information pour lutter contre les formes d’intolérance et de sectarisme. L’association le Toit du monde voit le jour dans une ancienne maison en ruine retapée et, sous la houlette du prêtre, multiplie les activités en faveur des étrangers. Son charisme est grand et TDM rayonne dans toute la région. \nToit du monde ? Parce qu’au commencement, l’association proposait un hébergement. L’État prenant le relais, elle cesse cette activité. Mais trop connue pour changer de nom, l’association garde cette appellation. Toit du monde ? On songe alors à la périlleuse ascension de l’Himalaya, à l’image du parcours du combattant que doit effectuer le migrant dans notre pays. Car aujourd’hui, avec la politique du chiffre, la chasse aux étrangers en situation irrégulière, la traque à la sortie des écoles, tout est fait pour « ne voir les étrangers que comme des profiteurs, la cause de tous nos maux, considère Amélie Rouquet, une salariée chargée de l’équipe des ateliers sociaux linguistiques. Nous qui les côtoyons au quotidien portons un autre regard. Ces personnes n’ont pas quitté leur pays par hasard. Elles sont extrêmement déterminées et s’accrochent pour s’intégrer. Personne ne peut imaginer ce qu’elles endurent de rejet, de mépris, souvent dans une grande solitude.  »\n\n\nDes machines à créer de la précarité \n\n\nLa politique du chiffre. D’année en année, le gouvernement entend augmenter le nombre de reconduites à la frontière – 30 000 exigées d’ici la fin décembre. Ce 21 septembre 2011, jour de notre reportage, Hélène Rubak, ancienne de la Cimade, salariée et responsable de secteur « accès aux droits des étrangers » et Pierre Billard, bénévole, ne cachent pas leur colère. Le matin même sur France Inter, le nouveau président du conseil d’administration de l’Ofii (Office français de l’intégration et de l’immigration), Arno Klarsfeld déclarait sans ambages : « S’il n’y avait pas de politique du chiffre, pas d’aiguillon sur les préfets, ils ne feraient par leur boulot correctement (...) Car c’est un travail emmerdant, qui suscite des tracas administratifs, oblige à recevoir les associations. (...) L’Ofii joue parfaitement son rôle, il est la bonne fée qui veille sur les émigrés en situation régulière, il est chargé de l’accueil des demandeurs d’asile ainsi que du contrat d’accueil d’intégration. »\nHélène tempête : « Les lois sont de plus en plus strictes. Ceux qui sont régulièrement installés sont pris dans des étaux, des machines qui les ramènent à la précarité. Le renouvellement de la carte devient une raison d’enquêter pour trouver une faille. On assiste de manière quotidienne à la politique de l’immigration choisie. La majorité des personnes n’ont pas leurs papiers car les lois ne sont pas appliquées. Une multitude de stratégies de blocage précarisent les gens et vont à l’encontre des droits auxquels ils devraient avoir accès. Ce sont de vraies atteintes à la dignité humaine. » \nEst reçu dans ce service tout étranger qui a une demande spécifique : papiers à fournir, lettre administrative mal comprise... Mais aussi des sans-papiers qui ne savent pas où dormir, ont des passeports ou des visas d’emprunt ; des personnes qui viennent rejoindre leur famille... « Nous sommes là pour les accompagner, les renseigner sur la législation. Nous étudions toujours une demande, même si l’on sait que c’est le plus souvent peine perdue. Mais c’est important, car au fil des entretiens, une personne peut livrer une information capitale qui pourra débloquer la situation  », commente Julie Polisset, infirmière bénévole. « Il faut savoir comment l’imaginaire colonial fonctionne sur les regards et les attitudes des uns et des autres, ajoute Nicolas Chassaing, salarié, chargé de l’animation culturelle et des formations. Et rester attentif à la manière dont on accueille un étranger. Celui-ci est forcément en demande, donc en position d’infériorité. Cela peut créer des tensions. » \n\n\nQuand l’État se désengage\n\n\n2009, année terrible pour TDM. L’Ofii qui l’avait chargée en 2003 de la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile, se désengage. Prendre en charge les demandeurs d’asile signifiait prendre en compte leurs parcours, pratiquer une évaluation sociale et médicale, les orienter, faire le travail administratif pour l’Ofpra. « Nous assurions un suivi global de chaque personne, rappelle Chantal Luque... Quand l'État s'est désengagé, nous avons perdu un tiers de notre budget. Six licenciements ont suivi. Un crève-coeur. D’autre part, les services chargés de cette nouvelle mission (la plate-forme demandeurs d'asile) n'ont ni les moyens ni l'indépendance suffisante pour faire vraiment leur boulot. Et depuis quelques semaines, ils ne prennent plus en charge “ le récit“ de la personne, fondamental pour comprendre les raisons de la demande d'asile. Alors, nous avons décidé de poursuivre cette activité, uniquement avec des bénévoles  ».\n \nRésister, assumer une présence et penser de nouvelles voies, telle est l’attitude de TDM face à une politique d’immigration qui ne cesse de se durcir. Dès 2006, le service Accès aux droits réfléchissait déjà, devant les aberrations administratives, à de nouvelles stratégies, en renforçant son réseau de partenaires. TDM participe ainsi au Comité de vigilance pour les étrangers malades en lien avec Médecins du monde, l’hôpital, du personnel médical... « Nous nous battons pour faire respecter l’égalité de traitement entre nationaux et étrangers », précise Hélène Rubak.\nDans cette même logique est née une action en direction des femmes, la Commission Mouna, du nom d’une Guinéenne qui a lutté contre la pratique de l’excision. « Les femmes sont nombreuses à nous faire part des craintes de persécutions familiales en cas d’obligation de retour au pays, en particulier des risques de mutilations sexuelles sur leurs fillettes. Ces situations ont fait émerger des questions touchant des domaines complexes. Nous avons donc créé des partenariats avec le planning familial, le Centre d’information sur le droit des femmes, des gynécologues du CHU et d’autres. Certaines femmes ont pu, par ce biais, accéder à des droits dans le cadre de la protection de l’enfance.  » \nLa mise en place des formations – certaines en lien avec le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés, partenaire du CCFD-Terre Solidiare) – notamment pour les bénévoles, est née du désengagement de l’État en 2009. « Nous voulions mettre en lien nos pratiques avec de la technique, concède Nicolas Chassaing. Fournir des outils, diversifier les réponses sur le terrain.  » Derrière ces multiples activités, une volonté farouche de permettre aux étrangers d’être considérés comme des êtres humains à part entière ayant droit à être protégés, soignés..."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aux-cotes-des-etrangers-indefectiblement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/aux-cotes-des-etrangers-indefectiblement/","name":"Aux côtés des étrangers, indéfectiblement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-18T15:14:00+00:00","description":"Depuis trente ans, le Toit du monde, à Poitiers, centre socio-culturel partenaire du CCFD-Terre Solidaire, accueille, accompagne, défend les migrants et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commission-justice-et-paix-un-projet-durgence-a-ete-mis-en-oeuvre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commission-justice-et-paix-un-projet-durgence-a-ete-mis-en-oeuvre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Commission Justice et Paix, un projet d’urgence a été mis en œuvre","datePublished":"2012-01-09T16:44:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commission-justice-et-paix-un-projet-durgence-a-ete-mis-en-oeuvre/"},"wordCount":448,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Un projet d’urgence a été mis en œuvre parallèlement aux autres projets menés par la Commission entre avril 2010 et août 2011. Il s’adressait en priorité aux départements et communes qui ont été touché par le séisme comme Port-au-Prince et ses environs, Gressier, Carrefour, Delmas, Pétion Ville, la ville de Jacmel et ses environs, Nippes partiellement. Cependant, de manière indirecte, le séisme touche aussi aux autres départements par les déplacements des populations.\n\n\n\nConstruction de la Paix/Bati Lapè  : 41 sessions ont été réalisées rassemblant 1516 (859 garçons et 657 filles) personnes venant de 49 organisations socioprofessionnelles et d’église. La participation des femmes se chiffre à près de 44%.\n\n\nObservation de la violence\n\nLe travail d’observation de la violence été intensifié (la commission a produit 4 rapports : n°36, 37, 38 et 39). Un accent a été mis sur les camps d’abris provisoires.\nLa Commission Archidiocésaine Justice et Paix Port-au-Prince a réalisée une enquête sur la situation des droits humains dans les camps des différentes zones touchées par le séisme a révélé de graves actes de violence les gens sont victimes. Ces violences sont d’ordre social, économique, politique, physique et moral. Des recommandations ont été produites et adressées aux autorités haïtiennes en vue d’une meilleure prise en compte des gens vivants dans les camps.\n\nFormations sur la décentralisation  : En plus des formations réalisées dans le programme normal, 24 formations sur le thème de la décentralisation ont été réalisées dans les camps de Port-au-Prince où 1857 personnes (1103 garçons et 754 filles) venant dans plus de 150 organisations socioprofessionnelles et d’église ont pris part. Dans les maintes commissions paroissiales ou camps, les animateurs et animatrices ont échangés sur le séisme et le trauma avec les participant-e-s.\n\nFormation sur le séisme et le trauma 124 journées de formation sur le traumatisme du séisme ont été réalisées auxquelles ont participé 3928 personnes (2436 hommes et 1492 femmes) venant de près de 300 organisations socioprofessionnelle en vue de les aider à dépasser la situation de trauma vécu par suite du tremblement de terre. Les journées se sont déroulées dans cinq départements du pays, et en majorité à Port-au-Prince.\n\nAu cours de l’année 2011, la Commission Justice et Paix a réalisé un bilan de son plan stratégique 2008-2010 et élaboré son plan stratégique pour la période 2012-2014. L’accent y est mis sur des nouvelles activités touchant aux femmes, aux droits fonciers, et à l’environnement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commission-justice-et-paix-un-projet-durgence-a-ete-mis-en-oeuvre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/commission-justice-et-paix-un-projet-durgence-a-ete-mis-en-oeuvre/","name":"Commission Justice et Paix, un projet d’urgence a été mis en œuvre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-09T16:44:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"Un projet d’urgence a été mis en œuvre parallèlement aux autres projets menés par la Commission entre avril 2010 et août 2011. Il s’adressait en priorité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-deuxieme-semaine-pratiquer-la-justice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-deuxieme-semaine-pratiquer-la-justice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Carême : la deuxième semaine « Pratiquer la justice »","datePublished":"2014-03-14T08:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-deuxieme-semaine-pratiquer-la-justice/"},"wordCount":331,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le thème de ce dimanche : \"Pratiquer la justice\"\n\n\nActions possibles :  \n\nLire le livret : « Au service du bien commun ; Au nom de leur foi, les chrétiens s’engagent pour la justice fiscale » du CCFD-Terre Solidaire. Inviter des amis pour en parler au cours d’un repas. M’informer sur la finance solidaire et/ou ouvrir un livret d’Épargne Solidaire.\n\n\nPsaume 32 : « Illusion que des chevaux pour la victoire !… ». Lire l'intégralité du psaume\n\n\nQu’est-ce qu’un psaume ?\n« Le Psaume a une importance particulière car il est à la fois une parole d’homme et une parole de Dieu. C’est Dieu en effet qui nous donne les mots qui conviennent pour la prière. Le livre biblique des Psaumes s’appelle en hébreu “les louanges”. Chaque action ou chaque parole de Dieu est suivie par une louange émerveillée et reconnaissante du peuple. Le mot “psaume” vient d’un mot grec qui désigne l’action de faire vibrer une corde. C’est assez dire que les psaumes sont essentiellement une prière chantée, qui idéalement s’accompagne d’instruments à cordes. » – catholique.org\n\n\nÀ chacun des visuels est associée l’action d’un des 500 partenaires soutenus par le CCFD-Terre Solidaire\n\nAfrique, Cameroun, Réseau Dynamique citoyenne\nCréé en 2005, Dynamique citoyenne est le réseau national de suivi indépendant des politiques publiques, des stratégies de coopération et de l’exécution du budget de l’État. Il est constitué d’organisations issues des différentes familles d’acteurs de la société civile camerounaise (ONG et associations, syndicats, organisations confessionnelles) des dix régions. L’objectif global de Dynamique citoyenne est d’obtenir une implication effective de la société civile dans le débat public à travers le suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération. dynamiquecitoyenne.org\n\n\nMais aussi sur les sites internet \n\n\n\n Croire.com Prions en Eglise"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-deuxieme-semaine-pratiquer-la-justice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-deuxieme-semaine-pratiquer-la-justice/","name":"Carême : la deuxième semaine \"Pratiquer la justice\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-14T08:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:38+00:00","description":"Le thème de ce dimanche : \"Pratiquer la justice\" Actions possibles : Lire le livret : « Au service du bien commun ; Au nom de leur foi, les chrétiens","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-mieux-partager-et-proteger-la-terre-10-organisations-demandent-une-loi-fonciere-en-2021-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-mieux-partager-et-proteger-la-terre-10-organisations-demandent-une-loi-fonciere-en-2021-communique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Pour mieux partager et protéger la terre, 10 organisations demandent une loi foncière en 2021! (Communiqué)","datePublished":"2020-06-22T17:52:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:38:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-mieux-partager-et-proteger-la-terre-10-organisations-demandent-une-loi-fonciere-en-2021-communique/"},"wordCount":775,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Agroécologie","Communiqués de presse","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que le Ministre de l’agriculture annonçait il y a quelques jours à peine annuler purement et simplement le projet d’une loi foncière pourtant promis par Emmanuel Macron, les mesures en ce sens votées par la Convention Citoyenne pour le Climat doivent amener à rouvrir ce dossier.\n\n\n\nLe week-end dernier, la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) a voté des mesures pour répondre à l’urgence de la lutte contre l’artificialisation des sols et celle de l’installation des agriculteurs en agroécologie, qui vont dans le sens des promesses de loi foncière faites à de nombreuses reprises par Emmanuel Macron depuis son élection à la présidence de la République. Pourtant, il y a quelques jours à peine, le Ministre de l’agriculture enterrait ce projet, annulant purement et simplement l’idée. \nPour nos organisations, le gouvernement se doit aujourd’hui d’écouter les citoyens et de respecter ses engagements en mettant cette loi à l’agenda 2021. Une refonte de notre politique foncière est en effet indispensable et urgente pour revaloriser et dynamiser nos campagnes, installer des paysans nombreux et faciliter la transmission des fermes en agroécologie, préserver le climat et la biodiversité, stopper les accaparements fonciers en France et ailleurs, et tendre vers la souveraineté alimentaire.\n\n\n\nLoi foncière : le temps presse\n\nLe temps presse ! Chaque jour, en France, plus de 100 hectares disparaissent sous le béton ou le bitume, avec des conséquences catastrophiques sur la biodiversité et le climat, et chaque mois 500 agriculteurs arrêtent leur métier sans être remplacés, concentrant les terres entre les mains de quelques fermes industrielles, dévitalisant les campagnes et mettant à mal la possibilité de réaliser la souveraineté et la relocalisation alimentaire que tout le monde appelle de ses vœux après la crise du coronavirus. Et cette triste réalité, la France l’exporte car nous sommes à ce jour le 9e pays responsable d’accaparement foncier au niveau mondial [[https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwjk5b3Up47qAhXS4IUKHQ6wAAoQFjAAegQIAxAB&url=https%3A%2F%2Flandmatrix.org%2Fdocuments%2F50%2FAnalytical_Report_II_French_2018.pdf&usg=AOvVaw0SokW2cueRdcXQmRns0C5U]] . La refondation de notre politique foncière est une pierre fondatrice pour construire le fameux « monde d’après » plus écologique et social promis par le président. \n\n\nUne refonte de notre politique foncière très attendue pour répondre aux nombreuses urgences sociales et environnementales\n\nDepuis novembre dernier de nombreux appels ont été lancés pour une loi foncière par des députés, par nos organisations et par tous les syndicats agricoles. Suivis le 9 juin dernier par le Conseil Économique Social et Environnemental qui demande également une loi foncière pour “pour protéger les terres agricoles, faire de l’installation la priorité des outils de régulation et supprimer leurs contournements“. Aujourd’hui, la Convention Citoyenne pour le Climat va dans le même sens en demandant des mesures législatives très concrètes. \n\n\nPour répondre à ces attentes: le gouvernement doit respecter sa promesse de loi foncière\n\nMais ces nombreuses attentes se heurtent à l’absence de volonté gouvernementale : alors qu’Emmanuel Macron s’était depuis longtemps engagé à l’élaboration d’une nouvelle loi foncière en France, le gouvernement, par la voix de son Ministre de l’agriculture, a annoncé, quelques jours avant la sortie des résultats de la CCC, et quelques jours après la publication du rapport du CESE, annuler purement et simplement ce projet de loi[[ https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/la-loi-fonciere-ne-verra-pas-le-jour-d-ici-la-fin-du-quinquennat-205-169778.html#xtor=RSS-1]] . Nous demandons, par respect des promesses gouvernementales, et compte tenu de l’urgence d’agir, et des résultats de la CCC, que la refonte de notre politique foncière soit inscrite à l’agenda législatif en 2021.\n\nListe des signataires : Association pour l’amélioration de la gouvernance de la terre, de l’eau et des ressources naturelles (AGTER), la Fondation Nicolas Hulot (FNH), Terre de Liens, CCFD-Terre Solidaire, la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d’agriculture biologique (FNAB), Greenpeace, Notre Affaire à Tous, le Réseau Action Climat, SOL Alternatives agroécologiques solidaires\n\nContact Presse:\n●\tFNH- Paula Torrente - p.torrente@fnh.org / 07 87 50 74 90\n●\tTerre de Lien- Tanguy Martin- t.martin@terredeliens.org/ 06 42 68 97 31\n●\tCCFD-Terre Solidaire - Sophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65\n●\tFNAB - Nadou Masson, secrétaire nationale Installation-Transmission - 06 87 48 50 93\n●\tConfédération Paysanne - Véronique Marchesseau, secrétaire générale ) 06 98 53 76 46"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-mieux-partager-et-proteger-la-terre-10-organisations-demandent-une-loi-fonciere-en-2021-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-mieux-partager-et-proteger-la-terre-10-organisations-demandent-une-loi-fonciere-en-2021-communique/","name":"Pour mieux partager et protéger la terre, 10 organisations demandent une loi foncière en 2021! (Communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-06-22T17:52:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:38:07+00:00","description":"Alors que le Ministre de l’agriculture annonçait il y a quelques jours à peine annuler purement et simplement le projet d’une loi foncière pourtant promis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-portrait-dun-defenseur-des-migrants-qui-a-du-migrer/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-portrait-dun-defenseur-des-migrants-qui-a-du-migrer/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Brésil : Portrait d&rsquo;un défenseur des migrants qui a du migrer","datePublished":"2020-07-24T22:59:03+00:00","dateModified":"2021-12-09T12:37:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-portrait-dun-defenseur-des-migrants-qui-a-du-migrer/"},"wordCount":1353,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Migrations","Portrait"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paulo Illes a été coordinateur du Centre des Droits humains et de Citoyenneté du Migrant (CDHIC), un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, situé à Sao Paulo, au Brésil. Avec l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro il a dû s’exiler au Portugal. Portrait d’un défenseur des migrants qui a dû migrer.\n\n\n\nPaulo Illes a réalisé que sa vie allait changer en rentrant dans le taxi pour l’aéroport. « Mon fils assis à côté de moi, j’ai appelé mon père pour lui dire au revoir. Et j’ai craqué. J’ai pleuré ». Les larmes ont encore coulé à l’aéroport de Sao Paulo, face à la porte d’embarquement du vol pour Lisbonne. « Voir mon fils de 14 ans dire au revoir à sa mère, elle aussi en pleurs, a été déchirant ». \n\nL’ex-coordinateur du Centre des Droits humains et de Citoyenneté du Migrant (CDHIC), un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, avait lutté pour accueillir dignement les étrangers au Brésil. Il se retrouvait, à 44 ans, dans la peau du migrant, obligé de quitter son pays face aux menaces devenues trop lourdes depuis l’élection de Jair Bolsonaro.\n\n\nEnfant, sa famille émigre du Brésil au Paraguay\n\n\n « Je suis petit-fils de migrants venus d’Europe de l’Est pour travailler la terre », raconte Paulo Illes. Paulo nait au Brésil en 1975, et un an plus tard, poussé par la crise économique, sa famille s’installe au Paraguay « J’ai reçu une éducation rigide mais remplie d’amour, se souvient-il. Mes parents étaient analphabètes, mais ils m’ont inculqué l’honnêteté et le respect d’autrui. »  \n\nAux travaux des champs, Paulo préfère l’école. Mais son plus grand plaisir ce sont les matches de foot, en fin de journée. \n« Généralement, c’était le Paraguay contre le Brésil, rigole-t-il. Moi, j’étais toujours dans le camp des étrangers, des brésiliens ! » \n\nSans papiers pendant 15 ans\n\n Ironie du sort, ses parents n’avaient pas eu le temps de lui faire établir sa carte d’identité avant de partir. « J’ai vécu sans papier au Paraguay jusqu’à mes 15 ans. J’ai alors  décidé d’aller au Brésil me donner une identité ». \nLors de ce séjour, Paulo découvre la congrégation des scalabriniens, tournée vers les migrants. \n\nLa dimension religieuse interpelle l’adolescent. « De retour au Paraguay, j’ai choisi de rentrer au Séminaire en 1992, avec l’accord de mes parents eux-mêmes catholiques ». \n\n\nDe l'engagement religieux à l'action sociale pour les migrants\n\n\nQuelques mois plus tard, Paulo obtient ses papiers paraguayens. D’autres séminaristes brésiliens ont moins de chance. « Ils payaient des fortunes des intermédiaires pour obtenir ces documents qu’ils attendaient longtemps ».  \n\nPaulo Illes quitte le Paraguay deux ans plus tard pour poursuivre son cursus au Brésil. \nLe jeune homme s’implique aussi dans une pastorale sociale proche des communautés pauvres en mal de logement. « La démarche était religieuse, mais il n’y avait pas le choix : il fallait d’abord lutter pour faire respecter les droits de ces personnes ». \nUn engagement qui fait dire un jour au curé du Séminaire : « Paulo, tu ne seras pas prêtre ». « Il avait raison ! », s’esclaffe Paulo. Paulo quittera le Séminaire en 2002. \n\n\nDe l'action sociale à la défense des droits humains\n\nDurant six ans, Paulo Illes collabore avec le journal du Mouvement des Travailleurs Sans Terre  puis œuvre au sein de la Pastorale des Migrants, rattachée à la Conférence Nationale des Évêques du Brésil. \n« À cette période, seule l’Église travaillait avec ces populations, souligne-t-il. Face à l’arrivée massive des migrants, il fallait que des organisations de défense des droits humains s’impliquent ». \nD’où la création, en 2008, du Centre des Droits humains et de Citoyenneté du Migrant (CDHIC), à Sao Paulo, dont les actions encourageront d’autres ONGs à s’engager à leur tour.  \n\nEn quatre ans, le travail accompli est énorme, mais il a ses limites. « La reconnaissance des droits des migrants passait par l’adoption de politiques publiques municipales. Sauf que nous n’étions pas écoutés ». \n\n\nDes droits humains à l'engagement politique local \n\n\nIl rejoint alors, pour les élections municipales de Sao Paulo d’octobre 2012, la liste de Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT), ex-ministre de l’Éducation de Lula et finaliste malheureux des dernières élections présidentielles.  \n\nLe visage de Paulo Illes s’illumine lorsqu’il évoque le bilan de ces quatre années passées au sein de la municipalité de Sao Paulo jusqu’en 2016. « Nous avons travaillé à la formation politique des migrants et créé la campagne « Ici je vis, Ici je vote ».  \n  \n\n\nSao Paulo ville accueillante pour les migrants\n\nSao Paulo est aujourd’hui la seule ville au Brésil et l’une des rares dans le monde dotée d’une loi municipale pour la migration ». Sa plus grande satisfaction est que « la municipalité a développé une politique structurelle que l’on retrouve dans toutes les politiques publiques comme la santé, l’éducation ou la culture  ».\n\nLire aussi :   Migrations et gestion locale, l’exemple de Sao Paulo\n\n\n\nBasculement vers la dictature et menaces\n\n\nMais le succès a ses revers. « La situation s’est dégradée après la destitution de la présidente du Brésil Dilma Rousseff, en 2016 ». \n\nA la fin du mandat de Fernando Haddad, à son retour au CDHIC, Paulo Illes subit des actes d’intimidations, « des tirs d’armes à feu en bas de chez moi », alors qu’il était avec son fils. \n\nSans oublier les nombreux piratages de ses comptes mails et de réseaux sociaux. \n\nLe pire demeure sa comparution devant une Commission parlementaire d’enquête (CPI) en mars 2017 pour « corruption ». Paulo sort blanchi, mais marqué par les attaques. \n\nTout comme celles dont il a été victime durant la dernière campagne présidentielle. « Les partisans de Jair Bolsonaro m’invectivaient parce que j’étais un proche du PT et du candidat Haddad, laissant entendre que j’utilisais les migrants à des fins politiques ».  \n\n\nExil\n\n\nAprès les résultats du 1er tour, favorables au candidat d’extrême droite, Paulo Illes consulte le CCFD-Terre Solidaire. Le sentiment est partagé. « En cas de victoire de Bolsonaro, je devais partir car mon fils et moi étions en danger ». Paulo, lui, continue de croire aux chances de Fernando Haddad. Alors, au soir du 2ème tour, « comme beaucoup », il a pleuré. « Un gouvernement autoritaire venait d’accéder à la tête du Brésil, soupire-t-il. Ce pouvoir persécute ses adversaires politiques et les responsables sociaux ».  \n\nLire aussi :  Alerte sur les droits humains au Brésil\n\nAmer, il détaille les décisions du gouvernement de Bolsonaro « dignes d’un régime dictatorial »  : « réduction drastique des budgets des universités de sciences humaines et du ministère de la Culture, suppression de la plupart des 700 « Conseils » qui constituent les rouages de la démocratie brésilienne. Ouverture des portes de l’Amazonie à l’Agrobusiness au mépris des droits des peuples indigènes. Ou encore la création d’un Secrétariat d’État destiné à contrôler les ONG, géré par un général ! »\n\nCe climat pousse Paulo à quitter le pays. \n\nLe combat pour une Citoyenneté universelle\n\nAvec l’aide du CCFD-Terre Solidaire et d’Emmaüs International, il est désormais responsable des relations extérieures de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle (OCU). \n\nCe mouvement milite pour la liberté de circulation et d'installation des personnes à l'échelle mondiale et sur la construction d’une gouvernance alternative des migrations, et notamment d’une alliance entre société civile et autorités locales.\n\n « Il ne devrait pas y avoir de frontières. C’est un concept philosophique et ma profonde conviction ».  \n\nPas vraiment une surprise pour un homme qui confie n’avoir jamais eu de patrie. « Parce qu’au fond, je me suis toujours senti de l’autre côté de la frontière. »\n\nJean-Claude Gerez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-portrait-dun-defenseur-des-migrants-qui-a-du-migrer/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bresil-portrait-dun-defenseur-des-migrants-qui-a-du-migrer/","name":"Brésil : Portrait d'un défenseur des migrants qui a du migrer - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-07-24T22:59:03+00:00","dateModified":"2021-12-09T12:37:43+00:00","description":"Paulo Illes a été coordinateur du Centre des Droits humains et de Citoyenneté du Migrant (CDHIC), un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, situé à Sao","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/impact-environnemental-le-ccfd-terre-solidaire-fait-son-bilan-carbone/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/impact-environnemental-le-ccfd-terre-solidaire-fait-son-bilan-carbone/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Impact environnemental : Le CCFD-Terre Solidaire fait son bilan carbone.","datePublished":"2008-10-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/impact-environnemental-le-ccfd-terre-solidaire-fait-son-bilan-carbone/"},"wordCount":281,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans un souci de cohérence complète entre ses engagements et ses activités quotidiennes, le Comité catholique contre la faim et pour le développement a décidé de réaliser son propre bilan carbone. A ce titre, il est l’une des premières ONG de développement françaises à s’engager dans cette démarche.\n\nEn effet, les manifestations du changement climatique se multiplient de façon inquiétante et questionnent notre capacité à agir collectivement pour lutter contre ce phénomène. Les pays en développement qui dépendent fortement de la production agricole sont particulièrement affectés par la dégradation de l’environnement. Le changement climatique accroit la vulnérabilité des populations pauvres et rend encore plus difficiles les missions des organisations de développement. \n\nLe CCFD-Terre solidaire est directement concerné par ces enjeux et compte participer pleinement au débat international. C’est la raison pour laquelle il travaille pour la deuxième année consécutive sur le thème d’animation « le sens du développement » et il s’intéresse à la question de la responsabilité sociale et environnementale des acteurs économiques. \n\nDepuis sa création, le CCFD-Terre solidaire s’est toujours efforcé de mettre en place des mesures pour consommer de façon responsable et intelligente. Le bilan carbone consiste à mesurer la quantité d’émissions de gaz à effet de serre induite par notre activité. Cette étude doit nous permettre de faire le point sur notre fonctionnement et de dégager des pistes pour améliorer encore la qualité de notre activité en diminuant nos émissions de gaz à effet de serre."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/impact-environnemental-le-ccfd-terre-solidaire-fait-son-bilan-carbone/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/impact-environnemental-le-ccfd-terre-solidaire-fait-son-bilan-carbone/","name":"Impact environnemental : Le CCFD-Terre Solidaire fait son bilan carbone. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-10-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:47+00:00","description":"Dans un souci de cohérence complète entre ses engagements et ses activités quotidiennes, le Comité catholique contre la faim et pour le développement a","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Renforcer les sociétés civiles","datePublished":"2013-04-10T15:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles/"},"wordCount":574,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 1er mars, le président de la République a clôturé quatre mois de débats entre pouvoirs publics et acteurs non gouvernementaux (ONG, syndicats, centres de recherche, collectivités locales, parlementaires, entreprises) sur les enjeux du développement.\n\n\nCes débats, dans le cadre des Assises du développement et de la solidarité internationale animées par le ministre du Développement, Pascal Canfin, ont eu lieu autour de cinq chantiers thématiques avec 19 tables rondes, 600 participants, 250 contributions écrites. On n’avait pas vu cela depuis... quinze ans !\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s’y est fortement investi : un représentant par chantier thématique, des chargés de plaidoyer choisis par le ministère comme intervenants. J’ai moi-même animé la présence des ONG dans le chantier sur la cohérence des politiques publiques avec les objectifs du développement.\n\n\nDeux revendications des ONG ont été reprises par le président Hollande :\n\n La mise en place d’une loi de programmation et d’orientation de la politique française de développement qui sera débattue à l’Assemblée nationale et au Sénat. Cette demande de transparence démocratique est portée par le CCFD-Terre Solidaire depuis quinze ans ! La création d’un Conseil national du développement et de la solidarité internationale : espace pérenne de concertation entre pouvoirs publics et acteurs non gouvernementaux sur les enjeux du développement. Cet espace qui existait par le passé a été supprimé par le gouvernement précédent.\n\n\nMais, le discours de conclusion du Président souffre de manques importants. Sa vision du développement avec des objectifs économiques, sécuritaires et de préservation de la planète nous paraît extrêmement réductrice. Nous affirmons qu’une politique de développement doit avoir comme premier objectif l’accès aux droits fondamentaux pour toutes et pour tous, le partage des richesses et la démocratie. Elle doit aussi participer au renforcement des sociétés civiles dans les pays du Sud. Ce qui est peu le cas, alors que les avancées démocratiques à travers le monde sont largement le résultat de leurs mobilisations.\n\n\nCe renforcement des organisations citoyennes des pays du Sud et leur mise en relation pour un plaidoyer international sont un élément clé de la méthode du CCFD-Terre Solidaire pour lutter contre la pauvreté et les inégalités. Il fonde notre engagement dans la dynamique du Forum social mondial (FSM) depuis sa naissance en 2001.\n\n\nÀ nouveau, nous étions à Tunis pour le premier FSM dans un pays arabe. Dans une région qui a vu les populations se lever pour revendiquer leurs droits et demander la Dignité (mot d’ordre du FSM de Tunis). Deux ans de révoltes qui ont renversé quatre régimes dictatoriaux ! Même si les processus démocratiques ne sont pas stabilisés. La réussite de ce Forum – je n’en doute pas – renforcera les acteurs de la société civile tunisienne. Comme ce fut le cas au Brésil, en Inde, au Sénégal... qui, eux aussi ont accueilli le FSM.\n\n\nEnfin, notre engagement inspiré par « l’option préférentielle pour les plus pauvres » est aujourd’hui stimulé par la nomination du pape François. Originaire d’un pays du Sud, il souhaite mettre l’engagement auprès des plus pauvres au centre de son pontificat."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles/","name":"Renforcer les sociétés civiles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-10T15:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:05+00:00","description":"Le 1er mars, le président de la République a clôturé quatre mois de débats entre pouvoirs publics et acteurs non gouvernementaux (ONG, syndicats, centres","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-suis-chef-dentreprise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-suis-chef-dentreprise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Je suis chef d&rsquo;entreprise","datePublished":"2010-06-02T14:27:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-suis-chef-dentreprise/"},"wordCount":280,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les paradis fiscaux sont nuisibles pour l’économie : ils faussent la concurrence en donnant une prime aux acteurs les plus puissants et/ou les moins éthiques, favorisent la prise de risques inconsidérés par les établissements financiers et les fonds spéculatifs et empêchent certains marchés d’émerger en ruinant les pays en développement. Ils biaisent même parfois l’attribution de marchés publics quand ils font le lit des commissions et rétro-commissions.\n\n\n\nDe nombreux dirigeants d’entreprises n’acceptent pas cette situation, dont bénéficient les grands groupes au détriment des PME, qui forment le cœur du tissu économique. Rendez-vous compte : les entreprises du CAC 40 paient un taux effectif d’imposition de 8% sur leurs bénéfices, contre 30% environ pour les petites entreprises ! \n\nProposez aux entreprises voisines de chez vous, même les petites, de s’engager contre les paradis fiscaux en signant la charte « Entreprises sans paradis fiscal », sur la base d’un engagement à publier chaque année les éléments minimums de transparence.  \n\nAu sein des plus grosses sociétés, les Comités d’Entreprise disposent de prérogatives comme le recours à un audit externe des comptes de l’entreprise. Ce peut être l’occasion pour les syndicats de demander une plus grande transparence des comptes de l’entreprise. D’ores et déjà, l’ensemble des syndicats du secteur bancaire se sont engagés dans cette voie.\n\nVous êtes militant syndical ou simple salarié d’un grand groupe : demandez à votre comité d’entreprise d’obtenir la lumière sur les activités du groupe dans chaque pays où il opère."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-suis-chef-dentreprise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-suis-chef-dentreprise/","name":"Je suis chef d'entreprise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-06-02T14:27:00+00:00","description":"Les paradis fiscaux sont nuisibles pour l’économie : ils faussent la concurrence en donnant une prime aux acteurs les plus puissants et/ou les moins","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/participez-au-village-des-alternatives-citoyennes-dalternatiba/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/participez-au-village-des-alternatives-citoyennes-dalternatiba/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Participez au village des alternatives citoyennes d’Alternatiba","datePublished":"2014-09-17T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/participez-au-village-des-alternatives-citoyennes-dalternatiba/"},"wordCount":223,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 6 octobre 2013 à Bayonne, quelques jours après la publication du 5ème rapport du GIEC sur le dérèglement climatique en cours, 12,000 personnes ont investi les rues et les places de tout le centre-ville pour une journée consacrée aux multiples alternatives concrètes qui existent déjà à la crise économique, sociale, écologique et climatique. \n\n\n\nUn millier de bénévoles, d'exposants et d'associations sont venus faire découvrir ce que l'on peut faire dès aujourd'hui dans tous les domaines de la vie quotidienne : agriculture et alimentation, énergie, habitat, transports, consommation, finance, travail, éducation, etc.\n\nEn transformant le temps d'une journée tout un centre-ville en \"village des alternatives\", ces milliers de citoyens ont montré non seulement que les solutions existent, mais aussi qu'elles construisent une société plus agréable à vivre, plus conviviale, plus solidaire, plus juste et plus humaine. \n\nCette journée, nommée \"Alternatiba\", s'est clôturée par une déclaration traduite en une vingtaine de langues européennes pour appeler à organiser 10, 100, 1000 autres \"Alternatiba\" en Europe d'ici 2015, date de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui aura lieu en France.\n\nToutes les infos ici : http://alternatiba.eu/gonesse/ et http://voe95.fr/cptg/ et http://alternatiba.eu/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/participez-au-village-des-alternatives-citoyennes-dalternatiba/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/participez-au-village-des-alternatives-citoyennes-dalternatiba/","name":"Participez au village des alternatives citoyennes d’Alternatiba - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-17T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:14+00:00","description":"Le 6 octobre 2013 à Bayonne, quelques jours après la publication du 5ème rapport du GIEC sur le dérèglement climatique en cours, 12,000 personnes ont","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Brésil, l’impact de la viande vendue par Casino sur la forêt et les habitants de l’Amazonie","datePublished":"2021-07-07T09:17:11+00:00","dateModified":"2022-08-29T10:28:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/"},"wordCount":1034,"commentCount":17,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Activites-contre-la-deforestation-2013-005.jpg","keywords":["Amazonie","Amérique Latine / Caraïbes","Devoir de vigilance","Justice économique"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« L’affaire » Casino montre les conséquences de la production de viande sur la forêt amazonienne et ses habitants. C'est en documentant la déforestation en Amazonie, mais aussi l’esclavage moderne et l’expulsion de peuples autochtones que les enquêteurs sont remontés jusqu'au groupe Casino.\nUn véritable travail d’enquête mené en Amérique latine par plusieurs organisations, notamment la Commission pastorale de la terre au Brésil, que nous soutenons.\n\n\n\nC’est une chaîne planétaire qui a conduit le groupe de distribution Casino en justice.\nTrois militants, parmi des centaines d’autres, en faisaient partie : Xavier Plassat qui lutte contre l’esclavage moderne depuis l’Amazonie ; Michel Laforge qui appuie les communautés de peuples autochtones depuis l’Equateur ; Marcel Gomes qui mène l’enquête, à Sao Paulo, sur le respect des droits humains par les producteurs brésiliens.\nUn devoir de vigilance des entreprises françaises\nCes trois militants ont contribué à ce que la chaîne Casino soit assignée en justice devant le tribunal de Saint-Etienne « pour des faits de déforestation et de violation de droits humains dans sa chaîne d’approvisionnement ».\n\nLa procédure s’appuie sur la loi sur le devoir de vigilance, pour laquelle s’est beaucoup battu le CCFD-Terre Solidaire, et qui a été adoptée en mars 2017 par le parlement français. Cette loi impose aux entreprises « de prendre des mesures adaptées pour prévenir les atteintes graves aux droits humains, à l’environnement et à la santé et sécurité des personnes résultats de ses activités, de celles de ses filiales, fournisseurs et sous-traitants ».\n\nLire aussi : Tout comprendre de la loi sur le devoir de vigilance (FAQ)\n\nLe groupe Casino est le leader de la distribution au Brésil via sa filiale Grupo Pao de Açucar.\n« L’esclavage est très présent dans la production de viande »\nXavier Plassat ne s’intéressait par spécifiquement à Casino. « J’y suis arrivé par les conditions de travail chez ses sous-traitants »  livre-t-il.\n\nCe frère dominicain est l’un des responsables de la coordination nationale contre l’esclavage moderne. Membre également de la Commission pastorale de la terre ( CPT), il vit depuis 1998 dans la municipalité d’Araguaina, au nord de Brasilia. Une région d’Amazonie, déboisée par les grands propriétaires pour développer la culture du soja ou l’élevage.\n\n« L’esclavage est très présent dans la production de viande »  affirme Xavier Plassat. La notion d’esclavage est définie par l’article 149 du code pénal brésilien.\n\nIl peut être dû à l’imposition de conditions de travail dégradantes ou exténuantes. Il est pratiqué, parfois, pour rembourser une dette. Il empêche la liberté d’aller et venir de la personne concernée.\n\n« Casino dit que sa filiale fait signer des engagements à ses fournisseurs concernant de bonnes conditions de travail. Mais, la filière de l’élevage est composée d’une chaîne de sous-traitants et toute la chaîne n’est pas contrôlée. Surtout depuis l’élection du président Jaïr Bolsonaro » observe Xavier Plassat.\n« Notre but est que les consommateurs finaux achètent en connaissance de cause »\nA plusieurs milliers de kilomètres d’Araguaina, le dominicain a pu compter sur l’expertise de l’ONG Reporter Brasil. L’un de ses membres basé à Sao Paulo, Marcel Gomes, a remonté la chaîne d’approvisionnement de viande de la filiale de Casino.\n\nDepuis les abattoirs du premier producteur de viande brésilien JBS jusqu’aux deux immenses propriétés qui avaient élevé le bétail. « Nous voulions identifier la viande provenant de terres enlevées à des communautés autochtones amazoniennes et déboisées pour en faire des pâturages, en dépit des lois les protégeant »  explique Marcel Gomes.\n\nSon ONG brésilienne, forte de 25 salariés et du soutien de fondations privées, s’est faite une spécialité de l’identification des chaînes de production dans des domaines comme l’agriculture ou les mines.\n\n« Notre but est que les consommateurs finaux achètent en connaissance de cause. Ils peuvent alors, en transparence, exercer leur droit et leur responsabilité de boycotter les produits qui ne respectent pas leurs convictions » précise Marcel Gomes.\nDes expulsions de terres des peuples autochtones réalisées dans une violence extrême\nL’accaparement des terres par les grands propriétaires au détriment des peuples autochtones a conduit à un désastre environnemental.\n\nIl est aussi le fruit de la violence. « Des peuples des forêts sont éjectés de leurs propriétés par des hommes armés. Ils sont contraints de se réfugier sur d’autres terres ou dans les villes. On ne peut pas imaginer le niveau de violence que ces indigènes endurent ! » s’insurge Michel Laforge, secrétaire technique de l’Alliance globale des communautés territoriales des peuples des forêts.\n\nBasé à Quito, en Equateur, il a collaboré à l’étude de l’ONG française Envol Vert qui démontrait le lien entre la déforestation et la vente de viande au groupe Casino, en se servant du traçage rigoureux effectué au Brésil sur le parcours des vaches abattues.\n\nMichel Laforge est satisfait de cette assignation en justice du groupe Casino car « le consommateur doit être informé que le groupe de distribution où il fait ses achats tire une partie de ses bénéfices de la vente de viande produite au Brésil dans des conditions discutables. »\n\nIl précise aussi, avec satisfaction, que les ONG ont mené ce combat aux côtés des peuples autochtones de l’Amazonie brésilienne et colombienne, parties prenantes dans cette procédure.\n\nPierre Cochez\n\nLire aussi : Radar du devoir de vigilance : quelles sont les entreprises hors la loi ? (Rapport)\nPollution de Chevron en Equateur : comment obtenir justice face aux multinationales ?\nDossier : Face à EDF, le combat d’une communauté autochtone mexicaine pour faire reconnaître ses droits"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/","name":"Au Brésil, l’impact de la viande vendue par Casino sur la forêt et les habitants de l’Amazonie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Activites-contre-la-deforestation-2013-005.jpg","datePublished":"2021-07-07T09:17:11+00:00","dateModified":"2022-08-29T10:28:30+00:00","description":"« L’affaire » Casino montre les conséquences de la production de viande sur la forêt amazonienne et ses habitants. C'est en documentant la déforestation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpact-de-la-viande-vendue-par-casino-sur-la-foret-et-les-habitants-de-lamazonie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Activites-contre-la-deforestation-2013-005.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/Activites-contre-la-deforestation-2013-005.jpg","width":1600,"height":1200,"caption":"© CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nutrizaza-laureate-du-grand-prix-de-la-finance-solidaire-le-monde-finansol/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nutrizaza-laureate-du-grand-prix-de-la-finance-solidaire-le-monde-finansol/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Nutri’zaza, lauréate du Grand prix de la finance solidaire Le Monde/Finansol","datePublished":"2015-11-03T14:50:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nutrizaza-laureate-du-grand-prix-de-la-finance-solidaire-le-monde-finansol/"},"wordCount":531,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Finance solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Grand prix de la finance solidaire Le Monde/Finansol a récompensé le 3 novembre Nutri’zaza, une entreprise sociale malgache soutenue par la SIDI,  filiale créée par le CCFD-Terre Solidaire pour favoriser l'accès à la micro-finance dans les pays du Sud\n\n\n\n\"Le prix de la finance solidaire dans la catégorie \"entrepreneuriat dans les pays en développement\" est une belle reconnaissance pour Nutri’zaza, qui a démarré sa troisième année d’existence\", témoigne Mieja Vola Rakotonarivo, directrice de Nutri’zaza. \nDans un pays où la malnutrition infantile touche encore un enfant en bas-âge sur deux, Nutri’zaza a mis au point la distribution d'une farine alimentaire particulièrement nutritive, la Koba Aina. \nCette farine infantile apporte les éléments nécessaires à la croissance du nourrisson quand l’allaitement maternel n’est plus suffisant (à partir de 6 mois) et que les repas traditionnels du foyer ne le sont pas encore. \nLa Koba Aina est produite et conditionnée à partir de matières premières malgaches et répond aussi aux standards internationaux de qualité, tant nutritionnels que sanitaires. \n\n Afin de garantir l’équilibre de son modèle économique, Nutri’zaza mise sur la transformation de la Koba Aina en un produit de consommation de masse, destiné et accessible au plus grand nombre notamment à travers le réseau de distribution classique (supermarchés, épiceries de quartier…) mais surtout grâce à un réseau de restaurants pour bébés et de distributrices au cœur des quartiers qui en ont le plus besoin.\nPour renforcer son impact sur les populations les plus démunies, Nutri’zaza met à disposition des familles un espace de contrôle de santé des enfants avec une pesée régulière et assure une surveillance face à la sous-nutrition.\nNutri’zaza a aussi développé des partenariats durables avec des associations locales, qu’elle fournit régulièrement en Koba Aina à prix très préférentiels. \n\nNutri’zaza a été créée en 2013. L'entreprise est l'aboutissement du projet « Nutrimad », lancé une dizaine d’années plus tôt par le Gret, \"Grâce à l’épargne solidaire, la SIDI (Solidarité internationale pour le développement et l’investissement) a pu prendre le risque d’investir en capital dans Nutri’zaza\", témoigne Catherine Bellin-Schulz, chargée de partenariats à la SIDI. \nEn devenant actionnaire fondateur de Nutri’zaza, et en tant qu’actionnaire actif au conseil d’Administration, la SIDI contribue à accompagner cette entreprise dans son développement et à lui donner les moyens d’expérimenter différents modèles afin de pérenniser un service participant fortement au recul de la malnutrition chronique à Madagascar.\n\nUn soutien possible grâce aux revenus des produits d’épargne de partage proposés par le CCFD-Terre Solidaire, qui permettent à sa filiale la SIDI de financer des projets économiques dans les pays du Sud\n\nPour en savoir plus sur Nutri’zaza et voir la vidéo\n\nPour en savoir plus sur les produits d'épargne de partage\nSemaine de la finance solidaire 2015, un levier pour faire évoluer l’économie"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nutrizaza-laureate-du-grand-prix-de-la-finance-solidaire-le-monde-finansol/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nutrizaza-laureate-du-grand-prix-de-la-finance-solidaire-le-monde-finansol/","name":"Nutri’zaza, lauréate du Grand prix de la finance solidaire Le Monde/Finansol - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-11-03T14:50:07+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:39+00:00","description":"Le Grand prix de la finance solidaire Le Monde/Finansol a récompensé le 3 novembre Nutri’zaza, une entreprise sociale malgache soutenue par la SIDI,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Publication du Baromètre d&rsquo;alerte sur la situation des droits humains au Brésil","datePublished":"2021-01-19T15:21:53+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/"},"wordCount":582,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Communiqués de presse","Droits des femmes","Droits humains","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Coalition Solidarité Brésil (dont le CCFD-Terre Solidaire est membre) publie ce mardi 19 janvier 2021, les résultats de son 2ème baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Première étude annuelle qui propose un état des lieux détaillé et actualisé de la situation sociale, politique et environnementale au Brésil. Les données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation...), donnant ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes\n\n\n\nCe Baromètre se fait l'écho des cris d'alerte des mouvements sociaux face aux violations des droits humains et environnementaux, commises en toute impunité, mais il est aussi le reflet d'une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise sur les territoires. \n\nL'année 2020, au Brésil comme ailleurs aura été marquée par la pandémie et ses conséquences dramatiques. Au Brésil plus qu'ailleurs étant donné le contexte de crise multiforme préexistant à l'arrivée du virus : celui-ci n'a fait qu'amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d'un système structurellement excluant. \n\nLes conclusions du baromètre confirment que les violences, violations et inégalités ne font qu'augmenter, ciblant en particulier les populations historiquement les plus exclues,  dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les habitant.e.s des périphéries...\n\nÀ titre d'exemples :  \n\n- Les « invasions » de territoires des communautés paysannes, traditionnelles, quilombolas et peuples autochtones ont augmenté de 1880% en 2020 par rapport à 2019. \nLe gouvernement Bolsonaro mène une politique agricole centrée sur l'agrobusiness, qui prédispose aux conflits pour la terre et porte atteinte à la vie de ceux et celles qui la protègent.\n\n- D'août 2019 à juillet 2020, 11.088 km2 ont été déforestés en Amazonie, le chiffre le plus élevé depuis 2008. \nLa déforestation, intimement liée à l'expansion de la frontière agricole, est la manifestation par excellence de l'absence totale de préoccupation environnementale du gouvernement.\n\n- En 2020, 39 % des écoles publiques brésiliennes ne possèdent pas un système d'assainissement de base.\nLa pandémie de la Covid-19 a révélé le cruel sous-équipement des établissements scolaires publics brésiliens et le désengagement croissant de l'État dans le secteur de l'éducation.\n\n- Entre janvier et octobre 2020, une attaque par jour de Bolsonaro contre la presse a été recensée. \nLa presse, les professionnel.le.s de la communication et des médias, sont confronté.e.s à la violence, à la censure judiciaire et aux restrictions de leurs activités. \n \nCe baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil fait partie de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n'est pas un crime », campagne de visibilité et de dénonciation des menaces et violences que les défenseur.e.s des droits humains subissent au Brésil. lebresilresiste.org\n \nLe baromètre est disponible ici\n \n\n \nCONTACTS PRESSE :\n \n- Sophie Rebours, CCFD-Terre Solidaire :  s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, 01 44 82 80 64/07 61 37 38 65\n- Erika Campelo, Autres Brésils : erika@autresbresils.net, 06 10 29 52 50\n-Christelle Bresin, Secours Catholique : christelle.bresin@secours-catholique.org, 06 71 00 69 73"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/","name":"Publication du Baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-01-19T15:21:53+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:48+00:00","description":"La Coalition Solidarité Brésil (dont le CCFD-Terre Solidaire est membre) publie ce mardi 19 janvier 2021, les résultats de son 2ème baromètre d'alerte sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retour-sur-les-revolutions-arabes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retour-sur-les-revolutions-arabes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Retour sur les révolutions arabes","datePublished":"2014-03-27T18:53:41+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retour-sur-les-revolutions-arabes/"},"wordCount":1629,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Article","Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"S’il est encore trop pour tirer leçons des bouleversements en cours en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, il est en revanche indispensable à ceux qui, comme nous, se réclament de la société civile internationale, d’interroger le rôle des organisations, mouvements et médias que nous soutenons en tant que partenaires dans cette partie du monde.  \n\n\n\nLes bouleversements de 2011 apparaissent comme le fruit d’une combinaison de facteurs. Ils font suite notamment à l’érosion des légitimités des États en place, en termes de projet national et social, les idéologies telles que le nationalisme et le socialisme ne faisant plus référence. Parallèlement, une maturation sociale s’est opérée avec le développement de l’éducation de masse. L’urbanisation et la mondialisation ont aussi fait naître des désirs, des besoins, sans pour autant les satisfaire. \n\nD’autre part, l’exigence d’une reconquête du sentiment de dignité sociale et nationale s’est exprimée à travers des mots d’ordre relevant d’un idiome universel : dignité, liberté, justice... Faisant suite à l’immolation de Mohamed Bouazizi (le 17 décembre 2011 à Sidi Bouzid, en Tunisie, ndlr), c’est un appel général qui a retenti contre l’humiliation ressentie face au pouvoir des régimes autoritaires et des puissances étrangères, à l’arbitraire, à la mal-vie, à l’absence de perspectives pour les jeunes générations [[(1) L’Organisation internationale du travail recensait en 2010 des taux de chômage de plus de 23 %, chez les jeunes de la région.]].     \n\n\nUNE LAME DE FOND RÉGIONALE MAIS DES CONCRÉTISATIONS DIVERSES\n\n\nOutre ces traits communs, un effet d’entraînement Outre ces traits communs, un effet d’entraînement a eu lieu d’un pays à l’autre. Avec la circulation de l’information, les régimes n’ont plus été en mesure de cacher la réalité, ce qui a encouragé la propagation de l’onde révolutionnaire et le partage de pratiques entre activistes.\n\nPourtant, malgré ces points de convergence, aucun peuple ne s’est revendiqué d’une révolution régionale. La spécificité des configurations nationales l’emporte partout, comme si chaque peuple devait d’abord se réapproprier son propre destin. En Algérie par exemple, la mémoire de l’ouverture démocratique arrachée par les révoltes de 1988 est durablement entachée par la guerre civile qui l’a suivie, expliquant partiellement pourquoi la mobilisation de 2011 n’a pas débouché sur un véritable mouvement de contestation.  \n\n \nUNE RUPTURE GÉNÉRATIONNELLE  \n\n\nLes événements de 2011 s’inscrivent dans un terreau nourri par des formes antérieures de militantisme. En Tunisie, grâce à ses « syndicats de base » qui ont toujours défendu une certaine autonomie, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a conservé une crédibilité et une légitimité à travers le temps. Le soulèvement des travailleurs du bassin minier de Gafsa en 2008 sera d’ailleurs considéré a posteriori comme le prélude de la révolution de 2011, ce qui confère à l’UGT un rôle privilégié. \n\nCes révolutions marquent néanmoins une rupture majeure par rapport aux mobilisations passées. Avec une nouvelle classe d’âge qui a utilisé des modes d’action innovants caractéristiques d’un nouveau bouillonnement et des symboles ou mots d’ordre qui ne correspondent pas à ceux des militants d’autrefois. Les organisations plus classiques de la société civile ou de l’opposition politique semblent en effet souvent dépassées ou méconnues par les jeunes manifestants. \n\nDès lors, un des défi s posés par ces révolutions aux acteurs de société civile est la capacité des anciens à transmettre aux plus jeunes, mais aussi la capacité d’organisations expérimentées à fédé rer une nébuleuse d’acteurs dont les modes d’action et les référents diffèrent. Il s’agit, à terme, de construire une forme de collectif 3 pérenne et défi nie au-delà du sectoriel ou du sporadique.\n\nLes nouveaux modes de mobilisation, mis en lumière pendant la révolution, rendent compte avant tout d’une demande d’espace public et d’un immense besoin de se faire entendre. L’occupation de l’espace à travers les marches, sit-in et rassemblements a permis de centraliser la lutte, de la rendre visible, de l’ouvrir à ceux qui hésitent et de donner une tribune à ceux qui n’ont pas d’autres formes de mobilisation, notamment aux invisibles du secteur économique (travailleurs informels, chômeurs) ou à ceux qui redoutent l’absence de débouchés (jeunes, étudiants). La plupart des manifestations étant partie des quartiers populaires, leur caractère social s’est d’autant plus affirmé. \n\n\nLA CULTURE COMME FORME DE RÉSISTANCE \n\n\nPar ailleurs, l’espace Internet a joué un rôle déterminant de catalyseur à travers l’utilisation des médias participatifs et des réseaux sociaux. Ces nouveaux médias ont permis de déjouer la censure, mais également de partager l’information à une plus grande échelle, attirant l’attention des médias étrangers et devenant ainsi une caisse de résonance des aspirations locales. Par son caractère moderne, anonyme et horizontal, Internet propose en outre de nouvelles modalités de mobilisation de masse qui touchent particulièrement une tranche d’âge peu encline à adopter les modes de mobilisation passés.\n\nLes révolutions ont aussi libéré une forme de créativité nouvelle. Dans les sociétés qui connaissent une répression totale comme en Syrie, anonymes, plasticiens, vidéastes ont fait de la culture une véritable force de résistance comme en témoigne le site Internet « La Mémoire Créative de la Révolution syrienne » (2)[[http://www. creativememory.org]] \n\nSi la portée politique des changements en cours reste limitée dans un certain nombre de pays, ce foisonnement d’innovations dans les modes d’action tend à montrer que le phénomène révolutionnaire actuel est essentiellement civil avant d’être politique (3) [[voir Pour en savoir plus    ]]  \n\n\n\nL’ÉMERGENCE DU « SUJET » MODERNE\n\n Les révolutions ont essentiellement porté une volonté de contestation des régimes en place, mais n’ont pas eu pour but la prise du pouvoir, ni la mise en place d’un projet idéologique ou politique précis. La primauté du slogan « Dégage ! » rend compte de cette réalité. \n\nLa capacité à proposer une alternative politique reste faible : néanmoins, une étape décisive a été franchie et trois ans après, le discours qui prévaut est qu’« il n’y aura pas de retour en arrière » et que les activistes refusent de se « faire voler » leur   révolution.   Lors de ces événements, une demande farouche s’est imposée : celle d’exister en tant qu’individu et citoyen. \n\nEn Égypte, où le changement de régime est loin d’être acquis, il s’est produit un changement de comportements à l’échelle de l’individu et du groupe social. « La révolution n’a pas changé le régime, mais elle nous a changés, nous. » En 2011, les jeunes coptes ont défi é la hiérarchie de l’Église en sortant dans la rue, en priant Place Tahrir aux côtés des musulmans, en revendiquant d’exister en tant que citoyens et non plus seulement en tant que « protégés ». Certes, l’élection d’un président islamiste et surtout les violences sectaires de l’été 2013 ont marqué un coup d’arrêt dans ce processus d’acquisition d’une citoyenneté partagée au-delà des spécificités identitaires, mais 2011 a sans doute représenté une étape cruciale à l’échelle de l’histoire récente de l’Égypte. Les femmes ont, elles aussi, défi lé massivement au Caire et ailleurs, négociant dans la sphère privée des aménagements de leur vie quotidienne, prenant des risques dans l’espace public pour s’affirmer, dénonçant de plus en plus des violences sexuelles, jusqu’ici largement tues. \n\nLes récents bouleversements ont ouvert de nouvelles perspectives pour les acteurs de la société civile, sans pour autant encore marquer leur avènement comme force de transformation politique décisive. Ainsi, leur rôle dans la construction d’une alternative politique reste en suspens. À l’avenir, il faudra évaluer la capacité de chaque société civile à participer à la transition : soutenir l’émergence de systèmes politiques capables de supporter et même de favoriser l’alternance ; aider l’élaboration de projets démocratiques à travers l’écriture des constitutions et la conception de réformes de fond. \n\nDe ce point de vue, la Tunisie offre des perspectives d’avenir plus heureuses que l’Égypte. La société civile tunisienne participe effectivement à l’élaboration d’une culture du compromis, mais également à l’adoption d’une nouvelle Constitution garantissant des avancées remarquables vers un État civil. La société civile égyptienne peine en revanche à défendre son autonomie face au pouvoir, tandis que les fondements d’un « État profond » dominé par l’armée sont toujours à l’oeuvre et que la nouvelle Constitution porte la marque d’un projet de société ambigu. \n\nComme ailleurs dans le monde, la société civile ne pourra pleinement jouer son rôle de transformation sociale et politique que si elle parvient à la fois à constituer un garde-fou vis-à-vis du pouvoir, à forger une force de proposition capable de transcender le stade de la contestation, à incarner un porte-voix de la diversité de la société en faisant exister la pluralité des opinions et des identités et en donnant une représentation aux invisibles et aux laissés-pour-compte."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retour-sur-les-revolutions-arabes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/retour-sur-les-revolutions-arabes/","name":"Retour sur les révolutions arabes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-27T18:53:41+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","description":"S’il est encore trop pour tirer leçons des bouleversements en cours en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, il est en revanche indispensable à ceux qui,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexploitation-petroliere-a-muanda-des-responsabilites-partagees/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexploitation-petroliere-a-muanda-des-responsabilites-partagees/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’exploitation pétrolière à Muanda, des responsabilités partagées","datePublished":"2013-11-21T11:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexploitation-petroliere-a-muanda-des-responsabilites-partagees/"},"wordCount":1012,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’échec du gouvernement de la RDC d’abord\n\n\nUn système législatif et réglementaire inadapté et inefficace, un manque flagrant d’indépendance vis-à-vis des acteurs privés, des conflits d’intérêt permanents…Même le projet de Code des Hydrocarbures, déposé à l’Assemblée nationale et en cours d’étude, ne semble pas prendre en compte les faiblesses du cadre actuel. A Muanda, le gouvernement n’a engagé aucun suivi ou étude sur les impacts de l’industrie pétrolière concernant la santé, l’agriculture et la pêche, en dépit des préoccupations exprimées par les communautés et la société civile congolaise et internationale. Aucune information n’a été transmise aux populations concernant ces sujets. Les instruments internationaux relatifs aux droits de l'Homme ratifiés par la RDC, exigent pourtant de l’Etat des mesures spécifiques afin d’identifier et protéger les droits des populations les plus vulnérables. Or, le gouvernement a donné à la société Perenco l’autorité pour traiter des questions directement liées aux droits humains, sans aucune supervision. Confrontées aux atteintes à  l’environnement, ces populations ont dû, seules, entrer en négociation avec l’entreprise afin d’essayer d’obtenir réparation. Ce système a fondamentalement entravé l’accès à des compensations efficaces, contribué à la poursuite des violations et accentué la pauvreté. \n\n\nLes manquements de l’entreprise Perenco ensuite\n\n\nSi la société met en avant les effets supposés positifs de sa politique de Responsabilité sociétale (RSE), elle ne se fait jamais l’écho des impacts (pourtant inévitables) de son activité. En raison de l’incapacité effective des services de l’Etat congolais de mener à bien leur mission (de contrôle, de constatation et de sanction), les communautés de Muanda peuvent toujours s’échiner à dénoncer les pollutions et les  violations de leurs droits : l’entreprise continuera à se retrancher derrière l’absence d’étude en disant « s’il y a pollution qu’on nous le prouve ». \nOr selon les principes internationaux formulés en 2011 sur la responsabilité des entreprises multinationales [[Principes Directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, Principes Directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales]] qui soulignent le devoir de « diligence » qu’une entreprise se doit d’avoir pour mettre en œuvre sa responsabilité, c’est au contraire l’entreprise qui doit prouver qu’elle ne pollue pas, ou qu’elle gère sa pollution… \n\nLa compagnie franco-britannico-bahamienne opère sur le territoire de Muanda depuis plus de dix ans, sans s’être préoccupée de manière systématique de l’impact de ses opérations sur les populations. Les pipelines ne font pas l’objet d’une maintenance adéquate, et des déchets à forte concentration de substance toxiques sont relâchés dans l’environnement. Alors que ses opérations ont lieu dans un écosystème particulier (delta, mangroves) et que les infrastructures se trouvent en plein espace de vie des populations (maisons, écoles, rivières et fermes, etc.), aucune mesure de protection spécifique ne semble avoir été prise par Perenco. De même, aucune information d’ensemble ne permet d’avoir une idée claire des volumes des déversements et de l’ampleur des dommages. Seule Perenco recense les accidents industriels, sans en divulguer les résultats: ce contrôle de l’entreprise sur des données qui devraient être publiques est un véritable problème. Malgré certains incidents majeurs, la plupart des fuites et déversements ne sont pas répertoriées par les autorités locales. Les populations n’ont accès à aucune information concernant l’impact de la pollution sur leur vie. Les données fondamentales sur la cause des déversements, la dangerosité des produits chimiques utilisés ou encore la nocivité des torchères ne sont pas divulguées. Certes, des informations éparses indiquent que l’entreprise mène certaines investigations, et compense certaines populations sur des impacts visibles, mais la manière dont ces compensations sont calculées (en dehors du système judiciaire) n’est pas explicitée. \n\n\nEnfin, l’Etat français, ainsi que l’Etat du Royaume Uni, ont leur part de responsabilité \n\n\nS’ils souhaitent se conformer pleinement aux Principes directeurs des Nations Unies et aux autres textes qu’ils ont reconnus en matière de responsabilité des entreprises, les Etats d’origine ne peuvent plus continuer d’ignorer leur part de responsabilité dans les violations commises par « leurs » entreprises. L’absence totale de débat dans ces pays sur les impacts de la pollution à Muanda est un signal évident du désintérêt de la part des pouvoirs publics sur ce qu’ils estiment ne pas être leur problème. Pourtant, en signant les Principes directeurs de l’OCDE, les Etats se sont engagés à veiller à la conduite responsable des entreprises domiciliées dans leur territoire. Malgré les recommandations émanant de la société civile ou d’institution nationales et internationales (CNCDH, Commission européenne, Nations unies, OCDE…), les Etats d’origine apparaissent pour le moins réticents à conformer leur droit interne aux nouvelles obligations qui devraient encadrer les activités des multinationales. Or, par le biais de leur action diplomatique (Ambassades, SCAC, Services économiques…), ces Etats devraient favoriser l’appropriation des principes et lignes directrices adressées aux entreprises et en vérifier la mise en œuvre. La réalité sur le terrain est bien différente, avec l’essor de la diplomatie économique et une action étrangère destinée presque exclusivement à favoriser l’entrée des entreprises européennes dans les marchés des pays du Sud. Enfin, comme le préconise l’Union européenne, les services diplomatiques devraient pleinement assumer leur responsabilité dans la protection des défenseurs des droits humains et de la justice économique qui mettent leur propre vie ou celle de leurs proches en danger."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexploitation-petroliere-a-muanda-des-responsabilites-partagees/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexploitation-petroliere-a-muanda-des-responsabilites-partagees/","name":"L’exploitation pétrolière à Muanda, des responsabilités partagées - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-21T11:00:00+00:00","description":"L’échec du gouvernement de la RDC d’abord Un système législatif et réglementaire inadapté et inefficace, un manque flagrant d’indépendance vis-à-vis des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-annonces-du-g7-sur-les-reformes-fiscales-internationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-annonces-du-g7-sur-les-reformes-fiscales-internationales/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Réaction aux annonces du G7 sur les réformes fiscales internationales","datePublished":"2021-06-05T16:02:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-annonces-du-g7-sur-les-reformes-fiscales-internationales/"},"wordCount":720,"commentCount":23,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Justice économique","Paradis fiscaux"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Réunis à Londres, les ministres des Finances du G7 ont annoncé soutenir l’adoption d’un taux minimum d’imposition des multinationales d’au moins 15 %” au niveau mondial. Pour le CCFD-Terre Solidaire, si un taux minimum effectif est une partie de la solution pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales, la proposition du G7 ne peut pas permettre d’imposer justement les multinationales. Elle va avantager nettement les pays riches, où sont les sièges des multinationales, au détriment des pays où sont réalisées les activités, notamment les pays en développement. De plus, un taux plancher si bas risque d’entériner une imposition bien trop faible des multinationales.\n\n\n\nLison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, réagit :\n \n“Le G7 promeut un taux minimum d’imposition qui permettra d’abord aux pays de maison-mères des multinationales de récupérer les bénéfices faiblement taxés ailleurs, plutôt qu’à chacun des pays où a lieu l’activité des multinationales et qui sont directement victimes des montages fiscaux des entreprises. Ce système va renforcer les inégalités du système fiscal, déjà biaisé envers les pays les plus riches, qui veulent garder la part du lion : les pays du G7 pourraient récupérer 60% des recettes supplémentaires[[ Estimations Tax Justice Network https://datawrapper.dwcdn.net/2BhFm/5/]] . C’est profondément injuste, alors que l’évasion fiscale frappe bien plus fortement les pays du Sud, 30% de plus au regard de leur PIB [[CRIVELLI E., DE MOOIJ, R., et KEEN, M., (2015), IMF Working Paper : Base Erosion, Profit Shifting and Developing Countries, mai 2015. https://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2015/wp15118.pdf]] . L’enthousiasme suscité par les propositions du Président Biden ne doit pas nous empêcher de considérer l’enjeu pour tous les pays du monde, et la nécessité de réformes justes et équitables.”\n\n“Dans tous les cas, un taux d’imposition à 15% est bien trop bas pour établir un plancher mondial  : un taux si bas risque d’une part d’entraîner une course à la baisse des taux et d’autre part entériner une taxation faible pour les multinationales, plus faible que pour les PME, alors qu’il est indispensable d’imposer davantage les grandes entreprises.”\n\n“La mise en place d’un taux minimum effectif est une partie de la solution mais doit être impérativement accompagnée d'une réforme fondamentale du système de pleine concurrence, qui considère les filiales des entreprises comme des entités séparées, et qui ne fonctionne tout simplement pas, pour que l’on puisse taxer les entreprises là où elles ont une activité réelle. Malheureusement, les pays les plus riches et l’OCDE n'ont jamais vraiment considéré cette option pourtant proposée par certains pays en développement. L'idée de mettre en place un nouveau système fiscal mondial qui ne s'appliquera qu’à une part réduite des profits d’un nombre limité de très grandes entreprises, qui coexisterait avec l’ancien, va considérablement complexifier le système sans régler le problème.“\n\n“C’est la mise en œuvre d’une taxation unitaire[[ Avec la taxation unitaire, on considère chaque multinationale comme une entité unique, et on répartit les bénéfices à imposer dans chaque pays via une formule, pour refléter l’activité réelle.]]  , pour refléter l’activité réelle des entreprises, et d’un taux minimum effectif d’au moins 25%, qui permettrait que les multinationales paient enfin leur juste part d’impôt.“\n\n“ Des réformes ambitieuses sont nécessaires pour changer les règles de la fiscalité. Il  est inacceptable que les pays les plus riches construisent un système à leur avantage, qui plus est dans un contexte de crise économique mondiale où les inégalités Nord / Sud sont exacerbées et les besoins immenses. Il est urgent de soutenir la création d’un organisme à l’ONU où tous les États pourront négocier sur un pied d’égalité, et la négociation d’une convention fiscale.”  \n\nContact :  \nLison Rehbinder : 06 31 29 11 60, l.rehbinder@ccfd-terresolidaire.org\nSophie Rebours : 07 61 37 38 65 - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-annonces-du-g7-sur-les-reformes-fiscales-internationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-annonces-du-g7-sur-les-reformes-fiscales-internationales/","name":"Réaction aux annonces du G7 sur les réformes fiscales internationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-05T16:02:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","description":"Réunis à Londres, les ministres des Finances du G7 ont annoncé soutenir l’adoption d’un taux minimum d’imposition des multinationales d’au moins 15 %” au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bien-vivre-cest-quoi-pour-vous/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bien-vivre-cest-quoi-pour-vous/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le bien vivre, c&rsquo;est quoi pour vous ?","datePublished":"2018-06-07T12:23:03+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bien-vivre-cest-quoi-pour-vous/"},"wordCount":1187,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","Justice économique","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le PIB, produit intérieur brut, et le taux de croissance, censés mesurer la richesse d’un pays ont fait leur temps. Vive les nouveaux critères ! Prenez deux minutes, montre en main, pour vous interroger sur votre vision du bien vivre.\n\n\n\nAutour de quels indicateurs souhaitez-vous construire le monde de demain ? \n\n\n\nAujourd'hui, l'indicateur phare utilisé pour mesurer la richesse d'un pays est le taux de croissance :\n\n Au niveau d'un pays, la notion de croissance  désigne la variation de la production de biens et de services. C'est la variation du PIB ou du PNB qui mesure la croissance d'un pays (challenges.fr).  Le PIB  étant :\nl'indicateur de la valeur de la production réalisée dans un pays en une année. Son périmètre est la production vendue sur un marché ou réalisée avec du travail et du capital eux-mêmes vendus sur un marché. La production autoconsommée des ménages est donc, pour l’essentiel, écartée (Alternatives économiques).\n \n\n\nEt vous, qu'en pensez-vous ? Prenez deux minutes, montre en main, pour vous interroger sur votre vision du bien vivre et la façon de le mesurer. A la fin de la page, vous verrez en vidéo les réponses de nos partenaires du monde entier. Acteurs et actrices engagés, ils expliquent ce qu’est, pour eux, le bien vivre.\n\n\n1- Le temps \n\n\n« Je n’ai pas eu le temps ». Combien de fois par jour cette phrase traverse-t-elle votre esprit ? Pas le temps au boulot (« C’était pour hier, non ? »), pour la famille, pour soi, pour les autres, trop de temps dans les transports, trop de temps à attendre… Le temps est devenu un bien rare d’une valeur inestimable.\nSi vous avez hâte de développer vos talents d’artiste–peintre, d’assouvir votre soif de justice sociale dans une association ou de vous occuper de votre belle-mère, faites le 1.  \n\n\n2- La santé\n\n\nOn connaît l’adage : quand la santé va, tout va ! Certes, mais quand elle n’est plus là, on fait quoi ? La queue aux urgences, la danse de la pluie devant le cabinet médical, la récolte de plantes médicinales...?\nSi l’accès à des soins de qualité reste votre priorité, tapez le 2.\n\n\n3- L'environnement naturel\n\n\nEmbrasser les arbres, murmurer à l’oreille des écorces, marcher pieds nus dans l’herbe, respirer un air pur, retrouver le goût des tomates élevées sans glyphosate, respecter la vie des abeilles et des espèces en voie de disparition, lutter contre le dérèglement climatique, fabriquer du compost sous l’œil admiratif du voisin de palier…\nSi la préservation de notre planète est l’enjeu d’aujourd’hui, votez le 3.  \n\n\n4- L’argent\n\n\nFaire du camping ou partir vous dorer la pilule sur les plages publiques : très peu pour vous. Vous préférez l’apéro à bord du yacht de votre meilleur ami. Vos indicateurs de richesse : nombre de comptes en banque, vitesse record des transactions financières, cours du dollar… A l’abri des regards, vous cachez vos dividendes en Helvétie, à Jersey, aux Caïmans ou dans tout autre paradis fiscal. \nEchapper à l’impôt, c’est votre sport favori. Sans hésiter, tapez 4.  \n\n\n5- Le vivre ensemble\n\n\nÇa paraît simple sur le papier mais quand il s’agit d’accueillir l’autre, que ce soit un voisin en difficulté ou un migrant venu de loin, c’est plus compliqué. Pourtant vous sentez monter en vous un désir d’agir. De nombreuses initiatives existent et attendent votre soutien : aider un migrant à apprendre le français, le soutenir dans une démarche administrative, participer à un pique-nique solidaire. Faites votre choix !\nSi « entraide », « solidarité », « société ouverte » ne sont pas des vains mots pour vous, envoyez le 5.  \n\n\n6- L’accès à la nourriture\n\n\nEst-ce possible encore aujourd’hui de ne pas manger à sa faim ? Oui, bien sûr, dans notre pays et dans beaucoup d’autres. Difficile à croire quand remplir son caddie ou commander son dîner sur Internet est devenu un geste du quotidien. Vous soutenez des initiatives de permaculture et d’agroécologie, vous êtes convaincu que l’agriculture familiale est la solution pour nourrir la planète. \nVous pensez que l’accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive est un droit fondamental, faites le 6.\n\n\n\n7- Le modèle économique\n\n\nBien vivre, bien manger, protéger les droits humains et la planète, même combat ! Circuits courts, produits de saison, respect des droits des travailleurs dans les pays du Sud, consultation des peuples… Ou, accaparements des terres, argent roi, travailleurs au charbon, actionnaires gourmands… ? Faites votre choix. \nPour un changement de paradigme tapez 7.\n\n\n8- Le travail\n\n\nCertains en ont trop, d’autres se damneraient pour glaner des heures supplémentaires. Chômage, inégalités des salaires et des traitements, multiplication des « burn-out », sécurité précaire sur le lieu de travail, enfreintes au droit de se syndiquer… la liste des difficultés liées à l’emploi est longue.\nSi pour vous un emploi digne, respectueux de chacun, sécurisé, bien payé, valorisant, épanouissant (si c’est possible !) est un indicateur prioritaire de la vitalité d’un pays, envoyez le 8.   \n\n\n9- L’éducation\n\n\nPrésence des filles sur les bancs de l’école, trajet à parcourir pour se rendre en classe, capacité de l’école à réduire les inégalités sociales, mauvais résultats des élèves aux enquêtes internationales, accès à l'université… L’éducation doit-elle être gratuite et ouverte à tous ? Pour vous l’école est le lieu où se crée la société de demain. ! \nSi l’éducation reste une composante forte de la santé d’un pays, tapez le 9.\n\n\n10-Dieu\n\n\nEt Dieu dans tout ça ? Tout homme et toute femme n’ont-ils pas un espace sacré ? Ne sommes-nous pas tous en quête de vérité ? A l’église, à la mosquée, au temple, à la synagogue, dans un coin de sa maison, au fond de son cœur…\nL’épanouissement spirituel en toute liberté est pour vous une dimension fondamentale de l’être humain, tapez 10.\n\n\n11- Le bonheur\n\n\n« Il est où le bonheur, il est où ? ». A chacun de trouver sa réponse. Sauf qu’un pays, le Bhoutan, a déclaré officiellement depuis 1998, le Bonheur national brut (BNB) comme un indicateur de la santé du pays. Tout n’est pas rose dans la contrée himalayenne mais prendre sérieusement le bonheur comme critère d’évaluation d’une société, voilà bien une idée révolutionnaire.\nSi vous êtes à deux doigts de déménager au Bhoutan, tapez le 11.\n\n\nEn vidéo, voici les réponses de nos partenaires :\n\n\n  \n\n\nCes questions vous intéressent, ne manquez pas le premier Forum international pour le bien vivre, co-organisé par le CCFD-Terre Solidaire, du 6 au 8 juin 2018 à Grenoble.\n\n\n\nLire aussi dans le numéro \"Comment mesurer le bien vivre ?\" de la Revue Projet : \nGrenoble, faire du bien-être soutenable une boussole"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bien-vivre-cest-quoi-pour-vous/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-bien-vivre-cest-quoi-pour-vous/","name":"Le bien vivre, c'est quoi pour vous ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-06-07T12:23:03+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:42+00:00","description":"Le PIB, produit intérieur brut, et le taux de croissance, censés mesurer la richesse d’un pays ont fait leur temps. Vive les nouveaux critères ! Prenez","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-recommandations-aux-pays-du-g20-pour-le-sommet-de-cannes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-recommandations-aux-pays-du-g20-pour-le-sommet-de-cannes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les recommandations aux pays du G20 pour le sommet de Cannes","datePublished":"2011-10-05T16:48:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-recommandations-aux-pays-du-g20-pour-le-sommet-de-cannes/"},"wordCount":718,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Obliger les entreprises multinationales à publier leurs comptes pays par pays\n\nPour contourner l’impasse des listes et détecter les pratiques d’évasion fiscale, il est urgent de demander aux entreprises multinationales de faire toute la lumière sur l’ensemble de leurs activités dans tous les pays où elles interviennent.\nSpécifiquement, nous voudrions que chaque entreprise soit obligée de publier pays par pays les informations suivantes :\n\nle nom de toutes ses implantations dans le pays en question ;\nle détail de ses performances financières, y compris :\n- ses ventes, à la fois à des tiers et à d’autres filiales du groupe\n- les achats, répartis entre les tiers et les transactions intra-groupes\n- la masse salariale et le nombre d’employés\n- les coûts de financement partagés entre ceux payés aux tiers et ceux payés aux autres membres du groupe\n- son bénéfice avant impôt ;\n\nles charges fiscales détaillées incluses dans ses comptes pour le pays en question ;\nle détail du coût et de la valeur comptable nette de ses actifs physiques fixes ;\nle détail de ses actifs bruts et nets.\n\nPlusieurs voies peuvent permettre d’instaurer cette obligation de reporting pays par pays :\nla régulation boursière de chaque place financière, pour les entreprises cotées,\nles normes comptables internationales, pour les entreprises multinationales non cotées.\n\n\nMettre fin aux sociétés écrans\n\nDemander à chaque État ou territoire de s’engager à :\n- tenir un registre des trusts et/ou autres structures juridiques opaques existant dans son droit national, qui précise le nom des bénéficiaires réels, des opérateurs et des donneurs d’ordre ;\n- tenir l’information à la disposition des autorités fiscales, douanières et judiciaires des autres États.\n\nAinsi, un fichier des comptes bancaires accessible aux mêmes autorités devrait être dressé dans chaque État. Plusieurs États européens disposent d’un tel instrument, l’outil français (FICOBA) faisant figure de référence.\n\nLes pays du G20 doivent :\n- Demander au Groupe d’action financière (GAFI) d’amender, dans le cadre de la révision de ses 40+9 recommandations, les articles 33, 34 et VIII pour exiger de tels registres publics et en faire un critère clé de conformité aux normes anti-blanchiment.\n- Faire de la disponibilité et de l’accessibilité des informations relatives à la propriété effective des actifs financiers un élément déterminant d’appréciation dans les rapports d’évaluation du Groupe de revue par les pairs du Forum fiscal mondial.\n- Prévoir des sanctions fortes et coordonnées à l’encontre des pays qui ne se conformeraient pas à ces recommandations spécifiques dans un délai donné.\n\n\nRenforcer les sanctions contre la criminalité économique et financière\n\nLa délinquance économique et financière, notamment en matière fiscale, perdrait énormément de son intérêt si elle cessait de faire l’objet d’une large impunité. C’est pourquoi les États doivent renforcer le niveau et la mise en œuvre de sanctions contre les fraudeurs et les auteurs de délits ou crimes financiers.\n\nSpécifiquement, nous demandons aux États du G20 de :\n- S’engager à participer à la convention multilatérale OCDE/Conseil de l’Europe pour permettre un échange effectif de renseignements fiscaux et obtenir des territoires sous leur influence et des trous noirs de la finance qu’ils y participent.\n\n- Étendre, d’abord de façon expérimentale, la directive européenne sur l’épargne fondée sur l’échange automatique de renseignements, à quelques pays en développement.\n\n- Unifier la définition légale de la fraude fiscale et exiger que le GAFI en fasse une infraction sous-jacente au blanchiment d’argent.\n\n- Saisir et restituer les avoirs détournés aux pays spoliés, principe inscrit dans la Convention de Merida, et adapter le droit interne à chaque État afin de faciliter les actions en justice des acteurs non-étatiques qualifiés.\n\nCes propositions ont été développées dans le cadre de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires. Elles sont relayées par plus de 50 organisations membres de la campagne internationale « Action mondiale Stop paradis fiscaux »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-recommandations-aux-pays-du-g20-pour-le-sommet-de-cannes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-recommandations-aux-pays-du-g20-pour-le-sommet-de-cannes/","name":"Les recommandations aux pays du G20 pour le sommet de Cannes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-05T16:48:00+00:00","description":"Obliger les entreprises multinationales à publier leurs comptes pays par pays Pour contourner l’impasse des listes et détecter les pratiques d’évasion","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-humains-et-la-democratie-en-birmanie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-humains-et-la-democratie-en-birmanie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Défendre les droits humains et la démocratie en Birmanie","datePublished":"2012-04-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-humains-et-la-democratie-en-birmanie/"},"wordCount":725,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Une bonne partie de notre travail consiste à éplucher la masse de documents qui nous parviennent. Il faut savoir que, chaque année, il y a entre 10 et 11 000 articles, rapports, notes en tous genres qui sont publiés sur la Birmanie. Sur tous les sujets.\n\n\n\n Comment travaillez-vous ?\n\nDans les média internationaux, les organes de presse locaux ou par des groupes de documentation. Beaucoup d’informations arrivent également de l’intérieur de la Birmanie. \n\nÀ nous de filtrer tout cela, de le remettre en perspective, de le résumer et de diffuser ensuite ces informations. Ce que nous faisons dans un bulletin que nous publions tous les mois ou dans des dossiers spéciaux consacrés à des sujets particuliers comme les lois qu’adoptent le Parlement.\n\n Comment vous parviennent les informations en provenance de l’intérieur ?\n\nCe sont des gens qui sont sur le terrain qui nous les envoie. Beaucoup ont été formé à cette collecte d’informations auprès des organisations qui sont à la frontière et sont ensuite rentrés chez eux où ils ont organisé de véritables réseaux. Il y a des groupes qui s’intéressent aux questions environnementales, économiques, de santé, aux femmes… \n\nCertains travaillent de manière plus ou moins clandestine, d’autres nous contactent directement par Internet et même ceux qui sont dans des régions où il n’y a ni électricité ni Internet trouvent toujours le moyen de nous faire parvenir leurs informations. Des jeunes Palaungs ont ainsi récemment produit un rapport dans lequel ils montrent que, dans la partie de l’État shan où ils vivent, 65 % des fermiers ont été spoliés de leur terres par le gouvernement qui veut y construire des barrages et un pipeline. \n\n Certains d’entre vous se rendent également en Birmanie, n’est-ce pas dangereux ?\n\nQuels que soient les risques que mes collègues ou moi pouvons prendre, il faut bien comprendre qu’ils ne sont rien à côté de ceux pris par les gens sur place. Et je sais pertinemment que, si le moindre danger devait survenir, ils feront tout pour que rien ne nous arrive. Quitte à mettre en danger leur propres vies. Avant d’entreprendre une telle visite nous devons donc faire en sorte que toutes les précautions nécessaires soient prises. Pour nous, mais aussi pour eux. Et nous fier à leurs recommandations pour être le plus discret possible. Ne pas avoir de sac à dos, ce qui fait trop « touriste », préférer les tongs aux chaussures, le longyi traditionnel au jean…\n\nVous faites aussi de la formation ?\n\nUn autre aspect très important de notre travail est effectivement la formation. Nous proposons une vingtaine de stages par an. Les thèmes abordés vont de la documentation au plaidoyer, des relations internationales aux questions de sécurité. Nous avons, par exemple, été les premiers à proposer une formation uniquement destinées aux femmes, en 1997, et ce programme continue aujourd’hui encore. \n\nEnviron la moitié de ceux que nous formons retournent ensuite en Birmanie, les autres font du plaidoyer au niveau international, surveillent la situation des droits de l’homme ou s’occupent à leur tour de formation dans leurs communautés respectives.\n\nVous êtes récemment allée dans l’État Kachin, comment était la situation ?\n\nAprès 17 années de cessez-le-feu, la guerre a repris depuis juin dernier et nous assistons aujourd’hui à une recrudescence des affrontements dans le nord et l’est du pays. Résultat : plus de 55 000 personnes déplacées qui se retrouvent dans des conditions très difficiles. La plupart d’entre eux vivent dans des cabanes dont les murs sont faits de bambou et le toit, d’une feuille de plastique. À même le sol.\n\nBeaucoup d’enfants et de personnes âgées sont décédées, l’hiver dernier, à cause du froid. Ces réfugiés survivent uniquement grâce aux dons que font les populations locales, mais, à cause de leur grand nombre, cela se résume maintenant à un peu de riz, de légumes, quelques lentilles, un œuf de temps en temps. Le plus terrible est que cela est arrivé au moment où les autorités gouvernementales affirmaient que « la paix était pour bientôt ».\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet\n\nSite internet de l'association"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-humains-et-la-democratie-en-birmanie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-humains-et-la-democratie-en-birmanie/","name":"Défendre les droits humains et la démocratie en Birmanie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-04-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","description":"Une bonne partie de notre travail consiste à éplucher la masse de documents qui nous parviennent. Il faut savoir que, chaque année, il y a entre 10 et 11","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexpertise-reconnue-de-kambale-malembe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexpertise-reconnue-de-kambale-malembe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’expertise reconnue de Kambale Malembe","datePublished":"2012-11-05T10:02:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:04:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexpertise-reconnue-de-kambale-malembe/"},"wordCount":608,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis son engagement dans la région des Grands Lacs suite au génocide rwandais de 1994, Kambale Malembe, originaire du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), récolte les fruits de son travail sur les questions foncières. Le Forum des amis de la terre (Fat), qu’il a créé, fait désormais autorité à l’échelle nationale.\n\n\n\nMalembe siège depuis le 26 avril aux côtés de représentants des ministères et de juristes, au sein de la commission nationale chargée de rédiger les mesures d’application du nouveau code agricole, promulgué en décembre 2011. Il préside même la sous-commission chargée des questions foncières. Une responsabilité qui prolonge le plaidoyer mené par le Fat depuis 2007, pendant l’élaboration de la loi. Durant cette période, l’association a sensibilisé les décideurs politiques et administratifs congolais à la nécessité d’inclure les organisations paysannes et les chefs coutumiers dans la gouvernance foncière.\n\nCe n’est pas un hasard si la société civile du Nord-Kivu, province de l’est de la RDC, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda, s’est engagée sur ce sujet. La terre est en effet au centre de la plupart des causes du conflit qui déchire toute la région. « La question foncière y est plus sensible qu’ailleurs, explique Malembe. Le surpeuplement et la surexploitation des sols, les tensions créées par la présence de populations originaires du Rwanda depuis le début du XXe siècle, les mouvements de réfugiés depuis le génocide de 1994, auxquels s’ajoute l’activité de groupes armés soutenus par le Rwanda, expliquent que la situation du Nord-Kivu intéresse la sécurité nationale. »\n\nConcilier gestion moderne des terres et pratiques coutumières\n\nLa nécessité d’une nouvelle gouvernance foncière s’imposait pour remédier à ces problèmes structurels. L’objectif est de concilier la gestion « moderne » des terres, avec les pratiques coutumières, plus proches des réalités locales mais totalement débordées par l’ampleur des problèmes.\n\nLe plaidoyer du Fat a débouché sur la reconnaissance par la loi de comités consultatifs locaux, aux différents échelons décentralisés, composés des chefs coutumiers (propriétaires traditionnels des terres), des organisations paysannes et des associations féminines. Ces comités seront chargés, entre autres, de trancher les conflits fonciers avant qu’ils ne soient soumis, si nécessaire, au système judiciaire.\n\nLe rôle de la commission, où siège actuellement Malembe, est d’élaborer les textes permettant la mise en pratique de la nouvelle loi. Mais elle se heurte à un problème financier : l’État n’a pas toujours débloqué le budget prévu pour son fonctionnement et les agences internationales n’ont pas délié leur bourse. Seuls le CCFD-Terre Solidaire, une fondation italienne et un consortium d’ONG belges l’ont soutenue.\n\nC’est que cette loi contrarie des investisseurs qui convoitent de vastes superficies pour y développer des projets d’agriculture industrielle. Elle leur impose en effet une étude d’impact écologique et social. Plus gênant, des pressions congolaises ont obtenu que les sociétés étrangères investissant dans l’agriculture, soient détenues à 51 % par des nationaux. Cette vision, contraire à l’approche libérale défendue par les agences onusiennes et l’Usaid (Agence américaine pour le développement international), est contrée par un travail de lobbying qui retarde l’application de la loi."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexpertise-reconnue-de-kambale-malembe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lexpertise-reconnue-de-kambale-malembe/","name":"L’expertise reconnue de Kambale Malembe - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-05T10:02:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:04:20+00:00","description":"Partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis son engagement dans la région des Grands Lacs suite au génocide rwandais de 1994, Kambale Malembe, originaire du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-quelles-perspectives-apres-la-catastrophe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-quelles-perspectives-apres-la-catastrophe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti : quelles perspectives après la catastrophe ?","datePublished":"2010-01-27T17:12:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-quelles-perspectives-apres-la-catastrophe/"},"wordCount":1903,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Port-au-Prince, le 27 Janvier 2010\n\n\nLe 12 Janvier 2010 un séisme d’une rare violence a frappé notre pays avec des conséquences dramatiques sur les populations de plusieurs communes des Départements de l’Ouest, du Sud-est et sur l’ensemble du pays. Ce tremblement de terre d’une magnitude de 7.3 sur l’échelle de Richter et son cortège de pertes irréparables ont endeuillé notre pays tout en créant des douleurs insoutenables. Ce drame qui nous affecte aujourd’hui est sans aucun doute l’un des plus graves de toute notre histoire et cause un profond traumatisme qui marquera le 21ème siècle haïtien.\n\n\n\nLes bilans partiels communiqués jusqu’ici tentent passablement d’exprimer une réalité effroyable et indicible, c’est-à-dire l’horreur que nous avons vécu ensemble durant ces interminables 35 secondes  qui, le 12 janvier,  nous ont  arraché un lourd tribut de douleurs et de larmes. Plus de 150.000 morts, 500.000 blessés, plus d’un million de sans abris, des dizaines de milliers d’amputés, plus de 300.000 personnes réfugiées en province, plus de 3 millions de sinistrés dévastés qui, en une minute, ont vu se transformer à jamais leurs vies, leurs familles et leurs sociétés. Une société entière traumatisée vivant dans la terreur  permanente de probables répliques ou d’un nouveau séisme.\n\n\nNos organisations ont toutes été profondément bouleversées par cet événement. Nous avons perdu des proches parents, des camarades de travail, des enfants, des jeunes, des professionnels bourrés de promesses de rêves et de compétences, des édifices, des équipements, des outils de travail et une immense documentation basée sur plus de 30 années d’expériences collectives avec les organisations et les communautés de base. Les pertes sont immenses et irréparables.\n\n\nIl est indispensable malgré la douleur que nous ressentons tous et toutes de réfléchir sur ce qui vient de se passer et de tirer de cette tragique expérience les leçons et les orientations qui nous permettront de poursuivre notre inlassable travail de construction d’un autre pays capable de vaincre le cycle de l’effondrement et la dépendance et de se placer à la hauteur des rêves d’émancipation universelle de ses fondateurs et de tout le peuple haïtien. \n\n\nL’ampleur du désastre est sans aucun doute liée à la nature de l’État dans notre pays, un héritage historique colonial et néocolonial et la mise en place des politiques néolibérales au cours des 3 dernières décennies. L’hypercentralisation autour de la « République de Port-au-Prince » décidée par l’occupation américaine de 1915 est certainement un des facteurs déterminants. En particulier, la complète libéralisation du marché de l’immobilier a ouvert un espace de spéculation débridé aux flibustiers de tout poil.\n\n\nNous sommes très émus par l’extraordinaire élan de solidarité manifesté par la population de la région métropolitaine qui pendant les 3 premiers jours suivant le sinistre ont su répondre par l’auto-organisation en construisant 450 camps de réfugiés qui ont contribué à sauver des milliers de personnes prisonnières des décombres et a rendu possible la survie de 1.5 millions de personnes grâce au partage communautaire de toutes les ressources disponibles (nourriture, eau, vêtements). Honneur et respect à la population de Port-au-Prince ! Ces mécanismes spontanés de solidarité doivent jouer un rôle essentiel dans le processus de reconstruction et de re-conceptualisation de l’espace national.\n\n\nNous adressons cette correspondance à nos partenaires et aux différents réseaux nationaux et internationaux auxquels nous participons afin de les informer des démarches que nous avons entreprises et de nos objectifs à court, moyen et long terme.\n\n\nEn effet, depuis plus d’une semaine un groupe d’organisations et de plateformes se réunissent régulièrement afin de faire face à cette nouvelle situation tout en mettant en place de nouvelles stratégies et manières de travailler. Ainsi, nous les responsables des organisations et plateformes suivantes, à la suite de plusieurs rencontres pour analyser la nouvelle situation et définir des stratégies communes adoptons un positionnement qui se fonde sur les éléments d’orientation suivants :\n\n Contribuer à préserver les principaux acquis des mouvements sociaux et populaires haïtiens menacés par la nouvelle situation Contribuer à répondre aux besoins urgents de la population en mettant en place des centres de services communautaires disposant de capacités adéquates pour répondre aux besoins suivants : alimentation, soins de santé primaire, assistance médicale et psychologique suite aux chocs subis lors du séisme Profiter des projecteurs de la grande presse braqués sur notre pays pour diffuser une image différente de celle projetée par les forces impérialistes Mettre en place de nouvelles façons de faire visant à dépasser l’atomisation et la dispersion qui constituent l’une des principales faiblesses de nos organisations. Ce processus de rapprochement  doit démarrer avec la structuration d’un espace commun devant accueillir provisoirement nos 6 équipes qui continueront à travailler de façon autonome tout en veillant à la mise en place de mécanismes permanents d’échanges et de travaux mutualisés. Nous veillerons à ce que puisse être imposée une démarche collective dans la recherche de réponses communes à nos problèmes et la construction d’alternative démocratique populaire réelle et viable \n\n\nEn ce qui a trait à la situation d’urgence, nous sommes en train de mettre en place des centres de services de quartiers. Un de nos centres est déjà pleinement opérationnel au Numéro 59 de l’avenue Poupelard, dans les locaux d’une école populaire dirigée par l’organisation SAJ/VEYE YO (Solidarite Ant Jèn). Il accueille près de 300 personnes qui sont nourries 2 fois par jour et abritées sous des tentes. Le centre leur offre aussi des consultations, des médicaments et un accompagnement psychologique. Ces services sont offerts aussi à ceux et celles qui résident dans des camps de réfugiés aménagés spontanément dans la zone. Ce centre fonctionne grâce à l’appui d’une équipe bénévole de professionnels haïtiens (médecins, infirmières, psychologues, travailleurs sociaux) appuyés par des médecins allemands de l’organisation de secours Cap Anamur. Nous essayons d’étendre l’établissement de centres similaires à d’autres quartiers de la région métropolitaine durement éprouvés par le séisme et dans lesquels aucune offre de services de cette nature n’existe. Ils seront quatre à être mis en place dans les quartiers de Carrefour (Martissant, Fontamara) et de Gressier. Nous comptons sur la solidarité de tous nos partenaires afin d’assurer leur fonctionnement efficace.\n\n\nEn même temps, nos 2 plateformes et les 4 organisations impliquées ont mis en place un point focal de rencontres et de coordination au local de FIDES-Haïti, situé au No 6 de l’Impasse Gabriel – Rue Fernand au Canapé Vert. Cet espace est disposé à accueillir de nouvelles plateformes et organisations du mouvement démocratique et populaire. Nous nous engageons à mobiliser les différentes composantes de ce mouvement en vue, d’une part, d’élargir les efforts de secours d’urgence aux rescapés et, d’autre part, d’aboutir à la formulation d’un plan commun d’orientation pour la réhabilitation de nos institutions et organisations. Ce plan et les projets concrets qui l’accompagnent seront soumis dans un délai relativement bref à l’attention de nos partenaires. \n\n\nL’aide d’urgence à laquelle nous participons se veut alternative et nous comptons développer un travail de plaidoyer afin de dénoncer les pratiques traditionnelles dans le champ des interventions humanitaires qui ne respectent pas la dignité des victimes et qui s’inscrivent dans le cadre d’un processus de renforcement de notre dépendance. Nous plaidons pour une aide humanitaire adaptée, respectueuse de notre culture et de notre environnement et qui ne détruit pas les constructions d'économie solidaire mises en place depuis plusieurs décennies par les organisations de base avec lesquelles nous travaillons.\n\n\nNous tenons pour finir à  saluer encore une fois l’extraordinaire élan de générosité qui a animé l’opinion publique mondiale autour du drame que nous vivons. Nous en sommes reconnaissants et nous croyons que c’est le moment d’inventer un nouveau regard sur notre pays qui permette de construire une authentique solidarité délivrée des réflexes paternalistes de pitié et d’infériorisation. Nous devrions travailler pour maintenir ce vigoureux élan de solidarité au-delà des effets de mode et de surenchère médiatique. La réponse à la crise prouve que dans certaines situations les peuples du monde peuvent dépasser les lectures hâtives guidées par des stéréotypes et le sensationnalisme. L’aide humanitaire massive est aujourd’hui indispensable compte tenu de l’ampleur de la catastrophe, mais elle doit être structurante en s’articulant avec une vision différente du processus de reconstruction. Elle doit s’inscrire en rupture avec les paradigmes dominant les circuits traditionnels de l’aide internationale. Nous souhaiterions voir naître des brigades internationalistes de solidarité travaillant en compagnie de nos organisations à la lutte pour la réalisation d’une réforme agraire et d’une réforme foncière urbaine intégrée, à la lutte contre l’analphabétisme et pour la reforestation, à l’édification de nouveaux systèmes universels, décentralisés et modernes d’éducation et de santé publique.\n\n\nNous devons aussi proclamer notre colère et notre indignation face à l’instrumentalisation qui est faite de la crise haïtienne pour justifier une nouvelle invasion de 20.000 marines américains. Nous dénonçons ce qui risque de devenir une nouvelle occupation militaire, la troisième de notre histoire par des troupes étatsuniennes. Elle entre clairement dans la stratégie de remilitarisation du bassin de la Caraïbe dans le cadre de la réponse de l’impérialisme américain à la révolte croissante des Peuples du continent face à la mondialisation néolibérale. Elle s’inscrit aussi dans une stratégie de guerre préventive face à un éventuel éclatement social venant d’un Peuple écrasé par la misère et se retrouvant dans une situation de désespoir. Nous dénonçons le modèle appliqué par le Gouvernement américain et la réponse militaire face à une tragique crise humanitaire. La mainmise sur l’aéroport Toussaint Louverture et d’autres infrastructures stratégiques du pays a conduit à priver le Peuple haïtien d’une partie des contributions venant de la CARICOM, du Venezuela et de certains pays européens. Nous dénonçons la méthode adoptée et refusons que notre pays soit transformée en une nouvelle base militaire.\n\n\nNous, dirigeants des organisations et plateformes initiatrices de cette démarche, nous vous écrivons aujourd’hui pour vous transmettre notre première analyse de la situation. Nous sommes convaincus, comme vous l’avez déjà manifesté, que vous continuerez à accompagner notre travail et nos combats dans le cadre de la construction d’une alternative nationale, source de renaissance de notre pays éprouvé par une horrible catastrophe et se battant pour sortir du cycle de la dépendance."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-quelles-perspectives-apres-la-catastrophe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-quelles-perspectives-apres-la-catastrophe/","name":"Haïti : quelles perspectives après la catastrophe ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-01-27T17:12:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","description":"Port-au-Prince, le 27 Janvier 2010 Le 12 Janvier 2010 un séisme d’une rare violence a frappé notre pays avec des conséquences dramatiques sur les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-mouvements-et-services-deglise-le-reseau-ont-des-approches-variees/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-mouvements-et-services-deglise-le-reseau-ont-des-approches-variees/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les Mouvements et Services d’Église, le réseau ont des approches variées","datePublished":"2011-02-08T16:52:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-mouvements-et-services-deglise-le-reseau-ont-des-approches-variees/"},"wordCount":204,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les Mouvements et Services d’Église, le réseau du CCFD-Terre Solidaire, les salariés ont des approches variées de la solidarité.\n\n\n\nEn prenant des chemins divers dont nous ne savons pas toujours où ils mènent, en croyant que les mentalités peuvent changer, en découvrant l’Espérance même là où il y a souffrance et échec, nous acceptons de bouger ici et là-bas, pour être plus solidaires de nos frères. Nous acceptons aussi d’être transformés. La révision de vie permet le récit de nos vies et leur relecture. La foi est relation vivante. Elle nous invite à témoigner de notre Espérance.\n\nPar nos engagements apostoliques en pleine pâte humaine, au cœur de notre société, l’Église rend compte de l’espérance qui l’habite et témoigne de l’avenir que  Dieu ouvre à notre monde. Ces engagements mêlent toujours intimement une dimension individuelle et une dimension collective. Mêmes modestes, ils sont signes que l’amour de Dieu pour les hommes décuple notre propre engagement comme dans la multiplication des pains."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-mouvements-et-services-deglise-le-reseau-ont-des-approches-variees/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-mouvements-et-services-deglise-le-reseau-ont-des-approches-variees/","name":"Les Mouvements et Services d’Église, le réseau ont des approches variées - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-08T16:52:00+00:00","description":"Les Mouvements et Services d’Église, le réseau du CCFD-Terre Solidaire, les salariés ont des approches variées de la solidarité. En prenant des chemins","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fin-de-lexamen-du-projet-de-loi-contre-la-fraude-fiscale-a-lassemblee-nationale-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fin-de-lexamen-du-projet-de-loi-contre-la-fraude-fiscale-a-lassemblee-nationale-communique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Fin de l’examen du projet de loi contre la fraude fiscale à l’Assemblée Nationale (Communiqué)","datePublished":"2018-09-19T19:43:55+00:00","dateModified":"2021-11-16T15:01:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fin-de-lexamen-du-projet-de-loi-contre-la-fraude-fiscale-a-lassemblee-nationale-communique/"},"wordCount":422,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Fraude fiscale","Paradis fiscaux"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué conjoint : Anticor, ATTAC, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam, Sherpa, Syndicat de la Magistrature\n\nL’Assemblée a terminé ce mercredi 19 septembre l’examen du projet de loi relatif à la fraude fiscale. Modeste dans son ambition, le texte propose quelques avancées avec notamment l’aménagement du « verrou de Bercy », mais il introduit dans le même temps une nouvelle procédure dérogatoire pour les entreprises fraudeuses, tandis que l’évasion fiscale reste un angle mort du texte.  \n\n\n\n\nLe vote de l’ensemble de la loi aura lieu le mardi 26 septembre après les questions au gouvernement. \n \n « L’aménagement du « verrou de Bercy » est un vrai pas en avant : avec les critères inscrits dans la loi, les fraudes les plus graves pourront enfin faire l’objet de poursuites judiciaires. Cependant, la justice ne pourra toujours pas poursuivre de sa propre initiative les cas de fraudes fiscales découverts incidemment à l’occasion d’enquêtes sur d’autres faits, comme c’est le cas pour tous les autres délits. Il est regrettable que les député-e-s aient renoncé à aller jusqu’au bout pour mettre fin à cette exception française », déclare Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France.\n \n« Il est déplorable qu’en parallèle de l’ouverture du « verrou de Bercy », ce projet de loi introduise une nouvelle forme de justice dérogatoire pour les grandes entreprises fraudeuses. Avec l’extension de la convention judiciaire d’intérêt public à la fraude fiscale, elles pourront accepter de payer une amende en échange d’une extinction des poursuites et sans reconnaissance de culpabilité. Ce mécanisme non dissuasif instaure une justice à deux vitesses, qui permettra aux sociétés responsables de fraudes d’ampleur d’acheter leur innocence », ajoute Laura Rousseau, Responsable du pôle flux financiers illicites à Sherpa. \n \n« Ce projet de loi ne s’est pas attaqué aux enjeux d’évasion fiscale. La transposition de la « liste noire » européenne des paradis fiscaux n’est qu’une mesure de façade, qui plus est hypocrite, car elle exclut d’office les pays européens, dont certains paradis fiscaux les plus importants comme l’Irlande ou le Luxembourg, tandis que la Namibie rejoindra la liste française. Qui a déjà entendu parler de la Namibie dans les montages d’évasion fiscale ? », conclut Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire. \n \nContact presse :\nCCFD-Terre Solidaire : Karine Appy 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fin-de-lexamen-du-projet-de-loi-contre-la-fraude-fiscale-a-lassemblee-nationale-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/fin-de-lexamen-du-projet-de-loi-contre-la-fraude-fiscale-a-lassemblee-nationale-communique/","name":"Fin de l’examen du projet de loi contre la fraude fiscale à l’Assemblée Nationale (Communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-09-19T19:43:55+00:00","dateModified":"2021-11-16T15:01:51+00:00","description":"Communiqué conjoint : Anticor, ATTAC, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam, Sherpa, Syndicat de la Magistrature L’Assemblée a terminé ce mercredi 19 septembre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-historique-mais-qui-ne-repond-pas-a-tous-les-defis/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-historique-mais-qui-ne-repond-pas-a-tous-les-defis/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cop 21, un accord historique mais qui ne répond pas à tous les défis","datePublished":"2015-12-18T11:48:42+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-historique-mais-qui-ne-repond-pas-a-tous-les-defis/"},"wordCount":1149,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["COP 21"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Samedi 12 décembre, l’Accord de Paris, qui doit permettre de lutter contre les changements climatiques, a été adopté par consensus par 196 Etats. Il sera ouvert pour ratification le 22 avril 2016, Journée de la Terre-Mère, pour une durée d’un an.\n\nL’accord entrera en vigueur après que 55 pays comptant pour au moins 55% des émissions mondiales l’auront ratifié.\n\nCet accord marque le début d’un long chemin. En l’état actuel, il n’est en effet pas à la hauteur des enjeux. Les mois et années qui viennent vont être déterminants pour mesurer la réelle volonté politique et l’ambition des Etats sur la question, alors même qu'une course contre la montre est engagée pour espérer limiter réellement les dérèglements climatiques. \n\n\n\nSamedi 12 décembre 2015, 196 Etats se sont mis d’accord sur un texte d’accord pour lutter contre les changements climatiques, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à tenter de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Cet Accord de Paris marque une prise de conscience globale des dérèglements climatiques et de ses impacts, que plus aucun Etat ne nie aujourd’hui.\n\nLes négociations ont tenté de concilier des intérêts aussi antagonistes que ceux des puissants pays riches principaux responsables des émission de gaz à effets de serre, des pays émergents qui ne cessent d’accroitre leurs émissions, des pays dont toute la richesse est basée sur la production d’énergies fossiles  et de pays pauvres qui aspirent à se développer et ont besoin d'énergie. Si l’on peut se réjouir d’un succès diplomatique, le contenu de l’Accord laisse à désirer quant à l’ambition affichée.\n\nL’un des enjeux de cet accord concernait l’objectif de long terme, c’est-à-dire, la limitation de la hausse moyenne de la température mondiale à l’horizon 2100. Nombre de scientifiques et d’organisations de la société civile, dont le CCFD-Terre Solidaire, ont souligné qu’une hausse moyenne de 2 °C à l’horizon 2100 était déjà trop élevée et aurait des conséquences irréversibles, notamment sur les populations les plus vulnérables. Les organisations de la société civile appelaient donc à un objectif plus ambitieux de 1,5 °C.  La formulation actée dans l’accord conclu est finalement  « bien en dessous de 2°C ». Manque d’ambition quant  à l’objectif à atteindre mais aussi véritable flou sur  comment y arriver.\n\nEn effet, la somme des « contributions nationales » des États totalise une trajectoire collective de hausse des températures de + 2,7 à 3°C. On voit donc mal comment l’objectif de moins de 2°C pourrait être atteint sans une mobilisation de chaque Etat pour revoir ses objectifs. En outre les engagements nationaux de réduction d'émissions de gaz à effet de serre n'ont pas de valeur juridiquement contraignante. Au niveau international, seul le processus de révision tous les 5 ans de ces contributions et l'obligation de transparence vis à vis des autres pays signataires constituera une pression.\n\nC’est là l’une des principales faiblesses de l’Accord : la révision des contributions des Etats en matière de réduction des émissions de GES n’est prévue qu’à partir de 2025. Bien trop tard ! Il va donc falloir pousser les Etats à les revoir, et les renforcer, bien avant cette échéance…\n\nSi cet Accord, qui doit désormais être ratifié par les différents Etats, a le mérite d'exister, il comporte cependant  de nombreuses autres faiblesses qu’il va falloir traiter : le CCFD-Terre Solidaire s’est notamment impliqué sur la défense des droits humains et de la sécurité alimentaire, mais aussi sur l’encadrement des initiatives du secteur privé visant à lutter contre le changement climatique en particulier dans le secteur agricole. Or : \n\n- la référence aux droits humains a été reléguée dans le Préambule de l’Accord,  et n’est donc pas intégrée à sa partie contraignante, \n\n- le concept de sécurité alimentaire a été troqué contre celui de la « production alimentaire ». Cela signifie que l’accès, la qualité et la durabilité de l’alimentation ne sont pas pris en compte «  alors que l’on sait que l’on n’a pas besoin de produire plus pour nourrir la planète, mais de produire mieux ! » explique Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire ,\n\n- enfin des initiatives portées au nom de la lutte contre les dérèglements climatiques pourraient conduire à de nouvelles violations des droits humains ou de l’environnement. Le CCFD-Terre Solidaire a alerté sur des initiatives liées aux terres qui pourraient entraîner des accaparements et mettre en péril les paysans du Sud, au nom de la réduction des émissions de GES par la séquestration du carbone dans les sols. Dans l’Accord de Paris, certaines initiatives de ce type ont été valorisées, sans critères stricts et garde-fous suffisants quant à leurs conséquences sur les droits des populations.\n\nComme l’ont indiqué les partenaires du CCFD-Terre Solidaire présents pour la COP 21, leurs actions sont de plus en plus souvent affectées par les dérèglements climatiques, qui aggravent la faim, la pauvreté, les inégalités, alors même que les émissions de gaz à effet de serre des pays du Sud sont minoritaires. \n\n « Nous devrons faire preuve de vigilance et assurer un suivi des actions mises en œuvre et de leurs impacts sur les populations locales pour rendre les gouvernements responsables et redevables », déclare Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire. \n\nBernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire annonçait dès le 11 décembre, au terme de la COP 21, que la pression mise sur les gouvernements devrait se poursuivre, mais aussi et surtout la mobilisation citoyenne en faveur de la justice climatique : « Ce soir, nous ne sommes pas là pour conclure notre engagement, mais bien pour l'amplifier et lancer les mobilisations à venir !  »\n\nTransformer les promesses de l’Accord de Paris en actes et faire pression pour répondre à ses faiblesses dans les mois et les années qui viennent est indispensable. En novembre 2016, la COP 22 qui se tiendra au Maroc, traitera de l’agriculture, une question qui a jusque-là été soigneusement écartée de toutes les négociations : cette nouvelle échéance  constituera un enjeu majeur pour poursuivre la mobilisation.\n\nA lire sur ce sujet:\n\n- \"COP 21, vous oubliez les droits de l'Homme!\" sur le blog de Guy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire\n\n- L'édito de Guy Aurenche dans le dernier numéro de Faim et Développement \n\n- Le communiqué de presse \"[COP 21 : Un accord pour l’Humanité] ?\""}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-historique-mais-qui-ne-repond-pas-a-tous-les-defis/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-historique-mais-qui-ne-repond-pas-a-tous-les-defis/","name":"Cop 21, un accord historique mais qui ne répond pas à tous les défis - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-18T11:48:42+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:57+00:00","description":"Samedi 12 décembre, l’Accord de Paris, qui doit permettre de lutter contre les changements climatiques, a été adopté par consensus par 196 Etats. Il sera","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-et-renforcement-de-la-societe-civile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-et-renforcement-de-la-societe-civile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Assistance aux réfugiés et renforcement de la société civile","datePublished":"2012-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:55:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-et-renforcement-de-la-societe-civile/"},"wordCount":912,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la foulée du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 des dizaines de milliers d’Ivoiriens se sont soit réfugiés dans les pays voisins, soit ont été accueillis dans des camps de déplacés. L’ASAPSU assurait les retours volontaires des réfugiés partis un temps au Bénin et au Togo. Depuis l’investiture du président Alassane Ouattara, le 21 mai 2011, ASAPSU est mobilisé pour favoriser la réinstallation des personnes réfugiées et déplacées.\n\n\n\nSolange Koné Aux côtés des victimes de la crise ivoirienne \n\n« J’ai commencé par être assistante sociale au ministère de la Santé. Ainsi, à partir de 1982, je me suis occupée d’élèves de la maternelle à la terminale, à Abidjan et dans sa périphérie. Dans les classes, je rencontrais des enfants malades que les familles n’avaient pas les moyens de faire soigner. Des enfants aussi qui devaient se priver de déjeuner le midi. C’étaient les laissés-pour-compte du « miracle ivoirien », surtout manifeste lors des années 60 et 70. \n\nEn 1985, j’ai reçu une affectation à l’Institut national de santé publique (INSP). J’intervenais notamment auprès des enfants malnutris d’Attécoubé, une commune abidjanaise. C’est là que j’ai fait la connaissance d’une religieuse très active, Maryvonne Poupard. Un jour, elle m’a lancé, ainsi qu’à quelques collègues de l’INSP : « Ce que vous faites est formidable. Pourquoi ne créez vous pas une ONG ? » \n\nÀ l’époque, pas plus mes ami(e)s que moi, n’avions la moindre idée de ce qu’était une ONG ! Maryvonne était membre de Medicus Mundi et entretenait des relations avec le CCFD. Elle nous a aidé, en 1989, à porter sur les fonts baptismaux, l’ASAPSU, l’Association de soutien à l’autopromotion sanitaire urbaine. Vingt trois ans plus tard, l’ASAPSU est toujours là et a grandi au rythme des crises qu’a traversé le pays. \n\nLors d’une première étape, nous avons créé des centres de santé dans les quartiers d’habitat précaire de la capitale économique du pays. Puis, à partir de 1997, nos activités sanitaires ont été complétées par des actions humanitaires, à la demande du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies. En effet, Abidjan accueillait des vagues de réfugiés en provenance du Liberia et de Sierra Leone, alors déchirés par la guerre civile, et même originaires de la région des Grands Lacs, après le génocide rwandais.                       \n\nIl y a une vie après la guerre \n\nAussi, lorsque la guerre a éclaté en Côte d’Ivoire - suite à la rébellion de septembre 2002 et la partition de fait du pays entre Nord et Sud - l’ASAPSU pouvait se prévaloir d’une certaine expérience dans l’assistance aux personnes déplacées suite à un conflit armé. A cette occasion, nous avons reçu un soutien important de la NOVIB, une ONG néerlandaise et du CCFD-Terre Solidaire. Un soutien qui ne s’est jamais démenti jusqu’à aujourd’hui.\n\nLa poursuite de la guerre entre forces rebelles et gouvernementales nous a conduit à multiplier les ouvertures de centres-relais : à Yamoussoukro, puis dans l’Ouest touché de plein fouet par les affrontements. Ainsi, nous sommes présents à Man, Guiglo ou Duékoué. Parfois, des programmes spécifiques ont été mis sur pied : ainsi, le centre de Duékoué accueille de nombreuses femmes victimes de viols. \n\nDans la foulée du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 et des sévères combats qui s’en sont suivi – on dénombre plus de 3000 morts – des dizaines de milliers d’Ivoiriens se sont soit réfugiés dans les pays voisins, soit ont été accueillis dans des camps de déplacés. L’ASAPSU est notamment intervenue dans la région de Bingerville, à l’est d’Abidjan et assurait les retours volontaires des réfugiés partis un temps au Bénin et au Togo. Depuis l’investiture du président Alassane Ouattara, le 21 mai 2011, nous sommes mobilisés pour favoriser la réinstallation des personnes réfugiées et déplacées. \n\nQuand je jette un coup d’œil en arrière, je suis fière du chemin parcouru. La petite ASAPSU des débuts qui s’appuyait sur ses 15 membres fondateurs compte aujourd’hui 285 salariés et un millier de volontaires. Partenaire des pouvoirs publics et des organisations internationales, elle s’est structurée autour de quatre grands domaines d’activité : la santé ; la disponibilité en eau potable ; les interventions humanitaires ; et le renforcement des capacités de la société civile. \n\nC’est encore le CCFD-Terre Solidaire qui nous a incité, à juste titre, à investir ce dernier volet.  Autant dire que l’ASAPSU est loin d’avoir achevé son évolution. Je la vois demain mettre son expérience au profit d’autres ONG et accompagner les actions à la base. \n\nC’est à mes yeux une dimension d’avenir, car il importe à présent de développer le mouvement social et l’action citoyenne dans les quartiers et les communes rurales. Ce sont des composantes importantes de la réconciliation en cours, conditionnée par la pacification des esprits. Pour enfin tourner la page des déchirements internes et fonder sur des bases saines une nouvelle Côte d’Ivoire. »      \n\nPropos recueillis par Yves Hardy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-et-renforcement-de-la-societe-civile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-et-renforcement-de-la-societe-civile/","name":"Assistance aux réfugiés et renforcement de la société civile - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:55:19+00:00","description":"Dans la foulée du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 des dizaines de milliers d’Ivoiriens se sont soit réfugiés dans les pays voisins, soit ont été","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-frequemment-posees-sur-le-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-frequemment-posees-sur-le-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Questions fréquemment posées sur le CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2010-09-30T15:05:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:49+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-frequemment-posees-sur-le-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":637,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Comment obtenir un financement du CCFD-Terre Solidaire ?\n\n\nTous les financements accordés par le CCFD-Terre Solidaire le sont après des contacts préalables sur le terrain afin de se donner le temps de se connaître mutuellement et de s’assurer que le projet proposé correspond aux objectifs du CCFD-Terre Solidaire.\nAucun financement n'est accordé sur la base d'une demande par courrier.\nLes financements proposés par la direction Projets et Programmes doivent approuvés par une commission nationale de l'association qui se réunit deux fois par an (au printemps et à l'automne).\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire propose-t-il des bourses d’étude ?\n\n\nOui, mais uniquement pour le personnel des organisations partenaires avec qui le CCFD-Terre Solidaire travaille. Chaque année environ une cinquantaine de personnes en bénéficie, soit pour venir étudier en France, soit pour étudier dans un pays de leur choix. Les boursiers s'engagent à retourner dans leur pays et à travailler encore pendant quelques années chez le partenaire, afin de mettre à profit l'expertise et les connaissances acquises.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire peut-il aider à envoyer du matériel à l’étranger ?\n\n\nNon, le CCFD-Terre Solidaire ne favorise pas ce type d'aide avec les pays en voie de développement. Il préfère encourager l'achat de matériel sur place, ce qui est non seulement le plus souvent plus adapté aux besoins locaux, mais en plus favorise l'économie locale. \n\n\nPeut-on faire des stages au CCFD-Terre Solidaire ou chez ses partenaires du sud ?\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire envoie-t-il des volontaires en mission à l’étranger ? \n\n\nNon, le CCFD-Terre Solidaire n'envoie pas de volontaires en mission à l'étranger. Pour le CCFD-Terre Solidaire toute action de développement doit être conçue et mise en œuvre par les intéressés eux-mêmes. Le CCFD-Terre Solidaire n'est donc pas opérateur direct et sa stratégie vise à favoriser l'autonomie du partenaire.\nEn revanche le CCFD-Terre Solidaire, par des voyages d'immersion, le soutien à des projets de voyages initiés par des groupes de jeunes ou l'envoi de stagiaires, cherche à renforcer des relations de réciprocité et d'échanges.\nDe retour, ils peuvent témoigner de leur expérience et contribuer à la mission confiée au CCFD-Terre Solidaire d'éducation au développement. \n\n\nComment le CCFD-Terre Solidaire évalue-t-il la réussite des projets qu’il soutient ?\n\n\nLe travail de suivi et d'accompagnement fait par les chargés de mission du CCFD-Terre Solidaire, qui se rendent régulièrement sur le terrain, permet d'évaluer la réussite des projets. En fonction de l'importance et de la taille de certains projets, des évaluations externes, faites par des professionnels indépendants, permettent d'avoir des informations complémentaires et une analyse externe des réalisations. \n\n\nQu'est ce que le partenariat du CCFD-Terre Solidaire avec les organisations des pays du sud?\n\n\n\n\n\n\n\nEtes-vous sûr que l’argent que vous envoyez n’est pas détourné ?\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est avant tout très vigilant dans le choix de ses partenaires, dont nous finançons les projets après une période parfois assez longue permettant de faire mutuellement connaissance.\nUne fois les financements accordés, les partenaires s’engagent à fournir des rapports sur le déroulement de leurs activités. Les visites régulières des chargés de mission permettent de s’assurer de l'état de réalisation des actions et de ce qui a été réellement accompli au regard des objectifs fixés.\nDans la plupart des cas, le CCFD-Terre Solidaire s'assure que les comptes financiers des partenaires sont vérifiés par des bureaux externes d'expertise, d'audit comptable, soit internationaux, soit nationaux. Ces audits permettent de contrôler la bonne affectation des fonds."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-frequemment-posees-sur-le-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-frequemment-posees-sur-le-ccfd-terre-solidaire/","name":"Questions fréquemment posées sur le CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-09-30T15:05:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:49+00:00","description":"Comment obtenir un financement du CCFD-Terre Solidaire ? Tous les financements accordés par le CCFD-Terre Solidaire le sont après des contacts préalables","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-volontaires-peruvienne-et-vietnamienne-accueillies-a-grenoble-par-le-ccfd-terre-solidaire-portraits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-volontaires-peruvienne-et-vietnamienne-accueillies-a-grenoble-par-le-ccfd-terre-solidaire-portraits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Deux volontaires péruvienne et vietnamienne accueillies à Grenoble par le CCFD-Terre Solidaire (portraits)","datePublished":"2018-12-05T14:50:22+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:26:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-volontaires-peruvienne-et-vietnamienne-accueillies-a-grenoble-par-le-ccfd-terre-solidaire-portraits/"},"wordCount":1021,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis longtemps la Délégation catholique pour la coopération (DCC) envoie des volontaires dans les pays du Sud pour des missions de un ou deux ans. Dans le cadre du projet «Volontaires internationaux de Réciprocité», ce sont cette fois deux volontaires originaires du Vietnam et du Pérou qui ont travaillé pendant plusieurs mois à Grenoble avec le CCFD-Terre Solidaire. \n\n\n\nPhong, 25 ans : \"Expérimenter pour mieux développer\"\n\n«Venir en France ? C’était un rêve », se souvient Phuong en sirotant un chocolat à une terrasse de café. « Je viens d’un petit village à 100 kilomètres de Hanoï, au Vietnam, et depuis mes 10 ans, j’apprends le français ! »  Se retrouver à 25 ans volontaire internationale au CCFD-Terre Solidaire semble presque naturel dans le parcours très studieux de la jeune vietnamienne.\n\n À 18 ans, Phuong quitte sa famille pour des études de langue et de commerce dans la capitale. C’est là qu’elle découvre « le monde associatif, le bénévolat, l’engagement et une passion pour les langues étrangères ». Alors qu’elle planche sur les grandes règles du commerce international, elle multiplie les engagements : guide touristique bénévole, interprète pour des projets associatifs ou encore animatrice du réseau des volontaires français au Vietnam. «J’ai vite senti que cette notion de réciprocité me parlait plus que celle du commerce et de l’entreprise», lance-t-elle malicieusement. \n\n\nUn volontariat de \"réciprocité\"\n\n\nSon diplôme en poche, Phuong se met en quête d’un nouvel engagement. Séduite par son expérience, la Délégation catholique pour la coopération retient sa candidature pour être «Volontaire internationale de Réciprocité». Phuong atterrit donc à Grenoble, avec Claudia, venue du Pérou, pour contribuer à l'organisation du premier Forum international pour le Bien vivre  qui s’est tenu du 6 au 8 juin dernier. \n\nSa mission dans la « capitale des Alpes » ? Monter une petite agence de communication composée de jeunes du monde entier pour couvrir le Forum . « J’ai joué le rôle de coordinatrice pour trouver les jeunes, les former à la communication et la rédaction d’articles... »\n\nTravailler sur la préparation du Forum a attisé sa curiosité : \n\n« La notion du bonheur est différente en fonction du pays d’où l’on vient. Penser cette notion dans le cadre d’un événement international m’a fait beaucoup réfléchir sur celle du développement. » \n \nLe pays de Phuong est « sorti de la guerre depuis seulement trente ans et peine à nourrir toute sa population ». Concevoir le développement dans des rapports entre le Sud et le Nord est pour elle « l’un des principaux leviers de changement pour améliorer les regards entre les peuples et donc, imaginer un monde meilleur ».  \n\nAprès six mois en France, elle remarque que c’est aussi ici que les choses se jouent : \n« J’ai été très surprise de constater la méconnaissance des Français de la culture asiatique. Je dois souvent expliquer que le Vietnam et la Chine sont des pays très différents, avec des langues différentes. »\n\nLa jeune femme a découvert en France la force de « la pensée critique ». \n« Chez nous, la hiérarchie est très présente à chaque niveau de la société. Il est interdit de contester l’entreprise ou juste de débattre. Ici, en France, il y a beaucoup de discussions, de débats, chacun est amené à développer son avis. Quel apport pour les jeunes ! »\n\nMême si dans son pays, le changement des mentalités prendra du temps, Phuong y retournera forte de cet échange de réciprocité. \n« Je souhaite par-dessus tout développer le monde associatif dans mon pays. Et pourquoi pas, monter des projets de coopération entre la France et le Vietnam ? »\n\n\nClaudia Sanchez, 24 ans : \"Créer des ponts entre les cultures\"\n\nDans un français hésitant mais toujours impeccable, Claudia Sanchez, péruvienne et volontaire en France, raconte son parcours. Après son bac, la jeune femme choisit une formation d’assistante sociale. Puis elle enchaîne, pour payer ses études, diverses expériences associatives à travers le pays. Elle découvre le rôle de l’art dans le développement de l’enfant, le microcrédit dans une association qui soutient des femmes au sud du Pérou, le commerce équitable pour améliorer les revenus des petits agriculteurs, ou encore la lutte menée contre le travail des enfants.  Elle explique :\n\n « Les réalités péruviennes sont très éloignées des bonnes conditions de vie françaises. Même quand ils vont à l’école, les enfants doivent travailler pour subvenir aux besoins familiaux. »\n\nL’un des buts de son séjour est de vivre l’expérience d’un échange Sud-Nord pour valoriser la rencontre interculturelle et se laisser surprendre par l’autre. « Certains Français ont une vision très manichéenne des pays en développement, souligne-t-elle. Si un pays est pauvre, comme le Pérou, ils n’imaginent pas que toutes sortes d’initiatives solidaires y sont développées, alors que parfois, la solidarité est plus forte qu’en France ! » À Grenoble, elle a aussi participé à l’organisation du premier Forum international pour le Bien vivre.\n\nEt ça tombe bien :\n « En France, le “bien-être” ou le “bonheur” est une notion individualiste qui se limite à réduire le consumérisme et à retrouver un équilibre intérieur. Tandis que chez nous, le “Buen vivir” appelle à soutenir la communauté par la philosophie, l’écologie : à mieux vivre ensemble finalement. »\n\n\nÀ la fin de son service international, fin juin, Claudia se rendra au Guatemala avec l’ONG Brigades de paix internationales. \n\nElle envisage de monter des projets de coopération autour de la jeunesse :\n « pour créer des ponts entre les cultures, même si se comprendre les uns les autres reste difficile ».\n\n Clémentine Méténier\n\nPour en savoir plus sur la DCC, qui fait partie de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire, regarder la vidéo ci-dessous :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-volontaires-peruvienne-et-vietnamienne-accueillies-a-grenoble-par-le-ccfd-terre-solidaire-portraits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deux-volontaires-peruvienne-et-vietnamienne-accueillies-a-grenoble-par-le-ccfd-terre-solidaire-portraits/","name":"Deux volontaires péruvienne et vietnamienne accueillies à Grenoble par le CCFD-Terre Solidaire (portraits) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-12-05T14:50:22+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:26:58+00:00","description":"Depuis longtemps la Délégation catholique pour la coopération (DCC) envoie des volontaires dans les pays du Sud pour des missions de un ou deux ans. Dans","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-linternet-militant-a-la-gaite-lyrique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-linternet-militant-a-la-gaite-lyrique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Links Not Bombs », l&rsquo;Internet militant à La Gaîté Lyrique","datePublished":"2016-03-24T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-linternet-militant-a-la-gaite-lyrique/"},"wordCount":218,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\"Faites des liens, pas des bombes\" !\n\nLa communauté internationale des explorateurs de l’Internet militant, solidaire et citoyen invitent pour la deuxième édition, les internautes sur le plateau média de La Gaité Lyrique, jeudi 31 mars 2016 à 19h19. Sur le thème \"Links not Bombs\", la soirée 100% contributive propose aux participants de visionner et de commenter leurs propres liens sélectionnés, au carrefour du digital et de l'engagement citoyen.\n\n\n\n\nUne \"ballade numérique\" en temps réel et interactive s'organisera au fil de vos liens engagés, créatifs, documentés ou décalés dénichés sur le web ; des liens qui sensibilisent, alertent ou mobilisent sur des questions d'actualités, des causes sociales, environnementales, humanitaires.  \n\nInscrivez dès maintenant vos \"liens\" coups de cœur ou coups de gueule via ce formulaire en ligne. Vous serez invités à les commenter en direct sur le plateau média de La Gaîté Lyrique le 31 mars à 19h19, ou par skype  si vous n'êtes pas à Paris. \n\nPour patienter ou vous inspirer, rendez-vous sur la page Links Not Bombs International.\n\nCette soirée est organisée par le collectif AL@MBIK, en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire, Communication Sans Frontières et UbizNews."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-linternet-militant-a-la-gaite-lyrique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-linternet-militant-a-la-gaite-lyrique/","name":"\"Links Not Bombs\", l'Internet militant à La Gaîté Lyrique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-03-24T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:36+00:00","description":"\"Faites des liens, pas des bombes\" ! La communauté internationale des explorateurs de l’Internet militant, solidaire et citoyen invitent pour la deuxième","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-la-democratie-participative-au-coeur-de-la-gouvernance-tribale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-la-democratie-participative-au-coeur-de-la-gouvernance-tribale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Philippines : La démocratie participative au coeur de la gouvernance tribale","datePublished":"2012-10-15T11:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-la-democratie-participative-au-coeur-de-la-gouvernance-tribale/"},"wordCount":1435,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Face à l’impérialisme de Manille, les différentes ethnies de l’île de Mindanao se battent contre l’accaparement des terres pour faire respecter leurs lois coutumières et afin qu’une meilleure coopération s’instaure entre gouvernance tribale et gouvernements locaux.\n\n\n\nLegodon, village perdu dans les montagnes du nord de la province de Sultan Kudarat, à l’ouest de l’île de Mindanao, n’a jamais connu pareille affluence. Ce 30 septembre 2011, plusieurs centaines de personnes s’y sont retrouvées pour un événement exceptionnel : le Dakel Limud, le Congrès tribal. Une première chez les Dulangan Manobo, l’une des nombreuses minorités ethniques de l’île. \n\n« Gouvernance tribale, autodétermination, justice, accaparement des terres, respect des lois coutumières, des domaines ancestraux… », les visages des participants sont attentifs et graves : l’heure est à la prise de conscience, à la mobilisation de toutes les énergies pour que se fasse entendre la voix des minorités.\n\n« Notre système est le témoin de notre civilisation et, s’il a perduré, c’est qu’il n’est pas si mauvais que ça  », plaide Alim Bandara, coordinateur du LDCI [[Centre de développement du peuple Lumad]], une ONG partenaire du CCFD-Terre Solidaire à Mindanao qui cherche à restaurer et à renforcer les lois coutumières. Pour cet homme qui, pendant une dizaine d’années, fut le Chef suprême des Teduray – tribu voisine des Dulangan Manobo –, ce retour aux sources est d’autant plus nécessaire que la situation des Lumad, les peuples indigènes comme on les appelle ici, s’est gravement détériorée. En cause, « l’impérialisme de Manille ». \n\n\nUn eldorado pour les investisseurs\n\n\nIl est vrai que, depuis son intégration officielle dans la République des Philippines, décidée de façon unilatérale par le gouvernement, au milieu du XIXe siècle, Mindanao est devenue, au fil du temps, un véritable eldorado pour les investisseurs philippins ou étrangers, attirés par ses ressources naturelles. Et, à partir des années 1950, une terre d’émigration pour des dizaines de milliers de familles de Luzon ou des Visayas[[Luzon, au nord des Philippines, est l’île où est située la capitale. Les Visayas sont quant à elles au centre de l’archipel]]. D’autant que Manille, faisant fi des traditions locales sur la possession des terres, communautaire et transmise par voie orale, ne s’est pas privée de fournir à ces nouveaux arrivants des titres de propriété en bonne et due forme. Légalisant de facto l’accaparement des domaines ancestraux indigènes. « Pour ces populations dépendantes de l’agriculture pour leur survie, cette perte est une véritable catastrophe », déplore Alim. Ce n’est d’ailleurs pas le seul mal engendré par cette arrivée massive de « Philippins ». « Au niveau éducatif, les minorités sont oubliées, marginalisées, ce qui ne fait que les isoler davantage, et, sur un plan plus politique, les structures traditionnelles de gouvernance ont été largement détruites. » Cette colonisation interne poussera, à la fin des années 1960, les populations musulmanes, considérées elles aussi comme autochtones, à entrer en conflit ouvert avec Manille. Ce qui aboutira, en 1989, à la création d’une Région autonome musulmane, l’ARMM[[Région autonome du Mindanao musulman]] (voir FDM de décembre 2011). \n\nQuant aux minorités non musulmanes, si certaines se retrouveront « assimilées  », et spoliées de leurs terres, d’autres, notamment celles incluses dans l’ARMM, décideront, à l’initiative du LDCI, de se battre sur le terrain légal. Encouragées par la Constitution adoptée en 1987, au lendemain de l’éviction du dictateur Marcos, qui affirme la primauté des lois coutumières et le droit des minorités à disposer de leurs terres ; mais aussi par l’Ipra, une loi promulguée dix ans plus tard, qui reconnaît aux minorités les droits « à la terre, à l’auto-gouvernance, à la justice et au respect des droits humains, à l’intégrité culturelle ».\n\nMais entre les textes et la réalité, il y a un gouffre. « L’un des problèmes majeurs que nous rencontrons est le manque de coopération entre les différentes agences gouvernementales », regrette Santos Unsad, membre de la Commission nationale sur les Peuples indigènes, la NCIP, mise en place au lendemain de cette loi pour garantir son application. « Le Département des ressources naturelles et celui des questions agricoles continuent d’établir des titres de propriété au nom de sociétés qui veulent s’établir ici. Or, elles devraient d’abord passer par nous afin que nous puissions vérifier si leurs demandes n’empiètent pas sur les domaines ancestraux et, le cas échant, voir avec les minorités si elles sont d’accord. C’est un processus qui peut prendre beaucoup de temps », explique-t-il. « Les compagnies tentent donc de soudoyer directement les chefs locaux ou de corrompre les fonctionnaires pour accélérer les choses. » Des pratiques que Santos Unsad qualifie de « courantes  ». Lui-même a été « contacté  ». « Une compagnie minière m’a proposé plusieurs millions de pesos[[1 euro = 55,20 pesos (au 19 mai 2012). À titre de comparaison, le salaire officiel moyen minimum est, à Mindanao, d’environ 5 euros par jour]], mais je n’ai pas accepté. En tant que seul indigène à la NCIP régionale, je ne peux pas faire cela à mon peuple. » Un acte d’intégrité. Et de courage. « L’un de mes supérieurs a été abattu pendant son déjeuner. Un autre a également été tué et une demi-douzaine de responsables tribaux ont aussi été assassinés », rappelle-t-il.\n\n\nUn système judiciaire basé sur la « Paix de l’esprit »\n\n\nDans ce difficile combat, les minorités ethniques se sont cependant trouvé des alliés, depuis mai 2010 : l’Union européenne et le… CCFD-Terre Solidaire, qui y soutiennent un programme[[Renforcement des systèmes traditionnels de justice et de gouvernance des Populations indigènes du centre de Mindanao : vers un accroissement de la coopération entre la gouvernance tribale et les gouvernements locaux]] dans la région de l’ARMM auprès de ses sept principales populations indigènes. D’une période de quatre ans, ce programme veut promouvoir les systèmes de gouvernance et de justice tribales et permettre aux leaders ethniques d’être mieux représentés dans les instances locales afin de participer de manière plus active aux décisions à prendre. \n\nUn système de gouvernance que détaille Sany Bello, le Timuay Labi, (le Chef suprême), des Teduray. « La proximité et le respect de la nature ; le concept de “direction collective”, à l’opposé du système que veut nous imposer le gouvernement centraliste philippin  dans lequel le gouverneur ou le maire fait ce qu'il lui plaît ; la propriété communautaire et non individuelle des terres ; enfin, ce que nous appelons la “Paix de l’esprit”, la base de notre système judiciaire, qui recherche avant tout le retour à des relations apaisées entre les deux parties en conflit, bien plus que les pénalités matérielles ; enfin, l’égalité pour tous. »\n\nArrivé à mi-parcours, Alim Bandara, coordinateur de LDCI, tire un premier bilan positif de ce programme. « Aujourd’hui, les sept groupes concernés ont pu tenir leur assemblée générale et choisir leurs représentants. Les lois coutumières, entretenues jusqu’à présent de manière orale, ont été consolidées et, surtout, mises sur le papier. Les contacts entre les différentes ethnies sont maintenant réguliers et un conseil intertribal a été mis en place afin que, sur des sujets plus globaux, les populations indigènes ne parlent que d’une seule voix. Enfin, les revendications et les statuts des différents domaines ancestraux ont été documentés et des victoires ont été enregistrées pour des groupes vivant en dehors de l’ARMM. » \n\nReste, selon lui, un point noir : « La non-participation des peuples indigènes aux négociations de paix entre le gouvernement philippin et les rebelles musulmans.  » Pour autant, là aussi, les choses évoluent. Pour preuve, des contacts ont été pris avec l’Équipe internationale de surveillance et le Groupe international de contact, composés de représentants de pays étrangers ou d’ONG internationales, chargés de faciliter le dialogue entre les deux protagonistes.\nEn attendant, sur le terrain, les populations indigènes continuent de se battre, pacifiquement, mais avec détermination, pour leurs droits, et pour un programme « tribal  » de bonne gouvernance qui pourrait servir d’exemple à nombre de pays « civilisés  »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-la-democratie-participative-au-coeur-de-la-gouvernance-tribale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-la-democratie-participative-au-coeur-de-la-gouvernance-tribale/","name":"Philippines : La démocratie participative au coeur de la gouvernance tribale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-15T11:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:42+00:00","description":"Face à l’impérialisme de Manille, les différentes ethnies de l’île de Mindanao se battent contre l’accaparement des terres pour faire respecter leurs lois","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-haiti-la-democratie-locale-a-lepreuve/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-haiti-la-democratie-locale-a-lepreuve/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Haïti, la démocratie locale à l’épreuve","datePublished":"2015-10-27T17:30:15+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-haiti-la-democratie-locale-a-lepreuve/"},"wordCount":1529,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le projet Makon prend naissance en 2008 à Gros-Morne dans le nord d’Haïti. Une idée simple a priori : créer un espace de concertation réunissant les organisations de la société civile et les acteurs étatiques afin de favoriser le développement local. Un symbole fort : le « makon » en créole désigne les épis de maïs assemblés. Concrètement, la mise en œuvre représente un vrai défi ... Enquête.\n\n\n\nJeudi 4 juin, la réunion mensuelle du « Gros Makon » est fixée à 10 heures dans une salle obscure de la paroisse catholique de Gros-Morne. \nElle débute avec une heure de retard par l’hymne national en créole : « Pour le pays, pour nos ancêtres, restons unis... ». \nOn compte une quinzaine de participants, exclusivement des membres de la société civile et des représentants des différentes sections communales. \n\n\nLa priorité de l’ordre du jour est l’organisation du festival annuel de la mangue de Gros-Morne, baptisé « Festi-Francisque ». \nL’objectif : faire la promotion de cette mangue auprès des consommateurs et des distributeurs (voir FDM n° 276). Près de deux mois avant l’échéance, un jeune homme expose l’avancement de la recherche d’une aide financière et le projet de création d’une dizaine de commissions ad hoc (logistique, décoration, animation, presse...). \n\n\nTrès vite, les questions fusent et deux approches se dégagent : pour les uns, il faut de l’ambition, pour les autres, il faut rester pragmatique. « Qui se charge de trouver l’argent ? Avez-vous envisagé un plan B sans aide extérieure ? ». \nAprès une heure d’échanges enflammés, l’animateur rappelle un impératif : « Après avoir écouté les doléances, nous devons parvenir à une décision. »  Par prudence, le groupe s’accorde sur la nécessité d’envisager un festival plus modeste en fonction des ressources disponibles et de l’échéance.\n\n\nAvant de se séparer, comme il est d’usage, le groupe  aborde les sujets en lien avec l’actualité. « Ma tête est chaude quand je vois que nous avons 70 candidats aux élections présidentielles et que désormais tout le monde se bouscule pour devenir conseiller ou magistrat (maire)... », lance un paysan. \nLa discussion reprend de plus belle : «Nous devons reconnaître nos propres divisions», confie-t-il. À l’issue de cette réunion, Garçon Marcel, coordinateur du Mouvement paysans de Gros-Morne, se montre optimiste : «C’est toujours comme ça, la tension monte vite, ça chauffe mais nous apprenons petit à petit à travailler ensemble. La démocratie ne se limite pas aux urnes le jour des élections !»  \nUne autre participante souligne l’ampleur de la tâche : «Le danger existe de se perdre dans des discussions sans fin, c’est chronophage et il faut le reconnaître, chaque organisation a son objectif, son calendrier et ses bailleurs de fonds.»  \n\n\nUn centralisme renforcé \n\n\nQu’en est-il des relations avec les autorités locales ? Dans un premier temps, les propos se cantonnent à des généralités. \nMarcel explique : « Si on les invite, elles viennent et nous donnent leur accord, par exemple pour l’organisation du Festi-Francisque. » \nUn leader paysan de la section communale de Rivière Blanche considère : « On ne peut pas compter sur les autorités locales, ça ne les intéresse pas ou alors elles estiment qu’elles n’ont pas de budget pour nous aider. » \n\n\nSi la Constitution adoptée en 1987 établit le principe de démocratie participative et la décentralisation, dans la réalité, les organes délibératifs au niveau des collectivités territoriales ne fonctionnent pas, ou rarement. \nOn assiste au contraire à un centralisme toujours plus fort, notamment avec la nomination des maires par décret présidentiel depuis 2006. \nMalgré ce contexte difficile, en présence de responsables locaux peu légitimes et sans moyens, l’initiative Makon de Gros-Morne perdure et s’organise sur la base d’une double dynamique : d’une part, les « Petits Makons » à l’échelle des sections communales, d’autre part, la réunion mensuelle communale baptisée « Gros Makon », réunissant les leaders locaux et les représentants des « Petits Makons ». La présidence est tournante, ce qui permet tous les trois mois à une organisation membre de s’investir davantage. \n\n\nMutuelles de solidarité et achat de semences\n\n\nDurant l’épidémie de choléra, les Makons ont organisé des émissions de radio pour sensibiliser la population aux mesures d’hygiène. La pression exercée localement a permis d’obtenir la présence d’un médecin en une dizaine de jours. \nÀ Lacul, le premier Makon sectoriel, le responsable insiste sur les résultats obtenus grâce aux petites mutuelles de solidarité qui facilitent l’achat et le stockage des semences. Tout récemment, le collectif a conduit les autorités à intervenir alors que des commerçantes sont régulièrement agressées au marché. \n\n\nEn 2011, une délégation des habitants de la commune de Limonade, au nord du pays, vient s’inspirer de l’expérience pilote. Aujourd’hui, on peut visiter leur centre de transformation du cacao. «En se mettant autour d’une même table, nous sommes parvenus à fixer nos priorités et à conduire des petits projets améliorant la vie  quotidienne», indique un leader local de Limonade. \n\n\nEn cette année d’élections, une question sensible fait néanmoins l’objet d’une controverse : un membre du Makon peut-il se porter candidat, n’est-ce pas l’occasion de défendre une position politique plus affirmée ? \nLe guide à l’usage des membres est clair sur ce point, il faut démissionner, le Makon est « apolitique ». Cependant, quatre mois avant les élections, qu’il s’agisse du président actuel du « Gros Makon » de Gros- Morne ou de Limonade, tous deux se portent candidats, à « titre personnel », précisent-ils. \n\n\nUne hybridation des rôles qui pose question\n\n\nStevy Alfred se présente au poste du sixième Conseil d’administration de la section communale (Casec). Cultivateur, directeur d’école et maçon, il est par ailleurs pasteur de l’Église évangélique, responsable communal de l’association Tèt Kole [[Tèt Kole et le KNFP sont partenaires du CCFD-Terre Solidaire.]] et membre d’un parti politique. Quant à Bien-Aimé Henry-Claude, il se présente au poste de magistrat de Limonade. Cultivateur, directeur d’école et journaliste, il préside aussi le Mouvement progressiste de Bois de Lance. Face à cette hybridation des rôles, une question demeure, est-il possible d’établir un rapport de force entre la « société civile » et les acteurs politiques ? \n\n\nFleuristin Lionel, directeur du Conseil national de financement populaire (KNFP) est à l’origine des Makons. Conscient que l’expérience peut encore tâtonner et parfois susciter du scepticisme, il reste néanmoins déterminé : «Grâce au soutien du CCFD-Terre Solidaire, nous accompagnons les Makons depuis sept ans pour créer un réseau d’organisations et devenir force de proposition. » \nPour prouver l’importance de ces espaces, il prend l’exemple de la Caisse populaire de Gros-Morne, un imposant bâtiment situé au centre ville. «Les paysans sont à l’origine de cette caisse mais finalement l’initiative a été récupérée par l’élite locale qui l’a transformée à ses fins. Dans cette société profondément inégalitaire, l’initiative leur échappe une fois de plus.»  \n\n\nEn cette année électorale, il reconnaît les limites de ce qu’il est convenu d’appeler la «société civile». «J’ai un grand regret, alors que ces élections devraient représenter une opportunité, en particulier pour les mouvements paysans, elles sont à présent une menace. »  \n\n\nUne blague circule à Port-au-Prince : « Vous mettez quatre leaders sous un poteau électrique et ils créent six partis politiques ! » \nLe père Kawas François, responsable d’un centre de recherche Cerfas, également partenaire du CCFD-Terre Solidaire [[Centre de recherche, de réflexion, de formation et d’action sociale.]], souligne les acquis depuis la chute de Duvalier : le droit d’expression et le droit d’association sont effectifs. \nMais l’expérience démocratique dans un contexte d’extrême pauvreté rend les acteurs plus vulnérables à la corruption et à la défense des intérêts personnels.  \nLe jésuite s’exprime sans détour : « La politique est rentable en Haïti, on se sert et on s’enrichit vite ! En l’absence de garde-fous, on observe une lutte des élites pour contrôler les ressources, qu’il s’agisse des recettes publiques, de l’argent de la coopération internationale ou de la drogue. »  \n\n\nCe reportage a été publié dans Faim et Développement d'octobre 2015 dans le cadre d'un dossier spécial sur les élections à Haïti.\n\n\nA lire également sur le même sujet dans ce numéro :\n\n \"Haïti, un marathon électoral\" \"Le Mouvement paysan de papaye, un mouvement pionnier\" \"L'impasse actuelle\", interview de Camille Chalmers, directeur de la plateforme haitienne de plaidoyer pour un développement alternatif \"Complicité et tensions de l’Église\"\n\n\nCes articles vous intéressent, abonnez-vous à Faim et Développement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-haiti-la-democratie-locale-a-lepreuve/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-haiti-la-democratie-locale-a-lepreuve/","name":"A Haïti, la démocratie locale à l’épreuve - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-10-27T17:30:15+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:07+00:00","description":"Le projet Makon prend naissance en 2008 à Gros-Morne dans le nord d’Haïti. Une idée simple a priori : créer un espace de concertation réunissant les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/diaconia-2013-a-lourdes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/diaconia-2013-a-lourdes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Diaconia 2013 à Lourdes","datePublished":"2013-04-24T17:32:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/diaconia-2013-a-lourdes/"},"wordCount":307,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’Ascension 2013, les 9, 10 et 11 mai, un rassemblement national aura lieu à Lourdes pour mettre en commun tout ce qui a été vécu au cours des deux années précédentes. Plusieurs milliers de personnes sont attendues pour témoigner comment les chrétiens, en ce temps de crise, s’attèlent à la transformation sociale, à partir de ce que vivent les personnes les plus fragiles.\n\n\n\nLe déroulement a été élaboré par un travail de co-construction associant, depuis novembre 2011, les mouvements, les services, des représentants des diocèses et des instituts de vie consacrée, des personnes en situation de précarité. Voici les grandes lignes du déroulement tel qu’il est imaginé à ce jour :\n\n- Le jeudi matin est un temps fort d’accueil, de lancement du rassemblement. Les livres des merveilles et les livres des fragilités y sont valorisés\n\n- Le jeudi et le vendredi après déjeuner, un temps de rencontres, d’échanges, d’animations musicales, artistiques, créatives, spirituelles sera proposé. C’est aussi un temps de convivialité et de détente.\n\n- Le jeudi après-midi sera un grand temps de partage de la Parole qui se prolongera par la messe de l’Ascension\n\n- Le jeudi soir, nous vivrons la procession mariale\n\n- Le vendredi sera consacré à des temps de réflexion, d’échanges d’expériences au travers des forums\n\n- Le soir : une grande veillée festive !\n\n- Après la veillée, s’ouvrira la « Nuit des veilleurs dans la foi » avec des animations musicales, festives, des rencontres, des temps de ressourcements, des temps de prière, d’adoration…\n\n- Le samedi matin sera le temps pour récolter tout ce que nous aurons reçu et se poursuivra par la célébration d’envoi.\n\nLe site de Diaconia"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/diaconia-2013-a-lourdes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/diaconia-2013-a-lourdes/","name":"Diaconia 2013 à Lourdes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-24T17:32:10+00:00","description":"A l’Ascension 2013, les 9, 10 et 11 mai, un rassemblement national aura lieu à Lourdes pour mettre en commun tout ce qui a été vécu au cours des deux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-rencontre-a-gao-pourquoi/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-rencontre-a-gao-pourquoi/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une rencontre à Gao, pourquoi ?","datePublished":"2010-05-03T15:01:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-rencontre-a-gao-pourquoi/"},"wordCount":829,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations","Sahel"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les passages par les routes du désert saharien ont donné lieu à des situations dramatiques pour les candidats à l’émigration, du fait de l’engagement des États du Maghreb d’endiguer, sur incitation de l’Union européenne, les flux migratoires subsahariens vers l’Europe (fermeture du Détroit de Gibraltar, des enclaves espagnoles, de Lampedusa, de Malte, des îles Canaries, etc.), sans concéder aucune contrepartie en termes d’installation ni même d’accueil dans ces pays dits de transit.\n\n\n\nDevant l’impossibilité d’atteindre l’Europe, beaucoup de ces émigrants se retrouvent aujourd’hui bloqués dans le Maghreb. Ils y survivent cachés, « piégés » (car ne pouvant ni avancer ni retourner) et sujets à des brimades quotidiennes, à la xénophobie et aux violations de droits humains, dans des pays qui ne sont pas dotés juridiquement de politiques d’immigration établies et où tant les pouvoirs publics que l’opinion demeurent encore réticents à toute approche migratoire ouverte. Les migrants, dont la situation sociale et juridique se dégrade chaque jour un peu plus, s’adressent en priorité aux réseaux locaux d’Église pour demander un appui ou une première assistance.\n\nC’est dans ce contexte que certains partenaires du Programme Migrants du CCFD-Terre Solidaire se sont engagés dans un accueil de proximité de ces centaines de déshérités, et progressivement dans l’accompagnement des plus vulnérables d’entre eux ; d’abord seuls dans leurs localités, puis collectivement dans plusieurs pays de la sous-région.\n\nUne première rencontre de coordination de leurs actions s’est tenue à Tamanrasset (Sud de l’Algérie) en décembre 2006, à l’initiative de l’association algérienne Rencontre et Développement. Elle fut consacrée au partage des informations, à la mutualisation des moyens d’accueil et à l’échange d’expériences entre les réseaux d’Église algériens et maliens, sur les conditions de vie et de circulation des migrants en situation d’impasse dans la zone Maghreb-Sahel.\n\nLeur objectif était d’abord de mettre en place une coordination opérationnelle, susceptible de prendre en charge les migrants subsahariens qui souhaitent regagner volontairement leurs pays d’origine. Il en résultera un embryon de dispositif d’appui coordonné et une « chaîne de relais d’accueil » d’Alger à Bamako ou Niamey via Gao, pouvant sécuriser le parcours du retour contre policiers et passeurs et favoriser un acheminement à bon port, vers le pays de destination choisi. Une douzaine de représentants de relais locaux et trois membres du CCFD-Terre Solidaire ont participé à cette initiative.\n\nUne deuxième rencontre s’est tenue en octobre 2009 à Gao, au Nord du Mali. Elle a accueilli des acteurs de terrain de six des principaux pays africains et maghrébins où transitent les migrants subsahariens (Algérie, Maroc, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal). \n\n\nLa Rencontre de Gao a eu pour objectifs\n\n\n-> de permettre aux associations de se constituer en réseau,\n\n-> de mieux organiser leur communication interne et la prise en charge des publics vulnérables qui font appel à leurs services,\n\n-> de sécuriser et de sanctuariser  un dispositif d’appui aux retours vers les pays d’origine par la route, à travers les multiples relais, dans une zone particulièrement risquée pour les migrants du fait de la présence des forces policières et militaires, des passeurs et de réseaux de transporteurs mafieux,\n\n-> de décentraliser vers le sud et d’élargir le réseau des relais en y incluant les principaux pays-carrefours que sont la Mauritanie, le Niger et le Maroc, et en prenant en compte des routes de passage nouvelles comme celle du Sénégal.\n\nIl s’est agi cette fois-ci d’aller plus en avant, en décentralisant le dispositif jusque-là centré sur l’Algérie et en mettant les acteurs du Sahel au cœur de la chaîne. Un des défis majeurs est en effet de renforcer les actions des relais subsahariens, en particulier la Caritas de Gao, devenue un des piliers du dispositif grâce à l’ouverture en 2009 de la Maison du Migrant, exemple phare d’un accueil migrants inédit dans cette région, qu’il s’agira de consolider et de démultiplier si possible, dans d’autres localités. Le réseau européen Migreurop, partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui se mobilise contre les dérives des politiques migratoires européennes, notamment dans les zones frontières des pays de l’UE, a participé à cette initiative.\n\nEnfin, le CCFD-Terre Solidaire y a été fortement présent pour marquer pleinement sa solidarité avec ces populations démunies et vulnérables et pour réaffirmer son engagement de justice, en partenariat avec les réseaux locaux de partenaires et de l’Église catholique impliqués sur cette thématique prioritaire des migrations internationales. Le président du CCFD-Terre Solidaire a personnellement participé à la rencontre."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-rencontre-a-gao-pourquoi/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-rencontre-a-gao-pourquoi/","name":"Une rencontre à Gao, pourquoi ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-05-03T15:01:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:42+00:00","description":"Les passages par les routes du désert saharien ont donné lieu à des situations dramatiques pour les candidats à l’émigration, du fait de l’engagement des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-refugies-comme-expression-de-la-liberte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-refugies-comme-expression-de-la-liberte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’accueil des réfugiés comme expression de la Liberté","datePublished":"2015-09-16T16:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:45:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-refugies-comme-expression-de-la-liberte/"},"wordCount":361,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Sur la statue de la Liberté que la France offrit aux USA en 1886, quelques vers furent gravés en souvenir de l’arrivée massive de migrants européens sur les côtes américaines : «  Donnez-moi vos pauvres, vos exténués qui en rangs pressés aspirent à vivre libres… Envoyez-les-moi les déshérités, que la tempête m’apporte. J’élève ma lumière et j’éclaire la porte d’or ! ».\n\n\n\nUn élan généreux me direz-vous, vous qui êtes depuis des lustres bercés par la droite comme par la gauche par les sirènes de la peur, du repli, de la fermeture et auxquels on ne propose que de construire des murs.\n\nEt bien non. L’intelligence peut se marier avec l’honnêteté, le réalisme avec la générosité, la politique avec l’accueil des exclus. La seule politique , la seule stratégie réaliste et morale face aux conflits meurtriers qui ont conduit 2 millions de réfugiés en Jordanie, et un million et de demi au Liban, consiste à consacrer nos millions d’euros non en priorité à la chasse aux tricheurs mais à la mise en œuvre effective de l’exigence d’accueillir les réfugiés selon les normes internationales qui ont fait notre fierté.\n\nOui il est possible d’installer des lieux d’accueil de ceux et celles qui demandant l’asile ; oui il est possible d’instaurer des mécanismes d’examen rapide de ces demandes. Oui il est possible pour l’Europe de 5OO millions d’habitants « d’accueillir » un millions d’enfants, de femmes et d’hommes ». Un tel choix ne constituera en rien le fameux appel d’air tant redouté.\n\nCes êtres humains n’ont pas attendu un quelconque appel pour se mettre en route. Ils sauvent leur peau !\n\nNon seulement c’est possible mais nous, nous y sauverions notre âme.\n\nMerci au journal Libération ! Dans son édito du 21 août, Laurent Joffrin nous rappelle une exigence de la liberté, de la liberté à la française. \n\nGuy Aurenche, \nPrésident du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-refugies-comme-expression-de-la-liberte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-refugies-comme-expression-de-la-liberte/","name":"L’accueil des réfugiés comme expression de la Liberté - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-16T16:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:45:59+00:00","description":"Sur la statue de la Liberté que la France offrit aux USA en 1886, quelques vers furent gravés en souvenir de l’arrivée massive de migrants européens sur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sur-le-devoir-de-vigilance-le-ps-botte-en-touche/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sur-le-devoir-de-vigilance-le-ps-botte-en-touche/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Loi sur le devoir de vigilance : le PS botte en touche","datePublished":"2015-01-30T13:35:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sur-le-devoir-de-vigilance-le-ps-botte-en-touche/"},"wordCount":854,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse :  Amis de la Terre - Amnesty International - CCFD-Terre Solidaire - Collectif éthique sur l'étiquette - Peuples Solidaires Action Aid - Sherpa - Terre des Hommes France \n\n\n\nL’examen en plénière de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales jeudi 29 janvier à l’Assemblée nationale a tourné court. Les députés PS ont suivi la consigne du gouvernement  en votant un renvoi en commission du texte, dont ils étaient pourtant co-auteurs[[Le 6 novembre 2013 deux propositions de loi instaurant un devoir de vigilance des entreprises donneuses d’ordre à l’égard de leurs filiales et sous-traitants avaient été déposées par les groupes Socialiste, républicain et citoyen (PPL SRC) et Ecologiste (PPL EELV). Le groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (PPL RRDP) avait déposé le même texte le 13 février 2014,  suivi par le groupe Gauche démocrate et républicaine (PPL GDR), le 29 avril 2014. \n\nCes propositions de loi étaient également soutenues par cinq centrales syndicales : CFDT, CFTC, CGT, CFE-CGC et FO]]. Nos organisations déplorent la décision du groupe socialiste d’abandonner un texte préparé depuis 24 mois contre la promesse d’un nouveau qui pourrait être déposé la semaine prochaine et  dont la portée reste plus qu’incertaine. Le gouvernement a préféré ne pas froisser les entreprises plutôt qu’honorer ses engagements internationaux, malgré le soutien de l’opinion publique française[[Selon un sondage CSA, 3 Français sur 4, pensent que les multinationales françaises devraient être tenues responsables devant la justice des accidents graves provoqués par leurs filiales et sous-traitants (voir notre communiqué du 27 janvier 2015 : http://www.amisdelaterre.org/Une-large-majorite-de-Francais.html). Par ailleurs, plus de 130 000 personnes ont signé une pétition appelant les députés à voter hier ce texte de loi sur le devoir de vigilance (http://bit.ly/petition-avaaz).]].\n\nInvoquant de manière fallacieuse l’instabilité juridique du texte et le manque de temps pour son analyse, le groupe socialiste a voté à 16 voix contre 4 pour  le renvoi en commission du texte. Malgré un soutien exprimé par tous les groupes parlementaires sur les objectifs même de cette loi, à savoir prévenir les risques de violations des droits humains et environnementaux et permettre l’accès des victimes à la réparation,  le principe de responsabilisation juridique des sociétés mères et donneuses d’ordre ne fait pas consensus.\n\nPremière surprise pour la société civile, le représentant du gouvernement en séance était le secrétaire d’État au Commerce extérieur Matthias Fekl. Sollicité dès son arrivée au gouvernement par nos organisations, ce dernier avait pourtant indiqué ne pas travailler sur le sujet. Dans son intervention liminaire, le secrétaire d’État a annoncé qu’un travail était en cours pour proposer un nouveau dispositif autour de deux axes : « l’instauration d’un devoir de vigilance sous la forme d’une obligation de mettre en place un plan de vigilance couvrant tous les domaines de la responsabilité des entreprises et prévoyant des procédures de prévention des risques, ainsi que l’adoption d’un système de vérification par un juge et de sanction par astreinte si besoin pour faire respecter cette obligation. (…) Grâce à ce dispositif, la méconnaissance par une société de son devoir de vigilance pourra être invoquée devant le juge à l’appui d’une action en réparation fondée sur le régime de responsabilité civile de droit commun. » \n\nCette proposition constitue un premier pas dans la transposition nationale des engagements français en matière de respect des droits fondamentaux par les entreprises multinationales mais elle ne saurait se substituer en l’état à la proposition de loi initiale. Elle ne reflète que des engagements européens déjà pris par la France et ne rendra obligatoire que ce que les entreprises prétendent faire depuis longtemps.  La multiplication de codes éthiques et de bonne conduite ces dernières années n’a pas permis d’enrayer la litanie des catastrophes humaines et environnementales provoquées par les multinationales.\n\nL’élément central du texte initial, à savoir la reconnaissance de la responsabilité juridique des sociétés mères et donneuses d’ordre sur les activités de leurs filiales et sous-traitants accompagnée d’un renversement partiel de la charge de la preuve, est complètement évacuée. Pour être effective, l’obligation de vigilance doit être assortie de sanctions en cas de manquement et de survenance d’un dommage. Or cette sanction ne peut pas reposer sur le régime de responsabilité civile de droit commun, qui  induit un parcours jonché d’obstacles pour les victimes qui n’obtiennent jamais réparation. \n\nLa nouvelle proposition de loi pourrait être déposée par les députés socialistes la semaine prochaine, pour un examen le 30 mars. Nos organisations demeureront vigilantes à ce que ce nouveau texte constitue une réelle avancée pour les victimes.\n\nContact presse :\nCCFD-Terre Solidaire : Karine Appy, 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sur-le-devoir-de-vigilance-le-ps-botte-en-touche/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sur-le-devoir-de-vigilance-le-ps-botte-en-touche/","name":"Loi sur le devoir de vigilance : le PS botte en touche - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-30T13:35:59+00:00","description":"Communiqué de presse : Amis de la Terre - Amnesty International - CCFD-Terre Solidaire - Collectif éthique sur l'étiquette - Peuples Solidaires Action Aid","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-criteres-pour-une-gestion-durable-des-ressources/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-criteres-pour-une-gestion-durable-des-ressources/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quels critères pour une gestion durable des ressources naturelles ?","datePublished":"2013-10-15T11:53:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-criteres-pour-une-gestion-durable-des-ressources/"},"wordCount":974,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"En parallèle des cadres et alliances portés par les Etats et dédiés à l’investissement dans l’agriculture, plusieurs initiatives « responsables » de gestion durable des ressources naturelles portées directement par des acteurs privés se sont développées ces dernières années, soit via des engagements unilatéraux d’entreprises, soit via des démarches « multi-parties prenantes » réunissant plusieurs acteurs (entreprises, ONG, représentants des populations…), basées sur la négociation d’engagements, ou encore via la certification et la labellisation.\n\nDes démarches menées par le privé pour une gestion durable des ressources naturelles\nCes initiatives mettent en avant la volonté de concilier efficacité économique et financière, avec le respect de l’environnement, la gestion durable des ressources et la garantie de conditions de travail décentes.\n\nDifférentes démarches de certification ou labellisation, majoritairement soutenus par les entreprises elles-mêmes (et notamment de l'agroindustrie) auprès des instances de normalisation ou des gouvernements, se sont multipliées ces dernières années afin de proposer – au consommateur et au financeur public - des produits « responsables » sur le plan social et environnemental, comme la table ronde sur l’huile de palme ou les biocarburants durables. Un label est destiné généralement à différencier, à discriminer positivement un produit en lui attribuant des qualités particulières que n’ont pas les autres produits de même type. L’idée séduit car elle oriente et facilite le choix du consommateur et permet aux entreprises d’obtenir plus facilement des financements publics.\nLes effets pervers de la labellisation pour une gestion durable des ressources\nAu-delà des problèmes, toujours non résolus, relatifs à la vérification et aux audits indépendants, la démarche de certification ou labellisation soulève un grand nombre d’effets pervers, en créant des raccourcis : un produit certifié, ou labellisé, ne signifie pas forcément que l’entreprise qui le distribue ait toujours un comportement responsable. Parfois, et notamment dans le domaine agricole, seul un petit pourcentage de la production d’une entreprise est concerné. L’entreprise gagne en termes d’image, alors qu’il est impossible de vérifier si, en dehors du produit spécifique, elle adopte un comportement responsable.\nLe soutien de BIO au projet ADDAX-Bioenergy au Sierra Leone pour une gestion durable des ressources naturelles\nLe groupe Suisse ADDAX et d’Oryx, multinationale spécialisée dans le secteur énergétique (pétrole, gaz, mine), ont conclu un accord avec le gouvernement de Sierra Leone pour la location de 20.000 ha de terres pour une durée de 50 ans (avec prolongation possible de 21 ans) pour une monoculture de canne à sucre destinée à la production d’agroéthanol à destination du marché européen.\n\nLa Société Belge d’investissement pour les pays en développement, BIO a contribué à l’investissement à hauteur de 10 millions d’euros. Créée à l’initiative du Ministre de la coopération au développement belge, cet instrument de la coopération belge qui s’inscrit dans les objectifs stratégiques de la Belgique en matière de développement, a pour mission de « favoriser la mise en place d’un secteur privé fort dans les pays en développement et émergents ».\n\nCe projet a été présenté comme un modèle d’investissement durable par ses promoteurs et a été le premier projet en Afrique à être certifié par la Table Ronde sur les biocarburants durables. Ce type de certification permet notamment d’écouler la production à un tarif plus élevé. Dans le même temps, les rapports des organisations locales et internationales dénonçant les impacts environnementaux et sociaux du projet se sont multipliés. Diminution de l’accès à l’alimentation, pollution des sols suite à l’utilisation d’engrais et de pesticides, pollution et surexploitation des réserves d’eau, qui mettent en danger la souveraineté alimentaire des populations…\n\nAu-delà des impacts directs du projet sur son environnement, qui interroge sur la pertinence de sa certification de durabilité, l’entreprise n’aurait pas non plus mis en œuvre ses engagements sur d’autres plans. Ainsi, plusieurs organisations ont dénoncé le manque de concertation claire et transparente avec les communautés lors de la conclusion de l’accord. Dans la plantation, le nombre d’emplois créés aurait été bien moins important que les promesses initiales et les conditions de travail sont aujourd’hui précaires, avec un salaire ne dépassant pas 2,50 euros par jour.\n\nDernier volet de ce projet d’investissement réussi, il bénéficierait d’une exemption complète d’impôt sur les sociétés pour une durée de 13 ans et d’exonérations de taxes à l’importation et de droits de douane pour l’ensemble du matériel importé. Pour rappel, les principes directeurs de l’OCDE à l’attention des entreprises multinationales insistent sur l’importance de la contribution aux finances publiques et stipulent que ces dernières devraient «s’abstenir de rechercher ou d’accepter des exceptions non prévues dans le dispositif législatif ou réglementaire ».\n\nSources :\n\n \tRuées vers les terres - Quelles complicités belges dans le nouveau Far West mondial ?, Entraide et Fraternité, CNCD 11 11 11, FIAN, AEFJN, Oxfam, SOS Faim - Juin 2013\n \tPrincipes directeurs de l’OCDE à l’attention des multinationales, mai 2011 - http://www.oecd.org/fr/daf/inv/mne/principesdirecteursdelocdealintentiondesentreprisesmultinationales.htm.\n \tSierra Leone: un projet d'agrocarburant de l'entreprise suisse Addax Bioenergy renferme un grand potentiel… de conflit. - Réseau Sierra-léonais pour le Droit à l'Alimentation (SiLNoRF) - http://farmlandgrab.org/18808#sthash.3ta3z753.dpuf\n \tEn Sierra Leone, les multinationales font main basse sur les terres agricoles – Mediapart -http://farmlandgrab.org/post/view/18868#sthash.J7w8nS7M.dpuf"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-criteres-pour-une-gestion-durable-des-ressources/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-criteres-pour-une-gestion-durable-des-ressources/","name":"Quels critères pour une gestion durable des ressources naturelles","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T11:53:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:01+00:00","description":"Plusieurs initiatives de gestion durable des ressources naturelles portées par des acteurs privés se sont développées ces dernières années.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-agriculteurs-et-eleveurs-a-couteaux-tires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-agriculteurs-et-eleveurs-a-couteaux-tires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Côte d&rsquo;Ivoire : Agriculteurs et éleveurs, à couteaux tirés","datePublished":"2012-09-19T16:55:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-agriculteurs-et-eleveurs-a-couteaux-tires/"},"wordCount":1250,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Développement","Reportage","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Centre-Ouest, près de Sakassou et Béoumi, les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs prennent un tour aigu et revêtent une dimension politique. Les anciens rebelles – aujourd’hui alliés du pouvoir – sont accusés d’avoir favorisé la venue inconsidérée des éleveurs peuls dont les troupeaux de bovins ravagent les cultures. Un regain de tension qui menace de se transformer en crise ouverte.\n\n\n\nTout autour de Sakassou, les flammes rougeoient les bas-côtés de la route. « Les feux de brousse n’ont jamais été si nombreux  », commente notre accompagnateur, René Edia, de l’Association ivoirienne pour le progrès (AIP, partenaire du CCFD-Terre Solidaire). « C’est le signe d’une forte présence de troupeaux, poursuit-il, car les bouviers savent que leurs bêtes adorent les jeunes herbes qui repoussent dans la semaine suivant les incendies.  »\n\nLes villageois d’Assandre sont rassemblés sous l’arbre à palabres. Après les politesses d’usage, la colère s’exprime sans faux-fuyants. « Non seulement les bovins détruisent en une nuit nos champs d’igname et de gombo travaillés depuis des mois, mais ils mangent aussi les feuilles et tiges de manioc et les feux allumés par les éleveurs ont brûlé nos anacardiers[[Arbuste tropical dont le fruit produit les noix de cajou, par torréfaction.]]. » \n\nD’un geste de la main, le chef de canton, Kouakou Kouamé, interrompt le brouhaha et met le conflit en perspective : « Notre village a été déguerpi lorsque le barrage sur le grand lac de Koussou a été construit. Lors de la réimplantation ici, on a dû abandonner moutons et chèvres et nous consacrer à l’agriculture. Maintenant, nos champs sont envahis par les bovins. C’est une injustice. » Le chef reprend son souffle, le temps que l’on traduise ses propos du baoulé au français. « Tout s’est dégradé, poursuit-il, ces dernières années. À la faveur de la crise, des éleveurs peuls se sont mis en cheville avec des chasseurs Dozos et des cadres des Forces nouvelles – les rebelles ou les insurgés, disait-on alors. Ils les ont payés afi n de s’installer autour de chez nous avec des milliers de bêtes. Nous sommes exaspérés. Il faut qu’ils repartent chez eux.  » Les jeunes approuvent bruyamment les mots de l’Ancien et disent à leur tour leur « ras-le-bol ». \n\nÀ Sakassou, les autorités se sont saisies du problème. « Comme le préfet, je multiplie les réunions dans les villages pour calmer les esprits », déclare Kouakou Yao, sous-préfet de Sakassou. « La région est en ébullition, admet-t-il. Il y a deux jours, des agriculteurs excédés par les destructions de récoltes ont séquestré un imposant troupeau de vaches et l’ont amené sur la grand-place de Sakassou. Les éleveurs ont alors appelé les chasseurs Dozos à l’aide. Ceux-ci, forts de leurs fusils, ont menacé : “Si vous ne ramenez pas les bêtes où vous les avez prises, nous tirons !” Après les sommations, les agriculteurs désarmés et penauds ont dû prendre le chemin du retour.  » \n\n\n« Ventre affamé n’a pas d’oreille » \n\n\nLe député de Sakassou, Konan Yoboué, également chirurgien, rencontré au centre de santé de la ville, est au courant de l’incident : « Je suis allé trouver les villageois. Certains étaient en larmes, humiliés. Je tire la sonnette d’alarme. Ces paysans pauvres ne disposent que des ressources de la terre pour survivre. Je le sais, car j’ai opéré de nombreux ruraux et la plupart ne pouvaient que participer modestement aux frais médicaux. Si on les accule à la misère, ils sortiront les machettes. Comme le dit l’adage : “Ventre affamé n’a pas d’oreille”. » \n\nL’arrogance des chasseurs Dozos – bras armé des éleveurs – préoccupe aussi le maire de Sakassou. « C’est nous qui sommes allés déloger Gbagbo, se seraient-ils vantés à la cantonade. Ce ne sont pas des villageois qui vont nous résister… » \n\nÀ Béoumi, à quarante kilomètres au nordouest, la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs est tout aussi problématique. Barthélémy Agoh, le chef de canton, se fait historien. « Nous avons connu trois vagues d’arrivées. Les premiers éleveurs, venus parfois depuis deux générations, ne posaient pas problème. Ils avaient d’ailleurs l’accord d’un tuteur local. Après 2002, à l’abri des armes de la rébellion, les Peuls sont descendus du Nord en compagnie d’immenses troupeaux. On évoque un cheptel de 35 000 bêtes dans la région. Enfin, ces dernières semaines, la sécheresse au Sahel incite d’autres éleveurs à descendre vers le Sud. » Le notable n’entre voit pas de compromis. « Nous n’avons rien contre les étrangers, précise-t- il, mais il faut que les derniers arrivants trouvent une autre région d’accueil. C’est trop pour nous. »  \n\nInstituteur à la retraite, le chef de canton prône même une solution de force et incite au réarmement des policiers et gendarmes, en utilisant une périphrase d’enseignant : « Sans Bic, un candidat à l’examen ne saurait composer… » \n\n\nAccusations tous azimuts\n\n\nSecrétaire général de l’association locale des éleveurs, Taihirou Traoré défend un tout autre point de vue. « On vous a raconté des balivernes. Aucun éleveur n’a pris possession de parcelles de force. En réalité, les propriétaires de terres, qui ont voulu amasser un maximum d’argent, ont approuvé l’installation de nos parcs à bœufs chez eux. Des conventions écrites en attestent. » Le représentant des éleveurs élève la voix : « Lorsque nos bêtes endommagent des champs, nous indemnisons les agriculteurs. Et pas de manière symbolique. Nous aussi, nous sommes victimes : ces deux derniers mois, plus de 370 de nos animaux ont été tués, la nuit en cachette. Je connais plusieurs éleveurs qui sont à cran. » Difficile de démêler le vrai du faux. À chacun sa vérité. \n\nReste que le cocktail local apparaît explosif, d’autant qu’aux réquisitoires croisés des agriculteurs et des éleveurs se surajoute un autre conflit, entre pêcheurs Baoulés et pêcheurs Bozos d’origine malienne. Sur les rives du lac de Kossou, les rumeurs vont bon train : « Les Bozos épuisent la ressource, ils pêchent en toute illégalité avec des filets à petite maille » ; « Plusieurs pêcheurs Baoulés, partis de nuit sur leur embarcation, ne sont jamais revenus.  » \n\n\nLes conflits hypothèquent les efforts de développement \n\n\n« Ces conflits hypothèquent les patients efforts de développement de l’AIP », déplore René Edia. Les ateliers de transformation de manioc en attiéké (semoule) risquent de pâtir des dégâts causés aux cultures. Un chef de village Baoulé, fataliste, résume la situation d’un trait : « Demain, plus de poisson, plus de semoule, plus de sauce. C’est comme si on voulait nous pousser à bout.  » Du côté de Sakassou et Béoumi, l’ambiance est lourde de menaces. Là, se mêlent de manière inextricable tensions sociales, rivalités ethniques et accusations de complicités à caractère politique. Le gouvernement serait bien inspiré de déminer le terrain avant qu’un feu de brousse – incontrôlable cette fois – n’embrase les campagnes du Centre-Ouest. La Côte d’Ivoire se passerait volontiers d’un nouveau conflit…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-agriculteurs-et-eleveurs-a-couteaux-tires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-agriculteurs-et-eleveurs-a-couteaux-tires/","name":"Côte d'Ivoire : Agriculteurs et éleveurs, à couteaux tirés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-19T16:55:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","description":"Au Centre-Ouest, près de Sakassou et Béoumi, les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs prennent un tour aigu et revêtent une dimension","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Secret des affaires: un bâillon d’or pour les sénateurs","datePublished":"2018-06-21T17:24:33+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/"},"wordCount":302,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2018/06/7.png","keywords":["Communiqués de presse","Régulation des multinationales","Secret des affaires"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce jeudi 21 juin la proposition de loi Gauvain sur le secret des affaires a été adoptée par le Sénat.\n\n- Malgré les alertes lancées depuis près de 3 mois par une coalition rassemblant 52 organisations (syndicats et ONG) et l’essentiel des Sociétés de Journalistes,\n- malgré la pétition signée par plus de 560 000 personnes,\nRaphael Gauvain et Emmanuel Macron ont refusé de modifier la proposition de loi.\nUn accord a été conclu entre députés et sénateurs et entre LR et LREM au détriment des libertés.\nLa coalition avait pourtant une demande simple : limiter le champ d’application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels.\n\nJournalistes, syndicalistes, salariés, lanceurs d’alerte, ONG, chercheurs et universitaires pourront être poursuivis devant les tribunaux par les multinationales. \n\nLes lobbys auront la main pour décider quelles sont les informations qui doivent être accessibles aux citoyens et pourront imposer la censure.\u2028\u2028 \n\nPour distinguer les 248 sénateurs et sénatrices qui, par leur vote, ont remis en cause les libertés fondamentales et le droit à l’information, le collectif #Stopsecretdaffaires met à disposition un site permettant à chacune et chacun de leur décerner un bâillon d’or.\nNous remercions les 95 sénateurs et sénatrices qui ont refusé de céder aux lobbys et ont voté contre la proposition de loi.\n\nNous nous félicitons qu’une saisine du conseil constitutionnel soit annoncée. La coalition y associera sa contribution (via une porte étroite) pour garantir le respect des libertés fondamentales.\n\n- Voir le vote des sénateurs et sénatrices : baillondor.fr\n- Voir la pétition : stopsecretdaffaires.org\n- Consultez notre page récapitulative sur le secret des affaires"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/","name":"Secret des affaires: un bâillon d’or pour les sénateurs - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2018/06/7.png","datePublished":"2018-06-21T17:24:33+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:42+00:00","description":"Ce jeudi 21 juin la proposition de loi Gauvain sur le secret des affaires a été adoptée par le Sénat. - Malgré les alertes lancées depuis près de 3 mois","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/secret-des-affaires-un-baillon-dor-pour-les-senateurs/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2018/06/7.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2018/06/7.png","width":1024,"height":768,"caption":"© CANVA"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel à une mobilisation contre la négation du génocide","datePublished":"2012-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/"},"wordCount":280,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Europe de l'Est"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Vingt ans après le début de la guerre en Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie), huit associations veulent rendre hommage aux victimes civiles de la région de Prijedor, située au nord de ce pays. \n\n\n\nEn mai 1992, des milliers de personnes non serbes y furent arrêtées, rassemblées dans des camps, affamées, torturées et tuées. Contrairement à Sarajevo ou Srebrenica, rien n’informe aujourd’hui des atrocités qui se commirent dans ces camps devenus des lieux en apparence paisibles. Le maire de Prijedor, ville qui fait aujourd’hui partie de la République Serbe de Bosnie-Herzégovine, a par exemple interdit toute commémoration des événements dans sa municipalité en raison de l’emploi du mot génocide par les organisateurs. \n\nLes associations locales, dont plusieurs sont partenaires du CCFD-terre solidaire, veulent rompre le silence sur ce passé particulièrement pesant de leur ville et appellent à une mobilisation locale et internationale par l’intermédiaire d’une campagne « Arrêtons la négation du génocide ». « Car si nous ne faisons pas face à notre passé sinistre, nous et nos enfants n’aurons pas de meilleur futur» explique les associations dans leur lettre au maire de Prijedor. En ce 31 mai, elles appellent notamment au port d’un brassard blanc sur son bras ou son profil Facebook.\n\nPour en savoir plus : \nCommémoration : Sur les traces des derniers camps de concentration d’Europe\nhttp://bhinfo.fr/prijedor-2012-sur-les-traces-des,2531/\n\nLettre ouverte au Maire de Prijedor\nhttp://bhinfo.fr/prijedor-1992-2012-lettre-ouverte,2731/\n\nPour prendre part à la campagne : \nhttp://stopgenocidedenial.org/comment-prendre-part-a-notre-campagne/\n\nSur Facebook : \nhttp://www.facebook.com/StopGenocideDenial"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/","name":"Appel à une mobilisation contre la négation du génocide - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:10+00:00","description":"Vingt ans après le début de la guerre en Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie), huit associations veulent rendre hommage aux victimes civiles de la région","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-exportations-ne-profitent-pas-aux-paysans-francais/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-exportations-ne-profitent-pas-aux-paysans-francais/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les exportations ne profitent pas aux paysans français","datePublished":"2005-01-05T12:28:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-exportations-ne-profitent-pas-aux-paysans-francais/"},"wordCount":647,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Politique agricole commune","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jean Cabaret, membre du comité national de la Confédération paysanne\n\n\n\n\nL'explosion des importations africaines de poulets européens bénéficie-t-elle aux aviculteurs français ?\n\nC'est ce qu'on cherche aujourd'hui à nous faire croire. Le discours est bien huilé : on dit aux agriculteurs que leur salut passe par une présence renforcée sur les marchés mondiaux, seule façon d'accroître leur revenu. Or, pour pouvoir rester compétitifs, on nous demande de produire sans arrêt à des prix toujours plus bas. C'est une machine infernale et beaucoup de producteurs marchent dans ce système car les agriculteurs, dans leur majorité, restent dans une logique productiviste, sans se soucier des conséquences, en dépit des problèmes que nous avons rencontrés au cours de ces dernières années. Car produire à des prix toujours plus bas n'est assurément pas la solution. D'abord, cela a engendré des pollutions considérables. \n\nLa Bretagne est aujourd'hui complémentent sinistrée. Cette situation a entraîné le renforcement des contraintes environnementales qui pèsent sur les producteurs. Comment faire face à ces investissements quand par ailleurs les prix de la volaille ne cesse de diminuer ? Ici la situation est dramatique et elle se tend de jour en jour. Il y a de plus en plus d'aviculteurs qui ne peuvent plus continuer à produire car ils ne peuvent plus faire face à leurs engagements tandis que de l'autre côté, les industriels avec lesquels les aviculteurs sont sous contrat, continuent à faire pression sur eux pour baisser leur rémunération. Certains industriels emploient des méthodes proches du chantage. Ça ne peut pas durer longtemps. On voit déjà les limites de ce modèle dans la mesure où certains industriels n'hésitent d'ailleurs pas à investir dans des pays où ils peuvent produire du poulet à prix encore plus bas.\n\nVous pensez aux industriels qui vont au Brésil ?\n\nÀ la différence de certaines productions agricoles, la production de volaille peut en effet être délocalisée sans problèmes. Aujourd'hui les industriels vont au Brésil car les coûts de production sont moins élevés. Le coût de la main d'œuvre est sans commune mesure et les contraintes environnementales sont beaucoup moins importantes. Un industriel comme Doux avait d'ailleurs prévenu : \" quand il n'y aura plus de subventions, j'irais produire ailleurs. \" Ce qu'il est en train de faire. Mais nous ne pouvons pas continuer à nous aligner sur celui qui produit le moins cher car à cette course tout le monde est perdant. Les producteurs bien sûr mais aussi les consommateurs car produire à moindre coût a des répercussions sur la qualité des produits. Il nous faut changer notre fusil d'épaule. Pour un aviculteur, la seule possibilité pour tirer son épingle du jeu est d'accroître la valeur ajoutée de son produit et d'obtenir pour sa production un prix rémunérateur qui lui permette de poursuivre son activité.\n\nAugmenter la rémunération des producteurs ne risque-t-il pas de pénaliser les consommateurs ?\n\nD'abord une meilleure rémunération de notre travail permettrait d'accroître la qualité des produits. D'autre part, le prix de production représente moins de 20 % du prix de vente. Une augmentation de notre rémunération aurait donc des conséquences marginales. Mais nous devons aussi collectivement ouvrir un autre débat : celui du partage de la valeur ajoutée entre les différents maillons de la filière. Aujourd'hui, ce sont les industriels et les distributeurs qui profitent de la situation. Ils ne répercutent pas les baisses de prix à la production sur les consommateurs, mais continuent à renforcer leurs marges.\n\nPropos recueillis par Laurence Estival"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-exportations-ne-profitent-pas-aux-paysans-francais/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-exportations-ne-profitent-pas-aux-paysans-francais/","name":"Les exportations ne profitent pas aux paysans français - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-05T12:28:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:22+00:00","description":"Jean Cabaret, membre du comité national de la Confédération paysanne L'explosion des importations africaines de poulets européens bénéficie-t-elle aux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-scandale-de-levasion-fiscale-et-des-paradis-fiscaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-scandale-de-levasion-fiscale-et-des-paradis-fiscaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le scandale de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux","datePublished":"2013-08-21T11:46:01+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-scandale-de-levasion-fiscale-et-des-paradis-fiscaux/"},"wordCount":872,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Toujours dans l’idée de privilégier un financement endogène du développement, le CCFD-Terre Solidaire estime que la fuite illicite des capitaux représente une ponction insupportable sur les budgets des pays en développement.\n\n\n\nChaque année ce sont en effet plus de 800 milliards d’euros qui s’évadent des pays du Sud, à cause de l’évasion fiscale (65%), des activités criminelles (30 à 35%) et de la corruption (3 à 5%). Ces chiffres sont loin d’être négligeables, puisqu’ils représentent plus de 10 fois l’aide publique au développement octroyée par l’ensemble des pays riches. Surtout, ces flux illicites représentent un véritable enjeu pour le financement du développement car c’est autant d’argent que les Etats ne peuvent pas taxer. On estime ainsi que la seule évasion fiscale des entreprises multinationales représente un manque à gagner de 125 milliards d’euros pour les caisses des pays du Sud.\n\n\nChiffres sur les flux financiers illicites\n\nDans les chiffres officiels, la part des pays en développement dans les flux d’IDE est de plus en plus importante. 52% en 2010 sur les flux entrants et 25% en ce qui concerne les flux sortants. Mais ces données sont déformées par le rôle de miroir déformant des paradis fiscaux et leur utilisation massive par les entreprises multinationales.\n- Les 50 premières entreprises multinationales européennes ont en moyenne 21% de leurs filiales dans les paradis fiscaux (26% pour les banques).\n- 71% des investissements directs étrangers en Chine proviennent de 5 petits paradis fiscaux (les BVI, Singapour, Hong-Kong, les Îles Caïmans et l’Île Maurice)\n- 43% des IDE en Inde proviennent de l’Ile Maurice\n\nLes Financements extérieurs en Afrique sub saharienne, en 2010 : les Investissements directs étrangers représentent 3,3% du PIB ; l’Aide Publique au Développement pèse pour 4,9% du PIB ; les transferts financiers des migrants 2,5% du PIB.  \nMais le continent africain est un créditeur net envers le reste du Monde : Pendant les 40 dernières années, l’Afrique a vu s’envoler 1140 milliards d’euros de flux illicites de capitaux (36 Mds par an en moyenne. Flux qui ne cessent d’augmenter car on parle aujourd’hui de 140 milliards par an en 2007/2008), alors que la dette extérieure du continent s’élevaient en 2008 à 168 Milliards d’euros. (Rapport GFI mars 2010).\n\nPlus largement, pour le CCFD-Terre Solidaire, les paradis fiscaux et judiciaires posent trois types de problèmes à l'économie mondiale et, de façon plus aigüe, aux pays du Sud :\n\n- Ils siphonnent les ressources mondiales et en particulier celles des pays en développement. Cette situation se traduit par une dépendance accrue envers l'aide internationale et le report de la charge fiscale sur les contribuables moins mobiles (les plus pauvres et les petites et moyennes entreprises). Au-delà de la mauvaise répartition de la rente de l'exploitation des ressources naturelles, il n'est pas rare que les Etats ignorent en réalité les quantités produites effectivement par les entreprises chargées de l'exploitation, et de fait leurs résultats financiers.\n\n- Ils affaiblissent la souveraineté des Etats et annihilent les efforts de coopération en matière de réglementation internationale. En facilitant le contournement des règles fiscales, judiciaires et prudentielles, ils facilitent la fraude et l’évasion fiscales, abritent et protègent l'argent du crime organisé (trafics humains, de drogue, d'armes, pillage des matières premières...) et de la corruption. Ils offrent également un espace dérégulé aux investisseurs financiers, source d'instabilité financière.\n\n- Ils agissent comme un miroir déformant sur l'ensemble de l'économie mondiale, privant les décideurs des indicateurs nécessaires pour opérer des choix éclairés en matière de politique économique. Le recours massif aux paradis fiscaux par les entreprises multinationales fait mentir l'ensemble des statistiques économiques mondiales (épargne, investissement, rentabilité, allocation de la richesse mondiale, etc.). Dans ces conditions, aucun pilotage de la mondialisation n’est possible.\n\nDe plus, dans les pays du Sud, les Etats sont souvent privés de toute marge de manœuvre en termes de politique fiscale: ainsi, le modèle fiscal recommandé par le FMI s'avère régressif (généralisation de la TVA – Taxe sur la valeur ajoutée) et les stratégies déployées pour attirer l'investissement étranger peuvent également devenir coûteuses pour les Etats du Sud (multiplication des zones franches d'exportation et des exonérations fiscales ; signature de contrats miniers ou pétroliers léonins).\n\nD’ailleurs, les populations des pays en développement bénéficient très peu des efforts consentis par leurs gouvernements pour attirer des investisseurs étrangers (par le jeu de simples écritures comptables, les revenus et les bénéfices des multinationales sont déclarés ailleurs). Ainsi les pays qui accueillent les activités d’extraction de matières premières se voient privés de recettes fiscales qui en découlent. Ces pratiques spolient de nombreux pays en développement des revenus qu’ils pourraient tirer de l’exploitation de leurs ressources naturelles et ouvrent la voie à toutes formes de corruption."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-scandale-de-levasion-fiscale-et-des-paradis-fiscaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-scandale-de-levasion-fiscale-et-des-paradis-fiscaux/","name":"Le scandale de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-21T11:46:01+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:17+00:00","description":"Toujours dans l’idée de privilégier un financement endogène du développement, le CCFD-Terre Solidaire estime que la fuite illicite des capitaux représente","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paquet-transparence-fiscale-de-la-commission-europeenne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paquet-transparence-fiscale-de-la-commission-europeenne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"«Paquet transparence fiscale » de la Commission européenne","datePublished":"2015-03-18T14:17:55+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:20:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paquet-transparence-fiscale-de-la-commission-europeenne/"},"wordCount":640,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires*\n\nLa Commission européenne a publié aujourd’hui son nouveau « Paquet pour la transparence fiscale » en réponse au scandale du Luxleaks. Si les mesures proposées vont dans le sens d’un renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale au niveau européen, les organisations de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires déplorent que la confidentialité reste de mise, ce qui ne va ni dans le sens des attentes des citoyens européens, ni dans celui de l’intérêt des pays en développement.\n\n\n\nLa mesure véritablement nouvelle de ce « paquet pour la transparence fiscale », c’est la proposition de mettre en place un échange automatique d’informations sur les rulings, ces accords fiscaux rendus célèbres grâce au Luxleaks, qui sont passés entre entreprises multinationales et administrations fiscales et trop souvent utilisés abusivement pour réduire leur base fiscale dans les autres pays où elles opèrent. Malheureusement, la Commission européenne ne prévoit pas de rendre ces accords publics.\n\n« L’échange automatique de ces accords fiscaux entre Etats Membres est un premier pas à ne pas négliger car cela va permettre aux administrations fiscales de mieux comprendre et donc combattre les pratiques d’optimisation fiscale agressives des entreprises multinationales. Mais il est exagéré de parler de transparence fiscale quand on sait qu’aucune de ces informations ne sera mise à la disponibilité du public, pourtant en attente de plus de transparence », explique Jacques Fabre, administrateur de Transparency International France.\n\n« Si ces informations sur les rulings étaient rendues publiques, cela dissuaderait de nombreuses entreprises de les utiliser pour mettre en place des schémas d’optimisation fiscale agressifs. La véritable transparence est une des clés à ne pas négliger dans la lutte contre l’évasion fiscale. En n’incluant pas une proposition pour rendre publique les informations sur les activités que les entreprises réalisent, les personnes qu’elles emploient et les impôts qu’elles payent dans chacun des pays où elles sont présentes, la Commission bande les yeux des citoyens pendant que les entreprises dansent avec l’argent nécessaire au financement de nos services publics  », souligne Manon Aubry, responsable de plaidoyer à Oxfam France. « Au final, ces mesures proposées sont un coup d’épée dans l’eau et ne suffiront pas à arrêter l’évasion fiscale».\n\nPar ailleurs, « les mesures proposées dans ce nouveau « paquet » ne bénéficieront pas aux pays en développement, qui sont encore plus durement frappés par l’évasion fiscale. Là encore, rendre publiques les informations sur les rulings ou sur les activités et impôts payés par les entreprises européennes aurait permis à d’autres pays non européens d’avoir accès à ces données extrêmement utiles pour identifier des schémas fiscaux souvent complexes », regrette Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire et coordinatrice de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires. \n\n« Il n’y aurait pas eu de « Luxleaks » sans, d’une part, PriceWaterhouse Coopers et les autres bras armés de l’optimisation fiscale agressive que sont les « Big Four » et d’autre part, un lanceur d’alerte, Antoine Deltour. Or ce dernier est aujourd’hui poursuivi par la justice luxembourgeoise, tandis que le « paquet transparence » ne prévoit rien à l’encontre des fossoyeurs de la solidarité instituée  »,  rappelle Jean Merckaert de Sherpa.\n\nLa Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires attend de la Commission européenne des mesures beaucoup plus ambitieuses lors de la publication, en juin de nouvelles mesures concernant la taxation des entreprises. \n\nContacts Presse\nCCFD-Terre Solidaire : Karine Appy, 06 66 12 33 02\nOxfam France : Sarah Roussel, 06 51 15 54 38 \nSherpa : Jean Merckaert, 06 81 84 30 64\nSolidaires Finances Publiques : Serge Colin, 06 30 19 46 81\nTransparency International France : Jacques Fabre, 01 84 16 95 65"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paquet-transparence-fiscale-de-la-commission-europeenne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paquet-transparence-fiscale-de-la-commission-europeenne/","name":"«Paquet transparence fiscale » de la Commission européenne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-03-18T14:17:55+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:20:57+00:00","description":"Communiqué de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires* La Commission européenne a publié aujourd’hui son nouveau « Paquet pour la transparence","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liban-permettre-aux-femmes-de-saffirmer-dans-la-societe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liban-permettre-aux-femmes-de-saffirmer-dans-la-societe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Liban « Permettre aux femmes de s’affirmer dans la société »","datePublished":"2013-12-09T10:42:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:37:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liban-permettre-aux-femmes-de-saffirmer-dans-la-societe/"},"wordCount":831,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Véritable ambassadeur des saveurs des terroirs libanais, Fair Trade Lebanon se consacre depuis ses débuts, en 2006, à promouvoir les produits locaux à travers le commerce équitable. Cynthia Dahdah, responsable de la sensibilisation auprès de FTL, nous en dit plus.\n\n\n\nAvec qui travaille Fair Trade Lebanon au Liban ?\nCynthia Dahdah : « Nos produits nous arrivent de quatorze coopératives réparties sur tout le territoire libanais. Dans ces coopératives, on retrouve toutes les composantes de la société, des druzes, des shiites, des sunnites, des orthodoxes et des maronites. Des hommes et des femmes. En fait, la majorité de ces coopératives sont gérées par des femmes. »  \n\nUn choix délibéré ?\n« Oui et non. C’est vrai que, dans la mesure où nous proposons des produits transformés, cuisinés et que ce sont les femmes qui maîtrisent ces savoir-faire, il est normal qu’elles soient plus représentées. Maintenant, il ne faut pas oublier non plus que, à cause de la guerre qui a ensanglanté le Liban entre 1975 et 1990, il manque dans ce pays toute une génération d’hommes, les 40-50 ans. Et comme, d’autre part, ceux qui ne sont pas morts au combat ou les plus jeunes sont souvent partis chercher un emploi à Beyrouth, tout cela fait que l’on se retrouve avec un pourcentage de femmes, notamment des veuves, très important dans les villages. Pour rompre leur solitude, ces femmes ont pris l’habitude de se retrouver entre elles. Pour discuter ou s’échanger des recettes, travailler dans les champs et faire la cuisine. Nous avions envie de les encourager dans cette idée de regroupement et de promouvoir le rôle de ces femmes. » \n\nAvec cependant des exigences beaucoup plus contraignantes quant au cahier des charges exigé pour l’appellation « Commerce équitable » ?\n« Lorsque nous vendons des produits labellisés Commerce équitable à l’étranger, en France par exemple, nous devons respecter certaines normes et, afin de respecter ces normes, nous devons être très rigoureux, très stricts pour tout ce qui touche à la traçabilité de ces produits, à leur qualité, aux conditions d’hygiène dans lesquelles ils sont fabriqués. Nous organisons donc régulièrement des sessions de formation pour nos partenaires afin de leur expliquer ce qui se cache vraiment derrière cette appellation de commerce équitable, les différents critères qui sont à respecter : transparence, éthique, qualité, respect de l’environnement, de la dignité humaine, du travail… Et, à côté de cela, nous les formons également au bon fonctionnement et à la bonne gestion d’une coopérative, au rôle de chacun au sein de cette organisation. À travers cette idée de commerce équitable, c’est en fait un changement de mentalité que l’on essaie de créer dans nos villages. »\n\nQuelles sont les conséquences de ce « changement de mentalité » pour les villageoises ?\n« Elles sont de deux ordres : économiques et sociales. Le fait de voir leur travail reconnu à sa juste valeur, ce qui est l’un des engagements du commerce équitable, a permis à ces femmes d’augmenter leurs revenus. Beaucoup qui ne devaient se débrouiller qu’avec 50 dollars par mois auparavant, nous disent maintenant disposer de 300 à 400 dollars mensuels, ce qui est suffisant pour vivre dans nos villages. Cet argent permet d’assurer l’éducation des enfants qui, au lieu d’aller travailler dans les champs, sont maintenant là où ils doivent être, à l’école. Il redynamise également l’économie locale. D’autre part, dans une société libanaise très patriarcale dans laquelle c’est à l’homme d’assurer les besoins financiers de la famille pendant que la femme reste à la maison pour cuisiner, faire le ménage, éduquer les enfants… le fait de travailler en coopérative, d’avoir un travail reconnu et rémunéré à son juste prix leur a permis de s’affirmer dans la société, de s’émanciper. »\n\nQuelles sont les difficultés rencontrées par Fair Trade Lebanon ?\n« Le Liban est un pays très bureaucratique et lorsque, comme nous, on exporte énormément à l’étranger, cette accumulation de papiers, de formalités, à remplir peut entraîner des retards préjudiciables dans la chaine de livraison. Il y a également ce changement de mentalité des agriculteurs qui n’est pas toujours facile à faire passer dans des villages dont le population est souvent relativement âgée, parfois encore divisée par les divergences héritées des guerres interreligieuses au Liban. Mais, notre plus grand souci, c’est le manque de connaissances des Libanais eux-mêmes sur le commerce équitable. Ils ne savent pas ce que c’est. Nous faisons donc de gros efforts de sensibilisation, à travers des expositions, en allant dans les écoles, les universités, en participant à des foires, sur notre site Internet pour les éveiller à ce concept et c’est en train d’avancer. Lentement, mais sûrement. »\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liban-permettre-aux-femmes-de-saffirmer-dans-la-societe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/liban-permettre-aux-femmes-de-saffirmer-dans-la-societe/","name":"Liban « Permettre aux femmes de s’affirmer dans la société » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-09T10:42:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:37:22+00:00","description":"Véritable ambassadeur des saveurs des terroirs libanais, Fair Trade Lebanon se consacre depuis ses débuts, en 2006, à promouvoir les produits locaux à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deces-de-xavier-lamblin-president-du-ccfd-de-2000-a-2005/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deces-de-xavier-lamblin-president-du-ccfd-de-2000-a-2005/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Décès de Xavier Lamblin, président du CCFD de 2000 à 2005","datePublished":"2006-11-24T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deces-de-xavier-lamblin-president-du-ccfd-de-2000-a-2005/"},"wordCount":290,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD est en deuil.\nAprès le décès de Philippe Farine (président de 1968 à 1977), le CCFD a la douleur d'annoncer la disparition de Xavier Lamblin (président de notre association de 2000 à 2005) qui nous a quittés le 23 novembre 2006, emporté par une maladie foudroyante.\n\nXavier Lamblin a marqué la vie du CCFD auquel il a donné beaucoup de son intelligence, de son militantisme et de son énergie.\n\nSa foi, chevillée au corps, son expérience au Tchad, à la JAC (Jeunesse agricole chrétienne), au CMR (Chrétiens en monde rural) et à la FIMARC (Fédération internationale des mouvements adultes ruraux catholiques), son esprit d'analyse, son écoute, sa gentillesse, sa force, ont porté le CCFD durant tout son mandat de président.\n\nXavier Lamblin a aussi assumé avec passion la présidence de la SIDI (Solidarité internationale pour le développement et l'investissement), travaillant dans le domaine de la micro finance.\n\nXavier Lamblin était récemment devenu membre de Justice et Paix-France. Il a représenté le CCFD au Conseil national pour la solidarité et la cellule Afrique de la Conférence épiscopale de France, au Comité des Semaines sociales de France, à la CIDSE (réseau de quinze organisations catholiques européennes et nord-américaines).\n\nLe CCFD perd aujourd'hui un ami, un militant, un frère, qui a incarné dans toute sa vie les convictions et le projet de notre association.\n\nTous les amis du CCFD sont invités à s'unir par la prière et la pensée à Xavier Lamblin et à sa famille à laquelle le CCFD présente ses condoléances émues.\n\n\n\nAu nom du CCFD,\n\n   Joël Thomas,\n    Président"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deces-de-xavier-lamblin-president-du-ccfd-de-2000-a-2005/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deces-de-xavier-lamblin-president-du-ccfd-de-2000-a-2005/","name":"Décès de Xavier Lamblin, président du CCFD de 2000 à 2005 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-11-24T00:00:00+00:00","description":"Le CCFD est en deuil. Après le décès de Philippe Farine (président de 1968 à 1977), le CCFD a la douleur d'annoncer la disparition de Xavier Lamblin","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/knfp-lannee-2011-a-ete-marquee-par-plusieurs-evenements/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/knfp-lannee-2011-a-ete-marquee-par-plusieurs-evenements/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"KNFP, l’année 2011 a été marquée par plusieurs événements","datePublished":"2012-01-09T16:35:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/knfp-lannee-2011-a-ete-marquee-par-plusieurs-evenements/"},"wordCount":233,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’année 2011 a été marquée par plusieurs événements :\n\n appui aux communautés reculées de Gros Morne lors de l’irruption de l’épidémie de choléra (novembre 2010 et mois suivants) achat et aménagement d’un nouveau local sur les hauteurs de Port-au-Prince (Bourdon), cofinancé par le CCFD-Terre Solidaire et le CASD (Crédit Agricole Solidarité Développement) élaboration du nouveau plan stratégique quinquennal du KNFP, que le CCFD-Terre Solidaire s’est engagé à soutenir à partir d’octobre 2011 dans le cadre d’une convention de partenariat prise d’indépendance du Fonds rural d’investissement et de crédit solidaire (FRICS) sous forme de Société financière de développement (SFD), fédérant des institutions de micro-finance et de financement populaire, membres du KNFP, des ONG locales agissant dans le développement rural (Veterimed, Concert-Action), des organisations de solidarité internationales (SIDI, filiale du CCFD-Terre Solidaire), et des organisations paysannes, qui malgré la faiblesses de leurs moyens ont réussi à se cotiser pour devenir collectivement actionnaire à hauteur de 50 000 gourdes. C’est dire leur motivation et leurs attentes à l’égard d’un outil de financement accessible et adapté au milieu rural !\n\n\nLa poursuite de la recherche de fonds permettant au FRICS de prendre son envol demeure l’enjeu principal pour le début d’année 2012."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/knfp-lannee-2011-a-ete-marquee-par-plusieurs-evenements/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/knfp-lannee-2011-a-ete-marquee-par-plusieurs-evenements/","name":"KNFP, l’année 2011 a été marquée par plusieurs événements - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-09T16:35:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"L’année 2011 a été marquée par plusieurs événements : appui aux communautés reculées de Gros Morne lors de l’irruption de l’épidémie de choléra (novembre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-web-doc-terres-pour-denoncer-laccaparement-des-terres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-web-doc-terres-pour-denoncer-laccaparement-des-terres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le web doc TERRES pour dénoncer l&rsquo;accaparement des terres","datePublished":"2012-06-18T14:43:00+00:00","dateModified":"2023-04-21T14:23:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-web-doc-terres-pour-denoncer-laccaparement-des-terres/"},"wordCount":459,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les premiers épisodes consacrés au Mali et aux Philippines sont projetés le 18 juin, au Sommet des Peuples à Rio (Brésil).\n\nRetrouvez les sur : https://ccfd-terresolidaire.org/terres\nL’accaparement des terres agricoles : un scandale mondial\nLe CCFD-Terre Solidaire ne pouvait rester indifférent à un phénomène qui a pris, ces dernières années, des proportions inédites à l’échelle planétaire. Achetés, loués ou concédés, des millions d’hectares sont arrachés aux communautés paysannes de nombreux pays du Sud. Ils passent aux mains de sociétés agro-industrielles, d'États tiers et de fonds d’investissements. Des terres, qui assuraient l’alimentation des populations locales, sont détournées de leur fonction et dédiées à des monocultures d’exportation, à la production d’agro-carburants et, de plus en plus, à la spéculation foncière.\n\n\nUn tour du monde des tensions autour de la terre\n\nDans huit pays d’Afrique Subsaharienne, d’Amérique latine et d’Asie, l’auteur rencontre des communautés paysannes, certaines partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Celles-ci dénoncent la menace que représentent ces opérations foncières à grande échelle pour la sécurité alimentaire des populations locales, mais aussi les risques de conflits qu’elles génèrent et leur impact environnemental. Le CCFD-Terre Solidaire qui mène des projets visant à soutenir l’agriculture paysanne et assurer la sécurité alimentaire des peuples, joint sa voix à ceux qui affirment : « la terre n’est pas une marchandise ! »\nUne démarche journalistique et artistique\nLe CCFD-Terre Solidaire a confié la réalisation de cette série de web documentaires à Philippe Revelli, un photographe-reporter confirmé, déjà publié dans Le Monde Diplomatique, l’Humanité ou Télérama. Philippe Revelli appréhende les réalités économiques en posant son regard à hauteur d’homme et rend palpable l’impact de ces pratiques injustes sur les populations de nombreux pays. Dans la lignée des grands reporters humanistes, il a choisi de travailler en noir et blanc ce qui confère intensité et profondeur à son reportage.\nUn outil pour informer et mobiliser un large public\nLes épisodes suivants, Burkina Faso, Bénin, Brésil/Pérou, Inde, Colombie, seront mis en ligne au cours des mois suivants, entre septembre 2012 et février 2013.\n\nTERRES est un espace de rassemblement autour du thème de l’accaparement des terres (les internautes seront invités à se mobiliser), un espace interactif invitant au débat, un relais d’information à travers différents supports (réseaux sociaux, éditions d’un DVD…). Le Monde Diplomatique soutien le projet TERRES, les épisodes sont également diffusés sur son site web https://ccfd-terresolidaire.org/terres"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-web-doc-terres-pour-denoncer-laccaparement-des-terres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-web-doc-terres-pour-denoncer-laccaparement-des-terres/","name":"Le web doc TERRES pour dénoncer l'accaparement des terres - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-18T14:43:00+00:00","dateModified":"2023-04-21T14:23:18+00:00","description":"Les premiers épisodes consacrés au Mali et aux Philippines sont projetés le 18 juin, au Sommet des Peuples à Rio (Brésil). Retrouvez les sur :","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-pas-seulement-des-reponses-aux-urgences/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-pas-seulement-des-reponses-aux-urgences/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Corne de l&rsquo;Afrique, « pas seulement des réponses aux urgences »","datePublished":"2011-10-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-pas-seulement-des-reponses-aux-urgences/"},"wordCount":111,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Faim","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le secteur agricole \"doit disposer d'un niveau d'investissement suffisant et de ressources permettant de stabiliser la production et donc le marché\" des denrées, a recommandé lundi Benoît XVI dans un message à la FAO, à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation.\n\n\n\n\n\nParis, le 18 octobre 2011\n\n\"L'objectif de cette journée devrait être l'engagement à modifier les comportements et les décisions de façon à assurer à toute personne, dès aujourd'hui et non pas demain, un accès aux ressources alimentaires nécessaires\", a-t-il déclaré.\n\nLire la suite sur le site Les Echos"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-pas-seulement-des-reponses-aux-urgences/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-pas-seulement-des-reponses-aux-urgences/","name":"Corne de l'Afrique, \"pas seulement des réponses aux urgences\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:53+00:00","description":"Le secteur agricole \"doit disposer d'un niveau d'investissement suffisant et de ressources permettant de stabiliser la production et donc le marché\" des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-trois-jours-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-trois-jours-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle","datePublished":"2012-04-17T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-trois-jours-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle/"},"wordCount":878,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 18 avril 2012\n\nQue disent les candidats à la présidentielle sur le commerce des armes ?\n\nA trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, savez-vous quelles sont les positions des dix candidats sur le commerce des armes et le traité qui sera adopté en juillet ?\nOxfam France, Amnesty International France et le CCFD-Terre Solidaire, partenaires de la campagne « Contrôlez les armes » ont décortiqué discours, programmes et réponses des candidats au travail de plaidoyer mené ces dernier mois :\n\nDebout la République – Nicolas Dupont-Aignan\n« S’engage pour un meilleur contrôle des exportations d’armes. »\n\nEurope Ecologie Les Verts – Eva Joly\n« Il faut que la France défende un traité réellement contraignant pour les Etats qui protègent effectivement et pleinement les droits des populations […] en veillant à ce que ce Traité définisse les normes les plus élevées possibles ».\n« Nous ne devons surtout pas hypothéquer [le contenu du traité] et sa force sur la base de spéculations quant à [sa] signature et [sa] ratification hypothétique par d’autres grands exportateurs d’armes »\n« Le contrôle du commerce des armes est un sujet essentiel malheureusement pas du tout ou si peu abordé pendant cette campagne »\n\nFront de Gauche – Jean-Luc Mélenchon\nEstime « nécessaire d'imposer davantage de transparence sur le contrôle des exportations d’armes au niveau national et, dans le cadre des négociations internationales en cours, soutenir l’interdiction des transferts dès qu’il existe un risque substantiel de violations graves des droits humains. »\n« La tenue d’un débat systématique au Parlement autour du rapport annuel du ministère de la Défense au Parlement sur les exportations d’armes françaises est indispensable [avec]  inclusion de davantage d’informations dans ce rapport (détails des notifications de refus et motifs invoqués par pays, types de matériel et quantités commandées et livrées, identité des destinataires finaux, utilisation finale déclarée). »\nIl est indispensable d'intégrer dans la loi des critères permettant de « vérifier que le pays destinataire respecte ses obligations internationales, en particulier les sanctions adoptées par le conseil de sécurité de l’ONU, le respect des droits de l’homme, l’absence de tensions ou de conflits armés, la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale, l’absence de risque sur la sécurité des Etats membres, un comportement du pays destinataire respectueux de la communauté internationale, l’absence d’un risque de détournement de la technologie, et la compatibilité avec un développement durable. »\n\nFront National – Marine Le Pen\nN’a pas apporté d’éléments de réponse sur la question du contrôle des exportations d’armes.\n\nLutte ouvrière – Nathalie Arthaud\nRevendique « l’abolition du secret des affaires, notamment dans le domaine des armes où cette absence de transparence est encore plus choquante. »\n\nMouvement Démocrate - François Bayrou\n« ce commerce [de l’armement] doit être davantage contrôlé et mieux réglementé ».\n« La France devrait signer cet accord international [qui] devra impérativement prévoir un mécanisme de contrôle fort sur les exportations d’armes. » « François Bayrou est favorable à plus de transparence et de contrôle sur les exportations d’armes aussi bien sur le plan national que sur le plan international. « Il s’engage, s’il est élu, à œuvrer pour la création d’une autorité de surveillance sur le commerce des armes qui serait placée sous l’égide des Nations Unies ».\n« Le Parlement pourrait et devrait être le lieu de débats à l’occasion de la parution annuelle du rapport du ministère de la Défense sur le commerce des armes conventionnelles ».\n\nNouveau Parti Anticapitaliste – Philippe Poutou\nPrône « l’arrêt total des ventes d’armes. »\n\nParti Socialiste – François Hollande (via son porte-parole pour la Défense)\nA exprimé « son attachement et son engagement personnel à ce que la France joue un rôle moteur pour que soir adopté un traité ambitieux et robuste sur le commerce des armes […], centré sur le respect des droits de l’Homme, du droit international humanitaire et des droits économiques et sociaux nécessaires aux politiques de développement. […] Un traité ambitieux, juridiquement contraignant et universel. » Volonté d’ajouter des « mécanismes de vérification plus efficients sur les matériels, sur les intermédiaires et sur les destinataires finaux. »\nA indiqué qu’il « est de la responsabilité des élus de la nation » de débattre de « l’encadrement du commerce international de l’armement » et que « experts universitaires, ONG, industriels de l’armement » doivent être « associés plus étroitement » au débat autour du « rapport annuel présenté par le ministre de la Défense ». \n\nSolidarité et Progrès – Jacques Cheminade\nN’a pas apporté d’éléments de réponse sur la question du contrôle des exportations d’armes.\n\nUnion pour un Mouvement Populaire – Nicolas Sarkozy\nAucun engagement spécifique concernant un renforcement du contrôle des transferts d’armes conventionnelles, que ce soit au niveau national ou international.\nNicolas Sarkozy n’a pas répondu à nos sollicitations."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-trois-jours-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-trois-jours-du-premier-tour-de-lelection-presidentielle/","name":"A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-04-17T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 18 avril 2012 Que disent les candidats à la présidentielle sur le commerce des armes ? A trois jours du premier tour de l’élection","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-presidentielle-sous-surveillance-de-la-societe-civile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-presidentielle-sous-surveillance-de-la-societe-civile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une présidentielle sous surveillance de la société civile","datePublished":"2011-12-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-presidentielle-sous-surveillance-de-la-societe-civile/"},"wordCount":1066,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 8 décembre 2011\n\nJoseph Kabila sortirait vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre, selon les résultats partiels (portant sur 70 % des bureaux de vote) annoncés le 6 décembre par la Commission électorale. Les nombreux observateurs déployés, tant par la Commission épiscopale Justice et paix (CEJP) que par plusieurs ONG - dont le CCFD-Terre Solidaire, témoignent d'une forte mobilisation de la population et d'un scrutin émaillé de violences et de tentatives de fraude. \n\nTous le reconnaissent : la participation citoyenne a été impressionnante d'un bout à l'autre du territoire. La Conférence épiscopale a d'ailleurs tenu à féliciter les Congolaises et les Congolais « pour leur implication remarquable dans le déroulement du scrutin présidentiel et législatif ». Le professeur Cyril Musila, bénévole CCFD-Terre Solidaire, membre de la délégation diocésaine du Val de Marne, présent à Kinshasa, confirme : « Dans les longues files d'attente qui se formaient devant la plupart des bureaux de vote de la capitale, j'ai remarqué de nombreuses femmes enceintes ou de mères avec leurs bébés qui patientaient, stoïques, sous la pluie. » Même impression recueillie auprès de madame Imbs, également bénévole CCFD-Terre Solidaire, membre de la délégation diocésaine de Paris, qui surveillait, elle, les opérations électorales à Goma et dans le Nord-Kivu, près de la frontière rwandaise. « J'ai confronté mon point de vue, nous dit-elle, avec d'autres observateurs, membres d'Eurac, le Réseau européen pour l'Afrique centrale et avec Thomas Muiti, le président de la société civile du Nord-Kivu. Nous avons relevé une phrase-leitmotiv dans les rangs des votants : « Je veux faire mon devoir électoral, car c'est un jour important pour le pays ». » Autre signe de cette mobilisation. « À Goma, capitale du Nord-Kivu, ajoute Françoise Imbs, j'ai vu des infirmes, qui mettaient un point d'honneur à se débrouiller tout seuls dans l'isoloir. »\n\nUn défi logistique considérable\n\nDans ce pays grand comme quatre fois et demi la France et dont le réseau routier est dans un état déplorable, la livraison du matériel électoral (urnes, bulletins de vote,...) dans les zones les plus enclavées paraissait un pari impossible. L'appui de la mission des Nations unies, la Monusco, et de ses 19 000 hommes a permis de relever la plupart des défis. Ballets d'hélicoptères, noria de pirogues, transport à dos d'hommes. \n\nPour autant, les irrégularités n'ont pas manqué. Coordinateur du Forum des Amis de la Terre (FAT), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Malembe Kambale a abandonné ses fonctions le temps de la campagne pour se présenter à l'un des 500 postes de député dans le district de Lubero au Nord-Kivu. Il y a notamment constaté « un vrai désordre » dans certains bureaux : « Ici, les listes électorales n'avaient pas été mises à jour ; là, les bulletins de vote de candidats faisaient défaut. Résultat : des électeurs ont été empêchés de voter. » A Kananga, dans le Kasaï occidental, au centre du pays, des bureaux de vote ont été incendiés après la découverte d'urnes bourrées de bulletins au nom de Kabila. Enfin, selon l'ONG Human rights watch (HRW), 18 personnes - dont 14 dans la capitale - sont tombées sous les balles de la Garde républicaine (ex-garde présidentielle) et une centaine grièvement blessées, durant la campagne électorale. \n\nLe vote était l'occasion pour les Congolais de se prononcer sur les dix ans de présidence de Joseph Kabila, qui avait succédé à son père Laurent-Désiré, assassiné en janvier 2001, avant d'être intronisé président élu en juillet 2006. Le bilan est très mitigé. À son actif, une relative pacification : aux deux guerres civiles qui ont déchiré le pays entre 1996 et 2002 (quelque 3 millions de morts) ont succédé les exactions de bandes armées, en particulier dans l'Est. Mais les promesses de développement sont restées lettre morte. Les deux tiers des 68 millions d'habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté avec 1,25 dollar par jour. Et ce, alors que ce géant est couché sur un monceau de richesses (or, cuivre, diamants, coltan, cassitérite, ...), qui profitent plus à des prédateurs - pays voisins et multinationales - qu'à la population congolaise. L'espérance de vie ne dépasse pas 55 ans et le taux d'alphabétisation est de 67 %. L'ex-Zaïre occupe la dernière place au classement de l'Indice de développement humain du PNUD et le 164e rang sur 178 pour son niveau de corruption, selon Transparency international. La société civile n'en ménage pas moins ses efforts pour sortir le pays de l'ornière. Ainsi, le Forum des Amis de la Terre (FAT) plaide en faveur de la sécurisation des petits paysans et la révision de la loi foncière en faveur de l'agriculture familiale.\n\nCrainte d'un scénario à l'ivoirienne\n\nLe verdict des urnes ne permettant pas au désir de changement de se concrétiser, le risque de dérapages post-électoraux ne doit pas être sous-estimé, d'autant que le grand perdant, Etienne Tshisekedi, 78 ans, crédité de 36 % des suffrages - contre 46 % à Joseph Kabila - ne reconnaît pas sa défaite. Dès le 4 décembre, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), par la voix de son président, Mgr Nicolas Djomo, exprimait sa grande inquiétude : « L'image que nous retenons, avertissait-il, est celle d'un TGV qui va tout droit dans le mur. » \n\nTandis que 20 000 militaires en armes sillonnaient les rues de la capitale et que des vedettes patrouillaient sur le fleuve Congo, des milliers de Kinois redoutant des affrontements meurtriers s'étaient réfugiés dans la capitale voisine, Brazzaville.\n\nEn janvier 2011, Joseph Kabila s'était appuyé sur un Parlement docile pour imposer une élection présidentielle à un seul tour, censé le favoriser face à une pléiade d'opposants divisés. Mais pourra-t-il échapper à un second tour dans les rues ? Il reviendra à la Cour suprême de proclamer les résultats électoraux définitifs le 17 décembre. Il est prévu que le nouveau président prête serment le 20 décembre 2011.\n\nYves Hardy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-presidentielle-sous-surveillance-de-la-societe-civile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-presidentielle-sous-surveillance-de-la-societe-civile/","name":"Une présidentielle sous surveillance de la société civile - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","description":"Paris, le 8 décembre 2011 Joseph Kabila sortirait vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre, selon les résultats partiels (portant sur 70 %","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quelle-politique-de-developpement-en-amerique-latine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quelle-politique-de-developpement-en-amerique-latine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour quelle politique de développement en Amérique latine ?","datePublished":"2013-03-25T14:38:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quelle-politique-de-developpement-en-amerique-latine/"},"wordCount":874,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Aide publique au développement","Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire a été interpellé par plusieurs de ses partenaires sur l'évolution de la politique de l'Union Européenne vis à vis de l'Amérique Latine. \n\n\n\nL’UE semblerait privilégier  les échanges économiques (multiplication des accords de libre-échange avec l'Amérique Centrale, le Pérou, la Colombie...) aux dépens de la politique de coopération.\n\nLa CIDSE et le CCFD-Terre Solidaire insistent sur un « développement économique durable et inclusif » et remettent en cause la place donnée au secteur privé dans la politique de coopération de l'Europe. S'agit-il encore de renforcer la cohésion sociale en Amérique Latine ou de trouver des marchés pour les entreprises européennes ?\n\n\n\" Bruxelles, 21 Mars 2013. Les réseaux de la société civile ALOP, APRODEV, CIDSE, CIFCA, COUNTER BALANCE, EURODAD, GRUPO SUR, et OIDHACO, ont organisé ce jeudi, conjointement avec les députés européens de cinq groupes politiques, au siège du Parlement européen à Bruxelles, la conférence : «L’aide au secteur privé : promouvoir les investissements responsables ? L'Amérique latine comme terrain d'essai. »\n\nL'événement a également réuni des représentants de la Commission européenne et de la société civile, avec l’objectif d’ouvrir un dialogue entre les différentes parties prenantes et de susciter un débat autour de la nouvelle politique de coopération au développement de l'Union européenne. Cette politique considère directement le secteur privé comme un acteur du développement par le biais de mécanismes mixtes, qui joignent subventions et prêts, tels que la Facilité d'investissement pour l'Amérique latine (LAIF).\n\n\"LAIF est un mécanisme peu transparent\"\nCamilo Tovar, économiste et chercheur sur les questions de coopération au développement, a présenté durant la conférence les résultats de son étude intitulée : « LAIF, aide au développement ou rentabilité des investissements ? » Pour l’élaboration du rapport, le chercheur s’est basé sur quatre études de cas de projets financés par le mécanisme LAIF. Certaines de ses conclusions et les préoccupations principales sont : le manque de transparence, l'accès à l'information et la reddition de comptes par la Commission et les banques de développement européennes, qui ont entravé l'analyse et l'évaluation des impacts potentiels de ces projets. « Les informations concernant tous les types de projet de coopération doivent être publiques et accessibles, et les responsabilités de chaque acteur doivent être mieux définies », a souligné Camilo Tovar.\n\nAide au développement vs rentabilité financière\nPendant son intervention, Camilo Tovar a indiqué que, sur les quatre projets, un seul mentionnait dans ses objectifs l'éradication de la pauvreté. Il a également remis en question le rôle prépondérant que prend le secteur privé dans la coopération au développement. Les entreprises multinationales et les banques européennes sont parmi les principaux acteurs et bénéficiaires de projets issus du mécanisme LAIF. Camilo Tovar, a recommandé que la Commission européenne établisse des critères de sélection des projets dans lesquels les objectifs de développement soient prépondérants sur la rentabilité financière.\nDevant ce nouveau scénario, les organisations signataires expriment leur profonde préoccupation et se demandent si ces nouveaux mécanismes de coopération, enracinés dans le secteur privé, permettent réellement de répondre à l'objectif primordial de la coopération au développement de l'Union européenne, à savoir l'éradication de la pauvreté, et dans le cas de l'Amérique latine, la cohésion sociale ; ou si, au contraire, la priorité serait donnée à la rentabilité financière et à l’ouverture de marchés en faveur des entreprises transnationales et des grandes banques.\n\nDe même, a été soulignée la nécessité que le mécanisme LAIF se dote de directives claires qui garantissent la consultation des populations touchées par ses projets, ainsi que d’études sérieuses et exhaustives sur l’impact social, environnemental et sur les droits de l'Homme, avec la participation de la société civile. « Nous demandons au Parlement européen d'exercer sa fonction de contrôle démocratique et de veiller à ce que l'utilisation des fonds publics européens de la coopération au développement soit destinée exclusivement à des objectifs de cohésion sociale et d'éradication de la pauvreté», affirment les réseaux de la société civile.\n\nPour conclure, les organisations latino-américaines et européennes, ont souligné que le mécanisme LAIF, et les mécanismes mixtes en général, n’étaient pas suffisants comme outils efficaces pour lutter contre la pauvreté. Avant d’aller plus loin dans ce modèle et ces mécanismes, il est nécessaire d’aborder les problèmes soulevés et de répondre à la question : à qui profite vraiment la nouvelle politique de coopération au développement ? \"\n\nLa CIDSE : \"Le développement doit-il être considéré uniquement comme un rattrapage économique ou plutôt dans une perspective de durabilité et de vitalité ?\""}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quelle-politique-de-developpement-en-amerique-latine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quelle-politique-de-developpement-en-amerique-latine/","name":"Pour quelle politique de développement en Amérique latine ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-25T14:38:00+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire a été interpellé par plusieurs de ses partenaires sur l'évolution de la politique de l'Union Européenne vis à vis de l'Amérique","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-sauver-des-vies-il-faut-reguler-le-commerce-des-armes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-sauver-des-vies-il-faut-reguler-le-commerce-des-armes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour sauver des vies, il faut réguler le commerce des armes","datePublished":"2012-09-10T11:14:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-sauver-des-vies-il-faut-reguler-le-commerce-des-armes/"},"wordCount":800,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Du 2 au 27 juillet, les États membres de l’Onu se retrouveront à New York pour négocier et adopter le Traité international sur le commerce des armes (TCA). Ils devraient ainsi se doter d’un outil majeur pour la prévention et la résolution des confl its armés. Engagé de longue date sur ce sujet, le CCFD-Terre Solidaire a lancé le 9 février, avec Amnesty France et Oxfam, une campagne d’information et d’interpellation, car des menaces pèsent sur le processus...\n\n\n\nLorsqu’on s’intéresse au commerce mondial des armes, on est d’abord frappé par une réalité intolérable: l’absence de règles contraignantes qui engendre une circulation irresponsable des armes, les pays définissant eux-mêmes leurs normes. L’actualité regorge d’exemples aux conséquences désastreuses. \n\nAlors que le gouvernement syrien s’illustre par une répression armée de sa population, entraînant de graves violations des droits humains et la mort de milliers de civils, la Russie continue de lui vendre des armes. Pourtant, les deux pays ne violent aucune loi car le droit international est muet et leurs législations nationales permettent ces transactions. Autre exemple : en 2008, au plus fort de la crise politique zimbabwéenne au cours de laquelle l’armée s’attaquait aux manifestations pacifiques de civils revendiquant un meilleur partage des richesses et une plus grande transparence dans le processus électoral, la Chine continuait de vendre du matériel militaire au pouvoir en place. Face à la contestation de la société civile et de la communauté internationale, Pékin a répondu, à juste titre, être dans la légalité. Il faut donc impérativement combler le vide juridique actuel.\n\n\nAppel à la mobilisation citoyenne \n\n\nLa conférence de juillet est donc un rendez-vous important pour les États, mais aussi pour la société civile. C’est grâce à la mobilisation des opinions publiques au sein de la coalition mondiale « Contrôlez les armes », créée en 2003, que les États ont accepté d’inscrire le TCA sur l’agenda international. Un traité ambitieux a donc plus de chances d’être adopté si les citoyens sont nombreux à interpeller leur gouvernement car, dans sa dernière ligne droite, ce processus demeure fragile. \n\nMême si aucun État ne se déclare ouvertement contre le TCA, plusieurs faits appellent à la vigilance. Certains d’entre eux ont obtenu que le traité soit adopté par consensus, et non à la majorité. Une méthode qui pourrait donner la liberté à chacun de bloquer ou d’affaiblir le texte. D’autres ont déjà affiché des exigences portant atteinte à une réglementation efficace : les États-Unis s’opposent à l’inclusion des munitions dans le texte ; l’Algérie refuse toute évocation des droits humains ; la Chine ne veut pas que le TCA contrôle les armes légères et de petit calibre ; la France laisse sous-entendre qu’elle est prête à faire des concessions pour que les grands pays exportateurs (États-Unis, Chine, Russie...) restent impliqués. \n\nAu cours des prochains mois, les citoyens ont la responsabilité de rappeler aux États l’objectif prioritaire du TCA : sauver les vies des millions de personnes menacées dans le monde par un commerce des armes débridé. Les appétits économiques et les intérêts stratégiques ne doivent pas prendre le dessus sur la nécessité absolue de protéger les populations civiles. \n\nUn traité efficace doit couvrir tous les types d’armement classique et de munitions ainsi que le matériel utilisé dans le cadre d’opérations militaires et de maintien de l’ordre. Les révolutions arabes, notamment, ont montré l’importance d’intégrer les équipements de sécurité intérieure dans le champ du TCA. À Bahreïn, lors des événements meurtriers de février 2011, des grenades de fabrication française ont été identifiées. \n\n« Tous les types de transferts internationaux (importation, exportation, transit...), de transactions internationales (vente, don...), ainsi que toutes les activités transport, intermédiation...) les facilitant doivent être transparents et contrôlés pour que les différentes responsabilités soient clairement établies, soulignent les ONG. Chaque transfert d’armes doit être évalué par les autorités nationales sur la base d’une “règle d’or” inscrite au cœur du traité. Celle-ci visera à empêcher tout transfert dès lors qu’il existera un risque substantiel que l’acquisition ou l’utilisation des armes sape le développement économique et social ou facilite des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire. » \n\nL’adoption de ce traité pourrait être la plus grande avancée du droit international depuis le traité de Rome, en 1998, instituant la Cour pénale internationale."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-sauver-des-vies-il-faut-reguler-le-commerce-des-armes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-sauver-des-vies-il-faut-reguler-le-commerce-des-armes/","name":"Pour sauver des vies, il faut réguler le commerce des armes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-10T11:14:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","description":"Du 2 au 27 juillet, les États membres de l’Onu se retrouveront à New York pour négocier et adopter le Traité international sur le commerce des armes","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-francois-bayrou/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-francois-bayrou/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre l’impunité des multinationales &#8211; François Bayrou","datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-francois-bayrou/"},"wordCount":444,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Programme du candidat \"20 mesures pour redresser la France\", janvier 2012 : \n\n- Réarmement de la production française, page 6\n\n- Mise en place et promotion d'un Label made in France, page 9 (propositions 15 et 16)\n\nProgramme du Parti \"Le projet Humaniste\" :\n\n\"Nous proposons enfin de conditionner l’accès aux marchés publics à des critères sociaux et environnementaux\", page 16\n\n\"Pour encourager le comportement responsable des grandes entreprises, introduire une norme comptable fondée sur la responsabilité sociale et environnementale pour les grandes entreprises et réalisée par des agences indépendantes\", page 47\n\n\"L’Etat doit être un régulateur fort et solide de la vie économique\", page 10\n\n\n\nNotre analyse\n\nFrançois Bayrou propose le \"Made in France\" comme solution aux délocalisations et pour  « rapatrier » les activités de production en France, en opposant ainsi la production à l'étranger à la production française. Cette proposition, devenue \"à la mode\" (elle figure dans la plupart des programmes des candidats, de droite comme de gauche), ne pointe pas les failles du système économique actuel, caractérisé par le rôle central des groupes multinationaux dans la multiplication des échanges internationaux. Ainsi, François Bayrou ne traite pas des impacts liés à l’implantation d’entreprises françaises à l'étranger et n'aborde donc pas les raisons qui mènent les entreprises multinationales françaises à délocaliser dans des pays à faible gouvernance et respect des droits de l'Homme (non respect des travailleurs, dumping environnemental, absence de mécanismes d’indemnisation et de justice pour les victimes...). Soumettre les entreprises françaises aux mêmes règles contraignantes à l’étranger qu'en France serait, pourtant, compatible avec l’objectif de relocalisation. \n\nIl ne précise pas les contours  du label \"made in France\", ni s'il concernerait des secteurs spécifiques. Or tous les secteurs de production ne peuvent être analysés de la même façon. Dans le cas du secteur énergétique, les ressources telles que le pétrole ou l’uranium ne sont pas présentes sur le territoire français. Dans celui du textile, la question peut être : comment rendre compétitives les entreprises françaises quand l’on connaît les salaires et conditions de travail des travailleurs des pays du Sud ?\n\nLe programme du Parti est plus proche des propositions du CCFD-Terre Solidaire, en réaffirmant le devoir de régulation qui incombe à l'Etat sur la sphère économique. Aussi, le MODEM propose l'instauration d'une norme comptable sur les aspects sociaux et environnementaux ainsi que l'introduction de conditionnalités à l'accès aux marchés publics."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-francois-bayrou/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-francois-bayrou/","name":"Lutte contre l’impunité des multinationales - François Bayrou - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","description":"Programme du candidat \"20 mesures pour redresser la France\", janvier 2012 : - Réarmement de la production française, page 6 - Mise en place et promotion","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-quel-impact-pour-lalternative-mining-indaba/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-quel-impact-pour-lalternative-mining-indaba/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Afrique du Sud : Quel impact pour l’Alternative Mining Indaba ?","datePublished":"2015-03-30T10:58:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-quel-impact-pour-lalternative-mining-indaba/"},"wordCount":983,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Charlotte Kreder, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire, s’est rendue du 9 au 12 février au Cap, en Afrique du Sud, pour la réunion annuelle de l’Alternative Mining Indaba. Un contre-forum de quatre jours sur les problématiques liées au secteur minier organisé par la société civile sud-africaine, au moment où se tient dans la même ville la grande conférence minière Mining Indaba, qui réunit les plus grands groupes du secteur privé et des décideurs politiques. Entretien.\n\n\n\n\nEn quoi consiste l’Alternative Mining Indaba ?\n\nIl s’agit d’un évènement coordonné par le réseau Justice Economique de FOCCISA (Fellowship of Christian Councils in Southern Africa) qui vise à comprendre et échanger sur les impacts sociaux résultant de l’exploitation des ressources naturelles et à exiger une gestion transparente et une meilleure répartition des revenus des activités minières.  \nDurant cette réunion de quatre jours, des acteurs de la société civile de 37 pays ont essentiellement échangé leurs expériences, proposé des formations sur différents thèmes tels que les législations minières ; les possibilités d’action en justice contre les compagnies minières ; l’évasion fiscale ; l’évaluation d’impacts au sein des communautés etc… \nIl s’agissait également de pouvoir développer des stratégies de plaidoyer afin de rendre les gouvernements et compagnies minières responsables de leurs actes et plus engagés dans le développement des communautés.\n\n\nCe forum Alternative Mining Indaba (AMI) a-t-il répondu à vos attentes ?\n\nCharlotte Kreder : Nous nous sommes retrouvés quelques 300 représentants d’ONG rassemblés dans un grand hôtel du Cap – le Hilton Double Tree du quartier de Woodstock – dans une ambiance assez éloignée des réalités vécues par les communautés minières. Ces dernières, tout comme les mouvements sociaux, étaient d’ailleurs peu représentées. Certaines voix critiques se sont élevées pour dire qu’il faudrait faire un forum alternatif au forum alternatif ! Parmi ces voix figuraient le People’s Dialogue, un réseau d’échange entre des organisations d’Afrique Australe et d’Amérique latine, dont font partie plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Certaines organisations ont donc eu des discussions en marge de l’Alternative Mining Indaba afin d’aborder plus directement les questions politiques de fond et de proposer de réelles alternatives. \nEn effet, même s’il est regrettable que les formations n’aient pu atteindre les communautés de base qui en auraient eu le plus besoin, la grande question demeure celle des orientations économiques choisies par de nombreux pays notamment en Afrique australe : convient-il uniquement de trouver le moyen de faire en sorte que les populations puissent bénéficier au mieux des ressources en s’accommodant au mieux d’un modèle basé sur l’exploitation sans limites de ressources avec les conséquences désastreuses sur les hommes et l’environnement ou réfléchit-on à un changement systémique durable et viable ?\n\n\nQuel rapport entretient l’AMI, le forum alternatif, avec la réunion formelle, le Mining Indaba annuel, couru par toutes les grandes entreprises ? \n\nC’est un rapport finalement très distant, et la question reste posée : comment atteindre les magnats des activités minières ? Il faut savoir que le Mining Indaba se déroule dans la cité balnéaire du Cap, loin des centres miniers du pays, situés dans les régions de Johannesburg et Kimberley notamment, afin d’éviter toute confrontation avec les mineurs. Les risques de grèves et de manifestations de mineurs y sont bien plus réduits qu’à Johannesburg, la capitale économique. Cette distance fait aussi qu’il est beaucoup plus compliqué pour les mineurs et les mouvements sociaux de s’organiser en amont pour préparer leurs recommandations et savoir comment les transmettre. En outre, les coûts de participation au Mining Indaba, qui s’élèvent à plus de 500 euros, sont aussi très dissuasifs pour ceux qui voudraient se faire entendre dans l’enceinte de la conférence. \n\n\nQu’avez-vous retenu de votre passage au Cap ? \n\nJ’ai beaucoup appris au cours des échanges que j’ai eus en marge de l’Alternative Mining Indaba avec les membres du réseau People’s Dialogue, qui ont organisé un événement public en marge du forum pour ouvrir les débats à la population. \nS’ils ne l’avaient pas fait, les débats seraient restés cantonnés entre experts des ONG. Nous avons surtout parlé de mobilisation sociale, car une importante réflexion est en cours en Afrique du Sud autour des mouvements sociaux et des nouvelles formes de mobilisation. Les interlocuteurs latino-américains présents au Cap donnaient des exemples concrets de mobilisation, avec des barrages sur les routes, des façons de repousser des projets et des entreprises – des initiatives concrètes pour bloquer des projets miniers qui ont un impact nocif pour les populations.\n\nNous avons également discuté de cette question : Que propose-t-on en tant qu’acteur associatif à la jeunesse et à une population majoritairement au chômage ? On parlait de « classe ouvrière » dans les années 1970, mais aujourd’hui, une part importante des actifs ne travaille pas dans certains pays – comme l’Afrique du Sud ou le Brésil. Comment les rendre acteurs d’une réflexion sur la construction d’un projet de société, au lieu de céder la place à la montée du fondamentalisme religieux ou de l’extrême-droite ? Cette réflexion se passe à un niveau global. Elle ne concerne pas l’Afrique du Sud ou l’Afrique seulement, mais elle est aussi partagée par le CCFD-Terre Solidaire ainsi que par de nombreux autres partenaires de par le monde.\n\nPropos recueillis par Sabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-quel-impact-pour-lalternative-mining-indaba/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-quel-impact-pour-lalternative-mining-indaba/","name":"Afrique du Sud : Quel impact pour l’Alternative Mining Indaba ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-03-30T10:58:37+00:00","description":"Charlotte Kreder, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire, s’est rendue du 9 au 12 février au Cap, en Afrique du Sud, pour la réunion annuelle de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/semaine-3-invites-a-remettre-les-choses-a-leur-juste-place/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/semaine-3-invites-a-remettre-les-choses-a-leur-juste-place/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Semaine 3 : Invités à remettre les choses à leur juste place","datePublished":"2015-01-15T15:26:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/semaine-3-invites-a-remettre-les-choses-a-leur-juste-place/"},"wordCount":291,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Verset de l’Évangile « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » (Évangile de Jean 2, 16)\n\n\n\nCitation d’un pape « Dans ce système (…) tout ce qui est fragile, comme l’environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé. » (pape François, exhortation apostolique La joie de l’Évangile, § 56)\n\nTrois pistes d’action\n\nDécouvrir une boutique Artisans du Monde et y acheter un produit du commerce équitable.\n\nDécouvrir les producteurs de notre alimentation en prenant contact avec une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, reseau-amap.org) ou en privilégiant les commerces de proximité.\n\nS’informer sur l’accaparement des terres et voir le web-documentaire du CCFD-Terre Solidaire intitulé Terres\n\n\nUn partenaire du CCFD-Terre Solidaire : la Commission épiscopale pour les ressources naturelles (CERN) en République démocratique du Congo (RDC)\n\nCréée en 2007, la CERN dénonce les conséquences de l’exploitation sauvage des ressources naturelles (minerais, hydrocarbures, bois) et ses conséquences sur l’homme. La CERN agit à deux niveaux : en atteignant les décideurs pour faire changer la loi et en informant la population sur ses droits. Sur le terrain, l’organisation a mis en place des observatoires des droits de l’homme pour suivre la situation et faire savoir ce qui se passe. Elle anime également des ateliers destinés aux Forces armées de la RDC (FARDC) pour les initier aux enjeux des ressources naturelles dans l’Est du Congo.\n\n\nPour aller plus loin\n\nRetrouver l’interview de Coco Mbangu, coordinateur de la CERN, ainsi qu’un reportage sur la lutte pour une gestion équitable et durable des ressources naturelles."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/semaine-3-invites-a-remettre-les-choses-a-leur-juste-place/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/semaine-3-invites-a-remettre-les-choses-a-leur-juste-place/","name":"Semaine 3 : Invités à remettre les choses à leur juste place - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-15T15:26:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:07+00:00","description":"Verset de l’Évangile « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » (Évangile de Jean 2, 16) Citation d’un pape « Dans ce système","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-obligations-cree-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-obligations-cree-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quelles obligations crée la loi sur le devoir de vigilance?","datePublished":"2017-08-30T11:55:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:36:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-obligations-cree-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance/"},"wordCount":348,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Devoir de vigilance","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les entreprises visées par la loi ont désormais l’obligation légale d’établir, rendre public et mettre en œuvre de façon effective un plan de vigilance. Le plan comporte les mesures de vigilance raisonnable propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement.\n\n\n\nLes plans de vigilance et les rapports sur leur mise en œuvre au cours de l’année antérieure doivent être rendus publics et inclus dans le rapport annuel des sociétés.\n\nConformément à l’Article 1 de la loi, qui crée un nouvel article (Art. L. 225-102-4) dans le Code de commerce français, le plan de vigilance doit comprendre les mesures suivantes :\n\n1. Une cartographie des risques destinée à leur identification, leur analyse et leur hiérarchisation ;\n\n2. Des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs avec lesquels elle entretient une relation commerciale établie, au regard de la cartographie des risques ;\n\n3. Des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves ;\n\n4. Un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques, établi en concertation avec les organisations syndicales représentatives dans ladite société ;\n\n5. Un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.\n\nBien qu’un décret en Conseil d’État puisse préciser le contenu du plan et les modalités de son élaboration et de sa mise en œuvre, il est important de noter que ce décret est facultatif, la loi s’applique donc déjà, même en l’absence d’un décret.\n\n\n\n\nSource : Brochure ci-dessous publiée en juillet 2017 par ActionAid France-Peuples Solidaires, Les amis de la terre, Amnesty International France\n, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l'étiquette, Sherpa, membres du Forum citoyen pour la RSE"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-obligations-cree-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-obligations-cree-la-loi-sur-le-devoir-de-vigilance/","name":"Quelles obligations crée la loi sur le devoir de vigilance? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-08-30T11:55:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:36:55+00:00","description":"Les entreprises visées par la loi ont désormais l’obligation légale d’établir, rendre public et mettre en œuvre de façon effective un plan de vigilance.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accion-educativa-30-ans-au-service-de-leducation-populaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accion-educativa-30-ans-au-service-de-leducation-populaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Acción Educativa, 30 ans au service de l&rsquo;Education Populaire","datePublished":"2015-01-28T11:47:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accion-educativa-30-ans-au-service-de-leducation-populaire/"},"wordCount":904,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partenaire de référence du CCFD-Terre Solidaire en Amérique du Sud, Acción Educativa, basé à Santa Fé, en Argentine, fête cette année ses 30 ans d'existence. Un moment clé pour cette structure qui, malgré ses nombreux domaines d'intervention, reste fidèle à sa démarche d'Éducation Populaire.\n\n\n\nDeux fois par semaine, c'est le même rituel. Elena Moncada pousse les meubles de la pièce principale de sa maison, située dans le quartier de Villa del Parque, à Santa Fé, en Argentine. Dans une ambiance bonne enfant, elle y accueille une cinquantaine de femmes qui se livrent à la prostitution. \nAu programme de ces réunions ? « Il n'y a pas forcément d'ordre du jour, explique celle qui a fondé, en 2009, l'association « Santa Fé en activité, Pour les droits des femmes ». Car l'idée est avant tout de créer un espace de discussion et d'échanges pour toutes. » \nAyant exercé elle-même cette activité durant plus de dix-huit ans, Elena Moncada s'efforce aujourd'hui de faire passer quelques messages simples. « Nous essayons d'inciter ces femmes à avoir une attitude responsable et à réfléchir à leurs conditions de vie et de travail. Cela passe par la réflexion sur les moyens de se protéger et l'incitation à procéder à des tests de dépistage de maladies sexuelles transmissibles comme le VIH-SIDA. L'idée et aussi de dénoncer les violences et mauvais traitements et faire la promotion des droits des femmes. Sans oublier de réfléchir sur la manière de sortir de la prostitution. »\n\n« Santa Fé en activité, pour les droits des femmes » est l'une des nombreuses associations que soutient et accompagne Acción Educativa, un partenaire du CCFD-terre Solidaire (depuis 1995), créé en 1985. « A l'époque, explique Carlos Zagni, Coordinateur Général, nous étions six personnes venues d'horizons différents. Nous avions la volonté commune d'apporter notre pierre à l'édifice d'une nouvelle Argentine, meurtrie par des années de dictature (1976-1983), à travers une démarche d'Éducation Populaire.  » \nCommençant avec des ateliers d'alphabétisation pour adultes, les membres d'Acción Educativa -dont la règle a toujours été et demeure d'avoir par ailleurs une activité professionnelle- se sont orienté progressivement vers une démarche de renforcement des organisations sociales. Objectif ? Que ces dernières puissent demander des droits et participer à l'élaboration des politiques publiques.\n\n\nLutter contre la traite des êtres humains\n\nDe fait, au fil des ans, Acción Educativa n'a cessé d'élargir ses domaines d'intervention. « Nous appuyons le travail d'associations locales sur plusieurs thèmes,  précise le Coordinateur général, architecte de profession. Outre l'Éducation populaire et la Citoyenneté, nous accompagnons des projets et structures qui travaillent sur l'égalité des chances entre hommes et femmes et la lutte contre les violences sociales et familiales. Nous avons également lié des partenariats avec des structures qui œuvrent à la défense des droits humains, notamment pour tâcher de reconstruire le tissu social et développer la participation populaire. » \nD'autres membres d'Acción Educativa suivent des structures d'avantage liées à l'Économie Solidaire, en particulier le Commerce Juste. « La communication communautaire constitue aussi l'un de nos axes de travail. Tout comme la promotion de la participation des populations à l'élaboration de politiques publiques. » Un éventail d'interventions, large et complémentaire, qui comprend donc également la Santé Communautaire, incluant l'Éducation sexuelle et la lutte contre la traite. \n\n Depuis 2010, un travail spécifique sur le thème de la traite et le trafic de personnes est également mené avec l'association via l'Association des Femmes Argentines pour les Droits Humains (AMADH), une structure nationale qui adhère à la Campagne Abolitionniste : « Plus une femme victime des réseaux de prostitution ! ». L'objectif d'AMADH est de faire comprendre que « la prostitution et la traite des femmes à des fins d'exploitation sexuelle sont les deux visages d'une même violence. » Concrètement, une vingtaine de femmes de «Santa Fé en activité, Pour les droits des femmes » sillonnent les rues de Santa Fé à la rencontre de jeunes prostituées pour, notamment, tenter de trouver avec elles des solutions pour s'en sortir. Pour ce travail de prévention, elles perçoivent une indemnité mensuelle de 120 euros.\n\n\n« Garder une lecture critique de la société »\n\nDevenu un interlocuteur de référence  sur cette thématique, Acción Educativa mène, avec le soutien du CCFD -Terre Solidaire, des actions contre la traite des femmes aux niveaux national et régional. \nDepuis 2011, elle a même développé avec l'Université de Villa Maria le premier Diplôme universitaire contre la traite, qui accueille chaque année plus de 120 personnes, dont de nombreux fonctionnaires. \nL'autre caractéristique d'Acción Educativa, qui fête ses 30 ans cette année, est l'arrivée d'une nouvelle génération au sein de la structure. « Ces jeunes n'ont pas nécessairement la militance politique qui a animé les fondateurs. En revanche, ils peuvent apporter plus de pragmatisme. Sans oublier que l'Éducation Populaire est née d'une lecture critique de la société. » Et qu'elle doit rester la préoccupation centrale d'Acción Educativa.\n\nJean Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accion-educativa-30-ans-au-service-de-leducation-populaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/accion-educativa-30-ans-au-service-de-leducation-populaire/","name":"Acción Educativa, 30 ans au service de l'Education Populaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-28T11:47:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","description":"Partenaire de référence du CCFD-Terre Solidaire en Amérique du Sud, Acción Educativa, basé à Santa Fé, en Argentine, fête cette année ses 30 ans","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-apres-le-temps-de-lurgence-celui-du-defi-democratique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-apres-le-temps-de-lurgence-celui-du-defi-democratique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti : Après le temps de l&rsquo;urgence, celui du défi démocratique","datePublished":"2013-10-15T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-apres-le-temps-de-lurgence-celui-du-defi-democratique/"},"wordCount":982,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Accroché aux flancs de Morne l’Hôpital, à Pétion-Ville – une commune aisée de Port-au- Prince –, le bidonville Jalousie a pris des couleurs. Des habitants ont été embauchés pour peindre 1 010 maisons, un projet financé par le Trésor public à hauteur de 1,4 million de dollars US. Cette touche pittoresque attire l’œil sur ce Meccano de parpaings et de tôles escaladant la montagne où furent accueillis nombre de déplacés par le séisme du 12 janvier 2010. \n\nPour l’architecte du projet qui n’hésite pas à évoquer « les villes imaginaires » du peintre Préfète Duffaut[[Figure majeure de l’art naïf, Préfète Duffaut (1923-2012) a participé, avec d’autres artistes, à la réalisation des fresques de la cathédrale Sainte-Trinité à Port-au-Prince, partiellement détruites lors du tremblement de terre de janvier 2010. Influencé par la mythologie vaudoue, le peintre est célèbre pour ses\ntrès nombreuses « villes imaginaires » [ndlr].]] : « Il ne s’agit pas d’une opération seulement cosmétique. » Mais de mauvaises langues insinuent que cette rénovation serait le prélude à l’expulsion d’une partie des habitants pour laisser place à des résidences de luxe. Car à Port-au-Prince, les hauteurs – où l’on respire mieux –, sont habituellement réservées aux plus nantis, selon une géographie sociale implacable. \n\nCette géographie opère de bas en haut mais aussi du centre vers la périphérie. Selon le dernier rapport de la Matrice de suivi des déplacements de l’Organisation internationale de la migration (OIM), trois ans et demi après le tremblement de terre qui fit 230 000 morts et 1,5 million de sans-abri, il y a encore 279 000 déplacés dans 352 camps. Les places et squares qu’ils occupaient dans la capitale ont été « vidés » et rénovés et les sites d’accueil se trouvent aujourd’hui à distance respectable. À l’exemple de camp Corail, à 20 kilomètres de Port-au-Prince, où 10 000 personnes (sans compter les nombreux squatters qui les ont rejointes) tentent de survivre dans l’indifférence générale. \n\nSi la reconstruction prend ici son temps, surtout freinée par l’absence de cadastre et l’insécurité foncière, elle montre de meilleurs résultats hors de la capitale où ces obstacles juridiques trouvent plus aisément une solution. Ainsi, Iteca (ONG partenaire de CCFD-Terre Solidaire) mène un programme de construction de 1 700 maisons rurales sur la commune de Gressier, près de Léogâne, l’épicentre du séisme, où la plupart de l’habitat traditionnel a été détruit ou fortement endommagé. 750 maisons ont déjà été construites, avec la participation des bénéficiaires organisés en kombit (groupes solidaires). \n\nChaque maison est bâtie selon des normes antisismiques et anti-ouragans et équipée d’une citerne de récupération des eaux de pluie de 4 000 litres. Pour mener à bien ce programme, Iteca a créé, à Gressier, une usine de parpaings de qualité supérieure qui peut produire 10 000 blocs par jour et emploie 73 ouvriers. Concert’Action (également partenaire de CCFD-Terre Solidaire) a construit 300 maisons et en a réhabilité 800, selon ces mêmes principes de participation des habitants, développant aussi un programme de captation des eaux de sources pour l’amélioration de la couverture en eau potable. \n\nPour P. Jan Hanssens, missionnaire belge et ancien directeur de Justice et paix, ces réussites exemplaires restent insuffisantes. « Les Haïtiens, souligne-t-il, ont une capacité de résilience énorme. Le séisme a tapé dur, ses séquelles sont toujours là. Avec un courage admirable, ils continuent de se battre pour la vie. » Mais la situation serait meilleure si l’aide internationale avait été mieux utilisée. « Beaucoup est allé à l’aide humanitaire d’urgence, précise-t-il. C’était bien sûr nécessaire, mais les projets concrets pour aider le peuple à se relancer ont été peu nombreux. Et aujourd’hui, quelque chose a changé dans les mentalités. On a installé l’assistanat, un assistanat peu coordonné, où les vrais nécessiteux sont restés à l’écart car ils n’ont pas accès aux programmes d’aide. Les tentatives de coordination se faisant en anglais, les Haïtiens sont restés en marge, leur voix n’a pas été entendue. Il serait plus sain que l’assistance passe par les politiques publiques. » \n\nAu pouvoir depuis deux ans et demi, le président Michel Martelly communique beaucoup, contrairement à son prédécesseur René Préval. « Ce gouvernement, dénonce P. Hanssens, essaie de montrer que le pays est en chantier, en utilisant massivement les médias et la publicité. Mais sans convaincre. Il donne l’impression non d’un gouvernement qui gouverne, mais d’une ONG qui fait des projets. Il n’y a pas de cohérence, de vision. » \n\n\nMauvaise gouvernance et corruption \n\n\n« Haïti is open for business » : telle est la nouvelle devise. Suivant le credo libéral, priorité est donnée aux investissements étrangers dans le tourisme, et l’industrie textile. Ainsi, le Parc industriel de Caracol, dans la région Nord[[Une zone franche implantée sur 250 hectares de terres agricoles fertiles.]] a été inauguré en grandes pompes en octobre 2012. L’objectif proclamé est de faire d’Haïti un pays émergent d’ici 2030, la « Taïwan des Caraïbes »! Mais selon l’économiste Thomas Lalime[[Le Nouvelliste. 4 mars 2013.]], pour y parvenir : « Il faudrait réaliser un taux moyen de croissance d’au moins 8 % alors qu’il n’a été que d’à peine 1,2 % au cours des quatre dernières décennies. Les ennemis de la croissance économique sont connus : instabilité politique, mauvaise gouvernance, corruption, faiblesse institutionnelle, absence d’infrastructures. » Des maux dont Haïti mettra beaucoup de temps à guérir, faute de démocratisation réelle et de renforcement de l’État de droit."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-apres-le-temps-de-lurgence-celui-du-defi-democratique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-apres-le-temps-de-lurgence-celui-du-defi-democratique/","name":"Haïti : Après le temps de l'urgence, celui du défi démocratique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:33+00:00","description":"Accroché aux flancs de Morne l’Hôpital, à Pétion-Ville – une commune aisée de Port-au- Prince –, le bidonville Jalousie a pris des couleurs. Des habitants","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accompagner-les-jeunes-burundais-dans-le-processus-electoral/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accompagner-les-jeunes-burundais-dans-le-processus-electoral/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Accompagner les jeunes burundais dans le processus électoral","datePublished":"2015-05-26T17:03:55+00:00","dateModified":"2021-12-06T23:55:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accompagner-les-jeunes-burundais-dans-le-processus-electoral/"},"wordCount":1141,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis plus de 30 jours, le Burundi connait une grave crise politique. La volonté du Président Pierre Nkurunziza de se représenter pour un troisième mandat  (alors que la Constitution l’interdit) a mis les habitants de Bujumbura dans les rues. Violemment réprimées, les manifestations ont déjà fait près de 30 morts et plus de 100 000 burundais ont trouvé refuge dans les pays voisins. \n\n\n\nC’est donc dans un climat particulièrement tendu et violent que l’Association des Scouts du Burundi (ASB), en synergie avec le Réseau des jeunes en action pour la paix, la réconciliation et le développement (REJA), porte un projet soutenu par le CCFD-Terre Solidaire pour favoriser une culture citoyenne de paix chez les jeunes burundais dans le processus électoral de 2015.\n\n\n\nInterview de leur Commissaire General, Constant Kabuyenge, la veille d’une tentative de coup d’Etat manqué contre le président Pierre Nkurunziza, l’homme dont la candidature à un troisième mandat nourrit un fort mouvement de protestation populaire.\n \n\n\n\n\nLes jeunes Burundais sont-ils politisés ?\n\n\n\nIls sont surtout instrumentalisés en masse par les partis politiques qui abusent à la fois de leur peu d’expérience et de leur énergie. « La formation politique » de ces jeunes consiste à être abreuvé de messages les montant les uns contre les autres, ceux des autres partis étant présentés comme des ennemis à abattre, y compris au moyen de méthodes violentes. L’utilisation des réseaux sociaux n’a fait qu’empirer la situation tant il est facile de diffuser des rumeurs déclenchant la haine et la peur. D’où ce projet « Education des jeunes vers une culture citoyenne de paix, de tolérance et de résolution pacifique des conflits », un programme de formation soutenu par le CCFD Terre-Solidaire et l’Union Européenne que nous co-portons avec le Réseau des jeunes en action (REJA) [[REJA est également partenaire du CCFD-Terre Solidaire]]. \n\n\n\nIl y a-t-il un risque d’ethnicisation du conflit politique qui oppose l’actuel président et ceux qui contestent la constitutionnalité d’un troisième mandat ? \n\n\nJe ne crois pas. Même si le parti au pouvoir le CNDD-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie) est un parti issu de la rébellion Hutu, c’est un parti dans lequel on trouve des personnes de toutes les ethnies. Par ailleurs, tous les partis de l’opposition, qu’ils soient à caractère ethniques ou non, sont unis contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza. Le contexte ne pousse donc pas à l’ethnicisation de la question. \n\n\n\nQuels sont les jeunes ciblés par votre projet ? \n\n\nNous avons prévus de toucher 54 000 personnes de 15 à 35 ans. La population du Burundi est essentiellement rurale et beaucoup d’enfants ne commencent l’école qu’à l’âge de 12 ou13 ans. Ce qui met la fin du secondaire à 25 ans et celle du supérieur à 30 ans. Avec le chômage qui sévit dans notre pays, il est fréquent qu’une personne diplômée ou non, n’ait pas trouvé de travail avant l’âge 35 ans. On voit ici le lien possible entre désœuvrement et embrigadement.\n\nPar ailleurs nous cherchons à atteindre la parité. Les femmes constituent plus de la moitié de la population et si au niveau national et communal, nous avons pu recruter facilement des jeunes filles et jeunes femmes pour ce projet, en revanche au niveau des localités de base, c’est plus compliqué. Il nous faut combattre les stéréotypes qu’elles ont fortement intériorisés selon lesquels la politique n’est pas une affaire de femmes. Cette auto-discrimination, bien que n’étant pas le seul facteur bloquant, est très forte. \n\n\nVotre projet repose sur des formations en cascade ?\n\n\nOui. Pour accompagner les jeunes dans le processus électoral notre projet, nous avons d’abord formé six formateurs nationaux issus des réseaux de l’ASB et du REJA, lesquels ont identifiés des jeunes influents dans leur environnement communal, soit cent-vingt jeunes pour soixante communes, lesquels identifient à leur tour des  pairs éduqués au niveau de leur localité. Ces formations abordent l’ensemble du processus électoral sous l’angle de la citoyenneté et de la non violence : repérage des stéréotypes, traitement des rumeurs, gestion de la peur, résolution pacifique des conflits, analyse d’un programme politique, tenue des élections. Les jeunes apprennent notamment comment repérer les manipulations et à quel moment les résultats peuvent être faussés, dans l’optique de savoir y réagir sans user de violence. Un guide du formateur a été créé à cet effet. \n\nEt l’action ne s’arrêtera pas avec les élections\n\n\nLa vocation de ce projet est d’inviter les jeunes à devenir acteurs de la paix, que ce soit comme électeurs ou comme futurs élus. Et effectivement, leurs responsabilités ne s’arrêtent pas au scrutin. La période électorale est la période de toutes les promesses : promesse de création d’emploi, de construction d’écoles, de soin de santé… \n\nDans six provinces pilotes, nous inciterons les jeunes à rencontrer leurs élus après les élections pour suivre la mise en œuvre des politiques publiques  les concernant particulièrement, comme celles liées à l’enseignement, ou la lutte contre le chômage par exemple. En 2010, le CCFD-Terre Solidaire et l’Union européenne nous avaient déjà soutenu pour un programme similaire à celui-ci. Le bilan fut très encourageant. \n\n\nEst-ce difficile de rester politiquement neutre dans le contexte électoral actuel ? \n\n\nL’ASB est un mouvement non politicien mais fortement concernée par le politique. Notre mission est de former des jeunes responsables et socialement engagés. Ainsi, si nous ne prenons pas parti, nous condamnons en revanche toute violation des droits humains,  tout ce qui va à l’encontre des libertés publiques élémentaires et des élections libres et transparentes. Comme le tir à balles réelles sur les manifestants... Les policiers sont censés protéger la population et non participer à l’insécurité. A l’heure où je vous parle, le bilan officiel fait état de 25 morts et plus de 800 arrestations. Plus de 100 000 personnes ont fuient le Burundi. A Bujumbura, notre projet est bloqué car les réunions publiques sont interdites. Mais les scouts ne se sont pas désinvestis de la question pour autant. Pour preuve, ils apportent leur aide à la Croix rouge burundaise pour évacuer les  blessés vers les hôpitaux, que ce soit les manifestants ou les policiers… Dans les autres provinces nous continuons d’avancer. Ces violences ne font que souligner la pertinence de notre action.\n\nBénédicte Fiquet\n\n\nUn témoignage  de Constant Kabuyenge, Commissaire General de l’Association des Scouts du Burundi"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/accompagner-les-jeunes-burundais-dans-le-processus-electoral/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/accompagner-les-jeunes-burundais-dans-le-processus-electoral/","name":"Accompagner les jeunes burundais dans le processus électoral - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-05-26T17:03:55+00:00","dateModified":"2021-12-06T23:55:44+00:00","description":"Depuis plus de 30 jours, le Burundi connait une grave crise politique. La volonté du Président Pierre Nkurunziza de se représenter pour un troisième","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-du-sud-affectees-par-les-ide-irresponsables/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-du-sud-affectees-par-les-ide-irresponsables/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les populations du Sud affectées par les IDE irresponsables","datePublished":"2013-11-20T14:41:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-du-sud-affectees-par-les-ide-irresponsables/"},"wordCount":498,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les promesses non tenues des Investissements Directs à l'Etranger (IDE) : accès aux capitaux, emplois, croissance, transferts de technologie et de compétences, accès aux marchés internationaux…\nEn réalité, les IDE sont surtout porteurs d’un développement centré sur la croissance qui ne prend pas assez en compte les exigences d’un développement juste et durable, et les besoins essentiels des communautés locales. En fait de croissance, les IDE ont surtout pour effet de financer en premier lieu celle des entreprises multinationales. Échec sur toute la ligne.\n\n\n\nAbsence de transparence\n\nPas de consultation des populations, absence de transparence et de dispositifs de participation entraînent de fortes frustrations chez les communautés locales. Des mobilisations citoyennes voient le jour pour protester contre cette forme de mépris et exiger le respect des populations.\n\n\nÉvasion fiscale\n\nL’évasion fiscale des entreprises multinationales représente un manque à gagner en recettes fiscales pour les pays du Sud d’au moins 125 milliards d’euros par an.\n\n\nViolations de droits des travailleurs\n\nNon-respect des droits minimaux des travailleurs : conditions de travail pénibles ; très faible rémunération ; absence de protection sociale ; impossibilité de se syndiquer. On retrouve cette situation dans la plupart des zones franches de la planète, mais aussi dans l’industrie extractive, dans les grandes plantations et usines agro-industrielles ou sur les chantiers de construction d’infrastructures.\n\n\nSaccages environnementaux\n\nLes projets liés à l’exploitation à grande échelle des palmiers à huile, des minerais, du pétrole… menacent très sérieusement et à long terme les écosystèmes locaux, et sont souvent à l’origine d’atteintes insupportables aux droits humains (accès à l’eau, aux ressources, risques sanitaires…).\n\n\nMépris des cultures locales\n\nDéforestation, pollution, privatisation et destruction des milieux, extinction de nombreux êtres vivants… En déstructurant ce lien essentiel, ce sont des modes de vie ancestraux qui font partie du patrimoine de l’Humanité, et dont nous avons besoin aujourd’hui pour nous développer de manière plus durable, qui sont en péril.\n\n\nEfficacité économique contestable\n\nDe grands projets fournissent de l’activité aux multinationales, et donc contribuent à leur croissance. Cette effi cacité économique tant revendiquée s’applique beaucoup moins aux populations des pays du Sud. En RDC, les barrages d’Inga 2 et 3 végètent faute d’entretien et les populations n’ont jamais vu l’électricité. Pourtant, les bailleurs veulent ajouter un Grand Inga pour la somme de 80 milliards de dollars.\n\n\nAu Malawi, dans le cadre de la Nouvelle Alliance pour la Sécurité alimentaire et nutritionnelle, on note l’objectif d’« amélioration de l’accès à la terre ». Cet objectif entraîne l’identification de 200 000 hectares pour l’agriculture commerciale à grande échelle d’ici 2015. Or, le Malawi est un des pays les plus pauvres et les plus densément peuplés d’Afrique subsaharienne dont 80 % des terres sont cultivées par des agriculteurs familiaux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-du-sud-affectees-par-les-ide-irresponsables/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-populations-du-sud-affectees-par-les-ide-irresponsables/","name":"Les populations du Sud affectées par les IDE irresponsables - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-20T14:41:53+00:00","description":"Les promesses non tenues des Investissements Directs à l'Etranger (IDE) : accès aux capitaux, emplois, croissance, transferts de technologie et de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-au-nepal-le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-au-nepal-le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Séisme au Népal, le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité","datePublished":"2015-04-28T17:13:48+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:54:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-au-nepal-le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite/"},"wordCount":85,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’ensemble du CCFD-Terre Solidaire,  son réseau de bénévoles, ses instances associatives et son équipe de salariés, très touché par le drame que vit la population népalaise durement éprouvée suite au séisme, exprime sa fraternelle solidarité.\n\nAbsent du Népal, pays dans lequel il n’est pas implanté, le CCFD-Terre Solidaire salue le courage des populations locales qui font face à cette catastrophe dans des conditions difficiles."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-au-nepal-le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/seisme-au-nepal-le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite/","name":"Séisme au Népal, le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-28T17:13:48+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:54:30+00:00","description":"L’ensemble du CCFD-Terre Solidaire, son réseau de bénévoles, ses instances associatives et son équipe de salariés, très touché par le drame que vit la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-partenaires-engages-pour-garantir-lacces-aux-ressources/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-partenaires-engages-pour-garantir-lacces-aux-ressources/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des partenaires engagés pour garantir l’accès aux ressources","datePublished":"2006-03-01T18:17:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-partenaires-engages-pour-garantir-lacces-aux-ressources/"},"wordCount":545,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Des semences préservées grâce à la Funprocoop\n\nLa Funprocoop (Fondation pour la promotion de coopératives) est une ONG salvadorienne d'appui aux petits paysans, très active dans le domaine de l'accès aux ressources. Les paysans bénéficiaires lui doivent d'avoir sauvegardé des semences traditionnelles de plantes essentielles à leur alimentation (maïs, mil et haricot), d'avoir favorisé leur accès aux terres cultivables en développant des cultures communautaires, enfin d'avoir créé une coordination des habitants affectés par un projet de barrage, potentiellement destructeur sur l'environnement local.\n\nYadfon : des pêcheurs pour l'environnement\n\nL'association Yadfon (Goutte de pluie) travaille depuis vingt ans dans une province du Sud de la Thaïlande avec les communautés de pêcheurs. Elle a aidé près de 30 groupements représentant plus de 20.000 pêcheurs à s'organiser pour exploiter les ressources marines locales tout en préservant leur environnement naturel.\n\nYadfon a ainsi contribué à préserver l'estuaire de la rivière Palian, l'une des plus grandes réserves d'eau saumâtre du pays. Cette région abrite l'une des principales mangroves de Thaïlande, écosystème très riche notamment en espèces exploitables par la pêche. L'association a organisé des formations avec les habitants et les a aidés à s'organiser pour défendre leurs droits.\n\t\nTitem : Les fonds pour assurer la soudure à Madagascar\n\nA Madagascar, l'approvisionnement des paysans en vivres est difficile pendant la période de soudure entre deux récoltes de riz. Il l'est d'autant plus qu'une grande partie de la récolte sert à rembourser les usuriers auprès de qui les paysans ont contracté des dettes importantes.\n\nLe réseau financier Titem a créé un réseau d'une centaine de mutuelles de solidarité dans lesquelles les paysans ont la maîtrise de leur endettement. Ils gèrent ensemble des petits fonds de crédits qui leur permettent d'entreprendre des activités nouvelles génératrices de revenus. Les paysans aidés par ce réseau de micro-finance redoutent ainsi moins les effets conjugués de la soudure et de la dette auprès des usuriers.\n\nPréserver les oasis\n\nEnclavées dans des océans de sable hostiles, les oasis sahariennes sont des espaces originaux où la présence et l'activité humaines ne peuvent se maintenir qu'au prix d'un équilibre très strict avec le milieu naturel. Cet équilibre réalisé par le passé est aujourd'hui soumis à des pressions multiples et en subit les conséquences néfastes : altération du potentiel agricole et écologique ; réduction du patrimoine culturel, touristique et architectural ; migrations économiques croissantes de la population. \n\nLes acteurs associatifs locaux ont senti l'urgence d'une action d'ampleur. Ils ont créé ensemble le RADDO (Réseau associatif pour le développement durable des oasis). Ce réseau transfrontalier propose la reconnaissance d'une gestion oasienne spécifique des ressources naturelles, avec une attention toute particulière à la gestion de l'eau et à la sauvegarde du palmier-dattier, espèce protégée et symbole de vie dans les zones désertiques."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-partenaires-engages-pour-garantir-lacces-aux-ressources/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-partenaires-engages-pour-garantir-lacces-aux-ressources/","name":"Des partenaires engagés pour garantir l’accès aux ressources - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-03-01T18:17:00+00:00","description":"Des semences préservées grâce à la Funprocoop La Funprocoop (Fondation pour la promotion de coopératives) est une ONG salvadorienne d'appui aux petits","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-pression-de-lagrobusiness-sur-les-negociations-climatiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-pression-de-lagrobusiness-sur-les-negociations-climatiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La pression de l’agrobusiness sur les négociations climatiques","datePublished":"2015-04-03T12:57:41+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-pression-de-lagrobusiness-sur-les-negociations-climatiques/"},"wordCount":1301,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Agriculture","Forum social mondial","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’impact des variations climatiques sur l’alimentation et l’agriculture a émergé comme l’un des thèmes forts du Forum social mondial 2015 à Tunis. \nDans cet échange, Maureen Jorand, chargée du plaidoyer sur la souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire, et Francis Ngang, secrétaire général d’Inades Formation*, évoquent la nécessité de soutenir l’agriculture paysanne pour lutter contre le réchauffement climatique. \nMais la pression de l’agro-business sur les négociations internationales sur le climat met à mal cette nécessité.\n\n\n\n\n\n*Inades formation est une ONG panafricaine partenaire du CCFD-Terre Solidaire particulièrement investie aujourd’hui sur les enjeux de l’agriculture en Afrique \n\n\nL'agriculture familiale et paysanne, acteur clé de la lutte contre le changement climatique\n\nMaureen Jorand : Le secteur agricole est responsable de 22 à 27 % des émissions de gaz à effet de serre (avec la déforestation pour défricher de nouvelles terres, la production, le transport). Mais dans le même temps, il sera le premier secteur touché en raison de la modification des éco-systèmes. Les agriculteurs sont des acteurs déterminants pour la réduction des émissions et l’adaptation aux conséquences des variations climatiques. Or parmi les 842 millions de personnes qui souffrent encore de la faim, 70 % sont des paysans. Ce sont donc les personnes qu’il faut le plus soutenir, en orientant les investissements vers l’agriculture familiale et paysanne et en développant l’agro-écologie qui est plus qu’une alternative marginale. La FAO, les pouvoirs publics le considèrent de plus en plus comme un solution d’avenir.\nIl faut aussi penser la changement climatique à une échelle intercontinentale. Une sécheresse aux Etats-Unis peut faire baisser le production de blé de moitié et multiplier  son cours par deux sur le marché international, provoquant ainsi des crises alimentaires dans les pays du Sud.\n\nFrancis Ngang : On connaît déjà le problème de la désertification autour de la zone sahélienne. Mais effectivement, le problème est qu’on a rendu nos sociétés et nos économies dépendantes des importations. Les émeutes de la faim se produisent dans les grandes agglomérations qui sont dépendantes des denrées importées (riz, blé, sucre, lait en poudre…). En réintroduisant les productions de l’agriculture paysanne locale dans nos habitudes alimentaires, nous pourrions contribuer à atténuer l’impact du changement climatique. Depuis son assemblée générale à Nairobi en 2013, Inades Formation en Côte d’Ivoire s’est engagé à la promotion d’un système alimentaire fondé sur l’agriculture familiale et paysanne.\n\n\nLa COP22 sera celle de l’agriculture \n\nMaureen Jorand : L’intégration de l’agriculture dans les négociations sur le climat a rencontré beaucoup de résistance. Notamment de la part des pays producteurs, les Etats Unis, l’Europe, la Russie, la Chine… dont le modèle d’agriculture industrielle est remis en cause. \nDepuis l’année dernière, la question est désormais suivie par un comité scientifique, le SBSTA (Subsidiary Body for Scientific and Technological Advice), qui va aborder deux aspects : les systèmes d’alerte précoce, l’adaptation et la résilience des écosystèmes. Ses conclusions  seront rendues avant la prochaine conférence. La COP22 (la Conférence des Parties annuelle à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques) qui aura lieu en 2016 au Maroc, sera celle de l’agriculture. \nMais alors que l’agriculture rentre dans le champ des négociations, l’agro-industrie se positionne en parallèle avec l’Alliance globale pour une agriculture intelligente face aux climats, à l’initiative de quelques pays (la France, les Pays-Bas, les Etats-Unis…). Elle risque de court-circuiter les négociations et le rapport de force sera favorable aux plus gros producteurs qui imposeront leurs solutions. \nPar ailleurs, le G8 a pris l’initiative d’une nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire. Elle se concentre sur dix pays et son objectif est de sortir 50 millions d’Africains de la pauvreté. Sa stratégie est de « libérer le pouvoir du secteur privé en Afrique ». \n\n\nL'initiative du G8 menace la sécurité alimentaire des petits paysans\n\nFrancis Ngang :  L’objectif annoncé par la nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire du G8 ne sera pas atteint en appuyant les géants du secteur privé. Il risque au contraire de renforcer la pauvreté. Son projet repose sur quatre principes : \n- faciliter les acquisitions de terre au détriment des petits paysans, \n- privatiser le marché des semences et le réserver aux grands semenciers, \n- utiliser des intrants chimiques avec un impact négatif sur l’environnement, \n- recourir à des OGM pour obtenir des variétés bio-fortifiées dont les effets sur l’environnement et la santé sont mal connus et qui instaurent des monopoles, alors qu’il existe des solutions naturelles pour obtenir une qualité nutritionnelle plus élevée (le mil, le sorgho qui sont aujourd’hui considérés comme des plats de pauvres).\nCette combinaison d’accaparement des terres, de privatisation des semences, d’usage de pesticides et d’OGM, avec l’ouverture du marché aux grandes entreprises étrangères va conduire 90 % des petits paysans au chômage et à l’exode rural. Sur la prochaine décennie, le défi sera d’empêcher les multinationales de capter toute la valeur ajoutée à tous les maillons de la chaine agro-alimentaire (de la production à la distribution).\n\nMaureen Jorand : La nouveauté de cette alliance, ce n’est pas seulement le recours au secteur privé, c’est l’engagement exigé des Etats africains de modifier leurs législations. Une fois inscrit dans le Droit, le modèle agricole sera ensuite très difficile à faire évoluer. Cette option risque également de priver les Etats des recettes et d’affaiblir ainsi leur capacité à agir. \n\nFrancis Ngang : Le problème de cette stratégie, c’est qu’elle place l’approvisionnement en nourriture entre les mains d’entreprises étrangères, alors qu’il s’agit non seulement d’un droit fondamental, mais aussi d’un élément de sécurité nationale. Potentiellement, il s’agit d’une arme. Pour une raison économique ou géopolitique, une entreprise peut se retirer d’un pays. C’est d’autant plus déséquilibré que les grandes puissances, les Etats-Unis, l’Europe, se donnent les moyens de sécuriser leur approvisionnement en nourriture par des systèmes de subventions aux producteurs nationaux et par des stocks stratégiques.\n\n\nUne tendance à la criminalisation des protestations\n\n\nFrancis Ngang : Dans la cadre du FSM, nous avons beaucoup débattu des fausses solutions pour faire face au changement climatique. Sous prétexte de lutter contre la déforestation et de fixer le carbone (les puits de carbone), des vastes forêts vont être privatisées, au détriment des populations autochtones qui les habitent, qui en vivent et qui les entretiennent. Cette tendance s’accompagne de la criminalisation des protestations. \n\nMaureen Jorand  : Les défenseurs des droits les plus visés aujourd’hui par la répression, sont ceux qui contestent l’accaparement des ressources naturelles. Un système d’alerte international va être mis en place pour signaler les violations.\n\nFrancis Ngang : On peut citer les cas de sept leaders paysans éthiopiens emprisonnés, la répression des opposants à la déforestation pour planter de l’huile de palme, avec Herakles Farm, au Cameroun. \n \nMaureen Jorand : La lutte contre l’accaparement des terres, la préservation de l’accès à l’eau, le refus des fausses solutions, renvoient à la responsabilité des multinationales et à la nécessité de se diriger vers un traité international contraignant, l’un des autres sujets phare du FSM.\n\nPropos recueillis par Thierry Brésillon, au Forum Social Mondial de Tunis"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-pression-de-lagrobusiness-sur-les-negociations-climatiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-pression-de-lagrobusiness-sur-les-negociations-climatiques/","name":"La pression de l’agrobusiness sur les négociations climatiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-03T12:57:41+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:46+00:00","description":"L’impact des variations climatiques sur l’alimentation et l’agriculture a émergé comme l’un des thèmes forts du Forum social mondial 2015 à Tunis. Dans","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-ou-partagerlanalyse-de-martial-lesay-tresorier-du-ccfd/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-ou-partagerlanalyse-de-martial-lesay-tresorier-du-ccfd/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Donner ou partager, l&rsquo;analyse de Martial Lesay, trésorier du CCFD.","datePublished":"2008-09-22T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-ou-partagerlanalyse-de-martial-lesay-tresorier-du-ccfd/"},"wordCount":1263,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD intervient aujourd’hui comme l’un des acteurs dans la chaîne de la solidarité. Il se situe au contact avec les épargnants en tant que bénéficiaire du partage des revenus de cette épargne.\n\n\n\nCependant l’épargne solidaire se présente également à nous comme une question qui concerne l’autre extrémité de la chaîne, puisque nous utilisons ces ressources pour soutenir l’action des partenaires dans les pays du sud. Ainsi nous sommes doublement concernés par l’épargne solidaire, et plus précisément par la pratique des fonds de partage.\n\nLe CCFD remplit en effet sa mission sous deux formes complémentaires. En premier lieu en appuyant, en soutenant financièrement et en accompagnant les initiatives de ceux que nous appelons des partenaires, organisations qui travaillent pour le développement humain dans 65 pays du monde.\n\nEn second lieu, 15 à 20% de l’activité du CCFD consiste à diffuser en France une éducation au développement, grâce au réseau des bénévoles qui s’y emploient sur l’ensemble du territoire national.\n\nL’épargne solidaire, qui établit une chaîne de solidarité entre des détenteurs de ressources et des populations démunies, joue un rôle essentiel dans les deux volets de la mission du CCFD. C’est la phrase qui figure sur nos affiches : « Partagez les bénéfices de vos placements avec ceux qui n’ont rien à partager ».\n\n\nL’épargne solidaire en appui aux partenaires\n\nChez les partenaires la question de l’accès aux ressources financières et aux services financiers est un souci majeur. Avec ses financements, le CCFD et sa filiale la SIDI sont des instruments pour lutter contre ce genre d’exclusion.\nC’est ainsi que le fonds Faim et développement produit des revenus que le CCFD et sa filiale la SIDI mettent à la disposition des partenaires, sous les formes diverses d’apports en capital, de financements temporaires ou de subventions. Un autre instrument à notre disposition est la SICAV Solidarité - CCFD-Terre Solidaire dont les revenus sont alloués à des porteurs de projets d’insertion économique en Europe. Enfin le fonds Ethique et Partage, plus récemment créé, alimente l’appui aux partenaires de tous pays, et nous donne aussi les moyens d’une interpellation de type plaidoyer en faveur de la solidarité auprès des entreprises \nL’épargne solidaire en appui aux partenaires\n\nChez les partenaires la question de l’accès aux ressources financières et aux services financiers est un souci majeur. Avec ses financements, le CCFD et sa filiale la SIDI sont des instruments pour lutter contre ce genre d’exclusion.\nC’est ainsi que le fonds Faim et développement produit des revenus que le CCFD et sa filiale la SIDI mettent à la disposition des partenaires, sous les formes diverses d’apports en capital, de financements temporaires ou de subventions.\n\nUn autre instrument à notre disposition est la SICAV Solidarité - CCFD-Terre Solidaire dont les revenus sont alloués à des porteurs de projets d’insertion économique en Europe. Enfin le fonds Ethique et Partage, plus récemment créé, alimente l’appui aux partenaires de tous pays, et nous donne aussi les moyens d’une interpellation de type plaidoyer en faveur de la solidarité auprès des entreprises \n\n\n\nLe choix de l’épargne solidaire\n\nCe n’est pas nous qui choisissons le mode d’expression de la solidarité, qui optons pour le don ou pour le placement solidaire. Nous accueillons le choix de l’épargnant, mais nous savons et nous disons que ce choix est porteur d’une signification particulière.\nPour une organisation comme le CCFD, une ONG qui affirme son ancrage confessionnel, le geste du don revêt une importance essentielle dans la construction de l’être humain et de la société. Sur ce point, l’épargne solidaire et le simple don manuel sont exactement équivalents et le geste a même valeur humaine, quelle que soit d’ailleurs son importance en volume.\nMais l’épargne solidaire a ses caractéristiques propres. \nElle s’inscrit dans la durée. A nos yeux, la relative stabilité que présente l’épargne solidaire est particulièrement appréciable parce qu’elle correspond au besoin de travailler dans la durée avec les partenaires. Le développement requiert du temps et de la patience et les ressources ne peuvent se réduire à des apports instantanés et isolés. \nL’épargnant accepte de mettre dans son patrimoine pour un certain temps, des titres qui impliquent un don prolongé et répété. Nous ne sommes plus dans le domaine de l’impulsion unique instantanée, nous sommes en présence d’un acte explicitement inscrit dans le temps long, celui de la contribution au développement solidaire.\n\nUn changement de perspective révolutionnaire\n\nSi nous voulons aller plus loin dans l’analyse du comportement de l’épargnant solidaire, nous comprenons qu’il se produit chez lui un changement d’attitude par rapport aux pratiques habituelles des épargnants. L’association classique de la recherche de sécurité, de protection des ressources, de réduction du risque au minimum avec la recherche d’un rendement maximum, pour annuler l’effet de l’inflation ou pour réaliser un gain, se trouve ici remise en question.\n\nEn acceptant de placer une partie de ses ressources sous forme d’épargne solidaire, le souscripteur se décale, se déporte, se situe en dehors du schéma le plus généralement mis en œuvre. Il accepte un rendement plus faible, et en même temps il accepte souvent un niveau de risque plus élevé sur son placement. Evénement considérable : la solidarité réinvestit la forteresse de la finance. Je rapprocherais volontiers ce changement de perspective de ce qui se passe dans le champ des échanges commerciaux internationaux, où le commerce équitable commence à ouvrir une brèche dans les comportements.\nCe qui se passe sous nos yeux dans le champ de l’épargne solidaire n’est pas seulement novateur, c’est révolutionnaire.\n\nUn choix d'épargne réaliste\n\nBien entendu nous restons réalistes et nous savons que notre épargnant solidaire a quelques bonnes raisons d’adopter un comportement aussi insolite :\nL’altruisme, d’abord, nous l’avons dit et c’est essentiel, mais aussi une réelle rentabilité d’une autre nature : J’en citerai deux :\n• L’assurance qu’il se donne d’un emploi efficace du don qu’il effectue, par la qualité des acteurs de la chaîne de solidarité jusqu’au bénéficiaire final.\n• L’intérêt qu’il porte à exprimer par son geste une interpellation citoyenne adressée à nos dirigeants, nos institutions politiques, économiques et financières. Une contestation concrète des abus d’une financiarisation sauvage, nationale et mondiale, un refus d’accepter que les inégalités de revenus soient telles que notre société et ses règles les aggravent sans cesse. \n\nC’est ici que nous retrouvons le deuxième volet de la mission du CCFD : L’épargne solidaire est devenue sous sa forme originale un facteur d’éducation à la solidarité (il y a là une sorte de redondance dans les termes). Proposer à nos concitoyens les produits de l’épargne solidaire c’est leur parler de lutte contre la faim et pour le développement et leur proposer d’y contribuer durablement. \n\n\nMartial Lesay, trésorier du Comité catholique contre la faim et pour le développement\nIntervention aux Entretiens de la finance solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-ou-partagerlanalyse-de-martial-lesay-tresorier-du-ccfd/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-ou-partagerlanalyse-de-martial-lesay-tresorier-du-ccfd/","name":"Donner ou partager, l'analyse de Martial Lesay, trésorier du CCFD. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-09-22T00:00:00+00:00","description":"Le CCFD intervient aujourd’hui comme l’un des acteurs dans la chaîne de la solidarité. Il se situe au contact avec les épargnants en tant que bénéficiaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cac-40-et-droits-humains-oui-aux-principes-non-aux-contraintes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cac-40-et-droits-humains-oui-aux-principes-non-aux-contraintes/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"CAC 40 et droits humains : Oui aux principes, non aux contraintes !","datePublished":"2014-09-04T17:14:27+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cac-40-et-droits-humains-oui-aux-principes-non-aux-contraintes/"},"wordCount":538,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Multinationales","Rapport","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un an après l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, pour la première fois, les grandes entreprises françaises s’expriment sur le respect des droits humains. Bien encadrées par leurs organisations patronales, elles affichent un « oui » de principe mais une majorité reste opposée à l’amélioration de l’accès à la justice des victimes et à toute mesure contraignante.\n\n\n\nPour tenter de prendre la température des droits humains dans les grandes entreprises, plusieurs organisations, dont le CCFD-Terre Solidaire[[ Collectif Éthique sur l’étiquette, Peuples Solidaires-Action Aid et Sherpa, en association avec l’Association Éthique et Investissement et Meeschaert-Asset Management.]], ont adressé en mars un questionnaire aux entreprises du Cac 40. Composé de cinq grandes questions, ce document était « destiné à analyser la perception qu’ont ces acteurs majeurs de l’économie française des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Ce texte, adopté en juin 2011, est aujourd’hui considéré comme la norme internationalement reconnue en la matière, et s’adresse aussi bien aux États qu’aux acteurs privés ». \n\nC’est avec une certaine fébrilité que les fleurons de notre économie se sont exprimés sur ce sujet. Nombre d’entre eux se sont en effet inspirés, voire conformés aux réponses toutes faites, préparées par les organisations patronales. Car sitôt le questionnaire reçu, le Medef et l’Association française des entreprises privées (Afep) ont organisé une réunion et mis à disposition des multinationales un modèle de réponse type [[Drame du Rana Plaza : le patronat fait bloc pour que rien ne change,\nMediapart, Pascale Pascariello, 5 juin 2014.]]. \n\nRésultat, 88 % des entreprises sollicitées ont répondu aux questions. Les multinationales sont unanimes dans leur soutien à la mise en oeuvre opérationnelle de ces principes qui affirment le devoir des États de protéger les droits de l’homme, le devoir des entreprises de les respecter, et la nécessité pour les victimes d’avoir accès à la justice. En revanche, derrière les déclarations de façade, les bonnes intentions se délitent. « Si la moitié des entreprises se dit favorable à ce que les États n’érigent pas d’obstacles à l’accès aux recours judiciaires pour les victimes (...), l’autre moitié préfère ne pas s’exprimer.  » Environ 70 % d’entre elles ne souhaitent pas que le droit évolue vers une amélioration de l’accès des victimes aux recours judiciaires. \n\nPar ailleurs, pour favoriser le respect des droits de l’homme par les entreprises, les principes des Nations unies recommandent aux États d’envisager un assortiment judicieux de mesures contraignantes et volontaires. 80 % des multinationales se disent en accord avec ce principe mais une majorité d’entre elles s’opposent à l’instauration de mesures contraignantes. « Dès qu’on évoque une approche contraignante par la loi, on assiste à une levée de boucliers des entreprises », dénonce Geoffroy de Vienne, président du think tank Éthique et Investissement. « Tant que la législation sera insuffisante, nous continuerons à interpeller », conclut-il. \n\nLe rapport final est téléchargeable : https://ccfd-terresolidaire.org/infos/rse/multinationales-et-4677"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cac-40-et-droits-humains-oui-aux-principes-non-aux-contraintes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cac-40-et-droits-humains-oui-aux-principes-non-aux-contraintes/","name":"CAC 40 et droits humains : Oui aux principes, non aux contraintes ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-04T17:14:27+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","description":"Un an après l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, pour la première fois, les grandes entreprises françaises s’expriment sur le respect des droits","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-lenjeu-vital-de-la-redistribution-des-terres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-lenjeu-vital-de-la-redistribution-des-terres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Afrique du sud : l’enjeu vital de la redistribution des terres","datePublished":"2018-10-30T11:40:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-lenjeu-vital-de-la-redistribution-des-terres/"},"wordCount":1357,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Dossier","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En attendant les fruits d’une réforme agraire complète qui verrait des propriétaires expropriés sans compensation, les terres communales sont au cœur du combat pour une meilleure répartition des richesses foncières. Dans la région du Cap, deux partenaires du CCFD-Terre Solidaire se battent aux côtés des communautés.\n\n« Dans les régions qui appartiennent historiquement à l’Afrique du Sud blanche, c’est-à-dire partout en dehors des anciens bantoustans, les terres communales représentent pour l’instant le seul moyen de cultiver un potager ou d’élever un peu de bétail », explique Mercia Andrews, directrice du Trust for Community Outreach and Education (TCOE), partenaire du CCFD-Terre Solidaire [[TCOE intervient en milieu rural. Son travail consiste notamment à renforcer les organisations locales et aider les associations à accéder à des terres productives ainsi qu’à des moyens de production afin d’améliorer leur subsistance.]]. Ce collectif composé de six formations régionales, dont le siège est basé au Cap, a poursuivi en justice nombre de communes qui préfèrent louer leurs terres à des fermiers blancs, déjà propriétaires de vastes étendues. À Stellenbosch, l’un des bastions de la minorité blanche, la ville passe ainsi des baux emphytéotiques de 99 ans [[Un bail emphytéotique est un bail de longue durée, d'au moins 18 ans et d'au plus 99 ans.]]. Ces contrats apparaissent d’autant plus injustes aux populations noires et métisses que des arrêtés d’expulsion visent les plus pauvres qui occupent des terres communales non utilisées. Les municipalités veulent les récupérer, le plus souvent, pour y construire de nouveaux logements.\n\nC’est le cas à Ithemba, une enclave rurale située en grande banlieue du Cap. Ce terrain verdoyant de 97 hectares, parsemé d’habitats précaires, est occupé depuis 2008 par un millier de personnes. Depuis deux ans, la province fait tout pour les pousser à partir. Les résidents d’Ithemba, coincés entre un quartier résidentiel pauvre et l’autoroute N2, qui file le long de l’océan Indien, ont reçu un arrêté d’expulsion début 2016. L’ordre émane de la province du Cap-Oriental, gérée par le parti d’opposition Alliance démocratique (DA), qui souhaite y construire des logements.\n\nPourtant, des chèvres se promènent toujours à l’entrée de ce qui ressemble à première vue à un squatter camp (bidonville) comme les autres. Un groupe d’adultes tue le temps, assis sur une pelouse à un carrefour, non loin de l’un des trois robinets d’eau qui desservent tout le quartier. Des femmes métisses, membres d’une organisation caritative, viennent distribuer de la nourriture pour les 400 enfants de ce human settlement (campement humain), comme on les appelle aussi en Afrique du Sud. Les gamins reçoivent une grosse tranche de pain et une portion de poulet en sauce dans un petit carton en polystyrène blanc. Ici, il n’y a ni eau courante, ni électricité, ni toilettes publiques ou assainissement, et pas non plus d’école, ni de dispensaire.\n\nLes femmes enceintes doivent marcher jusqu’à l’hôpital le plus proche, dans le quartier avoisinant d’East River, tandis que les enfants inscrits à l’école doivent, eux, traverser l’autoroute à pied. Un exercice très périlleux au cours duquel trois adultes ont été tués ces quatre dernières années. Shireen, mère célibataire, raconte :\nLes enfants sont méprisés par leurs camarades d’école, parce qu’ils sont sales et viennent d’un bidonville. C’est une souffrance pour eux et certains ne disent pas où ils habitent.\nLes femmes en première ligne de la lutte\n« En décembre 2017, raconte Lucille Rothquel, l’eau a été coupée, non pas à cause de la sécheresse qui sévit dans la région, mais en raison de l’ordre d’expulsion. »  Cette mère de famille métisse fait partie des femmes qui mènent la lutte à Ithemba. Elle a grandi et a été scolarisée en ville, avant de rejoindre son mari, qui croyait à son avenir de fermier sur ce site. Elle ne cesse de se battre, aux côtés du Surplus People Project (SPP, partenaire du CCFD-Terre Solidaire), pour ce qui est devenu « sa » communauté. En mars, elle a téléphoné à la ville pour que l’eau soit rétablie :\n« Les éleveurs ici n’ont plus d’eau pour leur bétail. Ils doivent se rendre aux robinets publics installés sur la route principale et remplir des bouteilles, deux litres par deux litres. Ils n’ont pas de bidon, ni de jerrican. C’est vous dire à quel point ils sont pauvres. »\nL’écrasante majorité des ménages du township d’Ithemba n’a pas de travail. La plupart d’entre eux viennent de la ville du Cap, d’où ils ont été expulsés, faute de pouvoir payer leurs loyers. Cette destination balnéaire prisée a, en effet, vu les prix de l’immobilier exploser sous la pression des acheteurs étrangers – allemands et britanniques surtout – mais aussi de l’exode massif de familles blanches aisées de la province du Gauteng, qui fuient la criminalité de Johannesburg et Pretoria, à plus de 1 000 km au nord.\n\nDans les townships noirs et métis du Cap, Ithemba est connu, car on peut y acheter à des prix modiques des chèvres, des moutons ou des vaches pour pratiquer les sacrifices des cérémonies traditionnelles (baptêmes, mariages, circoncision). Çà et là, des vestiges de baraquements détruits signalent une ancienne parcelle rasée, sur laquelle il est interdit de reconstruire. « La province n’autorise qu’une seule structure habitable par parcelle et une structure supplémentaire pour le bétail,  explique Lucille Rothquel. Par exemple, il est interdit de construire des extensions à sa maison pour accueillir de la famille de passage. Les contrevenants seraient immédiatement soupçonnés de vouloir faire grossir le camp en sous-louant des logements à de nouveaux arrivants. Si vous enfreignez le règlement, les autorités viennent tout casser. »\n\nAlcoolisme, drogue, violence domestique, criminalité... outre les problèmes sociaux qui minent la communauté, celle-ci reste divisée, malgré son organisation en comités et le soutien du SPP, l’une des rares organisations à se soucier du sort de ces habitants. Lucille Rothquel, qui sert de relais sur le terrain, parle avec une pointe d’amertume du Congrès national africain (ANC) : « Ces Africains au pouvoir, qui permettent aux résidents noirs du township de Khayelitsha d’avoir l’électricité et des rangées de toilettes publiques en plastique. » Elle voit dans l’indifférence de l’État, de la province et de la ville du Cap à l’égard d’Ithemba non pas de la discrimination, mais une forme « d’intimidation »:\nLes autorités jouent le pourrissement, dans le but de voir les habitants partir peu à peu, afin de récupérer le terrain.\n\nDe nombreux résidents finissent par partir à cause du manque d’eau. Mais les autres sont déterminés à rester, quitte à « occuper » le site, ce qu’ils font en réalité depuis 2008, au quotidien. Un acte de défiance qui fait écho aux années de lutte vécues par les plus âgés durant l’apartheid (1948-1991).  « Nous n’irons nulle part, martèle ainsi Jackie Cox, femme métisse et secrétaire du Progressive Farmers Association (PFA) à Ithemba. La province doit nous trouver un terrain alternatif. Nous connaissons nos droits. Les droits à l’eau et au logement sont inscrits dans la Constitution. » Ils ont rejeté la proposition que leur avait fait la province : un terrain deux fois plus petit qu’il fallait en outre partager avec une autre communauté. « Le problème est politique, estime Jackie Cox, et tout le monde est responsable. Le gouvernement blâme la province, qui blâme le gouvernement. C’est sans issue. »\n\nSabine Cessou\n\n\nLire l'intégralité de l'article dans le n°306 de Faim et Développement, disponible sur abonnement payant."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-lenjeu-vital-de-la-redistribution-des-terres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-lenjeu-vital-de-la-redistribution-des-terres/","name":"Afrique du sud : l’enjeu vital de la redistribution des terres - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-10-30T11:40:26+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:24+00:00","description":"En attendant les fruits d’une réforme agraire complète qui verrait des propriétaires expropriés sans compensation, les terres communales sont au cœur du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droits-humains-au-cambodge-le-travail-des-ongs-sous-pression/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droits-humains-au-cambodge-le-travail-des-ongs-sous-pression/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Droits humains au Cambodge, le travail des ONGs sous pression","datePublished":"2016-05-04T16:08:52+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droits-humains-au-cambodge-le-travail-des-ongs-sous-pression/"},"wordCount":1227,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partenaire depuis une vingtaine d’années du CCFD-Terre Solidaire, l’association pour les droits de l’Homme et le développement au Cambodge (ADHOC) est l’une des ONG phare pour la défense des droits humains dans ce pays. Une défense plus que nécessaire, mais de plus en plus difficile à exercer selon son président, Thun Saray. \n\n\n\nQuelles sont les questions qui préoccupent aujourd’hui l’ADHOC ?\n\n\nEn tant que militant des droits de l’Homme, nous sommes particulièrement attentifs à la question de l’espace démocratique au Cambodge, les libertés d’expression, d’association, de réunion, d’assemblée. Or aujourd’hui, on constate que le gouvernement cherche à réduire cet espace. Il y a une nouvelle loi sur les ONG, un projet concernant les syndicats et l’on entend aussi dire que le gouvernement veut contrôler Internet et les réseaux sociaux. \n\nÀ côté de cela, il y a toujours la question des conflits fonciers entre les paysans ou les communautés indigènes et les grandes entreprises qui ont obtenu des concessions économiques.\n\n\nConcessions qui ont souvent tout d’un accaparement des terres ?\n\n\nLe problème, c’est le grand écart entre la loi et l’application de la loi. Avant d’accorder un contrat à une entreprise privée, le gouvernement doit, par exemple, faire une évaluation sociale et une évaluation environnementale. Mais, de fait, les entreprises s’installent et commencent à défricher les terres sans se préoccuper de savoir si elles sont déjà occupées. \n\nQuant aux communautés indigènes, notre loi foncière leur reconnaît la propriété collective des terres, mais le processus d’enregistrement reste lent. Moins d’une dizaine de communautés, sur plus d’une centaine, ont pu faire enregistrer leurs terres et, avec l’attribution de concessions, il en reste de moins en moins susceptibles d’être enregistrées en tant que propriété collective. \n\n\nCette disparition de terres n’est-elle pas sans conséquence pour les populations ?\n\n\nAujourd’hui, les Cambodgiens quittent leur pays parce qu’ils n’ont plus de terre pour nourrir leur famille. Environ un million vit en Thaïlande et des dizaines de milliers d’autres en Malaisie. Ils y sont souvent sans papier, exploités, leurs droits sont bafoués et certains tombent entre les mains de trafiquants, pour l’exploitation sexuelle, le travail forcé. \n\nPourquoi acceptent-ils de telles conditions et ne restent-ils pas travailler au Cambodge alors que, selon le Premier ministre Hun Sen, le pays a besoin de mains-d’œuvre ? Parce que les salaires y sont plus bas que chez nos voisins, quand les prix sont eux, plus élevés. \n\n\nQuid de la loi adoptée en août 2015 concernant les associations et les ONG ? \n\n\nLes ONG doivent maintenant soumettre chaque année un rapport au ministre de l’Intérieur. Rapport à la fois financier et détaillant leurs activités. Cela permet au gouvernement de mettre le nez dans les comptes des associations et, pourquoi pas, de questionner certains de leurs choix, voire de fabriquer des fausses preuves pour les décrédibiliser. \n\nD’autre part, alors que jusque-là, on pouvait organiser des activités sans avoir besoin de l’autorisation des autorités - il suffisait juste de les en informer - les associations doivent maintenant obtenir cette autorisation quelles que soient les activités proposées. Enfin, il faut être « neutre », sous peine de se voir obligé de fermer boutique.\n\n\nComment l’ADHOC peut-elle être « neutre » ?\n\n\nNous sommes neutres parce que nous ne sommes pas affiliés à tel ou tel parti. C’est-à-dire que nous restons impartiaux et indépendants. Pour autant, si nous sommes neutres à l’égard des partis, cela ne veut pas dire que nous le sommes vis-à-vis de certains problèmes sociaux. Nous sommes très clairs là-dessus et nous voulons pouvoir critiquer tel mauvais acte ou telle mauvaise décision commis ou prise par les autorités gouvernementales. Parce qu’en tant que défenseur des droits de l’Homme, nous cherchons à améliorer la situation pour que notre pays aille dans la bonne direction et construire une société dans laquelle tout le monde puisse vivre. \n\n\nCe qui ne doit pas être évident dans un tel contexte ?\n\n\nIl faut avoir du courage, mais aussi être flexible. Ne pas hésiter à faire un pas en arrière, s’arrêter un moment, pour mieux repartir. Savoir quelles sont les limites à ne pas franchir, même si cela n’est pas toujours évident à mesurer. Il faut savoir prendre des risques. Chaque cas est une bataille, mais ce n’est pas la guerre. On peut perdre une bataille, mais on ne veut pas perdre cette guerre pour une société qui respecte les droits de l’Homme, respecte la loi, l’État de droit. C’est un travail à long terme et nous ne pouvons pas sacrifier notre organisation pour un cas particulier. \n\n\nVous subissez des menaces ? \n\n\nOn reçoit des lettres, des coups de fil anonymes. J’ai moi-même reçu un courriel me demandant si je préférais être « tué lors d’un accident ou par un voyou ». Nous sommes surtout victimes de harcèlements judiciaires, accusés de diffamation envers les entreprises, d’avoir incité les gens à se rebeller contre l’ordre public. \nJ’ai ainsi dû aller plaider auprès d’une juge d’instruction pour qu’un collègue échappe à l’arrestation et à la détention en échange de son transfert vers une autre province. Un autre a dû être « évacué » vers la Thaïlande et il m’arrive parfois aussi d’aller faire un petit tour là-bas pour une ou deux semaines.   \n\nComment travaillez-vous ?\n\n\nNous travaillons à la protection des droits de l’Homme à travers des informations, des interventions, des conférences de presse, des interviews avec les médias pour dénoncer tels ou tels actes de violation de ces droits, en nous tenant aux côtés des victimes et en leur apportant notre aide. \n\nEn même temps, chaque année, nous sensibilisons une cinquantaine de communautés aux droits de l’Homme et formons leurs représentants aux techniques de plaidoirie, sur certaines lois relatives à la démocratie, à la législation foncière. Ces notions de base les aident ensuite à mieux protéger leurs droits et intérêts. Des rencontres au niveau provincial et régional leur permettent de constituer des réseaux et de communiquer à travers le pays. \n\n\n\nL’ADHOC est-elle souvent sollicitée ?\n\n\nNous recevons chaque année à peu près un millier de plaintes considérées comme « sérieuses ». Une moitié relève de violences à l’encontre des femmes et des enfants, avec des cas de viols, de trafics d’êtres humains, de violences domestiques graves. D’autres concernent des victimes de travail forcé. \n\nEn 2015, nous avons également enregistré 185 demandes d’aide pour des problèmes fonciers. À la différence des premières, souvent limitées à quelques personnes, celles-ci peuvent impliquer des centaines de familles et prendre beaucoup de temps. À cela s’ajoute tout un tas de sollicitations qui ne tombent pas sous notre mandat, de petits litiges auxquels nous répondons juste par quelques conseils juridiques. \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droits-humains-au-cambodge-le-travail-des-ongs-sous-pression/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/droits-humains-au-cambodge-le-travail-des-ongs-sous-pression/","name":"Droits humains au Cambodge, le travail des ONGs sous pression - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-05-04T16:08:52+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","description":"Partenaire depuis une vingtaine d’années du CCFD-Terre Solidaire, l’association pour les droits de l’Homme et le développement au Cambodge (ADHOC) est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adoption-du-traite-sur-le-commerce-des-armes-aux-nations-unies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adoption-du-traite-sur-le-commerce-des-armes-aux-nations-unies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Adoption du Traité sur le Commerce des Armes aux Nations Unies","datePublished":"2013-04-02T14:20:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adoption-du-traite-sur-le-commerce-des-armes-aux-nations-unies/"},"wordCount":355,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire se réjouit de l'adoption, aujourd'hui, du Traité international sur le commerce des armes par l'Assemblée générale des Nations unies. \n\n\n\n« La société civile récolte aujourd'hui les fruits de plus de quinze ans de mobilisation. Elle peut se féliciter d'avoir participé à l'écriture d'un traité crucial dans l'histoire du droit international. Ce traité est non seulement un signal fort envoyé aux dictateurs qui oppriment leurs populations par le biais des armes mais aussi un avertissement lancé à tous les pays acteurs de ce commerce international, dont les retombées économiques atteignent au moins 100 milliards de dollars par an. L'heure de la régulation, de la responsabilité et de la redevabilité a enfin sonné », explique Zobel Behalal, chargé de plaidoyer Paix et Conflits du CCFD-Terre Solidaire, qui a participé aux négociations à New York.\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, membre de la plateforme « Contrôlez les armes », le vote massif en faveur de ce traité signifie que le monde est prêt pour une responsabilisation des pratiques dans le commerce international des armes. « Sans attendre l'entrée en vigueur de cet instrument, les Etats doivent radicalement changer de comportement. Ainsi, les transferts irresponsables d'armes qui plongent par exemple les populations syriennes et sahéliennes dans le désespoir, doivent cesser » poursuit Zobel Behalal.\n\nLe vote de ce jour met en minorité l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie qui ont empêché jeudi dernier l'adoption de ce traité par consensus. C'est une victoire pour les droits de l'homme.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire regrette néanmoins que les lacunes que comporte encore ce traité n'aient pas pu être corrigées à cause de l'attitude de certains Etats, notamment les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Ceux-ci ont fait le choix de privilégier leurs intérêts économiques et stratégiques au détriment de la paix et du développement auxquels les populations aspirent.\n\n \n\nContacts\nZobel Behalal : 01 44 82 81 85 / 06 63 59 35 23\nMaud Lebeau : 01 44 82 80 68"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adoption-du-traite-sur-le-commerce-des-armes-aux-nations-unies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/adoption-du-traite-sur-le-commerce-des-armes-aux-nations-unies/","name":"Adoption du Traité sur le Commerce des Armes aux Nations Unies - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-02T14:20:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire se réjouit de l'adoption, aujourd'hui, du Traité international sur le commerce des armes par l'Assemblée générale des Nations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-un-conflit-oublie-les-exactions-du-nord-kivu-en-rdc/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-un-conflit-oublie-les-exactions-du-nord-kivu-en-rdc/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Conférence : Un conflit oublié ? Les exactions du Nord-Kivu en RDC","datePublished":"2016-05-12T17:25:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:32:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-un-conflit-oublie-les-exactions-du-nord-kivu-en-rdc/"},"wordCount":163,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis plusieurs années sévit au Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo, un climat d’insécurité marqué par de nombreux pillages, des enlèvements, des déplacements de population.\n\n\n\nCe « conflit oublié », qui redouble d’intensité, a fait déjà plusieurs milliers de morts. Le 20 mars dernier, le Père Vincent Machozi, qui dénonçait ces exactions, a été assassiné. Il avait entrepris de répertorier méticuleusement toutes les atrocités commises dans la région.\n\n\nConférence animée par\n\n\nSamuel Pommeret, chargé de mission Grands Lacs du CCFD-Terre solidaire,\n\nLaurent Larcher, grand reporter à La Croix\n\net un prêtre congolais donneront des éléments d’analyse de cette situation, afin de créer enfin une dynamique de justice et de paix dans la région.\n\nDans le cadre du plan vigipirate, l'inscription obligatoire, votre billet sera demandé à l'entrée."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-un-conflit-oublie-les-exactions-du-nord-kivu-en-rdc/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-un-conflit-oublie-les-exactions-du-nord-kivu-en-rdc/","name":"Conférence : Un conflit oublié ? Les exactions du Nord-Kivu en RDC - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-05-12T17:25:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:32:31+00:00","description":"Depuis plusieurs années sévit au Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo, un climat d’insécurité marqué par de nombreux pillages, des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-les-communautes-religieuses-unies-pour-un-avenir-commun/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-les-communautes-religieuses-unies-pour-un-avenir-commun/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Climat, les communautés religieuses unies pour un avenir commun","datePublished":"2014-10-06T14:41:59+00:00","dateModified":"2022-01-15T20:26:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-les-communautes-religieuses-unies-pour-un-avenir-commun/"},"wordCount":1523,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Suite à la plus grande marche de l’histoire pour le climat qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues de plusieurs capitales mondiales, 30 dignitaires de 9 religions appellent la communauté internationale à agir.  \n\n\n\nCette déclaration est un appel à la communauté internationale pour adopter des mesures concrètes afin de lutter contre le changement climatique et protéger les populations les plus vulnérables qui sont également les plus touchées.\n\nEcrite à New York, le 21 septembre 2014, dans le cadre de la rencontre organisée par Ban Ki Moon réunissant plus de 120 chefs d’États pour parler de la lutte contre les changements climatiques en vue de la signature, en décembre 2015 à Paris, d’un nouveau cadre international contraignant.\n\n\" En tant que représentants de différentes religions et traditions, nous tenons à exprimer collectivement notre profonde préoccupation quant aux conséquences du changement climatique sur la terre et ses populations : nous sommes tous engagés, toutes religions confondues, vers cette préoccupation commune. En effet, le changement climatique est une menace pour la vie : l’équilibre climatique est un don précieux que nous avons reçu et dont nous avons besoin de prendre soin.\n\nNous reconnaissons les preuves scientifiques accablantes qui montre que le changement climatique a été provoqué par les êtres humains, et que, sans une action globale et unanime pour atténuer ses conséquences, et à moins de répondre pleinement à ses causes fondamentales, ses effets vont continuer à croître en intensité et en fréquence. Bien entendu, nous sommes prêts à échanger avec ceux qui restent sceptiques sur ces impacts.\n\nChez nous - grâce aux médias - nous voyons les manifestations du changement climatique partout dans le monde. Nous entendons parler de ses effets sur les populations et la nature par nos frères et sœurs à travers le monde. Nous reconnaissons que ces effets affectent de manière disproportionnée les vies, les moyens d'existence et les droits des plus pauvres, des marginalisées et par conséquent des populations les plus vulnérables, y compris des peuples autochtones. Quand ce sont ceux qui ont le moins contribué à causer le changement climatique qui sont les plus durement touchés, cela  devient une question de d'injustice. Il est donc urgent d’adoption des solutions équitables.\n\nNous reconnaissons que le changement climatique est aujourd'hui un obstacle majeur à l'éradication de la pauvreté. Les phénomènes météorologiques extrêmes aggravent la faim, provoquent l'insécurité économique, forcent les déplacements de population et empêchent le développement durable. La crise climatique est de la survie de l'humanité sur la Terre, et les actions mises en œuvre doivent urgemment tenir compte de ces faits.\n\nPar conséquent, en tant que responsables religieux, nous nous engageons : à encourager la réduction des risques de catastrophe, à nous adapter, à aller vers une baisse du développement du carbone, à éduquer pour faire face au changement climatique, à lutter contre nos propres modes de consommation et à réduire notre consommation d’énergie fossiles. Sur la base de nos croyances spirituelles et de notre espoir pour l'avenir, nous nous engageons à stimuler les consciences et à encourager nos pairs ainsi que les communautés à envisager ces mesures restrictives dans l'urgence.\n\nNous sommes convaincus que les menaces du changement climatique ne peuvent être endiguées efficacement par un seul Etat, mais plutôt par le renforcement de la coopération de la communauté des Etats, fondée sur des principes de confiance mutuelle, d'équité, de précaution, de justice intergénérationnelle et avec des responsabilités et des capacités communes bien que différentes selon les Etats. Nous exhortons les riches à aider les pauvres et les plus vulnérables de manière significative dans quelque pays du monde que ce soit, et en particulier dans les pays les moins avancés, tels que les petits Etats insulaires et l’Afrique sub-saharienne. Un soutien significatif devrait  inclure des ressources financières généreuses, un renforcement des capacités, un transfert de technologie ainsi que toute autre forme de coopération.\n\nNous encourageons les chefs d'Etat et les Ministres participant au Sommet sur le Climat à faire connaître leurs contributions pour le Fonds Vert pour le Climat, ainsi que leurs engagements à augmenter ces contributions par la suite, à établir de nouveaux partenariats pour la résilience climatique et l’expansion modéré du carbone, et à assurer l'accès aux énergies renouvelables pour toutes les populations.\nEn tant que croyants, nous appelons tous les gouvernements à exprimer leur engagement à limiter le réchauffement climatique à une température en deçà de 2° Celsius. Nous soulignons que tous les États ont la responsabilité d'élaborer et de mettre en œuvre des stratégies visant un faible développement du carbone menant à la « décarbonisation » voire à l'élimination complète des combustibles fossiles d’ici le milieu du siècle.\n\nPar conséquent, nous encourageons les dirigeants politiques et économiques mondiaux à agir au cours de la Conférence sur le Climat en annonçant des actions conjointes telles que des réductions d'émissions importantes de gaz à effet de serre à court terme, une élimination progressive des subventions aux combustibles fossiles, notamment au charbon, une protection des forêts, une augmentation de l'efficacité énergétique dans les domaines de la construction et du transport, assortis d'autres mesures concrètes. De plus, nous demandons à tous les gouvernements d’identifier les besoins d’adaptation à moyen et long terme et d'élaborer leurs propres stratégies pour y faire face, avec des approches participatives sensibles à la notion de genre, et ce afin de mieux gérer la perte résiduelle et les dommages dus aux impacts négatifs du changement climatique.\n\nPour finir, nous demandons à tous les États d’œuvrer de manière constructive, afin qu’en 2015 lors de la Conférence sur le Climat qui se tiendra à Paris, soit établi un accord mondial d’une grande portée, construit sur la transparence, la pertinence et la responsabilité. \nLe nouvel accord devra être: \n- suffisamment ambitieux pour empêcher la température de monter bien en deçà de 2° Celsius,\n- suffisamment juste pour répartir la charge de manière équitable,\n- juridiquement contraignant pour garantir que des politiques climatiques nationales efficaces qui visent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sont bien financées et pleinement mises en œuvre.\n\nEn tant que représentants religieux et citoyens de vos pays respectifs, nous nous engageons à répondre à la menace du changement climatique. Nous continuons à compter sur votre suprématie, vous soutenons et attendons de vous les bonnes décisions. Puisque des décisions difficiles doivent être prises pour assurer la viabilité de la terre et de ses habitants, nous sommes prêts à vous soutenir. Nous prions pour que vous ainsi que toute l'humanité prenne soin de la terre.\"\n\nNew-York le 21 septembre 2014\n\nSignataires :\n\nDr Agnes Abuom - Modérateur, Comité central du Conseil œcuménique des Eglises anglicanes du Kenya, Kenya\nBhai Mohinder Singh Ahluwalia\nPrésident, Guru Nanak Nishkam Sewak Jatha, Royaume Uni\nMr Aftab Ahmed\nCentre Royal islamique des études stratégiques du Centre Amman, Jordan\nDr Kezevinu Vinu Aram\nShanti Ashram, India\nShaykh Abdallah bin Bayyah\nCentre mondial pour le renouveau et l’orientation, Mauritania\nMs Merylene Chitharai\nRéseau Jeune Hindi Afrique du Sud\nFather Michael Czerny\nConseil Pontifical Justice et Paix du Vatican\nH. E. Archevêque Demetrios\nArchidiocèse grec orthodoxe d'Amérique, États-Unis\nRabbin Rick Jacobs\nUnion pour le Judaïsme réformé - États-Unis\nSister Jayanti Kirplani \nBrahma Kumaris World Spiritual – Université de Londres – Royaume-Uni\nEun-Hae Kwon\nVice-Président, Fédération luthérienne mondiale\nRev Tafue Lusama\nEkalesia Kelisiano Tuvalu\nHis Eminence Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB\nCaritas Internationalis Cité du Vatican \nRev Suzanne Matale\nConseil des Eglises de Zambie à Lusaka \nSheikh Saliou Mbacke\nAction interreligieuse pour la paix en Afrique de Dakar Yoff, Sénégal\nMs Paddy Meskin\nPrésident de l'Union sud-africaine des Sœurs, Afrique du Sud\nSheikh Shaban Ramadhan Mubaje\nGrand Mufti, Conseil suprême des musulmans d'Ouganda\nRev Kosho Niwano\nRissho Kosei-Kai, Japon\nH. E. John Cardinal Onaiyekan\nArchidiocese d’Abuja, Nigeria\nMs Aruna Oswal\nConfédération mondiale de Jain, Inde\nSwami Chidanand Saraswatiji\nInde\nPriestess Beatriz Schulthess\nRetour à la Terre, Argentine\nMr Siddhartha\nFireflies Ashram Bangalore, India\nMr Rajwant Singh\nEcoSikh\nAjarn Sulak Sivaraksa\nRéseau international des bouddhistes engagés Bangkok, Siam (Thaïlande)\nRabbi Awraham Soetendorp\nInstitut Jacob Soetendorp Institute pour les valeurs humaines – La Hague – Pays-Bas\nDr Din Syamsuddin\nMuhammadiyah, Indonesie\nDr Sayyid M Syeed\nSociété islamique d'Amérique du Nord, au Cachemire\nRev Jim Wallis\nSojourners Washington, DC, USA\nArchbishop Emeritus Dr Anders Wejryd\nEglise de Suède Uppsala, Suède\nRev. Dr Olav Fykse Tveit\nCo-animateur - Secrétaire général du Conseil œcumœcuménique des Eglises, de la Norvège\nDr William F. Vendley\nCo-animateur - Secrétaire général, Religions pour la Paix, États-Unis"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-les-communautes-religieuses-unies-pour-un-avenir-commun/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-les-communautes-religieuses-unies-pour-un-avenir-commun/","name":"Climat, les communautés religieuses unies pour un avenir commun - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-10-06T14:41:59+00:00","dateModified":"2022-01-15T20:26:44+00:00","description":"Suite à la plus grande marche de l’histoire pour le climat qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues de plusieurs capitales","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-monocultures-sont-une-menace-pour-les-generations-futures/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-monocultures-sont-une-menace-pour-les-generations-futures/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"“Les monocultures sont une menace pour les générations futures”","datePublished":"2008-06-03T17:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-monocultures-sont-une-menace-pour-les-generations-futures/"},"wordCount":874,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Inquiet des conséquences de l’essor des monocultures sur l’agriculture familiale, Alexandre Borscheid, ingénieur agronome et expert au sein du Mouvement des Petits Agriculteurs (MPA) estime possible de concilier agriculture familiale et production d’agrocarburants.\n\n\n\nBien avant les émeutes de la faim, vous anticipiez la concurrence entre l’agriculture destinée à produire des aliments et celle orientée l’énergie. Cette menace est devenue réalité pour une partie de l’humanité. Aujourd’hui, quelle est votre analyse ?\n\nCompte-tenu du modèle agricole et industriel adopté, les agrocarburants représentent effectivement un grand risque pour la production d’aliments dans le monde. Pas seulement à cause de l’occupation de terres agricoles, mais aussi à cause du risque qui pèse sur les systèmes de productions. Les monocultures qui se développent rapidement ne sont en effet pas durables à long terme. Leur production est très dépendante des engrais et des énergies fossiles. Elles détruisent les agro-écosystèmes traditionnels et l’équilibre environnemental et accélèrent le procesus de dégradation des sols. Outre le fait de ne pas produire d’aliments, ces monocultures entraînent d’un côté une plus grande concentration des terres et des richesses et de l’autre davantage de pauvreté et d’exclusion sociale, notamment à travers l’expulsion de petits exploitants de l’agriculture familiale. Et, surtout, ces monocultures constituent une menace de la capacité de production pour les générations futures.\n\nSelon les partisans des agrocarburants, la production d’agrocarburants au Brésil à partir de la canne à sucre n’aurait pas de conséquences sur la production d’aliments pour le pays. Fondé sur le potentiel de terres cultivables, cet argument vous parait-il valide ?\n\nC’est faux ! La réalité démontre déjà le contraire. D’innombrables surfaces de terres utilisées par le passé pour les pâturages, les vergers ou les productions de grains ont été remplacées par des monocultures de canne à sucre. La conséquence, c’est que l’agrobusiness a franchi de nouvelles frontières agricoles, principalement sur les écosystèmes naturels du “cerrado” (savane) et de la forêt amazonienne, qui constituent des biomasses fragiles et à haut risque de destruction environnementale.\n\nExiste-t-il aujourd’hui, au Brésil, une bataille pour le marché et pour un modèle de production des agrocarburants ?\n\nOui. L’agrobusiness soutient que la production d’agrocarburants doit suivre le modèle de production de l’industrie qui se résume à l’existence de monocultures et de méga-usines de transformation aux capacités de production supérieures à 500 000 litres d’éthanol par jour. Ces entreprises dominent le marché et s’opposent à l’agriculture familiale.\n\nPour autant, vous soutenez que les agrocarburants peuvent représenter une alternative pour l’agriculture familiale...\n\nOui, à condition que cette culture réponde à plusieurs critères : produire la matière première à partir de systèmes diversifiés de production d’aliments et d’énergie en s’appuyant sur des principes de l’agroécologie. Cultiver prioritairement des espèces végétales pérènes, intégrer la production végétale et animale, s’organiser en coopératives pour intervenir sur l’ensemble de la chaîne de production, tant des aliments que des agrocarburants. De surcroît, les sites de production doivent appartenir aux acteurs de l’agriculture familiale regroupés en communautés rurales.\n\nComment concilier agriculture familiale et production d’agrocarburants ?\n\nIl faut passer outre le préjugé qui laisse entendre que les agriculteurs familiaux ne sont pas capables de gérer un secteur agro-industriel. A travers leur organisation, les agriculteurs familiaux peuvent agir dans le secteur de l’agroindustrie, du moins si on leur en donne les oportunités. Deuxièmement, les agriculteurs familiaux possèdent des valeurs qui doivent être respectées, en particulier la relation à la terre et à la production d’aliments. Troisièmement, des politiques gouvernementales doivent être élaborées pour inciter à l’installation d’usines polyvalentes, capables de produire différents types d’agrocarburants à partir de différents types de matières premières.\n\nC’est le sens de votre travail au sein de CooperBio ?\n\n\nCooperBio est une coopérative regroupant des agriculteurs familiaux adhérents du Mouvement des Petits Agriculteurs (MPA) qui milite pour un développement local durable. A travers cette coopérative, nous développons effectivement un travail de production d’agrocarburants associé à la production d’aliments. Ce concept commence avec l’élevage, s’appuie sur une maximisation des productions, y compris en utilisant des résidus de produits destinés à l’agroindustrie. Dans le cas de la production de la canne à sucre par exemple, cette dernière est associée à d’autres cultures pour l’alimentation humaine comme le haricot, le manioc, les patates douces, les courges, etc... La canne à sucre est également utilisée pour la production animale puisque la pointe de la canne est utilisée dans l’alimentation de bovins destinés à la production de lait et de viande. Quand à la canne elle-même, outre l’éthanol, elle est à la base de nombreux produits dérivés comme la melasse, le sucre, la cachaça (sorte de rhum)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-monocultures-sont-une-menace-pour-les-generations-futures/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-monocultures-sont-une-menace-pour-les-generations-futures/","name":"“Les monocultures sont une menace pour les générations futures” - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-06-03T17:01:00+00:00","description":"Inquiet des conséquences de l’essor des monocultures sur l’agriculture familiale, Alexandre Borscheid, ingénieur agronome et expert au sein du Mouvement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-arrestation-de-plusieurs-militants-des-droits-de-lhomme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-arrestation-de-plusieurs-militants-des-droits-de-lhomme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cameroun: arrestation de plusieurs militants des droits de l’Homme","datePublished":"2015-09-16T17:40:25+00:00","dateModified":"2021-12-06T23:55:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-arrestation-de-plusieurs-militants-des-droits-de-lhomme/"},"wordCount":491,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 15 septembre 2015, à Yaoundé, plusieurs membres du réseau Dynamique Citoyenne et un journaliste ont été arrêtés lors d’une conférence réunissant des organisations de la société civile camerounaise pour le lancement de Tournons La Page Cameroun[[Ce mouvement international, dont le CCFD-Terre Solidaire est membre, vise à dénoncer les dénis de démocratie que subissent depuis plusieurs décennies de nombreux peuples en Afrique, notamment au Cameroun.]]. \n\n\n\nSans aucun mandat ni charges retenues contre eux, la police a interrompu la rencontre et interpellé les principaux responsables de Dynamique Citoyenne, large coalition de la société civile camerounaise (association soutenue de longue date par le CCFD-Terre Solidaire) à l’origine de la rencontre. Jean-Marc Bikoko, président de la Centrale Syndicale du Secteur Public, et quatre autres membres [[Jessie BIKOKO (Dynamique Citoyenne), Séverin BIKOKO (Dynamique Citoyenne), Agnès Adélaïde METOUGOU (Dynamique Citoyenne), Yves NDJALLA EPANGUE (Dynamique Citoyenne)]]  de Dynamique Citoyenne ainsi qu’un journaliste [[François FOGNO FOTSO (hebdomadaire Génération Libre)]] couvrant l’événement sont détenus depuis lors à Yaoundé.\n\nLe 16 septembre dans la matinée, la police a cette fois interrompu une réunion de la coordination nationale de Dynamique Citoyenne à Yaoundé. Trois autres membres [[Léon NGABA (Dynamique Citoyenne), Jean-Baptiste SIPA (Article 55), Vincent MBOM (CRADIF)]] ont été arrêtés et les forces de l’ordre sont entrain de perquisitionner le siège de la coordination. Le CCFD–Terre Solidaire s’alarme de ces violations flagrantes de la liberté d’expression et de cette répression à l’encontre de la société civile camerounaise, qui ne fait qu’accomplir, de manière non-violente, son rôle de contre-pouvoir citoyen.\n\nCes arrestations soulignent la fébrilité actuelle du régime du Président Paul Biya (au pouvoir depuis 33 ans), fortement décrié par une grande majorité de la population camerounaise. Elles se déroulent dans un contexte d’atteintes de plus en plus fortes à la liberté d’association et d’opinion au Cameroun, justifiée désormais par la lutte contre le mouvement terroriste Boko Haram, qui s’est traduite en décembre 2014 par l’adoption d’une loi anti-terroriste restreignant les libertés démocratiques.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire demande le soutien des autorités françaises et européennes pour, dans un premier temps, obtenir la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des militants associatifs arrêtés depuis hier et dans un second temps, faire pression sur le gouvernement camerounais pour qu’il garantisse la liberté d’opinion, d’association et de réunion.\n\nNote aux rédactions :\nDynamique citoyenne  est un réseau national de suivi indépendant des politiques publiques. Créé en 2005, il réunit plus d’une centaine d’associations et de syndicats et est présent sur tout le territoire national.\n\nPour en savoir plus : https://ccfd-terresolidaire.org/auteur/dynamique-citoyenne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-arrestation-de-plusieurs-militants-des-droits-de-lhomme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-arrestation-de-plusieurs-militants-des-droits-de-lhomme/","name":"Cameroun: arrestation de plusieurs militants des droits de l’Homme - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-16T17:40:25+00:00","dateModified":"2021-12-06T23:55:44+00:00","description":"Le 15 septembre 2015, à Yaoundé, plusieurs membres du réseau Dynamique Citoyenne et un journaliste ont été arrêtés lors d’une conférence réunissant des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-journalisme-citoyen-un-autre-moyen-de-se-faire-entendre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-journalisme-citoyen-un-autre-moyen-de-se-faire-entendre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Birmanie : journalisme citoyen, un autre moyen de se faire entendre","datePublished":"2018-03-07T14:34:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-journalisme-citoyen-un-autre-moyen-de-se-faire-entendre/"},"wordCount":634,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans un pays où la culture démocratique en est à ses débuts, deux partenaires birmans du CCFD-Terre Solidaire aident les citoyens à développer leur regard critique. Entretien avec Nicolas Heeren, chargé de mission Indonésie, Timor-Leste, Birmanie.\n\n\n\nPouvez-vous nous présenter les deux médias indépendants qu’appuie le CCFD-Terre Solidaire ?\n\nNicolas Heeren : Depuis plusieurs années, nous soutenons Humanity Institute et la Sha-It Social Development Foundation, des organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire situées dans l’État du Kachin, au nord du pays. Cet État, à majorité chrétienne, est au centre de combats violents avec l’armée qui poursuit sa politique de « birmanisation » des minorités religieuses et ethniques. Celle-ci a entraîné une augmentation des déplacés : plus de 150 000 personnes. Dans ce contexte, l’idée est de permettre aux populations d’identifier les violations des droits humains, dont les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que les droits politiques. Et de mieux comprendre les grands enjeux et de peser sur les débats. \n\n\nConcrètement, que font ces deux partenaires ?\n\nN. H : Humanity Institute, créé en 2012 après la reprise des hostilités avec l’armée birmane, édite depuis fin 2014 un magazine, le Kachin Times, qui paraît entre 4 et 6 fois par an. C’est le seul magazine en langue junghpaw, la langue des Kachin.\n\nLa population de l’État peut la lire et le magazine est d’ailleurs devenu une référence. Il apporte une vision globale de la situation. Il propose des analyses sur les conflits armés et géopolitiques en rappelant le rôle de la Chine voisine dans la région ou traite des violations de droits humains. Les articles vont au-delà de la simple dénonciation. 13 numéros ont déjà été publiés. Les tirages se situent entre 4 000 et 6 000 exemplaires par numéro. Le Kachin Times est autofinancé par la publicité et les recettes des ventes.\n\n\nSur quoi travaille l’autre partenaire ?\n\nN. H : Avec la Fondation Sha-It, c’est une autre histoire. Nous sommes en présence d’un journalisme « citoyen » à travers le projet Kachin Waves. Il s’agit d’inciter les citoyens à devenir journalistes et à dénoncer ce qui se passe sur le terrain. La plupart des informations portent sur les tracas du quotidien, mais aussi sur les violations des droits. Par exemple, cela peut être un projet d’accaparement de terres ou un centre de santé ou une école qui ne fonctionnent pas bien. Les informations transmises par ces « journalistes citoyens » sont ensuite vérifiées par de vrais journalistes avant publication.\n\nElles ont d’abord été relayées sur Facebook et depuis 2016 sur le site web Kachin Waves. Des formations, sous forme d’ateliers de 3 à 5 jours, ont été dispensées à ces journalistes citoyens pour développer leur sens critique.  Depuis 2012, plus de 20 sessions ont été organisées et 1 000 personnes ont pu en bénéficier. \n\nCes articles publiés en birman intéressent et l’audience ne cesse de croître : on compte aujourd’hui plus de 65 000 abonnés aux pages Facebook de Kachin Waves. Régulièrement interpellées, les autorités locales sont contraintes de réagir : elles livrent des médicaments dans un centre de santé démuni ou réparent une route dont le mauvais état a été signalé.\n\n\nPourquoi le CCFD-Terre Solidaire soutient-il ces deux projets ?\n\nN. H : Ils représentent un nouveau moyen pour les citoyens de faire entendre leur voix et de se défendre. C’est aussi une autre manière de faire du plaidoyer au niveau local pour les ONG.\n\nPropos recueillis par Laurence Estival\n\nAller plus loin sur le rôle des médias libres avec les Échos du CCFD-Terre Solidaire, une émission RCF :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-journalisme-citoyen-un-autre-moyen-de-se-faire-entendre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-journalisme-citoyen-un-autre-moyen-de-se-faire-entendre/","name":"Birmanie : journalisme citoyen, un autre moyen de se faire entendre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-03-07T14:34:41+00:00","description":"Dans un pays où la culture démocratique en est à ses débuts, deux partenaires birmans du CCFD-Terre Solidaire aident les citoyens à développer leur regard","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-savoir-plus-sur-la-responsabilite-sociale-et-environnementale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-savoir-plus-sur-la-responsabilite-sociale-et-environnementale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En savoir plus sur la responsabilité sociale et environnementale","datePublished":"2009-03-27T09:52:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-savoir-plus-sur-la-responsabilite-sociale-et-environnementale/"},"wordCount":750,"commentCount":55,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Jeunesse","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"The corporation un film de M. Achbar, J. Abbott et J. Bakan www.thecorporation.com\nQualité du reporting social 2006 : la panne ? Alpha Etudes - 7 novembre 2007\nMythes et réalités de l’entreprise responsable : acteurs, enjeux, stratégie, M.Capron, F. Quairel-Lanoizelee, Paris, La Découverte, 2004\nComment le reporting peut-il devenir un instrument efficace en matière de responsabilité de entreprises européennes, par Filip Gregor, GARDE programme of the Environmental Law Service, octobre 2007\nPas de pouvoir sans responsabilités - opportunités législatives pour améliorer la responsabilité des entreprises en Europe, ECCJ, 2008 - sur www.corporatejustice.org\nLa responsabilité des entreprises en matière de droits de l’homme, état des lieux et perspectives d’action publique, Olivier Maurel, La documentation française, 2008\nPratiques et communication extra-financières des entreprises du CAC 40, Etude Capitalcom & RiskMetrics. Février 2009\nFair Law : legal proposals to improve Corporate Accountability for Environmental and Human Rights Abuses,  Filip Gregor, GARDE programme of the Environmental Law Service, Hannah Ellis, The Corporate Responsibility (CORE) Coalition, ECCJ, 2008 - sur www.corporatejustice.org\nLa Responsabilité  Sociétale de l’Entreprise (RSE) : conséquences juridiques pour les entreprises cotées et pour leurs dirigeants en matière de communication extra-financière- Emmanuel Drai – RTDF N°4 – Doctrine - 2008\nBilan Critique de l’application par les entreprises de l’article 116 de la loi NRE, Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), Orée, Entreprises pour l’Environnement (EpE), 2003\nProtect, Respect and Remedy: a Framework for Business and Human Rights - Report of the Special Representative of the Secretary-General on the issue of human rights and transnational corporations and other business enterprises, John Ruggie, 7 avril 2008 - à télécharger sur www.unglobalcompact.org\nSite d’information francophone sur la RSE : www.rse-et-ped.info\nCentre de ressources sur les entreprises et les droits de l’Homme : www.business-humanrights.org\n\nSur les paradis fiscaux et la justice fiscale\n\nParadis fiscaux : la Grande évasion, un film de Fréderic Brunnquell, Capa productions 2008 - www.capatv.com \nParadis fiscaux et judiciaires, cessons le scandale ! la brochure de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, à télécharger sur www.argentsale.org\nCIDSE, Un Vide à combler : quelle fiscalité dans une économie mondialisée ?, novembre 2008. www.cidse.org\nNous achetons qui paye ?, un DVD de Lota Film, à commander sur www.ethique-sur-etiquette.org\nLe talon d’Achille du capitalisme, Baker Raymond W., 2007, aux éditions Alterre (Canada).\nLes paradis fiscaux, Chavagneux Christian, Palan Ronen ; 2007, Repères 448, aux éditions La Découverte\nRapport « Fiscalité et Financement du développement » de SOMO, F. Weyzig, M. Kokke, octobre 2008\nRapport «The precarious state of public finance » de Jens Martens, 2007\nhttp://www.globalpolicy.org/eu/en/publ/martens_precarious_finance_%202007.pdf\nRapport “Death and taxes: the true toll of tax dodging” de  Christian Aid,, Mai 2008 : http://christianaid.org.uk/images/deathandtaxes.pdf\n\n\nSur les cas concrets cités dans le rapport \n\nLe littoral marocain laissé aux mains des bétonneurs\nSuivi de la Stratégie Méditerranéenne pour le Développement Durable – Promouvoir un tourisme durable au Maroc, M. Mohammed Berriane, professeur à l’université Mohammed V, Plan Bleu, Centre régional, Sophia Antipoli, Juillet 2007\n\nRio Tinto détruit les dernières forêts primaires de Madagascar au nom du développement durable\nEconomie politique du développement minier à Madagascar : l’analyse du projet QMLM à Tolagnaro (Fort-Dauphin), Bruno Sarrasin, Départements d’études urbaines et touristiques, Ecole des sciences de la gestion, Université du Québec\nDevelopment recast - A review of the impact of the Rio Tinto ilmenite mine in Southern Madagascar – Rod Harbinson, a report of Panos London for Friends of the Earth, 2007\nA mine of information -Improving communication around the Rio Tinto ilmenite mine in Madagascar, Panos London, October 2007\n\nL’huile de palme, moteur de la destruction social et environnementale en Indonésie\nRapport de Cordaid “Oil palm : comparing Choco (Colombia) with West Kalimantan (Indonesia)”\nRapport de Friends of the Earth, LifeMosaic et Sawit Watch, “Losing Ground. The human rights impacts of oil palm plantations expansion in Indonesia”\nFilm: La palme de la déforestation, les Amis de la terre 2008\n\nIKEA exerce mal son devoir de diligence\nRapport RSE IKEA 2007 téléchargeable sur www.ikea.com\nIkea India final report, enquête menée par AREDS,  2006\nL’Europe de Laurent Carroué, Didier Collet et Claude Ruiz, Editions Breal, 2006\nIkea : un modèle à démonter, Olivier Bailly, Denis Lambert, Jean-Marc Caudron, Editions Luc Pire, 2006\nOxfam- Magasins du Monde : www.omdm.be"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-savoir-plus-sur-la-responsabilite-sociale-et-environnementale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-savoir-plus-sur-la-responsabilite-sociale-et-environnementale/","name":"En savoir plus sur la responsabilité sociale et environnementale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-03-27T09:52:00+00:00","description":"The corporation un film de M. Achbar, J. Abbott et J. Bakan www.thecorporation.com Qualité du reporting social 2006 : la panne ? Alpha Etudes - 7 novembre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-evasion-fiscale-nattendons-pas-tout-de-leurope/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-evasion-fiscale-nattendons-pas-tout-de-leurope/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paradis fiscaux, évasion fiscale : n&rsquo;attendons pas tout de l&rsquo;Europe !","datePublished":"2013-04-11T16:09:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-evasion-fiscale-nattendons-pas-tout-de-leurope/"},"wordCount":651,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le président François Hollande a annoncé des mesures clés qui rejoignent les propositions portées de longue date par les membres de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, active sur ces sujets depuis 2005. Reste à voir comment elles seront traduites dans des actes et dans la loi, au niveau français et dans les négociations internationales.\n\n\n\nTransparence pays par pays, échange automatique d'informations, liste de paradis fiscaux, renforcement des sanctions et des moyens pour lutter contre la fraude fiscale et la délinquance financière : le Président de la République a annoncé le 10 avril des mesures fortes qui ciblent enfin les utilisateurs des paradis fiscaux et les intermédiaires de l'évasion fiscale, à savoir les entreprises multinationales et les banques.\n\n Au-delà des effets d'annonce, il est important que plusieurs de ces mesures soient traduites en droit français sans attendre un accord des partenaires européens. Il est trop risqué de reporter ces décisions sur l'agenda de l'Union européenne, dont certains Etats membres sont de fait des paradis fiscaux. La France peut, sur des points précis, montrer l'exemple et entrainer immédiatement les autres pays européens : l'obligation de transparence pays par pays pour les banques, votée en février 2013, a ainsi favorisé un accord européen similaire 15 jours plus tard.\n\n Cette impulsion peut être renouvelée pour l'ensemble des réformes annoncées. La France pourrait, sans attendre un accord européen, exiger la même transparence pays par pays pour les autres grandes entreprises, dès lors qu'elles bénéficient de subventions ou garanties publiques, de l'accès aux marchés publics, ou lorsqu'elles annoncent la fermeture d'usines ou de filiales sur le sol français.\n\n De même, une législation franco-française concernant la mise en place d'un système de transmission automatique d'informations de la part des banques (l'équivalent de la loi américaine FATCA*) ne pourra que renforcer l'initiative conjointe lancée par la France avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et même la Grande-Bretagne !\n\nLe renforcement des sanctions pénales en matière de fraude fiscale doit également concerner les intermédiaires complices (cabinets d'audit, avocats fiscalistes, conseillers de gestion patrimoniale, sociétés de services, banques,...) qui permettent l'évasion fiscale.\n\n Si la volonté affichée de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et les conflits d'intérêt des responsables politiques va dans le bon sens, des garanties devront être apportées sur les moyens d'action. En matière de délinquance financière, les annonces manquent clairement d'ambition notamment pour donner à l'autorité judiciaire l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de sa mission.\n\nAu niveau international, la France devra désormais se montrer beaucoup plus active au sein du G20 pour avancer un calendrier concret de mise en œuvre du modèle d'échange d'information automatique et blacklister les pays qui n'y sont pas favorables. En s'appuyant sur des alliés tels que l'Allemagne, elle devra réussir à imposer à ses partenaires du G8 la création de registres des trusts et autres sociétés écrans afin de bannir ces structures qui permettent aux fraudeurs et évadés de dissimuler leur identité.\n\n Contact :\n CCFD-Terre Solidaire | Karine Appy | 01 44 82 80 67 - 06 66 12 33 02\n\n\nMembres de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires : Les Amis de la Terre -  Anticor - Attac France - CADTM France  - CCFD-Terre Solidaire - CFDT - CGT - CRID  - Droit pour la justice - Oxfam France - Justice et Paix - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Syndicat de la magistrature - Solidaires Finances Publiques - Transparence International France  (www.stopparadisfiscaux.fr)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-evasion-fiscale-nattendons-pas-tout-de-leurope/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-evasion-fiscale-nattendons-pas-tout-de-leurope/","name":"Paradis fiscaux, évasion fiscale : n'attendons pas tout de l'Europe ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-11T16:09:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","description":"Le président François Hollande a annoncé des mesures clés qui rejoignent les propositions portées de longue date par les membres de la Plateforme Paradis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-les-mesures-contre-levasion-fiscale-ne-sont-pas-a-la-hauteur/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-les-mesures-contre-levasion-fiscale-ne-sont-pas-a-la-hauteur/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"G20 : les mesures contre l&rsquo;évasion fiscale ne sont pas à la hauteur","datePublished":"2014-11-17T10:50:15+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:31+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-les-mesures-contre-levasion-fiscale-ne-sont-pas-a-la-hauteur/"},"wordCount":475,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les pays du G20 ont adopté le 16 novembre 2014 en Australie une nouvelle série de mesures pour combattre l'évasion fiscale des entreprises multinationales. Un certain nombre de ces mesures s'appuient sur des recommandations portées par la société civile depuis plusieurs années. Le CCFD-Terre Solidaire déplore cependant que, contrairement aux promesses faites en 2013, elles laissent de côté les pays en développement, premières victimes de ces pratiques. Il considère que l'engagement pris de mieux prendre en compte leurs préoccupations n'est pas suffisant et appelle à la création d'un organisme fiscal intergouvernemental au sein des Nations unies.\n\n\n\n« Le G20 n'est pas une instance légitime  pour négocier les règles du système fiscal international et ce sommet nous donne raison. Les mesures adoptées pour lutter contre l'évasion fiscale aujourd'hui sont des mesures prises par des pays riches pour des pays riches. La plupart des propositions faites par les pays en développement lors des consultations de l'OCDE n'ont pas été retenues. Il est certes positif, bien qu'un peu tardif, que le G20 reconnaisse la nécessité de mieux les inclure dans le processus de décision, mais cela prouve surtout l'urgence de créer un lieu de négociation des questions fiscales au sein des Nations unies, où tous les pays sont représentés et ont la même voix »,  réagit Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.\n\n« Nous regrettons particulièrement le fait que les États du G20 aient renoncé à exiger des entreprises multinationales qu'elles rendent publiques des informations concernant les richesses qu'elles créent et les impôts qu'elles payent dans chacun des pays où elles sont présentes. Cette mesure est désormais obligatoire pour toutes les banques françaises et le sera l'année prochaine pour les banques européennes », ajoute Lucie Watrinet.\nL'étude publiée par le CCFD-Terre Solidaire et le Secours Catholique avec la plateforme Paradis fiscaux et judiciaires jeudi 13 novembre, montre en effet à quel point cette transparence est utile pour mettre en lumière l'utilisation des paradis fiscaux par certains acteurs économiques.  \n« Réserver ces informations aux administrations fiscales uniquement risque de revenir à ne les rendre disponibles qu'aux pays sièges des entreprises multinationales et donc à laisser à nouveau de côté les pays en développement », conclut Lucie Watrinet.\n\n- Pour plus d'informations sur les 7 mesures adoptées aujourd'hui par les pays du G20 dans le cadre du plan d'action contre l'érosion de la base d'imposition et le transfert des bénéfices lire l'analyse du groupe de suivi BEPS\n\nContact presse : Karine Appy, 01 44 82 80 67 / 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-les-mesures-contre-levasion-fiscale-ne-sont-pas-a-la-hauteur/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-les-mesures-contre-levasion-fiscale-ne-sont-pas-a-la-hauteur/","name":"G20 : les mesures contre l'évasion fiscale ne sont pas à la hauteur - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-11-17T10:50:15+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:29:31+00:00","description":"Les pays du G20 ont adopté le 16 novembre 2014 en Australie une nouvelle série de mesures pour combattre l'évasion fiscale des entreprises","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-eveques-pour-une-legislation-sur-les-ressources-du-conflit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-eveques-pour-une-legislation-sur-les-ressources-du-conflit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des Evêques pour une législation sur les ressources du conflit","datePublished":"2015-02-19T11:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-eveques-pour-une-legislation-sur-les-ressources-du-conflit/"},"wordCount":2753,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les entreprises vendent des produits contenant des ressources naturelles qui attisent\nla violence et provoquent des souffrances. Nous, dignitaires de l’Église catholique à travers le monde, appelons l’Union européenne à mettre un terme à cette situation.\n\n\n\n\nChaque jour nous apporte son lot d’images et de récits du monde entier décrivant les atrocités subies par des hommes, des femmes et des enfants sans défense, dont le seul tort est de vivre dans une zone de conflit. Les citoyens veulent être certains qu’ils ne sont pas complices de cette horreur. Notre dignité humaine commune est menacée par l’indifférence d’une petite minorité, qui ne se considère pas responsable des peines infligées à autrui. Pour dissiper cette menace, de nouvelles règles doivent de toute urgence être mises en place pour veiller à ce que la création, don de Dieu, ne soit pas assujettie à une consommation aveugle qui cautionne la destruction de la vie. Nous devons gérer les ressources de la Terre en bons intendants, en apportant à ceux qui se trouvent de part et d’autre des chaînes d’approvisionnement mondiales des garanties quant à la moralité de notre système commercial. \n\nDans certains pays du Sud, particulièrement ceux riches en ressources naturelles (minerais, bois, gaz, pétrole…), le contrôle, l´extraction, la transformation et le commerce de ces ressources, loin de contribuer au développement des pays concernés, financent des groupes armés et des forces militaires et de sécurité qui se rendent coupables de graves violations des droits de l´Homme. Partout où elle en a la possibilité, l’Église se range du côté des pauvres et s’emploie à protéger les victimes de violences et à dialoguer avec ceux qui peuvent contribuer à mettre un terme aux abus.   \n\n\nNous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l’humanité qui l’habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités. La terre est notre maison commune et nous sommes tous frères. Bien que « l’ordre juste de la société et de l’État soit un devoir essentiel du politique », l’Église « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice ». (Pape François, Evangelii Gaudium 183)\n\nGrande puissance commerciale, l’Union européenne importe une quantité importante de matières premières en provenance de zones en conflit. Par leur chaîne d’approvisionnement, certaines entreprises européennes se rendent donc complices d’abus. Cette situation n´est pas tolérable. Les États sont tenus de faire tout leur possible pour assurer les conditions de la paix, non seulement dans leur propre territoire, mais partout dans le monde. C’est certainement la doctrine sociale de l’Église. Les gouvernements, les citoyens et les hommes et femmes d’affaires doivent par conséquent prendre leurs responsabilités et s’assurer que leurs entreprises s’approvisionnent en ressources naturelles de manière responsable.\n\n\nL’économie, comme le dit le mot lui-même, devrait être l’art d’atteindre une administration adéquate de la maison commune, qui est le monde entier. Toute action économique d’une certaine portée, mise en œuvre sur une partie de la planète, se répercute sur la totalité par conséquent, aucun gouvernement ne peut agir en dehors d’une responsabilité commune. (Pape François, Evangelii Gaudium 206)\n\nNous nous réjouissons à ce titre que la Commission européenne ait proposé en mars 2014 un projet de règlement européen s’appuyant sur « une stratégie pour le commerce responsable des minerais originaires de zones de conflit ou à haut risque […] destinée à mettre un terme à l’utilisation des recettes tirées de l'exploitation minière pour financer des conflits armés ».\n\nNous nous réjouissons également des avancées obtenues en 2013 par les députés européens, qui se sont battus pour la transparence des paiements dans l’industrie extractive. Le moment est maintenant venu de profiter de cette dynamique positive en instaurant des règles ambitieuses en matière de devoir de diligence des entreprises pour les ressources naturelles originaires de zones de conflit ou à haut risque.   \n\nLa section 1502 de la loi américaine Dodd-Frank adoptée en 2010 marque un tournant. Elle impose aux sociétés cotées en bourse aux États-Unis un devoir de diligence sur leur chaîne d’approvisionnement afin de vérifier si les minerais présents dans leurs produits ont contribué à financer des groupes armés en République démocratique du Congo ou dans les neuf pays limitrophes. La proposition de règlement de la Commission européenne étend cette obligation à toute zone de conflit et à haut risque dans le monde. Il s'agit d'un développement important et bienvenu, montrant les possibilités de continuer à améliorer les approches.\n\n\nCependant, nous ne pouvons que regretter les limites importantes de la proposition actuelle. Nous croyons que cette réglementation européenne réussira à apporter un changement tangible aux communautés qui souffrent si elle peut être renforcée sur les points suivants :\n\nUne extension du périmètre des ressources naturelles couvertes par le règlement. Au Pérou, au Zimbabwe, au Myanmar et ailleurs, la souffrance des populations victimes de violence et d’atteintes à leurs droits de la part de groupes armés et de forces militaires et de sécurité qui contrôlent le cuivre, le diamant et d’autres ressources précieuses n’est pas différente de celle qui découle de l’extraction de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or. Il importe donc de prendre en compte l’ensemble des ressources naturelles qui entretiennent la violence et le conflit. \n\nUne responsabilité commune des entreprises d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement, des sociétés d’extraction aux importateurs, fournisseurs et utilisateurs finaux qui commercialisent des produits contenant des ressources naturelles issues des zones de conflit. Le fait d’étendre la portée du règlement aux sociétés utilisatrices finales permettra de répondre aux exigences des citoyens européens en matière de moralité des chaînes d’approvisionnement. Les témoignages de solidarité et d’empathie avec les victimes d’une violence désespérante ne seront plus trahis.   \n\nUn système de diligence obligatoire et ambitieux, mettant en œuvre les recommandations et bonnes pratiques du guide de l’OCDE en matière d’exercice et de divulgation publique des efforts déployés en vue d’un approvisionnement responsable. Pour avoir noué le dialogue avec toutes les parties concernées et avoir été témoins au plus près de la puissance des dynamiques qui s’affrontent dans les zones de conflit, nous affirmons que c’est la seule façon de changer les paramètres de prise de décision des entreprises et d’autres acteurs.   \n\nNous, évêques et dignitaires de l’Église, apportons par conséquent notre soutien aux sociétés civiles du Nord et du Sud qui œuvrent pour la paix et une intendance responsable de la création.  Une occasion unique s’offre aujourd’hui à l´Union Européenne pour contribuer à la disparition des conflits violents liés aux ressources naturelles qui ont représenté 40% de l’ensemble des conflits recensés à travers le monde au cours de ces 60 dernières années. Nous appelons les parlementaires européens et les gouvernements européens à relever ce défi.\n\n\n\nLa dignité de chaque personne humaine et le bien commun sont des questions qui devraient structurer toute la politique économique, or parfois elles semblent être des appendices ajoutés de l’extérieur pour compléter un discours politique sans perspectives ni programmes d’un vrai développement intégral. Beaucoup de paroles dérangent dans ce système ! C’est gênant de parler d’éthique, c’est gênant de parler de solidarité mondiale, c’est gênant de parler de distribution des biens, c’est gênant de parler de défendre les emplois, c’est gênant de parler de la dignité des faibles, c’est gênant de parler d’un Dieu qui exige un engagement pour la justice. D’autres fois, il arrive que ces paroles deviennent objet d’une manipulation opportuniste qui les déshonore. La commode indifférence à ces questions rend notre vie et nos paroles vides de toute signification. La vocation d’entrepreneur est un noble travail, il doit se laisser toujours interroger par un sens plus large de la vie ; ceci lui permet de servir vraiment le bien commun, par ses efforts de multiplier et rendre plus accessibles à tous les biens de ce monde. (Pape François, Evangelii Gaudium 203)\n\nCet appel est soutenu par l'alliance internationale d'agences de développement catholiques, CIDSE\n\n\nContact: Denise Auclair, auclair(at)cidse.org\n\n\n\nSignataires :\n\nStephen BRISLIN, Archevêque de Cape Town, Afrique du Sud\nJohannes KREIDLER, Évêque auxiliaire de Rothenburg-Stuttgart, Allemagne\nFranz SCHARL, Évêque auxiliaire de Vienne, Autriche\nAlois SCHWARZ, Évêque de Klagenfurt, Autriche\nLudwig SCHWARZ, Évêque de Linz, Autriche\nManfred SCHEUER, Évêque d'Innsbruck, Autriche\nAloysius JOUSTEN, Évêque émérite de Liège, Belgique\nAndré-Joseph LEONARD, Archevêque de Malines-Bruxelles, Belgique\nLuc VAN LOOY, Évêque de Gand, Belgique\nPierre WARIN, Évêque auxiliaire de Namur, Belgique\nCharles Maung BO, Archevêque de Yangon, Birmanie\nPhilip Lasap ZA HAWNG, Évêque de Lashio, Birmanie\nLuis Morgan CASEY, Évêque émérite de Mibiarca, Bolivie\nJosé Luís AZCONA HERMOSO, Évêque de Marajó Para, Brésil\nLuciano BERGAMIN, Évêque de Nova Iguaçu (Rio de Janeiro), Brésil\nAntônio BRAZ BENAVENTE, Évêque de Jacarezinho (Paraná), Brésil\nLuís Flávio CAPPIO, Évêque de Barra (do Rio Grande), Brésil\nPedro CASALDÁLIGA PLA, Évêque émérite de São Félix do Araguaia, Brésil\nAdriano CIOCCA Vasino, Évêque de São Félix do Araguaia, Brésil\nAntônio Carlos CRUZ SANTOS, Évêque de Caicó (Rio Grande do Norte), Brésil\nJosé Belisário DA SILVA, Archevêque de São Luís do Maranhão, Brésil\nPlínio José Luz DA SILVA, Évêque de Picos (Piaui), le Brésil\nSeverino Batista DE FRANÇA, Évêque de Nazaré (Pernambuco), Brésil\nJeremias Antônio DE JESUS, Évêque de Guanhães (Minas Gerais), Brésil\nZeno HASTENTEUFEL, Évêque de Novo Hamburgo (Rio Grande do Sul), Brésil\nCláudio Aury Affonso HUMMES, Cardinal de Sant'Antonio da Padova Via Merulana, Brésil\nErwin KRAUTLER, Évêque de Xingu, Brésil\nGabriel MARCHESI, Évêque de Floresta (Pernambuco), Brésil\nAilton MENEGUSSI, Évêque de Crateús (Ceara), Brésil\nJosé Alberto MOURA, Archevêque de Montes Claros (Minas Gerais), Brésil\nGiovane PEREIRA DE MELO, Évêque de Tocantinópolis (Tocatins), Brésil\nWilmar SANTIN, Évêque d’Itaituba (Para), Brésil\nMoacir SILVA, Archevêque de Ribeirão Preto (Sao Paulo), Brésil\nSerafino Faustino SPREAFICO, Évêque émérite de Grajaú (Maranho), Brésil\nJosé Mário STROEHER, Évêque de Rio Grande (Rio Grande do Sul), Brésil\nAlberto TAVEIRA Correa, Archevêque de Belém do Pará, Brésil\nItamar Navildo VIAN, Archevêque de Feira de Santana (Bahia), Brésil\nGuilherme Antônio WERLANG, Évêque de Ipameri (Goias), le Brésil\nAndré DE WITTE, Évêque de Ruy Barbosa (Bahia), Brésil\nSébastien MONGO BEHON, Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale, Cameroun\nJoseph ATANGA, Archevêque de Bertoua, Cameroun\nDieudonné Espoir ATANGANA, Évêque de Nkongsamba, Cameroun\nAntoine NTALOU, Archevêque de Garoua, Cameroun\nNoël SIMARD, Évêque de Valleyfield au Québec, Canada\nDonald BOLEN, Évêque de Saskatoon, Canada\nLuigi INFANTI De la MORA, Évêque de Cartennae, Chili\nGaspar Francisco QUINTANA JORQUERA, Évêque émérite de Copiapó, Chili\nJosé Figueroa GOMEZ, Évêque de Grenade, Colombie\nJulio Hernando GARCÍA PELÁEZ, Évêque d’Istmina-Tadó, Colombie\nGustavo GIRÓN HIGUITA, Évêque de Tumaco, Colombie\nJosé Roberto OSPINA LEONGÓMEZ, Évêque de Buga, Colombie\nLuis José RUEDA Aparicio, Evêque de Montelibano, Colombie\nJosé Elías RAUDA GUTIÉRREZ, Évêque de San Vicente, El Salvador\nElías Samuel BOLAÑOS AVELAR, Évêque de Zacatecoluca, El Salvador\nJuan José OMELLA, Évêque de Calahorra y La Calzada-Logroño, Espagne\nJésus Fernández GONZÁLEZ, Évêque auxiliaire de St Jacques de Compostelle, Espagne\nThomas GUMBLETON, Évêque auxiliaire émérite de Detroit, États-Unis d'Amérique\nEric AUMONIER, Évêque de Versailles, France\nJacques André BLAQUART, Évêque d'Orléans, France\nJean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux-Lisieux, France\nFrançois GARNIER, Archevêque de Cambrai, France\nFrançois KALIST, Évêque de Limoges, France\nStanislas LALANNE, Évêque de Pontoise, France\nLaurent Jean Marie LE BOULC'H, Évêque de Coutances, France\nPhilippe MOUSSET, Évêque de Périgueux et Sarlat, France\nLaurent PERCEROU, Évêque de Moulins, France\nMichel SANTIER, Évêque de Créteil, France\nAlvaro Leonel RAMAZZINI IMERI, Évêque de Huehuetenango, Guatemala\nBernabé de Jesús SAGASTUME LEMUS, Évêque de Santa Rosa de Lima, Guatemala\nGuy CHARBONNEAU, Évêque de Choluteca, Honduras\nÁngel Garachana PÉREZ, Évêque de San Pedro Sula, Honduras\nNiranjan Sual SINGH, Évêque de Sambalpur, Inde\nWilliam CREAN, Évêque de Cloyne, Irlande\nDomenico CANCIAN, Évêque de Città di Castello, Italie\nRosario GISANA, Évêque de Piazza Armerina, Italie\nPaul GIULIETTI, Évêque auxiliaire de Perugia-Città della Pieve, Italie\nFrancesco MONTENEGRO, Cardinal de Santi Andrea e Gregorio al Monte Celio, Italie\nCalogero PERI, Évêque de Caltagirone, Italie\nDésiré TSARAHAZANA, Archevêque de Toamasina, Madagascar\nRaul VERA, Évêque de Saltillo, Mexique\nMichel Christian CARTATEGUY, Archevêque de Niamey, Niger\nOliver Dashe DOEME, Évêque de Maiduguri, Nigeria\nMalachie John GOLTOK, Évêque de Bauchi, Nigeria\nIgnatius Ayau KAIGAMA, Archevêque de Jos, Nigeria\nMatthew Man-oso NDAGOSO, Archevêque de Kaduna, Nigeria\nCalixte Valentin ONAGA Évêque d'Enugu, Nigeria\nAthanase Atule USUH, Évêque de Makurdi, Nigeria\nMario Melanio MEDINA SALINAS, Évêque de San Juan Bautista de las Misiones, Paraguay\nPedro Ricardo BARRETO JIMENO, Archevêque de Huancayo, Pérou\nGuillermo Dela Vega AFABLE, Évêque de Digos, Philippines\nGerardo Alimane ALMINAZA, Évêque de San Carlos, Philippines\nRomulo Tolentino DE LA CRUZ, Archevêque de Zamboanga, Philippines\nReynaldo Gonda EVANGELISTA, Évêque d'Imus, Philippines \nDinualdo GUTIERREZ, Évêque de Marbel, Philippines\nAntonio Javellana LEDESMA, Archevêque de Cagayan de Oro, Philippines\nBroderick Soncuaco PABILLO, Évêque auxiliaire de Manille, Philippines\nRolando Joven TRIA TIRONA, Archevêque de Caceres (Nueva Caceres), Philippines\nCrispin Barrete VARQUEZ, Évêque de Borongan, Philippines\nMiguel Ángel OLAVERRI ARRONIZ, Évêque de Pointe-Noire, République du Congo\nFridolin AMBONGO BESUNGU, Évêque de Bokungu-Ikela, République démocratique du Congo\nFrançois-Xavier MAROY RUSENGO, Archevêque de Bukavu, République démocratique du Congo\nFulgence MUTEBA MUGALU, Évêque de Kilwa-Kasenga, République démocratique du Congo\nVirgile BERCEA, Évêque d'Oradea Mare, Roumanie\nLászló BOCSKEI, Évêque d'Oradea, en Roumanie\nVasile BIZAU, Évêque de Maramures, Roumanie\nFlorentin CRIHĂLMEANU, Évêque de Cluj-Gherla, Roumanie\nCornel DAMIAN, Évêque auxiliaire de Bucarest, Roumanie\nMihai FRATILA, Évêque catholique grec de Bucarest, Roumanie\nPetru GHERGHEL, Évêque d’Iasi, Roumanie\nGyörgy JAKUBINYI, Archevêque d'Alba Iulia, Roumanie\nAlexandru MESIAN, Évêque de Lugoj, Roumanie\nLucian MURESAN, Cardinal de Sant’Atanasio, Roumanie\nAurel PERCA, Évêque auxiliaire de Iaşi, Roumanie\nClaudiu-Lucian POP, Évêque auxiliaire de Fagaras e Alba Iulia, Roumanie\nIoan ROBU, Archevêque Métropolitain de Bucarest, Roumanie\nMartin ROOS, Évêque de Timisoara, Roumanie\nJenő SCHÖNBERGER, Évêque de Satu Mare, Roumanie\nJózsef TAMÁS, Évêque auxiliaire d’Alba Iulia, Roumanie\nPeter Antony MORAN, Évêque émérite d'Aberdeen, Royaume-Uni\nStanislav ZVOLENSKÝ, Archevêque de Bratislava, Slovaquie\nFelix GMÜR, Évêque de Bâle, Suisse\nTarcisius NGALALEKUMTWA, Évêque d’Iringa, Tanzanie\nMiguel Angel MARTÍNEZ SEBASTIÁN, Évêque de Laï, Tchad\nJoseph Pibul VISITNONDACHAI, Évêque de Nakhon Sawan, Thaïlande\nAlexio Churu MUCHABAIWA, Évêque de Mutare, Zimbabwe\nPatrick Mumbure MUTUME, Évêque auxiliaire de Mutare, Zimbabwe"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-eveques-pour-une-legislation-sur-les-ressources-du-conflit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-eveques-pour-une-legislation-sur-les-ressources-du-conflit/","name":"Des Evêques pour une législation sur les ressources du conflit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-02-19T11:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:38+00:00","description":"Les entreprises vendent des produits contenant des ressources naturelles qui attisent la violence et provoquent des souffrances. Nous, dignitaires de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour qu’émerge en Asie un autre modèle de développement économique","datePublished":"2012-10-19T16:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/"},"wordCount":479,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Justice économique","Migrations","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Fondée par Walden Bello, à qui l’on doit le concept de \"démondialisation\", Focus on the Global South agit au niveau de l’ensemble du continent asiatique.\n\n\n\nL’organisation combine recherche politique, plaidoyer, militantisme et formation de terrain afin qu’émerge en Asie un autre modèle de développement économique, respectueux de l’environnement et générateur de justice sociale. \n\nPour Focus on the Global South, l'Asie entre dans une nouvelle phase de crise économique avec la chute de la croissance des pays émergents, ce qui constitue un grand changement pour le continent habitué à une croissance forte. \n\nLa situation va se dégrader et les mesures d’austérité, tels que mis en place en 2008 ne suffiront pas à maitriser cette dégradation. Il s’agit d’une crise d'un nouveau type qui aura un impact sur l’ensemble de la société. \n\nFace à ce constat, Focus on the Global South centre son action autour de trois axes prioritaires : \n\n- le changement climatique : pour Focus, il y a urgence ! L’organisation analyse les impacts du changement climatique sur les conditions de vie et le phénomène croissant des migrations climatiques. L’organisation porte un regard critique sur les mesures d’ajustement proposées aux niveaux nationaux et régional, notamment les  mécanismes de compensation comme le REDD, considéré comme un certificat pour l'accaparement des terres. Elle anime des réseaux et organise des mobilisations dans le but de promouvoir des politiques répondant réellement aux enjeux climatiques.\n\n- le commerce et les investissements : l’Asie voit se multiplier les accords de libre échange qui favorisent les investissements massifs, asiatiques ou étrangers. Ils sont à l’origine notamment des phénomènes massifs d’accaparement des terres que subissent les paysans asiatiques. L'association étudie des alternatives aux accords et aux politiques d'investissement. \n\n- la privatisation et le financiarisation des biens communs, Terre/eau/forêt…Intimement liée aux deux enjeux précédents. La question des biens communs est centrale en Asie où l’exploitation des ressources naturelles est la clé du modèle économique actuel. \n\nFocus soutient la mise en œuvre de réformes agraire justes, la promotion de l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire. L’organisation pilote des expériences dans la construction de systèmes alternatifs pour la production, la distribution et la consommation de biens essentiels, ...\n\nPour répondre à ces défis, Focus travaille à l’émergence d’alternatives, partant du constat que le niveau de développement des pays du sud ne pourra atteindre, avec les ressources disponibles sur notre planète, celui des pays occidentaux. L’organisation soutient le droit au développement mais interroge le type de développement promu et elle prône une redistribution juste et durable."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/","name":"Pour qu’émerge en Asie un autre modèle de développement économique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-19T16:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:41+00:00","description":"Fondée par Walden Bello, à qui l’on doit le concept de \"démondialisation\", Focus on the Global South agit au niveau de l’ensemble du continent asiatique.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tous-les-modeles-agricoles-se-valent-meme-si-lun-detruit-lautre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tous-les-modeles-agricoles-se-valent-meme-si-lun-detruit-lautre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tous les modèles agricoles se valent… même si l’un détruit l’autre ?","datePublished":"2013-10-15T11:53:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tous-les-modeles-agricoles-se-valent-meme-si-lun-detruit-lautre/"},"wordCount":1317,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Ces dernières années, les agricultures familiales sont revenues au centre des débats internationaux, comme porteuses de développement rural au Sud : elles concernent pratiquement la moitié de la population des pays en voie de développement, qui comptent 500 millions de fermes paysannes soit 2,7 milliards de ruraux, et produisent de 50 à 70% de l'alimentation mondiale. Et pourtant, les agriculteurs familiaux sont aujourd’hui les premiers à souffrir de la faim. \n\n\n\nDes stratégies de défense des agricultures paysannes se sont mises en place, et les mouvements et organisations paysannes sont désormais les pivots  pour faire entendre les revendications des populations rurales.\n\n\nStratégies communautaires et mobilisation paysanne en Colombie\nLa question agraire demeure une des clés du conflit armé qui ronge la Colombie depuis plusieurs dizaines d’années. « Toute l’histoire de la Colombie est marquée par la violence exercée contre les paysans par de grands propriétaires terriens, qui se sont constitués à leurs dépens de vastes domaines souvent consacrés à l’élevage extensif – ceux-ci couvrent aujourd’hui quelque 39 millions d’hectares, alors que seulement 5 millions d’hectares sont dédiés à l’agriculture. Les multinationales bananières sont également présentes de longue date sur le territoire colombien » rappelle Philippe Revelli dans le cadre de son reportage Terres [[Colombie : Vends ta terre ou c’est ta veuve qui le fera, Webdocumtaire de Philippe Revelli – Production CCFD-Terre Solidaire, septembre 2013, https://ccfd-terresolidaire.org/infos/souverainete/accaparement-des-terres/terres/un-tour-du-monde-pays/colombie-vends-ta-terre-4323]]. \nMais depuis le début des années 2000, à la faveur de la diminution des conflits ouverts dans certaines régions, les activités agroindustrielles financées par des investisseurs étrangers se sont multipliées. De par sa superficie et ses ressources, la Colombie, partie prenante de nombreux accords de libre échange, est l’un des pays d’Amérique latine les plus convoités pour des investissements à grande échelle. Ces investissements se traduisent par des accaparements de terres pour des monocultures d’exportation, notamment pour des agrocarburants, qui mettent en péril l’accès des paysans au foncier, alors même que le pays est aujourd’hui importateur net d’aliments [[FAO stat Colombie]]. \nMalgré cela, la mobilisation ne faiblit pas. Des communautés s’organisent afin de se réapproprier les territoires. « Dans ces communautés, des rapports humains basés sur la solidarité sont la règle, et des modes de production alliant savoirs traditionnels et modernité de l’agroécologie sont mis en œuvre, souligne Philippe Revelli. Elles deviennent ainsi des foyers de résistance où l’on revendique la souveraineté alimentaire et le respect de l’environnement » [[Pour aller plus loin : Social struggle, human rights and political representation of the peasentry 1988-2012, CINEP, aout 2013 - http://www.cinep.org.co/index.php?option=com_docman&Itemid=117&lang=es]].\nL’Association des conseils communautaires du Bas Atrato (ASCOBA), fondée en 2003, fédère 58 conseils communautaires et 7 coopératives. Elle œuvre notamment à renforcer les mécanismes de solidarité communautaire dans une stratégie de résistance civile pacifique et agit pour la défense et de la récupération des territoires communautaires reconnus par la loi de 1993, dite « de négritude » – cette mobilisation pour la récupération des terres communautaires a récemment valu à plusieurs dirigeants d’ASCOBA de recevoir des menaces de mort de la part de groupes paramilitaires.\nCes tensions accrues sur le territoire, tant économiques que liées au conflit, sont le catalyseur depuis août 2013, d’une mobilisation de grande ampleur des paysans  à travers tout le pays, soutenu par une part de plus en plus importante de la population. Au cœur de leurs revendications : l’instauration de prix planchers, la sécurisation de leur accès à la terre et la reconnaissance du statut de paysan.\n\nAu-delà du consensus international et de la lecture des statistiques, le potentiel des agricultures familiales pour le développement rural au Sud est réel, avec un triple avantage : la capacité à assurer une gestion durable des ressources et la redynamisation des territoires, à produire pour répondre aux besoins de consommation locale, et à procurer de  l’emploi en  zone rurale.\nLes agricultures familiales sont désormais devenues les priorités annoncées par la plupart des bailleurs internationaux en matière de sécurité alimentaire. Les agences de développement les inscrivent clairement de manière prioritaire dans leurs cadres stratégiques. Ainsi, pour l’AFD, « selon les modèles d’agriculture qui se développeront, les résultats de distribution des revenus, d’emplois et donc de sécurité alimentaire mais également de durabilité environnementale, pourraient être fort différents. Pour être inclusive, durable et améliorer la sécurité alimentaire du plus grand nombre, la croissance de l’agriculture reposera, pour l’essentiel, sur l’évolution de dizaines de millions d’exploitations familiales agricoles » [[Cadre d’intervention sectoriel pour la Sécurité Alimentaire en Afrique Subsaharienne 2013-2016 – p.5]].\n\nCependant, dans les faits, les financements et les projets réellement développés marquent beaucoup moins clairement ces priorités, avec des risques d’incohérence sur les actions de développement menées sur un même territoire.\n\nCameroun : quand la coopération française soutient des modèles agricoles contradictoires\nL’accélération des autorisations de financement de l’AFD en 2011 et 2012 pour la sécurité alimentaire en Afrique Subsaharienne s’est expliquée par les décaissements des Contrats Désendettement Développement (C2D) et la progression des engagements de PROPARCO dans le secteur [[Cadre d’intervention sectoriel AFD Sécurité Alimentaire Afrique Subsaharienne 2013-2016]]. Le Cameroun est révélateur de cette double tendance. \n\nDepuis 2009, l’Agence Française de Développement de Douala engage une importante partie de ses financements via les C2D. Il s’agit du dispositif utilisé par la France pour « annuler » les créances bilatérales des pays pauvres très endettés. Le C2D est en réalité une opération de retraitement de la dette. En d’autres termes, le pays continue à rembourser ses créances mais les sommes sont réallouées par l’opérateur de développement sous forme de dons en projets de développement. En période de pénurie de ressources publiques, ces fonds comptabilisés à tort par la France dans son APD représentent des volumes très importants.\n \nLa première tranche du C2D au Cameroun (pour un montant total de 538 millions d’euros entre 2006 et 2011) a permis, en plus d’autres secteurs, le financement d’une dizaine de projets agricoles concentrés sur les petits exploitants et les PME/PMA du secteur. A la demande notamment de la société civile camerounaise impliquée dans le dispositif C2D, la deuxième tranche de financement doit faire de l’agriculture une priorité de ses investissements, avec une nationalisation de plusieurs de ses programmes régionaux. C’est ainsi 60% des 326 millions d’euros prévus pour la période 2011-2016 qui seront alloués spécifiquement au secteur « agriculture et développement rural » [[Voir l’intervention de Henri de Raincourt lors de la cérémonie de signature du deuxième C2D entre la France et le Cameroun, à Yaoundé, le 1er juillet 2011 -  http://www.ambafrance-cm.org/Ceremonie-de-signature-du-deuxieme]]. \nA l’inverse, l’autre branche du groupe AFD, PROPARCO, investit plutôt dans des projets agroindustriels d’ampleur (voir le Focus SOCAPALM).\nLa société civile a à plusieurs reprises interpellé l’AFD sur cette incohérence globale, notamment lors des dialogues autour des cadres organisés par l’agence avec les parties prenantes à l’occasion de la révision de ses deux derniers cadres sectoriels concernant la sécurité alimentaire (2009 et 2012) .  Le débat exigerait d’être approfondi, et nous l’appelons de nos vœux..."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tous-les-modeles-agricoles-se-valent-meme-si-lun-detruit-lautre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tous-les-modeles-agricoles-se-valent-meme-si-lun-detruit-lautre/","name":"Tous les modèles agricoles se valent… même si l’un détruit l’autre ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T11:53:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:01+00:00","description":"Ces dernières années, les agricultures familiales sont revenues au centre des débats internationaux, comme porteuses de développement rural au Sud : elles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournons-la-page-denonce-le-coup-detat-en-cours-au-burkina-faso/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournons-la-page-denonce-le-coup-detat-en-cours-au-burkina-faso/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Tournons la page » dénonce le coup d’État en cours au Burkina Faso","datePublished":"2015-09-17T16:21:01+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournons-la-page-denonce-le-coup-detat-en-cours-au-burkina-faso/"},"wordCount":403,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La coalition internationale « Tournons la page » dénonce avec la plus grande fermeté le coup d’État en cours au Burkina Faso, demande la libération des otages au palais présidentiel et soutient la résistance pacifique de la société civile burkinabé.\n\n\n\nLa révolution burkinabè a suscité l’espoir dans de nombreux pays d’Afrique ; le coup porté à la transition démocratique est une atteinte à tous les démocrates africains. Elle salue la prise de position rapide de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine et invite ces instances à employer tous les moyens pour soutenir les citoyens burkinabés dans la reconquête de leur démocratie.\n\nLa coalition « Tournons la Page » invite les militaires burkinabés au respect des droits et libertés, et encourage les ambassades sur place à ouvrir leurs portes en cas d’atteintes graves aux droits des citoyens burkinabés mobilisés.\n\nRappel des faits : Le 16 septembre 2015, dans l’après-midi, les militaires de la garde présidentielle (RSP) ont envahi le palais présidentiel de Kosyam en plein Conseil des Ministres, et pris en otage Michel Kafando, président de la transition, Isaac Zida, Premier Ministre, ainsi que deux autres ministres du gouvernement de transition. Ce matin, 17 septembre 2015, un militaire a annoncé la démission du président et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.\n\nLe Burkina Faso était entré dans un processus démocratique suite à la démission de Blaise Compaoré sous la pression de la rue le 31 octobre 2014. Il est devenu par là un symbole de la mobilisation citoyenne en faveur de la démocratie pour le reste du continent. Les élections devant mettre un terme à la période de transition sont prévues le 11 octobre prochain. L’inclusion ou non des anciens proches de Blaise Compaoré dans ce processus électoral était au cœur des débats ces derniers mois. Depuis la révolution pacifique d’octobre 2014, le rôle du RSP, ancien bras armé du régime Compaoré, est également au cœur des tensions politiques entre la transition et les militaires et fait peser une menace récurrente sur la transition démocratique. Un récent rapport de la Commission pour la réconciliation préconisait la dissolution de ce régiment.\n\nCommuniqué Tournons la Page du 17 septembre 2015"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournons-la-page-denonce-le-coup-detat-en-cours-au-burkina-faso/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournons-la-page-denonce-le-coup-detat-en-cours-au-burkina-faso/","name":"« Tournons la page » dénonce le coup d’État en cours au Burkina Faso - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-17T16:21:01+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:19+00:00","description":"La coalition internationale « Tournons la page » dénonce avec la plus grande fermeté le coup d’État en cours au Burkina Faso, demande la libération des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dossier-magazine-elections-2017-prenons-le-parti-de-la-solidarite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dossier-magazine-elections-2017-prenons-le-parti-de-la-solidarite/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Dossier magazine Elections 2017 : Prenons le parti de la solidarité","datePublished":"2016-12-12T12:40:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dossier-magazine-elections-2017-prenons-le-parti-de-la-solidarite/"},"wordCount":406,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le nouveau numéro de Faim et Développement : un dossier Campagne Elections 2017 avec un zoom sur la souveraineté alimentaire et la justice climatique.\n\n\n\nÀ quatre mois du premier tour de la présidentielle et à six mois du second tour des législatives, la société civile se lance elle aussi dans la campagne. \n\nDans un contexte social, politique et sécuritaire tendu, le CCFD-Terre Solidaire s’est allié à trois autres organisations (Oxfam France, Secours catholique-Caritas France et ActionAid - Peuples Solidaires) aﬁn d’interpeller les acteurs politiques et d’apporter son éclairage au débat public. Cette campagne « Prenons le parti de la solidarité »  présente Quinze propositions pour une France solidaire articulées autour de trois axes qui feront l’objet chacun d’un dossier dans votre magazine Faim et Développement. \n\nCe numéro-ci expose les grandes lignes de la campagne puis aborde le thème de la promotion de la souveraineté alimentaire et de la justice climatique. Partage des richesses et respect des droits humains seront au sommaire des deux prochains numéros. \n\n \n\nAu sommaire du dossier Souveraineté alimentaire et justice climatique :\n\n- France : N'oublions pas la solidarité dans l'isoloir !\nLa société civile part en campagne. Elle compte obtenir des engagements politiques en matière de solidarité mais également mobiliser les citoyens pour peser dans le débat public.\n\n- Les éclairages du CCFD-Terre Solidaire\nDans le cadre de la campagne « Prenons le parti de la solidarité », le CCFD-Terre Solidaire jette un coup de projecteur sur quatre propositions.\n\n- Monsanto accablé par un tribunal citoyen\nUne spectaculaire audience symbolique a été conduite à La Haye mi-octobre 2016 pour déterminer si Monsanto a enfreint le droit international. Santé, environnement, biodiversité, pressions, manipulations... Les témoignages sont dévastateurs pour la ﬁrme.\n\n- Burkina Faso : Un rapport de la Copagen très coton pour Monsanto\nAu Burkina Faso, le coton OGM de Monsanto a tout faux ! C'est la conclusion cinglante du rapport de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen, partenaire du CCFD-Terre Solidaire).\n\n- Souveraineté alimentaire et justice climatique, les comptes n'y sont pas\nSeul un changement de modèle agricole pourrait concilier sécurité alimentaire et lutte contre le réchauﬀement de la planète. Une solution qui peine pourtant à s’imposer...\n\nCe dossier vous intéresse, abonnez-vous à Faim et Développement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dossier-magazine-elections-2017-prenons-le-parti-de-la-solidarite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/dossier-magazine-elections-2017-prenons-le-parti-de-la-solidarite/","name":"Dossier magazine Elections 2017 : Prenons le parti de la solidarité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-12-12T12:40:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:57+00:00","description":"Dans le nouveau numéro de Faim et Développement : un dossier Campagne Elections 2017 avec un zoom sur la souveraineté alimentaire et la justice","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-jeunesse-entre-resignation-et-engagement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-jeunesse-entre-resignation-et-engagement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"République de Serbie : La jeunesse, entre résignation et engagement","datePublished":"2012-10-11T12:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:24:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-jeunesse-entre-resignation-et-engagement/"},"wordCount":1961,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Si une majorité de jeunes Serbes est tiraillée entre un départ à l’étranger et la résignation, une partie d’entre eux entend bien participer à la transition démocratique inachevée, aidée par la perspective de l’intégration à l’Union européenne. \n\n\n\nLa  pluie battante transforme les rues de Presevo en véritables torrents. Pas un chat dans cet endroit du bout du monde resté à l’écart de l’axe routier reliant Belgrade à Salonique. Seuls quelques jeunes téméraires ont bravé les intempéries pour se retrouver devant une bière, dans un des cafés du centre-ville. Une manière comme une autre de tuer le temps dans cette ville peuplée à 90 % d’Albanais. Située aux confins de la Macédoine et du Kosovo, elle détient un triste record : avec plus de 60 % de ses 35 000 habitants au chômage (contre 24 % au niveau national), elle est une des plus pauvres de Serbie. Une malédiction qui n’épargne pas les diplômés. La valeur de leur parchemin délivré par l’université de Pristina, où ces albanophones ont choisi de faire leurs études pour des raisons plus linguistiques que politiques, n’est pas reconnue par les autorités de Belgrade. En représailles à la déclaration d’indépendance du nouvel État… \n\nDélicat, dans ces conditions, d’imaginer son futur ! « Pour moi, il se sera pas ici !  », tranche Shqipe, une lycéenne de dix-huit ans, dont le regard s’illumine lorsqu’elle se remémore ces quatre semaines passées l’été dernier aux États-Unis, dans le cadre du programme « Youth Leadership Program With Central Europe ». \n\nAvec quelques camarades de cette région enclavée et d’autres postulants venus de Hongrie, de Slovaquie et de Slovénie, elle a assisté à des conférences et participé à des ateliers avec des jeunes Américains. Forts de leur expérience respective, ils ont réfléchi ensemble à la manière de construire de bonnes relations entre communautés, à mille lieux des discriminations et replis identitaires qui minent toujours la Serbie… À la fin de ce séjour, je n’avais pas envie de rentrer. Bien sûr, il y a partout des problèmes, mais j’ai trouvé là-bas une liberté d’agir que nous n’avons pas chez nous », poursuit Shqipe. Depuis, elle étudie à la loupe les différentes possibilités d’y retourner afin d’y suivre une partie de ses études en Communication. Même si, dans un premier temps, c’est plutôt à Skopje, en Macédoine, qu’elle devrait effectuer sa première année de fac… \n\n\nCourse d’obstacles\n\n\nTout comme Shqipe, de plus en plus de jeunes, et pas seulement à Presevo, envisagent leur avenir hors des frontières. « La tentation d’aller voir ailleurs ne concerne pas que les étudiants, observe Daniela, professeur d’allemand à Kraljevo, au centre de la Serbie. Je connais deux médecins et un ingénieur qui, à peine sortis de l’université, ont trouvé un emploi Outre-Rhin.  » Reste que pour bien des candidats, transformer leur désir en réalité ressemble à une véritable course d’obstacles : difficultés financières, problèmes administratifs pour travailler en Europe, angoisse du saut dans l’inconnu pour une partie de la population qui n’a jamais voyagé. Car, depuis l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, la Serbie a des allures de citadelle assiégée. « Les élites reprennent la propagande nationaliste selon laquelle le pays aurait été victime d’un complot monté contre lui par ses voisins et la communauté internationale. On ne parle pas des guerres en Croatie ou en Bosnie, y compris dans les livres d’histoire, où cette période est passée sous silence. Dans la presse ou à la télévision, les espaces dédiés aux débats sont devenus inexistants », explique Izabela Kisic, directrice du Comité Helsinki. \n\nNés trop tard pour avoir connu l’effervescence qui accompagna la chute de Milosevic, la plupart des moins de vingt-cinq ans seraient aujourd’hui peu enclins à passer par-delà ces discours lénifiants, ventant par ailleurs les valeurs traditionnelles. Selon un sondage commandité par le Comité Helsinki au printemps 2011 auprès de 650 lycéens, 45 % d’entre eux estiment que les hommes doivent avoir le dernier mot dans la famille, 43 % pensent que les femmes devraient donner naissance à davantage d’enfants afin de « sauver la Nation ». Et 37 % tiennent des propos racistes contre les Roms… « De nombreux jeunes sont conformistes et calculateurs, s’emporte Jelena, vingt-neuf ans, qui termine ses études d’anthropologie à l’université de Belgrade. Pour ceux qui ne peuvent pas partir à l’étranger, ne pas faire de vague est la meilleure façon d’obtenir un job ! Ils ne se rendent pas compte que la seule façon d’atteindre leur objectif est de s’engager en faveur de véritables changements,. \n\nLe système est totalement corrompu. Le pouvoir est confisqué par un petit groupe de personnes qui cherchent à tout contrôler et pratiquent le népotisme. Trop de gens pensent que l’on ne peut pas changer les choses. Ils manquent de motivation », ajoute Jelena. La jeune femme travaille à mi-temps au Centre de décontamination culturelle, un lieu où se pressent artistes, ONG, politiques serbes et internationaux militant pour rendre l’air plus respirable. Joignant le geste à la parole, il y a un an, elle a pris la tête d’une manifestation d’étudiants contre la hausse des frais de scolarité et a réussi à y entraîner des salariés en colère contre la dégradation de la situation économique. « C’est un premier pas », dit-t-elle, prête à recommencer. \n\n\nSoulever la chape de plomb\n\n\nSans parler de lame de fond, nombre de jeunes prennent progressivement conscience de la nécessité de secouer le cocotier, sous l’impulsion d’ONG qui organisent des conférences, ateliers et autres écoles d’été destinés à leur ouvrir les yeux et à développer leur sens critique. Apprentissage de la différence et du vivre ensemble, travail d’introspection sur les années de guerre avec les pays voisins, réflexions sur la justice dans cette période de transition démocratique inachevée, autant de nouveaux chapitres qui sont actuellement revisités. Des programmes qui pour certains, comme ceux initiés par le Groupe 484, s’adressent également aux adolescents, invités à y participer dès l’âge de quinze ans.  \n\nÀ vingt-cinq ans, Zeljko, fait partie de ces jeunes bien décidés à soulever la chape de plomb. En attendant de pouvoir exercer son métier de journaliste dans des conditions satisfaisantes ; qui faute de transparence et de liberté de la presse ne sont pas réunies – il a choisi de rejoindre le bureau de Youth Initiative for Human Rights, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, à Novi Sad où il est actif depuis 2006. C’est lors d’un stage dans un journal local qu’il découvre l’existence de cette organisation qui lui propose rapidement de participer à des visites dans d’autres régions de l’ancienne Yougoslavie. « En me rendant au festival international de cinéma de Sarajevo ou en rencontrant d’autres jeunes à Pristina, j’ai compris que nous avions en réalité les mêmes problèmes, les mêmes interrogations. Je n’avais jamais, à l’époque, quitté la Serbie. Ce fut une bouffée d’air frais. Même ici, à Novi Sad, où le multiculturalisme, souvent décrit comme une des spécificités de la Voïvodine, est en réalité de plus en plus un paravent », raconte-t-il. Derrière les immeubles pimpants de cette ville à l’architecture austro-hongroise, tout n’est en effet pas aussi propre que pourraient le laisser supposer les façades colorées, fraîchement ripolinées. Au détour d’une petite rue, une croix gammée a été tracée sur un mur, alors que le nouveau mouvement politique « Dveri », un repère de nationalistes bien-pensants et plus présentables que les anciens mercenaires serbes, vient d’envoyer des députés au parlement régional…\n \n\nL’aiguillon européen\n\n\nUne nouvelle qui ne laisse pas indifférent Miroslav, vingt-sept ans, en dernière année d’études d’ingénieur en environnement à Novi Sad. Pour contrer le risque de radicalisation, il a rejoint la Ligue des sociaux démocrates de Voïvodine où il vient d’être élu président de la section jeunes. Son ambition ? Pourfendre les intégrismes de tout bord et redonner confiance à la population en combattant la corruption et le clientélisme. « La transition démocratique, c’est d’abord dans les têtes qu’elle se joue », martèle cet apprenti politicien qui, comme nombre de jeunes de cette génération, croit à l’intégration européenne pour faire avancer son combat.\n\n« Par sa pression, Bruxelles peut nous obliger à faire des pas en avant en matière de droits de l’homme », insiste-t-il. Procureur dans l’âme, Mirna, vingt-quatre ans, diplômée de la fac de droit de Novi Sad, qui souhaite travailler à la cour de justice de Voïvodine, partage ce point de vue. « Il est temps d’inscrire sur notre agenda d’autres priorités que le Kosovo, dont l’évocation ne sert qu’à renforcer le nationalisme. C’est une question sur laquelle nos hommes politiques sont intarissables, afin de recueillir des voix et continuer à occuper le pouvoir  », critique-t-elle. Étudiante en pédagogie dans la capitale de Voïvodine, Mirjana, vingt-cinq ans, Serbe originaire de Vukovar, ville martyre de Croatie, observe d’ailleurs avec satisfaction combien le processus d’adhésion engagé par Zagreb a fait bouger les lignes dans son pays. « Aujourd’hui, un ancien Premier ministre – Ivo Sanader – se retrouve devant les tribunaux pour corruption. Une telle évolution n’est pas imaginable, ici ! », note-t-elle, récoltant l’approbation de ses camarades.\n\nL’Union européenne serait-elle dotée d’une baguette magique, capable de débloquer la situation d’un pays qui, depuis dix ans, fait du surplace et s’enfonce quotidiennement un peu plus dans la crise économique ? « Attention aux désillusions, tempère Jelena, mettant en évidence les déceptions de jeunes d’autres pays de l’Est, déjà membres du “club“, qu’elle a pu rencontrer. Avant, on se plaignait, car pour visiter l’Europe, il nous fallait des visas. Aujourd’hui, nous n’en avons plus besoin, mais nous n’avons plus d’argent pour voyager ! » À dix-neuf ans, Sarah – qui vient d’achever ses études secondaires à Belgrade et s’envolera dès septembre prochain pour Paris où elle a été admise à Sciences Po – nuance, elle aussi, ses propos : « Nous devons nous transformer nous-mêmes. L’Europe peut certes nous y aider en mettant des sujets sur la table, mais il ne faudrait pas qu’elle agisse comme un professeur et nous comme des bons élèves. Nous devons faire comprendre à la population que ce n’est pas parce que l’Europe nous dit de faire telle ou telle chose que nous devons obéir. Nous devons les faire, parce que c’est bon pour nous. Sans quoi, loin de combattre le nationalisme, le processus d’adhésion ne fera que le renforcer ». Convaincue que c’est aussi en Serbie que se joue l’avenir du pays, Altina, lycéenne de dix-sept ans de Presevo, tentée par des études de droit, envisage de revenir, son diplôme en poche, dans cette vallée déshéritée. « Je serai bien utile ici », lance la jeune fille qui souhaite œuvrer pour l’émancipation des femmes. Un sujet encore tabou dans une région où la plupart d’entre elles n’ont aucune perspective professionnelle… \n\nLaurence Estival"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-jeunesse-entre-resignation-et-engagement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-jeunesse-entre-resignation-et-engagement/","name":"République de Serbie : La jeunesse, entre résignation et engagement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-11T12:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:24:28+00:00","description":"Si une majorité de jeunes Serbes est tiraillée entre un départ à l’étranger et la résignation, une partie d’entre eux entend bien participer à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sahel-le-programme-paies-pour-repondre-aux-enjeux-climatiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sahel-le-programme-paies-pour-repondre-aux-enjeux-climatiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Sahel, le programme PAIES pour répondre aux enjeux climatiques","datePublished":"2015-07-28T11:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:38:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sahel-le-programme-paies-pour-repondre-aux-enjeux-climatiques/"},"wordCount":1053,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agroécologie","Projet","Sahel","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire se mobilise avec son réseau autour des enjeux climatiques. Au Sahel, trois partenaires du CCFD-Terre Solidaire acteurs de l’agriculture familiale préparent un nouveau programme de quatre ans, le PAIES. Il démarre en janvier 2016 pour mettre en place des alternatives aux systèmes agricoles actuels défaillants. \n\n\n\nLe changement climatique, des effets tangibles dans le Sahel\n\n\nLe changement climatique a pour conséquence directe la fragilisation des petites exploitations familiales, notamment sur le plan de l’irrigation. Pourtant, leurs pratiques traditionnelles sont considérées comme les mieux adaptées. \n\nDans le Sahel, l’agriculture familiale s’avère d’autant plus importante qu’elle est centrée sur les cultures vivrières, dont dépend largement la sécurité alimentaire. \n\nDe la Côte d’Ivoire au Niger, en passant par le Mali, les constats sont les mêmes : « Une perturbation au niveau des saisons, des pluies tardives et abondantes qui provoquent des inondations et l’érosion des sols, entre les mois de mai et juillet », explique ainsi Jean-Paul Sikéli, secrétaire exécutif de la Copagen, un mouvement social ouest-africain présent dans neuf pays, dont la Côte d’Ivoire.\n\n« Au Niger, les pluies viennent tardivement, elles sont irrégulières et de courte durée », explique Illiassou Dandakoye, chargé du programme sécurité alimentaire pour Mooriben, une vaste fédération des unions de groupements paysans du Niger, forte de 58 000 membres. « Un champ de 2 hectares qui donnait 100 bottes de mil il y a vingt ans n’en fournit plus que 20 aujourd’hui », poursuit-il, soulignant le problème de la dégradation des sols. \n\nAu Mali, témoigne Issiaka Magassa, responsable de l’organisation d’horticulteurs RHK, qui regroupe 104 associations et 23 000 producteurs dans la région de Kayes,  « les producteurs sont désorientés, parce que les semences qu’ils ont l’habitude d’utiliser ne donnent pas les résultats escomptés, à cause de la hausse des températures : la fleur tombe et le fruit ne vient pas, par exemple. D’autre part, nous observons la disparition des variétés locales de plantes avec la désertification, ce qui se traduit en perte de biodiversité. La profondeur des puits est un bon indicateur des problèmes que nous éprouvons : il y a 15 ans, il fallait creuser jusqu’à 15 mètres pour trouver de l’eau, mais il faut aller jusqu’à 30 à 35 mètres aujourd’hui, parce que la nappe phréatique baisse. A certaines périodes de l’année, les puits se tarissent, posant de gros problèmes d’irrigation pour boucler les cycles de cultures maraîchères ». \n\n\nComment lutter pour la sécurité alimentaire dans le Sahel\n\n\nPartout, les organisations paysannes s’efforcent de lutter pour préserver la sécurité alimentaire. L’action du Copagen est centrée sur le refus des OGM dans l’alimentation et l’agriculture, la promotion de l’agro-écologie et des semences paysannes. \n\nAu Niger, le plaidoyer a également porté sur un meilleur accès aux financements pour les paysans. « La Banque agricole Bagri a été créée en 2008, mais elle est devenue une banque commerciale comme les autres, avec des taux d’intérêts trop élevés », relève Illiassou Dandakoye. Pour remplacer ses intrants chèrement acquis à crédit, Mooriben fait elle aussi la promotion de l’agro-écologie, pour « accompagner les paysans à utiliser les matières organiques et à prendre soin des arbres, de manière à restaurer la fertilité des terres ». \n\nAu Mali, même constat : « L’agroécologie est vraiment la solution pour lutter contre la désertification et faire du reboisement, explique Issiaka Magassa. Nous voulons associer la culture des céréales avec l’arboriculture, pour enrayer l’ensevelissement des terres arables par le sable transporté par le vent et l’eau. Il faut donc appuyer les producteurs de tomates, par exemple, pour qu’ils soient prêts à planter des arbres et des haies vives pour clôturer les champs, etc». \n\n\nLe PAIES, un programme attendu \n\n\nLe programme du PAIES [[Depuis plus d’un an le CCFD-Terre Solidaire travaille avec ses partenaires au Sahel et dans les Grands Lacs, sur la problématique de la transition écologique. La nécessité à mettre en place un programme est rapidement apparue comme évident ; créer un espace collectif d'apprentissage afin de renforcer les capacités à mieux répondre aux enjeux de la transition sociale et écologique. \n]] paraît important à la Copagen, parce qu’il appuiera ses actions d’inventaire des semences locales menacées d’extinction et de plaidoyer pour que toutes les lois foncières tiennent mieux compte des droits des communautés en Côte d’Ivoire et dans les autres pays de la coalition. Plus que le problème de l’accaparement des terres, il s’agit surtout de sécuriser les titres de propriété foncière.  \n\nDe même, au Mali, le PAIES semble d’autant plus intéressant que depuis 2008, la RHK travaille sur l’agroécologie tropicale et cherche à diversifier les cultures. « Les gens voient plus l’intérêt de l’intégration des activités d’agriculture, d’élevage et de foresterie, note Issiaka Magassa. Nous envisageons d’inclure la pisciculture dans le cadre du PAIES, avec des étangs piscicoles contenant de l’eau riche en azote pour fertiliser les sols. » \n\nUn autre volet crucial du programme PAIES porte sur les échanges avec les organisations sœurs au Niger, au Burkina, au Mali et en Côte d’Ivoire. « Quand on parle d’agroécologie, il existe un savoir-faire ailleurs dont le Mali peut tirer profit, et les inventaires approfondi des ressources génétiques que font par exemple le Copagen peut nourrir nos échanges. Il s’agit d’écrire ce qui ne l’est pas encore, pour pouvoir partager nos connaissances ». \n\nLe PAIES, un programme ambitieux, n’a d’autre but que d’accompagner les agricultures familiales à s’engager pleinement dans une transition vers l’agroécologie. Les dynamiques collectives favoriseront l’accès des producteurs à une large diversité des semences paysannes, outre la valorisation des circuits courts de commercialisation des cultures, les financements innovants pour promouvoir des pratiques agricoles qui tiennent compte de l’environnement. \n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sahel-le-programme-paies-pour-repondre-aux-enjeux-climatiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-sahel-le-programme-paies-pour-repondre-aux-enjeux-climatiques/","name":"Au Sahel, le programme PAIES pour répondre aux enjeux climatiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-28T11:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:38:48+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire se mobilise avec son réseau autour des enjeux climatiques. Au Sahel, trois partenaires du CCFD-Terre Solidaire acteurs de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-dupont-aignan/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-dupont-aignan/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre l’impunité des multinationales &#8211; Nicolas Dupont Aignan","datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-dupont-aignan/"},"wordCount":289,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\"Les administrations devront acheter du \"Fabriqué en France\" et les produits importés seront soumis aux mêmes normes sanitaires et sociales que les produits français\", page 2 (proposition 9)\n\n\"Je propose d’instaurer une « action de groupe » à la française\", page 7 (proposition 33)\n\n\"Des droits de douane pour stopper la concurrence déloyale: le libre-échange déloyal provoque une course sans fin au moins-disant social, salarial, fiscal et environnemental. En effet, la France ne peut pas conserver ses acquis sociaux et environnementaux et être en concurrence avec des esclaves en Asie ! C’est pourquoi nous rétablirons des règles commerciales équitables en mettant en place des droits de douane et des quotas\", page 2 (proposition 8)\n\n\n\n\nNotre analyse\n\nNicolas Dupont-Aignan fait de la production en France son cheval de bataille. Ses propositions concernent notamment la régulation du commerce extérieur de la France et de l'Europe afin de contrer la concurrence déloyale des pays à faible respect des droits des travailleurs. Comme pour les autres candidats promoteurs du \"Made in France, Nicolas Dupont-Aignan ne précise pas comment il sera possible d'accorder ces mesures avec les obligations demandées par l'Europe et l'OMC en matière de commerce international. De surcroît, rappelons que l'Union européenne s'est dotée depuis plusieurs années d'un Système de préférences généralisé qui introduit des clauses sociales et environnementales dans les échanges avec les pays tiers. Un point à souligner : les \"esclaves d'Asie\" dont parle le candidat peuvent être aussi les sous-traitants d'entreprises françaises! \n\nNotons que le CCFD-Terre solidaire propose également l'instauration de l'action de classe."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-dupont-aignan/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-limpunite-des-multinationales-nicolas-dupont-aignan/","name":"Lutte contre l’impunité des multinationales - Nicolas Dupont Aignan - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-20T11:05:00+00:00","description":"\"Les administrations devront acheter du \"Fabriqué en France\" et les produits importés seront soumis aux mêmes normes sanitaires et sociales que les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-se-prepare-a-participer-au-cinquieme-forum-social-mondial/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-se-prepare-a-participer-au-cinquieme-forum-social-mondial/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD se prépare à participer au cinquième Forum social mondial","datePublished":"2007-01-29T14:18:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-se-prepare-a-participer-au-cinquieme-forum-social-mondial/"},"wordCount":1592,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Par Benoît Berger\n\n \nL'engagement du CCFD dans le processus des Forums sociaux\n \n Depuis le lancement du premier Forum social mondial, le CCFD est partie prenante du processus global des Forums sociaux. Invité par ses partenaires brésiliens en 2001, il a immédiatement compris tout l'intérêt que présentent ces rencontres des sociétés civiles du Nord et du Sud pour faire entendre d'autres voix que celles qui s'expriment lors des réunions du Forum économique mondial de Davos.\n \n C'est pourquoi il a choisi de soutenir de manière significative la participation des organisations partenaires du Sud et de l'Est avec lesquelles il a en commun un certain nombre de valeurs, une vision du développement et une accumulation d'expériences sur le terrain.\n \n Aux côtés de ses partenaires, le CCFD a ainsi été présent dans les quatre premiers Forums sociaux mondiaux, ainsi qu'au Forum social européen de Paris - Saint-Denis en 2003. Il est également régulièrement représenté lors des Forums sociaux continentaux ou thématiques (1). Dans plusieurs régions, en Côte d'Ivoire, au Mali ou encore au Maroc, le CCFD encourage des partenaires qui participent à la mise en place de Forums sociaux nationaux (2).\n \n En France, le CCFD est diversement impliqué dans les multiples Forums sociaux locaux à travers son réseau de bénévoles (3) et il est attentif à établir des passerelles avec les dynamiques de réflexion collectives impulsées par les mouvements chrétiens (Assises chrétiennes de la mondialisation, Semaine sociales, etc.)\n \n Le CCFD représente la CIDSE (Coordination des Ong catholiques de développement présentes dans les pays du Nord) au Conseil international du FSM, auquel elle siège depuis sa création, aux côtés de représentants de la CARITAS INTERNATIONALIS. Il assure enfin le rôle de \" chef de file \" au sein du CRID pour la coordination de ce collectif national dans sa présence aux divers Forums sociaux.\n \n L'enjeu du cinquième Forum social mondial est de démontrer l'existence d'alternatives et de rendre celles-ci visibles. C'est l'objectif que s'est donné le Conseil international du FSM. Une nouvelle méthodologie d'élaboration collective du programme du FSM5 a été mise en place, qui a permis à chaque organisation participante de faire connaître les thèmes qu'elle entendait travailler au FSM ainsi que les actions dans lesquelles elle est impliquée, afin de proposer des mises en relation, des alliances, des regroupements d'acteurs autour de programmes d'actions communs.\n \n Par sa double mission d'éducation au développement en France et de soutien à des initiatives de développement au Sud et à l'Est, le CCFD, avec ses partenaires, est porteur d'alternatives. Il peut contribuer à rendre visibles leur existence et leur portée. Il favorise leur confrontation et leur enrichissement. La participation aux Forums sociaux doit permettre aux partenaires et au réseau de situer leur action dans cet ensemble du renouvellement de l'approche économique, du social, du culturel, du politique, et de renforcer leur sentiment d'appartenance à cette mouvance agissante.\n \n \n La participation du CCFD et de ses partenaires au FSM5 : l'occasion d'une réflexion commune sur les stratégies de renforcement des sociétés civiles du Nord et du Sud\n \n Le CCFD a toujours cherché à favoriser la participation des partenaires aux rencontres internationales dans lesquelles il est lui-même présent. Au delà de l'apport d'informations que celles-ci permettent, ces rencontres constituent autant d'occasions de renforcer la mise en relation entre partenaires et la constitution de réseaux thématiques, dont l'intérêt et la pertinence ont été vérifiés depuis longtemps.\n \n Par cet appui, le CCFD encourage ses partenaires à découvrir des possibilités de collaboration avec d'autres acteurs sur des sujets communs, dans une logique de renforcement des sociétés civiles. Cette démarche contribue au renforcement des capacités des partenaires en tant qu'interlocuteurs des pouvoirs publics dans leurs pays et en tant que forces de proposition de politiques alternatives. \n \n Pour nos partenaires, la participation à un Forum social mondial constitue un temps fort de formation. Les forums continentaux, nationaux, régionaux et thématiques deviennent aussi peu à peu des lieux de création ou de renforcement d'alliances, où les débats et les forces de la société civile se structurent. Cela peut devenir des moments privilégiés où s'affinent des stratégies de plaidoyer.\n \n En outre, la rencontre de partenaires, de membres de l'association et de salariés dans le cadre d'un Forum social mondial est une occasion exceptionnelle de mener ensemble une réflexion sur ce qui constitue le cœur de notre partenariat : le renforcement des sociétés civiles du Nord et du Sud.\n \n En général les partenaires invités par le CCFD pour participer aux forums sociaux mondiaux sont engagés dans la promotion de la citoyenneté et dans des dynamiques de renforcement des sociétés civiles dans leurs pays respectifs. Cette promotion de la citoyenneté s'exprime surtout par la lutte pour l'accès aux ressources et pour le respect des droits, civiques et politiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels.\n \n A partir d'une réflexion commune sur la relation entre stratégies de plaidoyer au Nord et stratégies de plaidoyer au Sud, le CCFD et ses partenaires peuvent ainsi identifier des axes communs pour des actions allant dans le sens du renforcement des sociétés civiles. \n \n Sur place, un temps d'échange sera organisé sur une ou deux journées, afin de renforcer la connaissance mutuelle entre partenaires et avec le CCFD, ainsi que de constituer une phase de préparation.\n \n \n Positionnement thématique du CCFD et implication des partenaires\n \n - Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce thème, à la croisée de celui du financement du développement et de la réforme des institutions internationales, a déjà été annoncé comme majeur par nombre d'organisations et de réseaux internationaux qui seront présents à Porto Alegre. Le CCFD s'y impliquera en lien avec de nombreuses agences de la CIDSE. Il est par ailleurs membre de la coalition française pour les Objectifs du millénaire pour le développement, mise en place pour organiser la mobilisation en 2005 autour de ce thème.\n \n - Dans la continuité de la mobilisation autour du thème de la souveraineté alimentaire et des questions relatives à la régulation du commerce agricole, le CCFD s'impliquera dans des événements organisés par ses partenaires, les collectifs auxquels il appartient (plate-forme française pour des agricultures durables et solidaires) ou encore les internationales des MSE mobilisées sur ce thème (MIJARC, FIMARC).\n \n - Expériences de résistance non-violente dans les pays en conflits. Des partenaires de Palestine, d'Israël, de Colombie, de Côte d'Ivoire et du Kosovo témoigneront dans le cadre d'ateliers préparés en collaboration avec le Secours Catholique.\n \n - Financement du développement et question de la mobilisation internationale pour l'annulation de la dette des pays du Sud : Les conséquences des raz-de-marée en Asie du Sud vont relancer les discussions sur l'urgente nécessité d'une annulation plus massive des dettes des pays les plus pauvres.\n \n - Thématiques proposées par les Partenaires. Le CCFD pourra appuyer l'un ou l'autre partenaire dans le montage d'un événement (atelier, séminaire, etc.) si ceux-ci en expriment le souhait. Tout en s'inscrivant dans l'esprit du processus initié par le Conseil international, cette collaboration amplifiera l'évolution amorcée par le CCFD à Mumbaï en 2004, qui conduit progressivement à une appropriation par les partenaires de la dynamique de participation aux forums sociaux. (4) \n \n - Médias et mondialisation. En partenariat avec l'hebdomadaire La Vie et l'Alliance des journalistes de la Fondation pour le Progrès de l'Homme, le CCFD organisera deux séminaires portant respectivement sur le regard croisé du Nord sur le Sud et du Sud sur le Nord à travers les médias, dans le contexte de la mondialisation, ainsi que sur les initiatives citoyennes en matières de communication. Des partenaires du CCFD seront associés à cet événement.\n \n ---\n 1- Les derniers forums continentaux en date sont le Forum social des Amériques, qui a eu lieu à Quito (Équateur) du 25 au 30 juillet 2004, et le Forum social africain, qui a eu lieu à Lusaka ( Zambie) du 10 au 14 décembre 2004. Le CCFD y était présent, tout comme au premier Forum social asiatique de décembre 2003 à Hyderabad (Inde). Parmi les forums thématiques, le CCFD a participé notamment au Forum sur la démocratie, les droits humains, la guerre et le narcotrafic (Carthagène - juin 2003), au Forum alternatif mondial de l'eau (Florence - mars 2002) et a suivi, avec le concours de ses partenaires, les activités des différents forums mondiaux de l'éducation.\n   2- Le Forum social marocain a connu sa deuxième édition du 27 au 29 juillet 2004, avec la participation du CCFD.\n   3- Notamment en Ile de France.\n 4- De manière plus précise, nous savons déjà que les 18 partenaires du programme \" Mercosur social et solidaire \" ont prévu, dans le cadre des activités de ce programme, d'organiser une activité au FSM5."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-se-prepare-a-participer-au-cinquieme-forum-social-mondial/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-se-prepare-a-participer-au-cinquieme-forum-social-mondial/","name":"Le CCFD se prépare à participer au cinquième Forum social mondial - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-01-29T14:18:00+00:00","description":"Par Benoît Berger L'engagement du CCFD dans le processus des Forums sociaux Depuis le lancement du premier Forum social mondial, le CCFD est partie","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-de-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-bloquee-au-senat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-de-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-bloquee-au-senat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La proposition de loi sur le devoir de vigilance bloquée au Sénat","datePublished":"2016-06-14T12:24:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-de-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-bloquee-au-senat/"},"wordCount":650,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cette loi qui demande aux multinationales d’être responsables fait l’objet de nombreux blocages de la part des entreprises. La société civile, qui défend l’idée d’une responsabilité juridique des multinationales et l’accès des victimes à la justice, attend un engagement clair du gouvernement pour que ce texte soit définitivement adopté. En instaurant l’obligation d’un plan de vigilance, cette loi imposerait aux grandes entreprises implantées en France d’être responsables dans la conduite de leurs affaires, en France comme à l’étranger, pour l’ensemble de leur chaine de valeur.\nOr, elle est en attente d’un examen au Sénat mais personne ne se mobilise pour la faire passer. Elle a pourtant été adoptée à l’Assemblée nationale en 2e lecture le 30 mars dernier. \n\n\n\nUn texte en faveur du respect des droits humains par les multinationales…  \n\nSelon un sondage réalisé le Forum citoyen pour la RSE[[Selon sondage CSA pour le Forum citoyen pour la RSE « La responsabilité des multinationales dans les catastrophes humaines et environnementales », janvier 2015.]], dont le CCFD-Terre Solidaire est membre, trois Français sur quatre estiment que les multinationales doivent être tenues responsables juridiquement des impacts humains et environnementaux provoqués par leurs filiales et sous-traitants.\n\nUne proposition de loi sur le devoir de vigilance en attente d’examen, exige pourtant des grandes entreprises qu’elles se conduisent de manière responsable et qu’elles mettent en œuvre un plan de vigilance pour l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire incluant leurs filiales et sous-traitants en France et dans le monde.\n\n… bloqué au Sénat !  \n\nPourtant, rien n’a bougé depuis le 30 mars 2016, date de l’adoption de ce texte en 2e lecture à l’Assemblée nationale. \n\nLe Sénat pour sa part, l’a rejeté le 18 novembre dernier, arguant de problèmes de compétitivité et d’erreur d’échelle. Selon la majorité des Sénateurs, ce texte devrait être voté au niveau européen, et ne pas laisser la France seule assumer le coût du respect des droits humains. Ces arguments révèlent donc que le respect des droits humains passe après la compétitivité des entreprises françaises. \n\nEt si la France craignait d’être isolée dans un combat pionnier, ce n’est plus le cas ; elle peut désormais compter sur des initiatives similaires initiées par plusieurs pays, dont la Suisse et l’Allemagne.\n\nQuel soutien du gouvernement ?  \n\nLors de sa campagne électorale, François Hollande avait déclaré : « Je souhaite que soient traduits dans la loi les principes de responsabilité des maisons-mères vis-à-vis des agissements de leurs filiales à l’étranger lorsqu’ils provoquent des dommages environnementaux et sanitaires. ». Le Premier Ministre a réitéré son soutien à cette proposition en 2014. Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, ou encore Ericka Bareigts, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité réelle, ont également exprimé le soutien du gouvernement à ce texte. \n\nEmmanuel Macron lui-même a clairement dit récemment que ce texte serait voté dans les prochaines semaines au Sénat. Et depuis ? Plus rien. Les Sénateurs estiment ne pas avoir de temps pour examiner ce texte, court de 3 articles. Et le gouvernement ne l’examine pas dans le temps qui lui est imparti. \n\nLa société civile a demandé à rencontrer Emmanuel Macron, qui a indiqué ne pas avoir le temps de recevoir les organisations demandeuses. \n\nLa course d’obstacles de ce texte est encore longue. Il a encore beaucoup d’étapes à franchir. Et si son décret d’application n’est pas validé avant la fin du mandat de François Hollande, toutes les étapes déjà franchies n’auront servi à rien."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-de-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-bloquee-au-senat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-proposition-de-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-bloquee-au-senat/","name":"La proposition de loi sur le devoir de vigilance bloquée au Sénat - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-06-14T12:24:44+00:00","description":"Cette loi qui demande aux multinationales d’être responsables fait l’objet de nombreux blocages de la part des entreprises. La société civile, qui défend","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences »","datePublished":"2011-01-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences/"},"wordCount":460,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Déclaration - 6 janvier 2011\n«Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences»\n\nLes membres de la Conférence des responsables de culte en France, d'une seule voix, condamnent avec la plus grande vigueur les attentats perpétrés dernièrement à Bagdad et à Alexandrie endeuillant la communauté chrétienne. Ces violences faites « au nom de Dieu » contre d'autres croyants sont insupportables, elles ne blessent pas seulement une religion mais l'humanité tout entière. Nous voyons de plus en plus monter une violence dont nous récusons l'argumentation religieuse. Cette intolérance est déjà à l'œuvre dans notre propre société, elle se manifeste dans les dégradations de lieux de cultes et les menaces envers des croyants. \n\nEn tant que responsables religieux nous déclarons fermement que nul ne peut se prévaloir des religions que nous représentons pour légitimer des violences, des ségrégations et même du mépris à l'égard d'un être humain. \n\nNous encourageons les fidèles de nos communautés à résister au repli et à la peur ; nous sommes convaincus qu'ils sauront prendre la mesure de cette responsabilité. Nous ne voulons pas que la religion soit instrumentalisée à quelque fin que ce soit. Nous désirons être artisans de paix dans notre pays et dans le monde. \n\nHommes et femmes de bonne volonté, croyants et non-croyants, il nous faut sans cesse travailler à la réconciliation, sachant que la haine de l'autre est une maladie mortelle pour l'ensemble de la société. La fraternité est un défi que nous sommes appelés à relever, tous ensemble.\n \nParis, 6 janvier 2011\n\n\n\nPasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France\nAvec le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France\n\nRabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France\nAvec le rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France\n\nMétropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France\nAvec M. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France\n\nM. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman\nAvec M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman\n\nCardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France\nAvec Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France\n\nRévérend Olivier WANG-GENH, président de l'Union bouddhiste de France\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nSignez l'Appel : L'islam bafoué par les terroristes"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences/","name":"« Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:51+00:00","description":"Déclaration - 6 janvier 2011 «Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences» Les membres de la Conférence des responsables de culte","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-femmes-dans-le-conflit-syrien-conference-a-lassemblee-nationale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-femmes-dans-le-conflit-syrien-conference-a-lassemblee-nationale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les femmes dans le conflit syrien : conférence à l&rsquo;Assemblée nationale","datePublished":"2018-10-05T15:48:19+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-femmes-dans-le-conflit-syrien-conference-a-lassemblee-nationale/"},"wordCount":322,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Égalités femmes/hommes","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Quelles sont les conséquences du conflit syrien sur les femmes? A quels risques sont-elles exposées? Pour mieux faire connaître leur situation, deux associations organisent une conférence à l'Assemblée nationale\n\n\n\nConformément au règlement de l'Assemblée Nationale, les personnes intéressées sont invitées à s'inscrire à l'adresse suivante : iledefrance@merespourlapaix.org ou par téléphone au 06 07 30 97 68. Une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée.\n\nLa conférence est organisée par la Fédération nationale des mères pour la paix et l'association Syrie moderne démocratique laïque.\n\nPlusieurs invités interviendront :\n\nMadame Dominique Dupuy, Présidente du Comité Ile de France des Mères pour la Paix Introduction.\n\nMadame Racha Abazied, Présidente de l’Association Syrie MDL, Quelle place pour les associations de société civile syrienne ?\n\nMr Ziad Majed, politologue, essayiste et chercheur franco-­libanais : Le cadre géopolitique du conflit.\n\nMadame Samira Mobaied, Vice-­présidente de l'organisation Syriens chrétiens pour la paix. Quelle situation et quel avenir pour les femmes syriennes dans les bastions de la rébellion et dans les zones contrôlées par le régime ?\n\nMadame Mariah Abdaleh, Directrice exécutive de Women Now For Development Le viol utilisé comme arme de guerre en Syrie: motif d’exil et de déplacements forcés, son impact sur les femmes et les filles.\n\nMadame Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, chercheur à l'EHESS. Syrie, l’ultime cruauté.\n\nMadame Nanou Rousseau, présidente d'honneur de la Fédération Nationale des Mères pour la Paix. Les résolutions 1325 et 1820 de l’ONU : promouvoir l’équité entre les sexes dans les situations de conflit armé et dans le droit international humanitaire.  \n\nVoir aussi : Liban : à l’école avec les enfants réfugiés syriens (vidéo)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-femmes-dans-le-conflit-syrien-conference-a-lassemblee-nationale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-femmes-dans-le-conflit-syrien-conference-a-lassemblee-nationale/","name":"Les femmes dans le conflit syrien : conférence à l'Assemblée nationale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-10-05T15:48:19+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:54+00:00","description":"Quelles sont les conséquences du conflit syrien sur les femmes? A quels risques sont-elles exposées? Pour mieux faire connaître leur situation, deux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rencontre-a-tunis-deveques-venus-de-france-despagne-et-du-maghreb/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rencontre-a-tunis-deveques-venus-de-france-despagne-et-du-maghreb/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rencontre à Tunis d&rsquo;évêques venus de France, d&rsquo;Espagne et du Maghreb","datePublished":"2011-05-09T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rencontre-a-tunis-deveques-venus-de-france-despagne-et-du-maghreb/"},"wordCount":848,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Du 2 au 4 mai 2011 s'est tenue à Tunis (Tunisie) une rencontre d'évêques venus de France, d'Espagne et du Maghreb. Accueillie chaleureusement par Mgr Maroun Lahham, archevêque de Tunis, leur réunion appelée « Commission Mixte » avait pour objet d'échanger sur l'accueil des migrants et de faire le point sur le dialogue islamo-chrétien dans leurs communautés ecclésiales.\n\n\n\nEn ces temps que nous vivons, les pays du Maghreb et d'autres pays arabes connaissent des revendications importantes touchant la dignité humaine, la liberté, la justice et l'aspiration à une vraie démocratie. Les évêques ont échangé sur les répercussions politiques et sociales que ces événements provoquaient jusque dans de nombreux pays pris de court par ces évolutions rapides. Concernant la Libye, ils appuient les interventions du Pape Benoît XVI et de Mgr Giovanni Martinelli, vicaire apostolique de Tripoli, sur la priorité du dialogue politique : personne ne peut maîtriser les conséquences des interventions armées qui frappent aussi des victimes innocentes.\n\nTouchant la question cruciale des Migrants, les évêques constatent que l'Europe cherche surtout à mettre en œuvre une protection drastique qui ne va pas toujours dans le sens de la justice, et devient souvent source d'exclusion et de discrimination. \nLe Maghreb est le lieu de transit des migrants en provenance de l'Afrique sub-saharienne et les Eglises y sont témoins des drames que vivent des hommes et des femmes qui quittent leur pays, et elles font d'importants efforts pour les accueillir et les accompagner. \nCes personnes sont remarquables, dans leur détresse, par la force humaine et spirituelle qui les pousse à continuer leur transhumance qui hélas se transforme souvent en calvaire. Se mettre à leur écoute aide à changer le regard, à être plus exigeants sur les questions de justice et de solidarité à l'égard de ces frères et sœurs étrangers qui frappent à notre porte.\n\nSur cette délicate question des Migrations, deux attitudes ont du mal à se rejoindre : celle de nombreux politiques qui veulent assurer d'abord la sécurité et la protection de leurs citoyens, souvent pour des raisons électoralistes et celle des disciples de l'Evangile, qui, au risque d'être taxés de naïveté, veulent servir d'abord les personnes et les défendre dans leur dignité, y compris si elles sont clandestines et sans papiers. Ces deux attitudes pourraient se conjuguer si l'argent dépensé pour protéger les frontières servait à développer l'indépendance alimentaire des pays d'où partent les migrants et si des moyens étaient mis en œuvre pour assurer une vie digne à tous les citoyens. Ceux-ci ne seraient plus dans la nécessité de partir au péril de leur vie. Depuis des dizaines d'années, les Papes ne cessent de le dire, comment ne pas le redire avec eux ?\n\nConcernant les efforts pour faire avancer le dialogue entre chrétiens et musulmans, les évêques sont pris entre la joie de voir mises en œuvre des initiatives encourageantes au sein de leurs diocèses et la peine de voir s'amplifier des résistances dues à la peur et à la méconnaissance réciproque dans tous les pays à majorité chrétienne ou musulmane. Certains courants fondamentalistes ne peuvent que renforcer ces craintes.\nLa priorité doit être donnée à la rencontre entre personnes d'horizons différents qui laisse place souvent à un échange plus vrai et plus spirituel. La convivialité, vécue au quotidien, reste le terrain d'élection d'un dialogue toujours nécessaire. Les évêques se réjouissent de toute initiative en ce domaine. \nNous soulignons la fécondité et la nécessité de ces travaux réguliers entres les Eglises des deux rives de la Méditerranée : elles nourrissent l'espérance. \n\nTunis, le 4 mai 2011\n\nLes évêques de la Commission Mixte Méditerranée-Maghreb-Europe :\n\nMgr  Ghaleb BADER, archevêque d'Alger, Algérie\nMgr Paul DESFARGES, évêque de Constantine-Hippone, Algérie\nMgr François GARNIER, archevêque de Cambrai, France\nMgr Alphonse GEORGER - évêque d'Oran, Algérie\nMgr Maroun LAHHAM, archevêque de Tunis, Tunisie\nMgr Vincent LANDEL, archevêque de Rabat, Maroc\nMgr Juan Jose OMELLA, évêque de Calahorra et La Calzada-Logono, Espagne \nMgr Georges PONTIER, archevêque de Marseille, France\nMgr Claude RAULT, évêque de Laghouat-Gardhaïa, Algérie\nMgr Michel SANTIER, évêque de Créteil, France,  \nMgr Claude SCHOCKERT, évêque de Belfort-Montbéliard, France\nMgr Marc STENGER, évêque de Troyes, France \n\nPère Daniel FARRUGIA, vicaire général de Tripoli, Lybie\n\net leurs collaborateurs à la Conférence des évêques de France :\nP. Bernard FONTAINE, directeur national du Service de la Pastorale des migrants, \nP. Jean FORGEAT, directeur adjoint du Service national de la Mission Universelle de l'Eglise,\nP. Christophe ROUCOU, directeur du Service national pour les Relations avec l'Islam\n\n\nPlus d'infos sur le site de la Conférence des Evêques de France"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rencontre-a-tunis-deveques-venus-de-france-despagne-et-du-maghreb/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rencontre-a-tunis-deveques-venus-de-france-despagne-et-du-maghreb/","name":"Rencontre à Tunis d'évêques venus de France, d'Espagne et du Maghreb - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-09T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","description":"Du 2 au 4 mai 2011 s'est tenue à Tunis (Tunisie) une rencontre d'évêques venus de France, d'Espagne et du Maghreb. Accueillie chaleureusement par Mgr","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-la-creation-dentreprises-quand-le-vice-detrone-la-vertu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-la-creation-dentreprises-quand-le-vice-detrone-la-vertu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Encourager la création d&rsquo;entreprises : quand le vice détrône la vertu","datePublished":"2010-12-07T15:30:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-la-creation-dentreprises-quand-le-vice-detrone-la-vertu/"},"wordCount":934,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Héros des temps modernes censés insuffler la croissance et créer l’emploi, les entrepreneurs voient dérouler devant eux le tapis rouge. Sans que ne soient toujours vérifiées ni leur identité ni la nature de leurs activités...\n\n\n\n\nEsprit d'entreprise encensé\n\nPour les autorités européennes, le doute n’est pas de mise : « Les  politiques  qui  promeuvent  l’esprit  d’entreprise  et  créent  un  environnement  favorable  aux  entreprises,  en  particulier les petites et moyennes entreprises, sont indispensables  pour  permettre  à  l’Union  européenne  de  relever  son défi numéro un, à savoir stimuler la croissance économique et créer de nouveaux emplois ».[[Première semaine européenne des PME, http://ec.europa.eu/enterprise/policies/entrepreneurship/sme-week/documents/8_entr_sme09i_leaflet-hr_fr.pdf ]] Le G20 n’est pas en reste : « le dynamisme, l’innovation et l’esprit d’entreprise (...) sont indispensables  à  la  croissance  économique,  à  l’emploi  et  à la réduction de la pauvreté.  »[[Commission européenne, Declaration summit on financial markets and the world economy, 15 novembre 2008.]] (Déclaration de Washington, 15 novembre 2008). Dans cette optique où l’entrepreneur ne prend de risques que pour contribuer à l’intérêt général – certes en retirant un profit individuel –, il devient indispensable de lever toutes les entraves à son activité ! Même si l’heure est théoriquement à une économie mieux réglementée... L’esprit d’entreprise serait-il donc réellement doté de toutes les vertus que lui prêtent l’Union européenne et le G20 ?\n\n« Il y a un immeuble qui abrite plus de 12 000 entreprises dans les Îles Caïmans, soit c’est le plus grand immeuble du monde, soit il s’agit de la plus grande évasion fiscale au monde. »\nBarack Obama, 5 janvier 2008\n\nCoquilles vides\n\nCe qui est certain, c’est que les chiffres ont de quoi surprendre. Partie enquêter à l’Île Maurice, l’actuelle présidente de la Commission développement au Parlement européen, Eva Joly explique avoir découvert que « neuf personnes administrent  1500  sociétés  :  ça  fait  hurler  de rire  tous  les  économistes ».[[“Who Benefits ?”, film réalisé par la coalition d’ONG Counter Balance, 2010.]] Trois pays dans le monde, le Liechtenstein, les Îles Caïmans et les BVI, partagent eux le mérite apparent d’abriter plus d’entreprises que d’êtres humains. Il est à noter que le Delaware n’en est pas loin, comme s’il ne fallait qu’un habitant pour créer une société dans ce petit État de la Côte Est des États-Unis (0,27 % de la population américaine), alors qu’il n’y a en moyenne qu’une entreprise pour 14 habitants sur le reste du territoire[[Il y a 23 millions d’entreprises pour 310 millions d’habitants en 2010 aux USA.]]. Une étude ethnologique permettrait peut-être de mettre en évidence l’existence, chez les natifs de ces contrées, d’une volonté d’entreprendre inextinguible. Plus vraisemblablement, la grande majorité des sociétés enregistrées dans ces territoires, comme dans l’ensemble des paradis fiscaux, se résument à une simple boîte aux lettres. Seule motivation pour créer pareilles coquilles (shell companies) : échapper aux contraintes fiscales et règlementaires, voire à la justice.\n\nVous en aurez pour 45 minutes et 555 euros\n\nLa concurrence est telle que de grandes puissances comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, soucieuses de faire transiter par leur place financière le maximum de capitaux, ont développé des législations dont le laxisme n’a rien à envier aux îles des Caraïbes. En témoigne l’étude conduite dans 22 pays par Jason Sharman, professeur à la Griffith University (Australie). Ses résultats sont édifiants : l’universitaire a découvert que dans 17 d’entre eux dont 13 pays de l’OCDE et 4 paradis fiscaux, il était possible de créer ainsi sa société grâce à une simple connexion Internet et un investissement minimal de 16 000 euros. « Les havres les  plus accueillants  pour  qui  veut  masquer ses  transactions  financières  –  qu’il s’agisse  d’un  mafieux  ou  d’un  simple fraudeur  –  ne  sont  pas  les  îles  des Caraïbes ou la Suisse, mais les États-Unis et la Grande-Bretagne ! »[[Xavier Harel, La Grande évasion, Les liens qui libèrent, Paris, 2010.]]. Outre Manche, par exemple, la création d’une société prend 45 minutes et coûte 555 euros. Le tout sans dévoiler son identité ! Une fois la société écran enregistrée, les nouveaux entrepreneurs ont la possibilité de créer un compte sans fournir, là non plus, de pièces d’identité. Ces procédures simplifiées seraient la norme dans tous les paradis fiscaux, selon Tax  Justice  Network. « En  pratique, conclut Jason Sharman, les  pays de l’OCDE ont une réglementation bien plus laxiste sur les sociétés écrans que les paradis fiscaux classiques. Et les États-Unis sont les pires en la matière, pires que le Liechtenstein, pires que la Somalie »[[The Economist, “The G20 and tax-haven hypocrisy”, 26 mars 2009.]]\n\nBVI\n\n45 % des compagnies offshore (International Business Companies, ou IBCs) au monde seraient enregistrées aux Îles Vierges britanniques (BVI), selon une étude de KPMG en 2000[[KPMG, Review of Financial Regulation in the Caribbean Overseas Territories and Bermuda. Foreign and Commonwealth Office, London, 2000.]. Les sociétés n’y paient aucune taxe et l’impôt sur le revenu est de 8 % après déduction de base de 8 000 euros. Offrant ainsi de nombreux avantages, elles sont un des pays les plus prospères des Caraïbes et une des localisations les plus recherchées des multinationales."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-la-creation-dentreprises-quand-le-vice-detrone-la-vertu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-la-creation-dentreprises-quand-le-vice-detrone-la-vertu/","name":"Encourager la création d'entreprises : quand le vice détrône la vertu - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T15:30:00+00:00","description":"Héros des temps modernes censés insuffler la croissance et créer l’emploi, les entrepreneurs voient dérouler devant eux le tapis rouge. Sans que ne soient","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-unis-mettent-en-oeuvre-leur-loi-sur-le-secteur-extractif/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-unis-mettent-en-oeuvre-leur-loi-sur-le-secteur-extractif/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les Etats-Unis mettent en œuvre leur loi sur le secteur extractif","datePublished":"2012-08-27T11:29:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-unis-mettent-en-oeuvre-leur-loi-sur-le-secteur-extractif/"},"wordCount":815,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La plate-forme « Publiez Ce Que Vous Payez » se réjouit de l’adoption aux Etats-Unis des règles d’application de la loi Dodd-Frank sur la transparence des entreprises extractives. \n\n\n\nCes mesures sont décisives pour combattre la corruption liée à l’exploitation des ressources naturelles. Les associations françaises membres de la plateforme exhortent maintenant l’Union européenne, qui examine actuellement des projets de directives similaires, à voter des règles de transparence pour les entreprises des secteurs pétrolier, gazier, minier et forestier.\n\nLonguement attendues, les règles d’application de la loi de réforme des marchés financiers (Dodd-Frank) ont été adoptées le 22 août dernier par la SEC (Securities and Exchange Commission, le régulateur des marchés financiers américains). Elles représentent une victoire décisive du mouvement mondial pour la transparence et la responsabilité des entreprises des secteurs pétrolier, gazier et minier.\nLes entreprises extractives cotées aux Etats-Unis, telles que Total, Chevron, BP et Shell, devront désormais révéler leurs paiements aux gouvernements de tous les pays où elles opèrent. Une mesure clé pour mettre un terme à l’opacité dans le secteur extractif, source d’injustices, de violence et de pauvreté, en particulier dans des pays où les services publics ont tant besoin de financements. « Les citoyens auront enfin les moyens de demander des comptes quant à l’utilisation des ressources naturelles. L’étau se resserre sur les gouvernements et entreprises corrompus » indique Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France.\n\nMalgré les pressions des entreprises, trois éléments essentiels ont été votés. Tout d’abord, aucune exemption n’est prévue. Les entreprises ne pourront pas se réfugier derrière l’existence de supposées lois étrangères faisant obstacle à la publication de données, ou de clauses de confidentialité. La loi précise également la nécessité pour les entreprises de révéler les données à un niveau désagrégé, projet par projet. Si aucune définition précise du terme projet n’est donnée afin de donner une certaine flexibilité dans l’application du texte, des lignes directrices permettent d’en décerner les contours. Enfin, la SEC fixe à  100 000 dollars le seuil à partir duquel les paiements devront être publiés.\n\nLe Parlement européen votera à l’automne sa position sur des mesures de transparence du secteur extractif : pour les associations, il doit résister aux pressions des lobbies qui tentent de réduire ses ambitions. Tout comme aux Etats-Unis, aucune entreprise ne devrait être exemptée, et il est impératif de faire le jour sur chacun des « deals » négociés entre entreprises et gouvernements.  « Nous comptons désormais sur l’Union européenne pour intégrer des règles solides et efficaces de reporting pays par pays et projet par projet dans les directives Comptable et Transparence avant la fin de l’année 2012 » a déclaré Grégoire Niaudet du Secours Catholique, coordinateur de la plateforme Publiez Ce Que Vous Payez-France.\n\n\"François Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle de s'engager pour une loi européenne stricte. Il a réitéré l'importance de rendre le secteur extractif plus transparent lors de la visite du prix Nobel Aung San Suu Kyi à Paris.  Maintenant est venu le moment de passer à l'acte. La France doit faire preuve de leadership au niveau européen\", selon Friederike Röder de ONE France.\n\n « L’Union européenne peut même aller plus loin que les Etats-Unis et adopter des mesures permettant également de lutter contre l’hémorragie fiscale dont sont victimes les pays du Sud. En exigeant des informations complémentaires sur les profits des entreprises dans chaque pays, il deviendrait possible de s’assurer que les impôts payés sont justes au regard de la richesse créée », précise Mathilde Dupré du CCFD-Terre Solidaire.\n\nPCQVP et ses membres publieront une réponse plus détaillée après avoir examiné minutieusement les règles d’application de la loi Dodd-Frank concernant le secteur extractif.\n\nNotes aux rédactions :\n\nLes membres français de la plateforme « Publiez ce que vous payez » sont : Les Amis de la Terre, Amnesty International France, Care France, CCFD-Terre Solidaire, CIMADE, FIDH, Info Birmanie, IPAM, Justice et Paix, Oxfam France, One France, Partenia 2000, Secours Catholique / Caritas France, Sherpa, Survie, Transparence International France.\n\nPCQVP et ses membres publieront une réponse plus détaillée après avoir examiné minutieusement les décrets américains, qui représentent plus de 200 pages.\n\nEn vue du vote du Parlement européen, ONE a lancé une action sur internet permettant aux citoyens d’interpeller leurs eurodéputés et de leur demander de voter pour une loi européenne de transparence stricte : http://act.one.org/sign/surveillons-leurs-votes/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-unis-mettent-en-oeuvre-leur-loi-sur-le-secteur-extractif/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-etats-unis-mettent-en-oeuvre-leur-loi-sur-le-secteur-extractif/","name":"Les Etats-Unis mettent en œuvre leur loi sur le secteur extractif - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-08-27T11:29:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:54+00:00","description":"La plate-forme « Publiez Ce Que Vous Payez » se réjouit de l’adoption aux Etats-Unis des règles d’application de la loi Dodd-Frank sur la transparence des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nos-politiques-doivent-sinspirer-des-initiatives-citoyennes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nos-politiques-doivent-sinspirer-des-initiatives-citoyennes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Migrants : nos politiques doivent s’inspirer des initiatives citoyennes","datePublished":"2017-06-20T15:52:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nos-politiques-doivent-sinspirer-des-initiatives-citoyennes/"},"wordCount":785,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous avons célébré le 20 juin la Journée mondiale des réfugiés. Et à première vue, nous n’avons aucune raison de nous réjouir.  Les discours de haine et de stigmatisation gangrènent le débat public, encore amplifiés par la campagne électorale. Ils associent, encore et toujours, les migrants  au chômage, à la délinquance, au terrorisme… Et pourtant une France solidaire et accueillante existe. Les politiques pourraient s'en inspirer...\n\n\n\nPoint de réjouissance du côté des politiques européennes qui privilégient la gestion répressive des migrations internationales. Y compris en France où, très récemment, le Défenseur des droits dénonçait à Calais une « traque aux migrants » et exhortait les autorités à ne pas s’obstiner dans ce qui s’apparente « à un déni d’existence des exilés ». \nCar, très loin de promouvoir, une politique d’accueil et de dignité, comme l’avait promis Emmanuel Macron  pendant sa campagne, le nouveau gouvernement semble avoir pour premier objectif de « tarir le flux d’arrivées », selon les mots du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.\n\nA trop écouter la musique de la peur et à vouloir rassurer une partie de l’électorat, nos politiques s’enfoncent dans un déni profond : celui de croire qu’il est possible  d’empêcher des hommes et des femmes, poussés au départ par les guerres, les changements climatiques et la misère, de chercher à protéger leurs enfants et de construire un avenir. \nCette illusion dangereuse, nous le savons, se paie au prix de milliers de vies perdues sur les chemins de l’exil, en mer et sur les routes.  \n\nNous sommes convaincus que seul un accueil digne et solidaire permettra d’inventer, avec  les migrants, des alternatives aux politiques en vigueur. Car s’il y a bien un espoir et un motif de joie, il se trouve de côté-là. \nAu CCFD-Terre Solidaire, qui soutient en France des collectifs d’aide aux migrants, nous sommes témoins d’un véritable élan de générosité qui fait mentir celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les Français ont irrémédiablement choisi le repli identitaire et la fermeture à l’autre. \n\n\nUne France solidaire et accueillante existe\n\nUne France solidaire et accueillante existe. Elle est composée de dizaines de milliers de personnes,  bénévoles, salariés, retraités, étudiants qui, dans des associations, avec des collectivités locales ou même individuellement, sont mobilisées auprès des migrants.  \nPour leur offrir un logement digne en leur ouvrant leurs maisons, les aider dans leurs démarches auprès des autorités, leur enseigner la langue et la culture françaises. \nLes initiatives foisonnent : des associations lancent des réseaux d’hébergement citoyen, d’autres s’emploient à valoriser les savoir-faire des migrants pour changer le regard que la société pose sur eux et les aider à s’insérer professionnellement. \nCe sont parfois des villages entiers  qui s’organisent pour les accueillir et les intégrer. \n\n\n\n\nA lire le reportage : Accueillir un demandeur d’asile chez soi\n\n\n\nEt les procès intentés contre des dizaines de militants pour « délit de solidarité », comme celui de Cédric Herrou, n’ont pas découragé cet élan. Ni même le démantèlement de la jungle de Calais qui a dispersé les migrants sur tout le territoire.\n\nPour mesurer cette solidarité, il suffit de regarder la carte dressée par le Sursaut Citoyen, auquel participent activement le CCFD-Terre Solidaire et ses équipes locales, qui recense déjà plus de 1034 initiatives citoyennes, aux quatre coins de la France, de la vallée de la Roya à Calais en passant par Paris. \n\nIl est essentiel de rendre visible cette solidarité.  Parce que les actes posés par ces hommes et ces femmes, disent autre chose de la vision de la France et méritent d’être pleinement pris en considération par nos nouveaux élus. \nIls nous montrent que nous pouvons transcender nos peurs, en une dynamique collective et constructive. Ils réussissent là où l’action publique a échoué et peuvent aujourd’hui aider à élaborer des politiques alternatives, fondées sur la dignité et respectueuses des droits humains. \n\n\n\n\nMobilisons nous!\nPour le faire savoir, ces hommes et ces femmes engagés seront d’ailleurs présents, le 27 juin prochain, devant l’Assemblée nationale quand les nouveaux députés prendront leurs fonctions. Ce formidable sursaut citoyen est un véritable rempart contre les populismes et une chance que nos politiques doivent saisir.\n\n\n\nPARTICIPEZ A L'EVENEMENT"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nos-politiques-doivent-sinspirer-des-initiatives-citoyennes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nos-politiques-doivent-sinspirer-des-initiatives-citoyennes/","name":"Migrants : nos politiques doivent s’inspirer des initiatives citoyennes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-06-20T15:52:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:14+00:00","description":"Nous avons célébré le 20 juin la Journée mondiale des réfugiés. Et à première vue, nous n’avons aucune raison de nous réjouir. Les discours de haine et de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-developpement-est-il-soluble-dans-lomc-lanalyse-du-ccfd-sur-lomc/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-developpement-est-il-soluble-dans-lomc-lanalyse-du-ccfd-sur-lomc/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le développement est-il soluble dans l’OMC ? L&rsquo;analyse du CCFD sur l&rsquo;OMC.","datePublished":"2008-08-25T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-developpement-est-il-soluble-dans-lomc-lanalyse-du-ccfd-sur-lomc/"},"wordCount":1127,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour Jean-Michel Severino, directeur général de l'Agence française de développement, l'échec des négociations menées dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce serait très dommageable : « il démontrerait d’une manière générale l’impossibilité qu’il y a, notamment, à s’entendre entre pays développés et pays en voie de développement sur un cadre commercial qui serait de nature à faciliter, à accélérer le développement économique des pays les plus pauvres ». \n\n\n\nLe Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement a tenu à réagir à ces propos tenus dans le cadre du blog de l'AFD « Idées pour le développement », le 22 août dernier.\n\nCatherine Gaudard, directrice du plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire souligne que « le droit à protéger les marchés agricoles aurait dû être la question centrale des négociations ». Elle revient aussi sur les positions des Etats négociateurs et décrypte l'enchaînement des égoïsmes ayant entraîné l'arrêt du cycle de discussions.\n\n\n\nRetrouvez le blog \"idées pour le développement\" créé par des dirigeants d'organisations internationales.\n\nL’analyse du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement\n\n22 août 2008\n\nLe développement est-il soluble dans l’OMC ?\nA l’heure où le Président Lula tente de relancer les négociations à l’OMC en jouant le médiateur entre Etats-Unis et Inde sur la question de la protection des marchés, il reste pertinent de s’interroger : qui sont les perdants, qui sont les gagnants de l’échec actuel de ces négociations ? Certes, comme le souligne M. Severino, l’échec actuel révèle clairement que pays développés et pays en développement ne parviennent pas à s’entendre sur un cadre commercial « de nature à faciliter et accélérer le développement économique des pays les plus pauvres ». \n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, le droit à protéger les marchés agricoles aurait dû être la question centrale des négociations, si c’est bien de développement que les négociateurs s’étaient préoccupés dans ce Cycle de Doha dit « du développement ». Il y a deux mois à peine, en réponse aux émeutes de la faim, les dirigeants du monde rassemblés à la conférence de la FAO à Rome avaient rivalisé de déclarations sur l’urgence de soutiens accrus au développement agricole des pays du Sud. Le CCFD s’était réjoui qu’enfin, ce qu’il réclame depuis des années aux côtés de ses partenaires du Sud émerge dans les discours politiques. Il avait souligné cependant que l’augmentation de l’aide, certes nécessaire, n’y suffirait pas, et qu’il était tout aussi urgent de redonner aux pays en développement les moyens de maîtriser les échanges agricoles, pour préserver ou développer les agricultures locales, sauvegardant ainsi la sécurité alimentaire, les emplois et le développement rural. \n\nC’est derrière de telles protections et avec des soutiens massifs à l’agriculture que l’Europe, après la guerre, a pu produire à la hauteur de ses besoins alimentaires et industriels.\n\nCet enjeu de restaurer des protections était bien le cadet des soucis des négociateurs des pays occidentaux et des pays émergents à l’OMC : leur mandat était de poursuivre la libéralisation, clé de l’accès à de nouveaux marchés. C’est en effet la raison d’être de l’OMC. Faire une place aux préoccupations de développement dans ces négociations exigerait une modification des accords de Marrakech de 2004 créant l’OMC, afin d’en faire une organisation où se négocient des régulations multilatérales du commerce, et non une dérégulation.\n\nA l’OMC, la seule « concession » faite au développement dans ce cycle de négociations, aura été que rien n’était exigé des pays les plus pauvres en termes d’accès supplémentaires à leurs marchés intérieurs. Ils étaient supposés profiter des avancées de la libéralisation chez les autres. D’ailleurs, on savait déjà que ces pays pauvres, d’après les études de la Banque Mondiale, ne tireraient guère de bénéfices de ces négociations, voire même perdraient du terrain sur le marché mondial.\n\nEt puis, les négociations régionales et bilatérales qui se déroulent en parallèle se chargeraient bien, de toutes manières, d’exiger une plus grande ouverture de leurs marchés. L’Union Européenne poursuit par exemple ses négociations avec les pays d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) pour des accords de « partenariat économique » bien mal nommés, qui n’ont jusqu’à maintenant réussi qu’à disloquer les solidarités entre pays d’Afrique, freiner leurs tentatives de mettre en place des marchés régionaux protégés, et vont les forcer à ouvrir leurs marchés bien au-delà de ce qui est négocié à l’OMC.\n\nCertes, les pays en développement sont loin de tous donner la priorité à la protection de leurs marchés agricoles et de soutenir leurs agricultures vivrières. Les pays africains commencent à peine à s’y intéresser, sous la pression d’organisations paysannes de mieux en mieux organisées.\n\nA l’OMC, les pays du Sud se sont avant tout unis pour réclamer à juste titre la suppression des subventions aux exportations agricoles du Nord. Ils se sont aussi alliés pour exiger une plus grande ouverture des marchés du Nord, avec déjà sur ce plan des intérêts contradictoires entre pays émergents et pays les plus pauvres, qui se retrouveraient alors en concurrence, par exemple sur la banane.\n\nSur le droit à la protection des marchés, l’unité était encore plus fragile. Les pays émergents agro exportateurs comme le Brésil n’y tenaient pas trop, car les multinationales agroalimentaires qui y sont installées ont des vues sur les marchés des pays du Sud. L’Inde, répondant à la mobilisation de ses 700 millions de paysans qui souffrent déjà d’une ouverture trop grande, a pris le leadership sur le sujet, et n’a pas cédé. Les Etats-Unis s’y sont farouchement opposés, l’Europe a mollement soutenu, ayant bien d’autres priorités.\n\nL’égoïsme et l’hypocrisie, dictés par les intérêts économiques à court terme de quelques uns, sont les seuls gagnants de ce cycle de négociations. La solidarité et le développement attendront-ils encore longtemps ?\n\nCatherine Gaudard\nDirectrice du Plaidoyer CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-developpement-est-il-soluble-dans-lomc-lanalyse-du-ccfd-sur-lomc/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-developpement-est-il-soluble-dans-lomc-lanalyse-du-ccfd-sur-lomc/","name":"Le développement est-il soluble dans l’OMC ? L'analyse du CCFD sur l'OMC. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-08-25T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:56+00:00","description":"Pour Jean-Michel Severino, directeur général de l'Agence française de développement, l'échec des négociations menées dans le cadre de l'Organisation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aide-durgence-pour-les-populations-fuyant-boko-haram-au-nord-cameroun/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aide-durgence-pour-les-populations-fuyant-boko-haram-au-nord-cameroun/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Aide d&rsquo;urgence pour les populations fuyant Boko Haram au Nord Cameroun","datePublished":"2015-04-15T16:39:07+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aide-durgence-pour-les-populations-fuyant-boko-haram-au-nord-cameroun/"},"wordCount":988,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La région de l'extrême Nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, est soumise depuis mi-2014 aux incursions de Boko Haram, qui sèment la terreur dans les villages. Des milliers de personnes de la région ont du fuir, auxquels s'ajoutent les réfugiés en provenance du Nigéria. Les organisations du diocèse de Maroua se mobilisent pour leur venir en aide\n\n\n\nDepuis fin juillet 2014, les membres du Comité Diocésain de Développement (CDD) du diocèse de Maroua décrivent d'incessantes attaques de Boko Haram, souvent menées par de petits groupes lourdement armés circulant en moto (avec 3 ou 4 passagers par moto), qui sont venues semer la panique dans les villages de la région du de l'Extrême Nord Cameroun. \nIls s'enfoncent de plus en plus profondément à l'intérieur des terres camerounaises : « La fin de la saison des pluies, favorisant les déplacements par les pistes de brousse, n'a fait qu'augmenter le phénomène, rendant la tâche de l'armée encore plus ardue. L'axe Mora-Kousseri (200 km) est devenu totalement impraticable suite à de nombreux actes de brigandages ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de civils ou de militaires camerounais » témoigne en janvier 2015 un rapport du diocèse sur les exactions de Boko Haram dans le nord du Cameroun. Celui-ci relève également que l'usage des mines depuis octobre 2014 a marqué une étape dans la stratégie de terreur mise en place par Boko Haram. \nLe débordement d'une crise nigériane sur le sol camerounais est devenue progressivement une situation de guerre avec l'intervention de l'armée camerounaise et tchadienne, ainsi que l'appui du dispositif militaire français basé à N'djamena. La crise provoquée par Boko Haram est devenu régionale.\nLe rapport du diocèse de Maroua constate que l'utilisation de l'armée de l'air depuis le 28 décembre 2014 n'a pas empêché la multiplication des opérations de harcèlement menées par Boko Haram. Des milliers de bœufs sont volés et emmenés au Nigéria ou sont déplacés par leurs propriétaires à l'intérieur des terres ce qui donne lieu à de nombreuses frictions entre éleveurs et agriculteurs. Les difficultés de ravitaillement de Boko Haram, dues à un meilleur contrôle des axes commerciaux par les forces de l'ordre camerounaises, incitent les terroristes à multiplier les razzias.  « Ces scènes d'une violence inouïe participent à la montée de la psychose de la population locale » explique le rapport. \n\nLes conséquences sur l'économie de la région\n\nLe climat d'insécurité lié aux nombreuses exactions du groupe Boko Haram a conduit à la fermeture des frontières avec le Nigéria par les autorités. Cela a littéralement asphyxié l'économie déjà très faible de la région, avec une hausse des prix des produits habituellement importés du Nigéria (sucre, riz, farine, carburant, etc.). \nLe secteur touristique, pourtant florissant, est tombé à zéro, avec des répercussions terribles dans le secteur artisanal, l'hôtellerie, etc…\nLe secteur agricole, pratiqué par plus de 80% de la population, est mis à rude épreuve. Dès le début des récoltes, de nombreuses parcelles de champ ont été incendiées. Les récoltes ont été impossibles dans de nombreuses localités. De nombreux villages aux terres cultivables ont été désertés. Ces derniers temps, les membres de Boko Haram, à la recherche de nourriture pour leurs troupes s'en prennent aux marchés pour récupérer des vivres.\n\nMalgré cette situation de pauvreté généralisée, le Comité diocésain explique que la région est de plus en plus abandonnée par les organisations d'aide au développement qui n'osent plus s'aventurer dans la région. \nDe plus, les associations locales de développement, même les plus fiables, ne reçoivent plus d'aides de peur que celles-ci ne servent à financer Boko Haram. \n\n40 000 personnes concernées\n\nLe Comité Diocésain du Développement de Maroua Mokolo et en son sein la Caritas veut venir en aide aux 10 000 réfugiés Nigérians et 30 000 déplacés camerounais.\nCe projet d'urgence permet de répondre aux besoins de première nécessité des populations qui ont tout perdu dans leur fuite (alimentation, soins, abris, vêtements). Le projet fournit également une assistance administrative pour les personnes qui ont perdu leurs papiers dans les incendies, et les aide à la réinscription scolaire des enfants.  \nL'aide permettra aux structures paroissiales qui jouent un rôle crucial dans l'accueil des populations en détresse de se renforcer et de se coordonner avec les autorités camerounaises et le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés).\n\nDes  inquiétudes autour de la récupération du conflit\n\nDynamique Citoyenne est un autre partenaire du CCFD-Terre solidaire, présent dans les 10 régions du Cameroun à travers ses coordinations régionales, en sa qualité de réseau de suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération. Le 31 octobre 2014, il s'est inquiété dans un communiqué des menaces que fait peser la situation sur la cohésion sociale. \nLe réseau critique la récupération du conflit par certaines élites, à des fins politiciennes et s'inquiète « de la restriction des libertés individuelles caractérisées par des arrestations des personnalités politiques, associatives et médiatiques en violation des lois sur la protection des droits humains ». \nIl demande la création d'une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur la situation qui prévaut dans l’Extrême-Nord."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aide-durgence-pour-les-populations-fuyant-boko-haram-au-nord-cameroun/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/aide-durgence-pour-les-populations-fuyant-boko-haram-au-nord-cameroun/","name":"Aide d'urgence pour les populations fuyant Boko Haram au Nord Cameroun - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-15T16:39:07+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:37+00:00","description":"La région de l'extrême Nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, est soumise depuis mi-2014 aux incursions de Boko Haram, qui sèment la terreur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/table-ronde-defendre-lamazonie-face-aux-entreprises-transnationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/table-ronde-defendre-lamazonie-face-aux-entreprises-transnationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Table ronde : défendre l&rsquo;Amazonie face aux entreprises transnationales","datePublished":"2018-09-24T14:05:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/table-ronde-defendre-lamazonie-face-aux-entreprises-transnationales/"},"wordCount":553,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amazonie","Déforestation","Régulation des multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Des actions juridiques sont-elles possibles pour soutenir les peuples autochtones confrontés à la destruction de l'Amazonie? Pour en savoir plus, rendez-vous le 9 octobre autour d'une table ronde qui abordera plus précisément les cas de l'Équateur et de la Guyane française \n\n\n\nRetrouvez notre article sur le cas Chevron en Equateur\n\n\nOrganisé par : Collectif Or de Question, Global Alliance for the Rights of Nature, Nature Rights, Jeunesse Autochtone de Guyane, Coalition française pour le traité ONU (dont fait partie le CCFD-Terre solidaire) [[La Coalition française pour le traité ONU est composée de : Aitec, Amis de la Terre France, ATTAC France, CCFD-Terre Solidaire, CGT, collectif Ethique sur l'étiquette, France Amérique Latine, Ligue des Droits de l'Homme, Peuples Solidaires-ActionAid France, Sherpa, Union syndicale Solidaires, Fondation France Libertés]] et l'UDAPT[[ UDAPT : Union des communautés affectées par les opérations pétrolières de Texaco (maintenant Chevron) - Amazonie équatorienne. Elle comprend 30 000 paysans et membres de 6 peuples autochtones.]].\n\nUne pollution de la forêt amazonienne parmi les plus importantes de la planète, affectant les communautés paysannes et autochtones : c'est le désastre environnemental et social  laissé par Texaco-Chevron en Équateur. \n\nLes 30 000 victimes cherchent à obtenir justice et réparation  depuis 25 ans. Un tribunal équatorien a condamné Chevron mais la peine n'a jamais exécutée. Et le 30 août dernier, un tribunal d'arbitrage commercial a ordonné à l’Équateur d'annuler cette sentence historique, faisant prévaloir les intérêts de la multinationale pétrolière sur les droits humains et de la nature.\n\nCe cas est loin d'être isolé, et pourrait se reproduire en Guyane française avec le méga-projet minier Montagne d'Or, au milieu de la forêt amazonienne. Là aussi, les populations locales s'opposent au projet mais peinent à se faire écouter par l’État.\n\nPour lutter contre l'impunité des multinationales, nous avons besoin de nouveaux outils juridiques comme la reconnaissance de la Nature en tant que sujet de droit, telle qu’inscrite dans la Constitution de l'Équateur.\nIl faut aussi adopter au plus vite un Traité international contraignant les entreprises transnationales à respecter les droits humains.  Un tel traité est aujourd’hui en discussion à l'Onu, soutenu par une coalition de centaines d’organisations de la société civile internationale. La prochaine session de négociations aura lieu mi-octobre à Genève.\n\nCette table ronde présentera les actions juridiques à mener et à étendre pour soutenir les luttes actuelles des peuples autochtones  en Équateur et en Guyane française sur le plan national et international.\n\n\nIntroduction\n\nValérie CABANES, juriste internationale - Global Alliance for the Rights of Nature \n\nLa montagne d'Or\n−\tAllan JOSEPH, membre de la Jeunesse Autochtone de Guyane\n−\tMarine CALMET, juriste de l’association Nature Rights et porte parole du collectif Or de Question\n\nLe cas Chevron \n-\tJustino PIAGUAJE, président du peuple Siekopai et membre du Conseil exécutif de l'UDAPT\n-\tPablo FAJARDO, avocat principal de l'UDAPT \n\nModération  : Juliette RENAUD, Amis de la Terre France, Coalition française pour le traité Onu\n\n\n\n\n\n\nContact: Marine CALMET, Nature Rights, marine.calmet@hotmail.fr - 06.89.24.03.99\n\nEn savoir plus sur l'action du CCFD-Terre Solidaire en Amazonie"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/table-ronde-defendre-lamazonie-face-aux-entreprises-transnationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/table-ronde-defendre-lamazonie-face-aux-entreprises-transnationales/","name":"Table ronde : défendre l'Amazonie face aux entreprises transnationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-09-24T14:05:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:58+00:00","description":"Des actions juridiques sont-elles possibles pour soutenir les peuples autochtones confrontés à la destruction de l'Amazonie? Pour en savoir plus,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-craint-une-nouvelle-tragedie-humanitaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-craint-une-nouvelle-tragedie-humanitaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti, le CCFD-Terre Solidaire craint une nouvelle tragédie humanitaire","datePublished":"2010-03-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-craint-une-nouvelle-tragedie-humanitaire/"},"wordCount":602,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 29 mars 2010\n\nConférence internationale des donateurs pour Haïti, le CCFD-Terre Solidaire craint une nouvelle tragédie humanitaire avec l'arrivée de la saison des cyclones et appelle à une mobilisation massive incluant la société civile haïtienne. \n\nA l'heure où la communauté internationale se penche au chevet d'Haïti, le CCFD-Terre Solidaire, présent de longue date dans le pays à travers le soutien apporté à des organisations locales de développement, appelle à la mise en place d'un véritable plan Marshall tant les besoins sont immenses. \n \nEn effet, le moment de l'urgence est loin d'être passé. Alors que des centaines de milliers de personnes vivent encore sous des abris de fortune, à flanc de collines ou dans les lits des rivières, des milliers de vies sont encore en danger. La saison des cyclones est proche, et tout porte à croire qu'elle sera dévastatrice. Dans ce contexte, une deuxième tragédie humanitaire s'annonce si rien n'est fait pour reloger rapidement les réfugiés dans des bâtiments sécurisés. Cette situation est d'autant plus explosive que les campagnes sont aujourd'hui proches du point de saturation et qu'il existe un risque réel de reflux des populations vers les villes. \n \nOutre l'urgence extrême qui doit être prise en compte à New York, le CCFD-Terre Solidaire interpelle le gouvernement haïtien et la communauté internationale* pour qu'ils prennent la mesure de la dimension globale de la reconstruction. Il ne s'agit pas de reconstruire Port au Prince et les autres villes détruites mais bien l'ensemble du pays. Cette reconstruction ne pourra se faire que si la population haïtienne y est associée. Selon Xavier Ricard, directeur des partenariats internationaux au CCFD-Terre Solidaire « Face au gigantesque défi que constitue la reconstruction du pays tout entier, un des écueils serait de croire au mirage de « la page blanche » en ignorant le travail réalisé depuis de nombreuses années par les acteurs de la société civile haïtienne. Ces femmes et ces hommes ont fait le choix de rester en dépit des immenses difficultés et sont aujourd'hui porteurs d'une véritable vision alternative du développement du pays ». \n\nDans cette optique, le CCFD-Terre Solidaire renforce le soutien qu'il apporte à des organisations locales particulièrement actives dans des secteurs clés du développement, au premier rang desquels le développement agricole et rural. Elles interviennent également dans les domaines du microcrédit pour la création d'activités économiques génératrices de revenus et la défense des droits économiques et sociaux des populations les plus vulnérables.\n\nCes acteurs qui forment la société civile haïtienne sont mobilisés de longue date en faveur d'une réforme de la gouvernance du pays et d'un changement de modèle économique permettant d'endiguer l'extrême pauvreté dont souffre le pays depuis des décennies. Au lendemain du séisme dont les conséquences obligent la communauté internationale à repenser l'avenir complet du pays, les propositions qu'ils portent doivent être entendues.\n\n* Ces interpellations sont notamment formulées à partir de différentes organisations auxquelles participe le CCFD-Terre Solidaire telles que la coordination Europe-Haïti (CoE-H), l'Espace de Partenariat Franco-Haïtien, Coordination Sud et la CIDSE. \n\nContacts presse : Nathalie Perramon 01 44 82 80 67 - Véronique de La Martinière 01 44 82 80 64 \n\nRetrouvez toute l'information du CCFD-Terre Solidaire sur Haïti : http://www.ccfd-terresolidaire.org/urgence-haiti"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-craint-une-nouvelle-tragedie-humanitaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-craint-une-nouvelle-tragedie-humanitaire/","name":"Haïti, le CCFD-Terre Solidaire craint une nouvelle tragédie humanitaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-03-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","description":"Paris, le 29 mars 2010 Conférence internationale des donateurs pour Haïti, le CCFD-Terre Solidaire craint une nouvelle tragédie humanitaire avec l'arrivée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contrats-de-desendettement-en-afrique-quel-avenir-sans-la-societe-civile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contrats-de-desendettement-en-afrique-quel-avenir-sans-la-societe-civile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Contrats de désendettement en Afrique : quel avenir sans la société civile ?","datePublished":"2014-07-09T17:30:48+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:17:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contrats-de-desendettement-en-afrique-quel-avenir-sans-la-societe-civile/"},"wordCount":1011,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Communiqués de presse","Dette"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jeudi 10 juillet se tient au Cameroun le premier Comité d’organisation stratégique (COS) de l’année 2014, dont l’objectif est d’assurer le suivi des Contrats de Désendettement et de Développement [1]. A cette occasion, la Plateforme Dette et Développement a alerté les pouvoirs publics français sur les graves dysfonctionnements, tant au Cameroun qu’en Côte d’Ivoire, des instances de ce processus de désendettement, initié en 2006 et censé pleinement impliquer les sociétés civiles de façon à garantir un contrôle citoyen sur les fonds reversés par l’État français.\n\nL’engagement de pleine association des sociétés civiles à l’élaboration et au suivi des Contrats de Désendettement et de Développement (C2D) est la raison pour laquelle la Plateforme Dette et Développement française (PFDD) a accepté de s’engager dans ce processus aux côtés de ses partenaires africains, alors même qu’elle considère que ce mécanisme, qui consacre le droit de regard de la France sur les fonds restitués, ne peut s’apparenter à une véritable annulation de la dette. Aujourd’hui, cet engagement n’a pas été tenu, au Cameroun comme en Côte d’Ivoire, remettant en cause le principe même des C2D.\n\nAu Cameroun, et ce malgré près de sept années d’interpellation des Plateformes camerounaise comme française, les conditions d’une véritable participation des représentants de la société civile ne sont pas réunies : les invitations aux sessions du Comité d’orientation stratégique (COS) ne parviennent aux intéressés que quelques jours avant la date prévue de la réunion, sans être accompagnées d’aucun document, ce qui empêche une préparation constructive et concertée par les collectifs français et camerounais. Le représentant camerounais n’est invité que de manière aléatoire aux réunions du Comité Technique Bilatéral (CTB), instance chargée du suivi technique et administratif du C2D, dans lesquels il n’a qu’un statut d’observateur. De plus, le financement des activités du suivi indépendant, réalisé par la plateforme dette camerounaise et en principe financé sur des fonds du C2D, accuse de graves retards.\n\nEn Côte d’Ivoire, la volonté de tenir la société civile en marge de ce processus, dont les montants sont considérables, est encore plus manifeste. En témoigne le refus du gouvernement ivoirien d’inviter aux instances de décision et d’orientation les représentants de la Convention de la Société Civile ivoirienne (CSCI), la plus grande coalition d’acteurs de la société civile en Côte d’Ivoire. L’argument utilisé du doute quant à la légalité des instances de coordination de la CSCI ne tient pas, comme l’a d’ailleurs confirmé un récent arrêt de la chambre administrative de la Cour Suprême de Côte d’Ivoire [2]. Cela amène la PFDD française à se retirer provisoirement du processus et à conditionner sa réintégration à l'association pleine et entière de la CSCI dans le pilotage du C2D.\n\nSans la participation de la société civile, l’un des engagements pris par les autorités françaises lors de la signature de ce contrat entre la France et la Côte d’Ivoire n’est pas honoré. Cela devrait conduire de fait à une suspension temporaire du C2D ivoirien le temps que soit régularisée cette situation.\n\nLa PFDD a donc interpellé les pouvoirs publics français pour qu’ils cessent de cautionner la mise à l’écart des représentants des sociétés civiles du Sud et qu’ils exigent que l’engagement de leur pleine association soit respecté : c’est une condition intangible pour que les C2D puissent contribuer à l’intérêt des populations et au renforcement de la démocratie, et non à des manœuvres politiques partisanes ou à des investissements productifs peu utiles en termes de développement.\n\n\nContacts Presse :\nVéronique de La Martinière | CCFD-Terre Solidaire | 01 44 82 80 64 | 06 07 77 05 80\n\nNotes aux rédactions :\n[1] les C2D sont des mécanismes de refinancement par dons mis en place au début des années 2000 par la France pour annuler la dette des pays pauvres très endettés. Il ne s’agit pas d’une annulation sèche, contrairement aux décisions prises par les autres pays du G7.\n\n[2] Arrêt n°61 de la chambre administrative de la Cour Suprême de la République de Côte d’Ivoire du 15 mai 2014.\n\n* Organisations membres de Dette et Développement : AITEC (Association internationale des techniciens, experts et chercheurs - ATTAC France - CADTM France (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde)- CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) - CFDT (Confédération Française et Démocratique du Travail) - CGT (Confédération Générale du Travail) - CORREF (Conférences des Religieuses et Religieux en France) - CRID (Centre de Recherche et d'Information pour le Développement) - DCC (Délégation catholique pour la coopération) - France Volontaires - Justice et Paix - Oxfam France - Réseau Foi et Justice Afrique-Europe - Secours Catholique-Caritas France - Sherpa - SEL (Service d’entraide et de liaison) - Service Protestant de Mission-DEFAP - Survie - Vision du Monde France\n\nOrganisations Soutiens : ASPAL (Association de solidarité avec les peuples d’Amérique latine) - ATD Quart monde - CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) - France libertés (Fondation Danielle Mitterrand) - Les Amis de la Terre - MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié des peuples) - RENAPAS (Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud) - RITIMO - Secrétariat général de l’enseignement catholique - Terre des hommes/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contrats-de-desendettement-en-afrique-quel-avenir-sans-la-societe-civile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/contrats-de-desendettement-en-afrique-quel-avenir-sans-la-societe-civile/","name":"Contrats de désendettement en Afrique : quel avenir sans la société civile ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-07-09T17:30:48+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:17:22+00:00","description":"Jeudi 10 juillet se tient au Cameroun le premier Comité d’organisation stratégique (COS) de l’année 2014, dont l’objectif est d’assurer le suivi des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrer-est-un-droit-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-lhomme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrer-est-un-droit-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-lhomme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Migrer est un droit, inscrit dans la Déclaration des droits de l’Homme »","datePublished":"2014-12-18T15:49:21+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrer-est-un-droit-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-lhomme/"},"wordCount":1140,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Forum social mondial","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Thérèse Collinet, chargée de mission au CFFD-Terre Solidaire, a accompagné au Forum social mondial des migrations (FSM), qui s’est tenu du 5 au 8 décembre à Johannesburg, une délégation de neuf bénévoles du réseau thématique “Migrations”. L’enjeu : se nourrir des expériences d’autres associations, parmi les 186 mouvements sociaux venus de 57 pays, pour impulser de nouvelles dynamiques au sein du CCFD-Terre Solidaire. Bilan. \n\n\n\nQuel était votre objectif en partant au FSM ? \n\nChercher des idées neuves, pour changer le regard et faire autrement sur la question des migrations. La France est dans un repli et une logique sécuritaire tellement installée qu’on a du mal à penser autrement la migration. L’enjeu fort pour le CCFD-Terre Solidaire était surtout d’être à l’écoute. \n\nRenée Gaude, du réseau thématique migrations, a bien résumé l’esprit de cette rencontre en rentrant du FSM : « Les migrations sont toujours perçues comme un drame humain, une menace ou un problème. Migrer est pourtant un droit, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Les participants du FSM ont souligné que les migrants ne sont pas des marchandises, qu'ils sont des êtres humains et qu’aucun être humain n’est illégal…»\n\n\nQuelles sont les expériences qui vous ont le plus marqué ?\n\nL’exemple du Brésil a été abordé dans un atelier sur le rôle des collectivités locales. La ville de Sao Paulo a créé un bureau spécial des migrations, intégré à son département des droits humains. Ce bureau veut permettre aux migrants de mieux comprendre leurs droits et leur fournir des lieux d’accueil, des solutions rapides pour un hébergement d’une capacité de 600 à 700 personnes. Ce qui reste faible à l’échelle d’une mégalopole telle que Sao Paulo. \n\nL’approche est très ouverte et montre une volonté d’accueil. Les migrants sont plutôt perçus comme un atout. Au Brésil, même les sans papiers ne sont pas criminalisés... Le secrétaire de ce bureau des migrations mis en place à Sao Paulo est issu de la société civile. En tant qu’ancien directeur de l’association Espacio Sin Fronteras (Espace sans frontières), il fait le même travail dans le cadre d’une autorité locale publique. Ce qui lui donne une autre envergure.\n\n\nQu’avez-vous appris, du côté des migrations africaines ?\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a remis l’accent au FSM sur les routes migratoires. Le CCFD-terre Solidaire a fait ces dernières années un travail important avec ses partenaires pour sécuriser ce parcours et faire des points d’étapes. Il s’agit de créer des points d’accueils pour ces migrants parfois perdus et livrés à eux-mêmes. \n\nLa Maison du migrant de Gao, au nord du Mali, a fermé pendant la crise. Le père Anselme, de Caritas Gao, s’est replié sur Niamey (Niger) parce que la zone était devenue trop dangereuse. La maison a été rouverte, mais le CCFD-Terre Solidaire a pris conscience d’une situation de plus en plus difficile au Niger. \n\nLe dispositif européen Frontex fait pression sur les contrôles migratoires partout en Afrique, et de plus en plus de migrants se retrouvent piégés à Niamey. Dans l’atelier sur les routes migratoires dans l’espace Sahel-Sahara, organisé avec Caritas Gao, Caritas Nouadhibou et Alternative Espace Citoyen, une association basée au Niger, le groupe thématique « migrations » s’est rendu compte que nos politiques migratoires vont à l’encontre des valeurs d’accueil de pays comme le Niger ou le Mali. Avant, ils ne se posaient pas la question d’accueillir ou non des étrangers…\n\n\nLe dispositif Frontex n’a-t-il aucun impact sur les migrations ? \n\nLa pauvreté est telle que beaucoup continuent de migrer, au péril de leur vie, ce qui commence à se savoir dans les sociétés d’où ils partent, mais ne les empêche pas de tenter la traversée vers l’Europe. Vivre dans la précarité totale dans des enclaves comme Ceuta paraît préférable à certains que survivre chez soi sans perspectives d’avenir. \n\nLa politique du CCFD-Terre Solidaire consiste à donner toutes les informations aux migrants pour qu’ils fassent leur choix en connaissance de cause – sans leur faire la morale. La mise en réseau de différents partenaires a permis, avec des moyens qui restent très faibles, de sécuriser leur parcours avec une réponse citoyenne.\n\nNous revenons tous renforcés dans cette conviction, portée par le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires, qu’une gouvernance internationale des migrations s’impose, et que le modèle sécuritaire imposé par l’Europe n’est pas, ne doit pas être la seule réponse possible à la question des migrations.\n\nQuelles autres thématiques retenez-vous du FSM ?\n\nNous avons été marqués par un atelier sur le travailleur migrant et notamment sur les conditions de travail des pêcheurs de la région du Mékong (Thaïlande, Cambodge et Vietnam), qui relèvent du trafic humain et de l’esclavage. \n\nTrois associations de la région du Mékong qui travaillent sur cette problématique ont développé des liens avec les consommateurs en Europe, pour dénoncer les conditions dans lesquelles sont pêchés les poissons. Des migrants venus de Birmanie, de Thaïlande et du Cambodge cherchent à tout pris à s’en sortir. Des agences de recrutement leur font miroiter des salaires et ils se retrouvent embarqués, parfois pendant des années, à bord de navires où ils ne sont pas payés, sans possibilité de se syndiquer. \n\nLa même problématique se pose dans l’industrie textile : on ne sait plus qui sont les responsables, tant les intermédiaires se multiplient. Ces migrants passent de bateaux en bateaux, et quand un navire est arrêté, c’est impossible de remonter vers le principal responsable.\n\nQu’avez-vous retenu du côté sud-africain du FSM, qui s’est tenu à Johannesburg ? \nLe FSM s’est tenu sous l’égide de Nelson Mandela, au premier anniversaire de sa mort, ce qui était émouvant. Il s’est déroulé à Constitution Hill, sur l’ancien site d’une prison. Nous avions l’impression d’être dans la réalité de l’enfermement des migrants, avec ces murs, ces barreaux… Un symbole fort. \n\nCes quelques jours nous ont permis de déconstruire certaines idées sur la « nation arc-en-ciel », avec une réalité plus complexe que tout ce qu’on pouvait imaginer, et une démocratie qui reste jeune et fragile. Les droits humains restent une conquête de tous les jours ! \n\nRecueilli par Sabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrer-est-un-droit-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-lhomme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrer-est-un-droit-inscrit-dans-la-declaration-des-droits-de-lhomme/","name":"\"Migrer est un droit, inscrit dans la Déclaration des droits de l’Homme\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-12-18T15:49:21+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:17+00:00","description":"Thérèse Collinet, chargée de mission au CFFD-Terre Solidaire, a accompagné au Forum social mondial des migrations (FSM), qui s’est tenu du 5 au 8 décembre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-a-lalimentation-et-justice-climatique-des-defis-indissociables/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-a-lalimentation-et-justice-climatique-des-defis-indissociables/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Droit à l’alimentation et justice climatique, des défis indissociables","datePublished":"2015-10-27T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-a-lalimentation-et-justice-climatique-des-defis-indissociables/"},"wordCount":589,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La COP 21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, a pour ambition affichée la signature d’un accord mondial de lutte contre les changements climatiques. L’enjeu est que les États participant à cette conférence des Nations unies s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, pour limiter la hausse moyenne de la température mondiale en dessous de + 2 °C à l’horizon 2100. \n\nDepuis un an maintenant, le CCFD-Terre Solidaire impulse, avec d’autres organisations, une dynamique pour sensibiliser le public aux enjeux d’une nécessaire transition écologique et sociale (voir Faim et Développement n° 286). Dans ce cadre, il a aidé à la création de la Coalition climat 21 qui coordonne l’ensemble des actions de la société civile. Le gouvernement français vient d’accorder à cette Coalition le label « Grande cause nationale », lui offrant ainsi un accès gratuit aux radios et télévisions publiques. Plusieurs millions d’auditeurs et téléspectateurs seront donc sensibilisés à travers des clips dont le slogan est : « si on ne fait rien, personne ne le fera à notre place ». \n\nDans cette dernière ligne droite, le CCFD-Terre Solidaire insiste pour que cet accord fasse le lien entre le droit à l’alimentation et les changements climatiques, ce qui n’est pas le cas dans le texte de pré-accord. L’ensemble de la communauté scientifique et les acteurs de terrain (comme la Fédération des paysans du Fouta-Djalon de Guinée, voir p. 24) font ce lien : réduction des terres fertiles, fréquence et intensité accrues des inondations et des sécheresses... Si les décisions politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux, 600 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir de la faim à l’horizon 2080. Et ce ne sont pas de « fausses » solutions comme les agrocarburants ou cette nébuleuse « Alliance mondiale pour l’agriculture intelligente face au climat » (Gacsa, voir p.16), qui vont relever ce défi. \n\nDroit à l’alimentation et lutte contre le changement climatique doivent être pensés ensemble ! C’est ce que j’ai dit au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d’une conférence publique en mai dernier, et au Président de la République, il y a quelques semaines, au cours d’un rendez-vous avec une dizaine d’autres représentants d’ONG. Le pape François l’affirme dans son encyclique Laudato si’ : « Il y a une grande variété de systèmes alimentaires ruraux de petites dimensions qui continuent à alimenter la plus grande partie de la population mondiale. [...] Les autorités ont le droit et la responsabilité de prendre des mesures de soutien clair et ferme aux petits producteurs... »  (§ 129).\n\nParallèlement à la COP 21, des organisations de la société civile porteront nos propositions à travers des conférences, un village des alternatives... et affirmeront que des solutions existent : agricultures familiales, agroécologie, agroforesterie. Nous y participerons avec une vingtaine de partenaires. \n\nEn amont de la COP 21, les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire organisent plusieurs dizaines d’événements, seuls ou avec d’autres, comme à Charleville-Mézières (voir p. 33). Je vous invite à venir nous rejoindre, en particulier pour la grande manifestation du 12 décembre à Paris. Ensemble, mobilisons-nous pour un monde plus respectueux de l’environnement et plus juste !  \n\n\n\nCet édito est paru dans Faim et Développement, le magazine de reportage de la solidarité internationale, d'octobre 2015. Vous souhaitez lire les articles mentionnés, abonnez-vous à Faim et Développement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-a-lalimentation-et-justice-climatique-des-defis-indissociables/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-a-lalimentation-et-justice-climatique-des-defis-indissociables/","name":"Droit à l’alimentation et justice climatique, des défis indissociables - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-10-27T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:07+00:00","description":"La COP 21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, a pour ambition affichée la signature d’un accord mondial de lutte contre les changements","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire-pour-lapres-guerre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire-pour-lapres-guerre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Centrafrique : le plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire pour l’après-guerre","datePublished":"2014-03-07T15:03:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire-pour-lapres-guerre/"},"wordCount":848,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire poursuit un plaidoyer axé sur une approche globale, pour la reconstruction de la Centrafrique. La paix durable passe aussi par la sécurisation des sites miniers, pour empêcher les minerais “du sang” de financer les groupes armés.\n\n\n\nQuatre membres de la société civile de Centrafrique, soutenus par le CCFD-Terre Solidaire, sont venus fin septembre alerter à Paris et New York des risques de violences inter-religieuses dans leur pays. La communauté internationale, après des mois d’attentisme, a finalement réagi. Le 5 décembre, la France est intervenue sous mandat onusien. Michel Djotodia, le président issu de la rébellion Séléka venue du nord et soutenue par une minorité musulmane (15% de la population), a démissionné le 10 janvier. Un gouvernement de transition a été mis en place par la nouvelle présidente, Catherine Samba-Panza, mais les exactions se sont amplifiées. Dans la seule ville de Bangui, la capitale, les agences onusiennes dénombraient 450 000 personnes déplacées fin janvier. Alors que les populations musulmanes fuient vers le Tchad, un bilan global des violences, difficile à dresser, porterait sur 8 000 morts depuis janvier 2013.\n\n« Les Centrafricains doivent être au cœur du processus de retour à la paix », affirme Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire. L’un des objectifs du programme relancé en 2012 en RCA par le CCFD-Terre Solidaire, avant que les troubles n’éclatent, consistait à renforcer la société civile et répondre aux trois causes profondes du conflit dans ce pays : la compétition sur les ressources naturelles, les tensions identitaires et la mauvaise gouvernance politique... Plus que jamais, les responsables de l’administration locale, des églises et des associations sont incités à faire front uni, pour pacifier et reconstruire le pays. \n\nUne approche opératoire globale\n\nLa gravité de la crise en Centrafrique a conduit le CCFD-Terre Solidaire à suivre une ligne à la fois « politique et opératoire ». Sur le plan politique, il s’agit d’éviter que le pays et ses immenses besoins ne retombent dans l’oubli, après un processus électoral qui devrait marquer la sortie de crise. « Les élections ne vont pas tout résoudre», estime Bruno Angsthelm. « Les politiques ont échoué et sont responsables de la crise. Il faut construire des outils plus larges, des mécanismes de représentation qui donnent de la légitimité à d’autres acteurs, susceptibles de jouer le rôle de contre-pouvoirs ». \nLe volet opératoire du plaidoyer découle de ce constat : la réhabilitation des infrastructures et le dialogue entre communautés doit s’engager le plus tôt possible. « Il ne faut pas tout miser sur les ONG internationales. Les acteurs locaux ont été pillés, mais ce sont eux qui doivent être prioritaires car ils sont proches des populations et seront toujours là demain, quand les ONG internationales seront parties », explique le chargé de mission Afrique. L’une des pistes sur lesquelles travaille le CCFD-Terre Solidaire consiste à tester un dispositif à Bossangoa, une région du nord où les violences entre chrétiens et musulmans ont déchiré les communautés. Un comité de pilotage sera dirigé par le préfet, avec tous les acteurs du territoire, appuyé par ACORD, une ONG panafricaine partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pour faire un diagnostic précis des besoins de la reconstruction, village par village. Ensuite, ils pourront financer tout un ensemble de projets pour répondre de manière globale à la crise. « Il faut une approche inclusive par territoire, pour aborder aussi les questions inter-religieuses et mettre en place des dispositifs de démobilisation des milices anti-balakas ». Un modèle qui va dans le sens du développement durable, de la gouvernance locale et de la traçabilité des fonds, nécessaire à la mobilisation des fonds nécessaires à la réhabilitation. \n\nSécuriser les sites miniers  \n\nLa sécurité reste la condition première du retour à la paix. Le CCFD-Terre Solidaire soutient donc l’envoi de Casques bleus, pour faciliter le désarmement et la démobilisation des combattants. « La protection des sites miniers doit faire partie du mandat onusien en Centrafrique, comme c’est le cas pour la Mission de soutien des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) », insiste Zobel Behalal, chargé du plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire. L’objectif : empêcher les groupes armés de continuer à se financer via l’exploitation illicite de minerais. Déjà, en 2010, un rapport de l’International Crisis Group (ICG) mettait en cause le financement de la rébellion par les diamants. De même, les quatre personnalités de la société civile soutenues dans leur voyage à Paris et New York par le CCFD-Terre Solidaire, fin septembre, dénonçaient le trafic des diamants par les rebelles de la Séléka. D’où la nécessité d’aller plus loin que la simple suspension de la Centrafrique du processus de Kimberley, pour donner un mandat aux forces militaires d’interposition leur permettant de sécuriser les sites miniers où les rebelles sont présents. \n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire-pour-lapres-guerre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-le-plaidoyer-du-ccfd-terre-solidaire-pour-lapres-guerre/","name":"Centrafrique : le plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire pour l’après-guerre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-07T15:03:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:15+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire poursuit un plaidoyer axé sur une approche globale, pour la reconstruction de la Centrafrique. La paix durable passe aussi par la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-assises-du-developpement-et-de-la-solidarite-internationale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-assises-du-developpement-et-de-la-solidarite-internationale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bilan des Assises du développement et de la solidarité internationale","datePublished":"2013-03-01T14:16:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-assises-du-developpement-et-de-la-solidarite-internationale/"},"wordCount":692,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Aide publique au développement","Communiqués de presse","Développement"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les Assises du développement et de la solidarité internationale, lancées en octobre dernier par le ministre du Développement Pascal Canfin, se sont achevées aujourd'hui, vendredi 1er mars 2013, avec un discours du président de la République.\n\n\n\nFrançois Hollande a annoncé, comme cela était attendu, l'élaboration d'une loi de programmation et d'orientation sur la politique française de développement et la mise en place d'un Conseil national du développement et de la solidarité internationale - espace pérenne de concertation entre pouvoirs publics et acteurs non gouvernementaux sur les enjeux de développement.\n\n\n« Il s'agit d'une première étape bienvenue. Mais il faudra être attentifs à sa déclinaison opérationnelle, pour avancer vers un vrai débat démocratique sur ces enjeux et un dispositif ambitieux de dialogue et de réflexion stratégique interministériel et avec la société civile », estime Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, 1ère ONG française de développement, et administrateur de Coordination SUD.\n\n\nPendant les Assises, les situations d'incohérence entre les objectifs de développement et les choix de nos Etats en matière économique, financière, énergétique, commerciale, ont été largement débattues: flux financiers illicites et évasion fiscale qui siphonnent les ressources des pays en développement, impacts des activités des multinationales sur les populations vulnérables des pays du Sud, développement de la filière d'agrocarburants industriels qui pèse sur les agricultures familiales de ces pays et la sécurité alimentaire mondiale, changement climatique qui affecte en premier lieu les populations rurales des pays du Sud qui n'en sont pas responsables.\n\n\n«Le CCFD-Terre Solidaire regrette que ce principe de cohérence de l'ensemble de nos politiques publiques pour le développement n'ait pas eu la place qu'il méritait dans le discours du président de la République. Il faut pourtant avancer concrètement pour mettre fin à ces situations d'incohérence, en privilégiant une approche basée sur le respect des droits humains, et mettre en place un dispositif institutionnel structuré pour éviter d'en laisser de nouvelles se développer », précise Bernard Pinaud, qui a animé la participation des ONG au chantier des Assises sur ce sujet.\n\n\nPar ailleurs, nous regrettons que nos recommandations sur la nécessaire rénovation de la politique française d'aide au développement et la nécessaire exemplarité de l'Etat et de ses opérateurs en matière d'utilisation des fonds publics dédiés au développement n'aient trouvé qu'un faible écho dans le discours du Président. Nous espérions des engagements forts :\n\n\n\n encadrement du recours, au nom du développement, à des intermédiaires financiers ou à des investisseurs privés qui répondent à une logique différente de rentabilité économique. Nous regrettons notamment que la question du partenariat public-privé ait été largement mise en avant, sans que rien ou très peu ne soit dit sur la nécessité d'encadrer les activités des entreprises et s'assurer que leurs impacts négatifs ne coûtent pas plus cher à la société que la richesse qu'ils produisent ; rupture avec les pratiques malsaines de l'Aide publique au développement française (aide liée aux intérêts commerciaux des entreprises françaises, politique de prêts irresponsable aux pays en développement, etc).\n\n\nEt cela renvoie plus globalement à la question de la vision du développement : « La réalisation d'objectifs de développement ne peut être déléguée au seul secteur privé ; il faut au contraire relégitimer l'action publique, réaffirmer la responsabilité collective des Etats pour la défense des biens communs, avancer sur les enjeux de régulation des acteurs économiques mondialisés et inscrire l'action de développement dans un objectif ambitieux de transition écologique, économique, sociale et démocratique globale », conclut Bernard Pinaud.  \n\n\nPlus d'informations\n\n\nContact : Karine Appy, 06 66 12 33 02, 01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-assises-du-developpement-et-de-la-solidarite-internationale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-assises-du-developpement-et-de-la-solidarite-internationale/","name":"Bilan des Assises du développement et de la solidarité internationale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-01T14:16:00+00:00","description":"Les Assises du développement et de la solidarité internationale, lancées en octobre dernier par le ministre du Développement Pascal Canfin, se sont","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/enfants-et-adolescents-travailleurs-au-perou-des-citoyens-a-part-entiere/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/enfants-et-adolescents-travailleurs-au-perou-des-citoyens-a-part-entiere/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Enfants et adolescents travailleurs au Pérou : des citoyens à part entière","datePublished":"2016-01-07T09:48:38+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/enfants-et-adolescents-travailleurs-au-perou-des-citoyens-a-part-entiere/"},"wordCount":1307,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Jeunesse","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Pérou, près de trois millions d’enfants et adolescents travaillent pour subvenir aux besoins de la famille, voire même pour financer leur scolarité. Le mouvement de jeunes Manthoc, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, considère ces derniers comme des citoyens capables de réfléchir et de décider par eux-mêmes.\n\nDes rythmes latinos et une odeur de bananes frites s’échappent d’une maison à la façade bleue, située dans le quartier difficile de Yerbateros, dans la banlieue de Lima, la capitale du Pérou.\n\nUne trentaine d’enfants et une poignée d’adultes confectionnent dans la bonne humeur des jus de fruit naturels et des plats cuisinés qui seront ensuite vendus aux riverains. L’argent permettra de financer en partie le fonctionnement du Manthoc (Mouvement d’adolescents et enfants travailleurs, fils d’ouvriers chrétiens), partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui commémore cette année ses 40 ans d’existence.\n\nUne fois les recettes maîtrisées, les enfants et adolescents pourront les réaliser pour leur propre compte et les vendre sur les marchés ou dans la rue. Grâce à l’argent gagné, ils pourront aider leur famille, et pour certains, continuer à aller à l’école.\n\nAvec comme objectif de « permettre aux enfants et aux adolescents travailleurs de construire leur citoyenneté », le Manthoc a été créé en 1976 par des adolescents issus des Jeunesses ouvrières chrétiennes (JOC). Le Pérou était alors marqué par la dictature et une situation économique désastreuse.\n\nQuarante ans plus tard, si l’on s’en tient aux indicateurs économiques, le pays va mieux. Depuis dix ans, le taux de croissance annuel moyen du pays est de 6% et le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté a sensiblement diminué, passant de 58,7 % en 2004, à 23,9 % en 2013.\n\nPourtant, dans ce pays de 31 millions d’habitants, 60% de la population active travaille toujours dans le secteur informel. Soit 17 millions de personnes parmi lesquelles 2,9 millions d’enfants âgés de 6 à 17 ans[[source : Institut de la Statistique du Pérou (INEI).]].\n« Des citoyens à part entière »\n« C’est vrai que la situation économique s’est globalement améliorée dans le pays,  explique  Patricia Ribeira, l’une des responsables du Mouvement. Mais comme sur le reste du continent, le travail des enfants est une réalité  qu’il nous est impossible d’ignorer, car cela fait partie intégrante de notre culture. Pour les Péruviens il est d’ailleurs presque « naturel » que les enfants assument un certain nombre de tâches. Et, souvent, les familles ne s’en sortiraient pas si elles ne pouvaient pas compter sur leurs enfants ». \n\nD’autant qu’au sein de nombreuses familles pauvres, le travail des enfants est indispensable pour pouvoir financer leur propre scolarisation. L’école publique est certes gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 11 ans. Mais les uniformes et les fournitures scolaires demeurent des postes de budget très lourds pour des foyers modestes.\n\n« A travers leur travail, ces enfants participent à l’économie du pays,  assure Gisela Correa, une autre responsable du mouvement. Nous les considérons donc comme des citoyens à part entière, capables de réfléchir en se basant sur leur vécu. Et nous les poussons à agir pour obtenir le respect et la reconnaissance de leur existence et de leurs droits de la part du reste de la société, avec un minimum de participation des adultes ». \n\nD’où l’idée d’offrir à ces enfants et adolescents travailleurs (les \"Nats\")[[Ninos y adolescentes trabajadores (enfants et adolescents travailleurs)]], la possibilité de « défendre le droit à un travail digne, d’améliorer leurs conditions de travail, de santé, d’éducation et de promouvoir (ces derniers) comme des acteurs sociaux capables de participer à la construction d’une société plus juste ».\nBref ne pas être considérés comme des victimes ou même des acteurs passifs, mais bien comme des acteurs responsables.\n\n\n« Les enfants travailleurs ont des droits »\n\n« Nous avons beau être jeunes, nous avons notre point de vue sur la manière dont nous voulons et devons être considérés par l’ensemble de la société », assure Jean-Pierre Orosco Ruiz, 18 ans, délégué national du Manthoc.\n\nCe jeune homme élancé, originaire de la région amazonienne du Pérou, a commencé à travailler dès l’âge de dix ans en vendant des sachets de pulpe de fruit et des chocolats dans la rue. « Je n’ai pas été forcé à travailler car c’est une chose évidente pour tous les enfants qui vivent dans des familles pauvres. C’est comme un devoir moral que d’aider nos parents à nourrir la famille ».\n\nUn « devoir » difficile à comprendre vu d’Europe. « Pour nous, travailler quand on peut le faire, c’est se sentir faire partie de la famille », explique pour sa part Nicole Delacruz, 14 ans, employée depuis l’âge de huit ans dans une échoppe d’un marché de Lima. Et ce, alors même que la loi péruvienne interdit le travail pour les enfants âgés de moins de 14 ans, voire même 12 ans s’ils sont accompagnés de leurs parents.\n\n« Dans la mesure où les enfants et les et adolescents travaillent,  ils doivent être traités comme des sujets responsables et respectés », estime Melissa Cajatillo, 27 ans, qui a intégré le Manthoc il y a 20 ans. « Comme beaucoup, j’ai commencé à travailler très tôt avec ma mère et j’ai pris conscience de l’importance du travail ». \nGrâce au Manthoc, Melissa a surtout compris que son travail avait une valeur et qu’elle avait des droits. « Aujourd’hui, conclut celle qui a entrepris des études pour devenir avocate, je pense que le travail des enfants ne doit pas être un devoir mais un droit. Car le travail n’est pas seulement un concept d’ordre économique. C’est aussi une forme de la solidarité au sein même de la famille ».\nFaire connaître leurs revendications\nC’est d’ailleurs sur cette base que, depuis une quarantaine d’années, le Manthoc a élaboré toute une série d’actions. « Nous travaillons sur plusieurs axes, détaille Patricia Ribeira. Il y a notamment des actions de formation  destinées aux enfants et adolescents pour leur permettre d’acquérir des compétences et une vision critique de leur réalité. Nous travaillons également sur l’incidence sociale et politique, en faisant en sorte que leurs voix soient écoutées par les organisations publiques et privées dans l’élaboration de politiques publiques sur le thème du droit des enfants et des adolescents travailleurs. Nous favorisons également le développement par les enfants et adolescents eux-mêmes de campagnes de sensibilisation de l’opinion publique sur leurs revendications, notamment celles d’être des acteurs économiques et sociaux reconnus ».\nLa scolarité des enfants travailleurs, enjeu majeur\nMais l’un des piliers du travail développé par le Manthoc reste la scolarité, dans un pays où, chaque année, des milliers d’enfants abandonnent l’école pour des raisons économiques.\n\nAvec, en particulier « l’École productive Intégrale » : « L’idée est d’associer l’école et le travail », rappelle Gisela Correa. Concrètement, les élèves qui apprennent à confectionner un plat ou un gâteau, travailleront également l’orthographe en écrivant la recette, étudieront les mathématiques avec les proportions de chaque ingrédients ou encore la géographie en cherchant la provenance des produits utilisés ».   C’est ce qu’on fait d’ailleurs les enfants et adolescents qui participent à la « Journée d’activité économique ».\n\nAvec toutefois un plus : la possibilité de goûter leur « production » avant d’aller la vendre aux passants. Enfin s’il en reste.\n\nJean-Claude Gerez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/enfants-et-adolescents-travailleurs-au-perou-des-citoyens-a-part-entiere/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/enfants-et-adolescents-travailleurs-au-perou-des-citoyens-a-part-entiere/","name":"Enfants et adolescents travailleurs au Pérou : des citoyens à part entière - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-01-07T09:48:38+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:06+00:00","description":"Au Pérou, près de trois millions d’enfants et adolescents travaillent pour subvenir aux besoins de la famille, voire même pour financer leur scolarité. Le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-senateurs-francais-sinvitent-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-senateurs-francais-sinvitent-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les sénateurs français s&rsquo;invitent dans la lutte contre les paradis fiscaux","datePublished":"2012-07-24T11:17:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-senateurs-francais-sinvitent-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/"},"wordCount":587,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Fraude fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Publication du rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale, voté à l’unanimité le 17 juillet 2012\n\n\n\nLes Sénateurs français de la commission d'enquête ont plongé plusieurs mois dans l'univers de la finance opaque et des paradis fiscaux : plus de 800 milliards d'euros de flux financiers illicites qui s'échappent chaque année des pays en développement ; des directeurs de banques qui assument des charges diplomatiques pour la France dans les paradis fiscaux, des noms qui disparaissent mystérieusement des listes de comptes bancaires suisses... Après six mois de travail, des dizaines d'auditions - dont celle du CCFD-Terre Solidaire avec la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, le 24 avril 2012 - et des voyages à Jersey ou à la City, les sénateurs rendent leur copie.\n\nLeur diagnostic est édifiant. Ils ont compris comment le système complexe de la finance offshore permet aux riches particuliers et aux grandes entreprises de s'affranchir des lois nationales de leurs pays d'origine, dissimulant entre 17 000 et 25 500 milliards d'euros dans les paradis fiscaux [[Rapport du Tax Justice Network, The price of offshore revisited, Juillet 2012]]. En cause, ces petits territoires qui se sont littéralement vendus aux enchères, modifiant leur législation à la demande des plus offrants et qui précipitent aujourd'hui tous les Etats du monde dans une course infernale au moins disant fiscal et à la dérégulation. « Face à cet inquiétant hold up de la souveraineté, c'est une excellente nouvelle de voir que les parlementaires français souhaitent s'impliquer durablement dans la lutte contre les paradis fiscaux et exigent de renforcer la coopération européenne sur le sujet », déclare Mathilde Dupré, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire.\n\nFace à l'échec des dispositifs actuels contre l'évasion fiscale et alors que l'Etat français peine à trouver les ressources nécessaires pour financer des politiques publiques de qualité, ce vote à l'unanimité est une preuve que les sénateurs français veulent renforcer l'action du gouvernement sur le sujet.\n\nPour susciter le débat démocratique et se doter d'outils plus performants destinés à mettre fin à ce pillage des ressources de l'Etat, les sénateurs français multiplient les recommandations. On retiendra notamment : la révision de la liste française des paradis fiscaux, la transparence comptable pays par pays pour les entreprises, l'intégration de la dimension fiscale dans la sphère de responsabilité de l'entreprise et le rôle accru pour différentes parties prenantes au sein de l'entreprise y compris les institutions représentatives du personnel, le travail sur les sanctions pénales, l'exemplarité pour les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation, la création d'un registre européen des trusts et un autre des comptes bancaires, l'assiette commune obligatoire pour l'impôt sur les sociétés ou les sanctions européennes contre les paradis fiscaux.\n\n« Ces mesures s'inspirent largement des recommandations développées depuis près de 6 ans par la société civile », affirme Mathilde Dupré, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire. « Non seulement, elles doperont l'efficacité de la lutte contre l'évasion fiscale en France mais elles devraient également permettre de mettre fin à certaines pratiques de nos entreprises françaises et européennes, à l'origine de l'hémorragie des ressources dans les pays en développement »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-senateurs-francais-sinvitent-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-senateurs-francais-sinvitent-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/","name":"Les sénateurs français s'invitent dans la lutte contre les paradis fiscaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-07-24T11:17:00+00:00","description":"Publication du rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale, voté à l’unanimité le 17 juillet 2012 Les Sénateurs français de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-declarations-de-locde-sur-les-negociations-fiscales-internationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-declarations-de-locde-sur-les-negociations-fiscales-internationales/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Réaction aux déclarations de l’OCDE sur les négociations fiscales internationales","datePublished":"2021-07-01T19:02:38+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-declarations-de-locde-sur-les-negociations-fiscales-internationales/"},"wordCount":590,"commentCount":14,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, 1er juillet 2021\n\nLe cadre inclusif de l’OCDE vient de publier une déclaration présentant les grandes lignes de la proposition de réforme des règles fiscales internationales, qui devrait être finalisée en octobre prochain. Dans la suite du G7, ce document précise les propositions chapeautées par l’OCDE qui n’avait pas publié de document sur les négociations depuis l’automne dernier. \n\n\n\nMalheureusement, l’architecture des réformes présentée ne répond pas aux failles du système fiscal et risque d’accentuer les inégalités du système fiscal au détriment des pays en développement.\n\n\nRéallocation des droits à taxer : un nouveau système très limité\n\n“Le document publié aujourd’hui confirme nos grandes inquiétudes sur les réformes fiscales discutées à l’OCDE. Une réforme juste et efficace du système fiscal devrait enfin permettre aux Etats d’imposer les entreprises en fonction des activités réalisées sur leurs territoires, et de toute évidence, ce ne sera pas le cas. Plutôt que de réformer les règles d’imposition de toutes les multinationales, qui sont toutes à même de faire des transferts de bénéfices entre filiales, les nouvelles règles d’imposition (“pilier 1”) concerneraient une part extrêmement restreinte des bénéfices d’une centaine de multinationales seulement, redirigée vers les pays de marché uniquement, en fonction notamment du lieu de consommation des biens ou services. C’est terriblement limité.“ déclare Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.  \n\n\nTaux minimum : une architecture au bénéfice des pays riches\n\n“Le principe d’un taux minimum effectif en discussion (“pilier 2”) est intéressant en soi, mais le diable est dans les détails. Au lieu de permettre à chaque Etat d’en profiter, il sera appliqué en priorité par les pays qui abritent les sièges des multinationales. C’est profondément injuste pour les pays les plus pauvres, qui abritent peu de sièges de multinationales mais subissent eux aussi les pratiques d’évasion fiscale : ils ne pourront pas récupérer de bénéfices à imposer. Le taux mis en avant, d’ “'au moins 15%”, est trop bas pour arrêter la course au moins-disant fiscal : il risque d'entraîner une course à la baisse des taux, et d’entériner une imposition faible des multinationales. \n\nAu final, ces réformes risquent d’être à la fois injustes, trop limitées et trop complexes. Une fois de plus, les pays du Sud risquent d’être les grands perdants des réformes dominées par les intérêts des pays riches. Pourtant, ces derniers font actuellement pression sur les pays du Sud pour qu’ils soutiennent cet accord, quand bien même il leur serait défavorable. ” conclut Lison Rehbinder.\n\nNotes aux rédactions :\nCette proposition de l’OCDE sera à l’agenda du G20 Finances des 9-10 juillet, puis devrait être finalisée d’ici au sommet officiel du G20 d’octobre. \n9 pays du Cadre Inclusif, qui comprend 139 pays, n’ont pas signé cette déclaration. Il s’agit de deux paradis fiscaux - Barbade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, deux pays européens - la Hongrie et l’Estonie -, et quatre pays en développement - le  Kenya, le Nigeria, le Pérou et le Sri Lanka.\n\nContact :\nSophie Rebours, s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, \nLison Rehbinder, l.rehbinder@ccfd-terresolidaire.org, 06 31 29 11 60."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-declarations-de-locde-sur-les-negociations-fiscales-internationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-aux-declarations-de-locde-sur-les-negociations-fiscales-internationales/","name":"Réaction aux déclarations de l’OCDE sur les négociations fiscales internationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-07-01T19:02:38+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:39:36+00:00","description":"Paris, 1er juillet 2021 Le cadre inclusif de l’OCDE vient de publier une déclaration présentant les grandes lignes de la proposition de réforme des règles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/visite-du-bureau-du-ccfd-au-vatican/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/visite-du-bureau-du-ccfd-au-vatican/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Visite du bureau du CCFD au Vatican","datePublished":"2008-04-08T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/visite-du-bureau-du-ccfd-au-vatican/"},"wordCount":193,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Comme chaque année, le bureau du CCFD s'est rendu au Vatican pour y rencontrer les cardinaux en lien avec la mission du CCFD.\n\n\n\nLe bureau du CCFD, Joël Thomas (président), Martial Lesay (trésorier), Jacques Matthys (secrétaire), Jacques Turck (aumônier) et Antoine Malafosse (Délégué génral) s’est rendu à Rome du 2 au 5 avril pour sa traditionnelle visite annuelle.\n\nCette visite a pour objectif d’informer les personnes rencontrées des activités en cours du CCFD et de recevoir les souhaits et recommandations que nos interlocuteurs peuvent formuler. Les différents entretiens se sont très bien déroulés dans un climat de grande confiance.\n \nLe bureau a rencontré cette année :\n• le Cardinal Agostino Marchetto, Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement\n• le Cardinal Jean-louis Tauran, Conseil Pontifical pour le dialogue Inter-religieux\n• Mgr François Duthel, Secretairie d’Etat\n• Mgr Karel Kasteel, Conseil pontifical Cor Unum\n• Cardinal Renato Martino Conseil Pontifical Justice et Paix.\n \nLe bureau du CCFD a également profité de sa visite pour accorder une interview à Radio Vatican.\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/visite-du-bureau-du-ccfd-au-vatican/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/visite-du-bureau-du-ccfd-au-vatican/","name":"Visite du bureau du CCFD au Vatican - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-04-08T00:00:00+00:00","description":"Comme chaque année, le bureau du CCFD s'est rendu au Vatican pour y rencontrer les cardinaux en lien avec la mission du CCFD. Le bureau du CCFD, Joël","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tournés vers cet horizon d’un monde de paix et de partage qui reste à inventer #60 ans","datePublished":"2021-06-14T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-14T18:01:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/"},"wordCount":681,"commentCount":23,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Salariee-du-CCFD-Terre-Solidaire-2016-2_0151-scaled.jpg","keywords":["Développement","Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"1961 : répondant au double appel du pape Jean XXIII et du directeur de la FAO, quelques organisations catholiques se rassemblent pour engager une première campagne d’appel au don. Leur but : éradiquer la faim dans le monde. Au cœur des Trente Glorieuses, les images d’enfants, de femmes et d’hommes faméliques sont insupportables à l’opinion publique. Les Occidentaux sont alors convaincus d’être entrés dans l’ère du progrès.\n2021 : le CCFD-Terre Solidaire fête ses 60 ans ; une drôle d’année pour un anniversaire !\nMais qu’avons-nous à fêter, vraiment ? En 2021, la faim demeure une réalité et réapparaît de manière aiguë dans bon nombre de pays (voir p. 48). Ainsi, le Liban que nous avions cru épargner plonge dans la misère et le chaos après des années de crise politique et de corruption (p.11).\n\nQu’avons-nous à fêter ? Nous avons cessé de croire que croissance et promotion humaine sont liées. Notre modèle de développement est à la racine d’un effondrement écologique sans précédent, dont les plus vulnérables sont les premières victimes. Que voulons-nous dire alors en affichant que nous sommes « pour le développement » ? (p. 4).\n\nDans l’encyclique Populorum Progressio qui a été la source de l’action du CCFD, le pape Paul VI affirmait que le développement était « le nouveau nom de la paix ». Depuis son élection, François ne cesse de nous alerter sur cette « Troisième Guerre mondiale par morceaux » qui ronge notre planète.\n\nLa pandémie – et ses incidences sur l’économie – nous a une nouvelle fois démontré les limites de notre système, dénoncé à de nombreuses reprises. Sans un changement profond de modèle qui passe par le partage des richesses, par la régulation des entreprises (p. 45) et par un autre système alimentaire basé sur l’agroécologie, le développement ne pourra bénéficier « à tout homme et à tout l’homme ».\nAlors après 60 ans d’engagement, où se trouve notre espérance ?\nNous puisons notre force dans le formidable réseau d’acteurs, composé d’organisations petites et grandes, qui, sur tous les continents, est engagé au côté des plus vulnérables pour faire reculer la misère. Ils inventent et mettent en œuvre des solutions concrètes, inspirantes.\n\nAu Proche-Orient, dans les Balkans, ou dans la région des Grands Lacs, ils créent les espaces de dialogue entre communautés, entre religions, et ouvrent de possibles chemins du « vivre-ensemble » et de la paix (p. 9 et 42). Réunis au sein du programme Tapsa, ils initient des programmes d’agroécologie avec les paysans (p 16). Autant d’actions qui, par leur exemplarité, démontrent qu’il est possible de bâtir un monde protecteur de notre terre nourricière, où chacune et chacun peut vivre pleinement et dignement.\n\nCe réseau qui agit et se développe grâce au soutien du CCFD-Terre Solidaire, nous l’appelons le « partenariat ». Ce lien si particulier tissé avec des organisations des sociétés civiles, partout dans le monde, fonde notre engagement. Fort de ces liens, nous portons la ferme conviction qu’en devenant toujours davantage frères et sœurs nous ouvrirons ensemble des chemins nouveaux pour sortir des impasses du consumérisme. Offert comme un cadeau l’année de nos 60 ans, la nouvelle encyclique sociale du pape François Fratelli Tutti conforte cette conviction. Elle nous appelle à « raviver notre vocation de citoyens de nos pays respectifs et du monde entier, bâtisseurs d’un nouveau lien social ». (p. 40)\n\nAprès 60 ans d’engagement ferme et constant, nous, acteurs et actrices du CCFD-Terre Solidaire restons plus que jamais mobilisé·e·s et tourné·e·s vers demain : vers cet horizon d’un monde de paix et de partage qui reste à inventer. Vers ce lointain qui nous est si proche.\n\nManuele Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/","name":"Tournés vers cet horizon d’un monde de paix et de partage qui reste à inventer #60 ans - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Salariee-du-CCFD-Terre-Solidaire-2016-2_0151-scaled.jpg","datePublished":"2021-06-14T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-14T18:01:17+00:00","description":"1961 : répondant au double appel du pape Jean XXIII et du directeur de la FAO, quelques organisations catholiques se rassemblent pour engager une première","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tournes-vers-cet-horizon-dun-monde-de-paix-et-de-partage-qui-reste-a-inventer/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Salariee-du-CCFD-Terre-Solidaire-2016-2_0151-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/Salariee-du-CCFD-Terre-Solidaire-2016-2_0151-scaled.jpg","width":2560,"height":2048,"caption":"CCFD"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/greves-de-la-faim-des-sans-papiers-de-lille/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/greves-de-la-faim-des-sans-papiers-de-lille/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Grèves de la faim des sans-papiers de Lille","datePublished":"2013-01-12T15:27:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/greves-de-la-faim-des-sans-papiers-de-lille/"},"wordCount":450,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour une solution immédiate qui préserve la santé des personnes grévistes. Cela fait 70 jours que près de 40 personnes sans-­papiers poursuivent une grève de la faim pour obtenir que leur droit au séjour en France soit examiné ou réexaminé. \n\n\n\nInquiètes sur les très graves conséquences qui pourraient affecter la santé voire la vie de ces personnes, nos associations appellent chaque partie à trouver d’urgence une solution de sagesse et d’humanité.\n\nNos associations, témoins de la détresse et du désespoir de très nombreuses personnes en situation irrégulière, réaffirment leur aide et leur accompagnement fraternel à toutes celles qui souhaitent voir examiner avec bienveillance leur demande de droit au séjour. Pour autant, nos associations tiennent à rappeler leur extrême réserve devant l’utilisation de l’arme de la grève de la faim. Cette pratique, brutale et violente, met en danger la santé, l’intégrité, voire la vie des personnes grévistes lorsqu’elles en viennent à considérer que c’est leur ultime recours pour se faire entendre et reconnaître dans leurs droits.\n\nPourtant le dialogue et la négociation avec les pouvoirs publics ne semblent pas fermés, le préfet du Nord ayant exprimé en quelques jours plusieurs voies pour qu’un examen humain des situations de chaque personne soit effectué par ses services.\n\nInquiètes des conséquences sur la santé des personnes,\n\nNos associations appellent les personnes grévistes à penser d’abord à se préserver des séquelles et des accidents que la poursuite du mouvement risque à tout moment de provoquer.\n\nElles appellent les responsables du Collectif des Sans –Papiers de Lille à user de la confiance que les grévistes ont portée en eux afin que rien d’irréparable ne vienne frapper telle ou telle personne.\n\nElles estiment intéressantes les dernières propositions du préfet consistant à délivrer un récépissé de séjour aux personnes grévistes. Ce délai de séjour provisoire permettrait ainsi à ces personnes de reprendre une alimentation, de se rétablir, de recevoir les soins et le suivi médical dont elles ont besoin. Il leur permettrait aussi de voir leur situation administrative examinée avec humanité par la préfecture, dans des conditions de sérénité et avec le temps nécessaire à une étude attentive de tous les éléments à faire prévaloir.\n\nRien ne justifie de continuer à risquer l’accident grave : nos associations exhortent chacun à faire preuve de responsabilité et à choisir la voie du compromis.\n\nEMMAÜS France, CCFD-Terre Solidaire, la CIMADE, Secours Catholique"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/greves-de-la-faim-des-sans-papiers-de-lille/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/greves-de-la-faim-des-sans-papiers-de-lille/","name":"Grèves de la faim des sans-papiers de Lille - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-01-12T15:27:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:09+00:00","description":"Pour une solution immédiate qui préserve la santé des personnes grévistes. Cela fait 70 jours que près de 40 personnes sans-­papiers poursuivent une grève","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Journée mondiale contre la faim : crise alimentaire, l’alerte rouge","datePublished":"2021-06-14T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-25T09:47:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/"},"wordCount":876,"commentCount":18,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/arton7003-scaled.jpg","keywords":["Covid 19","Crise alimentaire mondiale","Echos du monde","Faim","Paix et vivre ensemble","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les chiffres de la faim dans le monde atteignent des niveaux sans précédent, sous l’impact délétère de systèmes agroalimentaires obsolètes, dénoncés depuis des années, et désormais amplifiés par la crise du Covid.\nLes fonctionnaires internationaux se disent « choqués » par la permanence, à un niveau « inacceptable », de la malnutrition dans le monde.\nDébut mai, un cran était pourtant franchi lors de la présentation, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’état des crises alimentaires dans le monde : en 2020, on a recensé 820 millions de personnes en situation de « faim chronique », une hausse de 130 millions en un an. À cet indicateur révélateur de la faillite structurelle des systèmes alimentaires se superpose celui des crises ponctuelles de « faim aiguë ». : elle a affecté 155 millions de personnes dans 55 pays, soit 20 millions de plus qu’en 2019.\nEn cause, les conflits (pour les deux tiers), des chocs économiques ou des conditions climatiques extrêmes. « La pandémie de Covid a amplifié tous les facteurs d’insécurité alimentaire, frappant de plein fouet les communautés les plus vulnérables, s’alarme Janez Lenarčič, commissaire européen à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises. » Et tout laisse à penser que 2021 sera pire encore. « D’autant qu’avant la crise sanitaire, nous n’étions déjà pas en voie de résoudre les problèmes de la faim, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition », insiste Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.\nPlus d’un an après l’explosion de la pandémie mondiale, les mécanismes aggravants ont été identifiés. Là où l’économie était chancelante, des records de chômage et de pauvreté sont atteints.\nLes fermetures de frontières et de magasins ainsi que les confinements ont interrompu des circuits d’approvisionnement, les envois de fonds par les travailleurs migrants à leur famille ont baissé, le prix des denrées alimentaires a grimpé, les programmes d’aide se sont rétractés, les systèmes de santé ont été débordés.\nAu Burkina, la fermeture des marchés a tari les revenus paysans\nAu Burkina Faso, des marchés ont été fermés pour limiter la contamination par le coronavirus, mais aussi, dans la zone des trois frontières (avec le Mali et le Niger), sous l’injonction des bandes djihadistes qui tentent de rallier par la contrainte des populations villageoises à la charia (loi islamique). « La mise en veille de ces places névralgiques, pour la vie économique et sociale, a eu un impact négatif très fort sur la vie des familles paysannes, souligne Philippe Ki, coordinateur du réseau Afrique verte au Burkina Faso. Car leur économie domestique dépend beaucoup de la vente régulière de petites quantités de leurs excédents de production vivrière, indispensable source de revenus qui s’est fortement tarie. »\nPar ailleurs, la priorité donnée par l’État à la mobilisation sur les fronts de la pandémie et de la sécurité a ponctionné une partie des ressources affectées aux programmes éducatifs et sanitaires et a conduit à sélectionner plus étroitement les bénéficiaires des distributions de denrées. « L’insécurité alimentaire, endémique au Burkina Faso, subit une aggravation à bas bruit », constate Philippe Ki.\nAu Mali voisin, la crise sécuritaire a pris une ampleur très préoccupante, entre les incursions des rebelles touaregs du Nord ou des groupes islamiques et les rançons demandées par les bandes de « coupeurs de routes ». Le village de Farabougou, dans la région de Ségou, est assiégé depuis sept mois par des djihadistes qui ont brûlé les champs de riz et pillé les greniers. Les 3 000 habitants, pris en otage, vivent du parachutage de colis alimentaires.\n« Alors que les rebelles sont désormais à moins de 200 kilomètres de Bamako, il n’existe pratiquement plus de marchés dans une grande partie du nord et du centre du pays, témoigne Mohamed Haidara, coordonnateur d’Afrique verte Mali. Dans des secteurs entiers, les paysans ne cultivent plus par crainte d’exactions. »\nPar ailleurs, la confusion générée par le coup d’État d’août 2020 complique les conditions de vie. Les grèves se succèdent, dont celles des transporteurs qui affectent la disponibilité des denrées alimentaires dans certaines régions. De mai à août, le Réseau de prévention des crises alimentaires prédit que la faim pourrait toucher 1,2 million de personnes dans les régions conflictuelles du Mali, un bond de 50 %.\nEt les prévisions sont encore plus alarmistes dans la zone très peu sûre des trois frontières, où un tiers de la population, côté burkinabè, pourrait se retrouver ensituation d’urgence alimentaire.\nLe Brésil réintègre la carte mondiale de la faim\nAu Brésil, l’inconséquence politique pèse encore plus fortement sur l’insécurité alimentaire...\nNous vous avons offert 50 % de cet article, pour lire la suite abonnez-vous à notre magazine echos du monde"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/","name":"Journée mondiale contre la faim : crise alimentaire, l’alerte rouge - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/arton7003-scaled.jpg","datePublished":"2021-06-14T08:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-25T09:47:41+00:00","description":"Les chiffres de la faim dans le monde atteignent des niveaux sans précédent, sous l’impact délétère de systèmes agroalimentaires obsolètes, dénoncés","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/arton7003-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/06/arton7003-scaled.jpg","width":2560,"height":1919,"caption":"SEGOU, MALI - APRIL 13: Muslims living in Mali's Segou receive aid packages prepared with the donations of Turkish people and distributed by Turkey Diyanet Foundation (TDV), in Segou region, Mali on April 13, 2021. Mehmet Kaman / Anadolu Agency (Photo by Mehmet Kaman / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-latino-americains-denoncent-les-violations-des-droits-humains-liees-aux-activites-extractives/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-latino-americains-denoncent-les-violations-des-droits-humains-liees-aux-activites-extractives/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les évêques latino-américains dénoncent les violations des droits humains liées aux activités extractives","datePublished":"2015-04-14T18:00:27+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-latino-americains-denoncent-les-violations-des-droits-humains-liees-aux-activites-extractives/"},"wordCount":728,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise Catholique, quatre évêques du Conseil Episcopal Latino-américain (CELAM) étaient présents devant la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme pour dénoncer la violation des droits humains par les entreprises extractives en Amérique Latine et dans les Caraïbes\n\n\n\n\n\n\nMgr Pedro Barreto Jimeno, Archevêque d’Huancayo (Pérou) et Président du Département Justice et Solidarité du CELAM  \nMgr Alvaro Ramazzini, Evêque de Huehuetenango (Guatemala) et Président de la Commission Justice et Solidarité de la Conférence Episcopale du Guatemala \nMgr Roquer Paloshi,  Evêque de Roraima et membre de la Commission Amazonienne de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil (CNBB)\n\n\nMgr Barreto, Archevêque d’Huancayo au Pérou, a indiqué que dans des pays comme le Brésil, l'Équateur, le Honduras, le Mexique et le Pérou, il est courant de constater l'irresponsabilité permanente des entreprises accompagnée de la complicité silencieuse des gouvernements quand il s’agit de violations des droits de l'homme.  \nEn réalité, le cœur du problème vient  « d’un système économique en tant que tel qui place le profit au-dessus de l’être humain ; on se trouve alors face à un extractivisme sans visage humain et contraire à l'éthique  ». \nIl a également précisé que 80% de l'exploitation minière en Amérique latine et dans les Caraïbes appartient aux entreprises canadiennes.\n\n\nMgr Barreto, a signalé que les évêques du CELAM ont fait des propositions à la CIDH, et que l’Eglise Catholique a soulevé la nécessité d'une responsabilité partagée entre les entreprises et les États à travers un dialogue sincère : car s’il n’est pas possible de renoncer aux activités extractives, il faut garder une vision prospective, c’est-à-dire penser aux générations futures et se demander quels dégâts laissera derrière elle cette exploitation minière et qui seront ceux qui devront en assumer les conséquences.\n\n\nMgr Barreto a fait remarquer que, bien que la responsabilité directe soit du ressort de l’Etat, l'Eglise continue à intervenir et à faire des propositions au vu de sa mission évangélique en faisant de la politique pour le bien commun.\n\n\nDans ce sens, lors de l'audience de la CIDH, les évêques du CELAM ont soumis les propositions suivantes :\n\n La création d’un canal de coopération permanent, La formation sur les normes internationales en matière de droits de l'homme et de droit des peuples autochtones ou non, destinée aux travailleurs pastoraux, aux dirigeants communautaires et aux personnes vulnérables, Un rapport annuel des menaces et des agressions perpétrées contre les agents pastoraux de l'Eglise catholique et les dirigeants sociaux pour assurer l'engagement des États en matière de Droits de l’Homme et des peuples autochtones, L’acceptation d’une co-responsabilité internationale de la nature et du respect des droits de l'homme des peuples autochtones et non-autochtones, ainsi que la réparation des dommages causés par les industries extractives aux personnes et à l'environnement La non criminalisation des manifestations sociales (qualifiées comme des délits), dans le contexte des conflits socio-environnementaux La création d’espaces pacifiques et équitables en ce qui concerne la culture et la nature.\n\n\nMonseigneur Barreto souligne également la création du Réseau Ecclésial Panamazonien couvrant une superficie de 6.000.000 kilomètres carrés et comprenant une population de 3 millions de personnes de 9 pays. \nIl a indiqué que le Cardinal Claudio Hummes et le Département « Justice et Solidarité » du CELAM accompagneront ce réseau qui a été présenté à Rome le 2 mars et a reçu le soutien du Pape François.\n\n\nL'archevêque de Huancayo a déclaré que le Réseau Panamazonien renforce le travail de l'Eglise et « lui permet d'avoir plus d'impact pour défendre la population pauvre et les cultures indigènes qui ont une richesse impressionnante et une culture en harmonie avec la nature  ». \nIl a fait remarquer que ces cultures nous apprennent à prendre soin et à respecter la vie et les biens de la création."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-latino-americains-denoncent-les-violations-des-droits-humains-liees-aux-activites-extractives/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-eveques-latino-americains-denoncent-les-violations-des-droits-humains-liees-aux-activites-extractives/","name":"Les évêques latino-américains dénoncent les violations des droits humains liées aux activités extractives - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-14T18:00:27+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:06+00:00","description":"Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise Catholique, quatre évêques du Conseil Episcopal Latino-américain (CELAM) étaient présents devant la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lespoir-dune-autre-gouvernance/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lespoir-dune-autre-gouvernance/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’espoir d’une autre gouvernance","datePublished":"2011-04-05T13:53:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lespoir-dune-autre-gouvernance/"},"wordCount":687,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que la crise politico-militaire s’exacerbe, Patrick N’Gouan coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), appelle les dirigeants politiques – et au premier chef Alassane Ouattara, le président élu – à mieux prendre en compte les aspirations des populations.\n\n\n\nFDM  : Qu’est ce qui vous a poussé à favoriser le regroupement de la société civile ?\nPatrick N’Gouan  : Cela tient pour beaucoup à mon parcours. Je suis âgé de cinquante et un ans. Par le passé, j’ai milité à la section ivoirienne d’Amnesty international, puis à la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), avant d’en prendre la tête en mars 2005. J’ai constaté que nos dénonciations des violations des droits humains n’empêchaient pas la dégradation de la situation. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il fallait mobiliser l’ensemble de la société civile pour être plus efficace. D’où la création le 21 octobre 2005 de la CSCI, regroupant ONG, associations de défense des droits de l’homme, centrales syndicales, organisations confessionnelles. J’ajoute que tout au long de la crise, ouverte par la rébellion de septembre 2002, les politiciens sont restés sourds aux aspirations à la paix des populations. Tout comme aux propositions originales de la société civile.\n\nEn quoi consistaient-elles ?\nD’abord, en une analyse de la nature de cette crise. Il ne s’agit pas d’un conflit régional Nord-Sud, pas plus que d’une guerre de religions ou d’affrontements interethniques. Pour la CSCI, la crise est la conséquence d’un processus de démocratisation raté. Le pays n’a pas su négocier la transition du régime du parti unique au multipartisme. Les trois leaders occupant le devant de la scène politique – Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié – ont repris à leur compte le comportement d’Houphouët-Boigny. Le chef n’accepte pas la contradiction et garde la haute main sur toutes les richesses du pays. Cette pensée unique délétère se perpétue.\n\t\nComme les Nations unies, la société civile a entériné le succès à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 d’Alassane Ouattara* ?\nOui. La CSCI a déployé 1 100 observateurs dans toutes les régions. Ils ont relevé des irrégularités imputables aux deux camps : bureaux de vote ouvrant avec retard, électeurs agressés après publication des résultats. Mais ces dérapages ne sont pas de nature à remettre en cause la régularité du scrutin. \n\nFin mars 2011, plusieurs centaines de personnes auraient été tuées à Duékoué, dans l’Ouest…\nJe ne sais pas si ces massacres ont été ordonnés par les chefs des belligérants ou s’ils sont le fait d’éléments incontrôlés des deux camps. Reste que ceux qui les ont commis ont eu le sentiment que ces crimes resteraient impunis, comme c’est le cas depuis 2002. D’où l’importance de la mise en place d’une commission Vérité, justice et réconciliation, que réclame avec force la CSCI. Elle devrait revenir sur les nombreux assassinats commis par les escadrons de la mort de Gbagbo, les agissements de ses mercenaires libériens et des Jeunes patriotes. Elle devrait aussi traiter tous les crimes et dérapages commis par les rebelles pro-Ouattara et leurs chefs, les « Com-zones » mués en seigneurs de guerre. \n\nLa nouvelle gouvernance que vous appelez de vos vœux n’est-elle pas hypothéquée, si Alassane Ouattara est l’otage des « Forces républicaines » ?\nEn effet. Alors que Gbagbo négocie pied à pied les termes de son départ, Ouattara sera redevable aux rebelles en armes de Guillaume Soro de son accession au pouvoir. Pour restaurer son autorité, le chef de l’État élu devra imposer quelques gestes forts : faire sanctionner, après une enquête indépendante, les auteurs de crimes imprescriptibles, même si certains s’affichent comme ses partisans. Et œuvrer en faveur de la réconciliation nationale en favorisant un réel contre-pouvoir de la société civile."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lespoir-dune-autre-gouvernance/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lespoir-dune-autre-gouvernance/","name":"L’espoir d’une autre gouvernance - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-04-05T13:53:00+00:00","description":"Alors que la crise politico-militaire s’exacerbe, Patrick N’Gouan coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), appelle les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-les-nations-unies-doivent-nous-accompagner-pour-reconstruire-notre-etat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-les-nations-unies-doivent-nous-accompagner-pour-reconstruire-notre-etat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Centrafrique « Les Nations Unies doivent nous accompagner pour reconstruire notre Etat »","datePublished":"2013-12-09T09:40:12+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:16+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-les-nations-unies-doivent-nous-accompagner-pour-reconstruire-notre-etat/"},"wordCount":1332,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ancienne ministre du commerce et de l’industrie, députée et aujourd'hui membre du Conseil national de transition, Béatrice Epaye alerte depuis plusieurs mois la communauté internationale sur le délitement de son pays livré à l’anarchie et aux pillages. Après avoir témoigné aux Nations-Unies en septembre dans une délégation accompagnée par le CCFD Terre-Solidaire, nous la rencontrons au moment où le Conseil de sécurité adopte la résolution prévoyant une intervention militaire en Centrafrique proposée par la France.\n\n\n\nBéatrice Epaye est aussi présidente et membre fondatrice de l’association La voix du cœur, qui vient en aide aux enfants des rues. Ce projet est soutenu depuis de nombreuses années par le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\nEspérez-vous que l’intervention militaire appuyée par la France contribuera à ramener la sécurité en Centrafrique ?\nBéatrice Epaye : « Il faut savoir que des forces militaires étaient présentes dans le pays lors du coup d’état en avril dernier. Mais les forces françaises avaient seulement un mandat pour protéger les intérêts et les ressortissants français, et n’avaient pas mandat à intervenir dans les affaires centrafricaines. De son côté, la Fomac (la force multinationale des états d’Afrique centrale) était déjà une force d’interposition chargée de sécuriser la population. Cette force est restée impuissante, et l’Union africaine a ensuite décidé de créer la Misca (mission internationale de soutien à la Centrafrique). C’est cette mission internationale qui va être appuyée par les forces françaises, suite au vote de l’Onu. Elle devrait permettre de mieux intervenir et sécuriser les populations. »\n\nQu’apporte l’intervention de la France ?\n« Même lorsque les états africains envoient des troupes, ils n’ont pas forcément les moyens de les équiper correctement et de sécuriser un pays grand comme une fois et demie la France (et peuplé seulement de 4.5 millions d’habitants). L’intervention française permet d’obtenir des moyens. Aujourd'hui d’autres états, dont les américains, s’engagent par exemple à financer la Misca. L’Afrique seule n’arrivera pas à mobiliser ces moyens. La France a aussi l’avantage de bien connaitre le terrain. »\n\nCette intervention ne risque-t-elle pas d’être mal perçue par une partie de la population, du fait du passé colonial de la France et de ses interventions précédentes en Centrafrique ?  \n« Nous sommes dans une telle situation que nous avons dépassé cette dimension. C’est tout un pays qui est à reconstruire. Le peuple a lancé des cris de détresse. Depuis un an, les gens se sentent peu à peu livrés au pillage et abandonnés. Il faut comprendre qu’en Centrafrique, la radio nationale n’émet pas au-delà de 100 km de la capitale. RFI, la BBC,  parfois la Voix de l’Amérique restent les principales sources d’information. Les gens ont suivi l’intervention de la France au Mali en se disant « pourquoi pas nous ? ». Ils attendent l’intervention de la France depuis plusieurs mois. »\n\nQuelles sont les conditions pour que cette intervention permette d’améliorer la situation ?\n« Une des difficultés est que nous sommes un grand pays. En cas d’intervention militaire,  les milices se replient et se renforcent dans la brousse avant de revenir. Si la France s’en va dans six mois, et la Misca dans un an, cela sera très difficile pour nous, car nous n’avons presque plus d’armée. Il faut du temps pour remettre un pays en route. Les Nations Unies doivent nous accompagner pour reconstruire la légalité constitutionnelle, organiser des élections, renforcer les institutions et mettre un terme à l’impunité. Nous devons tirer les leçons de ce qui nous a amené à cet état de déliquescence. Si la France ne peut pas continuer, il faudra que des forces des Nations-Unies prennent le relais. »\n\nLa Centrafrique semble avoir des ressources minières importantes. A qui bénéficient-elles aujourd'hui ?\n« On a identifié plus de 400 minerais. Ce sont surtout l’or et le diamant qui sont exploités, le plus souvent de manière artisanale. Des bureaux d’achats ont des collecteurs qui vont acheter les diamants chez les artisans miniers. Aujourd’hui chaque chef de guerre récupère les bénéfices des gisements qui sont sur le territoire où ils sont implantés (de même pour les taxes imposées à la population). L’Etat ne récupère aucune de ces ressources. Il n’y a pas non plus de grandes entreprises industrielles. Areva s’est intéressé un moment aux gisements d’uranium. Mais avec l’instabilité de la zone et la chute du cours de l’uranium liée à la catastrophe de Fukushima, le groupe a renoncé. » \n\nQuelle est la situation de l’état ?\n« Cela fait trois mois que les fonctionnaires ne sont pas payés. Beaucoup d’écoles ont été détruites et occupées par les rebelles Sélékas qui dans leur progression ont pillé les biens de la population, de l’état, des églises…. Même les musulmans ont été rançonnés. La plupart des écoles ne fonctionnent plus depuis un an. Arrivés à Bangui le 24 mars, les Sélékas ont pillé la ville et occupé aussi les écoles et les hôpitaux. L’Assemblée a été dissoute, et remplacée par un Conseil national de transition, dont je fais partie. »\n\nVous êtes présidente et membre fondatrice de l’association « La voix du cœur », partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui s’occupe des enfants des rues. Quelle est leur situation aujourd'hui ?\n« Les enfants des rue sont apparus à la fin des années 80. Avec l’épidémie de Sida, beaucoup d’enfants se sont retrouvés orphelins. Le phénomène s’est accéléré avec les problèmes politiques et militaires qui appauvrissent la population. Aujourd'hui on compte 8000 enfants des rues, dont 6000 à Bangui.  Nous avons un centre ouvert à tous les enfants. Nous cherchons à offrir une prise en charge et une réinsertion familiale et sociale aux enfants. J’ai croisé récemment des enfants des rues que je connais. Ils me disent qu’ils font maintenant partie des Sélékas. Ces enfants sont des proies faciles. Il y a toujours eu des foyers de rebellions en Centrafrique, et des enfants soldats. Mais pas à cette échelle. » \n\nPeut-on parler d’un conflit religieux ?\n« Jamais nous n’aurions imaginé parler de guerre de religion auparavant. La coexistence s’est toujours bien passée, avec beaucoup de mariages mixtes. Mais aujourd'hui les affrontements prennent un prétexte religieux. Ceux qui veulent le pouvoir amènent les communautés à s’affronter. Les rebelles centrafricains qui ont créé la Séléka et sont entrés dans Bangui en mars ont mis en exergue que peu de musulmans sont dans l’administration centrafricaine. Ils ont intégré de nombreux combattants étrangers venus du Tchad, du Soudan, de Lybie et tout pillé sur leur passage, y compris les églises. En réaction de jeunes villageois chrétiens se révoltent, fabriquent leurs propres armes, parfois soutenus par les militaires. Ils vont attaquer des musulmans qui ne sont pas impliqués dans les violences. La situation est devenue extrêmement dangereuse, et les gens ont très peur. Lorsque j’ai appelé l’archevêque de Bangui le matin du vote au Conseil de sécurité,  il m’a dit que des centaines de personnes s’étaient réfugiés à l’archevêché. Une plateforme de religieux, composée de l’archevêque de Bangui, de l’Imam de la Mosquée centrale de Bangui, et du Révérend pasteur de l’association des Eglises évangéliques dénonce les violences et appelle au calme. »\n\nPropos recueillis par Anne-Isabelle BARTHELEMY"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-les-nations-unies-doivent-nous-accompagner-pour-reconstruire-notre-etat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/centrafrique-les-nations-unies-doivent-nous-accompagner-pour-reconstruire-notre-etat/","name":"Centrafrique « Les Nations Unies doivent nous accompagner pour reconstruire notre Etat » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-09T09:40:12+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:16+00:00","description":"Ancienne ministre du commerce et de l’industrie, députée et aujourd'hui membre du Conseil national de transition, Béatrice Epaye alerte depuis plusieurs","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dalits-intouchables/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dalits-intouchables/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Dalits/Intouchables","datePublished":"2006-07-18T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dalits-intouchables/"},"wordCount":273,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Malgré la Constitution de 1950, le système des castes garde sa force en Inde. Près d'un quart de la population est considérée comme « Intouchables » ou « Dalits ». Les Dalits regroupent les personnes à qui sont réservées les métiers dégradants, de vidangeurs, bouchers, pêcheurs, gardiens de cimetière, sages-femmes... \n\n\n\nTraditionnellement, ils ne pouvaient posséder ni terres ni moyens de production et constituaient l’essentiel de la main-d’œuvre agricole mise en esclavage par les castes supérieures. Aujourd'hui, ils sont à 70 % des travailleurs agricoles sans terre. \nÀ la fin du XIX° siècle, les Britanniques leur ont distribué des terres, supposées être inaliénables, appelées Panchami lands. Une loi de 1978 interdit la vente d'un Panchami land hors de la communauté mais, dans la pratique, une grande majorité d'entre eux ont été cédés à vil prix voire sous la contrainte à des Indiens de castes. La récupération des Panchami Lands est un enjeu à la fois politique et économique pour les Dalits.\nDans leur lutte, ils sont soutenus par la politique de discrimination positive des quotas qui leur réserve 24,5 % des postes dans la fonction publique, les collèges et les universités.\n\nEn Inde, le CCFD concentre son action sur le soutien aux associations civiles Dalit. L'un de ses partenaires-clé, le NCDR ou National Campaign on Dalit Human Rights, avec qui il mène depuis des années des actions de plaidoyer et de lobbying au niveau international, en plus du soutien des projets et activités, a gagné en 2007 le Prix Rafto des défenseurs des droits humains."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/dalits-intouchables/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/dalits-intouchables/","name":"Dalits/Intouchables - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-18T00:00:00+00:00","description":"Malgré la Constitution de 1950, le système des castes garde sa force en Inde. Près d'un quart de la population est considérée comme « Intouchables » ou «","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/descriptifs-des-organisations-du-sud-et-de-lest-membres-de-la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/descriptifs-des-organisations-du-sud-et-de-lest-membres-de-la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Descriptifs des organisations du Sud et de l’Est membres de la délégation du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2011-01-25T17:26:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/descriptifs-des-organisations-du-sud-et-de-lest-membres-de-la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":5548,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Participer au Forum Social Mondial de Dakar signifie pour le CCFD-Terre Solidaire y associer les organisations du Sud et de l’Est qu’il soutient. A Dakar 28 organisations partenaires sont intégrées à la délégation du CCFD-Terre Solidaire, parmi lesquels des acteurs reconnus de la société civile africaine. Impliqués sur les axes d’engagement du CCFD-Terre Solidaire définis pour ce forum (migrations, souveraineté alimentaire et régulation financière), ces partenaires organiseront et participeront directement aux activités aux côtés du CCFD-Terre Solidaire. Des partenaires participant pour la première fois au FSM seront également présents au sein de la délégation, dans un objectif de découverte et de formation à ce processus.\n\n\nPARTENAIRES MIGRATIONS\n\n\nABCDS\nPays : Maroc\nReprésentant : Hicham Baraka\nABCDS est une association, née de la mobilisation de jeunes marocains, qui apporte une assistance d’urgence, sanitaire et juridique aux migrants dans la région d’Oujda, frontalière avec l’Algérie. L’association est également très engagée dans des activités de plaidoyer pour le respect des droits des migrants à travers des activités d’interpellation et de sensibilisation de la population marocaine sur les conditions de vie déplorables des migrants et les atteintes importantes à leurs droits. Association moteur sur les enjeux de migrations, elle est en lien avec beaucoup d’autres associations du nord Maroc et les réseaux de migrants. ABCDS a déjà participé au FSM de Belém et animé un atelier au FSMM de Quito.\n\nRencontre et Développement\nPays : Algérie\nReprésentant : Père Jan Heuft\nRencontre et Développement développe des actions d'assistance aux migrants subsahariens en transit en Algérie dans leur parcours vers l'Europe. L'objectif général de la permanence ouverte à Alger est d'accueillir des migrants subsahariens en détresse et depuis 2006, de sécuriser le retour volontaire des subsahariens dans l'impasse qui cherchent à rentrer au pays d'origine au travers de relais d'accueil sûrs d'Alger, via Ghardaïa, et Tamanrasset jusqu'à Gao au Mali ou Niamey au Niger. Elle est à l’origine du dispositif de sécurisation de la route des migrants, d’Alger à l’Afrique côtière. Elle a déjà participé à plusieurs FSM, moyen pour elle de faire entendre la situation des migrants en Algérie.\n\nCaritas Gao\nPays : Mali\nReprésentant : Père Anselm Mawhera\nCaritas Gao est au coeur des dynamiques associatives portant sur la question migratoire au Mali. Depuis mai 2008, elle a initié des relations régulières avec d'autres associations maliennes travaillant sur les migrations et basées à Bamako ou à Kidal (Aide Mali, JICI, AME...). Ces associations et groupes (Caritas, Direy Ben, Aide Mali, Aracem, AME, Croix Rouge Internationale....) se sont progressivement mis en partenariat local pour ouvrir la Maison du Migrant de Gao qui offre aujourd'hui tous les mois à environ 150 migrants refoulés du Maghreb, accueil, accompagnement aux démarches, hébergement provisoire et acheminement vers les régions d'origine. L’association a déjà participé au FSM de Bamako.\n\nAlternative Espace Citoyens\nPays : Niger\nReprésentant : Hassane Boukar\nActeur expérimenté de la société civile nigérienne, engagé au plan national et international dans la dynamique des forums sociaux et des mobilisations collectives, l’association Forum Alternatives Espace Citoyens s’engage depuis plusieurs années dans des actions de plaidoyer, de sensibilisation et d’interpellation publique sur la question des départs des jeunes migrants vers le Maghreb à Niamey, Agadez et les autres villes de départ et de transit du Niger. Moteur du Forum Social Africain, l’association a déjà participé au Sommet Citoyen sur les migrations en octobre 2008 à Paris, aux activités Migrations des derniers FSM et a animé un atelier avec le CCFD au FSMM de Quito.\n\nRomani CRISS\nPays : Roumanie\nReprésentante : Magda Matache\nRomani CRISS fait un travail de promotion et de défense des droits humains pour les Roms de Roumanie, par l’assistance légale dans des cas de discrimination et la prévention des discriminations dans les domaines de la santé, de l’éducation ou du travail. L’association encourage l’auto-mobilisation des communautés locales et l’émergence de structuration collective des Roms dans toutes les régions de Roumanie afin qu’ils participent directement et pleinement à la construction de la société roumaine, avec les mêmes droits que les autres citoyens. Romani CRISS n'a jamais participé au FSM et la question des Roms n'y a jamais été abordée. Sa participation pourra permettre à l'association d'entrer dans la mouvance des forums sociaux où beaucoup d'organisations de base viennent faire émerger des questions de fond sur les sociétés multiculturelles et la construction d'un vivre-ensemble. Le FSM pourra ainsi être un espace de débats de fond pour aborder la question des Roms comme minorité européenne.\n\nARESTA\nPays : Afrique du Sud\nReprésentant : Charles Mutabazi\nPréoccupée par la question de l’intégration des migrants en Afrique du Sud, Aresta offre des cours d’anglais à plus de 950 réfugiés par an à CapeTown. L’association développe aussi des actions d’aide à l’insertion professionnelle. Un programme de plaidoyer et de médiation se met progressivement en place pour former les fonctionnaires d’Etat sur la législation en vigueur et informer les migrants sur leurs droits. Petite structure dynamique, Aresta a su s’imposer comme l’un des membres clés du réseau Tutumike regroupant les associations du Cap travaillant auprès des migrants et du CORMSA, réseau national. Il s’agit de sa première participation à un Forum Social Mondial.\n\nPastorale des migrants\nPays : Brésil\nReprésentant : Paulo Illes\nBasé à Sao Paulo, le SPM a ouvert une « Maison du Migrant » qui accueille des personnes venues de toute l’Amérique Latine. Il organise différents types de programmes : conseil et assistance juridique, sensibilisation de l’opinion publique, plaidoyer pour une évolution de la législation sur les migrations, soutien à des activités génératrices de revenus, etc. L’équipe de Sao Paulo intervient aussi dans le cadre de la traite de personnes, qui affecte en particulier des travailleurs sans papiers du secteur textile, bien souvent des Boliviens soumis à des conditions de travail semi-esclave. Le SPM est un acteur clé du Forum Social Mondial et est notamment à l’origine de la création du Forum Social Mondial des Migrations (FSMM), dont il est membre du Comité international.\n\nEnlace\nPays : Mexique\nReprésentante: Ana Elena Barrios\nENLACE est une association qui encourage les processus de développement local durable dans des régions indigènes et paysannes au centre et au sud du Mexique, notamment dans le Chiapas. Elle a pour mission de promouvoir le renforcement et l’action de groupes populaires, communautés et organisations paysannes et indigènes en matière d’alternatives de développement local, contribuant ainsi à la construction d’une société plus juste, solidaire et durable. A partir d’une étude diagnostic menée fin 2009 sur la situation des migrants à la frontière entre le Mexique et le Guatemala, l’association a choisi de s’impliquer fortement dans un travail de plaidoyer politique. L’association a déjà participé à un atelier conjoint avec le CCFD au FSMM Quito.\n\nKaagapay\nPays : Philippines\nReprésentante : Goldy Luck Omelio\nCréée pour venir en aide et mieux protéger les travailleurs expatriés philippins, l’association Kaagapay intervient dans la région nord de l’île de Mindanao aux Philippines. L’association offre différents types de services, aussi bien destinés aux migrants expatriés travaillant ou ayant travaillé à l’étranger qu’à leur famille restée sur place : conseil et assistance juridique, information et documentation sur les conditions de travail à l’étranger, dénonciation des agences de recrutement qui ne respectent pas les droits des migrants, suivi psychologique des migrants rentrés au pays, soutien d’activités génératrices de revenus des migrants rentrés au pays, etc. Kaagapay a participé au FSMM de Quito avec le CCFD-Terre Solidaire.\n\nGHRE\nPays : Thaïlande\nReprésentant : Htoo Chit\nImpliquée à l'origine sur les enjeux des droits humains à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, GHRE apporte son soutien aux migrants birmans vivant au Sud du pays sur des questions d'accès à l'éducation, aux droits humains et à des conditions de travail dignes. L’association travaille au niveau local et national pour favoriser la protection sociale et le développement social et économique des communautés birmanes vivant dans les zones affectées par le tsunami de 2004. L’association propose ainsi des formations, un accès à l’éducation et aux loisirs pour les enfants. GHRE fournit aussi un soutien administratif et technique aux travailleurs immigrés (enseignement, documentation, assistance, prévention sida). Leur travail s'inscrit dans des réseaux nationaux et d'Asie du Sud-Est visant à faire évoluer les mentalités et les politiques concernant les migrants. Il s’agit de sa première participation à un FSM.\n\n\nPARTENAIRES SOUVERAINETE ALIMENTAIRE\n\n\nPFU – Palestinian Farmers Union\nPays : Palestine\nReprésentant : Rami Abuzaina\nL’union des Fermiers Palestiniens est une organisation à but non lucratif créée en 1993. Elle regroupe 220 comités et groupements agricoles en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Le secteur agricole est, tant économiquement que culturellement, un secteur clé en Palestine. C’est aussi le secteur le plus durement touché par l’occupation israélienne et ses conséquences : confiscation de terres, dégradation des cultures, déracinement des oliviers, destruction des systèmes d’irrigation.\nEn outre, avec la construction du Mur, les agriculteurs rencontrent de plus en plus de difficultés pour produire et commercialiser leurs produits. Dans ce contexte, les principaux objectifs de PFU sont d’encourager l’action collective des paysans et leur organisation en coopératives, de les aider à renforcer leur influence pour peser sur les décisions de politique agricole, de les représenter et défendre leurs droits professionnels et de promouvoir un rapport responsable à la terre.\n\nSynergie Paysanne - SYNPA\nPays : Bénin\nReprésentante : Marion Lavagbe\nSynergie Paysanne est un syndicat paysan béninois né en 2002 qui a vocation à défendre les intérêts des petits paysans sur le plan politique. Il se mobilise contre la politique libérale pro agro-business du gouvernement béninois, qui tente de favoriser les investissements étrangers et les grandes exploitations. SYNPA est très actif contre l'introduction des OGM, contre la réforme libérale de la loi foncière, contre le développement massif des agro carburants et se bat pour une politique agricole qui place les petits producteurs et l'agriculture familiale au centre des priorités. SYNPA agit en lien permanent avec La plate-forme des organisations paysannes béninoises.\n\nSerjus – Services Sociaux et Juridiques\nPays : Guatemala\nReprésentant : Miguel Estuardo Ramirez Ortiz\nL'objectif de SERJUS est d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales et de promouvoir leur participation à la construction démocratique, depuis le niveau local, en passant par les structures municipales et les autres sphères de la société et de l'Etat. Pour cela, SERJUS travaille sur le plan de la formation de leaders, tournée vers des pratiques autogestionnaires et autour de projets \"alternatifs\" de développement ; ainsi que sur l’appui juridique aux organisations rurales de base guatémaltèques. L’appui à des populations indigènes cherche à revaloriser la culture maya et raffermir le tissu social communautaire, comme dans la région d’Ixcán, une zone très affectée par le conflit armé. Cette région assiste également aujourd’hui à un rapide développement de la culture de la palme africaine, destinée à la production d’agro-carburants. Elle concentre aussi nombreux projets de construction de grands barrages, qui menacent les moyens de vie des communautés environnantes. Pour contrecarrer le phénomène de la vente des terres des paysans, SERJUS et autres organisations mènent campagne pour le droit à l’alimentation et cherchent à installer des projets productifs agro-écologiques.\n\nFAT – Forum des Amis de la Terre\nPays : République Démocratique du Congo\nReprésentant: Simplex Kambale Malembe\nLe Forum des Amis de la Terre est un collectif créé en 2007 dans la province du Nord Kivu, à l’Est de la RDC, qui regroupe plusieurs acteurs de la société civile, des universitaires et des chefs coutumiers. Il mène un plaidoyer pour la sécurisation foncière des petits exploitants agricoles. A ce titre, il a contribué à l’élaboration du volet foncier du projet de code agricole porté par le ministère de l’Agriculture, adopté par le Sénat et actuellement en discussion au niveau de l’Assemblée Nationale. Il est reconnu comme un interlocuteur légitime des pouvoirs publics, notamment dans l’optique de la réforme foncière. Par ailleurs, le FAT vise à faciliter la concertation et le dialogue entre les différentes parties prenantes : rédaction, en concertation avec les Chefs coutumiers du Nord-Kivu, d’un « Code de bonne conduite des Chefs coutumiers en matière de gestion foncière » ; lancement d'un groupe de réflexion avec les représentants des petits et des grands exploitants pour une cohabitation respectueuse des droits et intérêts des uns et des autres.\n\nFASE - Federação de Orgãos para Assistência Social e Educacional\nPays : Brésil\nReprésentante : Leticia Tura\nLa Fédération d’Organisations pour l’Assistance Sociale et l’Education (FASE), créée en 1961, est l'une des plus importantes ONG brésilienne. Présente dans plusieurs états du Brésil, elle milite depuis plus de 40 ans pour un modèle alternatif de développement fondé sur la démocratie et la justice sociale. La FASE s’oriente vers la promotion du développement participatif et intégral, par le biais de la formation et du soutien aux organisations populaires et aux syndicats de milieu urbain, ainsi qu’aux petits producteurs et ouvriers agricoles organisés ou en voie d’organisation. La FASE a également mis en place un programme de développement durable basé sur l’agriculture familiale dans le Mato Grosso. Des initiatives de valorisation des ressources naturelles se développent en Amazonie avec des agriculteurs et des pêcheurs. La FASE effectue également un travail important d’articulation et de plaidoyer au niveau national pour influencer les politiques en faveur de la justice sociale. Elle fait partie de l’ABONG (Association Brésilienne des ONGs qui regroupe 270 organisations) et coordonne diverses plates-formes thématiques nationales. La FASE participe activement à chaque FSM.\n\nMooriben\nPays : Niger\nReprésentant : Inoussa Ganda\nMooriben est une fédération nigérienne qui regroupe 17 Unions de paysans soit environ 29 000 personnes. La fédération a pour objectifs de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des paysans et la défense leurs intérêts. Mooriben adhère à plusieurs réseaux nationaux et internationaux pour défendre la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation. Chaque Union établit ses priorités et ses besoins afin d'augmenter les rendements de la production vivrière, accéder aux ressources en eau, sécuriser la production par la gestion de stocks et le warrantage, augmenter les savoir faire des paysans et leurs capacités d'organisation.\n\nSerjus – Services Sociaux et Juridiques\nPays : Guatemala\nReprésentant : Miguel Estuardo Ramirez Ortiz\nL'objectif de SERJUS est d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales et de promouvoir leur participation à la construction démocratique, depuis le niveau local, en passant par les structures municipales et les autres sphères de la société et de l'Etat. Pour cela, SERJUS travaille sur le plan de la formation de leaders, tournée vers des pratiques autogestionnaires et autour de projets \"alternatifs\" de développement ; ainsi que sur l’appui juridique aux organisations rurales de base guatémaltèques. L’appui à des populations indigènes cherche à revaloriser la culture maya et raffermir le tissu social communautaire. Dans la région d’Ixcán, SERJUS participe aux efforts de reconstruction du tissu social, dans une zone très affectée par le conflit armé. Cette région assiste également aujourd’hui à un rapide développement de la culture de la palme africaine, destinée à la production d’agro-carburants. Elle concentre aussi nombreux projets de construction de grands barrages, qui menacent les moyens de vie des communautés environnantes. Pour contrecarrer le phénomène de la vente des terres des paysans, SERJUS et autres organisations mènent campagne pour le droit à l’alimentation et cherchent à installer des projets productifs agro-écologiques.\n\nAsian Human Rights Commission (AHRC)\nRégion Asie du Sud-est\nReprésentants : Bijo Francis et Khumar Jain\nAsian Human Rights Commission (AHRC) est une ONG régionale basée à Hong Kong, fondée dans les années 1980 par des juristes, des militants des droits de l’homme et des leaders religieux qui se sont engagés pour la promotion de la justice sociale et la lutte contre les violations constantes et systématiques des droits de l’homme en Asie. AHRC travaille comme groupe de soutien régional pour les organisations locales des droits de l’homme dans différents pays, en s’engageant essentiellement à créer de meilleurs mécanismes de protection des victimes de violations des droits de l’homme et des militants des droits de l’homme, et en apportant son aide aux actions de lobbying et de veille au niveau local et international. AHRC dispose également d’un programme spécifique sur le droit à l’alimentation qui lui a permis d’être un interlocuteur reconnu de la Cour suprême en Inde sur la question de la sécurité alimentaire dans le pays.\n\nLCHR – Land Center for Human Rights\nPays: Egypte\nReprésentant: Karam Saber Ibrahim ALI\nFondé en 1996, le LCHR a été la première organisation de défense des droits des petits paysans en Egypte. Basée au Caire, cette organisation regroupe de nombreux juristes, agronomes, économistes et leaders paysans et travaille sur les questions d’accès à la terre, à l’eau, et de régulation des prix des produits agricoles. LCHR opère de manière intégrée à la fois sur la promotion des droits, à travers des formations et des campagnes de sensibilisation et de communication, et sur la protection des petits paysans, non seulement en matière d’assistance juridique mais aussi sur l’accès à la santé curative et préventive. L’association produit un nombre important de rapports sur les violations des droits, basés sur des études qualitatives et quantitatives auprès des populations et des déterminantes de leur condition vie. LCHR a dernièrement participé à une étude en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire concernant l’impact des accords de libre échange avec l’Union Européenne sur les agricultures locales. Enfin, LCHR mène aussi des actions de sensibilisation et plaidoyer sur les droits des migrants, qu'il s'agisse des Egyptiens souhaitant émigrer ou des immigrés (subsahariens, irakiens, etc.) présents en Egypte.\n\n\nPARTENAIRES REGULATION FINANCIERE\n\n\nAIDC (Alternative Information Development Center)\nPays : Afrique du Sud\nReprésentant : Brian Ashley-Hotz\nAIDC est une ONG de développement spécialisée dans la recherche, l’éducation et le plaidoyer sur les thèmes de la privatisation, de la globalisation, des politiques économiques et de la justice économique en lien avec de nombreux réseaux nationaux et internationaux tels que le SAPSN (Southern African People Solidarity Network) et Jubilee South. L'objectif d'AIDC est de sensibiliser et d'informer sur le processus de mondialisation et son impact dans les changements économiques et sociaux que connait l'Afrique du Sud. Légitime et populaire auprès de nombreux mouvements de base, le rôle d’AIDC est aussi de renforcer les capacités des mouvements progressistes à utiliser les médias communautaires comme éléments clés de la construction de campagnes de plaidoyer fortes et influentes. Au coeur de la stratégie d’AIDC s’inscrit donc la capacité de communication des organisations progressives et la diffusion d’information contribuant au développement d'alternatives. AIDC a fusionné avec le média alternatif Amandla! Et focalise principalement son attention sur les médias communautaires identifiés comme vecteurs de transformation sociale.\n\nDynamique Citoyenne\nPays : Cameroun\nReprésentante : Christine Andela\nLe réseau de suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération connu sous le nom de Dynamique citoyenne est né à Ombé, localité de la région du sud - ouest du Cameroun, en 2005. Sa finalité est de constituer un véritable contre pouvoir citoyen afin d’enraciner la démocratie dans le pays, promouvoir le développement participatif et l’équité sociale et garantir une bonne gouvernance. L’objectif global est donc d’obtenir une implication effective de la société civile dans le débat public à travers le suivi indépendant des politiques publiques. Les modes d’action de Dynamique citoyenne sont le plaidoyer, le lobbying, les manifestations publiques, les débats publics, des enquêtes indépendantes, des fora alternatifs, …\n\nEquipo Pueblo\nPays : Mexique\nReprésentante : Ivette Lacaba Dominguez\nEquipo Pueblo a pour objectif de renforcer la démocratie et la citoyenneté au Mexique Pour ce faire, Equipo Pueblo contribue à la promotion des débats et l’élaboration de propositions sur les thèmes de l’agenda de développement économique et social au Mexique. Ses actions de plaidoyer l’amènent à une mise en relation avec d’autres organisations similaires au Mexique et en Amérique latine. Parallèlement, Equipo Pueblo mène une action dans 3 arrondissements de la ville de Mexico (Alvaro Obregón, Tlatelolco et Benito Juarez) avec un programme portant sur le droit à l’information et la transparence dans la gestion publique. Il agit aussi dans la municipalité de Jantetelco (Etat de Morelos) en appuyant des initiatives économiques de groupes de femmes rurales et en promouvant des politiques publiques municipales pour la gestion durable de déchets, avec des résultats probants en la matière. Equipo Pueblo est le référent mexicain de Social Watch et, à ce titre, élabore des rapports annuels sur le suivi des engagements du Sommet mondial sur le développement social (Copenhague 1995).\n\nLatindadd\nAmérique Latine\nReprésentant : Carlos Bedoya\nLatindadd est un réseau latino-américain regroupant 17 organisations membres dans 9 pays (Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Honduras, Nicaragua, Pérou et Uruguay). Ce réseau milite pour une refonte de l’architecture du système financier international qui permette de dénoncer les impacts négatifs des politiques financières et économiques internationales. Pour ce faire, il oeuvre en faveur de l’annulation et rééchelonnement de la dette des pays pauvres et très endettés, agit avec ses membres des pays concernés en faveur d’une bonne gouvernance économique (audit des politiques publiques et contrôle citoyen pour une gestion rigoureuse du budget de l’Etat, lutte contre la corruption, audits de la dette, etc.), développe une analyse critique et alternative des politiques qui sous tendent les modèles de développement économiques en vigueur dans les pays du continent latino-américain. Latindadd et le CCFD-Terre Solidaire travaillent régulièrement ensemble, notamment depuis le Forum social mondial de Belém de 2009 au cours duquel ils ont lancé l’Appel de Belém pour “remettre la finance à sa place”, face à la crise financière. Ensemble, ils mènent des actions de plaidoyer auprès de l’ONU, pour dénoncer notamment les dettes contractées par des dictateurs ou les paradis fiscaux.\n\nTJN-Afrique\nPanafricain\nLe Réseau mondial pour la justice fiscale s'est constitué dans la continuité des réunions du Forum social européen de Florence, à la fin de 2002, et du Forum social mondial de Porto Alegre, au début de 2003, en réponse aux courants nocifs de la taxation mondialisée qui menacent la capacité des Etats à imposer les riches bénéficiaires de la mondialisation. Ces courants ont des incidences inquiétantes sur le développement, la démocratie, les services publics et la pauvreté, ainsi qu'il est expliqué plus en détail dans la Déclaration du Réseau.\nLes buts fondamentaux du Réseau sont de faire connaître les problèmes et d'éduquer les parties concernées, de tisser des liens entre les parties concernées du monde entier, en particulier des liens Nord-Sud, de stimuler la recherche et le débat, et enfin d'encourager et de soutenir des campagnes au niveau national et régional. Les membres du Réseau sont issus de bien des milieux différents: université, professions libérales, finance, ONG de développement, mouvements syndicaux, religieux, politiques et sociaux du monde entier, combattant pour en finir avec la pauvreté et l'oppression.\n\n\nPARTENAIRES DECOUVERTE DU PROCESSUS FSM\n\n\nADIM\nPays : Egypte\nReprésentant : Nady Abd El Said Khalil\nADIM est une association de développement qui dépend de l’Eglise catholique de Minia. Elle mène des actions principalement dans les domaines de l’éducation, de l’insertion et du développement économique. Quatre publics cibles sont au centre de son action : enfants, jeunes, femmes et paysans. Ainsi, ADIM mène des programmes d’éducation formelle pour la lutte contre l’abandon scolaire et pour l’alphabétisation des femmes ; des programmes d’éducation informelle auprès des jeunes sur l’environnement, la citoyenneté et le dialogue interreligieux. Au niveau économique, il s’agit du soutien aux petits paysans à travers le micro crédit et la formation professionnelle pour les femmes et les jeunes. ADIM souhaite aujourd’hui développer un programme plus important au bénéfice des petits paysans dont la situation ne cesse d’empirer en raison des politiques de dérégulation du marché agricole qui pèsent sur l’accès à la terre, aux intrants et aux crédits.\n\nLST – Law and Society trust\nPays: Sri Lanka\nReprésentant : Balasingham Skanthakumar\nLaw and Society Trust est une société à but non lucratif créée en 1982 à Colombo, engagée dans la défense et la promotion des droits de l'homme à travers des activités de recherche et de plaidoyer. L'objectif central de LST est de favoriser le respect du caractère universel, indivisible et interdépendant des droits de l'homme et d'assurer, sur cette base, la justice pour tous. L'équipe de chercheurs militants de LST utilise tous les moyens, canaux et leviers disponibles pouvant favoriser une prise de conscience politique nationale, régionale et internationale vis-à-vis des problématiques investies. Recherche-action, formations aux droits de l'homme, écritures de rapports, travail en réseau et création d'alliances (médias, activistes, bureaucrates, ONG...) sont les instruments « clé » utilisés. LST est par ailleurs l'une des rares organisations de mouvance cinghalaise engagée dans la protection des droits des minorités religieuses (chrétiens, hindous et musulmans) implantées dans les provinces du Nord, de l'Est et de l'Ouest de Sri Lanka. Ses activités menées au centre et au Nord de l'île sont toujours réalisées en étroite collaboration avec les organisations catholiques et les évêques progressistes du pays.\n\nALAI – Agence Latino-Américaine D’information\nAmérique Latine\nReprésentante : Sally Burch\nL’Agence latino-américaine d’information (ALAI) est un organisme régional d'information et de communication engagé à promouvoir la démocratisation, la participation des secteurs sociaux organisés dans la vie démocratique, les droits humains et l'égalité femmes-hommes. La communication étant un composant stratégique de l'action sociale, ALAI vise la reconstitution d'un tissu communicationnel ample, démocratique, décentralisé et pluriculturel, en syntonie avec les processus de changement social. Parmi ses modes d’action, ALAI édite notamment la revue América Latina en Movimiento.\n\nARK\nPays : Côte d’Ivoire\nReprésentant : Emmanuel Coulibaly\nARK est une ONG ivoirienne créée en 1994 qui contribue au renforcement des organisations professionnelles et des collectivités rurales dans les départements du Nord de la Côte d’Ivoire (Khorogo, Odienne, Mankono, Ferké). Elle appuie la constitution de groupements paysans, de comités villageois et d’associations de femmes et mène des activités de formation aux techniques agricoles et des activités dans le domaine de la santé. ARK, depuis 2002 et le début de la crise politique, n’a jamais cessé de travailler auprès des populations et a développé d’importantes relations avec les autorités locales et les Forces nouvelles (forces armées rebelles) afin de constituer des espaces de dialogue entre ONG et autorités et de demander à ces dernières le maintien des services sociaux de base. ARK est également engagée aujourd’hui dans un programme d’appui et de formation pour les organisations de base du Nord de la Côte d’Ivoire. Ce programme a pour objectif de renforcer les capacités de ces organisations à travailler en réseau, coordonner leurs actions, échanger leurs expériences et porter une parole commune dans le débat public.\n\nSERPAJ\nPays : Paraguay\nReprésentante : Cristina Coronel Ovlear\nSERPAJ Paraguay fait partie d’un réseau latino-américain créé en 1974. Au Paraguay, le SERPAJ se concentre plus particulièrement sur l'éducation à la paix et aux droits humains, la démilitarisation et la défense des droits des femmes en particulier. Depuis le boom du soja et le développement de la violence contre les organisations paysannes, le SERPAJ est particulièrement impliqué contre la criminalisation de la protestation sociale. Il apporte son soutien aux petits producteurs et aux organisations qui se mobilisent contre la concentration, l'accaparement des terres et subissent fortement la répression policière. Le SERPAJ Paraguay a également fait partie du Comité organisateur du Forum Social des Amériques qui s'est tenu à Asunción en août 2010 et qui s'est concentré sur cette problématique.\n\n\nPARTENAIRES HORS DELEGATION\n\n\nCertaines organisations soutenues par le CCFD-Terre Solidaire seront présentes à Dakar sans pour autant figurer dans la délégation du CCFD-Terre Solidaire. \n\nAEPF - Asia Europe People’s Forum\n\nAsie Depuis 1996, les chefs d'Etat des pays de l'UE et de la plupart des pays d'Asie du sud-est se réunissent alternativement tous les 2 ans en un sommet informel dénommé ASEM (Asia-Europe Meeting). Parallèlement, le Forum Populaire Asie-Europe (AEPF) fait entendre une autre voix, solidaire, des sociétés civiles asiatiques (Indonésie, Philippines, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunéi, Vietnam, Laos, Cambodge et Birmanie).\n\nA travers ses conférences interrégionales, l'AEPF offre un lieu de rencontre internationale unique pour construire des solidarités entre l'Europe et l'Asie, un cadre où peuvent se mener travaux, échanges d'informations, comparaison des problèmes rencontrés dans divers pays, préparation d'action, bilans de campagnes. L'AEPF mène une réflexion critique sur la politique européenne qui entrave le développement des pays du Sud (accords de libre-échange en particulier).\n\nAREDS\nAsie\nMalgré la mise en place de lois visant à démanteler le système de castes en Inde, dans de nombreux villages, les Dalits ou intouchables vivent en situation de dépendance économique et restent assujettis à des pratiques discriminantes. Dans ce contexte, AREDS (Association for Rural Education and Development Service), ONG indienne de développement basé dans l’état du Tamil Nadu, agit en faveur des paysans sans terre et des femmes de basse caste. AREDS s’attache à renforcer la démocratie locale, via des actions de formation, de mobilisation et de plaidoyer aux différentes échelles du pouvoir politique dans l’état du Tamil Nadu.\n\nACORD - Association de coopération et de recherche pour le développement\nAfrique Générale\nACORD, dont le siège est à Londres, est un consortium d’ONG européennes et canadiennes crée en 1976, dont le CCFD-Terre Solidaire est également membre fondateur. Il développe une stratégie panafricaine en faveur de la souveraineté alimentaire en Afrique et le soutien à l’agriculture familiale et aux petits producteurs. Un des axes majeurs de mobilisation porte sur le Programme Global de Développement de l’Agriculture en Afrique (PGDAA) décidé par l’Union Africaine pour qu’il soit plus favorable aux agricultures familiales et aux petits producteurs face aux industries agro-commerciales. Pour ce faire ACORD se mobilise pour faciliter l’engagement des mouvements sociaux africains, dont les organisations paysannes, sur ces enjeux.\nACORD avait déjà participé au FSM de 2007 à Nairobi et avait lancé à cette occasion une campagne panafricaine contre les APE qui a fédéré l’ensemble des luttes régionales. A l’occasion du FSM 2011 de Dakar, ACORD souhaite sensibiliser les mouvements sociaux africains aux enjeux du programme PGDDA et encourager les convergences à l’échelle panafricaine.\n\nSeront également présents à Dakar l’ONG AMSED (Maroc), le réseau PELUM (Zambie), CONSCG (Guinée), et ASAPSU (Cote d’Ivoire)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/descriptifs-des-organisations-du-sud-et-de-lest-membres-de-la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/descriptifs-des-organisations-du-sud-et-de-lest-membres-de-la-delegation-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Descriptifs des organisations du Sud et de l’Est membres de la délégation du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-25T17:26:00+00:00","description":"Participer au Forum Social Mondial de Dakar signifie pour le CCFD-Terre Solidaire y associer les organisations du Sud et de l’Est qu’il soutient. A Dakar","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-les-jeunes-en-premiere-ligne-sur-la-defense-de-lenvironnement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-les-jeunes-en-premiere-ligne-sur-la-defense-de-lenvironnement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Birmanie : les jeunes en première ligne sur la défense de l’environnement","datePublished":"2020-08-07T11:28:32+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-les-jeunes-en-premiere-ligne-sur-la-defense-de-lenvironnement/"},"wordCount":794,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Birmanie, depuis la fin de la dictature en 2011, les mesures de libération de l’économie sans garde-fous législatifs, ont laissé libre cours à des violations des droits humains et aux destructions de l’environnement. Une partie de la jeunesse s’est impliquée au sein d’associations, pour lutter contre ces dérives.\n\n\n\nAu cours des deux phases de transition politique au Myanmar (ex Birmanie), celle de la dictature à la République (2011-2015) puis celle dudit « Gouvernement civil démocratique » (2016-2020), le rôle de la société civile est devenu plus important. Elle s’est montrée très critique sur les choix politiques et économiques du gouvernement. \n\nLa libéralisation de l’économie a provoqué une accélération de la construction de méga-infrastructures et des projets d’extraction des ressources naturelles. \n\nLes investissements dans l’économie extractive ont notamment suscité une levée de boucliers au sein des communautés. Car elles n’ont pas été consultées sur des projets ayant un impact direct sur leur vie, en termes de violations des droits humains, de pollution et de destruction de l’environnement. \n\nDès le début de la première phase de la transition politique en 2011, des jeunes Birmans se sont mobilisés dans les associations notamment en faveur de la paix, de la préservation de l’environnement, et de la défense du droit à la terre. Et de nombreux réseaux de la société civile se sont créés sur le modèle des Forum Jeunesse, Forum des peuples de l’ASEAN... ouvrant des espaces de débat. \n\nCependant, la plupart de ces réseaux, bien qu’actifs, n’avaient pas, au départ de réelle vision stratégique. C’est pourquoi KMF (Kalayana Mitta Foundation, partenaire du CCFD-Terre Solidaire) a décidé de former des jeunes afin qu’ils jouent un rôle actif dans leur pays. L’association attend d’eux, au niveau national et régional, qu’elles et ils sensibilisent la population à la nécessité de réguler les investissements pour préserver l’environnement.\n\nUne plateforme de partage sur la justice environnementale \n\nPour renforcer ces dynamiques, chaque année, des dizaines de jeunes se réunissent lors d’un forum environnemental : la Green Youth Assembly (GYA) qui rassemble des Birmans de toutes confessions venus des différents États. \n\nDès la toute première édition en 2017, six secteurs d’intervention ont été définis : forêt, énergie, gestion des déchets, mouvement biologique, investissement responsable et questions liées à la gestion de l’eau. \n\n Cette dynamique a trouvé un écho fort dans les universités, où 15 mouvements de défense de l’environnement ont vu le jour sur différents campus. \n\n« Lorsque j’étais étudiant, j’avais fondé un club de défense de l’environnement dans l’État du Southern Shan, raconte Win Oo. Notre organisation était, en théorie, membre du réseau GYA, mais dans la pratique nous n’y étions guère impliqués. Nous avions trop à faire au niveau local pour sensibiliser les étudiants à la défense et la protection de l’environnement sur le campus à Taunggyi (capitale de l’État), Après l’obtention de mon diplôme, j’ai déménagé à Yangon et rejoint le réseau GYA. J’ai été élu coordinateur pour la région, et je tisse des réseaux avec les groupes locaux pour la protection de l’environnement. »  \n\nEn janvier 2020, le dernier rassemblement GYA, véritable laboratoire d’idées et de savoir-faire, a rassemblé 250 jeunes venus de tout le pays, dont certains n’avaient jamais quitté leur région. Parmi eux Paing Thant Ko Ko, qui s’est inscrit après avoir découvert l’initiative via Facebook. « Les organisateurs sont très solidaires et accueillants, explique-t-il. Ils donnent la parole aux participants. Je me suis informé sur les problèmes environnementaux à l’échelle nationale et j’ai pu partager ma propre expérience au niveau local. J’ai découvert des réseaux et rencontré des jeunes activement engagés au niveau régional sur l’environnement. »  \nWin Oo espère, quant à lui, que « le réseau va continuer à se structurer pour apporter une aide plus substantielle aux initiatives des membres au niveau local ». \n\nCe forum annuel se veut en outre une sorte de vitrine pour montrer aux autorités, aux parlementaires et aux médias, l’engagement de la jeunesse en faveur de la protection de l’environnement et la justice. \n\nPar KMF, partenaire du CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nNous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine disponible sur abonnement payant. Soutenez-nous, abonnez-vous !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-les-jeunes-en-premiere-ligne-sur-la-defense-de-lenvironnement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-les-jeunes-en-premiere-ligne-sur-la-defense-de-lenvironnement/","name":"Birmanie : les jeunes en première ligne sur la défense de l’environnement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-08-07T11:28:32+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:30+00:00","description":"En Birmanie, depuis la fin de la dictature en 2011, les mesures de libération de l’économie sans garde-fous législatifs, ont laissé libre cours à des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-jour-se-leve-sur-des-rendez-vous-davenir/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-jour-se-leve-sur-des-rendez-vous-davenir/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le jour se lève sur des rendez-vous d’avenir","datePublished":"2011-04-10T18:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-jour-se-leve-sur-des-rendez-vous-davenir/"},"wordCount":457,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Par milliers, des femmes et des hommes, des jeunes ont répondu à l’invitation lancée par les régions pour célébrer l’anniversaire des cinquante ans de la naissance du CCFD–Terre Solidaire.\n\nDe nombreux messages de soutien et d’encouragement ont renforcé l’ardeur des membres du  CCFD–Terre Solidaire ! Tout spécialement les paroles du pape Benoît XVI, du président de la Conférence des évêques de France et de Monseigneur Bernard Housset, président du Conseil pour la solidarité, ravivent et actualisent la mission confiée. Sans oublier le soutien très cordial de nombreux responsables politiques, syndicaux, associatifs et religieux qui dévoilent la richesse et l’inscription du  CCFD–Terre Solidaire dans le paysage français et mondial.\n\nAlors, vive l’autosatisfaction ? Certainement pas ! Chacun a vécu un instant fort l’invitant à approfondir les raisons et les modalités de sa contribution à la solidarité internationale. Instant fort que ces défilés joyeux de jeunes dans les rues montrant non seulement que le développement les intéresse, mais aussi qu’il n’est une tâche ni triste ni ennuyeuse. Instant fort que la rencontre entre les partenaires du Sud et le public avide de témoignages d’espoir. Instant fort que les célébrations religieuses, les méditations et autres expressions culturelles qui soulignent que « l’engagement » prend racine au plus fort de nos convictions, et que celles-ci doivent être « dialoguées ».\n\nOser la joie, la reconnaissance, la fête, en ces temps si durs pour la majorité des habitants de la planète, est-ce bien décent ? \nOui ! Et les plus pauvres nous le disent, qui savent transformer chaque rencontre et chaque partenariat en un moment de partage et de bonheur.\nOui, si ces instants [la célébration n’est pas finie] sont vécus comme un « lever du jour » et comme des rendez-vous d’avenir. Le jour se lève lorsque des groupes, au-delà des frontières, savent faire alliance pour plus de justice. Le jour se lève lorsque chacun se sent en appétit de la culture, la religion, la pensée de l’autre. Le jour se lève lorsque les structures de gouvernance locale et mondiale permettent aux plus fragiles de faire entendre leur voix. Le jour se lève lorsque chacun accepte non pas de renoncer à ses convictions, mais d’être bousculé par le don que lui fait l’autre. Le jour se lève, comme au matin de Pâques, lorsque riches de nos diversités, nous cherchons l’Espérance non pas parmi les morts, mais là où la vie l’emporte."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-jour-se-leve-sur-des-rendez-vous-davenir/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-jour-se-leve-sur-des-rendez-vous-davenir/","name":"Le jour se lève sur des rendez-vous d’avenir - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-04-10T18:00:00+00:00","description":"Par milliers, des femmes et des hommes, des jeunes ont répondu à l’invitation lancée par les régions pour célébrer l’anniversaire des cinquante ans de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-association-qui-travaille-aupres-des-femmes-kachins-en-birmanie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-association-qui-travaille-aupres-des-femmes-kachins-en-birmanie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une association qui travaille auprès des femmes kachins, en Birmanie","datePublished":"2014-06-25T15:32:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-association-qui-travaille-aupres-des-femmes-kachins-en-birmanie/"},"wordCount":907,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Installée à Chiang Maï, au nord de la Thaïlande depuis sa fondation, en 1999, la Kachin Women’s Association Thailand (KWAT) est soutenue par le CCFD-Terre Solidaire. L’Association lutte pour promouvoir la place des femmes dans la société kachin. A l’intérieur même d’un État kachin qui est toujours en guerre. Moon Nay Li, coordinatrice de la KWAT, témoigne de cet engagement. \n\n\n\nQuel genre d’actions mène la KWAT à l’intérieur de la Birmanie ?\nLa KWAT est engagée dans différents programmes non seulement dans l’État kachin mais aussi au nord de l’État shan où vivent également de nombreux Kachins. Nous menons dans ces deux régions un travail de recherche et de documentation sur les violations des droits de l’homme, proposons des campagnes de soins ou de formation sanitaire jusque dans les villages, travaillons au renforcement des capacités des populations au travers, par exemple, de formations aux Droits de l’homme ou au leadership. Nous avons également un programme de lutte contre le trafic d’êtres humains et un autre, plus récent, d’émancipation politique, plus particulièrement destiné aux femmes et aux jeunes.   \n\nContre le trafic d’êtres humains ?\nCe problème n’est pas nouveau. L’instabilité politique qui règne dans le pays, les difficultés économiques que connaissent les populations avaient déjà jeté nombre de femmes et de jeunes filles kachins dans les bras d’intermédiaires qui les ont ensuite vendues en Chine. Mais, avec le conflit qui perdure, la situation devient très préoccupante. L’afflux de déplacés à la frontière birmano-chinoise, le manque d’aide, de nourriture, vulnérabilisent les femmes et les jeunes filles. Nous avons ouvert à cette frontière un lieu d’accueil et un centre d’aide pour celles qui arrivent à s’échapper. Elles y trouvent un peu de réconfort et de soutien et nous leur proposons différentes formations professionnelles. Lorsqu’elles se sentent prêtes, elles peuvent retourner chez elles. Nous menons également des campagnes de sensibilisation sur cette question partout où nous le pouvons.   \n\nQu’est-ce qui vous a poussé à lancer un programme d’émancipation politique ?\nNon seulement les Kachins mais également la grande majorité de ceux qui vivent en Birmanie ne savent pas ce que recouvrent les termes de « démocratie », « droits de l’homme », « élections libres », « fédéralisme », « droits civils » ou encore « constitution ». Ils n’ont pas eu la possibilité de les expérimenter concrètement ni d’en apprendre davantage sur le sujet. Il est donc essentiel qu’ils prennent conscience de ce que ces mots veulent dire. Surtout depuis que le gouvernement s’est engagé à faire de la Birmanie un pays démocratique, mais ne fait aucun effort pour expliquer aux populations comment cela va se passer ni comment cela va se traduire dans leur quotidien. Ce programme vise à conscientiser nos communautés, et plus particulièrement les femmes et les jeunes, sur ces concepts et à leur donner une culture « politique ». \n\nUne sensibilisation d’autant plus nécessaire que se profilent des élections en 2015 ?\nPlus la population sera formée à ces concepts de « démocratie », d’« élections libres », plus elle pourra s’impliquer activement dans le scrutin de 2015. Certains dans notre réseau sont d’ailleurs aujourd’hui très engagés dans ces élections et ont même créé un nouveau parti, le Parti démocratique kachin. Maintenant, ces élections ne représentent pas pour nous une fin en soi. Notre programme est un projet à long terme qui vise à l’émancipation politique globale de nos communautés et à renforcer la société civile afin de lui donner les moyens nécessaires pour établir une paix durable.  \n\nComment travaillez-vous dans cette situation de conflit ?\nNous avons une quarantaine de personnes sur le terrain, dont certaines travaillent toujours dans la clandestinité. Qu’elles se trouvent en effet dans les régions où ont lieu les combats ou dans les zones plus « calmes », elles prennent des risques. Nous bénéficions cependant du soutien de plusieurs réseaux sur place, notamment ceux de nos leaders religieux ou communautaires, et c’est grâce à eux que nous pouvons mettre en place nos programmes ou faire relayer l’information. Nos ressources financières et humaines limitées nous empêchent encore de nous rendre partout ou d’organiser autant de formations que nous le voudrions, mais nous progressons, secteur par secteur.\n\nQue pensez-vous de l’attitude de la communauté internationale, pour laquelle la Birmanie semble être devenue un nouvel Eldorado économique ?\nLa communauté internationale, les États-Unis, l’Union européenne, et les grandes banques internationales comme la Banque mondiale ou la Banque de développement asiatique (ADB) n’ont en tête que de grands projets de développement. Mais ce n’est pas ça la priorité. Pour nous, la première priorité, c’est la résolution du conflit ethnique. Les minorités se battent depuis des années pour que leurs droits soient reconnus et ils n’ont pour l’instant toujours rien obtenu. Aujourd’hui encore, la guerre continue chez les Kachins. La communauté internationale doit entendre cela. Ceux qui nous soutiennent, nos donateurs doivent nous aider à faire pression sur ce gouvernement pour que les changements annoncés se transforment en une paix durable.\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-association-qui-travaille-aupres-des-femmes-kachins-en-birmanie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-association-qui-travaille-aupres-des-femmes-kachins-en-birmanie/","name":"Une association qui travaille auprès des femmes kachins, en Birmanie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-25T15:32:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:55+00:00","description":"Installée à Chiang Maï, au nord de la Thaïlande depuis sa fondation, en 1999, la Kachin Women’s Association Thailand (KWAT) est soutenue par le CCFD-Terre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/avec-les-membres-du-comite-de-suivi-de-lappel-a-la-paix-et-a-la-reconciliation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/avec-les-membres-du-comite-de-suivi-de-lappel-a-la-paix-et-a-la-reconciliation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Avec les membres du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation","datePublished":"2009-01-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:33:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/avec-les-membres-du-comite-de-suivi-de-lappel-a-la-paix-et-a-la-reconciliation/"},"wordCount":384,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena, en février 2008, quelle est aujourd’hui la situation politique et des droits de l’Homme au Tchad ? \nMardi 3 février 2009, à 9h30, l’ACAT-France, le CCFD-Terre solidaire, la FIDH et Survie vous invitent à une rencontre avec des représentants de la société civile tchadienne, membres du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation ou CSAPR*. \n\nAvec :\nDelphine K. Djiraibé, coordinatrice nationale du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR). Avocate et militante des droits de l'Homme, elle a fondé en 1994 l'Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l'Homme (APDH) et en a assuré la présidence pendant 10 ans. Lauréate du prix Robert Kennedy pour les Droits de l'Homme.\nMichel Barka, président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), principale confédération syndicale tchadienne depuis 2006. Enseignant en gestion, membre durant 7 ans du Conseil de contrôle et de surveillance des revenus pétroliers. \nTenabaye Massalbaye, président de la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH). A été le président du comité des enquêtes de la commission nationale mise en place par le gouvernement tchadien sur les événements de février 2008.\n \nMerci de confirmer votre présence auprès de : \nNathalie Perramon / CCFD-Terre solidaire - 01 44 82 80 67 – 06 82 85 28 82 -  n.perramon@ccfd.asso.fr  \n\nLa conférence de presse se tiendra au :\n CCFD - Terre solidaire\n4 rue Jean Lantier - 75 001 Paris (Métro Châtelet)\n\n \n\n* La délégation du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR) sera en France du 2 au 8 février 2009 pour informer les pouvoirs publics et l’opinion française sur la situation politique et sécuritaire au Tchad. Elle apportera en particulier son témoignage sur les résultats de la Commission d’enquête mise en place pour faire toute la lumière sur les événements de Ndjamena de février 2008. Sa démarche est soutenue par plusieurs organisations françaises et internationales : l'ACAT, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), la FIDH,  Survie."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/avec-les-membres-du-comite-de-suivi-de-lappel-a-la-paix-et-a-la-reconciliation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/avec-les-membres-du-comite-de-suivi-de-lappel-a-la-paix-et-a-la-reconciliation/","name":"Avec les membres du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-01-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:33:15+00:00","description":"Un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena, en février 2008, quelle est aujourd’hui la situation politique et des droits de l’Homme au Tchad ? Mardi 3","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-moment-ou-jamais-dexiger-lencadrement-des-investissements/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-moment-ou-jamais-dexiger-lencadrement-des-investissements/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le moment ou jamais d’exiger l’encadrement des investissements","datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-moment-ou-jamais-dexiger-lencadrement-des-investissements/"},"wordCount":559,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La période est cruciale pour obtenir un encadrement global des investissements en faveur d’une plus grande contribution au développement, et du respect des droits.\n\n\n\nOn le voit en France, où les investissements sont censés respecter ces règles, ce qui n’empêche pas un débat vigoureux sur le rôle de l’Etat dans l’encouragement ou l’encadrement de divers investissements, et sur la vision de l’intérêt général (grandes infrastructures, gaz de schiste etc..). Faire respecter les mêmes règles du jeu dans les pays du Sud, est aussi une manière de faire avancer non seulement la solidarité internationale et les démocraties, mais aussi le débat sur le développement, y compris dans nos  propres sociétés.\n\n\nAgenda :\n\nEn Europe et en France :  \nLes élections européennes seront l’occasion d’avancer sur l’encadrement des investissements (aux élections de 2009, le CCFD-Terre Solidaire avait déjà obtenu des engagements de candidats avec la campagne Hold Up). \n\nEn France, la perspective d’un débat législatif pour renforcer la responsabilité des sociétés mères sur les activités de leurs filiales et sous-traitants se précise. Par ailleurs, le Parlement débattra début 2014 sur la première Loi d’orientation et de programmation sur le développement et la solidarité internationale, l’occasion d’un débat sur les outils et modalités de soutien aux investissements privés dans la politique de développement. L’Agence Française de Développement (AFD) et sa filiale pour le secteur privé PROPARCO, revoient actuellement leurs cadres de maîtrise des risques sur ces enjeux, qui devraient faire l’objet d’un débat avec l’ensemble des parties prenantes de l’Agence. En 2013, l’adoption partielle d’une règle de transparence comptable pays par pays pour tous les secteurs d’activité pourrait permettre de lutter plus efficacement contre l’évasion fiscale. Sa mise en œuvre est suspendue à une décision similaire au niveau européen, en cours de négociation.\n\nAu niveau international :\nLes principes directeurs des Nations Unies sur les droits humains et les multinationales (adoptés en 2011), de même que les principes directeurs de l’OCDE sur le même sujet, mettent en avant l’obligation pour l’Etat de protéger les droits humains face à l’action des multinationales, lesquelles ont le devoir de mettre en œuvre une « diligence raisonnable ». Mais on est loin encore de la mise en œuvre de ces directives volontaires, qu’il faut maintenant traduire dans les droits nationaux.\n\nA la FAO, des négociations internationales sont en cours sur les principes d’investissement responsable dans l’agriculture (jusqu’à octobre 2014), et à l’OCDE sur l’évasion fiscale des multinationales et les prix de transferts (dans le cadre du G20), ainsi que sur le contrôle de l’exploitation des ressources dans les pays en conflits.\n\nLes Objectifs du millénaire pour le développement - Objectifs du développement durable (OMD-ODD) sont en débat aux Nations Unies, parallèlement au débat sur le changement climatique : les Etats devraient renforcer leur vigilance sur l’impact environnemental et la contribution au développement de tous les investissements internationaux qu’ils encouragent."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-moment-ou-jamais-dexiger-lencadrement-des-investissements/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-moment-ou-jamais-dexiger-lencadrement-des-investissements/","name":"Le moment ou jamais d’exiger l’encadrement des investissements - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:02+00:00","description":"La période est cruciale pour obtenir un encadrement global des investissements en faveur d’une plus grande contribution au développement, et du respect","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-38-quels-enjeux-pour-la-participation-politique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-38-quels-enjeux-pour-la-participation-politique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colombie, accords de paix J-38, quels enjeux pour la participation politique ?","datePublished":"2016-02-16T18:07:01+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-38-quels-enjeux-pour-la-participation-politique/"},"wordCount":967,"commentCount":2,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le conflit en Colombie dure depuis près de 60 ans. Il a fait plus de 220 000 morts et environ 6 millions de victimes. La perspective de la signature des Accords de paix entre les FARC et le gouvernement - annoncée pour le 23 mars 2016 - suscite craintes et espoirs. Le contexte de ce pays est complexe et peu connu chez nous. D'ici à fin mars, chaque semaine, le Réseau France Colombie Solidarités se propose de revenir sur chacun des 6 points à l'agenda des Accords et d'en analyser le contenu et les enjeux.\n\n\n\nAccord n°2 : la participation politique – ouverture démocratique pour construire la paix\n\nEntre 1958 et 1974, période dite du Front National, le Parti Conservateur et le Parti Libéral s’étaient mis d’accord pour se partager le pouvoir. C’est précisément à ce moment là que sont apparues les FARC.  \n\nCe manque d’ouverture démocratique se maintient sous diverses formes encore aujourd’hui. Par le passé, plusieurs tentatives de paix ont eu lieu avec différentes guérillas (FARC, ELN, M-19 notamment). Leur réinsertion civile et leur participation politique faisaient déjà partie des points soulevés mais n’ont jamais réellement eu lieu. La répression et la « guerre sale » contre les secteurs « alternatifs » n’ont jamais cessé. Le cas de l’Union Patriotique en est un exemple tragique ; ce parti issu du processus de paix de 1984 a vu 3 000 de ses membres assassinés.\n\n\nChiffres clés\n\n- 13 partis politiques enregistrés auprès du Conseil national électoral\n\n- En 2015, 10 000 prisonniers détenus pour des motifs politiques en Colombie (Source : Fundacion por la solidaridad y la defensa)\n\n- 577 agressions et 51 assassinats contre des défenseurs des droits humains (2015)\n\n- 6 528 cas de victimes de la répression contre l’Union Patriotique (homicides, disparitions, tortures, exil, déplacements, détentions arbitraires) ont été présentés à l’Etat pour être reconnus.\n\n\nQu’est ce qui a été négocié sur ce point entre les FARC et le gouvernement ?\n\n\nLe préaccord, officialisé le 6 novembre 2013, ambitionne d’engager une véritable « ouverture démocratique pour construire la paix », avec la mise en place de garanties fondamentales pour l’exercice de l’opposition politique en général et plus particulièrement pour les nouveaux mouvements qui émergeraient à la suite de la signature de l’accord final. Il est prévu :\n\n- L’élaboration d’un « statut de l’opposition » représentant un ensemble de garanties à la fois aux partis politiques mais également aux mouvements sociaux. Ce volet prévoit, pour les combattants démobilisés,  un « système de sécurité pour l’exercice de la politique » et,  pour les mouvements sociaux une « Loi de garanties » qui reste à élaborer en concertation avec eux ;\n\n- La création de « circonscriptions transitoires spéciales de paix » dans les régions les plus touchées par le conflit, favorisant la représentation de mouvements sociaux à la Chambre des députés ;\n\n- La mise en place, au niveau national et local, de « Conseils pour la réconciliation et la coexistence », chargés d’aider les autorités à promouvoir le vivre ensemble ;\n\n- Un accès facilité aux médias pour les secteurs d’opposition et la création d’une chaîne de télévision institutionnelle pour les partis politiques ;\n\n- Une aide financière accordée par l’Etat pour la création de nouveaux partis politiques.\n\n\nQu’est ce qui a été négocié sur ce point entre les FARC et le gouvernement ?\n\n\nS’il ne constitue pas un changement « révolutionnaire » mais simplement une série de mesures destinées à assurer des garanties politiques minimales, ce préaccord représente toutefois un espoir pour la démocratie, ouvrant peut-être la voie à la nécessaire émergence d’une nouvelle culture politique en Colombie. Pour concrétiser ces espoirs en avancées démocratiques réelles, il est nécessaire d’aller plus loin et de prendre en compte plusieurs problèmes en suspens :\n\n- Les mesures de protection ne sont pas encore déterminées concrètement. Celles prises par le passé n’ont pas mis fin aux menaces et aux assassinats de leaders sociaux et d’opposants, ce qui fait craindre la persistance d’un risque toujours élevé pour l’exercice d’une opposition politique dans de nombreux territoires ;\n\n- Il n’y a pas de mesures concrètes pour mettre fin à l’existence des groupes paramilitaires. Leur assimilation, dans le discours gouvernemental et médiatique, à des « bandes criminelles », empêche une lecture politique du phénomène. Or, ces groupes sont les principaux responsables de la violence contre les opposants politiques ou les défenseurs des droits humains, et sont bien souvent au service des élites économiques et politiques locales. De plus, il existe le risque qu’ils prennent le contrôle de zones d’influence des FARC après la démobilisation de ces derniers ;\n\n- Les autorités continuent de stigmatiser régulièrement les expressions de protestation sociale et plusieurs opposants font l'objet de poursuites susceptibles d’être motivés par des raisons politiques ; \n\n- La question des éventuels « quotas » de sièges pour les FARC au Parlement reste à régler et suscite beaucoup de réticences au sein de la population ;\n\n- La phase publique des négociations avec l’ELN n’a toujours pas commencé et laisse donc craindre un processus de paix incomplet.\n\nLa signature des Accords de paix en Colombie est annoncée pour le 23 mars 2016. D’ici là, chaque semaine, le Réseau France Colombie Solidarités se propose de revenir sur chacun des 6 points à l’agenda des négociations et d’en analyser le contenu et les enjeux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-38-quels-enjeux-pour-la-participation-politique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-38-quels-enjeux-pour-la-participation-politique/","name":"Colombie, accords de paix J-38, quels enjeux pour la participation politique ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-16T18:07:01+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:22+00:00","description":"Le conflit en Colombie dure depuis près de 60 ans. Il a fait plus de 220 000 morts et environ 6 millions de victimes. La perspective de la signature des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/concertaction-lassociation-a-poursuivi-ses-projets-habituels/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/concertaction-lassociation-a-poursuivi-ses-projets-habituels/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Concert&rsquo;Action, l’association a poursuivi ses projets habituels","datePublished":"2012-01-09T16:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/concertaction-lassociation-a-poursuivi-ses-projets-habituels/"},"wordCount":598,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’association a poursuivi ses projets habituels dans les domaines de la santé communautaire, l’agriculture, l’accès à l’eau, la gestion du risque, la réparation de pistes et le renforcement des associations locales, tout en élargissant ses programmes à la réparation et construction de maisons dans les sections communales rurales reculées de la commune de Petit Goave durement touchée par le séisme.\n\n\n\nAvec l’aide du CCFD-Terre Solidaire ont pu être poursuivis en 2011 les projets d’amélioration de l’accès à l’eau potable pour 57 communautés défavorisées de Sainte Suzanne dans le Nord par la construction de 47 captages, et la création de magasins d’intrants agricoles dans les communes de Petit Goave et Léogane. Grâce à un apport supplémentaire du CCFD-Terre Solidaire, le programme d’accès à l’eau potable a pu être mené à la hauteur des objectifs prévus et ce malgré l’augmentation de nombreux coûts suite au séisme.\n\nDans la zone des Palmes (Petit Goave), les travaux de réparation de la piste ont avancé, et que le rôle joué par le centre de santé dans le cadre de l’épidémie de choléra s’est avéré primordial. Des soins sont proposés aux populations par des médecins locaux, dans les centres de santé et dans le cadre de cliniques mobiles qui vont à la rencontre des populations des zones les plus reculées. L’autre élément important à plus long terme est la sensibilisation, qui est réalisée en périphérie des centres, sur place chaque matin dans la salle d’attente ainsi que dans les écoles.\n\nConcert-Action s’implique également dans un projet de gestion des risques à Delatte (Petit Goâve), alliant la formation de secouristes, renforcement des comités locaux de protection civile (dont la création avait été initiée par un précédent projet de Concert-Action), reboisement et conservation de sol qui jouent également un rôle primordial dans la réduction des conséquences des cyclones.\n\nLes fonds apportés par le CCFD-Terre Solidaire en urgence après le séisme (55 000 € soit 74 757 USD) ont permis la reconstitution des capacités d’intervention de l’association dans la zone des Palmes et de Delatte, très touchées par le séisme, ainsi que l’amélioration des infrastructures de communication (routes, réseau de radio, internet) en vue d’améliorer la gestion des risques.\n\nAu cours de la période électorale et post-électorale agitée, Concert-Action a rappelé son attachement à associer les collectivités locales à chacune des activités entreprises par l’association, en vue de les obliger à s’impliquer dans ces domaines qui relèveraient de leur compétence.\n\nAvec le CCFD-Terre Solidaire, Concert-Action a travaillé à la définition d’un projet d’accompagnement des autorités locales de 4 sections communales rurales de Petit Goâve visant le renforcement de leurs capacités à mener des projets de développement local. Au cours des 3 années à venir, l’aménagement de centres administratifs, des formations s’adressant aux autorités et leaders communautaires, la mise à disposition d’une assistance technique permanente, et la conduite de projets d’aménagement de marchés locaux, doivent permettre aux collectivités locales de mieux assumer leurs responsabilités et notamment d’accompagner le processus d’aménagement et de reconstruction post-séisme.\n\nEn janvier 2012, une convention pluriannuelle de 320 000 € pour 2012-2014 va être signée entre Concert-Action et le CCFD-Terre Solidaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/concertaction-lassociation-a-poursuivi-ses-projets-habituels/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/concertaction-lassociation-a-poursuivi-ses-projets-habituels/","name":"Concert'Action, l’association a poursuivi ses projets habituels - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-09T16:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"L’association a poursuivi ses projets habituels dans les domaines de la santé communautaire, l’agriculture, l’accès à l’eau, la gestion du risque, la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participera-a-la-premiere-assemblee-generale-de-ce-reseau-europeen/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participera-a-la-premiere-assemblee-generale-de-ce-reseau-europeen/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire participera à la première Assemblée générale de ce réseau européen","datePublished":"2011-06-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participera-a-la-premiere-assemblee-generale-de-ce-reseau-europeen/"},"wordCount":167,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 29 juin 2011\n\nLe réseau Finance Watch, appelé à devenir au niveau européen, un acteur majeur aux côtés des organisations déjà engagées dans le combat pour une meilleure régulation de la finance, tiendra jeudi 30 juin à Bruxelles sa première Assemblée générale. Le CCFD-Terre Solidaire, en tant que membre fondateur de Finance Watch, sera présent lors de cette réunion décisive pour le lancement effectif de cette initiative collective.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire souhaite que Finance Watch, organisation indépendante des Etats et des partis politiques, soit capable de démarrer rapidement ses activités d'études et de mutualisation d'expertise et de faire des propositions concrètes pour une régulation efficace de la finance en Europe.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est l'un des 40 membres fondateurs de Finance Watch. Plus de détails sur http://www.finance-watch.org/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participera-a-la-premiere-assemblee-generale-de-ce-reseau-europeen/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participera-a-la-premiere-assemblee-generale-de-ce-reseau-europeen/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire participera à la première Assemblée générale de ce réseau européen - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:51+00:00","description":"Paris, le 29 juin 2011 Le réseau Finance Watch, appelé à devenir au niveau européen, un acteur majeur aux côtés des organisations déjà engagées dans le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2005-plus-dexcuses-a-reveille-les-etats-membres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2005-plus-dexcuses-a-reveille-les-etats-membres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« 2005 : plus d’excuses ! » a réveillé les Etats membres","datePublished":"2005-09-14T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:20:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2005-plus-dexcuses-a-reveille-les-etats-membres/"},"wordCount":323,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement)"],"inLanguage":"fr-FR","description":"14 septembre 2005\n\nAlors que s’ouvre aujourd’hui à New York le Sommet Mondial décrit par Kofi Annan comme « le plus important de l’histoire des Nations unies », la coalition « 2005 : plus d’excuses ! » est allée, tôt ce matin, sonner le réveil des Etats membres par une tournée en son et lumière des ambassades à Paris, afin qu’ils tiennent leur engagement, pris il y a cinq ans, de réduire de moitié la faim et la grande pauvreté d’ici 2015.\n\nDe 4h00 à 8h00 ce matin, « 2005 : plus d’excuses ! », la plus large coalition d’associations et de syndicats jamais constituée en France, a sillonné les rues de Paris : un cortège, bardé de bandeaux blancs (symboles de l’Action mondiale contre la pauvreté) et émettant le son du coq, a projeté un réveil géant sur le mur des ambassades du Royaume-Uni (qui préside l’Union européenne), du Japon et des Etats-Unis. \n\nArmés de café et de croissants, ses représentants sont allés sonner aux portes des ambassades pour leur remettre une lettre exhortant leur gouvernement à assumer, enfin, leurs responsabilités lors du Sommet onusien en prenant des mesures concrètes pour réduire la pauvreté et les inégalités.\n\nLe Sommet Mondial qui s’ouvre pour 3 jours à New York doit en effet faire le bilan, cinq ans après leur adoption, des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), que se sont engagés à atteindre les 191 Etats des Nations Unies d’ici 2015. Selon Kofi Annan, ces objectifs chiffrés de réduction de la faim et de la pauvreté, «loin d'être utopiques, (…) sont réalisables». Et pourtant, depuis l’an 2000, plus de 50 millions d’enfants sont morts faute d’accès aux soins et à l’alimentation de base. Au rythme actuel, selon le PNUD, 115 pays n’atteindront pas ces objectifs avant 2040."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2005-plus-dexcuses-a-reveille-les-etats-membres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/2005-plus-dexcuses-a-reveille-les-etats-membres/","name":"« 2005 : plus d’excuses ! » a réveillé les Etats membres - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-09-14T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:20:56+00:00","description":"14 septembre 2005 Alors que s’ouvre aujourd’hui à New York le Sommet Mondial décrit par Kofi Annan comme « le plus important de l’histoire des Nations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-temps-daction/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-temps-daction/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un temps d&rsquo;action","datePublished":"2006-03-01T18:26:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-temps-daction/"},"wordCount":235,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour vivre cette invitation à s'ouvrir sur d'autres réalités humaines, ce partage, le CCFD propose plusieurs temps forts.\n\n\n\nLa rencontre avec 40 responsables d'associations, partenaires du CCFD, en tournée avec la France du 17 mars au 2 avril.\n\nL'événement Bouge ta planète le samedi 25 mars\n\nChaque année, plusieurs dizaines de milliers de jeunes de 10 à 20 ans participent à plus de 500 manifestations à travers la France.\n\nInvités à organiser une animation sportive, culturelle, éducative, ils entrent dans une démarche de sensibilisation du public aux réalités des populations les plus pauvres dans le monde d'une part, à l'action des associations locales porteuses d'initiatives de développement, d'autre part.\n\nCette année, c'est la situation des Roms en Europe, et leurs difficultés pour accéder aux droits économiques, sociaux et culturels qui sera le thème central de ces animations.\n\nEn savoir plus : voir la page Bouge ta planète sur le site CCFD.\n\nLe 2 avril, 5ème dimanche de carême, la collecte de partage organisée par le CCFD donnera l'occasion à chacun d'exprimer sa générosité en faveur de la solidarité internationale.\n\nUne équipe de bénévoles participera à l'animation de la messe télévisée retransmise sur France 2, dans l'émission Le Jour du Seigneur.\n\nDes bénévoles actifs pour un carême de solidarité"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-temps-daction/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-temps-daction/","name":"Un temps d'action - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-03-01T18:26:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:55+00:00","description":"Pour vivre cette invitation à s'ouvrir sur d'autres réalités humaines, ce partage, le CCFD propose plusieurs temps forts. La rencontre avec 40","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/que-lactualite-internationale-fut-lourde-cet-ete/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/que-lactualite-internationale-fut-lourde-cet-ete/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Que l&rsquo;actualité internationale fut lourde cet été !","datePublished":"2014-10-09T17:21:22+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/que-lactualite-internationale-fut-lourde-cet-ete/"},"wordCount":586,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le virus Ebola s’est propagé en Sierra Leone, au Liberia et aussi en Guinée où le CCFD-Terre Solidaire a plusieurs partenaires. Offi ciellement, il y aurait, fi n septembre, 6 500 cas et plus de 3 000 décès[[Selon les chiffres de l’OMS,\npubliés le 23 septembre.]].\n\nUne nouvelle attaque israélienne sur la bande de Gaza, la plus destructrice. Une fois de plus, la population civile a payé un très lourd tribut : plus de 2 000 Palestiniens tués, selon les associations palestiniennes, dont 70 % de civils, parmi lesquels près de 500 enfants. 100 000 Palestiniens ont perdu leur maison. Dans cette horreur, la solidarité entre Gazaouis a été extraordinaire : des dizaines de milliers de déplacés ont été accueillis dans des familles, pourtant elles-mêmes gravement touchées. Au coeur de l’été, nous avons fait parvenir de l’aide d’urgence à nos partenaires gazaouis qui ont porté secours immédiatement aux populations bombardées et aux déplacés (voir page 12). \n\nLe coût de la reconstruction est estimé à plus de 7 milliards d’euros. Il est probable qu’une dizaine d’années seront nécessaires pour reconstruire Gaza. Comment va s’opérer cette reconstruction compte tenu de la persistance du blocus imposé par Israël ? La Plate-forme des ONGs françaises pour la Palestine (PNGO) demande qu’Israël ne prenne pas part à la reconstruction de ce qu’il a lui-même démoli. Quelle marge de manoeuvre vont avoir les organisations palestiniennes et la population locale ? \n\nLes frontières des États explosent au Moyen-Orient sous les coups de butoir de l’autoproclamé État islamique, Daesh. Et avec quelle barbarie : des journalistes décapités, des musulmans crucifiés, des minorités persécutées dont des chrétiens en Irak. Les évêques français ont sagement refusé l’instrumentalisation de la tragédie des chrétiens en Irak, appelant à la solidarité avec toutes les minorités persécutées (voir page 10). \n\nLe 23 septembre s’est conclu le Sommet sur le climat de New York qui a réuni 120 chefs d’État et de gouvernement. Avec pour objectif de mobiliser les dirigeants politiques en vue de la 21e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, dite Cop 21, qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Les enjeux sont cruciaux : cette conférence devra prendre des décisions contraignantes pour les pays du Nord et du Sud pour limiter la hausse moyenne de la température mondiale. \n\nHélas, lors du Sommet de New York, une nouvelle Alliance mondiale « pour une agriculture intelligente face au climat » a été lancée. Elle fait la part belle à l’agroindustrie face à l’agriculture paysanne. Malgré l’alerte de l’ensemble des 140 ONGs d’urgence et développement de Coordination SUD – dont le CCFD-Terre Solidaire –, la France a décidé de rejoindre cette initiative (voir Dossier page 15). \n\nLe 22 septembre, la plus grande mobilisation contre le réchauffement climatique a réuni 500 000 manifestant(e)s dans 156 pays ! Signe que le dérèglement climatique mobilise de plus en plus de citoyens qui demandent à leur gouvernement d’agir. En amont de la Cop 21, le CCFD-Terre Solidaire veut renforcer cette mobilisation pour un monde viable et plus juste en organisant de multiples événements dans toute la France. Nous y reviendrons dans les prochains numéros de Faim et Développement.\n\nJe vous appelle à nous rejoindre dans cette mobilisation citoyenne pour l’avenir de notre planète et de notre humanité !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/que-lactualite-internationale-fut-lourde-cet-ete/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/que-lactualite-internationale-fut-lourde-cet-ete/","name":"Que l'actualité internationale fut lourde cet été ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-10-09T17:21:22+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:39+00:00","description":"Le virus Ebola s’est propagé en Sierra Leone, au Liberia et aussi en Guinée où le CCFD-Terre Solidaire a plusieurs partenaires. Offi ciellement, il y","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-coupe-du-monde-des-inegalites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-coupe-du-monde-des-inegalites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Afrique du Sud : Coupe du monde des inégalités","datePublished":"2010-06-10T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-coupe-du-monde-des-inegalites/"},"wordCount":754,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 10 juin 2010\n \nLe principal événement sportif planétaire n'a pas encore rendu son verdict mais en Afrique du Sud, on connaît déjà les quelques gagnants et les nombreux perdants. Le CCFD - Terre Solidaire et les organisations locales sud-africaines qu'il soutient [1] font un rapide tour d'horizon de l'impact social du Mondial.\n\nDepuis la fin de l'apartheid, la « Nation arc-en-ciel » a fait le choix d'un modèle de société qui provoque des inégalités. L'organisation de la Coupe accroit encore ces inégalités. \n\nInégalités face à l'emploi et à l'entrepreneuriat : la construction des infrastructures nécessaires à la Coupe du monde a certes entraîné la création de nombreux emplois mais il s'agit surtout d'emplois précaires alors que 40 % de la population sud-africaine est toujours au chômage. Si certains petits entrepreneurs investissent pour créer des emplois, l'injustice sévit toujours. Pour Michael Brand de l'association Tembeka, « l'injustice est liée au fait que des micro-entreprises ont été chassées de leur lieu d'activité traditionnel dans le cadre d'une campagne de nettoyage lancée pour la Coupe du monde, avec très peu, voire pas du tout, d'options ou d'alternatives viables, ce qui a un impact dévastateur sur la vie et les moyens de subsistance des personnes concernées ». « Le chômage est déshumanisant » rappelle un jeune homme sans emploi, membre de l'association Ujamaa.\n\nInégalités face à la répartition des richesses : l'Afrique du Sud a dépensé près de 5 milliards d'euros pour accueillir la Coupe du monde. Alors que le pays s'apprête à contracter un emprunt controversé pour la construction de centrales à charbon, le pays parviendra-t-il à rentabiliser ses investissements ? Rien n'est moins sûr... Et à qui profitent ces richesses ? « En toute légalité, tenderpreneurs  [2] et élites politiques locales en partagent déjà les bénéfices », s'exclame Charlotte Boulanger du CCFD-Terre Solidaire. « L'économie sud-africaine s'est peu transformée et reste très monopolistique, ce qui favorise les nombreuses combines mises à profit par certains pour s'enrichir rapidement en Afrique du Sud », explique Brian Ashley d'AIDC. Le Nord a aussi sa part de responsabilité. « Il faudrait parler du fonctionnement de la FIFA et de ses pratiques, qui relèvent de l'exploitation », tempêtent Peter-John Pearson du CPLO et Philippe Denis du Centre Sinomlando pour conclure que « l'argent des touristes retournera au Nord via la FIFA ».\n\nInégalités face à la réforme agraire : plus de 16 ans après la fin de l'apartheid, la réforme agraire ne décolle pas et seulement 5 % des terres, sur les 30 % prévus d'ici 2014, ont été redistribués à des fermiers nouvellement installés. « Avec la Coupe du monde, les expropriations abusives s'accélèrent s'alarme l'association SPP par la voix de Ricado Jacobs. « Les agriculteurs en zone urbaine sont expulsés et relogés temporairement dans des cabanes pour faire place nette sur la principale route d'accès au stade ». \n\nÀ quelques jours du lancement du Mondial, l'événement suscite toutefois de nombreux espoirs en termes d'unité et de solidarité entre différentes communautés. L'Afrique du Sud prend sans nul doute sa revanche sur les tristes jours où elle était isolée par le régime d'apartheid et les Sud-Africains peuvent en être fiers. Il y a néanmoins fort à parier que la majorité de la population ne tirera aucun bénéfice de l'événement.\n \n\nContacts presse : \n \nCCFD -Terre Solidaire : Nathalie Perramon - Véronique de La Martinière : \n01 44 82 80 67/64 \n \nARESTA (Agency for Refugee Education, Skills Training & Advocacy) : Charles Mutabazi Directeur, tél. : +27 (0) 21 633 8762 - coordinator@aresta.org.za \n\nTEMBEKA : Michael Brand, Directeur, Tembeka Business Development Trust\nTél. : + 27(0)21 447 8138 - Portable : 27+(0) 72 182 7496 - michael@tembeka.co.za  \n\nSPP :  Ricado Jacobs - Responsable recherche, information et sensibilisation \nTél. : +27 (0)21 448 5605- Cell: +27 (0)82 890 7551 - ricado@spp.org.za\nHerschelle Milford, Directeur général\nTél. : +27 (0)21 448 5605- Cell: +27 (0) 83 748 1009 -  herschelle@spp.org.za\n\nCentre Sinomlando : Philippe Denis, Directeur\n+27 (0) 33 260 55 44 - denis@ukzn.ac.za\n\nAIDC : Brian Ashley , Directeur \nTél. : +27 (0)21 4472525 - Cell +27 (0)820857088 - brian@amandla.org.za\n\nCPLO : Peter-John Pearson, Directeur - pearson@iafrica.com\nMike Pothier - Coordinateur recherche, Tél. : +27  (0) 21 461-1417\nmikepothier@xpressmail.co.za\n\nUJAMAA : Sithembiso Zwane - Responsable théoplogie et programme de justice \néconomique \n+27 (0) 33 26 06 295 - zwane@ukzn.ac.za"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-coupe-du-monde-des-inegalites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-du-sud-coupe-du-monde-des-inegalites/","name":"Afrique du Sud : Coupe du monde des inégalités - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-06-10T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 10 juin 2010   Le principal événement sportif planétaire n'a pas encore rendu son verdict mais en Afrique du Sud, on connaît déjà les quelques","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tèt Kole","datePublished":"2010-01-18T18:15:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:49+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole/"},"wordCount":121,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Bureau à Port-au-Prince\n\nLocalisation de l’initiative : Commune de Pignon, Nord-est\n\nTèt Kole est une organisation paysanne implantée dans presque tout le pays (8 départements), qui a l’intéressante particularité au-delà de la défense des petits producteurs, de défendre et mettre en valeur l’identité paysanne haïtienne. Elle est issue du processus d’organisation de communautés rurales de base par l’Eglise dans les années 70 dans le Nord-ouest, qui a souffert d’une sanglante répression (en particulier le massacre de 139 paysans en 1987 à Jean Rabel).\n\nLes chargés de mission Emmanuel Cochon et Walter Prysthon du CCFD-Terre Solidaire commentent leur mission en Haïti qui a eut lieu fin février 2010."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole/","name":"Tèt Kole - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-01-18T18:15:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:49+00:00","description":"Bureau à Port-au-Prince Localisation de l’initiative : Commune de Pignon, Nord-est Tèt Kole est une organisation paysanne implantée dans presque tout le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-reponse-immediate-pour-mettre-fin-a-la-violence-dans-le-territoire-palestinien-occupe-et-en-israel-et-sattaquer-a-ses-causes-profondes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-reponse-immediate-pour-mettre-fin-a-la-violence-dans-le-territoire-palestinien-occupe-et-en-israel-et-sattaquer-a-ses-causes-profondes/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Appel à une réponse immédiate pour mettre fin à la violence dans le Territoire Palestinien Occupé et en Israël et s&rsquo;attaquer à ses causes profondes.","datePublished":"2021-05-20T14:04:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:01:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-reponse-immediate-pour-mettre-fin-a-la-violence-dans-le-territoire-palestinien-occupe-et-en-israel-et-sattaquer-a-ses-causes-profondes/"},"wordCount":1329,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La CIDSE demande à l'UE et aux États membres de prendre des mesures urgentes pour mettre fin immédiatement à toute violence dans le Territoire Palestinien Occupé (TPO).\n\n\n\n\n\n\nAu cours de la semaine dernière, la violence dans le TPO et en Israël a connu une grave escalade. Elle s'est produite dans un contexte de mobilisation palestinienne contre les politiques discriminatoires israéliennes de déplacements forcés, en particulier les expulsions des maisons, qui visent à transférer et à déposséder les Palestiniens des quartiers de Sheikh Jarrah et de Silwan à Jérusalem-Est. Les assauts des forces israéliennes contre les fidèles palestiniens dans la mosquée Al-Aqsa et dans la vieille ville de Jérusalem et ses environs pendant le Ramadan, ont fait des centaines de blessés parmi les Palestiniens entre le 7 et le 10 mai 2021 [[http://webtv.un.org/watch/ohchr-press-briefing-escalation-of-violence-in-the-occupied-palestinian-territory-geneva-11-may-2021/6253647997001/]] . \n\n\nDes violences par des extrémistes juifs israéliens et des brutalités policières à l'encontre de citoyens palestiniens d'Israël[[ https://www.adalah.org/en/content/view/10317]], ainsi que des violences entre Palestiniens en Israël et juifs israéliens, ont également été documentées. Le Hamas a répondu en tirant des roquettes en direction d'Israël, ce qui a entraîné la mort de 10 personnes en Israël, dont deux enfants [[https://www.ochaopt.org/content/escalation-gaza-strip-west-bank-and-israel-flash-update-6-12-00-16-may-2021]]. Les tirs aveugles de roquettes vers des centres civils constituent une violation du droit humanitaire international (DIH). \n\n\nÀ partir du 10 mai, les forces israéliennes ont intensifié leurs attaques et leurs tirs de missiles sur la Bande de Gaza. Parallèlement, le gouvernement israélien continue d'imposer un blocus illégal de 13 ans à cette zone côtière densément peuplée. Cette punition collective, illégale au regard du droit international [[La punition collective viole les Conventions de La Haye ainsi que l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève. Voir Diakonia International Humanitarian Law Resource Center, \" Guilty by association. Les politiques de punition collective d'Israël dans les TPO\", octobre 2016. p.4. https://www.diakonia.se/globalassets/blocks-ihl-site/ihl-file-list/ihl-briefs/guilty-by-association-israels-collective-punishment-policies-in-the-opt.pdf]] , a conduit Gaza au bord du gouffre, rendant l’endroit invivable[[ En 2012, l'ONU a déjà publié un rapport avertissant que Gaza deviendrait invivable d'ici 2020, à moins que des changements fondamentaux ne soient apportés et que Gaza ait un accès ouvert au monde extérieur. Gaza en 2020 : Un endroit vivable ? Un rapport de l'équipe de pays des Nations Unies dans le territoire palestinien occupé, août 2012. https://unsco.unmissions.org/sites/default/files/gaza_in_2020_a_liveable_place_english.pdf]] . La population de Gaza n'a aucun moyen d'échapper à la violence et à la destruction, et a du mal à accéder aux biens et services de première nécessité. \n\n\nSelon le Centre Palestinien pour les Droits Humains, du 10 au 17 mai, 213 Palestiniens ont été tués à Gaza, dont 61 enfants[[ https://www.pchrgaza.org/en/day-9-of-israeli-offensive-on-gaza-houses-bombarded-and-more-civilians-displaced/]].  L'UNOCHA fait état de plus de 1400 blessés, dont 444 enfants à Gaza, et de 22 Palestiniens tués et 4824 blessés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis le 10 mai [[https://www.ochaopt.org/content/escalation-gaza-strip-west-bank-and-israel-flash-update-8-1200-18-may-2021]]. À Gaza, les infrastructures essentielles, telles que les lignes d'alimentation en électricité, les réseaux d'eau et d'assainissement, les hôpitaux et les routes menant aux hôpitaux, ont été détruites, ce qui entraîne un manque d'accès aux services de base pour la population de Gaza.  En outre, des écoles, des logements, des magasins et des bureaux de la presse internationale ont été endommagés ou détruits[[ https://www.aljazeera.com/news/2021/5/15/building-housing-al-jazeeera-office-in-gaza-hit-by-israeli-strike]].   En raison de ces destructions, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés à l'intérieur de la Bande de Gaza et ont cherché refuge dans les installations de l'UNWRA[[ https://www.unrwa.org/photos/ongoing-nakba-gaza-under-attack.]] Tout cela alors qu'une pandémie mondiale fait toujours rage à Gaza. \n\n\nL'usage indiscriminé et disproportionné de la force contre des civils et les attaques contre des habitations et des infrastructures civiles sont interdits par le droit humanitaire international (article 85(3)(b) du Protocole additionnel I de 1977 à la Convention de Genève). Il soulève de graves soupçons de violations sérieuses du droit humanitaire international assimilables à des crimes de guerre tels qu'énumérés par le statut de Rome de la Cour pénale internationale. \n\n\nL'UE et les États membres doivent reconnaître que cette spirale de violence ne prendra pas fin tant que les causes profondes ne seront pas traitées et que le système de discrimination et de domination d'Israël sur les Palestiniens ne cessera pas et ne sera pas complètement démantelé. Elle ne prendra fin que lorsque le blocus israélien de la Bande de Gaza sera complètement levé. Elle ne prendra fin que lorsque l'occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et l'expansion des colonies illégales cesseront. Elle ne prendra fin que lorsque l'annexion israélienne illégale de Jérusalem-Est cessera et que les Palestiniens des deux côtés de la Ligne Verte ne seront plus victimes de discriminations. Elle ne prendra fin que lorsque le droit des Palestiniens à l'autodétermination sera respecté et réalisé sous la protection du droit international. Et elle ne prendra fin que lorsque tous les responsables de graves violations du droit international humanitaire devront rendre des comptes et être traduits en justice. \n\n\nSeul le respect de ces conditions préalables essentielles apportera la paix et une vie dans la dignité à toutes les personnes vivant en Israël et dans le TPO, et mettra un terme à la situation inhumaine à laquelle nous assistons aujourd'hui.  Par conséquent, la CIDSE demande instamment à l'UE/aux Etats Membres de :\n\n\n\n Exhorter toutes les parties à cesser immédiatement toute violence, en particulier l'offensive militaire aveugle et disproportionnée dans la bande de Gaza. Exhorter Israël et l'Égypte à autoriser immédiatement l'entrée de l'aide  et du personnel humanitaires dans la bande de Gaza.    Exhorter Israël à lever immédiatement le blocus terrestre, aérien et maritime imposé illégalement à la bande de Gaza depuis près de 14 ans et à prendre des mesures concrètes et urgentes à cette fin.  Exhorter Israël à mettre fin à l'occupation militaire de la Cisjordanie et à la colonisation, et réaffirmer le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination.  Exhorter Israël à mettre immédiatement fin à tous les déplacements forcés  et à toutes les lois, politiques et pratiques systématiques et discriminatoires qui créent un environnement coercitif conduisant au transfert forcé de Palestiniens de Jérusalem-Est occupée et de la \"zone C\" de la Cisjordanie, facilitant le transfert illégal de colons israéliens et l'expansion supplémentaire des colonies.   Demander à ce que les acteurs qui ont commis des violations des droits humains et du droit humanitaire international soient tenus responsables. Protéger et soutenir l'enquête de la Cour Pénale Internationale (CPI) sur la situation dans le TPO ; et fournir de manière proactive à la Cour les documents relatifs aux violations du Statut de Rome.  Mettre en œuvre une politique de différenciation plus forte et plus stricte dans toutes les relations  et tous les accords économiques, diplomatiques, politiques et autres avec Israël, conformément à la résolution 2334 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.\n\n\nNote de la rédaction \n\n\nLa CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité) est une alliance de 18 ONG catholiques de développement européennes (dont le CCFD-Terre Solidaire) et nord-américaines \n\n\nContact presse (France)\nCCFD-Terre Solidaire - Sophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-reponse-immediate-pour-mettre-fin-a-la-violence-dans-le-territoire-palestinien-occupe-et-en-israel-et-sattaquer-a-ses-causes-profondes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-reponse-immediate-pour-mettre-fin-a-la-violence-dans-le-territoire-palestinien-occupe-et-en-israel-et-sattaquer-a-ses-causes-profondes/","name":"Appel à une réponse immédiate pour mettre fin à la violence dans le Territoire Palestinien Occupé et en Israël et s'attaquer à ses causes profondes. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-05-20T14:04:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T15:01:17+00:00","description":"La CIDSE demande à l'UE et aux États membres de prendre des mesures urgentes pour mettre fin immédiatement à toute violence dans le Territoire Palestinien","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colloque-laicite-sans-frontieres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colloque-laicite-sans-frontieres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colloque : laïcité sans frontières ?","datePublished":"2013-10-02T11:52:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colloque-laicite-sans-frontieres/"},"wordCount":423,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Un colloque organisé en partenariat par l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) dans le cadre de ses 18èmes Conférences stratégiques annuelles et le Conseil régional Île-de-France : \"La laïcité à l'épreuve de l'action extérieure des collectivités territoriales\"\n\n\n\nProgramme \n\n\n9H15 - ALLOCUTIONS D’OUVERTURE\nRoberto ROMERO, vice-président en charge des affaires internationales et européennes du Conseil régional d’Île-de-France\nDidier BILLION, directeur adjoint de l’IRIS\n\n9H45 - LES ENJEUX LOCAUX DE LA LAÏCITÉ\nModérateur : Didier BILLION, directeur adjoint de l’IRIS\nChahla BESKI-CHAFIQ, directrice, Agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté (ADRIC)\nLaurène BOUNAUD, directrice nationale, Humanity in action France\nGeneviève DOMENACH-CHICH, présidente Cimade Île de-France\nClaude RUCHE, directeur général, Le Contrat Social\n\n11H30 - LA LAÏCITE AU CŒUR DE L’ACTION EXTÉRIEURE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES\nModérateur : Isabelle THIS SAINT-JEAN, vice-présidente en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche du Conseil régional d’Île-de-France\nEl Khalil MAOULOUD, vice-président de la Communauté urbaine de Nouakchott\nPhilippe TOURNAUD, délégué régional Ile de France, CCFD-Terre Solidaire\nNawal TRABOULSI, membre fondatrice et secrétaire exécutive d’Assabil, les Amis des Bibliothèques Publiques au Liban\n\n14H30 - LA LAÏCITE FRANÇAISE EST-ELLE UNIVERSELLE ?\nModérateur : Yves AUBIN DE LA MESSUZIERE, président de la Mission laïque française\nOlivier ABEL, professeur de Philosophie éthique, Faculté de Théologie protestante de Paris\nJean BAUBEROT, directeur d'études émérite, Section des sciences religieuses, Ecole pratique des hautes études\nSouhayr BELHASSEN, ancienne présidente de la FIDH\nEsther BENBASSA, sénatrice écologiste du Val-de-Marne, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études\nRoland DUBERTRAND, conseiller pour les affaires religieuses, ministère des Affaires étrangères\nConclusion : Pascal BONIFACE, directeur de l’IRIS\n\n15H45 - GRAND TEMOIN\nJean-Louis BIANCO, président de l’Observatoire de la laïcité\n\n16H15 - CONCLUSIONS PAR LES REPRÉSENTANTS DES GROUPES POLITIQUES DU CONSEIL REGIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE\nMarie-Pierre BADRE, conseillère régionale d’Île-de-France, Mouvement populaire\nTarek BEN HIBA, conseiller régional d’Île-de-France, Front de gauche\nLeila DIRI, conseillère régionale d’Île-de-France, UDI\nPierre KANUTY, conseiller régional d’Île-de-France, Parti socialiste républicain et apparentés\nMounir SATOURI, président du groupe Europe Ecologie les Verts, Conseil régional d’Île-de-France\n\nEntrée gratuite\nhttp://www.iris-france.org/actualite/2013-10-03/programme.php"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colloque-laicite-sans-frontieres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colloque-laicite-sans-frontieres/","name":"Colloque : laïcité sans frontières ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-02T11:52:36+00:00","description":"Un colloque organisé en partenariat par l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) dans le cadre de ses 18èmes Conférences","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-la-solidarite-avec-les-pays-du-sud-remise-en-cause-par-donald-trump/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-la-solidarite-avec-les-pays-du-sud-remise-en-cause-par-donald-trump/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Climat : la solidarité avec les pays du Sud remise en cause par Donald Trump","datePublished":"2017-06-02T18:54:51+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:25:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-la-solidarite-avec-les-pays-du-sud-remise-en-cause-par-donald-trump/"},"wordCount":610,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["L'adaptation au changement climatique, une nécessité pour les années à venir"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Donald Trump a annoncé officiellement le 1er juin le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. Le CCFD-Terre Solidaire condamne fermement la décision des Etats-Unis de sortir de ce processus onusien. \nAu-delà du signal très négatif envoyé en matière de lutte contre le dérèglement climatique, la décision américaine fragilise les négociations climatiques sous l’égide de l’ONU qui a le mérite d’accorder une voix égale, aussi bien aux pays historiquement et incontestablement responsables des dérèglements climatiques qu'aux pays qui en sont victimes. \n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire déplore par ailleurs que, pour justifier son choix, le président Trump ait pris pour cible les pays du Sud et les financements qui doivent leur être accordés  pour faire face au défi climatique. \nLa dénonciation de Donald Trump de la participation des Etats-Unis au Fonds vert est à cet égard des plus alarmantes, alors que de nombreuses  populations subissent d’ores et déjà les effets des dérèglements climatiques dans  les pays du Sud. \nLa crise alimentaire qui touche près de 13 millions de personnes en Afrique de l’Est, est ainsi exacerbée par le changement climatique.\nLes pays les plus vulnérables, qui sont les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, doivent pouvoir bénéficier de financements pour le développement des énergies renouvelables et l’adaptation aux changements climatiques.\n\nLe flou subsiste sur la place des Etats-Unis dans les négociations climat\n\nCette annonce a un impact sur la gouvernance mondiale sur le climat et questionne la place des Etats-Unis dans celle-ci. \nEn effet, la sortie de l’Accord n’aura lieu qu’en 2020 : que feront les négociateurs américains des COP d’ici là ? \nPar ailleurs, les Etats-Unis resteront habilités à négocier dans les organes scientifiques et techniques de la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements climatiques (CCNUCC). \nIls auront donc encore la possibilité d’influencer des négociations, en particulier sur l’agriculture en cours actuellement. \nEnfin, on peut penser que les multinationales américaines et notamment celles de l’agrobusiness, ne quitteront pas les conférences et les initiatives multilatérales sur le climat. \nCette situation incertaine pourrait donc permettre à certains acteurs américains d’influer dans le mauvais sens sur les négociations climat tout en se dédouanant des engagements et des responsabilités inscrites dans l'Accord de Paris.\n\n Un précédent de mauvaise augure pour la gouvernance mondiale ?\n\nAu-delà de la « communauté du climat », la décision de Donald Trump doit alerter sur le futur des relations internationales. \nCar elle n’est peut-être que le premier signe d’une attaque plus globale contre une véritable gouvernance multilatérale. \nLes dernières réunions internationales et notamment le récent Sommet du G7, ont montré que la plupart des mentions ou références à des textes internationaux étaient systématiquement contestées par l’Administration américaine. \nAinsi par exemple, à l’inverse de ces dernières années, aucune référence au Comité sur la Sécurité Alimentaire Mondiale (CSA)  et ses décisions relatives au foncier et l’encadrement des investissements dans l’agriculture n’est faite dans la déclaration finale du G7. \nAu-delà des questions de la CCNUCC ou du CSA, ce sont  les enjeux d’une réelle gouvernance mondiale  qui pourraient ainsi se retrouver  systématiquement impactés lors des sommets internationaux. Et les conséquences en sont imprévisibles."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-la-solidarite-avec-les-pays-du-sud-remise-en-cause-par-donald-trump/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/climat-la-solidarite-avec-les-pays-du-sud-remise-en-cause-par-donald-trump/","name":"Climat : la solidarité avec les pays du Sud remise en cause par Donald Trump - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-06-02T18:54:51+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:25:26+00:00","description":"Donald Trump a annoncé officiellement le 1er juin le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. Le CCFD-Terre Solidaire condamne fermement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-fin-du-premier-acte-de-la-conference-de-paris/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-fin-du-premier-acte-de-la-conference-de-paris/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"COP 21 : Fin du premier acte de la conférence de Paris","datePublished":"2015-12-07T12:10:49+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-fin-du-premier-acte-de-la-conference-de-paris/"},"wordCount":953,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","COP 21","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le premier round des négociations s'est achevé ce samedi avec l'adoption d'un nouveau texte, transmis à Laurent Fabius. Ce qui semblait pourtant loin d'être acquis hier a donné lieu à un consensus de façade. En effet, beaucoup d'options sont sur la table et les enjeux les plus sensibles n'ont toujours pas été tranchés, en particulier ceux concernant les populations les plus vulnérables. Nos organisations alertent sur le risque d'adoption d'un accord qui n'apporterait pas les garanties d'une transition vers un monde plus juste.\n\n\n\nDroits Humains\nIl pourrait sembler évident, dans le cadre de la CCNUCC que les Etats s'engagent à respecter, protéger, promouvoir et réaliser les droits humains dans toute action de lutte contre les changements climatiques. En effet, Il est nécessaire d'intégrer ces éléments de langage dans le volet opérationnel de l'Accord (Article 2 notamment). Cette option, bien que fortement poussée par certains Etats, est encore sur la table des négociations, mais est fortement débattue et très fragile. Pour Jean Vettraino, chargé de plaidoyer droit à l'alimentation au Secours Catholique-Caritas France : « Les droits humains pourraient être simplement relégués dans le Préambule de l'Accord, voire supprimés, ce qui serait inacceptable ».\n\nSécurité alimentaire\nSelon la FAO, 800 millions de personnes souffrent de la faim de le monde et on attend jusqu'à 600 millions de personnes supplémentaires d'ici à 2080 à cause des changements climatiques. A mi-parcours des négociations, Action contre la Faim se félicite que les négociateurs se soient emparés de la question de la sécurité alimentaire. Sa mention apparaît à trois reprises dans le texte dont le préambule. Peggy Pascal, chargée de plaidoyer sécurité alimentaire à ACF rappelle : « Les Etats doivent faire référence à la sécurité alimentaire et non pas aux notions de production et de distribution alimentaire qui laissent la porte ouverte à tout type de modèles agricoles y compris à des modèles polluant et peu effectif  ». ACF appelle les Etats à ne pas réduire la sécurité alimentaire à une question de production et de modèle commerciaux.\n\nAdaptation\nLes négociations sur l'adaptation ont bien avancé. Cependant, un point crucial n'a toujours pas été tranché : comment articuler le lien entre niveau de réduction des émissions et besoins en adaptation ? « Les Etats auront à choisir entre plusieurs options qui détermineront leur niveau d'ambition. L'une des options se contente de constater que plus il y aura d'efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, moins les besoins d'adaptation seront importants. Afin de soutenir les plus vulnérables, nous voulons que l'accord prévoie un mécanisme d'ajustement du niveau de support technique et financier à l'adaptation en fonction du niveau de la hausse de la température. C'est la seule manière de garantir que les financements couvriront les besoins crées par les dérèglements climatiques », indique Aurélie Ceinos, chargée de mission changement climatique à CARE France.\n\nPertes et dommages\nDes progrès notables ont été faits. Les négociateurs qui ne voulaient pas de mention des pertes et dommages dans l'accord ont fait un pas en avant et retiré leur veto. L'option aujourd'hui proposée reste à confirmer puisqu'elle reste entre parenthèses et à améliorer notamment sur l'inclusion d'une référence sur une responsabilité commune mais différenciée. « Nous soulevons aussi le lien avec la réduction des émissions et le financement. Ces trois piliers doivent donc être renforcés de concert. Le contraire ne ferait qu'accroître les dommages irréversibles », ajoute Aurélie Ceinos.\n\nLima-Paris Action Agenda (LPAA)\nDepuis le lancement des journées thématiques du Lima-Paris Action Agenda (LPAA) mardi 1er décembre, la société civile alerte sur les fausses solutions intégrées à cet Agenda pour l'Action (climate-smart agriculture, 4 pour 1000, oil and methane partnership...), et l'absence de cadres et de critères permettant de sélectionner et d'assurer le suivi des initiatives. Or, alors que le nouveau texte de l'Accord montre que des enjeux cruciaux ne sont pas tranchés, le LPAA continue sa marche forcée pour son intégration officielle dans l'Accord. Point d'orgue de cet Agenda : l'Action Day présidé par François Hollande et Ban Ki Moon aujourd'hui, destiné à promouvoir l'ensemble des secteurs couverts par le LPAA. « Christiana Figueres affirme que les initiatives du LPAA doivent devenir la norme. Ce n'est pas acceptable. Le LPAA contient aujourd'hui nombre de fausses solutions qui nuiront tant aux droits humains qu'à l'environnement. Plusieurs initiatives concernant l'agriculture sont problématiques. Il est étrange de constater que le pilier agriculture du LPAA est totalement absent de l'Action Day organisé aujourd'hui. Il semblerait que les décideurs préfèrent mettre sous le tapis des initiatives dangereuses, plutôt que d'avoir le courage politique de les exclure. En l'état toute référence au LPAA dans l'accord doit être supprimée », déclare Maureen Jorand, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire.\n\nPour voir l'enregistrement de la conférence de presse de nos quatre organisations au Bourget, cliquez ici. \n\nContacts Presse\nAction contre la Faim : Léa Vollet - lvollet@actioncontrelafaim.org - +33619789451\nCARE France : Laury Anne Bellessa - bellessa.carefrance@gmail.com +33624618537\nCCFD-Terre Solidaire : Karine Appy - k.appy@ccfd-terresolidaire.org - +33666123302\nSecours Catholique - Caritas France : Emilie Johann - emilie.johann@secours-catholique.org - +33680671629"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-fin-du-premier-acte-de-la-conference-de-paris/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-fin-du-premier-acte-de-la-conference-de-paris/","name":"COP 21 : Fin du premier acte de la conférence de Paris - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-07T12:10:49+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:08+00:00","description":"Le premier round des négociations s'est achevé ce samedi avec l'adoption d'un nouveau texte, transmis à Laurent Fabius. Ce qui semblait pourtant loin","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/video-de-la-table-ronde-autour-de-la-crise-alimentaire-organisee-a-loccasion-de-la-journee-de-la-faim/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/video-de-la-table-ronde-autour-de-la-crise-alimentaire-organisee-a-loccasion-de-la-journee-de-la-faim/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vidéo de la table ronde autour de la crise alimentaire organisée à l&rsquo;occasion de la journée de la faim","datePublished":"2020-06-05T15:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/video-de-la-table-ronde-autour-de-la-crise-alimentaire-organisee-a-loccasion-de-la-journee-de-la-faim/"},"wordCount":282,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Crise alimentaire mondiale","Faim","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Vous avez raté la table ronde organisée en direct sur la page Facebook du CCFD-Terre Solidaire sur le thème de la crise alimentaire, une histoire sans fin (faim) ? Pas de panique, vous pouvez la retrouver en intégralité dans la vidéo ci-dessous.\n\n\n\n \n\n\n9% des citoyens Européens et Nord-américains sont en insécurité alimentaire. Jusqu'à 265 millions de personnes dans le monde pourraient souffrir de famine  en 2020. \n\nDes chiffres qui font froid dans le dos et nous rappellent la menace de crise alimentaire vers laquelle la crise du COVID-19  nous entraîne.\n\nLire aussi :  Crise alimentaire, les chiffres qui inquiètent (infographie) \n\nPourtant, l'augmentation de la faim dans le monde n'est pas une nouveauté. \n\nDepuis 4 ans, les chiffres repartent à la hausse, dans une  l'indifférence des États. \n\n\nQu'avons-nous appris des précédentes crises alimentaires ? \n\nAvons-nous analysé les failles de nos systèmes et les similitudes entre les crises ? \n\n\nSurtout, quelles solutions pour être plus résilients face à la crise ?\n\n\n\nPour répondre à ces questions, plusieurs invités, experts du sujet :\n\n\n Animation de la Table ronde : Anne-Cécile Bras - Émission “C’est pas du Vent” - RFI\n\nAvec : \nIbrahima Coulibaly,  Président du ROPPA  (Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest).\n\n\nFloriane Louvet,  Chargée de mission Partenariat Amérique Latine & Caraïbes pour le Cône Sud (Argentine, Paraguay, Uruguay, Chili) & Brésil au CCFD-Terre Solidaire.\n\nValentin Brochard, Chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire.\n\nJessica Pascal, Chargée de mission partenariat Sahel"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/video-de-la-table-ronde-autour-de-la-crise-alimentaire-organisee-a-loccasion-de-la-journee-de-la-faim/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/video-de-la-table-ronde-autour-de-la-crise-alimentaire-organisee-a-loccasion-de-la-journee-de-la-faim/","name":"Vidéo de la table ronde autour de la crise alimentaire organisée à l'occasion de la journée de la faim - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-06-05T15:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:42+00:00","description":"Vous avez raté la table ronde organisée en direct sur la page Facebook du CCFD-Terre Solidaire sur le thème de la crise alimentaire, une histoire sans fin","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/addis-abeba-un-accord-place-sous-le-signe-du-renoncement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/addis-abeba-un-accord-place-sous-le-signe-du-renoncement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Addis Abeba : un accord placé sous le signe du renoncement","datePublished":"2015-07-16T13:57:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/addis-abeba-un-accord-place-sous-le-signe-du-renoncement/"},"wordCount":531,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les Etats membres des Nations unies réunis à Addis-Abeba pour la troisième conférence sur le financement du développement (13 - 16 juillet) viennent de se mettre d’accord sur la déclaration finale, après plusieurs mois de longues et âpres négociations. \n\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, comme les autres organisations de la société civile présentes, dénonce un texte manquant cruellement d’ambition face aux enjeux. Selon lui, le résultat de cette conférence se résume en deux points : maintien des privilèges des pays développés dans la gouvernance économique mondiale et carte blanche donnée au secteur privé pour financer le développement.\n\n« L’accord est extrêmement décevant », commente Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire. « C’est pour nous un véritable échec. Il ne répond ni à l’enjeu de financer les objectifs du développement durable, ni à celui de donner une voix aux pays en développement dans la gouvernance économique mondiale». \n \nLe point d’achoppement qui a cristallisé toutes les tensions depuis le début de la conférence, concernait la création d’un organisme intergouvernemental au sein de l’ONU sur les questions fiscales : il visait à permettre à tous les pays du monde d’avoir voix au chapitre sur ces enjeux, traités actuellement au sein de ce club de pays riches qu’est l’OCDE. Mais les pays en développement ont fini par céder sous la pression des pays développés. « Par leur intransigeance sur le partage de leurs prérogatives, les pays développés, au premier rang desquels le Royaume Uni, les Etats Unis et la France, ont envoyé un signal extrêmement négatif. Cette position peut être interprétée comme un rejet du multilatéralisme », s’inquiète Lucie Watrinet.\n\n« La position de la France est incompréhensible et dangereuse: comment peut-on avoir pour objectif un accord onusien sur le climat à Paris tout en dénigrant les Nations unies et en assumant que certains sujets ne doivent être traités qu’entre pays riches? » s’interroge-t-elle.\n\nEnfin, l'autre point noir de la déclaration d’Addis concerne le tapis rouge déroulé au secteur privé pour financer le développement. Cet appel à la contribution des entreprises n’est accompagné d’aucun encadrement suffisant et contraignant pour s’assurer qu’elles respectent les droits humains et l’environnement et contribuent réellement au développement.\n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02\n\nA Addis Abeba, le Tax Body au cœur des enjeux \n\nLe 15 juillet dernier, au cours de la troisième conférence sur le financement du développement qui s’est tenue à Addis Abeba du 13 au 16 juillet, un accord a été conclu : les pays développés ont réussi à faire plier les pays en développement qui étaient alors unis pour demander la création d’un organisme fiscal intergouvernemental au sein des Nations Unies, Tax Body, en anglais. Mais l’histoire retiendra une bataille très tendue et une mobilisation hors norme de la société civile. Lire la suite"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/addis-abeba-un-accord-place-sous-le-signe-du-renoncement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/addis-abeba-un-accord-place-sous-le-signe-du-renoncement/","name":"Addis Abeba : un accord placé sous le signe du renoncement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-16T13:57:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:15+00:00","description":"Les Etats membres des Nations unies réunis à Addis-Abeba pour la troisième conférence sur le financement du développement (13 - 16 juillet) viennent de se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sapin-2-un-premier-pas-dans-la-lutte-contre-les-fonds-vautours/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sapin-2-un-premier-pas-dans-la-lutte-contre-les-fonds-vautours/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Loi Sapin 2 : un premier pas dans la lutte contre les fonds vautours","datePublished":"2016-06-10T11:45:49+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:33:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sapin-2-un-premier-pas-dans-la-lutte-contre-les-fonds-vautours/"},"wordCount":761,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Dette","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le vendredi 10 juin 2016 – La Plateforme Française Dette & Développement (PFDD)[[La Plateforme Française Dette & Développement (PFDD) regroupe 29 organisations et syndicats français agissant en faveur d’une solution large, juste et durable au problème de la dette des pays en développement (http://dette-developpement.org).]] se réjouit de l’adoption cette nuit à l’unanimité de l’amendement déposé par Dominique Potier et plusieurs autres députés visant à lutter contre les fonds vautours. Si elle aboutit, cette disposition marquera une avancée majeure dans la lutte contre la spéculation à laquelle se livrent ces fonds procéduriers sur la dette des États. \n\n\n\nAprès le Royaume Uni en 2010 et la Belgique en 2015, la France pourrait être le troisième pays à se doter d’une législation visant à entraver l’action des fonds vautours. La Plateforme regrette toutefois que cet amendement exclue de son champ d’application les dettes des pays à revenu élevé et toutes les créances acquises par ces fonds avant l’entrée en vigueur de la loi.\n\nPar ce vote, les députés ont exprimé leur volonté de combattre ces investisseurs procéduriers qui rachètent au rabais des dettes de pays en faillite, obtiennent en justice une reconnaissance de leur droit à être « remboursés » de la valeur initiale de la dette et des intérêts et pénalités accumulés, puis multiplient les procédures de saisies en n’importe quel endroit du monde, sur les avoirs de l’État. Ils ont voulu condamner ces fonds qui tirent parti de l’appel d’air généré par les allègements de dette pour s’en accaparer le fruit, au détriment à la fois des populations des pays concernés et des autres créanciers.\n\nS’il aboutit, l’amendement adopté cette nuit permettra de limiter les saisies en France, à ce à quoi ces fonds auraient pu prétendre s’ils avaient participé aux opérations de restructuration de dette décidées par la majorité des autres créanciers. Une manière de priver les fonds vautours de la possibilité de réaliser de profits disproportionnés et de les empêcher de compromettre l’amélioration de la situation d’États fragiles.\n\nMalheureusement, l’amendement adopté ne s’appliquera qu’aux titres de dette de pays à bas revenus ou à revenus intermédiaires et qu’aux créances acquises après l’entrée en vigueur de la loi. Deux restrictions qui limiteront sa portée, puisque des pays comme la Grèce, qui a été la cible des fonds vautours, ne seront donc pas couverts, et que toutes les créances acquises par ces fonds avant l’entrée en vigueur de cette loi pourront faire l’objet de saisies indues en France.\n\nLa PFDD appelle la France à poursuivre son action et à aller plus loin, en s’assurant qu’aucun comportement vautour ne soit toléré sur son territoire ; en appelant les autres pays à adopter des législations similaires et en soutenant, au niveau international, un cadre juridique permettant un traitement de la dette équitable, prenant en compte les droits fondamentaux des populations et les notions de dette illégitime et de dette odieuse.\n\nContact presse :\n- Fanny Gallois, coordinatrice de la PFDD\n01 44 82 81 34 / 06 19 89 53 07\nF.gallois@ccfd-terresolidaire.org \n\n\nOrganisations membres de la Plateforme Dette et Développement :\nAITEC (Association internationale des techniciens, experts et chercheurs)\nATTAC France\nCADTM France (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes)\nCCFD-Terre solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) \nCFDT (Confédération Française et Démocratique du Travail)\nCGT (Confédération Générale du Travail)\nCORREF (Conférences des Religieuses et Religieux en France)\nCRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)\nDCC (Délégation catholique pour la coopération)\nFrance Volontaires\nJustice et Paix \nOxfam France \nRéseau Foi et Justice Afrique-Europe\nSecours Catholique - Caritas France\nSherpa\nSEL (Service d’entraide et de liaison)\nService Protestant de Mission - DEFAP\nSurvie\nVision du Monde France\n\nSoutiens :\nASPAL (Association de solidarité avec les peuples d’Amérique latine)\nATD Quart monde \nCFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens)\nFrance libertés (Fondation Danielle Mitterrand)\nLes Amis de la Terre\nMRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié des peuples)\nRENAPAS (Rencontre nationale avec le peuple d’Afrique du Sud)\nRITIMO \nSecrétariat général de l’enseignement catholique\nTerre des hommes"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sapin-2-un-premier-pas-dans-la-lutte-contre-les-fonds-vautours/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-sapin-2-un-premier-pas-dans-la-lutte-contre-les-fonds-vautours/","name":"Loi Sapin 2 : un premier pas dans la lutte contre les fonds vautours - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-06-10T11:45:49+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:33:28+00:00","description":"Paris, le vendredi 10 juin 2016 – La Plateforme Française Dette & Développement (PFDD)] se réjouit de l’adoption cette nuit à l’unanimité de l’amendement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-aberration-ecologique-humaine-et-financiere/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-aberration-ecologique-humaine-et-financiere/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une aberration écologique, humaine et financière","datePublished":"2013-08-13T17:18:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-aberration-ecologique-humaine-et-financiere/"},"wordCount":542,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 17 novembre 2012, plus de 30 000 citoyens et citoyennes dont de nombreux agriculteurs, ont manifesté publiquement leur ferme opposition au projet de construction de l’aéroport de Notre-Damedes-Landes qui menace directement, 2 000 hectares de terres agricoles près de Nantes. Retour sur les raisons de leur indignation.\n\n\n\nCensé répondre aux problèmes de saturation et de sécurité de l’aéroport actuel, le projet de construction d’un gigantesque aéroport pour le Grand Ouest a été confié au groupe Vinci par l’État, avec l’appui d’élus locaux, dont l’actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Cependant, ce projet est loin de faire l’unanimité et se heurte à une mobilisation ferme et pacifique d’agriculteurs, élus et citoyens. Pour tous ces opposants, il s’agit de défendre le travail des agriculteurs, de protéger un écosystème fondamental pour la biodiversité mais aussi d’attirer l’attention des citoyens français sur les phénomènes préoccupants que sont l’artificialisation des sols et l’étalement urbain.\nLe projet d’aéroport menace en effet directement 2 000 ha de terres d’une biodiversité exceptionnelle, classés en ZNIEFF, ainsi que 90 km de haies. Ce projet impacte directement près de 80 exploitations agricoles dont une trentaine directement visée par l’expropriation. Il aura d’ailleurs fallu une grève de la faim de vingt-huit jours en mai 2012 pour faire stopper les procédures d’expropriation et faire accepter le fait qu’elles ne pouvaient avoir lieu tant que toutes les enquêtes publiques et recours n’avaient pas été épuisés. Or, suite à l’enquête publique Loi sur l’eau dont l’avis favorable rendu en octobre 2012 est largement modéré par de nombreuses réserves, les opposants ont saisi la commission des pétitions du Parlement européen pour non-respect de la Directive-cadre européenne sur l’eau.\n\n\nUn département tous les sept ans\n\n\nL’un des grévistes de la faim, Gilles Denigot, ex-conseiller général de Loire-Atlantique et membre actif du CEDPA, qui réunit en collectif depuis 2009 près de 1 000 élus, le rappelle : « Plus je me plonge dans ce dossier et plus je vois combien ce projet est une aberration écologique, humaine et financière ». Le budget est en effet estimé à 561 millions d’euros, dont la moitié sera à la charge de l’État et des collectivités locales. Aucune réserve n’est prévue pour d’éventuels dépassements (40 % en moyenne pour ce type de projet) et pour les accès ferroviaires envisagés. Le Cedpa estime que le coût total pourrait avoisiner les 3 milliards d’euros, sans pour autant pouvoir générer les 4 000 emplois promis. Dans le même temps, plus de 600 emplois agricoles seront détruits. Pour Gilles Denigot et tous les opposants au nouvel aéroport, avec l’équivalent d’un département en terre agricole qui disparaît tous les sept ans, c’est d’abord un choix de société qui est en jeu dans cette lutte. Avec une question à la clé : le plus grand risque demain est-il de manquer de surface pour les avions ou de manquer de surface pour produire notre nourriture ?\n\nThérèse Collinet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-aberration-ecologique-humaine-et-financiere/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-aberration-ecologique-humaine-et-financiere/","name":"Une aberration écologique, humaine et financière - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-13T17:18:07+00:00","description":"Le 17 novembre 2012, plus de 30 000 citoyens et citoyennes dont de nombreux agriculteurs, ont manifesté publiquement leur ferme opposition au projet de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/securite-alimentaire-les-investissements-agricoles-toujours-hors-de-controle/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/securite-alimentaire-les-investissements-agricoles-toujours-hors-de-controle/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sécurité alimentaire : les investissements agricoles toujours hors de contrôle","datePublished":"2014-10-15T16:13:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/securite-alimentaire-les-investissements-agricoles-toujours-hors-de-controle/"},"wordCount":374,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires-ActionAid France, Secours Catholique-Caritas France\n\nA la veille de la journée mondiale de l’alimentation, et après deux ans de négociations, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de l’ONU a adopté aujourd’hui les « Principes d’investissement responsable dans l’agriculture ». Le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires-ActionAid France et le Secours Catholique-Caritas France, comme l’ensemble des organisations de la société civile internationale réunies à Rome pour la 41ème session du CSA, dénoncent l’adoption de ce texte qui laisse le champ libre à des pratiques nuisibles à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.  \n\n\n\nImpossible de dire aujourd’hui à la lecture de ce texte quels types d’investissements mis en œuvre sur le terrain seront considérés comme « irresponsables » ; aucune pratique n’est exclue. Accaparements des terres, soutien aux OGM ou course au moins disant fiscal pourraient ainsi être labélisés «investissements responsables ». Ces principes passent donc à côté de leur objectif, et ne permettront en rien de protéger le droit à l’alimentation des populations vulnérables.\n\nEn 2012, sous la pression de la société  civile, le CSA s’était fixé pour objectif d’établir un texte universel encadrant l’ensemble des investissements agricoles, publics comme privés, étrangers comme nationaux. Pourtant, en adoptant aujourd’hui des principes si faibles, le CSA passe à côté de son mandat. Il rate l’occasion de rappeler  aux Etats le rôle fondamental qu’ils ont à jouer pour soutenir les agriculteurs familiaux et paysans qui sont à la fois les premiers investisseurs dans l’agriculture et les premières victimes de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. \nIl est inacceptable que les Etats manquent à ce point de volonté politique pour développer des systèmes agricoles durables. Les investissements privés agressifs des entreprises nationales et multinationales de l’agrobusiness ont encore de beaux jours devant eux !\n\nContacts presse\n- Karine Appy – CCFD-Terre Solidaire – k.appy@ccfd-terresolidaire.org 06 66 12 33 02\n- Magali Rubino – Oxfam France – mrubino@oxfamfrance.org  06 30 46 66 04\n- Cécile Leuba – Peuples Solidaires-ActionAid France – c.leuba@peuples-solidaires.org 06 86 24 31 27\n- Sophie Rebours – Secours Catholique-Caritas France -  sophie.rebours@secours-catholique.org 07 86 39 43 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/securite-alimentaire-les-investissements-agricoles-toujours-hors-de-controle/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/securite-alimentaire-les-investissements-agricoles-toujours-hors-de-controle/","name":"Sécurité alimentaire : les investissements agricoles toujours hors de contrôle - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-10-15T16:13:05+00:00","description":"Communiqué de presse CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires-ActionAid France, Secours Catholique-Caritas France A la veille de la journée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/carton-jaune-2014-stop-aux-investissements-hors-jeu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/carton-jaune-2014-stop-aux-investissements-hors-jeu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Carton jaune, 2014 stop aux investissements Hors-Jeu","datePublished":"2013-12-13T09:57:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/carton-jaune-2014-stop-aux-investissements-hors-jeu/"},"wordCount":305,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises","Solidarité internationale","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En 2014, vous pouvez faire de la France une championne du monde des investissements responsables, en encadrant les pratiques des multinationales, en particulier françaises, dans les pays du Sud.\n\nEn effet aujourd’hui les pays en développement attirent toutes les convoitises : plus de 600 milliards d’euros y sont investis chaque année, principalement par des multinationales.\n\nCes investissements sont d’abord pensés pour répondre aux intérêts de ceux qui les réalisent. Ils sont hélas souvent à l’origine de graves violations des droits des populations locales et de pillage des ressources.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire répond à l’appel d’associations de pays du Sud avec lesquelles il travaille. En 2013, il a alerté les pouvoirs publics français sur les impacts négatifs de certains investissements français … Même lorsqu’il s’agit d’investissements soutenus par l’Etat français au nom du développement !\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, le rayonnement de la France ne doit pas se mesurer en parts de marché, mais en termes de respect des droits des populations locales, de prise en compte des impacts sociaux, environnementaux, de la contribution fiscale. C’est un enjeu pour les pays en développement, mais aussi pour continuer à défendre les droits économiques et sociaux en France.\n\nQuand la France soutient ses entreprises à l’étranger, elle doit veiller à mettre en place des règles du jeu plus strictes. C’est l’objectif de la campagne « Investissements Hors-Jeu  ».\n\nEn 2014, la France doit changer de classement !\n\nPour cette nouvelle année, Monsieur le Président de la République, nous vous souhaitons de contribuer à construire une France plus respectueuse des droits humains, ici et là-bas.\n\nINVESTISSEMENTS DANS LES PAYS DU SUD :\nLA FRANCE PEUT ETRE CHAMPIONNE DU MONDE DES REGLES DU JEU !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/carton-jaune-2014-stop-aux-investissements-hors-jeu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/carton-jaune-2014-stop-aux-investissements-hors-jeu/","name":"Carton jaune, 2014 stop aux investissements Hors-Jeu - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-13T09:57:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:23+00:00","description":"En 2014, vous pouvez faire de la France une championne du monde des investissements responsables, en encadrant les pratiques des multinationales, en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-jeunes-notre-avenir-et-notre-esperance-2/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-jeunes-notre-avenir-et-notre-esperance-2/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les jeunes, notre avenir et notre espérance","datePublished":"2020-12-15T07:50:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-jeunes-notre-avenir-et-notre-esperance-2/"},"wordCount":567,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["écologie intégrale","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La période actuelle est difficile. Pour toutes et tous. Partout dans le monde. À des degrés divers. La pandémie du Covid-19 nous renvoie à notre fragilité, suscite le désarroi face à l’incertitude et l’angoisse de l’avenir et nous renvoie brutalement à notre finitude. Elle accentue la gravité de toutes les crises que nous traversons déjà : celles de la faim, du changement climatique, de la pauvreté, des inégalités, des injustices, des discriminations, des fermetures de frontières, de la financiarisation excessive de l’économie qui écrasent les plus vulnérables, de la tentation vers un repli identitaire qui secoue la société, tout comme l’Église. Elle provoque des réponses des États qui entraînent des violations des droits humains ou a minima des restrictions sévères des libertés, et poussent les peuples vers le nationalisme et le populisme.\n\nEn République dominicaine où règnent racisme, discriminations, violences policières, le Centre Montalvo, un partenaire du CCFD-Terre Solidaire créé par les Jésuites, se mobilise pour donner une identité et une nationalité aux descendants d’immigrants haïtiens ­rejetés dans l’apatridie par leur gouvernement, pour protéger la nature détruite par la déforestation et la surexploitation des sous-sols. Il montre que, là-bas comme ici, des personnes mues par la fraternité se lèvent pour redonner humanité, dignité et espoir à celles et ceux qui les ont perdus et se sentent abandonnés de tous.\n\nForts de cette espérance qui est confiance en Dieu et tout en étant ancrés dans nos réalités françaises, continuons à nous laisser « interpeller par ce qui se passe ailleurs... enrichir par d’autres cultures... (nous) solidariser avec les drames des autres peuples »[[Pape François, encyclique Fratelli Tutti, § 146.]]. C’est la découverte de l’autre et de la différence qui permet de se compléter et donc de grandir en humanité.\n\nAvec les plus vulnérables, participons à « la construction d’un avenir commun »[[Ibid., § 169.]], car « Personne ne se sauve tout seul... il n’est possible de se sauver qu’ensemble. »[[Ibid., § 32.]] Continuons ainsi à favoriser la mise en réseau – comme nous le réalisons avec nos partenaires depuis soixante ans – pour que « ces mouvements, ces expériences de solidarité qui grandissent du bas, du sous-sol de la planète, confluent, soient davantage coordonnés, se rencontrent »[[]]. Engageons-nous plus avant sur les chemins de l’écologie intégrale, de la fraternité et de l’amitié sociale, à l’image de Stéphanie Besson qui se mobilise, avec d’autres à Briançon, pour accompagner des migrants, et s’indigne contre « les politiques qui veulent imposer des lois injustes et indignes et refusent de voir que la fraternité est garante de la paix sociale ! ».\n\nTravaillons pour que devienne réalité ce rêve à la racine de l'encyclique Fratelli Tutti, « un nouveau rêve de fraternité et d'amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots », un rêve à faire ensemble « en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères »[[Ibid., § 8.]].\n\n\n\nNotre magazine disponible sur abonnement payant. Soutenez-nous, abonnez-vous !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-jeunes-notre-avenir-et-notre-esperance-2/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-jeunes-notre-avenir-et-notre-esperance-2/","name":"Les jeunes, notre avenir et notre espérance - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-12-15T07:50:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:47:55+00:00","description":"La période actuelle est difficile. Pour toutes et tous. Partout dans le monde. À des degrés divers. La pandémie du Covid-19 nous renvoie à notre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-composteur-notre-plateforme-collaborative-pour-la-justice-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-composteur-notre-plateforme-collaborative-pour-la-justice-climatique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le composteur, notre plateforme collaborative pour la justice climatique","datePublished":"2015-07-30T10:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-composteur-notre-plateforme-collaborative-pour-la-justice-climatique/"},"wordCount":244,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["COP 21"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire met une plateforme collaborative à disposition de tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour la COP21.\n\n\n\nLe \"composteur\" est un outil d'information, de mutualisation, d'organisation et fonctionne comme un réseau social.\n\nEchanger des informations avec les membres de la plateforme et retrouver toute l'actualité ainsi que l'ensemble des outils mis à disposition pour la mobilisation autour de COP21.\n\nMutualiser et échanger des conseils, des expertises, des expériences mais aussi des liens web d'articles, de vidéos ou de photos.\n\nCréer ou participer à des groupes afin d'organiser votre mobilisation ou débattre sur différents sujets autour de COP21.\n\nAnnoncer les évènements ou toutes les activités que vous souhaitez mettre en place dans la cadre la mobilisation pour la COP 21: Une action de rue, une conférence-débat, une animation en milieu scolaire, etc… Tous les évènements seront géolocalisés sur une carte de France afin d'avoir une vue d'ensemble de la mobilisation. En bonus lorsque vous enregistrez un évènement, vous recevez par email un flyer personnalisé. En le diffusant largement dans votre entourage cela garantira une bonne visibilité de votre évènement.\n\nDes outils, pour communiquer, mobiliser ou animer sur les sujets de transitions écologiques et sociales, des outils d’animations sur l’environnement, la souveraineté alimentaire ou bien encore la responsabilité sociale des entreprise, des vidéos..."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-composteur-notre-plateforme-collaborative-pour-la-justice-climatique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-composteur-notre-plateforme-collaborative-pour-la-justice-climatique/","name":"Le composteur, notre plateforme collaborative pour la justice climatique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-30T10:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire met une plateforme collaborative à disposition de tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour la COP21. Le \"composteur\" est un","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-de-la-cpt-au-bresil-les-conflits-et-menaces-de-morts-en-forte-hausse/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-de-la-cpt-au-bresil-les-conflits-et-menaces-de-morts-en-forte-hausse/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rapport de la CPT au Brésil, les conflits et menaces de morts en forte hausse","datePublished":"2012-05-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-de-la-cpt-au-bresil-les-conflits-et-menaces-de-morts-en-forte-hausse/"},"wordCount":554,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Brésil, le 11 mai 2012\n\nLa Commission Pastorale de la Terre (CPT), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a présenté le 7 mai à Brasilia, la capitale du Brésil, la 27ème édition du rapport « Conflits en milieu rural en 2011. » Un document qui recense moins d’assassinats, mais toujours plus de conflits et de menaces de morts pour les acteurs du monde rural.\n\nLe partenaire du CCFD-Terre Solidaire a ainsi recensé 1363 cas de conflits liés à la terre en 2011, soit une augmentation de 21,32% par rapport à 2010. Les conflits qui ont le plus augmenté concernent des intérêts économiques privés comme les grands propriétaires terriens, les exploitants forestiers et les compagnies minières. Ils représentent  près de 70% des cas. La hausse des conflits va de pair avec le nombre de personnes affectées. La CPT révèle une augmentation de 75,7% du nombre de familles expulsées de terres occupées. Et en 2011, 15 000 familles, soit plus de 50% par rapport à l’année précédente, ont été menacées par des pistoleiros.\n\nLa violence a également été très présente en milieu rural en 2011. La CPT a ainsi enregistré 29 assassinats, soit cinq de moins seulement que l’an passé. Une diminution que les observateurs attribuent à une médiatisation aux niveaux national et international de certains cas, comme celui des deux militants abattus le 24 mai 2011 (1). De quoi refreiner, semble t-il, d’autres projets de meurtres. Le rapport rappelle néanmoins que sur ces 29 assassinats, sept victimes avaient déjà reçu des menaces de morts. Des menaces en hausse vertigineuse, puisqu’elles ont presque triplé en un an, passant de 125 en 2010, à 347 en 2011. Principales cibles ? Les indigènes, les leaders de Quilombos (territoires attribués à des communautés descendantes des esclaves), les militants pour la défense de l’environnement, les représentants de l’Etat et les leaders de syndicats représentants l’agriculture familiale.\n\nLa tendance n’est pas à l’apaisement puisque de janvier à avril 2012, 12 personnes, pour l’essentiel des militants de l’environnement, ont été assassinées et des dizaines d’autres ont été menacées. Le sentiment d’impunité est sans doute plus important que jamais, notamment dans la région de l’Amazonie, au centre de toutes les convoitises (grands travaux, agrobusiness, exploitations minières).  « Il est clair que les lois de l’Etat brésilien ne sont pas respectées dans le monde rural, assure José Batista Gonçalves Afonso, avocat de la CPT nationale. Ce qui domine encore aujourd’hui est la loi imposée par les grilheros (grands propriétaires occupant les terres illégalement, ndlr), les exploitants forestiers et les grands fermiers. » Des grands propriétaires également montrés du doigt dans le rapport, au moment d’évoquer le thème du travail esclave. « Une plaie qui ne cicatrise pas », déplorent les auteurs. Le nombre de cas est, il est vrai, passé de 204 à 230 d’une année à l’autre (+12,7%) et concerne 19 des 27 états de l’Union.\n\nJean Claude Gerez\n\n\n(1)  Voir article du 1er juillet 2011 : https://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2591.php \n\nPour télécharger  le rapport de la CPT (en portugais uniquement) :\nhttp://cptnacional.org.br/index.php?option=com_content&view=article&id=1081:conflitos-no-campo-brasil-2011&catid=12:conflitos&Itemid=94"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-de-la-cpt-au-bresil-les-conflits-et-menaces-de-morts-en-forte-hausse/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-de-la-cpt-au-bresil-les-conflits-et-menaces-de-morts-en-forte-hausse/","name":"Rapport de la CPT au Brésil, les conflits et menaces de morts en forte hausse - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:10+00:00","description":"Brésil, le 11 mai 2012 La Commission Pastorale de la Terre (CPT), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a présenté le 7 mai à Brasilia, la capitale du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-controlez-les-armes-le-bras-de-fer-est-engage/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-controlez-les-armes-le-bras-de-fer-est-engage/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Campagne « Contrôlez les armes » &#8211; Le bras de fer est engagé !","datePublished":"2009-12-09T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-controlez-les-armes-le-bras-de-fer-est-engage/"},"wordCount":826,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 30 octobre dernier, les plus grands exportateurs d'armes se sont engagés aux Nations unies en faveur d'un traité international sur le commerce des armes. Y compris les Etats-Unis, qui ont franchi le pas !\n\n\n\nC'est une mini révolution : Les Etats-Unis, premier producteur et exportateur mondial d'armes, ont enfin franchi le pas. Ils ont voté en faveur d'une résolution qui valide la poursuite du processus de négociation pour l'adoption d'un traité, assorti d'un agenda concret et pour la première fois d'une date butoir, fixée à 2012. Jusqu'à présent, ils avaient toujours voté contre, soucieux de préserver un négoce lucratif.\n\nLes organisations militant pour un contrôle accru de ce commerce ont salué un vote décisif. « Il est possible que le revirement des Etats-Unis soit le résultat de l'effet Obama. C'est une avancée très positive » souligne Zobel Behalal, responsable de la campagne « Contrôlez les armes » au CCFD-Terre Solidaire. Aujourd'hui, au pays de l'Oncle Sam, on affiche une réelle volonté de faire évoluer le droit international. Néanmoins, des craintes subsistent. L'administration américaine a en effet imposé, pour l'adoption du traité, le consensus, sans que cette notion soit clairement définie. Consensus signifie-t-il majorité, unanimité... ? Représente-t-il un droit de veto accordé à chaque Etat participant aux négociations ? Avec un risque de taille : celui de voir les exigences tirées à la baisse pour satisfaire toutes les parties.\n\nUn grand chantier juridique et politique\n\n« Un grand chantier s'ouvre devant nous » explique Zobel Behalal. Maintenant il s'agit de traduire en termes juridiques des revendications politiques, tout en poursuivant un travail d'influence. Les Etats, flanqués de leurs experts, vont s'atteler à la mise en place d'un dispositif légal. De leur côté, les ONG, elles aussi, s'entourent de juristes et de conseillers afin de s'assurer que leurs demandes seront bien prises en compte. « Pour nous, au CCFD-Terre solidaire, il est essentiel que les importations d'armes ne viennent pas rivaliser avec les exigences de développement économique, social et culturel d'un pays. D'autre part, le commerce des armes ne doit ni créer, ni entretenir la corruption[[Les trois piliers de la campagne : développement économique, social et culturel ; respect du droit international humanitaire ; respect des droits humains]] » précise Zobel Behalal. Les organisations membres de la campagne « Contrôlez les armes » estiment que si chaque Etat a le droit d'acquérir du matériel militaire pour assurer sa défense, ces achats ne doivent en aucun cas porter atteinte aux dépenses nécessaires au bien être des populations (santé, éducation, développement agricole...). Pourquoi ne pas envisager, par exemple, un seuil international de dépenses militaires proportionnel aux dépenses de santé ou d'éducation ? Côté pays exportateurs, les ONG considèrent que le traité doit notamment permettre la mise en  place d'un système strict d'évaluation du risque et de lutte contre la corruption, en s'appuyant sur la société civile, les institutions internationales, les traités internationaux déjà existants, les dispositifs nationaux et en prenant en compte l'histoire de chaque pays... Les ONG souhaitent que le traité définisse un cadre général qui privilégie la coresponsabilité des Etats et une mise en application au cas par cas.\n\nUne coopération internationale essentielle\n\nEnfin pour que le traité soit efficace, il doit être accompagné d'un mécanisme de suivi et d'un dispositif de sanctions. « Nous ne voulons pas d'un traité qui ne prescrive que des sanctions, insiste Zobel Behalal. Pour cela, la coopération internationale doit jouer un rôle essentiel d'assistance technique et juridique auprès des pays, qui aux termes du traité ne seraient pas éligibles à l'exportation ou à l'importation. » Le traité pourrait par exemple juger inapte à l'exportation un pays qui ne dispose pas d'un système de contrôle national de ses exportations transparent ou qui ne respecte pas le droit humanitaire international en exportant des armes vers un pays en conflit. De même, un pays importateur pourrait se voir refuser le droit d'acheter du matériel militaire si cela ne correspond pas à un besoin de sécurité, mais risque au contraire d'exacerber un conflit latent. Dans tous les cas, la coopération internationale doit s'efforcer d'aider les pays, qui y sont prêts, à progresser.\n\nDès 2010, les négociations vont s'ouvrir et doivent s'achever en 2012, dans le cadre d'une conférence internationale adoptant un traité dont on ne peut, aujourd'hui, prévoir la teneur. Ensuite, selon un processus normal, il devrait être ratifié par un nombre de pays suffisant, puis mis en application... Le bras de fer est engagé !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-controlez-les-armes-le-bras-de-fer-est-engage/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-controlez-les-armes-le-bras-de-fer-est-engage/","name":"Campagne \"Contrôlez les armes\" - Le bras de fer est engagé ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-12-09T00:00:00+00:00","description":"Le 30 octobre dernier, les plus grands exportateurs d'armes se sont engagés aux Nations unies en faveur d'un traité international sur le commerce des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-que-le-partenariat-mondial-pour-lagriculture-et-la-securite-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-que-le-partenariat-mondial-pour-lagriculture-et-la-securite-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Qu’est-ce que le partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire ?","datePublished":"2009-04-02T15:31:00+00:00","dateModified":"2023-06-13T15:16:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-que-le-partenariat-mondial-pour-lagriculture-et-la-securite-alimentaire/"},"wordCount":1655,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Sécurité alimentaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lors de la Réunion de haut-niveau à Madrid les 26-27 janvier 2008, l’improvisation des discussions autour du projet de « partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire » n’ont pas permis un débat serein, et n’ont fait qu’ajouter à la confusion. Pourtant, ce partenariat mondial peut être une opportunité pour créer, de manière inédite, un lieu de mise en cohérence des politiques au niveau international. Dans le processus de discussions ouvert en 2009 sous l’égide des Nations-unies, il est indispensable que les organisations de la société civile s’emparent de ce débat, y compris auprès de leur gouvernement.\n\nEn 2008, l’intensité de la crise alimentaire a remis en lumière le problème de la faim dans le monde. De fait, avec 963 millions de personnes affectées, c’est aujourd’hui près d’une personne sur six qui souffre de la faim. La lutte contre ce fléau exige, au-delà des déclarations d’intentions, une mobilisation plus forte, mieux coordonnée et plus cohérente de la communauté internationale.\n\nUn tel cadre d’orientation, et qui réunisse l’ensemble des acteurs, n’existe pas aujourd’hui. Le Cadre global d'action, défini par l’Equipe spéciale des Nations-unies créée en avril 2008, situe son action à une échelle nationale en faveur de la coordination des acteurs sur le terrain. Il n’existe pas par contre d’espace politique au niveau international, réunissant l’ensemble des acteurs, permettant une meilleure mise en cohérence des politiques commerciales, agricoles, énergétiques, financières, environnementales, etc, qui influent sur la sécurité alimentaire mondiale.\n\nEntre les orientations prônées par la FAO et les règles commerciales définies dans le cadre de l’OMC, une multitude de politiques et initiatives, parfois contradictoires, coexistent sans concertation entre les différents acteurs. Un état de fait d’autant plus insupportable qu’il faudra nourrir 9 milliards d’humains en 2050. Le partenariat mondial doit pouvoir être ce lieu de concertation des différents acteurs pour une meilleure cohérence et orientation des différentes politiques concernant l’agriculture et la sécurité alimentaire.\nRetour sur le projet de partenariat mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire\nSi le « partenariat mondial » était sur toutes les lèvres durant les deux jours de débat à Madrid, l’absence de document de travail, de discussion spécifique sur son fonctionnement et ses objectifs n’ont pas permis de lever la confusion. Dans ce « partenariat » aux contours nondéfinis, chacun a pu projeter ses propres craintes ou espérances. Inquiets face à une initiative connotée G8, des pays du Sud ont plaidé pour le respect de la gouvernance des institutions internationales compétentes (un pays, une voix).\n\nQuelques organisations de la société civile ont quant à elles exprimé leur défiance envers ce qui leur paraît comme une offensive au service des firmes agro-industrielles. Une inquiétude sans doute nourrie par certains discours appelant à une alliance internationale réduite à la distribution d’engrais et de semences. Enfin, des voix se sont exprimées pour plaider en faveur d’un partenariat exclusivement centré sur les actions multi-acteurs sur le terrain.\n\nPourtant, le projet de partenariat mondial proposé par la France le 3 juin 2008 lors du Sommet de la FAO à Rome, a reçu depuis un large écho au sein de la communauté internationale. Reprise par l’Union européenne (conseil européen, 20 juin), par l'Union africaine (assemblée générale, 1er juillet), et par le G8 (réunion du 8 juillet), cette initiative a par la suite été discutée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies fin septembre, lors du Sommet de la Francophonie en octobre, puis durant la conférence extraordinaire de la FAO à Rome en novembre.\n\nEnfin, les 6 et 7 novembre 2008 à Tokyo, la réunion sur la « sécurité alimentaire mondiale » du groupe d’experts G8 avec David Nabarro, coordinateur de l’Equipe spéciale des Nations-unies, et les organisations internationales impliquées, ont permis de dégager un texte consensuel sur les grands principes de base d’un partenariat.\n\nPour faciliter le débat, nous proposons de revenir sur le projet initial de partenariat mondial, avant de préciser les conditions qui nous semblent indispensables pour un soutien de la société civile.\nTrois « piliers » pour mettre en cohérence les politiques\nLe partenariat mondial doit se concevoir comme un réseau entre organisations internationales, scientifiques, donateurs, Etats, organisations de producteurs, sociétés civiles, secteurs privés. Il doit être placé sous l’égide des Nations-unies, garantes du droit à l’alimentation et des autres droits humains, et porteuses des Objectifs du Millénaire pour le Développement.\n\nEn s’appuyant ainsi sur toutes les institutions existantes et acteurs concernés, ce partenariat doit avoir trois dimensions :\n1. Politique\nCe premier pilier doit assurer une plus grande cohérence des politiques internationales influant la sécurité alimentaire mondiale. Cette coordination doit porter sur les questions commerciales, agricoles, énergétiques, financières, environnementales et d’aide au développement. Il existe aujourd’hui plusieurs lieux de discussion, mais aucun ne permet de mettre l’ensemble des acteurs concernés autour de la table. Cet espace politique doit intégrer des représentants de l’ensemble des acteurs : Etats, organisations des Nations unies, institutions de Bretton Woods, OMC, société civile, organisations de producteurs, ONG, secteur privé, etc. L’animation de ce pilier politique doit être confiée à l’Equipe spéciale des Nations-unies (HLTF).\n2. Scientifique\nCe pilier doit permettre de mieux mobiliser et partager l’ensemble de\nl'expertise scientifique et professionnelle existante au niveau global comme au niveau\nlocal. Elle doit éclairer les choix de long terme, préciser l'état des connaissances sur les sujets controversés, répondre aux défis nouveaux posés par la démographie, le\nchangement climatique, l’ouverture commerciale, la montée des inégalités, la sécurité\nalimentaire, les déséquilibres nutritionnels, les agro-énergies... Il existe aujourd’hui de\nnombreux groupes d’experts dont les analyses sont parfois complémentaires, parfois\nconcurrentes et représentatives d’intérêts particuliers. Ils ne permettent pas une analyse partagée des grands enjeux. La FAO a reçu le mandat de réalisation des termes de référence de ce pilier scientifique.\n3. Financière\nCe pilier financier doit permettre une remobilisation des financements internationaux pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, dans le respect des engagements sur l’efficacité de l’aide et d’appropriation par les bénéficiaires. Il doit permettre d’une part d’améliorer la mise en place de mécanismes de protection sociale, et d’autre part relancer les agricultures dans les pays du Sud au travers d'un réengagement de l’aide publique au développement, et des budgets des Etats dans le secteur agricole\nConditions nécessaires pour assurer la plus-value d’un partenariat mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire\nSoumis au processus de consultation lancé par Ban Ki Moon, le projet de partenariat mondial n’est pas figé, et doit évoluer au cours de l’année 2009. En tant qu’organisations de solidarité internationale françaises, nous considérons qu’un tel partenariat mondial doit respecter les pré-requis suivants :\n\n· Afin d’avoir un impact sur les choix internationaux en matière de sécurité alimentaire, il semble indispensable de réunir les responsables mondiaux au plus haut niveau, au-delà des seuls acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire. En ce sens, la FAO, même autour d’un Comité sur la sécurité alimentaire (CSA) rénové, ne peut suffire à infléchir les politiques internationales en dehors de l’agriculture.\n\n· La participation de la société civile (OP et ONG) doit être effective et réelle, dans tous les espaces (les 3 piliers), toutes les étapes de réflexion et toutes les prises de décision. La voix de ceux souffrant de l’insécurité alimentaire, ou oeuvrant à la lutte contre la faim et la pauvreté doit enfin être entendue et prise en compte dans les recommandations.\n\n· Le partenariat doit permettre de dégager des orientations claires et fermes en matière de politique de lutte contre la faim et la pauvreté à l’intention des institutions internationales et des Etats. Il cherchera ainsi à améliorer et optimiser l’action des différents acteurs et outils actuels. Pour cela, le Partenariat mondial doit recevoir un mandat ferme du secrétariat général des Nations Unis pour la coordination et supervision des politiques existantes.\n\n· Un tel partenariat, s’il diffère du fonctionnement traditionnel d’une institution onusienne (un pays, une voix), doit nécessairement se placer sous l’égide des Nations-Unies, garantes de l’application des droits de l’Homme. L’implication de l’Equipe spéciale dans l’animation de ce processus est indispensable.\n\n· La référence aux droits de l’homme, notamment au droit à l’alimentation, doit être la toile de fond explicite du partenariat mondial pour l’agriculture et l’alimentation.\n\nLes agricultures familiales et vivrières souffrent depuis trop longtemps de politiques dans lesquelles elles ne sont pas prises en compte, en contradiction avec les efforts de la communauté internationale pour lutter contre la faim. L’insécurité alimentaire est une conséquence de cette incohérence.\n\nLa mise en place de ce partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, sous réserves des conditions énoncées ci-dessus, représente une opportunité historique de réorienter les politiques internationales. Il est indispensable que les organisations de la société civile soient forces de propositions lors des discussions du « processus de consultation » de cette année.\n\nAmbroise Mazal,\nChargé de plaidoyer Souveraineté alimentaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-que-le-partenariat-mondial-pour-lagriculture-et-la-securite-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-que-le-partenariat-mondial-pour-lagriculture-et-la-securite-alimentaire/","name":"Le partenariat mondial pour l'agriculture et sécurité alimentaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-04-02T15:31:00+00:00","dateModified":"2023-06-13T15:16:52+00:00","description":"Le partenariat mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire de 2008 était une opportunité pour créer une politique internationale.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le vent de la révolte souffle toujours en Tunisie","datePublished":"2021-03-15T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/"},"wordCount":601,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/03/202_03_bandeau_edm.png","keywords":["Décryptage","Echos du monde"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Faute de transformation du modèle économique par un pouvoir politique faible devant les oligarchies rentières, le dixième anniversaire de la révolution a été marqué par des protestations sociales sévèrement réprimées.\n\nLes hivers tunisiens sont souvent chauds. Socialement, s’entend. Et la saison 2020-2021 l’a été particulièrement. Dix ans après le soulèvement parti des régions rurales avant de gagner la capitale pour aboutir, le 14 janvier 2011, à la chute du régime personnifié par Zine El-Abidine Ben Ali, les raisons structurelles de la crise sont toujours là, malgré l’instauration de la démocratie. La situation économique des milieux populaires a même empiré. Le PIB par habitant est tombé de 4 200 dollars en 2011 à 3 400 en 2019, et le taux de chômage est passé de 15 à 20 %.\n\nDepuis le mois de novembre, lassés d’attendre la traduction sociale de la rupture politique, les jeunes des régions marginalisées se sont à nouveau mobilisés pour demander qu’une partie de la richesse extraite de leur région soit investie dans le développement local et concrétisée en emplois. À Tataouine, dans le sud du pays à proximité des vannes par lesquelles transite le pétrole, à Gabès dont l’écosystème d’oasis maritime unique au monde a été détruit depuis 40 ans par le plus gros complexe chimique du pays, et ailleurs, les manifestants ont bloqué les sites industriels et les voies de circulation pour forcer le gouvernement à négocier.\nUne nouvelle génération de militants plus politisé\nMais, en une décennie, une transformation essentielle s’est produite dans ces protestations. Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur de fruits dont la police avait confisqué la balance, faisait entendre son désespoir en s’immolant devant le gouvernorat sourd à ses plaintes dans une protestation sans issue. Depuis, les mobilisations locales n’ont pas cessé pour réclamer des emplois, autrement dit un élargissement de la redistribution clientéliste qui a permis durant des décennies au régime d’acheter la paix sociale. Cette fois, sous l’impulsion d’une nouvelle génération de militants, des coordinations régionales se forment. Mais elles parviennent difficilement, en raison des rivalités locales ou des divisions politiques, à dépasser le morcellement des mobilisations souvent satisfaites par quelques solutions individuelles, pour avancer des revendications régionales, voire des mesures de nature à transformer le modèle économique, comme la distribution des terres domaniales (confisquées par le protectorat français puis nationalisées en 1964) et la valorisation des terres collectives (tribales) pour développer les zones rurales.\n\nCe début de politisation, au sens noble du terme, venu des profondeurs du pays\ns’est exprimé aussi, sous des formes différentes, dans les quartiers populaires des grandes villes du littoral, et surtout de Tunis. Mi-janvier, au moment même du dixième anniversaire de la révolution et en dépit d’un confinement strict et d’un\ncouvre-feu à 16 heures de quatre jours destinés surtout à éviter les manifestations, des émeutes nocturnes ont éclaté.\n\nL’arrestation de 150 adolescents, supporters d’un club de foot tunisois, qui protestaient contre sa direction a réveillé le très ancien contentieux entre jeunes des quartiers populaires et forces de l’ordre, et, à travers elles, l’État tenu pour responsable de leur marginalisation.\n\nLes manifestations ont rapidement fait tache d’huile : barricades de pneus enflammés, confrontations avec la police et, dans quelques cas, attaques de supérettes et d’agences bancaires se sont propagées dans le pays.\n\n[...]"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/","name":"Le vent de la révolte souffle toujours en Tunisie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/03/202_03_bandeau_edm.png","datePublished":"2021-03-15T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:57+00:00","description":"Faute de transformation du modèle économique par un pouvoir politique faible devant les oligarchies rentières, le dixième anniversaire de la révolution a","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-vent-de-la-revolte-souffle-toujours-en-tunisie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/03/202_03_bandeau_edm.png","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/03/202_03_bandeau_edm.png","width":847,"height":136}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droles-dechanges-les-chiffres-douteux-du-commerce-international/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droles-dechanges-les-chiffres-douteux-du-commerce-international/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Drôles d’échanges : les chiffres douteux du commerce international","datePublished":"2010-12-07T14:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droles-dechanges-les-chiffres-douteux-du-commerce-international/"},"wordCount":936,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"60 % du commerce mondial se fait désormais entre les filiales de groupes transnationaux, selon l’OCDE[[ L’OCDE parle de 60 à 70 % pour les produits sophistiqués et autour de 40 % (ou moins) pour les produits manufacturés impliquant une simple transformation. Cf. http://www.oecd.org/dataoecd/6/18/2752923.pdf ]].\n\n\n\n\nStatistiques commerciales : terrain glissant\n\nUne vraie peau de banane sur la route des statisticiens du commerce mondial : ce qu’a montré au grand jour l’enquête du Guardian en 2007 concernant le commerce bananier international (cf. encadré « le voyage de la banane »), ce n’est pas seulement l’inégale répartition de la valeur du fruit consommé au détriment du producteur, ni la complexité des stratégies d’évasion fiscale. C’est aussi la vacuité d’une partie du commerce mondial.\n\nSur la route des bananes, les majors du secteur multiplient les transactions avec des filiales situées offshore. Ces transactions recouvrent des services souvent effectifs au sein d’une multinationale (assurance, usage de la marque, management, réseau de distribution...), mais la localisation des filiales compétentes ne correspond bien souvent à aucune réalité économique – sans même évoquer ici le niveau de rémunération des ces filiales (cf. chapitre 2).\n\n« Les grandes entreprises créent  des  structures  élaborées  pour  délocaliser  les  bénéfices  à  travers  des filiales dans des centres offshore comme les Îles Caïmans, les Bermudes et les Îles Vierges  britanniques  ». C’est ainsi que The Guardian évoque huit transactions commerciales là où une seule (entre producteur et consommateur) aurait peut-être suffi. S’ensuit indubitablement, dans les statistiques, une intensification des échanges commerciaux internationaux... faut-il pourtant voir dans ces chiffres la promesse, présente dans la théorie économique, d’un enrichissement partagé de l’économie mondiale ? Rien n’est moins sûr.\n\nL’explosion des échanges commerciaux depuis 40 ans ne fait aucun doute : les exportations mondiales de biens ont été multipliées par 60 entre 1967 et 2007[[H. Boumellassa, M. Fouquin, C. Herzog & D. Ünal, Panorama de l’économie mondiale, CEPII, décembre 2009.]], passant de 173,6 milliards d’euros à 10 548 milliards d’euros. Dans le même temps, le PIB mondial était multiplié par 24, progressant de 1 782 milliards d’euros à 44 094 milliards d’euros. Depuis quelques années toutefois, avec la localisation croissante des actifs et services immatériels offshore, la fiabilité des chiffres semble sujette à caution.\n\nÉvidemment, il serait absurde de généraliser l’apurement des statistiques commerciales internationales auquel nous invite le commerce bananier. Mais l’impossibilité pour les statisticiens comme pour les États d’attester la réalité des transactions commerciales intra-groupe, qui représentent 50 % à 60 % du commerce mondial, invite à la prudence. D’autant que la moitié des transactions commerciales internationales passerait par les paradis fiscaux[[Tax Justice Network,citant l’OCDE.]] !\n\n« Une compagnie offshore (IBC, International Business Company) en Dominique représente un atout unique pour l’organisation des taxes. Elle est à joindre aux plans commerciaux des entreprises moyennes et des investisseurs privés. (...) Grâce à elle, vous pouvez collaborer avec (...) les compagnies onshore/offshore de n’importe quel autre pays, diriger vos affaires partout dans le monde, ouvrir des filiales ou représentations, acquérir des parts d’en (sic) d’autres sociétés, ouvrir tout type de compte, signer toute sorte de contrats, investir vos fonds, spéculer en bourse et surtout réaliser des profits sans payer de taxes (à part les 150 dollars US de frais gouvernementaux annuels). Aucun audit annuel n’est requis. »\n« Caribbean Citizenship Program » (CCP Inc.), société de conseil en « optimisation » fiscale en Dominique.\n\nDésavantage absolu\n\nSelon l’un des piliers de l’économie libérale, la théorie des avantages comparatifs, chaque pays a la possibilité via les exportations de faire fructifier les avantages dont il dispose (dotation en ressources naturelles, avance technologique...) pour obtenir des devises réinvesties dans son développement. Cette spécialisation doit générer une meilleure allocation du capital au niveau international et permettre aux pays de se procurer, via les importations, des biens et services à moindre coût en raison de l’avantage comparatif de ses partenaires commerciaux dans des domaines complémentaires aux siens. Ne jurant que par cette théorie, les organisations internationales, et notamment l’OMC, ne cessent d’exhorter les différents pays de la planète, notamment les pays en développement, à ouvrir toujours plus leurs frontières.\n\n« Le commerce et le développement sont étroitement liés. Une aide efficace et ciblée pour faciliter le commerce contribuera à éliminer les obstacles auxquels sont confrontés les pays en développement et qui les privent de profiter pleinement des avantages de la mondialisation ».\nM. Shisir Priyadarshi, Directeur de la Division du développement de l’Organisation mondiale du commerce, 23 avril 2010 lors de l’Assemblée générale des Nations unies.\n\nPourtant, face aux nouvelles pratiques commerciales, David Ricardo se retourne probablement dans sa tombe. Le père des avantages comparatifs, à l’origine du libre-échange et de la division internationale du travail, voit sa théorie heurtée de front par la multiplication des transactions commerciales sans échange véritable – dont l’unique objet est d’afficher du profit offshore. Ce type de transaction avec les paradis fiscaux ne peut conduire qu’à un jeu à somme négative pour les pays qui voient s’échapper leur assiette fiscale sans qu’aucune prestation n’ait été offerte en retour. De l’avantage comparatif au désavantage absolu... Difficile, dans ces conditions, de faire de la libéralisation des échanges le moyen privilégié d’accroître la richesse de toutes les nations."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droles-dechanges-les-chiffres-douteux-du-commerce-international/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/droles-dechanges-les-chiffres-douteux-du-commerce-international/","name":"Drôles d’échanges : les chiffres douteux du commerce international - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T14:00:00+00:00","description":"60 % du commerce mondial se fait désormais entre les filiales de groupes transnationaux, selon l’OCDE]. Statistiques commerciales : terrain glissant Une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-en-inde/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-en-inde/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Projets soutenus en Inde","datePublished":"2005-01-01T18:08:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-en-inde/"},"wordCount":475,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Apporter une aide matérielle et psychologique, avec Mijarc (Mouvement lnternational des Jeunes Ruraux Catholiques)\n\nLes pêcheurs du Tamil Nadu et leurs familles n’ont plus de revenus et manquent de nourriture. Le tsunami les a profondément traumatisés.\n\nLe Mijarc subviendra donc aux besoins de première nécessité et à ceux à plus long terme : scolarisation des enfants, travail post-traumatique pour un retour à la vie normale.\n\n25 000 euros affectés\n\nParticiper à la réhabilitation de 15 villages du Tamil Nadu, avec IRDS (qui travaille habituellement avec les Dalits)\n\nDans ces villages de pêcheurs, les femmes et les enfants ont été particulièrement touchés.\n\nIRDS œuvre au retour à une vie « normale » en relançant la pêche, en minimisant l’impact de la catastrophe sur la scolarisation des enfants mais aussi en organisant la défense de droits des villageois (Etat civil, cadastre, etc.).\n\n15 600 euros affectés\n\nAider dans l’urgence et favoriser l’organisation des victimes, avec People’s Watch (Observatoire des conflits inter religieux et interethniques)\n\nPW s’est immédiatement mobilisée pour évaluer les dégâts et mobiliser les Ong locales pour porter assistance en attendant l’arrivée des premiers secours.\nPW continue sur le terrain de l’identification et de l’amélioration des besoins matériels et psychologiques des victimes. Elle implique les organisations communautaires des villages dans la coordination de l’aide.\n\n20 000 euros affectées\n\nAtteindre les zones les plus enclavées, avec ASA (Activists for Social Alternatives, association de micro crédit)\n\nDébut janvier, de nombreux endroits n’avaient pas encore été touchés par l’aide d’urgence (districts de Nagapattinam et Cuddalore).\n\nDes volontaires satisfont les besoins de base (nourriture, eau, vêtements, médicaments…) et soutiennent l’effort de reconstruction en prévoyant ciment et bois.\n\n30 000 euros affectés\n\nRelancer l’activité des petits pêcheurs, avec WFFP (Forum Mondial des Populations de Pêcheurs).\n\nAu-delà du nombre de victimes, les villages de pêcheurs du district de Kannyakumari déplorent des dégâts matériaux immenses : maisons, infrastructures liées à la pêche artisanale, outils et embarcations de pêche.\n\nLa relance des activités de pêche artisanale prévoit la construction de hangars de réparation ainsi que la réparation de 2500 embarcations.\n\n50 000 euros affectés\n\nGarantir l’accès des Intouchables à l’aide aux victimes, avec HRFDL (Forum des droits de l’homme pour la libération des Dalits, coordonne 175 organisations)\n\nL’Ong constate que l’aide d’urgence ne parvient pas aux Dalits, notamment en raison de conflits avec les pêcheurs locaux.\n\nLe projet vise donc à satisfaire les besoins vitaux des populations affectées en veillant à une juste distribution de l’aide (notamment en s’assurant que la distribution est effectuée par des volontaires dalits).\n\n50 000 euros affectés"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-en-inde/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-en-inde/","name":"Projets soutenus en Inde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T18:08:00+00:00","description":"Apporter une aide matérielle et psychologique, avec Mijarc (Mouvement lnternational des Jeunes Ruraux Catholiques) Les pêcheurs du Tamil Nadu et leurs","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-tamil-nadu-en-inde-les-plus-vulnerables-unissent-leurs-forces/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-tamil-nadu-en-inde-les-plus-vulnerables-unissent-leurs-forces/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Tamil-Nadu en Inde, les plus vulnérables unissent leurs forces","datePublished":"2014-06-13T09:58:14+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-tamil-nadu-en-inde-les-plus-vulnerables-unissent-leurs-forces/"},"wordCount":863,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans l’état du Tamil-Nadu en Inde, nombreux étaient les mouvements et ONG luttant pour plus de justice sociale, mais séparément : paysans ou occupants des bidonvilles, dalits ou organisation de femmes, pêcheurs… Depuis quelques années, ils se réunissent au sein de la fédération TNLRF pour s’imposer auprès des autorités et défendre leur accès à la terre et aux ressources naturelles. Une union nécessaire face à une politique économique ultra libérale destructrice pour l'environnement et les communautés humaines qui en vivent. \n\n\n\nDes ressources naturelles accaparées\nEn Inde, l'adoption de la loi dite \"Zones Economiques Spéciales\" en 2005 a donné le pouvoir aux gouvernants d'acquérir les terres des fermiers sur enjeu d'intérêt général. Les terres sont transférées aux agences d'Etat chargées de favoriser l'attraction des investisseurs tandis que leurs habitants migrent vers les zones paupérisées des grandes métropoles. Alors que le pays dispose de nombreuses friches industrielles, des dizaines de milliers d'hectares de terres fertiles ont été expropriées aux fermiers en l'espace de 5 ans pour être reconfigurées en plus de 500 zones économiques spéciales. L’Etat du Tamil Nadu, au Sud-Est de l’Inde, en recense un nombre particulièrement grand. Cela se traduit par de nombreuses expropriations de terres fertiles ou de ressources naturelles comme les forêts ou des zones côtières qui étaient auparavant gérées de manière communautaire par les autorités villageoises. \n\nDes communautés mobilisées, mais cloisonnées\nLe Tamil Nadu est un Etat qui a vu naître de nombreux mouvements de résistances depuis trente ans. Les communautés locales sont loin d'être passives face aux violations de leurs droits humains. Les organisations Dalit (intouchables), Adivavsi (tribus indigènes), de pêcheurs, de petits paysans, d'occupants des bidonvilles et de femmes sont structurées et savent se mobiliser. Mais leurs actions, souvent cloisonnées les unes des autres, souffraient d’un manque d’impact. \n\nLe foncier comme enjeu de convergence\nAprès avoir  mené une série de consultations entre elles, cinq organisations du Tamil Nadu, (AREDS, IRDS, SNEHA, PEEDS, HRDF) ont identifié la question du foncier comme un enjeu de convergence entre leurs luttes. Toutes les composantes les plus vulnérables de la société indienne, autant en ville qu’à la campagne, sont en effet confrontées à une  exclusion croissante  de l'accès au foncier, soumis à une forte spéculation. Pour mutualiser leurs efforts autour de cette thématique, les six organisations ont créées en septembre 2010, à Trichy, la Fédération du Tamil Nadu de défense et de protection des droits fonciers (TLNRF). \nLa TNLRF se compose maintenant de mouvements sociaux, d'ONG, de scientifiques, de personnalités de la société civile engagées dans une perspective inter-communautaires et inter-castes. Autant en zone rurale qu'en zone urbaine, le réseau vise à protéger les intérêts et droits des populations fragilisées par des opérations économiques qui mettent en danger leurs modes de vies et leurs moyens de subsistance. \n\nMobiliser sur des enjeux locaux\nEn tout, 16 comités de districts se sont formés pour renforcer les coordinations locales entre communautés affectées et apporter leur soutien aux villages entrés en résistance.  Dans les districts de Nagappatinam et de Kanchipuram, ils se mobilisent face au déploiement d'une série de centrales thermiques sur le littoral ;  dans les districts de Villupuram, Cuddalore et Pondichéry, c’est l'extension de ports commerciaux induisant le déplacement des communautés côtières qui est remis en cause; A Thervoy (district de Tiruvallur), ils se mobilisent contre la destruction de la forêt de Thervoy, à la place de laquelle doit s’implanter une importante usine Michelin. Cette mobilisation est particulièrement relayée en France par le CCFD-Terre Solidaire et fait l’objet d’une campagne spécifique concernant la Responsabilité sociale de l’entreprise.\n\nSe former à la défense de leurs droits\nL’enjeu pour TRNLRF est de former des porte-paroles capables de défendre les droits et les ressources de leurs communautés, dans un contexte de développement économique très agressif à leur égard. \nPlus de 500 leaders communautaires du Tamil Nadu (indépendamment des staffs et membres des ONG et de leurs syndicats liés) ont déjà été formés à l'économie politique du foncier et du développement local, aux lois et jugements sur le foncier, au rôle des instances de gouvernance locale, aux expériences tirées de mouvements sociaux issus d'autres Etats indiens... Une conférence a même pu être organisée avec le soutien des autorités de l’état à destination de 1000 femmes-leaders engagées sur des lieux de tensions foncière.\nL'objectif du TNLRF est de porter ses mobilisations locales auprès des autorités pour influer sur les décisions et promouvoir un autre modèle de développement économique."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-tamil-nadu-en-inde-les-plus-vulnerables-unissent-leurs-forces/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-tamil-nadu-en-inde-les-plus-vulnerables-unissent-leurs-forces/","name":"Au Tamil-Nadu en Inde, les plus vulnérables unissent leurs forces - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-13T09:58:14+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:23+00:00","description":"Dans l’état du Tamil-Nadu en Inde, nombreux étaient les mouvements et ONG luttant pour plus de justice sociale, mais séparément : paysans ou occupants des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-lagro-industrie-une-ong-colombienne-se-bat-en-faveur-de-la-transformation-sociale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-lagro-industrie-une-ong-colombienne-se-bat-en-faveur-de-la-transformation-sociale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Face à l&rsquo;agro-industrie, une ONG Colombienne se bat en faveur de la transformation sociale","datePublished":"2014-12-09T10:44:45+00:00","dateModified":"2021-12-07T00:08:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-lagro-industrie-une-ong-colombienne-se-bat-en-faveur-de-la-transformation-sociale/"},"wordCount":958,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Agrocarburants","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2009, l’ONG colombienne Censat Agua Viva appuie les capacités des communautés menacées par des projets d’infrastructures ou agroindustriels, notamment d’agrocarburants. Tatiana Roa Avendaño, sa coordinatrice générale, témoigne de la situation dans la région de l’Orinoquia, dans le bassin amazonien.\n\n\n\nQuelle est la politique de la Colombie concernant la production d’agrocarburants ? \n\nIl y a eu une importante promotion de la production d’agrocarburants de la part des trois derniers gouvernements. Cela s’est traduit par une série d’incitations fiscales ou des subventions accordées aux producteurs par le biais de différents programmes. Ces mesures, largement entachées de corruption, font que les grandes plantations productrices des matières premières comme la canne à sucre et la palme africaine, se sont étendues de manière importante dans le pays. \nOn assiste également à un processus de reconversion d’unités de production de sucre en unités de production d’éthanol. Quant à la palme, qui connaît une expansion rapide, elle pousse désormais là où elle n’était pas présente auparavant, comme dans l’Orinoquia, la nouvelle « frontière agroindustrielle » qui est en train de se développer à l’est de la Colombie, aujourd’hui envahie par des entreprises nationales et internationales.\n\n\nCes terres n’appartiennent à personne ?\n\nLa région est considérée comme une zone de « baldios  », des terrains en friche et des terres vierges appartenant à l’État colombien, qui ne peuvent, en principe, être attribués qu’à des familles de paysans dans le cadre d’unités familiales productives (UAF). La surface de ces UAF varie en fonction de la qualité du sol. Dans l’Orinoquia, elles peuvent atteindre de 900 à 1 500 hectares car la terre est très acide et peu productive. \nLes entreprises ont donc recours à des « testaferros », des prête-noms, pour acheter des parcelles de terrain et se bâtir de grands domaines. Cela a été dénoncé et, maintenant, le gouvernement est en train de travailler à une nouvelle loi qui viendra régulariser ces accaparements illicites par les entreprises. \n\n\nQuelles sont les conséquences pour les populations locales ?\n\nCette région abrite une grande diversité de peuples indigènes, tous différents, mais de taille réduite, 200 à 300 personnes pas plus. Avec l’arrivée des entreprises et la colonisation de leur territoire, ils se sont retrouvés cantonnés dans des « resguardos », des réserves, et ces nomades sont aujourd’hui forcés à la sédentarisation. \nQuant aux familles paysannes, elles se retrouvent elles aussi de plus en plus isolées, entourées de monocultures et doivent affronter les dégâts environnementaux causés par ces plantations. Les fumigations aériennes de pesticides contaminent la terre et l’eau. Cette question de l’eau est très importante, car, outre la contamination, l’activité des plantations a provoqué des sécheresses.\n\n\nComment les communautés font-elles pour résister à cette pression ?\n\nEn refusant de quitter leur territoire. Mais cela nécessite un processus communautaire de développement de la production alimentaire locale afin de permettre aux populations de se maintenir sur place. Or, il est très difficile de lancer de tels processus dans une région qui n’est pas densément peuplée. D’autre part, ces communautés, à la différence de celles que l’on trouve dans les régions andines, ne sont pas historiquement consolidées, avec une culture très forte, et n’ont, en général, pas de structure organisationnelle bien établie.\n\n\nComment intervient le Censat ?\n\nNous travaillons sur plusieurs niveaux : la formation,  la documentation, l’accompagnement des communautés et l’appui à celles qui sont en résistance. Une autre partie de notre travail consiste à promouvoir des alternatives au développement, comme la gestion communautaire de l’eau, la production agroécologique, les réserves forestières communales et la gestion des bois. Tous nos programmes sont liés aux réalités locales. Le public et la thématique dépendent du contexte. Dans certains endroits, on aura un public multiculturel, avec des Afro-colombiens, des paysans, des métis, des indigènes. Dans d’autres, il n’y aura que des paysans. À partir de cette réalité, on construira une pédagogie adaptée qui répondra à tel ou tel problème tout en prenant en compte les aspects environnementaux, sociaux et la situation des droits humains existants. Enfin, nous organisons des rencontres dans lesquelles les communautés victimes de ce développement agroindustriel se retrouvent et forment des réseaux.\n\n\nQu’attendez-vous de vos actions ?\n\nDes transformations sociales ! Grâce à notre travail sur le terrain, on constate que des constructions nouvelles commencent à émerger. Et se convertissent parfois en politique publique. Plusieurs municipalités ont accepté que les droits à l’eau soient reconnus, d’autres soutiennent la production paysannes et le développement des marchés locaux. Nous avons également pu, avec d’autres ONG, stopper certaines lois qui posaient question. Comme celle sur les forêts, qui proposait en fait la marchandisation de la forêt et des bois. Ou cet autre projet sur le statut du développement rural qui était particulièrement nuisible pour le monde paysan. \nPlus récemment, après un travail de dénonciation relayé au niveau international, l’enseigne Body Shop, qui achetait une partie de la production de palme de la région, a mis un terme au contrat qui la liait avec l’exploitant de la palmeraie productrice parce qu’il occupe illégalement ces terres. \n \nPour en savoir plus, voir le site de l'ONG colombienne  Censat Agua Viva"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-lagro-industrie-une-ong-colombienne-se-bat-en-faveur-de-la-transformation-sociale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-lagro-industrie-une-ong-colombienne-se-bat-en-faveur-de-la-transformation-sociale/","name":"Face à l'agro-industrie, une ONG Colombienne se bat en faveur de la transformation sociale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-12-09T10:44:45+00:00","dateModified":"2021-12-07T00:08:53+00:00","description":"Partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2009, l’ONG colombienne Censat Agua Viva appuie les capacités des communautés menacées par des projets","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-se-joint-au-crid-pour-rendre-hommage-a-alain-ruellan/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-se-joint-au-crid-pour-rendre-hommage-a-alain-ruellan/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire se joint au CRID, pour rendre hommage à Alain RUELLAN","datePublished":"2012-06-19T15:20:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-se-joint-au-crid-pour-rendre-hommage-a-alain-ruellan/"},"wordCount":360,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Lors de la première université d'été que nous avions organisée « sous l'égide du CRID » en août 1992, Alain Ruellan était venu, comme directeur du CNEARC et responsable du programme environnement du CNRS, nous dire sa vision du lien entre environnement et développement, ses nombreux espoirs et ses quelques doutes suite à la conférence de Rio, son souhait d'alliances fortes entre la recherche et les ONG.\n\n\n\n\nPrès de vingt ans plus tard, le 14 juin 2012, Alain s'est éteint à Nice, juste avant que ne s'ouvre une nouvelle conférence mondiale, sur un sujet qu'il maîtrisait, dans ce Brésil qu'il chérissait.\n\nProfesseur Emérite de Science du sol, ancien président du CRID et de la Cimade, fondateur du CRIDEV et de Ritimo, membre actif de 4D, de Survie, de la Fondation Sciences Citoyennes, Alain a été de ceux qui ont changé le milieu de la solidarité internationale. Il l’a aidé à prendre en compte la dimension environnementale des questions de développement, du local au mondial. Un décloisonnement qui, s'il peine encore à se mettre en place, s'impose à nous tous aujourd'hui.\n\nNous nous souviendrons longtemps des immenses qualités humaines d’Alain, de sa fidélité en amitiés, de son intelligence d'écoute, de sa confiance en l'avenir et en l'Homme. Nous associerons dorénavant son souvenir à celui de Françoise, son épouse et sa complice en militances, disparue il y a presque un an.\n\nAu-delà de notre douleur, nous voulons remercier Alain de ce que son parcours depuis les années 1970, nous enseigne de fondamental pour la suite de notre combat pour un monde durable et solidaire : la rigueur scientifique et l'engagement dans la société se nourrissent l'un l'autre. Et ils peuvent être conciliés sans aucun renoncement.\n\nA sa famille, à ses amis proches, au nom du CRID, nous transmettons notre immense reconnaissance de ce qu'Alain a réalisé pour tout le milieu de la solidarité internationale. Nous leur exprimons notre solidarité dans la peine."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-se-joint-au-crid-pour-rendre-hommage-a-alain-ruellan/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-se-joint-au-crid-pour-rendre-hommage-a-alain-ruellan/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire se joint au CRID, pour rendre hommage à Alain RUELLAN - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-19T15:20:00+00:00","description":"Lors de la première université d'été que nous avions organisée « sous l'égide du CRID » en août 1992, Alain Ruellan était venu, comme directeur du CNEARC","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/toutes-choses-nouvelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/toutes-choses-nouvelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Toutes choses nouvelles !","datePublished":"2010-04-01T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/toutes-choses-nouvelles/"},"wordCount":625,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le VIVRE ENSEMBLE ne se construit, ni sur le vide, ni sur l’absence de convictions. Celles-ci doivent être ramenées à l’essentiel : la vie par l’amour partagé… et ce au cœur de la diversité des itinéraires spirituels et culturels.\n\n\n\nAlors que « Nous assistons au crépuscule des civilisations distinctes...» *, il est venu le temps du vivre ensemble et de la création nouvelle !\n\nLe choix n'est plus d'accepter ou de refuser la dimension de l'interdépendance que créé la mondialisation. Mais de vouloir la « créer autrement ».\n\nDes décisions s'imposent dans les domaines politique, économique et spirituel. « Le temps n'est pas notre allié ; c'est notre juge et nous sommes déjà en sursis » *.\n\nEn sursis le VIVRE ENSEMBLE en Bosnie,  tandis que le CCFD-Terre Solidaire organise à Sarajevo un forum pour « construire une société commune » non pas contre mais avec la  richesse des identités bosniaque, croate et serbe.\n\nEn sursis le VIVRE ENSEMBLE au Liban d'où je reviens avec le constat mêlé d'un désir profond de rencontres et de constructions communes, contrarié par les actions voyantes et violentes des extrémismes identitaires.\n\nEn sursis le Vivre ensemble en Israël-Palestine, où les partenaires du CCFD-Terre Solidaire tentent de maintenir le cap de la co-existence.\n\nQue dire de bien d'autres régions du monde !\n\nLe VIVRE ENSEMBLE dépend d'une volonté qui pourrait se décliner en trois étapes.\nFaire, au plus intime de notre existence personnelle et communautaire, l'expérience de la fraternité, source de vie. Une  réalité que nous avons tous expérimentée dans une famille, une communauté, un groupe, une Église. Encore faut-il célébrer ces temps de fraternité et ne pas se contenter de gémir sur les temps de divisions.\n\nApprofondir la richesse des convictions. Chacun est invité, non pas à se replier sur ses trésors culturels ou spirituels, mais à être capable de rendre compte, en termes compréhensibles, de l'Espérance qui est en lui. Le VIVRE ENSEMBLE ne se construit, ni sur le vide, ni sur l'absence de convictions. Celles-ci doivent être ramenées à l'essentiel : la vie par l'amour partagé... et ce au cœur de la diversité des itinéraires spirituels et culturels.\n\nOrganiser, car cela ne viendra pas tout seul, les lieux de co-existence où les diverses pensées se frotteront les unes aux autres pour en tirer quelque chose de radicalement nouveau qui permettra le VIVRE ENSEMBLE. Et ceci aussi bien pour  la politique où des lieux de gouvernance partagée doivent être construits ; pour l'économie où la dynamique du partage, apparaît comme la seule capable d'éviter l'affrontement des barbaries ; et dans le domaine spirituel où toutes les familles de pensées doivent s'imposer de passer du stade de la tolérance de l'autre à celui de l'appétit pour l'autre !\n\nLa parole de Jésus adressée à une païenne,  étrangère et pécheresse résonne : « Donne-moi à boire ! ». De cette soif de l'autre, exprimée et vécue très concrètement, jaillit la rencontre et, pour tous, la découverte d'un objectif commun de vie, de vie « pleine » !\n\nRisquée, cette ouverture à l'autre ? Bien sûr. Mais absolument nécessaire. La société civile mondiale qui s'organise, les partenariats multiples vécus par le CCFD-Terre Solidaire, le constat du « dérèglement du monde » ne sont-il pas les meilleures preuves de ce que ce VIVRE ENSEMBLE est possible ? À chacun, dans le souffle de Pâques qui fait passer de la mort à la vie, de passer de l'envie à un commencement de réalisation.\n\n\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/toutes-choses-nouvelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/toutes-choses-nouvelles/","name":"Toutes choses nouvelles ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-04-01T00:00:00+00:00","description":"Le VIVRE ENSEMBLE ne se construit, ni sur le vide, ni sur l’absence de convictions. Celles-ci doivent être ramenées à l’essentiel : la vie par l’amour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-halte-au-pillage-des-ressources-naturelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-halte-au-pillage-des-ressources-naturelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"République démocratique du Congo :  » Halte au pillage des ressources naturelles ! « ","datePublished":"2013-11-11T10:09:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-halte-au-pillage-des-ressources-naturelles/"},"wordCount":1270,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy, soutient – à l’instar de la conférence épiscopale congolaise – que la mise en coupe réglée des richesses minières et forestières de l’est du pays constitue un des fondements de l’interminable guerre qui déchire la région du Kivu depuis près de vingt ans.\n\n\n\nEn dépit de sa petite taille, le prélat impressionne d’emblée par son franc-parler. « Oui, proclame-t-il, la République démocratique du Congo est bien un scandale géologique, en raison de l’abondance de minerais rares qui entrent dans la confection de la plupart des produits électroniques : la cassitérite (un bioxyde d’étain), le coltan et l’or. Mais le pays est surtout un scandale politique, car les autorités ne mettent pas à profit ces richesses considérables pour assurer le développement et améliorer le sort des populations. Pour l’heure, ces dernières ne bénéficient nullement des retombées de l’exploitation et continuent de végéter dans la misère.  »\n\nMinerais et bois précieux se volatilisent\n\n\nLe réquisitoire est prononcé sur un ton calme, mais résolu. Âgé de cinquante-six ans, Mgr François-Xavier Maroy, qui dirige l’archidiocèse de Bukavu depuis 2006 [[« Je suis également administrateur apostolique du diocèse d’Uvira, en attendant la nomination par le pape d’un évêque titulaire », précise Mgr Maroy.]], ne méconnaît pourtant pas les risques. « Mon engagement, modère-t-il, est celui de tous les évêques congolais. Inspirés par la doctrine sociale de l’Église, nous avons décidé de créer la Commission épiscopale pour les ressources naturelles (Cern). »\n\nAfin d’être en prise avec les réalités du terrain, la Cern, partenaire du CCFD-Terre Solidaire s’est dotée d’un Observatoire des ressources naturelles basé notamment dans l’archidiocèse de Bukavu. Alors, qu’observe-t-on ? « Une véritable activité de fourmilière  », reprend l’archevêque. Au Nord et au Sud- Kivu, des dizaines de milliers de « creuseurs  » artisanaux fouillent la terre avec leurs mains ou des outils rudimentaires. On les surnomme « les hiboux », car ils vivent dans le noir et ne dorment jamais. L’activité prend un tour industriel lorsque s’implantent de grandes entreprises du secteur, comme la société canadienne Banro. \n\nAprès la phase l’extraction, le mystère s’épaissit. Des tonnes de minerais disparaissent. « Ce n’est un secret pour personne qu’une noria d’avionnettes atterrissent dans des clairières aménagées au cœur des forêts et repartent chargées de sacs imposants.  » Vers quelle destination ? « Difficile à dire, répond notre interlocuteur. En l’absence de preuves, l’Observatoire se contente de dénoncer l’ampleur des activités de prédation.  » Pourtant, nombre d’experts s’étonnent par exemple que le Rwanda, qui dispose de peu de mines de coltan, en exporte plus\nqu’il n’en produit.\n\nDe même en ce qui concerne l’Ouganda : bien qu’elle ne compte que deux gisements aurifères, Kampala s’est équipée d’une raffinerie d’or. Outre les minerais précieux, « les bois exotiques de la deuxième forêt tropicale du monde font également l’objet de pillages  ». Et Mgr Maroy de s’inquiéter : « Que se passera-t-il demain, puisque des traces de pétrole ont été trouvées dans le parc des Virunga au Nord-Kivu ? »\n\nCette exploitation abusive des ressources naturelles congolaises entretient, voire suscite, l’insécurité. « J’ai remarqué que les viols de femmes – l’un des fléaux des conflits du Kivu – se déroulent fréquemment autour des carrés miniers. Rien de tel pour faire déguerpir un village et s’approprier les terres que d’exercer de telles violences sexuelles. » Ces pratiques peuvent être le fait de l’armée, de miliciens ou de rebelles, « de tous ceux qui ont intérêt à la déstabilisation de la région, sans que ce chaos remette en cause leurs juteux trafics. » (Voir hors-texte ci-dessous.)\n\nL’histoire semble se répéter au Kivu. La région orientale a déjà été le théâtre de trois guerres : entre 1996 et 1997, puis entre 1998 et 2003, enfin en 2008-2009. Depuis avril 2012, un nouveau mouvement rebelle – le M 23 –, bénéficiant d’appuis à Kigali, a relancé les affrontements et suscité la fuite des populations rurales. Au total, ces conflits se seraient soldés par 3 à 5 millions de victimes en deux décennies. « C’est une estimation crédible, commente Mgr Maroy, mais une estimation.  » \n\nEt concernant les déplacés ? « Je ne peux vous livrer qu’un chiffre fi able, limité au seul archidiocèse de Bukavu, dans le Sud-Kivu. Les enquêtes de la Caritas ont recensé 5 900 ménages, soit en tablant sur une moyenne de cinq personnes par foyer, quelque 30 000 déplacés. » Un instantané. « Dès que ces populations apprennent que les miliciens ont quitté leur village, elles y retournent. Jusqu’à la prochaine attaque. » Dans le Nord-Kivu où la rébellion a concentré ses forces, la situation est bien plus critique : des centaines de milliers de déplacés survivent dans des camps.\n\nL’archevêque de Bukavu se refuse pourtant de désespérer. « L’accord signé à Addis-Abeba, le 24 février 2013, constitue une lueur d’espoir, souligne-t-il. Parmi les onze chefs d’État africains qui se sont engagés à ramener la paix dans l’est de la RDC figurent tous les dirigeants de la région.[[ L’Accord-cadre d’Addis-Abeba réclamait aussi une « révision stratégique » du rôle de la Mission des Nations unies (la Monusco). Appel entendu : la résolution 2098 adoptée le 28 mars 2013 à l’Onu prévoit\nque la Monusco sera dotée à compter de juillet d’une « brigade d’intervention » de 3 069 hommes chargée de « neutraliser les groupes armés ».]] » En parallèle, des pourparlers de paix se poursuivent à Kampala, la capitale de l’Ouganda. Sans attendre d’hypothétiques bonnes nouvelles, Mgr François-Xavier Maroy s’efforce de mobiliser ses ouailles. Dans l’archidiocèse de Bukavu, la commission Justice et Paix appuie la mise en place de comités locaux de gouvernance participative prompts à interpeller les dirigeants locaux : « Pourquoi notre député n’est-il pas rentré de Kinshasa depuis son élection ? » \n\nSoucieux de préparer l’avenir, le prélat a repris son bâton de pèlerin et dénonce inlassablement, de Washington à Bruxelles en passant par Paris, les violations massives des droits humains dans sa région.\n\nUn plaidoyer international qui porte ses fruits\n\n\n« Je crois que ce travail de plaidoyer peut porter des fruits, affirme-t-il. Aux États-Unis, j’ai insisté auprès des congressistes sur l’importance de la loi Dodd-Frank : elle permet en particulier l’interdiction de commercialisation des “minerais de sang” issus de sites militarisés ou concourant au financement de groupes armés. » \n\nLors de son passage en mars à Bruxelles, il a exposé ses vues à la Cidse, une alliance de seize ONG catholiques de développement d’Amérique du Nord et d’Europe (dont le CCFD-Terre Solidaire). À Paris, il a été notamment reçu à l’Élysée par la Conseillère Afrique. « Vous voyez que les choses avancent, conclut-il dans un sourire. Il y a cinq ans, j’avais parfois le sentiment de prêcher dans le désert. Aujourd’hui, je rencontre les cercles dirigeants occidentaux et ils m’écoutent. Le retour de la paix au Kivu n’est peut-être pas un mirage...  »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-halte-au-pillage-des-ressources-naturelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-halte-au-pillage-des-ressources-naturelles/","name":"République démocratique du Congo : \" Halte au pillage des ressources naturelles ! \" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-11T10:09:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:06+00:00","description":"L’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy, soutient – à l’instar de la conférence épiscopale congolaise – que la mise en coupe réglée des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-un-moratoire-sur-la-dette-des-pays-pauvres-ne-sera-pas-suffisant-communique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-un-moratoire-sur-la-dette-des-pays-pauvres-ne-sera-pas-suffisant-communique/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"G20 : Un moratoire sur la dette des pays pauvres ne sera pas suffisant (Communiqué)","datePublished":"2020-04-15T10:58:09+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:13:40+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-un-moratoire-sur-la-dette-des-pays-pauvres-ne-sera-pas-suffisant-communique/"},"wordCount":609,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Covid 19","Dette","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La France, par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire puis du président Emmanuel Macron, a annoncé mardi 14 avril un accord pour suspendre une partie des paiements de la dette pour l’année 2020 de 77 des pays les plus pauvres du monde, obtenu dans le cadre du Club de Paris et du G20. Cette annonce doit être confirmée lors de la réunion des ministres des Finances du G20 prévue aujourd’hui.\n\nPour les organisations de la Plateforme Dette et Développement, un tel accord peut donner une bouffée d’air aux pays concernés mais reste bien insuffisant. De véritables annulations des dettes sont nécessaires pour permettre aux pays du Sud de faire face à la crise.\n\nCet accord permettra de libérer 12 milliards de dollars dans les pays pauvres cette année, bien nécessaires pour leur permettre de faire face à la crise de Covid-19. Toutefois, un simple moratoire ne fait que reporter le problème et l’aggraver.\n“Les dettes n’étant pas annulées, les remboursements attendus en 2020 seront toujours dus en 2021 et majorés des intérêts accumulés sur la période : la dette sera d’autant plus insoutenable en 2021.” explique Fanny Gallois, coordinatrice de la Plateforme Dette et Développement. Les paiements de dettes ainsi reportés seront majorés de 12,3 milliards de dollars, passant de 23 milliards à 35,3 milliards, alors que la crise économique qui débute risque de fragiliser les économies des pays les plus pauvres bien au-delà de 2020.\n\nLa France a également annoncé un accord sur un moratoire de la part des créanciers privés, équivalent à 8 milliards de dollars. Cependant, une simple suspension de ces dettes est également insuffisante : il est indispensable de s’assurer que les ressources libérées par le moratoire accordé par les créanciers publics ne soient pas détournées pour rembourser les créanciers privés. En particulier, le Royaume Uni et New York doivent légiférer pour prévenir toute poursuite contre un pays qui serait menacé pour avoir suspendu ses remboursements pendant la crise.\n\nLa France a enfin annoncé que pour des cas d’insoutenabilité de la dette, des annulations pourrait être accordées, au cas par cas et dans un cadre multilatéral. Pour ces cas d’insoutenabilité qui ne manqueront malheureusement pas de se présenter, le seul cadre multilatéral qui existe à ce jour pour procéder à ce type d’annulations, est celui du Club de Paris, un club de créanciers dont ni la Chine, ni les créanciers privés ne sont membres, et où les restructurations passées n’ont pour l’heure pas permis de prévenir un réendettement insoutenable des pays.\n“Alors que les crises de la dette risquent de menacer durablement les Etats du Sud, la création d’un mécanisme onusien international de restructuration des dettes, rassemblant l’ensemble des prêteurs, publics et privés, transparent et équitable est plus que jamais nécessaire pour décider des annulations de dettes lorsque celles-ci s’imposent, comme c’est ici le cas.” explique Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\nNotes aux éditeurs et éditrices: \nPlus de 200 organisations de la société civile du monde entier ont lancé un appel à un jubilée 2020 de la dette, pour permettre aux pays du Sud de faire face aux crises sanitaires, sociales, et économiques déclenchées par le COVID.\nRetrouver l’appel \n\nContacts presse :\n\nSophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-un-moratoire-sur-la-dette-des-pays-pauvres-ne-sera-pas-suffisant-communique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-un-moratoire-sur-la-dette-des-pays-pauvres-ne-sera-pas-suffisant-communique/","name":"G20 : Un moratoire sur la dette des pays pauvres ne sera pas suffisant (Communiqué) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-04-15T10:58:09+00:00","dateModified":"2025-05-06T13:13:40+00:00","description":"La France, par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire puis du président Emmanuel Macron, a annoncé mardi 14 avril un accord","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-formidable-inventivite-des-peuples/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-formidable-inventivite-des-peuples/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La formidable inventivité des peuples","datePublished":"2012-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-formidable-inventivite-des-peuples/"},"wordCount":489,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le modèle de développement sur lequel reposent les relations internationales est aujourd’hui en crise : la mondialisation n’a fait que déplacer et généraliser le problème de la crise du capitalisme, sans pour autant le résoudre. Les limites écologiques de la production et des échanges sont atteintes. Il faut par conséquent réinventer des modes de développement compatibles avec la finitude des ressources, soucieux de l’intérêt général et placés sous contrôle démocratique.\n\n\n\nParis, le 6 février 2012\n\nFournir des solutions adaptées et durables aux problèmes du présent, inventer l’avenir : voici les deux défis que cherchent à relever, partout dans le monde, des hommes et des femmes qui s’organisent en conséquence. Cette société « organisée », sur la base de la libre association, c’est la « société civile » dont le CCFD-Terre Solidaire a fait depuis longtemps son partenaire privilégié. \n\nCette société civile est un véritable incubateur d’innovations sociales, dans des domaines très variés : face à la crise éthique et réglementaire de la finance, elle invente la finance solidaire et les monnaies locales -qui permettent de redonner un sens politique profond au débat sur l’usage de l’argent, elle propose des modes de régulation efficace des grandes entreprises dont les pratiques réelles sont mises à jour (paradis fiscaux, prix de transfert, etc.). \nFace à une agriculture incapable de répondre aux besoins alimentaires mondiaux sans détériorer de manière irrémédiable les sols, les espèces vivantes, les cours d’eau… elle invente un modèle agroécologique reposant sur l’intensification écologique* et les agricultures familiales. \nFace aux enjeux migratoires, elle propose les bases d’une nouvelle gouvernance mondiale des migrations. \nFace à la perte de souveraineté populaire dans tous les domaines, elle dessine, par ses pratiques démocratiques locales et de plus en plus mondiales (comme en témoigne le processus du Forum social mondial) les contours que pourrait prendre une démocratie délibérative, à tous les échelons. \n\nCette société civile témoigne de la formidable inventivité des peuples, lorsqu’ils sont confrontés à des défis inédits. Son caractère de plus en plus mondialisé fait signe d’une forme de coopération de « partenaires », tendant vers l’unité mais riches de leurs différences, et poursuivant tous un seul et même but : l’humanisation de l’humanité. En d’autres termes : la fraternité universelle. \n\nXavier Ricard\nDirecteur des partenariats internationaux au CCFD-Terre Solidaire \n\n* L’intensification écologique, c’est comprendre le fonctionnement de la nature pour exploiter ses ressources sans la détruire et rompre avec les pratiques fondées sur l’utilisation intensive et massive de pesticides, d’engrais chimiques, d’eau et d’énergie fossile.\n\nFaim Développement magazine n° 263 Janvier - Février 2012"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-formidable-inventivite-des-peuples/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-formidable-inventivite-des-peuples/","name":"La formidable inventivité des peuples - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:55+00:00","description":"Le modèle de développement sur lequel reposent les relations internationales est aujourd’hui en crise : la mondialisation n’a fait que déplacer et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/signez-la-petition-la-vie-des-populations-avant-le-profit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/signez-la-petition-la-vie-des-populations-avant-le-profit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"SIGNEZ LA PETITION : la vie des populations avant le profit","datePublished":"2012-11-12T16:10:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/signez-la-petition-la-vie-des-populations-avant-le-profit/"},"wordCount":476,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\" Je suis la Présidente du Conseil municipal (Panchayat) de Thervoy, un village d’Intouchables situé dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Depuis plusieurs années, les habitants de mon village tentent de faire respecter leurs droits face aux impacts négatifs générés par un parc industriel que l’Etat du Tamil Nadu a décidé de développer, et dans lequel l’entreprise française Michelin est la première entreprise à venir s’installer. \"\n\n\n\nVisionnez ces témoignages vidéos : http://vimeo.com/53164019\n\nSi l’Etat du Tamil Nadu est resté sourd à nos réclamations, nous espérons que Michelin, entreprise sensible à sa réputation, saura enfin nous entendre. Une forte mobilisation en France et dans le monde pourrait s’avérer décisive pour pousser le Président du groupe à respecter les engagements éthiques dont l’entreprise parle dans sa communication.\n\n\nCar les faits sont graves. L’obligation d’information et de consultation de nos communautés n’a été respectée ni par l’Etat du Tamil Nadu, ni par Michelin. En détruisant la forêt collective, grâce à laquelle nous nous nourrissions, nous nous logions et nous nous soignions depuis plusieurs générations, le parc industriel nous prive de nos moyens de subsistance. Quand le complexe industriel sera entièrement développé, nous serons obligés de quitter notre propre territoire, sans indemnisation digne de ce nom.\n\nAujourd’hui, 10 autres villages ont pris conscience des conséquences irréversibles de ce projet sur nos vies. Nous venons d’adopter ensemble une résolution conjointe d’opposition au parc.\nEn réponse aux actions légales que nous avons initiées à l’encontre du gouvernement du Tamil Nadu, nous avons été victimes d’une forte répression de la part des autorités. Michelin a choisi d’ignorer cette situation. L’entreprise est sur le point de produire son premier pneu dans cette usine en dépit des controverses qu’elle génère.\n\nLe Président du groupe Michelin a le destin de nos communautés entre ses mains. Afin d’exercer son activité dans le respect de nos droits fondamentaux, Michelin doit suspendre immédiatement toute activité dans le parc afin de réaliser une étude indépendante des impacts sur les droits humains découlant de son projet industriel, en concertation étroite avec nos communautés.\n\nAidez-nous à faire entendre notre voix : demandez à Michelin de ne pas se rendre complice des violations de nos droits, et de suspendre le projet.\n\nMerci de signer et partager cet appel urgent ! »\n\nCliquez ici pour signer la pétition sur Avaaz.org\n\nMary Danrai\nPrésidente du Conseil municipal (Panchayat) de Thervoy\n\nAction soutenue par : CCFD-Terre Solidaire, CGT, SHERPA, Tamil Nadu Land Rights Federation et Thervoy Sangam"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/signez-la-petition-la-vie-des-populations-avant-le-profit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/signez-la-petition-la-vie-des-populations-avant-le-profit/","name":"SIGNEZ LA PETITION : la vie des populations avant le profit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-12T16:10:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:50+00:00","description":"\" Je suis la Présidente du Conseil municipal (Panchayat) de Thervoy, un village d’Intouchables situé dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Depuis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-campagne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-campagne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La campagne","datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-campagne/"},"wordCount":284,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le principe de la campagne est d’interpeller le Ministère de l’Économie et des Finances et l’une des deux grandes sociétés importatrices de soja en Europe (Cargill-France et Louis Dreyfus Négoce).\n\n\n\nLes demandes\n\nAu Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.\n\nLa Société financière internationale contribue à l’expansion du soja en accordant des prêts, sur fonds publics, aux opérateurs (entreprises agro-alimentaires et construction d’infrastructures). La France et l’Europe, avec respectivement 5 % et 32 % des voix, ont un poids important au sein de cette instance.\n\nL’objet de ce courrier est de demander, en tant que citoyen :\n\n•\tde veiller à ce que la France n’approuve plus de financement d’opérations liées à l’expansion du soja ;\n•\tde promouvoir, auprès des institutions financières internationales, des stratégies de développement permettant le renforcement de l’agriculture paysanne.\n\nAux présidents des sociétés Louis Dreyfus Négoce et Cargill-France.\n\nC’est en tant que consommateur, en droit de connaître les conditions de production des aliments que l’on achète, que l’on peut interpeller les sociétés agro-alimentaires.\n\nL’initiative de « table-ronde pour un soja responsable » n’apportant pas une réponse satisfaisante aux problèmes posés par l’expansion de la culture du soja, la demande à ces deux acteurs majeurs de la filière soja est :\n\n•\tde mesurer les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités, d’en rendre compte publiquement et de travailler à y remédier avec les acteurs sociaux concernés ;\n•\tde s’assurer que les acteurs de la filière qui travaillent avec eux fassent de même."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-campagne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-campagne/","name":"La campagne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","description":"Le principe de la campagne est d’interpeller le Ministère de l’Économie et des Finances et l’une des deux grandes sociétés importatrices de soja en Europe","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-mondiales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-mondiales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Migrations mondiales","datePublished":"2006-05-01T10:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-mondiales/"},"wordCount":71,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Il faut renforcer la protection des migrants et questionner la répression aux frontières de l'Europe :\n\n- En arrêtant d'aider les pays du Sud à réprimer les migrants avec les fonds destinés au développement.\n\n- En soutenant les acteurs du codéveloppement comme les associations de migrants.\n\n- En revoyant la politique des visas, ultra-restrictive, qui condamne de nombreux migrants à l'illégalité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-mondiales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-mondiales/","name":"Migrations mondiales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T10:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:12+00:00","description":"Il faut renforcer la protection des migrants et questionner la répression aux frontières de l'Europe : - En arrêtant d'aider les pays du Sud à réprimer","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignage-de-mgr-muyengo-eveque-du-sud-kivu-sur-le-role-de-leglise-catholique-en-rdc/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignage-de-mgr-muyengo-eveque-du-sud-kivu-sur-le-role-de-leglise-catholique-en-rdc/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Témoignage de Mgr Muyengo, évêque du Sud Kivu sur le rôle de l&rsquo;Eglise catholique en RDC","datePublished":"2017-04-14T18:01:31+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignage-de-mgr-muyengo-eveque-du-sud-kivu-sur-le-role-de-leglise-catholique-en-rdc/"},"wordCount":1568,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nommé depuis décembre 2013 évêque d’Uvira, âgé de cinquante-huit ans, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), frontalière du Rwanda et du Burundi, Mgr Sébastien Muyengo oeuvre à une paix qui reste précaire. En tant que président de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles (Cern), il travaille aussi au règlement de la question lancinante des « minerais du sang » en RDC. Il témoigne ici avec une grande liberté de parole, alors que le contexte reste tendu.\n\nPourquoi la région du Sud-Kivu n’est-elle pas pacifiée ?\nMgr Sébastien Muyengo : La région d’Uvira représentait le fief, le refuge de Laurent-Désiré Kabila, ancien chef rebelle de l’Alliance des forces démocratiques de libération du Congo (AFDL), lorsqu’il vivait en Tanzanie. C’est là qu’a commencé la première guerre du Congo en 1996, qui a chassé Mobutu du pouvoir en 1997.\n\nLa plupart des politiciens qui ont accompagné Laurent-Désiré Kabila ont toujours des seigneurs de guerre dans notre région. Et derrière chaque seigneur de guerre se trouve aussi un politicien. D’autres groupes armés sont apparus pour des raisons politiques, mais aussi économiques liées aux mines d’or, d’étain et de coltan.\n\nBeaucoup de tribus ont aussi créé des milices de jeunes pour protéger leurs terres. Celles-ci sont à la solde de politiciens ou livrées à elles-mêmes. Je reçois chaque jour des messages annonçant la mort de civils ici ou là. Dans les villages, j’appelle à la paix et la réconciliation. On me fait confiance, mais certains estiment aussi que je parle trop.\n\n\nQuel est le rôle de l’Église catholique en RDC ?\n\nL’Église étant partout, notre mission est d’être à côté des populations. Nous suppléons à nombre de services que l’État ne peut pas rendre.  Par exemple, dans notre région dépourvue de banques, les salaires des fonctionnaires des écoles de campagne sont versés par Caritas. Cela nous coûte très cher : j’ai perdu dans mon diocèse un chauffeur qu’on a tué pour lui voler la paie qu’il allait distribuer. Comme l’État ne compense pas, la population se retourne contre nous, pour demander qu’on lui rende cet argent perdu.\n\nSur la question des « minerais du sang », la Cern veille à la situation sur le terrain. Nous savons ce qui se passe dans les villages, auxquels bien souvent seule l’Église a accès, et nous alertons sans relâche les autorités. Au sud du Kivu, on détruit encore des maisons pour creuser le sous-sol. Les populations ne sont pas relogées. Elles n’ont aucun droit ! Des puits d’or dans le Sud-Kivu sont toujours gérés par des généraux, d’anciens rebelles et des milices. Certains territoires avec des gisements de minerais restent impénétrables à cause des rébellions et des coupeurs de route.\n\n\n\nLe pays n’est pas gouverné, et ce depuis trop longtemps. Dans mon diocèse, seulement 5 % des filles vont à l’école, parce que la région n’est pas sécurisée. Le pays a beaucoup reculé avec le dernier gouvernement. Les frontières sont poreuses et les Congolais n’ont pas de carte d’identité. C’est voulu. On ne sait pas qui est qui dans notre propre pays. À qui ce chaos profite-t-il ?\nA lire : RDC : la lutte pour une gestion équitable et durable des ressources naturelles\nL’Église joue-t-elle aussi un rôle plus politique ?\nLa Conférence épiscopale du Congo (Cenco) a fait office de médiateur pour aboutir à un accord politique important le 31 décembre, qui prévoit la formation d’un gouvernement dirigé par l’opposition et une présidentielle avant la fin 2017. Les évêques continuent de faire pression sur les hommes politiques qu’ils connaissent, chacun à leur niveau. Notre appel est moral et invite au dépassement : un peuple tout entier ne peut pas être pris en otage. Les pourparlers continuent, nous verrons où ils vont aboutir.\nLe pouvoir jette-t-il de l’huile sur le feu pour mieux justifier un nouveau report de la présidentielle ?\nEn février, les évêques ont écrit une lettre pastorale intitulée « Non au blocage », citant les nombreux foyers de tension qui s’allument dans la République, et pas seulement dans les deux Kivu, où l’on évoque en effet le retour de la rébellion du M23 [[Le Mouvement du 23-Mars est formé principalement d'ex-combattants de la rébellion tutsie congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)]], défaite fin 2013. Des troubles ont éclaté dans le Kasaï et dans le nord du Katanga, avec un conflit nouveau entre les Pygmées et les Bantous. Les Pygmées se rebellent avec des flèches non pas traditionnelles, mais fabriquées à Taïwan ou en Chine. A-t-on jamais vu un Pygmée aller en Chine acheter des armes ? L’impression dominante est que des manipulateurs incitent à la haine et à la division.\nPourquoi l’accord politique négocié fin décembre 2016, sous l’égide de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco), tarde-t-il à se mettre en œuvre ?\nTrois mois après cet accord, le gouvernement de transition qui devait se mettre en place n’est en effet toujours pas formé. Le peuple en souffre, les gens attendent, le franc congolais ne fait que baisser et la gestion des affaires courantes ne se fait même pas. Mais je ne perds jamais espoir. La pression de la population, des évêques, de la société civile et de la communauté internationale continue de s’exercer pour que la présidentielle soit organisée en décembre 2017 au plus tard.\n\nCependant, nous avons l’impression que les gens du pouvoir se radicalisent. Le porte-parole du gouvernement a réagi vivement à la décision du pape de ne pas se rendre en RDC, annoncée par le souverain pontife lui-même le 14 mars 2017, en ces termes : « Avec Kabila, cela ne va pas bien, je ne crois pas que je puisse y aller. »  Le pape, fait inhabituel, cite le nom de l’actuel président. Cela ne fait honneur ni à Joseph Kabila, ni au peuple congolais.\nQuel impact la situation au Burundi voisin a-t-elle sur le Sud-Kivu ?\nLes Tutsis du Burundi ont tendance à se réfugier au Rwanda tandis que les Hutus, qui sont majoritaires, viennent plutôt en RDC. Nous comptons 15 000 réfugiés dans notre région. Nous sommes au bord du lac Tanganyika comme le Burundi ; des incursions nocturnes se font dans les camps, certains hommes viennent avec des armes. Nos amis du Rwanda le sachant, leurs soldats entrent aussi dans le pays pour empêcher tout débordement, ce qui nous place dans une situation d’insécurité. De notre côté, nous avons la chance d’avoir 375 ethnies, mais chez nos voisins, où il y a deux peuples, Hutus et Tutsis, la situation qui domine est celle du camp des victimes et celui des bourreaux.\nLes anciens miliciens et génocidaires hutus du Rwanda, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), sont-ils toujours présents dans le Sud-Kivu ?\nOui, ils sont encore là, même s’il reste difficile de connaître leur nombre exact. Le diocèse est coupé en deux par une chaîne de montagnes d’une largeur d’une centaine de kilomètres. Entre l’est et l’ouest du lac Tanganyika, toutes ces montagnes sont couvertes de grandes forêts où l’on peut se cacher. Les FDLR ont trouvé ici de l’or et des ressources agricoles et ne sont plus rentrés au Rwanda. Ces anciens militaires se livrent à des violences à l’encontre des civils et violent des femmes.\n\n\nLa violence qui a déferlé en 1994 au Rwanda a-t-elle contaminé la RDC ?\n\nLe peuple congolais est d’abord victime de son hospitalité, mais aussi de ses richesses en minerais, toujours très convoitées. Nous sommes victimes du « syndrome néerlandais », la fameuse « Dutch disease » qui fait que la manne pétrolière ou minière ne bénéficie pas aux populations des pays concernés. Pourtant, aucune fatalité ne pèse sur la RDC. Chez nous, le sol est si fertile que les écureuils eux-mêmes participent à la culture en dispersant des graines qui poussent toutes seules ! Pour reboiser dans ma région, il suffit de ramasser des pousses... Le développement est à portée de main. Il suppose un minimum de volonté politique.\nQue diriez-vous aux députés européens qui ont adopté le 16 mars 2017 une législation visant à mieux contrôler les minerais du sang ?\n\n\n\nLa stabilité passe par la paix. Nous devons mettre en place un système de contrôle des bandes armées qui permettent le trafic des minerais du sang. Ceux qui provoquent cette situation ne quittent parfois pas leur fauteuil dans les grandes capitales d’Europe. Et la situation aux États-Unis incite à se demander où va le monde. À partir du moment où des personnes ont les deux pouvoirs, politique et économique, où va-t-on ? Aucun contrôle ne s’exerce plus...\n\nPropos recueillis par Sabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignage-de-mgr-muyengo-eveque-du-sud-kivu-sur-le-role-de-leglise-catholique-en-rdc/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignage-de-mgr-muyengo-eveque-du-sud-kivu-sur-le-role-de-leglise-catholique-en-rdc/","name":"Témoignage de Mgr Muyengo, évêque du Sud Kivu sur le rôle de l'Eglise catholique en RDC - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-04-14T18:01:31+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:52+00:00","description":"Nommé depuis décembre 2013 évêque d’Uvira, âgé de cinquante-huit ans, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), frontalière","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dun-an-de-politique-dimmigration/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dun-an-de-politique-dimmigration/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bilan d’un an de politique d’immigration","datePublished":"2013-12-20T11:43:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dun-an-de-politique-dimmigration/"},"wordCount":1472,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« Rustines », « cosmétiques », les termes employés par les associations pour qualifier les mesures prises par le gouvernement traduisent au mieux leur impatience, au pire leur exaspération. Car, en l’absence d’un projet de loi réformant le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, pourtant annoncé pour juin 2013 par Matignon, rien ne permet de croire à un réel changement de cap.\n\n\n\nContrôles d’identité au faciès\n\nLe 1er juin 2012, Jean-Marc Ayrault affirmait qu’un texte précisant les contours d’un reçu de contrôle d’identité, que les policiers devraient remettre aux personnes contrôlées, était en préparation. La remise de ce document destinée à réduire les contrôles au faciès et ses dérives était également préconisée par le Défenseur des droits (1). Elle n’est plus à l’ordre du jour, car jugée comme une « tracasserie administrative supplémentaire » par Manuel Valls, qui préférerait l’inscription d’un matricule sur l’uniforme des agents (2).\n\n\nDélit de solidarité\n\nEn cas d’aide au séjour irrégulier, la famille ainsi que l’époux ou l’épouse de la personne étrangère aidée étaient exclus des poursuites. La loi du 31 décembre 2012 étend cette immunité à la belle-famille et au conjoint, ainsi qu’aux personnes dont « l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte ». Cette formulation est censée distinguer les organisateurs de filières d’immigration clandestine des militants et particuliers. Elle est néanmoins plus ambiguë, donc moins protectrice que celle proposée initialement dans le projet de loi et figurant dans la directive européenne dite « directive retour ». À savoir : « aide fournie à titre non lucratif ».\n\nDroit d’asile\n\nLes revendications des associations restent les mêmes qu’il y a un an. Parmi les priorités : une simplification et une amélioration de la procédure, une meilleure prise en compte de la diversité des situations dont celles des femmes, et un réel accompagnement des demandeurs d’asile. Si la création de 4 000 places d’hébergement a été annoncée par le Premier ministre en décembre 2012, de nombreuses personnes continuent de dormir dans la rue pendant l’étude de leur dossier. Par ailleurs, le droit à un recours suspensif n’ayant toujours pas été institué, les expulsions des demandeurs d’asile en cours de procédure perdurent.\n\n\nDroit de vote des immigrés\n\naux élections locales Serpent de mer de la vie politique depuis les promesses électorales de François Mitterrand en 1981, le droit de vote des étrangers ne fera pas l’objet d’une discussion parlementaire à l’occasion de la révision de la Constitution prévue en septembre 2013. Le gouvernement estime qu’il n’a pas les moyens de convaincre, d’ici là, la majorité des 3/5e nécessaire à son adoption. Il n’exclut pas de le présenter en 2014, mais après les élections municipales (3).\n\n\nExpulsions\n\nSi la circulaire du 11 mars 2013 (4) confirme la fi n des objectifs chiffrés de personnes à expulser pour chaque département, Manuel Valls précisait dans la foulée au journal Le Monde (5) : « Nous tenterons toujours de faire un maximum d’éloignements. Mais dans un cadre transparent. » Dans cette perspective de « fermeté », la circulaire engage notamment à un éloignement rapide des « déboutés » du droit d’asile. En 2012, les expulsions avaient atteint le chiffre record de 36 822. Mais cette hausse de 11,9 % par rapport à 2011 était due au volontarisme du gouvernement précédent pendant le premier semestre. En l’absence de données officielles, une seule certitude pour 2013 : les « départs volontaires » ne seront plus comptabilisés dans les éloignements du territoire.\n\n\nImmigration professionnelle\n\nLa circulaire Guéant restreignant l’accès des diplômés étrangers au marché du travail a été abrogée par la circulaire du 31 mai 2012. Celle-ci facilite le changement de statut des étudiants étrangers non communautaires pour leur permettre de s’engager dans une première expérience professionnelle. Mais les obstacles n’ont pas été tous levés, comme celui de l’opposabilité de la situation de l’emploi, qui continue de justifier de nombreux refus d’autorisations de travail (vérification que le poste ne peut être confié à un Français ou à un étranger en situation régulière). Pour la question de l’immigration professionnelle dans son ensemble, les intentions du gouvernement restent floues. Le document de travail du ministère de l’Intérieur pour préparer les deux débats parlementaires sans vote, censés nourrir un projet de loi, n’est pas de bon augure (6). La perspective développée est franchement utilitariste et vise avant tout à attirer des personnes hautement qualifiées sans questionner les conséquences de la fuite des cerveaux dans les pays d’origine.\n\n\nMineurs isolés\n\nAlors que l’Aide sociale à l’enfance (ASE) doit protection à tout mineur privé de la protection de ses parents, de plus en plus de départements s’adonnent à des pratiques discriminatoires, voire dissuasives envers les mineurs étrangers isolés : contestation de leur âge, logement en hôtel sans accompagnement, scolarisation tardive, etc. Dans un texte de recommandation remis le 19 décembre 2012, le Défenseur des droits rappelait que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur des considérations de maîtrise des flux migratoires. Une circulaire instaurant la prise en charge financière par l’État des cinq premiers jours de l’accueil pour l’évaluation de leur âge et la répartition des mineurs isolés sur l’ensemble du territoire national est en projet. Les associations doutent cependant que les cas complexes puissent être examinés en si peu de temps.\n\n\nNaturalisation\n\nDepuis 2003, les lois qui se sont succédé n’ont cessé de durcir l’accès à la nationalité française. À tel point qu’en 2011, les naturalisations avaient baissé de 30 % par rapport à l’année précédente. La circulaire du 16 octobre 2012 recommande une certaine bienveillance envers les professionnels de haut niveau, les jeunes diplômés ayant un emploi stable et les moins de 25 ans ayant grandi en France. Elle invite aussi à ne plus considérer les périodes passées en séjour irrégulier comme un critère conduisant au refus systématique de la naturalisation. Les questions posées par les agents des préfectures aux personnes demandant la nationalité française révèlent cependant une exigence en termes d’instruction (histoire, culture et société françaises) et de capacité de conceptualisation (adhésion aux valeurs de la République) qui déstabiliserait plus d’un Français. Elles témoignent aussi d’une forte suspicion à l’égard des musulmans.\n\n\nRégularisations\n\nLa circulaire du 28 novembre 2012 précise les critères d’admission exceptionnelle au séjour pour certains types d’étrangers : les parents d’enfants scolarisés, les conjoints d’étrangers en situation régulière, les jeunes majeurs entrés mineurs sur le territoire, les victimes de violences conjugales ou de la traite et les personnes qui travaillent. Les associations soulignent toutefois une prise en compte restreinte des cas de figure, la difficulté de produire des fiches de paie pour les étrangers régularisables par le travail et une application de la circulaire très hétérogène d’une préfecture à l’autre. En l’attente d’un bilan officiel promis pour juin 2013, l’État leur laisse entendre que les régularisations faites dans ce cadre sont nombreuses. Il restera à vérifier qu’elles n’ont pas été faites au détriment d’autres catégories de sans-papiers, comme le laisse craindre l’objectif du ministre de l’Intérieur de rester dans la moyenne de ses prédécesseurs, soit environ 30 000 régularisations par an.\n\n\nSur fond d’injonctions sécuritaires du ministre de l’Intérieur, les évacuations de terrain se poursuivent sur ordre des préfets, sans qu’aucune alternative de relogement ne soit proposée aux Roms.\n\n\n\nRétention\n\nLes placements en rétention n’ont pas diminué. Condamné par la Cour de justice de l’Union européenne et la Cour de cassation, le recours à la garde à vue des migrants avant de les placer en rétention a été remplacé dans la loi Valls du 31 décembre 2012 par une « retenue provisoire » en commissariat ou gendarmerie de seize heures maximum. Bien qu’impliquant certains droits – recours à un avocat, visite d’un médecin, autorisation d’utiliser le téléphone – cette retenue est qualifiée de « garde à vue bis » par les associations. En métropole, l’enfermement des enfants se raréfie, mais des cas sont toujours signalés. À Mayotte, la pratique reste de règle pour des milliers d’enfants."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dun-an-de-politique-dimmigration/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dun-an-de-politique-dimmigration/","name":"Bilan d’un an de politique d’immigration - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-20T11:43:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","description":"« Rustines », « cosmétiques », les termes employés par les associations pour qualifier les mesures prises par le gouvernement traduisent au mieux leur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evangeliser-par-le-christ-et-les-pauvres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evangeliser-par-le-christ-et-les-pauvres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Évangéliser par le Christ et les pauvres…","datePublished":"2014-03-12T12:54:51+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evangeliser-par-le-christ-et-les-pauvres/"},"wordCount":427,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Avec La joie de l’Évangile, le pape François nous engage à être « une Église pauvre pour les pauvres » (198[[Les chiffres entre parenthèses indiquent le numéro du paragraphe de l’Exhortation d’où est extraite la citation.]]). « Sans l’option préférentielle pour les plus pauvres, l’annonce de l’Évangile, qui demeure la première des charités, risque d’être incomprise. » (199)\n\nSon exhortation nous invite à sortir de nous-même (20-24), et de nos « tentations pastorales » (76-109), pour aller vers Dieu et vers les autres. Les chrétiens, rejetant\nl’opposition stérile entre action et prière, ou encore le choix de l’une sans l’autre, doivent résolument relier annonce de l’Évangile, culte rendu à Dieu et service du\nfrère. Être « disciples-missionnaires », c’est ce double mouvement qui fait « la joie de l’Évangile ». Les conséquences pour notre Église sont fortes : l’évangélisation toujours nouvelle est d’abord « une profonde rénovation spirituelle ». L’Église ne peut être une simple ONG. Elle doit sans cesse « s’alimenter à l’Esprit Saint » (280). \n\nEn même temps, « la nouvelle évangélisation est une invitation à mettre les pauvres au centre du cheminement de l’Église » (198), à ce qu’ils « se sentent chez eux dans les communautés chrétiennes » (189). Le rassemblement de Lourdes à l’Ascension 2013, “Diaconia-servons la fraternité”, nous a interpellés sur la place et la parole des personnes en précarité et en souffrance dans l’Église et dans la société. « La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle », souligne le Pape (200), « Ils ont besoin de Dieu ».\n\nÀ nous de les mettre au centre de nos actions pastorales, de telle façon que la Bonne Nouvelle leur soit annoncée ! Ne devraient-ils pas en être les premiers bénéficiaires, comme ils l’étaient pour Jésus ? Nous voyons bien aussi qu’ils nous évangélisent lorsqu’ils sont avec nous.\n\nEn publiant ce livret, le Conseil national de la Solidarité des évêques de France, qui avait lancé la démarche Diaconia, souhaite aider à la lecture d’une exhortation riche et dense. Sous la plume du Pape François, jaillit un appel à notre conversion à tous,\nmembres de l’Église et communautés. Portons courageusement la joie de l’Évangile à un monde en droit de l’attendre et de l’espérer. \n\nMgr Jacques BLAQUART\nÉvêque d’Orléans,\nPrésident du Conseil national de la Solidarité\nLe 5 mars 2014.\n\nLa brochure est téléchargeable ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evangeliser-par-le-christ-et-les-pauvres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/evangeliser-par-le-christ-et-les-pauvres/","name":"Évangéliser par le Christ et les pauvres… - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-12T12:54:51+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","description":"Avec La joie de l’Évangile, le pape François nous engage à être « une Église pauvre pour les pauvres » (198]). « Sans l’option préférentielle pour les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-des-candidats-eelv/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-des-candidats-eelv/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réponses des candidats EELV","datePublished":"2014-05-14T16:30:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-des-candidats-eelv/"},"wordCount":4358,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales\n\n\nEn matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, l’Union européenne dispose de nombreux outils législatifs pour faire adopter des mesures plus ambitieuses. En 2013, l’Union européenne a franchi une étape décisive en adoptant une mesure de transparence comptable pays par pays pour les banques (Directive CRD IV), dans le sillage de la France. Lors du Conseil du 22 mai 2013, les chefs d’Etats européens se sont déclarés favorables à une extension du reporting comptable pays par pays aux autres secteurs d’activité. Cependant, cette extension aux autres secteurs d’activité rencontre encore une opposition de certains grands pays européens malgré l’appui de la présidence lituanienne et le soutien du commissaire Barnier.\n\n\n1ère proposition\nExiger la transparence comptable pays par pays de la part de toutes les entreprises multinationales, tous secteurs d’activités confondus (liste des entités, effectifs, chiffre d’affaires, impôts sur les sociétés et subventions reçues) et la publication de ces informations.\n\n\nRéponse : \n\"Oui. Mettre un terme aux paradis fiscaux est une étape essentielle du développement des pays pauvres et doit être la priorité absolue de l'Union Européenne. L'obligation pour les entreprises multinationales d'établir chaque année un rapport pays par pays de leurs activités est une lutte de longue date d'Europe Écologie. La mise en place d'un mécanisme transparent et contraignant obligeant toutes les sociétés multinationales à appliquer les principes élémentaires de leur responsabilité sociale en déclarant automatiquement les profits qu'elles réalisent et les impôts qu'elles acquittent dans chacun des États où elles opèrent est un premier pas indispensable pour stopper ceux qui s'enrichissent sur la misère des populations du Sud. C'est le seul moyen de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale et de mettre fin à ces pratiques illicites qui privent chaque année les pays en développement de sommes considérables estimées entre 641 et 941 milliards de dollars. Y mettre fin aurait le double avantage de dégager une partie des fonds nécessaires et indispensables à la réalisation pleine et entière des OMD ainsi que de rendre les pays en développement moins dépendants d'une aide publique au développement toujours plus restreinte. Nos élu-e-s n'ont cessé d'appeler à une plus grande transparence, que ce soit au sein des institutions ou dans le secteur privé, et s'engagent à poursuivre ce combat. \nNous continuerons de nous battre pour :\n\n Imposer l'échange automatique d'information en allant au-delà des exigences de l'OECD qui ont montré leur inefficacité; La mise en place de registres centraux nationaux accessibles au public afin de connaître les indispensables informations sur les véritables propriétaires des compagnies, trust etc.; La mise en œuvre par l'UE d'une législation claire et contraignante, l'élaboration rapide d'une liste noire européenne des paradis fiscaux, assortie de véritables mécanismes de sanctions vis à vis des paradis fiscaux et des institutions financières et entreprises qui travaillent avec eux, seul moyen de mettre efficacement un terme à ces structures néfastes.  Le renforcement de la coopération internationale pour lutter contre les délits fiscaux. La fin du secret bancaire en Europe.\"ENGAGE\n\n\n\n2ème proposition\nHarmoniser les règles fiscales européennes et internationales via l’adoption de mesures contraignantes relatives à la consolidation des assiettes fiscales pour l’impôt sur les sociétés afin de mieux répartir le droit de taxer entre les pays selon des critères objectifs (effectifs, chiffre d’affaires, etc.). Une telle harmonisation permettrait de réconcilier la distribution de l’impôt avec la géographie de l’activité réelle des entreprises.\n\n\nRéponse : \"Oui. En permettant la libre circulation des capitaux sans parallèlement mettre en œuvre une certaine harmonisation fiscale, les États ont de fait laissé le champ libre à la concurrence fiscale. Pour mettre un terme à ce dumping fiscal entre les États-membres de l'Union Européenne et au-delà, il faudrait non seulement harmoniser les règles fiscales mais également contrôler au minimum les mouvements de capitaux. Il nous faudra renforcer l'Union bancaire et créer pas à pas une Union fiscale effective.\"ENGAGE\n\n\n\nRendre les multinationales européennes responsables de leurs impacts sociaux et environnementaux dans les pays du Sud\n\n\nL’Union européenne a été pionnière dans la définition de la Responsabilité sociale des entreprises. En octobre 2011, avec sa Communication RSE, la Commission renonce à la notion de « volontarisme » au profit d’une approche législative contraignante. La mention du champ d’application de la RSE, notamment de son extension aux préoccupations liées aux droits de l’Homme, ainsi que l’obligation de prévenir les effets négatifs constitue la vraie nouveauté de cette définition.\n\n\n3ème proposition\nS’assurer que les Etats lèvent les obstacles dans l’accès à la justice pour les victimes d’entreprises multinationales européennes opérant dans les pays tiers. \nDans la suite de la consultation sur « l’avenir du droit européen des sociétés » lancé en 2012 par la Commission européenne, le Parlement doit œuvrer pour la reconnaissance d’un lien juridique entre les sociétés-mères et leurs filiales et les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants.\n\n\nRéponse :  \" Oui. A l'heure où sont négociés des traités d'investissement visant à \"garantir la protection maximale\" des intérêts des investisseurs, il serait inique que les responsabilités des multinationales relèvent, elles, d'un simple code de bonne conduite volontaire et non contraignant. Contre les tentations d'une démarche purement volontariste, les élu-e-s Europe Écologie continueront de prôner un cadre juridique contraignant pour la Responsabilité Sociale des Entreprises.\nEurope écologie estime que les entreprises européennes devraient être juridiquement responsables dans leur pays d'origine en cas de violation des obligations et devoirs de leurs filiales à l'étranger et des entités qu'elles contrôlent. La justice ne doit pas s'arrêter aux frontières des intérêts économiques. Elle doit être pleinement effective pour tous et partout, d'autant plus quand la responsabilité est européenne. De même il est scandaleux de voir des multinationales se défausser sur leurs sous-traitants et ne pas assumer leur rôle. Nous continuerons donc de nous battre pour qu'un lien juridique effectif soit reconnu.\nPour toutes ces raisons, Europe écologie s'oppose au traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) qui menace directement la justice et la démocratie. En instaurant des mécanismes de règlements des différents investisseurs-États, il permettrait aux multinationales d'attaquer les décisions démocratiques des États si ces dernières allaient à l'encontre de leurs intérêts économiques. Europe écologie refuse que les multinationales supplantent les États et que leurs intérêts passent avant ceux des citoyens.\"ENGAGE\n\n\n4ème proposition\nRéviser la politique commerciale, pour mieux prendre en compte la dimension sociale, environnementale et sociétale en instaurant des mécanismes de vérification et de contrôle contraignants pouvant rendre effectif le Système de Préférence Généralisé +, comme les suggèrent les deux résolutions du Parlement européen portant sur ce sujet : « Droits de l’Homme et normes sociales et environnementales dans les accords commerciaux internationaux » et « La responsabilité sociale des entreprises dans les accords de libre échange ».\n\n\nRéponse : \n\"Oui. Un des objectifs que l'UE s'est fixé dans le traité de Lisbonne pour sa politique de développement est l'éradication de la pauvreté. Pourtant, en guise de politique de développement, l'UE continue de promouvoir la signature d'accords commerciaux qui loin d'aider les pays les moins développés à surmonter leur dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières brutes, les a, au contraire, maintenus dans une position de fournisseurs de l'UE, les rendant vulnérables au moindre choc des prix externes, sans les sortir de la pauvreté. L'UE refuse par exemple que les pays en développement taxent l'exportation de leurs matières premières - bien que l'OMC l'autorise - alors que cela leur permettrait d'accroître leurs ressources financières. Des ressources plus que nécessaires à la mise en œuvre de leur stratégie de développement.\nPour Europe Écologie, si le commerce peut être créateur de richesse, la libéralisation du commerce n'entraîne pas automatiquement le développement. Elle ne doit donc pas constituer la base de nos accords de partenariat avec les pays en développement. \nC'est la raison pour laquelle les écologistes demandent, outre le strict respect de la cohérence des politiques, la réalisation d'études d'impact ex ante, préalables aux accords de libre-échange, notamment pour les Accords de Partenariat Économique (APE), ainsi que la mise en place de règles strictes sur des problèmes spécifiques tels que l'accaparement des terres, les paradis fiscaux, les traités commerciaux légalement déséquilibrés (comme les clauses de règlement des différends entre investisseurs et États) et le manque de respect pour les règles environnementales et les droits de l'Homme. Le manquement à ces règles devrait être condamné via la mise en œuvre d'un système efficace de sanction.\nLa mise en œuvre de règles contraignantes sur la responsabilité sociale des entreprises est un levier essentiel pour régler ces problèmes. Pour Europe Écologie la Responsabilité Sociale et Environnementale s'applique à l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement mondiale d'une entreprise. Les écologistes souhaitent d'ailleurs que le cadre de référence des Nations unies \"Protéger, respecter et réparer\" et proposé par John Ruggie, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les entreprises et les droits de l'homme soit appliqué rapidement. Ils s'engagent à renouveler leur demande à la Commission européenne pour qu'elle prévoie des mesures efficaces pour sa mise en œuvre.\nNous demandons également l'interdiction d'ici 5 ans en Europe des biens venant des pays qui ne respecteraient pas la liberté syndicale, ni les principes défendus par l'organisation internationale du travail (OIT). Enfin l'instauration d'une taxe carbone aux frontières devrait permettre de mettre fin aux délocalisations de la pollution et de préserver durablement notre environnement.\"ENGAGE\n\n\nExiger l’exemplarité de l’Union européenne dans ses investissements portés au nom de la sécurité alimentaire\n\n\nLa Banque européenne d’Investissement (BEI) qui intervient au nom du développement en soutien aux investissements dans les pays du Sud, s’appuie de plus en plus sur les mêmes mécanismes de financement que le secteur privé, avec les mêmes travers en termes d’opacité, et sans poser d’exigences suffisantes pour s’assurer de leur contribution réelle au développement. Suite aux interpellations de la société civile sur les impacts de certains projets, la banque s’est engagée à renforcer ses contrôles et accroître sa transparence ; L’Union européenne s’est engagée dans le soutien à la mise en œuvre des directives volontaires sur la gouvernance foncière. Elle pourrait aller plus loin en introduisant les recommandations spécifiques de ce document dans ses cadres d’intervention et d’évaluation de ses projets, quel qu’en soit le secteur (agricole, infrastructure, énergie,…).\n\n\n\n5ème proposition\nExiger l’exemplarité des agences de financement du développement :\n\npar l’adoption de pratiques exemplaires dans le cadre de la politique de coopération pour le développement : la Banque européenne d’Investissement doit exiger de la part de l’ensemble des entreprises qu’elle soutient, la transparence comptable pays par pays, la publication des contrats et des accords de ruling (accord préalable passé avec les administrations fiscales), et l’identification des bénéficiaires effectifs.de même, des procédures régulières entre la BEI et le Parlement doivent être mises en place afin d’assurer l’intégration des avancées internationales (en matière de RSE, de fiscalité, de lutte contre les accaparements de terres,…) au cadre de maîtrise des risques de la Banque.\n\n\nRéponse : \nOui. La BEI doit absolument promouvoir la transparence et suivre les avancées législatives européennes dans un souci de cohérence et d'efficacité des politiques européennes. Dans la poursuite de sa mission et de ses objectifs, la BEI doit agir en pleine cohérence avec les principes affirmés dans la Stratégie de développement durable de l'UE, l'Accord de Cotonou et le Consensus européen sur le développement. Elle doit également refléter l'engagement et les obligations de l'UE en vertu de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), ainsi que la réalisation des OMD. Elle doit respecter et faire respecter les normes sociales, du travail et de l'environnement telles que définies dans les accords internationaux.\nLa BEI doit également développer des critères d'exclusion clairs pour ses prêts d'investissement. Quant aux évaluations de développement des projets financés par la BEI, elles doivent être réalisées avant l'approbation du projet et inclure une consultation publique. Enfin la BEI doit stopper toute subvention aux énergies fossiles.\n\n\nConcernant les actions de la BEI dans la lutte contre les paradis fiscaux, pour les écologistes, la BEI devrait établir plus clairement les critères concernant la destination finale de ses prêts globaux (gérés par les banques privées) et améliorer les méthodes de vérification des bénéficiaires ultimes (notamment s'agissant des PME) qui profitent réellement des prêts avantageux accordés par la BEI. La BEI devrait annuellement faire un rapport sur les prêts aux PME, comprenant notamment une évaluation de l'efficacité de ses financements. Compte tenu des lacunes du cadre élaboré par l'OCDE pour lutter contre les paradis fiscaux, la BEI devrait définir une liste plus stricte que celles de l'OCDE. D'autre part, le soutien aux intermédiaires financiers devrait être strictement limité aux institutions qui n'opèrent pas dans les centres financiers offshores. La BEI devrait également adopter un registre public des intermédiaires financiers capables d'effectuer des interventions de développement en faveur des pauvres dans les pays bénéficiaires.\"PARTIELLEMENT ENGAGE\n\n\n6ème proposition\nVeiller à la cohérence des actions de développement de l’UE avec ses engagements internationaux, en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire par l’interpellation de l’Union européenne sur sa participation à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8. Les parlementaires doivent interpeller la Commission sur son engagement au sein de cette initiative et demander un reporting régulier afin d’effectuer un suivi des projets réalisés, de leurs impacts et d’y conditionner les financements et la participation européenne.\n\n\nRéponse :  \nOui. Europe Écologie s'est toujours engagée à promouvoir et à faire respecter la cohérence des politiques de l'Union Européenne avec la politique de développement, mais aussi entre les politiques publiques et les engagements et traités internationaux. Les élu-e-s écologistes sont ainsi à l'origine de la création de la fonction de standing rapporteur pour la cohérence des politiques. Ils ont également fait la proposition - malheureusement rejetée par le Parlement européen - d'une procédure de plainte unique pour les pays en développement lorsque cette cohérence n'est pas respectée. Un mécanisme qui aurait été du ressort du Médiateur européen. Les élu-e-s écologistes s'engagent à continuer à défendre ces principes. Inutile en effet de lutter contre l'insécurité alimentaire si par ailleurs notre politique commerciale agressive et nos subventions agricoles asphyxient les producteurs et marchés locaux, que nos accords de pêche avec les pays en développement pillent leurs océans et privent leur population de leur seul apport en protéine ou que nous accaparons leurs terres pour des cultures énergétiques, mettant ainsi en péril tant leur sécurité que leur souveraineté alimentaires. Il faut renforcer les contrôles de cohérence et d'impact. Cela passe aussi par la fin des subventions directes comme indirectes à la production européenne à des fins exportatrices comme par exemple par une modification des critères d'attribution de la fonds de la PAC.\n\n\nLa Commission européenne a publié le 5 mars dernier un projet de règlement sur l’approvisionnement responsable en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque. Dans ce projet, la Commission n’impose aucune obligation aux entreprises et se fonde uniquement sur une démarche volontaire de leur part, ce qui est loin d’être suffisant pour mettre fin à la commercialisation sur le marché européen de minerais ayant financé des groupes armés. Le projet de règlement de la Commission demeure ainsi très en deçà des normes internationales proposées par l’ONU et l’OCDE, et va également à l’encontre du « rapport sur la promotion du développement par des pratiques responsables dans les affaires, notamment en ce qui concerne le rôle des industries extractives dans les pays en développement » adopté le 26 février 2014 par le Parlement européen. ENGAGE\n\n\n\nRompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits\n\n\nLa Commission européenne a publié le 5 mars dernier un projet de règlement sur l’approvisionnement responsable en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque. Dans ce projet, la Commission n’impose aucune obligation aux entreprises et se fonde uniquement sur une démarche volontaire de leur part, ce qui est loin d’être suffisant pour mettre fin à la commercialisation sur le marché européen de minerais ayant financé des groupes armés. Le projet de règlement de la Commission demeure ainsi très en deçà des normes internationales proposées par l’ONU et l’OCDE, et va également à l’encontre du « rapport sur la promotion du développement par des pratiques responsables dans les affaires, notamment en ce qui concerne le rôle des industries extractives dans les pays en développement » adopté le 26 février 2014 par le Parlement européen.\n\n\n7ème proposition\nCréer une obligation légale contraignante pour les acteurs économiques afin qu’ils exercent un devoir de diligence sur leurs chaînes d’approvisionnement pour identifier et prévenir les risques de financement des conflits et des violations des droits humains. Seule une législation contraignante peut efficacement rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits.\n\n\nRéponse :\nOui. Les défis sont nombreux pour arriver à faire de l'extraction minière un facteur positif dans le développement des pays pauvres. Pour mettre un terme à cette spirale de la violence, les pays d'origine des entreprises transnationales ainsi que leurs actionnaires doivent assumer leurs responsabilités sociales. Une législation contraignante est nécessaire. C'est d'ailleurs la position que la rapporteur écologiste et l'ensemble du groupe écologiste a défendu. Nous continuerons d'appeler à une forte réglementation sur les minerais du conflit et à défendre la mise en œuvre d'un règlement européen obligeant les entreprises qui utilisent ou négocient des minerais et d'autres ressources naturelles provenant de zones de conflit ou à haut risque à faire preuve d'une diligence raisonnable conformément au guide de l'OCDE. Il en va de la cohérence même des différentes politiques de l'Union Européenne que d'obliger ses acteurs économiques à prendre en considération les risques liés aux financements directs ou indirects de groupes armés ou de groupes violant les droits humains. ENGAGE\n\n\n8ème proposition \nEtendre la portée du règlement. D’une part, il convient de l’appliquer à tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement, et non pas uniquement aux importateurs. D’autre part, son champ d’application doit être élargi à l’ensemble des ressources naturelles, sans exception.\n\n\nRéponse : \nOui. Il faut pouvoir transformer la \"malédiction des ressources\" en une \"bénédiction des ressources\" qui permettrait le développement soutenable des pays en développement. Pour Europe Écologie, un règlement européen de portée globale, fondé sur les cadres internationaux existants, est nécessaire. Il permettrait un accès durable et responsable des entreprises européennes aux principales ressources naturelles. Elles seraient ainsi soumises aux mêmes obligations que celles prévues par la section 1502 de la loi Dodd-Frank américaine tout en compensant ses lacunes. Cela permettra d'instaurer une obligation juridiquement contraignante, pour toutes les entreprises en amont actives dans l'Union européenne qui utilisent ou négocient des ressources naturelles provenant de zones de conflit ou à haut risque et toutes les entreprises en aval assurant la première mise en circulation sur le marché européen, de faire preuve de la diligence nécessaire dans la gestion de leur chaîne d'approvisionnement afin d'identifier et d'atténuer les risques de financement des conflits et de violation des droits de l'homme. ENGAGE\n\n\nConstruire une gouvernance alternative des migrations, respectueuse des droits des migrants\n\n\nLes migrations internationales connaissent depuis quelques années de fortes mutations. Le phénomène de la mondialisation, propre à nos sociétés contemporaines, n’est pas seulement un processus socio-économique, mais reflète également « une humanité de plus en plus interconnectée », dépassant les frontières géographiques et culturelles. Les Etats européens doivent aujourd’hui accepter le fait que la question des migrations se traite à un niveau de moins en moins national et de plus en plus régional et international. Les Etats européens doivent être moteurs dans la construction d’une gouvernance alternative des migrations, respectueuse des droits des migrants et ratifier les outils qui existent comme la Convention des Nations unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, entrée en vigueur en juillet 2003.\n\n9ème proposition\nSe mobiliser et faire pression sur les Etats membres pour qu’ils ratifient la Convention des Nations unies pour la Protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, instrument juridique mondial majeur. La ratification de cette Convention répondra ainsi à une triple nécessité, contribuant à la construction d’une gouvernance régionale, mondiale et multilatérale des questions de migrations :\n\n\n\nla construction d’une gouvernance fondée sur des instruments politiques et juridiques communs à l’échelle internationale ;la création d’espaces de concertation et de décision multilatérale, à l’échelle régionale et internationale ;l’ouverture de ces espaces aux acteurs de la société civile internationale. \n\nRéponse :  \nQuitter son pays est très souvent un acte de désespoir. Les migrants fuient la misère, la pauvreté et la guerre dont les pays riches sont très souvent responsables. En étouffant leurs économies, en attisant les conflits pour accéder à des ressources naturelles, en facilitant les fuites de capitaux, nous les condamnons à un exil forcé. Nous devons en priorité faire preuve de cohérence et modifier nos politiques pour que ces pays puissent garder leurs citoyens, cette ressource de développement et de changement. Mais au-delà d'un changement urgent de nos politiques, il faut effectivement faire pression sur les États membres pour qu'ils ratifient la Convention des Nations Unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille. Alors que cet instrument fêtera ses 25 ans l'année prochaine, il est inadmissible qu'aucun État membre de l'Union Européenne ne l'ait ratifié. Cette convention doit devenir le référentiel incontournable dans l'élaboration des textes législatifs communautaires. Les élu-e-s EELV s’engagent à se mobiliser et faire pression sur les EM de l’UE en faveur d’une ratification. Ils s'engagent à proposer une adoption par le Parlement Européen au cours de la prochaine mandature. Certes, une telle initiative ne serait que symbolique mais elle peut être la clé d'une protection améliorée des travailleurs migrants en Europe et d'une approche migratoire respectueuse des droits fondamentaux. Il faudrait également mettre fin aux politiques européennes qui verrouillent l’accès à l’Europe et mettent en danger la vie des candidats à l’exil. Contrairement aux fantasmes populistes l'immigration est une chance qu'il faut savoir protéger. ENGAGE\n\n\n10ème proposition\nAppliquer de manière effective cette Convention et s’engager à soumettre le rapport d’application devant le Comité des Nations unies pour la Protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille tous les 4 ans.\n\n\nRéponse : \nOui. Il est indispensable de faire le point sur la situation des migrants au sein de l'UE. Un rapport pluriannuel européen aux Nations Unies sur le respect des droits des migrants en Europe devrait donc être mis en place le plus vite possible afin de faire pression sur les États membres. Pour cela nous devons donner des moyens afin de permettre une uniformisation dans l'accueil des migrants au niveau européen. ENGAGE\n\n\nCandidats ayant expressément répondu :\nSUD-OUEST : Catherine Grèze, Stéphane Saubusse, Sauveur Bacho\nILE DE FRANCE : Eva Joly\nMASSIF CENTRAL-CENTRE : Clarisse Heusquin, Hélène Levet, Benoît Faucheux\nSUD-EST : Michèle Rivasi\nEST : Sandrine Bélier, Antoine Waechter, Claude Mercier, Jean-Louis Cannelle, Eva Pedrocchi, Vincent Herbuvaux\nOUEST : Yannick Jadot, Nicole Kiil-Nielsen, Serge Borvon, René Louail"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-des-candidats-eelv/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-des-candidats-eelv/","name":"Réponses des candidats EELV - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-05-14T16:30:09+00:00","description":"Lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales En matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, l’Union","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-une-humanite-fragilisee-la-solidarite-a-loeuvre-edito/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-une-humanite-fragilisee-la-solidarite-a-loeuvre-edito/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Face à une humanité fragilisée, la solidarité à l’oeuvre (Edito)","datePublished":"2018-12-17T17:05:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-une-humanite-fragilisee-la-solidarite-a-loeuvre-edito/"},"wordCount":524,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce numéro est organisé autour de deux fragilités de notre humanité. Les dégradations de notre environnement qui rendent d’ores et déjà des territoires quasiment inhabitables, et les conditions de vie indignes de ceux qui n’ont d’autres choix pour vivre que de quitter leur territoire et migrer dans des conditions bien souvent elles aussi indignes. Face à ces fragilités, la solidarité est heureusement à l’œuvre.\n\nNotre maison commune, la planète Terre, subit bien des dégradations. À Gabès, en Tunisie, le complexe industriel qui transforme le phosphate a détruit toute la baie, provoquant des épidémies de cancer, détruisant la pêche et l’agriculture locales.  Depuis les printemps arabes, les populations peuvent s’organiser pour faire valoir leur droit à vivre dans un environnement sain, mais le chemin va être long. L’État tunisien s’est engagé à fermer cette usine et à restaurer l’environnement. Mais dans ce processus, la vigilance s’impose. La destruction de l’environnement de Gabès, avec ses conséquences sur la santé et les ressources des populations locales, interroge le modèle agro-industriel mondial. C’est aussi ce que nous faisons dans les négociations sur le climat de la Cop 24 : c’est bien le système agro-industriel qu’il faut transformer pour aller vers plus de justice et de paix.\n\nLes migrations internationales sont une autre facette de la fragilité de notre humanité.  La dignité humaine est en jeu lorsque des personnes n’ont plus d’autres choix que de quitter leur territoire face à des dangers menaçant leur vie ou à un environnement tellement dégradé qu’elles ne peuvent plus en tirer de quoi survivre. Dans leur parcours de migration, ces personnes font très souvent face à des situations de violence extrême. Puis dans le pays dans lequel elles tentent de se fixer, elles ont en général de très grandes difficultés à être régularisées. Notre responsabilité est de les accueillir fraternellement.  Mais aussi d’agir sur les causes des migrations subies et pour des politiques migratoires internationales respectueuses des droits humains et reconnaissant l’apport des migrations.\n\n\nDans Laudato Si, le pape François souligne le lien entre écologie et justice sociale : « Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour intégrer tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. »  Un texte qui nous invite à être plus solidaires.\n\nLa solidarité peut se vivre localement, par l’accueil de migrants ou en s’impliquant dans des alternatives de production et de consommation plus respectueuses des humains et de l’environnement. Elle s’exprime aussi en permettant au CCFD-Terre Solidaire de financer l’action de partenaires engagés sur ces enjeux. Enfin, en participant à des campagnes de mobilisation citoyenne ou de plaidoyer pour sensibiliser nos concitoyens et faire pression sur les décideurs.\n\n\nFaim et Développement est disponible sur abonnement payant."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-une-humanite-fragilisee-la-solidarite-a-loeuvre-edito/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/face-a-une-humanite-fragilisee-la-solidarite-a-loeuvre-edito/","name":"Face à une humanité fragilisée, la solidarité à l’oeuvre (Edito) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-12-17T17:05:53+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:18+00:00","description":"Ce numéro est organisé autour de deux fragilités de notre humanité. Les dégradations de notre environnement qui rendent d’ores et déjà des territoires","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-les-syriens-sur-place-et-dans-les-pays-voisins/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-les-syriens-sur-place-et-dans-les-pays-voisins/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Soutenir les Syriens sur place et dans les pays voisins","datePublished":"2015-09-14T16:48:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-les-syriens-sur-place-et-dans-les-pays-voisins/"},"wordCount":780,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année, la situation humanitaire à l’intérieur de la Syrie, comme celle des millions de réfugiés dans les pays autour, se dégrade. Avec ses partenaires, le CCFD-Terre Solidaire soutient plusieurs initiatives pour améliorer leurs conditions d'existence et soutenir l'éducation des enfants. \n\n\n\nLes initiatives soutenues par le CCFD-Terre Solidaire sont en Syrie, mais aussi au Liban et en Turquie\n\nL'association Life 4 Syria  appuie des réseaux locaux en Syrie. L’association aide particulièrement les foyers tenus par des femmes (70% des bénéficiaires), avec des enfants en bas âge, ainsi que les familles ayant des besoins spécifiques (handicaps, maladies chroniques etc.). \nLife 4 Syria développe par exemple un projet de micro-ferme productrice de lait et de fromage dans une zone semi assiégée de la région de Damas, dont la production bénéficie à plus de 500 enfants par jours. L'initiative locale encourage l'approvisionnement des habitants avec des denrées alimentaires produites sur place, plutôt que par la distribution de paniers de nourriture. D'autant que les distributions sont régulièrement compromises par le bouclage militaire du quartier.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient le Collectif du Développement et du Secours Syrien (CODSSY) sur des projets ciblés autour de l’éducation, de la scolarisation et de la résilience des enfants. La situation des enfants, souffrant de traumatismes, de problèmes de santé et de déscolarisation est en effet particulièrement alarmante. Un quart des écoles en Syrie ont été endommagées, détruites ou servent d'abris. CODSSY est en lien depuis longtemps avec une diversité de groupes de solidarité et de petites structures porteurs de leurs propres projets en Syrie et dans les pays voisins. Du fait de leur ancrage local, ces groupes parviennent à toucher les zones difficiles d'accès. \n\nLes « Gardiens de l’enfance » ont mis en place un centre socioéducatif à Douma, près de Damas, et assurent l'éducation de plus de 120 enfants entre 6 et 13 ans. L'école Saraqeb, dans la région d'Idlib, accueille également plus de 200 enfants. Les Gardiens de l'Enfance sont signataires du mouvement de la non-violence. Ils s'appuient sur les méthodes d'enseignement d'urgence. Les enfants souffrant d'un traumatisme font l'objet d'un suivi particulier.\n\nLe « Centre de l’Olivier » travaille avec des enfants souffrant de traumatismes liés à la guerre et au handicap dans la Région de Dara’a au sud de la Syrie. Cette zone fait régulièrement l'objet de violents combats . Le centre accueille en permanence une centaine d’enfants. Les sessions de soutien et d'étude se font sur une durée de 3 mois, pour garantir le renouvellement des enfants bénéficiaires du programme et la possibilité de transférer le centre si nécessaire en cas de combats.\n\nLe CCFD-Terre solidaire soutient encore d'autres partenaires en Syrie, notamment la communauté du monastère de Mar Mousa, alors que le monastère de Mar Elian a été détruit par Daech. \n\nLes réfugiés syriens, selon le HCR, seraient plus d'1 million. Parmi eux 400 000 enfants  ont entre 6 et 17 ans, et seulement 106 000 ont accès aux écoles publiques libanaises. Beaucoup restent privés du système éducatif. Avec Codssy, quatre initiatives créées localement, et qui interviennent parfois sur différents sites, sont soutenues, notamment :\n\nLe groupe « Alphabet pour une éducation alternative » offre une éducation et des activités extra scolaires à plus de 900 enfants syriens dans les camps de réfugiés de la plaine de la Bekaa au Liban. L'association a créé des centres éducatifs sous tentes. Les enfants suivent trois matières principales : les maths, l’arabe et l’anglais ainsi que quelques cours de musique et de dessin. Le programme éducatif d’« Alphabet pour une éducation alternative » constitue une solution d’urgence à la crise due au manque d’écoles suffisantes et adaptées pour les enfants syriens au Liban.\n\nL'école Yalla pour les enfants scolarise 120 enfants réfugiés syriens à quelques kilomètres de Beyrouth. L'association travaille étroitement avec l'UNICEF, le HCR et la municipalité d'Aley pour scolariser un maximum d'enfants dans le système public libanais.\n\n\nL'Ecole Sons of Life accueille les enfants réfugiés syriens dans le sud est de la Turquie. Plus de 1000 enfants de 3 à 17 ans y sont scolarisés. Cette école est un lieu de vie et de socialisation indispensable qui a vu le jour grâce au courage de réfugiés syriens."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-les-syriens-sur-place-et-dans-les-pays-voisins/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/soutenir-les-syriens-sur-place-et-dans-les-pays-voisins/","name":"Soutenir les Syriens sur place et dans les pays voisins - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-14T16:48:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:00+00:00","description":"Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année, la situation humanitaire à l’intérieur de la Syrie, comme celle des millions de réfugiés dans les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/anniversaire-du-luxleaks-les-citoyens-europeens-sunissent-pour-siffler-la-fin-de-levasion-fiscale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/anniversaire-du-luxleaks-les-citoyens-europeens-sunissent-pour-siffler-la-fin-de-levasion-fiscale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Anniversaire du Luxleaks : les citoyens européens s&rsquo;unissent pour siffler la fin de l&rsquo;évasion fiscale","datePublished":"2015-11-03T17:20:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/anniversaire-du-luxleaks-les-citoyens-europeens-sunissent-pour-siffler-la-fin-de-levasion-fiscale/"},"wordCount":774,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un an après la révélation du scandale du Luxleaks, les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ont organisé une action de mobilisation devant le ministère des Finances en soutien au journaliste Edouard Perrin et au lanceur d'alerte Antoine Deltour, les deux principaux protagonistes du Luxleaks.\nIls exigent du gouvernement français qu'il réitère son engagement en faveur de la transparence fiscale.\n\n\n\n\n\n\nAction de mobilisation devant le ministère des Finances mercredi 4 novembre à 11H00 en soutien au journaliste Edouard Perrin et au lanceur d'alerte Antoine Deltour, les deux principaux protagonistes du Luxleaks\n\n\nCommuniqué de La Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires* et ONE France\n\n\nLe 5 novembre 2014, le scandale du Luxleaks a révélé des centaines d'accords fiscaux secrets passés entre des entreprises multinationales et l'administration fiscale luxembourgeoise dans le but d'échapper à l'impôt. \nPour que de tels scandales ne se produisent plus les entreprises multinationales doivent avoir l'obligation de rendre publiques les informations sur leurs activités et les impôts qu'elles payent dans les pays où elles sont présentes. \nCette mesure de transparence, longtemps soutenue par la France, permettra aux citoyens aux journalistes et aux parlementaires de vérifier si les entreprises paient leurs impôts là où elles ont une activité réelle.\nMalheureusement, alors que le Parlement européen a voté dans ce sens en juillet dernier, le gouvernement français est revenu sur sa position il y a un mois, en annonçant que ces informations resteraient confidentielles.\n\n\n\n«Si les entreprises étaient obligées de publier des informations sur leurs activités et sur les impôts qu'elles payent, des citoyens innocents, comme les lanceurs d'alerte du Luxleaks qui risquent aujourd'hui plusieurs années de prison, n'auraient pas à mettre en jeu leur liberté pour que l'on sache si elles payent leur juste part d'impôts », déclare Manon Aubry, responsable de plaidoyer Justice fiscale et Inégalités à Oxfam France.\n\n\n« La France a longtemps été en faveur d'un reporting pays par pays public qui obligerait les entreprises à rendre des comptes à la société sur les impôts qu'elles paient et leurs activités. Nous sommes extrêmement inquiets de la voir revenir sur ses engagements en matière de transparence. Si nous nous réunissons aujourd'hui, c'est pour demander à la France de redevenir le leader européen de la lutte contre l'évasion fiscale », déclare Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer Financement du Développement au CCFD-Terre Solidaire et coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires\n\n \n« Le scandale du Luxleaks n'est que la pointe visible de l'iceberg : malgré le plan d'action BEPS de l'OCDE, le système fiscal international, est toujours complètement biaisé. Si tous les pays sont affectés par l'évasion fiscale des entreprises multinationales, les pays en développement en sont les premières victimes. A cause de ces pratiques, ils perdent chaque année des milliards qui pourraient financer des services publics de lutte contre la pauvreté, comme les écoles et les hôpitaux. Il est essentiel de disposer d'informations publiques pour pouvoir demander des comptes aux entreprises et aux Etats et mettre un terme à l'évasion fiscale », ajoute Lison Rehbinder chargée de mission Justice Fiscale et RSE à Peuples Solidaires-ActionAid France.\n\n\nLa Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires appelle aujourd'hui la France à renouveler son soutien à un reporting pays par pays public, notamment en soutenant cette mesure introduite par les eurodéputés dans la Directive droit des actionnaires en juillet dernier. \n\n\n\nContacts Presse :\n\nCCFD-Terre Solidaire : Karine Appy, 01 44 82 80 67 / 06 66 12 33 02\nOxfam France : Caroline Prak, 01 56 98 24 45 / 06 27 15 80 99\nPeuples Solidaires ActionAid France : Lison Rehbinder, 06 31 29 11 60\nSolidaires Finances Publiques : Serge Colin, 06 30 19 46 81\nONE France : Annabel Hervieu, 06 31 22 89 68\n\n\nNotes aux rédactions  :\n\nDans le cadre de la semaine pour la justice fiscale qui a lieu du 2 au 5 novembre, des mobilisations auront lieu au même moment dans plus d'une dizaine de pays européens pour appeler les gouvernements à soutenir cette mesure de transparence.\n\n\n\n\n* Membres de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires :\nLes Amis de la Terre - Anticor - Attac France - CADTM France – CCFD-Terre Solidaire - CFDT - CGT - CRID - Droit pour la justice –Observatoire citoyen pour la transparence Financière Internationale - Oxfam France – Justice et Paix - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Syndicat de la magistrature – Solidaires Finances Publiques - Transparency International France (www.stopparadisfiscaux.fr)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/anniversaire-du-luxleaks-les-citoyens-europeens-sunissent-pour-siffler-la-fin-de-levasion-fiscale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/anniversaire-du-luxleaks-les-citoyens-europeens-sunissent-pour-siffler-la-fin-de-levasion-fiscale/","name":"Anniversaire du Luxleaks : les citoyens européens s'unissent pour siffler la fin de l'évasion fiscale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-11-03T17:20:55+00:00","description":"Un an après la révélation du scandale du Luxleaks, les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ont organisé une action de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-organisations-de-la-campagne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-organisations-de-la-campagne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les organisations de la campagne","datePublished":"2006-12-06T17:57:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-organisations-de-la-campagne/"},"wordCount":1060,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La campagne Le soja contre la vie a été lancée à l’initiative de cinq organisations : Le CCFD-Terre Solidaire - Le Réseau Cohérence - La Confédération paysanne - Le Gret - Le Réseau agriculture durable - Le CMR - Le MRJC\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est la première ONG française de développement. Sa mission est double :\n•\tsoutenir des initiatives de développement, sans distinction de régime politique ni de religion,\n•\tsensibiliser le public français à la solidarité internationale. Ces deux missions se rejoignent dans les actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques et économiques.\n\nCette campagne s’inscrit dans le travail du CCFD-Terre Solidaire pour la promotion de la souveraineté alimentaire, elle se situe dans le prolongement et en cohérence avec la campagne \"L’Europe plume l’Afrique\". Interpellé par ses partenaires en Amérique latine qui se trouvent confrontés à l’expansion massive de la culture du soja, le CCFD-Terre Solidaire lance une campagne de sensibilisation de l’opinion française et qui interpelle les responsables de cette expansion.\n\nUn tel niveau de production n’est possible que parce que l’Europe importe largement ce constituant essentiel de l’alimentation des élevages industriels.\n\nLe Réseau Cohérence\n\nLe réseau Cohérence réunit une centaine d’associations du Grand Ouest : consommateurs, protecteurs de la nature, paysans, artisans, acteurs de la santé.\nIl est né en 1997 de la nécessité de renforcer la concertation entre les différents acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de la région. Ancrés dans un territoire, les acteurs de Cohérence se sont engagés à mettre en œuvre et à favoriser les modes de production, d’échange et de consommation plus équitables, respectueux des hommes, des territoires et des ressources naturelles.\n\nCette campagne s’inscrit pour la cohérence dans un vaste mouvement visant à mettre en œuvre des modes de production, d’échanges et de consommation plus équitables, respectueux des hommes, des territoires et des ressources naturelles. Consommateurs, paysans, protecteurs de la nature, artisans ou professionnels de la santé, du nord ou du sud, doivent s’allier et œuvrer en synergie pour soutenir des méthodes de production et d’aménagement s’inspirant des principes de développement durable.\n\nLa Confédération paysanne\n\nLa Confédération paysanne est un syndicat paysan. Depuis sa création, en 1987, la Conf’ remet en cause le modèle de développement agricole productiviste des 40 dernières années.\n\nÀ travers son projet syndical et ses actions, elle prône la mise en place d’une agriculture paysanne (Produire, Employer, Préserver) comme alternative à l’agriculture industrielle.\n\nCette campagne s’inscrit dans le projet « Agriculture paysanne » portée avec de nombreuses organisations paysannes internationales au sein de la Via Campesina et qui repose sur la souveraineté alimentaire.\n\nElle revendique le droit pour chaque pays ou région de pouvoir faire le choix d’une agriculture qui réponde prioritairement à la satisfaction de ses besoins alimentaires dans le respect de ses paysans, de l’environnement et de la biodiversité.\n\n81 avenue de la République 93170 Bagnolet - Tel : 01 43 62 04 04 - www.confederationpaysanne.fr\n\nLe Gret\n\nAssociation fondée en 1976, le Groupe de recherche et d’échanges technologiques (Gret) est un organisme d’appui au développement. Il agit pour le développement économique et social des pays du Sud, en combinant recherche, action et communication.\n\nLe Gret est basé à Paris. Il intervient en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe.\n\nCette campagne est l’occasion pour le GRET de dénoncer les impacts négatifs de la libéralisation des échanges commerciaux sur l’agriculture paysanne et sur l’environnement, dans les pays du Nord comme du Sud. Elle permet également d’interpeller nos dirigeants sur une nécessaire régulation du commerce agricole mondial, fondé sur le droit pour chaque pays ou région du monde de mettre en place des politiques agricoles favorisant son développement économique, social et environnemental et garantissant la sécurité alimentaire de ses populations.\n\n211-213 rue La Fayette 75010 Paris - Tel : 01 40 05 61 61 - www.gret.org\n\nLe Réseau agriculture durable\n\nCréé en 1994, le Réseau agriculture durable (RAD) est une association composée de 30 groupes d’agriculteurs, surtout dans le Grand-Ouest. Le RAD promeut un type d’agriculture basé sur les systèmes économes et autonomes, diffuse les savoirs et connaissances techniques, et propose des formations.\n\nLes collectifs d’associations d’agriculteurs qui travaillent dans le sens d’une agriculture soucieuse de l’environnement, solidaire, équitable et viable sur le plan économique, sont rattachés à la Fédération nationale des centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural.\n\nLe RAD attache une grande importance à l’autonomie en protéines végétales, laquelle procure une cohérence entre productions végétales et animales, en valorisant les ressources présentes sur les fermes. Des substitutions à l’importation du soja (transgénique) sont possibles, et il est important de les faire connaître aux agriculteurs ainsi qu’à un large public. Les agriculteurs du RAD sont solidaires des organisations paysannes d’Amérique latine qui oeuvrent à faire reconnaître une agriculture familiale et durable, par la diversification des productions, l’agro-écologie, et les circuits courts.\n\n17 avenue du Bas Village 35577 Cesson Sevigne cedex - Tel : 02 99 77 39 24 - www.agriculture-durable.org\n\nLe CMR - Chrétiens en monde rural et le MRJC - Mouvement rural de jeunesse chrétienne (deux organisations membres du CCFD) sont partenaires de la campagne.\n\nLa campagne bénéficie également du soutien de 19 organisations\n\n•\tActeurs dans le Monde Agricole et Rural (AMAR)\n•\tAction Consommation, Adéquations\n•\tAmis de la Terre\n•\tAutres Brésils\n•\tCADTM France\n•\tComité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI)\n•\tCoordination SUD\n•\tCentre de recherche d’information pour le développement (CRID),\n•\tCrisla\n•\tEaux et Rivières de Bretagne\n•\tL’Ecologiste\n•\tALLDC Léo Lagrange Consommation\n•\tFédération Artisans du Monde\n•\tGreenpeace\n•\tMax Havelaar\n•\tProtection mondiale des animaux de ferme (PMAF)\n•\tRITIMO\n\nLa campagne est menée en lien avec de nombreux acteurs en Amérique du Sud dont dix associations soutenues par le CCFD-Terre Solidaire  :\n\n•\tBrésil : AS-PTA, FASE, Mouvement des Sans-terre, Commission pastorale de la terre\n•\tParaguay : SEPA, FNC, MJCC\n•\tArgentine : Incupo, Mocase\n•\tBolivie : programme Nina"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-organisations-de-la-campagne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-organisations-de-la-campagne/","name":"Les organisations de la campagne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-12-06T17:57:00+00:00","description":"La campagne Le soja contre la vie a été lancée à l’initiative de cinq organisations : Le CCFD-Terre Solidaire - Le Réseau Cohérence - La Confédération","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cambodge : former les citoyens de demain","datePublished":"2021-08-02T10:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/"},"wordCount":659,"commentCount":12,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7065.jpg","keywords":["Accaparement des terres","Echos du monde"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Former les jeunes Cambodgiens aux outils numériques, les informer sur leurs droits politiques, sur les droits humains et les inciter à participer à la vie politique et sociale. Autant d’objectifs que s’est fixés Cambodian Youth Network (CYN), une organisation cambodgienne pour les aider à devenir des citoyens engagés.\nVann Ul, le président de l’association partenaire du CCFD-Terre Solidaire explique : « Nous touchons en particulier des étudiants ou des lycéens qui viennent à Phnom Pen pour suivre leurs études. Ils sont souvent, eux-mêmes, issus de familles pauvres et ont pu être témoins de violations des droits fondamentaux dans leur entourage. Instruits sur les protections garanties par la Constitution et les grands principes internatio­naux de protection des droits, ils se sentent plus confiants pour s’impliquer politiquement . »\nSéduits par les opportunités offertes par la vie citadine, ces jeunes hésitent, une fois leur diplôme obtenu, à retourner travailler dans les zones rurales. Pour les motiver, CYN leur propose des camps de cinq jours dans la nature, auprès des villageois. Ils échangent avec eux et prennent conscience du rôle de chacun dans la préservation des ressources naturelles dont les communautés rurales dépendent.\nUn enjeu majeur et risqué dans le contexte politique cambodgien. Car, le sujet de l’accaparement des terres, et plus généralement de l’accès aux ressources naturelles, est une question essentielle, et a généré de nombreux conflits dans le pays ces vingt dernières années. L’implication de CYN dans la dénonciation de la destruction de plus de 100 000 hectares de la forêt de Prey Lang (voir encadré) lui vaut d’ailleurs d’être interdite dans la province de Preah Vihear. « Nous sommes continuellement sous surveillance. Certains de nos membres ont été poursuivis en justice. Les autorités enregistrent les noms et les coordonnées des partici­pants à nos activités, une forme d’intimidation », détaille le président.\nUne liberté d’expression limitée jusqu’au sein des universités où les directeurs d’établissements découragent toute recherche sur les questions sociales et politiques. Pas facile pour CYN, petit poucet de la mobilisation des jeunes, de trouver sa place face au mastodonte que constitue l’Union de la fédération de la jeunesse du Cambodge (UFJC). Cette organisation dirigée par Hun Many, le fils du tout-puissant Premier ministre Hun Sen, revendique 10 000 adhérents ; en devenir membre ouvre l’accès à la fonction publique, ou au Parti du peuple cambodgien (PPC).\nSigne de la réduction drastique de l’espace démocratique, les établissements où l’UFJC est active interdisent à CYN d’intervenir. Les élèves sont dissuadés de rejoindre ce type d’organisations considérées comme subversives et favorables à l’opposition, dont le principal mouvement, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) a été dissous en 2017 et ses leaders bannis de la vie politique pour cinq années.\nMalgré les obstacles, Vann Ul, déterminé, reste convaincu : « Pour arriver au changement, nous devons travailler ensemble, être solidaires. »\n\nPREY LANG, LA FORÊT PRIMAIRE MENACÉE\nPrey Lang est la plus grande forêt primaire d’Asie du Sud-Est. Elle abrite une très riche biodiversité, dont près de cinquante espèces menacées : tigres, éléphants et ours noirs d’Asie... et représente une réserve d’eau essentielle pour cette région rizicole. Elle est aujourd’hui menacée par l’exploitation forestière illégale et l’exploitation minière, ainsi que par des plantations agro-industrielles et des barrages hydroélectriques.\nD’après le collectif de conservation des ressources naturelles du Cambodge, elle aurait perdu près de 75 % de sa superficie. Cette surexploitation est aussi une catastrophe pour le peuple kuy qui tire ses ressources de la forêt avec laquelle il vit en harmonie depuis des siècles.\nChristine Chaumeau"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/","name":"Cambodge : former les citoyens de demain - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7065.jpg","datePublished":"2021-08-02T10:00:00+00:00","dateModified":"2022-07-01T14:21:55+00:00","description":"Former les jeunes Cambodgiens aux outils numériques, les informer sur leurs droits politiques, sur les droits humains et les inciter à participer à la vie","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-former-les-citoyens-de-demain/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7065.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7065.jpg","width":1920,"height":1278,"caption":"Cambodian villagers with their faces painted to resemble the forest people from the film \"Avatar\" pray during a rally against the destruction of the Prey Lang forest in front of the Royal Palace in Phnom Penh on August 18, 2011. With their faces painted blue and green and donning hats made of leaves, the demonstrators called for an end to the exploitation and deforestation of the the largest lowland evergreen forest remaining in Southeast Asia. AFP PHOTO/ TANG CHHIN SOTHY (Photo by TANG CHHIN SOTHY / AFP)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-dasile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-dasile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Droit d&rsquo;asile","datePublished":"2006-05-01T10:15:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-dasile/"},"wordCount":64,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Il faut assurer le plein exercice du droit d'asile, donner aux instruments internationaux de protection toute leur étendue:\n\n- En supprimant les privations de liberté pour les demandeurs d'asile, dont certains sont aujourd'hui enfermés dans des zones d'attente.\n\n- En facilitant les démarches auprès de l'Ofpra (entretien dans la langue marternelle par exemple)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-dasile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/droit-dasile/","name":"Droit d'asile - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T10:15:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:12+00:00","description":"Il faut assurer le plein exercice du droit d'asile, donner aux instruments internationaux de protection toute leur étendue: - En supprimant les privations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"République de Serbie : La transition inachevée","datePublished":"2012-10-15T12:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:24:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/"},"wordCount":1442,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Europe de l'Est","Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l’heure où la Serbie engage des négociations d’adhésion à l’Union européenne, la transition démocratique est restée au milieu du gué. Le nationalisme continue de structurer les discours politiques. Au grand dam de la société civile, décidée à mettre l’accent sur l’éducation et le développement de l’esprit critique pour mobiliser une jeunesse qui oscille entre espoir et résignation.\n\n\n\nÀ quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, Ivana, ne cachait pas son désarroi : « Lors du premier tour, j’étais à Berlin, soulagée de ne pas avoir à choisir parmi les candidats. Dimanche prochain, il me faudra bien trancher, même si je ne me fais pas d’illusions. Depuis dix ans, les changements que nous avons tant attendus tardent à se concrétiser. Parfois, je me sens prête à mettre n’importe quel bulletin dans l’urne, simplement pour que les choses bougent », raconte cette metteur en scène belgradoise qui anime des ateliers initiés par le Groupe 484, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pour réapprendre aux lycéens et étudiants la tolérance et le vivre ensemble, afin de poursuivre son combat.\n\nAux espoirs nés avec la chute de Milošević a succédé la gueule de bois. « Naïvement, les gens ont pensé que tout irait mieux, sans se rendre compte que la société civile, qui était alors aux premiers rangs dans la contestation, ne représentait pas l’ensemble de la population, explique Zagorka Golubović, anthropologue. Les changements ont toujours été repoussés et ce, d’autant plus facilement que, dans les partis comme dans les administrations, les mêmes personnes qu’autrefois sont restées en poste. » Ironie de l’histoire : l’ancien porte-parole de Milošević, Ivica Dačić, chef de file des socialistes briguait ouvertement le poste de Premier ministre, du moins jusqu’au 20 mai dernier où Tomislav Nikolić, le candidat nationaliste, lui aussi ministre de Milošević, était élu à la tête de l’État. Faisant mentir les derniers sondages, il a coiffé sur le poteau l’ex-titulaire du poste, Boris Tadić, soutenu, même du bout des lèvres, par une partie de la population aspirant à poursuivre la transition démocratique inachevée et l’intégration à l’Union européenne. \n\n\nLa victoire de Nikolic inquiète la communauté internationale \n\n\nPlongeant la communauté internationale dans l’embarras, cette victoire signifie-t-elle un retour en arrière ? «  Nikolić, qui par ailleurs a indiqué dans sa campagne vouloir poursuivre le rapprochement avec l’Union européenne, devrait, en raison de son passé,  être surveillé de près par Bruxelles, ce qui devrait limiter les risques de dérapages. De plus, la constitution donne davantage de pouvoirs au gouvernement qu’au président », se rassure Dursas Radosavljevic, professeur de sciences politiques à Novi Sad. \nPour l’universitaire, le nouveau président a surtout su séduire les perdants de ces années de transition en promettant des milliers d’emplois. Alors que le chômage touche 24 % de la population, trouver un job devient un véritable casse-tête dans un pays où les relations comptent plus que les compétences. Les sujets économiques ont monopolisé les débats, sans qu’aucun des candidats n’ait pris le soin de préciser les mesures qu’il entendait prendre pour relancer la machine complètement grippée. Et ce n’est pas l’annonce par Fiat d’un investissement record dans une usine automobile du centre du pays qui semble de nature à inverser la tendance… « Sans le retour de la confiance, inutile de parier sur l’arrivée massive d’entreprises étrangères », pointe Izabela Kisić, directrice du comité Helsinki, mettant en avant le nombre de scandales qui ont émaillé la privatisation des entreprises publiques. Nombre d’entre elles ont été rachetées par des hommes d’affaires véreux s’appuyant sur leurs réseaux au centre du pouvoir. Leur objectif : récupérer des terrains pour réaliser des investissements immobiliers plutôt que relancer la production.\n\n\nRepli communautaire\n\n\nDans une Serbie au bord du gouffre, minée par la corruption, ni l’Europe ni le Kosovo n’ont été au centre des débats entre les deux principaux candidats. Une preuve de normalisation ? Pas si simple… L’absence de ces thèmes s’explique surtout par le fait qu’ils sont  d’accord sur l’essentiel. Sur le premier sujet, le discours apaisant des politiques est avant tout destiné à rassurer la communauté internationale, quand, sur le Kosovo, les évolutions sont marginales. Pour rallier les suffrages d’une population majoritairement opposée à l’idée de voir cette province voler de ses propres ailes, les politiques s’obstinent à ne pas reconnaître le nouvel État. « Le nationalisme a encore de beaux jours devant lui », note Borka Pavićević, directrice du Centre de décontamination culturelle de Belgrade où artistes et militants cherchent à contrer ces vents dominants.\nIl suffit d’ailleurs d’arpenter le pays pour découvrir, sous le vernis démocratique, des zones grises : en Voïvodine, l’arrivée de réfugiés serbes qui fuyaient la Croatie, la Bosnie puis le Kosovo dans les années 1990 a modifié les équilibres entre communautés. « Frustrés de ne pas avoir pu rester chez eux, ils sont souvent dans le ressentiment et ont du mal à accepter l’esprit de tolérance qui, autrefois, été ici la règle », regrette Zlatoje Martinov, rédacteur en chef de Republika, un des rares journaux indépendants. \nAu Sud, la situation s’est, elle aussi, détériorée. Dans la vallée de Presevo, la majorité albanaise n’attend plus grand-chose de Belgrade, peu soucieuse de participer au développement de cette région déshéritée qui a souffert de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Les routes commerciales qui permettaient aux habitants de vendre leurs produits au Kosovo ou en Macédoine servent surtout désormais à acheminer des produits de contrebande, les échanges ayant été repris en main par le pouvoir central[[Auparavant, les différents États de l’ex-Yougoslavie commerçaient librement entre eux. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les échanges sont centralisés.]]  .\n \nVivant des subsides envoyés par la diaspora et de multiples trafics, la région semble davantage voir son avenir dans un rattachement au Kosovo que dans le resserrement des liens avec les Serbes de cette partie du pays. La route entre les principales villes de la vallée a déjà des allures de frontières : d’un côté, les villages serbes ; de l’autre, les villages albanais où pointent vers le ciel des minarets. Sans compter la mosquée flambant neuve bâtie à Presevo, une des plus grandes du pays, pour une population de 35 000 habitants et financée par les pays musulmans… \n\n\nInventer de nouveaux lieux de débats\n\n\n« L’Église orthodoxe joue, elle aussi, avec le feu, exacerbant le sentiment nationaliste et les valeurs traditionnelles orientées autour de la famille ou de la Nation », ajoute Dursas Radosavljević. \nEn Serbie, il ne fait pas bon contester l’ordre établi. « La censure n’a pas disparu »,  rappelle Zagorka Golubović qui a autant de difficultés que vingt ans auparavant, à trouver un éditeur pour publier ses livres. « Récemment, un rapport sur la corruption qui aurait pourtant dû faire la une des journaux a été passé sous silence dans la quasi-totalité des médias ! », s’emporte Nedim Sejdinovic, secrétaire général de l’Association des journalistes indépendants de Voïvodine. « Il n’y a pratiquement plus de lieux de débats capables de développer l’esprit critique des citoyens, et notamment des jeunes qui pour la plupart n’ont jamais franchi les frontières », renchérit Ivan Stojanovic, directeur de Youth Initiative for Human Rights, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Cette ONG foisonne d’idées pour sensibiliser et mobiliser les jeunes et les encourager à lancer eux-mêmes des initiatives collectives. Elle organise aussi des conférences et des manifestations destinées aux lycéens et étudiants : campagnes citoyennes incitant ceux qui sont en âge de voter d’aller déposer leur bulletin dans l’urne, ouverture d’un blog permettant à chacun de s’exprimer sur des sujets aussi divers que les années de guerre ou l’environnement… « C’est un peu comme un monde parallèle dans lequel de plus en plus de jeunes prennent leur destin en main »,  se félicite Ivana. Un véritable bol d’air frais dans un paysage politique et économique qui peine à se recomposer…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/","name":"République de Serbie : La transition inachevée - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-15T12:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:24:28+00:00","description":"À l’heure où la Serbie engage des négociations d’adhésion à l’Union européenne, la transition démocratique est restée au milieu du gué. Le nationalisme","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-quelle-societe-voulons-nous-construire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-quelle-societe-voulons-nous-construire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Edito de Faim et Développement : Quelle société voulons-nous construire ?","datePublished":"2015-02-12T15:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:13:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-quelle-societe-voulons-nous-construire/"},"wordCount":622,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dialogue interreligieux","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Il y a un peu plus d’un mois, la France était frappée par ces attentats barbares à Charlie Hebdo, puis au supermarché casher de la porte de Vincennes à Paris. Comme quasiment l’ensemble de la population française, au CCFD-Terre Solidaire, nous avons été choqués, sidérés. \n\nQuelques heures après le massacre à Charlie Hebdo, le CCFD-Terre Solidaire a proposé au Secours catholique et au Secours islamique de France une parole commune. Car nous le pressentions, la population musulmane de France allait être une nouvelle fois stigmatisée par des courants extrémistes. Ce fut, hélas, le cas. Dans ce message conjoint, nous avons affi rmé que « nous croyons au dialogue plus fort que la terreur ». C’est ensemble, dans la diversité de ces signatures, que nous voulions l’affi rmer. Le dimanche 11 janvier 2015, à la demande du Secours islamique, en tant que dirigeants de ces trois organisations, nous avons marché côte à côte, dans cette incroyable et magnifi que manifestation républicaine. Et le lendemain, nous avons envoyé un message commun de solidarité et de fraternité à l’Union juive française pour la paix, membre, comme nous, du collectif Crid [[Crid : Centre de recherche et d’information pour le développement, coalition d’une cinquantaine d’associations de solidarité internationale.]]. \n\nÀ travers ces démarches, le CCFD-Terre Solidaire voulait témoigner de la fraternité qui existe en France entre les différentes cultures et religions. \n\nAu-delà de l’analyse des causes, de l’éclatement du Moyen-Orient, de la fanatisation de jeunes Français désœuvrés, allant jusqu’à tuer et se faire martyrs, nous sommes interpellés sur le type de société que nous voulons construire. Le sursaut citoyen du dimanche 11 janvier en dit quelque chose : liberté, laïcité, fraternité. Oui, nous sommes peuple français, divers, multiculturel, multi-religieux. Il n’est pas possible de construire la société sans aller à la rencontre de l’autre tel qu’il est, sans tenter de le comprendre, au-delà de nos préjugés. \n\nNous, CCFD-Terre Solidaire, association d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale, nous souhaitons rejoindre celles et ceux qui s’engagent, ici, pour le Vivre ensemble. \n\nNous continuerons aussi à soutenir, là-bas, des partenaires qui œuvrent pour construire la paix. C’est le cas au Tchad ou en République centrafricaine, avec la création d’espaces de rencontre entre chrétiens et musulmans. C’est aussi le cas en Birmanie ou au Sri Lanka, pour l’intégration des minorités dans la société. \n\nLes associations œuvrant pour le droit des migrants se sont retrouvées, en décembre, pour le Forum social mondial des migrations. Nos partenaires ont échangé, entre eux, et avec des bénévoles de notre réseau « migration », sur leurs pratiques, leurs propositions pour construire ensemble nos sociétés. Ici, en France, nous avons beaucoup à apprendre de ce qui se fait dans les pays du Sud pour l’intégration des personnes migrantes, en particulier au Brésil et en Argentine (voir pages 17 et 20). C’est à ce Vivre ensemble que nous appelle le pape François : « J’exhorte les pays à une généreuse ouverture [aux migrants] qui, au lieu de craindre la destruction de l’identité locale, soit capable de créer de nouvelles synthèses culturelles. Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents, et qui font de cette intégration un nouveau facteur de développement ! [[Exhortation Joie de l’Évangile.]]». \n\nEnsemble œuvrons à la tolérance et construisons, chacun et chacune, une société où il fait bon « Vivre ensemble » !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-quelle-societe-voulons-nous-construire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-quelle-societe-voulons-nous-construire/","name":"Edito de Faim et Développement : Quelle société voulons-nous construire ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-02-12T15:08:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:13:26+00:00","description":"Il y a un peu plus d’un mois, la France était frappée par ces attentats barbares à Charlie Hebdo, puis au supermarché casher de la porte de Vincennes à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpunite-perdure-quinze-ans-apres-lassassinat-de-soeur-dorothy-stang/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpunite-perdure-quinze-ans-apres-lassassinat-de-soeur-dorothy-stang/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Brésil, l&rsquo;impunité perdure quinze ans après l&rsquo;assassinat de soeur Dorothy Stang","datePublished":"2015-02-13T11:56:44+00:00","dateModified":"2022-02-03T16:13:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpunite-perdure-quinze-ans-apres-lassassinat-de-soeur-dorothy-stang/"},"wordCount":1160,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Déforestation","Projet"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Quinze ans après sa mort, le souvenir de la religieuse, symbole de la lutte pour la Terre et pour la défense de l'Environnement, est encore très vif au Brésil, où elle est considérée comme une martyre.  Soeur Dorothy Stang était membre de la Commission Pastorale de la Terre, partenaire du CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nLe pape François a choisi de faire paraitre la publication de son exhortation post-synodale sur l’Amazonie le 12 février 2020, jour anniversaire de l’assassinat de Sœur Dorothy Stang, il y a quinze ans. Une date symbolique forte pour comprendre la situation Amazonienne et le message du synode Amazonie.\n\nIl y a quinze ans, le 12 février 2005, Sœur Dorothy Mae Stang, religieuse américaine, était assassinée de six balles dans le corps par deux hommes de main mandatés par de grands propriétaires terriens. \n\nElle se rendait  au Projet de Développement Durable (PDS) « Esperança », un campement de petits agriculteurs situé à une cinquantaine de kilomètres d’Anapu, une commune du Sud de l’état du Pará, au cœur de l’Amazonie Brésilienne. \n\nNée en 1936, dans l'état de l'Ohio, la religieuse appartenait à la Congrégation des sœurs de Notre Dame de Namur. \n\nElle était également membre de la Commission Pastorale de la Terre (CPT), un partenaire historique du CCFD-Terre Solidaire. \n\nElle avait décidé, dans les années 1970, d'aller vivre en Amazonie pour y partager son existence avec des petits paysans et les aider à faire respecter leurs droits face à l'omnipotence des grands propriétaires terriens qui occupent le plus souvent illégalement des terres appartenant à l'État. Ce combat pour la justice lui sera fatal.\n\nEn 2014, nous avions interviewé Mgr Enemésio Lazzaris, Président de la Commission Pastorale de la Terre. Il dénoncait un climat de violences et d'impunité  qui perdure encore aujourd'hui. \n\n\n\nInterview réalisée dix ans après la mort de Dorothy Stang, membre de la Commission Pastorale de la Terre\n\n \nQue représente le 10ème anniversaire de l'assassinat de Soeur Dorothy Stang pour la Commission Pastorale de la Terre (CPT) ?\n\nMgr Enemésio : Sœur Dorothy a profondément incarné l'esprit de la Commission Pastorale de la Terre en travaillant et en vivant aux côtés des personnes les plus humbles. \nElle a développé son activité dans un lieu perdu au fin fond de l'Amazonie. \nSa mort a permis de faire connaître son travail dans le monde entier. \nDans le cadre de la célébration des dix ans de son martyr, nous devons rendre hommage à cette femme qui a été fidèle à ses convictions jusqu'à donner sa vie pour les autres.\n\n\nEn 2005, de nombreuses voix se sont élevées pour demander des punitions exemplaires pour les auteurs, exécutants et mandataires, de ce crime. Or, dix ans plus tard, aucun des cinq hommes jugés et condamnés ne purge de peine de prison en régime fermé. Quel est votre sentiment ?\n\nMgr Enemésio :La Commission Pastorale de la Terre a toujours dénoncé l'impunité des crimes commis contre les travailleuses et travailleurs ruraux ainsi que ceux et celles qui les aident. Dans le cas de Soeur Dorothy, il y a eu un jugement et des condamnations à l'encontre des auteurs et mandataires, ce qui n'est pas fréquent dans le cadre de crimes commis contre les travailleurs ruraux. \n\nMais effectivement, aucun des accusés ne purge aujourd'hui de peine de prison ferme. Certains sont en liberté en attendant d'être rejugés. D'autres bénéficient d'un régime de semi-liberté. Quant à l'auteur des coups de feu, Raifran das Neves, il a bénéficié lui aussi d'un régime de semi-liberté et a même participé depuis à d'autres meurtres dans l'état du Pará !\n\n\nLes violences en milieu rural sont-elles encore très présentes, notamment dans l'état du Pará ?  \n\nMgr Enemésio :Incontestablement ! En moins de 30 ans, entre 1985 et 2013, les violences en milieu rural ont fait 1680 victimes au Brésil. Mais seules 108 affaires ont été jugées, permettant de condamner à peine 28 mandataires et 86 exécutants. \n\nLa situation dans l'état du Pará, est encore plus préoccupante. Dans les 10 ans qui ont suivi la mort de Soeur Dorothy, plus du tiers (35,3 %) des 334 homicides commis en milieu rural l'ont été dans cet état d'Amazonie. C'est aussi au Pará que l'on comptabilise, chaque année, le plus de menaces de mort et de tentatives d'assassinats.\n\n\nKatia Abreu a été nommée le 26 décembre dernier gouverneure de l'état (amazonien) du Tocantins. Elle est elle-même une grande propriétaire et la leader de la \"Bancada Ruralista\", regroupant des députés qui défendent les intérêts des grands propriétaires terriens et des entreprises de l'agro business. Que signifie sa nomination pour les défenseurs de l'environnement?\n\nTout de suite après la nomination de Katia Abreu au Ministère de l'Agriculture, la Commission Pastorale de la Terre a publié une lettre ouverte à l'attention de la présidente Dilma Rousseff. \n\nNous y avons indiqué que  cette nomination s'apparentait « à une gifle bruyante à l'égard de ceux qui se sont amplement impliqués dans sa réélection. » D'autant que nous attendions de la présidente une autre attitude à l'orée de son second mandat, face aux mouvements de protestation émanant du monde rural et des communautés indigènes. \n\nLa nomination de  Kátia Abreu est le signal clair que, pour la Présidente, lors de ce nouveau mandat, les peuples indigènes, les communautés quilombolas (n.d.l.r. descendants des esclaves) et les autres communautés traditionnelles, et les sans-terre en général, continueront à être traités comme des entraves au « développement économique » du pays. \nDepuis que le Congrès a adopté le très controversé nouveau code forestier (n.d.l.r. Le 28 mai 2012), sous couvert d'un discours prétendant protéger les droits des petits agriculteurs, les questions liées à l'environnement ont été reléguées au second plan. \n\n\nQue peut et doit être le rôle des agences de coopération étrangères dans ce contexte ?\n\nLe rôle des agences de coopération est toujours fondamental pour permettre que de nombreuses actions et travaux soient menés. Sans cette contribution, des pastorales sociales comme la CPT ne pourraient pas travailler. \nMais au-delà de la coopération financière, il est également très important que ces agences soient autant de caisses de résonance dans leurs pays d'origine pour témoigner des réalités vécues au Brésil et dans d'autres pays.\n\n\n Propos recueillis par Jean-Claude Gerez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpunite-perdure-quinze-ans-apres-lassassinat-de-soeur-dorothy-stang/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-limpunite-perdure-quinze-ans-apres-lassassinat-de-soeur-dorothy-stang/","name":"Au Brésil, l'impunité perdure quinze ans après l'assassinat de soeur Dorothy Stang - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-02-13T11:56:44+00:00","dateModified":"2022-02-03T16:13:25+00:00","description":"Quinze ans après sa mort, le souvenir de la religieuse, symbole de la lutte pour la Terre et pour la défense de l'Environnement, est encore très vif au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/htoo-chit-thailande/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/htoo-chit-thailande/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Htoo Chit, Thaïlande","datePublished":"2005-12-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/htoo-chit-thailande/"},"wordCount":846,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le cas des travailleurs immigrés birmans est l'un des aspects méconnus du tsunami.\n\n\n\n\n\nLes travailleurs birmans, victimes cachées du tsunami\n\nParis, 11 décembre 2005\n\nConnaît-on enfin le nombre de victimes birmanes du tsunami en Thaïlande ?\nNous n’avons toujours d’informations détaillées à ce sujet. D’après nos recherches sur le terrain, nous estimons entre mille et mille cinq cents le nombre de Birmans disparus lors du tsunami.\nÀ ce chiffre s’ajoute désormais le millier de corps non-identifiés par les autorités thaïlandaises qui ont officiellement annoncé qu’il pourrait s’agir de ressortissants birmans. Mais le plus terrible, c’est que le gouvernement birman ne veut toujours pas entendre parler de ces victimes et ne fait rien pour aider ses ressortissants. Certains corps, pourtant identifiés grâce à leur ADN, n’ont ainsi pu être rendus à leur famille que parce que les autorités thaïlandaises n’ont pas attendu l’accord du gouvernement birman. Imaginez dans quel état se trouvaient ces familles !\n\nDans quelle situation se trouvent aujourd’hui les travailleurs birmans dans la zone touchée par le tsunami ?\nNous avons toujours besoin d’aide. Non seulement d’aide pour la réhabilitation de ces populations, mais encore d’aide d’urgence. Certains sont en effet toujours sans emploi, d’autres encore n’ont pu être payés parce que leur employeur thaïlandais a, lui aussi, tout perdu dans le tsunami. Et puis, nous devons également nous occuper de ceux qui reviennent et sont, eux aussi, des victimes oubliées du tsunami.\nPendant le tsunami, beaucoup de travailleurs birmans ont perdu leurs permis de travail ou leurs cartes de résidence et se sont retrouvés sans papiers. Nombre d’entre eux se sont faits arrêtés. Rien que dans notre région, à Khao Lak, plus de deux mille cinq cents Birmans se sont ainsi retrouvés sous les verrous avant d’être déportés en Birmanie. \nCela a provoqué un mouvement de panique chez les autres qui sont soit rentrés en Birmanie à titre individuel, soit partis se réfugier dans d’autres provinces de Thaïlande. Ils sont en train de revenir petit à petit, attirés par les promesses d’embauches, notamment dans le secteur de la construction. Mais rien n’est prêt pour les accueillir. \n\nQuelles sont leurs conditions de travail ?\nSi l’on s’en tient à certains critères en vigueur dans les Ong, on peut dire que les tâches confiées aux travailleurs birmans entrent le plus souvent dans la catégorie des « 3 D » : difficile, sale (\"dirty\" en anglais), dangereux. Et cette catégorie d’emplois ne concernent pas seulement ceux proposés dans les zones touchées par le tsunami, c’est pareil dans toute la Thaïlande.\nPour autant, même si ces conditions nous paraissent exécrables, il ne faut cependant pas oublier qu’elles sont cent fois meilleures à ce qu’ils pourraient vivre en Birmanie. Les émigrés birmans sont très heureux d’être ici. Et ce d’autant plus qu’ils ont le sentiment que leur situation s’est grandement améliorée depuis le tsunami.\n\nVous voulez dire que le tsunami aura eu des aspects positifs pour ces travailleurs birmans ?\nBien sûr. Et ce à plusieurs niveaux. Il faut bien comprendre qu’avant le tsunami, personne ne s’intéressait aux émigrés birmans. L’arrivée d’Ong locales ou internationales a sorti ces travailleurs de l’isolement, de l’oubli dans lesquels ils étaient. Maintenant, certaines organisations s’intéressent de manière concrète aux différentes problématiques les concernant. Il y a des projets très basiques, concernant, par exemple, l’hygiène, la santé ou l’éducation, la création de crèches ou de bibliothèques, voire la mise en place de projets générateurs de revenus. D’autres concentrent leur action sur l’aide juridique qui peut être apportée à ces émigrés, sur les notions de sécurité dans le travail ou encore la formation aux respect des droits de l’homme. En fait, nous découvrons chaque jour de nouveaux besoins. \n\nQuelles sont vos relations avec les Thaïlandais ?\nOn ne peut faire de généralité. Tout dépend des personnes. Des travailleurs isolés se font volés leurs papiers ou leurs biens, il y a quelques cas de viols, certains commis par des Birmans, et parfois de la discrimination, mais il y a aussi des personnes qui se montrent très amicales et nous apportent leur aide. Nous portons d’ailleurs une attention particulière aux employeurs thaïlandais en essayant de les impliquer dans nos programmes. Après tout, disposer d’une population mieux éduquée, stabilisée localement et économiquement, plus « performante » dans son travail est tout à leur avantage.\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet\n\nHtoo Chit est le coordinateur du Tsunami Action group qui aident les travailleurs birmans en Thaïlande, affectés pas le tsunami."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/htoo-chit-thailande/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/htoo-chit-thailande/","name":"Htoo Chit, Thaïlande - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-12-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","description":"Le cas des travailleurs immigrés birmans est l'un des aspects méconnus du tsunami. Les travailleurs birmans, victimes cachées du tsunami Paris, 11","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-indonesie-lagrobusiness-nest-pas-la-solution-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-indonesie-lagrobusiness-nest-pas-la-solution-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En Indonésie, l’agrobusiness n’est pas la solution !","datePublished":"2020-12-04T08:11:04+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:39:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-indonesie-lagrobusiness-nest-pas-la-solution-podcast/"},"wordCount":557,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"On se dirige aujourd’hui vers l’Indonésie pour découvrir un de nos partenaires dans sa lutte quotidienne pour défendre les droits et l’activité des paysans et agriculteurs du pays.\nJuliette Segard, responsable du Service Asie au CCFD-Terre Solidaire, nous dresse un bilan de la situation dans laquelle se trouve le pays actuellement.\n\n\n\n“En Indonésie, l’élection de Jokowi relance les espoirs de la société civile”, voici ce que nous écrivions en 2014, juste après sa première élection. Le chef de l’Etat indonésien avait suscité autour de lui un engouement sans précédent et sa candidature était soutenue par de nombreuses organisations.\n\nAujourd’hui, alors qu’il réalise son deuxième mandat, la situation est bien différente.\n\nEn effet, l’Indonésie est le pays d’Asie du Sud Est le plus impacté par la pandémie de la COVID-19. Malgré quelques mesures économiques et restrictions de déplacement, la gestion de la crise est très critiquée.\nLa crise sanitaire a entraîné des conséquences dramatiques au sein du pays comme la hausse du chômage, le recul du pouvoir d’achat des ménages, et un difficile accès à la nourriture pour les populations les plus vulnérables.\nElle a ainsi donné lieu à une large crise économique, sociale et bientôt alimentaire.\n\nLors de son premier mandat, le Président Jokowi avait adopté une grande réforme agraire qui avait pour but de garantir le droit et la propriété des terres pour les petits agriculteurs, ce qui constituait une vraie avancée sociale.\n\nAujourd’hui, les intérêts économiques semblent prendre le dessus et la situation empire de jour en jour pour les paysannes et paysans. Par exemple, on assiste de nouveau à des situations d’accaparement des terres par le gouvernement, d’expropriations, de criminalisation des agriculteurs, d’arrestations de leaders paysans ou syndicaux.\nLe gouvernement promeut aujourd’hui une “économie bleue”, c'est-à-dire une économie favorable à l’agro-business, prédatrice des ressources naturelles, destructrice de l’environnement et qui prive les communautés de pêcheurs-artisans de l’accès à l’océan.\n\nC’est cette nouvelle orientation politique et économique, aggravée par la crise sanitaire, que dénonce notre partenaire Serikat Petani Indonesia (SPI).\n\nMembre de la Via Campesina, SPI  est une organisation paysanne qui lutte pour promouvoir la souveraineté alimentaire de l’Indonésie. Basée à Java, elle regroupe 14 organisations paysannes, représentant 800 000 membres répartis dans l’ensemble de l’archipel.\n\nL’organisation accompagne ses membres sur différents plans : \n\n \tÉconomique : en les aidant à s’organiser en coopérative et en les formant aux pratiques agro-écologiques.\n \tPolitique : en cherchant à peser sur les lois et la mise en œuvre de la réforme agraire.\n \tCulturel : en redonnant leur dignité aux paysans tout en mettant l’accent sur les actions collectives, l’esprit de compétition et l’individualisme n’ayant pas épargné l’Indonésie.\n\n«En Indonésie, autour de 40 % de la population active est paysanne et parmi ces paysans, 70 % n’ont pas de terre ou moins d’1,5 hectare», nous rappelle notamment Zainal Arifin Fuad, Chef du Département Relations Internationales de SPI.\n\nPlus d'informations sur notre combat pour la souveraineté alimentaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-indonesie-lagrobusiness-nest-pas-la-solution-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-indonesie-lagrobusiness-nest-pas-la-solution-podcast/","name":"En Indonésie, l’agrobusiness n’est pas la solution ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-12-04T08:11:04+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:39:55+00:00","description":"On se dirige aujourd’hui vers l’Indonésie pour découvrir un de nos partenaires dans sa lutte quotidienne pour défendre les droits et l’activité des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agissez-et-engagez-vous/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agissez-et-engagez-vous/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Agissez et engagez vous »","datePublished":"2012-02-16T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agissez-et-engagez-vous/"},"wordCount":183,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’équipe locale Baisieux Cysoing (aux environs de Lille) a organisé le 16 février 2012 une rencontre-débat intitulée  « Construire un monde solidaire: utopie ou réalité? » . Une centaine de personnes est venue écouter le témoignage de trois experts, un économiste, un sociologue et un responsable développement durable d’une grande entreprise de distribution. \n\n\n\n\nTémoignage de Vincent, membre de l’équipe locale  \n\n« Ce fut pour l’équipe un évènement très positif. Surtout que nous avons compté une cinquantaine de personnes venant des villages voisins. La partie questions/réponses avec le public fut d’un grand intérêt et d’un très grand respect des opinions des uns et des autres. Nous avons senti dans l’assemblée une envie d’agir au niveau local. La présentation à la fin de la conférence, du Pacte pour une Terre Solidaire et de la campagne Elections 2012 a donné au public des pistes d’action et a   stimulé l’envie d’intervenir auprès des futurs candidats aux élections présidentielle et  législatives. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agissez-et-engagez-vous/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/agissez-et-engagez-vous/","name":"« Agissez et engagez vous » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-16T11:05:00+00:00","description":"L’équipe locale Baisieux Cysoing (aux environs de Lille) a organisé le 16 février 2012 une rencontre-débat intitulée « Construire un monde solidaire:","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-social-mondial-2008/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-social-mondial-2008/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Forum social mondial 2008","datePublished":"2007-12-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-social-mondial-2008/"},"wordCount":84,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour 2008, le Forum social mondial aura pour forme un vaste mouvement d'événements décentralisés.\n\n\n\nEn vue d'organiser une semaine d’actions qui culminera le 26 janvier 2008 avec une journée mondiale de mobilisation et d’actions, les organisations de la société civiles lancent un appel à construire de manière créative des actions, manifestations, événements et convergences sur des thèmes et selon des modalités pratiques que chacun choisira.\n\nLire le texte de l'appel"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-social-mondial-2008/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-social-mondial-2008/","name":"Forum social mondial 2008 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-12-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:37+00:00","description":"Pour 2008, le Forum social mondial aura pour forme un vaste mouvement d'événements décentralisés. En vue d'organiser une semaine d’actions qui culminera","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-personnes-disparues/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-personnes-disparues/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A l&rsquo;occasion de la journée internationale des personnes disparues","datePublished":"2013-08-26T14:04:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-personnes-disparues/"},"wordCount":480,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une soirée organisée autour d'une conférence-débat sur cette violation majeure des droits de l’Homme, suivie le lendemain d'une rencontre.\n\n\n\nLe jeudi 29 août 2013 à 18h30 dans les locaux d’Amnesty International 72, boulevard de la Villette - 75019 Paris\n\n\nLa Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED), partenaire du CCFD-Terre Solidaire avec le soutien d’Amnesty International, organise une conférence-débat portant sur cette violation majeure des droits de l’Homme.\n\nEn 2013, la pratique de la disparition forcée reste endémique, omniprésente et multiforme. Régimes répressifs ou démocraties, nul n’est exempt de critiques en la matière.\n\nProgramme\n- Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty international France, ouverture\n- Rachid El Manouzi, Secrétaire général de la FEMED, témoignage d’un représentant de famille de disparu\n- Olivier de Frouville, Président-Rapporteur du GTDFI, L’Etat des lieux des travaux du Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI)\n- Mouloud Boumghar, Professeur de droit public, Université de Picardie Jules Verne, Aspects juridiques de la disparition forcée\n- Aurélie de Gorostarzu, Responsable du Service du Rétablissement des liens familiaux à la Croix-Rouge française, Le traitement de cas individuels de disparus : l’exemple de la Croix-Rouge Française\n- Nassera Dutour, Présidente de la FEMED, Disparitions forcées et mobilisation des acteurs de la société civile\n\n\nMerci de confirmer votre participation auprès de la FEMED : 01 42 05 06 22 / secretariat.femed@disparitions-euromed.org 112 rue de Charenton – 75012 Paris\n\n\nVendredi 30 août 2013 à partir de 15 heures, place Ménilmontant à Paris dans le 20ème\n\nUne rencontre organisée par la FEMED et le Collectif des familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA), partenaires du CCFD-Terre Solidaire.\n\nFace à des victimes \"invisibles\", une mobilisation impérative. En 2013, la pratique de la disparition forcée reste endémique, omniprésente et multiforme. Régimes répressifs ou démocraties, peu de pays sont exempts de critiques en la matière.\n\nSous des chapiteaux, nous vous accueillerons autour de thés à la menthe et pâtisseries orientales, avec au programme :\n\nInterventions\n- Rachid El Manouzi, Secrétaire général de la FEMED, Témoignage d'un proche de disparu\n- Hélène Legeay, Responsable des programmes Maghreb/Moyen-Orient,ACAT-- France,Torture et disparitions forcées\n- Aurélie de Gorostarzu, Responsable du Service du Rétablissement des liens familiaux à la Croix-Rouge française, Le traitement de cas individuels de disparus : l'exemple de la Croix-Rouge Française\n\nProjection de documentaires sur la question des disparitions forcées\n\nExpo photo\n\nRecueil de signatures pour la création d'une place des Disparus à Paris\n\nMerci de confirmer votre présence 01 42 05 06 22 ou par mail : secretariat.femed@disparitions-euromed.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-personnes-disparues/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-personnes-disparues/","name":"A l'occasion de la journée internationale des personnes disparues - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-26T14:04:48+00:00","description":"Une soirée organisée autour d'une conférence-débat sur cette violation majeure des droits de l’Homme, suivie le lendemain d'une rencontre. Le jeudi 29","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-y-a-50-ans-popularum-progressio-mobilisait-leglise-catholique-autour-de-la-question-sociale-mondiale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-y-a-50-ans-popularum-progressio-mobilisait-leglise-catholique-autour-de-la-question-sociale-mondiale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Il y a 50 ans Popularum Progressio mobilisait l&rsquo;Eglise catholique autour de la question sociale mondiale","datePublished":"2017-11-15T17:29:25+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:39:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-y-a-50-ans-popularum-progressio-mobilisait-leglise-catholique-autour-de-la-question-sociale-mondiale/"},"wordCount":413,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Venez participer à une table ronde pour mieux comprendre les bouleversements provoqués, en 1967, par l'encyclique Popularum Progressio (le développement des peuples) et les nombreux engagements qu'elle a suscités, dans l’Église et au-delà.\n\n\n\nIl y a 50 ans, le pape Paul VI adressait au monde son encyclique Populorum Progressio (le développement des peuples) : \nLes peuples de la faim interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence. L'Eglise tressaille devant ce cri d'angoisse et appelle chacun à répondre avec amour à l'appel de son frère.  \n\n\nLa parution de ce texte fut une date importante dans l’Église et au-delà, mettant en route un grand nombre de femmes et d'hommes ayant à cœur une question sociale désormais qualifiée de mondiale. De ce texte sont nés le réseau « Justice et Paix » et plusieurs associations catholiques de développement.\n\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s'est particulièrement inspiré de ce texte pour bâtir les fondements de son action.\nLire aussi \"50 ans d’histoire dans l’Église : articuler foi et engagement\"\n\n\n\n\n\n\nUn rencontre pour fêter cet anniversaire\n\n\nEn partenariat avec la fondation Jean Rodhain, le CCFD-Terre Solidaire, la DCC, Justice et Paix, Pax Christi, le Réseau international pour une économie humaine, le Secours catholique, le Service « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France  et  le Service national de la mission universelle de l’Église, le Ceras convient à une rencontre, à la Conférence des évêques de France, pour fêter cet anniversaire.\nLa  table ronde, animée par Jean Merckaert, rédacteur en chef de la Revue Projet, reviendra sur les enjeux et l’actualité de l’encyclique, en présence de :\n\n\n\n Guy Aurenche  : avocat, ancien président de la Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Fiacat), des Amis de la Vie et du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\n Sylvie Bukhari-de Pontual  : doyenne honoraire de la Faculté de sciences sociales et économiques de l’Institut catholique de Paris, membre de « Justice et Paix », ancienne présidente de la Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Fiacat), présidente du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\n Xavier Ricard Lanata : ethnologue, philosophe et écrivain, auteur de Blanche est la Terre, Le Seuil (2017).\n\n\nVous pouvez vous inscrire en ligne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-y-a-50-ans-popularum-progressio-mobilisait-leglise-catholique-autour-de-la-question-sociale-mondiale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/il-y-a-50-ans-popularum-progressio-mobilisait-leglise-catholique-autour-de-la-question-sociale-mondiale/","name":"Il y a 50 ans Popularum Progressio mobilisait l'Eglise catholique autour de la question sociale mondiale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-11-15T17:29:25+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:39:11+00:00","description":"Venez participer à une table ronde pour mieux comprendre les bouleversements provoqués, en 1967, par l'encyclique Popularum Progressio (le développement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-eva-joly/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-eva-joly/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles &#8211; Eva Joly","datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-eva-joly/"},"wordCount":261,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« La France […] promouvra une régulation internationale permettant de protéger les agriculteurs et les consommateurs de la spéculation et de la volatilité des prix. » Projet Eva Joly p31\n\n« Au niveau international, il faut reconstruire l'Accord sur l'agriculture de l'OMC sur le droit inaliénable des peuples à produire leur propre alimentation, donc sur la souveraineté alimentaire, par une protection efficace à l'importation. Cela stabilisera les prix à un niveau rémunérateur pour les agriculteurs familiaux, avec une régulation internationale interdisant la spéculation. » Projet EELV p16\n\n« Abrogation des aides aux agrocarburants de 1ère génération, l'arrêt de leur importation » Projet EELV p19\n\n\n\n\nNotre analyse\n\nLes projets d’Eva Joly et d’EELV ont tous deux pointé du doigt la nécessité d’une lutte contre la spéculation sur les prix agricoles et une régulation internationale des marchés. De plus l’impact de ces pratiques sur les petits agriculteurs est souligné. Cependant, aucun mécanisme concret (stocks, encadrement des investisseurs, autorités de marchés) n’est à ce jour avancé.\n\nLa thématique des agrocarburants n’est pas traitée par Eva Joly dans son projet présidentiel. Cependant, dans son discours d’octobre 2011, elle a demandé une révision immédiate des objectifs d’incorporation européens. Le programme d’action d’EELV va plus loin en réclamant l’arrêt des importations d’agrocarburants, et la fin de la politique de soutien."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-eva-joly/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-eva-joly/","name":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles - Eva Joly - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","description":"« La France promouvra une régulation internationale permettant de protéger les agriculteurs et les consommateurs de la spéculation et de la volatilité des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-dialogue-interreligieux-et-vivre-ensemble/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-dialogue-interreligieux-et-vivre-ensemble/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Carême : dialogue interreligieux et vivre ensemble","datePublished":"2016-01-22T19:31:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-dialogue-interreligieux-et-vivre-ensemble/"},"wordCount":1250,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires conçoivent et mettent en œuvre depuis trois ans un large programme régional de vivre ensemble : le Programme Paix. D’abord au Tchad et en République centrafricaine, aujourd’hui au Soudan du Sud et demain au Soudan, ce programme s’engage sur le long terme à aider les populations à construire une paix durable dans leur pays.\n\n\n\nComment parler de vivre ensemble au Tchad dans une société où deux communautés de religion différente, chrétienne et musulmane, s’observent avec méfiance et font peu d’efforts pour partager leurs valeurs et leurs cultures ?\n\n Lors d’un grand forum de jeunes en février 2014, Ali, un leader associatif musulman d’une lointaine province, interpelle un imam de Ndjamena : « Pourquoi n’ai-je pas le droit de manger avec un chrétien ? » \nC’est ensuite Jessie, une jeune chrétienne du Sud, mariée à un musulman, qui ose raconter en public que la famille de son mari l’avait écartée du repas familial pendant de nombreux mois jusqu’à ce qu’elle se convertisse à l’islam.\n\nMais quel islam ? « Chacun croit que ses coutumes sont islamiques, mais elles changent tous les 50 km. Lequel est le bon islam ? », note avec humour l’imam Oubrou, recteur de la grande mosquée de Bordeaux, invité à Ndjamena pour débattre fin 2012 avec la jeunesse tchadienne. Les confusions sont nombreuses entre une religion, ses diverses interprétations et son imbrication avec les coutumes locales multiples. \n\nEn outre, on confond facilement  l’islam et l’intégrisme musulman, surtout dans le contexte actuel de violence djihadiste. Ainsi, les regards des chrétiens sur les musulmans sont en effet tout autant questionnables : « Tous les musulmans ont une arme » ai-je souvent entendu. À Bangui, un acteur important de la société civile centrafricaine me dit en aparté : « Les musulmans, ils nous narguent ! ». Toujours à Bangui, un leader politique local affirme devant moi, sachant qu’il est enregistré : « Les musulmans, ils n’ont pas leur place en politique en Centrafrique, leur place c’est le commerce »\n\n\nDépasser le discours haineux et permettre le débat\n\n\nLa question religieuse est abordée à travers de multiples projets par nos partenaires. À Bangui, la plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine (PIJCA) rassemble 18 organisations de jeunes ; elle mène de nombreuses actions auprès des jeunes (débats, mise en réseau, solidarité, réconciliation…) mais aussi un travail de médiation dans les zones de crises. \nAu Tchad, le Réseau de jeunes pour la Promotion de la Paix et de la Citoyenneté (REPPACT) anime un large réseau d’associations dans 18 villes du pays et forme les jeunes à mener des actions au quotidien dans leur famille ou leurs quartiers, à l’école ou au marché. \nCela peut aller de la dénonciation publique des discours haineux, politiques ou religieux, à un travail d’explication auprès de certains parents afin de leur montrer que certaines coutumes n’ont rien de religieux, par exemple, l’interdit sur les repas en commun. Ce projet permet des débats entre jeunes et religieux, obligeant ainsi ces derniers à aller au-delà des réponses toutes faites. \nAinsi un imam a reconnu en public qu’il n’y avait pas d’interdiction au mariage entre une musulmane et un chrétien, ni d’obligation concernant les enfants à naître. Une petite révolution ! \nUn leader communautaire de la région du Guerra dans le  centre du pays a témoigné que de simples paroles de l’imam Oubrou lui avait fait changer complètement sa propre perception des relations entre chrétiens et musulmans, ce qui l’a amené à faire mieux accepter la petite communauté chrétienne (souvent les maîtres d’écoles) dans son territoire. Serait-ce si simple ?\n\n\nUne crise allant au delà du sens religieux\n\n\nEn Centrafrique, la crise est moins d’ordre religieux que politique et économique ; elle est le produit d’une double marginalisation, citoyenne et politique pour les musulmans, et économique pour les jeunes de provinces « plutôt chrétiens ». Aborder la crise par le côté religieux n’a pas de sens. Si la question identitaire (« Qui est Centrafricain ? ») fait sens pour les deux parties, c’est plutôt la demande de projets économiques qui est centrale dans la résolution du conflit du côté des milices « supposées chrétiennes » anti-balakas – les musulmans étant déjà plutôt bien intégrés dans les réseaux économiques.\n\nJacqueline, une responsable d’association de jeunes de Boali, un peu au Nord de Bangui, explique à la PIJCA que son association est capable d’amener les anti-balakas locaux à déposer les armes mais qu’il leur faut juste de petits moyens pour les remettre au travail dans les champs, mettre en place des formations et des activités sportives entre jeunes. \nDidier, un ancien chef scout, nous raconte comment il a pris l’initiative d’aider un groupe de jeunes anti-balakas à remettre en état des bassins de pisciculture afin de relancer la production. Ce fut l’occasion de discuter de la crise, de créer la confiance et de les amener à quitter les milices. C’est aussi l’association ACORD RCA qui allie les projets de réhabilitation et de reconstruction du lien social dans le centre-ouest du pays, en organisant des « assises communautaires ». ACORD organise aussi des forums à Bangui sur les problématiques identitaires ou religieuses.\n\nLorsque nos partenaires du Programme Paix ont mené une mission de médiation à Boda, petite ville à l’Ouest de Bangui où la communauté peuhle (musulmane) réfugiée n’est pas autorisée à sortir du centre-ville, le discours des antibalakas était clair : « Il serait injuste de nous faire réconcilier avec les musulmans qui ont détruit nos habitations et laisser souffrir beaucoup des nôtres en brousse ou sur les sites des déplacés, sans abri ». D’où cette principale exigence : « Pas de réparations des maisons détruites, pas de réconciliation. » \n\n\n\nLe dialogue interreligieux, un sujet politique\n\n\nLa question du vivre ensemble est singulière à chaque communauté, territoire et pays. S’engager dans cette voix suppose d’aller bien au delà du dialogue interreligieux pour poser plus largement la question de la justice sociale, de la reconnaissance citoyenne et de la mise en place de vrais projets publics axés sur le vivre ensemble.\n\nAujourd’hui, le Programme Paix rassemble 10 partenaires qui agissent dans leur pays afin de mettre en place des mécanismes qui permettent la gestion de la pluralité des identités, la conception d’une identité nationale, le développement d’une économie sociale, le soutien à des institutions et une gouvernance qui garantissent la pleine participation des communautés à la vie nationale. Ces partenaires agissent également sur la compréhension des crises — rôle des identités et aspects économiques — sur l’amélioration de la représentation démocratique et du dialogue politique, sur le rôle des femmes, sur la gestion des territoires, etc.\n\nLe dialogue interreligieux fait pleinement partie de ces pratiques essentielles mais il est important de le sortir des lieux où il est confiné et d’ouvrir le débat sur le vivre ensemble dans toutes ses dimensions au sein de la société et d’en faire un sujet politique.  Cela doit devenir un enjeu collectif clé pour les sociétés civiles, à elles de se mettre en action pour construire un véritable « commun ». •\n\nBruno Angsthelm\nChargé de mission Afrique centrale"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-dialogue-interreligieux-et-vivre-ensemble/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-dialogue-interreligieux-et-vivre-ensemble/","name":"Carême : dialogue interreligieux et vivre ensemble - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-01-22T19:31:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:58+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires conçoivent et mettent en œuvre depuis trois ans un large programme régional de vivre ensemble : le Programme","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nouveau-rapport-du-giec-impacts-des-changements-climatiques-et-denonciation-des-agro-carburants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nouveau-rapport-du-giec-impacts-des-changements-climatiques-et-denonciation-des-agro-carburants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Nouveau rapport du GIEC : impacts des changements climatiques et dénonciation des agro-carburants","datePublished":"2014-03-27T17:49:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nouveau-rapport-du-giec-impacts-des-changements-climatiques-et-denonciation-des-agro-carburants/"},"wordCount":251,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agrocarburants"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Entre le 25 et le 29 mars 2014, des représentants des gouvernements se réunissent à Yokohama pour valider le deuxième volet du nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui rassemble l’ensemble des éléments de compréhension de notre système climatique et de son évolution. Ce deuxième volet porte spécifiquement sur les impacts des changements climatiques et les questions d'adaptation et de vulnérabilité. \n\n\n\nAu côté d'autres organisations de solidarité internationale, le CCFD-Terre Solidaire est signataire d'une tribune dénonçant les impacts, sur les populations les plus vulnérables, d'un changement climatique dont elles ne sont pas responsables et appelant à une action de la communauté internationale à la hauteur du défi.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire sera également particulièrement attentif aux conclusions auxquelles, selon les premières informations disponibles, ce rapport arrive sur les agro-carburants. En effet, il semblerait que le GIEC reconnaisse officiellement, comme d'autres instances/organisations internationales avant lui, l'impact négatif des agrocarburants sur l'environnement et sur la hausse des prix agricoles et, donc, de fait, sur la sécurité alimentaire. Une nouvelle prise de parole forte sur les risques liés aux agrocarburants et qui témoigne du consensus scientifique : il est plus que temps que cela se traduise par des engagements politiques clairs pour mettre fin au développement des agrocarburants industriels. \n\nPlus d'information"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nouveau-rapport-du-giec-impacts-des-changements-climatiques-et-denonciation-des-agro-carburants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nouveau-rapport-du-giec-impacts-des-changements-climatiques-et-denonciation-des-agro-carburants/","name":"Nouveau rapport du GIEC : impacts des changements climatiques et dénonciation des agro-carburants - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-27T17:49:49+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","description":"Entre le 25 et le 29 mars 2014, des représentants des gouvernements se réunissent à Yokohama pour valider le deuxième volet du nouveau rapport du Groupe","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-a-engage-420-000-e/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-a-engage-420-000-e/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire a engagé 420 000 €","datePublished":"2010-08-18T16:45:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-a-engage-420-000-e/"},"wordCount":205,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la phase d'urgence, le CCFD-Terre Solidaire a engagé 420 000 € auprès de ses partenaires selon 5 axes.\n\n\n\n\n\n Mettre à disposition un fonds de solidarité pour faire face aux besoins de première urgence des populations (kit alimentaire, remise en état de maisons, reprise de la scolarité des enfants ...) mettre les populations sinistrées à l'abri : 150 tentes et 3 000 bâches ont été envoyées pour abriter des populations sinistrées à Gressier, aux Palmes et à Delatte, reconstituer la capacité d'intervention de ces ong locales, par la remise en état des locaux, renforcer l'accès aux soins des populations, par le financement de dispensaires aux Palmes et Delatte, et par une mission médicale effectuée en mars par des bénévoles du réseau du CCFD-Terre Solidaire du Loiret (200 à 300 personnes par jour ont pu être soignées dans des zones rurales abandonnés ou des camps de réfugiés (Gressier - clinique mobile et Mariani), fournir des semences vivrières locales : 100 000€ ont permis à 4 organisations paysannes d'acheter 75 T de pois, maïs... Deux d'entre elles ont décidé de distribuer ces semences sous forme de prêts et remboursements en nature, créant ainsi des banques de semences."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-a-engage-420-000-e/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-a-engage-420-000-e/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire a engagé 420 000 € - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-08-18T16:45:00+00:00","description":"Dans la phase d'urgence, le CCFD-Terre Solidaire a engagé 420 000 € auprès de ses partenaires selon 5 axes. Mettre à disposition un fonds de solidarité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-un-exemple-pour-les-balkans/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-un-exemple-pour-les-balkans/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’Europe, un exemple pour les Balkans ?","datePublished":"2011-09-15T15:41:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-un-exemple-pour-les-balkans/"},"wordCount":799,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Réunis en France en juin dernier, huit responsables d’associations de Bosnie très impliqués dans la construction d’un espace de paix et de réconcilation dans les Balkans  ont participé à un voyage d’étude intitulé « pourquoi l’Europe ». Une façon de revisiter l’histoire européenne et  d’alimenter leur réflexion et de débattre sur les enjeux de leur intégration à l’espace communautaire.\n\n\n\n« Lointaine », « bureaucratique », « coupée des préoccupations des populations »… Il n’y a pas que dans les pays membres de l’Union européenne que l’Europe a mauvaise presse. Et les Balkans n’échappent pas à la règle même si aujourd’hui les anciens Etats de l’ex-Yougoslavie s’apprêtent à négocier, sans enthousiasme, leur prochaine intégration. Une occasion saisie par le CCFD-Terre Solidaire et le Centre André Malraux pour organiser ce voyage d’étude. Au programme : des échanges avec des militants d’associations et des représentants du monde politique, agrémentés de visites de lieux hautement symboliques de la construction européenne : du mémorial de la Paix à Caen aux champs de bataille de Péronne en passant par le Parlement européen à Strasbourg.. « L’objectif était de susciter chez eux le goût d’Europe en revenant sur les principes fondateurs aujourd’hui quelque peu perdus de vue. Il s’agissait aussi de leur faire toucher du doigt le travail de la société civile et la façon dont celle-ci est impliquée dans la définition d’un autre projet européen, différent de celui que nous avons sous les yeux. C’était également un moyen de les conduire à prendre conscience que l’histoire de l’Europe est leur histoire et qu’ils ont les moyens d’être des observateurs attentifs et critiques du processus d’intégration à l’UE et de discuter de l’Europe qu’ils veulent », explique Julie Biro, chargée de mission Balkans au CCFD-Terre Solidaire. \n\n\nUne société civile mobilisée\n\n\nMission accomplie, pourrait-on dire, en écoutant deux mois plus tard les participants, unanimes à reconnaître l’intérêt de cette démarche. « En visitant le Mémorial de la Paix à Caen, je me suis rendue compte de ce que l’Europe, comme antidote à la guerre, représentait à sa fondation. Les Européens ont oublié qu’elle avait été créée pour garantir la paix et nous-mêmes, nous ne le savons pas suffisamment. Les conflits ont été bien pires que chez nous mais malgré tout, la réconciliation est possible quand les hommes politiques le souhaitent », raconte Kristina Cosic, du Centre OKC Abrasevic de Mostar. Même constat pour Miroljub, Radomirovic du mouvement Revolt à Tuzla qui regrette toutefois qu’en Bosnie, les responsables politiques n’en soient pas encore là… Et pour lever les blocages persistant plus de 15 ans après que les armes se soient tues, Darko Brkan, Zasto né à Sarajevo est encore plus persuadé qu’hier que l’adhésion de la Bosnie à l’Europe pourrait faciliter le processus. Un optimisme que ne partage pas Kristina : « Quand on regarde ce qui se passe en Irlande du Nord, on peut en effet émettre des doutes sur ce qu’apporte d’intégrer l’Europe. Londonderry ressemble à Mostar et rien n’y a bougé : la ville est toujours séparée en deux. Le problème est que l’Union européenne s’est détournée de ses valeurs initiales et je ne suis pas sûre qu’elle aille dans la bonne direction. En discutant avec les représentants d’associations que nous avons rencontrés, j’ai toutefois pris conscience que la société civile pouvait infléchir le cours des choses », ajoute-t-elle. « Même si ce qui se passe en Bosnie est bien différent : nombre d’ONG y sont à la solde des partis politiques et évitent de poser les questions qui fâchent ou de lancer des débats », rappelle Miroljub. \nUne impuissance dont ne veut pas entendre parler Darko : il vient de prendre l’initiative de créer un réseau regroupant des associations de toutes les parties de la Bosnie pour renforcer leur poids dans les futures négociations sur l’adhésion à l’Union européenne. « Nous devons poursuivre le débat entre nous pour définir des points communs et peser sur les politiques au niveau local mais aussi européen. Nos espoirs et nos doutes sur l’Europe ne sont ni plus ni moins les mêmes que ceux de nos interlocuteurs français. C’est d’ailleurs la principale leçon de ce séminaire qui nous pousse nous aussi à aller de l’avant », conclut Darko, prêt à relever le défi."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-un-exemple-pour-les-balkans/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/leurope-un-exemple-pour-les-balkans/","name":"L’Europe, un exemple pour les Balkans ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-15T15:41:00+00:00","description":"Réunis en France en juin dernier, huit responsables d’associations de Bosnie très impliqués dans la construction d’un espace de paix et de réconcilation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/basil-fernando-hong-kong-recompense-du-right-livelihood-award/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/basil-fernando-hong-kong-recompense-du-right-livelihood-award/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Basil Fernando (Hong Kong) récompensé du Right Livelihood Award","datePublished":"2014-10-07T16:12:02+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:25:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/basil-fernando-hong-kong-recompense-du-right-livelihood-award/"},"wordCount":553,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Directeur des politiques et programmes de l’Asian Human Rights Commission, une ONG hongkongaise partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Basil Fernando est l’un des cinq lauréats du prestigieux prix Right Livelihood 2014. Une récompense méritée. \n\n\n\n\n\nDécerné pour la première fois en 1980, le prix Right Livelihood, qui signifie en français « moyens d’existence justes », est considéré comme un prix Nobel alternatif. Il honore chaque année des individus, des organisations, des associations qui « apportent des réponses concrètes et exemplaires aux défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés » : Justice sociale, droits de l’Homme, paix, désarmement, droits des minorités, agriculture, droit à la nourriture, environnement, développement humain… La palette des récipiendaires montre la diversité de ces défis. Les prix seront remis au Riksdag, le Parlement suédois, le 1er décembre prochain. Quelques jours avant la remise des Nobel de la Paix.\n\nDéfenseur acharné des plus démunis en Asie\nBasil Fernando sera récompensé ce jour là pour « son travail exceptionnel et sans relâche pour documenter et soutenir la mise en œuvre des droits de l’homme en Asie ». Avocat sri-lankais, défenseur infatigable et acharné des plus démunis depuis vingt-cinq ans, son engagement lui a  valu d’être obligé de fuir le Sri Lanka en 1989. Il a rejoint en 1994 l’Asian Human Rights Commission (AHRC), dont il est aujourd’hui le directeur des politiques et des programmes. \nLe prix donne une reconnaissance bien méritée à cette ONG basée à Hong Kong, partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2010. Fondée par un groupe de juristes et de militants en 1986, l’AHRC cherche en effet à promouvoir l’application des droits humains et documente leurs violations dans une région qui s’étend du Népal aux Philippines. Un travail de tous les instants auquel s’ajoutent la formation et l’éducation des populations locales, des actions de plaidoyer et d’alerte, des campagnes de sensibilisation menées au niveau régional et international. Depuis 2006, un programme spécifique cherche également à faire respecter par les États le droit des populations les plus pauvres à une alimentation suffisante. Un droit reconnu dans la Déclaration universelle des doits de l’Homme. \n\n« La pauvreté ne se résume pas à un manque de ressources »\n« Lorsque l’on parle de pauvreté, on résume toujours cela à un manque de ressources. Et l’approche des gouvernements, voire des Nations unies, pour régler cette question consiste à rechercher des manières d’améliorer les revenus des personnes », réagissait Basil Fernando à l’annonce de sa nomination. « On oublie toujours, dans ces beaux discours, de mentionner le prix que les pauvres doivent payer à cause du manque de protection dont ils sont victimes. L’installation ou l’amélioration des systèmes judiciaires doivent aussi avoir leur place sur l’agenda humanitaire. » \nBasil Fernando, qui fêtera ses 70 ans le 10 octobre, rejoint ainsi la liste des 158 personnes, originaires de 65 pays, récompensées d’un Right Livelihood Award à ce jour. Une liste dans laquelle il côtoie désormais d’autres compagnons de route du CCFD-Terre solidaire, comme le Thaïlandais Sulak Sivaraksa (1995), le Philippin Walden Bello (2003) et le Brésilien Chico Whitaker (2006).\n\nPatrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/basil-fernando-hong-kong-recompense-du-right-livelihood-award/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/basil-fernando-hong-kong-recompense-du-right-livelihood-award/","name":"Basil Fernando (Hong Kong) récompensé du Right Livelihood Award - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-10-07T16:12:02+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:25:11+00:00","description":"Directeur des politiques et programmes de l’Asian Human Rights Commission, une ONG hongkongaise partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Basil Fernando est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-jean-luc-melenchon/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-jean-luc-melenchon/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles &#8211; Jean-Luc Mélenchon","datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-jean-luc-melenchon/"},"wordCount":293,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« Au niveau international, nous agirons pour une nouvelle organisation de l’agriculture dans le cadre des Nations Unies, afin de soutenir le développement de marchés régionaux, de réguler les marchés mondiaux, de mettre en œuvre un plan agricole et alimentaire mondial, de promouvoir la relocalisation et la transition écologique de l’agriculture et de combattre les processus d’accaparement des terres. » Programme FG p19\n\n« Réguler les marchés mondiaux et lutter contre la volatilité des prix, notamment au moyen de stocks publics et de la prohibition de la spéculation financière sur les produits agricoles ». Programme Agricole p6\n\nAu niveau européen « L’abandon des objectifs d’intégration d’agro-carburants et des mesures d’incitation» Programme Agricole p10\n\n\n\n\nNotre analyse\n\nJean Luc Mélenchon  et le Front de Gauche sont parmi ceux décrivant le plus précisément leurs mesures en matière agricole. Ainsi,  concernant la lutte contre la spéculation et la régulation des marchés, des mesures concrètes sont avancées, de l’interdiction des ventes de gré-à-gré  au développement de stocks publics, en passant par la lutte contre les accaparements de  terres. Seule manque à ce jour la transparence de l’information sur les productions et les stocks de la part des agroindustriels.\n\nLe  Front de Gauche a également un  positionnement clair concernant les agrocarburants puisque est proposé l’abandon de la politique européenne d’incorporation et des mesures d’incitations. De plus, une réflexion transversale est évoquée sur la 2ème génération afin de s’assurer de sa faisabilité avant d’engager les investissements."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-jean-luc-melenchon/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-la-speculation-et-la-regulation-des-marches-agricoles-jean-luc-melenchon/","name":"Lutte contre la spéculation et la régulation des marchés agricoles - Jean-Luc Mélenchon - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-02-28T11:05:00+00:00","description":"« Au niveau international, nous agirons pour une nouvelle organisation de l’agriculture dans le cadre des Nations Unies, afin de soutenir le développement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chretiens-et-immigration-une-seule-famille-humaine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chretiens-et-immigration-une-seule-famille-humaine/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Chrétiens et immigration, une seule famille humaine","datePublished":"2011-11-18T15:22:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chretiens-et-immigration-une-seule-famille-humaine/"},"wordCount":1191,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Accueil de l’étranger, partage avec le pauvre… L’engagement chrétien auprès des migrants et immigrés semble être une évidence. Pourtant, dans la pratique, il n’est pas si facile. Des chrétiens témoignent sur le sens de leur engagement.\n\n\n\n« En tant que chrétien, on ne peut pas ne pas être secoué par les expulsions violentes de camps de Roms. C’est le Christ qui est expulsé, écrasé » témoigne Michèle Bourguignon, bouleversée par les récentes expulsions à Marseille. Pourtant, « ce n’est pas parce qu’on est chrétien qu’on a le cœur ouvert, reconnaît cette bénévole de longue date du CCFD-Terre Solidaire. Nous sommes pleins de contradictions. Beaucoup d’entre nous ont peur des migrants, peur de l’autre car ils ne les connaissent pas. Beaucoup aussi expérimentent un vivre ensemble parfois difficile. Dans tous les cas, ce manque de connaissance durcit notre cœur. » Les fondements de la foi chrétienne sont pourtant limpides : « Tu aimeras l’étranger comme toi-même car tu as été étranger au pays d’Égypte » (Lt 19 ou Dt 10,19). Mais plus que la loi, c’est le cœur qui met en marche ces hommes et ces femmes aux côtés des plus pauvres. « Migrants et sédentaires, nous sommes tous profondément frères en humanité » considère sœur Geneviève, membre de l’équipe nationale de la Pastorale des Migrants de la Conférence des évêques de France. Marie-Thérèse Fantasia, secrétaire de la Pastorale des Migrants à Marseille, partage ce point de vue : « Avant d’être chrétiens, nous sommes humains. Être chrétien renforce notre humanité.  » Le sens de son engagement, elle le trouve dans la rencontre de l’autre quand, à la permanence de la Cimade, elle reçoit des familles qui ont fuit la guerre, la torture, la pauvreté… « Moi aussi, j’avais peur des Roms et je leur collais une étiquette de voleurs. Mais en allant à leur rencontre, on rétablit une amitié. La rencontre permet la découverte » nous confie-t-elle.  \n\n\nFrères en humanité\n\n\nS’il monte avant tout du cœur, l’engagement chrétien est aussi profondément ancré dans les Écritures et l’enseignement social de l’Église. « Le peuple de Dieu est un peuple qui bouge » nous rappelle sœur Geneviève. Abraham fut le premier lancé sur les routes en quittant sa terre natale. Plus tard, les Hébreux, victimes de l’oppression s’échappent d’Égypte. Ils seront ensuite déportés à Babylone et vivront l’exil. Jésus lui-même, petit enfant, se réfugie en Égypte avec ses parents. « Nous sommes tous dans ce mouvement qui nous fait humains et croyants. Car même les plus sédentaires sont invités à un voyage intérieur » poursuit la religieuse. Le pape Benoît XVI a lui-même repris ce pilier de la foi qu’est l’accueil de l’étranger dans son message pour de la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2011 [[Journée célébrée chaque 3e dimanche de janvier, à l’initiative de l’Église catholique. Le thème 2012 : «  Les migrants et la nouvelle évangélisation », le 15 janvier.]] : « Tous appartiennent donc à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle, comme l’enseigne la doctrine sociale de l’Église. C’est ici que trouvent leur fondement la solidarité et le partage. » \n\nSur le terrain, les chrétiens ne sont pas isolés. Ils s’engagent au sein d’équipes hétéroclites. « Nous sommes bien plus performants en travaillant ensemble. Notre engagement chrétien est aussi un témoignage pour ceux qui ne connaissent pas l’Église ou qui en ont une image déformée  » souligne Marie-Thérèse. L’action au quotidien prend des formes multiples : aide psychologique, accueil juridique, distribution de nourriture, de vêtements, recherche d’un logement, domiciliation postale ou tout simplement le partage d’un repas, d’un jeu avec les enfants. « Les demandeurs d’asile trouvent auprès des bénévoles un peu de chaleur humaine » constate Michèle Bourguignon. Ces attentions de tous les jours sont essentielles, « mais on ne peut se contenter de ce type de gestes. Il faut aussi poser les questions au niveau collectif, interpeller les politiques » affirme Geneviève Perret. \n\n\nInterpeller et sensibiliser\n\n\nEn effet, une grande part du travail des bénévoles repose sur la dénonciation publique de situations inhumaines. Ils crient leur indignation à travers, par exemple, les Cercles de silence, témoignent de ce qu’ils voient afin de faire bouger les esprits et les politiques. Fin septembre, à La Roche-sur-Yon, les associations dénoncent « une situation inadmissible ». Une famille tchétchène composée de huit enfants âgés de deux à dix-huit ans est délogée d’un bungalow de 20 m2 pour être conduite dans le centre de rétention administrative de Rennes [[Cette famille a été expulsée en Pologne, où elle avait été victime de violences lors de son premier passage, selon la Cimade.]]. À Dijon, « les gens sont à la rue » . Beaucoup font la sourde oreille à ces cris de détresse, y compris chez les chrétiens. Un repli sur soi que des organismes et mouvements chrétiens ont tenté de combattre en signant, en 2010, l’appel « Ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger », à l’occasion des débats sur le projet de loi Besson. « Nous avions deux objectifs : interpeller les élus pour infléchir le texte du projet de loi, mais aussi sensibiliser les communautés chrétiennes » souligne Pascale Quivy, responsable du service Méditerranée-Europe-Migrants au CCFD-Terre Solidaire. L’impact politique a été relativement faible car la ligne dure du projet l’a emporté. En revanche, le travail de sensibilisation a porté ses fruits : plus de cinquante organismes chrétiens, souvent peu impliqués sur les questions de migrations, ont signé l’appel. Et les Églises chrétiennes se sont prononcées publiquement en faveur du droit des étrangers. \n\nLes chrétiens « français de souche » ne sont pas les seuls à se calfeutrer derrière leurs peurs et individualismes. « Les communautés migrantes installées, qui ont du travail, la sécurité d’un logement… ont peur de perdre ce qu’elles ont et, parfois, oublient ce que les autres vivent  » remarque Marie-Thérèse Fantasia. « Nous devons les aider à réveiller leur sens chrétien » ajoute-t-elle. « On ne peut pas être croyant en Jésus-Christ avec une mentalité d’installé  » ironise Geneviève Perret. \nAgir, informer, dénoncer, interpeller, sensibiliser… Le croyant a aussi, à son arc, une autre corde, bien particulière, celle de la prière. Nous sommes tous confrontés à nos peurs et à nos ignorances, « mais quand on se laisse aller à prier, on ne peut plus ne pas être sensible à la pauvreté et à l’humanité, conclut Michèle Bourguignon. Alors, prions pour que nous ayons un cœur plus grand !  »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chretiens-et-immigration-une-seule-famille-humaine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/chretiens-et-immigration-une-seule-famille-humaine/","name":"Chrétiens et immigration, une seule famille humaine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-18T15:22:00+00:00","description":"Accueil de l’étranger, partage avec le pauvre… L’engagement chrétien auprès des migrants et immigrés semble être une évidence. Pourtant, dans la pratique,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vivre-la-joie-de-levangile-au-coeur-de-la-solidarite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vivre-la-joie-de-levangile-au-coeur-de-la-solidarite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vivre la Joie de l’Évangile au cœur de la solidarité","datePublished":"2014-03-12T12:55:13+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vivre-la-joie-de-levangile-au-coeur-de-la-solidarite/"},"wordCount":64,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’appel à la joie vivifie l’ensemble de l’exhortation du pape François, qui appelle toute l’Église et chaque fidèle chrétien à être pleinement missionnaire, porteur de l’Évangile, serviteur de ses frères et sœurs en difficulté.\n\nPour lire la suite, télécharger la brochure ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vivre-la-joie-de-levangile-au-coeur-de-la-solidarite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/vivre-la-joie-de-levangile-au-coeur-de-la-solidarite/","name":"Vivre la Joie de l’Évangile au cœur de la solidarité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-12T12:55:13+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","description":"L’appel à la joie vivifie l’ensemble de l’exhortation du pape François, qui appelle toute l’Église et chaque fidèle chrétien à être pleinement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/benin-djidja/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/benin-djidja/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bénin : Djidja","datePublished":"2012-09-12T14:28:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/benin-djidja/"},"wordCount":194,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La commune de Djidja, dans le département du Zou, au centre du Bénin, dispose d’importante réserves de terres agricoles. Traditionnellement, la moitié est mise en culture et le reste laissé en jachère. Mais cet équilibre est en train d’être bouleversé par l’arrivée d’investisseurs extérieurs et, depuis 2008, près de la moitié des terres agricoles de la commune (environ 45.000 hectares) ont changé de main…\n\n\n\nhttp://synergiepaysanne.org/Agricultures familiales et sociétés civiles face aux investissements massifs dans les terres au Benin. Ce document est le résultat d’une étude réalisée au Bénin, et plus particulièrement dans dans la commune de Djidja, par Synergie Paysanne en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire.\n\n… sur l’accaparement des terres dans le monde\n\nFarmlandgrab. Ce site de référence contient des articles d’actualité, en français, anglais, espagnol, etc.  sur la ruée mondiale sur les terres agricoles.  Il constitue une source d’information incontournable pour tous ceux qui suivent ou font des recherches sur la question, notamment les activistes sociaux, les organisations non gouvernementales et les journalistes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/benin-djidja/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/benin-djidja/","name":"Bénin : Djidja - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-12T14:28:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:51+00:00","description":"La commune de Djidja, dans le département du Zou, au centre du Bénin, dispose d’importante réserves de terres agricoles. Traditionnellement, la moitié est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-des-grands-lacs-renforcer-les-droits-des-paysans-et-lacces-a-la-terre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-des-grands-lacs-renforcer-les-droits-des-paysans-et-lacces-a-la-terre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Afrique des Grands Lacs : renforcer les droits des paysans et l&rsquo;accès à la terre","datePublished":"2019-09-27T11:43:51+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-des-grands-lacs-renforcer-les-droits-des-paysans-et-lacces-a-la-terre/"},"wordCount":929,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Décryptage","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la région des Grands Lacs la question de l'accès à la terre est centrale. Nous y accompagnons des organisations de la société civile pour aider à la résolution des conflits liés au foncier. \nNous appuyons aussi leurs actions de plaidoyer auprès des Etats en faveur de réformes foncières et agricoles ambitieuses.\n\n\n\nEn République démocratique du Congo, au Rwanda, au Burundi, où les densités de population sont extrêmement fortes, les terres sont morcelées (bien souvent moins de 0,5 hectare) et fragilisées par l’érosion, alors que plus de 80 % des citoyens vivent de la terre. Le manque de terre et la concurrence pour y accéder, la rivalité des usages  (agriculture pastoralisme, extractivisme, exploitation forestière, pression urbaine, etc.) font de l’accès et de la gestion de la terre un sujet brûlant. Tout comme l’absence ou l’inadaptation des lois foncières et la remise en cause des cadres légaux ou coutumiers qui plongent dans l’insécurité des communautés qui voient leurs droits et coutumes remis en cause.\n\nPour répondre à ces défis de transformation économique et sociale de nombreux acteurs (chercheurs, organisations d’appui technique et paysannes, pouvoirs publics) interviennent à la croisée d’enjeux multidimensionnels : construction de la paix, promotion d’une gouvernance participative et appui aux agricultures familiales. C’est le cas du CCFD-Terre Solidaire présent dans la région depuis 1996. \n\nFace au désengagement des États et à leur faiblesse en matière de gouvernance foncière, en République démocratique du Congo et au Burundi, le régime de la propriété privée s’est généralisé, les formes coutumières de gestion foncière se sont effritées. On observe aussi une marchandisation progressive de toutes les filières d’accès au sol et un morcellement des petites propriétés familiales.\n\nDialogue intercommunautaire\n\nCes processus engendrent de nombreux conflits qui peuvent dégénérer en affrontements violents. Après les avoir identifiés, nos partenaires proposent des modalités de résolutions basées sur le dialogue intercommunautaire et sur la reconnaissance des droits et des devoirs de chacun. Une attention particulière est portée à l’accès des femmes à la terre, celles-ci effectuant 70 % du travail agricole. Ce qui implique de faire évoluer les cadres coutumiers et de dialoguer avec les grands propriétaires terriens.\n\nSi la situation politique des trois pays varie, le suivi de réformes foncières adaptées et accessibles, qui prennent en compte les droits des paysans, s’avère essentiel.\n\nL'exemple du Rwanda\n\nAu Rwanda, l’État a fait de la réforme foncière un outil privilégié pour promouvoir un type de développement censé accroître la sécurité foncière et permettre une hausse de l’investissement et de la productivité agricole. Cette réforme favorise en fait la spécialisation des cultures par région et la concentration des terres et des moyens de production entre les mains des plus gros exploitants et des investisseurs.\n\nEnfin, avec ses alliés et partenaires comme le réseau EURAC [[Créé en 2003, le Réseau européen pour l’Afrique centrale (Eurac) rassemble des organisations européennes de la société civile. Il mène un plaidoyer auprès de l’Union européenne afin qu’elle s’engage à aider la région des Grands Lacs à se construire un avenir meilleur.]], le CCFD-Terre Solidaire échange avec les pouvoirs publics, à Bruxelles. Son objectif : que les politiques de coopération et de développement et les investissements des acteurs économiques en Afrique n’entraînent pas d’impact foncier négatif, comme les accaparements de terres.\n\n\nLe dialogue entre les femmes et les chefs coutumiers\n\n\nDéplacées par les conflits, ignorées par les pouvoirs publics, les paysannes du Nord-Kivu manquent cruellement de terre, pour nourrir leur famille et développer des activités économiques. Mais aussi pour s’émanciper de la tutelle de leurs frères, leur mari, et de celle des autorités coutumières. Partant de ce constat, notre partenaire Uwaki, organisation féminine paysanne du Nord-Kivu, a mis en place des contrats de sécurisation foncière dans des territoires touchés par l’insécurité (Masisi, Nyiragongo, Rutshuru et Walikale). Ces contrats sont le résultat d’un véritable dialogue entre chefs coutumiers, grands propriétaires terriens et paysannes. L’ensemble des parties s’accorde sur la superficie allouée aux femmes, le type de cultures pratiquées, la durée et le paiement du bail. Au terme d’un long travail de persuasion, de nouveaux contrats économiques se nouent prenant en compte les droits et les devoirs de chacun. Ce processus s’avère aussi un levier pour le changement des pratiques coutumières.  Depuis 2018, 4 000femmes ont ainsi pratiqué l’agroécologie dans des champs collectifs et individuels, jusque-là dédiés à l’élevage extensif ou laissés en jachère.  Ces initiatives ont aussi donné lieu à des actions de plaidoyer auprès des députés provinciaux afin qu’ils puissent s’inspirer de ces pratiques dans le cadre de la réforme foncière. \n\n\n\n\nFaim et Développement est disponible sur abonnement payant. Nous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine. \n\n\nAller plus loin sur la loi Devoir de vigilance avec les Échos du CCFD-Terre Solidaire, une émission RCF :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-des-grands-lacs-renforcer-les-droits-des-paysans-et-lacces-a-la-terre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/afrique-des-grands-lacs-renforcer-les-droits-des-paysans-et-lacces-a-la-terre/","name":"Afrique des Grands Lacs : renforcer les droits des paysans et l'accès à la terre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-09-27T11:43:51+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:20+00:00","description":"Dans la région des Grands Lacs la question de l'accès à la terre est centrale. Nous y accompagnons des organisations de la société civile pour aider à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/presentation-du-rapport-du-gouvernement-francais-sur-les-exportations-darmement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/presentation-du-rapport-du-gouvernement-francais-sur-les-exportations-darmement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Présentation du rapport du gouvernement français sur les exportations d’armement","datePublished":"2012-11-22T15:24:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/presentation-du-rapport-du-gouvernement-francais-sur-les-exportations-darmement/"},"wordCount":234,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","France"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a présenté ce matin, à l’Assemblée nationale, le rapport sur les exportations d’armements de la France en 2011.\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire salue cette initiative : c’est en effet la première fois qu’un ministre est auditionné par deux commissions parlementaires sur les exportations d’armes.\n\nSi cet exercice est un premier pas vers plus de transparence, condition sine qua non pour la responsabilisation de ce commerce sensible, beaucoup reste à faire en France.\nLe rapport rend compte des opérations réalisées il y a 18 mois, sans pour autant donner de détails pour leur compréhension. Pour Zobel Behalal, chargé de plaidoyer Paix et conflits au CCFD-Terre Solidaire, « après la lecture du rapport on demeure peu informé sur ce que la France a effectivement vendu à ses pays clients ». «L’absence de précisions rend impossible le suivi, par la société civile, de l’usage qui est fait du matériel envoyé par la France », poursuit-il.\n\nPar ailleurs, le rapport reste muet sur la politique que le gouvernement développe vis-à-vis des pays à haut risque ou en conflit : rien n’est dit, par exemple, sur le sort réservé aux armes qui ont été livrées en 2011 à la Libye ou la Tunisie.\n\nContact presse :\nKarine Appy 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/presentation-du-rapport-du-gouvernement-francais-sur-les-exportations-darmement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/presentation-du-rapport-du-gouvernement-francais-sur-les-exportations-darmement/","name":"Présentation du rapport du gouvernement français sur les exportations d’armement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-22T15:24:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:10+00:00","description":"Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a présenté ce matin, à l’Assemblée nationale, le rapport sur les exportations d’armements de la France en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavenir-sourit-sous-les-palmiers-paradis-fiscaux-plaques-tournantes-de-linvestissement-international/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavenir-sourit-sous-les-palmiers-paradis-fiscaux-plaques-tournantes-de-linvestissement-international/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’avenir sourit sous les palmiers : paradis fiscaux, plaques tournantes de l’investissement international","datePublished":"2010-12-07T17:36:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavenir-sourit-sous-les-palmiers-paradis-fiscaux-plaques-tournantes-de-linvestissement-international/"},"wordCount":1510,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Et si les principaux investisseurs mondiaux n’étaient pas ceux qui caracolent en tête des classements internationaux ? Le poids des paradis fiscaux biaise à ce point les statistiques qu’il a de quoi faire douter de la pertinence des politiques mises en place, notamment par les pays du Sud, pour attirer les capitaux étrangers.\n\n\n\n\nTroublantes statistiques\n\nSi l’investissement étranger est un moteur de la croissance, les chiffres publiés par la CNUCED en juillet dernier ont de quoi donner du baume au cœur aux institutions internationales qui en ont fait la pierre angulaire de leur politique en faveur du développement : les pays en développement ou en transition accueillent aujourd’hui plus de la moitié de ces flux financiers. Mais l’analyse plus fine des statistiques fournies par l’OCDE, cette fois, fait apparaître bien des surprises... Par tête, les habitants des Îles Vierges britanniques décrochent ainsi la palme d’or de l’investissement hors des frontières ! Le territoire (BVI dans le jargon) est notamment très présent en Chine, où son poids est, en volume, de quatre fois supérieur à celui du Japon ! Au total, les BVI, Singapour, Hong-Kong, les Îles Caïmans et l’Île Maurice sont à l’origine de 71 % des IDE[[L’IDE (Investissement direct étranger) est une opération par laquelle un agent crée une entreprise à l’étranger, réinvestit une partie de ses bénéfices dans une filiale ou une succursale à l’étranger, ou encore acquiert des actions ou des parts de propriété (au moins 10 %) dans une entreprise étrangère déjà existante afin d’exercer une influence sur sa gestion.]] dans l’Empire du milieu ! Les pays du Nord sont aussi l’objet de leurs convoitises. Chaque habitant de l’archipel des BVI a investien théorie la somme record de 589 000 euros par an dans les dix plus puissantes économies mondiales[[Les 10 économies les plus puissantes selon les Nations Unies sont en 2009 : les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, la Russie, le Brésil et l’Espagne. Dans notre calcul, faute de données pour la Russie, nous l’avons remplacée par l’Inde. ]]. Les BVI, es Îles Caïmans, le Luxembourg (premier investisseur en France), l’Île Maurice et les Pays-Bas ne représentent que 1 % du PIB mondial et 0,27 % de la population de la planète. On n’y compte que 14 entreprises figurant parmi les 500 plus grosses au monde. Pourtant, ces cinq pays cumulés pèsent 1,7 fois plus que les États-Unis et trois fois plus que le Japon, l’Allemagne et la France réunis en matière d’investissement direct à l’étranger... Des chiffres incompréhensibles alors que ces quatre grandes puissances représentent 44 % du PIB mondial et concentrent 57 % du gotha des entreprises mondiales ![[Ces chiffres procèdent de nos calculs à partir des données de l’OCDE, l’ambassade française au Brésil, www.uschina.org/statistics/fdi_cumulative.html, http://www.dipp.nic.in/fdi_statistics/india_fdi_oct_2006.pdf et de Fortune Global 500. ]] À moins que de vivre au paradis (fiscal) ne donne une foi incommensurable en l’avenir...\n\n« La liberté d’investissement est un pilier essentiel de la croissance économique, de la prospérité et de l’emploi. [...] Nous demeurons résolus à réduire au maximum les restrictions nationales à l’investissement étranger. »\nDéclaration du Sommet du G8 de Heiligendamm, juin 2007\n\nDes sacrifices aux retombées incertaines\n\nCes chiffres, visiblement biaisés, remettent assez fondamentalement en cause l’intérêt des IDE pour les pays qui cherchent à les attirer.\n\nLes IDE présentent, selon ses promoteurs, trois mérites potentiels pour les pays de destination : la création d’emplois, le transfert de technologie et le paiement des impôts. Or dans la pratique, le détour de l’assiette fiscale par les paradis fiscaux rend ce dernier avantage supposé très incertain (voir ch. 3)[[Voir aussi le rapport du gouvernement norvégien Tax Havens and Development, Norad, 18 juin 2009.]]. De quoi semer le doute sur les politiques préconisées par les institla première destination des investissements français à l’étranger est la France et les investissements étrangers en France proviennent\nen très grande majorité de groupes français !utions financières internationales, UE, FMI et Banque mondiale en tête, qui font de l’accueil des capitaux internationaux l’alpha et l’oméga du décollage économique. \n\nLes pays en développement ont été encouragés par les bailleurs de fonds à faire de nombreux sacrifices pour attirer ces capitaux étrangers. Contre toute évidence économique.[[L’étude menée en 2004 par le cabinet Mc Kinsey démontre par exemple l’inefficacité des sacrifices fiscaux destinés à attirer l’IDE. Cf. The McKinsey Quarterly 2004 - 1, McKinsey and Company, 2004.]] Au point que chaque année dans son rapport Doing Business, la Banque mondiale dresse à destination des investisseurs le palmarès des pays dont le climat est jugé le plus propice pour les affaires, et fait du taux d’imposition sur les entreprises un élément clé du palmarès. Sans surprise, quatre des cinq premières places du classement sont trustées par des paradis fiscaux en 2009[[Singapour (1), Hong-Kong (2), Royaume-Uni (4) et États-Unis (5) – classement inchangé par rapport à 2010.]]! Au nom du financement du développement et de la lutte contre la pauvreté, les bailleurs de fonds ont en fait encouragé la montée en puissance de sanctuaires fiscaux pour les investisseurs... Et rien ne dit qu’ils aient cessé (voir encadré « Comment les organismes de développement investissent via les paradis fiscaux »).\n\nPar ailleurs, on peut douter de l’existence même des IDE lorsque, comme pour les capitaux indiens transitant par l’Île Maurice (voir encadré « Maurice à Bollywood »), ce ne sont d’évidence pas des investissements étrangers. Les montants d’IDE seraient également à prendre avec des pincettes : ainsi l’Ambassade de France à Brasilia elle-même indique: «  les chiffres avancés par le Luxembourg et les Pays-Bas sont à prendre avec beaucoup de précaution. Ces pays hébergent en effet les sièges fiscaux de nombreux groupes  établis  dans  d’autres  pays européens »[[Ambassade de Franceau Brésil, op. cit., 2009.]].\n\nVers un nettoyage statistique?\n\nPour tenter de refléter mieux la réalité des IDE, l’OCDE préconise dans sa nouvelle édition de « La Définition de référence des investissements directs internationaux », de 2008, de ne plus prendre en compte les prêts entre les entités d’un même groupe installées dans des pays différents. Elle estime que la création d’entités spécialisées dans le financement ou la gestion de trésorerie des groupes a dopé artificiellement les flux d’IDE. Le nouveau mode de calcul modifie profondément le paysage, selon l’analyse publiée par la Banque de France[[B. Terrien, 2009,\n« Une nouvelle norme deconstruction et de diffusion des statistiques d’investissement direct étranger », Bulletin de la Banque de France n° 177.]]. Le Luxembourg, premier investisseur en France en 2008 selon la méthode traditionnelle, devient selon ce nouveau mode de calcul le 2nd plus gros « désinvestisseur »[[Par le jeu, notamment, des rapatriements de bénéfices vers le Luxembourg et des prêts intra-groupes attribués non plus à une société financière luxembourgeoise mais au siège du groupe.]] de l’Hexagone en flux d’IDE (voir graphique). Selon cette étude, les stocks d’IDE doivent eux aussi être revus à la baisse : - 30 % pour les IDE sortants et – 43 % pour les IDE entrants, à fin 2008.\n\nDans la nouvelle boîte à outils de l’OCDE, un autre mode de calcul reposant sur « l’investisseur ultime » relativise davantage encore les statistiques. L’organisme suggère de ne plus considérer les investissements entre filiales d’un même groupe implantées dans des pays différents comme des IDE au sens classique. Ce n’est plus la localisation géographique des entités mais la nationalité du groupe qui est désormais prise en compte. Par exemple, la filiale a1 (implantée au Luxembourg) de la Société A (implantée en France) investit en capital social ou sous forme de bénéfices réinvestis dans la filiale a2 (française). Selon cette nouvelle méthode, ces investissements sont considérés comme des investissements étrangers d’origine française en France. Ainsi, la première destination des investissements français à l’étranger est la France et les investissements étrangers en France proviennent en très grande majorité de groupes français ! L’exercice d’épuration statistique encouragé par l’OCDE, indispensable, peut à terme faire disparaître la fiction des paradis fiscaux... mais il n’en est qu’à ses débuts. L’analyse publiée par la Banque de France, par exemple, ne concerne pour l’heure que les prêts intra-groupes ; ainsi, les opérations en capital réalisées par des holdings continuent à être enregistrées selon la méthodologie traditionnelle."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavenir-sourit-sous-les-palmiers-paradis-fiscaux-plaques-tournantes-de-linvestissement-international/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavenir-sourit-sous-les-palmiers-paradis-fiscaux-plaques-tournantes-de-linvestissement-international/","name":"L’avenir sourit sous les palmiers : paradis fiscaux, plaques tournantes de l’investissement international - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T17:36:00+00:00","description":"Et si les principaux investisseurs mondiaux n’étaient pas ceux qui caracolent en tête des classements internationaux ? Le poids des paradis fiscaux biaise","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-sombath-somphone/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-sombath-somphone/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Disparition de Sombath Somphone","datePublished":"2013-01-15T15:31:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:36:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-sombath-somphone/"},"wordCount":340,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Interpellé par des individus non identifiés le 15 décembre alors qu’il rentrait chez lui, Sombath Somphone, figure charismatique de la société civile laotienne et jusqu’à récemment directeur du Centre de formation au développement participatif, le Padect, ONG locale alliée du CCFD-Terre Solidaire, n’avait toujours pas donné signe de vie,  le 14 janvier.  \n\n\n\nUne disparition que certains attribuent, images vidéo de son arrestation à l’appui, au gouvernement. Ce que réfutent les autorités laotiennes, qui s'affirment « très concernées par cet incident » et déclarent « mettre tout en œuvre pour établir la vérité ».\n\nRécompensé en 2005 par le prestigieux prix Ramon Magsaysay, sorte de prix Nobel asiatique, Sombath Somphone défend, depuis la fondation du Padect en 1996, un mode de développement durable et participatif. Ce qui, malgré les timides réformes du régime laotien, ne lui vaut pas que des amis. Son implication dans l’organisation du neuvième Forum des peuples Asie-Europe (AEPF), événement soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, qui s’est tenu pour la première fois à Vientiane en octobre 2012, pourrait être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de l’« ouverture » gouvernementale ». Durant la rencontre,  après les discours de bienvenue officiels,  plusieurs participants laotiens ont été intimidés dès lors qu’ils s’exprimaient sur des sujets sensibles comme l’accaparement des terres  lié notamment aux grands barrages hydrauliques. Plusieurs d’entre eux ont ensuite été convoqués et interrogés par les autorités. \n\nCette pression à l’encontre des acteurs locaux de la société civile, loin d’être isolée, s’étend aussi aux ONG étrangères présentes sur place, comme le montre l’expulsion, une semaine avant cet enlèvement, de la directrice de l’ONG suisse Helvetas.\n\nReste à espérer que les appels de la communauté internationale, lancés de tous les coins de la planète, permettront d’en savoir un peu plus sur le sort de Sombath."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-sombath-somphone/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/disparition-de-sombath-somphone/","name":"Disparition de Sombath Somphone - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-01-15T15:31:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:36:21+00:00","description":"Interpellé par des individus non identifiés le 15 décembre alors qu’il rentrait chez lui, Sombath Somphone, figure charismatique de la société civile","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-peuple-courageux-et-dynamique-laisse-a-son-sort/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-peuple-courageux-et-dynamique-laisse-a-son-sort/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":" » Un peuple courageux et dynamique, laissé à son sort « ","datePublished":"2012-01-12T16:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-peuple-courageux-et-dynamique-laisse-a-son-sort/"},"wordCount":1172,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un peuple courageux et dynamique, laissé à son sort et une élite qui refuse de prendre ses responsabilités\n\n\n\n\n\nPour le deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier 2010\n\n\n12 janvier 2012 fait exactement 2 ans que la terre a bougé en Haïti. Nous avions oublié la fragilité de la vie et de notre pays. Ce n’est pas le tremblement qui a produit cette crise où se trouve le pays ; mais il ‘a mis à nu. Nous saluons le courage de notre peuple, surtout le secteur informel qui dans des conditions très difficiles avec beaucoup de courage reprend à vivre et à s’organiser, avec l’aide de quelques amis. Nous saluons les amis de la communauté internationale, surtout les secteurs de l’Eglise, qui appuient les efforts du peuple pour vivre et s’organiser dans un mauvais moment. Nous saluons les responsables des différentes religions dans le pays qui depuis le tremblement de terre progressent sur le chemin de l’appréciation mutuelle.\n\n\nMais le peuple se sent abandonné. Il a le sentiment que trop de gens font du capital politique et économique sur sa misère.\n\n Le pays doit être rebâti, et pourtant, jamais le taux de chômage n’a été si élevé. Tous les discours évoquent les paysans et la décentralisation, et pourtant le gros des efforts concernent la zone de Port-au-Prince. Le peuple en dehors est toujours en dehors, parce qu’il est absent de la pensée des décideurs qui ne pensent pas à une politique agricole pour le pays. Le pays est envahi par les organisations et leurs projets, mais sans planification.\nOù sont allées les aides promises ? Où sont exécutés les projets de la CIRH ? Où se situent les différents plans de reconstruction ?\n\n\nApres le séisme, tous espéraient que les responsables du pays allaient finalement se réveiller, et prendre conscience de la misère des gens et prendre des décisions pour organiser l’aide d’urgence, la reconstruction et pour introduire une décentralisation sérieuse. Mais on ne dispose pas des signes que de gros efforts sont entrepris dans ce sens.\n\n\nVoici quelques constats :\n\n Nous constatons un faux débat sur une fausse reforme constitutionnelle. Nous avons observé des élections marquées par pas mal de violence, où les résultats des présidentielles et des législatives ont été analysés avec des critères différents. Nous avons constaté l’apparition du cholera, mais aucune autorité n’a voulu prendre la responsabilité pour déclarer publiquement son origine. Nous assistons au spectacle des Pouvoirs de l’Etat qui cherchent à étendre leur sphère d’influence aux frais des autres, au lieu de chercher une collaboration constructive en faveur du peuple et ses problèmes. Nous assistons à des conflits entre partis politiques et entre Pouvoirs de l’Etat, qui illustrent clairement comment aucun Pouvoir dans le passé n’a pris une décision claire contre l’impunité et la corruption. Nous assistons au retour dans le pays de quelques anciens dirigeants de l’Etat, qui reprennent discrètement leurs activités politiques. Est-ce qu’une purification de la mémoire ne serait pas plus importante ? Ne faudrait-il pas faire la vérité sur une tranche de l’histoire sans tordre le cou à la vérité et suspendre à cultiver l’oubli qui ne mène à rien ? Nous constatons également comment les responsables du pays considèrent leur peuple et l’infantilisent, parce qu’ils refusent de l’informer sérieusement de façon complète et correcte, de façon à l’aider à avancer. Chaque jour le droit de la population à une information correcte est bafoué. Nous sommes témoins des violences et brutalités exercées par des autorités pour réaliser leurs projets, ou bien on distribue de l’argent (des montants dérisoires) pour faire sortir les gens des places publics, sans qu’ils sachent où aller (comme a été fait pour vider la Place Jérémie).\n\n\nLe Commission Justice et Paix cherche à observer les violences et violations des droits, à former les gens et à accompagner les victimes. La défense de la dignité des personnes et de leurs droits comme Fils et Filles de Dieu est son boussole. La dignité des personnes est le plus grand motif pour la faire prendre responsabilité et accomplir ses devoirs. Ceci est le mandat de la Commission comme institution de l’Eglise catholique.\n\n\nVoici les urgences du temps, selon la Commission :\n\n Le Gouvernement doit se doter d’un service de presse qui fournit des informations complètes et correctes, qui considère la population comme des personnes adultes qui ont un droit à l’information claire, correcte, complète, sans qu’elle soit de la pure propagande politique. Le Gouvernement doit publier un plan d’urgence pour soulager les plus grands besoins des gens. Les droits de la population ne peuvent être satisfaits par la brutalité et les bousculades. Le Gouvernements et les Pouvoirs de l’Etat, les partis politiques et les organisations de la société civile doivent s’engager dans un processus réel pour élaborer une vision pour l’avenir du pays, une vision qui va au delà du mandat d’un Gouvernement au pouvoir. Il n’y a pas mille alternatives pour l’agriculture dans le pays ; il n’y a pas mille alternatives quand il s’agit de dire comment doit être l’éducation ; il n’y a pas mille alternatives dans le domaine d’une reforme réelle de la Justice, si la question est de faire ce qui garantit la dignité et les droits des gens. Les forces morales du pays doivent s’engager dans un processus pour réconcilier le pays avec lui même, de réconcilier les groupes d’intérêts dans la vérité. Oui, nous pensons qu’il y a un intérêt commun, un bien commun que nous devons réaliser ou défendre ensemble, comme citoyens d’un même pays. La Commission Justice et paix veut donner son concours à un tel effort. Comme peuple, il est temps pour prendre notre destin en main, pour nous arrêter à compter uniquement sur l’aide qui doit sortir de l’étranger. Nous appuyons l’appel que l’Archevêque de Port-au-Prince vient de lancer à l’occasion de cette commémoration du tremblement de terre. Nous lançons un appel à l’honnêteté, au patriotisme, au sens de responsabilité et au respect pour les jeunes générations par tous ; un effort doit être fait pour éradiquer l’impunité et la corruption. Le pays a besoin d’une vision et d’une orientation qui peut le dynamiser et ouvrir une perspective d’avenir. Tout cela entre dans les exigences de la réconciliation dont le pays a besoin.\n\n\nP. Jan Hanssens, Directeur\nJocelyne Colas, Secrétaire exécutive\nPour le Comité Directeur National, ce 11 janvier 2012\nLa veille du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier 2010"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-peuple-courageux-et-dynamique-laisse-a-son-sort/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-peuple-courageux-et-dynamique-laisse-a-son-sort/","name":"\" Un peuple courageux et dynamique, laissé à son sort \" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-12T16:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"Un peuple courageux et dynamique, laissé à son sort et une élite qui refuse de prendre ses responsabilités Pour le deuxième anniversaire du séisme du 12","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Promouvoir les droits des migrants dans la région du Mékong","datePublished":"2014-06-06T09:59:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:27:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/"},"wordCount":1175,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Fondé en 2003, Mekong Migration Network (MMN) regroupe une quarantaine d’organisations de la société civile, d’instituts de recherche, d’associations locales ou nationales, et d’universitaires originaires des six pays de la région du Mékong : Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande, Vietnam et province du Yunnan, en Chine. Son principal objectif est de promouvoir la dignité, mais aussi les droits des migrants dans cette zone. Omsin Boonlert, en charge du plaidoyer et de la recherche au sein de MMN, témoigne. \n\n\n\nQuelles sont les raisons des migrations dans la région du Mékong ?\nIl y a toujours eu des migrations dans la région et, contrairement aux idées reçues, ceux qui quittent leur pays ne le font pas tous parce qu’ils sont persécutés chez eux. Il y a des migrants économiques à la recherche d’une vie meilleure, des migrants « sociaux », qui se marient de l’autre côté d’une frontière par exemple, et ceux qui sont victimes de trafiquants d’êtres humains. À ceux-là s’ajoutent les réfugiés. Réfugiés qui, si l’on prend le cas de la Thaïlande, ne sont pas considérés comme tels puisque le gouvernement thaïlandais n’a toujours pas signé la Convention sur les réfugiés [[Adoptée à Genève en 1951, la Convention relative au statut des réfugiés vise à protéger quiconque « se trouve hors du pays dont elle a la nationalité » et craint « avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ». À ce jour, parmi les six pays de la Région du Mékong, seuls le Cambodge et la Chine y ont adhéré.]] et qui sont donc, eux aussi, à inclure parmi les migrants. On est donc en présence de plusieurs phénomènes qui se superposent et concernent plusieurs millions de personnes. \n\nComment travaille MMN ?\nCompte tenu des difficultés de certains à avoir accès à l’information, l’une de nos priorités est de faire en sorte que tous nos membres reçoivent les nouvelles en provenance des autres pays ou de l’international. Cet échange permanent nous permet de rester en contact avec la réalité du terrain chez tous nos partenaires, de suivre les tendances des politiques migratoires et alimente nos recherches  conjointes. Nous organisons également des ateliers de formation, non seulement pour nos membres, mais également à l’intention de représentants des ministères du Travail des six pays concernés afin de les sensibiliser sur les questions liées aux relations employeurs/employés et au respect des droits humains des migrants. Enfin, nous menons des activités de plaidoyer auprès des autorités locales et régionales. \n\nAvec quels résultats ?\nNotre influence est difficile à évaluer. Nous intervenons en effet dans des contextes politiques très différents. Certains pays se montrent plus réceptifs. Pour d'autres, il faut leur faire comprendre que nous ne travaillons pas contre eux, mais que nous cherchons à faire avancer les droits des migrants. Aujourd’hui, nous avons réussi à tisser des liens de confiance avec les gouvernements de ces six pays et à les conscientiser sur ces questions. Nous leur faisons parvenir régulièrement nos différentes recommandations. À nous de maintenir ensuite la pression pour que celles-ci se matérialisent sur le terrain. Quand notre voix n’est pas assez forte, nous n’hésitons pas à envoyer nos rapports au Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains des migrants afin qu’il puisse, à son niveau, intervenir.   \n\nQuelle est la situation des migrants en Thaïlande ?\nLa Thaïlande reste la principale destination des migrants de la région. On y estime leur nombre entre 2 et 2,5 millions de personnes, légaux et illégaux confondus. Pour autant, leur situation est assez paradoxale : d’un côté, les autorités les considèrent comme des résidents « temporaires », de l’autre, le pays a besoin d’eux pour faire tourner son économie. Le problème est que, avec la crise politique que traverse la Thaïlande depuis plusieurs mois, le gouvernement est lui aussi « temporaire » et les autorités locales ne sont plus habilitées à signer quoi que ce soit. Ce qui a de graves conséquences pour les migrants. Ceux dont le visa a expiré [[Sur la base d’un protocole d’entente signé entre les gouvernements thaïlandais et birman en 2003, un migrant birman peut rester travailler en Thaïlande pendant une période de 4 années consécutives au terme de laquelle il devra repartir en Birmanie pour une période de 3 ans avant de pouvoir revenir travailler en Thaïlande. Cette disposition est largement décriée par les ONG de défense des migrants qui demandent à ce que ce délai soit réduit à 1 mois, voire 1 jour.]] ne peuvent en effet pas le renouveler. Cela risque de pousser un certain nombre d’entre eux dans l’illégalité et ne peut qu’encourager quelques intermédiaires mal intentionnés. Cette question du renouvellement de visa concerne désormais plusieurs dizaines de milliers de personnes et leur nombre augmente de jour en jour. \n\nEn 2015, les pays de l’Asean vont se transformer en un marché unique. Avec quelles conséquences pour les migrants ?\nCette ouverture inquiète beaucoup les Thaïlandais qui craignent de voir débarquer dans leur pays de plus en plus de migrants. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas. La libre circulation des personnes ne concerne en effet que sept catégories professionnelles bien définies[[Les sept catégories appartiennent toutes au secteur des services : soins médicaux et dentaires, personnel hospitalier, ingénierie, architecture, comptabilité et recherche de ressources naturelles.  ]], auxquelles n’appartiennent pas les migrants, et, pour les autres, rien ne changera. Maintenant, l’Asean représente aussi une opportunité pour les migrants. Plusieurs dispositifs relatifs au monde du travail et à la protection ou aux droits des travailleurs, migrants ou non, ont en effet été adoptés. Pour autant, ces textes restent complexes et nous devons les mettre à la portée des migrants pour qu’ils puissent se les approprier, les utiliser à leur profit et les promouvoir à l’échelle régionale. \n\nEt changer les mentalités ?\nLes gens ont tendance à oublier l’importance des migrants dans leur pays d’accueil. Prenons l’exemple des fruits de mer en Thaïlande : les Cambodgiens les pêchent, les Birmans les conditionnent et ce sont les Laotiens qui les servent ! Nous ne pouvons pas faire autrement que reconnaître ce qu’ils font pour nous et leur accorder notre respect. Il ne s’agit pas de les assimiler à tel ou tel groupe mais de développer le « mieux vivre ensemble ». C’est ce à quoi nous devons tous réfléchir. En Thaïlande comme ailleurs. \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/","name":"Promouvoir les droits des migrants dans la région du Mékong - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-06T09:59:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:27:00+00:00","description":"Fondé en 2003, Mekong Migration Network (MMN) regroupe une quarantaine d’organisations de la société civile, d’instituts de recherche, d’associations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decentraliser-pour-mieux-reconstruire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decentraliser-pour-mieux-reconstruire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Décentraliser pour mieux reconstruire","datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decentraliser-pour-mieux-reconstruire/"},"wordCount":895,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Onze mois après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 220 000 morts et 1,3 million de sans-abri, la reconstruction espérée se fait attendre. L'épidémie de choléra, partie, le 19 octobre, du département de l'Artibonite a gagné la capitale. Et le résultat des élections législatives et présidentielles du 28 novembre pourrait attiser de nouveau la violence politique. Rencontre avec Violaine Dory, chargée de projets au CCFD-Terre Solidaire, de retour de mission.\n\n\n\nFDM : C'était votre 3ème séjour en Haïti depuis le séisme, quelle situation avez-vous trouvée sur place ?   \nViolaine Dory : Dès l'atterrissage à Port-au-Prince, j'ai été frappée par la taille des camps de réfugiés. Car si, après le séisme, les gens ont fui vers les campagnes, beaucoup sont revenus, attirés par les secours concentrés à Port-au-Prince. C'est l'un des effets pervers de l'aide : il aurait été préférable de la répartir sur tout le pays. Autre effet négatif : les acteurs traditionnels de développement sont concurrencés par les ONG internationales. Les populations se détournent des structures de santé locales, plusieurs hôpitaux ont fermé. Malgré tout, on peut voir que l'aide humanitaire joue son rôle efficacement et que, par exemple, l'épidémie de choléra n'a pas encore atteint les camps.\n\nSi l'aide d'urgence remplit son rôle, la reconstruction espérée peine à donner des résultats tangibles.\nOn ne peut pas attendre d'un pays aussi mal en point qu'Haïti qu'il batte des records de vitesse ! Il est vrai qu'à Port-au-Prince le déblaiement des gravats a très peu avancé. La plupart des maisons détruites ou fissurées, et inhabitables, sont cassées au marteau ou à la main ! Les Haïtiens doivent se débrouiller seuls, l'État se concentrant sur les lieux publics. Il n'y a pas de cadastre, pas de plan d'urbanisme, ce sera long ! Nos partenaires haïtiens ont également subi l'impact du séisme. D'abord fatigués, débordés, ils sont repartis avec courage, ont lancé des chantiers et débordent de projets. Par exemple, Iteca (Institut de technologie et animation), une ONG d'appui au développement rural, a décidé de se décentraliser en créant quatre antennes régionales (Gressier, Saint-Marc, Gros Morne et Savalette) pour être au plus près des populations concernées.\n\nRelancer la production agricole est l'une des priorités du CCFD-Terre Solidaire en Haïti.\nOui. 60 % de la population vit en milieu rural. Le CCFD-Terre Solidaire, avec la Sidi [[Sidi. Solidarité internationale pour le développement et l'investissement. Filiale du CCFD-Terre Solidaire spécialisée dans le financement solidaire. www.sidi.fr]], place de nombreux espoirs dans un important projet porté par son partenaire le KNPF (Conseil national du financement populaire) : le Fonds rural d'investissement et de crédit solidaire (Frics). Il vise l'accès au crédit pour ceux qui en sont habituellement exclus. Il permettra de mieux structurer le milieu rural, de recapitaliser les exploitations. Mais aussi de valoriser les produits agricoles, de créer des débouchés en transformant sur place, à l'exemple de la coopérative de mangues de Gros Morne, dans le Nord et d'aider à la création de petites entreprises pour améliorer la production (outillage, intrants, semences locales). Le KNPF veut aussi créer des Maisons d'entrepreneurs, véritables pépinières qui permettront de former et d'accompagner des jeunes. \n\nUne autre priorité est la structuration de la société civile.\nPendant mon séjour, j'ai animé une réunion organisée avec huit partenaires haïtiens, dans le cadre de la Cidse [[Cidse. Coopération internationale pour le développement et la solidarité (Alliance de seize agences de développement catholiques). www.cidse.org]]. L'objectif était de faire émerger une vision commune pour la reconstruction d'Haïti, avec pour piliers le développement rural et la gouvernance. Il faut aider la société civile à participer à la refondation d'Haïti. L'élan donné juste après le séisme est retombé parce que le quotidien a pris le pas. Il était important de rappeler cette envie, cette ambition, et le besoin de s'organiser pour travailler ensemble. Aujourd'hui, c'est à nos partenaires d'avancer.\n\n\n\n\n\nL'épidémie de choléra se propage\nLes derniers chiffres disponibles du ministère de la santé* dénombraient depuis le début de l'épidémie près de 30.000 cas de choléra ayant provoqué la mort d'environ 1600 personnes. Selon l'OMS, on pourrait atteindre les 200.000 cas dans les six à douze mois à venir. En effet, la maladie se propage très rapidement en raison des inondations et des récentes violences à Cap-Haïtien qui freinent le déploiement des secours. « Le choléra est une maladie très simple à traiter. Le taux de mortalité est pour l'instant de 2,4% dans les centres de soins mais sans aide médicale il peut s'envoler » précise Nigel Fisher coordonnateur humanitaire des Nations unies pour Haïti. Le CCFD-Terre Solidaire se mobilise en fonction des demandes de ses partenaires. \n* au 26 novembre\n\nViolaine Plagnol"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decentraliser-pour-mieux-reconstruire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/decentraliser-pour-mieux-reconstruire/","name":"Décentraliser pour mieux reconstruire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:24+00:00","description":"Onze mois après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 220 000 morts et 1,3 million de sans-abri, la reconstruction espérée se fait","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-pape-a-loccasion-de-son-voyage-au-mexique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-pape-a-loccasion-de-son-voyage-au-mexique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lettre ouverte au pape à l&rsquo;occasion de son voyage au Mexique","datePublished":"2016-02-17T18:10:07+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-pape-a-loccasion-de-son-voyage-au-mexique/"},"wordCount":3049,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans une lettre ouverte au pape François, les organismes de la société civile mexicaine, dont plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire,  l'ont sollicité pour lui demander, lors de sa visite au Mexique du 13 au 18 février 2016, de faire référence à la situation alarmante que vit le pays en matière de droits de l'homme \n\n\n\n\n\nA Sa Sainteté, Pape François\nPlus haut dignitaire de l’Église Apostolique et Romaine\nChef d’État de la cité du Vatican\n\nLes organisations soussignées qui travaillent au Mexique, s’adressent à vous pour vous demander respectueusement de faire référence à la situation alarmante que vit le Mexique en matière de droits de l’homme lors de votre prochaine visite dans le pays.\n\nL'année dernière, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et la Commission interaméricaine des droits de l'homme ont effectué des visites sur place, dans le pays. \nCes deux organisations internationales ont constaté la grave crise en matière de droits de l’homme à laquelle est confrontée le Mexique. Elles s’accordent pour dire que l'insécurité extrême, la violence et l'impunité ainsi que le nombre alarmant de personnes tuées, disparues, déplacées, torturées, dans un pays qui ne vit pas un conflit armé reconnu, est très préoccupant.\n\nEntre décembre 2006 et décembre 2014, 4055 plaintes ont été déposées pour des faits de torture  au bureau du Procureur général de la République, dont 1273 correspondent à des plaintes contre des militaires. \nEn outre, le nombre officiel de personnes disparues enregistré s’élève à  27 638 cas, dont beaucoup ont été commis par des fonctionnaires dans le cadre de la politique de sécurité en vigueur. À ces cas récents, il faut ajouter les 797 cas documentés de disparition forcée au cours de ladite \"Guerre sale\" et qui restent aujourd’hui non élucidés et impunis.\n\nDe même, depuis la prise de fonctions du gouvernement actuel, pour ne citer que quelques exemples, 22 personnes ont été arbitrairement exécutées par des soldats dans l'État du Mexique ; \n43 jeunes étudiants de l'État de Guerrero ont été victimes de disparitions forcées, sans qu’aucune enquête concluante ou satisfaisante n’ai permis à ce jour de connaître le sort ou l’endroit où se trouvent les victimes et encore moins quelle est la responsabilité pénale des responsables ; \nl'année dernière, 17 journalistes ont été tués en raison de leur travail et le Mexique occupe la deuxième position en Amérique latine en matière de crimes homophobes, 1218 meurtres homophobes ayant été enregistrés entre 1995 et 2014, avec 247 homicides contre des personnes LGBTTT au cours des six dernières années. \nFait inquiétant, cinq municipalités font partie des 50 villes les plus violentes du monde en termes d’homicides. \n\n\nÀ Michoacán, où vous aurez l’occasion de vous rendre, 50 civils ont été tués l’année dernière par la police fédérale dans les villes de Apatzingan et Tanhuato. Un garçon de 12 ans a été arbitrairement privé de sa vie par des militaires dans la ville de Ostula lors d’une fusillade.\n\nDans l'État du Mexique, où vous allez également vous rendre, des niveaux alarmants de violence contre les femmes ont été enregistrés. Malgré l'absence de chiffres spécifiques disponibles sur la violence faite aux femmes dans l'État, en 2014, 27 féminicides ont été enregistrés dans onze villes de l'Etat et en 2015, jusqu'au mois d'août, 194 cas ont été enregistrés. À Ecatepec, l'une des municipalités où le taux de violence est le plus préoccupant, 7000 restes osseux ont été trouvés en 2014 dans un canal d'environ 19 kilomètres ; 16 corps correspondaient à des femmes.\n\nPar ailleurs, à Chihuahua, l'un des Etats les plus touchés par la violence liée à la guerre de la drogue, 2361 femmes ont été victimes de féminicide au cours des 20 dernières années. \n\nÀ ce jour, il n’existe aucune sentence significative qui adresse à la société le message que de tels crimes ne sont pas acceptables au Mexique. \n\nDe même, des familles entières ont été contraintes de fuir leur foyer d'origine. Dans la ville de Juarez et sa périphérie, on estime que 254 426 personnes ont quitté leur maison à cause de la violence entre 2007 et 2011; 41 % d'entre elles sont allées aux États-Unis. \nMalgré l'absence de quantification et d’évaluation de cette tragédie humanitaire par l'État mexicain, trois mouvements de déplacement forcé d’au moins 560 familles8 ont été enregistrés dans l'Etat en 2015. Ces dernières ont décidé de quitter leur foyer en raison de la forte prévalence des crimes tels que des homicides, des extorsions, des enlèvements et des violations des droits de l'homme.\n\nLes déplacements internes forcés pour cause de violence sont un problème qui touche tout le pays de façon alarmante.  \nAlors que l’on estime qu’il y a environ 287 358 déplacés dans la République, aucune politique ou institution n’apporte de réponse aux victimes pour garantir pleinement le respect de leurs droits de l’homme.\n\nAu Chiapas, depuis le conflit armé interne qui a touché l'État en 1994, on estime actuellement que plus de 30 000 personnes vivent en situation de déplacement forcé prolongé. \nÀ cela s’ajoutent, des taux élevés d'extrême pauvreté et de marginalisation dans l'État. Ces derniers ont été utilisés par le gouvernement local comme un instrument de répression et de manipulation. \nEn effet, en l’absence d’une politique publique réelle, il a mis en œuvre des mesures palliatives pour tirer profit de la pauvreté de la population et encourager les structures clientélistes et serviles en faveur de son parti politique.\n\nEn outre, dans le cadre des échanges que vous aurez lors des rencontres officielles relatives à la protection de l'environnement, la paix et la sécurité, nous vous invitons à aborder les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, sans oublier les droits collectifs des peuples autochtones à la terre, au territoire, aux ressources naturelles, et à décider de leurs propres formes d'organisation.  \nCes droits sont systématiquement violés dans les États que vous allez visiter. Cela concerne l'ensemble du pays et des centaines de communautés qui subissent les effets d’une politique économique fondée sur l'extraction et qui se concrétise par les « réformes structurelles » du Président Enrique Peña Nieto. \nLes mégaprojets dans les secteurs minier et agro-industriel, les barrages etc., auxquels s’ajoutent une corruption endémique qui profite aux activités des dirigeants politiques et de leurs entreprises partenaires, sont la source de pillage, d’intimidation et de criminalisation contre les communautés et ceux qui les défendent.\n\nD'autre part, les droits des migrants en transit et demandeurs d'asile ont été bafoués par les autorités et les fonctionnaires impliqués dans des actes d'arrestation ou par des groupes du crime organisé en collusion avec les autorités.\n Les plaintes portées par les organisations de migrants depuis 2004, ont culminé avec le massacre de 72 personnes à San Fernando, Tamaulipas en 2010, suivi de la découverte de fosses clandestines à Tamaulipas et Durango en avril 2011, puis de 49 torses de corps humains à Cadereyta, Nuevo Leon. \nÀ cela s’ajoutent plus de 20 000 cas d'enlèvements documentés en 2009 par 10 abris de migrants en collaboration avec la Commission nationale des droits de l'homme. \n\nMalgré les nombreux signalements faits au cours des six dernières années par les organisations internationales concernant la violence et l'impunité généralisées, et malgré l'absence de garanties concernant le respect des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, la position du gouvernement mexicain, et en particulier de l'administration actuelle, consiste à minimiser le problème et à dire que les cas de violations graves des droits de l'homme sont des faits isolés.  \n\nPar ailleurs, des campagnes de diffamation contre des représentants de mécanismes internationaux de défense des droits de l'homme ont été entreprises ou tolérées. \nCela a par exemple été le cas du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Juan Mendez, qui a souligné le caractère généralisé de la torture au Mexique, du Comité des Nations Unies des disparitions forcées ou du Groupe interdisciplinaire d'experts indépendants (GIEI) désigné par la Commission interaméricaine des droits de l'homme dans l’affaire de Ayotzinapa, et qui a également contribué à réorienter le cours des enquêtes du Bureau du procureur général sur la disparition de 43 jeunes étudiants de Guerrero.\n\nDe même, la politique d’invitation ouverte et permanente à l’égard des mécanismes des droits de l’homme internationaux dont faisait preuve le Mexique, est en net recul comme en témoignent les retards et l'absence de réponse évidents du ministère des Affaires étrangères pour confirmer les dates des visites dans le pays des rapporteurs des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme et sur les déplacements forcés. \n\nEn outre, sachez que le gouvernement mexicain refuse de reconnaître la responsabilité de l'armée et de la marine dans la perpétration de violations graves des droits de l'homme.  Au contraire, il a renforcé la présence de l’armée dans les activités de sécurité publique, des fonctions qui reviennent à la police civile comme l’exige la Constitution mexicaine.\n\nAu vu du nombre exorbitant de victimes de violations des droits de l'homme, il est pour nous très important que le programme de votre visite tienne compte de ces victimes qui ont besoin de l'aide et de la reconnaissance internationales face à l'indolence absolue de l'État mexicain.\n\nLes organisations signataires de cette lettre, reconnaissent le travail du Saint-Siège en matière de promotion du droit international humanitaire et de défense de la dignité humaine lors des conflits armés et en temps de paix. C’est pourquoi, nous espérons que votre message spirituel mais également votre solidarité internationale avec les victimes, nous aideront à garder la foi dans la paix et la justice dans notre pays.\n\nNous vous remercions de votre aimable attention et vous prions de recevoir notre plus haute considération.\n\n\n\nCordialement,\n\n\nAsistencia Legal por los Derechos Humanos, A.C.\nAsociación de Familiares de Detenidos Desaparecidos y Víctimas de Violaciones a los Derechos Humanos en México AFADEM-FEDEFAM\nCasa del Migrante de Saltillo [Frontera con Justicia A.C.] Católicas por el Derecho a Decidir\nCentro de Derechos Humanos “Fray Francisco de Vitoria O.P.”, A. C. Centro de Derechos Humanos “Miguel Agustín Pro Juárez”\nCentro de Derechos Humanos de las Mujeres (CEDEHM)\nCentro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC Centro de Derechos Humanos Paso del Norte\nCentro de Derechos Humanos Zeferino Ladrillero\nCentro de Justicia para la Paz y el Desarrollo, A.C. (CEPAD)\nCentro Diocesano para los Derechos Humanos Fray Juan de Larios A.C. Centro Mexicano de Derecho Ambiental A.C. (CEMDA)\nCiudadanos en Apoyo a los Derechos Humanos, A.C. (CADHAC) Colectivo Contra la Tortura y la Impunidad\nComisión Ciudadana de Derechos Humanos del Noroeste, A.C. Comisión Independiente de Derechos Humanos de Morelos A.C.\nComisión Mexicana de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos (CMDPDH) Comité de Defensa Integral de Derechos Humanos Gobixha A.C.\nDesarrollo, Educación y Cultura Autogestionarios Equipo Pueblo, A.C. (DECA Equipo Pueblo)\nIniciativas para el Desarrollo de la Mujer Oaxaqueña (IDEMO, A.C.) Documenta, Análisis y Acción para la Justicia Social A.C.\nEQUIS Justicia para las Mujeres Freedom House\nFundar, Centro de Análisis e Investigación A.C. Idheas, Litigio Estratégico en Derechos Humanos, A.C. Indignación\nIniciativa Ciudadana y Desarrollo Social, INCIDE Social, A.C. Instituto de Justicia Procesa Penal\nInstituto Mexicano de Derechos Humanos y Democracia, A.C. Red Mesa de Mujeres de Ciudad Juárez A. C.\nServicios y Asesoría para la Paz A.C (Serapaz) Sin Fronteras I.A.P.\nServicios para una Educación Alternativa A. C\nRed Nacional de Organismos Civiles de Derechos Humanos « Todos los Derechos para Todas y Todas » (Réseau national des organismes civile de droits de l’homme « Tous les droits pour toutes et tous  » constitué de 79 organisations dans 21 États de la République mexicaine) : Agenda LGBT (État du Mexique) ; Alianza Sierra Madre, A.C. (Chihuahua) ; Asistencia Legal por los Derechos Humanos, A.C. (AsiLegal) (District Fédéral) ; Asociación Jalisciense de Apoyo a los Grupos Indígenas, A.C. (AJAGI) (Guadalajara, Jal.) ; Bowerasa, A.C. “Haciendo Camino” (Chihuahua, Chih.) ; Casa del Migrante Saltillo (Saltillo, Coah.) ; Católicas por el Derecho a Decidir, A.C. (District Fédéral) ; Centre “Fray Julián Garcés” Derechos Humanos y Desarrollo Local, A. C. (Tlaxcala, Tlax.) ; Centro de Apoyo al Trabajador, A.C. (CAT) (District Fédéral) ; Centro de Derechos Humanos “Fray Bartolomé de Las Casas”, A. C. (San Cristóbal de Las Casas, Chis) ; Centro de Derechos Humanos Digna Ochoa,A.C (Tonalá, Chis.) ; Centro de Derechos Humanos “Fray Francisco de Vitoria O.P.”, A. C. (District Fédéral) ; Centro de Derechos Humanos “Miguel Agustín Pro Juárez”, A. C. (District Fédéral) ; Centro de Derechos  Humanos  “Don  Sergio” (Jiutepec, Mor.) ; Centro de Derechos Humanos “Fray Matías de Córdova”, A.C. (Tapachula, Chis.) ; Centro de Derechos Humanos de la Montaña, Tlachinollan, A. C. (Tlapa, Gro.) ; Centro de Derechos Humanos de las Mujeres (Chihuahua) ; Centro de Derechos Humanos de los Pueblos del Sur de Veracruz “Bety Cariño”, A.C. (Tatahuicapan de Juárez, Ver.) ; Centro de  Derechos Humanos “Juan Gerardi”, A. C. (Torreón, Coah.) ; Centro de Derechos Humanos Paso del Norte (Cd. Juárez, Chih.) ; Centro de Derechos Humanos Victoria Diez, A.C. (León, Gto.) ; Centro de Derechos Indígenas “Flor y Canto”, A. C. (Oaxaca, Oax.) ; Centro de Derechos Humanos Toaltepeyolo (Orizaba, Veracruz) ; Centro de Derechos Indígenas A. C. (Bachajón, Chis.) ; Centro de los Derechos del Migrante (District Fédéral) ; Centro de Justicia para la Paz y el Desarrollo, A. C. (CEPAD) (Guadalajara, Jal.) ; Centro de Reflexión y Acción Laboral (CEREAL-DF) (District Fédéral) ; Centro de Reflexión y Acción Laboral (CEREAL-Guadalajara) (Guadalajara, Jal.) ; Centro Diocesano para los Derechos Humanos “Fray Juan de Larios”, A.C. (Saltillo, Coah.) ;  Centro Juvenil Generando Dignidad (Comalcalco, Tabasco) ; Centro Mexicano de Derecho Ambiental (CEMDA) (District Fédéral) ; Centro Mujeres (La Paz, BCS.) ; Centro Regional de Defensa de DDHH José María Morelos y Pavón, A.C. (Chilapa, Gro.) ; Centro Regional de Derechos Humanos “Bartolomé Carrasco”, A.C. (BARCA) (Oaxaca, Oax.) ; Ciencia Social Alternativa, A.C. KOOKAY (Mérida, Yuc.) ; Ciudadanía Lagunera por los Derechos Humanos, A.C. (CILADHAC) (Torreón, Coah.) ;  Colectivo  Educación  para  la  Paz  y  los  Derechos  Humanos,  A.C.  (CEPAZDH)     (San Cristóbal de Las Casas, Chis.) ; Colectivo contra la Tortura y la Impunidad (CCTI) (District Fédéral) ; Comité Cerezo (District Fédéral) ; Comité Cristiano de Solidaridad Monseñor Romero (District Fédéral) ; Comité de Familiares de Detenidos Desaparecidos “Hasta Encontrarlos”(District Fédéral) ; Comisión de Derechos Humanos y Laborales del Valle de Tehuacán, A.C. (Tehuacán, Pue.) ; Comisión de Solidaridad y Defensa de los Derechos Humanos, A.C.(COSYDDHAC) (Chihuahua, Chih.) ; Comisión Independiente de Derechos Humanos de Morelos, A. C. (CIDHMOR) (Cuernavaca, Mor.) ; Comisión Regional de Derechos Humanos “Mahatma Gandhi”, A. C. (Tuxtepec, Oax.) ; Comité de Defensa Integral de Derechos Humanos Gobixha A.C. (CODIGODH) (Oaxaca, Oax.) ; Comité de Defensa de las Libertades Indígenas (Palenque, Chis.) ; Comité de Derechos Humanos Ajusco (District Fédéral) ; Comité de Derechos Humanos “Fr. Pedro Lorenzo de la Nada”, A. C. (Ocosingo, Chis.) ; Comité de Derechos Humanos “Sierra Norte de Veracruz”, A. C. (Huayacocotla, Ver.) ; Comité de Derechos Humanos de Colima, A. C. (Colima, Col.) ; Comité de Derechos Humanos de Comalcalco, A. C. (CODEHUCO) (Comalcalco, Tab) ; Comité de Derechos Humanos de Tabasco, A. C.(CODEHUTAB) (Villahermosa, Tab) ; Comité de Derechos Humanos y Orientación Miguel Hidalgo, A. C. (Dolores Hidalgo, Gto.) ; Comité Sergio Méndez Arceo Pro Derechos Humanos de Tulancingo, Hgo A.C. (Tulancingo, Hgo.) ; El Caracol, A.C (District Fédéral) ; Estancia del Migrante González y Martínez, A.C. (Querétaro, Qro.) ; Frente Cívico Sinaloense. Secretaría de Derechos Humanos (Culiacán, Sin.) ; Fundación para la Justicia y  el Estado Democrático de Derecho (District Fédéral) ; Indignación, A. C. Promoción y Defensa de los Derechos Humanos (Mérida, Yuc.) ; Iniciativas para la Identidad y la Inclusión A.C. (INICIA) (San Cristóbal de Las Casas, Chis.) ; Instituto de Derechos Humanos Ignacio Ellacuria, S.J. Universidad Iberoamericana- Puebla (Puebla, Pue.) ; Instituto Guerrerense de Derechos Humanos, A. C. (Chilpancingo, Gro.) ; Instituto Mexicano de Derechos Humanos y Democracia (District Fédéral) ; Instituto Mexicano para el Desarrollo Comunitario, A. C. (IMDEC) (Guadalajara, Jal.) ; Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores de Occidente. Programa Institucional de Derechos Humanos y Paz (Guadalajara, Jal.) ; Mujeres Indígenas por la Conservación, Investigación y Aprovechamiento de los Recursos Naturales, A. C.(CIARENA) (Oaxaca) ; Oficina de Defensoría de los Derechos de la Infancia A.C. (ODI) (District Fédéral), Programa Universitario de Derechos Humanos. UIA –León (León, Gto.) ; Proyecto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (ProDESC) (District Fédéral) ; Proyecto sobre Organización, Desarrollo, Educación e Investigación (PODER) (District Fédéral) ; Promoción de los Derechos Económicos, Sociales y Culturales (PRODESCAC) (État du Mexique) ; Respuesta Alternativa, A. C. Servicio de Derechos Humanos  y Desarrollo Comunitario (San Luis Potosí) ; Servicio, Paz y Justicia de Tabasco, A.C.(SERPATAB) (Villahermosa, Tab.) ; Servicios de Inclusión Integral, A.C. (SEIINAC) (Pachuca, Hgo.) ; Tequio Jurídico A.C. (Oaxaca, Oax.)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-pape-a-loccasion-de-son-voyage-au-mexique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lettre-ouverte-au-pape-a-loccasion-de-son-voyage-au-mexique/","name":"Lettre ouverte au pape à l'occasion de son voyage au Mexique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-17T18:10:07+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:02+00:00","description":"Dans une lettre ouverte au pape François, les organismes de la société civile mexicaine, dont plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire, l'ont","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-fin-a-la-militarisation-de-lexploitation-et-du-commerce-des-ressources-naturelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-fin-a-la-militarisation-de-lexploitation-et-du-commerce-des-ressources-naturelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mettre fin à la militarisation de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles","datePublished":"2010-03-31T14:23:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-fin-a-la-militarisation-de-lexploitation-et-du-commerce-des-ressources-naturelles/"},"wordCount":396,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"De nombreux groupes armés et des éléments de l’armée nationale interviennent à toutes les étapes de l’exploitation des ressources minérales (coltan, cassitérite, or…). Cela prive le pays des ressources nécessaires à son développement et entretient l’instabilité par le biais des revenus générés.\n\n\n\nLes ressources minérales ainsi exploitées au bénéfice des hommes en armes accèdent au marché international en raison de la faiblesse des dispositifs de contrôle, du laxisme des acteurs économiques et de la complicité des pays voisins. Le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda sont parfois des acteurs directs de cette exploitation à travers le soutien actif ou passif qu’ils apportent aux groupes et individus qui la contrôlent et en se refusant à exercer ou à autoriser un contrôle strict des ressources qui transitent par leur territoire. Depuis dix ans, l’ONU identifie ces dysfonctionnements et les responsabilités personnelles de militaires, politiciens et acteurs économiques au Congo, dans la sous-région et au niveau international. Ces révélations, les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que les processus non contraignants mis en place n’ont pas changé la donne sur le terrain. Il est temps d’agir afin que les ressources du sous-sol congolais cessent d’être un des facteurs majeurs du conflit. \n\nLes entreprises impliquées dans la chaîne d’exploitation et de commercialisation doivent faire preuve de « diligence raisonnable », c’est-à-dire instaurer des mécanismes de contrôle de leur chaîne d’approvisionnement, afin de montrer dans quelles conditions les ressources minérales qu’elles introduisent sur le marché international sont produites ; \n\nUn dispositif multilatéral de certification doit être mis en place au niveau de la région des Grands Lacs, qui témoignera de l’origine, de la qualité et de la quantité des ressources minérales ; \n\nDes sanctions doivent être adoptées et mises en œuvre contre les acteurs économiques, les dirigeants et individus accusés par les rapports de l’ONU d’entretenir ce trafic ; \n\nIl faut accompagner le gouvernement congolais afin qu’il établisse les règles d’une gestion transparente du secteur minier et qu’il applique ses lois, qui interdisent la présence de militaires sur les sites miniers."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-fin-a-la-militarisation-de-lexploitation-et-du-commerce-des-ressources-naturelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-fin-a-la-militarisation-de-lexploitation-et-du-commerce-des-ressources-naturelles/","name":"Mettre fin à la militarisation de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-03-31T14:23:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:26+00:00","description":"De nombreux groupes armés et des éléments de l’armée nationale interviennent à toutes les étapes de l’exploitation des ressources minérales (coltan,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ponts-pas-des-murs-a-selestat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ponts-pas-des-murs-a-selestat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des ponts pas des murs à Sélestat","datePublished":"2012-05-12T18:24:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ponts-pas-des-murs-a-selestat/"},"wordCount":79,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Animations, jeux, sketchs, exposition... Contre la désinformation et le mensonge pour une politique d'hospitalité des migrants. \n\n\n\nNon à la fermeture des frontières, non à l'atteinte au droit d'asile, non à l'amalgame étranger délinquant, non à l'enfermement des familles et enfants dans les centre de rétention, non aux quotas d'expulsion et à la répression policière. \n\nSamedi 12 mai 2012, place de la Victoire à Sélestat de 14h30 à 17h."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ponts-pas-des-murs-a-selestat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ponts-pas-des-murs-a-selestat/","name":"Des ponts pas des murs à Sélestat - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-12T18:24:00+00:00","description":"Animations, jeux, sketchs, exposition... Contre la désinformation et le mensonge pour une politique d'hospitalité des migrants. Non à la fermeture des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-leconomie-au-service-des-droits-humains/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-leconomie-au-service-des-droits-humains/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Sri Lanka, l’économie au service des droits humains","datePublished":"2011-11-16T14:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-leconomie-au-service-des-droits-humains/"},"wordCount":801,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que la situation des droits de l’homme reste dramatique, la société civile sri lankaise, soutenue par le secrétariat général des Nations unies, demande une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Parallèlement, elle plaide pour le maintien des sanctions économiques.\n\n\n\nDepuis longtemps, les défenseurs des droits de l’homme sri lankais se battent contre l’impunité. Aujourd’hui, ils s’appuient sur un rapport d’experts, nommés par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, rendu public fin avril 2011, qui estime « crédibles les accusations de violations graves des droits de l’homme par les rebelles tamouls et les forces gouvernementales au cours des derniers mois de la guerre civile en 2009 ». Il considère aussi que « certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. » Mais ce rapport restera lettre morte s’il n’est pas suivi par l’ouverture d’une enquête. Un processus long auquel s’oppose déjà la Chine, alliée de taille de Colombo. Le gouvernement sri-lankais persiste, lui, à faire la sourde oreille.\n\nPourtant, la situation des droits de l’homme ne s’améliore guère depuis 2009, comme le décrit Brito Fernando, président de Right to Life Human Rights Center, venu plaider la cause de son peuple au Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève [[Brito Fernando et Herman Kumara sont aussi membres de « La plate-forme pour la liberté », collectif de forces vives opposées à la politique nationaliste cinghalo-bouddhiste du président Rajapakse. ]] : « Les meurtres et disparitions de militants des droits de l’homme se poursuivent. Le président Mahinda Rajapaksa les qualifie de traîtres à la nation, en particulier quand ils sont d’origine tamoule. Les médias sont sous contrôle gouvernemental et sont utilisés pour répandre l’idéologie d’une conspiration de l’ouest qui financerait les organisations de droits de l’homme. Des meurtres et menaces se multiplient contre les journalistes. Trente-sept d’entre eux ont été tués depuis 2005 et ils sont nombreux à avoir quitté le pays. Les principaux partis politiques d’opposition ont été mis en pièces. En offrant de l’argent, des portefeuilles ministériels ou en agitant des menaces, le président a réussi à diviser et briser toute opposition. Enfin, les militaires sont placés aux postes stratégiques, dans les conseils provinciaux et les ambassades. »\nParallèlement à leur travail de « diplomatie » dans les grandes institutions internationales, les leaders associatifs insistent sur l’importance du lien entre la sphère économique et celle des droits de l’homme. Certains sont même favorables aux sanctions économiques. Herman Kumara [[Brito Fernando et Herman Kumara sont aussi membres de « La plate-forme pour la liberté », collectif de forces vives opposées à la politique nationaliste cinghalo-bouddhiste du président Rajapakse. ]], directeur de Nafso, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, regrette ainsi que les prêts consentis pour la reconstruction du pays par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale n’exigent rien en matière de respect des droits de l’homme, à l’instar de l’Europe. En effet, face au refus de Colombo de coopérer sur les questions de droits humains, l’Union européenne (UE) a suspendu en août 2010 ses accords GSP+ de préférence généralisée, qui concédaient aux produits sri lankais un accès privilégié sur le marché européen. Il est difficile pour l’instant d’évaluer réellement l’impact de cette décision car le Sri Lanka a pu écouler sa production sur d’autres marchés comme la Chine, l’Iran ou la Russie. On ne peut nier néanmoins certaines conséquences néfastes : « La course à la préservation de la compétitivité liée à la perte du GSP+ a renforcé le développement des pratiques de marchands de main-d’œuvre » déplore Sylvain Ropital, chargé de mission Asie-Pacifique au CCFD-Terre Solidaire. Pourtant, un an après la suspension de ces accords, et face à la persistance des exactions, les militants des droits de l’homme souhaitent le maintien de cette sanction. Elle range en effet le pays au rang des États ennemis à la démocratie. Or, le Sri Lanka ne peut rester isolé sur la scène internationale car son économie a besoin des touristes et investisseurs étrangers. Acculées, les autorités devront changer de méthodes. « Cette volonté de ne pas tourner le dos complètement à l’Occident est très importante pour les acteurs locaux et redonne un peu d’espoir dans ce ciel noirci par les intimidations et criminalisations émanant du gouvernement » conclut Sylvain Ropital."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-leconomie-au-service-des-droits-humains/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-leconomie-au-service-des-droits-humains/","name":"Sri Lanka, l’économie au service des droits humains - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-16T14:49:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","description":"Alors que la situation des droits de l’homme reste dramatique, la société civile sri lankaise, soutenue par le secrétariat général des Nations unies,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laide-au-developpement-variable-dajustement-du-budget-francais/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laide-au-developpement-variable-dajustement-du-budget-francais/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’aide au développement, variable d’ajustement du budget français","datePublished":"2010-07-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laide-au-developpement-variable-dajustement-du-budget-francais/"},"wordCount":386,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 28 juillet 2010\n\nL'annonce du gel des crédits de la mission d'aide publique au développement pour les trois prochaines années[1], au plein cœur de l'été, éloigne définitivement la France de ses engagements en matière de solidarité internationale. \nEn 2002, le Président Jacques Chirac s'était engagé à consacrer, d'ici 2012, 0,7% du Revenu national brut (RNB) à l'aide publique au développement (APD), avec un objectif intermédiaire de 0,5% en 2007. Après avoir déjà revu cet objectif à la baisse en 2008, fixant 2015 pour atteindre 0,7%, avec un objectif intermédiaire de 0,51% en 2010, le chef de l'Etat vient à nouveau de trahir les engagements de la France en faveur de la solidarité internationale. Il avait pourtant promis aux ONG françaises, en septembre 2009, que « l'aide publique au développement ne [serait] pas la variable d'ajustement de la dépense publique[2] ».\n\n« En renonçant à ses promesses d'aide au développement, la France fait payer aux populations les plus pauvres les frais de la crise financière, alors qu'elles n'y sont pour rien. Après avoir étouffé les pays pauvres sous le poids de la dette, on leur fait payer au prix fort notre propre dette. C'est inacceptable. Et c'est lâche de faire une telle annonce en plein creux médiatique », dénonce Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, qui s'interroge « Quelle crédibilité la France aura-t-elle si elle veut convaincre ses partenaires du G8 et du G20, qu'elle accueille en 2011, de soutenir les pays du Sud, durement frappés par la crise ? ».\n\nEn 2010, l'APD sera située entre 0.44 et 0.46% du RNB. La stagnation annoncée indique qu'aucun progrès n'est à espérer avant 2013. Au niveau bilatéral, l'enveloppe consacrée aux dons avait déjà été divisée par 2 entre 2006 (322 millions €) et 2010 (175 millions €). Faute de dons, la France n'a plus les moyens de soutenir efficacement des projets sociaux et agricoles dans les pays pauvres. \n\nContact : Jean Merckaert - 01 44 82 81 23 - 06 81 84 30 64 - j.merckaert@ccfd.asso.fr\n[1] http://www.lesechos.fr/info/france/020690463683-le-gel-de-l-aide-au-developpement-empechera-le-respect-desengagements.\nhtm\n[2] Extrait du discours de Nicolas Sarkozy, lors d'une rencontre avec les ONG françaises le 17 septembre 2009."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laide-au-developpement-variable-dajustement-du-budget-francais/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laide-au-developpement-variable-dajustement-du-budget-francais/","name":"L’aide au développement, variable d’ajustement du budget français - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:37+00:00","description":"Paris, le 28 juillet 2010 L'annonce du gel des crédits de la mission d'aide publique au développement pour les trois prochaines années, au plein cœur de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/giselle-salazar-blanco-representante-de-cooperaccion-perou/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/giselle-salazar-blanco-representante-de-cooperaccion-perou/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Giselle Salazar Blanco, représentante de COOPERACCION, Pérou","datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/giselle-salazar-blanco-representante-de-cooperaccion-perou/"},"wordCount":429,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"COOPERACCION, une association a but non lucratif dont la mission est de promouvoir le développement des zones côtières et des zones d’exploitations minières et énergétiques au Pérou\n\n\n\n\n\n\n« Je m'appelle Giselle Salazar Blanco. Je représente COOPERACCION, une association a but non lucratif dont la mission est de promouvoir le développement des zones côtières et des zones d'exploitations minières et énergétiques au Pérou.\n\nDurant le Forum, l'un des débats que j'ai trouvé le plus enrichissant est celui intitulé :  « exploitation minière : les veines ouvertes de la terre », parce que  l'activité minière représente près de la moitié des causes de conflits socio-environnementaux dans mon pays. Dans le cadre de ces débats, j'ai pu lier des liens avec différents représentants de comités de défense des droits des populations indigènes, notamment au Brésil. L'objectif est d'échanger nos expériences, comme par exemple avec l'organisation « Justiça nos trilhos », qui a évoqué ses efforts pour rendre visible les luttes des communautés indigènes et riberinhas (vivant au bord des cours d'eau) et la nécessaire consultation de ces communautés avant tout projet d'investissements miniers. C'est un thème qui nous intéresse particulièrement au Pérou où l'article 169 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), qui garantit notamment aux peuples indigènes la liberté de décider de leur mode de développement, est le plus souvent ignoré.\n\nJ'ai trouvé que l'un des intérêts de ce débat, comme l'ensemble du Forum d'ailleurs, était d'offrir aux participants une vision régionale des enjeux et défis d'un modèle de développement qui va à l'encontre du respect de l'environnement et des populations locales.\n\nL'autre axe de travail est la mise en place d'une stratégie commune au niveau régional. Par exemple l'idée de travailler de manière concertée contre les agissements d'une même entreprise opérant dans différents pays de la région me semble tout à fait adaptée à la réalité.  C'est une idée simple, mais efficace ! J'ai d'ailleurs le sentiment que ce Forum a été porteur d'une multitude de propositions concrètes, bien ancrées dans la réalité de nos luttes. »\n\nForum Pan-amazonien\n30 novembre 2010\nJean Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/giselle-salazar-blanco-representante-de-cooperaccion-perou/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/giselle-salazar-blanco-representante-de-cooperaccion-perou/","name":"Giselle Salazar Blanco, représentante de COOPERACCION, Pérou - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:09+00:00","description":"COOPERACCION, une association a but non lucratif dont la mission est de promouvoir le développement des zones côtières et des zones d’exploitations","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-la-verite-economique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-la-verite-economique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rétablir la vérité économique","datePublished":"2010-12-07T12:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-la-verite-economique/"},"wordCount":1657,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour mettre fin à la déconnexion entre géographie de l’activité économique réelle et géographie comptable et redonner sens aux baromètres de l’économie mondiale, il faut en priorité :\n\n\n\n1. Obliger les multinationales à publier leurs comptes pays par pays, voire filiale par filiale\n\n\nPourquoi ?\nLa communauté internationale ne publiera jamais une liste exhaustive et objective des paradis fiscaux : son fonctionnement par consensus lui interdit de mettre à l’index des pays tels que le Royaume-Uni ou les États-Unis par exemple. En revanche, une entreprise devrait être à même de justifier de la réalité de son activité économique partout où elle opère, que le pays d’implantation soit, ou non, listé par les uns ou les autres comme étant un paradis fiscal. Les syndicats patronaux ne devraient pas s’y opposer : en décembre 2009, le MEDEF a ainsi protesté contre l’inscription – alors envisagée par la France – du Chili sur sa liste des paradis fiscaux[[« Paradis fiscaux : le patronat défend les entreprises de bonne foi », Les Échos, 8 décembre 2009.]].\n\n\nPour eux, il n’y avait aucune raison de renchérir le coût pour un groupe français, comme Veolia dans le domaine des transports, de développer une activité économique réelle au Chili. Le Medef a raison sur ce point, mais la contrepartie est que l’activité économique doit être réelle. Seule l’entreprise peut en attester en expliquant dans les détails, l’activité de chacune de ses filiales, pays par pays. Si son implantation correspond à une activité réelle, elle n’a rien à cacher. Or aujourd’hui, l’étude menée sur 50 entreprises européennes (chap. 2) montre que cette information n’est pas accessible aux citoyens, ni même aux actionnaires et aux administrations. Et les données récoltées ne nous permettent pas de distinguer les filiales réelles des coquilles vides.\n\n\nCe que nous voulons\nQue chaque entreprise ayant une activité internationale soit obligée de publier, pour chaque pays où elle opère, voire pour chaque filiale :\n\n le nom de toutes ses implantations dans le pays en question ; le détail de ses performances financières, y compris :ses ventes, à la fois à des tiers et à d’autres filiales du groupe, les achats, répartis entre les tiers et les transactions intra-groupes, la masse salariale et le nombre d’employés, les coûts de financement partagés entre ceux payés aux tiers et ceux payés aux autres membres du groupe, son bénéfice avant impôt ; les charges fiscales détaillées incluses dans ses comptes pour le pays en question ; le détail du coût et de la valeur comptable nette de ses actifs physiques fixes ; le détail de ses actifs bruts et nets.\n\n\n« L’UE et ses États membres devraient renforcer la cohérence de leurs politiques en faveur du développement et avancer en explorant [la piste du] reporting pays par pays comme norme pour les entreprises multinationales (...) »\nConclusions du Conseil européen des Affaires étrangères, 14 juin 2010[[Conclusions sur la fiscalité et le développement - Coopérer avec les pays en développement pour promouvoir une bonne gouvernance en matière de politique fiscale.]]\n\n\nComment?\nPlusieurs voies peuvent permettre d’instaurer cette obligation de reporting pays par pays :\n\n La régulation boursière de chaque place financière, pour les entreprises cotées : dans le domaine extractif, Hong-Kong et les États-Unis ont des exigences de transparence plus fortes que celles des bourses européennes (voir encadré « Dodd Franck Act ») ! La directive transparence (TOD) de l’Union européenne, en cours de révision, est l’occasion de généraliser l’obligation aux sociétés cotées à l’échelle européenne. Les normes comptables internationales : aujourd’hui édictées pour l’essentiel par l’IASB pour 110 pays dont les 27 de l’UE, et le FASB pour les États-Unis, ces normes s’appliquent à la grande majorité des sociétés cotées dans le monde et sont appelées à converger (souhait régulièrement formulé par le G20). Un formidable levier pour contraindre lesdites sociétés à la transparence serait la révision de : La norme IFRS8 concernant le format de présentation des informations sectorielles. La question du reporting pays par pays devrait figurer dans le rapport de la Commission européenne au Parlement européen sur l’application de cette norme, attendu au mieux à la fin de l’année 2011. La norme IFRS6 s’appliquant au secteur extractif. Également en cours de révision, la deuxième mouture du projet de norme révisée doit être publiée pendant l’automne 2011.\n\n\nL’inscription d’une telle exigence au sein des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, dont les résultats du processus de révision sont attendus au printemps 2011, et dans les Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE, constituerait une étape tout à fait bienvenue, mais ne saurait remplacer une norme obligatoire.\n\n\n« Il faut que les entreprises multinationales présentent leurs résultats pays par pays. »\nFrançois d’Aubert, délégué général de la France à la lutte contre les États et territoires non-coopératifs, 2 avril 2010[[Cf. entretien avec La Tribune, 2 avril 2010. François d’Aubert, ancien ministre français de la Recherche et du Budget, préside également le processus de revue par les pairs au sein du Forum fiscal mondial.]]\n\n\n2. Mettre fin aux sociétés écrans\n\n\nPourquoi?\nDes millions de sociétés, trusts et autres entités opaques à travers le monde mènent des activités économiques sans qu’aucune autorité publique ne puisse déterminer le propriétaire ou le bénéficiaire desdites structures juridiques. C’est la porte ouverte à la comptabilité hors-bilan, au délit d’initié, au blanchiment ou encore à l’évasion fiscale. C’est aussi une fin assurée de non recevoir en matière de coopération judiciaire ou fiscale.\n\n\nCe que nous voulons\nNous demandons aux États du G20 et de l’Union européenne de contraindre toute structure juridique, pour pouvoir exister légalement et effectuer des opérations économiques, à s’enregistrer auprès d’une autorité publique. À cet effet, chaque État ou territoire doit s’engager à :\n\n Tenir un registre des trusts et/ou autres structures juridiques opaques existant dans son droit national, qui précise le nom des bénéficiaires réels, des opérateurs et des donneurs d’ordre. Tenir l’information à la disposition des autorités fiscales, douanières et judiciaires des autres États. S’assurer que le registre du commerce impose les mêmes exigences minimales de transparence.\n\n\n« J’appelle l’OCDE à étudier la faisabilité de l’introduction du reporting pays par pays dans ses principes directeurs. »\nStephen Timms, alors ministre britannique du Trésor, 28 janvier 2010, Conférence de l’OCDE sur la fiscalité et le développement, Paris\n\n\nEn outre, un fichier des comptes bancaires accessible aux mêmes autorités devrait être dressé dans chaque État. Plusieurs États européens dont l’Espagne et l’Allemagne disposent d’un tel instrument, l’outil français (FICOBA) faisant figure de référence. Dans une communication en 2008 de Jacques Barrot, alors commissaire à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité, la Commission européenne a envisagé une telle obligation à l’échelle de l’Union.\n\n\nComment ?\nDans l’immédiat, nous attendons des pays du G20 et de l’UE qu’ils :\n\n Demandent au Groupe d’Action Financière (GAFI) d’amender, dans le cadre de la révision de ses 40+9 recommandations, les articles 33, 34 et VIII pour exiger de tels registres publics et en faire un des 16 critères clés de conformité aux normes anti-blanchiment. Fassent de la disponibilité et de l’accessibilité des informations relatives à la propriété effective des actifs financiers, un élément déterminant d’appréciation dans les rapports d’évaluation du Groupe de revue par les pairs du Forum fiscal mondial. Prévoient des sanctions fortes et coordonnées à l’encontre des pays qui ne se conformeraient pas à ces recommandations spécifiques dans un délai donné.\n\n\n3. Renforcer les sanctions contre la criminalité économique et financière\n\n\nPourquoi ?\nLa délinquance économique et financière, notamment en matière fiscale, perdrait énormément de son intérêt si elle cessait de faire l’objet d’une si large impunité. C’est pourquoi les États doivent renforcer le niveau et la mise en œuvre de sanctions contre les fraudeurs et les auteurs de délits ou crimes financiers.\n\n\nCe que nous voulons\nSpécifiquement, nous demandons aux États du G20 et de l’UE de :\n\n  S’engager à participer à une convention multilatérale[[Le Royaume-Uni a formulé une telle proposition. La version actualisée de la Convention OCDE-Conseil de l’Europe concernant l’assistance mutuelle en matière fiscale pourrait également y contribuer, à condition de faciliter l’adhésion à ladite convention des pays en développement, de faire pression pour obtenir celle des territoires non-coopératifs et de permettre l’automaticité de l’échange de renseignements.]] permettant un échange effectif de renseignements fiscaux et obtenir des territoires sous leur influence et des paradis fiscaux qu’ils y participent. Étendre, d’abord de façon expérimentale avec quelques pays en développement, la directive européenne sur l’épargne fondée sur l’échange automatique de renseignements. Unifier au niveau international la définition légale de la fraude fiscale et exiger que le GAFI en fasse une infraction sous-jacente au blanchiment d’argent. Saisir et restituer les avoirs détournés aux pays spoliés, principe inscrit dans la Convention des Nations unies contre la corruption (dite de Merida), et adapter le droit interne à chaque État afin de faciliter les actions en justice des acteurs non-étatiques qualifiés aux fins de restitution en cas de défaillance de l’État spolié."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-la-verite-economique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/retablir-la-verite-economique/","name":"Rétablir la vérité économique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T12:00:00+00:00","description":"Pour mettre fin à la déconnexion entre géographie de l’activité économique réelle et géographie comptable et redonner sens aux baromètres de l’économie","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g7-les-mauvaises-alliances-sont-toujours-la/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g7-les-mauvaises-alliances-sont-toujours-la/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"G7: Les mauvaises alliances sont toujours là !","datePublished":"2015-06-10T12:05:38+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g7-les-mauvaises-alliances-sont-toujours-la/"},"wordCount":1275,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"1.\tClimat\n\nAlors que les négociations ont repris à Bonn depuis une semaine, le sommet des chefs d’Etats du G7 devait  permettre de redonner un coup d’accélérateur aux discussions qui ne semblent pas réellement s’engager.  Malgré leur volonté affichée d’arriver à un accord à Paris pour la COP21 en décembre et de maintenir la hausse de la température moyenne dans le monde au-dessous de 2 degrés Celsius, les engagements du G7 restent extrêmement timides. Ils n’ont, en particulier, pas répondu à la question cruciale des financements qui permettent l’adaptation des pays en développement aux impacts des dérèglements climatiques*. Autre sujet d’attention des organisations de la société civile, le lien entre climat et modèles agricoles qui n’a pas reçu l’attention escomptée. Ainsi, la déclaration finale n’intègre aucun appel direct des chefs d’Etats à prendre en compte et reconnaître les impacts des dérèglements climatiques sur la sécurité alimentaire dans le cadre d’un futur accord à Paris. A l’inverse, ils ont souhaité privilégier la promotion d’une initiative incapable de produire les changements nécessaires de nos systèmes agricoles et alimentaires. \n\nAlliance Globale pour l’agriculture Intelligente face au climat (GACSA)\nEn mettant en avant l’Alliance globale pour l’agriculture intelligente face au climat comme exemple des initiatives promouvant les meilleurs pratiques en terme d’adaptation au changement climatique, les Etats membres du G7 ont clairement fait un choix. Celui de soutenir une alliance qui ne définit pas quels types de pratiques sont à privilégier et qui ne s’est pas donné de capacité de suivi et d’évaluation des projets qui seront déclarés dans ce cadre. De fait, ce sont aujourd’hui les multinationales de l’agrobusiness, et en particulier du secteur des semences et des intrants chimiques, qui portent la GACSA et ses « solutions ».  Acteurs porteurs d’une logique d’intensification durable et dont on peut douter de la volonté à remettre en question leurs pratiques actuelles, pourtant fortement dommageables tant à l’environnement qu’a la sécurité alimentaire. Des centaines d’organisations de la société civile, dont le CCFD-Terre Solidaire, dénoncent la GACSA depuis septembre 2014. Leur mobilisation sera de plus en plus importante d’ici à décembre 2015 afin que cette alliance et son concept ne soient pas intégrés dans un éventuel Accord ou dans l’Agenda des solutions qui seront lancées en parallèle par la présidence française. \n\n\n2.\tApproche large sur la sécurité alimentaire et la nutrition\n\nLa déclaration des chefs d’Etats du G7 semble manquer l’un des objectifs que s’était fixé  l’Allemagne, à savoir recommencer une approche globale impliquant des engagements politiques et financiers publics pour la lutte contre la faim dans les pays du Sud.\nForce est de constater que, même si les Etats ont défini une cible de 500 millions de personne à sortir de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030, aucun moyen et levier devant permettre de l’atteindre n’est défini. Pire, les membres du G7 appellent à augmenter les investissements privés, et les investissements nationaux de la part des pays du Sud. Ils omettent de souligner que les investissements publics portés par les Etats du G7 devraient également être accrus. \nEncore une fois, le recours aux investissements privés, au détriment des engagements de financement publics, semble être au cœur de la stratégie prônée par le G7. Or depuis trois ans, une autre alliance, la « Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition » (NASAN) nous démontre l’inefficacité de ce type d’approche.\n\nNouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition\nElément phare de communication des Etats du G7/8 en 2012 et 2013, l’initiative de la « nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition » semble aujourd’hui être sortie de leur champ d’action. Aucune mention n’en est faite dans le communiqué officiel. Il faut chercher dans l’annexe pour voir la NASAN citée une première fois parmi d’autres initiatives multilatérales. Elle est également mentionnée une seconde fois, en lien avec la mise en œuvre des Directives Volontaires pour la gouvernance foncière destinées à lutter contre les accaparements de terres. Ainsi les Etats demandent que les investisseurs privés impliqués dans la NASAN se conforment à ces directives.\nCette recommandation spécifique fait écho aux nombreuses enquêtes des organisations de la société civile, dont celles du CCFD-Terre Solidaire, d’Oxfam France et d’Action contre la Faim**, qui mettent en avant des cas d’accaparements de terres et de ressources liés à la NASAN, notamment au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire***. La disparition progressive de la Nouvelle Alliance dans les déclarations du G7, serait-elle due à cette mobilisation croissante et la prise en compte des impacts négatifs avérés sur le terrain ? Notre organisation restera vigilante face à ce qui pourrait être analysé comme un transfert de responsabilité, suite au choix des États de fusionner l’initiative avec une autre (Grow Africa) et de confier la coordination à l’Union Africaine. Les Etats du G7 doivent mettre fin à la NASAN, qui contribue à appauvrir les populations locales. Par ailleurs, en tant qu’initiateurs et bailleurs de la NASAN, ils seront tenus responsables de tout impact négatif lié à des investissements promus dans son cadre depuis son lancement.\n\nEvasion fiscale\nLe CCFD-Terre Solidaire salue le fait que la déclaration finale réitère l’engagement des pays du G7 dans la lutte contre l’évasion fiscale, mais regrette que l’OCDE continue d’être mentionnée comme la seule organisation légitime pour traiter de ces questions, alors que les débats sont particulièrement intenses sur la création d’un nouvel organe intergouvernemental au sein des Nations unies. \nEn effet, dans le cadre des négociations qui se tiennent en ce moment en amont de la conférence pour le financement du développement qui aura lieu à Addis Abeba du 13 au 16 juillet 2015, les pays en développement sont quasi unanimes pour demander à avoir une réelle voix dans la négociation des règles fiscales. Il s’agit d’abord d’un problème démocratique (une centaine de pays demeurant exclus des prises de décision de l’OCDE) mais pas uniquement: il y a également un enjeu à promouvoir des solutions fonctionnant pour tous et non plus simplement à l’avantage des pays développés, contrairement à une grande partie de celles proposées en ce moment par l’OCDE. Il s’agit aussi  de mettre sur la table des négociations les problèmes spécifiques aux pays en développement, pour le moment orphelins (comme la fiscalité des industries extractives ou la révision du principe de pleine concurrence). L’inclusion des pays en développement sur les sujets fiscaux, qui relèvent de la souveraineté des Etats, ne peut pas se limiter à un renforcement de capacités pour mettre en place des mesures décidées sans eux. \n\nPour plus d’informations voir la note de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires que le CCFD  coordonne\nhttp://www.stopparadisfiscaux.fr/IMG/pdf/Position_PPFJ_Justice_Fiscale_et_FDD_28-05-2015.pdf\n\n*Voir l’appel des organisations de la société civile\n**Voir le Bilan de la Nouvelle Alliance : https://ccfd-terresolidaire.org/infos/souverainete/nasan-3-ans-apres-un-5072\n***Émission interception – France Inter du 07/06 : http://www.franceinter.fr/emission-interception-nasan-le-business-de-la-lutte-contre-la-faim"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g7-les-mauvaises-alliances-sont-toujours-la/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/g7-les-mauvaises-alliances-sont-toujours-la/","name":"G7: Les mauvaises alliances sont toujours là ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-06-10T12:05:38+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:06+00:00","description":"1. Climat Alors que les négociations ont repris à Bonn depuis une semaine, le sommet des chefs d’Etats du G7 devait permettre de redonner un coup","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/debat-parlementaire-sur-la-loi-bancaire-une-premiere-victoire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/debat-parlementaire-sur-la-loi-bancaire-une-premiere-victoire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Débat parlementaire sur la loi bancaire : une première victoire","datePublished":"2013-02-07T10:59:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/debat-parlementaire-sur-la-loi-bancaire-une-premiere-victoire/"},"wordCount":351,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire salue l’adoption dans la soirée du 6 février par les députés de la Commission des finances d’un amendement sur la transparence pays par pays sur le chiffre d'affaires et les effectifs des banques pour l'ensemble des pays dans lesquelles elles sont implantées. \n\n\n\n« C’est la reconnaissance par la représentation nationale d’une proposition portée de longue date par le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés. Si elle est maintenue en l’état, cette exigence de transparence permettra de mieux comprendre pourquoi les banques comme la BNP Paribas, concentrent un quart de leurs filiales dans les paradis fiscaux. Un pas important vient d’être franchi dans le long combat pour la transparence pays par pays, condition pour une lutte efficace contre l'évasion fiscale qui nuit autant au Nord qu’au Sud», indique Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer sur les questions de paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire.\n\nLes députés de la Commission des finances de l’Assemblée nationale ont bataillé hier soir pour adopter un amendement reprenant une partie de la proposition de la société civile.\n\nPour autant, cet amendement reste incomplet. En effet, pour avoir les moyens de révéler et de condamner les pratiques abusives d'évasion fiscale ou de contournement des règles prudentielles, il manque encore deux informations cruciales : les profits et les impôts payés dans chaque pays par les entreprises.\n\n\n« Nous comptons sur les députés pour ajouter au projet de loi ces informations lors du débat en séance plénière du 12 février prochain, et également sur les sénateurs pour défendre cette mesure », a ajouté Mathilde Dupré.\n\nLors de la campagne présidentielle de 2012, François Hollande s’était engagé dans une lettre adressée au CCFD-Terre Solidaire en faveur de la transparence pays par pays.\n\nVoir le rapport du CCFD-Terre Solidaire sur la présence des banques françaises dans les paradis fiscaux.\n\nContact presse :\nKarine Appy\n01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/debat-parlementaire-sur-la-loi-bancaire-une-premiere-victoire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/debat-parlementaire-sur-la-loi-bancaire-une-premiere-victoire/","name":"Débat parlementaire sur la loi bancaire : une première victoire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-02-07T10:59:00+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire salue l’adoption dans la soirée du 6 février par les députés de la Commission des finances d’un amendement sur la transparence","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-propositions-sont-ecoutees-quelquefois-suivies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-propositions-sont-ecoutees-quelquefois-suivies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Nos propositions sont écoutées, quelquefois suivies","datePublished":"2013-08-22T10:25:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-propositions-sont-ecoutees-quelquefois-suivies/"},"wordCount":619,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"À la lecture des numéros de Faim Développement Magazine, vous découvrez l’action des organisations des pays du Sud, partenaires du CCFD-Terre Solidaire, contre la pauvreté, les inégalités et pour l’accès aux droits fondamentaux.\n\n\n\nVous découvrez aussi notre action de plaidoyer auprès des décideurs pour un\nmonde plus juste et plus solidaire. Car l’expertise du CCFD-Terre Solidaire fait de\nlui un interlocuteur écouté des décideurs politiques.\nNotre connaissance fi ne des sociétés civiles d’une soixantaine de pays du Sud et\nnotre expertise sur certains dossiers nous ouvrent des portes dans les ministères\nintéressés par nos analyses et celles de nos partenaires. Nos propositions sont\nécoutées, quelquefois suivies.\n\nAinsi le 12 mars, avec d’autres représentants d’ONG, j’ai pu présenter à Laurent\nFabius, ministre des Affaires étrangères, nos propositions pour le Traité sur le\ncommerce des armes (TCA). Adopté par l’Assemblée générale des Nations unies,\nle 2 avril, ce traité va réguler le commerce des armes. Cette victoire pour les droits\nde l’homme est le fruit de quinze ans de mobilisation d’acteurs de la société civile.\nQuand il sera effectif, il sauvera la vie de dizaines de milliers de personnes tous les\nans principalement des pays du Sud, là où vont les armes.\n\nLe 23 mai, avec des représentants d’ONG, de syndicats, d’entreprises de la grande\ndistribution, j’ai pu dire à Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, le scandale\nque représente la mort de ces 1 129 ouvrières du textile dans l’effondrement des bâtiments du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh. Pour qualifier leurs conditions de travail indignes, le pape François a parlé de « travail d’esclave ».\nL’accord sur « les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh » signé entre syndicats, ONG et plusieurs enseignes de la grande distribution (dont plusieurs françaises) couvre 1 000 usines d’habillement dans ce pays.\n\nLe 13 juin, avec dix autres représentants d’ONG, j’ai participé à une rencontre avec le président de la République en amont du G8. J’ai fait valoir, au nom du CCFD-Terre Solidaire, l’importance de la lutte contre l’évasion fiscale pour le développement des pays du Sud. Elle représente 125 milliards d’euros de manque à gagner pour ces pays, en impôts non payés par les multinationales implantées sur leur territoire... et autant de programmes d’éducation, de santé, de renforcement de l’agriculture non mis en œuvre.\n\nLe G8, en Irlande du Nord, a décidé de promouvoir la transparence pays par pays des activités des entreprises multinationales sur les profits et les impôts auprès de\ntoutes les administrations fiscales. C’est une avancée majeure !\n\nPar ailleurs, dernièrement, Guy Aurenche, notre président, a fait valoir, avec quatre autres présidents d’ONG, nos demandes quant au respect des droits des migrants\nauprès du Premier ministre, puis du ministre de l’Intérieur.\n\nToutes ces revendications pour le développement des populations du Sud, nous les portons avec d’autres au sein de collectifs, dont le CCFD-Terre Solidaire est généralement l’un des fondateurs : Campagne « Contrôlez les armes ! », Forum citoyen pour la responsabilité sociale des entreprises, Éthique sur l’étiquette, Plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires, etc.Ainsi des ONG et des syndicats, en lien avec leurs partenaires des pays du Sud, en unissant leurs forces pour avoir plus de poids auprès des décideurs rendent possibles ces avancées pour plus de justice et de solidarité à travers le monde !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-propositions-sont-ecoutees-quelquefois-suivies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-propositions-sont-ecoutees-quelquefois-suivies/","name":"Nos propositions sont écoutées, quelquefois suivies - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-22T10:25:02+00:00","description":"À la lecture des numéros de Faim Développement Magazine, vous découvrez l’action des organisations des pays du Sud, partenaires du CCFD-Terre Solidaire,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-une-occasion-manquee-pour-la-transparence-une-victoire-pour-les-lobbies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-une-occasion-manquee-pour-la-transparence-une-victoire-pour-les-lobbies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Industries extractives : une occasion manquée pour la transparence, une victoire pour les lobbies","datePublished":"2014-09-18T18:51:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-une-occasion-manquee-pour-la-transparence-une-victoire-pour-les-lobbies/"},"wordCount":657,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué Oxfam France / CCFD-Terre solidaire / ONE France / Secours Catholique–Caritas France / Sherpa\n\nL’Assemblée nationale a voté cet après-midi la loi qui introduit l’obligation pour les entreprises pétrolières, gazières, minières et forestières de publier tous les paiements faits à des gouvernements, pays par pays et projet par projet. \n\n\n\nSi la mobilisation de certains député-e-s a permis d’améliorer le projet de loi, en garantissant notamment que les rapports des entreprises soient accessibles gratuitement au public, les ONG constatent que le texte se contente de transposer la Directive [1] a minima.\n\nLes ONG dénoncent une occasion manquée de lutter contre l’évasion fiscale de secteurs particulièrement opaques, dont les activités ne bénéficient pas pleinement aux populations des pays en développement riches en ressources naturelles.\n\nPar ailleurs, les ONG soulignent le rôle qu’ont eu les lobbies sur le résultat du vote.\n\nFace aux pressions, les élu-e-s n’ont pas su saisir cette opportunité pour mettre en place un reporting complet dans le secteur, couvrant tous les pays [2], conformément aux engagements du candidat et Président Hollande [3].\n\nAlors que l’OCDE est en train de développer un modèle de reporting pays par pays pour toutes les entreprises [4], et qu’en juillet dernier, la même Assemblée avait voté en faveur d’un reporting des entreprises extractives dans tous les territoires, y compris les paradis fiscaux [5], le manque d’ambition du texte voté parait incompréhensible.\n\nA ce jour, seules les banques rendent compte des activités de leurs filiales partout dans le monde [6]. Il est maintenant nécessaire d’élargir ces obligations de publication à toutes les entreprises, pour permettre des avancées réelles dans la lutte contre l’évasion fiscale. La société civile appelle les député-e-s à s’emparer de ce sujet sans attendre.\n\nContacts presse :\n\nOxfam France : Magali Rubino, 06 30 46 66 04 mrubino@oxfamfrance.org\n\nCCFD-Terre solidaire : Karine Appy, 01 44 82 80 67, 06 66 12 33 02, k.appy@ccfd-terresolidaire.org\n\nONE France : Annabel Hervieu, 06 31 22 89 68, annabel.hervieu@one.org\n\nSecours Catholique – Caritas France : Sophie Rebours, 01 45 49 73 23 - sophie.rebours@secours-catholique.org \n\nSherpa : Laetitia Liebert, +33 1 42 21 33 25, laetitia.liebert@asso-sherpa.org\n\n \n\nNotes aux rédactions :\n\n[1] Directives européennes Comptable et Transparence\n\n[2] Les propositions d’aligner le reporting des entreprises extractives et forestières sur celui des banques ont été portées par les membres de la coalition Publiez ce que vous Payez France et de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, qui représentent près de 30 organisations de la société civile : http://www.oxfamfrance.org/communique-presse/industries-extractives/30-organisations-societe-civile-appellent-depute-e-s?utm_source=oxf.am&utm_medium=z4G&utm_content=redirect\n\n[3] Voir notamment le discours de F. Hollande : « Première décision, les banques françaises devront rendre publique, chaque année, la liste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays. (…) Je veux que cette obligation soit également appliquée au niveau de l'Union européenne et, demain, étendue aux grandes entreprises. » http://www.elysee.fr/assets/pdf/declaration-du-president-de-la-republique-4.pdf\n\n[4] http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203779128523-premiere-salve-de-locde-contre-les-strategies-doptimisation-fiscale-des-multinationales-1043048.php\n\n[5] Loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et à la solidarité internationale du 7 juillet 2014 (loi n° 2014-773). Ce texte dispose que « L’objectif est (…) d’engager la transposition par la France des dispositions des directives comptables concernant certaines obligations pour les entreprises extractives européennes en matière de publication, pays par pays et projet par projet, des montants tirés de l’exploitation des ressources extractives et versés à des États. Dans le cadre de la transposition de ces directives, la France veille à ce que les informations publiées concernent l’ensemble des filiales, qu’elles soient situées ou non dans les pays d’exploitation des ressources, y compris celles localisées dans les paradis fiscaux. »\n\n[6] http://www.stopparadisfiscaux.fr/que-font-les-etats/la-france/article/transparence-des-banques-la-france"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-une-occasion-manquee-pour-la-transparence-une-victoire-pour-les-lobbies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-une-occasion-manquee-pour-la-transparence-une-victoire-pour-les-lobbies/","name":"Industries extractives : une occasion manquée pour la transparence, une victoire pour les lobbies - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-18T18:51:16+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:10+00:00","description":"Communiqué Oxfam France / CCFD-Terre solidaire / ONE France / Secours Catholique–Caritas France / Sherpa L’Assemblée nationale a voté cet après-midi la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vote-de-la-reforme-bancaire-au-senat-nouvelle-victoire-pour-la-transparence/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vote-de-la-reforme-bancaire-au-senat-nouvelle-victoire-pour-la-transparence/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vote de la réforme bancaire au Sénat : nouvelle victoire pour la transparence","datePublished":"2013-03-21T02:46:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vote-de-la-reforme-bancaire-au-senat-nouvelle-victoire-pour-la-transparence/"},"wordCount":407,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","France","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 21 mars 2013, au cours de l'examen de la réforme bancaire, le Sénat a été encore plus ambitieux que l'Assemblée nationale en matière de transparence pays par pays en adoptant un amendement qui ajoute de nouveaux critères.\n\n\n\nEn première lecture, les députés avaient déjà intégré l'obligation pour les banques françaises de publier pays par pays la liste de leurs filiales et activités ainsi que leur chiffre d'affaires et le nombre d'employés. A l'initiative des groupes EELV et socialistes, le Sénat va encore plus loin, en exigeant aussi la publication de leurs bénéfices, impôts et subventions.\n\nCette mesure permettra de détecter non seulement les territoires qui abritent d'éventuelles filiales fantômes, mais surtout les transferts artificiels des bénéfices depuis les pays à fiscalité normale vers les paradis fiscaux.\n\n« C'est une très belle victoire après six ans de travail et de mobilisation de la société civile pour obtenir enfin un article de loi qui impose la transparence aux banques françaises. Ces dernières devront maintenant payer des impôts là où elles ont des activités réelles et réalisent des bénéfices. Le temps de l'opacité et du secret est révolu », explique Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\nLe premier pas franchi par l'Assemblée Nationale a permis une percée au niveau européen. Le parlement et le conseil ont en effet trouvé un accord en faveur de la transparence pays par pays des banques dans la Directive CRDIV (mise en œuvre de Bâle III). Le vote du Sénat permet à la France de rester pionnière dans ce domaine puisqu'elle sera la première à se doter d'un dispositif concret en la matière.\n\nLa Plateforme Paradis fiscaux, dont le CCFD-Terre Solidaire est coordinateur, est reçue aujourd'hui par la Mission d'information sur l'optimisation fiscale des entreprises de l'Assemblée nationale. Mathilde Dupré du CCFD-Terre Solidaire demande notamment que cette mesure de transparence pays par pays soit élargie à d'autres secteurs que les banques pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale en France comme dans les pays du Sud.\n\nContact presse :\nKarine Appy :  01 44 82 80 67 - 06 66 12 33 02\nk.appy@ccfd-terresolidaire.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vote-de-la-reforme-bancaire-au-senat-nouvelle-victoire-pour-la-transparence/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/vote-de-la-reforme-bancaire-au-senat-nouvelle-victoire-pour-la-transparence/","name":"Vote de la réforme bancaire au Sénat : nouvelle victoire pour la transparence - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-21T02:46:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:08+00:00","description":"Le 21 mars 2013, au cours de l'examen de la réforme bancaire, le Sénat a été encore plus ambitieux que l'Assemblée nationale en matière de transparence","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revolution-tunisienne-cinq-ans-apres-le-desenchantement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revolution-tunisienne-cinq-ans-apres-le-desenchantement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La révolution tunisienne, cinq ans après, le désenchantement?","datePublished":"2016-01-13T15:42:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revolution-tunisienne-cinq-ans-apres-le-desenchantement/"},"wordCount":1427,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« La joie est partie », soupirait une mère de famille en pleine discussion avec une amie, un dimanche de mi-décembre. Cette parole saisie au vol suggère l’atmosphère de désenchantement, alourdie d’une sourde inquiétude, cinq ans après le bouleversement politique de janvier 2011, qui avait soulevé tant d’espoirs.\n\n\n\nSéance inaugurale de la première assemblée législative élue en Tunisie le 2 décembre 2014.\n\nLe 14 janvier 2011, au terme d’une séquence folle, un régime, dont les instances internationales et les partenaires étrangers vantaient la solidité, s’est effondré sous la pression de la rue.  \nPlus encore, la Tunisie a ouvert la voie à une vague de protestations populaires dans tous les pays arabes. Le temps des régimes autoritaires, quasi-dynastiques, assis sur des rentes et sur la légitimité que leur conférait la lutte contre le terrorisme, même au prix d’atteintes aux libertés, semblait révolu. \nLa Tunisie paraissait à l’avant garde d’une entrée du monde arabe dans la modernité politique. Liberté et stabilité, participation et progrès social semblaient alors pouvoir aller de pair. \n\nMais, ni en Libye, ni en Egypte, ni en Syrie, ni à Bahreïn, ni au Yémen, ces promesses n’ont été tenues. \nSeule la Tunisie est parvenue à poursuivre sa transition institutionnelle démocratique.  Un succès couronné par le Prix Nobel de la Paix décerné aux parrains du Dialogue national qui avait servi de cadre au règlement de la crise politique de 2013. Mais le décalage entre cette célébration internationale et le ressenti des Tunisiens a donné un goût amer à cette récompense.\nLe progrès social est le grand absent du bilan. Les débats idéologiques et l’énergie investie dans la rédaction d’une Constitution, adoptée en janvier 2014, ont fait oublier que la révolution tunisienne était d’abord un soulèvement venu des zones rurales et des populations marginalisées. \nQuasiment toutes les victimes civiles de la répression de 2011 sont des jeunes des milieux populaires et des régions intérieures. Or, dès les premiers mois, ils ont été évincés au profit des acteurs politiques et de la société civile traditionnelle. \n\n\nLa question sociale a été reléguée au second plan.\n\nDepuis 2011, le pouvoir d’achat des classes moyennes a baissé de 40 %. Les jeunes, diplômés ou non, ont toujours autant de difficultés à trouver du travail.\nEn dehors d’une usine de transformation de produits laitiers à Sidi Bouzid, d’où était partie la révolte, aucune politique n’a véritablement été mise en œuvre pour désenclaver les régions intérieures. \nLes seules réformes entreprises sont celles que recommandent les bailleurs de fonds internationaux et dont les effets visent à ouvrir davantage le marché aux investisseurs étrangers. \n\nOr, pour le moment, les perspectives économiques de la Tunisie ne laissent pas augurer d’embellie : la croissance est nulle, la productivité diminue, le tourisme, l’un secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois, est en chute libre, autant en raison de l’impact du terrorisme que de l’usure d’un modèle uniquement fondé sur les séjours bon marché dans les grands hôtels en bord de mer. \nA quoi il faut ajouter l’impact du marasme européen, principal débouché des entreprises tunisiennes, les lourdeurs d’une administration hyper-centralisée et sclérosée dans ses vieilles habitudes, et surtout la persistance de la corruption. \n\n\nLe départ de la famille de Leila Trabelsi, l’épouse de l’ancien Chef de l’Etat, a certes débarrassé le pays des parrains d’un vaste cartel qui parasitait l’économie, mais elle a simplement supprimé le monopole de la corruption qui s’est désormais banalisée. De nouveaux cartels se sont constitués à partir de la contrebande et le commerce informel représente désormais 53 % du PIB. Une telle prospérité est impossible sans des complicités dans la police et dans la douane.\n\nSur un plan politique, la situation, n’est guère plus réjouissante. Une alliance entre le parti vainqueur des élections de 2014, Nidaa Tounes [[Nidaa Tounes est un parti nationaliste, étatiste et  conservateur. C’est l’héritier des anciens partis au pouvoir depuis l’indépendance.]] , héritier des anciens partis au pouvoir depuis l’indépendance, et les islamistes d’Ennahdha, garantit certes la stabilité gouvernementale. Mais cette coalition ne s’est pas forgée autour d’un programme, notamment pour la démocratisation des institutions et d’audacieuses politiques sociales. Le gouvernement n’a toujours pas de plan d’action. \nD’après une étude publiée par la Ligue tunisienne des droits de l’homme, la majorité des lois adoptées depuis 2014 ne sont pas conformes à la Constitution. Pour ne rien arranger, la désunion de Nidaa Tounes aujourd’hui scindé en deux partis, sans remettre en cause la majorité, affaiblit le gouvernement.\n\n\nFace aux attentats, les atteintes aux libertés se multiplient\n\nPlus préoccupant, trois attentats revendiqués par l’organisation Etat islamique  (en mars au Musée du Bardo, en juin dans un hôtel de Sousse, en novembre à Tunis contre la garde présidentielle) ont accéléré le retour des habitudes de l’ancien régime : « les droits de l’homme n’ont aucun sens face au terrorisme »  a même déclaré le Premier ministre Habib Essid. \nLes policiers retrouvent les coudées franches dans les arrestations de masse et l’emploi de la torture. Ils multiplient les poursuites contre des jeunes au motif de consommation supposée de cannabis (punie d’un an de prison) ou pour des propos tenus sur les réseaux sociaux assimilés à des outrages aux forces de l’ordre.\n\nLa perspective d’une intervention internationale en Libye contre l’Etat islamique en cours d’implantation fait redouter des répercussions en Tunisie. Le virage sécuritaire pourrait prendre un tour plus strict encore.\n« Juste après le 14 janvier 2011, nous n’étions pas préparés, nous n’avions pas de programme pour cette phase, nous n’avons pas cherché un consensus concernant les principales réformes économiques et sociales, de la gauche à Ennahdha, déplore aujourd’hui Abderahmane Hedhili, directeur du Forum tunisien des droits économiques et sociaux. Nous avons laissé passer ce moment là. Les anciens de l’époque de Ben Ali l’ont bien compris et ils sont de retour. L’argent sale est revenu dans les médias et sur la scène politique… »\n\n\nUn espace pour la critique et la mobilisation\n\n\nTout cela a-t-il été vain et a-t-on eu tort de croire aux promesses de la révolution ? Certains acquis seront malgré tout difficiles à déraciner. \nLa liberté d’organisation a libéré l’initiative du contrôle d’un parti-Etat qui n’a plus d’équivalent à ce jour. Il existe désormais  un espace pour la critique et la mobilisation. L’idée que l’Etat est tout et que le peuple n’est qu’une entité muette, qu’on se contente d’invoquer dans des discours creux, est révolue.\n\nDans les tous les domaines, l’agriculture écologique, les radios associatives, l’accès à la culture, le budget participatif… des initiatives éclosent à travers le pays, portées par une génération tournée vers l’avenir. \n\nEn dehors des structures traditionnelles de la société civile, des jeunes, des avocats, se mobilisent pour faire évoluer la législation très répressive sur la consommation de drogue,  qui envoie des milliers de personnes en prison chaque année. \n\nFace à la persistance de la torture, ou aux vagues d’arrestations pour des liens supposés avec le terrorisme, en revanche, l’espace de protestation s’est beaucoup réduit. \nMais désormais, de nombreux Tunisiens ont la certitude que le destin est entre leurs mains et la mettent en pratique. C’est une perspective qui change tout pour la Tunisie. Et pour tout le monde arabe.\n\n\nThierry Brésillon\n\n\nA lire également dans le prochain numéro de Faim et Développement  :  \n- Un article sur l'instance tunisienne Vérité et Dignité censée traiter des crimes des régimes de Bourguiba et Ben Ali\n- Un reportage sur la route des Balkans avec les réfugiés\n- Un dossier spécial sur les lanceurs d'alerte\n\nPour lire ces articles, abonnez-vous à Faim et Développement"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revolution-tunisienne-cinq-ans-apres-le-desenchantement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-revolution-tunisienne-cinq-ans-apres-le-desenchantement/","name":"La révolution tunisienne, cinq ans après, le désenchantement? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-01-13T15:42:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:59+00:00","description":"« La joie est partie », soupirait une mère de famille en pleine discussion avec une amie, un dimanche de mi-décembre. Cette parole saisie au vol suggère","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-soutenir-les-forces-de-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-soutenir-les-forces-de-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Côte d&rsquo;Ivoire &#8211; Soutenir les forces de paix","datePublished":"2003-02-03T17:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:40:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-soutenir-les-forces-de-paix/"},"wordCount":721,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Christophe Courtin,nouveau directeur des projets du Ccfd, estime, plutôt que de se laisser piéger par une vision stéréotypée du conflit, qu’il faut se montrer solidaire des acteurs locaux de la construction d’une démocratie.\n\n\n\nÀ voir de loin, à interpréter rapidement et à lire en diagonale les informations grand public sur les événements de Côte d’Ivoire, le conflit opposerait des côtiers xénophobes à des Sahéliens tolérants, des Sudistes cultivateurs contre des Nordistes éleveurs ou encore des chrétiens contre des musulmans. Il n’aura fallu qu’un mois après le déclenchement de la rébellion pour que le spectre du génocide rwandais s’étale à la première page d’un grand quotidien. Décidément, on n’échappe pas à cette vision de l’Afrique contemporaine qui ne peut être comprise qu’au travers du prisme de l’ethnie ou de la religion.\n\nComment en est-on arrivé là ?\n\nNous jugeons au travers de nos représentations nées de l’histoire. Celle de l’Europe, plus particulièrement celle de la France et l’histoire de l’Afrique sont liées. Ce n’est pas la peine de faire un dessin, pensons à la traite négrière, à la colonisation et aux pratiques issues de la décolonisation pendant la guerre froide. Nos systèmes de représentation sur les Africains fonctionnent sur quatre modes : le dominateur, disons raciste, le culpabilisant caritatif, l’idéaliste tiers mondiste et le culturaliste relativiste.\n\nL’Africain est tour à tour, en fonction de l’actualité : un sauvage sanguinaire, un vieux sage qui, sous son arbre, attend que sa bibliothèque brûle, un musicien qui a le rythme dans le sang, une brave femme pleine de bonne volonté qui ne demande qu’à apprendre, une victime apeurée, une fille excisée, un sidéen décharné, un fier pasteur, un despote ou un héros révolutionnaire. Tout cela a pour résultat une sorte d’essence de l’Africain dont le comportement est collectif avant d’être individuel, communautaire avant d’être personnel, ethnique avant d’être citoyen. Le plus consternant est que ces figures de rhétorique essentialistes sont de plus en plus intégrées et cautionnées par les élites africaines elles-mêmes. L’ivoirité ou les « cancrelats » de la Radio mille collines au Rwanda relèvent de cette instrumentalisation des représentations collectives par trop de pouvoirs africains.\n\nTranscender les clivages sociaux\n\nDans ce contexte, comment le Ccfd doit-il réfléchir et comment peut-il travailler avec les sociétés en Afrique, avec ses partenaires ? À la hauteur de ses moyens, le Ccfd a choisi d’intervenir auprès des nombreux acteurs de la société civile qui veulent transcender les clivages sociaux habituels (ethniques, religieux) et qui font l’analyse que le fonctionnement des structures traditionnelles ou que les modes de représentativité des structures politiques classiques ne sont plus en mesure de répondre aux immenses défis de la société. Le Ccfd a la conviction que ces associations, ces institutions communautaires, ecclésiales ou locales, ces regroupements villageois, ces collectivités territoriales émergentes, structureront véritablement la vie démocratique des pays africains. Devant l’ampleur des problèmes à résoudre, ces acteurs apportent eux-mêmes, à leur niveau et depuis longtemps, des analyses, des diagnostics et des solutions concrètes sur la lutte contre le sida, le combat contre la malnutrition, pour ne prendre que les thèmes les plus emblématiques d’une Afrique que l’on croit partir dans une dérive solitaire. En finançant leurs activités, en les mettant en réseau, en renforçant leurs capacités, le Ccfd qui refuse la logique de simple opérateur de développement, l’urgentisme ou la substitution par des experts, fait le pari que d’acteurs d’une pièce qui se joue malgré eux, les partenaires arracheront le droit d’être des auteurs. Le chemin est long, il ne s’agit pas de « démocratie tropicale », ni d’une nouvelle recette de développement mais bien d’un projet politique du Ccfd de travail sur les fondements de la démocratie, au Sud comme au Nord.\n\nChristophe Courtin"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-soutenir-les-forces-de-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-soutenir-les-forces-de-paix/","name":"Côte d'Ivoire - Soutenir les forces de paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2003-02-03T17:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:40:36+00:00","description":"Christophe Courtin,nouveau directeur des projets du Ccfd, estime, plutôt que de se laisser piéger par une vision stéréotypée du conflit, qu’il faut se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-site-dedie-a-la-pensee-sociale-de-leglise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-site-dedie-a-la-pensee-sociale-de-leglise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un site dédié à la pensée sociale de L’Eglise.","datePublished":"2008-09-22T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-site-dedie-a-la-pensee-sociale-de-leglise/"},"wordCount":226,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le site nouveau de la Conférence des évêques de France est arrivé : le Service national pour les questions familiales et sociales met en ligne son site consacré à la pensée sociale de l’Eglise catholique.\nLa pensée sociale de l’Eglise résulte d’une observation des réalités sociales, économiques et politiques vécues par les hommes de notre temps et de sa confrontation avec l’Evangile et les grands principes de la pensée sociale déjà mis en lumière dans le Compendium de la doctrine sociale.\n\nIntitulé « penseesociale.catholique.fr », ce nouveau site présente les grands textes et les déclarations de l’épiscopat français ainsi que des liens avec le site du Conseil Pontifical Justice et paix où d’autres textes de la doctrine sociale de l’Eglise sont accessibles.\n \nUne série de réflexions menées par des évêques,  des théologiens, des chercheurs en sciences humaines est également mise en ligne et renouvelée régulièrement au fil des événements.\n \nCe site favorisera une meilleure connaissance de ces grands principes. Leurs repèresi permettent d’actualiser l’évangile dans son existence quotidienne. \n \n\n\n\nRetrouvez le site des évêques de France sur la pensée sociale de l'Eglise."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-site-dedie-a-la-pensee-sociale-de-leglise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-site-dedie-a-la-pensee-sociale-de-leglise/","name":"Un site dédié à la pensée sociale de L’Eglise. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-09-22T00:00:00+00:00","description":"Le site nouveau de la Conférence des évêques de France est arrivé : le Service national pour les questions familiales et sociales met en ligne son site","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-31-quels-enjeux-pour-la-question-des-drogues/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-31-quels-enjeux-pour-la-question-des-drogues/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colombie, accords de paix J-31, quels enjeux pour la question des drogues ?","datePublished":"2016-02-23T16:46:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-31-quels-enjeux-pour-la-question-des-drogues/"},"wordCount":868,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Colombie figure depuis plus de 30 ans parmi les principaux pays producteurs de cocaïne au monde. Le phénomène, qui a commencé dans les années 70, a entrainé une transformation de la société  - vers un « narco-modèle » -, faisant des ravages dans toutes les couches sociales, et pénétrant les institutions, l’économie et les médias.\n\n\n\nCe  fléau  a  contribué  à  la  généralisation  de  la  violence  et  au  renforcement  des  groupes armés à mesure qu’il s’est étendu. Les habitants vivant dans les territoires de production ou de commercialisation sont particulièrement menacés, les femmes sont victimes de violences sexuelles, les jeunes sont enrôlés de force dans les groupes armés.\n\nLe  Plan  Colombie,  financé  à  partir  de  1999  par  les  États  Unis  pour  mettre  fin au  trafic,  est aujourd’hui considéré par beaucoup comme un échec : il a contribué à l’augmentation des violations des droits humains de par l’usage excessif des moyens armés, et a participé à la destruction de l'environnement et de la santé des populations par les fumigations de produits toxiques sur les cultures de coca.\n\n\nChiffres clés\n\n69 000 hectares de coca cultivés en 2014 (source ONU)\nLa production de coca représente 3% du PIB du secteur agricole colombien (source ONU)\nLes Etats-Unis ont octroyé 3,9 milliards de $ d’aide pour le Plan Colombie entre 1999 et 2005\nA titre d’exemple, le chiffre d’affaires du marché de la cocaïne en France représenterait 902 millions d’€ (chiffres 2010 de l’INHESJ)\n\n\nQu’est ce qui a été négocié sur ce point entre les FARC et le gouvernement ?\n\n\nD’une certaine manière, le contenu du préaccord signé le 16 mai 2014 à La Havane acte l’échec  de  cette  politique  répressive. Les propositions font la distinction  entre petits producteurs  et  trafiquants,  proposant  une  vision  adaptée  et  intégrale  du phénomène. Il est prévu que :\n\n- un  « Programme  de  substitution  des  cultures  à  usage  illicite  et  de développement alternatif » soit mis en œuvre dans le cadre de la réforme agraire. Des « Accords  de substitution » seront signés entre les pouvoirs publics et les producteurs en contrepartie d’une aide technique et financière pour éviter de nouvelles semences ;\n\n- la  consommation  de  drogues  soit  traitée  comme  un  problème  de  santé publique  et non  comme  un  délit.  Un  « Programme  national  d’intervention  intégrale  face à la consommation des  drogues  illicites » comprendra des mesures d’accompagnement psycho-social et d’insertion économique, facilitant la coordination entre organismes publics ;\n\n- le  trafic de stupéfiants soit combattu et poursuivi, via notamment une  réforme  de  la police criminelle plus orientée vers les investigations contre les réseaux, la lutte contre les actifs bancaires liés au narcotrafic, la chasse au blanchiment d’argent et une stratégie renforcée de lutte contre la corruption liée au narcotrafic, notamment dans les sphères politiques et économiques ;\n\nla Colombie promeuve une Conférence internationale sous l’égide de l’ONU (prévue \nen avril 2016) pour évaluer les politiques de lutte contre la drogue et formuler des propositions nouvelles au niveau international.\n\n\nQuelles perspectives ?\n\n\nPenser régler le problème de la drogue par un accord de paix semble illusoire, mais les négociations ont permis d’analyser le problème de manière approfondie et de déboucher sur un constat partagé, ce qui est un premier pas important. Certains  éléments sont à souligner :\n\n- Le 9 mai 2015, la Colombie a suspendu la fumigation des champs de coca à cause des risques sanitaires. L’Accord de paix doit confirmer cette inclinaison vers une solution progressive de destruction des cultures illicites préservant la santé des populations et la qualité des territoires ;\n\n- Les trafics de drogue sont l’une des menaces à la stabilité d’un pays en transition après des accords de paix. On le voit au Salvador  (1992) ou au Guatemala (1996), ces deux pays figurant aujourd’hui  parmi les plus violents au monde. Ces exemples montrent que la Colombie devra briser le lien entre trafics illicites et financement des groupes armés. Les alternatives à la production de drogue sont aussi une question de financement, et à ce stade ce point est encore trop flou ;\n\n- Cette  problématique n’est pas que colombienne. La  signature  d’un  accord \nn’enlèvera rien au fait que la logique de marché est celle qui guide les intérêts financiers. Tant que la demande sera élevée  (au Nord notamment), l’offre suivra, avec le cycle de violences que cela implique si aucune solution durable n’est proposée ;\n\n- Le combat contre les réseaux de narcotrafiquants doit  s’étendre  aux  pays \nconsommateurs où les gros distributeurs poursuivent leur commerce sans être inquiétés, les vendeurs d'armes alimentent les conflits en toute impunité, l'industrie chimique  fournit les produits pour la transformation de la drogue et les  institutions financières blanchissent et remettent dans le circuit l'argent sale de la drogue.\n\nRetrouvez tous les communiqués du Réseau France Colombie Solidarité sur les accords de paix en Colombie"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-31-quels-enjeux-pour-la-question-des-drogues/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-31-quels-enjeux-pour-la-question-des-drogues/","name":"Colombie, accords de paix J-31, quels enjeux pour la question des drogues ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-23T16:46:02+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:23+00:00","description":"La Colombie figure depuis plus de 30 ans parmi les principaux pays producteurs de cocaïne au monde. Le phénomène, qui a commencé dans les années 70, a","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-tout-a-une-fin-10-10/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-tout-a-une-fin-10-10/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En direct : tout a une fin (10/10)","datePublished":"2005-01-31T15:28:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-tout-a-une-fin-10-10/"},"wordCount":1105,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Voici la dernière news letter en direct du Brésil...\n\n\nEt oui, tout a une fin, mais c´est aussi le début de quelque chose\n\n\n\nLe FSM 2005, c’est\n\n  155 000 participants, dont 35 000 jeunes, venant de 135 pays  2300 événements et 500 événements culturels plus de 360 propositions concrétes sur le mural\n\n\nC’est donc un choix immense d’événements qui demande a chacun de bien s’organiser, et qui peut aussi avoir un aspect frustrant! Chacun fait ses propres choix, chacun vit son forum!\n\n\nVoici quelques réactions survenues lors du bilan avec les différents partenaires du CCFD:\n\n\nOrganisation\n\n\nPour la première fois, le comité d’organisation du Forum avait décidé de ne rien organiser pour laisser une gestion entièrement autonome du Forum. Ce choix a entrainé des difficultés d’articulation et de logistique, cependant, pour un événement de telle envergure, le challenge a été une réussite!\n\n\nEchanges?\n\n\nIl est vai que l’on assiste souvent a des conférences assez formelles (même si l’événement est annoncé comme espace de dialogue). Mais en parallèle, de nombreux échanges et réseaux se crèent dans tous les événements informels (lors de concerts, théâtres, expositions, marches et au sein de la vie du Forum).\n\n\nPour ceux qui sont frustrés d’un manque de décision concrètes finales au nom du Forum:\nLe FSM est un processus qu’on pourrait comparer à un gâteau:\nOn se le représente avant\nOn savoure pendant\nOn y pense aprés\nAussi, il serait difficile de construire quelque chose avec des gens de passage.\nCependant on repart tous avec l’idée de développer des forums nationaux, régionaux ou locaux pour pouvoir partir de la base.\n\n\n“Le FSM, c’est une pépinière, un petit laboratoire oú on trouve de bonnes idées, et que l’on peut ensuite planter dans son pays, elles deviendront peut-être des fruits au goût des différents pays”\n\n\nPartenaire Africain\n\n\nNos propres réactions sur notre vision du FSM\n\n\n“Le forum restera au delà des idées échangées un espace de rencontres extraordinaire: Il est important de se connaître pour travailler ensemble pour un autre monde”\nPierre-Alexandre\n\n\n“Une phrase célèbre des mouvements de la société civile Brélilienne m’a marquée et me semble symbolique de ce que nous avons vécu ici: “globalisons les luttes, globalisons l’espérance”\nMarie\n\n\n“Le FSM c’est des rencontres, des débats, une ambiance, un espoir, une invitation à lutter contre toutes les injustices. Ca a quelque chose de magique. C’est génial!”\nMélanie\n\n\n“Le FSM on aime! Ce qui m’a le plus impressionné c’est l’effervescence humaine saisie sur le vif dans laquelle on ne peut pas trouver as place, Qui nous prend malgré nous. Enorme”\nClémence\n\n\n“Pour moi le maitre mot du voyage (immersion et FSM) est diversité: diversité des idées, des cultures, des opinions, des gens présents, des organisations... Et dans toutes ces diversités, une force nous rassemble: croire qu’un autre monde est possible.”\nAnnaick\n\n\n“Avant de partir, on entend des témoignages, on voit des vidéos des forums précédents... mais passer du rêve á la réalité, pouvoir rencontrer et discuter avec les fondateurs du FSM en personne, prendre part à cette société civile, c’est incroyable. On participe a un moment historique! “People say I am a dreamer... (mais ici je rélaise que) but I am not the only one”\nClaire\n\n\nÇle forum, ce nést pas que de la palabre... il s’y passe quelque chose: on ne sait pas toujours quoi, on ne sait pas toujours comment, des rencontres, des rapprochements, du travail en commun... mais on voit que l’engagement pour un toujours plus de justice se mondialise aussi.”\nGurval\n\n\n“ “Un autre monde ce n’est pas seulement possible, c’est nécéssaire” A présent il faut utiliser au mieux tout ce que le FSM nous a apporté et construire quelque chose de nouveau!”; “Il faut dire stop aux armes de destruction massive que sont l’aide alimentaire, le dumping, les subsides et les OGM. Venez voir dans nos pays les dégats que tout cela cause!” Militante d’Ouganda”\nChristel\n\n\n“Le Forum c’est des claques à chaque instant, c’est le choc des cultures: des indiens d’Amazonie Qui revendiquent face à des palestiniens Qui dansent; des coréens Qui manifestent parmi la foule multicolore brésiliennes; des africains Qui remercient la terre, le ciel et les hommes `a la manière des péruviens, et puis c’est moi, p’tit gars de banlieue Qui repart, remplie de tout cela et de liens d’autres choses, sur les chemins pour construire un autre monde possible.”\nPierre\n\n\nCe forum m’a donné des frissons par les échanges et les motivations des masses, le respect de tant d’opinions différents Qui arrive à séntendre pour avancer ensemble.”\nBaptiste\n\n\n“Le forum est non seulement un gigantesque espace ouvert de rencontres, d’échanges déxpèriencesm propice à la création de partenariats, mais c’est aussi un temps fort pour l’Histoire des mouvements sociaux et pour mon expérience personnelle.”\nMathilde\n\n\n“Recette du FSM: 20 min de préparation\n40 min de cuisine\nniveau: cuisiniers confirmés\nPrenez quelques milliers de personnes venus du monde entier. Epluchez les, et coupez les en morceaux. Faites-les ensemble revenir á feu doux, en y ajoutant toutes sorters d’épices: émotions, envies, rires, pleurs, idées, solidarité, partage,... Laissez tiédir le mélange et faites revenir dans une autre poël quelques militants utopistes.\nAjouter à la préparation initiale: vous obtiendrez un mélange que l’on appelle rêve.\nEn le laissant revenir sur feu doux 5 min encore, vous le verrez prendre la couleur de la réalité.\nA déguster sans modération.”\nCéline\n\n\nIl est difficile de décrire un évenememt comme le FSM, ce qui est sûr pour moi, c’est qu’on en revient changé. Je repart de Porto Alégre plus motivé que jamais, car si je pouvais en douter avant, maintenant je sais qu’un autre monde, plus juste et plus solidaire, est possible.\nJulien\n\n\nJ’ai le sentiment de participer à l’Histoire, l’Histoire des ces gens qui croyait, des gens qui croyaient en un monde ou l’Homme serait au centre , un monde participatif, un monde d’inforçation. La mondialisation a rendez vous avec l’Humanité.\nBaptiste"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-tout-a-une-fin-10-10/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-tout-a-une-fin-10-10/","name":"En direct : tout a une fin (10/10) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-31T15:28:00+00:00","description":"Voici la dernière news letter en direct du Brésil... Et oui, tout a une fin, mais c´est aussi le début de quelque chose Le FSM 2005, c’est 155 000","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-gabriel-marc/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-gabriel-marc/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Hommage à Gabriel Marc","datePublished":"2012-10-23T17:49:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-gabriel-marc/"},"wordCount":435,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’une des grandes figures emblématiques de l’histoire du CCFD-Terre Solidaire vient de nous quitter. \n\n\n\nGabriel Marc s’est éteint paisiblement dans la nuit de vendredi à samedi 20 octobre à l’âge de 79 ans.\n\nGabriel a été le quatrième président du CCFD-Terre Solidaire de 1981 à 1987, après avoir été président de l’ACI (Action Catholique des Milieux Indépendants).\n\nIl a eu la lourde tâche de faire front avec foi et courage aux campagnes de dénigrement menées par des groupes et journaux d’extrême droite qui accusaient faussement le CCFD Terre Solidaire de soutenir le marxisme.\n\nGrâce à lui et à d’autres responsables, avec l’appui des évêques de France, le CCFD-Terre Solidaire a tenu bon et a continué à se structurer et à innover. « La phase très dure que j’ai vécue m’a appris que si l’on se fait solidaire des pauvres qui ne veulent plus le rester on est perçu comme subversif de l’ordre des puissants et objet de persécution » nous disait-il en 2011.\n\nGabriel a aussi été l’un des inspirateurs du premier Fonds Commun de Placement solidaire d’Europe : le FCP Faim et Développement. Parallèlement, il osait lancer le CCFD-Terre Solidaire dans la création de la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l'Investissement).\n\nPassionné par l’Aventure du CCFD-Terre Solidaire et sa mission de solidarité internationale, au nom de l’Église, il n’a eu de cesse de faire entendre ses « coups de gueule » de chrétien engagé dans la justice sociale lors de nombreuses conférences et dans des tribunes publiées dans La Croix, Témoignage chrétien ou Le Monde, qu’il signait « ancien président du CCFD-Terre Solidaire ».\n\nJusqu’à sa mort, il fut membre d’une équipe locale.\n\nA l’occasion de son inhumation, des dons au CCFD-Terre Solidaire pourront être faits par celles et ceux qui le souhaitent.\n\nSa parole libre et ancrée dans l’Évangile se conjuguait à une fidélité profonde à l’Église. « Il faut aimer l’Église, nom de Dieu ! » titrait l’un de ses livres.\n\nIl demeure un repère, un exemple pour de nombreux chrétiens (et non chrétiens) engagés pour la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, en lien avec Simone, son épouse, et ses enfants, organisera à Paris une messe en sa mémoire.\n\nIl est vivant dans le cœur de CCFD-Terre Solidaire.\n\nGuy Aurenche  \nPrésident du CCFD-Terre Solidaire \n\nBernard Pinaud,\nDélégué général du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-gabriel-marc/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/hommage-a-gabriel-marc/","name":"Hommage à Gabriel Marc - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-23T17:49:00+00:00","description":"L’une des grandes figures emblématiques de l’histoire du CCFD-Terre Solidaire vient de nous quitter. Gabriel Marc s’est éteint paisiblement dans la nuit","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-que-les-decisions-se-traduisent-en-actes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-que-les-decisions-se-traduisent-en-actes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour que les décisions se traduisent en actes !","datePublished":"2011-05-01T17:56:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-que-les-decisions-se-traduisent-en-actes/"},"wordCount":560,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 7 avril dernier, je participais, au nom du CCFD-Terre Solidaire, à la rencontre entre le président de la République et une trentaine d’ONG françaises en vue du G8 et du G20 qui se tiendront, en France, cette année. Le G8 les 26 et 27 mai à Deauville, le G20 les 3 et 4 novembre à Cannes.\nLors de cette rencontre, nous avons demandé que soient donnés aux acteurs de la société civile (ONG, syndicats,…) les moyens de présenter leurs propositions sur les sujets à l’agenda de ces sommets, aux différents négociateurs. Ce que nous avons obtenu. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire est l’un des animateurs de la coalition qui rassemble les principales ONG françaises, la plupart des syndicats et de nombreuses collectivités territoriales pour porter nos propositions sur ces sujets à l’agenda, auprès de la présidence française.\n\nQue disons-nous ensemble?\nQue nous ne sommes pas sortis de la crise comme ces pays riches ou émergents le prétendent. La crise financière perdure. La Banque mondiale, elle-même, reconnaît que depuis juin 2010, 44 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté, rejoignant ainsi le 1,2 milliard existant. Les prix des matières premières agricoles connaissent de nouveau une hausse importante au-delà du pic de 2008, laissant entrevoir une nouvelle crise alimentaire.\n\nDans ce contexte, le CCFD-Terre Solidaire portera principalement 3 propositions sur 3 sujets à l’ordre du jour du G 20 :\n\nLa mise en place de taxes sur les transactions financières.  \nCette proposition qui nous faisait être traités de doux rêveurs il y a dix ans est portée par la France. Nous demandons des décisions concrètes sur ce sujet quitte à ce que seuls quelques pays du G20 en prennent l’initiative de manière pionnière. Un taux de taxation de seulement 0, 05 % permettrait de collecter des centaines de milliards de dollars pour le développement et la lutte contre le réchauffement climatique.\n\nLa régulation des marchés agricoles.  \nAutre proposition de la France. Il ne suffit pas d’appeler les acteurs financiers qui spéculent sur les matières premières agricoles à plus de déontologie, nous demandons une obligation de transparence dans leurs opérations boursières. Cette lutte contre la volatilité des prix des matières agricoles passe aussi par la constitution de stocks régionaux et internationaux.\n\nLa lutte contre l’évasion fiscale et pour la régulation des paradis fiscaux.\nNous demandons aux pays du G20 qu’ils ne s’en tiennent pas au suivi des décisions déjà prises de constitution de listes très limitées sur les paradis fiscaux. Il faut maintenant demander des comptes aux principaux utilisateurs : multinationales et banques en leur imposant un rapport précis de leurs activités et leurs profits dans les pays où ils opèrent ainsi que leurs impôts réellement payés. C’est la priorité du CCFD-Terre Solidaire qui, pour mettre la pression, lance ce mois-ci la seconde phase de sa campagne « Aidons l’argent à quitter les paradis fiscaux ! »\n\nLes pays du G 20, qui représentent les économies les plus puissantes du monde, ont une lourde responsabilité. Ensemble, mobilisons-nous pour qu’ils prennent des décisions à la hauteur des enjeux et pour que ces décisions se traduisent en actes !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-que-les-decisions-se-traduisent-en-actes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-que-les-decisions-se-traduisent-en-actes/","name":"Pour que les décisions se traduisent en actes ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-01T17:56:00+00:00","description":"Le 7 avril dernier, je participais, au nom du CCFD-Terre Solidaire, à la rencontre entre le président de la République et une trentaine d’ONG françaises","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/organiser-les-pecheurs-et-replanter-des-mangroves-yadfon/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/organiser-les-pecheurs-et-replanter-des-mangroves-yadfon/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Organiser les pêcheurs et replanter des mangroves &#8211; Yadfon","datePublished":"2005-06-16T10:31:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/organiser-les-pecheurs-et-replanter-des-mangroves-yadfon/"},"wordCount":235,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans l’urgence, Yadfon est intervenu auprès des communautés de pêcheurs de la province de Trang et de Krabi. Ce partenaire s’engage maintenant dans la réhabilitation de cinq villages. Il organise les communautés et replante des mangroves pour les protéger.\n\n\n\nAssociation écologiste, Yadfon travaille depuis plusieurs années avec des communautés de pêcheurs, à l’implantation de mangroves[[*Les mangroves sont un écosystème typique des llittoraux dans les zones tropicales. Constituées de palutuviers aux racines surélevées, elles abritent une diversité d'espèces végétales et animales.\n\n\nElles remplissent donc une double fonction :\n\n fournir des ressources dont les habitants peuvent tirer alimentation et ressources protéger le littoral contre la violence des ras-de-marée.]] et à la préservation des ressources halieutiques.\n\n\nAprès le tsunami, l’association a acheminé de l’aide d’urgence à ces communautés qu’elles connaissaient bien.\n\n\nElle s’engage maintenant dans la réhabilitation de cinq villages sur le long terme, aidant les populations à retrouver une vie normale.\n\n\nL’écologie et la gestion durable des ressources restent au cœur du projet, tout comme la plantation de mangroves. Organisées auparavant par ce partenaire, les communautés gèrent elles même la distribution de nourriture et de matériel, achètent les filets et les équipements."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/organiser-les-pecheurs-et-replanter-des-mangroves-yadfon/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/organiser-les-pecheurs-et-replanter-des-mangroves-yadfon/","name":"Organiser les pêcheurs et replanter des mangroves - Yadfon - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-16T10:31:00+00:00","description":"Dans l’urgence, Yadfon est intervenu auprès des communautés de pêcheurs de la province de Trang et de Krabi. Ce partenaire s’engage maintenant dans la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-tout-sauf-des-armes-et-autres-histoires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-tout-sauf-des-armes-et-autres-histoires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cambodge : Tout sauf des armes et autres histoires","datePublished":"2013-02-05T14:33:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-tout-sauf-des-armes-et-autres-histoires/"},"wordCount":271,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Cambodge, depuis l’adoption de la loi de 2001 sur la propriété foncière, qui permet à l’état d’attribuer des terres sous forme de « concession foncière économique », 2 millions d’hectares – 56% des terres arables du pays – sont passés aux mains de sociétés privées. « Tout sauf les armes » est le sixième épisode du cycle TERRES.\n\n\n\nLes fermiers cambodgiens appellent au boycott du sucre de Tate & Lyle Sugars. Les plantations géantes de canne à sucre s’étendent depuis plusieurs années aux dépens des rizières familiales, dont les fermiers sont le plus souvent chassés sans compensation. Après deux ans de pourparlers avec Tate and Lyle Sugars, qui importe le sucre cambodgien en Europe, les communautés appellent au boycott du sucre de la marque la plus ancienne au monde – Clean sugar campaign\n\nLe problème des concessions foncières au Cambodge (le cas de l’aménagement du quartier du lac Boeung Kak). La dominance de l’élite politique cambodgienne facilita le contournement de la loi foncière de 2001. Dans de nombreux cas, la manipulation des définitions légales et les procédures de la commission du cadastre contribua à l’augmentation de l’accaparement foncier, au sein du réseau des élites. C’est exactement ce qu’il se passa dans le cas du lac Boeung Kak.\n\nADHOC / The report on land and housing rights 2011. Rapport (en anglais) sur l’accaparement des terres et les expulsions en milieu urbain (ADHOC : Association cambodgienne pour le développement et la défense des droits humains)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-tout-sauf-des-armes-et-autres-histoires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-tout-sauf-des-armes-et-autres-histoires/","name":"Cambodge : Tout sauf des armes et autres histoires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-02-05T14:33:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:24+00:00","description":"Au Cambodge, depuis l’adoption de la loi de 2001 sur la propriété foncière, qui permet à l’état d’attribuer des terres sous forme de « concession foncière","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-45-quels-enjeux-pour-la-question-agraire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-45-quels-enjeux-pour-la-question-agraire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colombie, accords de paix J-45 : quels enjeux pour la question agraire ?","datePublished":"2016-02-08T18:38:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-45-quels-enjeux-pour-la-question-agraire/"},"wordCount":662,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La signature des Accords de paix en Colombie est annoncée pour le 23 mars 2016. D'ici là, chaque semaine, le Réseau France Colombie Solidarités se propose de revenir sur chacun des 6 points à l'agenda et d'en analyser le contenu et les enjeux.\n \n\n\n\nCommuniqué Réseau France Colombie Solidarités\n\n\n\nL'injuste répartition de terres est l'une des origines du conflit qui perdure depuis plus de 60 ans en Colombie. Les disputes pour le contrôle du territoire entre les différents acteurs armés n'ont fait qu'accroître les dynamiques d'accaparement de terres, faisant de la Colombie un des pays où la concentration foncière est la plus élevée au monde. Les négociations de paix à La Havane ont abouti à des propositions ambitieuses de réforme afin de restituer la terre aux paysans et de développer les zones rurales. Mais, dans le même temps, l'absence de remise en cause du modèle agraire productiviste et de la surexploitation des ressources extractives - au bénéfice notamment des entreprises multinationales - menace la réalisation effective de la paix dans les territoires.\n\nQu’est ce qui a été négocié sur ce point entre les FARC et le gouvernement?\n\nLe préaccord entre le gouvernement et les FARC, signé le 26 mai 2013, prétend engager une « transformation structurelle » des campagnes à travers la réalisation d’une réforme rurale intégrale qui aborde non seulement les questions d’accès à la terre mais aussi la garantie des droits fondamentaux des populations et communautés rurales longtemps marginalisées. Il est prévu :\n- le renforcement des Zones de réserve paysanne, comme moyen de promouvoir l’économie paysanne et l’agriculture familiale ;\n- la création d’un fonds de terres, afin de favoriser la réinstallation des populations déplacées par le conflit et favoriser l’accès des paysans à la terre ;\n- l’amélioration du cadastre pour répondre aux carences criantes en matière de formalisation de la propriété foncière ;\n- un ensemble de dispositions pour lutter contre les inégalités sociales, la faiblesse du système éducatif ou le manque d’infrastructures des territoires ruraux.\n\nQuelles perspectives ?\n\nSi l’accord de la Havane est très ambitieux et porteur d’espoir, la paix, pour qu’elle soit durable, doit se traduire par des améliorations palpables des conditions de vie des populations et la remise en cause de certains modèles existants. Plusieurs problèmes se dessinent déjà :\n\n- La redistribution des terres engage trop peu le gouvernement qui ne sait toujours pas combien d’hectares et quelles zones seront concernés ;\n- Depuis le précédent de la Loi sur la restitution des terres adoptée en 2011, les paysans déplacés par le conflit n’ont récupéré qu’1 % de leurs terres et les défenseurs des droits de l’homme qui luttent pour leur retour sont de plus en plus menacés par les groupes armés.\n- Plusieurs initiatives gouvernementales récentes promeuvent un modèle agraire productiviste et extractiviste (avec un accès facilité aux ressources énergétiques, minières et pétrolières) reposant sur la concentration foncière. Le gouvernement défend notamment la création de « Zones d’Intérêt de Développement Rural et Economique » par l’attribution de vastes territoires « non occupés » à des grands groupes de l’agro-industrie.\n\nChiffres clés :\n- 52 % de la terre appartient à 1,5 % de la population.\n- 25 % de la population vit dans les campagnes.\n- 6 à 7 millions d’hectares de terres spoliées durant le conflit, soit 15 % de la surface agricole.\n\n\nContacts presse :\n- Olivier Lagarde - Coordinateur du RFCS - 06.58.17.58.82 - reseaucolombie@gmail.com\n- Karine Appy -  CCFD-Terre Solidaire - 01 44 82 80 67/ 06 66 12 33 02 k.appy@ccfd-terresolidaire.org \n- Camille Bosse- PBI France pbi.france@free.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-45-quels-enjeux-pour-la-question-agraire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-accords-de-paix-j-45-quels-enjeux-pour-la-question-agraire/","name":"Colombie, accords de paix J-45 : quels enjeux pour la question agraire ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-08T18:38:37+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:02+00:00","description":"La signature des Accords de paix en Colombie est annoncée pour le 23 mars 2016. D'ici là, chaque semaine, le Réseau France Colombie Solidarités se propose","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/entreprises-les-ong-font-le-travail-que-ne-fait-pas-le-gouvernement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/entreprises-les-ong-font-le-travail-que-ne-fait-pas-le-gouvernement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Entreprises : les ONG font le travail que ne fait pas le gouvernement","datePublished":"2020-09-21T07:55:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/entreprises-les-ong-font-le-travail-que-ne-fait-pas-le-gouvernement/"},"wordCount":1188,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage","Devoir de vigilance","France","Justice économique","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour pallier l’absence de suivi par les pouvoirs publics de l’application de la loi sur le devoir de vigilance, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont mis en place un « outil citoyen » : un « Radar » qui traque les entreprises s’exonérant de leurs obligations. \n\n\n\nPlus de trois ans après le vote de la loi relative au devoir de vigilance  des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre, 27 % des 265 entreprises recensées par le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa n’ont toujours pas publié de plan de vigilance. Selon leur rapport diffusé fin juin, parmi ces 72 réfractaires, nombre ont pignon sur rue. À l’image d’Yves Rocher, de Castorama, de Boulanger, de McDonald’s France, de Leroy Merlin, de KPMG, de Picard, des Trois Mousquetaires ou encore de France Télévisions.\n\nCes résultats sont issus du travail de titan effectué par les ONG grâce à la mise en place d’un « outil citoyen » de suivi de la loi. « Faute d’une liste officielle établie par le ministère de l’Économie, nous avons cherché à identifier dans les bases de données publiques et privées, les entreprises répondant aux critères énoncés par la loi », explique Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des multinationales au CCFD-Terre Solidaire. \n\nCe sont toutes les entreprises de plus 5 000 salariés dans l’Hexagone ou 10 000 en France et à l’étranger [[Ces entreprises doivent être enregistrées sous forme de société anonyme, de société européenne, de société en commandite par actions ou de société par actions simplifiées.]]. « Aux termes de cette première étape, nous avons cherché à savoir si ces entreprises avaient bien publié leur plan, en sachant qu’elles ne communiquent pas toujours sur le sujet et qu’il n’existe aucun endroit où toutes les informations sont regroupées. »\n\nUn véritable jeu de piste\n\nCette méthode n’est certes pas exhaustive, car les données ne sont pas toujours disponibles. Difficile de traquer toutes les filiales d’un même groupe, ou de comprendre les liens qui unissent chacune d’entre elles à la société mère, ou encore de déceler leur statut juridique en raison de l’opacité entourant ces questions. Un certain nombre d’entreprises passent ainsi chaque année sous le radar. \n\nAutre problème : la notion de seuil qui comporte un risque de contournement de la loi, certaines entreprises pourraient utiliser un artifice pour ne pas atteindre le nombre de salariés requis. « Il y a un an, en faisant le même travail, nous avions publié une première liste de 237 entreprises. Nous sommes ensuite allés voir des responsables de Bercy pour leur demander de reprendre le flambeau et de publier une liste complète de ces entreprises, car nous ne pouvions prétendre à l'exhaustivité de nos résultats », se souvient Swann Bommier.\n\nLe ministre de l’Économie Bruno Le Maire a alors diligenté une mission pour étudier la question. Mais le rapport rendu en mars dernier par le Conseil général de l’économie a douché les espoirs. Il a conclu à l’incapacité des pouvoirs publics de s'assurer de la mise en oeuvre de la loi et a renvoyé la balle dans le camp des ONG. Ce serait à elles et non à l’administration de faire le suivi !  « Le rapport se réfugie derrière la confidentialité de données fiscales pour ne pas nous communiquer cette liste », lance Swann Bommier.\n\nMais le gouvernement ne fait pas toujours preuve de la même retenue : l’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait publié le nom des entreprises dont les efforts avaient été jugés insuffisants en matière d’égalité femme/homme. Bruno Le Maire, lui-même, avait menacé de divulguer le nom des banques ne respectant pas le plafonnement des frais d’incidents bancaires pour les publics dits « fragiles ». « Il y a surtout une volonté de ne pas mettre en oeuvre la loi », lâche Swann Bommier.\n\nLe rejet des amendements déposés à l'Assemblée nationale, le 9 juillet, par les groupes socialiste et insoumis apporte de l’eau au moulin du chargé de plaidoyer.  « Dans le cadre du vote de la 3e loi de finances rectificative, nous avions demandé de conditionner les aides aux secteurs en difficulté, comme l’automobile ou l’aviation, au respect de la loi sur le devoir de vigilance », explique le député Dominique Potier, rapporteur de la loi. « Comment en effet comprendre que des entreprises qui ne respectent pas les règles puissent profiter de fonds publics ? C’est scandaleux. » \n\nLes débats ont été animés. Et les arguments jugeant le moment inopportun pour mettre ce sujet sur la table, soulignent le peu d’empressement de la majorité parlementaire à s’en saisir. Pas de quoi refroidir le député, prêt à recommencer l’opération à la rentrée lors de la discussion et du vote du plan de relance. « Il faut continuer à faire pression sur les entreprises et sur le ministère de l’Économie. »\n\nLe CCFD-Terre Solidaire et Sherpa, force de proposition\n\nLes deux ONG sont, elles aussi, bien décidées à maintenir la pression. « Plusieurs actions sont possibles : la mise en demeure des entreprises qui ne respectent pas la loi, ou la saisie du tribunal administratif pour exiger du gouvernement qu’il nous permette d’accéder aux données administratives ou pour le forcer à dresser lui-même la liste des entreprises concernées », énumère Swann Bommier, qui penche plutôt pour la seconde solution. \n\nDans leur dernier rapport, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa se veulent force de proposition pour améliorer l’application de la loi. Pour éviter les contournements, les deux ONG demandent que toutes les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme juridique, soient concernées par l’obligation de publier un plan de vigilance. Elles réclament aussi un abaissement des seuils d’application de la loi pour s’aligner sur les seuils prévus par la directive européenne sur la publication d’informations non financières ou d’informations relatives à la diversité.\n\nLa mise en place d’un reporting pays par pays effectué au niveau européen pourrait également apporter une plus grande transparence. Les grandes entreprises auraient ainsi l’obligation de publier un certain nombre d’informations d’intérêt général sur leurs activités, l’action de leurs filiales et le nombre de leurs salariés. \n\nPour sortir de cette situation ubuesque, une lueur d’espoir pourrait venir prochainement de Bruxelles : la nouvelle Commission européenne vient d’annoncer sa volonté de mettre en place une réglementation sur le devoir de vigilance, qui s’appliquerait de manière identique dans tous les pays membres.\n\nPar Laurence Estival\n\n- Lire le rapport : Les entreprises soumises au devoir de vigilance dans le radar des ONG\n\n\n\nNous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine disponible sur abonnement payant. Soutenez-nous, abonnez-vous !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/entreprises-les-ong-font-le-travail-que-ne-fait-pas-le-gouvernement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/entreprises-les-ong-font-le-travail-que-ne-fait-pas-le-gouvernement/","name":"Entreprises : les ONG font le travail que ne fait pas le gouvernement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-09-21T07:55:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:51+00:00","description":"Pour pallier l’absence de suivi par les pouvoirs publics de l’application de la loi sur le devoir de vigilance, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont mis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-la-forte-preoccupation-de-la-societe-civile-paraguayenne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-la-forte-preoccupation-de-la-societe-civile-paraguayenne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire s&rsquo;associe à la forte préoccupation de la société civile paraguayenne","datePublished":"2012-06-22T16:03:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:57:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-la-forte-preoccupation-de-la-societe-civile-paraguayenne/"},"wordCount":599,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 15 juin, 18 personnes ont été tuées lors d’une opération policière d’expulsion de paysans sans terre à Curuguaty. Une enquête est en cours sur cette tragédie qui sert aujourd'hui de prétexte à un processus de destitution lancé contre l'actuel Président Fernando Lugo par l'ensemble des partis politiques, y compris ses alliés... \n\n\n\nLa politique de Fernando Lugo est critiquable, mais ce processus constitutionnel de « juicio politico » ressemble fortement à un « coup d'Etat parlementaire », mettant en péril la jeune démocratie paraguayenne. Le CCFD-Terre Solidaire s'associe à la forte préoccupation de la société civile paraguayenne et exprime son inquiétude face à ce risque de retour en arrière. Nous reproduisons ici le communiqué de l'association des ONG du Paraguay, POJOAJU.\n\nPOJOAJU - ASSOCIATION DES ONG DU PARAGUAY ET SES RESEAUX MEMBRES\n\nNous, les hommes et les femmes de POJOAJU - Association des ONG du Paraguay - et ses réseaux membres, nous nous insurgeons devant les citoyens du Paraguay et de la région, en ce sombre 21 juin 2012, pour exiger de la part des trois pouvoirs de l'Etat des garanties protégeant le processus démocratique national :\n\nLe « Procès Politique » utilisé aujourd'hui contre le Pouvoir éxécutif par l'ANR (Association Nationale Républicaine, parti « Colorado »), le PLRA (Parti Libéral Radical Authentique), l'UNACE (Union Nationale des Citoyens Ethiques), le PPQ (le Parti Patrie Bienaimée) et le PDP (Parti Démocratique Progressiste) montre la non-reconnaissance de l'équilibre des pouvoirs et sert de prétexte à l'impunité des autres pouvoirs de l'Etat : le Pouvoir législatif et le Pouvoir judiciaire.\n\nLes douloureux événements de Curuguaty - Yvypytâ, dont le bilan est de 18 morts, doivent être clarifiés au plus vite et les responsables punis selon la loi; ces faits ont mis en évidence une violence sociale et d'Etat que le Paraguay n'avait pas connu depuis des décennies.\n\nDe la même manière, les morts survenues sur les terres de Campos Morumbí nous montrent la responsabilité des trois pouvoirs de l'Etat, du fait qu'ils n'ont pas récupéré les terres « acquises illégalement» ni initié de réforme agraire. De vagues réponses furent seulement données aux nombreuses demandes paysannes et indigènes.\n\nNous avons la conviction que l'utilisation discrétionnaire, proclamée depuis les débuts de ce Gouvernement, de l'instrument constitutionnel « Procès Politique » qui a aujourd'hui été mis en place, ne réussit pas à occulter, et n'occultera pas, la lourde responsabilité de tous les pouvoirs de l'Etat concernant la situation de pauvreté et d'inégalité dans laquelle vivent les habitants de notre République.\n\nNous dénonçons avec fermeté la position des parlementaires, hommes ou femmes, à quelques exceptions près, visant à mettre fin au processus de démocratisation initié en 2008. Leur décision, quoique légale, n'est pas légitime parce qu'elle met en danger l'institutionnalisation et l'état de droit.\n\nNous rendons directement responsables le Congrès national des nouvelles conséquences négatives que cette décision parlementaire entraîne ou pourrait entraîner et nous exigeons des trois pouvoirs de l'Etat les garanties et le respect de l'exercice du droit à la libre expression et aux manifestations citoyennes.\n\nNous, POJOAJU et ses réseaux membres, appelons au rassemblement et à la vigilance permanente pour maîtriser l'évolution des événements."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-la-forte-preoccupation-de-la-societe-civile-paraguayenne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-la-forte-preoccupation-de-la-societe-civile-paraguayenne/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire s'associe à la forte préoccupation de la société civile paraguayenne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-22T16:03:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:57:20+00:00","description":"Le 15 juin, 18 personnes ont été tuées lors d’une opération policière d’expulsion de paysans sans terre à Curuguaty. Une enquête est en cours sur cette","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-le-g20-de-la-derniere-chance-introduction/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-le-g20-de-la-derniere-chance-introduction/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paradis fiscaux : le G20 de la dernière chance &#8211; Introduction","datePublished":"2011-10-05T16:32:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-le-g20-de-la-derniere-chance-introduction/"},"wordCount":822,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que de nouveaux chocs violents secouent l’économie mondiale, les marchés financiers profitent de la vulnérabilité des États pour spéculer sur les titres de dette publique et dicter leurs lois. Austérité, règle d’or, chômage, depuis plusieurs mois, les pays riches et notamment européens se retrouvent enfermés dans un cercle vicieux d’asphyxie des finances publiques bien connu des pays en développement.\n\n\n\nCette crise n’est en réalité que l’acte II de la crise de la finance dérégulée amorcée en 2008 avec celle des subprimes. Après avoir mutualisé une partie des pertes du secteur financier et dépensé des sommes astronomiques pour préserver nos économies de l’effondrement, les États se trouvent défiés par ceux-là mêmes qui portent une large part de responsabilité dans le chaos actuel.\n\nDevant les menaces de dégradation des notes des pays, c’est le sauve-qui-peut général. Les solutions de court terme pour renflouer les caisses des États prennent le pas sur les dynamiques de coopération. Exit les efforts collectifs ! La lutte contre les paradis fiscaux, mesure phare des pays du G20 en réponse à la crise, n’échappe pas à cette réalité.\nLa déclaration du sommet de Londres était pourtant sans appel : « l’ère du secret bancaire est terminée » décrétaient les pays du G20 en 2009, en s’engageant à « prendre des mesures à l’encontre des juridictions non-coopératives, y compris les paradis fiscaux ».\n\nDeux ans et demi après, le G20 semble en panne sur la question. Les victoires et les progrès collectifs des premiers mois n’ont pas permis de déboucher sur des mesures plus ambitieuses. Aujourd’hui, les avancées en cours les plus notoires telles que l’adoption aux États-Unis du Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), en mars 2010, et de la loi Dodd-Frank en juillet 2010, ou les efforts européens pour suivre l’exemple, reposent sur des initiatives unilatérales. Quant à la contre offensive de pays comme la Suisse, elle pourrait bien avoir raison du peu de cohésion dans la lutte contre les paradis fiscaux qui avait survécu au sommet de Londres. La loi du plus fort, en somme, a-t-elle définitivement repris le dessus, les pays pauvres continuant d’être les grands perdants ?\n\nLes enjeux fiscaux et de régulation de la finance n’ont pourtant jamais autant été présents dans le débat public et politique au Nord comme au Sud. Un débat critique et lucide, qui fait largement écho aux analyses et propositions pour plus de justice fiscale que portent les organisations de la société civile depuis des années.\nLes paradis fiscaux et l’évasion fiscale ruinent les États et les premières victimes restent les pays pauvres : chaque année ce sont près de 800 milliards d’euros de flux illicites qui s’échappent dans ces « trous noirs » de la finance mondiale. Ponction insupportable, notamment due à l’évasion fiscale des entreprises multinationales qui génère à elle seule, un manque à gagner de plus de 125 milliards d’euros pour les caisses des États.\n\nPour faire cesser ce scandale qui prive les États de moyens d’agir pour l’intérêt général et de mettre en place des politiques publiques, des organisations de la société civile, au Nord comme au Sud, s’organisent et obtiennent des résultats. Le CCFD-Terre Solidaire, engagé depuis des années pour plus de justice dans la finance et la fiscalité, en a fait sa priorité depuis trois ans. Ainsi, la campagne « Stop paradis fiscaux », lancée en France en 2009, aux côtés de plusieurs associations et syndicats, atteint des résultats remarquables : ce sont aujourd’hui 16 régions sur 22 qui sont engagées dans la lutte contre les paradis fiscaux.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire porte parallèlement sa campagne « Aidons l’Argent » lancée en octobre 2010 qui atteint pleinement son objectif de sensibiliser le grand public sur cette question souvent jugée trop complexe des paradis fiscaux.\n\nObjectif Cannes !\n\nÀ un mois du G20 de Cannes, il est encore temps de redire nos exigences, de rappeler aux dirigeants leurs responsabilités et leurs engagements à lutter contre les paradis fiscaux. La présidence française du G20 suscitait de nombreuses attentes, notamment parce qu’elle avait joué un rôle très actif au moment du sommet de Londres. Malgré sa marge de manœuvre aujourd’hui limitée par la défection d’anciens alliés comme l’Allemagne, la France peut encore agir et faire avancer des propositions concrètes.\n\nPas facile de s’y retrouver dans l’enchevêtrement des décisions, des institutions, des niveaux d’action. Le CCFD-Terre Solidaire propose à nouveau de faire le point sur l’action du G20 en 12 questions."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-le-g20-de-la-derniere-chance-introduction/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-le-g20-de-la-derniere-chance-introduction/","name":"Paradis fiscaux : le G20 de la dernière chance - Introduction - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-05T16:32:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","description":"Alors que de nouveaux chocs violents secouent l’économie mondiale, les marchés financiers profitent de la vulnérabilité des États pour spéculer sur les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/six-associations-du-vivre-ensemble-lancent-un-appel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/six-associations-du-vivre-ensemble-lancent-un-appel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Six associations du Vivre Ensemble lancent un appel","datePublished":"2014-05-20T15:07:23+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/six-associations-du-vivre-ensemble-lancent-un-appel/"},"wordCount":612,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Face à la montée des intolérances, les présidents de six grandes associations de solidarité, dont le CCFD-Terre Solidaire, rappellent les valeurs du \"vivre ensemble\" dans un appel lancé aux citoyens français et au gouvernement.\n\n\n\n« Depuis trop longtemps, les \"forces\" et les exigences éthiques sont étouffées par des discours et des pratiques entretenant un climat de méfiance et de peurs. Le contexte économique et social favorise la perte de repères. Les expressions d’exclusion, de racisme, d’antisémitisme se banalisent. Comme toujours dans l’histoire, la figure de “l’étranger indésirable” sert de bouc émissaire. Les préjugés et les propos mensongers visant à mettre les étrangers en opposition et/ou en concurrence avec les citoyens français se répandent dangereusement.\n\nLa France n’est malheureusement pas la seule concernée, si l’on en juge par la montée des thèses xénophobes dans la plupart des pays d’Europe. Or nous sommes convaincus qu’une majorité de citoyens de ce pays sont fidèles et profondément attachés à la justice, aux valeurs de liberté et d’égalité, et sont prêts à s’engager pour que la Fraternité affichée aux frontons de nos mairies se concrétise par des actes concrets.\n\nC’est pour cela que nous avons décidé de nous exprimer fortement ! Nous ne devons plus laisser les thèses d’exclusion empoisonner l’espace public ! Le temps est à la prise de parole et à l’action de tous ceux qui veulent promouvoir ces valeurs de solidarité et d’hospitalité, et qui veulent nourrir la société et l’Europe d’une vision plus fraternelle, plus juste, plus accueillante aux vulnérables.\n\nÀ l’occasion des élections européennes, nous appelons à la mobilisation pour défendre les principes du “vivre ensemble” : les réactions de peur et de fermeture sont autant de menaces pour le projet européen lui-même que pour la politique de l’Union Européenne sur les questions de l’asile et de la politique migratoire dont la visée sécuritaire pourrait encore être renforcée.\n\nNous sommes convaincus que la poursuite du projet européen n’aura de sens que si elle se fait autour de cet axe : faire de notre continent un exemple du Vivre ensemble. Nous avons été capables de nous unir au-delà de nos différences, nous sommes capables de le rester en intégrant ceux qui nous rejoignent d’ailleurs en aspirant à une vie meilleure.\n\n\nUne mobilisation dans la durée\n\n\nAu-delà du 25 mai, nous en appelons à une mobilisation qui doit s’inscrire dans la durée.\n\nNous mobiliserons nos réseaux ensemble pour nous opposer et refuser tout acte ou propos stigmatisant ; pour déconstruire les idées mensongères et injustes ; pour inciter les gens à se rencontrer et découvrir au-delà des clichés et des idées toutes faites tout l’apport et toutes les richesses de la diversité ; pour appeler à une politique qui s’attaque aux causes de l’exclusion et de la marginalisation des migrants.\n\nNous voulons agir dans la durée pour renouer avec la justice et les valeurs du vivre ensemble. Le combat à mener pour contrecarrer les tendances lourdes du repli sur soi, de la méconnaissance et des préjugés sera long. Le mouvement auquel nous appelons a vocation à s’élargir et réunir autour de lui un large éventail d’organisations et de personnalités. »\n\nAssociations signataires :\n- ATD Quart-Monde\n- Le CCFD - Terre solidaire\n- La Cimade\n- Emmaüs France\n- Médecins du Monde\n- Le Secours Catholique"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/six-associations-du-vivre-ensemble-lancent-un-appel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/six-associations-du-vivre-ensemble-lancent-un-appel/","name":"Six associations du Vivre Ensemble lancent un appel - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-05-20T15:07:23+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:46:17+00:00","description":"Face à la montée des intolérances, les présidents de six grandes associations de solidarité, dont le CCFD-Terre Solidaire, rappellent les valeurs du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-aux-origines-du-conflit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-aux-origines-du-conflit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Côte d&rsquo;Ivoire &#8211; Aux origines du conflit","datePublished":"2003-02-03T17:12:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-aux-origines-du-conflit/"},"wordCount":1968,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Abidjan. Oubliés les traits d’humour légendaires et les grands éclats de rire, les visages sont graves. La vie quotidienne des habitants de la capitale économique du pays est rythmée par les contrôles militaires, les barrages et le couvre-feu. À la nuit tombée, des « hommes en treillis » se glissent dans les quartiers et procèdent à des exécutions sommaires. La peur s’installe. Nos interlocuteurs n’acceptent de s’exprimer que sous le sceau de l’anonymat. « Cette répression sans visage inquiète. Chacun est à la merci d’une possible délation d’un voisin mal intentionné », confie un avocat.\n\n\n\nMalgré les efforts de médiation entre belligérants, les surenchères guerrières battent leur plein, les esprits se mobilisent plus qu’ils ne dissertent. Dans cette ambiance délétère, les questions posées sur les ressorts du conflit sont souvent jugées inopportunes. « Quand le navire coule, on ne s’interroge pas sur les raisons de l’avarie, on colmate les brèches. » Ceux qui formulent un point de vue s’attardent plus volontiers sur les causes immédiates du conflit. Opinions tranchées et contradictoires qui reflètent la nouvelle et profonde fragmentation de la société ivoirienne.\n\nLa thèse officielle, défendue par le régime, celle de « l’agression extérieure » ne manque ni de soutiens populaires ni d’arguments. Les assaillants dotés d’armes modernes et de téléphones satellitaires disposent à l’évidence de moyens financiers. Plusieurs sous-officiers mutins ont hier bénéficié de l’hospitalité du Burkina. « Quand on connaît la structure policière du pouvoir en place à Ouagadougou, remarque un ministre de l’actuel gouvernement, difficile de croire que de jeunes galonnés ivoiriens échappaient à la vigilance des services de Blaise Compaoré. On peut le soupçonner à tout le moins de complicité passive. » Mais le dirigeant burkinabé, calculateur froid et expert ès déstabilisation, connaissait les risques d’effet boomerang. Aurait-il pris le risque d’une aventure putschiste, en sachant que près de trois millions de ses compatriotes présents en Côte d’Ivoire pouvaient être pris en otage, spoliés de tous leurs biens et poussés au retour dans le pays d’origine ? « S’il faisait le pari d’installer un régime ami en Côte d’Ivoire, pour lui le jeu pouvait en valoir la chandelle... »\n\nDans d’autres milieux, on évoque « une crise de confiance » en incriminant « le double langage » du président Laurent Gbagbo. « En même temps qu’il semblait réduire les tensions – organisation d’un forum de réconciliation, délivrance d’un certificat de nationalité ivoirienne à l’opposant Alassane Ouattara, constitution d’un gouvernement pluraliste –, il réalisait une véritable épuration ethnique dans les rangs des corps habillés [armée, gendarmerie, police, Ndlr] », signale un cadre d’un parti d’opposition. « Dioulas » (terme sous lequel on englobe tous les habitants du Nord) évincés au profit de membres des ethnies Bété ou Dida du Centre-Ouest, bastion de la présidence. « Des villages entiers ont été recrutés. » Ces pratiques discriminatoires seraient à l’origine de la dissidence des proscrits. L’argument sert un autre plaidoyer : restituer au conflit sa dimension interne.\n\nUne nation fragile\n\nQuoi qu’il en soit, l’immixtion des militaires sur la scène politique constitue une rupture dans l’histoire du pays. Du temps d’Houphouët, l’armée était réduite à la portion congrue, la France était là pour parer à toute éventualité. Changement de décor radical, fin 1999. Le coup d’État du général Robert Gueï, « père Noël en treillis  », est accueilli par des manifestations de joie. Mais celui qui promettait de « balayer la maison » avant de remettre les leviers de commande aux civils – à la manière d’un Amadou Toumani Touré au Mali voisin – se laisse griser par le pouvoir. Dès lors, la voie putschiste qu’il a empruntée suscite des vocations chez les déçus du « guéisme ». Son court passage au sommet de l’État (dix mois) est émaillé de plusieurs tentatives de coups de force, réels ou supposés. La « mutinerie » du 19 septembre, qui provoque une partition de fait du pays, consacre les ambitions nouvelles des prétoriens.\n\nAu-delà des explications conjoncturelles, beaucoup admettent que le mal ivoirien est profond, « enraciné ». La croissance démographique et l’immigration sont notamment montrées du doigt. « Rendez-vous compte, le pays ne comptait que quelque 3,3 millions d’habitants en 1960, contre plus de 16 millions aujourd’hui. » La multiplication par cinq de la population en trois décennies n’aurait pas été possible sans un notable apport migratoire. Apport ? L’utilisation du terme provoque la controverse. Le cardinal Bernard Agré dénonce sans ambages le laxisme d’Houphouët en la matière (lire l'entrevue).\n\nLaxisme intéressé, ajoutait en 1990, l’opposant d’alors, Laurent Gbagbo, qui stigmatisait le « bétail électoral  » étranger embrigadé pour assurer la réélection du « Vieux ». « C’est faire peu de cas, réplique-t-on à l’ambassade sade du Burkina à Abidjan, de la contribution essentielle de la main-d’œuvre voltaïque [du temps où le Burkina s’appelait la Haute-Volta, Ndlr] au miracle ivoirien tant vanté jusqu’au début de la décennie 1980. »\n\nC’est dès l’époque de la colonie, lors des années 1920-1930, qu’est amorcée l’entreprise de colonisation agricole des régions du Sud-Est et surtout du Centre-Ouest. Là, le front pionnier progresse de manière spectaculaire. Cacaoyères et plantations de café prospèrent au rythme d’implantations des Mossis de Haute-Volta et autres Sahéliens. La dynamique est accentuée par le mot d’ordre d’Houphouët, « la terre est à celui qui la cultive », lancé au lendemain de l’indépendance. Au fil des ans, les autochtones cèdent aussi des portions de forêt aux étrangers. « Les ventes de terre, rappelle le chercheur Jean-Pierre Dozon, se sont effectuées au coup par coup, selon les besoins monétaires des uns (organisation de dispendieuses funérailles, par exemple) et de la demande foncière des autres, qui voulaient se fixer.  » En décembre 1998, sévère coup d’arrêt à cette « dépossession » : le Code foncier rural adopté par les députés unanimes réserve la propriété de la terre aux seuls Ivoiriens. Un périlleux feu vert est donné aux expropriations. Les acquis de l’intégration nationale sont remis en cause par cette « reconquête ».\n\nEntre-temps, le régime d’Henri Konan Bédié assurait la promotion de la venimeuse notion d’ivoirité, qui distinguait Ivoiriens « de souche » et ceux réputés de « nationalité douteuse ». D’abord conçue à des fins politiciennes – écarter de la compétition présidentielle le « Burkinabé » Alassane Ouattara –, cette idéologie de l’exclusion ne tarde pas à provoquer des effets pervers en cascade. Non seulement le débat politique se focalise de manière quasi exclusive sur la « nationalité » des prétendants à la magistrature suprême, mais, plus grave, les antagonismes ethniques s’exacerbent. « Nous sommes devenus suspects. Contrôles d’identité et démarches administratives fournissaient prétextes à racket », raconte un « dioula » (nordiste) habitant à Daloa.\n\nIvoirité et xénophobie\n\nMais pourquoi le virus de l’ivoirité a-t-il largement diffusé dans le corps social ? Comment s’est opéré un tel rejet de « l’Autre » ? Deux raisons sont avancées. Les médias (télévision, radio, presse écrite) se sont transformés en puissants outils de propagande. Le quotidien Le National décroche la palme des tirades fielleuses. Un jour, il vilipende « les quatre millions d’illégaux qui mangent le pain des Ivoiriens », un autre, il cloue au pilori le couple Ouattara, « le négro-américain et sa juive blanche ». Ce matraquage médiatique s’est opéré alors que le pays était frappé de plein fouet par la crise économique. Chute des cours du cacao et du café, fermeture des portes de la fonction publique. Bref, l’ivoirité est « entrée en résonance » avec le mal-vivre des jeunes générations. Les « conjoncturés », victimes de l’ajustement décidé par le Fmi et la Banque mondiale, ont trouvé de commodes boucs émissaires. Air du temps aidant, il était tentant de récupérer un lopin ou de décrocher un emploi en chassant les « envahisseurs » étrangers ou les « accapareurs » allogènes (Ivoiriens, originaires d’une autre région). La récente croisade « patriotique » contre les « terroristes », les « ennemis de la Côte d’Ivoire », propice aux amalgames, n’a fait qu’amplifier le phénomène.\n\nRisques de dérapages\n\nLa polarisation des esprits n’épargne pas le champ religieux. Dans la région méridionale, les évangélistes ont réalisé ces deux dernières décennies une percée spectaculaire. Les nouveaux prophètes sont prompts à prendre pour cible la « menace islamiste ». Leur rhétorique oscille entre la dénonciation des « forces sataniques » et les promesses de « délivrance ». Le pasteur Moïse Koré de l’Église pentecôtiste Four square s’est imposé comme actuel « conseiller spirituel » à la présidence. Son message imprègne le sommet de l’État. « Que le Dieu tout puissant bénisse la Côte d’Ivoire et qu’il nous libère des méchants », déclarait Laurent Gbagbo dans son allocution à la nation du 8 octobre dernier. L’Église catholique, secouée, résiste à la tentation de la « croisade chrétienne ». L’archevêque d’Abidjan, Bernard Agré, s’inquiète de la recrudescence des exactions et des assassinats sommaires dans les deux camps et appelle solennellement à « mettre un terme à la culture de mort ». De la même manière, l’imam Idriss Koudouss, président du Conseil national islamique (Cni) de Côte d’Ivoire, évite de jeter de l’huile sur le feu. Il se contente de déplorer que « la communauté musulmane soit frappée d’ostracisme et ses dignitaires diabolisés ». La tentation d’instrumentaliser les clivages religieux n’en demeure pas moins présente.\n\nSans doute faut-il se garder de magnifier le long règne d’Houphouët, autocrate éclairé. Un regard rétrospectif sur les neuf dernières années donne pourtant le sentiment d’un gâchis, d’une sorte de liquidation d’héritage.\n\nEn effet, tous ses successeurs ont joué les apprentis sorciers en surfant sur la vague de l’ivoirité. L’Histoire sera sans doute sévère pour ces leaders politiques – Bédié, Gueï, Gbagbo –, plus préoccupés d’accéder puis de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, que de tracer des perspectives d’avenir à l’aide d’un projet fondé sur la citoyenneté et fédérant les énergies.\n\nD’Abidjan à Yamoussoukro, le pessimisme prévaut. Nos interlocuteurs peinent à imaginer un scénario de sortie de crise. Certains appréhendent une spirale de pogroms interethniques et son sinistre cortège de vengeances. D’autres craignent un enlisement du conflit selon les décourageants scénarios angolais ou libériens. Tous redoutent plus que tout des affrontements interethniques de grande ampleur. « On ne peut plus écarter le spectre de la guerre civile », nous a-t-on répété. Le recours aux mercenaires et aux « escadrons de la mort », les assassinats de villageois signalent les dérives. Nationalisme exacerbé, socialisme dévoyé et prophétisme guerrier constituent bien un « cocktail détonant », capable de faire exploser le pays et d’embraser la sous-région. Seule note rassérénante, dirigeants africains et capitales occidentales sont conscients des enjeux et s’efforcent de déminer le terrain. La Côte d’Ivoire échappera-t-elle à la chronique d’un désastre annoncé ?\n\nYves Hardy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-aux-origines-du-conflit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-aux-origines-du-conflit/","name":"Côte d'Ivoire - Aux origines du conflit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2003-02-03T17:12:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:44+00:00","description":"Abidjan. Oubliés les traits d’humour légendaires et les grands éclats de rire, les visages sont graves. La vie quotidienne des habitants de la capitale","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2001-porto-alegre-bresil/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2001-porto-alegre-bresil/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"2001, Porto Alegre, Brésil","datePublished":"2001-02-01T10:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2001-porto-alegre-bresil/"},"wordCount":310,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Forum Social Mondial est né à l’initiative d’acteurs des sociétés civiles du Sud, notamment la société civile brésilienne pour faire entendre des voix alternatives au moment où se réunit chaque année le Forum Economique Mondial de Davos. Le FSM est un espace où s’exprime la contestation de l’ordre économique néolibéral, représenté par les Institutions Financières Internationales (Banque Mondiale et FMI) et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le Forum social mondial s’inscrit dans la continuité des mobilisations contre l’OMC en 1999 à Seattle, de la mobilisation contre le G8 à Gênes en 2002 etc. et se retrouve autour du slogan désormais célèbre « un autre monde est possible ».\n\n\nLe FSM est le premier événement global porté par des sociétés civiles du monde entier, élaboré pour se dérouler au Sud, avec pour objectif le rassemblement de citoyens et d’organisations de la société civile qui se retrouvent pour discuter et proposer des alternatives au système dominant. Cette idée est née au Brésil en 2000 et s’est concrétisée autour de trois hommes :\n\n\n\n Oded Grajew, président de l’association brésilienne des entrepreneurs pour la citoyenneté (CIVES) et inventeur du Forum Francisco (Chico) Whitaker, secrétaire exécutif de la commission Justice et Paix de la conférence épiscopale brésilienne Bernard Cassen, directeur du Monde Diplomatique et à l’époque président d’ATTAC France (Action pour la taxation des transactions financières en aide aux citoyens).\n\n\nParmi les 20 000 participants de ce premier Forum Social, venus de 117 pays, deux salariés quatre partenaires étaient présents pour représenter le CCFD-Terre Solidaire. C’est au retour de cette expérience que le CCFD-Terre Solidaire a choisi de s’impliquer dans ce processus."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2001-porto-alegre-bresil/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/2001-porto-alegre-bresil/","name":"2001, Porto Alegre, Brésil - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2001-02-01T10:50:00+00:00","description":"Le Forum Social Mondial est né à l’initiative d’acteurs des sociétés civiles du Sud, notamment la société civile brésilienne pour faire entendre des voix","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quiz : quel climato-engagé(e) es-tu ?","datePublished":"2021-09-03T17:03:05+00:00","dateModified":"2024-12-10T11:22:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/"},"wordCount":763,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/MOB6NOV-141-scaled.jpg","keywords":["Quiz"],"articleSection":["Quiz"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À l'heure de la COP 26, saurez-vous démêler quelques à priori autour du climat ? Faites le test !\n\n\nQuiz : quel climato-engagé(e) es-tu ?\n\nCette année, a lieu la COP 26, à Glasgow. Les COP ce sont les conférences internationales sur le climat. Tu te souviens certainement de la COP 21 à Paris, en 2015. Elle avait abouti à un accord international pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 à 2 °C d’ici 2100. Alors, en prévision de la COP 26, quel Climato-engagé(e) es-tu ?\nPhoto Jan Schmidt-Whitley /CIRIC/ CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\n\n\nQu'est-ce qu’un gaz à effet de serre ? \n\nPhoto Roberta VALERIO/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nPour limiter le réchauffement climatique, les gouvernements visent la neutralité carbone. Mais qu'est-ce que c’est la neutralité carbone ?\n\nPhoto William DUPUY/CCFD-Terre Solidaire/picturetank\n\n\n\n\nParmi les principales sources de gaz à effet de serre, le système agricole représente au niveau mondial :\n\nPhoto William DUPUY/CCFD-Terre Solidaire/picturetank\n\n\n\nQuelles sont les principales causes de la déforestation :\n\nPhoto Nicolaas HEEREN/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nSelon toi, laquelle parmi ces phrases relève le plus du greenwashing ? \n\nPhoto Creative Commons Elkhiki\n\n\n\nSelon toi, compenser les émissions de gaz à effet de serre avec un projet censé absorber le carbone (planter des arbres par exemple), c’est :\n\nPhoto Nicolaas HEEREN/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nLe marché carbone est le fait de s’autoriser à polluer tant qu’on finance des projets de compensation. Quels sont les effets de ce marché sur les pays en développement du Sud ?\n\nPhoto Shutterstock/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nDonner un droit à dépasser les limites de vitesse en voiture en échange du financement de centres de rééducation pour accidentés de la route :\n\nPhoto Claude Huré/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nQuelles sont les premières populations touchées par le réchauffement climatique à travers le monde?\n\n\nPhoto Nicolaas HEEREN/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nLe climat ? Je ne sais pas... \n\nBien entendu, tu as entendu parler des changements climatiques et tu as même certainement déjà mis en place des changements dans ton mode de vie pour protéger notre environnement (choix d’alimentation, de modes de déplacement...). N’oublie pas que c’est seulement ensemble que l’on pourra vraiment changer les pratiques des grandes entreprises et des Etats. Bien entendu cela ne va pas à l’encontre des actions individuelles mais cela les prolonge.\nNous t’invitons à découvrir diffuser les rapports des ONG sur le greenwashing. Ils sont sur le site internet de la campagne : [lien vers la page du site internet sur la campagne]. Peut-être que le CCFD-Terre Solidaire de ta région organise un safari du greenwashing. Ça te dirait d’y participer?\nPhoto Solène CLAVEL/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\n\nLe climat et moi ? Ça va, on se connaît bien.\n\n\nLes enjeux climatiques, tu sais de quoi il s’agit, tu as même probablement lancé des changements dans ta vie quotidienne, dans ton travail, tes loisirs pour réduire ton empreinte carbone. Tu en discute avec tes amis, ta famille...\nPour poursuivre ton action et lui donner une dimension internationale, nous t’invitons à découvrir et diffuser les rapports des ONG sur le greenwashing qui sont sur le site internet de la campagne : [lien vers la page du site internet sur la campagne]. Tu peux participer à l’organisation d’un safari du greenwashing dans ta région avec le CCFD-Terre Solidaire.\nPhoto Solène CLAVEL/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nLe climat sur le bout des doigts ! \n\nLes enjeux climatiques c’est TON rayon. Tu connais les défis, les enjeux de lutte et d’engagement. Tu sais qu’il ne s’agit pas simplement de rendre un peu plus verte notre économie, c’est une véritable transformation de la société qui est nécessaire. Tu connais aussi les défis climatiques et leurs causes. Tu agis contre les causes des transformations climatiques. Bravo, le climat a besoin de toi !\nQue dirais-tu d’organiser un safari du greenwashing dans ta région, avec le CCFD-Terre Solidaire? Tu peux aussi agir avec nous tout au long de cette campagne justice climatique. Toutes les infos sont auprès de la délégation du CCFD-Terre Solidaire de par chez toi et sur le site internet de la campagne [lien vers la page du site internet sur la campagne].\nEt quel que soit ton résultat, nous t’invitons à signer et diffuser largement l’appel international qui sera remis aux négociateurs de la COP 26 [lien vers l’appel, QR code ?].\nPhoto Solène CLAVEL/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\nPour retrouver nos autres quiz :\n\n\n\nNotre page dédiée aux quiz"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/","name":"Quiz : quel climato-engagé(e) es-tu ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/MOB6NOV-141-scaled.jpg","datePublished":"2021-09-03T17:03:05+00:00","dateModified":"2024-12-10T11:22:03+00:00","description":"À l'heure de la COP 26, saurez-vous démêler quelques à priori autour du climat ? Faites le test ! Quiz : quel climato-engagé(e) es-tu ? Cette année, a","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quizz-quel-climato-engagee-es-tu/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/MOB6NOV-141-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/12/MOB6NOV-141-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"© Ophélie Chauvin"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vendredi-15-octobre-table-ronde-biden-une-revolution-economique-au-printemps-de-leconomie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vendredi-15-octobre-table-ronde-biden-une-revolution-economique-au-printemps-de-leconomie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vendredi 15 octobre : table-ronde « Biden : une révolution économique ? » au Printemps de l’Economie","datePublished":"2021-08-31T09:50:11+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vendredi-15-octobre-table-ronde-biden-une-revolution-economique-au-printemps-de-leconomie/"},"wordCount":245,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour sa 9ème édition, le Printemps de l’Economie vous invite, vendredi 15 octobre de 15h à 16h, à la table-ronde suivante, conçue et animée par Christian Chavagneux, éditorialiste au mensuel Alternatives économiques. \n\n#29 - Biden : une révolution économique ?  \n\nLes premiers mois de pouvoir du président américain Joe Biden ont fait souffler un vent nouveau sur le débat économique mondial. Le dirigeant de la première économie mondiale annonce que le triptyque de sa politique économique est plus de dette publique, plus d’impôts sur les riches et les entreprises et plus de dépenses publiques ! Il s’attaque avec force aux paradis fiscaux, suggère de lever les brevets sur la propriété intellectuelle, veut renforcer le pouvoir des syndicats, etc. Un cadre intellectuel pour le moins inhabituel en Europe !\nDix mois après ces annonces révolutionnaires, que reste-t-il du nouveau cap promis ?\n\nLison Rehbinder, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, fera partie des intervenant.e.s, avec également : \n\n- Pierre-Cyril Hautcoeur, professeur à PSE, Directeur d’études à l’EHESS, économiste historien\n- Florence Pisani, Directrice de la recherche économique à Candriam, spécialiste des Etats-Unis\n- Xavier Ragot, président de l’OFCE\n\n\n\n\nRendez-vous vendredi 15 octobre, de 15h à 16h\n\nAmphithéâtre Friedel de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris-PSL\n11 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris\n\n\nPour plus d’informations et pour vous inscrire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vendredi-15-octobre-table-ronde-biden-une-revolution-economique-au-printemps-de-leconomie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/vendredi-15-octobre-table-ronde-biden-une-revolution-economique-au-printemps-de-leconomie/","name":"Vendredi 15 octobre : table-ronde \"Biden : une révolution économique ?\" au Printemps de l’Economie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-08-31T09:50:11+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:19+00:00","description":"Pour sa 9ème édition, le Printemps de l’Economie vous invite, vendredi 15 octobre de 15h à 16h, à la table-ronde suivante, conçue et animée par Christian","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/"},"author":{"name":"Lili Payant","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/86c77a17d049fce6f4721f2030c5562a"},"headline":"À la frontière franco-italienne : sur le chemin de l’exil","datePublished":"2021-08-30T11:31:16+00:00","dateModified":"2022-08-17T17:41:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/"},"wordCount":1819,"commentCount":11,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Sur-la-route-migratoire-à-la-frontière-franco-italienne-79-scaled-e1641874538235.jpg","keywords":["Migrations"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Chaque jour, de plus en plus d’hommes, de femmes et d’enfants arpentent les sentiers des Hautes-Alpes pour rejoindre Briançon depuis l'Italie, en quête d'un avenir meilleur. Pour fuir les traques incessantes de la police, les personnes migrantes sont contraintes d'emprunter des routes qui les exposent à de nombreux dangers. Cette pression policière pèse également sur les bénévoles mobilisés pour faire vivre la solidarité et l'accueil du briançonnais.\n\n\n\n\n\n\n\nFace aux enjeux qui se jouent aux frontières, le CCFD-Terre Solidaire accompagne celles et ceux qui s’engagent, comme à Briançon, pour un accueil digne et respectueux des personnes migrantes. Accompagnés de notre partenaire l’Anafé, qui défend les droits fondamentaux aux frontières, nous avons remonté les chemins de l'exil entre l’Italie et la France.\n\n\n\n\n\n\n\nFace à la militarisation de la frontière, des trajectoires plus dangereuses\n\n\n\nLes paysages du Piémont italien défilent à vive allure par la fenêtre du train. À l'arrivée à quelques kilomètres de la frontière franco-italienne, tous les passagers sont brutalement rappelés à la réalité.\n\n\n\n\"Police aux frontières, contrôle d'identité s'il vous plaît\" - \"Alors monsieur, on visite notre belle petite région ?\"\n\n\n\n\n\nLe ton est donné. Depuis 2015, la France a rétabli et renforcé ses contrôles aux frontières pour répondre à la lutte anti-terroriste.\n\n\n\nMais ces contrôles visent surtout à endiguer les arrivées des personnes migrantes.\n\n\n\nPostée aux postes frontaliers ; patrouillant le long des villes frontalières ; des sentiers alpins ; des trains ; ou de la Durance… la Police aux Frontières (PAF) a renforcé sa surveillance dans la zone. Avec des effectifs doublés depuis fin 2020, elle mène de véritables \"chasses à l'homme\".\n\n\n\nPoste-frontière de Montgenèvre. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nÀ la solitude et à la détresse de l’exil, s’ajoute la peur, pour les personnes migrantes, d'être refoulées sans avoir pu déposer une demande d'asile, ou d'être détenues arbitrairement à la frontière dans des conditions indignes.\n\n\n\nFace à ces traques policières, et notamment depuis qu’elles se sont intensifiées dans la Vallée de la Roya, les personnes migrantes sont contraintes d’emprunter des routes plus au Nord : d’abord autour du Col de l’Échelle et puis plus récemment autour du Col de Montgenèvre, qui culminent vers la petite ville de Briançon.\n\n\n\nNous avons remonté ces deux routes pour faire la lumière sur les réalités vécues par les exilés et les bénévoles mobilisés à leurs côtés.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nDe Bardonecchia au Col de l'Échelle, une ascension à haut risque\n\n\n\nGare de Bardonnechia, Italie © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nC’est davantage depuis Bardonecchia, petit village italien enclavé sur la ligne ferroviaire Turin – Paris, que de nombreuses personnes migrantes s'engageaient dans la traversée du Col de l’Échelle, qui culmine à 1 762 mètres d’altitude.\n\n\n\nCol de l'Echelle, France. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nC’est ici, qu’en 2018, le mouvement Génération Identitaire avait mené une action coup-de-poing en brandissant une banderole \"anti-migrants\" pour leur bloquer la route.\n\n\n\nEt aujourd’hui encore, des membres de groupes d’extrême droite continuent de retirer les balises de direction des sentiers pour que les personnes migrantes se perdent.\n\n\n\nL’ascension à haut risque du Col de l’Échelle, débouche sur le village de Névache, situé à quelques kilomètres de Briançon.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nD’Oulx à Montgenèvre, la boucle migratoire face à l’explosion des refoulements\n\n\n\nOulx, Italie © Ophélie Chauvin \n\n\n\n\n\n\n\nDepuis le renforcement des contrôles de police aux abords du Col de l'Échelle, c'est à Oulx, village du Piémont italien situé sur la ligne ferroviaire Turin-Paris, que s’est déplacée la problématique migratoire.\n\n\n\nÀ quelques pas de la gare, le Refuge d’Oulx peine à assurer dignement l’accueil d’urgence des personnes migrantes. Aux nombreuses arrivées depuis l’Italie, s’ajoutent les retours liés aux très nombreux refoulements à la frontière opérés par la PAF française. \n\n\n\nLe Refuge d'Oulx est géré par l'ONG Talita Kum, fondée par un prêtre local. Ouvert de nuit, il dispose d'une capacité de 60 places.Italie. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nRevenues au point de départ, les personnes en exil s’y reprennent souvent à plusieurs reprises avant de parvenir à franchir la frontière.\n\n\n\nLa Croix-Rouge italienne a installé un abri de jour aux abords de la gare d'Oulx. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nBloquées aux villes frontalières piémontaises et dans une certaine errance, elles revivent inlassablement cette boucle migratoire infernale.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nLa traque de Montgenèvre\n\n\n\nÀ Oulx, l’escale n’est que de courte durée pour celles et ceux qui se dirigent ensuite à Montgenèvre ; à pied, en stop ou en navettes publiques, lorsque la délation des chauffeurs ne les empêche pas d'arriver à destination.\n\n\n\nParking des navettes publiques \"Zou\" à Oulx qui permettent de rejoindre la France. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nDe là, ils et elles tenteront de contourner le poste frontalier en traversant les montagnes pour rejoindre Briançon, malgré les traques policières, comme nous avons pu le constater lors d’une mission d'observation coordonnée par Emilie de l’Anafé, à laquelle nous avons assisté un soir.\n\n\n\nPoste-frontalier de Montgenèvre. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nL’Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les Étrangers (Anafé) effectue régulièrement des missions d’observation, comme celle-ci, et recueille des témoignages des personnes migrantes.\n\n\n\nGrâce à ces informations, et avec trente années d’expertise, l’association vient en aide aux personnes illégalement détenues ou refoulées aux frontières, et renforce son plaidoyer pour réformer les législations et les pratiques abusives aux frontières.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\"On a interrompu leur petite grimpette\", avons-nous entendu avant de voir une fourgonnette redescendre des sentiers, et la police, enjouée, décharger les affaires prises aux personnes qu'ils ont refoulées.\n\n\n\nNous apprendrons plus tard, que cette nuit-là, une personne d’origine soudanaise a été portée disparue : pris de panique par des phares qu’il a pris pour une voiture de police, il a tenté de se cacher et a chuté d'une pente.\n\n\n\nCombien de tragédies comme celle de ce jeune Soudanais doivent encore s’écrire pour que cessent les traques policières qui mettent chaque jour des dizaines de vies en danger ? Pour que les personnes en exil puissent enfin bénéficier d’un accueil digne ?\n\n\n\n\n\n\n\nDans le Briançonnais, la solidarité s'exprime malgré l'épuisement\n\n\n\n\n\nDepuis 2017, de nombreuses personnes habitant la région du Briançonnais, et d’autres, venues des quatre coins de la France, se sont mobilisées pour l'accueil et la défense des droits des personnes migrantes le long des routes transalpines.\n\n\n\nPour Michel, membre de l’association&nbsp;Tous Migrants&nbsp;(partenaire du CCFD-Terre Solidaire), il est plus que nécessaire de&nbsp;\"repenser les logiques d'hospitalité et de couper court aux discours xénophobes\".\n\n\n\nDepuis 2015, l’association citoyenne Tous Migrants mène des actions de sensibilisation et de plaidoyer pour le respect des droits fondamentaux des personnes exilées dans la non-violence. Elle coordonne également les maraudes organisées pour aller porter secours aux personnes migrantes en difficultés dans les montagnes.\n\n\n\n\"On doit assumer certains risques, et on doit s’organiser pour dénoncer ce qui se passe\".affirme Michel \n\n\n\n\n\n\n\nÀ Briançon, des refuges pour penser la solidarité autrement\n\n\n\nLe Fort-des-trois-Têtes débouche sur le pont de l'Asfeld permet de rejoindre la vieille ville de Briançon. © Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nPassées par le Fort-des-trois-Têtes, à une vingtaine de minutes à pied de la vieille ville touristique de Briançon, c’est bien souvent exténuées et blessées qu’arrivent les personnes migrantes qui sont parvenues à traverser la frontière.\n\n\n\nElles sont alors accueillies au Refuge de Briançon, gérée par l’association&nbsp;Refuges Solidaires.\n\n\n\n\n\n\n\nAu Refuge Solidaire, faire face à une surpopulation\n\n\n\n\n\n\"Gérer le refuge, c’est gérer de l’humain. C’est devoir faire face à une grande pauvreté où se côtoie une diversité de cultures\". témoigne Jonathan.\n\n\n\nPour les bénévoles de l’association, l’année a été particulièrement difficile : à peine élue, la nouvelle mandature de la mairie de Briançon, passée aux mains des Républicains, a refusé de poursuivre la convention d’occupation du Refuge.\n\n\n\nPour les réseaux locaux briançonnais, ce coup dur a poussé à repenser les liens et les logiques d’accueil en vue d’accroître la force de Briançon en tant que \"ville accueillante\".\n\n\n\n\n\n\n\nLes Terrasses Solidaires : l’économie solidaire au service de l’accueil\n\n\n\nC’est notamment dans ce contexte que le Refuge Solidaire, qui s’apprête à emménager dans de nouveaux locaux acquis grâce à un financement participatif, se transformera en un tiers-lieu collaboratif :&nbsp;Les Terrasses Solidaires. Ce projet s’intègre dans une dynamique pensée pour réunir les différents acteurs solidaires de la région.\n\n\n\n500 m2 des Terrasses Solidaires seront dédiés à l'accueil des réfugiés, avec une capacité de 80 places.© Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nSur les 1 280 m2 de cette ancienne infirmerie, une partie permettra d’accueillir les personnes exilées dans des conditions dignes et plus adaptées, et une autre sera réservée à des projets d'économie solidaire pour financer le fonctionnement du lieu et favoriser une dimension plus inclusive.\n\n\n\nAinsi, de nombreux chantiers sont à l’étude comme : la mise en place d’un restaurant solidaire ; la location de bureaux à des structures locales ; ou encore la création d’un centre médical.\n\n\n\n\n\n\n\nLa Maison Bessoulie : favoriser l’insertion grâce au tourisme responsable\n\n\n\n\n\nCes nouvelles initiatives, qui favorisent l’émancipation et l’insertion des personnes migrantes, se multiplient dans l’Hexagone, comme&nbsp;la Maison Sésame, à Herzeele notamment, près de Grande Synthe.\n\n\n\n\n\n\n\nDes forces bénévoles fragiles\n\n\n\nJonathan, bénévole au Refuge Solidaire et au CCFD-Terre Solidaire dans les locaux des Terrasses Solidaires.© Ophélie Chauvin\n\n\n\n\n\n\n\nMalgré les difficultés rencontrées, l’engagement en faveur des personnes exilées résonne comme plus fort que tout. Derrière l’épuisement, les pressions subies et la confrontation à une détresse migratoire difficile à porter humainement, les bénévoles témoignent de ces rencontres et de ces petits moments qui confortent leur mobilisation.\n\n\n\n\"Parmi les personnes migrantes, il y en a beaucoup qui découvrent la neige pour la première fois. Les voir sourire en faisant des bonshommes de neige, c’est un moment incroyable !\".raconte Jonathan, le sourire aux lèvres.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nEcoutez le podcast : \n\n\n\nA la frontière franco-italienne : la solidarité s'exprime."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/","name":"À la frontière franco-italienne : sur le chemin de l’exil - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Sur-la-route-migratoire-à-la-frontière-franco-italienne-79-scaled-e1641874538235.jpg","datePublished":"2021-08-30T11:31:16+00:00","dateModified":"2022-08-17T17:41:42+00:00","description":"Chaque jour, de plus en plus d’hommes, de femmes et d’enfants arpentent les sentiers des Hautes-Alpes pour rejoindre Briançon depuis l'Italie, en quête","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-la-frontiere-franco-italienne-sur-le-chemin-de-lexil/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Sur-la-route-migratoire-à-la-frontière-franco-italienne-79-scaled-e1641874538235.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Sur-la-route-migratoire-à-la-frontière-franco-italienne-79-scaled-e1641874538235.jpg","caption":"© Ophélie Chauvin"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/86c77a17d049fce6f4721f2030c5562a","name":"Lili Payant"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Jonathan : son engagement bénévole au cœur de sa raison d’être","datePublished":"2021-08-30T11:28:12+00:00","dateModified":"2022-01-12T00:00:33+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/"},"wordCount":746,"commentCount":20,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Jonathan_CCFD_LenaB-scaled.jpg","keywords":["Portrait"],"articleSection":["Bénévole"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour Jonathan, bénévole de l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire de Briançon, l’engagement associatif a toujours été un leitmotiv qui rythme son quotidien. D’une rencontre particulière à une philosophie d’action qui l’inspire, il nous raconte pourquoi il a décidé de s’engager à nos côtés.\n\n\n[caption id=\"attachment_14003\" align=\"alignnone\" width=\"738\"] © Léna Bousquet[/caption]\n\n\nUn engagement au CCFD-Terre Solidaire marqué par une rencontre\nFace à une vue imprenable sur les Hautes-Alpes, depuis le salon d’Agnès, également bénévole de l’équipe locale CCFD-Terre Solidaire de Briançon, Jonathan nous raconte, le sourire aux lèvres et le regard tourné vers elle, comment leur rencontre il y a deux ans a marqué son désir de rejoindre l’association.\n\n\"Je ne me voyais pas, tout d'un coup, arrêter d'être engagé quelque part\"&gt;Avant d’arriver dans les Hautes-Alpes, Jonathan, jeune trentenaire originaire de l’Oise, a longtemps été militant et responsable national du MRJC (Mouvement Rural Jeunesse Chrétienne) : un mouvement d’Église qui fait partie de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire.\n\nUne fois passé la barre des trente ans, Jonathan a dû se retirer de ce mouvement fait pour les jeunes et animé par des jeunes.\n\n\"Venant d’un mouvement dans lequel j’ai beaucoup été porté, beaucoup engagé, je ne me voyais pas, d’un coup, arrêter d’être engagé quelque part\". \n\nC’est à ce moment charnière qu’il fait la connaissance d’Agnès, lors d’un événement national réunissant le CCFD-Terre Solidaire et le MRJC. Apprenant son arrivée imminente à Briançon, Agnès lui propose de rejoindre l’équipe locale CCFD-Terre Solidaire, permettant à Jonathan de combler, en partie, ce besoin d’engagement associatif qui résonne si fort en lui.\n\n\"Ce n’est pas si facile de retrouver un système d’engagement qui porte des valeurs. Au CCFD-Terre Solidaire, c’est le cas\". \nÊtre bénévole pour agir, mais aussi se former\nÀ Briançon, Jonathan met également son énergie au service d’un accueil digne des personnes migrantes.\n\nLire aussi : À la frontière franco-italienne : sur le chemin de l’exil\n\nIl cuisine bénévolement au sein de l’association Refuges Solidaires  qui œuvre à l’accueil d’urgence des personnes en exil. Il est devenu depuis peu membre du Conseil d'administration.\n\nAu sein de l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire, il participe à l’organisation d’événements pour sensibiliser les publics aux enjeux de la solidarité internationale.\n\nIl se souvient en particulier d’un événement qu’il a co-organisé autour de l’Amérique du Sud.\n\n \"On a parlé des migrations, mais on a aussi parlé d’agriculture. Ce n’est pas que le même thème, et c’est selon moi un des points forts du CCFD-Terre Solidaire\". \n\nJonathan apprécie tout particulièrement cet environnement associatif qui lui permet de se former sur de nombreuses thématiques, tout en étant dans la rencontre et dans la discussion avec les autres.\nSon engagement conforté par une philosophie d’action auquel il croit\n\"Le CCFD-Terre Solidaire, par ses actions, c'est quelque chose qui me nourrit\"&gt;La double casquette bénévole qu’il porte lui permet de vivre une expérience associative aussi bien complémentaire qu’enrichissante, sans être \"le nez dans le guidon\". \n\n\"Je considère que le CCFD-Terre Solidaire, par ses actions, c’est quelque chose qui me nourrit. Parce que dans les faits, au Refuge, on est tout le temps dans l’action. Et donc, on prend difficilement le temps de parler, de réfléchir, de se poser les questions de pourquoi on est engagé, de pourquoi il faut faire telle action. Et pour moi, le CCFD-Terre Solidaire permet d’apporter une réflexion autour de tout ça\". \n\nJonathan a tout de suite été sensible aux actions et à la philosophie de l’association.\n\n\"Le CCFD-Terre Solidaire, c’est un travail de longue haleine, c’est un travail de formation, c’est un travail de partenariat\". \n\nMOI AUSSI, JE VEUX M'ENGAGER\n\nDécouvrez d'autres témoignages :\nMarie-Véronique : s’engager a changé sa manière de vivre\n\nGabriel : le refus du fatalisme au cœur de son engagement pour le climat\n\nGaston : oser s’engager plus pour défendre les droits des personnes migrantes"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/","name":"Jonathan : son engagement bénévole au cœur de sa raison d’être - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Jonathan_CCFD_LenaB-scaled.jpg","datePublished":"2021-08-30T11:28:12+00:00","dateModified":"2022-01-12T00:00:33+00:00","description":"Pour Jonathan, bénévole de l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire de Briançon, l’engagement associatif a toujours été un leitmotiv qui rythme son","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jonathan-son-engagement-benevole-au-coeur-de-sa-raison-detre/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Jonathan_CCFD_LenaB-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/Jonathan_CCFD_LenaB-scaled.jpg","width":2560,"height":2560,"caption":"© Léna Bousquet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Plaidoyer pour la paix en RDC, en Israël Palestine, et en Colombie","datePublished":"2021-05-22T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:39:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/"},"wordCount":1200,"commentCount":8,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7077.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"À travers ses partenariats, le CCFD-Terre Solidaire est présent dans de nombreuses régions en conflit. Une connaissance de terrain précieuse pour faire du plaidoyer pour la paix.\n\nAprès onze jours de violence, les armes se sont tues le 21 mai 2021. Le conflit entre l’armée israélienne et les groupes armés de Gaza ont fait plus de 240 morts palestiniens et 12 morts côté israélien.\n\nAu-delà des victimes, l’impact psychique est immense. « Pendant l’explosion de violence, on a fait un travail d’aide psychologique quotidien auprès de nos partenaires, explique le service Moyen-Orient du CCFD-Terre Solidaire. Nous les avons écoutés et leur avons exprimé notre solidarité. Ils nous ont d’ail­ leurs dit que ces marques de soutien ont fait la diffé­rence, car ils se sentent abandonnés par la commu­nauté internationale. » Au-delà de ce contact étroit avec les partenaires, l’ONG a aussi renforcé son travail de plaidoyer pour la paix auprès des institutions internationales. « Dans ces moments de crise aiguë, c’est important. Nous “profitons” du focus sur ces zones de conflits pour mettre en lumière les messages que nous portons. »\n\nLe CCFD-Terre Solidaire compte des partenaires dans de nombreux pays en situation de conflit armé et de post-conflit. En Colombie, par exemple, qui a vécu plus d’un demi-siècle de guerre civile et dans la région des Grands Lacs, marquée par des événements dramatiques comme le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, les stratégies partenariales et de plaidoyer pour la paix sont au centre de son action.\nPartenariat par-delà les frontières\n« Nous sommes présents dans la région des Grands Lacs depuis plus de 25 ans, rappelle Samuel Pommeret, chargé de mission. Beaucoup de choses ont changé, mais notre approche est toujours d’œuvrer pour la paix, la transformation sociale et la résolution des conflits. »\n\nD’autant que l’insécurité demeure. « Dans l’est du Congo par exemple, des groupes armés se financent par le trafic des ressources naturelles. Quant au Burundi, c’est un pays en pleine faillite démocratique. » D’où l’importance d’appuyer des partenaires variés, travaillant sur deux axes : le modèle agricole et la gestion des ressources naturelles, et la promotion du vivre-ensemble, de la cohésion sociale et de la citoyenneté. « Ce qui nous intéresse, c’est leur vision et leur volonté de transformer leur environne­ ment pour construire une société plus juste et plus solidaire », insiste Samuel Pommeret. Avec la perspective pour tous ces partenaires que « ce soit des femmes rurales de RDC ou des jeunes de Bujumbura, de (ré)apprendre à se faire confiance, de collaborer et de construire du commun ».\n\nLa démarche est similaire en Israël-Palestine où le CCFD-Terre Solidaire compte une douzaine de partenaires, également répartis entre les deux pays. « En Palestine, le partenariat s’articule autour de trois axes principaux : la jeunesse et la citoyenneté, avec diverses activités dont l’objectif est de former des citoyens de demain capables de défendre leurs droits ; le genre et le patriarcat, à travers notamment une association de femmes journalistes ; et enfin, la souveraineté alimentaire, car dans le Territoire occupé, la terre a une charge symbolique très forte, tout comme la possibilité de consommer local, précise la spécialiste du Moyen-Orient. En Israël, on se concentre plus sur des organisations travaillant sur les droits humains, la justice et la construction d’une société égalitaire. »\nPlaidoyer local et international\nEn dépit de contextes différents, la stratégie partenariale de ces deux régions se rejoint sur la manière de travailler à un niveau régional. « Nous cherchons à faciliter la mise en réseau de nos parte­naires à ce niveau pour permettre des échanges de regards, d’analyses et de pratiques », assure Samuel Pommeret. En 2018 et 2019, deux rencontres ont été organisées par le CCFD-Terre Solidaire entre Accord Burundi qui travaille sur la sécurisation foncière, et l’IDFP, un partenaire du Sud Kivu en RDC, dont la mission est axée sur la résolution de conflits fonciers.\n\nMême type d’intervention au Moyen-Orient, où l’ONG soutient le travail d’une organisation palestinienne qui a créé le blog : We are not numbers. Elle vise à donner un visage aux victimes de la guerre de 2014 et recueille aussi des témoignages de Palestiniens, notamment de Gaza, sur leur réalité, leur vie quotidienne.\n\nUn journaliste israélien a ensuite développé avec un journaliste de We are not numbers un média en hébreu Beyond the Wall pour raconter la vie des femmes et des hommes de Gaza aux Israéliens.\n\n« Nous appuyons ces initiatives, qui permettent au grand public de lire l’histoire du point de vue des Palestiniens et de créer des liens entre les deux socié­tés sur une base politique », explique la spécialiste du Moyen-Orient au CCFD-Terre Solidaire.\n\nCette stratégie répond également à des logiques communes. « Nous soutenons le plaidoyer local de nos partenaires, mais nous développons aussi un plaidoyer vis-à-vis des décideurs français et euro­péens, précise Samuel Pommeret. Nous sommes notamment engagés dans le réseau EurAc (European Network for Central Africa), basé à Bruxelles, où notre connaissance du terrain est reconnue. »\n\nCe travail en réseau est aussi important en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. Il se fait toujours au sein de collectifs et de mouvements de solidarité plus larges. « Le CCFD-terre Solidaire est membre fondateur de la Plateforme des ONG pour la Palestine qui rassemble une quarantaine d’organisations. Nous sommes aussi membre fonda­teur d’un groupe de travail avec la CIDSE[[La CIDSE regroupe 18 ONG catholiques européennes et nord-américaines qui travaillent dans 120 pays œuvrant pour la justice sociale]], regrou­pant des organisations belge, française, anglaise, irlandaise et allemande. »\nCohérence philosophique\nReste à savoir si l’engagement du CCFD-Terre Solidaire dans des pays marqués par des situations de conflits ou de post-conflits correspond à ses valeurs. Pour Samuel Pommeret, la cohérence est double, en matière d’action et de philosophie. « Lorsque quelque chose ne va pas, il ne suffit pas de dénoncer. Il faut se donner les moyens d’agir avec les citoyens, et solliciter les décideurs. Les deux leviers que sont le partenariat et le plaidoyer répondent aussi à une démarche ancrée dans la doctrine sociale de l’Église qui appelle à la transformation et qui passe par l’action sociale et politique. » Un point de vue partagé par spécialiste du Moyen-Orient. « Notre présence dans les zones de conflits est cohérente, car nous sommes engagés pour le res­pect de la justice sociale et de la paix. En outre, en ce qui concerne la Palestine et Israël, la charge symbo­lique de Jérusalem, ville trois fois sainte, est très importante pour tous les chrétiens. »\n\n \tBlog We are not numbers\n \tLe quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/","name":"Plaidoyer pour la paix en RDC, en Israël Palestine, et en Colombie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7077.jpg","datePublished":"2021-05-22T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-07-23T14:39:58+00:00","description":"À travers ses partenariats, le CCFD-Terre Solidaire est présent dans de nombreuses régions en conflit. Une connaissance de terrain précieuse pour faire du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/plaidoyer-pour-la-paix-en-rdc-en-israel-palestine-et-en-colombie/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7077.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7077.jpg","width":1920,"height":1280,"caption":"BEIT HANOUN, GAZA - MAY 25: Mohammad Recep, 17, plays to enjoy children on rubble of destroyed buildings targeted by Israeli attacks, in Beit Hanoun, Gaza on May 25, 2021. A ceasefire deal between Israel and Hamas was reached following 11 days of the worst fighting between the two sides in recent years. Abed Zagout / Anadolu Agency (Photo by Abed Zagout / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paraguay : une démocratie à construire","datePublished":"2021-08-03T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-26T18:00:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/"},"wordCount":627,"commentCount":11,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7066.jpg","keywords":["Droits humains"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Responsable de la Codehupy, Oscar Ayala lutte depuis son plus jeune âge pour un Paraguay démocratique et respectueux des droits humains.\n\nLe destin d’Oscar Ayala était écrit avant-même qu’il n’intègre la faculté de droit d’Asunción, la capitale du Paraguay. « Mes parents faisaient partie de l’opposition à la dictature d’Alfredo Stroessner (1954-1989) », explique le secrétaire exécutif de la coordination des droits humains du Paraguay (Codehupy), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. « Adolescent, je lisais déjà des ouvrages politiques sur la démocratie. Je me souviens avoir passé mon premier jour de fac dans la rue à manifester pour la fin de la dictature ! »\n\nC’est d’ailleurs à l’université, où il prend très vite la tête d’un syndicat étudiant, qu’Oscar Ayala célèbre, en février 1989, la fin d’un des régimes militaires les plus longs et féroces de l’histoire contemporaine (plus de 3 000 morts, 1,8 million de Paraguayens en exil, soit un tiers de la population).\n\n« Ma vocation de défenseur des droits humains, sensible aux ques­tions sociales, est née à cette époque-là », admet l’homme de 51 ans, au regard incisif. D’autant que le travail ne manque pas dans cette démocratie à construire, où les vieux réflexes autoritaires ont la peau dure. En particulier aux dépens des peuples indigènes, largement spoliés de leurs droits et de leurs terres. L’avocat, pour qui « l’écoute est la prin­cipale qualité d’une personne », n’hésite pas à sillonner le pays pour rencontrer ces communautés qui se battent pour le respect de leurs droits.\n\n« J’ai été frappé de constater combien il est à l’aise et proche des peuples indigènes, souligne Floriane Louvet, chargée de mission Amérique du Sud, qui l’avait accompagné en 2014 dans une communauté d’Indiens Xákmok Kásek. Il parlait leur langue, les faisait rire (…), savait tisser des liens de confiance et de proximité. Il m’avait confié sa fierté d’être leur avocat, de les représenter. Les côtoyer donne du sens à son travail au quotidien. »\n\nLes menaces de mort se multiplient contre les défenseurs des droits humains, notamment via les réseaux sociaux.\n\n\" Après la dictature, le Paraguay est longtemps demeuré sous le joug du Parti (unique) Colorado fondé par Alfredo Stroessner\" rappelle l’avocat.\n\nSon expérience d’accompagnement des mobilisations des peuples indigènes et des organisations paysannes l’a amené à intégrer la Codehupy puis à en devenir, quelques années plus tard, le secrétaire exécutif. Depuis sa création en 2000, ce collectif regroupe 36 organisations de défense des droits humains. Son objectif ? « Développer et renforcer la culture de paix, de tolérance et de respect des droits humains. » Ce qui conduit Oscar Ayala à défendre le sort de nombreuses communautés devant la Commission interaméricaine des droits humains, mais aussi à mener des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics.\n\nCar être défenseur des droits humains ou sociaux au Paraguay peut s’avérer dangereux. « Les plus exposés sont les leaders syndicaux ruraux. 124 d’entre eux ont perdu la vie depuis 1989. » Les menaces de mort se multiplient, notamment à travers les réseaux sociaux. Oscar, lui-même, en a reçu.\n\nDans un contexte politique et social souvent agité, « l’accompagnement d’organisations internationales comme le CCFD-Terre Solidaire est important. Il nous apporte sa vision extérieure, souligne l’avocat. Et il le sera d’autant plus au sortir de cette période de pandémie, car nous nous attendons à des mesures de précarisation des droits humains et de la protection sociale ».\n\nUne nouvelle bataille en perspective pour Oscar Ayala."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/","name":"Paraguay : une démocratie à construire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7066.jpg","datePublished":"2021-08-03T07:00:00+00:00","dateModified":"2022-08-26T18:00:51+00:00","description":"Responsable de la Codehupy, Oscar Ayala lutte depuis son plus jeune âge pour un Paraguay démocratique et respectueux des droits humains. Le destin d’Oscar","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paraguay-une-democratie-a-construire/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7066.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/08/arton7066.jpg","width":1500,"height":1206}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au bonheur de la rencontre","datePublished":"2021-07-24T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:39:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/"},"wordCount":1165,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7063-scaled.jpg","keywords":["Pêche artisanale"],"articleSection":["Echos du Monde"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Engagées au CCFD-Terre Solidaire depuis de longues années, dans la Sarthe pour Bénédicte Ariaux et en Ille-et-Vilaine pour Adeline le Morzacec, les deux bénévoles témoignent ici de leur implication dans le projet régional Mer, depuis 2015.\nSix ans plus tard, Bénédicte se souvient avec amusement de ses hésitations : « En 2015, lorsque la Vendée entraîne notre région dans un projet Mer, j’étais un peu perplexe. En tant que présidente de la délégation de la Sarthe, ma priorité était de faire connaître le CCFD-Terre Solidaire et de sensibiliser aux enjeux de la souveraineté alimentaire, du mal-dévelop­pement. »\nElle se demande « comment sus­citer un élan militant dans un département rural », sur ce sujet. Et pourtant, elle a bien conscience que « la mer, qui représente 70 % de notre planète, est un maillon essentiel de la souveraineté alimentaire, de la préserva­ tion de l’environnement et du climat, une illustration du “tout est lié” qui traverse les paroles de l’encyclique Laudato Si' ».\nPour Adeline, qui a été coprésidente de la délégation pendant cinq ans et est à présent engagée dans les équipes justice économique et souveraineté alimentaire « la mer est un terrain inconnu ». Mais elle voit dans ce projet matière à découvertes, et est particulièrement intéressée par « les regards croisés entre quatre pays et trois continents : le Sénégal, la Mauritanie, l’Indonésie et la France ». Elle se porte alors volontaire pour faire partie du Comité de pilotage (Copil) qui prépare le projet « sous la houlette de Julie Marchand et de Christine Luziack, chargées de développement asso­ciatif. J’ai pu rencontrer de nombreux amis du CCFD-Terre Solidaire des Pays de la Loire et de Bretagne. Nous avons compris que la mer est notre bien commun et à quel point les océans sont vitaux pour l’humanité : ils nous permettent de respirer autant que les forêts, ils régulent le climat, ils nous alimentent ».\nAprès quelques hésitations, elles s’inscrivent toutes les deux au voyage d’immersion : pour Bénédicte, ce sera l’Indonésie, l’Afrique pour Adeline.\nL’Afrique pour Adeline.\n« En novembre 2018, se souvient Adeline, avec le groupe de bénévoles nous nous sommes envolés vers le Sénégal et la Mauritanie invités par l’Association ouest-africaine pour le développement de la pêche artisanale (ADEPA), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Nous avons rencontré des femmes et des hommes passionnants, qui aiment leur métier et le font avec un grand respect de la protection de la ressource. »\nMais le groupe d’immergés découvre aussi « la convoitise des grands armateurs étran­gers qui pêchent des quantités monstrueuses de poissons pour les transformer en farine afin de nourrir du poisson d’élevage ».\nBénédicte, elle, a réussi à convaincre une amie, agricultrice et membre du Mouvement des chrétiens en monde rural (CMR), « de participer à l’aventure ». « Le lien terre-mer était fait ! » pointe-t-elle. Pour se préparer, elles approfondissent leurs connaissances sur le sujet. « De mon côté, explique Bénédicte, passionnée de langues, je me suis lancée dans l’apprentissage de l’indonésien à raison de 2 ou 3 heures par nuit, pour mieux profiter du voyage et échan­ger de manière plus intense avec nos amis indonésiens. » Et les rencontres vont être extraordinaires. « Les partenaires ne mènent pas seulement des projets de déve­loppement, mais ils s’engagent au service des habitants tout en portant leurs revendi­cations auprès des autorités. »\nBénédicte va être particulièrement marquée par sa rencontre avec Armand. « Ce descendant d’une lignée de princes locaux consacre sa vie à permettre aux habitants de devenir les acteurs de leur propre développement, qu’il s’agisse des jeunes de la ville de BauBau ou des Bajos, ces nomades de la mer sédentari­sés. Autrefois marginalisés et méprisés, leurs leaders, formés par JPKP[[JPKP (Réseau de développement de la zone littorale) est une des organisations membres du réseau KIARA (Coalition pour la justice dans le monde de la pêche), le partenaire qui nous a accueillis en Indonésie.]], osent désormais porter leurs revendications auprès du gou­vernement ou même des institutions inter­nationales. »\nMais, le rappelle Bénédicte « une immer­sion, ce n’est pas seulement 15 jours sur place. C’est un voyage au long cours qui com­mence au moins un an avant et se poursuit pendant plusieurs années avec des moments au cours desquels on partage ces rencontres tellement marquantes. Le travail mené en amont du voyage et la création, en aval, des outils de restitution : vidéos réalisées par Mathilde Jounot, expo photos, et aussi un carnet de portraits permettent de trans­mettre toute la richesse de l’engagement des partenaires », et ont été particulièrement formateurs pour les bénévoles.\nSans oublier la conférence gesticulée à laquelle se sont formées Adeline et Bénédicte avec d’autres bénévoles. « La conférence gesticulée, c’est un moyen de faire comprendre des problèmes complexes à partir de témoignages et de rencontres personnelles et de susciter la parole et l’engagement du public », souligne-t-elle.\nL'épreuve de la polygamie subie par les femmes\nEn se formant à la conférence, Adeline a appris « à restituer de façon vivante » ce qu’elle a vécu pendant ce voyage. Et, surtout, elle a pu parler de Bintou Sonko, la présidente de l’Association des femmes coquillages de Joal Fadiouth, avec qui elle a noué des liens forts. « Avec son témoi­gnage, j’ai compris que la polygamie est une épreuve considérable subie par les femmes. Pudiquement, elle m’a dit : “Tu sais, Adeline, je ne connais pas une seule femme que cela ne rend pas malheureuse”. » « Nous continuons à échanger par messages téléphonés. Nos conférences se sont arrêtées net avec l’arri­vée du Covid, mais nous gardons l’espoir de reprendre nos témoignages lorsque la vie redeviendra normale. »\nÀ travers ce projet, Bénédicte a pris « conscience de l’évolution de la place donnée aux bénévoles ». « Le projet Mer est né d’une proposition de militants, relayée et appuyée par les salariés de la région. Nous l’avons coconstruit sur plusieurs années, en organi­sant une semaine de rencontre du monde de la pêche en France, avec des représentants des partenaires sénégalais et indonésiens, puis le projet d’immersion de bénévoles au Sénégal et en Indonésie afin de sensibiliser aux enjeux de la solidarité internationale. »\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/","name":"Au bonheur de la rencontre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7063-scaled.jpg","datePublished":"2021-07-24T09:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:39:53+00:00","description":"Engagées au CCFD-Terre Solidaire depuis de longues années, dans la Sarthe pour Bénédicte Ariaux et en Ille-et-Vilaine pour Adeline le Morzacec, les deux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bonheur-de-la-rencontre/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7063-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/07/arton7063-scaled.jpg","width":2560,"height":1707}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-sofi-six-ans-de-hausse-continue-de-la-faim-la-communaute-internationale-doit-desormais-prendre-conscience-quelle-fait-fausse-route/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-sofi-six-ans-de-hausse-continue-de-la-faim-la-communaute-internationale-doit-desormais-prendre-conscience-quelle-fait-fausse-route/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Rapport SOFI &#8211; Six ans de hausse continue de la faim, la communauté internationale doit désormais prendre conscience qu’elle fait fausse route !","datePublished":"2021-07-12T17:10:31+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:24:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-sofi-six-ans-de-hausse-continue-de-la-faim-la-communaute-internationale-doit-desormais-prendre-conscience-quelle-fait-fausse-route/"},"wordCount":912,"commentCount":10,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Crise alimentaire mondiale","Faim","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour la 6ème année consécutive, la faim est en hausse au niveau mondial et tous les voyants sont au rouge. Alors que se prépare le nouveau sommet des Nations-Unies sur les systèmes alimentaires prévu en septembre 2021, il est urgent que la communauté internationale se remette en question, renonce à un système agricole et alimentaire industriel qu’elle porte à bout de bras, et soit, enfin, à la hauteur de l’enjeu.\n\n\n\n\n\nLe nouveau rapport des Nations Unies sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) sort aujourd’hui, et le constat est sans appel. En 2020, 768 millions de personnes ont souffert de la faim, 2,4 milliards d’individus ont connu l’insécurité alimentaires et près de 40% de l’humanité ne peut se nourrir convenablement.  \n\n« Cela fait six ans qu’une personne sur trois n’est pas en mesure d’avoir accès de manière durable à une alimentation saine et équilibrée. Année après année, les chiffres tombent et se succèdent, mais ne sont malheureusement pas surprenants. La situation est plus que critique, nous savons qu’elle va durer et pourtant nombre d’Etats regardent ailleurs »  dénonce Valentin Brochard– Chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire.\n\n\nUne crise alimentaire ignorée\n\n\nVoilà plus d’un an que la société civile du Nord comme du Sud alerte sur la crise alimentaire sans précédent engendrée par la pandémie COVID 19. Entre les pertes de revenu et la hausse des prix alimentaires liée aux problèmes d’approvisionnement, il était tout à fait prévisible que les populations les plus vulnérables seraient particulièrement exposées à la faim. Pourtant, et comme pour chacune des crises alimentaires du XXIème siècle, la communauté internationale a voulu ignorer cette évidence. \n« Aucune réponse politique internationale n’a pour le moment été mise en place. Le Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale (CSA), dont la mission est précisément de lutter contre la faim, n’a toujours pas été mandaté sur le sujet. Résultat, la hausse de la faim en 2020 (320 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire) est similaire à la hausse cumulée des cinq années précédentes. L’inaction de nombreux Etats, qui bloquent toute initiative internationale afin de préserver quelques intérêts commerciaux, est scandaleuse et tristement habituelle. »  alerte Valentin Brochard.\n\n\nUne nécessaire transformation en profondeur des systèmes agricoles et alimentaires\n\n\nLe problème ne date malheureusement pas d’hier. La faim progresse chaque année de manière exponentielle depuis 2014 et frappe tant au Nord qu’au Sud : près de 10% de la population européenne souffre ainsi d’insécurité alimentaire. Alors que les petits producteurs et plus particulièrement les femmes sont toujours les premières victimes, le constat du rapport sur le sujet est sans appel : il faut transformer en profondeur nos systèmes agricoles et alimentaires si l’on veut avoir une chance d’éradiquer un jour la faim. \nLa communauté internationale sera-t-elle à la hauteur de l’enjeu ? Le doute est malheureusement permis au vu de ses dernières initiatives sur le sujet. Le Sommet des Nations Unies sur les Systèmes Alimentaires, prévu pour septembre prochain ne prend ainsi absolument pas la mesure du problème. Il ne propose que des modifications à la marge à un système agricole et alimentaire industriel pourtant à bout de souffle et dont les impacts économiques, environnementaux et sociétaux désastreux sont structurels.\n« Plutôt que d’écouter les demandes des premiers concernés et d’impulser une vraie transformation agricole et alimentaire, ce sommet se concentre quasi-exclusivement sur un ensemble de solutions technologiques profitant à quelques multinationales et se faisant à l’encontre des intérêts des petits producteurs. Alors même que la transition agroécologique est de plus en plus documentée comme la solution d’avenir pour nous sortir de cette crise, les organisateurs de ce sommet, soutenus par la France, vont à l’encontre de cette réalité et tentent par tous les moyens de préserver les intérêts économiques des acteurs responsables de la crise actuelle » conclu Valentin Brochard.\n\nContact presse  \nSophie Rebours - 07 61 37 38 65 - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\n\nNote pour les rédactions :\nLa société civile internationale, notamment par la voix du Mécanisme de la Société Civile (dont le CCFD-Terre Solidaire est un membre actif), alerte depuis de longues années sur l’inaction de la communauté internationale vis-à-vis de la faim dans le monde, notamment en période de crise alimentaire. \nDevant les directions prises et le manque d’inclusivité du Sommet des Nations Unies sur les Systèmes Alimentaires, et après de nombreuses tentatives infructueuses de discussions avec ses organisateurs, le Mécanisme de la société civile a pris la décision d’organiser, du 25 au 27 juillet prochain, un contre-sommet de la société civile sur les systèmes alimentaires.\nCe contre-sommet aura pour but de donner un vrai espace d’expression pour les voix mais aussi pour les solutions de la société civile du Nord comme du Sud vis-à-vis de la transformation de nos systèmes agricoles et alimentaires. Le CCFD-Terre Solidaire, ainsi que ses partenaires, y participera"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-sofi-six-ans-de-hausse-continue-de-la-faim-la-communaute-internationale-doit-desormais-prendre-conscience-quelle-fait-fausse-route/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rapport-sofi-six-ans-de-hausse-continue-de-la-faim-la-communaute-internationale-doit-desormais-prendre-conscience-quelle-fait-fausse-route/","name":"Rapport SOFI - Six ans de hausse continue de la faim, la communauté internationale doit désormais prendre conscience qu’elle fait fausse route ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-07-12T17:10:31+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:24:05+00:00","description":"Pour la 6ème année consécutive, la faim est en hausse au niveau mondial et tous les voyants sont au rouge. Alors que se prépare le nouveau sommet des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-et-paradis-fiscaux-les-videos-du-colloque-du-1er-juillet-2011-disponibles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-et-paradis-fiscaux-les-videos-du-colloque-du-1er-juillet-2011-disponibles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"G20 et Paradis Fiscaux : les vidéos du colloque du 1er juillet 2011 disponibles","datePublished":"2011-07-13T15:30:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-et-paradis-fiscaux-les-videos-du-colloque-du-1er-juillet-2011-disponibles/"},"wordCount":456,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Avril 2009 : le G20 annonce à Londres l’avènement d’une nouvelle ère de transparence et de coopération fiscales. Juillet 2011 : à quelques mois du sommet de Cannes, c’est l’heure de vérité. Pour les pays en développement, rien n'a vraiment changé. Pour les multinationales non plus. Certains acteurs, de la région Ile de France au Sénat américain, prennent des initiatives en faveur de la transparence.\n\n\nLes pays du G20 sauront-ils réagir et faire de Cannes une véritable étape dans la lutte contre les paradis fiscaux ? \n\n\n\nPour répondre à ces questions, le CCFD-Terre Solidaire a organisé la troisième édition d'un colloque sur les paradis fiscaux, judiciaires et règlementaires qui a réuni plus de 120 participants vendredi 1er juillet 2011 au Palais Bourbon.\n\n\nVous trouverez ci-après les vidéos de cette journée d'échanges et d'information :\n\n\nIntroduction : Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\n\nTable ronde n°1 : Paradis judiciaires et impunité : la délinquance économique et financière menace-t-elle nos démocraties ?\n\n\nAnimation : Jean Merckaert, rédacteur en chef de la revue Projet\n\n\n\n Denis Robert*, journaliste, auteur notamment de Révélation$ et L’Arnaque William Bourdon, avocat au barreau de Paris et président fondateur de l’association Sherpa Eric Vernier, docteur en finance, auteur de Techniques de blanchiment et moyens de lutte (2008) Eric Alt, magistrat et membre du Syndicat de la Magistrature\n\n\nPowered by Dailymotion\n\n\nTable ronde n°2 : Evasion fiscale des multinationales : quelles solutions pour stopper l'hémorragie budgétaire ?\n\n\nAnimation : Mathilde Dupré, CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n       Keith Vermeulen, représentant du conseil des Eglises d’Afrique du Sud (TJN Afrique)       Tom Cardamone, directeur adjoint de Global Financial Integrity (think tank américain)       Maylis Labusquière, responsable du plaidoyer Financement du développement, Oxfam France       Donal Godfrey, chef adjoint du Secrétariat du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales OCDE\n\n\nPowered by Dailymotion\n\n\nTable ronde n°3 :Banques et acteurs financiers : comment les efforts de régulation se heurtent à l'opacité financière?\n\n\nAnimation : Harold Heuzé, Anticor\n\n\n\n       Caroline Le Moign, chargée de mission au Centre d’analyse stratégique, auteur de la note Centres financiers offshore et système bancaire fantôme       Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d’Alternatives Economiques, auteur notamment de Une brève histoire des crises financières        Pascal Canfin, député européen et membre de la commission des Affaires économiques et monétaires       Nicole Bricq, vice-présidente de la commission des Finances du Sénat       Luc Mathieu, secrétaire général de la CFDT Banques\n\n\nPowered by Dailymotion\n\n\nConclusion : François d'Aubert et Mathilde Dupré"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-et-paradis-fiscaux-les-videos-du-colloque-du-1er-juillet-2011-disponibles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/g20-et-paradis-fiscaux-les-videos-du-colloque-du-1er-juillet-2011-disponibles/","name":"G20 et Paradis Fiscaux : les vidéos du colloque du 1er juillet 2011 disponibles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-07-13T15:30:00+00:00","description":"Avril 2009 : le G20 annonce à Londres l’avènement d’une nouvelle ère de transparence et de coopération fiscales. Juillet 2011 : à quelques mois du sommet","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-syrienne-la-communaute-internationale-face-a-ses-responsabilites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-syrienne-la-communaute-internationale-face-a-ses-responsabilites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Crise syrienne, la communauté internationale face à ses responsabilités ?","datePublished":"2016-02-02T12:24:21+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-syrienne-la-communaute-internationale-face-a-ses-responsabilites/"},"wordCount":1308,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’initiative du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la Norvège, du Koweït et de l’ONU, la communauté internationale se réunira à Londres les 3 et 4 février prochains pour aborder la situation humanitaire en Syrie et dans la région.\n\n100 organisations humanitaires et de défense des droits humains, dont 12 en France, alertent que la condition sine qua non pour faire de cette conférence un succès sera la mise en place d’un plan innovant et ambitieux pour venir en aide aux Syriens, qu’ils soient restés en Syrie ou réfugiés dans les pays voisins, et soutenir les pays qui les accueillent.\n\n\n\nAlors que le conflit syrien entre dans sa sixième année, la souffrance quotidienne des Syriens a atteint une ampleur et une intensité inégalées. Les belligérants continuent de commettre des crimes internationaux notamment en assiégeant et en ciblant les populations civiles. 13,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire à l’intérieur du pays, et 4,6 millions d’autres sont réfugiées dans les pays voisins, où bon nombre d’entre elles peinent à trouver de quoi se nourrir et loger. 50 familles syriennes ont en moyenne été arrachées à leur foyer chaque heure de chaque jour depuis le début du conflit en 2011.\n \nLes dirigeants présents à Londres cette semaine doivent s’engager à mettre en place un nouveau plan de soutien ambitieux et innovant afin de poser les bases nécessaires au rétablissement et au développement de la région. Cela doit inclure : la mobilisation de plusieurs milliards de dollars sur plusieurs années ; la mise en place de nouveaux partenariats entre gouvernements, institutions financières, secteur privé et société civile pour stimuler la croissance et créer des emplois dans les pays affectés ; et la suppression des obstacles qui empêchent les réfugiés d’accéder au marché du travail dans les pays d’accueil.\n \n«Il ne suffit pas de promettre plus d’argent », déclare Philippe Lévêque, Directeur-General de CARE France. « La Conférence de Londres doit marquer un changement radical dans l’ampleur et l’ambition de la réponse internationale. Après 5 années de crise, il est temps d’aller au-delà d’une assistance humanitaire inadéquate et distribuée au compte-gouttes… ».\n \nClaire Fehrenbach, directrice générale d’Oxfam France ajoute : « Un effort collectif colossal est nécessaire pour aider à stabiliser les économies du Liban, de la Turquie et de la Jordanie. Il faut également donner aux réfugiés syriens la possibilité de contribuer à la croissance économique en levant les restrictions au travail dont ils font l’objet et d’être ainsi acteurs de la construction d’un avenir plus pacifique. »\n \nL’ONU lance un appel humanitaire de 7,73 milliards de dollars pour faire face à la crise syrienne, tandis que les réponses des pays du Levant pour faire face à la crise requièrent 1,2 milliards supplémentaires. Or en 2015, l’ONU n’a pu récolter que 60% des fonds nécessaires à ses opérations. Les gouvernements présents à Londres doivent s’assurer que les Nations unies et les pays de la région reçoivent les fonds nécessaires pour venir en aide aux personnes affectées par le conflit, aujourd’hui et pour les années à venir.\n \n« Ce plan ambitieux ne doit pas être une  stratégie pour empêcher les flux de réfugiés vers l’Europe » a déclaré Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde. « Une hausse de l’aide ne dispense pas les pays non-voisins de la Syrie de leur responsabilité quant à la réinstallation des réfugiés syriens et la garantie de voies sûres et légales pour ceux qui souhaitent demander l’asile en Europe. »\n \nLa coalition d’ONG appelle également les Etats à saisir l’opportunité de cette conférence pour condamner et user de leur influence diplomatique pour mettre un terme aux principales causes de cette crise humanitaire, à savoir les attaques indiscriminées contre les infrastructures civiles, la pratique des sièges et l’obstruction de l’aide humanitaire.\n \n« Les scènes d’horreur auxquelles nous avons dernièrement assisté dans la ville assiégée de Madaya devraient nous pousser à agir à la fois sur le plan diplomatique et sur le plan humanitaire» commente Karim Lahidji, Président de la FIDH.\n \n« Seules la fin des combats et une solution politique négociée mettra un terme à la souffrance que vivent les Syriens.  Ainsi, les participants à la conférence doivent ils s’assurer de la participation de la société civile syrienne à ces échanges afin de poser les fondations de l’avenir » a commenté Bernard Pinaud, Directeur-Général du CCFD-Terre Solidaire.\n \nContacts medias :\n•         Pour vous mettre en relation avec des porte-paroles en France, contactez CARE France, Laury-Anne Bellessa, Chargée de Relations Média,bellessa@carefrance.org / +33 1 53 19 89 92 / + 33 6 24 61 85 37.\n•         Pour parler à un contact sur place le 4 février, contactez Amy Barry, Di:ga Communication + 44 (0) 7980 664397.\n•         Pour organiser un entretien avec des activistes syriens présents à la conférence, y compris les White Helmets, contactez Attila Kulcsarattila.kulcsar@oxfaminternational.org / +44 7471 142974.\n•         Pour plus d’informations sur le colloque organisé par la société civile à la Royal Society le 3 février, auxquels seront présents des activistes syriens et internationaux, contactez Gurvinder Sidhu gsidhu@bond.org.uk / +44 7918 881 884.\n \nNotes aux éditeurs :\n•         Les ONG syriennes et internationales ont préparé une note de positionnement conjointe ainsi qu’une déclaration de haut-niveau.\n•         Pour plus d’informations à propos de la conférence : www.supportingsyria2016.com\n•         Le plan régional de l’ONU pour les réfugiés et de résilience 2016-2017 : www.3rpsyriacrisis.org\n•         Etudes de cas, photos, bandes vidéos, disponibles sur https://www.bond.org.uk/syria\n•         Réseaux sociaux : @SupportSyrians | #SupportSyrians\n•         Signataires en France : ACTED ; Amnesty International France ; CARE France ; CCFD-Terre solidaire ; FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme) ; Handicap International Federation ; Médecins du Monde ; Oxfam France ; Première Urgence Internationale ; Secours Islamique France ; Solidarités International ; UOSSM – France (Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux). \n•         Signataires à l’étranger : Action on Armed Violence ; ActionAid ; Age International ; Algeria League for Defence of Human Rights ; American Friends Service Committee ; Amnesty International ; Arab Coalition for Sudan ; Arab Institute for Democracy ; Arab Program for Human Rights Activists ; Arab Renaissance for Democracy & Development ; Basmeh & Zeitooneh ; Baytna Syria ; Broederlijk Delen ; CARE International ; Catholic Agency For Overseas Development (CAFOD) ; Center for Victims of Torure ; ChildrenPlus ; Christian Aid ; CIVICUS ; Concern Worldwide ; Conectas (Brazil) ; Council for Arab-British Understanding (CAABU) ; Danish Refugee Council ; Deutsche Welthungerhilfe ; Development and Peace ; Diakonia ; Doctors of the World UK ; Egyptian Initiative for Personal Rights ; Embrace the Middle East ; Global Call to Action Against Poverty (GCAP) ; Global Communities ; GOAL International ; Helen Bamber Foundation ; Hivos ; Human Appeal ; Human Rights & Democracy Media Center (SHAMS) ; International Alert ; IHH Humanitarian Relief Foundation (Turkey) ; International Rescue Committee ; Islamic Relief UK ; Islamic Relief USA ; Jesuit Refugee Service ; Johanniter International Assistance ; Karam Foundation ; Kontras ; Kvinna till Kvinna Foundation ; Malala Fund ; Malteser International ; Mercy Corps ; Montreal Institute for Genocide and Human Rights Studies ; Norwegian Church Aid ; Norwegian Refugee Council ; Oxfam ; Pax Christ Flanders ; Pax Christi International ; Permanent Peace Movement ; Physicians for Human Rights ; Protection Approaches ; Qatar Red Crescent ; Refugees International ; Relief & Reconciliation for Syria AISBL (R&R Syria) ; Save the Children ; Sawa for Development and Aid ; Sawa Foundation ; Society for Threatened Peoples ; Support to Life (Turkey) ; Syria Relief ; Syria Relief and Development ; Syrian American Medical Society Foundation (SAMS) ; Syrian Network for Human Rights ; Tearfund ; The Peace Appeal Foundation ; The Violations Documentation Center in Syria - VDC ; Theirworld; Trocaire ; United to End Genocide ; Venro ; Vision GRAM-International ; War Child UK ; WATAN ; World Food Program USA ; World Jewish Relief ; World Vision ; World Vision Deutschland ; and Zarga Organization for Rural Development."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-syrienne-la-communaute-internationale-face-a-ses-responsabilites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-syrienne-la-communaute-internationale-face-a-ses-responsabilites/","name":"Crise syrienne, la communauté internationale face à ses responsabilités ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-02T12:24:21+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:59+00:00","description":"A l’initiative du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la Norvège, du Koweït et de l’ONU, la communauté internationale se réunira à Londres les 3 et 4 février","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-vends-ta-terre-ou-cest-ta-veuve-qui-le-fera/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-vends-ta-terre-ou-cest-ta-veuve-qui-le-fera/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Colombie : Vends ta terre ou c&rsquo;est ta veuve qui le fera","datePublished":"2013-09-05T18:12:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-vends-ta-terre-ou-cest-ta-veuve-qui-le-fera/"},"wordCount":1460,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l'heure où les paysans colombiens se mobilisent, le CCFD-Terre Solidaire, lance \"Vends ta terre ou c'est ta veuve qui le fera\", un web documentaire qui retrace la lutte pour la défense de leur terre. \n\n\n\nDe par sa superficie et ses ressources, la Colombie est l'un des pays d'Amérique latine les plus convoités par des investissements à grande échelle.  Ces investissements se traduisent par des accaparements de terres pour la production de monocultures d'exportation qui mettent en péril l'accès des paysans au foncier. Depuis une dizaine de jours un mouvement paysan de grande ampleur se mobilise à travers tout le pays, soutenu par une part de plus en plus importante de la population.  Au cœur de leurs revendications : l'instauration de prix planchers, la sécurisation de l’accès à la terre et la révision des politiques et des accords internationaux qui menacent leurs activités. \n\n« L'entrée en vigueur du traité de libre-échange entre la Colombie et l’Union européenne en juillet dernier est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Avec le démantèlement des barrières douanières, les petits paysans colombiens sont directement concurrencés par un secteur agricole européen plus mécanisé et subventionné. Ce qui aura pour conséquence une chute des prix des productions locales et donc une baisse supplémentaire des revenus des paysans. Une nouvelle menace qui vient s'ajouter à la longue liste des dynamiques internationales favorisant l’accaparement des terres et la ruine de l'agriculture familiale. Les paysans colombiens sont également parmi les premières victimes des politiques en matière d'agrocarburants portées par les Etats-Unis et l'Union européenne. Suite à ces politiques, la Colombie s'est lancée en 2008 dans une course effrénée à la production d'huile de palme, entrant dans le Top 3 des producteurs mondiaux. Avec pour conséquence des impacts dévastateurs : destruction de l'environnement, accaparements des terres, déplacement de population et volatilité croissante des prix sur les marchés régionaux et internationaux. \nLe 9 septembre prochain, le Parlement européen doit réviser la politique en matière d'agrocarburants.  La voix des paysans colombiens parviendra-t-elle jusqu'à Strasbourg ? », explique Maureen Jorand, chargée de mission souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire\n\n\nColombie / Violence, terre et territoire\n\nSi la violence est un ingrédient indissociable de l'accaparement des terres, nulle part sans doute autant qu'en Colombie, elle ne se manifeste dans toute sa terrible brutalité.\n\nAux origines du conflit armé : la terre\nAu lendemain de l'assassinat du leader populiste Carlos Galan (1949), la Colombie, déchirée entre libéraux et conservateurs, s'enfonce dans la violence. Dans les régions montagneuses du centre du pays, des groupes de paysans libéraux prennent les armes pour défendre leurs terres contre les milices conservatrices. Parmi eux, un certain Pedro Marin, il a dix-huit ans. Quelques années plus tard, sous le nom de guerre de Manuel Marulanda, il sera l'un des fondateurs de la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il en sera l'un des chefs jusqu'à sa mort, en 2008. Fidèle à ses racines rurales, l'insurrection armée a fait de la réforme agraire une revendication fondamentale et des milliers de paysans, chassés de leurs terres, rejoindront ses rangs.\nAujourd'hui encore, la question agraire demeure une des clés du conflit armé et figure à la première place de l'agenda des négociations de paix qui, en août 2012, se sont ouvertes à la Havane entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC.\n\nQui sont les accapareurs ?\nToute l'histoire de la Colombie est marquée par la violence exercée contre les paysans par de grands propriétaires terriens, qui se sont constitué à leurs dépens de vastes domaines souvent consacrés à l'élevage extensif – ceux-ci couvrent aujourd'hui quelque 39 millions d'hectares, alors que seulement 5 millions d'hectares sont dédiés à l'agriculture.\n\nLes multinationales bananières sont également présentes de longue date sur le territoire colombien. Dans « Cent ans de solitude », le romancier Gabriel Garcia Marquez évoque déjà le massacre de plusieurs centaines de travailleurs des bananeraies de la région de Santa Marta.   Et aujourd'hui, en Uraba, c'est encore sur le territoire de communautés paysannes que les compagnies cherchent à étendre leurs opérations.\n\n« Plus récemment, et surtout depuis la dernière décennie, explique le sociologue Jairo Estrada, on assiste à la mise en œuvre d'un modèle économique « extractiviste ». Exploitation minière – charbon, or – ou d'hydrocarbures, construction de centrales hydroélectriques, de zones franches ou activités agro-industrielles – surfant notamment sur la vague des agrocarburants –  sont autant d’activités orientées vers l'exportation et pour lesquelles d'immenses portions du territoire sont concédées à des investisseurs étrangers ». Et tandis que la président Santos déclare que la Colombie a pour vocation de « nourrir le monde », le pays est aujourd'hui un importateur net d'aliments et l'agriculture familiale et vivrière est le parent pauvre des programmes de développement, quand elle n'est pas tout simplement sommée de laisser la place.\n\nDe l'accaparement des terres au contrôle du territoire\n« Avec cette évolution, reprend Jairo Estrada, ont passe d'une logique d'appropriation de la terre à une logique de contrôle du territoire. Et c'est dans ce contexte que doivent être analysés les choix stratégiques effectués par l'état-major au nom de la lutte contre-insurrectionnelle, ainsi que la collusion entre l'armée et les groupes paramilitaires ». Au cours des vingt dernières années, plus de 5 millions de personnes ont été déplacées par suite du conflit armé et quelque 8 millions d'hectares ont été arrachées aux communautés paysannes et indigènes. « La guerre menée contre l'insurrection armée, analyse Jairo Estrada, apparaît dès lors comme un prétexte à l'exercice de la violence mise au service d'un projet politico-économique. Un projet qui passe par le « nettoyage » et le contrôle du territoire afin de pouvoir garantir la sécurité des investissements étrangers ».\n\nStratégies paysannes de défense et de récupération des territoires\nDans ce sombre paysage, les communautés rurales ne restent cependant pas les bras croisés et tentent, à leur tour, de construire une autre territorialité, paysanne celle-là. Communautés de paix, zones humanitaires, conseils communautaires, zones de réserve indigène ou paysanne... pacifiques et citoyennes, ces initiatives sont généralement le fait de groupes chassées par la violence et qui s'organisent pour défricher et coloniser de nouvelles terres ou retourner chez eux. Certaines – communautés de paix, zones humanitaires – se placent sous la protection morale de l'opinion publique et d'organismes internationaux de défense des droits humains. D'autres – conseils communautaires (voir encadré), zones de réserve paysanne ou indigène – font appel à des figures juridiques existantes. « Mais dans tous les cas, insiste Jairo Estrada, il s'agit d'une construction depuis la base, une construction sociale du territoire, qui existe en amont de sa reconnaissance légale ». Dans ces communautés, des rapports humains basés sur la solidarité sont la règle, et des modes de production alliant savoirs traditionnels et modernité de l'agroécologie sont mis en œuvre. Elles deviennent ainsi des foyers de résistance où l'on revendique la souveraineté alimentaire et le respect de l'environnement, et s'affirment comme alternative à un libéralisme déprédateur.\n\nPhilippe Revelli\n\nPartenaire du CCFD-Terre Solidaire, l'Association des conseils communautaires du Bas Atrato (ASCOBA) a été fondée en 2003. Elle fédère 58 conseils communautaires – organes représentatifs des communautés afro-colombiennes – et 7 coopératives de production et de crédit, bénéficiant ainsi à quelque 15.000 personnes. Soutenue par le CINEP (autre partenaire du CCFD-Terre Solidaire), l'association œuvre à renforcer les mécanismes de solidarité communautaire dans une stratégie de résistance civile pacifique, apporte une assistance aux victimes de la violence, contribue à la revalorisation du patrimoine culturel afro-colombien, sensibilise aux menaces que représentent les méga-projets miniers ou agro-industriels, agit pour la défense et de la récupérations des territoires communautaires reconnus par la loi de 1993, dite « de négritude » – cette mobilisation pour la récupération des terres communautaires a récemment valu à plusieurs dirigeants d'ASCOBA de recevoir des menaces de mort de la part de groupes paramilitaires."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-vends-ta-terre-ou-cest-ta-veuve-qui-le-fera/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/colombie-vends-ta-terre-ou-cest-ta-veuve-qui-le-fera/","name":"Colombie : Vends ta terre ou c'est ta veuve qui le fera - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-05T18:12:55+00:00","description":"A l'heure où les paysans colombiens se mobilisent, le CCFD-Terre Solidaire, lance \"Vends ta terre ou c'est ta veuve qui le fera\", un web documentaire qui","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/point-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/point-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Point sur la situation humanitaire à Gaza","datePublished":"2014-08-22T14:04:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T16:13:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/point-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza/"},"wordCount":1039,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Bande de Gaza","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Point au 20 août 2014, d'après les informations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).\n\n\n\n\nDepuis le 7 juillet, lancement de l'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza,  les Palestiniens de la Bande de Gaza vivent l’opération la plus destructrice des quatre qu’ils ont vécu en 8 ans.\n\nDu 7 Juillet au 20 août, 2030 Palestiniens ont été tués, dont 475 enfants et 246 femmes. Plus de 70% des Palestiniens tués jusqu'à présent sont des civils. Plus de 10193 personnes ont été blessées et plus de 1000 enfants vont souffrir de handicaps à vie.\n\nPlus de 17200 logements ont été détruits ou gravement endommagés, des centaines d'entre eux directement visés par les frappes aériennes israéliennes. En conséquence des bombardements, plus de 400 0000 personnes ont été déplacées et vivent dans les écoles de l’UNRWA, des abris gouvernementaux, ou résident dans des familles d’accueil ou des abris de fortune.   \n\nAucun lieu n’est sûr, les habitants n’ont pas où aller puisque le blocus confine la population dans les 400 km² de la Bande de Gaza, dont 44% a été désigné par l'armée israélienne comme un zone tampon.\n\nL'action militaire actuelle dans la bande de Gaza a dévasté une population qui connaît déjà une crise humanitaire chronique: avant cette action récente, 80% de la population de Gaza recevait une aide humanitaire et l'économie avaient été ravagée par sept années de blocus. \n\nL’ONU a lancé un appel d’urgence de 367 millions de dollars pour répondre aux besoins immédiats, dont 293 millions de dollars pour la nourriture et les abris. Les organisations locales et internationales sont mobilisées. \nLes chiffres de l'ONU (compilation de données des différentes groupes de travail thématiques) réunissant gouvernements, agences de l’ONU et ONG) permettent d’identifier les besoins suivants au niveau humanitaire : \n\n- Abris - Les maisons d'au moins 100 000 personnes ont été détruites ou gravement endommagées (17 200 foyers). Ce chiffre est près de 270% plus élevé que le chiffre enregistré pendant l’opération israélienne « Plomb durci » en 2008/2009. 238 000 personnes ont trouvé refuge dans 82 écoles de l'UNRWA, 36 000 dans des bâtiments gouvernementaux (notamment des écoles), d'autres sont hébergés chez des parents, familles d'accueil, dans des salles communautaires, des entrepôts, des mosquées, des bureaux et des organisations communautaires locales ou vivent dans la rue. Les Nations unies estiment que 17 200 familles (soit environ 103 200 personnes) dont les maisons ont été totalement détruites ou fortement endommagées ont besoin de kits de biens non alimentaires d'urgence. A moyen terme, ils auront besoin d'aide en espèces pour couvrir  les frais de location et les articles ménagers de base.\n\n- Sécurité alimentaire – On estime que 100 000 personnes dont les maisons ont été détruites ou gravement endommagées ont besoin d’une aide alimentaire.  Cependant, c’est toute la population de Gaza qui a été touchée par le conflit et la quasi-totalité a besoin de nourriture et d’autres aides sur le long terme. \nLes pénuries d'électricité limitent la capacité de stockage des produits frais tant pour les magasins que pour les ménages. Le prix de certains produits alimentaires a augmenté, y compris ceux des fruits frais, des légumes et des œufs, en raison des dommages occasionnés aux fermes et aux terres agricoles. Plus de 4000 animaux doivent être alimentés pour prévenir la perte des moyens de subsistance. Une forte proportion des terres agricoles a subi des dommages, du bétail a également été tué. \nLe cessez-le feu a permis une distribution plus sûre et plus efficace de colis alimentaires. L’UNRWA et la FAO fournissent une aide régulière à plus d’un million de personnes, à laquelle  s’ajoutent des distributions exceptionnelles par ces institutions et le Ministère des Affaires sociales. Les ONG locales et internationales distribuent aussi des vivres, notamment dans les écoles de l’UNRWA et du gouvernement. \nDe nombreuses personnes ne sont pas encore bénéficiaires de cette aide, en particulier les personnes vulnérables qui s'appuient sur l'agriculture comme moyen de subsistance et qui sont particulièrement touchées par le conflit. \n\n- Eau et assainissement - au moins 180 000 personnes ont un accès restreint à l'eau. Le manque d’électricité et de carburant restreignent aussi l'approvisionnement en eau. L'ONU et d'autres organismes sont inquiets des risques de maladies liés au manque d’accès à l’eau.\n\n- Santé et nutrition - de graves pénuries de médicaments et de fournitures médicales entravent la prestation de santé, en particulier ceux liés aux situations d'urgence, les opérations et les unités de soins intensifs. Les 29 hôpitaux de travail fonctionnent grâce à des générateurs de secours qui ont besoin de carburant. 15 hôpitaux et 16 centres de santé endommagés nécessitent reconstruction. Le manque de chirurgiens spécialisés limite l’appui médical aux blessés. Les cliniques publiques dans les zones où se trouvent les personnes déplacées ont du mal à répondre à la demande. Des milliers de personnes vivent dans des lieux surpeuplés (écoles, des abris de fortune). Cette situation, couplée avec le manque d'eau et l'assainissement insuffisant pose de graves risques d’épidémie. \n- Protection : au moins 373 000 enfants ont besoin de conseils et de soutien psychosocial. Des milliers de restes explosifs de guerre se trouvent dans les zones bâties, ce qui pose un risque important pour les enfants, les agriculteurs, les travailleurs humanitaires et les personnes déplacées internes qui retournent chez eux.\n\n- Education – la rentrée scolaire, prévue le 24 août n’aura pas lieu, et l'ONU a déjà annoncé un délai d'un mois pour la reprise, susceptible d'être prolongé si les hostilités se poursuivent. 25 écoles ont été détruites ou gravement endommagées, 230 ont subi des dégâts et il existe un risque important de restes explosifs de guerre."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/point-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/point-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza/","name":"Point sur la situation humanitaire à Gaza - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-08-22T14:04:00+00:00","dateModified":"2025-08-22T16:13:48+00:00","description":"Point au 20 août 2014, d'après les informations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Depuis le 7 juillet, lancement de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale-et-lopacite-financiere/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale-et-lopacite-financiere/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel : pour en finir avec l’évasion fiscale et l’opacité financière","datePublished":"2013-04-15T10:04:40+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale-et-lopacite-financiere/"},"wordCount":722,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Monsieur le Président de la République,\n\n\nEn février 2012, en réponse à l’interpellation du CCFD-Terre Solidaire en faveur d’un Pacte pour une Terre solidaire, vous vous étiez engagé sur plusieurs propositions, et aviez souligné en particulier « la nécessité de promouvoir bien plus fortement la transparence des flux financiers internationaux, pour lutter d’une part contre les dérives d’une finance dérégulée, mais aussi combattre avec beaucoup plus d’efficacité la fraude et l’évasion fiscales ».\n\n\nAujourd’hui, l’actualité confirme douloureusement l’analyse du CCFD-Terre Solidaire et d’un nombre croissant d’acteurs de la société civile, et met au grand jour l’étendue de ce système opaque qui mine profondément la démocratie, les ressources publiques et toute l’économie réelle.\n\n\nPrès de 25 000 milliards d’euros logés dans les paradis fiscaux !\n\n\nChaque année, ce sont des dizaines de milliards de manque à gagner en recettes\nfiscales pour la France, et des centaines de milliards pour les pays du Sud. La France a commencé à s’atteler à la tâche, grâce notamment au travail des parlementaires qui ont introduit une exigence de transparence dans le projet de loi de réforme bancaire.\n\n\nLa lutte contre l’évasion fiscale et l’opacité financière exige des réformes structurelles. C’est un défi politique majeur de notre temps, au niveau français comme au niveau international.\n\n\nC’est pourquoi, nous vous demandons de prendre les mesures suivantes : \n\n\n\n Imposer aux institutions financières du monde entier de livrer au fisc les informations relatives aux comptes bancaires détenus par les contribuables français (entreprises ou particuliers). Il s’agit là de transposer en France la loi FATCA adoptée il y a déjà trois ans par les Etats-Unis ainsi que de chercher un moyen d’étendre cette législation au bénéfice des pays du Sud. Bannir les sociétés écrans, prête-noms et autres structures juridiques opaques, en créant des registres nationaux et régionaux (notamment dans le cadre du G8 et de l’Union Européenne). Etendre la transparence pays par pays, au-delà des banques françaises, à toutes les entreprises multinationales bénéficiant de soutiens et de marchés publics. Renforcer les règles actuelles en matière de répression de la fraude fiscale, et mettre en cause la responsabilité des différents intermédiaires financiers.\n\n\nNous vous appelons, Monsieur le Président, à relever ce défi.\n\n\nListe des signataires  \nCécile Renouard, économiste\nGaël Giraud, économiste\nJohn Christensen, directeur de Tax Justice Network\nAlvin Mosioma et Sandra Kidwingira, respectivement directeur et directrice des programmes de Tax Justice Network-Africa \nPascal Boniface, directeur de l’IRIS\nGustave Massiah, économiste, responsable associatif\nThierry Philipponnat, secrétaire général de Finance Watch\nBernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire\nGuy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire\nJean Merckaert, rédacteur en chef de la revue Projet\nEve Chiapello, directrice d'études EHESS\n\n\nMonseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux\nMonseigneur Bernard Housset, évêque de de La Rochelle et Saintes et président du Conseil de la solidarité\nMonseigneur Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard\n\n\nDéputé-e-s  \nDominique Potier (PS) \nRégis Juanico (PS)\nDaniel Boisserie (PS) \nBarbara Romagnan (PS)\nSylviane Alaux (PS)\nColette Capdevielle (PS)\nFrédéric Roig (PS)\nJean-Louis Gagnaire (PS)\nEric Alauzet (EELV)\nDanielle Auroi (EELV)\nAnnie Genevard (UMP)\nJacqueline Fraysse (GDR)\nFrançois Rochebloine (UDI)\nJean-Pierre Dufau (PS)\nJean-Marie Tétard (UMP)\nFabrice Verdier (SRC)\nRichard Ferrand (SRC)\nJean-Philippe Mallé (SRC)\nJean-Jacques Urvoas (SRC)\nThierry Benoit (UDI)\n\n\nSénateurs-trices\nÉric Bocquet (CRC), Rapporteur de la commission d'enquête sur l'évasion fiscale\nCécile Cukierman (CRC)\nFrançois Marc (PS) et Rapporteur général de la Commission des Finances\nMaryvonne Blondin (PS)\nRobert Hue (RDSE)\nFrédérique Espagnac (PS)\nAline ARCHIMBAUD (EELV)\n\n\nConseiller régional\nEric Loiselet (EELV)\nGérard Onesta (EELV)\nRobert Lion (EELV)\nMarie-Pierre Rouger (Bretagne Écologie)\nMathieu Bergé (PS)\nAlice Leiciagueçahar (EELV)\nFatma Adda (EELV)\nGildas Drean (PS)\nGuillaume Cros (EELV)\nFrançois Arcangeli (EELV)\nMarie-Françoise Vabre (EELV)\nGuilhem Latrubesse (EELV)\nMarie-Christine Pons (EELV)\n\n\nEurodéputé\nYannick Jadot (EELV)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale-et-lopacite-financiere/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale-et-lopacite-financiere/","name":"Appel : pour en finir avec l’évasion fiscale et l’opacité financière - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-15T10:04:40+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:28+00:00","description":"Monsieur le Président de la République, En février 2012, en réponse à l’interpellation du CCFD-Terre Solidaire en faveur d’un Pacte pour une Terre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-pour-lhumanite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-pour-lhumanite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"COP 21 : Un accord pour [l’Humanité] ?","datePublished":"2015-12-12T15:31:10+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:25:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-pour-lhumanite/"},"wordCount":814,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","COP 21","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La dernière version de l'Accord de Paris rendue publique aujourd'hui et proposée à l’adoption, échoue à assurer la protection des droits des populations. Sans mention des droits humains et de la sécurité alimentaire dans la partie opérationnelle du texte, et avec l'entrée du secteur privé et de ses fausses solutions dans la décision[[qui recouvre les actions pré-2020]], les plus vulnérables qui subissent déjà le plus fortement les dérèglements climatiques risquent désormais de pâtir des actions engagées pour lutter contre leurs effets.\n\n\n\nL'Accord relègue tout d'abord la question primordiale des droits humains (dont le droit à l'alimentation) au second plan en l'excluant de l'article 2 (objectifs de l'Accord). « La promotion, le respect et la protection des droits humains devraient pourtant conditionner toute action engagée pour lutter contre les dérèglements climatiques. Il s'agissait de la condition sine qua non pour poser les bases d'un accord juste. Comment peut-on parler aujourd'hui de justice climatique ? Nous devrons faire preuve de vigilance et assurer un suivi des actions mises en oeuvre et de leurs impacts sur les populations locales pour rendre les gouvernements responsables et redevables », déclare Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\n600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim en raison des dérèglements climatiques d'ici à 2080. Or, les Etats ont également renoncé à inclure dans l'article 2 la mention de \"sécurité alimentaire\", au bénéfice d’une vision dépassée qui met l’accent sur la \"production alimentaire\". Ainsi, l'accès, la qualité et la durabilité de l'alimentation ne sont pas pris en compte. « Aberrant, alors que l'on sait que l'on n'a pas besoin de produire plus pour nourrir la planète, mais de produire mieux !  » poursuit Anne-Laure Sablé. « On voit bien qu'en faisant l'impasse sur la sécurité alimentaire, c'est en fait le modèle agro-industriel actuel que l’on cherche à protéger alors qu'il faudrait le remettre en question. Espérons que cette référence à la « production alimentaire » ne tuera pas dans l’œuf les négociations de la COP22, où se dérouleront les premières discussions sur l’agriculture. Ce n’est pas un bon signal, sachant que cette notion conduit à des pratiques qui menacent déjà la souveraineté alimentaire des populations ».\n\nPar ailleurs, l'Accord ouvre la voie à une série de fausses solutions pour lutter contre les dérèglements climatiques et l'insécurité alimentaire. La reconnaissance et l’institutionnalisation du Lima Paris Action Agenda (LPAA) dans le texte, alors même qu'aucun critère clair permettant d’éviter les atteintes à l’environnement et aux droits des populations n'a été défini, pose problème. Des initiatives telles que la Climate Smart Agriculture ou encore le 4 pour 1000 s’inscrivent dans l’esprit de produire toujours plus et de séquestrer plus de carbone. « Loin d'assurer des actions transformationnelles, le LPAA ouvre la voie aux accaparements de terres, aux OGM et autres pratiques relevant du business as usual qui nuisent à l'environnement et aux droits fondamentaux des populations. En installant cet Agenda dans la COP 21, la France a contribué à réduire l'ambition de l'Accord », déclare Maureen Jorand, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire. « Le LPAA  donne l’impression que la COP21 s’est penchée sur le secteur agricole avec des initiatives dédiées, mais il faut rappeler que le mot « agriculture » n’apparait pas une seule fois dans l’Accord ! C’est pourtant un secteur déterminant dans la lutte contre les dérèglements climatiques ».\n\nDans la même logique, au sein de l'Accord, la question des terres a été traitée sans se préoccuper des populations qui en vivent. En effet, toute référence au « secteur des terres », qui recouvrait la forêt et l’agriculture, assortie de garanties pour les populations, notamment sur le foncier, a été supprimée. Les terres sont devenues de simples « puits et réservoirs de carbone ». « Dans la vision de l'Accord, les terres deviennent de simples outils de stockage et de compensation des émissions. Et elles constituent l'un des éléments clés de la vision à long terme. Mais les terres ne sont pas des calculettes à carbone ! Des populations vivent dessus, en vivent aussi. Comment dès lors les assimiler uniquement à des puits ? Cela ouvre la porte à une financiarisation accrue de la nature et aux accaparements de terre. Surtout cela permettra de dédouaner les plus grands pollueurs qui au lieu de réduire leurs émissions, iront séquestrer  du carbone, en particulier dans les pays du Sud », conclut Maureen Jorand.\n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-pour-lhumanite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop-21-un-accord-pour-lhumanite/","name":"COP 21 : Un accord pour [l’Humanité] ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-12T15:31:10+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:25:48+00:00","description":"La dernière version de l'Accord de Paris rendue publique aujourd'hui et proposée à l’adoption, échoue à assurer la protection des droits des populations.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-le-tourisme-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-le-tourisme-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Promouvoir le tourisme solidaire&#8230;","datePublished":"2006-05-01T12:23:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:24:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-le-tourisme-solidaire/"},"wordCount":1043,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale","Tourisme solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\"Un comité d’entreprise permet de toucher un public très varié\"\nEmmanuel Monnier, membre bénévole du CCFD-Terre Solidaire et du groupe de travail « Tourisme Solidaire », fait la promotion d’un tourisme différent au sein de son comité d’entreprise .\n\n\n\nD’où vous vient cet intérêt pour le tourisme solidaire ?\n\nLe déclic, c’est un voyage d’immersion en Palestine organisé par le CCFD-Terre Solidaire en 1998. Sur place nous avons été accueillis par ATG une association partenaire spécialisée dans le tourisme militant, qui nous a fait rencontrer de nombreux acteurs de la société civile : défenseurs des droits de l’homme, responsable d’une association de femmes, professionnels de la santé, représentant d’un groupe de jeunes etc. L’objectif d’ATG est d’offrir aux touristes un éclairage politique sur la situation palestinienne, de manière à sensibiliser l’opinion internationale, et de faire profiter la population locale des retombées économiques de ce tourisme.\n\nA l’issu de ce voyage, quelques uns d’entre nous ont décidé de créer un groupe de travail CCFD-Terre Solidaire, de manière à promouvoir « un autre tourisme » au sein du réseau et à réfléchir sur la façon d’appuyer les partenaires engagés dans cette voie.\n\nVous défendez également les principes du tourisme solidaire au sein de votre comité d’entreprise.\n\nEnseignant dans un lycée agricole, je dépends d’un ministère, le ministère de l’agriculture qui regroupe 40 000 agents. Je suis engagé au niveau syndical et de ce fait je participe à l'animation nationale de l'ASMA (Association d'action sociale, sportive, culturelle et de loisirs du ministère de l'agriculture), Cette association faisant office de comité d'entreprise. En 2002, nous (la CFDT du ministère de l'agriculture) avons impulsé la création d’un secteur « Solidarités Internationales » au sein du comité d’entreprise (CE). L’une de ses vocations est d’y expérimenter des produits de tourisme solidaire qui puissent, à terme, être vulgarisés par le secteur voyage, le secteur culture ou le secteur jeunesse. L’atout d’un CE est de pouvoir toucher un public d’une grande mixité sociale, la participation aux frais d’un voyage étant calculée en fonction des revenus de chacun. Le secteur voyage distribue déjà systématiquement le guide de RITIMO « Vacances j’oublie tout ? » aux personnes qu’il fait partir. Nous avons créé par ailleurs une rubrique Tourisme Solidaire dans la revue du CE, ainsi qu’une rubrique dans le site internet (www.asma.educagri.fr).\n\nQuels produits touristiques avez-vous déjà expérimentés ?\n\nEn décembre dernier, nous avons fait partir un groupe de sept pour une quinzaine de jours au Cambodge. Le voyage a été conçu avec le CEMPAMA (un établissement national d'enseignement agricole chargé des questions de la mer) basé à Fouesnant qui travaille avec des ONG cambodgiennes depuis 25 ans, une agence de tourisme qui développe des offres solidaires en collaborant elle aussi avec des ONG locales et enfin les candidats au voyage. Le circuit combinait étapes culturelles et rencontres avec les acteurs associatifs.\nPar ailleurs onze personnes sont parties à Noël au Sénégal, dans la région du Sine Saloum, en se répartissant par groupe de deux ou trois dans différents villages. Hébergées à temps complet chez l’habitant de manière à ce que la population locale profite directement des retombées économiques de leur séjour, elles ont participé à la vie du village.\nLe voyage au Cambodge est revenu à chacun de 460 € à 1710 € selon son quotient familial, pour un prix de 1900 € et celui au Sénégal de 349 € à 785 € pour un prix de 872 €, les groupes mêlant retraités, enseignants et agents administratifs.\n\nQuel bilan en avez-vous tiré ?\n\nLe bilan du voyage au Cambodge est vraiment encourageant. Les participants sont revenus très enthousiastes, la moitié s’est engagée depuis dans des ONG en lien avec le pays ou a gardé contact avec des associations locales. L’un d’entre eux a mobilisé son conseil municipal pour que sa ville finance le maintien d’un poste de documentaliste dans la bibliothèque de Sihanouk Ville. Le séjour au Sénégal s’est également bien passé, mais nous avions organisé moins de séances préparant au départ et cela s’est fait ressentir. Deux personnes, notamment, ont mis quelques temps pour s’adapter et se satisfaire de ce qui leur était proposé. Cela confirme la nécessité d’une bonne préparation. Par ailleurs nous sommes en train de dépouiller les questionnaires que nous avons remis aux voyageurs à leur retour. L’un deux soulignait un point intéressant. Leur guide cambodgien avait choisi de les emmener faire une promenade sur un fleuve dans un bateau surdimensionné, et ce par égard pour leur confort. Or les remous occasionnés par le bateau menaçaient l’équilibre des frêles embarcations des pécheurs. Voilà le type de remarques qui permettent d’ajuster une offre touristique de manière à ce qu’elle soit la plus respectueuse possible.\n\nAvez-vous d’autres projets ?\n\nNous planchons sur une offre de chantiers internationaux à proposer au secteur jeune du CE. Nous travaillons également à la création d’un centre international de vacances et de loisir pour enfants basé dans le Morvan. Notre ambition est de réunir, autour d’un projet d’éducation au développement, à la paix et à la non violence, des enfants étrangers confrontés à des situations de conflits et les enfants du ministère. Les enfants étrangers seraient reçus une semaine dans des familles d’accueil et deux semaines dans le centre en question. Nos principaux partenaires sont « La Brassée », une association du Morvan, porteuse de la philosophie du projet et « Culture et Pensée libre », une association de la bande de Gaza.\n\nComment le secteur « Solidarités Internationales» est-il perçu dans votre comité d’entreprise ?\n\nTrès bien. La plupart des animateurs du CE (tous appartenant à une organisation syndicale) se reconnaissent dans la démarche altermondialiste et s’efforcent de trouver une application concrète aux discours, en s’engageant notamment dans diverses associations."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-le-tourisme-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/promouvoir-le-tourisme-solidaire/","name":"Promouvoir le tourisme solidaire... - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T12:23:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T14:24:48+00:00","description":"\"Un comité d’entreprise permet de toucher un public très varié\" Emmanuel Monnier, membre bénévole du CCFD-Terre Solidaire et du groupe de travail «","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jeunes-et-engages-portraits-dune-eglise-qui-se-bouge/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jeunes-et-engages-portraits-dune-eglise-qui-se-bouge/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Jeunes et engagés &#8211; Portraits d’une Église qui (se) bouge »","datePublished":"2015-04-16T10:54:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jeunes-et-engages-portraits-dune-eglise-qui-se-bouge/"},"wordCount":357,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Ceras* avec la participation du CCFD-Terre Solidaire, sort aujourd’hui un webdoc qui montre une Église ancrée dans son époque. En nous invitant à découvrir la doctrine sociale de l’Église, c’est une véritable immersion dans les actions et les témoignages de ceux qui la font vivre au quotidien.\n\n\n\nAdressé à tous ceux qui sont désireux de mieux comprendre comment l’Église pense sa place dans la société, le webdoc Jeunes et engagés - Portraits d’une Église qui (se) bouge présente des parcours personnels de militants associatifs, de responsables politiques, chefs d’entreprise, acteurs de la société civile, etc. Des jeunes aussi, des jeunes surtout. Mathilde, Henri, Lucie, Vincent… \nChoix de toute une vie, le temps d’un été ou d’une demi-journée… ils se bougent pour que le monde aille mieux. Ils sont agriculteur bio, chef scout, militant pour les droits du travail, colocataire de personnes issues de la rue, acteur de l’interreligieux, ils nourrissent cette doctrine sociale.\n\nAxé autour des sept grands principes de la doctrine sociale de l’Église : dignité de la personne humaine, bien commun, destination universelle des biens, option préférentielle pour les pauvres, solidarité, subsidiarité et justice sociale, le webdoc est conçu comme un parcours d’initiation qui offre à l’internaute une navigation « à la carte ».\n\nCe projet est porté par la conviction que de nombreux jeunes la vivent sans en avoir conscience.\n\nLes jeunes catholiques ne sont plus pour la grande majorité dans les églises : ils vivent leur foi ailleurs, sur le terrain de leurs engagements sociaux, au cœur de notre société. Aujourd’hui, la question n’est plus d’être pratiquant mais de pratiquer. En s’engageant pour l’écologie, pour l’interreligieux, pour de meilleures conditions de travail, auprès des plus pauvres… Ils traduisent en actes les valeurs des évangiles qui leur sont transmises, et sur lesquelles l’Église catholique bâtit sa doctrine sociale. Mais quels jeunes s’en revendiquent aujourd’hui ?\n\n* Centre de recherche et d’action sociales"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/jeunes-et-engages-portraits-dune-eglise-qui-se-bouge/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/jeunes-et-engages-portraits-dune-eglise-qui-se-bouge/","name":"« Jeunes et engagés - Portraits d’une Église qui (se) bouge » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-04-16T10:54:35+00:00","description":"Le Ceras* avec la participation du CCFD-Terre Solidaire, sort aujourd’hui un webdoc qui montre une Église ancrée dans son époque. En nous invitant à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cp-reactive-sommet-g20/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cp-reactive-sommet-g20/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"CP réactive sommet G20","datePublished":"2020-11-22T17:26:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cp-reactive-sommet-g20/"},"wordCount":399,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Covid 19","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les chef-fe-s d’Etat du G20 ne semblent pas avoir pris la mesure de la gravité de la crise économique mondiale, qui a fait basculer des centaines de millions de personnes dans la pauvreté et contribue à un accroissement massif des inégalités. \n\n\n\n\nUne nouvelle crise majeure des dettes souveraines menace de placer des dizaines de pays en développement devant un choix insoluble : continuer de rembourser leurs créanciers ou financer leurs services publics mis à rude épreuve par la crise Covid. \n\nPour Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire : “Le G20, qui alerte lui-même sur les risques de cette crise, a confirmé l’extension de l’initiative de suspension de dettes pour six mois et adopté un cadre de traitement de la dette qui ne permettra tout simplement pas d’y faire face et qui semble déjà obsolète. Il ne prévoit des annulations que de manière exceptionnelle et les créanciers privés ne sont toujours pas contraints à y participer, ce qui avait déjà mis en échec la suspension de dette proposée en avril dernier. Des annulations immédiates sont nécessaires et la création d’un cadre pérenne qui associe tous les créanciers et les débiteurs est indispensable “.\n\nAlors que les Etats dans le monde perdent au moins 427 milliards $ par an à cause de la fraude et de l’évasion fiscales, le G20 a renouvelé son soutien aux négociations sur les règles fiscales à l’OCDE, qui patinent depuis plusieurs mois. C’est pourtant seulement dans un cadre réellement multilatéral, à l’ONU, que tous les Etats pourront s’accorder pour mettre un terme aux pratiques d’évasion fiscale qui plombent les finances publiques de tous les pays, et avant tout celles des plus pauvres. \n\n“Les pays du G20 doivent prendre acte du fait que cette crise économique mondiale nécessite des politiques ambitieuses et des changements radicaux dans les règles économiques mondiales, pour permettre une plus grande répartition des richesses. Cela implique de sortir des logiques de club fermés de pays riches, et d’associer tous les pays du monde, y compris les pays en développement, dans les prises de décisions”, conclut Lison Rehbinder.\n\nContact presse \n\nSophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65 \nLison Rehbinder - l.rehbinder@ccfd-terresolidaire.org - 06 31 29 11 60"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cp-reactive-sommet-g20/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cp-reactive-sommet-g20/","name":"CP réactive sommet G20 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-11-22T17:26:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:32:21+00:00","description":"Les chef-fe-s d’Etat du G20 ne semblent pas avoir pris la mesure de la gravité de la crise économique mondiale, qui a fait basculer des centaines de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-liberation-de-la-parole/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-liberation-de-la-parole/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La libération de la parole","datePublished":"2011-04-15T14:07:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-liberation-de-la-parole/"},"wordCount":603,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le premier procès des responsables khmers rouges – celui du chef tortionnaire Duch – qui s’est déroulé à Phnom Penh entre février 2009 et juillet 2010, a marqué un pas vers la fin de l’impunité. Pour les familles des victimes, il a constitué une réparation morale et une étape dans l’accomplissement du difficile travail de deuil. \n\n\n\nComme l’indique le psychiatre Richard Rechtman, qui a aidé à la réinsertion des réfugiés khmers à Paris : « En l’absence de sépulture, matérielle ou symbolique, de leurs parents, les survivants étaient les seuls dépositaires des défunts et devaient vivre avec leurs âmes errantes*. Grâce aux procès, les responsabilités sont établies et l’histoire se resocialise. »\nPour la société tout entière, ensuite : « Pourquoi les nouvelles générations devraient-elles respecter l’État de droit, alors que ceux qui ont tué près de 2 millions de personnes n’ont pas été jugés ?  », souligne le cinéaste Rithy Panh, qui attendait cette échéance avec impatience.\nCe premier recul de l’impunité s’est accompagné d’une dissipation de la peur. « Les constitutions de parties civiles – sans précédent dans ce type de procès – huit seulement au départ, étaient assorties de demandes de protection  », se souvient Jeanne Sulzer, assistante des juges d’instruction au tribunal. Au final, les parties civiles au procès de Duch approchaient la centaine. Pour le second procès – celui de quatre dirigeants khmers rouges : Nuon Chea, Khieu Samphan, Ieng Sary et Ieng Thirith – qui devrait débuter à l’été 2011, 3 988 constitutions de parties civiles ont été déposées, parmi lesquelles 2 124 ont été déclarées recevables. Là encore, les associations – et notamment Adhoc – ont joué un rôle essentiel de sensibilisation et de mobilisation des ruraux en particulier. \n\n\nLa population se réapproprie son histoire \n\n\nLa foule qui se pressait au procès de Duch exprimait ce nouvel engouement. « La salle était toujours pleine. Plus de 31 000 Cambodgiens ont assisté aux audiences  », confirme l’ex-journaliste Dim Sovannarom, porte-parole des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC**). Et l’intérêt populaire ne faiblit pas. « Chaque semaine, poursuit le chargé de communication, nous faisons venir en car 600 Cambodgiens de l’intérieur du pays. Ils visitent les CETC et la prison S 21. Le procès des chefs khmers rouges va enfin devenir l’affaire du pays tout entier », se réjouit-il. \nDim Sovannarom va peut-être vite en besogne. Nombre de ministres, et le Premier d’entre eux, Hun Sen, sont d’anciens cadres khmers rouges. Ils veillent à éviter toute mise en cause autre que celle des « principaux responsables » des crimes commis naguère. Plusieurs fois déjà les CETC, instances juridiques innovantes mais hybrides, ont été paralysées par les différends entre magistrats cambodgiens et internationaux. Tandis que les premiers étaient réceptifs aux arguments du gouvernement faisant valoir sa souveraineté (et sa volonté à terme de sortir blanchi), les seconds insistaient sur la primauté du droit international. \nReste que le premier procès – celui de Duch – a été mené à son terme. Sa responsabilité dans la mort de plus de 12 000 personnes à Tuol Sleng (S 21) a été reconnue. Le verdict a été rendu le 26 juillet 2010 : trente-cinq ans de prison pour « meurtres, tortures et crimes contre l’humanité ». « J’accepte ce jugement même s’il ne me satisfait pas pleinement  », commente le peintre Vann Nath, rescapé de S 21. Il ajoute : « C’est une condamnation pour l’histoire. Au moins, les nouvelles générations sauront que les criminels ont été identifiés. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-liberation-de-la-parole/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-liberation-de-la-parole/","name":"La libération de la parole - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-04-15T14:07:00+00:00","description":"Le premier procès des responsables khmers rouges – celui du chef tortionnaire Duch – qui s’est déroulé à Phnom Penh entre février 2009 et juillet 2010, a","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-il-est-temps-et-possible-de-faire-dautres-choix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-il-est-temps-et-possible-de-faire-dautres-choix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Edito de Faim et Développement : Il est temps et possible de faire d&rsquo;autres choix","datePublished":"2014-12-17T11:20:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-il-est-temps-et-possible-de-faire-dautres-choix/"},"wordCount":645,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Fiscalité","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans l’église du quartier populaire de la Victoria (où fut assassiné, en 1984, le prêtre français André Jarlan), Daniela, membre de l’ONG Eco partenaire du CCFD-Terre Solidaire,  [[Eco contribue à l’éducation populaire au Chili et au plaidoyer dans le cadre du Programme social et solidaire Mercosur.]], nous parle des mouvements étudiants qui secouent le Chili depuis 2011. La déception a été forte : la jeunesse attendait beaucoup du nouveau mandat de la présidente Michelle Bachelet (élue pour quatre ans, ndlr), mais les réformes promises tardent à venir. \n\nAu même moment, dans l’hémisphère nord, le pape François s’adressait à l’Union européenne : « Mettre au centre la personne humaine signifie avant tout faire en sorte qu’elle exprime librement son visage et sa créativité au niveau des individus comme au niveau des peuples. » Une interpellation qui ne vaut pas que pour la vieille Europe. Pourquoi les inégalités perdurent-elles dans les pays émergents du Sud ? \n\nAu Chili, la société civile portée par les nouvelles générations réclame des réformes structurelles pour lutter contre certaines racines de l’inégalité. Ainsi, pour la fiscalité, elle demande une prise en charge équitable de la dépense publique par les mieux lotis ; pour l’éducation, une véritable gratuité face à un système éducatif largement payant ; sans oublier la réforme de la Constitution, héritée du dictateur Pinochet, qui ne fait pas de place à la mobilisation directe des citoyens. De ce fait, le taux de participation aux élections est en chute libre ! Pourtant, nos partenaires du Sedej [[Association partenaire qui agit pour le renforcement des capacités créatrices des adultes et des jeunes.]], agissant auprès des jeunes défavorisés, mettent l’accent sur leurs possibilités créatrices lorsque leur imagination est vraiment sollicitée. \n\nDans le domaine économique, les autorités semblent ne pas vouloir s’attaquer aux inégalités et être peu soucieuses des droits des travailleurs. L’un des employés chargés de nous « vanter » les mérites de l’exploitation (par Codelco, entreprise détenue par l’État chilien) de la mine de Chuquicamata, l’une des plus grandes du monde, précisait que les mesures de sécurité s’étaient améliorées, mais seulement « depuis trois ou quatre ans » ! Nous ne fûmes pas rassurés d’apprendre qu’il était déjà prévu de creuser des galeries souterraines dès que l’exploitation à ciel ouvert deviendrait « moins rentable ». \n\nAu sud, à la dévastation, il y a plus d’un siècle, des forêts de Patagonie par les éleveurs et chercheurs d’or, succèdent aujourd’hui les exploits des bateaux étrangers pillant l’écosystème marin. Devant la beauté mystérieuse des paysages de l’immense désert du nord ou la froidure ventée du détroit de Magellan au sud du pays, nous nous demandions quel esprit de puissance carnassière nous habite pour détruire ainsi une nature qui a tant donné. Alors s’imposent l’urgence et le bien-fondé des campagnes menées actuellement par le CCFD-Terre Solidaire [[Des multinationales Hors Jeu]], non contre l’économie ni l’entreprise, mais contre ceux qui confondent activité économique et exploitation meurtrière de la nature ou marginalisation de populations considérées comme des « déchets ». \n\nIl est temps et encore possible de faire d’autres choix, au Chili comme en Europe ! Le poète chilien Pablo Neruda livre ce poème comme un cadeau de Noël : « Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap, lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves... »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-il-est-temps-et-possible-de-faire-dautres-choix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edito-de-faim-et-developpement-il-est-temps-et-possible-de-faire-dautres-choix/","name":"Edito de Faim et Développement : Il est temps et possible de faire d'autres choix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-12-17T11:20:09+00:00","description":"Dans l’église du quartier populaire de la Victoria (où fut assassiné, en 1984, le prêtre français André Jarlan), Daniela, membre de l’ONG Eco partenaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-milieu-de-la-canne-le-travail-esclave/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-milieu-de-la-canne-le-travail-esclave/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au milieu de la canne, le travail esclave","datePublished":"2008-06-03T17:05:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-milieu-de-la-canne-le-travail-esclave/"},"wordCount":602,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Loin de l’image de modernité et de boum économique et social, le secteur de la canne à sucre engendre trop de travail inhumain et dégradant.\n\n\n\nHistoriquement, la canne à sucre au Brésil est associée à l’esclavage. En effet, lorsque le relief est irrégulier ou accidenté, la canne à sucre doit être récoltée manuellement. Malheureusement, le fléau du travail esclave n’est pas éradiqué. D’après les chiffres du Ministère du Travail, sur 6000 personnes libérées d’une situation de travail esclave en 2007, plus de la moitié, soit 3131, travaillaient dans des plantations de canne à sucre.\n\n\nUn lourd tribut au miracle éthanol\n\n\n\n 28 mars 2007 : José Pereira Martins, 52 ans, est terrassé par un infarctus dans un champs de canne à sucre de l’Etat de Sao Paolo. 19 mai 2007 : Jesus dos Santos, 34 ans, est retrouvé mort d’épuisement dans une exploitation de l’état du Parana, au sud du pays. 20 juin 2007: Edilson Jesus de Andrade, 28 ans, git, en plein soleil, au milieu de la canne qu’il était censé couper…\n\n\nCrises cardiaques, décès « dus à l’épuisement », corps retrouvés carbonisés suite à l’incendie volontaire de champs avant la récolte… Chaque années, des centaines de coupeurs de canne payent un lourd tribut au « miracle économique » de l’éthanol brésilien. Selon Fundacentro, organisme de recherches lié au Ministère du Travail, 1400 personnes travaillant dans ce secteur d’activité seraient mortes entre 2002 et 2006.\n\n\n« Alors qu’il est associé à l’image d’une énergie « propre » et du progrès technologique, le secteur de la production d’éthanol fonctionne encore souvent de manière archaïque, surtout pour la récolte, explique Francisco Alves, professeur à l’Université Fédérale de Sao Carlos (UFSCAR). D’ailleurs, plus de 60% de cette dernière se fait toujours à la main. Et même si la production a tendance à se mécaniser, la demande mondiale est telle que les besoins en main d’œuvre progressent. » Et les abus avec.\n\n\n« Depuis 2003, nous avons constaté une progression importante du nombre de personnes retrouvées dans les champs de canne à sucre en situation de travail esclave, confirme Calisto Torres Neto, fonctionnaire du Ministère du Travail et de l’Emploi et membre d’un des sept groupes mobile d’intervention (GMI) chargé de la lutte contre le travail esclave. Aujourd’hui, ça représente la moitié de nos interventions. » Soit un peu plus de 3000 personnes libérées en 2007.\n\n\nTravailleurs exploités, sans contrat ni couverture sociale, « logés » dans des baraquements insalubres à l’intérieur même des grandes propriétés, asservis et endettés pour pouvoir payer leur nourriture et rembourser le prix du transport qui les a acheminés depuis leur domicile (souvent lointain)… la liste des atteintes à la dignité humaine est longue. Pourtant, dans de nombreux cas, les auteurs d’abus ont le sentiment d’impunité.\n\n\n« Lors d’une intervention dans l’Etat de Goais en février dernier, un GMI a libéré 133 personnes souffrant de traitements dégradants, explique Leonardo Sakamoto, coordinateur de « Reporter Brasil », ONG brésilienne qui sensibilise le monde politique et l’opinion publique aux réalités du travail esclave. Malgré l’évidence, le gérant de la fazenda (ferme) ne semblait pas comprendre pas les reproches de mauvais traitements qui lui étaient adressés. » Une attitude presque « sincère », puisque, en l’absence de loi et du fait de pratiques perpétuées à travers les générations, « les propriétaires n’ont jamais eu l’habitude qu’on vienne leur rappeler leurs obligations légales. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-milieu-de-la-canne-le-travail-esclave/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-milieu-de-la-canne-le-travail-esclave/","name":"Au milieu de la canne, le travail esclave - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-06-03T17:05:00+00:00","description":"Loin de l’image de modernité et de boum économique et social, le secteur de la canne à sucre engendre trop de travail inhumain et dégradant.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-france-le-dialogue-entre-religions-une-autre-voie-pour-la-paix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-france-le-dialogue-entre-religions-une-autre-voie-pour-la-paix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tchad-France, le dialogue entre religions, une autre voie pour la paix","datePublished":"2014-01-27T09:53:43+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:32:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-france-le-dialogue-entre-religions-une-autre-voie-pour-la-paix/"},"wordCount":1297,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Comment parler de vivre ensemble dans une société où deux communautés de religions différentes, chrétienne et musulmane, s’observent avec méfiance et font peu d’effort pour partager leurs valeurs et leurs cultures ? Au-delà des rencontres régulières entre religieux, Justice et Paix Tchad a voulu ouvrir le débat dans la société civile et politique. Le projet a retenu trois grandes questions : La laïcité est-elle une solution dans un contexte multiculturel ? L’islam, le christianisme, la démocratie et les droits humains : des pistes pour bâtir une société plus humaine ? Religions, violences et sociétés : quels regards croisés des « victimes et agresseurs ? ».\n\n\n\nAli a traversé le pays depuis sa lointaine ville de province non loin du Darfour, à la frontière avec le Soudan. Il a mis deux jours pour rejoindre Ndjaména la capitale du Tchad, pour écouter, réfléchir et participer à des débats sur la manière de mieux vivre ensemble dans un pays déchiré par les antagonismes religieux, ethniques, culturels… Comme lui, plus de 80 représentants de la société civile de 18 villes de tout le pays sont venus se joindre à leurs amis de la capitale : jeunes, leaders paysans, femmes, militants de droits de l’homme… Le sujet était osé : La religion est-elle un obstacle à la paix ? La laïcité est-elle seule capable de faire vivre ensemble des communautés musulmanes et chrétiennes ? Dans un pays où des parents enseignent à leurs enfants qu’il ne faut pas manger avec ceux « d’en face » ! Où depuis 30 ans, les communautés s’éloignent les unes des autres et dans lequel les peurs grandissent. Et pourtant tous aspirent à une société apaisée et conviviale. Mais comment faire ?\n\n\nTout commence quand Ladiba, jeune doctorant tchadien en anthropologie politique, ancien président de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) du Tchad, assiste à un débat en banlieue parisienne entre des élus, des religieux musulmans, juifs et chrétiens et des associations. Il pense alors que ce type de débats doit se tenir au Tchad pour « faire bouger les lignes ». Le CCFD-Terre Solidaire, le Secours Catholique, le Service pour les relations avec l’islam de la conférence des évêques de France (SRI) sont mobilisés avec Justice et Paix Tchad.\n\n\nEn septembre 2012, une délégation tchadienne vient en France à la rencontre de communautés musulmanes et chrétiennes pour découvrir leur conception de la laïcité et de la république. Elle est composée d’un prêtre, d’un imam, d’un leader politique et de deux leaders de la jeunesse, un musulman et un chrétien. La délégation se rend en banlieues parisiennes, Créteil et Gennevilliers, à Marseille et à Paris. « Avant de venir en France, je pensais que la laïcité était l’ennemi de l’islam, maintenant je sais que c’est la laïcité qui permet aux musulmans de France de vivre pleinement leur religion. En France, c’est à L’institut catholique qu’on forme les imams ! » dira Walar, imam à la Grande Mosquée de Ndjaména. À son retour, il propose, avec succès, au Haut Conseil Islamique du Tchad de créer un cycle de formation « Éthique et religion ».\n\n\nLes religions « au service du croyant et du non croyant »\n\n\nEn décembre, ce fut la venue à Ndjaména de l’imam Tareq Oubrou, recteur de la grande Mosquée de Bordeaux et du père Christophe Roucou, responsable du SRI (Service national pour les relations avec l’Islam). Programme chargé comme l’avait souhaité Ladiba : conférence en arabe devant 80 imams de la capitale sur le thème de la sécularisation et de l’islam. T. Oubrou déclare : « L’interpénétration entre le politique, l’ethnique et le religieux est une équation à trois variables qu’il faut manipuler avec prudence » et encore « le problème de l’islam, ce sont les musulmans et le problème du christianisme, ce sont les chrétiens. L’adversaire est à l’intérieur du système. Car la religion est au service du croyant et du non croyant. Elle doit servir à atténuer les conflits et non être utilisée comme catalyseur des réactions conflictuelles ».\n\n\nLe lendemain, une séance de travail réunit des responsables de la formation des prêtres, des imams et des pasteurs sur la manière de mieux les préparer à appréhender l’altérité et les enjeux du vivre ensemble. Enfin, lors d’une grande rencontre à l’échelon de tout le pays, tous, paysans du Guerra au Centre, jeune fille en foulard d’Ati au Nord, militant associatif de Pala au Sud… ont échangé et se sont interpellés, ils ont aussi écouté et questionné la délégation. L’imam Oubrou : « Le propre d’une religion c’est de lier, non seulement les croyants entre eux mais de lier le divin à l’humanité. On dirait que les musulmans ont transformé l’islam en un bouclier de protection. Laissez l’islam tranquille. L’islam c’est un souffle qui circule dans le monde pour permettre une vie contre l’angoisse, la misère, le chômage. La religion c’est une thérapie. » Le Père Roucou : « Quand je suis avec des jeunes en France, je dis qu’il faut savoir conjuguer le verbe connaître en trois temps : d’abord il faut connaître sa tradition religieuse, sa religion car en France, beaucoup de jeunes musulmans et chrétiens ne connaissent pas leur religion. Il faut aussi connaître la religion de l’autre. Puis, il est important de se connaître : avoir des amis musulmans ou chrétiens ; enfin il faut se reconnaître différents. »\n\n\nDurant un an, toutes ces activités auront permis à tous de réfléchir ensemble et de poser les jalons d’une démarche commune… Bref que faire maintenant ? Cette initiative est comme un grain mis en terre. Elle est venue à point nommé et a recueilli un franc succès auprès des jeunes, des religieux, des leaders de la société civile et des partis politiques. Maintenant c’est à chacun de se l’approprier et d’amplifier cette synergie. Il importe aussi que le CCFD-Terre Solidaire continue d’accompagner les diverses pistes qui se dessinent (création d’espaces de brassage entre jeunes de diverses appartenances, formation des oulémas, etc.) pour une altérité positive entre Tchadiens.\n\n\nJustice et paix Tchad\n\n\n\n Continent : Afrique Pays : Tchad Zone d’action : nationale Thématique : prévention et résolution des conflits\n\n\nObjectifs\namener les leaders d’influence des communautés chrétiennes et musulmanes à partager ensemble des réflexions, afin de construire une analyse commune sur des enjeux clés du vivre ensemble au Tchad. il s’agit de construire ces réflexions dans le cadre d’un échange d’expérience franco-tchadien sur le vivre ensemble interreligieux et inter-civilisationnel. il s’agira de profiter de cette expérience au Tchad pour proposer une démarche inverse en France, notamment à travers un partage d’expérience chez des jeunes.\n\n\nObjectifs spécifiques\n\n Permettre aux communautés religieuses du Tchad de partager d’autres expériences de cohabitation interreligieuse, en vue de favoriser un dialogue citoyen dans le pays. Provoquer chez les leaders d’influence un débat croisé sur les thématiques de laïcité, de démocratie et de droits de l’homme dans un contexte interconfessionnel. Favoriser chez les leaders d’influence un changement de regard sur le lien religion et violence. Encourager chez les jeunes leaders de la société civile une réflexion sur « identité culturelle/religion citoyenneté et vivre ensemble »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-france-le-dialogue-entre-religions-une-autre-voie-pour-la-paix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchad-france-le-dialogue-entre-religions-une-autre-voie-pour-la-paix/","name":"Tchad-France, le dialogue entre religions, une autre voie pour la paix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-01-27T09:53:43+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:32:27+00:00","description":"Comment parler de vivre ensemble dans une société où deux communautés de religions différentes, chrétienne et musulmane, s’observent avec méfiance et font","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-renforcer-le-dialogue-politique-concerte-sur-la-securite-alimentaire-au-sahel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-renforcer-le-dialogue-politique-concerte-sur-la-securite-alimentaire-au-sahel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Comment renforcer le dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire au Sahel ?","datePublished":"2014-07-23T17:06:47+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:37:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-renforcer-le-dialogue-politique-concerte-sur-la-securite-alimentaire-au-sahel/"},"wordCount":1051,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis des décennies, les ONG travaillent à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans certains pays du Sahel. Avec le projet Diapoco-SA (DIAlogue POlitique COncerté sur la Sécurité Alimentaire), le CCFD-Terre solidaire propose aux acteurs locaux une nouvelle approche pour améliorer leur impact, en leur donnant les moyens d’influer davantage sur le choix des politiques publiques dans l’agriculture.\n\n\n\nFlorian de Jacquelot, chargé de mission pour le Sahel au CCFD-Terre Solidaire, présente le projet.\n\nDans quelle zone le projet va-t-il s'implanter, et quelle est la situation d’insécurité alimentaire sur place ?\nFlorian de Jacquelot  : Nous allons travailler dans la zone du bassin du fleuve Sénégal, qui traverse les régions enclavées et isolées de cinq pays : le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Niger, et le Burkina Faso. Dans toutes ces régions, éloignées des capitales et des lieux de décision,10 à 20% de la population ne peut pas s’alimenter de manière correcte en quantité et en qualité. La malnutrition infantile atteint toujours 20%. Les petits paysans, souvent isolés, et sans structure pour les aider, sont les premiers touchés. Ce sont aussi des régions concernées par un fort exode rural et des départs en migration.\n\nPourquoi est-ce important pour les ONG de travailler sur l’action publique ?\nCela fait une vingtaine d’années que le CCFD-Terre Solidaire travaille avec ses partenaires sur les questions de sécurité et de souveraineté alimentaire. Nous avons soutenu beaucoup de micro projets et de projets techniques dans ce domaine. Ces actions contribuent à améliorer la situation, mais souvent ponctuellement et localement. Avec les partenaires, nous ressentons maintenant le besoin d’aller plus loin pour lutter contre les causes structurelles de la faim. Or les politiques publiques peuvent avoir un impact beaucoup plus important que l’action des ONG. Le projet Diapoco propose précisément aux acteurs locaux de s’intéresser aux politiques publiques et à leur impact. C’est un premier projet lancé pour 3 ans, qui initie un travail sur le long terme.\n\nComment initier un dialogue politique sur la sécurité alimentaire ?\nPour arriver à être en capacité de dialogue avec l’Etat et influer les décisions politiques, nous devons aider nos partenaires à se construire localement une expertise sur les politiques publiques. Le projet cible les organisations paysannes et les acteurs locaux pour les former sur le fonctionnement de l’action publique de leur région et renforcer leurs capacités. La construction du projet passe d’abord par un inventaire réalisé par les partenaires de toutes les politiques publiques. Cet inventaire doit permettre d’identifier les points qui pourront faire bouger les lignes. Les partenaires seront amenés à réfléchir aux politiques de développement, aux moyens pour l’Etat d’investir dans  une agriculture familiale. L’objectif est de repérer les initiatives intéressantes et qui fonctionnent pour les proposer à l’Etat.\n\nComment l’action publique des Etats de cette région peut influer sur la sécurité alimentaire ?\nC’est l’Etat qui choisit comment l’argent public est investi dans l’agriculture. Ou encore s’il doit se protéger ou non de l’importation de certains produits. C’est lui aussi qui peut participer au financement des coopératives ou des organisations paysannes comme cela se fait en France. Ces politiques permettent de contribuer à la sécurité alimentaire du pays, à l’emploi des jeunes, au développement de territoires isolées.\n\nLes tensions se sont accrues depuis une quinzaine d’années  entre l’agro-industrie et l’agriculture familiale. Or on voit bien que l’agriculture industrielle ne répond pas à tous les enjeux de politique alimentaire, mais aussi de l’emploi. Il faut pouvoir porter la voix des paysans auprès de l’Etat, pour qu’il n’écoute pas que les argumentaires de  ce qu’on appelle « l’agro business ».\n\nExiste-t-il des exemples concrets ou les demandes des paysans ont permis de changer une politique publique et d’avoir un impact sur leur situation ?\nA la demande des petits producteurs, le Sénégal a par exemple décidé  depuis quelques années de bloquer les importations d’oignons pendant trois mois chaque année au moment de la récolte. Cette décision a permis de sécuriser toute une filière, avec l’augmentation des revenus des petits paysans. L’impact a été très important pour la population de toute une région importante productrice d’oignons.\n\nPourquoi travailler sur cinq pays à la fois ?\nTous les partenaires de la zone Nord du Sahel travaillent dans un environnement similaire. Mais les politiques agricoles sont très cloisonnées dans chaque pays.  L’objectif est de créer des alliances et des échanges transfrontaliers. \n\nQuels sont les acteurs qui portent le projet Diapoco ?\nLe CCFD-Terre Solidaire joue un rôle de pilotage du projet, qui réunit plusieurs acteurs, dont des  partenaires historiques très investis sur la question. Le GRDR existe depuis une cinquantaine d’années et rassemblait à la base des migrants, qui contribuent énormément au développement de leur région d’origine. Ils travaillent beaucoup sur les questions de souveraineté alimentaire.\n\nAfrique verte, née dans les années 80,est une ONG dont le CCFD-Terre Solidaire est co-fondateur et travaille autour des questions de souveraineté alimentaire. Elle a beaucoup contribué à la transformation  des céréales produites  localement, comme le mil, le sorgho et le maïs. Aujourd'hui les associations nationales d’Afrique verte se sont autonomisées et se sont regroupées au sein d’une fédération : Afrique Verte International.\n\nL’objectif pour les trois organisations est de définir une position commune sur les choix d’orientation des politiques publiques souhaitées. Ces positions seront ensuite relayées par d’autres acteurs. Au Mali, au Sénégal, au Niger, au Burkina-Faso, nous pouvons nous appuyer sur une forte structuration du monde paysan. Seule la Mauritanie est moins structurée. Le projet permettra de renforcer les capacités des organisations paysannes, de leurs membres et des élus des collectivités locales.\n\nPropos recueillis par Anne-Isabelle Barthélémy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-renforcer-le-dialogue-politique-concerte-sur-la-securite-alimentaire-au-sahel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/comment-renforcer-le-dialogue-politique-concerte-sur-la-securite-alimentaire-au-sahel/","name":"Comment renforcer le dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire au Sahel ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-07-23T17:06:47+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:37:01+00:00","description":"Depuis des décennies, les ONG travaillent à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans certains pays du Sahel. Avec le projet Diapoco-SA (DIAlogue","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rwanda-les-paysans-ecarteles-entre-agriculture-familiale-et-revolution-verte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rwanda-les-paysans-ecarteles-entre-agriculture-familiale-et-revolution-verte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rwanda : les paysans écartelés entre agriculture familiale et “Révolution verte”","datePublished":"2013-11-21T14:02:52+00:00","dateModified":"2022-01-02T16:35:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rwanda-les-paysans-ecarteles-entre-agriculture-familiale-et-revolution-verte/"},"wordCount":828,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’antenne rwandaise de l’Agence de coopération et de recherche pour le développement (Acord), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille depuis 1979 à la sécurité alimentaire et des revenus en zone rurale. Elle préconise le débat, face aux réformes lancées depuis 2007 dans le cadre de la Green Revolution. \n\n\n\nLa “Révolution verte”, née en 1943 au Mexique, suivie en Inde dans les années 1960, passe par des productions de céréales à haut rendement pour assurer la sécurité alimentaire.\n\nSouhaitée pour l’Afrique dans un vibrant appel lancé en 2004 par Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, elle a été entérinée par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). \n\nDepuis 2007, elle est en marche au Rwanda, où elle se traduit par la digitalisation du cadastre, l’enregistrement des terres, la participation à des coopératives, la modernisation des systèmes d’irrigation, l’achat de semences subventionnées et la vente des cultures à des prix fixés par l’Etat. Et surtout, par la régionalisation des cultures. \n\n\nBanane à l’est, manioc à l’ouest\n\n\nL’ambition des autorités : développer une agriculture commerciale et non plus vivrière, avec des monocultures extensives. L’agriculture, 35% du PIB et 90% des actifs, représente le socle de l’économie nationale. Sa part dans l’emploi devrait passer à 50% des actifs d’ici 2020, selon les projections du gouvernement, en raison de l’essor des services. \n\nUne nouvelle loi foncière a été adoptée en 2005 et actualisée en juin 2013. “Les petits exploitants, majoritaires, doivent faire enregistrer leurs terres, explique François Munyentwari, directeur d’Acord Rwanda. Quand ils le font, l’administration leur demande de cultiver telle ou telle variété de plante.” \n\nL’Etat veut voir la pomme de terre cultivée à grande échelle dans le nord, la banane à l’est, le manioc à l’ouest et l’ananas au sud. Les marais, eux, sont confiés à des coopératives pour être transformés en rizières. \n\n\nUne révolution des mentalités et des habitudes alimentaires\n\n\nSeul problème : les ménages ruraux ont l’habitude de manger ce qu’ils produisent, sur des lopins de terre dont la moyenne ne dépasse pas le demi-hectare. \n\nLa Révolution verte suppose donc un bouleversement des habitudes et des mentalités. Difficile, pour les fermiers, de passer à une culture de rente, d’en attendre les retombées financières pour ensuite aller chercher au marché haricots, carottes ou autres légumes. D’autant plus que leurs prix ont augmenté. \n\n“Quand les autorités demandent du maïs, il s’agit de maïs sec pour faire de la farine, qui sera ensuite préparée sous forme de pâte de maïs, explique François Munyentwari. C’est un aliment de base en Ouganda. Au Rwanda, on mange plutôt des haricots.”\n\n\nPlaidoyer pour le dialogue\n\n\nAutre point d’achoppement : la formule des coopératives. “La stratégie n’est pas mauvaise en soi, explique François Munyentwari, mais ce qui cloche, c’est le parachutage de gens sans compétences, pour généraliser des pesticides par exemple”. \n\nAcord Rwanda, 12 permanents et 34 ans d’expérience sur le terrain, préconise un dialogue avec la société civile. Un processus de consultation, pour que les politiques décidées au sommet remportent l’adhésion de la base. \n\n“On essaie d’engager ce débat, précise François Munyentwari. Ce n’est pas evident, mais les choses évoluent. Dans certaines régions, les fermiers ont repris le droit d’associer les cultures. ” L’ONG fait un suivi de la politique agricole et foncière, pour mieux en évaluer les conséquences. Et faire en sorte que la sécurité alimentaire des ménages soit prise en compte, in fine. \n\n\nDes poches de faim au Rwanda\n\n\nEn attendant les résultats à long terme de la Révolution verte, le problème de la faim continue de se poser pour certains. \n\n“Nous voyons des enfants qui consomment à l’école des vivres distribuées par le Programme alimentaire mondial (PAM), note le président d’Acord Rwanda. Les orphelins chefs de ménage ne mangent qu’à l’école le midi – et le week-end, rien”.\nL’ONG s’occupe de 3 000 ménages dirigés par des mineurs dans quatre districts. Son assistance commence par le logement. L’enjeu consiste à retrouver les biens éventuels des parents, et à fournir une assistance légale aux enfants, pour que leurs dossiers soient présentés devant des tribunaux. \n\nDes programmes d’accès à la santé, à l’éducation et d’aide à la génération de revenus sont également suivis. Machines à coudre, bicyclettes, matériel pour puiser l’eau… Autant de moyens de s’en sortir, pour des jeunes qui doivent veiller à l’éducation de leurs cadets. \n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rwanda-les-paysans-ecarteles-entre-agriculture-familiale-et-revolution-verte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rwanda-les-paysans-ecarteles-entre-agriculture-familiale-et-revolution-verte/","name":"Rwanda : les paysans écartelés entre agriculture familiale et “Révolution verte” - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-21T14:02:52+00:00","dateModified":"2022-01-02T16:35:06+00:00","description":"L’antenne rwandaise de l’Agence de coopération et de recherche pour le développement (Acord), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille depuis 1979 à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-les-touristes-ne-doivent-pas-cautionner-ce-regime/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-les-touristes-ne-doivent-pas-cautionner-ce-regime/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sri Lanka : « Les touristes ne doivent pas cautionner ce régime »","datePublished":"2013-09-08T17:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-les-touristes-ne-doivent-pas-cautionner-ce-regime/"},"wordCount":1558,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Tourisme solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que Sri Lanka est élevé au rang de « top destination » par de nombreux voyagistes ou compagnies aériennes, une campagne veut sensibiliser les futurs touristes sur les réalités du pays. Ruki Fernando, défenseur sri lankais des droits de l’homme, nous en dit plus.\n\n\n\n FDM : Une campagne de sensibilisation ciblant les touristes se rendant à Sri Lanka a vu le jour en 2012 en Grande-Bretagne, pourquoi la soutenez-vous ?   \nRuki Fernando : Avec ses plages, ses paysages, ses temples et ses éléphants, Sri Lanka a toujours été une destination appréciée des touristes. Mais ces images ne représentent qu’une partie de la réalité du pays. \n\nDans les régions du Nord touchées par la guerre, il y a des communautés entières dont les terres sont toujours occupées par les militaires et qui doivent vivre dans la jungle. Il y a des familles qui continuent de chercher leurs proches disparus. Il y a tous ces prisonniers politiques, certains emprisonnés depuis des décennies, d’autres sans aucune charge retenue contre eux. Voilà la vraie réalité de Sri Lanka. Nous voudrions que ceux qui s’y rendent ne se contentent pas des images réductrices affichées par les politiques de promotion du tourisme menées par le gouvernement, qu’ils aient une vision un peu plus large, plus réaliste de ce pays. \n\nUn autre aspect de cette campagne vise à sensibiliser les touristes sur le fait que l’armée sri lankaise se comporte comme une véritable troupe d’occupation dans le Nord. Quatre ans après la fi n de la guerre, elle continue de contrôler pratiquement tous les aspects de la vie civile et économique de la région. Elle gère des boutiques, des restaurants, des hôtels, délivre les permis de pêche, et si l’on veut organiser un événement religieux, une fête scolaire ou même un mariage, il faut d’abord obtenir la permission des autorités militaires. Et maintenant, cette même armée se lance dans des activités touristiques. Mais le tourisme qu’elle promeut relève de ce que l’on pourrait appeler un « tourisme de guerre » : visite de monuments à la gloire de militaires, de bunkers, de dépôts d’armes des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), construction d’hôtels là où périrent des milliers de personnes, membres des Tigres ou civils. C’est écœurant et inacceptable. Les touristes ne doivent en aucune manière cautionner un tel régime. En restant dans des hôtels tenus par l’armée, en mangeant dans leurs restaurants, en profitant de leurs « attractions », ils légitiment la militarisation de cette région et de son économie et réduisent les possibilités de développement des populations locales. Ce tourisme ne peut qu’être source de nouvelles tensions, de nouveaux conflits. \n\n Comment convaincre les agences de tourisme ?    \nLa plupart du temps, elles vont au plus facile et se contentent des images de cartes postales féériques de Sri Lanka. Pour que les informations dispensées aux voyageurs potentiels soient plus en adéquation avec la réalité sri lankaise, cela nécessite de leur part une certaine forme d’engagement. Il ne s’agit pas pour elles d’arrêter de vendre les plages de Sri Lanka – nous n’appelons pas au boycott touristique du pays – mais plutôt de proposer à leurs clients des alternatives un peu plus éthiques. \n\nLes agences de voyages sont soucieuses de leur image. Elles ont des obligations morales et éthiques à respecter. Des concepts comme celui de responsabilité sociale des entreprises ont aujourd’hui fait leur chemin et les sociétés en ont conscience. Elles ont d’autre part compris que, si elles intègrent cette dimension de responsabilité sociale dans leur agenda, leurs bénéfices s’en porteront mieux. Regardez ce qui s’est passé avec le commerce équitable. Au début, personne n’y croyait vraiment et aujourd’hui, il y a des boutiques partout en Europe. Cela démontre qu’il peut y avoir un créneau pour des voyages alternatifs. \n\nIl ne faut pas oublier que la grande majorité de ceux qui partent à Sri Lanka sont des gens bien intentionnés, qui ne soutiennent en rien un régime oppressif et n’ont pas envie de voir des gens souffrir. Mais ils ignorent souvent tout de la réalité locale. Ils ne comprennent pas pourquoi ils se trouvent impliqués, à leur insu, dans ce débat, et ne savent pas comment contribuer à une autre forme de tourisme. En optant par exemple pour un séjour dans une guesthouse familiale plutôt que pour un hôtel tenu par l’armée, ou en préférant les restaurants tamouls où ils pourront échanger avec la population, aux innombrables échoppes gérées par l’armée. Ou encore en choisissant un guide tamoul qui leur présentera un point de vue moins « officiel » lors de leurs excursions dans le Nord. \n\n Quatre ans après la fin de la guerre, dans quelle situation se trouve aujourd’hui Sri Lanka ?    \nAu cours de l’année 2012 et en ce début 2013, le régime s’est montré de plus en plus autoritaire. La destitution pour des motifs purement politiques de la présidente de la Cour suprême sri lankaise [ndlr : le 13 janvier], qui intervient après que cette Cour ait pris des décisions qui n’allaient pas dans le sens du gouvernement, en est le dernier exemple. Des juges, des avocats qui protestaient de manière pacifique contre cette destitution ont également été molestés ou menacés. \n\nCette reprise en main de l’appareil judiciaire marque la fi n de l’indépendance de nos institutions. Il n’y a désormais plus qu’une seule voix à Sri Lanka, celle de la famille Rajapaksa. Le président est en charge de l’exécutif, l’un de ses frères gère la présidence du Parlement, un autre est ministre du Développement économique, un autre encore occupe la fonction de secrétaire à la Défense, ce qui en fait l’un des hommes les plus puissants du pays. À eux tous, ils contrôlent désormais 50 % du budget national. La seule différence avec une vraie dictature, c’est qu’il y a encore des élections. \n\nIl y a enfin les violences continues dont sont victimes les populations tamoules. Elles ne peuvent toujours pas pleurer leurs disparus, organiser de services religieux ou tout simplement récupérer leurs terres et leurs activités. Et lorsqu’une communauté se retrouve dépossédée de ses terres, c’est bien plus qu’un bout de terrain qui disparaît, c’est l’identité, l’esprit même de cette communauté qui meurt. Aucun effort n’est fait par le gouvernement pour reconnaître les erreurs et les méfaits passés. On fait glisser tout cela sous le tapis et on oublie. Aucun processus politique n’a été mis en place pour répondre aux demandes des Tamouls qui remontent pourtant bien avant la naissance et la radicalisation des LTTE. Dans le nord du pays, le parti gouvernemental qui se présente comme le « libérateur » a subi de lourdes défaites au cours des trois dernières élections, pourtant considérées par les autorités comme « libres et régulières ». Si la guerre est bien finie, le conflit, lui, est loin d’être résolu. \n\n Un environnement plutôt difficile pour les opposants au régime ?    \nLa situation est très claire : toute personne ou organisation qui critique le gouvernement doit être prête à en assumer les conséquences. Des journalistes, des militants des droits de l’homme ou associatifs, des prêtres, des leaders étudiants sont régulièrement abattus, enlevés, arrêtés, détenus, torturés, molestés, interrogés. L’évêque de Mannar, qui s’était élevé contre les abus commis par les militaires dans le nord du pays, a ainsi eu plusieurs fois la visite des services de renseignements sri lankais l’année dernière et, comme il le dit lui même : « Si je suis encore là aujourd’hui, c’est parce que je suis un évêque, sinon, il y a longtemps que je ferais partie de l’histoire. » Dans ces conditions, beaucoup préfèrent quitter le pays. \n\nQuant à ceux qui persistent, ils doivent le faire à leurs risques et périls et vivent dans un stress permanent : « Est-ce que mon téléphone est sur écoute ? Suis-je suivi ?... » Et puis il y a le regard des amis, de la famille, qui ne comprennent pas toujours pourquoi – surtout si l’on est cinghalais comme moi – on critique le gouvernement, pourquoi l’on vient en aide aux populations tamoules… Et qui vous traitent de fou, de traître, voire de Tigre cinghalais. La défense des droits de l’homme a un coût très élevé. D’autant plus élevé si l’on est un militant de base travaillant à l’échelle des villages, sans aucune structure de protection derrière soi."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-les-touristes-ne-doivent-pas-cautionner-ce-regime/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-les-touristes-ne-doivent-pas-cautionner-ce-regime/","name":"Sri Lanka : \"Les touristes ne doivent pas cautionner ce régime\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-08T17:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:36+00:00","description":"Alors que Sri Lanka est élevé au rang de « top destination » par de nombreux voyagistes ou compagnies aériennes, une campagne veut sensibiliser les futurs","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-sur-les-futures-elections-au-zimbabwe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-sur-les-futures-elections-au-zimbabwe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Conférence sur les futures élections au Zimbabwe","datePublished":"2012-05-11T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-sur-les-futures-elections-au-zimbabwe/"},"wordCount":559,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 11 mai 2012\n\nLe 25 mai 2012, le CCFD-Terre Solidaire accueille une conférence réunissant une dizaine de représentants de la société civile zimbabwéenne ainsi que 40 représentants d’ONG et gouvernements européens dont l’objectif est d’échanger sur les élections (présidentielle, législatives et municipales) qui devraient se tenir fin 2012, début 2013. \n\nUne réflexion sur le rôle de la société civile et les gouvernements européens et zimbabwéens sera menée pour le bon déroulement du processus électoral suite aux violences qui ont marqué les précédentes élections.\n\nCette conférence sera suivie, le 26 mai de l'Assemblée Générale animée par le réseau ZEN (Zimbabwe Europe Network) dont fait partie le CCFD-Terre Solidaire. Il regroupe 31 organisations européennes et zimbabwéennes, laïques et confessionnelles traitant de questions de développement et de droits humains au Zimbabwe. \n\nParmi les participants issus de la société civile zimbabwéenne :\n\n- Rindai Chipfunde-Vava, Directeur du Réseau zimbabwéen de soutien aux élections (Zimbabwe Election Support Network - ZESN). Il s’agit de la principale ONG de plaidoyer pour des élections libres et équitables. ZESN effectue un travail de veille de l’environnement électoral au niveau national et déploiera des milliers d’observateurs au moment des prochaines élections. L’organisation a forgé son expérience grâce à des missions d’observation au niveau national et international qu’elle effectue depuis une dizaine d’années. M Chipfunde-Vava exposera les obstacles légaux et administratifs à la tenue d’élections libres et équitables ainsi que la manière dont la société civile compte y faire face. \n\n- Gideon Shoko, Secrétaire général de la Fédération des syndicats du Zimbabwe (Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU). L’engagement syndical de M Shoko au sein du syndicat des travailleurs des chemins de fer (Zimbabwe Amalgated Railway Workers Union) et du ZCTU date d’avant l’indépendance. Ce promoteur des droits de l’homme et de la démocratie fût d’abord actif pendant le régime raciste de Ian Smith et dénonce désormais le régime dictatorial de Robert Mugabe. M Shoko a été arrêté à plusieurs reprises mais continuera de se battre tant qu’une réelle démocratie ne sera pas en place au Zimbabwe. Il est basé dans la ville de Bulawayo et informera l’audience sur le climat qui règne actuellement dans le pays, notamment dans les régions du Sud du pays et dans les milieux des travailleurs. \n\n- Okay Machisa, Directeur executif  de l’Association du Zimbabwe pour les droits de l’homme (Zimbabwe Human Rights Association - ZimRights). Il s’agit de la principale organisation de défense des droits de l’homme zimbabwéenne qui travaille, autant que faire se peut, à travers tout le pays. Zim Rights se concentre plus particulièrement sur la lutte contre la torture et l’impunité ainsi que sur la promotion d’élection libres et crédibles. M. Machisa préside également la principale coalition d’ONG qui militent pour une bonne gouvernance au Zimbabwe : Crisis in Zimbabwe Coalition. \n\nPour plus d’informations sur le programme de la conférence et sur ZEN : www.zimbabweeurope.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-sur-les-futures-elections-au-zimbabwe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-sur-les-futures-elections-au-zimbabwe/","name":"Conférence sur les futures élections au Zimbabwe - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-11T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 11 mai 2012 Le 25 mai 2012, le CCFD-Terre Solidaire accueille une conférence réunissant une dizaine de représentants de la société civile","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-epargne-au-service-du-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-epargne-au-service-du-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une épargne au service du développement","datePublished":"2013-11-12T11:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-epargne-au-service-du-developpement/"},"wordCount":708,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier","Finance solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Et si la finance devenait un instrument pour mettre l’épargne au service du bien commun au lieu de se focaliser sur la seule recherche du profit ? Tel est l’objectif de la finance solidaire, qui cherche à promouvoir un modèle alternatif. Une vision qui séduit de plus en plus d’épargnants.\n\n\n\nPartie de l’intuition d’une poignée de francs-tireurs, la finance solidaire, sous ses différentes formes (voir ci-dessous), a aujourd’hui le vent en poupe dans une économie déboussolée où les institutions financières semblent plus enclines à entretenir la spéculation qu’à appuyer l’économie réelle. \n\n« Dans ce monde virtuel où il n’y a plus de lien entre l’épargne collectée et son utilisation, du fait de la multiplication des intermédiaires et du manque de transparence, il s’agit de donner aux citoyens la capacité de choisir eux-mêmes la destination de leurs économies, observe Pascal Glemain, enseignant à l’université de Nantes et spécialiste de ce sujet. Nombre d’épargnants cherchent à recréer ce lien perdu pour faciliter le développement de projets porteurs de sens, de l’accès à l’emploi ou au logement à la lutte contre la pauvreté dans les pays du Sud en passant par la création d’activités liées à la protection de l’environnement.  » En privilégiant ce type de démarches, les épargnants choisissent de fait le profil des destinataires : des personnes physiques ou des associations, qui, faute de fonds propres ou de garanties suffisantes, n’intéressent pas les banques classiques, d’autant que le retour sur investissement à court terme est faible. \n\nInterrogeant la finance classique sur ses finalités, la finance solidaire pose par ailleurs la question de son fonctionnement : compte tenu de la nature des projets aidés, inutile en effet d’espérer une forte plus-value. Les épargnants l’ont d’ailleurs anticipé : « En acceptant des taux de rémunération inférieurs à ceux du marché, ils renoncent à une partie des fruits de leur épargne dans la seule volonté d’aider les autres dans la durée. Dans ces démarches exigeantes, plus proches de la finance informelle – le grand-père qui aide son petits-fils en lui donnant une partie de ses économies – que de la finance classique, le partenariat joue un rôle fondamental. Il ne peut d’ailleurs y avoir de finance solidaire sans cet accompagnement des porteurs de projet dans la durée, ajoute Pawel Dembiski, économiste, chercheur à l’université de Genève. La finance solidaire met notamment en évidence le fait qu’on ne peut pas revendre ses créances sur les marchés cinq minutes après avoir décidé d’investir, sans compromettre les projets soutenus. Elle pointe aussi l’obligation de séparer l’épargne nécessaire, celle qui finance l’économie réelle, de l’épargne d’excédent, que l’on peut chercher à mieux valoriser en recourant aux marchés financiers.  » \n\nReste que cette finance solidaire, en dépit de l’intérêt croissant qu’elle suscite, a du mal à promouvoir un modèle alternatif. « Si elle permet d’améliorer les conditions de vie des plus démunis, la finance solidaire a rarement permis de les faire sortir durablement de la pauvreté », pointe Pawel Dembiski. \n\nL’idée est pourtant séduisante : en remboursant les petites sommes empruntées sur une courte période pour l’achat de matériels ou pour se constituer un fonds de commerce afin de lancer ou de développer leurs activités, les bénéficiaires réintroduisent en effet des liquidités qui vont permettre de soutenir de nouveaux projets. Or, face à la multiplication des demandes, les institutions de microfinance sont devenues plus sélectives, préférant les projets les plus solides. « Les épargnants comme les institutions de microfinance sont pris entre deux logiques : sécuriser l’épargne ou faire de la finance solidaire un réel levier de lutte contre l’exclusion et la pauvreté. La question de la rémunération de cette épargne est aujourd’hui le point clé sur lequel il faut réfléchir », poursuit Pawel Dembiski, plaidant pour un retour aux fondamentaux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-epargne-au-service-du-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-epargne-au-service-du-developpement/","name":"Une épargne au service du développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-12T11:23:00+00:00","description":"Et si la finance devenait un instrument pour mettre l’épargne au service du bien commun au lieu de se focaliser sur la seule recherche du profit ? Tel est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/destination-universelle-des-biens/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/destination-universelle-des-biens/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Destination universelle des biens","datePublished":"2011-09-15T17:35:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/destination-universelle-des-biens/"},"wordCount":534,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la charité. » (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 69)\n\n\n\nIl peut paraître difficile de porter un jugement sur les effets de la mondialisation.\nOn ne peut certes que se réjouir de voir des pays quitter la liste des pays en développement pour devenir émergents. Mais si, comme le rappelait Benoît XVI dans sa dernière encyclique, Caritas in Veritate, la richesse mondiale croît en termes absolus, les inégalités, elles, augmentent. C’est vrai entre les nations, certaines décollant quand d’autres s’appauvrissent. C’est vrai aussi à l’intérieur même des pays riches où de nouvelles pauvretés apparaissent. C’est vrai encore dans les pays en croissance forte où certains groupes atteignent des niveaux de vie rivalisant avec les plus grosses fortunes mondiales quand d’autres s’enfoncent dans une misère déshumanisante. Sans parler des trois plus grandes fortunes mondiales, dont le montant cumulé équivaut à la richesse des 48 pays les moins riches. On est loin ici de l’option préférentielle pour les pauvres, principe clé de la pensée sociale de l’Église, qui requiert de juger toute pratique économique en fonction de son impact sur les plus fragiles.\n\n\nLes paradis fiscaux dans la mondialisation\n\n\nLe principe de la destination universelle des biens invite à retrouver une vision de l’économie où la formation de la richesse puisse contribuer à plus de solidarité et de justice. L’impôt peut jouer un rôle central pour une meilleure répartition des richesses. À l’inverse, les paradis fiscaux contribuent à priver les États de leurs instruments de redistribution. Les populations des pays en développement bénéficient très peu des efforts consentis par leurs gouvernements pour attirer des investisseurs étrangers : par le jeu de simples écritures comptables, les revenus et les bénéfices des multinationales sont déclarés ailleurs. Ainsi les pays qui accueillent les activités créatrices de richesses se voient privés des recettes fiscales qui en découlent. Ces pratiques spolient de nombreux pays en développement des revenus qu’ils pourraient tirer de l’exploitation de leurs ressources naturelles et ouvrent la voie à toutes formes de corruption. Ils ont également des conséquences directes sur les salariés des pays développés : en délocalisant les bénéfices dans les paradis fiscaux, certaines entreprises restreignent leurs marges de manœuvre en matière salariale et la participation des salariés aux bénéfices de l’entreprise se trouve réduite en proportion.\n\nQuestions pour un partage\n\nQuelles sont mes réactions face à la disparité des revenus, à l’écart de plus en plus important entre les plus fortunés et les plus pauvres ?\n\nPuis-je dans le même temps faire don de mes richesses aux plus démunis et échapper par tous les moyens à l’impôt dû à la collectivité ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/destination-universelle-des-biens/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/destination-universelle-des-biens/","name":"Destination universelle des biens - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-15T17:35:00+00:00","description":"« Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-paix-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-paix-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sri Lanka, la paix n&rsquo;est pas la priorité du gouvernement","datePublished":"2014-06-04T14:50:15+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-paix-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/"},"wordCount":1068,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que la guerre qui opposait le gouvernement sri lankais aux Tigres tamouls a pris fin en mai 2009, les populations tamoules du Nord du pays, et notamment les femmes, connaissent toujours l’humiliation et la misère. Un sort que partagent de plus en plus de Cinghalais. Raajan Francis, coordinateur national de l’ONG sri lankaise Nafso (National Fisheries Solidarity Movement), partenaire local du CCFD-Terre Solidaire, nous en dit plus. \n\n\n\nCinq ans après la fin de la guerre, les populations déplacées ont-elles pu rentrer chez elles ?\nSi l’on s’en tient aux déclarations faites à Genève par les représentants du gouvernement sri lankais, il n’y a plus de déplacés dans le pays. Dans le même temps, le ministre de la Réinstallation annonçait dans la presse officielle qu’il y aurait encore quelque 27 000 familles déplacées. Nombre d’entre elles vivent toujours dans des abris soi-disant « temporaires » perdus au milieu de nulle part. Dans des cabanes qui prennent l’eau quand il pleut. Sans eau potable ni électricité, sans sanitaires. Des villageois qui étaient retournés chez eux n’ont pas pu entrer dans leur village car l’armée avait entre-temps réquisitionné leurs terrains. D’autres, qui avaient trouvé refuge dans des lieux privés, doivent maintenant les quitter. Mais pour aller où ? Les seuls moments où l’on voit les autorités s’agiter, c’est lorsqu’une huile des Nations unies débarque au Sri Lanka. Les contrôles routiers disparaissent alors comme par magie et l’on distribue une poignée de maisons à des déplacés. Pour la photo. \n\nCette guerre a laissé derrière elle beaucoup de veuves. Comment s’en sortent-elles ?\nBeaucoup ne savent toujours pas ce qui est arrivé à leurs pères, leurs maris, leurs frères, leurs fils. Et la récente décision prise par le gouvernement de délivrer des certificats de décès pour tous les disparus ne peut que les inquiéter davantage. Le pire étant que la cause de décès mentionnée sur ces certificats fait état de « mort naturelle » ! Maintenant, pour ce qui est de leur quotidien, il ne faut pas oublier que, chez les Tamouls, celui qui rapporte l’argent à la maison, c’est l’homme. Ceux-ci ayant disparu, ces femmes se retrouvent aujourd’hui seules pour faire vivre leur famille[[On estime à près de 90 000 le nombre de veuves de guerre au Sri Lanka.]] et sont dans une précarité d’autant plus grande que le gouvernement ne fait rien pour elles. Nous avons bien mis en place quelques programmes de développement, mais ils ne touchent qu’une  petite partie d’entre elles et, malheureusement, pour survivre, certaines n’ont pas d’autres choix que de vendre leur corps.\n\nQuid de la réconciliation entre les deux communautés ?\nComment peut-on parler de réconciliation alors que, quelques jours avant les célébrations de l’Indépendance[[Les Sri Lankais fêtent leur indépendance de la Couronne britannique le 4 février (1948).]], le président demandait que l’hymne national ne soit plus chanté qu’en cinghalais[[La Constitution de 1972 précise que l’hymne national peut être chanté en cinghalais ou en tamoul.]] ? Lorsque, chaque année au mois de mai, le gouvernement fête en grandes pompes la victoire sur les Tamouls, alors que ce jour est une jour de deuil et de tragédie pour ces populations ? Quand d’anciens membres des Tigres continuent de disparaître régulièrement ? Quand le gouvernent ne respecte même pas les recommandations faites par la Commission de réconciliation[[Créée à l’initiative du président Mahinda Rajapaksa en 2010, la Commission sur les leçons retenues et la réconciliation (LLRC), fut fondée pour répondre aux diverses accusations de crimes de guerre et aux demandes d’enquêtes internationales faites, entre autres, par les Nations unies après la fin de la guerre.]] qu’il a lui-même créé ? Tout cela montre que la priorité de ce gouvernement n’est certainement pas la réconciliation.\n\nQu’en est-il des défenseurs des droits de l’homme au Sri Lanka ?\nLes représentants des ONG et de la société civile sont désormais les premiers visés par le gouvernement, qui les accusent de propager de fausses informations à l’étranger et les traite de « traitres » lorsqu’ils se rendent à Genève. Viennent ensuite les journalistes, encore qu’il y en ait de moins en moins. Les meilleurs ont déjà quitté le pays et ceux qui restent se contentent de relayer la propagande gouvernementale. La répression s’étend enfin jusqu’au niveau le plus bas de la société, dans les plus petits villages où dès que quelqu’un ose élever la voix, on lui conseille d’« être prudent ». Alors qu'il existait un seul porte-parole « national » pour l’Armée,  le gouvernement a récemment annoncé qu’il y aurait désormais des porte-parole militaires « régionaux ». Ceci montre une entreprise de militarisation du pays.\n\nUne militarisation de tout le pays ?\nÀ la fin de la guerre, en 2009, il y avait en tout au Sri Lanka 200 000 militaires. Aujourd’hui, on en est à 250 000. Rien que dans le Nord, il y a seize divisions, soit 160 000 hommes. On peut donc parler de véritable colonisation dans cette région. Mais la question ne concerne désormais plus seulement les Tamouls. En 2010, la Marine a ainsi chassé près de trois cent cinquante familles de leurs villages, dans le district d’Ampara. Ces familles sont pourtant cinghalaises et ont toujours soutenu ce régime pendant la guerre. Leur seul tort est de vivre dans un cadre naturel magnifique dont la Marine s’est emparé pour y construire des hôtels et des bungalows. Le cas n’est pas isolé. À travers ces accaparements faits par les militaires, le gouvernement est en train de s’approprier les terrains les mieux situés pour y développer le tourisme ou les revendre à de grands groupes internationaux avec le désir de transformer le pays en une « Merveille de l’Asie ». Cela semble porter ses fruits puisque Lonely Planet considère désormais le Sri Lanka comme « meilleure destination touristique »…\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-paix-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-paix-nest-pas-la-priorite-du-gouvernement/","name":"Sri Lanka, la paix n'est pas la priorité du gouvernement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-04T14:50:15+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:34:15+00:00","description":"Alors que la guerre qui opposait le gouvernement sri lankais aux Tigres tamouls a pris fin en mai 2009, les populations tamoules du Nord du pays, et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-lacquittement-de-militaires-croates-quel-avenir-pour-ceux-qui-oeuvrent-en-faveur-de-la-reconciliation-dans-les-balkans/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-lacquittement-de-militaires-croates-quel-avenir-pour-ceux-qui-oeuvrent-en-faveur-de-la-reconciliation-dans-les-balkans/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Après l&rsquo;acquittement de militaires croates, quel avenir pour ceux qui œuvrent en faveur de la réconciliation dans les Balkans ?","datePublished":"2012-11-23T17:22:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-lacquittement-de-militaires-croates-quel-avenir-pour-ceux-qui-oeuvrent-en-faveur-de-la-reconciliation-dans-les-balkans/"},"wordCount":1148,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droit international"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) vient d'acquitter en appel, le général Ante Gotovina, ancien commandant de l'armée croate et Mladen Markać, ancien commandant des forces spéciales du ministère croate de l'Intérieur alors qu'ils avaient été condamnés en première instance respectivement à 24 et 19 années d'emprisonnement.\n\n\n\nLe TPIY les avaient inculpés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour les meurtres de civils et soldats serbes ayant déposé les armes et le déplacement forcé de dizaines de milliers de Serbes de Croatie en 1995. Dans son jugement d'appel, le TPIY de La Haye ne retient plus l'idée que ces actes aient fait partie d'un projet d'entreprise criminelle et de purification ethnique à l'égard des Serbes de Croatie.\n\nLa justice internationale doit pouvoir faire son travail de manière indépendante et ne doit en aucun cas être rendue en fonction d'éventuels impacts dans les pays concernés. Mais elle se doit d'être compréhensible et conséquente. Or, les motifs de ce revirement sont des plus confus. Ainsi, le juge Fausto Pocar, qui a voté contre le jugement, déclare « je me distancie fondamentalement de l'intégralité du jugement en appel qui contredit tout sens de la justice ». « Je ne sais pas sur quelle base cette décision a été prise » réagit quant à elle l'ancienne Procureur du TPIY Carla del Ponte, « choquée par cet acquittement ».\n\nPour le CCFD-Terre solidaire, qui soutient depuis 1994 des associations locales engagées pour la réconciliation dans toute l'ex-Yougoslavie, il est essentiel de mettre en lumière certaines conséquences très préoccupantes de cette décision.\n\nA Zagreb, les anciens combattants ont remis leurs vestes militaires et exultent en brandissant le drapeau croate, accueillant en triomphe les acquittés. A Belgrade, la presse serbe rivalise de reportages, d'images d'archives et de témoignages des souffrances d'anciens réfugiés de Croatie. Et le Président serbe Tomislav Nikolić, vient d'annoncer que la réconciliation serait dorénavant « difficile » ; son premier ministre adjoint a décidé quant à lui d'annuler une visite officielle en Croatie. Ces quelques faits illustrent le réveil des discours nationalistes et l'hostilité entre Serbes et Croates suite à cette décision du TPIY. Tout le travail de réconciliation mené par la société civile est menacé.\n\nDepuis la fin des guerres yougoslaves, les gouvernements peinent à installer une véritable rupture avec les régimes au pouvoir dans les années 1990. Malgré cela, les organisations de la société civile des Balkans reconstruisent jour après jour un tissu social déchiré. En Croatie, en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et au Kosovo, alors même que les guerres n'étaient pas terminées, elles se sont engagées en faveur de la justice internationale. Elles ont décidé de faire confiance au TPIY, de travailler pour la justice et la vérité et de mettre tout en œuvre pour collecter les preuves des crimes et des massacres. Si le TPIY a pu amasser, dès sa création pendant la guerre de Bosnie, quantités de témoignages, de preuves des crimes commis, c'est grâce au travail de ces associations malgré les intimidations politiques incessantes des nationalistes et les regards soupçonneux voire franchement hostiles de leurs compatriotes. Prenons l'exemple du Humanitarian Law Center (HLC), une association serbe créée par Natasa Kandić qui a convaincu de nombreuses victimes de livrer leurs témoignages devant le TPIY. Ou encore du réseau des Youth Initiative for Human Rights, une organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, établi en Bosnie, en Croatie, Serbie et au Kosovo qui va au-devant des jeunes pour expliquer à quel point il est vital de connaître la vérité sur les atrocités commises pendant ces guerres. Pour lutter contre les préjugés et les peurs, ils rassemblent les jeunes de ces pays dans des endroits symboliques comme Srebrenica, Prijedor ou Vukovar afin qu'ils « ne grandissent pas en frères ennemis ».\n\nAprès cette décision du TPIY, les membres de ces associations sont, pour la toute première fois, en train de douter de la justice internationale. A contre cœur, elles ont pris leurs distances publiquement avec ce verdict. « Ce jugement, écrit le HLC, ne rend pas justice aux victimes. Il réduit les crimes de masses commis pendant et après l'opération militaro-policière Tempête à des incidents isolés. Ainsi, à partir de maintenant, personne ne critiquera les autorités [croates] pour leur réticence et leur échec à juger les crimes de guerre commis contre les Serbes ».\n\nQue dire de notre organisation partenaire serbe Grupa 484, qui réalise un travail remarquable de sensibilisation de jeunes afin que les crimes des années 1990 ne puissent plus jamais se reproduire. Ses responsables sont sortis de leur habituelle réserve pour écrire « de nombreux aspects du processus de réconciliation sont compromis avec ce jugement. Cela empêche la possibilité d'une position équilibrée et commune vis-à-vis du passé récent et cela fissure les possibilités de construction de la paix, de la confiance et de la coopération dans la région. »\n\nEn Croatie cette fois, le Comité civique pour les droits de l'Homme a aidé pendant des années les familles serbes expulsées à recouvrer leurs droits et à faire reconnaître les responsabilités de l'Etat croate dans les exactions commises sur les Serbes. Le Comité est aujourd'hui déboussolé, et tente par tous les moyens de tempérer la liesse victorieuse croate.\n\nCe discrédit sur le TPIY est d'autant plus inquiétant, qu'il risque de s'étendre aux jugements rendus par le passé et aux décisions qui seront prises à l'avenir. Ce verdict restera comme une ombre permanente sur le travail patient des associations serbes, croates, bosniennes, kosovares qui agissent sans relâche pour la justice et pour la réconciliation. Comment expliqueront-elles aux familles de victimes la nécessité de croire dans la justice internationale et l'importance d'y prendre part ? Comment pourront-elles dorénavant sensibiliser les jeunes générations à l'écriture d'une histoire commune et à des relations sans rancœur ?\n\nLa réconciliation dans les Balkans ne se fera qu'à travers le travail de terrain de la société civile de la région. Il lui faudra du temps pour surmonter le choc et retrouver l'énergie nécessaire à la construction d'une mémoire commune de ce passé douloureux.\n\nJulie Biro, spécialiste des Balkans au CCFD-Terre Solidaire\nArticle publié sur Le Huffington post"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-lacquittement-de-militaires-croates-quel-avenir-pour-ceux-qui-oeuvrent-en-faveur-de-la-reconciliation-dans-les-balkans/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-lacquittement-de-militaires-croates-quel-avenir-pour-ceux-qui-oeuvrent-en-faveur-de-la-reconciliation-dans-les-balkans/","name":"Après l'acquittement de militaires croates, quel avenir pour ceux qui œuvrent en faveur de la réconciliation dans les Balkans ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-23T17:22:00+00:00","description":"Le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) vient d'acquitter en appel, le général Ante Gotovina, ancien commandant de l'armée croate et Mladen","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lislamisation-de-la-france/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lislamisation-de-la-france/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;islamisation de la France","datePublished":"2006-05-01T18:04:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lislamisation-de-la-france/"},"wordCount":594,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Certains candidats d'extrême droite font de l'islamisation de la France un péril pour l'identité nationale.\n\nSans aller jusqu'à un discours raciste, la présence de musulmans en France, la visibilité plus grande de la  religion musulmane dans la société française, suscitent des interrogations sur l'intégration et la compatibilité de l'islam avec le modèle républicain.\n\n• Combien de musulmans en France ?\nLa religion n'est pas l'objet de statistiques officielles en France. On ne peut donc que déduire le nombre de musulmans à partir du nombre de ressortissants de pays musulmans, ou de personnes dont les parents ou les grands parents sont issus de ces pays.\nOn estime qu'il y a en France aux environs de 4 millions de personnes « possiblement musulmanes ».\n\n• Une pratique variable\nParmi ces quatre millions de personnes, le degré de pratique et l'intensité de conviction religieuse, comme l'adhésion à telle ou telle conception de l'islam sont variables.\nLa représentation officielle de l'islam au sein du CFCM (conseil français du culte musulman) est l'expression des musulmans affiliés à une mosquée, mais n'est pas l'expression de l'ensemble des musulmans de France.\nLe fait d'être de culture musulmane n'induit des comportements, des conceptions soumises intégralement aux prescriptions d'une autorité musulmane. Pas davantage que d'être considéré comme \"catholique\" ne signifie que l'on suit à la lettre et en toutes choses, les recommandations du Vatican.\n\nL'appartenance à des groupes à caractère politique, extrémistes, reste extrêmement marginale.\n\n• Des lieux de culte\nLa demande de lieux de cultes est très forte. Les premiers immigrés musulmans pratiquaient leur religion de manière quasi-clandestine. Parce qu'ils ne s'imaginaient pas rester en France et parce qu'ils se sentaient marginaux.\n\nAujourd'hui, la France a des citoyens musulmans qui demandent à bénéficier des mêmes conditions d'exercice de leur liberté religieuse que les citoyens des autres religions, notamment de lieux de culte décents.\n\nChaque projet de construction de mosquée suscite des réactions d'hostilité. L'existence de mosquées offrant des conditions dignes, connues et visibles, donne pourtant beaucoup plus de garanties d'intégration, de protection contre les influences extrémistes que des petites salles de prières dans des caves d'immeubles, bien plus propices à la propagation de discours radicaux.\n\nEn bref, mieux vaut accorder toute sa place dans l'espace public à ce qui est devenu la seconde religion de France, plutôt que de vouloir la cantonner dans une sphère obscure.\n\n• L'islam et la République\nL'islam, présenté comme une religion conservatrice, régressive sur un plan moral, n'empêche pas les musulmans de France de vivre au sein de la société française en adoptant des codes de moraux et sociaux tout à fait compatibles avec ceux de la société environnante.\n\nSi les courants majoritaires de l'islam sont effectivement actuellement sous l'influence de conceptions conservatrices, le vécu quotidien de la majorité des musulmans atteste d'une capacité d'innovation, d'adaptation, voire de distance avec la religion. La diversité des conceptions de l'islam a offert, et offre toujours une infinité de possibilité de possibilités d'interprétations, de rapports à la religion. Tout ce fut pour la religion catholique.\n\nDe plus, la présence de musulmans dans des pays non musulmans permet même à des courants porteurs d'innovation de s'épanouir."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lislamisation-de-la-france/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lislamisation-de-la-france/","name":"L'islamisation de la France - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T18:04:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:19+00:00","description":"Certains candidats d'extrême droite font de l'islamisation de la France un péril pour l'identité nationale. Sans aller jusqu'à un discours raciste, la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-un-changement-dapproche-a-confirmer-sur-le-terrain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-un-changement-dapproche-a-confirmer-sur-le-terrain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Romeurope, un changement d&rsquo;approche à confirmer sur le terrain","datePublished":"2012-08-23T17:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-un-changement-dapproche-a-confirmer-sur-le-terrain/"},"wordCount":321,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cet été s’étant inscrit dans la continuité des inefficaces politiques répressives connues ces dernières années, le Collectif Romeurope est satisfait d’avoir été reçu par le Premier Ministre comme il l’avait demandé depuis plusieurs mois. En effet, la situation des Roms migrants ne doit et ne peut être traitée par le seul Ministère de l’Intérieur, elle nécessite une gestion interministérielle propre à apporter une réponse globale aux situations de grande précarité vécues par des citoyens européens.\n\n\n\nCette réunion a été l’occasion de réaffirmer les positions du Collectif :\n- la stabilisation de ces populations pour permettre un accompagnement social individualisé,\n- la levée totale des mesures transitoires qui restreignent de manière discriminatoire l’accès à l’emploi et à la formation professionnelle des ressortissants européens roumains et bulgares,\n- à l’approche de la rentrée, la scolarisation de tous les enfants qui en sont aujourd’hui encore privés.\n\nSi Romeurope relève positivement le changement de discours et la volonté d'un traitement individuel et territorialisé des solutions, il réaffirme avec force la nécessité d’arrêter les évacuations sans solution de relogement car elles ne font qu’aggraver ces situations de précarité.\nComme la Commission européenne, il regrette vivement la levée seulement partielle des mesures transitoires qui soumettent toujours les citoyens roumains et bulgares bénéficiant d’une promesse d'embauche à un contrôle et à des délais administratifs inacceptables et préjudiciables à leur insertion.\n\nLe Collectif Romeurope jugera les mesures précises qui seront engagées et leur traduction concrète sur le terrain.\n\nLe Premier Ministre s’est engagé à poursuivre un dialogue avec les associations. Romeurope y tiendra toute sa place en vigilance et en force de propositions pour l'égalité des droits."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-un-changement-dapproche-a-confirmer-sur-le-terrain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-un-changement-dapproche-a-confirmer-sur-le-terrain/","name":"Romeurope, un changement d'approche à confirmer sur le terrain - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-08-23T17:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:11+00:00","description":"Cet été s’étant inscrit dans la continuité des inefficaces politiques répressives connues ces dernières années, le Collectif Romeurope est satisfait","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-associations-chretiennes-et-musulmanes-alertent-sur-la-degradation-de-la-situation-humanitaire-et-sur-linstrumentalisation-de-la-diversite-religieuse-a-des-fins-po/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-associations-chretiennes-et-musulmanes-alertent-sur-la-degradation-de-la-situation-humanitaire-et-sur-linstrumentalisation-de-la-diversite-religieuse-a-des-fins-po/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Côte d’Ivoire : des associations chrétiennes et musulmanes alertent sur la dégradation de la situation humanitaire et sur l’instrumentalisation de la diversité religieuse à des fins politiques","datePublished":"2011-03-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-associations-chretiennes-et-musulmanes-alertent-sur-la-degradation-de-la-situation-humanitaire-et-sur-linstrumentalisation-de-la-diversite-religieuse-a-des-fins-po/"},"wordCount":688,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 24 mars 2011\n\nQuatre mois après le début de la crise postélectorale, la situation humanitaire se dégrade chaque jour en Côte d'Ivoire et les violations des droits de l'homme se multiplient. Les mesures prises par la communauté internationale face à cette crise ne répondent pas à la nécessité de protéger les civils, qui sont les principales victimes des affrontements armés. \n\nOutre le nombre croissant de morts (440 morts au minimum selon l'ONU directement liés au conflit armé), la situation des déplacés ou réfugiés est extrêmement précaire : 500 000 déplacés en Côte d'Ivoire et plus de 93 000 réfugiés, principalement au Libéria. \n\nLes déplacés accueillis en familles d'accueil ne bénéficient que de peu voire pas de soutien. A l'ouest, près de la frontière libérienne (villages de Bin Houyé et de Zouan Hounien), ils sont près de 10 750, recensés par la Caritas Man, à ne bénéficier d'aucune aide depuis décembre 2010, notamment en raison des difficultés d'accès.\n\nA Abidjan, des centaines de milliers d'habitants des communes d'Abobo, d'Anyama, de Yopougon et d'Adjamé ont quitté leur domicile pour fuir les affrontements et se réfugier dans des sites d'accueil (environ 20 000 personnes déplacées, selon la Caritas Côte d'Ivoire, réfugiées dans des églises ou des mosquées) et majoritairement dans des familles d'accueil. L'aide humanitaire est rendue difficile par l'extension des affrontements dans différentes communes de la ville. Ainsi, les distributions prévues par la Caritas le 14 mars dans la commune d'Anyama ont dû être annulées du fait du blocage de l'autoroute du nord suite aux combats dans Yopougon.\n\nSigne de la radicalité des antagonismes, des attaques ont eu lieu contre des déplacés réfugiés dans des lieux de culte. Caritas Côte d'Ivoire témoigne d'une attaque à Abobo d'un groupe de jeunes réfugiés dans une mosquée, et d'une autre agression à la paroisse St Matthieu d'Abobo qui abritait plus de 1 000 déplacés. \n\nLe Forum ivoirien des confessions religieuses dans une déclaration du 10 mars témoigne : « On assiste ici et là à des destructions de lieux de culte. On aurait voulu que la crise politique que nous traversons se transforme en crise religieuse que l'on ne s'y serait pas pris autrement ».\n\nLa Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), dans une déclaration du 17 mars, exprime sa consternation devant les attaques dont cinq mosquées ont fait l'objet dans les communes de Bassam, d'Abobo et de Yopougon à Abidjan et face au meurtre d'un Imam dans la commune de Yopougon. Des partenaires du CCFD-Terre Solidaire redoutent une stratégie délibérée visant à créer des tensions interreligieuses au sein de la population.\n\nDevant cet engrenage de la violence, nos associations appellent instamment la communauté internationale à ne pas se désintéresser de ce conflit et à imposer des solutions réellement contraignantes qui empêchent la guerre civile et permettent de protéger les populations civiles. \n\nNos associations appellent l'ensemble des populations locales, quelque soit leur confession, à ne pas céder à l'intimidation de la violence et à ne pas se laisser récupérer par des politiques partisanes. Nous assurons de notre soutien les communautés chrétiennes et musulmanes qui continuent à œuvrer pour la paix et l'unité nationale dans ce climat de tension qui fait peser une si lourde menace sur la population. \n\n\nContacts-presse \n\nCCFD-Terre Solidaire / Véronique de La Martinière 01 44 82 80 64 - v.delamartiniere@ccfd.asso.fr \n\nSecours catholique Caritas France / Sophie Rebours 01 45 49 73 23 ou 07 86 39 43 02 - sophie.rebours@secours-catholique.org \n\nDéfap-service protestant de mission / Linda Caille 01 42 34 55 55 - defap.mission@protestants.org \n\nSecours Islamique France / Olivier Chouquet 06 24 10 25 95 - chouquet@secours-islamique.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-associations-chretiennes-et-musulmanes-alertent-sur-la-degradation-de-la-situation-humanitaire-et-sur-linstrumentalisation-de-la-diversite-religieuse-a-des-fins-po/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-associations-chretiennes-et-musulmanes-alertent-sur-la-degradation-de-la-situation-humanitaire-et-sur-linstrumentalisation-de-la-diversite-religieuse-a-des-fins-po/","name":"Côte d’Ivoire : des associations chrétiennes et musulmanes alertent sur la dégradation de la situation humanitaire et sur l’instrumentalisation de la diversité religieuse à des fins politiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","description":"Paris, le 24 mars 2011 Quatre mois après le début de la crise postélectorale, la situation humanitaire se dégrade chaque jour en Côte d'Ivoire et les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-tunisienne-mobilisee-contre-limpunite-et-la-corruption/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-tunisienne-mobilisee-contre-limpunite-et-la-corruption/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La société civile tunisienne mobilisée contre l&rsquo;impunité et la corruption","datePublished":"2016-07-30T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-tunisienne-mobilisee-contre-limpunite-et-la-corruption/"},"wordCount":1333,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le processus de transition démocratique engagé en Tunisie depuis janvier 2011 se trouve probablement à un carrefour décisif. Dans la torpeur estivale, la société civile s'efforce de mobiliser pour avertir des dangers d'un projet de loi débattu actuellement au Parlement, dont l'objectif officiel est « la réconciliation économique ». \n\n\n\n\n\nL'intention avancée dans l'exposé des motifs de cette loi « de réconciliation économique », est de rétablir un climat favorable à la reprise des investissements afin de relancer une économie qui peine à retrouver son dynamisme. L'objet de cette loi est en réalité d'éteindre toutes les poursuites contre les hommes d'affaires et les agents de l’État impliqués dans la corruption, le détournement de l'argent public, l'évasion fiscale avant la révolution, moyennant un arbitrage fondé sur la reconnaissance des faits et le versement d'une indemnité. \n\n\n« Permettre aux corrompus de l’ancien régime de retrouver leur place »\n\n\nPour le collectif d'organisations engagées dans la campagne en faveur du retrait de ce projet de loi, son véritable objectif est de blanchir les corrompus de l'ancien régime et de leur permettre de retrouver leurs positions dans la vie économique et l'administration pour y restaurer les anciennes pratiques.\n\nLe débat dure en réalité depuis plus d'un an. Le 20 mars 2015, le nouveau Chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, un ancien ministre de l'ex-président Habib Bourguiba, avait annoncé son intention de favoriser une réconciliation nationale visant à tourner la page du passé. Le 14 juillet 2015, il avait usé de son pouvoir d'initiative législative pour proposer ce projet, suscitant immédiatement une levée de bouclier. Avocats, associations engagées dans la transition démocratique, quelques partis politiques avaient multiplié les protestations, largement relayées par la presse française. Un petit collectif composé d'individus, baptisé \"Manich Msemah\" (en français : \"pas de pardon\"), s’était mobilisé pour exiger l'abandon du projet. \n\nUn moyen de contourner l’instance Vérité Dignité (IVD)\n\nPour le collectif, la motivation à peine dissimulée de cette initiative présidentielle était de contourner l'Instance Vérité Dignité (IVD) : l'institution chargée de mettre en œuvre la justice transitionnelle, incluant les crimes économiques et financiers, une spécificité tunisienne. \n\nAux yeux de ses détracteurs, l'IVD serait animée par un esprit de vengeance, trop lente pour garantir un traitement rapide des dossiers des hommes d'affaire et marquée politiquement par le contexte dans lequel la loi qui l'a créée a été élaborée. \n\nDes objections rejetées par la présidente de l'IVD, Sihem Ben Sedrine : « Nous n’avons jamais été consulté sur ce projet, regrettait-elle en juin 2015. Pourtant, le mécanisme d'arbitrage proposé aux hommes d'affaires par l'IVD est bien plus efficace que le système envisagé par le projet de la présidence. »\n\n\nUn projet jugé inconstitutionnel\n\nSollicitée par l'IVD pour évaluer la légalité du projet, la Commission de Venise - un organisme d'expertise juridique du Conseil de l'Europe - avait rendu en octobre 2015, un avis détaillé estimant le mécanisme d'arbitrage envisagé comme inconstitutionnel dans la mesure où il contredit l'obligation de l'Etat de mener à bien le processus de Justice transitionnelle, inscrite dans la nouvelle Constitution. \n\nComposé en grande majorité de représentants du pouvoir exécutif, délibérant sans transparence, ne prévoyant aucun recours, ne laissant aucune initiative aux victimes des crimes financiers, ne disposant pas de pouvoirs d'investigation, le projet n'offrirait en effet aucune des conditions nécessaire pour établir la vérité et accorder ainsi l'amnistie aux acteurs de la corruption dans des conditions équitables pour les parties lésées.\n\nContesté politiquement, affaibli juridiquement, le projet de loi dont les lacunes techniques sautaient aux yeux, avait disparu de l'agenda.  Mais, depuis la mi-juillet 2016, il est à nouveau discuté en commission à l'Assemblée,  dans sa version initiale. En dépit des objections argumentées qu'il a soulevées ; et malgré le fait que le mécanisme d'arbitrage prévu dans le cadre de l'IVD entre l’État et les opérateurs de la corruption a commencé à fonctionner, notamment avec le cas emblématique de Slim Chiboub, homme d'affaire et gendre de l'ancien président Ben Ali. \n\n\nUne mobilisation qui se structure\n\nCette fois la mobilisation s'est davantage structurée. Un collectif national de 23 organisations tunisiennes s'est constitué. Parmi elles, l'Observatoire tunisien de l'économie (OTE), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. « Nous avons donné un appui en terme de méthodologie de plaidoyer et d'argumentaire, explique Layla Riahi de l'OTE. Le noyau de la mobilisation reste \"Manich Msemah\". »\n\nEmna Mornagui, l'une des animatrices de \"Manich Msemah\" précise : « Nous avons envoyé une lettre aux députés pour les inviter à prendre leurs responsabilités et répondre aux attentes du peuple en matière de lutte contre la corruption. En particulier, nous soulignons le fait qu'ils sont appelés à débattre d'une projet dont le caractère inconstitutionnel a déjà été établi et que, sur un plan économique, l’impunité en terme de corruption contredit les attentes de toutes les organisations internationales. Le collectif dispose à présent d'un argumentaire juridique, économique et politique détaillé. Nous avons organisé une mobilisation à travers les régions et une marche nationale à Tunis le 25 juillet 2016 avec les organisations et les partis politiques qui ont rejoint la campagne. »\n\n« S'il est adopté, ce projet de loi sera le dernier clou sur le cercueil de la lutte contre l'impunité, déplore Cherif el Khadi, membre de l'association iWatch, spécialisée dans la lutte contre la corruption. Le développement ne peut passer sur le blanchiment des corrompus. Le message qui sera envoyé, c'est l'impuissance de l’État face à la fraude et à la corruption. Contrairement à ce qu'avancent les promoteurs du projet, il ne créera pas un climat favorable à la reprise des investissements. »\n\nSeule la justice transitionnelle peut empêcher la reproduction du système\n\n« La justice transitionnelle a d'abord comme objectif d'empêcher la reproduction du système, insiste Layla Riahi de l'OTE. Pour cela il faut établir la vérité, que les responsables rendent des comptes et réformer les structures qui ont rendu possible la corruption. La réconciliation ne se décrète pas à priori, c'est l'aboutissement de ce processus. »\n\nL'enjeu de ce projet de loi va donc bien au-delà de la seule impunité des responsables de l'ancien régime, c'est la reproduction d'un modèle économique et politique fondé sur la main mise du pouvoir sur l'activité au profit de quelques clans liés au pouvoir. En d'autres termes, un système mafieux.\n\n\nLa société civile écartée\n\nCe débat a révélé une autre dérive inquiétante. La commission parlementaire chargé d'examiner le projet a auditionné un certain nombre d'associations, dont iWatch : « Les députés ont écarté le sujet,  s'indigne Mouheb Garoui, le directeur de l'association. Le débat a porté sur le rôle de la société civile. Les députés de la majorité nous ont reproché de ne pas être neutres, d'intervenir sur un sujet politique ! »  \n\nDans un contexte où le rôle de la société civile dans la transition démocratique joue aussi important, salué par le Prix Nobel de la paix en 2015, cette volonté de l'écarter constitue une régression. \n\nThierry Brésillon\n\n\nPour en savoir plus :  \nLa révolution tunisienne, cinq ans après, le désenchantement ?\nLe prix Nobel de la paix, une reconnaissance pour la société civile tunisienne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-tunisienne-mobilisee-contre-limpunite-et-la-corruption/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-societe-civile-tunisienne-mobilisee-contre-limpunite-et-la-corruption/","name":"La société civile tunisienne mobilisée contre l'impunité et la corruption - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-07-30T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:00+00:00","description":"Le processus de transition démocratique engagé en Tunisie depuis janvier 2011 se trouve probablement à un carrefour décisif. Dans la torpeur estivale, la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-a-la-decouverte-de-linternet-militant/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-a-la-decouverte-de-linternet-militant/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Links not Bombs, à la découverte de l&rsquo;Internet militant","datePublished":"2015-10-15T18:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-a-la-decouverte-de-linternet-militant/"},"wordCount":315,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Des explorateurs de l’Internet militant, solidaire et citoyen invitent les internautes sur le plateau média de la Gaité Lyrique, le jeudi 22 octobre à 19h19 à Paris. Sur le thème \"Links not Bombs\", la soirée proposera aux participants de visionner ensemble et de commenter des liens interactifs sélectionnés par les participants sur Internet, sur le thème de la solidarité et de l'engagement citoyen. \n\n\n\nLa \"ballade numérique\" en temps réelle et interactive s'organisera autour de la découverte de liens engagés créatifs, documentés ou décalés dénichés sur le web; des liens qui sensibilisent, alertent ou mobilisent sur des questions d'actualités, des causes sociales, environnementales, humanitaires... \n\n« On a l’habitude de partager des vidéos sur Facebook, mais on prend jamais le temps de pouvoir se retrouver autour et d’en discuter, et j’ai trouvé ça très sympa » témoignait une participante lors d’une première bataille de liens qui a eu lieu en avril dernier.\n\nLes organisateurs pensent que les innovations numériques renouvellent certaines de nos pratiques et créent des opportunités intéressantes à découvrir et à discuter. \nLes analyses, expériences partagées et dynamiques apportées au pot-commun permettent de prendre du recul et de la hauteur sur les outils et pratiques du Web, avec l'approche éducative comme trame de fond.\n\nIl est d'ores et déjà possible de commenter des \"liens\" coups de cœur ou coups de gueule en contribuant en ligne sur le groupe Links Not Bombs.\n\n\nAvec la participation exclusive des membres du jury des dix ans du Grand Prix de la Communication Solidaire et d'un invité international \"surprise\". Un rdv en partenariat avec Communication Sans Frontières, CCFD-Terre-Solidaire, le Collectif AL@MBIK et UbizNews."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-a-la-decouverte-de-linternet-militant/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/links-not-bombs-a-la-decouverte-de-linternet-militant/","name":"Links not Bombs, à la découverte de l'Internet militant - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-10-15T18:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:38+00:00","description":"Des explorateurs de l’Internet militant, solidaire et citoyen invitent les internautes sur le plateau média de la Gaité Lyrique, le jeudi 22 octobre à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/titus-odong-kusumajati-indonesie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/titus-odong-kusumajati-indonesie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Titus Odong Kusumajati, Indonésie","datePublished":"2007-03-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/titus-odong-kusumajati-indonesie/"},"wordCount":977,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans un contexte économique et politique plus favorable, les petits paysans restent très vulnérables.\n\n\n\n\n\n\nAider les petits paysans face à la mondialisation\n\n\n\n\n\nParis, mars 2007 \n\nLa situation économique s’est légèrement dégradée au cours de ces deux dernières années, à cause des hausses du prix du pétrole à laquelle s’ajoute, depuis maintenant huit mois, celle du prix du riz, qui représente la base de notre alimentation. La première raison à cette hausse est une mauvaise récolte et la seconde, l’importation de riz. Ces importations auraient dû faire baisser les prix, mais c’est l’inverse qui s’est produit. Résultat, même en milieu rural, les gens rencontrent de plus en plus de difficultés pour se payer de la nourriture.\n\nMaintenant, si l’on regarde nos performances au niveau macroéconomique, on peut considérer que tout ne va pas si mal. Après la crise économique de 1997, notre économie s’était retrouvée en chute libre, maintenant les indicateurs reprennent de la couleur. Pour autant ces indicateurs macroéconomiques ne reflètent en rien ce qui se passe au niveau de ce que j’appelle l’économie « réelle ». Si, dans l’absolu, les revenus ont bien augmenté depuis la crise, les prix, eux, se sont envolés de telle façon que le revenu « réel » est en fait en train de baisser.\n\nL’empreinte du FMI et de la Banque mondiale\nJe pense que l’intervention du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, en 1998, pour nous aider à sortir de la crise, n’y est pas pour rien. La fin des subventions gouvernementales sur certains produits, notamment, pour les paysans, celles sur les fertilisateurs, les pesticides et le gasoil, a véritablement réduit leurs capacités de production.\n\nAvec la « Révolution verte » des années 1960, le gouvernement avait pris l’habitude de distribuer massivement ces produits pour améliorer la production et soudainement, il n’y a plus d’aides directes pour leur achat. Tout ça, non pas pour améliorer la qualité de notre environnement, beaucoup d’entre nous sont d’ailleurs convaincus que ces produits sont nocifs, mais parce que c’est ce que lui ont dicté le FMI et la Banque mondiale. \n\nRecherche d'alternative\nDe nombreuses Ong, dont la mienne, travaille sur cette problématique de la recherche de produits alternatifs pour remplacer les intrants chimiques. L’introduction de nouvelles techniques, agriculture biologique, compost naturel, a rendu nos paysans moins dépendants des produits chimiques. Même si les plus jeunes se plaignent un peu des difficultés rencontrées, notamment au niveau de l’acheminement de ces engrais naturels, plus volumineux et plus lourds, et que les anciens ne voient là-dedans rien de nouveau, tous s’y sont mis pour des raisons économiques évidentes.\n\nMaintenant, ce que nous essayons de faire, c’est de renforcer ces activités, que j’appellerai « para-agricoles », production de compost ou de biopesticides, artisanat et autres, et de les intégrer dans l’économie du village. Qu’il n’y ait plus de séparation entre le travail des champs et le reste. Recréer une économie villageoise. Nous avons ainsi trois villages qui travaillent désormais ensemble, dans tous les domaines. Ils se sont dotés d’une institution financière elle aussi alternative, qui leur permet d’emprunter à crédit. Ce qui serait impossible dans le cadre du système bancaire traditionnel, car ces gens sont beaucoup trop pauvres. \n\nL’impact de la mondialisation jusque dans les villages les plus reculés\nEn ce moment, l’un des thèmes majeurs de nos formations est celui de l’impact de la mondialisation dans leurs vies quotidiennes. Notamment, même si tout n’est pas mauvais dans cette globalisation, sur ses aspects négatifs. Par exemple, lorsque nous parlons des différentes semences. Quand nous parlons désormais de graines hybrides, il ne s’agit pas des différentes variétés locales, mais plutôt de celles qui sont produites par des groupes internationaux.\n\nIl en va de même pour les pesticides ou les fertilisateurs, tous sont produits par des sociétés privées ou semi privées, qui sont elles-mêmes la propriété de groupes plus important et tout cela pour finir entre les mains d’une poignée de grosses compagnies multinationales. Quand les subventions sont supprimées, et que ces graines, ces pesticides, etc. se retrouvent sur un marché « libre », qui n’en a d’ailleurs que le nom, nos paysans sont bel et bien en contact direct avec la mondialisation. \n\nAmélioration politique\nSur le plan politique, je pense que cela va un peu mieux depuis l’arrivée au pouvoir de Susilo Bambang Yudhoyono (Ndlr : en septembre 2004), même si les querelles entre les partis n’ont pas cessé, mais, cela ne se passe-t-il pas partout ? Cela fait du bien de voir que nous, les Indonésiens, commençons à obéir à nos lois, à notre constitution. La démocratisation du pays avance petit à petit. Désormais, quand nous élisons notre président, nos députés, nos représentants, à quelque niveau que ce soit, je crois que l’on peut dire que le processus démocratique est respecté et qu’il y a de moins en moins de corruption. Maintenant, il y a un autre problème, qui est celui de la qualité de ceux qui sont censés nous représenter, dont les qualifications pour ces postes, notamment au niveau local, sont parfois très douteuses. Mais, peut-être est-ce là le prix à payer pour parvenir enfin à une vraie démocratie. Nus sommes toujours en train d’apprendre.\n\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet \n\nTitus Odong Kusumajati est directeur adjoint de Cindelaras Paritrana Foundation"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/titus-odong-kusumajati-indonesie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/titus-odong-kusumajati-indonesie/","name":"Titus Odong Kusumajati, Indonésie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-03-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:02+00:00","description":"Dans un contexte économique et politique plus favorable, les petits paysans restent très vulnérables. Aider les petits paysans face à la mondialisation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-assigne-en-justice-pour-ses-activites-au-mexique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-assigne-en-justice-pour-ses-activites-au-mexique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"EDF assigné en justice pour ses activités au Mexique","datePublished":"2020-12-29T09:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-10T11:47:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-assigne-en-justice-pour-ses-activites-au-mexique/"},"wordCount":819,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Droits humains","Multinationales"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 13 octobre 2020, des défenseurs des droits humains de la communauté autochtone du village d'Unión Hidalgo, au sud du Mexique, ont assigné EDF en justice avec l’association mexicaine ProDESC et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains, établi à Berlin. Le contentieux porte sur le projet Gunaa Sicaru d’implantation d’un champ d’éoliennes aux dimensions industrielles, sans consultation préalable de la population.\n\n\nSi ce projet voit le jour, 115 éoliennes, culminant à 70 ou 80 mètres de hauteur, pourraient « a priori » être implantées demain à proximité des habitations, tout autour du village. « A priori », car, comme le souligne Guadalupe Ramirez, l’une des plaignantes, la population n’a pas son mot à dire sur ce projet : « Nous sommes souvent les derniers informés des avancées des projets. Par exemple, EDF a décidé au dernier moment, sans rien nous dire, de modifier le nombre et la hauteur des mâts du parc. Comment l’entreprise peut-elle prétendre se soucier du développement d’Unión Hidalgo de cette manière ? »\n\nCe manque d’information est d’autant plus inquiétant que les personnes critiques à l’égard du projet se voient intimidées, insultées et même menacées de mort... dans une région où des opposants à ces champs d’éoliennes ont déjà été assassinés [[En juin 2020, le quotidien britannique The Guardian rapportait le meurtre de 15 personnes, tuées pour s’être opposées à un projet éolien affectant une lagune et ses abords, utilisés pour la pêche et l’agriculture.]].\n\n\n\nLes défenseurs d’Unión Hidalgo, ProDESC et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains ont donc assigné EDF en justice. Ils exigent que l’entreprise suspende son projet tant que les populations n’ont pu donner leur consentement libre, préalable et éclairé et tant que des menaces continuent de peser sur les défenseurs de la communauté.\nUne première\nC’est la toute première action en justice, initiée en France, par une communauté indigène en Amérique latine. L’assignation en justice s’est faite en invoquant la loi sur le devoir de vigilance. Adoptée en France en 2017, cette loi, pour laquelle le CCFD-Terre Solidaire s’est fortement mobilisé, impose à toutes les grandes entreprises françaises de respecter les droits humains et l’environnement dans toutes leurs activités, que ce soit en France ou à l’étranger.\n\n\n\nOr, dans le cas d’Unión Hidalgo, EDF a violé le droit international et la Constitution mexicaine en signant des contrats de fourniture d’énergie et des contrats d’usufruit sur des terres communales avant d’avoir obtenu le consentement des communautés autochtones.\n\nL’entreprise a également failli dans l’identification des risques et la mise en oeuvre de mesures de protection des communautés. Cherchant à se parer des vertus de la participation, elle a organisé a posteriori des « consultations ». Mais ces consultations de façade ont été biaisées, comme en témoigne Guadalupe Ramirez : « Une “consultation” a été organisée autour de ce projet, mais bien loin des standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation internationale du travail. Il s’agissait de réunions rassemblant 400 personnes au plus, se prétendant représentatives d’une population de 14 000 personnes ! Des crieurs étaient payés pour couvrir nos voix et nous empêcher de nous exprimer. » \nL'Etat français, actionnaire majoritaire d'EDF\nEn vertu de la loi sur le devoir de vigilance, c’est à des juges français de se prononcer sur le respect, ou non, des droits humains par EDF à Unión Hidalgo. En effet, cette loi impose à EDF de s’assurer que ses filiales et partenaires commerciaux à l’étranger respectent bien les droits humains dans toutes leurs activités. Les juges français pourraient donc, enfin, contraindre EDF à respecter la loi mexicaine et le droit international, et à modifier ses pratiques en conséquence.\n\n\n\nDans les prochains mois, des auditions vont avoir lieu au tribunal judiciaire de Paris. Le CCFD-Terre Solidaire va accompagner les plaignants et les associations dans cette procédure, pour faire connaître leur juste combat. Nous allons en outre solliciter le gouvernement, les ministères et les députés à l’Assemblée nationale. Car l’État français, actionnaire majoritaire d’EDF, avec 83 % de son capital, ne peut pas se rendre complice de ces violations aux droits humains.\n\nL’indispensable transition écologique ne peut se faire en violant les droits des populations, les législations locales et le droit international. C’est au nom de cette conviction que le CCFD-Terre Solidaire soutient les justes revendications de la communauté d’Unión Hidalgo.\n\nPar Swann Bommier, chargé de plaidoyer régulation des multinationales\n\n\nNous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine disponible sur abonnement payant"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-assigne-en-justice-pour-ses-activites-au-mexique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/edf-assigne-en-justice-pour-ses-activites-au-mexique/","name":"EDF assigné en justice pour ses activités au Mexique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-12-29T09:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-10T11:47:41+00:00","description":"Le 13 octobre 2020, des défenseurs des droits humains de la communauté autochtone du village d'Unión Hidalgo, au sud du Mexique, ont assigné EDF en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une communauté autochtone au Mexique se bat pour qu’EDF respecte ses droits","datePublished":"2020-10-23T13:44:56+00:00","dateModified":"2022-01-19T14:14:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/"},"wordCount":291,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/10/20424233_1590884760942101_6284142078112910255_o.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Devoir de vigilance","Impunité des multinationales","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"EDF ignore son devoir de vigilance et les droits des communautés autochtones mexicaines dans le cadre d’un projet de parc éolien. Swann Bommier, chargé de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, nous parle du combat de la communauté d’Unión Hidalgo pour faire respecter ses droits.\n\n\n\n\n\nAu Mexique, le CCFD-Terre Solidaire soutient la communauté autochtone zapotèque d’Unión Hidalgo dont les droits sont bafoués en toute impunité par le géant français de l’électricité EDF.\nL’entreprise prévoit la construction d’un énorme parc de 115 éoliennes sur les terres de la communauté autochtone sans avoir obtenu son consentement libre, informé et préalable.\n\nEn interférant avec la consultation et en offrant des bénéfices individuels aux partisans du projet, EDF et ses partenaires ont provoqué une escalade de la violence à Unión Hidalgo. Les défenseurs des droits humains qui osent s’opposer au projet subissent de nombreuses menaces et attaques. La communauté autochtone vit aujourd’hui dans la peur et la division.\n\n\"Nous ne demandons rien de plus que le respect des droits des autochtones, le respect de l'environnement.\"\nGuadalupe Ramirez, représentante de la communauté d'Unión Hidalgo.\n\nPourtant, la loi française sur le devoir de vigilance contraint les entreprises à identifier, prévenir et atténuer les risques de violation des droits humains résultant de leurs activités commerciales.\n\nC’est pourquoi EDF a été assignée en justice  le 13 octobre 2020 par l’association mexicaine ProDESC et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains, qui exigent la prévention de nouvelles violations des droits fondamentaux de la communauté zapotèque."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/","name":"Une communauté autochtone au Mexique se bat pour qu’EDF respecte ses droits - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/10/20424233_1590884760942101_6284142078112910255_o.jpg","datePublished":"2020-10-23T13:44:56+00:00","dateModified":"2022-01-19T14:14:50+00:00","description":"EDF ignore son devoir de vigilance et les droits des communautés autochtones mexicaines dans le cadre d’un projet de parc éolien. Swann Bommier, chargé de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-communaute-autochtone-au-mexique-se-bat-pour-quedf-respecte-ses-droits/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/10/20424233_1590884760942101_6284142078112910255_o.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/10/20424233_1590884760942101_6284142078112910255_o.jpg","width":1000,"height":667,"caption":"© ProDESC"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-corps-dune-femme-nest-pas-une-marchandise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-corps-dune-femme-nest-pas-une-marchandise/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Le corps d&rsquo;une femme n&rsquo;est pas une marchandise","datePublished":"2010-11-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-corps-dune-femme-nest-pas-une-marchandise/"},"wordCount":829,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Égalités femmes/hommes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La traite d’êtres humains, principalement celle de femmes, est en constante progression en Argentine. Plus visible, notamment grâce au travail de sensibilisation mené par des organisations de lutte contre les violences faites aux femmes, ce fléau prospère en raison de mentalités masculines rétrogrades et la collusion des pouvoirs politique, policier et judiciaire.\n\n\n\nLe corps d'une femme n'est pas une marchandise  \n\nLa traite d'êtres humains, principalement celle de femmes, est en constante progression en Argentine. Plus visible, notamment grâce au travail de sensibilisation mené par des organisations de lutte contre les violences faites aux femmes, ce fléau prospère en raison de mentalités masculines rétrogrades et la collusion des pouvoirs politique, policier et judiciaire. \n\n« La traite d'êtres humains, et plus particulièrement celle des femmes à des fins d'exploitation sexuelle, est le deuxième secteur économique le plus lucratif au monde après le narcotrafic et devant celui des armes » s'insurge , lors d'un passage au mois d'octobre à Paris, Carlos Miguel Zagni, membre de Accion educativa, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, et secrétaire exécutif du programme Mercosur social et solidaire*. \n\nSelon l'Organisation internationale du travail (OIT), la traite d'une mineure peut générer un profit atteignant jusqu'à 130 000 dollars par an. « Par traite nous entendons toute la chaîne d'un long circuit. Il démarre par le « marquage », c'est-à-dire le dépistage des potentielles victimes (en général des jeunes filles jolies, pauvres, fragiles, en quête de travail...), il se poursuit par leur recrutement fondé sur des promesses d'emploi trompeuses, puis l'extraction de leur environnement familial et social, leur vente**, leur transfert vers le lieu de travail et enfin l'accueil, les violences, souvent la drogue et l'exploitation... » explique Maria Rosa Goldar, présidente de la Fundacion ecumenica de Cuyo (FEC), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. \n\n« Ce circuit est très sophistiqué dans la mesure où chaque maillon est indépendant. Il est par conséquent très difficile à démanteler » précise Carlos Miguel. Six cents jeunes femmes, âgées de 19 à 24 ans, auraient disparu en Argentine au cours de l'année 2009, victimes de la traite. \n\nLe pays est grand, il s'agit principalement de déplacements internes. Mais de nombreuses étrangères, notamment originaires du Paraguay, arrivent par la zone de la triple frontière au nord du pays. Ce phénomène en constante progression est notamment dû  à une  forte augmentation des flux migratoires. \n\nLes zones pétrolières, minières, portuaires et de l'industrie du soja représentent les principales lieux d'exploitation. Là où beaucoup d'hommes vivent seuls, où la prostitution prolifère mais aussi dans certains secteurs économiques déficitaires en main d'œuvre, comme l'industrie textile. \n\nSans oublier les régions touristiques, parmi lesquelles celle de San Javier réputée pour son gibier qui attire de nombreux Français férus de chasse... \n\n\nPrévention, sensibilisation et plaidoyer \n\nPour lutter contre ce fléau, il existe bien une loi qui depuis quatre ans reconnaît la traite comme un délit pénal. Mais la tradition patriarcale, les mentalités masculines et les logiques économiques ont la peau dure. « Pour beaucoup d'hommes argentins, les femmes se prostituent par plaisir. \n\nDe plus, ils ne font pas le lien entre traite et prostitution » explique Maria Rosa. La FEC, Accion educativa et d'autres mènent donc des actions de sensibilisation en distribuant des prospectus rappelant que le corps d'une femme n'est pas une marchandise ; destinés aux consommateurs, mais aussi aux « rabatteurs » comme les employés d'hôtels, les chauffeurs de taxis... \n\nLa prévention en milieu scolaire, dans les centres de santé, dans les quartiers sensibles est le deuxième volet d'action des associations. Enfin, un travail essentiel de plaidoyer est en cours. « La loi en vigueur est trompeuse, dénonce Maria Rosa. Son point le plus controversé est sa définition du consentement de la victime. En effet, une mineure est automatiquement reconnue victime de traite. En revanche, pour une jeune femme de 19 ans, majeure, c'est à elle que revient la charge de la preuve. Or il est extrêmement difficile d'apporter les preuves en cas de traite. » \n\nD'autre part, la connivence entre pouvoirs politique, policier et judicaire, sur fond de corruption, entrave les contrôles et l'application de la loi. « La traite est un « business » régional qui requiert une stratégie de lutte au niveau régional, ajoute Carlos Miguel. \n\nNous sommes donc en train de constituer un programme de prévention pour la zone Mercosur. » Enfin, dernière étape du soutien aux victimes : l'aide à la réinsertion. « C'est la phase la plus difficile. D'autres associations avec qui nous travaillons ne se consacrent qu'à cet aspect là » conclut Maria Rosa. "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-corps-dune-femme-nest-pas-une-marchandise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-corps-dune-femme-nest-pas-une-marchandise/","name":"Le corps d'une femme n'est pas une marchandise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:24:12+00:00","description":"La traite d’êtres humains, principalement celle de femmes, est en constante progression en Argentine. Plus visible, notamment grâce au travail de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ados-sensibilises-aux-parcours-des-migrants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ados-sensibilises-aux-parcours-des-migrants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des ados sensibilisés aux parcours des migrants","datePublished":"2015-09-11T17:11:23+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:16+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ados-sensibilises-aux-parcours-des-migrants/"},"wordCount":498,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Bouge ta planète","Communiqués de presse","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le cadre du partenariat Bouge ta Planète, le CCFD-Terre Solidaire s'est allié avec Okapi et Phosphore, deux titres du groupe Bayard, pour proposer aux jeunes une découverte des motivations et du parcours des migrants qui se rendent en Europe.\n\n\n\nLes parcours des migrants, souvent très jeunes, sont semés d’embûches. Les reporters d'Okapi et Phosphore sont allés à leur rencontre depuis M’bour au Sénégal, Oujda au Maroc, jusqu’à Lampedusa et puis Paris... Ils ont rapporté quatre reportages à hauteur d’ado, pour permettre aux lecteurs de mettre des noms sur des visages, découvrir des histoires singulières, des émotions, cachées derrière le terme général de \"migrant\".\n\n\nOkapi \n\nDécouvrir le dossier de huit pages qui présente neuf portraits de pêcheurs, mécaniciens, jeunes diplômés, lycéens, DJ... Tous parlent avec beaucoup d’espoir, de courage et de détermination de l’urgence de partir, au péril de leurs vies.\n\nOKAPI, daté du 15 septembre 2015. En vente dès le 8 septembre (De 10 à 15 ans - 5,20€).\n\n\n\nPhosphore \n\n\nLire le reportage sur le voyage de trois lycéens de Calais à Lampedusa. Bien qu’ils en aient beaucoup entendu parler, les jeunes Français, lauréats du concours Chante ta planète organisé par le CCFD-Terre Solidaire, sont bouleversés par les conditions d’arrivées des migrants.Leur rencontre avec Adama, Ali et Nasser, trois migrants de leur âge, avec qui ils échangent leurs adresses Facebook, change leur regard sur les migrations.\n\nPHOSPHORE, daté de septembre 2015.  En vente dès maintenant (Dès 15 ans - 6,50 €).\n\n\nCes reportages ont été réalisés auprès de partenaires du CCFD-Terre Solidaire \n\nLe CCFD-Terre Solidaire développe une approche internationale des migrations en soutenant des associations en France et dans toutes les zones significatives de migrations sur les quatre continents et en appelant à la construction de politiques migratoires alternatives fondées sur la citoyenneté et le respect des droits des personnes.\nDans les régions couvertes par les deux reportages, le CCFD-Terre Solidaire appuie des organisations engagées auprès des migrants tout au long du parcours migratoire. Des foyers de départ comme le Sénégal, où les jeunes cherchent des alternatives au voyage systématique, à l’arrivée dans les foyers parisiens de travailleurs migrants, en passant par les zones frontières marocaines de transit où les jeunes subsahariens se retrouvent dans une grande vulnérabilité, toutes ces organisations s’engagent pour permettre aux migrants de retrouver leur dignité et permettre que leurs droits fondamentaux soient respectés. \n\n\nEn savoir plus :\n- Reportages et dossiers sur les migrants à destination des enfants et des jeunes sur le site de Bayard \n- Infographies sur le Facebook du CCFD-Terre Solidaire : \nNombre de demandeurs d'asile en fonction de la population des États\nNombre de demandeurs d'asile en 2014\nLes pays qui accueillent le plus de réfugiés"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ados-sensibilises-aux-parcours-des-migrants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-ados-sensibilises-aux-parcours-des-migrants/","name":"Des ados sensibilisés aux parcours des migrants - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-11T17:11:23+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:16+00:00","description":"Dans le cadre du partenariat Bouge ta Planète, le CCFD-Terre Solidaire s'est allié avec Okapi et Phosphore, deux titres du groupe Bayard, pour proposer","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-ong-francaises-lancent-un-appel-pour-interpeller-le-president-francais-sur-la-necessite-daccueillir-des-refugies-syriens/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-ong-francaises-lancent-un-appel-pour-interpeller-le-president-francais-sur-la-necessite-daccueillir-des-refugies-syriens/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"6 ONG françaises lancent un appel pour interpeller le Président français sur la nécessité d&rsquo;accueillir des réfugiés syriens","datePublished":"2013-09-11T14:05:31+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-ong-francaises-lancent-un-appel-pour-interpeller-le-president-francais-sur-la-necessite-daccueillir-des-refugies-syriens/"},"wordCount":329,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Migrations","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les présidents du CCFD-Terre Solidaire, du Secours Catholique, de la Cimade, d’Emmaüs France, d’ATD-Quart Monde et de Médecins du Monde ont obtenu fin juillet un rendez-vous avec François Hollande le 13 septembre pour aborder les questions d'asile et d'immigration, dont la question des Roms et des réfugiés syriens.\n\n\n\nLa France doit accueillir  des réfugiés syriens !\n\n\nDepuis deux ans le peuple syrien est martyrisé par une épouvantable guerre civile. Plus de 100 000 morts, plus de deux millions de réfugiés ont fui leur pays et survivent dans des conditions très précaires.\n\nComme dans toute crise humanitaire de cette importance, la communauté internationale se doit d’agir et de prendre collectivement en charge l’accueil de ces réfugiés. Dans ce sens, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) a appelé les Etats de l’Union Européenne à prendre leur part dans cet effort d’accueil et à soulager ainsi les pays limitrophes qui déploient des efforts considérables (Turquie, Liban, Jordanie, Irak).\n\nContrairement à d’autres Etats européens, la France n’a pas répondu à cet appel et n’indique pas vouloir y répondre. Elle a au contraire instauré des visas de transit qui empêchent les ressortissants syriens de demander l’asile.\n\nCela n’est ni juste, ni digne des valeurs humanistes et de fraternité de notre pays. \n\nNos associations en appellent donc au Président de la République pour que la France participe activement, avec l’Union Européenne et le HCR,  à un dispositif de réinstallation des réfugiés syriens, et qu’elle prenne tout sa part à cet accueil.\n\nNos associations, quant à elles, s’engagent à mobiliser leurs réseaux et la société française dans ce geste d’humanité et de solidarité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-ong-francaises-lancent-un-appel-pour-interpeller-le-president-francais-sur-la-necessite-daccueillir-des-refugies-syriens/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-ong-francaises-lancent-un-appel-pour-interpeller-le-president-francais-sur-la-necessite-daccueillir-des-refugies-syriens/","name":"6 ONG françaises lancent un appel pour interpeller le Président français sur la nécessité d'accueillir des réfugiés syriens - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-11T14:05:31+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","description":"Les présidents du CCFD-Terre Solidaire, du Secours Catholique, de la Cimade, d’Emmaüs France, d’ATD-Quart Monde et de Médecins du Monde ont obtenu fin","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sensibiliser la jeunesse cubaine aux violences sexistes (Podcast)","datePublished":"2021-02-26T09:55:01+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:28:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/"},"wordCount":258,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Égalités femmes/hommes","Patriarcat"],"articleSection":["Podcast"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au micro de RCF, Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine au CCFD-Terre Solidaire, nous transporte à Cuba, où le débat sur les violences de genre gagne chaque jour en visibilité grâce au travail du Centre Oscar Arnulfo Romero.\n\n\n\nMême dans les pays les plus égalitaires du globe, les violences à l’encontre des femmes persistent, principalement au sein du foyer familial.\nC’est le cas à Cuba, où les discriminations et agressions sexistes ont tendance à augmenter depuis quelques années.\n\nSelon une enquête nationale, 39,6 % des cubaines interrogées ont subi des violences conjugales, tandis que 26,7 % ont déclaré avoir été victimes d'abus au cours des 12 derniers mois.\n\nCette hausse s’explique d’une part par les mesures de confinement strictes qui ont été prises sur l'île, mais aussi par la montée du fondamentalisme religieux qui met en péril les avancées en matière d’équité de genre dans le pays.\n\nPour en savoir plus : Cuba : lutter contre la violence de genre\n\nC’est pour lutter contre ce système patriarcal que notre partenaire, le Centre Oscar Arnulfo Romero, mène depuis 2004 une campagne d’information annuelle sur le sujet.\n\nCette année, la campagne nommée « Evoluciona » (Évolue !) s’attaque aux normes de séduction hétéronormées et machistes et ambitionne de transformer les représentations sociales. Elle s’adresse principalement aux plus jeunes en prenant place sur les réseaux sociaux.\n\nConsulter le dossier : Égalité : elles bougent le monde"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/","name":"Sensibiliser la jeunesse cubaine aux violences sexistes (Podcast) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","datePublished":"2021-02-26T09:55:01+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:28:03+00:00","description":"Au micro de RCF, Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine au CCFD-Terre Solidaire, nous transporte à Cuba, où le débat sur les violences de genre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sensibiliser-la-jeunesse-cubaine-aux-violences-sexistes-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/02/evoluciona_cuba_web.jpg","width":840,"height":472,"caption":"evoluciona_cuba_web.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"10 ans de Laudato Si : ce qu&rsquo;il faut retenir","datePublished":"2015-06-18T17:37:21+00:00","dateModified":"2025-06-18T10:05:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/"},"wordCount":1506,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/09/69595-Mission-Brésil.jpg","keywords":["écologie intégrale"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Mise à jour du 18 juin 2025 : Le 18 juin 2015, l’encyclique du pape François, Laudato Si’ était rendue publique, provoquant une onde de choc à travers le monde. 10 ans après, nous vous repartageons l’analyse que nous en avions faite à l’époque. Cette encyclique, véritable appel à la conversion écologique et sociale, continue de nourrir l'engagement du CCFD-Terre Solidaire dans la lutte contre les inégalités et pour un monde plus juste. Laudato Si' demeure plus que jamais une boussole pour nos actions et une source d'inspiration pour l’avenir.\n\n\nA travers l'encyclique Laudato Si, le pape Francois interpelle les consciences avec une force inédite face aux enjeux sociaux et environnementaux en cours et incite chacun à se mobiliser. En mettant en évidence les liens entre l'écologie et lutte contre la pauvreté, il souligne les responsabilités des Etats et des acteurs économiques. A travers sa critique de la culture du déchet et de notre société de consommation, il marque durablement les consciences bien au delà du monde catholique.\nPar cette encyclique exceptionnelle, le pape nous invite à repenser notre lien et notre responsabilité vis à vis de la nature et de la création. Il met en avant le concept « d’écologie intégrale », qui articule les relations fondamentales de la personne, avec Dieu, avec elle-même, avec d’autres êtres humains et avec la création.\nTout au long de Laudato si’, le pape interpelle : Quel genre de monde voulons-nous laisser à nos enfants ?\n« Et cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire. Quand nous nous interrogeons sur le monde que nous voulons laisser, nous parlons surtout de son orientation générale, de son sens, de ses valeurs…C’est pourquoi il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est jeu, c’est notre propre dignité. »\nProtéger l’environnement et lutter contre la pauvreté\nLe pape François invite à une véritable «  conversion écologique  », et nous appelle à changer notre rapport à la nature, mais aussi à remettre au centre les plus pauvres, ceux qui ne sont pas responsables du changement climatique mais en subissent les conséquences en première ligne.\n« Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale ».\nPour Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, l’encyclique représente ainsi\n\n« un véritable encouragement pour tous ceux qui travaillent depuis des années à mettre en évidence le lien indissociable qui unit les enjeux de transformation sociale, de solidarité internationale et de développement avec les questions environnementales et climatiques. »\n\nDans son introduction, le pape présente les thèmes importants et toujours liés entre eux qu’il enrichit tout au long de Laudato si’, tels que :\n\n« l’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète ;\nla conviction que tout est lié dans le monde ;\nla critique du nouveau paradigme et des formes de pouvoir qui dérivent de la technologie ;\nl’invitation à chercher d’autres façons de comprendre l’économie et le progrès ;\nla valeur propre de chaque créature ;\nle sens humain de l’écologie;\nla nécessité de débats sincères et honnêtes ;\nla grave responsabilité de la politique internationale et locale;\nla culture du déchet\net la proposition d’un nouveau style de vie ».\n\nUrgence face au changement climatique\nLe pape s’inquiète en particulier du changement climatique « un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives et politiques ».Préserver le climat, qui est un « bien commun », constitue « l’un des principaux défis actuels pour l’humanité » écrit-il.\n\n« Le changement climatique affecte des populations entières et est l’une des causes de la migration. Mais beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes, en essayant seulement de réduire certains impacts négatifs du changement climatique ».\n\nPendant ce temps,\n\n« le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile ».\n\nAlerte sur la privatisation des ressources naturelles\nLe pape n’hésite pas à pointer les menaces que font peser sur l’humanité la privatisation des ressources naturelles comme\n\nl’eau,\nla perte de la biodiversité,\nl’impact des monocultures,\nla destruction de zones essentielles telles que l’Amazonie,\nl’impact de l’exploitation destructrice des ressources minières,\nla question de la dette.Autant de préoccupations qui rejoignent les campagnes de sensibilisation et de plaidoyer menées ces dernières années par le CCFD-Terre solidaire et ses partenaires pour agir contre l'impunité des multinationales, de la transparence financière, ou de l’accaparement des terres. La parole du pape leur donne une nouvelle portée susceptible d’élargir la mobilisation.\n\nUn appel à agir\nStéphane Duclos, responsable au sein du service mobilisation citoyenne au CCFD-Terre Solidaire voit ainsi dans l’encyclique\n\n« un formidable levier pour mobiliser davantage le monde catholique sur les enjeux liés à la destruction de l'environnement, et aux bouleversements climatiques. Elle rejoint notamment notre travail de mobilisation mené avec nos partenaires des pays du sud au sein de l'Onu autour la justice climatique et des enjeux des COP ».\n\nCar au-delà d’un constat accablant, et d’une invitation à changer de mode de vie, le pape avertit que cela restera insuffisant si les hommes ne se rassemblent pas pour agir.\n\n« Il faut reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde ». Or « L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune ».\n\nSi François note avec un sens de la formule non dépourvu d’humour « un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité », le pape appelle les Etats à jouer un rôle beaucoup plus important, et pointe les négociations internationales, comme celle de la COP 21, comme des rendez-vous capitaux.\n\n« Il manque une culture et un leadership adéquat et la volonté de changer les modes de vie, de production et de consommation, alors que s’impose l’urgence de « créer un système normatif qui […] assure la protection des écosystèmes ».\n\nLe pape s’adresse à tous\nL’encyclique, grâce au style vivant et imagé du pape se lit très facilement. Pour Bernard Pinaud, nul doute qu’elle sera une « une source d’inspiration »  précieuse qui viendra enrichir le travail de sensibilisation et de mobilisation mené par le CCFD-Terre Solidaire.\nPour répondre aux enjeux « de la sauvegarde de la maison commune », sous-titre de son encyclique, le pape s’adresse tous. Il trouve inspiration dans les textes bibliques bien sûr, mais aussi dans le travail de ses prédécesseurs, dans la pensée de Saint Thomas d’Aquin ou Sainte Thérèse de Lisieux. Il invite à redécouvrir le message de Saint François d’Assise, liant contemplation de la nature à l’attention aux plus pauvres.Dans son souci de rassembler universellement autour de cet enjeu commun, le pape cite plus largement le patriarche orthodoxe Bartholomée, ou fait plus rare dans une encyclique, évoque aussi un maitre spirituel soufi Ali al Khawwac.\nL’encyclique se termine d’ailleurs par deux prières, la prière pour la terre, interreligieuse, et l’autre plus spécifiquement catholique, qui montrent à quel point cet enjeu d’agir et de communier ensemble est important.\nPour Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire, le nom de l’encyclique Laudato Si, qui fait référence au cantique des créatures de Saint François d’Assise, magnifique hymne à la création écrit pourtant à la veille de sa mort, nous place dans une perspective de joie et d’espérance. Le pape le souligne :\n\n« Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur, ou du pur exploiteur des ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. ».\n\nComme l’écrit Guy Aurenche, il est temps, maintenant que le pape a délivré son message, « de proposer des alternatives et de nouvelles règles à nos sociétés ».\nAnne-Isabelle Barthélémy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/","name":"10 ans de Laudato Si : ce qu'il faut retenir - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/09/69595-Mission-Brésil.jpg","datePublished":"2015-06-18T17:37:21+00:00","dateModified":"2025-06-18T10:05:06+00:00","description":"Mise à jour du 18 juin 2025 : Le 18 juin 2015, l’encyclique du pape François, Laudato Si’ était rendue publique, provoquant une onde de choc à travers le Comprendre les messages et la portée de Laudato Si : lien entre enjeux sociaux et environnementaux, culture du déchet, rôle des Etats et des multinationales","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encyclique-laudato-si-le-pape-francois-nous-appelle-a-agir/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/09/69595-Mission-Brésil.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2022/09/69595-Mission-Brésil.jpg","width":1280,"height":853,"caption":"© MST"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-3-ans-de-prison-fermes-pour-le-militant-oumar-sylla/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-3-ans-de-prison-fermes-pour-le-militant-oumar-sylla/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Guinée : 3 ans de prison fermes pour le militant Oumar Sylla","datePublished":"2021-06-11T17:27:42+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-3-ans-de-prison-fermes-pour-le-militant-oumar-sylla/"},"wordCount":491,"commentCount":19,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Communiqués de presse","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné le 10 juin 2021, lors de son procès en appel, à 3 ans de prison ferme pour « communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ». \n\n\n\n\n\nLe 11 juin 2021 - Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l'exercice pacifique des libertés d'expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.\n\nC'est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.\n\nPlutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s'élèvent au sein de la société civile. C'est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé. \n\nLa condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.\n\nArrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry. \n\nIl est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-3-ans-de-prison-fermes-pour-le-militant-oumar-sylla/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/guinee-3-ans-de-prison-fermes-pour-le-militant-oumar-sylla/","name":"Guinée : 3 ans de prison fermes pour le militant Oumar Sylla - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-11T17:27:42+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:23+00:00","description":"Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-foncieres-et-inactions-sur-la-volatilite-des-prix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-foncieres-et-inactions-sur-la-volatilite-des-prix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Questions foncières et inactions sur la volatilité des prix","datePublished":"2011-10-24T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-foncieres-et-inactions-sur-la-volatilite-des-prix/"},"wordCount":808,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Communiqués de presse","Hausse des prix"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La 37e session du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA) s’est clôturée samedi 22 octobre. Les organisations membres de la délégation de la commission Agriculture et alimentation de Coordination SUD (C2A) se réjouissent des avancées sur les questions du genre, mais déplorent le blocage, notamment par les Etats membres du G20, des négociations, pourtant cruciales, sur la volatilité des prix. \n\n\n\nEn tant qu’espace de concertation, le CSA « peut permettre des avancées positives pour la sécurité alimentaire mondiale, en se reposant sur les recommandations du Panel d’experts de haut niveau (HLPE) et grâce à la participation active de la société civile internationale. Mais cette 37e session a montré que le CSA réformé restait fragile et devait être soutenu par les organisations internationales, les Etats et la société civile, s’il entend apporter des solutions efficaces pour la sécurité alimentaire mondiale et le droit à l’alimentation». C’est en ces termes que Laurent Levard, responsable de programme au Gret, analyse le rôle et la marge de manœuvre du CSA.\n\nPoint fortement encourageant de cette 37e session, les Etats ont pris des engagements particulièrement ambitieux concernant l'égalité hommes/femmes en agriculture. Parmi ces engagements, on retiendra : la priorité donnée aux agricultrices paysannes dans les plans d'investissement et de développement agricole, ainsi que les mesures de discrimination positive dans le contrôle des ressources naturelles et dans la prise de décision à tous les niveaux (y compris législatif) concernant l'agriculture et l'alimentation... Pour Antoine Bouhey, de Peuples Solidaires/ActionAid, « ces engagements courageux devront être mis en œuvre au plus vite, tant dans les législations nationales que dans les politiques publiques et les programmes d'aide au développement ». \n\nAutre question traitée durant la semaine, les directives volontaires sur la tenure des terres, des pêches et des forêts n’ont pu être conclues à temps pour être adoptées lors de cette session. Pour Maureen Jorand du CCFD-Terre Solidaire, « la finalisation des négociations sur les directives est déterminante pour lutter durablement contre la faim, car l'incertitude des communautés locales sur leur régime foncier est l'une des causes structurelles de l'insécurité alimentaire. Afin de protéger les droits fonciers des petits agriculteurs, les gouvernements doivent tenir leur engagement d’achever le document rapidement. Le droit à l'alimentation et les droits fonciers des petits agriculteurs devraient toujours avoir priorité sur les investissements fonciers, et c’est en ce sens que les organisations de la société civile poussent les Etats et les organisations internationales ». \n\nEn revanche, les organisations de la société civile affichent leur forte déception concernant l’épineuse question de la volatilité des prix. Pour Jean-Cyril Dagorn d’Oxfam France, « les travaux ont été pollués par une poignée d’Etats membres du G20, qui ont veillé à ce que les décisions du CSA sur ce point se limitent à un vulgaire copier-coller de celles du G20 agricole de juin dernier. Une fois encore, les causes profondes de la volatilité des prix, comme la production d’agrocarburants, la faiblesse des réserves alimentaires et les politiques commerciales iniques, sont délibérément mises de côté pour ménager les intérêts économiques des pays les plus puissants. Le G20 vient, hélas, de montrer à nouveau son incapacité à travailler pour et avec les populations les plus vulnérables. » \n\nAprès de nombreuses heures de négociations, le blocage de nombreuses propositions et recommandations d’experts par les Etats a poussé la société civile internationale à quitter les négociations sur la volatilité en fin de réunion plénière du CSA, pour protester contre le déni de son rôle et l’irresponsabilité des Etats face à la gravité de la crise alimentaire dans le monde. Il y a pourtant urgence à prendre des décisions courageuses. \n\nLa délégation de la Commission agriculture et alimentation de Coordination SUD au CSA était composée de Clara Jamart (aGter), Maureen Jorand (CCFD Terre Solidaire), Laurent Levard (Gret), Jean-Cyril Dagorn (Oxfam France), Antoine Bouhey (Peuples Solidaires). \n\n************************* \n\nContact presse Chantal Duray-Soundron, Coordination SUD, duray@coordinationsud.org ; Tél : 01 44 72 03 78\n\nCoordination SUD – Solidarité Urgence Développement est la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale. Fondée en 1994, elle rassemble aujourd’hui plus de 130 ONG, dont une centaine via six collectifs (CLONG-Volontariat, CNAJEP, Coordination d’Agen, CRID, FORIM, Groupe Initiatives) qui mènent des actions humanitaires d’urgence, d’aide au développement, de protection de l’environnement, de défense des droits humains auprès des populations défavorisées mais aussi des actions éducation à la solidarité internationale et de plaidoyer.  "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-foncieres-et-inactions-sur-la-volatilite-des-prix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/questions-foncieres-et-inactions-sur-la-volatilite-des-prix/","name":"Questions foncières et inactions sur la volatilité des prix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-24T00:00:00+00:00","description":"La 37e session du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA) s’est clôturée samedi 22 octobre. Les organisations membres de la délégation de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/emmanuel-macron-la-farce-climatique-continue/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/emmanuel-macron-la-farce-climatique-continue/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Emmanuel Macron : la farce climatique continue ?","datePublished":"2020-12-11T18:21:35+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:49+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/emmanuel-macron-la-farce-climatique-continue/"},"wordCount":686,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse","COP 21"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris le 11 décembre : Pour les 5 ans de l’Accord de Paris, Emmanuel Macron prendra demain la parole lors du Sommet pour l’Ambition climatique. \nCet anniversaire a lieu le lendemain de l’adoption d’un objectif européen rehaussé, mais truqué : le passage de -40% à -55% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Ce résultat semble encourageant, mais la méthode de calcul a évolué. Désormais, nous avons un objectif “net”, qui inclut donc les “puits de carbone” (forêt, sols) et potentiellement les technologies d’émission négative. \n\n\n\n\n\nLa France va donc devoir  revoir sa feuille de route climatique. En conséquence, elle risque de miser plus que jamais sur la séquestration du carbone dans les sols  [[https://ccfd-terresolidaire.org/nos-combats/souverainete/rapport-sequestration-carbone-terres-agricoles-6119]] , mise en œuvre via des mécanismes de compensation carbone. \nPourtant, celle-ci est une fausse solution pour le climat, pour la transition agricole et pour l’avenir des agriculteurs.\n\nLa France n’était déjà pas sur la bonne trajectoire pour réduire ses émissions de GES (Gaz à effet de serre) de 40% à 2030, elle est encore plus loin d’une trajectoire visant les -55% désormais demandés par l’Union Européenne. \nFace à ce retard, Emmanuel Macron risque de miser davantage sur la séquestration du carbone dans les sols.  Le fossé entre le discours et la réalité est immense : le carbone séquestré dans les sols agricoles équivaudrait au mieux à 1 ou 2% des émissions de gaz à effet de serre du pays, alors que l’agriculture est le 2e poste d’émissions de GES [[https://reseauactionclimat.org/publications/sequestration-carbone-sols-agricoles/]].\n\nMiser sur la séquestration du carbone c’est ignorer qu’elle n’équivaut pas à des réductions d’émission à la source. \"La compensation carbone, qui suppose d’annuler des GES avec du CO2 séquestré, est un mensonge : le CO2 met des années à être séquestré, et finit presque toujours par être relâché dans l’atmosphère. La compensation carbone, pour le secteur des terres, repose donc sur une erreur comptable” souligne Manon Castagné, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat au CCFD-Terre Solidaire . \n\nC’est également ignorer que la compensation carbone renforce l’industrialisation de l’agriculture. Les mécanismes financiers actuellement mis en œuvre par la France pour encourager la séquestration du carbone dans les sols, comme le label bas-carbone, vont accélérer l’industrialisation de l’élevage et freiner la transition agroécologique.\n\nCes mécanismes font également courir des risques aux agriculteurs, profession déjà extrêmement fragilisée. Quand les terres sont considérées comme actifs financiers permettant de générer des revenus carbone, comment éviter une répercussion sur le prix des terres et donc des difficultés d’accès croissantes pour les agriculteurs ? La France se lance tout azimut dans la compensation sans aucun garde-fou sur la question.\n\nEmmanuel Macron doit massivement soutenir la transition agroécologique, en France et dans le monde [[https://ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/mediabreief_nov2020_exefr_def.pdf]]. Pour cela, la France doit mettre en œuvre les réels leviers de la transition agroécologique : soutenir une approche systémique de la transition agricole en soutenant la structuration de systèmes alimentaires territoriaux, développer la production de légumineuses, l’élevage paysan, etc. \n\nPour Manon Castagné, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat : “Ne célébrons pas la réhausse de l’ambition européenne qui introduit dans la politique climat communautaire une faille majeure : un objectif “net” qui permet d’additionner des choux et des carottes pour atteindre de manière factice nos objectifs climatiques. La France ne doit pas décliner cette erreur lors de ses annonces au sommet anniversaire en focalisant les enjeux agricoles sur la séquestration du carbone, sous peine de s’éloigner encore davantage de ses objectifs climatiques et de mettre en danger la transition agroécologique.”\n\n\n\n\n\nContacts presse:\n\nManon Castagné, Chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat, 06.98.45.71.23\n\nSophie Rebours, Chargée de relations médias, s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, 07 61 37 38 65"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/emmanuel-macron-la-farce-climatique-continue/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/emmanuel-macron-la-farce-climatique-continue/","name":"Emmanuel Macron : la farce climatique continue ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-12-11T18:21:35+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:49+00:00","description":"Paris le 11 décembre : Pour les 5 ans de l’Accord de Paris, Emmanuel Macron prendra demain la parole lors du Sommet pour l’Ambition climatique. Cet","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lancement-dun-appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lancement-dun-appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lancement d&rsquo;un appel pour en finir avec l&rsquo;évasion fiscale","datePublished":"2013-04-15T13:20:19+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lancement-dun-appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale/"},"wordCount":445,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En l’absence de réels changements, l’évasion fiscale risque d’être banalisée.\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a fait des propositions concrètes pour lutter contre l’évasion fiscale et l’opacité financière, formulées dès 2009 dans la campagne « Stop paradis fiscaux ». Celles-ci figuraient dans notre Pacte pour une Terre solidaire soumis aux candidat-e-s aux dernières élections, présidentielle et législative. \n\nEn février 2012, François Hollande s’est engagé sur plusieurs d’entre elles, en particulier sur l’importance de réguler la finance, la fraude et l’évasion fiscale. 305 candidats (de tout bord politique) aux législatives dont 77 ont été élus, se sont également engagés sur le Pacte [[ Rapports du CCFD-Terre Solidaire sur la question : L’économie déboussolée (décembre 2010), Paradis fiscaux : le G20 de la dernière chance (octobre 2011), Banques et Paradis Fiscaux : Quand les régions françaises font mieux que le G20 pour imposer la transparence (juillet 2012) ]]. \n\nLe travail de fond du CCFD-Terre Solidaire rencontre aujourd’hui l’actualité. Au-delà du débat sur la classe politique, c’est un enjeu de régulation de la finance et de l’économie. En effet, malgré les déclarations et mesures prises par la communauté internationale, la finance offshore continue de prospérer. C’est aussi un enjeu de solidarité internationale : le grand écart entre la géographie de l’économie réelle et celle que reflète les paradis fiscaux constitue aujourd’hui le creuset des inégalités au plan mondial. En l’absence de réels changements, l’évasion fiscale risque d’être banalisée : non seulement le marché de l’évasion fiscale cible des clients de plus en plus petits, mais de nombreux pays du Sud sont tentés de devenir eux-mêmes des paradis fiscaux pour « se développer ». Le Ghana a reçu ces dernières années des conseils de la banque Barclays sur le thème « comment devenir un centre offshore ». Le Kenya reçoit des délégations de la City dans l’idée de devenir un paradis fiscal... \n\nLe CCFD-Terre Solidaire lance un appel à M. Hollande  « Pour en finir avec l’évasion fiscale et l’opacité financière ». Il s’agit de porter à nouveau des propositions fortes, et de renforcer la mobilisation citoyenne, à commencer par celle de notre réseau de 11~000 bénévoles, déjà très engagé pour porter nos propositions dans le cadre de la réforme bancaire. Après les scandales récents, la société civile doit tenir sa place dans la lutte contre l’évasion fiscale."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lancement-dun-appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lancement-dun-appel-pour-en-finir-avec-levasion-fiscale/","name":"Lancement d'un appel pour en finir avec l'évasion fiscale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-15T13:20:19+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:28+00:00","description":"En l’absence de réels changements, l’évasion fiscale risque d’être banalisée. Le CCFD-Terre Solidaire a fait des propositions concrètes pour lutter contre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grands-textes-de-la-doctrine-sociale-de-leglise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grands-textes-de-la-doctrine-sociale-de-leglise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les grands textes de la doctrine sociale de l’Eglise","datePublished":"2005-04-01T16:24:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grands-textes-de-la-doctrine-sociale-de-leglise/"},"wordCount":153,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Vous trouverez, sur le site du Vatican, l'intégralité des grands textes qui ont marqué la doctrine sociale de l'Eglise catholique :\n\n\n\n Rerum Novarum (RN), Léon XIII, 1891. Quadragesimo Anno (QA)en, Pie XI, 1931. (lien en anglais) Mater et Magistra (MM), Jean XXIII, 1961 Pacem in Terris (PT), Jean XXIII, 1963. Gaudium et Spes (GS), concile Vatican II, 1965. Dignitatis Humanae (DH)en, concile Vatican II, 1965. (lien en anglais) Populorum Progressio (PP), Paul VI, 1967. Laborem Exercens (LE), Jean-Paul II, 1981 Sollicitudo Rei Socialis (SRS), Jean-Paul II, 1987 Centesimus Annus (CA), Jean-Paul II, 1991. Pour une meilleure répartition de la terre, Conseil pontifical Justice et Paix, 1997.\n\n\nA noter : le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise a été publié en octobre 2004 par le Conseil pontifical Justice et Paix. Ce document est une référence incontournable. Plus d'informations sur le site du Vatican (Commande de publication)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grands-textes-de-la-doctrine-sociale-de-leglise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grands-textes-de-la-doctrine-sociale-de-leglise/","name":"Les grands textes de la doctrine sociale de l’Eglise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-01T16:24:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:54+00:00","description":"Vous trouverez, sur le site du Vatican, l'intégralité des grands textes qui ont marqué la doctrine sociale de l'Eglise catholique : Rerum Novarum (RN),","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ide-soutenus-par-les-etats-du-nord/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ide-soutenus-par-les-etats-du-nord/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"IDE soutenus par les Etats du Nord","datePublished":"2013-11-20T14:42:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ide-soutenus-par-les-etats-du-nord/"},"wordCount":376,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les autorités publiques des pays du Nord se comportent de plus en plus en véritables « agents de dopage » de l’IDE, en attachant à leurs missions essentielles celle de préparer le terrain à leurs businessmen nationaux dans leurs opérations de conquête des marchés étrangers. C’est le cas de la France dont le rayonnement, depuis quelques années, passe avant tout par la promotion de ses grandes entreprises. Vision plus porteuse que celle qui consisterait à défendre les droits humains, haut et fort, partout où ils sont bafoués ? Pas certain, surtout lorsque les violations en question sont le fait même de ces entreprises.\n\n\n\nJohn Ruggie, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la question des droits de l’Homme et des entreprises transnationales, a réalisé une étude analysant 320 cas de violations présumées des droits humains par des entreprises transnationales entre 2003 et 2007. Selon l’étude, 28 % des cas étudiés concernent le secteur extractif.\n\n\nLe coaching diplomatique\n\nLe terme de « diplomatie économique » est en train de passer dans le langage courant. Normal, c’est devenu une pratique presque banalisée en France, doublement justifiée en période de crise, qui consiste à lier l’appareil diplomatique à la promotion des investissements à l’étranger. Le procédé est simple, efficace : des représentants des grandes firmes se joignent aux voyages officiels en bénéficiant des réseaux d’influence de la diplomatie. Le ministère des Affaires étrangères a ouvert en 2013, une Direction dédiée aux entreprises et à l’économie internationale. Mais quels moyens se donne-t-il pour s’assurer que ces entreprises respectent bien les droits humains ? Le commerce international passe-t-il avant les droits humains ?\n\n\nAssureur tous risques de ses champions nationaux\n\nL’État français propose à ses multinationales une grande panoplie de garanties économiques publiques destinées à soutenir et inciter l’investissement direct à l’étranger. Ce dispositif dont la gestion est confiée à Natixis, entreprise privée, fait de l’État l’assureur tous risques des conséquences de comportements potentiellement hasardeux des multinationales opératrices de l’IDE… voire la caution indirecte des violations des droits dont elles se rendent parfois responsables."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ide-soutenus-par-les-etats-du-nord/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ide-soutenus-par-les-etats-du-nord/","name":"IDE soutenus par les Etats du Nord - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-20T14:42:00+00:00","description":"Les autorités publiques des pays du Nord se comportent de plus en plus en véritables « agents de dopage » de l’IDE, en attachant à leurs missions","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-pour-les-ouvrieres-et-les-ouvriers-du-rana-plaza/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-pour-les-ouvrieres-et-les-ouvriers-du-rana-plaza/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Victoire pour les ouvrières et les ouvriers du Rana Plaza","datePublished":"2015-06-09T18:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-pour-les-ouvrieres-et-les-ouvriers-du-rana-plaza/"},"wordCount":339,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Après deux ans de pression, le fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a atteint le 8 juin 2015 la somme nécessaire pour garantir une indemnisation juste et complète des travailleurs et de leur famille, soit 30 millions de dollars, après le versement réalisé par un donateur anonyme. Une victoire significative dans le combat pour l’accès des victimes à la justice.\n\t\n\n\n\nLe Collectif Ethique sur l’étiquette (dont fait partie le CCFD-Terre Solidaire) se réjouit de cette annonce et rappelle que cette victoire n’aurait pu être obtenue sans une mobilisation continue de la société civile à travers le monde. Depuis le 24 avril 2013, date du drame, plusieurs millions de citoyens en Europe et dans le monde se sont mobilisés en solidarité avec les travailleurs, en faisant pression auprès des marques et enseignes d’habillement impliquées dans cette catastrophe industrielle sans précédent pour le secteur.\n\nCette victoire souligne le cynisme de certaines d’entre elles qui ont attendu des mois avant de contribuer, sous la pression publique, à l’indemnisation de victimes d’un drame dont elles sont largement responsables. Il a ainsi finalement fallu deux années pour que des multinationales réalisant des chiffres d’affaires en milliards rassemblent la somme modeste de 30 millions de dollars.\n\nLe Collectif Ethique sur l’étiquette rappelle que sans l’instauration d’une responsabilité juridique d’un donneur d’ordre pour les dommages qui pourraient être causés le long de sa chaîne de sous-traitance, l’accès des victimes à la réparation demeure quasi impossible. Il demande l’inscription sans délai à l’ordre du jour du Sénat de la Proposition de loi sur le devoir de vigilance, dont le vote par l’Assemblée nationale en 1ère lecture le 30 mars dernier a constitué un premier pas historique pour la défense des droits fondamentaux et de l’environnement.\n\n\nContact presse :\nNayla Ajaltouni, Coordinatrice, Collectif Ethique sur l’étiquette – 06 62 53 34 56"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-pour-les-ouvrieres-et-les-ouvriers-du-rana-plaza/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/victoire-pour-les-ouvrieres-et-les-ouvriers-du-rana-plaza/","name":"Victoire pour les ouvrières et les ouvriers du Rana Plaza - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-06-09T18:00:00+00:00","description":"Après deux ans de pression, le fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a atteint le 8 juin 2015 la somme nécessaire pour garantir une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attention-aux-derives/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attention-aux-derives/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Attention aux dérives","datePublished":"2006-05-01T11:34:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:13+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attention-aux-derives/"},"wordCount":269,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale","Tourisme solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Décalage. Nombreuses sont les offres touristiques dites alternatives, qui faute d’avoir été élaborées en concertation avec la communauté d’accueil, restent en profond décalage avec les besoins réelles de cette dernière. Et ce, en dépit de la bonne volonté de l’ONG du Nord à l’initiative du projet. Parfois ce sont les tourismes eux-mêmes, qui émus par la précarité des conditions de vie de leurs hôtes, s’improvisent agents de développement local. En organisant à leur retour des envois de médicaments, par exemple. Une pratique fort peu recommandée.\n\nExclusion des populations locales. L’éviction des populations indigènes de leurs terres ancestrales n’est pas l’apanage du tourisme de masse. Ainsi, certaines agences d’éco-tourisme, plus soucieuses d’un environnement vierge à offrir à leur clientèle que du bien être des personnes qui y résident, cautionnent des déplacement de populations significatifs. On déplore de nombreux cas ou la création d’un parc naturel préservé prive des communautés entières de leurs modes de subsistance.\n\nRécupération. L’éthique et la solidarité sont devenues des arguments de vente, permettant de relooker des offres touristiques standards en produits à la mode. En l’absence d’indicateurs fiables, type label, les concepts de tourismes responsables, solidaires ou équitables risquent d’être rapidement galvaudés. A titre d’indice : parmi les signataire du Code Mondial d'Ethique du Tourisme de l’OMT ( Organisation Mondial du Tourisme) on note les plus grands Tours Opérateurs : Accord, Framtour, la Club Méditerranée …"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/attention-aux-derives/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/attention-aux-derives/","name":"Attention aux dérives - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T11:34:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:13+00:00","description":"Décalage. Nombreuses sont les offres touristiques dites alternatives, qui faute d’avoir été élaborées en concertation avec la communauté d’accueil,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-tentation-des-fausses-solutions/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-tentation-des-fausses-solutions/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La tentation des fausses solutions","datePublished":"2015-07-09T14:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-tentation-des-fausses-solutions/"},"wordCount":851,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans son discours aux mouvements populaires (octobre 2014), le Pape François déclarait : « Un système économique axé sur le dieu argent a aussi besoin de piller la nature pour soutenir le rythme frénétique de consommation qui lui est propre ». Les déséquilibres écologiques et les changements climatiques sont l’une des conséquences du modèle dominant de développement. Ce « modèle » mise sur un système économique marqué par la libéralisation des échanges et la globalisation des marchés, où les intérêts privés l’emportent souvent sur l’intérêt général et la logique d’exploitation des ressources naturelles et énergétiques n’est pas viable. Ce constat invite à un changement global du modèle de développement.\n\n\n\nUn certain nombre de « solutions » sont avancées ces dernières années par les décideurs politiques et économiques au nom de la lutte contre le changement climatique. \nTrop souvent, elles ne répondent pas à la radicalité du changement requis et à la nécessité absolue de redonner toute leur place aux populations locales et aux territoires, et de respecter la liberté de chaque peuple ou communauté de choisir sa voie. \nC’est ce que désigne l’expression de « fausses solutions »  utilisée par nombre d’organisations de la société civile. \nElle renvoie à une diversité de mobilisations : contre les OGM, les agro-carburants industriels, la finance et la compensation carbone, les grands barrages hydro-électriques, le charbon « propre », etc. \n « Les grandes plantations productrices des matières premières comme la canne à sucre et la palme africaine se sont étendues de manière importante dans le pays. Avec l’arrivée massive d’entreprises nationales et internationales et la colonisation de leur territoire, les peuples indigènes se sont retrouvés cantonnés dans des « réserves » ; les familles paysannes se retrouvent quant à elles de plus en plus isolées, entourées de monocultures, et doivent affronter les dégâts environnementaux causés par ces plantations, avec des fumigations aériennes de pesticides qui contaminent la terre et l’eau ».\nTatiana Roa Avendano, coordinatrice générale de Censat Agua Viva, ONG colombienne partenaire du CCFD-Terre Solidaire, sur les conséquences de la promotion de la production d’agro-carburants en Colombie pour satisfaire la demande internationale \n\nSe donner les moyens de discerner\n\nFace aux solutions mises en avant, deux questions peuvent permettre de guider la réflexion. \nLes « solutions » proposées permettent-elles de s’attaquer aux causes structurelles des changements climatiques ?  \n\nPrenons un exemple. \nEn 2014, plusieurs Etats, institutions internationales et acteurs non-gouvernementaux se sont engagés dans une « Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat ».  \nL’objectif affiché est, au travers d’une instance dédiée, de participer à la création d’un environnement politique et économique favorable au développement d’une agriculture compatible avec la lutte contre le changement climatique. \nMais, derrière cette ambition, se profile la caution apportée au modèle agro-industriel à grande échelle, intensif en capital, en intrants chimiques et en énergies fossiles, et aux « solutions » des grands acteurs privés de l’industrie agro-alimentaire (comme les Organismes Génétiquement Modifiés - OGM). \nOr cette agro-industrie est la principale responsable des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ; et les « solutions » de l’agro-business viennent mettre en danger les agricultures familiales paysannes, pourtant les plus pertinentes face au double défi climatique et alimentaire. \nC’est un changement profond du modèle agricole qui est aujourd’hui nécessaire, en faveur de ces agricultures familiales et paysannes et du développement de pratiques agro-écologiques ancrées dans les territoires. \n\nLes « solutions » proposées se sont-elles construites sur une base démocratique et en cohérence avec l’objectif de justice sociale ? \n \nPrenons un autre exemple. \nLe développement des agro-carburants industriels  bénéficie de politiques de soutien, notamment en Europe au nom de la lutte contre le changement climatique dans le secteur des transports. \nPourtant, ces politiques menacent la sécurité alimentaire des populations du Sud. En effet, le schéma de production de ces agro-carburants (monocultures intensives à grande échelle et à vocation exportatrice) vient concurrencer – et souvent expulser- les agricultures familiales et les cultures vivrières locales. \nMême l’intérêt « climatique » de ces politiques, qui contribuent à la déforestation, est questionné. \nPeut-on accepter qu’une « solution climat » se traduise par une pression accrue sur l’environnement et à une violation des droits des populations locales ? \nOn parle ainsi de « fausses solutions » pour désigner cette multitude de projets imposés « d’en haut », dans un objectif de recherche de nouveaux marchés pour des grands acteurs privés du système économique mondialisé : elles ne sont pas pensées par et pour les populations locales. \n\nQuestions pour un partage  :\nComment déterminer qu’une pratique/politique mise en œuvre au nom de la lutte contre le changement climatique constitue une bonne ou une mauvaise solution ? \nQuelles expériences vécues sur nos territoires pouvons-nous partager à ce propos ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-tentation-des-fausses-solutions/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-tentation-des-fausses-solutions/","name":"La tentation des fausses solutions - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-09T14:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","description":"Dans son discours aux mouvements populaires (octobre 2014), le Pape François déclarait : « Un système économique axé sur le dieu argent a aussi besoin de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-signe-la-petitition-pour-demander-labandon-de-laccord-ue-mercosur/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-signe-la-petitition-pour-demander-labandon-de-laccord-ue-mercosur/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Je signe la pétitition pour demander l&rsquo;abandon de l&rsquo;accord UE Mercosur","datePublished":"2020-09-16T03:25:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-signe-la-petitition-pour-demander-labandon-de-laccord-ue-mercosur/"},"wordCount":220,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accords de libre échange","Agriculture","Amérique Latine / Caraïbes","Droits humains","Mercosur (marché commun de l'Amérique du Sud)","Régulation des multinationales","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Abandonnez l'accord UE Mercosur \n\n\n\nPour s&rsquo;opposer &agrave; cet accord UE-Mercosur dont l&rsquo;impact sur les for&ecirc;ts, le climat et les droits humains serait d&eacute;sastreux, des actes sont n&eacute;cessaires. \n\n\n\nMonsieur le Pr&eacute;sident, vous devez vous y opposer et vous assurer que cet accord de commerce n&eacute;goci&eacute; entre l&rsquo;Union europ&eacute;enne et le Mercosur soit rejet&eacute; par les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE et d&eacute;finitivement enterr&eacute;.\n\n\n\nMerci d'avoir sign&eacute;!:writing_hand:\n\nVous venez de signer une lettre pour demander au Pr&eacute;sident Emmanuel Macron d'abandonner d&eacute;finitivement l'accord commercial de libre &eacute;change entre l'Union Europ&eacute;enne et les pays du MercosurSi nous arrivons &agrave; prouver que les&nbsp; Fran&ccedil;ais d&eacute;sapprouvent cet accord en raison de son impact sur le climat et les droits humains, nous aurons plus de poids pour peser sur les d&eacute;cisions. \n\n\n\n\nPour aller plus loin :  \n- Accord Mercosur :  quels risques pour le climat et les droits humains? (rapport)\n- Lettre au Président Emmanuel Macron, lui demandant d'abandonner définitivement l'accord UE Mercosur"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-signe-la-petitition-pour-demander-labandon-de-laccord-ue-mercosur/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/je-signe-la-petitition-pour-demander-labandon-de-laccord-ue-mercosur/","name":"Je signe la pétitition pour demander l'abandon de l'accord UE Mercosur - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-09-16T03:25:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:24:30+00:00","description":"Abandonnez l'accord UE Mercosur Pour s&rsquo;opposer &agrave; cet accord UE-Mercosur dont l&rsquo;impact sur les for&ecirc;ts, le climat et les droits","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-femmes-et-enfants-sont-de-corvee-deau/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-femmes-et-enfants-sont-de-corvee-deau/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cameroun : Femmes et enfants sont de corvée d&rsquo;eau","datePublished":"2013-11-11T11:23:00+00:00","dateModified":"2024-12-17T14:05:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-femmes-et-enfants-sont-de-corvee-deau/"},"wordCount":945,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accès à l'eau","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En dépit de ses importantes réserves, le Cameroun ne satisfait pas les besoins en eau de sa population. Les conséquences pour tous sont lourdes avec notamment une augmentation des maladies liées à l’eau. Face à des politiques publiques inefficaces, la société civile se mobilise.\n\nLe Cameroun compte une vingtaine de fleuves navigables, mais non aménagés. Les nappes phréatiques sont gorgées d’eau, à portée de main. Le pays possède donc largement de quoi fournir de l’eau courante à tous ses habitants. Mais à Yaoundé, la capitale, comme dans la plupart des villes et villages du pays, il n’y a pas d’eau courante de façon continue. Coupures intempestives, pollution, maladies liées à l’eau, la situation est explosive car elle est devenue intenable pour les Camerounais.\n\nDepuis les programmes d’ajustement structurel, à la fin des années 1980, la situation n’a cessé de se dégrader. Pour bénéficier de l’annulation de la dette, les autorités ont sacrifié les secteurs sociaux, stoppant la création de nouvelles canalisations, arrêtant l’entretien de l’existant, et bloquant la formation et le rajeunissement du personnel. Enfin, elles ont « saucissonné » la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec) pour mieux la privatiser. L’eau courante est désormais gérée par deux entités : une société publique de patrimoine, baptisée Camwater, s’occupe de la production, tandis qu’une société privée, la Camerounaise des eaux (CDE), gère la distribution et la facturation.\nUn stress permanent\nAlors que certains quartiers sont privés d’eau depuis des mois, voire des années, les plus chanceux sont rationnés en eau « potable », deux à cinq heures par semaine et par quartier. Très souvent, les habitants ne savent pas quand l’eau va couler des robinets. C’est le stress et l’attente permanente de jour comme de nuit. Selon Ernest Yene président de la Fondation conseil jeune (FCJ) [[La FCJ est la Fédération d’associations de jeunes du pays la plus importante. Depuis 2003, ses bénévoles mènent un projet d’éducation et d’entretien des points d’eau dans plusieurs régions du pays, appelé Premi (Protection d’eau et de milieu).]] : « Cette situation engendre de nombreuses conséquences pour la population : problèmes de santé, pénibilité de la vie, accroissement de la pauvreté, augmentation du coût de la vie avec l’augmentation du coût de l’eau, problèmes d’insécurité (viols, agressions) pour les femmes et les enfants qui vont chercher de l’eau loin de chez eux, nuitamment ou très tôt le matin, perturbation du rythme scolaire... »\n\nAinsi, chacun se débrouille comme il peut pour s’approvisionner, en fonction des moyens. Les plus nantis se font creuser des forages dans leurs concessions et les pauvres se tournent vers les mares, les rivières, les puits et autres marigots. « Toute eau est bonne à prendre !  », affirme un habitant. Mais personne ne sait si ces eaux sont potables. Les maladies liées à l’eau sont en augmentation dans le pays. Ainsi, le choléra a fait plus de 2 000 morts entre 2009 et 2011 d’après le ministère de la Santé publique.\nDes politiques publiques mal organisées et inefficaces\nLes pouvoirs publics camerounais ont mis en place des actions d’urgence pour tenter de distribuer de l’eau : en zones rurales via des forages et des puits, et en zones urbaines où des camions distribuent de l’eau deux à trois fois par semaine dans certains quartiers.\n\nPar ailleurs, deux grands projets sont en cours dans les deux plus grandes villes du pays : la rénovation d’une station de traitement de l’eau sur le fleuve Méfou près de Yaoundé, et le drainage d’eau pluviale à Douala. Néanmoins, le problème est national et concerne toutes les communes. La gestion centralisée de l’eau ne fait qu’empirer les choses. La décentralisation effective est certainement une solution, à condition que les mairies disposent des moyens financiers pour recruter les ressources humaines qualifiées afin de fonder des services municipaux. Un partage d’expérience avec des communes d’autres pays pourrait être opportun à cet effet.\nLa société civile interpelle\nLa société civile, à travers le réseau Dyna mi que citoyenne (DC), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a interpellé les gouvernants et mobilisé l’opinion sur l’accès à l’eau potable pour tous. Elle a organisé le 22 mars à Yaoundé « la plus longue file d’attente d’eau au monde ». Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel, après deux semaines d’information et de sensibilisation dans les quartiers de la capitale et dans les régions du pays. Deux films-reportages ont été réalisés et les médias ont été mis à contribution.\n\nDepuis les années 1990, la société civile s’est emparée du problème. De nombreuses associations et ONG accompagnent les communautés dans l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Et depuis 2011, DC collecte de l’information à travers le suivi du Budget d’investissement public (Bip). En 2012, il réalisait un sondage sur le sujet. Le réseau va poursuivre son action d’interpellation avec la conviction qu’il est de la responsabilité des pouvoirs publics d’assurer l’accès à l’eau potable pour tous. Le 10 décembre, journée des droits de l’homme, sera l’occasion d’une mobilisation citoyenne d’ampleur pour l’accès à l’eau pour tous."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-femmes-et-enfants-sont-de-corvee-deau/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cameroun-femmes-et-enfants-sont-de-corvee-deau/","name":"Cameroun : Femmes et enfants sont de corvée d'eau - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-11T11:23:00+00:00","dateModified":"2024-12-17T14:05:35+00:00","description":"En dépit de ses importantes réserves, le Cameroun ne satisfait pas les besoins en eau de sa population. Les conséquences pour tous sont lourdes avec","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-migrants-en-ardeche-une-region-rebelle-et-fraternelle/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-migrants-en-ardeche-une-region-rebelle-et-fraternelle/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;accueil des migrants en Ardèche, une région rebelle et fraternelle","datePublished":"2018-05-17T17:40:56+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-migrants-en-ardeche-une-region-rebelle-et-fraternelle/"},"wordCount":1310,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations","Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Ardèche, de nombreux collectifs se sont créés pour venir en aide aux familles de migrants déboutées du droit d’asile. Du plateau de Lamastre en passant par Tournon et Privas, puis en descendant vers l’Ardèche méridionale, nous avons rencontré des homme et des femmes révolté·e·s par le sort réservé à ces personnes migrantes.\n\n\n\nIl y a deux ans, dans l’urgence, à l’appel du collectif de la ville voisine de Tournon, une poignée d’habitants du pays de Lamastre se sont mobilisés pour accueillir un couple d’Arméniens d’une soixantaine d’années. Il risquait de se retrouver à la rue à sa sortie du Cada (Centre d’accueil des demandeurs d’asile). Quelques semaines plus tard, l’association Accueil migrants de la vallée du Doux était née.\n\n« Ici, nous sommes en terre protestante et il y a une vraie unité des chrétiens autour de l’accueil des migrants »,  explique Jacques, 65 ans, militant de longue date du CCFD-Terre Solidaire. Pour n’exclure personne, les militants décident de créer une association laïque. « Des personnes qui se faisaient une fausse idée des migrants nous ont rejoints. À leur contact, elles ont découvert un autre visage. »\n\n\n« Ici, nous sommes en terre protestante et il y a une vraie unité des chrétiens autour de l’accueil des migrants » - Jacques, 65 ans, militant de longue date du CCFD-Terre Solidaire\n\n\nDes renforts bienvenus, car l’association suit désormais deux autres familles. Deux d’entre elles ont reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et doivent se rendre chaque semaine au commissariat. Pour suivre les dossiers de ces déboutés, expulsables à tout moment, il faut de solides compétences juridiques que n’ont pas ces militants. C’est la Cimade et l’Asti (Association de soutien aux immigrés), deux associations spécialisées dans l’accompagnement des migrants, qui les appuient en cas de besoin. Un maillage de terrain entre associations et collectifs locaux, indispensable pour consolider cet engagement citoyen exigeant.\n\nComme beaucoup de personnes investies auprès des migrants, Jacques, producteur de fromage de chèvre – à la retraite depuis peu –, est en colère : « C’est une honte d’accueillir les gens comme ça. En France, on est soumis au diktat du Front national qui impose ses idées. Et les partis politiques, par populisme, suivent et font de la surenchère. Ce ne sont pas 100 000 demandeurs d’asile qui vont changer la physionomie de la France. On est 8 milliards sur terre, l’argent circule, les paradis fiscaux sont partout, nos enfants voyagent en Europe et ailleurs, mais les pauvres, eux, n’ont pas le droit de circuler. »\n\n\n\nL’Ardèche, terre de brassage\n\nEn 2010, l’Insee recensait 14 840 immigrés en Ardèche, soit 4,7 %  de la population du département : réfugiés arméniens, espagnols, juifs d’Europe de l’Est ; Laotiens, Cambodgiens, Italiens, Polonais, harkis, et migrants économiques venus d’Europe ou d’Afrique. Puis, dans la foulée de mai 68, se sont installés des néoruraux. Des jeunes attirés par le retour à la terre, mais aussi par des envies de vivre et de produire différemment. Un mouvement alternatif qui continue à nourrir le militantisme d’aujourd’hui.\n\nL’Ardèche fut aussi une terre d’exil.  Après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, les protestants furent contraints de fuir et de s’exiler [[La révocation de l’édit de Nantes en 1685, par Louis XIV, vise à faire disparaître les Églises réformées et contraint les protestants à la clandestinité ou à l’exil]]. « Une violence qui est restée dans la mémoire collective, explique Anne-Marie de l’Entraide protestante. Nous sommes tous des huguenots résistants. Nous sommes restés méfiants vis-àvis du pouvoir central, et si nous considérons que quelque chose est injuste nous résistons, comme aujourd’hui, pour défendre les droits des migrants. »\n\n\n\n\nDes dynamiques collectives\n\nÀ Tournon, à trente kilomètres au nord-est de Lamastre, le collectif d’aide aux migrants est plus ancien. Il regroupe des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), du CCFD-Terre Solidaire, de l’Entraide protestante, du Secours Catholique, des Restos du Coeur et des membres de la veille paroissiale.\n\nAujourd’hui, grâce à l’appui d’une bonne centaine de donateurs, le collectif arrive tant que bien que mal à loger – parfois dans l’illégalité – seize familles.  Mais l’accompagnement ne s’arrête pas là : cours de français pour les adultes, aide aux devoirs pour les enfants, sensibilisation dans les écoles, mais aussi rendez-vous chez le médecin, l’avocat ou au tribunal, les militants sont sur tous les fronts. Ils apportent aussi un vrai soutien moral dans les périodes les plus difficiles.\n\nL’espoir pour ces déboutés repose sur la circulaire Valls de 2012. Elle ouvre la possibilité d’une régularisation après cinq années passées en France, à condition d’avoir un enfant scolarisé depuis trois ans. Mais cette circulaire n’a pas force de loi. Et son interprétation, au cas par cas, est laissée à la discrétion de chaque préfecture. Les associations réclament donc avec force que ce texte devienne une loi.  \n\nDurant ces cinq années, les migrants n’ont pas le droit de travailler.  Ils reçoivent 150 euros par enfant du conseil départemental de l’Ardèche et bénéficient de l’Ame (aide médicale d’État). « De quel droit empêche-t-on les gens de travailler,  s’indigne Charles, militant du CCFD-Terre Solidaire. Le travail est un droit fondamental. Le pape François nous l’a rappelé en citant les trois T : Terre, Toit, Travail [[Dans un discours du pape, à la deuxième rencontre mondiale des Mouvements populaires en 2014.]] »\n\n\n« De quel droit empêche-t-on les gens de travailler, s’indigne Charles, militant du CCFD-Terre Solidaire ? Charles, militant du CCFD-Terre Solidaire »\n \n\nToutes les personnes rencontrées dénoncent l’hypocrisie de ces lois qui créent des clandestins, contraints pour survivre de travailler au noir – quand ils trouvent un peu de travail – en acceptant parfois des salaires de misère. Sesily, Albanaise au fin visage, mère de trois enfants, est arrivée en France il y a cinq ans. Comme beaucoup de migrantes rencontrées, elle fait du bénévolat au Secours Catholique et dans une maison de retraite : « Les personnes âgées sont contentes de me voir, elles m’attendent. Cela me donne de la force pour continuer. » Bien intégrée, la jeune femme s’inquiète pour son mari qui, comme de nombreux déboutés, supporte mal de ne pas pouvoir travailler.  « Il a perdu son statut de chef de famille. Ne pas pouvoir travailler, ça casse les hommes, explique-t-elle. C’est très difficile de dépendre toujours des autres. »\n\nLes enfants eux s’adaptent vite et parlent français en quelques mois. « Ils sont notre espoir. Ils savent qu’on compte sur eux », disent les mamans, conscientes du poids qu’elles font peser sur les épaules de ces enfants souvent déjà très marqués. « Mon mari, raconte Christina, a été arrêté et envoyé deux fois en centre de rétention. Depuis, chaque fois qu’on frappe à notre porte, ma fille de treize ans se met à trembler. Elle a peur que ce soit les gendarmes. »\n\n\nA Privas, les militants ne lâchent rien \n\n\n\nLire la suite du reportage dans le n°304 de Faim et Développement, disponible sur abonnement payant. \n\nHélène Jullien\n\nAller plus loin sur l'accueil des migrants en Ardèche avec les Échos du CCFD-Terre Solidaire, une émission RCF :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-migrants-en-ardeche-une-region-rebelle-et-fraternelle/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccueil-des-migrants-en-ardeche-une-region-rebelle-et-fraternelle/","name":"L'accueil des migrants en Ardèche, une région rebelle et fraternelle - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-05-17T17:40:56+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:40:17+00:00","description":"En Ardèche, de nombreux collectifs se sont créés pour venir en aide aux familles de migrants déboutées du droit d’asile. Du plateau de Lamastre en passant","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sommet-de-la-cop-20-a-lima-decembre-2015/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sommet-de-la-cop-20-a-lima-decembre-2015/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sommet de la COP 20 à Lima (décembre 2015)","datePublished":"2014-12-12T16:45:39+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sommet-de-la-cop-20-a-lima-decembre-2015/"},"wordCount":557,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que les Etats s’apprêtent à s’accorder sur une déclaration commune devant clôturer la COP20 de Lima et poser les premiers jalons pour un accord à Paris l’an prochain, une fois encore, le secteur agricole n’a fait l’objet d'aucune discussion officiellement. Pourtant, en marge des négociations, le concept « d'agriculture intelligente face au climat » était dans toutes les bouches.\n\n\n\nLe secteur agricole est un sujet clef pour les négociations climatiques. En effet, 23% des émissions de gaz à effet de serre lui sont attribuables. Les paysans sont aussi, sans aucun doute, les premières victimes des impacts des changements climatiques.  \nLes 805 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde nous le rappellent : les systèmes alimentaires ne parviennent pas à subvenir aux besoins de tous aujourd’hui. \nD’ici 2080, les changements climatiques entraineront 600 millions de personnes supplémentaires vers l’insécurité alimentaire. Raréfaction des pluies, chute des rendements et de la qualité nutritionnelle des aliments, appauvrissement des sols. Climat, agriculture et sécurité alimentaire et nutritionnelle sont indissociables.\n\nPourtant, les Etats ne parviennent pas à répondre à cet enjeu dans le cadre de la COP. Les divergences entre pays sont encore très importantes. Certains, comme les États-Unis, le Brésil ou encore l’Argentine, dont les modèles agricoles sont les plus polluants s’efforcent d’éviter toute discussion concernant des modèles agricoles durables au service de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous. \nPire, l'unique mention faite de la sécurité alimentaire pourrait ne pas être intégrée au texte de décision de Lima. Certaines branches de l’agriculture ont cependant été mentionnées dans les textes, comme l’agroforesterie et le sylvopastoralisme qui deviennent de nouvelles activités éligibles pour des financements dans les mécanismes de développement propre (MDP). On ne peut que craindre les effets négatifs de la financiarisation des ressources naturelles, des terres et des matières premières agricoles qu’entrainent de tels mécanismes.\n\n\nLe rideau de fumée de l'agriculture intelligente face au climat\n\nEn marge de l’assemblée plénière, il a été beaucoup question d’une certaine agriculture : l’agriculture intelligente face au climat (climate smart agriculture). \nAteliers, événements, publications et communiqués de presse … Pour beaucoup cette agriculture semble être une « solution miracle » et il devient ainsi de plus en plus clair que l’Alliance globale qui l’a porté pourrait devenir  l’antichambre des négociations sur l’agriculture. \nNous craignons fort que dans les prochains mois, ce soit cette expression fourretout et auto-proclamée qui apparaisse dans les textes officiels validant ainsi certaines pratiques agricoles qui pourraient être nuisibles à l’environnement et à la sécurité alimentaire.  \nEn attendant, la trentaine de membres de l’Alliance parmi lesquels la France, les Etats-Unis mais aussi McDonalds’, Cargill et Yara se réuniront la semaine prochaine à Rome pour continuer le travail sur l’initiative… et avancer ce cheval de Troie en parallèle des négociations officielles et du cadre de gouvernance des Nations Unies.\n\nContacts presse  \nAction contre la faim : Karima Zanifi : kzanifi@actioncontrelafaim.org 01 70 84 72 37\nAgronomes et Vétérinaires Sans Frontières : Christophe Lebel : 01 43 94 73 48\nCCFD- Terre Solidaire  : Karine Appy, 06 66 12 33 02\nGERES : Mathieu Grapeloup m.grapeloup@geres.eu"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sommet-de-la-cop-20-a-lima-decembre-2015/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sommet-de-la-cop-20-a-lima-decembre-2015/","name":"Sommet de la COP 20 à Lima (décembre 2015) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-12-12T16:45:39+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:03+00:00","description":"Alors que les Etats s’apprêtent à s’accorder sur une déclaration commune devant clôturer la COP20 de Lima et poser les premiers jalons pour un accord à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/malgre-les-promesses-du-gouvernement-larmee-birmane-continue-dattaquer-et-de-torturer-les-populations-civiles-dans-letat-kachin/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/malgre-les-promesses-du-gouvernement-larmee-birmane-continue-dattaquer-et-de-torturer-les-populations-civiles-dans-letat-kachin/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Malgré les promesses du gouvernement, l&rsquo;armée birmane continue d&rsquo;attaquer et de torturer les populations civiles dans l&rsquo;État Kachin","datePublished":"2014-02-05T17:45:50+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/malgre-les-promesses-du-gouvernement-larmee-birmane-continue-dattaquer-et-de-torturer-les-populations-civiles-dans-letat-kachin/"},"wordCount":842,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et Info Birmanie dénoncent les attaques et l'usage de la torture à l'encontre des populations civiles perpétrés par l'armée birmane dans l'Etat Kachin et expriment leur vive inquiétude quant à l'intensification du conflit. \n\n\n\nAlors que le président Thein Sein avait promis la paix dans tout le pays et s'était engagé pendant l'été 2013 à y parvenir « dans les prochaines semaines », les combats ne font que s'intensifier, tandis que la zone de conflit s'est encore étendue au nord (district de Putao). Même en pleines négociations de paix, l'armée birmane continue d'attaquer des groupes ethniques, en ciblant notamment les populations civiles.\n\n\nPour rappel, la guerre civile qui sévit dans cette province du nord de la Birmanie depuis juin 2011 a déjà entrainé le déplacement de 100.000 civils.\n\n\nLe 30 janvier 2014, dans le village de Nam Gau (district de Mansi), les soldats de l'armée birmane ont tiré sur les villageois qui s'enfuyaient et capturé 18 d'entre eux.\n\n\nLe 31 janvier, le village de Nam San, situé un peu plus au sud, a également été la cible de tirs d'obus de mortier et de mitrailleuse. Un soldat de l'Armée indépendante Kachin (KIA) qui était sur place pour défendre le village, a été tué. La plupart des habitants de ces villages avaient déjà fui en raison de précédentes attaques, mais ce second assaut a entraîné la fuite de l'ensemble des villageois.\n\n\nL'organisation Free Burma Rangers, sur place pour une mission médicale, a également découvert les corps de 3 personnes présentant des marques évidentes de torture. Ils auraient été tués suite aux affrontements de novembre 2013 dans le village Nam Lim Pa qui ont fait au moins 7 morts et ont forcé plus de 2000 personnes à rejoindre des camps de fortune gérés par les associations locales. D'autres témoignages récents de torture par les soldats de l'armée birmane ont également été collectés par Free Burma Rangers et des organisations locales.\n\n\nLes accords de cessez-le-feu conclus par le gouvernement de Thein Sein avec plusieurs groupes ethniques armés ont été salués par la communauté internationale comme l'un de ses plus grands succès. Et pourtant, depuis que Thein Sein est président (août 2012), plusieurs conflits se sont intensifiés : plus de  250 000 personnes ont fui leurs villages à cause des attaques et des violations des droits de l'Homme. Les exactions commises dans les États Shan et Kachin sont récurrentes : viols, tortures, exécutions, incendies criminels, pillages, travail forcé, passages à tabac, utilisation d'enfants soldats etc.\n\n\nEnfin, la répartition du budget gouvernemental en dit long sur les intentions du gouvernement alors que les dépenses militaires augmentent chaque année et constituent le premier poste de dépense de l'État.\n\n\n« Le CCFD-Terre Solidaire dénonce les exactions perpétrées à l'encontre des populations civiles. Nos 4 partenaires et alliés kachins sont chaque jour témoins des conséquences de ces graves violations. Ainsi depuis le début du conflit, l'association locale Kachin Women Association in Thailand (KWAT) a répertorié 59 cas de violences sexuelles commises par les soldats de l'armée Birmanie à l'encontre de femmes kachins », déclare Juliette Louis-Servais, chargée de mission Birmanie au CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n« Il y a peu de progrès de la part du gouvernement pour s'engager vers un véritable cessez-le-feu. Tandis que le peuple Kachin et les autres minorités souffrent, la communauté internationale continue d'ignorer en grande partie ces terribles atteintes aux droits de l'Homme et, au contraire, récompense le gouvernement en privilégiant les intérêts économiques », indique Célestine Foucher, coordinatrice d'Info Birmanie\n\n\nInfo Birmanie et le CCFD-Terre Solidaire appellent la France et l'Union Européenne, à adopter une position ferme afin de persuader le président Thein Sein, son gouvernement et l'armée birmane de mettre fin aux violences contre la population Kachin et permettre un libre accès à l'aide humanitaire dans les zones touchées. \n\n\nEn savoir plus :\n\n\n\n Des milliers de villageois pris au piège par les combats dans l'État Kachin - Novembre 2013 - (Lire) En Birmanie, le viol est toujours utilisé comme une arme de guerre - Janvier 2014 -  (Lire) Malgré le cessez-le-feu, les affrontements et les violations des droits de l'homme contre l'ethnie Shan continuent - Novembre 2013 - (Lire) Birmanie, lettre ouverte à François Hollande, à la veille de la visite en France du Président birman Thein Sein (Lire) Pour la mise en place d'une Commission d'enquête pour crimes de guerre en Birmanie (Lire) Dernier rapport de la KWAT \"Burmese Army atrocities against civilians in Putao, northern Kachin State\" (Lire)\n\n\nContacts presse:\nInfo Birmanie: Célestine Foucher, 0662806133\nCCFD-Terre Solidaire: Karine Appy, 01 44 82 80 67 / 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/malgre-les-promesses-du-gouvernement-larmee-birmane-continue-dattaquer-et-de-torturer-les-populations-civiles-dans-letat-kachin/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/malgre-les-promesses-du-gouvernement-larmee-birmane-continue-dattaquer-et-de-torturer-les-populations-civiles-dans-letat-kachin/","name":"Malgré les promesses du gouvernement, l'armée birmane continue d'attaquer et de torturer les populations civiles dans l'État Kachin - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-02-05T17:45:50+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:39+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire et Info Birmanie dénoncent les attaques et l'usage de la torture à l'encontre des populations civiles perpétrés par l'armée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-du-ccfd-terre-solidaire-aux-annonces-du-g20-finances-sur-les-reformes-fiscales-internationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-du-ccfd-terre-solidaire-aux-annonces-du-g20-finances-sur-les-reformes-fiscales-internationales/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Réaction du CCFD-Terre Solidaire aux annonces du G20 Finances sur les réformes fiscales internationales","datePublished":"2021-07-10T18:00:48+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-du-ccfd-terre-solidaire-aux-annonces-du-g20-finances-sur-les-reformes-fiscales-internationales/"},"wordCount":530,"commentCount":13,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Impunité des multinationales","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les ministres des Finances des pays du G20, réunis à Venise, ont annoncé leur soutien aux négociations fiscales en cours à l’OCDE, dans la suite de la déclaration du Cadre inclusif de la semaine dernière et du G7 de juin. Les discussions vont continuer jusqu’en octobre pour finaliser l’accord, dont certains éléments, notamment le taux minimum effectif, font encore l’objet de négociations. Cependant, le soutien du G20 ne doit pas masquer les grandes lacunes de l’accord proposé, qui va bénéficier nettement aux pays les plus riches, au détriment des pays en développement.\n\nPour Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire : « L’accord en négociations est très problématique tant sur son ambition pour imposer les multinationales en fonction de leurs activités réelles, que sur son impact déséquilibré sur les pays du Sud. ».\n\nUne véritable refonte du système fiscal devrait permettre d’imposer les multinationales là où elles ont leurs activités, pas en fonction de leurs sièges sociaux ou uniquement de leurs ventes. Pourtant, les règles en négociations vont avantager avant tout les pays des maisons-mère des multinationales et les pays de marché, les Etats du G7 devraient donc récupérer 60% des recettes supplémentaires. Les pays en développement, qui accueillent bien des activités de multinationales sur leurs territoires, seront lésés.\n\n« Cela conduirait tout simplement à renforcer les inégalités entre Etats les plus riches et les plus pauvres de la planète : c’est tout à fait injuste et c’est inacceptable, qui plus est pendant une crise mondiale. »\n\n« Par ailleurs, si le taux d’imposition minimum effectif reste défini à 15%, cela risque de graver dans le marbre une faible imposition des multinationales et une course à la baisse des taux, alors que les Etats ont besoin de recettes fiscales pour faire face aux grands défis actuels, comme la réduction des inégalités et les dérèglements climatiques » conclut Lison Rehbinder. \n\nContacts :  \n\nSophie Rebours : 07 61 37 38 65 - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\nLison Rehbinder : 06 31 29 11 60 - l.rehbinder@ccfd-terresolidaire.org\n\nNotes aux rédactions  \n\n- Ces dernières semaines, malgré une déclaration du Cadre Inclusif signée par la plupart des Etats membres des négociations, plusieurs Etats émergents ou en développement, comme l’Argentine ou l’Inde ont fait connaître leurs réserves sur l’accord en discussion, tandis que le Nigéria et le Kenya n’ont pas signé la déclaration. L’ATAF, qui coordonne les administrations fiscales africaines, a rappelé dans son analyse de la déclaration OCDE, que « des pressions politiques ne devraient pas être exercées sur les pays pour qu'ils appliquent ces règles ou rejoignent le Cadre Inclusif ». Des ONG africaines ont appelé leurs gouvernements à rejeter l’accord. \n\n\n- Précédentes réactions du CCFD-Terre Solidaire sur ces négociations :\nsuite au communiqué du G7 du 5 juin 2021\nsuite à la déclaration du cadre inclusif de l’OCDE du 1er juillet."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-du-ccfd-terre-solidaire-aux-annonces-du-g20-finances-sur-les-reformes-fiscales-internationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reaction-du-ccfd-terre-solidaire-aux-annonces-du-g20-finances-sur-les-reformes-fiscales-internationales/","name":"Réaction du CCFD-Terre Solidaire aux annonces du G20 Finances sur les réformes fiscales internationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-07-10T18:00:48+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:50:48+00:00","description":"Les ministres des Finances des pays du G20, réunis à Venise, ont annoncé leur soutien aux négociations fiscales en cours à l’OCDE, dans la suite de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-multinationales-accord-sur-une-mesure-europeenne-inefficace/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-multinationales-accord-sur-une-mesure-europeenne-inefficace/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Transparence fiscale des multinationales : accord sur une mesure européenne inefficace","datePublished":"2021-06-01T21:38:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-multinationales-accord-sur-une-mesure-europeenne-inefficace/"},"wordCount":1136,"commentCount":15,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Fraude fiscale","Justice économique"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Conseil et le Parlement européen ont annoncé ce mardi 1er juin avoir trouvé un accord sur la directive transparence fiscale des multinationales, mais les amendements retenus rendent cette mesure inefficace. Les ONG dénoncent un véritable échec dans la lutte contre l’évasion fiscale.\n\n\n\nLa transparence fiscale est une mesure simple et essentielle pour lutter contre l’évasion fiscale, qui fait perdre des centaines de milliards chaque année aux Etats et aggrave les inégalités. Malgré les scandales d’évasion fiscale à répétition, l’opacité demeure sur les impôts réellement payés par les grandes multinationales.\n\nEn obligeant les grandes entreprises multinationales à publier des informations sur leur activité économique réelle et les impôts payés dans chacun des pays où elles opèrent, le reporting pays-par-pays public devrait justement permettre de vérifier que les entreprises paient leur juste part d’impôts en fonction de leurs activités réelles sans procéder à des montages d’évasion fiscale. Malheureusement, le compromis annoncé par le Conseil et les rapporteurs du Parlement européen dénature complètement la mesure, qui n’a de « reporting pays-par-pays public » que le nom.\n\nEn effet, l’accord négocié entre les institutions européennes limite la portée géographique du reporting : les entreprises devront seulement rendre compte de leurs activités dans les Etats Membres de l’Union Européenne et dans les pays figurant sur la liste européenne des paradis fiscaux, liste dont demeurent absents les principaux paradis fiscaux. Alors qu’une seule filiale permet de faire de l’évasion fiscale, il est indispensable que les reportings couvrent tous les pays du monde avec des données pour chaque pays, afin de pouvoir analyser les transferts artificiels de bénéfices entre filiales. Ce recul rend la mesure inopérante, et citoyens et citoyennes du monde entier vont rester dans l’opacité, y compris ceux des pays en développement, encore plus fortement frappés par l’évasion fiscale.\n\nForce est aujourd’hui de constater que la lutte contre l’évasion fiscale a été sacrifiée sur l’autel de la compétitivité des entreprises, les Etats Membres, dont la France, ayant suivi les arguments, pourtant non étayés, de certains lobbys d’entreprises. \n\n« Cette mesure en trompe l’œil n’est pas un vrai reporting pays-par-pays public, elle ne permettra pas de lutter contre l’évasion fiscale des multinationales. Sans une couverture géographique complète, il sera impossible d’analyser les données et de suivre les montages d’évasion fiscale, alors que c’est tout l’intérêt de la mesure. L’Union européenne avait l’occasion de permettre une réelle avancée, au final c’est un véritable échec, et ce sont les lobbys - le MEDEF en tête - qui remportent la mise. »  déclare Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire et coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires.\n\n\n« Les banques européennes sont soumises à une exigence de reporting public depuis 2014, ce qui nous avait permis d’analyser le décalage entre les impôts payés et les activités réalisées. Malheureusement, nous ne pourrons pas faire cet exercice pour les entreprises multinationales avec un reporting où seront exclus les trois quarts des pays, dont des paradis fiscaux de premiers plans comme les Îles Caïmans, la Suisse ou les Bermudes. C’est vraiment regrettable qu’Etats et parlementaires aient cédé aux pressions des lobbys pour amoindrir autant la mesure, alors même qu’elle ne pose aucun problème de compétitivité. » explique Quentin Parrinello, responsable plaidoyer à Oxfam France.\n\n « C’est incompréhensible que les Etats membres et les député-es européen-nes aient conclu un accord sur une mesure inefficace. Journalistes, responsables politiques, citoyens et citoyennes du monde entier méritent de savoir combien d’impôts payent réellement les multinationales en fonction de leurs activités réelles : ce compromis bancal ne permettra pas de répondre à cette exigence démocratique.»  regrette Sara Brimbeuf, responsable de plaidoyer à Transparency International France. \n \nCet accord est révélateur de l’absence d’ambition politique des dirigeants et parlementaires européens après des années de débat alors que le manque de ressources pour financer les politiques publiques est aggravé par la crise Covid. Les multinationales pourront malheureusement poursuivre leurs pratiques d’évasion fiscale !\n\nContacts\nCCFD-Terre Solidaire -  Sophie Rebours - 07 61 37 38 65 - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org\n\nTransparency International France - Benjamin Guy - 06 26 48 54 00 - benjamin.guy@transparency-france.org\n\nOxfam France - Pauline Leclère - 07 69 17 49 63 -\n pleclere@oxfamfrance.org \n\nNotes aux journalistes :  \n1.\tLa directive sur le reporting pays-par-pays public a été proposée par la Commission européenne en 2016, à la suite du scandale des Luxleaks. \nLe Parlement avait voté sa position en juillet 2017, le Conseil avait adopté la sienne en février 2021. Les négociations en trilogue avaient débuté seulement fin février.\n\n2.\tAccord du trilogue :\n- Les entreprises devront déclarer leurs activités pays-par-pays pour les pays de l’Union européenne, ceux de la liste noire des paradis fiscaux de l’UE, et ceux restés sur liste grise pendant 2 ans. \n- Les entreprises pourront décider de ne pas publier certaines informations, qu’elles estiment contraire à leur compétitivité, pendant 5 ans\n- La directive pourra être révisée dans 4 ans. \n\n3.\tPour une véritable transparence fiscale des multinationales : l’argumentaire des ONG françaises, qui déconstruit les idées fausses sur le reporting pays-par-pays public\n\n4.\tTransparence fiscale : la France se fait le porte-parole du MEDEF : communiqué du 23 avril 2021. \n\n5.\tL'inclusion de la liste noire et grise des paradis fiscaux ne va-t-elle pas assurer la transparence pour les juridictions les plus préoccupantes ?\n\nNon. La liste européenne des « Etats et territoires non coopératifs » est très problématique et inclut très peu de juridictions préoccupantes telles que les territoires britanniques d'outre-mer, les États-Unis, la Suisse ou Singapour. La liste noire actuelle contient 12 juridictions, tandis que la liste grise en contient neuf. En outre, dans l'économie mondialisée d'aujourd'hui, les actifs financiers peuvent être rapidement déplacés d'un paradis fiscal à un autre, de sorte qu'une transparence efficace exige que les multinationales rendent compte de leurs activités dans chaque pays où elles opèrent. Sans désagrégation, il y aura de nombreux endroits où les entreprises pourront continuer à cacher leurs bénéfices.\n\n6.\t40% des profits des multinationales dans le monde sont délocalisés artificiellement dans les paradis fiscaux, d’après l’économiste français Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-multinationales-accord-sur-une-mesure-europeenne-inefficace/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-multinationales-accord-sur-une-mesure-europeenne-inefficace/","name":"Transparence fiscale des multinationales : accord sur une mesure européenne inefficace - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-06-01T21:38:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:48:59+00:00","description":"Le Conseil et le Parlement européen ont annoncé ce mardi 1er juin avoir trouvé un accord sur la directive transparence fiscale des multinationales, mais","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/denonciation-de-lutilisation-disproportionnee-de-la-force-contre-la-population-civile-pendant-les-manifestations/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/denonciation-de-lutilisation-disproportionnee-de-la-force-contre-la-population-civile-pendant-les-manifestations/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"DÉNONCIATION DE L’UTILISATION DISPROPORTIONNÉE DE LA FORCE CONTRE LA POPULATION CIVILE PENDANT LES MANIFESTATIONS","datePublished":"2021-05-07T16:21:40+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:51:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/denonciation-de-lutilisation-disproportionnee-de-la-force-contre-la-population-civile-pendant-les-manifestations/"},"wordCount":982,"commentCount":16,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 05 mai 2021. Ensemble pour la paix - Colombie et le Réseau France Colombie Solidarités (RFCS) dénoncent l’utilisation disproportionnée de la force par les autorités publiques contre la population colombienne lors des journées de grève nationale et la violation des droits humains par les autorités gouvernementales. \n\n\n\nLe 28 avril dernier a débuté une journée de grève générale en Colombie à l’initiative du Comité national du “Paro” (grève), qui réunit différents syndicats et organisations sociales du pays, afin de protester contre un projet de réforme fiscale du gouvernement colombien. \nCe mouvement s’inscrit dans la continuité des manifestations massives de novembre 2019 réclamant la mise en œuvre de l’Accord de paix de 2016 et les garanties nécessaires à la protection des populations ethniques et paysannes, toujours cibles de violences et d’assassinats. Parmi les autres raisons de la mobilisation figurent le non-respect du point 4 de l'Accord de paix, concernant la substitution des cultures illicites [[France24, Colombia se prepara para volver a las aspersiones con glifosato, disponible aquí.]] , et une série de réformes sociales dans le domaine de la santé et des retraites. À cela s'ajoute la critique de la gestion gouvernementale de la crise sanitaire de la Covid 19. \n\nÀ la suite de cet appel et ce depuis six jours, la population colombienne manifeste dans de nombreuses villes, villages et campagnes, entraînant la mise à l’arrêt du pays du fait de l’importante mobilisation. Le dimanche 2 mai, le président Ivan Duque a demandé le retrait du projet de réforme et le ministre des finances, Alberto Carrasquilla, a annoncé sa démission. \n\nNous tenons à alerter la communauté internationale sur la violente répression des manifestations pacifiques organisées dans tout le pays. En effet, au cours de ces six jours de manifestations, des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont explosé dans différentes villes. A la date du 3 mai 2021, le Défenseur du Peuple déplore 19 morts [[Defensoria del Pueblo, communiqué du 3 mai 2021, disponible ici.]]  . Cependant, les organisations sociales et de défense des droits humains signalent des chiffres plus élevés et font état de nombreuses violations des droits humains. \nAinsi, entre le 28 avril et le 3 mai, l’ONG Temblores a reporté : 26 morts, 1118 cas de violences policières, 761 détentions arbitraires contre les manifestants, 56 dénonciations de disparitions forcées, 17 victimes d’agressions oculaires et 9 victimes de violences sexuelles commises par les forces de l’ordre[[ Source : ONG Temblores, communiqué du 3 mai 2021.]] . Nous attirons l’attention en particulier sur la situation dans la ville de Cali, où les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestants dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 mai. Ces faits ont été publiquement condamnés par la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Marta Hurtado.\n\nAlors que les mobilisations continuent dans certaines régions, et que le Comité national de Grève appelle à une nouvelle journée de mobilisation ce mercredi 5 mai pour exiger la démilitarisation des villes et le retrait d’autres réformes, notamment sur la santé, nous exhortons le gouvernement colombien à  :\n\n-\tRespecter les droits humains et l’intégrité physique des personnes manifestantes, en particulier les jeunes, principales victimes des violences,\n-\tGarantir la prise en charge médicale, juridique et psychologique des victimes de violences, \n-\tReconnaître publiquement les manifestations pacifiques et garantir le droit à la mobilisation des citoyennes et citoyens colombiens, sans criminaliser la mobilisation sociale,\n-\tSuspendre la militarisation des villes et promouvoir le dialogue comme moyen de résolution pacifique des conflits sociaux, \n-\tSanctionner les responsables de violations des droits humains afin de lutter contre l’impunité,\n-\tRéfléchir et travailler avec les organisations de la société civile pour réformer la Police Nationale, dont l’unité spéciale ESMAD,\n-\tAppeler le Défenseur du Peuple et le Procureur Général de la Nation à agir rapidement et dans le respect de leurs fonctions afin de garantir les droits de la population.\n\nNous exhortons la communauté internationale à :\n-\tAppeler au respect du droit à manifester prévu par l’article 37 de la Constitution colombienne,\n-\tDéployer une mission internationale d’observation et d'enquête sur place,\n-\tDénoncer les graves violations des droits humains commises dans le cadre de la répression des manifestations.\n\nNous appelons à agir au plus vite face à cette escalade de violence qui ne cesse de s’amplifier. \n\nEnsemble pour la paix - Vamos por la Paz est un programme mené par un consortium de 23 organisations de la société civile co-financé par l'Agence Française de Développement (AFD) et le Secours Catholique - Caritas France. \n\nSignataires du communiqué  \n\nEn Colombie : CENSAT- Agua viva, CINEP-PPP, Corporación CIASE ; Coalition Colombienne pour le Droit à l'Éducation - CCDE ; Commission Inter ecclésiale de Justice et Paix - CIJP ; Colombia Nuestra ; Instituto Latinoamericano para una Sociedad y un Derecho Alternativos - ILSA ; Amis de la UNESCO ; Enfances 2/32 France-Colombie ; Association- MINGA ; Taller Abierto et Vamos Mujer. \n\nEn France : les membres du Réseau France Colombie Solidarités (RFCS): Action des chrétiens pour l'abolition de la torture - ACAT ; Agir Ensemble pour les Droits Humains - AEDH ; Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - CCFD - Terre Solidaire ; Ecole de la Paix ; Entre Todos France ; France Amérique Latine - FAL ; Travailler Ensemble Jeunes et Engagés - TEJE ; Peace Brigades International PBI - France ; Secours Catholique - Caritas France - SCCF et Solidarité Laïque.\n\nNous suivre sur les réseaux sociaux:\nVamos por la paz sur Facebook et Twitter\nLe Réseau France Colombie Solidarités (RFCS) sur Facebook et sur Twitter"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/denonciation-de-lutilisation-disproportionnee-de-la-force-contre-la-population-civile-pendant-les-manifestations/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/denonciation-de-lutilisation-disproportionnee-de-la-force-contre-la-population-civile-pendant-les-manifestations/","name":"DÉNONCIATION DE L’UTILISATION DISPROPORTIONNÉE DE LA FORCE CONTRE LA POPULATION CIVILE PENDANT LES MANIFESTATIONS - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-05-07T16:21:40+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:51:15+00:00","description":"Le 05 mai 2021. Ensemble pour la paix - Colombie et le Réseau France Colombie Solidarités (RFCS) dénoncent l’utilisation disproportionnée de la force par","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-transparence-fiscale-la-france-se-fait-le-porte-parole-du-medef/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-transparence-fiscale-la-france-se-fait-le-porte-parole-du-medef/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réactive : Transparence fiscale : la France se fait le porte-parole du MEDEF","datePublished":"2021-04-23T11:33:50+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-transparence-fiscale-la-france-se-fait-le-porte-parole-du-medef/"},"wordCount":1198,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","France","Fraude fiscale","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 24 avril 2021. Alors qu’une mesure historique contre l’évasion fiscale - en négociation dans le cadre d’une directive européenne - est à portée de mains, Contexte vient de révéler que la France diffuse un document rédigé en partie par le MEDEF comme document de position française. Ces positions participent d’un travail de sape que la France mène en coulisse pour amoindrir toute chance d’adoption d’un texte efficace, en endossant sans filtre les demandes du premier lobby d’entreprises françaises : garantir la possibilité d’une exemption de publier des informations pendant six ans, et la limitation géographique du reporting, ce qui en annihilerait l’efficacité.\n\n\n\nLa transparence fiscale est pourtant une mesure essentielle pour déceler les montages d’évasion fiscale des entreprises multinationales, et la France s’est plusieurs fois prononcée en faveur d’une mesure européenne. Nos organisations appellent le gouvernement à cesser ce double jeu : il doit défendre cette mesure d’intérêt général plutôt que de se faire le porte-parole des demandes des multinationales qui cherchent à freiner la lutte contre l’évasion fiscale.\n\n«Ces révélations indiquent que le MEDEF a activement participé à la rédaction d’un document de position français : c’est tout simplement choquant, et très inquiétant. Le reporting pays par pays public est une mesure majeure contre l’évasion fiscale, qui permettrait aux journalistes, aux décideurs-euses et aux citoyens et citoyennes dans leur ensemble de connaître le montant des impôts payés réellement par les multinationales. Officiellement soutien de la mesure, l’attitude de la France était de plus en plus ambiguë dans les négociations de cette directive, cherchant à amoindrir le texte, quitte à le rendre inopérant : on comprend maintenant qu’elle a construit sa stratégie en lien avec des grands groupes. Personne n’a intérêt à vider la mesure de sa substance, sauf les multinationales qui voudraient continuer à dissimuler leurs pratiques d’évasion fiscale : c’est incompréhensible que la France se fasse leur porte-parole, plutôt que de défendre une mesure efficace contre l’évasion fiscale» explique Lison REHBINDER, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.\n\n«Le reporting pays par pays public est une mesure simple, déjà appliquée par les banques européennes depuis 2014, grâce à l’impulsion française. De nombreuses multinationales appliquent volontairement cette transparence, plébiscitée également par des investisseurs. Les positions du MEDEF reprises officiellement par la France sont fallacieuses et éculées, et pourraient vider la mesure de toute efficacité. Sous couvert de défendre une directive « équilibrée », la France pourrait faire dérailler les négociations en affirmant ces positions comme lignes rouges. L’évasion fiscale est un fléau qui coûte des milliards d’euros aux Etats chaque année : nous appelons le gouvernement à clarifier sans tarder sa position et à reprendre le leadership de lutte contre l’évasion fiscale !» ajoute Quentin PARRINELLO, porte-parole d’Oxfam France.\n\n«La transparence fiscale est une mesure essentielle, pour déceler les stratégies d’évitement fiscal des entreprises multinationales qui vont jusqu’à des montages d’évasion fiscale, et imposer aux grandes entreprises comme les GAFA la même transparence qu’aux banques. La France doit sérieusement évoluer sur sa position et sur stratégie. Le signal envoyé ici constitue un recul sans précédent dans la position de la France» conclut Sara BRIMBEUF, responsable de plaidoyer flux financiers illicites à Transparency International France.\n \n\nContacts presse :\n\n\nCCFD-Terre Solidaire : Laurine Gatefait, Chargée de communication influence, l.gatefait@ccfd-terresolidaire.org;  - 06 04 49 36 44\nOxfam France : Pauline Leclere, pleclere@oxfamfrance.org - 07 69 17 49 63\nTransparency International France : Benjamin Guy, Responsable de la communication, benjamin.guy@transparency-france.org - 06 38 36 23 68\n\n\nNotes aux rédactions :\n\n\n- L’article publié dans Contexte aujourd’hui : https://www.contexte.com/pouvoirs/briefing/2021/04/23/\n\n - Le reporting pays par pays public est une mesure simple, qui obligerait les entreprises multinationales à publier des informations clés sur les impôts qu’elles payent et leurs activités, dans tous les pays où elles sont présentes. Cette mesure est un outil majeur contre l’évasion fiscale des multinationales : elle permettrait de déceler les montages artificiels vers les paradis fiscaux.\n\n- Les grandes banques européennes mettent déjà en œuvre un reporting public depuis 2014, dans le cadre d’une directive adoptée notamment grâce à l’impulsion de la France.\n\n- Suite aux révélations des LuxLeaks, la Commission européenne a proposé en 2016 un texte de directive sur le reporting pays par pays public étendu aux grandes entreprises de tous les secteurs. Le Conseil a adopté une position sur le texte en février dernier, mettant fin à quatre ans de blocage, et les négociations en trilogue - entre le Conseil, le Parlement et la Commission - ont débuté dans la foulée en vue de l’adoption du texte.\n\n- Les négociations en trilogue vont notamment concerner certains points précis du texte :\n\nPortée géographique et « désagrégation »\nLe Parlement propose que la directive couvre les activités des multinationales dans chacun des pays où elles opèrent, ce qui est le principe même de cette mesure. Le Conseil souhaite qu’elle couvre seulement les activités pays par pays dans les pays européens et ceux de la liste noire des paradis fiscaux, et de manière agrégée pour tous les autres pays : cela rendra impossible de suivre réellement les montages, alors même qu’une seule filiale suffit pour faire de l’évasion fiscale.\nLa France insiste sur la position du Conseil sur la base d’arguments éculés et habituels des lobbys des grands groupes privés : le reporting public est bien compatible avec le reporting non public du plan BEPS de l’OCDE, que les lobbys essayaient déjà d’amoindrir lors de sa négociation, et a bien pour objectif de donner des informations aux autorités publiques de tous les pays d’activité des multinationales.\n \nClause d’échappatoire\nLe Parlement avait introduit une clause d’échappatoire, permettant aux multinationales de ne pas reporter des informations qu’elles estiment commercialement sensibles. Cette disposition est problématique puisqu’elle permettrait à des entreprises de décider de se soumettre ou non au texte, mais avait pour objectif de rassurer sur l’extension géographique à tous les pays du monde. \nLe Conseil souhaite maintenir cette clause d’échappatoire, permettant aux multinationales de reporter leurs informations avec un délai de 6 ans, sans étendre le champ géographique, et la France est identifiée comme le pays qui défend le plus cette disposition, insistant sur le caractère sensible des informations diffusées. \nPourtant, les informations publiées dans le cadre du reporting pays par pays public sont des informations simples, déjà publiées dans différentes bases de données séparées. Les banques européennes publient déjà ces données, et de plus en plus de grandes multinationales les publient volontairement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-transparence-fiscale-la-france-se-fait-le-porte-parole-du-medef/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reactive-transparence-fiscale-la-france-se-fait-le-porte-parole-du-medef/","name":"Réactive : Transparence fiscale : la France se fait le porte-parole du MEDEF - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-04-23T11:33:50+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","description":"Paris, le 24 avril 2021. Alors qu’une mesure historique contre l’évasion fiscale - en négociation dans le cadre d’une directive européenne - est à portée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamour-du-prochain-passe-par-le-respect-de-la-creation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamour-du-prochain-passe-par-le-respect-de-la-creation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;amour du prochain passe par le respect de la création","datePublished":"2015-01-09T17:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamour-du-prochain-passe-par-le-respect-de-la-creation/"},"wordCount":899,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême","Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Si nous sommes privés des services que la nature nous rend gratuitement, alors toute notre intelligence technique ne suffira pas à trouver des solutions de remplacement pour satisfaire nos besoins élémentaires : respirer (de l’air non pollué), boire, manger, regarder et contempler la beauté… À vrai dire, les plus riches de nos contemporains trouveront toujours des solutions : ils achèteront l’air pur et l’eau non polluée. Malgré l’explosion des prix des produits agricoles, ils trouveront toujours à se nourrir. Mais qu’en sera-t-il des couches les plus démunies des populations du globe ?\n\n\n\n\n« Le thème du développement est aussi aujourd’hui fortement lié aux devoirs qu’engendre le rapport de l’homme avec l’environnement naturel. Celui-ci a été donné à tous par Dieu et son usage représente pour nous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir et de l’humanité tout entière. » Pape Benoît XVI , encyclique L’Amour dans la vérité, § 48\n\n\nPour sept milliards d’habitants, 900 millions de personnes souffrent de malnutrition, un milliard vit dans la misère  (selon la Banque mondiale) : les trois-quarts d’entre eux se trouvent en zone rurale. \nCes populations rurales dépendent étroitement des services rendus par les écosystèmes pour survivre. \nCe sont ces écosystèmes qui se dégradent aujourd’hui, non pas à cause des populations démunies qui en dépendent, mais bien plutôt à cause des populations riches qui dégradent notre planète : émissions de gaz à effet de serre, épuisement des ressources en poissons à cause de la surpêche, dégradation de la qualité de l’eau disponible, raréfaction des terres cultivables utilisées pour d’autres usages (biocarburants, extractions minières), exploitation abusive des forêts… \n\n\nTous solidaires… pour le meilleur et pour le pire !\n\nNous vivons une solidarité à l’échelle planétaire : les épidémies, les cyclones et les crises boursières qui se moquent des frontières nationales, nous le rappellent régulièrement. \nLes habitants des zones intertropicales ont à faire face à la multiplicité et à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes (tornades, inondations…), dont les spécialistes disent qu’ils sont très liés au réchauffement climatique. \nÀ nouveau, les spécialistes disent que la plus grande part de ce réchauffement est à rapporter aux activités humaines, surtout la consommation d’énergie carbonée qui est le fait des pays industriels, donc ailleurs que dans les zones tropicales.\n L’Afrique est responsable de moins de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le continent pourrait compter dans les dix ans à venir, quelques dizaines de millions de personnes exposées à des pénuries d’eau causées par le changement climatique.\nLes plus pauvres paient les conséquences des péchés des plus riches !\n\n\nL’amour du prochain… qu’on ne voit pas… qui n’est pas encore né !\n\nEn ces temps de carême consacrés à la solidarité internationale, faut-il dire désormais : aime la nature comme on disait jadis : aime ton prochain !\nNon. Il faut aimer, protéger et respecter la nature, car cette nature permet aux plus pauvres de nos contemporains de survivre. Ceux-ci vivent de la nature qui leur fournit des services non marchands qu’ils ne pourraient de toute façon pas payer, car c’est l’argent qui leur manque. \nL’amour du prochain passe par le développement de tout homme et de tous les hommes. Cet amour passe désormais par la protection d’une nature qui permet aux plus pauvres de se développer, ou au moins de ne pas mourir de faim ni de souffrir de déficit aigu en eau !\nCet amour du prochain, en particulier du prochain pas encore né, passe par le respect et le soin de notre planète, de telle manière que les générations futures puissent y vivre.\n\nLes experts ont déjà ouvert des pistes de solution : la croissance verte, voie à suivre pour passer de l’économie actuelle à une économie durable.\nElle consiste à promouvoir le développement tout en réduisant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, en limitant la production de déchets et le gaspillage des ressources, tout en préservant la biodiversité… Vaste programme. \nCe verdissement de l’économie suppose plusieurs impératifs : décarboniser l’économie en réduisant l’usage du carbone contenu dans les énergies fossiles ; dés-énergiser le développement économique en accroissant les économies d’énergie et l’efficacité énergétique ; promouvoir l’économie circulaire, qui recycle ; promouvoir l’économie de fonctionnalité, qui limite la production et optimise l’usage des produits : moins de voiture, des voitures partagées, le covoiturage, la location… \n\nLa solidarité internationale en ce temps de carême reste plus que jamais d’actualité. Cette solidarité doit affronter les défis d’aujourd’hui. Parmi ceux-ci, l’un des plus urgents et des plus lourds de conséquence pour notre mode de production et de vie, a pour nom : le développement durable. Le mot, trop utilisé, est usé. Mais il signifie : changer notre modèle de production, de consommation et notre style de vie. Changer les politiques publiques.\nEt changer notre manière de regarder le monde et notre manière d’y vivre."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamour-du-prochain-passe-par-le-respect-de-la-creation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamour-du-prochain-passe-par-le-respect-de-la-creation/","name":"L'amour du prochain passe par le respect de la création - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-09T17:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:03+00:00","description":"Si nous sommes privés des services que la nature nous rend gratuitement, alors toute notre intelligence technique ne suffira pas à trouver des solutions","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paysans-du-monde-entier-unissez-vous/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paysans-du-monde-entier-unissez-vous/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paysans du monde entier, unissez-vous !","datePublished":"2011-04-14T11:34:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paysans-du-monde-entier-unissez-vous/"},"wordCount":1467,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Forte de quelque 150 groupes répartis dans près de 70 pays, La Via Campesina, qui affirme aujourd’hui représenter « 200 millions de personnes », s’est affirmée au fil des ans comme un acteur essentiel du monde agricole et porte désormais haut et fort la voix des petits paysans auprès des instances internationales.\n\n\n\nInitiée au début des années 1990, La Via Campesina, « La Voie paysanne », soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, naît officiellement en 1993, à Mons, en Belgique. Lorsque des petits paysans et producteurs venus du monde entier décident d’unir leurs forces pour répondre à la pression qu’ils subissent de la part de leurs politiques agricoles respectives, mais aussi des grands groupe agroindustriels nationaux ou internationaux.\n\nLa Via Campesina est à l’initiative d’une Journée internationale des luttes paysannes, célébrée le 17 avril, en souvenir de l’assassinat, en 1996, de 19 paysans brésiliens par des forces paramilitaires.\n\nSes actions, ses revendications s’organisent autour de plusieurs grands axes :\n\n- la mise ne place d’une véritable réforme agraire \n- le respect de la biodiversité et des ressources génétiques \n- la souveraineté alimentaire \n- la promotion d’une agriculture paysanne durable \n- la question des ouvriers et des migrations agricoles \n- le respect des droits des paysans et des communautés rurales \n- la reconnaissance du rôle des femmes dans l’agriculture.\n\nPluraliste et multiculturelle, La Via Campesina se définit comme un « mouvement autonome, sans affiliation politique, économique ou autre ». Installée depuis 2004 à Jakarta, en Indonésie, son Secrétaire général est Henry Saragih, le président de la Serikat Pertani Indonesia, l’Union des agriculteurs indonésiens, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Rencontre\n\n\n\n\nQuels sont les problèmes auxquels sont confrontés les petits paysans à travers le monde ?\n\nL'un des problèmes majeurs est le manque de terre. Aujourd'hui, dans les campagnes, la terre n'appartient plus aux paysans, mais aux grands groupes agroalimentaires internationaux. Dans certains pays, c'est même la majorité des terres qui est passé sous la coupe de ces compagnies. Et cela ne concerne pas que les pays du Sud. Le phénomène est mondial. Autre problème : celui de leur compétitivité. Toute leur production et leurs moyens de production sont aujourd'hui entre les mains des sociétés qui vendent les graines, les intrants, les pesticides... et qui font les prix. D'autre part, la politique pratiquée par certains pays riches, comme la France, qui préfèrent exporter des produits industriels et importer des denrées alimentaires plutôt que de protéger leur agriculture, conduit à des situations aberrantes. Le Brésil expédie ainsi des millions de tonnes de soja chaque année pour nourrir des porcs élevés industriellement au Danemark, et le Danemark exporte ensuite de la viande de porc en Amérique latine. Le résultat c'est qu'en 1996, lors du Sommet alimentaire mondial, il y avait 825 millions de personnes qui souffraient de la faim dans le monde, aujourd'hui, ils sont près d'un milliard !\n\n\nQuid de la marchandisation des denrées alimentaires ?\n\nLa nourriture est aujourd'hui devenue un objet de spéculation. Les prix n'augmentent pas parce que la production baisse, mais parce qu'ils sont contrôlés par les groupes agroindustriels et que ces denrées sont aujourd'hui cotées aux Bourses de New York ou de Londres, comme le serait n'importe quelle compagnie de téléphonie mobile. Le problème est que si l'on peut se passer de téléphone mobile, il est beaucoup plus difficile de se passer de nourriture. Les produits agricoles ne sont donc pas des produits comme les autres. C'est pourquoi nous pensons que l'Organisation mondiale du commerce ne doit pas s'immiscer dans les affaires agricoles. Il appartient à chaque communauté, à chaque gouvernement de protéger son agriculture si nous voulons que les populations puissent se nourrir avec ce qu'elles produisent. \n\n\nOn parle également d'un appauvrissement de la biodiversité « alimentaire » ?\n\nElle est réelle et s'explique par les efforts entrepris par certains groupes afin de développer et de promouvoir des organismes génétiquement modifiés et de ne plus autoriser les paysans à utiliser des semences « originelles ». Du coup, ceux qui utilisent leurs propres graines se retrouvent ainsi hors-la-loi, criminalisés de fait parce que celles-ci ne sont pas certifiées. Selon la loi, si vous ne disposez pas de ces certificats, vous ne pouvez plus planter vos graines, même si c'est juste pour nourrir votre famille ou vos proches. Aujourd'hui, 53 %, c'est-à-dire la majorité, des semences proposées sur le marché sont déjà contrôlées par moins d'une dizaine de grands groupes transnationaux comme Monsanto ou Syngena. Le pire dans tout ça étant que ces mêmes groupes ne se gênent pas pour prendre nos semences afin de les modifier et d'« inventer » de nouvelles variétés dans leurs laboratoires pour nous les revendre ensuite.\n\n\nLa Révolution verte des années 1960-1970 a pourtant permis de nombreuses améliorations ?\n\nLes seuls bénéfices qui ont été visibles ont été ceux réalisés par les agroindustriels, qui en ont profité pour vendre leurs graines, leurs pesticides et leurs intrants à tour de bras. Les effets négatifs de cette révolution [NDLR : consommation d'énergie, problèmes d'irrigation, utilisation de produits chimiques, appauvrissement et empoisonnement des terres...] dépassent de loin l'amélioration de la production qui en a suivi.\n\n\nDe plus en plus de compagnies achètent aujourd'hui des terres à l'étranger, qu'en pensez-vous ?\n\nC'est un phénomène nouveau. Cet accaparement de terres n'est d'ailleurs pas  dû à de seules compagnies américaines ou européennes, des sociétés chinoises, japonaises, sud-coréennes... achètent également des terres à l'étranger. À La Via Campesina, nous sommes farouchement opposés à ce genre de pratique et demandons qu'une véritable politique de réforme agraire soit entreprise au niveau mondial. La terre doit appartenir à ceux qui la travaillent.\n\n\nQue dire de l'initiative prise par Bill Gates et sa fondation ?\n\nQue Bill Gates veuille redorer son image m'est égal. Par contre, son soutien à l'Agra, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique, est plus inquiétant. Il semble qu'ils aient décidé de reproduire les mêmes erreurs que celles qu'ils ont déjà commises en Asie. La Révolution verte indonésienne a ainsi été soutenue par la Fondation Rockefeller avec l'aide de l'Institut international de recherche sur le riz, basé à Manille, et je suis bien placé pour savoir qu'ils n'ont pas réussi à résoudre les problèmes du monde rural en Indonésie.\n\n\nL'aide apportée par les bailleurs de fonds internationaux, Fonds monétaire international, Banque mondiale, au développement de l'agriculture est-elle suffisante ?\n\nIl faut bien comprendre que même si ces organismes affirment nous aider, il n'en est rien. Il y a bien effectivement quelques programmes de soutien aux plus pauvres, mais cela se réduit à de la distribution de nourriture. Alors que, ce qu'il faut, c'est aider les gens à produire par eux-mêmes. En réalité, le FMI, l'OMC, la Banque mondiale ne sont que des instruments entre les mains des grands groupes transnationaux afin d'imposer leurs lois. Lorsque l'Indonésie était en pleine crise économique, en 1998, le FMI a ainsi débarqué avec une Lettre d'intention pour résoudre cette crise qui se résumait en trois mots : privatisation, libéralisation et dérégulation. Ce qui sur le terrain s'est traduit par la fin des subventions accordées aux paysans et un arrêt des investissements dans les infrastructures agricoles. De son côté, la Banque mondiale, elle, a mis la pression sur le gouvernement indonésien jusqu'à ce que celui-ci introduise des lois légitimant la privatisation de l'eau ou instituant l'obligation de titres de propriété des terres. \nLes secteurs de l'éducation, de la santé se sont ainsi également retrouvés privatisés. Quant à l'OMC, censé réguler le commerce mondial, on voit bien que, dès qu'un problème apparaît, comme par hasard, il y a un « Accord de libre échange bilatéral » qui voit le jour et permet d'échapper aux contraintes. Le but de toutes ces manœuvres étant d'affaiblir le rôle de l'État, d'affaiblir le rôle de la population, et de renforcer le pouvoir des grands groupes.\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paysans-du-monde-entier-unissez-vous/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paysans-du-monde-entier-unissez-vous/","name":"Paysans du monde entier, unissez-vous ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-04-14T11:34:00+00:00","description":"Forte de quelque 150 groupes répartis dans près de 70 pays, La Via Campesina, qui affirme aujourd’hui représenter « 200 millions de personnes », s’est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-message-du-comite-executif-de-la-commission-nationale-justice-et-paix-sur-la-cherte-de-la-vie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-message-du-comite-executif-de-la-commission-nationale-justice-et-paix-sur-la-cherte-de-la-vie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti Message du Comité exécutif de la Commission nationale Justice et Paix sur la cherté de la vie","datePublished":"2008-04-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-message-du-comite-executif-de-la-commission-nationale-justice-et-paix-sur-la-cherte-de-la-vie/"},"wordCount":1198,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Commission Nationale Justice et Paix réagit à l'augmentation du coût de la vie\n\n\n\n\n\nLe 22 février 2008, le Comité Exécutif de la Commission Nationale Justice et Paix, composé des délégués des différents diocèses, s'est réuni.  La question de l'augmentation du coût de la vie était au centre des débats.\n\n\nNous constatons que les prix des produits de première nécessité augmentent constamment, tandis que seulement une portion des salaires augmente ; le chômage fait des ravages.  Ainsi la question de la cherté de la vie révèle des relations d'inégalité entre les groupes et les classes sociales dans le pays.\n\n\nQuelques facteurs qui influencent la cherté de la vie\n\n\nNous ne sommes pas des spécialistes en économie, mais un nombre de facteurs sautent aux yeux.\n\n La montée des prix du carburant sur le marché mondial et national. L'absence de production locale dans notre pays, suite à la négligence systématique du secteur agricole par les gouvernements successifs. L'absence d'encadrement du secteur agricole, qui bénéficie seulement de 4% du budget d'investissement de l'Etat pour 2007-08. La corruption et les monopoles commerciaux encouragent la cherté de la vie. Les transferts de la diaspora vers Haïti souffrent suite à la crise économique.\n\n\nUne grande solidarité citoyenne est nécessaire pour répondre aux difficultés aujourd'hui.  Mais il faut bien se rendre compte : la cherté de la vie frappe les couches pauvres du pays plus durement.  Il faut également distinguer les différents niveaux de responsabilité dans la recherche des solutions.\n\n\nSur la question des responsabilités\n\n\nPersonne ne peut exiger l'impossible, mais chacun doit connaître ses responsabilités et les prendre pleinement au sérieux.\n\n Au parlement de voter des lois et de créer les dispositions légales de la lutte contre la cherté de la vie. De l'exécutif, on attend une vraie politique et stratégie de lutte contre la cherté de la vie, tenant compte des mauvaises conséquences des négligences du passé et des impositions étrangères. Les citoyens, agissant en consommateurs responsables peuvent exercer une influence certaine sur l'économie.\n\n\nSur la protection des secteurs les plus faibles\n\n\nLa Commission Justice et Paix tient à rappeler quelques principes fondamentaux de la vie économique et sociale.\n\n Tout système économique est et reste une création humaine.  Si le marché ne répond pas à son objectif, il faut que les autorités interviennent pour protéger les couches vulnérables.  Cela se fait dans chaque pays, même ceux qui prônent le marché libre. Le Gouvernement doit intervenir dans la vie économique.  Il est responsable pour fixer certaines règles.  Des exemples : Si la production locale et le secteur agricole qui occupe 60 % de la population sont importants, pourquoi seulement consacrer 4% du budget d'investissement de l'Etat à l'agriculture ?  Pourquoi ne pas prévoir plus d'encadrement et de possibilités de crédit pour les paysans ? Exercer un meilleur contrôle sur les activités des ONGs et les programmes d'urgence en milieu rural qui pourraient bien décourager le travail productif en milieu rural. Intervenir dans la question foncière qui menace la sécurité des paysans sur leurs terres. Introduire une gestion et aménagement réels du territoire national pour finalement freiner le gaspillage systématique de certaines ressources. La crise de la maladie aviaire pourrait offrir des opportunités pour redémarrer la production nationale, par exemple par la création de fermes agricoles dans chaque département et la mise en valeur du domaine de l'Etat dans certaines régions.   Aux parlements de créer les instruments légaux nécessaires pour permettre à l'Etat d'intervenir de manière efficace en faveur du secteur agricole. La question du salaire minimum : en ce moment, il monte à 70 gourdes par jour ou 1.750 gourdes pour un mois de travail de 25 jours.  Une commission d'étude aurait recommandé, selon des commentaires, d'augmenter ce montant de 10 % : soit 7 gourdes par jour. Le salaire minimum n'a pas été ajusté depuis près de 10 ans.  Ce ne sont pas les petits salaires qui causent l'inflation.  Au contraire, il est du devoir de l'Etat de protéger les plus vulnérables contre l'effet de l'inflation. La Commission Justice et Paix propose la création d'un indexe des prix des produits de première nécessité et l'indexation automatique du salaire minimum. La Commission rappelle ce que l'Eglise enseigne sur le salaire juste : « Compte tenu des fonctions et de la productivité de chacun, de la situation de l'entreprise et du bien commun, la rémunération du travail doit assurer à l'homme [la personne] des ressources qui lui permettent, à lui et à sa famille, une vie digne sur le plan matériel, social, culturel et spirituel. » (Gaudium et Spes # 67).  L'Eglise d'Haïti a confirmé ce principe en 1990 (Charte de l'Eglise d'Haïti pour la promotion humaine # 29-34). Les gens avaient mis beaucoup d'espoir dans le programme Petro-Caribe pour juguler la cherté de la vie.  Le programme mérite, en dépit des efforts faits, plus d'explication.  Surtout, on pourrait se demander comment l'Etat fait la gestion des fonds créés par le programme ?  S'ils ne servent pas pour augmenter la production nationale, n'est-on pas en train de jeter les bases d'une nouvelle dette internationale dans un nombre d'années ? S'il y a des sacrifices à faire, ceux qui disposent de plus de moyens devraient contribuer davantage.  Ainsi le système des contributions et la taxation par l'Etat doit être juste et équitable ; il doit contribuer à une réelle redistribution des richesses dans le pays.\n\n\nLa Commission Justice et Paix n'a pas de pouvoir et de responsabilité politique.  Nous sommes des citoyens et citoyennes qui animés par leurs convictions de foi chrétiennes prennent la défense des plus faibles dans notre société.  \n\n\nNous exhortons les autorités à prendre des décisions politiques qui aident les plus vulnérables à répondre à leurs besoins.  C'est la seule raison qui justifie l'autorité et le pouvoir politique dont ils disposent.\n\n\nLes urgences sont connus de tous : la cherté de la vie et des produits de la consommation de base, la question des soins de santé dans des conditions acceptables pour les plus démunis, la question de scolarité et l'accès aux écoles pour tous les enfants, la sécurité sociale et l'accès à un habitat digne du nom dans des conditions acceptables.  Il s'agit finalement de la satisfaction des droits fondamentaux des personnes.\n\n\nLe pays ne pourra résoudre ce moment difficile sans la solidarité de tous et de toutes.  Aux responsables politiques de partager équitablement les charges, parce qu'en ce moment ils pénalisent surtout les plus faibles.\n\n\nLe Comité exécutif de la Commission nationale Justice et Paix"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-message-du-comite-executif-de-la-commission-nationale-justice-et-paix-sur-la-cherte-de-la-vie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-message-du-comite-executif-de-la-commission-nationale-justice-et-paix-sur-la-cherte-de-la-vie/","name":"Haïti Message du Comité exécutif de la Commission nationale Justice et Paix sur la cherté de la vie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-04-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:19+00:00","description":"La Commission Nationale Justice et Paix réagit à l'augmentation du coût de la vie Le 22 février 2008, le Comité Exécutif de la Commission Nationale","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre le trafic humain","datePublished":"2005-09-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:35:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/"},"wordCount":419,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le phénomène des trafics humains prend l’allure d’un véritable fléau dans les pays d’Europe centrale et orientale. En 1999, des chiffres d’Interpol faisaient état de 300 000 femmes originaires de ces pays se livrant à la prostitution en Europe. \n\n\n\nLe phénomène n’a fait qu’empirer depuis lors. Le scénario de cette nouvelle pratique esclavagiste est connu. Les filles et, dans une moindre mesure les garçons, sont confrontés au chômage, à la pauvreté, à la violence familiale, à la promiscuité entre générations et aux mirages du supposé eldorado occidental. \nLes victimes sont approchées par des connaissances ou recrutées via des petites annonces proposant des emplois à l’étranger. Sitôt la frontière franchie, leurs papiers leur sont confisqués et elles entrent dans des circuits très organisés de prostitution. La Bosnie-Herzégovine est un pays important de transit pour la prostitution est-européenne. De véritables « marchés aux femmes » y ont vu le jour. \n\nLes partenaires  \nLe CCFD soutient quatre partenaires engagés dans la lutte contre le trafic humain en Europe centrale et orientale : en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Albanie et en Ukraine. Ces associations ont comme point commun d’être sujettes à de nombreuses intimidations et de mener une action à dimensions multiples : prévention, prise en charge des victimes et réinsertion. En Bosnie, le CCFD soutient le Forum international de la solidarité, créé en 1992. \n\nLes réalisations  \nLes associations de la région unissent leurs efforts pour sensibiliser les pouvoirs publics aux conséquences des trafics humains . Leur action de longue haleine nécessite une synergie parfaite que le CCFD s’emploie à renforcer en les mettant en relation entre elles et avec des associations travaillant en France auprès des prostituées. En Bosnie, le Forum international de la solidarité agit sur le plan de la prévention et mène une sensibilisation importante sur le sida. \n\n• L’association anime un centre d’accueil et d’hébergement à Doboj, à 60 km de Tuzla, pour les victimes de trafics humains. Dans un premier temps, elles y bénéficient d’un environnement sécurisé, d’un soutien médical et psychologique ainsi que d’une assistance administrative et juridique. \n\n• Dans un second temps, elles préparent leur réinsertion sociale  grâce à des formations, à des activités génératrices de revenus et à des prêts matériels et financiers. \n\nDe 1999 à 2002, le centre a accueilli 180 femmes victimes de prostitution."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-le-trafic-humain/","name":"Lutte contre le trafic humain - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-09-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:35:48+00:00","description":"Le phénomène des trafics humains prend l’allure d’un véritable fléau dans les pays d’Europe centrale et orientale. En 1999, des chiffres d’Interpol","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marche-en-solidarite-avec-le-peuple-syrien/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marche-en-solidarite-avec-le-peuple-syrien/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Marche en solidarité avec le peuple syrien","datePublished":"2015-03-13T11:05:11+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marche-en-solidarite-avec-le-peuple-syrien/"},"wordCount":349,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre solidaire appelle à une marche de solidarité avec le peuple syrien qui aura lieu demain samedi 14 mars à Paris.\n\n\n\nMars 2011... 2012... 2013... 2014... Mars 2015\nQuatre années de lutte contre les tyrannies de Bachar Al Assad et de Daech :\n• Plus de 202 354 tués (ONU) dont 13 319 enfants (Violations Documentation Center).\n• Entre 28 000 et 80 000 disparus (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme).\n• 11 000 morts sous la torture dans 2 seules prisons du régime à Damas (selon le rapport « César »).\n• 1,5 million de blessés (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme).\n• 60 033 Syriens actuellement en détention (Violations Documentation Center).\n• 66 journalistes tués, 119 enlevés (RSF).\n• 3,8 millions de réfugiés et 6,5 millions de déplacés internes soit 50% de la population (UNHCR).\n• 1,6 million d’enfants déscolarisés (UNICEF).\n• Des villes sinistrées avec des quartiers complètement détruits.\n• Le patrimoine culturel pillé et gravement endommagé.\n\nNous refusons l’impunité aux responsables de crimes contre l’Humanité et crimes de guerre.\n\nNous soutenons la lutte du peuple syrien pour une Syrie libre et démocratique\n\nAppellent à la marche de solidarité : Appel Solidarité Syrie, Collectif Urgence Solidarité Syrie, Comité de Coordination de Paris pour le soutien à la Révolution syrienne, Déclaration de Damas, Mouvement du 15 mars , Conseil National Kurde en Syrie, Pour une Syrie Libre, Les amis de Samir Kassir, Cham’s Collectif Syrie , Syrie MDL, Alwane , Ila Souria , Alsace Syrie, Syrie sans frontières (Bordeaux), Syrie-Démocratie-33 (Bordeaux), CISyLD (Comité d’Information pour une Syrie Libre et Démocratique - Lyon), Collectif Rouennais de Soutien au Peuple Syrien, ActionSyrie (Bruxelles), FemmeS pour la Démocratie (Genève), ACAT, Amnesty International France, ATTAC, MRAP, FIDH, LDH, Primo Levi, CCFD Terre Solidaire, CSPS, Revivre , Souria Houria, Mouvement de la Paix, Manifeste des libertés, CEDETIM-IPAM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale), Assemblée européenne des citoyens (HCA - France) Appel d’Avignon, La Vague Blanche, MEDINA, Union Syndicale SOLIDAIRES, CGT, FSU, SNESUP-FSU, Émancipation, UNEF, UNL, FIDL, Ensemble (Membre du Front de Gauche), EÉ les Verts, NPA, PCF, PS.\nEn partenariat avec la ville de Päris"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/marche-en-solidarite-avec-le-peuple-syrien/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/marche-en-solidarite-avec-le-peuple-syrien/","name":"Marche en solidarité avec le peuple syrien - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-03-13T11:05:11+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:01+00:00","description":"Le CCFD-Terre solidaire appelle à une marche de solidarité avec le peuple syrien qui aura lieu demain samedi 14 mars à Paris. Mars 2011... 2012... 2013...","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-multinationales-consommateurs-et-citoyens-comment-agir/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-multinationales-consommateurs-et-citoyens-comment-agir/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Conférence, « Multinationales, consommateurs et citoyens, comment agir ? »","datePublished":"2015-06-05T17:01:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-multinationales-consommateurs-et-citoyens-comment-agir/"},"wordCount":279,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A l'occasion des mardis de Bernardins, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire sera l'invité de la conférence, retransmise sur KTO, \"Au cœur du devoir de vigilance : réconcilier l’éthique, le consommateur et l’entreprise\"\n\n\n\nLe 24 avril 2013, un immeuble qui abritait plusieurs usines textiles s’est effondré au Bangladesh causant la mort de 1 129 personnes. \nDans les décombres, les étiquettes de grandes marques de vêtements européennes et françaises. \nDeux ans après ce drame, le 30 mars dernier, les députés français adoptent un texte instaurant un « devoir de vigilance » pour les entreprises françaises à l'égard de leurs sous-traitants. \nAdopté, le texte est toujours bien loin de faire l’unanimité  chez les acteurs concernés. Pour les uns, il s’agit d’un texte a minima, pour les autres, d’un texte beaucoup trop flou et dangereux pour la compétitivité. \nEntreprises multinationales, politiques, ONG, consommateurs et citoyens, sommes-nous tous responsables ? \nFace à la concurrence et devant la globalisation de notre économie et des nouveaux enjeux environnementaux et sociétaux, comment agir et réagir ?\n\n\nIntervenants : \n\n\nGuy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire, avocat honoraire, auteur de « La solidarité, j’y crois ! »\nDanielle Auroi, Présidente de la commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, rapporteure de la proposition de loi sur le devoir de vigilance des entreprises\nLaurent Corbier, MEDEF, Directeur des Affaires Publiques Groupe ERAMET\nSandra Cossart,  Responsable du programme « Globalisation et Droits Humains », association Sherpa\n\nRetransmission sur KTO à 20h40 le jour même et en multidiffusion dans la semaine. Vidéos disponibles sur www.collegedesbernardins.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-multinationales-consommateurs-et-citoyens-comment-agir/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-multinationales-consommateurs-et-citoyens-comment-agir/","name":"Conférence, \"Multinationales, consommateurs et citoyens, comment agir ?\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-06-05T17:01:06+00:00","description":"A l'occasion des mardis de Bernardins, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire sera l'invité de la conférence, retransmise sur KTO, \"Au cœur du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-perou-la-resistance-a-lindustrie-miniere-des-communautes-indiennes-video/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-perou-la-resistance-a-lindustrie-miniere-des-communautes-indiennes-video/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Pérou, la résistance à l&rsquo;industrie minière des communautés indiennes (vidéo)","datePublished":"2016-07-11T18:47:03+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:33:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-perou-la-resistance-a-lindustrie-miniere-des-communautes-indiennes-video/"},"wordCount":398,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Extractivisme","Projet","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Article","Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les travaux de la mine de cuivre de las Bambas, dans la Région d'Apurimac, près de Cusco, ont débuté en 2012. Aujourd'hui les communautés paysannes indiennes doivent faire face aux conséquences de cette présence qui modifie leur environnement et menace leurs droits et leur autonomie. \n\n\n\nVoir le résumé\n \n\nUn documentaire de vingt minutes  nous plonge au cœur des conséquences de l'exploitation minière sur les communautés paysannes et indiennes de la Région d'Apurimac, près de Cusco.  Le film illustre de manière poignante le déséquilibre des rapports entre des compagnies minières soutenues par le gouvernement péruvien qui cherchent à réaliser un maximum de profit sans se préoccuper de l'environnement, et les communautés locales. Celles-ci résistent pourtant pour préserver leur mode de vie et leur milieu naturel, parfois au risque de leur vie. \n\n\nVoir le film principal (17 min)\nDepuis les années 1990, le Pérou a réaffirmé son choix d’un modèle de développement largement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, où l’extraction minière occupe une place importante.\n \nLe film revient sur l'histoire poignante d'un leader paysan assassiné dans des circonstances obscures. Mais sa communauté entend bien poursuivre sa résistance. Elle continue à cultiver sa terre et à se former pour mieux défendre ses droits.\n\n\nDes alternatives à l’industrie minière au Pérou\n\nDans cette vidéo de trois minutes, on voit comment les communautés indiennes recherchent des alternatives à un modèle de développement basé sur l'exploitation excessive des ressources naturelles et minières\n\n\n\n\nZoom sur l’action des partenaires du CCFD-Terre Solidaire \n\nCette vidéo de trois minutes réalisée à partir d'extraits du film principal présente l'action de deux associations péruviennes le Centre Bartolomé de las Casas  et CooperAcción, partenaires du CCFD-Terre Solidaire.  Celles-ci appuient les communautés indiennes  et les paysans dans leur développement et la défense de leurs droits.\n \n\n\n\n\n\n\nPour en savoir plus : \n\n\n\nPérou : La mine empoisonne la vie des paysans andins, Reportage de Faim et Développement Magazine\n\n\nDes communautés péruviennes menacées par l'industrie minière et les changements climatiques"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-perou-la-resistance-a-lindustrie-miniere-des-communautes-indiennes-video/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-perou-la-resistance-a-lindustrie-miniere-des-communautes-indiennes-video/","name":"Au Pérou, la résistance à l'industrie minière des communautés indiennes (vidéo) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-07-11T18:47:03+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:33:57+00:00","description":"Les travaux de la mine de cuivre de las Bambas, dans la Région d'Apurimac, près de Cusco, ont débuté en 2012. Aujourd'hui les communautés paysannes","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burkina-faso-les-gens-veulent-manger-mais-ils-nont-pas-largent/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burkina-faso-les-gens-veulent-manger-mais-ils-nont-pas-largent/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Burkina Faso : les gens veulent manger mais ils n’ont pas l’argent","datePublished":"2012-09-12T14:23:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burkina-faso-les-gens-veulent-manger-mais-ils-nont-pas-largent/"},"wordCount":321,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis les émeutes qui ont accompagné les manifestations contre la vie chère, en 2008, le Burkina Faso a connu des hauts et (surtout) des bas, mais se nourrir demeure un problème quotidien, et le pays continue d’importer 70% du riz qu’il consomme, alors que 90% de sa population active travaille dans l’agriculture…\n\n\n\nLes paysans du Burkina veulent une véritable politique agricole. \nL’agriculture a été au centre des préoccupations des différents régimes politiques du Burkina Faso, ce pays sahélien enclavé qui vit essentiellement de l’agriculture, pratiquée par 86 % de sa population active. Après 50 ans d’indépendance, les politiques et réformes mises en oeuvre n’ont pas produit tous les effets escomptés. Certes, elles ont buté sur des obstacles comme la démographie galopante, les aléas climatiques ainsi que l’analphabétisme du monde rural. Mais la plus grande difficulté a été, pendant des années, l’absence d’une vision claire. Aujourd’hui, les paysans du Burkina veulent une véritable politique agricole… (dossier publié par Défis Sud)\n\nLe Coton Bt de Monsanto détruit la terre et les agriculteurs. \nPour entraîner les producteurs de coton burkinabè à se tourner vers le Coton Bt de Monsanto, on vanté, sans nuances, les mérites de son coton OGM. A tel point que beaucoup de producteurs s’attendaient à une plante miracle. Aujourd’hui, ils déchantent… (article de Maurice Oudet / Sedelan)\n\n… sur l’accaparement des terres dans le monde\n\nFarmlandgrab. Ce site de référence contient des articles d’actualité, en français, anglais, espagnol, etc.  sur la ruée mondiale sur les terres agricoles.  Il constitue une source d’information incontournable pour tous ceux qui suivent ou font des recherches sur la question, notamment les activistes sociaux, les organisations non gouvernementales et les journalistes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burkina-faso-les-gens-veulent-manger-mais-ils-nont-pas-largent/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/burkina-faso-les-gens-veulent-manger-mais-ils-nont-pas-largent/","name":"Burkina Faso : les gens veulent manger mais ils n’ont pas l’argent - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-12T14:23:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:54+00:00","description":"Depuis les émeutes qui ont accompagné les manifestations contre la vie chère, en 2008, le Burkina Faso a connu des hauts et (surtout) des bas, mais se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-n-griesbeck-alternative-udi-modem-region-est/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-n-griesbeck-alternative-udi-modem-region-est/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réponse de N. Griesbeck, Alternative (UDI-MODEM), région Est","datePublished":"2014-05-01T16:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-n-griesbeck-alternative-udi-modem-region-est/"},"wordCount":550,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Réponse Nathalie GRIESBECK -  L’ALTERNATIVE (UDI-MODEM) EST\n\nMadame, \nJ'ai bien reçu vos 10 propositions du CCFD-Terre Solidaire pour une pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits humains et je vous en remercie vivement.\n\nJ'ai pris note avec attention de vos propositions  et je vous informe que je partage et soutien certaines de vos recommandations, en particulier :\n- celle visant à lutter et à mettre fin à l'évasion fiscale, \n- celle visant à une plus grande transparence financière des entreprises, \n- et celle sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et visant à recentrer notre économie et les entreprises sur l'Humain\n\nPropositions 9 et 10 :\nEn outre Membre de la commission \"Libertés Civiles, Justice et Affaires Intérieures\" (LIBE) au Parlement Européen, je vous rejoins particulièrement sur vos propositions concernant les droits des migrants. Lors de cette mandature j'ai beaucoup travaillé sur ces problématiques et ce sont des questions qui me tiennent beaucoup à cœur.\nJe souhaite alors insister sur plusieurs éléments qui me semblent tout à fait clefs lorsque l'on aborde ces questions : premièrement, tout comme vous, je considère que la libre circulation des personnes au sein de l'Union Européenne est l'un des principes fondateurs de l'Union Européenne ; aussi, il est absolument fondamental de ne pas revenir sur la portée sur ce principe, ni sur ce droit qu'a tout citoyen européen, de se déplacer librement dans l'espace européen pour voyager, étudier, travailler et résider.\nDeuxièmement, nous avons le devoir d'accueillir les personnes migrantes, quelles qu'elles soient, en respectant leurs droits fondamentaux et leur dignité, comme vous le formulez dans l'une de vos propositions. Nous défendons, au sein du Mouvement Démocrate (MoDem), une humanisation réelle de la politique menée en matière d'asile et d'immigration, en opposition aux politiques qui ont pu être menées ces dernières années. Dans notre programme, nous, les Européens (Alternative UDI-MoDem), proposons ainsi une politique européenne d'immigration humaine et cohérente. Nous sommes persuadés que l'Europe et la France se doivent d’être fidèles à leur tradition de terre d’accueil, mais elles se doivent également de veiller à une immigration équilibrée qui ne déstabilise pas nos sociétés.\nAu-delà et tout comme vous, je crois qu'il est très important, à l'heure où les discours tenus sont de plus en plus conservateurs, nationalistes et xénophobes, de communiquer sur la question des migrations ; car les migrations de population ne sont pas un danger mais au contraire, constituent une richesse formidable pour nos sociétés. Il convient ici de revenir sur tous les discours négatifs qui ont été tenus depuis des années et consistant à faire de l’immigration la cause de nos problèmes est une grave erreur.\n\nAinsi soyez assurée, Madame, de l'intérêt constant que je porte à toutes ces questions. \nRestant naturellement à votre écoute, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes cordiales salutations.\n\nNathalie GRIESBECK\nDéputée Européenne Grand Est\nVice-présidente du Conseil Général de la Moselle"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-n-griesbeck-alternative-udi-modem-region-est/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-n-griesbeck-alternative-udi-modem-region-est/","name":"Réponse de N. Griesbeck, Alternative (UDI-MODEM), région Est - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-05-01T16:01:00+00:00","description":"Réponse Nathalie GRIESBECK - L’ALTERNATIVE (UDI-MODEM) EST Madame, J'ai bien reçu vos 10 propositions du CCFD-Terre Solidaire pour une pour une Europe","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/timor-oriental-et-extractivisme-pour-un-autre-modele-economique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/timor-oriental-et-extractivisme-pour-un-autre-modele-economique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Timor oriental et extractivisme : pour un autre modèle économique","datePublished":"2020-02-28T23:52:00+00:00","dateModified":"2024-11-05T10:16:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/timor-oriental-et-extractivisme-pour-un-autre-modele-economique/"},"wordCount":843,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agroécologie","Développement","Extractivisme"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Organisation partenaire soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, l'ONG La’o Hamutuk analyse les politiques de la nation timoraise orientées essentiellement vers l’extractivisme. Elle tente de les influencer en faveur d’un développement équitable, durable et tourné vers le bien-être des populations.\nMaxi Tahu, chercheur au sein de l’organisation, nous explique les choix auxquels est confronté le pays.\n\nQuel est le modèle de développement mis\nen œuvre par le gouvernement depuis l’indépendance en 2002 ?\n\nMaxi Tahu - Après l’occupation indonésienne, tout était détruit. Le gouvernement s’est donc concentré sur les infrastructures : les routes, les ponts, etc.\n\nPendant cette période de reconstruction, le pays dépendait fortement de l’aide étrangère et les autorités suivaient les diktats des agences internationales. Le développement de notre économie reposait sur l’industrie extractive.\n\nÀ partir de 2012, l’aide étrangère a progressivement diminué. Aujourd’hui, notre budget dépend à 90 % du pétrole et du gaz, et nous importons 80 % de ce que nous consommons.\nN’est-ce pas logique de tirer profit des richesses pétrolières du pays ?\nEntre 2002 et 2018, le Timor oriental a engrangé quelque 22 milliards de dollars grâce à l’extraction du pétrole et du gaz. Mais d’ici à 2023, les réserves d’hydrocarbures en exploitation seront épuisées.\n\nAu lieu de tenter de sortir de sa dépendance vis-à-vis des matières premières, le Timor oriental a décidé d’engager des milliards de dollars dans de nouveaux mégaprojets d’extraction.\n\nLa mer qui sépare le Timor et l’Australie regorge encore de réserves inexploitées de gaz et de pétrole convoitées par des pays voisins. La’o Hamutuk a une position très critique par rapport à cette décision.\n\nL’expérience d’autres pays montre que l’économie extractive ne contribue pas durablement à la réduction de la pauvreté. Cette stratégie met aussi le pays à la merci des aléas des prix du marché. Et ces investissements bénéficient surtout aux nantis.\n\nUne fois les ressources épuisées, les investisseurs disparaissent, laissant aux populations un environnement pollué. Paysans et pêcheurs perdent alors leurs terres fertiles et leurs riches écosystèmes marins. Alors que l’on parle de la sortie de l’économie carbonée, il est temps de changer de stratégie.\n\nLire aussi :De la COP 25 à la COP 26 : 10 idées pour faire évoluer nos politiques agricoles\nQuelle est votre analyse des politiques publiques actuelles ?\nNous regrettons que le gouvernement continue à accorder une telle priorité aux grands projets d’infrastructures tels que des autoroutes et des aéroports.\n\nPrès de 70 % des Timorais vivent dans les zones rurales, la plupart d’entre eux pratiquent une agriculture de subsistance. Pourtant, seul 1,5 % du projet de budget de l’État pour 2020 est dédié à l’agriculture.\n\nL’ensemble des dépenses publiques pour l’éducation, la santé et l’eau n’atteint que 19 % du budget total. C’est insuffisant pour faire face au faible niveau d’éducation, à la malnutrition généralisée et à un accès peu fiable à l’eau propre.\nQuel modèle de développement défendez-vous ?\nNous faisons la promotion d’une diversification de l’économie. Nous sommes conscients que nous ne pourrons pas empêcher les investissements miniers prévus. Mais nous interpellons les autorités pour qu’elles se concentrent sur les secteurs productifs : la petite industrie nationale, l’agriculture paysanne et le tourisme à petite échelle.\n\nNous ne sommes pas contre les infrastructures, mais elles devraient s’orienter vers les besoins de base de la population, comme des routes rurales, des écoles, des hôpitaux...\n\nUne grande partie de notre alimentation est importée, car notre secteur agricole est peu développé et notre productivité très basse. Par exemple, nous ne produisons qu’entre 30 et 40 % du riz que nous consommons. C’est pour cela que nous défendons une agriculture familiale durable pour développer le pays.\n\nLire aussi : L’agroécologie vue du Timor Leste : des potagers en permaculture dans toutes les écoles ?\n\nLe terrain est favorable, car les pesticides sont très peu répandus et l’agro-industrie très peu présente. Nous restons cependant très vigilants, car des institutions comme l’Agence asiatique de développement ou l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) essayent d’influencer les politiques vers l’agro-industrie.\n\nLa pression sur la terre augmente avec les projets de développement, et les paysans perdent leur accès à la terre. Nous croyons qu’une agriculture paysanne durable permettra de diversifier l’alimentation locale, de développer l’économie familiale et de nourrir le pays.\n\nTous les citoyens doivent bénéficier des ressources du Timor oriental, tout en prenant la responsabilité de les protéger.\n\nPropos recueillis par Isabelle Delforge à Dili, le 26 novembre 2019\n\n\nNous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine disponible sur abonnement payant."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/timor-oriental-et-extractivisme-pour-un-autre-modele-economique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/timor-oriental-et-extractivisme-pour-un-autre-modele-economique/","name":"Timor oriental et extractivisme : pour un autre modèle économique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-02-28T23:52:00+00:00","dateModified":"2024-11-05T10:16:54+00:00","description":"Organisation partenaire soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, l'ONG La’o Hamutuk analyse les politiques de la nation timoraise orientées essentiellement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quiz agroécologie : êtes-vous des agroécologues qui s&rsquo;ignorent ?","datePublished":"2021-03-09T12:50:45+00:00","dateModified":"2024-12-10T11:12:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/"},"wordCount":232,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/11/reportage_de_julien_deconinck_2019-011-e1639651796612.jpg","keywords":["Quiz","Souveraineté alimentaire"],"articleSection":["Quiz"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour en avoir le cœur net, faites le test en sept questions!\n\n \n\n\n \nQuiz agroécologie \nEtes-vous un ou une agroécologue qui s’ignore ? \n\n\nVotre défi : démêler le vrai du faux\nPhoto Julien Deconinck/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\n\nL’agroécologie, c'est un truc de bobos parisiens, de riches, de Khmers verts...\n\nPhoto Julien Deconinck/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL'agroécologie, c'est uniquement des techniques agricoles écologiques.\n\nPhoto Jessica Pascal / CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL’agroécologie, c'est une solution face au réchauffement climatique. \n\nPhoto Ana Caroline de Lima / CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL’agroécologie, c’est une réponse aux enjeux du monde paysan.  \n\nPhoto Jean-Claude Gérez/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL’agroécologie, c'est un retour à l'âge des cavernes\n\nPhoto Ana Caroline de Lima/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL’agroécologie, ça peut nourrir le monde\n\nPhoto Émilie Leroux/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nL’agroécologie, ça permet de mieux vivre.\n\nPhoto Ana Caroline de Lima/CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nEnsemble, soutenons un système alimentaire sain, équitable, respectueux des droits humains et de notre environnement!\n\nPhoto Julien Deconinck - FaireAgir.com / CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\nEnsemble, soutenons un système alimentaire sain, équitable, respectueux des droits humains et de notre environnement!\n\n\n \n\n\nPour retrouver nos autres quiz :\n\n\n\n\nPêche et biodiversité sont-elles compatibles ?\n\n\n\nQuel climato-engagé(e) es-tu ?\n\n\n\n\nEt tous nos autres quiz ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/","name":"Quiz agroécologie : êtes-vous des agroécologues qui s'ignorent ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/11/reportage_de_julien_deconinck_2019-011-e1639651796612.jpg","datePublished":"2021-03-09T12:50:45+00:00","dateModified":"2024-12-10T11:12:37+00:00","description":"Pour en avoir le cœur net, faites le test en sept questions!   Quiz agroécologie Etes-vous un ou une agroécologue qui s’ignore ? Votre défi : démêler le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/agroecologie-et-si-vous-etiez-un-ou-une-agroecologue-qui-signore-quiz/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/11/reportage_de_julien_deconinck_2019-011-e1639651796612.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/11/reportage_de_julien_deconinck_2019-011-e1639651796612.jpg","width":1200,"height":756,"caption":"reportage_de_julien_deconinck_2019-011.jpg"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-premier-pas-historique-pour-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-premier-pas-historique-pour-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un premier pas historique pour le devoir de vigilance des multinationales !","datePublished":"2015-03-31T10:22:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-premier-pas-historique-pour-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales/"},"wordCount":516,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’Assemblée nationale a adopté hier en première lecture la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre. Malgré certaines faiblesses qui persistent, nos organisations se réjouissent de l'avancée significative que représente ce vote pour la protection des droits humains. \n\n\n\nAprès des années de mobilisation de la société civile en France comme à l’international, les grandes entreprises françaises pourront enfin être reconnues légalement responsables des dommages humains et environnementaux que peuvent provoquer leurs activités ainsi que celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs à l’étranger, et auront à en répondre le cas échéant. \n\nMalgré les pressions des organisations patronales pour que cette loi ne voit jamais le jour, les députés ont réussi à lui faire franchir une première étape. Le texte impose ainsi aux entreprises d’adopter un plan de vigilance pour prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement. Leur responsabilité pourra ainsi être engagée devant le juge en cas de manquement à cette obligation de vigilance.\n\nPour autant, le contenu du texte n’a malheureusement pas pu être renforcé en séance. En effet, la loi ne vise que les grands groupes (5000 salariés en France ou 10 000 en France et à l’étranger), et ne concernera donc pas de nombreuses entreprises de secteurs à risque tels que le secteur extractif, ou d'autres impliquées dans des drames humains tels que celui du Rana Plaza. \n\nPar ailleurs, pour les victimes, la lutte éprouvante de David contre Goliath continue : il leur revient toujours de prouver la faute de l’entreprise et le lien de contrôle entre la maison mère et ses filiales et sous-traitants. Enfin, la loi prévoit la publication d’un décret dont le contenu risque d’affaiblir la portée du texte, voire d’en annuler les effets si ce dernier tarde à paraître. \n\nLe combat ne s’arrête pas au vote d’hier soir : le passage du texte au Sénat constitue un enjeu de taille. Nos organisations resteront vigilantes à ce que la loi conserve ses dispositions courageuses et si possible renforce sa portée. Nous attendons donc du gouvernement qu’il l’inscrive sans tarder au Sénat. \n\nEnfin, la France doit entraîner l’Europe dans son sillage, comme pour le reporting extra-financier et la lutte contre les paradis fiscaux. Nos organisations y travaillent fortement. De plus, cette loi s’inscrit dans la dynamique du traité international contraignant sur les entreprises et les droits humains en discussion aux Nations Unies, en faveur duquel nous appelons les États à s’engager. \n\nContacts presse CCFD-Terre Solidare:\n Karine Appy : k.appy@ccfd-terresolidaire.org, 06 66 12 33 02 / 01 44 82 80 67\n\n\n\"La loi sur le devoir de vigilance, une avancée historique\", lire la tribune sur Slate.fr\n\nSignataires: Les Amis de la Terre, Amnesty International, CCFD-Terre Solidaire, CGT, Collectif Éthique sur l’Étiquette, Peuples Solidaires, Sherpa* et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-premier-pas-historique-pour-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-premier-pas-historique-pour-le-devoir-de-vigilance-des-multinationales/","name":"Un premier pas historique pour le devoir de vigilance des multinationales ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-03-31T10:22:07+00:00","description":"L’Assemblée nationale a adopté hier en première lecture la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/faire-les-bons-choix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/faire-les-bons-choix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Faire les bons choix","datePublished":"2013-08-13T17:17:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/faire-les-bons-choix/"},"wordCount":385,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"\" Nous vivons sur une planète qui appartient à tous et qui n’est ni extensible, ni interchangeable. \" (Repères dans une économie mondialisée, Commission sociale des évêques de France, 2005.)\n\n\n\nPar ces mots, les évêques de France situent le niveau du débat sur le modèle agricole et alimentaire mondial. Il faut faire les bons choix aujourd’hui pour garantir demain le respect de la Création. Au-delà des urgences de tous ordres, l’exigence est d’ordre spirituel.\nPartout sur la planète, des hommes et des femmes expérimentent de nouvelles formes d’agriculture, plus respectueuses des personnes, des peuples et de l’environnement. Au Brésil, l’AS-PTA emprunte la voie d’une agriculture agroécologique fondée sur le mimétisme avec les conditions naturelles.\nÀ Borborema, une localité du Nordeste, elles sont 5 000 familles à y adhérer. L’agroécologie devient un sujet de débat au ministère de la Réforme agraire. En Asie du Sud-Est, Organic Asia est un programme d’ampleur de promotion de l’agriculture biologique à l’échelle de plusieurs pays de la sous-région.\n\n\nPas de modèle clés en main\n\nAgroécologie, agriculture bio : selon les réalités, les mots et les intentions diffèrent. Ces nuances sont le signe qu’aucun modèle alternatif unique « clés en main » n’est disponible. En tout cas, au Sud comme au Nord, une multitude d’expériences sont à l’œuvre, qui montrent que d’autres voies sont possibles face à celle de l’agro-industrie exportatrice et grande utilisatrice d’intrants chimiques.\nPour le CCFD-Terre Solidaire, il s’agit en tout cas d’affirmer une priorité : « Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être protégées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale, environnementale et surtout pour la sécurité alimentaire, comparée au modèle agro-industriel ».\nÀ côté de la promotion d’alternatives, le CCFD-Terre Solidaire n’oublie pas la défense des droits des paysans face à la toute puissante agro-industrie. Dans les négociations en cours sur les investissements en matière de foncier agricole, il défend le principe d’un plus grand encadrement de pratiques qui sont la cause de nombreux accaparements de terres et de ressources."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/faire-les-bons-choix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/faire-les-bons-choix/","name":"Faire les bons choix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-13T17:17:34+00:00","description":"\" Nous vivons sur une planète qui appartient à tous et qui n’est ni extensible, ni interchangeable. \" (Repères dans une économie mondialisée, Commission","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-150-ongs-appellent-a-une-legislation-europeenne-sur-les-minerais-de-sang/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-150-ongs-appellent-a-une-legislation-europeenne-sur-les-minerais-de-sang/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre solidaire et 150 ONGs appellent à une législation européenne sur les minerais de sang","datePublished":"2015-05-19T09:45:02+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-150-ongs-appellent-a-une-legislation-europeenne-sur-les-minerais-de-sang/"},"wordCount":1676,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Attendue depuis une dizaine d'année par la société civile, une législation européenne sur les minerais de sang arrivera au Parlement européen le mercredi 20 mai. Les députés européens ont une occasion unique de contribuer à mettre un terme à un commerce lucratif et dévastateur pour les populations locales de pays en conflit. Ils doivent saisir cette opportunité pour voter un texte ambitieux\n\n\n\n\nLettre ouverte aux membres du Parlement européen sur la règlementation européenne concernant les minerais du conflit\n\n\n18 mai 2015\n\nL’Union européenne (UE) est la première économie mondiale, la première communauté économique au monde et abrite quelque 500 millions de consommateurs. Chaque année, des minerais dont la valeur se compte en millions d’euros arrivent sur le territoire de l’UE en provenance de quelques-unes des régions les plus pauvres au monde. Personne ne pose la moindre question quant aux méthodes d’extraction de ces minerais. Personne ne demande non plus si leur commerce alimente ou non des conflits dans les régions d’où ils proviennent. Aucune réglementation européenne n’exige que les entreprises s’approvisionnent en minerais de manière responsable. Il est temps que les choses changent. \n\nLe commerce de ressources naturelles telles que l’or, les diamants, le tantale, l’étain, le cuivre et le charbon entretient un cycle de conflits et d’atteintes aux droits humains dans de nombreuses zones sensibles du monde. Ces ressources entrent dans le circuit commercial par des chaînes d’approvisionnement mondiales et en ressortent sous la forme de composants de produits que nous utilisons tous les jours, tels que les avions, les voitures, les téléphones ou les ordinateurs portables. De la sorte, nous nous trouvons reliés aux centaines de milliers de personnes déplacées à la suite des conflits survenus en République centrafricaine et en Colombie. Nous avons également un lien avec les milliers de personnes qui ont subi des années de violences et d’atrocités dans certaines régions de la République démocratique du Congo, ou avec les victimes inconnues de mystérieuses organisations de renseignement au Zimbabwe. \n\nEn mars 2014, la Commission européenne a présenté un projet de règlement abordant la question du commerce des minerais provenant de zones de conflit. S’il était adopté, ce texte n’aurait toutefois pas de véritable impact. En effet, il ne prend en compte que quatre minerais : l’étain, le tantale, le tungstène et l’or. Il constitue en outre un dispositif non contraignant, qui donnerait le choix aux importateurs de ces minerais (soit entre 300 et 400 entreprises) de s’approvisionner de manière responsable ou non et de communiquer au public ou non leurs efforts en la matière au moyen d’un mécanisme appelé le « devoir de diligence pour les chaînes d’approvisionnement ». Ce règlement ne concernerait qu’une proportion infime des entreprises impliquées dans ce commerce et exclurait l’étain, le tantale, le tungstène et l’or entrant sur le territoire européen sous la forme de composants de produits que nous utilisons au quotidien. \n\nDepuis lors, la Commission du commerce international du Parlement européen a proposé de nouvelles mesures contraignantes, mais celles-ci ne s’appliqueraient qu’à une petite partie des entreprises du secteur. La grande majorité des sociétés impliquées, y compris certaines qui importent des minerais en provenance directe de zones de conflit ou à haut risque, n’auraient aucune obligation de s’approvisionner de manière responsable. Par ailleurs, les entreprises qui importent des produits contenant ces minerais n’auraient même pas à se soucier de ces dispositions.\n\nNous sommes en présence d’une occasion historique de progrès. Les propositions actuelles sont toutefois insuffisantes. Si le projet est approuvé en l’état, l’Europe accumulera du retard par rapport à d’autres pays ayant déjà adopté des mesures contraignantes en la matière, notamment les États-Unis ainsi que douze pays africains. \n\nEn tant que membre du Parlement, vous pouvez changer le cours des choses. Nous vous prions instamment de voter le 20 mai prochain pour une législation qui :  \n\n- impose à toutes les entreprises important des minerais sur le territoire de l’UE (que ce soit sous forme brute ou comme composants de produits) d’exercer un devoir de diligence sur leurs chaînes d’approvisionnement et d’en rendre compte publiquement, conformément aux normes internationales ; \n\n- soit suffisamment souple pour prendre en compte, à l’avenir, d’autres ressources susceptibles d’être liées à des conflits, à des atteintes aux droits humains et à la corruption.\n\nLa lutte contre le commerce très lucratif des minerais provenant de zones de conflit ne permettra pas à elle seule de mettre un terme aux affrontements, à la corruption ou aux atteintes aux droits humains. Toutefois, il est essentiel de défendre la paix et la stabilité à long terme dans certaines des régions les plus fragiles et les plus riches en ressources naturelles du monde. Tant que des entreprises pourront prospérer en menant des activités illicites sans le moindre contrôle, le commerce des minerais provenant de zones de conflit restera une source de financement et une motivation pour les auteurs de violences et d’atteintes aux droits humains. Si nos efforts pour réguler ce commerce sont insuffisants, les citoyens les plus pauvres et les plus vulnérables au monde continueront d’en subir les conséquences. Pour eux, l’inaction et le commerce irresponsable sont dramatiques.\n\nJe vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.\n\nSignataires [[1.\tAmnesty International\n2.\tGlobal Witness\n3.\tABColombia\n4.\tAção Franciscana de Ecologia e Solidariede (AFES)\n5.\tAccess Info Europe\n6.\tACIDH, Action Contre l'Impunité pour les Droits Humains (Action Against Impunity for Human Rights)\n7.\tAcidi Congo\n8.\tActionAid\n9.\tAEDH\n10.\tAEFJN (Africa Europe Faith & Justice Network)\n11.\tAfrican Resources Watch (AFREWATCH) \n12.\tAK Rohstoffe, Germany\n13.\tALBOAN Foundation\n14.\tAlburnus Maior (The Save Rosia Montana Campaign)\n15.\tAlternative Information and Development Centre (AIDC)\n16.\tAsia Indigenous Peoples Pact (AIPP), Thailand\n17.\tAsociación Puente de Paz\n18.\tAssociació Solidaritat Castelldefels – Kasando\n19.\tAtlantic Regional Solidarity Network\n20.\tAyar West Development Organization\n21.\tBerne Declaration\n22.\tBirdLife Europe\n23.\tLa Bretxa Àfrica\n24.\tBroederlijk Delen\n25.\tBusiness & Human Rights Resource Centre\n26.\tCATAPA\n27.\tCCFD-Terre Solidaire \n28.\tCEDIB (Centro de Documentación e Información Bolivia)\n29.\tCentre for Civil Society, Durban, South Africa\n30.\tCentro de Investigación y Estudios sobre Comercio y Desarrollo (CIECODE)\n31.\tChiama l'Africa\n32.\tChin Green Network\n33.\tChinland Natural Resources Watch Group\n34.\tChristian Aid\n35.\tCIDSE\n36.\tCIR (Christliche Initiative Romero)\n37.\tCNCD-11.11.11 (Belgium)\n38.\tCoalition of the Flemish North-South Movement - 11.11.11\n39.\tComité des Observateurs des Droits de l'Homme (CODHO)\n40.\tCommission Justice et Paix Belgique francophone\n41.\tCommunity Management Education Center \n42.\tCongo Calling\n43.\tCordaid\n44.\tCordillera Disaster Response and Development Services (CorDis RDS)\n45.\tCORE\n46.\tDiakonia\n47.\tDKA Austria – Hilfswerk der Katholischen Jungschar\n48.\tEarthworks\n49.\tEcumenical Network Central Africa / Ökumenisches Netz Zentralafrika\n50.\tEcumenical Council for Corporate Responsibility (Rt Revd Michael Doe, Chair)\n51.\tEnough Project\n52.\tEnvironmental Justice Foundation (EJF)\n53.\tEthical Consumer Research Association\n54.\tEuropean Coalition for Corporate Justice (ECCJ)\n55.\tEuropean Network for Central Africa (EurAc)\n56.\tFASTENOPFER/ Swiss Catholic Lenten Fund\n57.\tFDCL (Center for Research and Documentation Chile-Latin America)\n58.\tFIfF e.V.\n59.\tFIDH\n60.\tFocus on the Global South\n61.\tFOCSIV (a federation of 70 Italian Catholic NGOs)\n62.\tForum Syd, Sweden\n63.\tFoundation Max van der Stoel\n64.\tFranciscan’s OFM JPIC Office, Rome\n65.\tFriends of the Earth Europe\n66.\tFriends of the Earth Spain\n67.\tFundación Jubileo - Bolivia\n68.\tThe Gaia Foundation (UK)\n69.\tGATT-RN\n70.\tGerman NGO Forum on Environment and Development / Forum Umwelt und Entwicklung\n71.\tGlobal Initiative for Economic, Social and Cultural Rights\n72.\tGlobal Policy Forum\n73.\tGreen Network Sustainable Environment Group\n74.\t“Grupo Pro Africa” Network\n75.\tHabi Center for Environmental Rights, Cairo \n76.\tHands of Unity Group\n77.\tIBIS\n78.\tInfo Birmanie\n79.\tIndigenous Peoples Link (PIPLinks)\n80.\tInformationsstelle Peru (Germany)\n81.\tINKOTA-netzwerk e.V.\n82.\tIntegrate: Business and Human Rights\n83.\tInternational Indian Treaty Council\n84.\tInternational-Lawyers.Org (INTLawyers)\n85.\tInvestors Against Genocide \n86.\tJamaa Resource Initiatives, Kenya\n87.\tJesuit European Social Centre (JESC)\n88.\tJesuit Missions\n89.\tJesuitenmission Deutschland\n90.\tJubilee Australia\n91.\tJust Minerals Campaign\n92.\tJustícia i Pau\n93.\tKhan Kaneej Aur ADHIKAR (Mines minerals & RIGHTS)\n94.\tkolko - Menschenrechte für Kolumbien e.V. (kolko - human rights for Colombia)\n95.\tKoordinierungsstelle der Österreichischen Bischofskonferenz für internationale Entwicklung und Mission (KOO)\n96.\tLondon Mining Network\n97.\tMagway EITI Watch Group\n98.\tMagway Youth Forum\n99.\tMarinduque Council for Environmental Concerns (MaCEC)\n100.\tMedicus Mundi Alava\n101.\tMilieudefensie / Friends of the Earth Netherlands\n102.\tMineral Policy Institute\n103.\tmines, minerals & PEOPLE (MMP)\n104.\tMiningWatch Canada\n105.\tMining Watch Romania Network\n106.\tMisereor\n107.\tMundubat\n108.\tMwetaung Area Development Group\n109.\tMyaing Youth Development Organization\n110.\tThe Natural Resource Women Platform\n111.\tNITLAPAN-UCA, Nicaragua\n112.\tObservatorio de Responsabilidad Social Corporativa\n113.\tOidhaco (a European network of 36 NGOs)\n114.\tONGAWA Ingeniería para el Desarrollo Humano\n115.\tOrganic Agro and Farmer Affair Development Group\n116.\tOxfam France\n117.\tPartnership Africa Canada\n118.\tPAX for Peace\n119.\tPax Christi, Deutsche Sektion\n120.\tPeople for People\n121.\tPolish Institute for Human Rights and Business\n122.\tPon and Ponnya Hill Resources Watch Group \n123.\tPowerShift e.V. (Germany)\n124.\tPREMICONGO (Protection des écorégions de miombo au Congo)\n125.\tPublish What You Pay International\n126.\tPWYP – Liberia\n127.\tPWYP UK \n128.\tREDES (a network of 54 NGOs)\n129.\tResearch Group \"Human rights and globalization”\n130.\tRéseau Belge Ressources Naturelles-Belgisch Netwerk Natuurlijke Rijkdommen\n131.\tRete Pace per il Congo\n132.\tRODHECIC\n133.\tScottish Catholic International Aid Fund (SCIAF)\n134.\tServicio Agropecuario para la Investigación y Promoción Económica (SAIPE)\n135.\tShwe Gas Movement (SGM) \n136.\tSherpa\n137.\tSJ Around the Bay\n138.\tSlovak Centre for Communication and Development\n139.\tSocial Care Volunteer Group\n140.\tSocial Program Aid for Civil Education (SPACE)\n141.\tSOLdePaz.Pachakuti\n142.\tSolidarietà e Cooperazione CIPSI\n143.\tSOMO\n144.\tStop Mad Mining\n145.\tSüdwind, Austria\n146.\tSÜDWIND e.V., Germany\n147.\tSwedwatch\n148.\tSwiss Working Group on Colombia / Grupo de Trabajo Suiza Colombia\n149.\tSynergies des Femmes pour les victimes des Violences Sexuelles (SFVS)\n150.\tTorang Trust\n151.\tWacam\n152.\tWalk Free\n153.\tWan Lark Rural Development Foundation Rakhaine (Arakan)\n154.\tWelthaus Diözese Graz-Seckau\n155.\tWelthaus of the Diocese of Linz\n156.\tZomi Student Association (Universities Myanmar)\n157.\t88 Rakhine Generation Social Development Organization]]\n\nRetrouvez sur le site de la Croix une tribune signée par plusieurs ONG dont le CCFD-Terre Solidaire : OPINION « Minerais du sang », l’Europe face à ses responsabilités"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-150-ongs-appellent-a-une-legislation-europeenne-sur-les-minerais-de-sang/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-et-150-ongs-appellent-a-une-legislation-europeenne-sur-les-minerais-de-sang/","name":"Le CCFD-Terre solidaire et 150 ONGs appellent à une législation européenne sur les minerais de sang - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-05-19T09:45:02+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:33:20+00:00","description":"Attendue depuis une dizaine d'année par la société civile, une législation européenne sur les minerais de sang arrivera au Parlement européen le mercredi","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-entreprises-le-parlement-europeen-donne-le-ton/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-entreprises-le-parlement-europeen-donne-le-ton/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Transparence fiscale des entreprises : le Parlement européen donne le ton","datePublished":"2015-07-08T16:36:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-entreprises-le-parlement-europeen-donne-le-ton/"},"wordCount":346,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Parlement européen vient d'envoyer un signal très fort en adoptant deux mesures clés dans la lutte contre l'évasion fiscale des entreprises multinationales. 404 députés contre 127 se sont prononcés en faveur du « reporting pays par pays », à savoir l'obligation pour les grandes entreprises multinationales de rendre publiques des informations concernant leurs activités et les impôts qu'elles payent dans chacun des pays. 408 contre 136 ont par ailleurs demandé à ce que les tax rulings, ces fameux accords fiscaux secrets révélés par le scandale du Luxleaks en novembre dernier, soient également rendus publics.\n\n« Les eurodéputés envoient là un signal très fort à la Commission européenne et aux Etats membres », se réjouit Lucie Watrinet, chargée de plaidoyer lutte contre les paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire et coordinatrice de la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires. « Ils viennent de montrer ce que à quoi la véritable transparence devrait ressembler. Il ne suffit pas de dire que ces informations doivent être échangées entre administrations fiscales, comme le recommande l'OCDE. Leur publicité est absolument vitale pour savoir si les entreprises payent leurs impôts là où elles exercent réellement leurs activités et non dans des paradis fiscaux où leur présence se réduit à des boites postales ».\n\nCe vote intervient trois semaines après le lancement par la Commission européenne d'une étude d'impact sur la nécessité de rendre public le reporting pays par pays. La Commission et le Conseil européen semblent conditionner l'instauration d'une véritable transparence aux résultats de cette étude qui paraîtra à l'automne.\n\n« Nous sommes aujourd'hui à un tournant de la lutte pour la transparence fiscale. Quels que soient les résultats de l'étude, la Commission et le Conseil doivent entendre les parlementaires et transformer l'essai pour s'assurer que le signal envoyé par ce vote soit suivi d'effets », conclut Lucie Watrinet. \n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02 - 01 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-entreprises-le-parlement-europeen-donne-le-ton/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/transparence-fiscale-des-entreprises-le-parlement-europeen-donne-le-ton/","name":"Transparence fiscale des entreprises : le Parlement européen donne le ton - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-08T16:36:44+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:34:09+00:00","description":"Le Parlement européen vient d'envoyer un signal très fort en adoptant deux mesures clés dans la lutte contre l'évasion fiscale des entreprises","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-aller-plus-loin/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-aller-plus-loin/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour aller plus loin","datePublished":"2006-05-01T11:07:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-aller-plus-loin/"},"wordCount":390,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Liens\n\n• Cité nationale de l’histoire de l’immigration\nUne source d'information remarquable sur l'histoire des étrangers en France\n\n• Cimade\nLa vocation historique de cette association œcuménique est de venir en aide aux réfugiés.\nSeule association française autorisée à travailler auprès des personnes détenues dans les centres de rétention administrative, elle bénéficie d'un poste d'observation unique des politiques migratoires et de leur volet répressif.\n\n• La Pastorale des migrants\nLe service de l'Eglise Catholique au coeur des migrations.\n\n• Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés)\nUne source d'informations unique sur la situation des étrangers en France et sur les politiques à leur égard.\n\n• Le Réseau Migreurop\nConstitué d'associations européennes travaillant sur la question des migrants, Migreurop développe une expertise sur les politiques migratoires européennes et sur la mise en œuvre de la politique d'externalisation par les pays non européens (Maroc, Lybie...)\n\nIl propose en particulier deux documents précieux\n• Le Livre noir de Ceuta et Melilla\nDes témoignages de première main sur la lutte contre l'immigration clandestine aux portes de ces deux enclaves espagnoles au Maroc.\n\n• La carte des camps pour étrangers en Europe et hors d'Europe.\n\n• France Terre d'asile\nCette association fournit un appui aux demandeurs d'asile.\n\nOuvrages\n\nLa France et ses étrangers, Patrick Weil. Folio Histoire, 2005.\n\nLes nouvelles migrations. Un enjeu Nord-Sud de la mondialisation, dir. par El Mouhoub Mouhoud. Universalis, 2005.\n\nEgalité sans frontières, les immigrés ne sont pas une marchandise, Les Notes de la Fondation Copernic. Syllepse, 2001.\nAtlas des migrations dans le monde, Catherine Withol de Wenden. Autrement, 2005.\n\nRevues\n\n\"Immigration et marché du travail\", n°1263, sept.-oct 2006.\n\nL’Europe sacrifie l’asile, La chronique Amnesty International, n°240, novembre 2006.\n\nAccueillir les migrants, FDM 212, avril 2006.\n\nRapports / Documents\n\nQuand l'étranger frappe à nos portes, Comité épiscopal des migrations et des gens du voyage, juin 2004.\n\n\"Les conditions d'exercice du droit d'asile en France\", les études de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme, Documentation française, 2006,.\n\n\"Immigration sélective et besoins de l’économie française\". www.finance.gouv.fr\n\n \"Besoin de main d’œuvre et politique migratoire\", Centre d’analyse stratégique, cabinet du Premier ministre. www.strategie.gouv.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-aller-plus-loin/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-aller-plus-loin/","name":"Pour aller plus loin - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T11:07:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:39+00:00","description":"Liens • Cité nationale de l’histoire de l’immigration Une source d'information remarquable sur l'histoire des étrangers en France • Cimade La vocation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-en-france-lengagement-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-en-france-lengagement-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Migrations en France, l&rsquo;engagement du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2016-03-01T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-en-france-lengagement-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":210,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La question de l’appui aux immigrés établis en France s’est très tôt posée comme élément de débat au cœur des engagements des bénévoles du réseau du CCFD-Terre Solidaire, des mouvements et services d’église de la collégialité.\n\n\n\nLa solidarité avec les plus défavorisés peut-elle se diviser ? Notre solidarité avec le Sud peut-elle se couper de la nécessaire solidarité à développer avec « ce Sud établi dans nos murs » que sont les immigrés ? Comment en vouloir à ceux qui ont faim, s’ils viennent là où il y a du travail ? \n\nCes interrogations font très tôt surface dans le CCFD-Terre Solidaire du début des années 1970, d’autant que beaucoup de mouvements de sa collégialité étaient déjà fortement engagés dans des actions quotidiennes de soutien aux immigrés - alphabétisation, luttes pour les papiers, la destruction des bidonvilles et le relogement des immigrés, lutte contre le racisme, etc. \n\nEt les réponses se font très vite entendre : Non, la solidarité n’est pas divisible ; On ne peut séparer ces deux réalités du Nord et du Sud."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-en-france-lengagement-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrations-en-france-lengagement-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Migrations en France, l'engagement du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-03-01T10:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:00+00:00","description":"La question de l’appui aux immigrés établis en France s’est très tôt posée comme élément de débat au cœur des engagements des bénévoles du réseau du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aider-les-victimes-indirectes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aider-les-victimes-indirectes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Aider les victimes indirectes","datePublished":"2005-06-16T10:16:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aider-les-victimes-indirectes/"},"wordCount":221,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"• Autorités et ONG ont identifié les victimes survivantes en fonction des dommages matériels qu’elles avaient subis. Est victime : le pêcheur qui a perdu sa maison, son bateau ; le paysan dont le champ a été inondé ; le commerçant ou l’hôtelier dont l’entreprise a été ravagée par la vague.\n\n• L’économie côtière faisait vivre également des milliers de travailleurs qui avaient des activités parallèles à la pêche, au commerce maritime ou à l’agriculture côtière : transporteurs ou vendeurs de poissons, portefaix, petits commerçants…\nMême s’ils n’ont pas été affectés physiquement ou matériellement, ils sont aussi sinistrés par le tsunami mais sont rarement pris en compte par les programmes internationaux en faveur des victimes.\n\n• Les plus démunis des zones affectées n’avaient ni maisons, ni bateaux, ni terrains au bord de l’eau. Dans la phase d’urgence, ils étaient contraints de mendier alors que l’aide arrivait en masse à destination des victimes plus « favorisées ».\nAlors que l’aide permet de rebâtir à neuf, ceux qui n’avaient rien ne reçoivent rien et restent donc tout aussi pauvres. Dans ce cas, l’aide risque d’accroître les inégalités et les tensions sociales."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/aider-les-victimes-indirectes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/aider-les-victimes-indirectes/","name":"Aider les victimes indirectes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-16T10:16:00+00:00","description":"• Autorités et ONG ont identifié les victimes survivantes en fonction des dommages matériels qu’elles avaient subis. Est victime : le pêcheur qui a perdu","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pape-francois-a-recu-adolfo-perez-esquivel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pape-francois-a-recu-adolfo-perez-esquivel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le Pape François a reçu Adolfo Pérez Esquivel","datePublished":"2013-03-21T14:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pape-francois-a-recu-adolfo-perez-esquivel/"},"wordCount":460,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Prix Nobel de la Paix argentin, président international et fondateur de Serpaj, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nle Pape François a reçu Adolfo Pérez Esquivel en audience privée à l’intérieur du Vatican. La rencontre a été affable et émouvante ; ils ont parlé des nouveaux chemins de l’Eglise avec un regard sur ceux qui ne possèdent rien, sur les gens marginalisés et sur tous ceux qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires.\n\nPrix Nobel de la Paix argentin, président international et fondateur de Serpaj, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Adolfo Pérez Esquivel, est le troisième personnage latino-américain avec qui le Pape François s’est entretenu. Il avait reçu Cristina Kirchner et Dilma Roussel, les Présidentes de l’Argentine et du Brésil.\n\nAprès cette rencontre, Pérez Esquivel s’est exprimé de la façon suivante dans une conférence de presse :\n\n « La rencontre s’est très bien passée. Nous avons parlé de la situation générale de l’Eglise dans le monde, en Amérique Latine, en Argentine et face aux problèmes environnementaux. Le Pape m’a dit quelle était sa conviction pour avancer dans la vérité, la justice et la réparation des dommages causés par les dictatures. Mais, nous avons parlé aussi des Droits Humains qui doivent être respectés dans leur intégralité; on ne doit pas seulement les limiter aux assassinats de la dictature mais ils doivent aussi prendre en compte la pauvreté, l’environnement et la vie du peuple.\n\nNous nous sommes souvenus ensemble des martyrs de l’Amérique Latine qui sont des semences de vie ainsi que des voix prophétiques du continent américain : DonHelder Camara, Monseigneur Romero, Pedro Casadàliga, Leonidas Proaño, Enrique Engelelli et quelques autres.\n\nUn autre thème dont nous avons parlé est celui de l’œcuménisme et le Pape m’a affirmé que l’Eglise doit dialoguer avec toutes les religions sur un même plan d’égalité.\n\nLe Pape François m’a dit encore toute sa préoccupation pour réduire les indices de pauvreté dans le monde en travaillant ensemble avec les pauvres et que c’était là le motif qui l’a amené à choisir le nom de François, ce qui signifie pour lui tout un programme de vie et un symbole de son engagement avec les pauvres ».\n\nEnfin, le Pape a demandé à Adolfo Pérez Esquivel son soutien ainsi que celui de tous les chrétiens pour qu’il puisse, grâce à leurs prières, aller de l’avant dans sa mission."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pape-francois-a-recu-adolfo-perez-esquivel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-pape-francois-a-recu-adolfo-perez-esquivel/","name":"Le Pape François a reçu Adolfo Pérez Esquivel - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-21T14:50:00+00:00","description":"Prix Nobel de la Paix argentin, président international et fondateur de Serpaj, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire. le Pape François a reçu","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lenfermement-des-etrangers/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lenfermement-des-etrangers/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;enfermement des étrangers","datePublished":"2006-05-01T10:08:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lenfermement-des-etrangers/"},"wordCount":208,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au nom de la maîtrise des flux migratoires, la France, ses voisins et les pays frontaliers de l'Union européenne n'hésitent pas à regrouper et enfermer les migrants dans des centres et des camps. Ces lieux, fermés ou ouverts, peuvent être des zones d’attente - pour l’examen de la situation du migrant en vue de l’admission sur le territoire. D’autres sont des centres d’éloignement en vue d’une expulsion.\n\n. France: une « logique concentrationnaire »\nLa Cimade dénonce en ces termes l’enfermement des étrangers dans notre pays. En France en 2005, le gouvernement s’est fixé l’objectif de 25 000 expulsions par an. Le nombre de reconduites à la frontière aurait ainsi plus que doublé depuis 2002. Avant d’être expulsés, les sans-papiers sont conduits dans des centres de rétention administrative. Verdict du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe après avoir visité ces lieux: « Dans les centres de rétention, on voit des drames humains terribles. Les agents de police, eux-mêmes, sont angoissés. […] Les conditions de vie dans les centres de rétention sont loin de respecter la dignité humaine. »*\n\n* Interview d’Alvaro Gil Robles, Le Monde, 14 octobre 2005."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lenfermement-des-etrangers/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lenfermement-des-etrangers/","name":"L'enfermement des étrangers - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T10:08:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:20+00:00","description":"Au nom de la maîtrise des flux migratoires, la France, ses voisins et les pays frontaliers de l'Union européenne n'hésitent pas à regrouper et enfermer","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-cinquieme-semaine-dieu-donne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-cinquieme-semaine-dieu-donne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Carême : la cinquième semaine « Dieu donne »","datePublished":"2014-04-04T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-cinquieme-semaine-dieu-donne/"},"wordCount":356,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le thème de ce dimanche : \"Dieu donne\"\n\n\nActions possibles :  \n\n Donner un coup de main ou un peu de son temps. Lire « Le sens du don » du CCFD-Terre Solidaire. Donner à la collecte de carême du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\nPsaume 129 : « Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore… ». Lire l'intégralité du psaume\n\n\nQu’est-ce qu’un psaume ?\n« Le Psaume a une importance particulière car il est à la fois une parole d’homme et une parole de Dieu. C’est Dieu en effet qui nous donne les mots qui conviennent pour la prière. Le livre biblique des Psaumes s’appelle en hébreu “les louanges”. Chaque action ou chaque parole de Dieu est suivie par une louange émerveillée et reconnaissante du peuple. Le mot “psaume” vient d’un mot grec qui désigne l’action de faire vibrer une corde. C’est assez dire que les psaumes sont essentiellement une prière chantée, qui idéalement s’accompagne d’instruments à cordes. » – catholique.org\n\n\nÀ chacun des visuels est associée l’action d’un des 500 partenaires soutenus par le CCFD-Terre Solidaire\n\n\nAmérique latine, Pôle Amérique latine\nLe Pôle Amérique latine du Service national de la mission universelle de l’Église, a reçu de la part des évêques de France la mission d’appuyer les volontaires envoyés en Amérique latine et aux Caraïbes par l’Église de France. Ces volontaires sont des acteurs de développement et de promotion humaine qui unissent cette action humanitaire à une évangélisation, dans le cadre pastoral de l’Église catholique en lien avec les organisations populaires locales. Ils sont aussi, pour le CCFD-Terre Solidaire, des personnes ressources par rapport à l’analyse des contextes locaux, des relations avec l’Église et des contacts avec les acteurs de la solidarité. En 2013 : 502 Français au service du développement humain et spirituel dont 54 prêtres diocésains et diacres permanents, 120 laïcs, 145 religieux, 183 religieuses.mission.catholique.fr\n\n\nMais aussi sur les sites internet \n\n\n\n Croire.com Prions en Eglise"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-cinquieme-semaine-dieu-donne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/careme-la-cinquieme-semaine-dieu-donne/","name":"Carême : la cinquième semaine \"Dieu donne\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-04-04T08:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:37+00:00","description":"Le thème de ce dimanche : \"Dieu donne\" Actions possibles : Donner un coup de main ou un peu de son temps. Lire « Le sens du don » du CCFD-Terre Solidaire.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/farewell-nelson-mandela-tribute-from-ccfd-terre-solidaire-and-amandla/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/farewell-nelson-mandela-tribute-from-ccfd-terre-solidaire-and-amandla/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Farewell Nelson Mandela &#8211; Tribute from CCFD-Terre Solidaire and Amandla","datePublished":"2013-12-10T11:47:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/farewell-nelson-mandela-tribute-from-ccfd-terre-solidaire-and-amandla/"},"wordCount":1997,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"All associates and volunteers of CCFD-Terre Solidaire are deeply saddened by the passing away of Nelson Mandela and express their sincere condolences to the South African people who, we are sure, will sorely miss him.\n\n\n\nFreedom fighter, Head of State, Nelson Mandela contributed to freeing Africa from apartheid and restoring dignity to a large part of Humanity.  His ideal of a democratic and multiracial society, which would also be protective of the weak, has lit a fire in the hearts of anti-apartheid activists.\n\nCCFD-Terre Solidaire, would also like to express its deepest condolences to all South African individuals or associations it supported at that time and whom, in the wake of Nelson Mandela, carried this fight against apartheid. \nLet us spare a special thought for Denis Hurley, archbishop of Durban, who passed away in 2004, and who was another “giant” in the war against apartheid, together with Nelson Mandela and Desmond Tutu. He was the first one to call CCFD-Terre Solidaire for action against the racist regime and to stand up against the political support it benefitted from France and Europe. \n\nA call that led CCFD-Terre Solidaire to work closely with Christian churches in South Africa, specifically by financing the publication of the “Kaïros document”, (œcumenical call of all South African churches, to take a clear anti-apartheid position), as well as the Justice and Peace Commission initiated by the South African Bishops Conference, or oecumenical anti-apartheid movements such as Diakona Council of Churches, created in 1976 by Denis Hurley.\n\nThis call also prompted the CCFD-Terre Solidaire anti apartheid involvement, during the 1970’s, within French and European collectives composed of Christian associations and unions, to attempt to raise awareness of the French public to the racial discrimination which black and coloured people were subjected to. Hence the campaigns for the release of Nelson Mandela driven by our volunteers.  \n\nFrom the 1990’s, CCFD-Terre Solidaire turned its support towards local organizations working for the construction of peace and democracy and the promotion of disadvantaged people, especially in townships.\n\n“Today, in a South Africa where social inequality and inequity are still blatant, the South African partners of CCFD-Terre Solidaire remain mobilized for the recognition of the rights of marginalized groups: landless farmers, unemployed persons, refugees and victims of discrimination related to HIV/AIDS or gender.  Nelson Mandela, your vision of Humanity will continue to inspire millions of women and men across the world.” states Guy Aurenche, president of CCFD-Terre Solidaire.\n\nPress Contact: Véronique de La Martinière - 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80\nMore information on CCFD-Terre Solidaire's site : https://ccfd-terresolidaire.org/fdm/2011/254-255-janvier-fevrier/numero-special-50-ans/quand-l-eglise-4249\n\n\n\n-\n\n\n\nTHOUGHTS AND TRIBUTE FROM AMANDLA\n\nNelson Mandela\n\nSome are born great, \nsome achieve greatness,\nand some have greatness thrust upon them.\n\nAmandla does not believe in miracles. Mandela is not immortal. He has lived the fullest of lives. Amandla! stands with his family, the ANC (the organisation he lived and died for), his closest comrades, especially the surviving Treason Trialists and Robben Island prisoners, the South African people as well as millions of people around the world to mark the passing of a great man.\n\nYet Mandela was no God, no saint but a man of the people. He reaffirms that people born of humble beginnings can rise and achieve extraordinary feats. Victory is possible against all odds.\n\nMandela had all Shakespeare’s attributes of greatness. It is with this sense that the South African nation, such as it exits, in its divisions, polarisations and inequities pays tribute to a man that dedicated his life to the liberation of his people.\n\nPeople who never knew Mandela have woken up to a sense of numbness, you only feel when told of the death of one’s closest. This is how most of Venezuela felt with the death of Chavez. Strangely in this divided nation, a nation still under construction and at times deconstructing, Mandela’s passing will almost universally be mourned.  \n\nHe was loved by South Africans, black and white, poor and rich, left and right. He was loved for his honesty and integrity. He was loved because he was neither Mbeki nor Zuma. He was a visionary, he had a grand project. He was political. He had a great sense of strategic timing. Yet he was not Machiavellian. He was loved because he was neither Mugabe nor Blair.  His vision consumed his life. He was gentle. And like a good father to be kind, he sometimes could be cruel.\n\nHe was dignified and above all he had an immense love for his people and for the project of building a non-racial and non-sexist South Africa. But above all he was an African man of conscience. He was a man of virtue. Virtue and conscience that made him so acclaimed globally since he led a nation at a time when virtue and morality were universally absent amongst global leaders. He slammed Bush and Blair for the war on Iraq: \"What I am condemning is that one power, with a president who has no foresight and who cannot think properly, is now wanting to plunge the world into a holocaust.”  For Blair he had these words: “He is the foreign minister of the United States. He is no longer Prime Minister of Britain.\"\n\nHe rose above bitterness and resentment. He was self-sacrificing and could reach out to his enemies and cross many divides. He was great because he was the great unifier. In many ways he was the architect of the New South Africa.\n\nBut for all this we must avoid myth making. Mandela was neither King nor Saint. Mandela was not alone.\n\nThe struggle to liberate South Africa was a collective effort. Moreover it was the power of the most downtrodden, the workers in the factories, the poor in the community, working class women and youth that brought the Apartheid government, if not completely to its knees – at least to negotiate the terms of the end of their racist system. Every struggle needs a vehicle, a movement with a leadership that can give political direction, take the difficult strategic and tactical choices. Mandela’s ANC came to predominate. Yet Mandela was the first to acknowledge the role of a broad range of movements that made up the struggle for national liberation and the mass democratic movement.\n\nAnd while Mandela was the one to initiate talks with the Apartheid government, he bound himself to the collective leadership of the ANC. He took initiative, he led but he did so as part of a collective. He was an organisational man. He was at pains to explain he was a product of the ANC He was a man of the black, green and gold but he could reach beyond organisational boundaries.\n\nIn the words of Fikile Bam, a Robben Island prisoner from the left-wing National Liberation Front: “Mandela had this quality of being able to keep people together. It didn't matter whether you were PAC or ANC. or what, we all tended to congregate around him. Even his critics -- and he had them -- deferred to him at the end of the day as a moral leader. He still has that quality. Without him I can't visualize how the transition would have gone.''\n\nYes, millions of words will be spoken and written on Mandela’s legacy, now, in the months to come, next year and thereafter. And we will struggle to do this legacy justice. The most difficult part will be to capture the essential Mandela going beyond myth-making while accurately assessing the contradictory nature of that legacy. For the present cannot be understood without understanding the past and not all that is wrong with current day SA can be put at the door of  Zuma or Mbeki. The negotiated settlement that brought about democratic SA on the basis of one person one vote will be regarded as Mandela’s greatest achievement. It avoided the scorched earth path of blood letting which we now see in Syria.\n''His goal always was the deracialization of South African society and the creation of a liberal democracy, for that end he was willing to make compromises with people of different views. He was able to concentrate on his goal with utter conviction and lucidity, and he was a man of extreme discipline.''\nAnd yet it is those compromises that are now coming apart at the seams. The unresolved social inequality that has given rise, in the words of Thabo Mbeki to South Africa as a country of two nations: one white and relatively prosperous, the second black and poor.\n\nMandela’s legacy will also have to be weighed by the fact that SA is more divided than ever as a result of inequality and social exclusion. The rich are richer and the poor poorer. The great unifier could undertake great symbolic acts of reconciliation to pacify the white nation but because, by definition, this required sacrificing the redistribution of wealth, reconciliation with the whites was done at the expense of the vast majority of black people.\n\nMandela was great but not so great that he could bridge the social divide rooted in 21st century capitalism that has given us the era of the 1 per centers. It is the unfortunate timing of SA’s transition occurring as it does in the period in which global power became rooted in the global corporation, empowered through the rules of neoliberal globalisation. Reconciliation required the abandonment of ANC policy as articulated by Mandela on his release from jail, “nationalisation of the mines, banks and monopoly industry is the policy of the ANC and the change or modification of our views in this regard is inconceivable.”\n\n\nYet it is this abandonment of nationalization, nationalization symbolizing the redistribution of wealth, which was dictated by the needs of reconciliation not just with the White establishment but with global capitalism. In the words of Mandela in an interview with Anthony Lewsis: ''Private sector development remains the motive force of growth and development.'' His encounters with the global elite at Davos, the home of the World Economic Forum, convinced him that compromises were needed to be made with the financiers. It was also the late night encounters with the captains of South African capitalism such as Harry Oppenheimer that reinforced his belief that there was no alternative but the capitalist road.\n\nIn the words of Ronnie Kasrils: \nThat was the time from 1991–1996 that the battle for the soul of the ANC got underway and was lost to corporate power and influence. That was the fatal turning point. I will call it our Faustian moment when we became entrapped – some today crying out that we sold our people down the river. It is precisely this capitalist road that has proved such a disaster and which may ultimately destroy Mandela’s life’s work of the achievement of one person one vote in a united non-racial, non sexist South Africa. To do justice to Mandela’s life of dedication and sacrifice for equality between black and white the struggle must continue.\n\nIt now has to focus on overcoming inequality and achieving social justice. In this struggle we will need the greatness and wisdom of many Mandelas. We will need an organisation dedicated to mobilising all South African black and white for the liberation of the wealth of this country from the hands of a tiny elite. We will need a movement like Mandela’s ANC, a movement based on a collective leadership with the combined qualities of Walter Sisulu, Govan Mbeki, Ahmed Kathrada, Fatima Meer, Albertina Sisulu, Chris Hani, Ruth First, Joe Slovo, Robert Sobukwe, Steve Biko, IB Tabata, Neville Alexander and the many greats that led our struggle for national liberation. But most importantly we will need the people who take their lives into their own hands and become their own liberators.\nIs that not what Nelson Mandela fought for?\n\nContact Amandla: Brian Ashley - 021 4472525 / 0820857088 - brian@amandla.org.za"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/farewell-nelson-mandela-tribute-from-ccfd-terre-solidaire-and-amandla/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/farewell-nelson-mandela-tribute-from-ccfd-terre-solidaire-and-amandla/","name":"Farewell Nelson Mandela - Tribute from CCFD-Terre Solidaire and Amandla - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-10T11:47:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:36+00:00","description":"All associates and volunteers of CCFD-Terre Solidaire are deeply saddened by the passing away of Nelson Mandela and express their sincere condolences to","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-conclusion/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-conclusion/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En conclusion","datePublished":"2011-02-08T17:02:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-conclusion/"},"wordCount":167,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que les crises financière, économique, sociale, écologique et spirituelle se conjuguent, l’avenir de la planète dépend des choix que va faire l’humanité dès maintenant et dans les années qui viennent.\n\n\n\nAppelés à travailler au service de l’Humanité et de la Création, dans une recherche d’harmonie entre l’homme et sa planète, dans nos rapports avec nos partenaires, nous rencontrons Dieu à l’œuvre. Nous traçons les voies d’un développement humain plus durable.\n\nAppelés à vivre ensemble en communion dans le Royaume de Dieu, laissons-nous habiter par la joie, la joie du don et du partage. Elle est pacifiante, exigeante, contagieuse, faite d’engagements en vue d’une justice pour tous.\n\nFaisons ensemble l’expérience d’une spiritualité commune, nourrie de la pluralité des démarches, source de l’Espérance que nous voulons partager avec tous.\n\n« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés. » (Mt 5,6)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-conclusion/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-conclusion/","name":"En conclusion - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-08T17:02:00+00:00","description":"Alors que les crises financière, économique, sociale, écologique et spirituelle se conjuguent, l’avenir de la planète dépend des choix que va faire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transferts-de-dette/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transferts-de-dette/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Transferts de dette","datePublished":"2010-12-07T21:30:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transferts-de-dette/"},"wordCount":602,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Transférer les dettes dans des pays autres que ceux pour lesquels elles ont été contractées ? Un moyen utilisé par les multinationales pour déduire efficacement les intérêts d’emprunts des impôts.\n\n\n\nComment revendre à un prix supérieur une entreprise achetée vingt ans plus tôt quand entre temps la société n’a jamais réalisé de bénéfices ? Un cas d’école illustré par Exxon au Chili (voir encadré) met en évidence la manière dont les multinationales jouent sur les lois fiscales des pays où elles sont implantées.\n\nElles localisent ainsi les pertes dans les pays où les profits sont fortement taxés, pouvant au passage déduire les intérêts d’emprunts, voire bénéficier de crédits d’impôts, et cumulent les bénéfices dans ceux où les impôts sont faibles... On parle de techniques de sous-capitalisation. Le transfert de dette peut être assez basique comme dans le cas chilien. Mais il existe aussi des techniques plus élaborées.\n\nLes entreprises rivalisent d’ingéniosité, surfant sur les différents dispositifs mis en place dans les pays où elles possèdent des filiales. Ainsi en est-il des exemples de montages, cités par le ministre des Finances canadien M. Flaherty, visant à cumuler les déductions d’intérêts d’emprunt.\n\nUne société A emprunte – et peut donc déduire des impôts les intérêts d’emprunt - pour faire un apport de capital dans une filiale B du même groupe située dans un paradis fiscal. Avec ce capital, la filiale B consent un prêt à une filiale C du même groupe qui, située dans un troisième pays, pourra elle aussi déduire ses intérêts de l’impôt. Autre exemple : il explique qu’aux États-Unis, une société de personnes est considérée comme américaine aux États-Unis, même si elle est canadienne. Résultat, une telle structure peut contracter un emprunt au Canada pour financer un investissement aux États-Unis : les intérêts sont déductibles dans les deux pays[[Selon Deloitte : http://www.deloitte.com/view/fr_CA/ca/services/fiscalite/bfa18445881fb110VgnVCM100000ba42f00aRCRD.htm ]].\n\nLa prise de conscience de la gravité du phénomène est récente : il a fallu attendre 2007 pour que l’Allemagne se dote de règles. À compter du 1er janvier 2008, les déductions d’intérêts y sont plafonnées pour les entreprises, quelle que soit leur origine. Objectif : rendre plus difficiles les transferts de bénéfices vers des États à faible fiscalité. S’inspirant de l’Allemagne, l’Italie a voté, en décembre 2007, la suppression des règles de sous-capitalisation et leur remplacement par un dispositif de plafonnement de la déductibilité des intérêts quelle que soit leur origine. La France a du retard en la matière, alors qu’une telle mesure, « selon les paramètres  retenus  en  Allemagne, conduirait  à  une  augmentation  cumulée des bénéfices [dans l’Hexagone] de 41,6  milliards  d’euros,  correspondant à une recette pour l’État de 11,35 milliards d’euros sur trois ans »[[Conseil des Prélèvements obligatoires, Entreprises et « niches » fiscales et sociales, des dispositifs dérogatoires nombreux, octobre 2010, p. 258.]]\n\nIn  fine, les pays occidentaux peinent à combattre le phénomène. Dans les pays du Sud, la plupart des administrations fiscales sont dépassées par l’imagination dont font preuve directeurs financiers et conseillers fiscaux des groupes transnationaux pour délocaliser l’assiette fiscale."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transferts-de-dette/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/transferts-de-dette/","name":"Transferts de dette - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T21:30:00+00:00","description":"Transférer les dettes dans des pays autres que ceux pour lesquels elles ont été contractées ? Un moyen utilisé par les multinationales pour déduire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-une-economie-au-bord-du-gouffre/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-une-economie-au-bord-du-gouffre/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tunisie : Une économie au bord du gouffre","datePublished":"2013-10-10T16:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-une-economie-au-bord-du-gouffre/"},"wordCount":1547,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux ans après la révolution qui a chassé Ben Ali du pouvoir, la Tunisie s’enfonce dans la crise économique et sociale. De quoi mettre à mal la patience des chômeurs et des salariés en colère, qui étaient en première ligne lors des manifestations qui ont eu raison de l’ancien régime. Le retour de la croissance ne peut passer que par un changement de modèle de développement.\n\n\n\nAprès un an de chômage et de galères, Laaribi, trente-deux ans, a retrouvé le chemin du travail dans les faubourgs de Tunis. Il ne cache pas sa fierté lorsqu’il présente un à un les vêtements tout juste fabriqués par l’atelier de confection dont il a repris la direction en mars 2012. Il avait été licencié en 2011 de cette même entreprise de vingt-trois salariés, son emploi de chef d’atelier ayant été emporté par le tsunami économique qui s’abattait sur la Tunisie après la révolution. « Dans un climat peu propice aux affaires, nos donneurs d’ordre, des entreprises occidentales, sont parties s’installer au Maroc. J’ai été le premier à me retrouver au chômage, le directeur ayant décidé d’assumer mes responsabilités. Mais ne connaissant pas le métier, il a été incapable de redresser la situation et fut obligé de mettre la clé sous la porte », raconte-t-il. \n\nRemonter la pente n’a pas été de tout repos... « J’ai démarché des grossistes locaux qui m’ont fait confiance, en raison de mon expérience passée. Les affaires reprennent peu à peu, même si nous n’avons pas encore renoué avec les cadences d’avant. J’ai repris douze salariés et je fais de temps en temps appel à des renforts en cas de besoin », ajoute le chef d’entreprise. Fort de ses premiers succès, il envisage de créer une deuxième société spécialisée dans la fabrication de jeans destinés au marché local. Sa stratégie : proposer des prix compétitifs par rapport aux articles importés devenus trop onéreux pour une population au pouvoir d’achat en berne... \n\n\nUn appui aux start-up[[Jeune entreprise.]] et entrepreneurs sociaux \n\n\nPour mettre ses projets à exécution, Laaribi devrait se tourner de nouveau vers Enda, comme un an plus tôt, lorsqu’il empruntait 5 000 dinars tunisiens (2 500 euros) pour payer le loyer de l’atelier et alimenter un fonds de roulement. Créée il y a vingt ans, cette association est devenue, depuis le milieu des années 1990, la première institution de microfinances tunisienne. En novembre 2011, elle met en place le programme Start-up orienté vers la création ex-nihilo [à partir de rien, ndlr] d’entreprises afin d’aider des porteurs de projets âgés de dix-huit à quarante ans. « Entre le lancement et janvier 2012, 1 750 prêts ont été contractés favorisant la création de 3 500 emplois. Parmi les bénéficiaires, on compte 49 % de chômeurs et 40 % de femmes », indique Felhi Cherni, le responsable de ce programme qui ne se limite pas à l’apport de ressources financières. Les créateurs sont en effet accompagnés, de la définition de stratégie à l’élaboration du business plan. Parallèlement, ils suivent une formation afi n de développer leurs compétences managériales et sont épaulés, pendant toute la durée du prêt, par une vingtaine de conseillers spécialisés. \n\n\n49 % de chômeurs et 40 % de femmes parmi les bénéficiaires \n\n\n« Nous prenons quelques risques, contrairement aux organismes de prêts traditionnels qui appuient le développement d’activités déjà existantes, mais les premiers résultats sont encourageants : le taux de non-remboursement du programme Startup n’est que de 0,61 % contre 4,5 % en moyenne sur l’ensemble de nos activités  », ajoute-t-il. Un bilan est en cours avant la généralisation de cette activité sur tout le territoire. \n\nAlors que la création d’emplois peine à combler les destructions, notamment dans le domaine industriel, les initiatives encourageant la création d’entreprises se multiplient à travers tout le pays. Le réseau Entreprendre, très présent en France, dans lequel des chefs d’entreprise en activité épaulent les candidats, a essaimé en Tunisie et les écoles et universités commencent elles aussi à s’intéresser à cette question. En témoigne notamment le programme Sife : l’initiative d’une association internationale qui débarque dans les amphis. Les étudiants volontaires sont invités à accompagner et à transmettre leurs savoirs auprès d’entrepreneurs sociaux impliqués dans des projets de création d’activités durables. Une façon de mettre en pratique ce qu’ils ont appris sur les bancs de la fac et de leur donner envie de se lancer à leur tour. \n\nDans un pays où 17,6 % de la population, et près de 30 % des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont au chômage – selon les chiffres officiels – ces initiatives sont une véritable bouffée d’oxygène. D’autant que la nouvelle loi sur le microcrédit qui devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année autorisera Enda et ses futurs concurrents (voir encadré page 7) à allouer des prêts pouvant aller jusqu’à 20 000 dinars (environ 10 000 euros) afin de compenser la frilosité des banques. Les demandes de prêts affluent déjà de toute part : dépôt de dossiers pour se lancer dans le métier de chauffeur de taxi, création d’un atelier de couture, d’un service de coiffure ou le développement de projets de diversification des productions agricoles en milieu rural... \n\n Endiguer la pauvreté et soutenir les acteurs de la révolution \n\n\nÀ travers l’aide aux chômeurs et aux entrepreneurs détenant déjà une expérience ou envisageant de voler de leurs propres ailes dès la sortie de l’université, ces associations cherchent à endiguer la pauvreté croissante, mais aussi à appuyer les acteurs de la révolution. « C’est avant tout le manque de travail et le développement de la pauvreté plus que la revendication pour plus de liberté portée par une élite, qui a conduit les gens à descendre dans la rue », observe Hachemi Alaya, président du think tank[[Groupe de réflexion.]] Tema où se pressent nombre de chefs d’entreprises. \n\nPour cet expert, les premiers signes avant-coureurs de la dégradation économique remontent aux mouvements sociaux du bassin minier de Gafsa, en 2008. Les travailleurs se sont révoltés contre l’accaparement par le pouvoir des revenus générés par l’exploitation du phosphate, un pouvoir par ailleurs incapable de préparer l’avenir. Aucune alternative à cette mono-industrie n’a été proposée à une population en voie de paupérisation. « Le modèle économique tunisien, basé sur la sous-traitance pour les entreprises textiles européennes et sur un tourisme de masse, peu soucieux de la préservation des ressources naturelles, était lui aussi à bout de souffle. Il n’a d’ailleurs pas résisté à la crise économique mondiale qui s’est propagée sur toute la planète à partir de l’automne 2008 », continue l’économiste. \n\nDepuis la chute de Ben Ali, rien n’a été fait pour renverser la tendance. « Le gouvernement n’a aucun programme économique. Il poursuit une politique clientéliste en faisant fonctionner la planche à billets, ce qui génère de l’inflation sans créer de richesse. L’année dernière, la faillite n’a été évitée que de justesse, grâce à un prêt de la Banque mondiale. Mais les institutions internationales au chevet de la Tunisie se montrent de plus en plus pressantes pour exiger des réformes dont le pouvoir ne veut pas entendre parler, craignant l’explosion sociale. L’instabilité politique et le climat d’insécurité empêchent par ailleurs l’arrivée d’investisseurs qui pourraient participer à la relance d’une machine économique totalement grippée », ajoute Hachemi Alaya. \n\nDans un pays au bord du gouffre où tous les indicateurs (PIB, déficit budgétaire, commerce extérieur...) virent au rouge vif, seul le trafic, et notamment les ventes d’armes récupérées en Libye, semble aujourd’hui prospère... « Il faut que ça change ! », martèle Amina, la quarantaine, couturière dans une banlieue de Tunis. Et joignant le geste à la parole, elle vient de fonder une association pour les femmes sans emploi qu’elle entend former à son métier. « Pour des raisons économiques, mais aussi pour défendre leurs droits, les femmes ne doivent pas rester chez elles ! », lance-t- elle, approuvée par son amie Houma qui fustige elle aussi le retour de l’ordre moral... Sous ses allures de femme sage et bien élevée, Amina laisse éclater son désir de changer l’ordre établi : « J’étais aux sit-in I et II [[Manifestation assise pacifique.]] devant la Kasbah pour demander, après la chute de Ben Ali, le départ du gouvernement des gens ayant appartenu à son équipe. Et je me prépare à un nouveau sit-in pour exiger la démission de ceux qui ont pris leur place, mais ne font rien pour répondre aux attentes de la population ! »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-une-economie-au-bord-du-gouffre/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tunisie-une-economie-au-bord-du-gouffre/","name":"Tunisie : Une économie au bord du gouffre - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-10T16:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:04+00:00","description":"Deux ans après la révolution qui a chassé Ben Ali du pouvoir, la Tunisie s’enfonce dans la crise économique et sociale. De quoi mettre à mal la patience","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-forum-mondial-dacces-a-la-terre-2016/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-forum-mondial-dacces-a-la-terre-2016/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire au Forum mondial d&rsquo;accès à la terre 2016","datePublished":"2016-03-30T11:38:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-forum-mondial-dacces-a-la-terre-2016/"},"wordCount":661,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Du 31 mars au 2 avril 2016 se déroule le Forum mondial d'accès à la terre et aux ressources naturelles (FMAT) à Valence en Espagne, auquel participe le CCFD-Terre Solidaire, signataire de l'appel pour améliorer l’accès des agriculteurs pauvres à la terre, à l’eau et aux ressources naturelles.\n\n\n\nAPPEL\n\nDix ans après le Forum Mondial sur la Réforme Agraire FMRA (Valencia, 2004) et la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural CIRADR (Porto Alegre, 2006), et dans le prolongement de l’Année Internationale des Agricultures Familiales (AIAF), nous, signataires du présent appel, soulignons la nécessité de réunir à nouveau, dans un débat ouvert, différents acteurs sociaux et institutions pour faire avancer la réflexion et améliorer l’accès des agriculteurs pauvres à la terre, à l’eau et aux ressources naturelles.\n\nLa situation actuelle - persistance de la faim, croissance démographique, exclusion, chômage massif, crise environnementale et perte de souveraineté alimentaire - ainsi que les acquisitions, locations et concessions foncières, invitent à revisiter la question de l’accès à la terre et aux ressources productives. \n\nSi la rentabilité financière des investissements est souvent au rendez-vous, elle n’est pas garante, loin de là, de leur efficacité économique, ni de l’intérêt des populations concernées et des générations à venir.  \n\nLe choix de promouvoir des entreprises agricoles basées sur la production d’un petit nombre de denrées, grandes consommatrices d’intrants de synthèse et d’énergie fossile, et basées sur l’emploi de travailleurs salariés, se traduira-t-il par un accroissement significatif de la production et de la richesse produite ? Permettra-t-il la création d’emplois et de revenus pour des centaines de millions d’actifs aujourd’hui sur la voie de l’exclusion, et autant ou davantage appelés à entrer sur le marché du travail ? \n\nLa révolution agricole à venir,  susceptible à la fois de nourrir correctement 9 milliards d’humains, de donner du travail au plus grand nombre et d’éradiquer la faim, pourra-elle être basée, comme par le passé, sur un remplacement massif du travail par du capital ? Comment faire en sorte que les principes énoncés dans le cadre des « directives volontaires » se traduisent effectivement dans les faits par le respect des droits des populations et la promotion d’un développement durable ?\n\nEnfin, la question des droits et des « biens communs » nous semble devoir être réinscrite à l’agenda des discussions internationales. L’accaparement massif des ressources de la planète, par-delà la diversité de ses manifestations, traduit leur marchandisation toujours plus étendue, au nom de la croissance et du bien-être à l’échelle mondiale. Mais cela conduit à ignorer les dimensions historiques, écologiques, sociales, culturelles et politiques des dynamiques en cours, et à minimiser leurs impacts.\n\nDans ce contexte, il nous semble indispensable de remobiliser la question des droits de l’Homme, élargie à celle du droit des populations à disposer d’un accès équitable à la terre, à l’eau et aux ressources naturelles et de leur droit à mettre en œuvre les systèmes de production les plus conformes à la fois à leurs choix techniques, écologiques, économiques et culturels, et à l’intérêt général.\n\nNous appelons les organisations de la société civile et les institutions gouvernementales à se mobiliser pour que soit ouvert un forum mondial consacré à l’accès à la terre et aux ressources naturelles. Il est indispensable de mettre en débat les analyses et les propositions de chacun sur les évolutions en cours et les problèmes majeurs qu’elles engendrent. Nous appelons la réunion d’un tel forum pour dégager et mettre en œuvre les réponses les plus efficaces pour les résoudre.\n\nPlus d'informations sur le site du FMAT\n\nRetrouver ci-dessous une vidéo didactique expliquant l'intérêt de privilégier les petites exploitations :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-forum-mondial-dacces-a-la-terre-2016/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-forum-mondial-dacces-a-la-terre-2016/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire au Forum mondial d'accès à la terre 2016 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-03-30T11:38:36+00:00","description":"Du 31 mars au 2 avril 2016 se déroule le Forum mondial d'accès à la terre et aux ressources naturelles (FMAT) à Valence en Espagne, auquel participe le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier-de-la-campagne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier-de-la-campagne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Calendrier de la campagne","datePublished":"2005-04-05T15:21:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier-de-la-campagne/"},"wordCount":267,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"16 au 21 avril 2005 : Assemblée parlementaire paritaire UE-ACP\n\n\nMobilisation des campagnes européennes (Allemagne, France, Belgique, Luxembourg) et africaines (Cameroun, Sénégal, Bénin, Togo)\n\n\n10 au 16 avril 2005: semaine mondiale d'action sur le commerce\n\n\n\n au Ghana, organisé par l'ISODEC (integrated social development centre)\nEnvoi de poules au Parlement : La campagne ghanéenne envoie une poule à chaque député pour attirer l'attention sur la libéralisation appliquée du secteur de la volaille au Ghana et les effets continuels nuisibles du dumping de l’UE au Sénégal, organisé par le RADI (Réseau Africain de Développement Intégré)\ninformation/formation à destination des journalistes à Dakar sur le dumping des pays européens avec comme exemples le cas du poulet (ainsi que du riz et de la poudre de lait)\n\n\n24 au 31 mars 2005 : Foire Internationale de l'Agriculture et des Ressources Animales (FIARA)\n\n\nMobilisation des campagnes africaines\n\n\n20 au 25 novembre 2004 : Assemblée parlementaire paritaire UE-ACP\n\n\nMobilisation des partenaires français, allemands, belge et camerounais.\nQuestions portées par des parlementaires européens auprès du Commissaire en charge du développement.\nOrganisation d'un lunch briefing autour de la question des exportations européennes de poulets en direction de l'Afrique de l'ouest avec la participation de parlementaires européens et des pays Afrique Caraïbes Pacifique, de représentants de la Commission européenne, de représentants associatifs, etc.\n\n\n21 octobre 2004 20 h 30 à 22 h 30 : Débat \"aviculture\" à Pluvigner (56)\n\n\nOrganisateurs : CCFD / Crisla (relais local Ritimo, CFSI et Agir Ici) / ADUCE (Association de Commerce Equitable)\n\n\n5 octobre 2004 Conférence de presse de lancement de la campagne."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier-de-la-campagne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier-de-la-campagne/","name":"Calendrier de la campagne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-05T15:21:00+00:00","description":"16 au 21 avril 2005 : Assemblée parlementaire paritaire UE-ACP Mobilisation des campagnes européennes (Allemagne, France, Belgique, Luxembourg) et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balintiya-konsana-togo/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balintiya-konsana-togo/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Balintiya Konsana, Togo","datePublished":"2007-04-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balintiya-konsana-togo/"},"wordCount":572,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Crise alimentaire mondiale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Togo, tout se passe comme si les paysans n'existaient pas. Notre travail est de les défendre pour qu'ils puissent vivre du fruit de leur travail.\n\n\n\n\n\n\nCe n’est quand même pas aux paysans de subventionner l’Etat !\n\n\nAu Togo, tout se passe comme si les paysans n’existaient pas. La politique de ce pays se décide en notre nom, mais sans nous. C’est par exemple le ministre qui annonce le prix du coton. C’est aussi à Lomé que se discutent les politiques de développement agricole. Pour toutes ces décisions importantes, la majorité des paysans n’est jamais consultée. C’est insupportable !\n\nFace à cette situation, nous avons créé le Mapto en 2003. Notre objectif est favoriser le dialogue et le partage d’expérience entre les paysans de l’ensemble du pays. Aujourd’hui, le mouvement compte 8000 actifs.\n\n\nNous sommes contraints de vendre en-dessous du prix \nNous avons décidé d’entreprendre une action de revalorisation des prix afin que les paysans puissent vivre du fruit de leur travail. Le problème est que le pouvoir d’achat de la majorité des togolais est faible. Par exemple, les fonctionnaires ne touchent pas régulièrement leur salaire et ne peuvent donc pas acheter les produits agricoles au juste prix. Nous sommes donc contraints de vendre en-dessous de nos prix de revient. Mais ce n’est quand même pas aux paysans de subventionner l’Etat qui ne paye pas ses fonctionnaires ! Quand je vais à la pharmacie, le vendeur ne me fait pas cadeau sous prétexte que mon porte-monnaie est vide ! Pourquoi en irait-il différemment pour les paysans ? Nous ne pouvons pas répondre aux besoins sociaux des Togolais si nos propres droits ne sont pas respectés.\n\nPour établir un prix équitable, pour les paysans comme pour les villageois, nous testons actuellement une nouvelle méthode dans quelques villages-pilotes. Tous les jours, nous affichons le cours des céréales à l’entrée des marchés. Pour que ceux qui ne savent pas lire aient accès à l’information, des crieurs sont également chargés d’annoncer le prix. Par ailleurs, nous avons aussi distribué aux clients un bol qui doit servir de mesure « universelle ». Nous l’appelons le « bol-Mapto ». Il équivaut à 2,5 kg de céréales. Ainsi, le villageois est certain qu’il achète les céréales au bon prix et peut mesurer lui-même la quantité souhaitée. Cette méthode permet d’éviter que les commerçants s’enrichissent sur le dos des acheteurs et des agriculteurs en faussant leur balance.\n\n\nC'est plus facile de parler librement aujourd'hui \nLe Mapto a communiqué ces nouvelles mesures aux préfets et aux services de l’Etat. De façon surprenante, l’accueil a été plutôt bon et nous devrions étendre l’expérience à d’autres communes. Je trouve même que le Togo est plus ouvert qu'auparavant : Faure Gnassingbé, qui a pris les rênes du pays en 2005, écoute davantage les citoyens. C’est plus facile de parler librement aujourd’hui. Avec tout le tapage qu’on a fait autour de cette démarche, il y a quelques années, j’aurais été jeté en prison.\n\n\nPropos recueillis par Séverin Husson,\nParis, le 16 mars 2007\n \n M. Balintiya Konsana est président de l’association Mouvement pour une alliance paysanne au Togo (Mapto)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/balintiya-konsana-togo/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/balintiya-konsana-togo/","name":"Balintiya Konsana, Togo - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-04-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","description":"Au Togo, tout se passe comme si les paysans n'existaient pas. Notre travail est de les défendre pour qu'ils puissent vivre du fruit de leur travail. Ce","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-leglise-contribue-a-la-chute-de-lapartheid/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-leglise-contribue-a-la-chute-de-lapartheid/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quand l’Église contribue à la chute de l’apartheid","datePublished":"2011-03-03T17:16:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-leglise-contribue-a-la-chute-de-lapartheid/"},"wordCount":1380,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le combat mené par les Églises sud-africaines contre l’apartheid, Mgr Hurley, qui fut, à trente-cinq ans, le plus jeune archevêque au monde, va jouer un rôle déterminant. Tout acquis aux vues progressistes de Pie XI, il n’hésite pas à déclarer, dès 1952, que la discrimination raciale est une offense à la dignité humaine et n’aura de cesse de convaincre ses pairs de la nécessité de s’engager contre cette politique qu’il qualifie d’« intrinsèquement diabolique ».\n\n\n\nLorsque, en 1948, le Parti national arrive au pouvoir en Afrique du Sud, la politique de ségrégation à l’encontre des populations noires est déjà bien installée. Depuis la fin du XIXe siècle et, surtout, depuis 1913 et la Loi sur le droit à la terre des populations indigènes qui ne leur permet que de posséder 7 % des terres, le pays est aux mains des colons européens.\nUne situation qui ne préoccupe pas trop les Églises locales qui reproduisent elles aussi dans leur fonctionnement, au cours de cette première moitié de XXe siècle, le mode de pensée dominant environnant et se montrent peu enclines à s’investir dans l’engagement social ou le champ politique.\n\nMgr Hurley, l’archevêque de Durban, fait figure de précurseur. Droit à l’éducation, mouvements syndicaux ouvriers, politique de la migration du travail, discriminations raciales, voire objection de conscience ou désobéissance civile, Mamba eyes, « Yeux de serpent », comme le surnommeront les Africains en raison de sa perspicacité, est dès les années 1960, de tous les combats. Le net durcissement du régime à l’égard des populations noires et la militarisation progressive du pays, mais aussi les travaux du Concile Vatican II, auxquels il participe, l’aideront à convaincre peu à peu ses pairs sud-africains que l’Église ne peut se satisfaire de sa seule mission spirituelle et qu’elle se doit de participer au changement « temporel » souhaité par l’immense majorité de la population noire.\n\n\nLes émeutes de Soweto sont un révélateur pour le monde entier\n\nLes émeutes, le massacre – on parle de quelque cent cinquante morts –, de Soweto en juin 1976, et le décès en prison de l’un des organisateurs de ces manifestations, Steve Biko, marquent un tournant dans l’engagement des Églises sud-africaines. Aux côtés de Mgr Hurley, qui demande à toutes les Églises de s’unir pour prévenir une nouvelle explosion de violence, on trouve désormais des catholiques, mais aussi des méthodistes, des luthériens, des presbytériens ou des anglicans, dont le doyen du diocèse de Johannesburg, qui deviendra, en 1978, le premier secrétaire général noir du Conseil œcuménique d’Afrique du Sud, l’archevêque anglican Desmond Tutu. Un œcuménisme militant qui se retrouve dans Diako-nia, une ONG créée en 1976 à l’initiative de Mgr Hurley, pour « activer l’intérêt des Églises membres pour le champ social, et se focaliser sur les projets de santé, de développement et de libération ».\nCes émeutes déborderont largement du seul cadre sud-africain. Le monde entier prend brutalement conscience de la réalité de l’apartheid. Au siège des Nations unies, à New York, de plus en plus de voix s’élèvent pour condamner le régime de Pretoria et demander des sanctions économiques. En France, des groupes de chrétiens se mobilisent. Des protestants, comme le Défap, le service de mission des Églises protestantes de France, des catholiques, membres de la Commission Justice et Paix ou du CCFD, des organisations œcuméniques, telle la Cimade...\n\n\nL’appel lancé par le Kairos Document retentit au-delà des frontières sud-africaines\n\nDes contacts se nouent alors avec les représentants des différents cultes sud-africains, au rang desquels des figures charismatiques comme Mgr Hurley, Mgr Desmond Tutu, Beyers Naudé, pasteur afrikaner renié par les siens, ou encore Allan Boesak, pasteur noir africain. À chacune de leur visite en Europe, ils n’auront de cesse de solliciter l’aide et le soutien de leurs coreligionnaires dans leur lutte contre une politique « intrinsèquement diabolique » comme la qualifie Mgr Hurley.\nÀ la Cimade, on lance, en 1975, une campagne appelant au boycott des oranges sud-africaines. Des évêques soutiennent leurs homologues sud-africains. De son côté, le CCFD, fidèle à sa « profession de foi » développementale, s’engage, dès 1976, dans des partenariats avec des associations locales. « En tant qu’organisation religieuse, nous soutenions évidemment les efforts des hiérarchies avec lesquelles on s’identifiait. C’est ainsi que nous avons soutenu la Commission Justice et Paix initiée par la Conférence épiscopale d’Afrique du Sud, alors très engagée, et aussi Diakonia. Nous avons également relayé une initiative très intéressante : le Kairos Document. C’était un cri, un appel lancé en 1987 par l’ensemble des hiérarchies religieuses d’Afrique du Sud pour que cesse enfi n l’apartheid », explique Dominique Lesaffre, qui travaillera pour le CCFD sur cette région du monde entre 1983 et 1990. Un cri qui retentira hors des frontières de l’Afrique du Sud. Au sein de la Cidse [Ndlr : Réseau international d’organisations catholiques de développement], notamment, où le CCFD est un membre très actif du groupe Afrique australe. « Au début, certains étaient un peu réticents, les Allemands de Misereor, notamment, parce qu’il y avait des capitaux allemands en Namibie et en Afrique du Sud », se souvient Jacques Briard, alors en charge du dossier africain pour l’ONG belge Entraide et fraternité. « Mais le rôle d’organisations comme le CCFD et Entraide a été de faire pression sur les autres membres pour qu’ils suivent ce que le Conseil œcuménique d’Afrique du Sud demandait à toutes les Églises. »\nL’ancien chargé de mission rappelle que l’appui du CCFD était aussi résolument politique. « Nous avons appuyé le bureau de l’ANC [Ndlr : African National Congress, banni en 1960] à Paris. Évidemment, nous devions être très discrets en la matière. Nous avons aussi soutenu des projets économiques dans des camps de réfugiés situés dans les Front Line States (les pays de la ligne de front), qui entouraient l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Tanzanie, le Mozambique... »\nCet engagement, qui couvre aussi les domaines de l’éducation ou du syndicalisme, ne sera pas du goût de tout le monde. À l’intérieur, comme à l’extérieur de l’Église. Certains, dans la hiérarchie catholique, voient d’un mauvais œil cette intervention dans les affaires séculières pendant que des laïcs s’étranglent en voyant l’Église frayer avec la « menace communiste ». « Les attaques du Figaro [Ndlr : dans les années 1980] ont considérablement réduit les ressources et, du coup, on a dû couper dans les budgets », se rappelle Dominique Lesaffre. « Mais les partenaires d’Afrique de l’Ouest ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils nous disaient : “Il ne faut pas couper les vivres à l’Afrique du Sud. Diminuez plutôt nos aides”. L’apartheid était vécu par les Africains comme une véritable atteinte à leur dignité et nos partenaires nous ont tout de suite soutenus. On se sentait porté par tout un mouvement. »\nAttaqué de l’intérieur comme de l’extérieur, le régime de l’apartheid finira par se fissurer, au début des années 1990. Pour finalement s’écrouler, puis disparaître, le 27 avril 1994. Lorsque le pays connaîtra ses premières élections multiraciales, marquées par la victoire de l’ANC et l’élection de Nelson Mandela, premier président noir d’une Afrique du Sud désormais rebaptisée Nation Arc-en-ciel.\n« La première fois que j’ai vu le nouveau drapeau sud-africain, à Capetown, j’ai pleuré tout ce que je pouvais pleurer », se souvient Dominique Lesaffre. « Je ne veux pas dire que c’est le CCFD qui a fait tomber l’apartheid, cela n’aurait aucun sens. Mais la politique du CCFD de l’époque a indubitablement contribué, avec bien d’autres, à la chute de l’apartheid. » Ou quand les nombreux petits pas de l’Église se transforment en grand pas pour l’humanité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-leglise-contribue-a-la-chute-de-lapartheid/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-leglise-contribue-a-la-chute-de-lapartheid/","name":"Quand l’Église contribue à la chute de l’apartheid - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-03T17:16:00+00:00","description":"Dans le combat mené par les Églises sud-africaines contre l’apartheid, Mgr Hurley, qui fut, à trente-cinq ans, le plus jeune archevêque au monde, va jouer","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-problematique-et-les-trois-objectifs-dintervention-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-problematique-et-les-trois-objectifs-dintervention-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La problématique et les trois objectifs d&rsquo;intervention du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2011-05-03T17:12:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-problematique-et-les-trois-objectifs-dintervention-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":1221,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La problématique centrale : rendre acteur les citoyens et surtout les plus démunis\n\n\nLe développement suppose de « rendre  acteurs » les citoyens.\n\n\nCette notion « d’agence » ou « d’actorat » social traduit une exigence : il n’est de développement que collectif. En ce sens, tout projet qui crée de la richesse au détriment des populations d’un territoire et au nom d’intérêts particuliers, à venir et le plus souvent incertains, doit être réinterrogé ; toute action qui fait fi des valeurs culturelles et spirituelles des communautés et donc de l’intégralité de l’homme, peut détruire plus qu’elle ne crée. \n\n\nLe développement nécessite l’émergence d’un actorat social.\n\n\nLa cause principale du sous ou du mal-développement réside non pas dans l’absence de croissance économique (certains pays, aux taux de croissance économique élevés, sont pourtant mal-développés), mais dans l’absence d’acteurs sociaux capables d’appréhender les multiples facettes d’une croissance qui doit être tant économique que sociale et plus largement, « civilisationnelle ».\n\n\nOr, les institutions ne peuvent à elles-seules produire ce développement intégral et en faire bénéficier chacun. Un tel développement nécessite, tout autant qu’il autorise, l’émergence d’un actorat social. Cet actorat repose en première analyse sur le citoyen lui-même, puis sur sa communauté ou son groupe social, jusqu’à atteindre un niveau de structuration intermédiaire (représentation via une organisation professionnelle, un syndicat, une asso­cia­tion), puis final (structuration d’un ensemble de sociétés civiles autour d’enjeux et de finalités communs).\n\n\nIl s’agit donc de faire reposer la stratégie d’accompagnement sur les dynamiques sociales existantes et privilégier, parmi les acteurs sociaux, ceux qui, à l’occasion des processus de transformation historiques, cherchent à accor­der à la société et aux citoyens la première place. Ceux-là, nous les qualifions d’« acteurs de changement social ». Ils deviennent nos « partenaires ».\n\n\nLa relation partenariale\n\n\nL’action repose sur la relation partenariale. Comment rendre « acteur » tout en respectant l’autonomie du partenaire ? Comment concilier l’« aide » (par définition asymétrique) et le partenariat (par nature « symétrique », et qui de sucroît exige le préalable de l’autonomie de chacun des partenaires) ?\n\n\nCette problématique centrale est à l’origine d’un certain nombre de principes et méthodes : souveraineté du partenaire dans l’action, participation à la définition des choix stratégiques et à la vie institutionnelle du partenaire, décloisonnement et mise en relations, plaidoyer et prise de parole publique communs...\n\n\nEn réponse aux enjeux de la mondialisation, la notion de partenariat évolue, depuis quelques années, vers celle, plus globale et ambitieuse, d’alliance  : plutôt que de «  soutenir » une organisation du Sud ou de l’Est, nous parlons de « co-agir », de « co-construire ».\n\n\nEn outre, l’acteur « singulier » et identifiable peut aujourd’hui être collectif, regroupant des organisations aux profils très variés, réunies en raison d’intérêts communs mais sans identité juridique définie (plate-forme ou réseaux nationaux, régionaux voire internationaux). Ainsi, le CCFD - Terre Solidaire peut être lui-même membre à part entière de ces groupements, qui peuvent même aller jusqu’à inclure des représentants des pouvoirs publics.\n\n\nD’un lien bilatéral et horizontal, nous allons donc vers des faisceaux de liens multilatéraux.\n\n\nLes trois objectifs du dialogue avec les sociétés civiles\n\n\nL’enjeu central du dialogue avec les sociétés civiles du Sud et de l’Est est de rechercher, d’accompagner, de soutenir les « acteurs de changement social » au sein d’un territoire ou d’un espace déterminé (local, national, régional, mondial). Ces derniers doivent être en capacité –  ou avoir le potentiel  – d’agir dans une triple dimension : technique, sociale et politique.\n\n\nDe cet enjeu central découlent trois objectifs :\n\n\nSécuriser l’accès aux ressources essentielles\n\n\nCeci suppose :\n\n de garantir l’accès et la sécurisation des biens matériels : services primaires et sociaux, services financiers, ressources naturelles. Il s’agit de créer ou d’adapter des systèmes de production et de services à forte valeur ajoutée sociale, intégrés dans un projet de gestion des territoires compatible avec la finitude des ressources naturelles ; d’agir sur la sécurité physique et morale : éducation à la paix entre les communautés, lutte contre les violences sexuelles...\n\n\nAccroître le capital immatériel\n\n\nPropre aux individus et à tout groupe, ce capital immatériel doit être mis en mouvement par la mobilisation efficace des connaissances, des savoir-être, des ressources culturelles, aussi bien collectives qu’individuelles (identité, valorisation de soi-même).\n\n\nCe qu’on appelle en anglais « l’empowerment », (que le français rend imparfaitement par « mise en capacité »), doit permettre aux acteurs de comprendre la situation dans laquelle ils évoluent et ses enjeux (règles sociales, contraintes politiques et économiques). Ils acquièrent une connaissance des autres acteurs et se situent dans un environnement social et institutionnel, juridique, politique, élargi. Cette compréhension leur permet de dialoguer avec d’autres parties, pour faire entendre leurs points de vue ou leurs droits.\n\n\nAccroître le capital immatériel, cela implique également de resignifier et de revaloriser les cultures, les savoir-vivre, voire les modèles de développement particuliers. Le CCFD - Terre Solidaire mène avec ses partenaires une re­cherche portant sur la compatibilité ou l’incompatibilité de ces « modes de vivre » avec des processus de modernisation et de transformation sociale. Ces recherches nourrissent et interrogent notre conception du développement.\n\n\nDéterminer une gouvernance démocratique\n\n\nTout « projet » comporte une dimension collective de « vivre-ensemble », en rapport avec l’action menée, à court, moyen et long terme. La construction d’un magasin de stockage, la création d’un centre de santé ou d’alphabétisation, la mise en place d’une caisse de crédit supposent d’établir rapidement des règles de gestion et de pérennisation. Celles-ci concernent le groupe mais aussi les autorités, élus locaux, chefs coutumiers, administration nationale. Ces différentes parties prenantes ont un rôle différent à jouer pour renforcer l’action, la pérenniser. Des règles doivent être établies, éventuellement de nouvelles lois ou de nouvelles politiques pourront en découler. Ces efforts concertés sont un préalable à tout changement d’échelle.\n\n\nLa mise en place de cadres pérennes pour la prévention et la gestion des conflits entre également en résonance avec cette problématique. Les conflits intercommunautaires, les conflits entre éleveurs et agriculteurs, les conflits d’ampleur nationale dans des États en crise, doivent être envisagés dans une perspective politique d’envergure. Il ne s’agit rien moins, dans de telles situations, que de (re)fonder le contrat social entre individus, communautés ou encore entre la population et l’État. C’est ainsi qu’apparaissent des « pools de médiateurs », des «  guichets fonciers décentralisés », des « comités de suivi des conférences nationales »... Ces nouveaux outils de gouvernance, loin d’être anecdotiques ou temporaires, sont adaptés aux mutations des pays : ils sont la condition de leur démocratisation."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-problematique-et-les-trois-objectifs-dintervention-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-problematique-et-les-trois-objectifs-dintervention-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"La problématique et les trois objectifs d'intervention du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-03T17:12:00+00:00","description":"La problématique centrale : rendre acteur les citoyens et surtout les plus démunis Le développement suppose de « rendre acteurs » les citoyens. Cette","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-solution-negociee-au-conflit-et-pour-le-respect-des-droits-de-lhomme-en-colombie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-solution-negociee-au-conflit-et-pour-le-respect-des-droits-de-lhomme-en-colombie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel pour une solution négociée au conflit et pour le respect des droits de l’Homme en Colombie","datePublished":"2008-06-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-solution-negociee-au-conflit-et-pour-le-respect-des-droits-de-lhomme-en-colombie/"},"wordCount":428,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La Colombie vit depuis plusieurs décennies un conflit armé et une grave crise de nature politique et sociale, subis de plein fouet par la population civile colombienne. \nLa situation des droits humains est alarmante. En 2007, 1 348 personnes ont perdu la vie en raison de la violence sociopolitique. Ces crimes restent en grande partie impunis. Les liens existant entre l'Etat et les groupes paramilitaires, principaux responsables de violations des droits de l'homme, favorisent cette impunité. \nFace à la gravité de la situation et dans la perspective de la présidence française de l‘Union européenne, le CCFD et la Coordination française pour la paix en Colombie (plate-forme de plaidoyer dont fait partie le CCFD) lancent, en concertation avec des organisations de la société civile colombienne et européenne, une pétition adressée à la Présidence de la République française pour interpeller les autorités sur la nécessité d'agir, au niveau européen, en faveur de la paix en Colombie. La plate-forme française et le CCFD saluent l'activisme de la France sur la question des otages et souhaitent également attirer l'attention sur les autres dimensions du conflit toutes aussi préoccupantes. Ils demandent ainsi au gouvernement français de mettre en œuvre une politique étrangère européenne plus active en matière de respect des droits humains et de lutte contre l'impunité en Colombie, et d'agir pour que la recherche d'un accord humanitaire et d'une solution politique et négociée au conflit armé soient placés au cœur de la politique européenne pour ce pays. \n\nCette pétition a été présentée le 23 mai 2008 à Paris, lors d'une conférence de presse organisée par la Coordination française pour la paix en Colombie (CFPC) . Elle a également été diffusée auprès de parlementaires français et européens ainsi que de représentants du Ministère des affaires étrangères, lors d'une tournée de plaidoyer d'organisations de la société civile colombienne, entre le 22 et 28 mai 2008, organisée par le CCFD et la Coordination française pour la paix en Colombie.\n\nCette pétition, à signer en ligne jusqu'au 15 novembre, sera remise aux autorités françaises. \n\nSignez la pétition si vous voulez que l'Union européenne et la France deviennent des acteurs de premier plan pour la paix en Colombie !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-solution-negociee-au-conflit-et-pour-le-respect-des-droits-de-lhomme-en-colombie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-pour-une-solution-negociee-au-conflit-et-pour-le-respect-des-droits-de-lhomme-en-colombie/","name":"Appel pour une solution négociée au conflit et pour le respect des droits de l’Homme en Colombie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-06-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:55+00:00","description":"La Colombie vit depuis plusieurs décennies un conflit armé et une grave crise de nature politique et sociale, subis de plein fouet par la population","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mars-2007-guinee-conakry-pour-faire-le-point-sur-la-situation-de-janvier-fevrier-2007/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mars-2007-guinee-conakry-pour-faire-le-point-sur-la-situation-de-janvier-fevrier-2007/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mars 2007 Guinée Conakry : Pour faire le point sur la situation de janvier-février 2007.","datePublished":"2007-03-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mars-2007-guinee-conakry-pour-faire-le-point-sur-la-situation-de-janvier-fevrier-2007/"},"wordCount":48,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"• le rapport de International Crisis Group Guinée : le changement ou le chaos\n \n\n• le site de Radio France International  \n\n\n \n\n• le site de Guinée-News \n\n \n\n• le site Aminata , les dernières nouvelles de Guinée"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mars-2007-guinee-conakry-pour-faire-le-point-sur-la-situation-de-janvier-fevrier-2007/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mars-2007-guinee-conakry-pour-faire-le-point-sur-la-situation-de-janvier-fevrier-2007/","name":"Mars 2007 Guinée Conakry : Pour faire le point sur la situation de janvier-février 2007. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-03-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:56+00:00","description":"• le rapport de International Crisis Group Guinée : le changement ou le chaos • le site de Radio France International • le site de Guinée-News • le site","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-la-delegation-du-ccfd-est-enfin-au-complet-a-porto-alegre-4-10/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-la-delegation-du-ccfd-est-enfin-au-complet-a-porto-alegre-4-10/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En direct : la délégation du CCFD est enfin au complet à Porto Alegre… (4/10)","datePublished":"2005-01-23T13:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-la-delegation-du-ccfd-est-enfin-au-complet-a-porto-alegre-4-10/"},"wordCount":603,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous sommes près de 80 personnes : bénévoles, jeunes du réseau et/ou des mouvements. Deux journées de rencontres et d’échanges ont permis au groupe de mieux se connaître et de se préparer à vivre le FSM…\n\n\n\n\nCampagnes et plaidoyers du CCFD et de ses partenaires.\n\nDifférentes thématiques comme la problématique de l’eau, du sida, de la souveraineté alimentaire, les conditions de travail, l’annulation de la dette, ont permis de regrouper des gens de tous horizons qui ont tous réfléchis et échangés sur la façon de mener une campagne. Le but de cet échange était de pouvoir articuler les actions entre le nord et le sud, ainsi que de partager nos complémentarités et nos difficultés.\n\nAnecdotes et dépaysement\n\nBien que nous soyons restés à l’hôtel, nous avons commencé à ressentir la culture brésilienne à travers des exercices d’accueil menés par le groupe EQUIP originaire du nordeste. Ces exercices étaient essentiellement basés sur l’idée que nous pouvons nous exprimer en contournant les barrières des langues (16 langues différentes au FSM : une nouvelle tout de Babel !) grâce à l’expression du corps.\n\nEnjeux du FSM et les forums sociaux dans le monde\n\nDès l’origine, le Forum Social Mondial se veut comme un contre sommet, c’est la raison pour laquelle il a toujours lieu en même temps que le Forum de Davos, et dans un pays du sud.\n\nIl n’est pas un lieu de décision, mais de débats, de discussions, de rencontres, de propositions avec toujours cette intime conviction qu’un autre monde est possible.\nLes détracteurs du FSM, lui reproche souvent que rien de concret n’en ressort. Mais il oublie de regarder l’ampleur du phénomène qui s’étend à travers le monde : il ne se passe pas une semaine sans qu’un forum social n’est lieu quelques part dans le monde à toutes les échelles.\n\nC’est ce que nous avons compris en discutant avec les partenaires du CCFD.\nEn Somalie par exemple, le forum social a permis la prise de conscience que c’est par les femmes que les changements arriveront. Elles se sont organisées pour réaliser différents programmes à propos de l’éducation, sur la couture, etc. L’objectif étant entre autres que certaines femmes maltraitées puissent choisir une certaine indépendance vis à vis de leur conjoint.\n\n\n\nQuelques mots redynamisant de Chico Whitaker[[Francisco (Chico) Whitaker est le secrétaire exécutif de la commission justice et paix de la conférence épiscopale brésilienne]]\n\n\n“Le FSM n’est pas qu’un événement, c’est surtout un processus. C’est une demande qui s’inscère dans la vie de toute organisation de la société civile. Les participants au FSM viennent pour connaître d’autres actions, se reconnaître dans d’autres actions, penser à de nouvelles iniatives et s’articuler pour les organiser.\n\nAprès le forum chacun revient chez lui un peu plus enrichit de connaissances mais aussi des liens créés avec d’autres.\n\nLe FSM n'est ni une force homogène, ni une armée, c’est un réseau horizontal qui vise à agir à tous les niveaux du plus local aui plus global.\n\nOn attends environ 150 000 participants et aucune activité n’a été organisée par le comité d’organisation, mais elles sont toutes organisées ! Un enjeu important : prouver que ça marche !”"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-la-delegation-du-ccfd-est-enfin-au-complet-a-porto-alegre-4-10/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-direct-la-delegation-du-ccfd-est-enfin-au-complet-a-porto-alegre-4-10/","name":"En direct : la délégation du CCFD est enfin au complet à Porto Alegre… (4/10) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-23T13:01:00+00:00","description":"Nous sommes près de 80 personnes : bénévoles, jeunes du réseau et/ou des mouvements. Deux journées de rencontres et d’échanges ont permis au groupe de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"la Quinzaine du Commerce Equitable","datePublished":"2010-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable/"},"wordCount":237,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Promouvoir et sensibiliser tous les publics au commerce équitable\n\n\n\n\n\nInitiée depuis 2001 par La Plate-Forme pour le Commerce Equitable, la Quinzaine du Commerce Equitable a pour vocation de promouvoir et sensibiliser tous les publics au commerce équitable. Pour marquer ce temps fort, la PFCE et ses membres souhaitent donner une visibilité maximale au commerce équitable et répondre ainsi au besoin d'information nécessaire au développement de pratiques d'achat responsable à adopter pour améliorer les conditions de vie des populations du sud.\n\nDu 8 au 23 mai, les acteurs du commerce équitable s'unissent plus que jamais pour sensibiliser le grand public et faire connaître cette manière plus équitable d'envisager les relations commerciales avec les producteurs et les travailleurs des pays du sud. Retrouver le site de la Quinzaine\n\nLa Commission Nationale du Commerce équitable a été officiellement installée le  22 avril 2010, sous l'égide des ministres Hervé Novelli et Chantal Jouanno. Cette commission regroupe des représentants de plusieurs ministères, des acteurs du commerce équitable, des représentants des fédérations du commerce, et des associations de défense des consommateurs, ainsi que quatre ONG. Parmi ces dernières figure le CCFD-Terre solidaire. La Commission a pour mission principale la reconnaissance des organisations de commerce équitable et elle est appelée à devenir une instance d'échanges et d'informations pour la promotion du commerce équitable."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable/","name":"la Quinzaine du Commerce Equitable - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-05-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:15+00:00","description":"Promouvoir et sensibiliser tous les publics au commerce équitable Initiée depuis 2001 par La Plate-Forme pour le Commerce Equitable, la Quinzaine du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/medellin-1968/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/medellin-1968/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Medellin (1968)","datePublished":"2007-10-09T11:37:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/medellin-1968/"},"wordCount":193,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Amérique latine, la dynamique conciliaire suscite un effort particulier en direction des milieux populaires. Des prêtres, religieux et religieuses s’en vont partager la vie de communautés, rurales et urbaines, jusque-là délaissées par l’Eglise.\n\nEn 1968 se tient à Medellin (Colombie) l’Assemblée générale du Celam pour définir la traduction latino-américaine de Vatican II. S’en dégagent deux fortes orientations :\n\n• « L’épiscopat latino-américain ne peut rester indifférent devant les immenses injustices sociales (…) qui maintiennent la majorité de nos peuples dans une douloureuse pauvreté, très souvent proche d’une misère inhumaine (…). Un cri profond jaillit du milieu de millions d’hommes demandant à leurs pasteurs une libération qui ne leur vient de nulle part ».\nDocument Pauvreté de l’Eglise\n\n• « Qu’on cherche à former le plus grand nombre possible de communautés ecclésiales dans les paroisses, spécialement en milieu rural et en milieu de marginalisés urbains. Des communautés qui doivent être fondées sur la Parole de Dieu et se réaliser, chaque fois que possible, dans la célébration eucharistique » Document Pastorale populaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/medellin-1968/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/medellin-1968/","name":"Medellin (1968) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-10-09T11:37:00+00:00","description":"En Amérique latine, la dynamique conciliaire suscite un effort particulier en direction des milieux populaires. Des prêtres, religieux et religieuses s’en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-politique-migratoire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-politique-migratoire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour une autre politique migratoire","datePublished":"2007-02-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-politique-migratoire/"},"wordCount":712,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Face au durcissement des politiques migratoires, les associations et les Églises sont les seules à défendre les droits des migrants. L’an dernier, elles se sont fortement mobilisées face aux lois Sarkozy. En cette période électorale, le collectif Crid – dont fait partie le CCFD – questionne les politiques. Mais la plupart d’entre eux refusent de s’engager sur une question jugée à risques.\n\n\n\n« Pour le moment, explique Catherine Teul de la Ligue des droits de l’homme, membre du collectif Crid, nous n’avons eu que peu de réponses sur nos revendications. Nous avons rencontré des “staffs” de campagne », la candidate Dominique Voynet et nous rencontrerons prochainement Ségolène Royal, François Bayrou et Marie-George Buffet. Il existe un accord de principe sur un certain nombre de questions, mais pas d’engagement précis dans les programmes. La question migrant étant jugée à risques. Pour l’instant, seuls les Verts, et le Parti communiste dans une moindre mesure ont repris une partie de nos revendications. Le programme du PS est désespérément vide sur l’immigration. Sur les questions des demandeurs d’asile, par exemple, il n’y a rien. » Dans une société qui stigmatise l’étranger, les partis politiques n’osent plus se saisir de cet enjeu pourtant essentiel, pour complaire à un électorat qui a peur.\n\n« Sur la question de la suppression des visas de court séjour, qui est une de nos revendications, nos interlocuteurs nous disent d’accord sur la liberté de circulation mais pas sur la liberté d’installation. » Et même des situations dramatiques, comme celles des zones d’attente, ne provoquent pas de réactions. « De plus en plus de mineurs sont retenus en zone d’attente avant d’être expulsés, explique Catherine. On reconnaît qu’il y a un problème, mais certains nous ont dit : “Il ne faut pas que l’arrivée des mineurs favorise le regroupement familial”. » \n\nPlus grave, aucun parti politique n’a pour l’instant clairement affiché sa volonté d’abolir les lois Sarkozy. La dernière proposition du candidat Sarkozy, qui veut réserver le droit au logement opposable aux seuls immigrés titulaires d’une carte de séjour de dix ans et en exclure les immigrés réguliers qui n’ont que des visas de court séjour, n’a pas entraîné le tollé qu’on aurait pu escompter. « Nous sommes dans un climat délétère, s’indigne Catherine Teul. On a institué une hiérarchie entre ceux dont les droits fondamentaux sont reconnus, et les autres. C’est une véritable machine infernale. Les immigrés doivent désormais prouver leur intégration pour obtenir des titres de séjour, mais on leur refuse le droit au logement. Et sans logement, pas d’accès à un travail stable. C’est une loi cynique qui fabrique des exclus, comme d’ailleurs toutes les réformes depuis 2002. » \n\nAlors les associations continuent à alerter l’opinion, à faire un travail de fond d’information pour éviter les logiques d’exclusion qui font le jeu des extrêmes, et à interpeller les candidats en espérant enfin être entendues. n\n\n\nPropos recueillis par Hélène Jullien\n\n\nLes revendications de la campagne \n\nLe collectif des ONG demande aux partis politiques de s’engager :\n• à refonder la législation de l’immigration et du droit d’asile sur les principes de respect des personnes et de leurs droits ;\n• à remettre en cause les visas de court séjour et la logique répressive du contrôle des frontières extérieures de l’UE ;\n• à développer une législation sur le statut des étrangers appliquant les principes définis par la Convention des Nations unies sur « Les droits des travailleurs migrants et de leur famille » et mettre en œuvre le processus de ratification de ce texte par la France et les autres pays de l’UE ;\n• à accorder des droits politiques aux résidents étrangers ;\n• à arrêter de criminaliser les étrangers en situation irrégulière, en France et dans l’UE ;\n• à garantir pleinement le droit d’asile et à assurer les conditions pour que les demandes des persécutés soient examinées dans le respect et la dignité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-politique-migratoire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-politique-migratoire/","name":"Pour une autre politique migratoire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-02-10T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:17+00:00","description":"Face au durcissement des politiques migratoires, les associations et les Églises sont les seules à défendre les droits des migrants. L’an dernier, elles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamazonie-submergee-par-les-grands-travaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamazonie-submergee-par-les-grands-travaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’Amazonie submergée par les grands travaux","datePublished":"2011-06-15T16:57:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamazonie-submergee-par-les-grands-travaux/"},"wordCount":2613,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux photos se partagent le panneau de 4 mètres x 3 indiquant « Route interocéanique sud, Pérou-Brésil, tronçon n°3 ». À gauche, une piste de terre battue poussiéreuse qui s’enfonce dans une végétation anarchique.\n\n\n\nÀ droite, la même route parfaitement asphaltée, avec signalisation au sol et visibilité parfaite. Avec une légende : « Avant : désolation » – « Maintenant : optimisme ».  « Ce panneau a été installé un peu avant le début des travaux, en janvier 2007, explique Irma Rodriguez, enseignante au collège Francisco Bolognesi Cervantes, dans la commune de Alto Liberdad, au cœur du département de Madre de Dios, en Amazonie péruvienne. Nous étions très heureux à l’idée d’avoir enfin une route goudronnée. Cela signifiait un accès plus facile pour les soins ou encore des produits moins chers. Et puis surtout, les politiques locaux et les représentants de l’entreprise de construction nous avaient promis une réhabilitation des bâtiments du collège et la construction de trois nouvelles classes. Mais à ce jour, nous n’avons toujours rien. En revanche, avec l’arrivée des ouvriers et des chercheurs d’or et de leurs familles, le nombre d’enfants a doublé en deux ans. Sans compter la déforestation, la pollution, la délinquance et la prostitution que cette route a provoquées.  »\nBienvenue sur la Route interocéanique sud, un axe reliant Assis, ville frontalière de l’État de l’Acre au Brésil (elle-même reliée à l’Atlantique via un réseau routier) et les ports d’Ilo et Matarani, situés sur la côte du Pacifique, au sud du Pérou. Le chantier – commencé en mars 2006 et qui devrait s’achever en août 2011 – a permis de goudronner au Pérou 2 600 kilomètres de piste traversant, entre autres, une partie de l’Amazonie et de la Cordillère des Andes. « Cette œuvre pharaonique, d’un coût estimé à 892 millions de dollars, a pour objectif de faciliter les exportations du Brésil vers l’Asie, explique Antonio Zambrano, spécialiste du dossier au sein de Forum Solidaridad Péru (FSP), un partenaire du CCFD-Terre Solidaire. D’autre part, elle est censée désenclaver des régions difficiles d’accès du Pérou et favoriser leur développement.  » Faisant partie de l’Initiative pour l’intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (Iirsa), un vaste programme de construction de voies de communication et de liaisons énergétiques, la Route interocéanique sud est considérée comme l’une des « pièces » maitresse du programme Iirsa. « En raison de son caractère stratégique, assure Antonio Zambrano. Mais aussi compte tenu des potentialités et des richesses naturelles de la région.  » \n\n\nDes arbres brûlés par le mercure\n\n\nAux alentours de Puerto Maldonado, dans le département de Madre de Dios, la première richesse naturelle c’est l’or. « Il y en a toujours eu dans la région, admet Juan Carlos Flores del Castillo, responsable du Groupe de travail de la société péruvienne (GTSCP), une structure créée en 2006 pour évaluer les incidences environnementales, sociales, économiques et culturelles de la Route interocéanique sud. Mais l’amélioration de la route a attiré de très nombreux mineurs venus de tout le pays. En outre, en 2008 et 2009, la crise financière a engendré une hausse brutale des cours de l’or, faisant grimper le prix du gramme de 32 à 137 soles*.  » Résultat, la courbe des migrants a épousé celle du métal précieux et sur une centaine de kilomètres, à partir de Puerto Maldonado, en direction du sud du Pérou, des campements sauvages sont apparus où s’agglutinent des centaines de mineurs. « D’après les autorités, il y en aurait entre 25 et 30 000, poursuit Juan Carlos Flores del Castillo. Mais probablement beaucoup plus. Tous vivent dans des conditions de misère sociale et sanitaire indescriptibles. La prostitution, notamment des mineures, et la délinquance y règnent en maître. » \nComme au kilomètre 92, où une cinquantaine de baraques composées de planches disjointes et de pans de plastique bleus, émergent d’une mare stagnante et fétide. « Je suis arrivé en décembre 2008, se souvient Antonio, vingt-neuf ans, casquette à l’envers et tatouages multiples sur les bras. Je viens d’un petit village de la Sierra (montagne) à plus de 500 km. Même sans expérience, j’ai trouvé du travail facilement. En bossant douze heures par jour, je peux gagner jusqu’à 300 soles (75 euros) par jour [le salaire minimum mensuel au Pérou est de 130 euros environ, ndlr.]. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup de violence et que le mercure est très mauvais pour la santé. » \nPour s’en convaincre, il suffit de s’enfoncer dans le désert de sable qui s’étend à perte de vue derrière les baraques. Pataugeant dans des mares boueuses, des hommes s’affairent autour de machines aspirant des tonnes de vase dans un vacarme infernal. « La boue passe dans plusieurs tamis, explique Arnaldo Garcia, militant écologiste. Puis, grâce au mercure, les mineurs isolent et récoltent les paillettes d’or. » L’opération terminée, les eaux chargées de mercure sont rejetées directement dans les cours d’eau environnants. « C’est pour cela que les bosquets d’arbres qui entourent les puits sont tous morts, brûlés depuis la racine par le mercure, et que la faune et la flore sont contaminées de manière irréversible. »\n\n\nLa Route interocéanique… inondée par un barrage !\n\n\n25 km plus loin, nul besoin de mercure pour tuer les arbres. « Ici, il y avait des bosquets de forêt primaire, se lamente Arnaldo Garcia, en montrant une aire désormais hérissée d’arbustes. Mais les petits paysans, expropriés de leurs terres bordant la route, ont été obligés d’abattre des parcelles boisées situées plus à l’intérieur, provoquant ainsi la disparition de plusieurs espèces végétales et animales, dans une région considérée comme l’une de plus riches de la planète en biodiversité.  » « C’est le fruit d’un manque de concertation des autorités avec la population avant même le lancement des travaux, dénonce Ernesto Raez Luna, biologiste et directeur du Centre de durabilité environnementale à l’Université Cayetano Heredia, à Lima. Il n’y a  pas eu d’études préalables sur l’impact environnemental et social d’un tel chantier. D’où la difficulté aujourd’hui de mesurer clairement les conséquences de la construction de la Route Interocéanique. » Une lacune que le gouvernement a tenté de rattraper en lançant, en 2007, le Programme pour la gestion environnementale et sociale des impacts indirects de la route interocéanique sud (Cafinrena), doté de plus de 17 millions de dollars pour minimiser les impacts de cette route, en développant, notamment, des programmes d’agroforesterie ou de tourisme durable. \nBerta, elle, n’a jamais entendu parler du programme Cafinrena. Comme beaucoup d’Indiens Quechuas, vivant près de Puerto Manoa, sur la route de Puno, au cœur du Parc national Bahuaja-Sonene, haut lieu de biodiversité de la planète, cette jeune femme a très vite déchanté face aux « opportunités » de la route interocéanique. « Les prix des aliments ont baissé, reconnaît-elle. Mais personne ne s’arrête plus sur la route pour déjeuner dans notre petit restaurant ou pour acheter notre artisanat.  » Mais il y a pire. « On a appris il y a quelques mois que notre village et une partie de cette route allaient disparaître sous les eaux, à cause de la construction du barrage d’Inambari, souffle-t-elle. Personne ne nous a dit quand, où et dans quelles conditions nous allons être relogés. Ni si nous allons être indemnisés. Pourtant ici, c’est la terre de nos ancêtres, là où nos morts sont enterrés. Et tout ça va disparaître. Sans même nous demander notre avis. »\nUne situation que connaissent également les riverains du Xingu, dans l’État brésilien du Para, à plus de 2 500 kilomètres à l’est, à l’autre extrémité de la forêt amazonienne. C’est en effet sur cet affluent du fleuve Amazone que l’État projette de construire le troisième plus important complexe hydroélectrique du monde : le Belo Monte.\n\n\nLe « Beau Monstre » du Xingu\n\n\nLancé en août 2010 par Lula, l’ancien président du Brésil, le Belo Monte, surnommé le Belo Monstro  (« Beau montre ») est le chantier le plus symbolique de la région. D’abord par son ampleur. « Ce complexe hydroélectrique devrait inonder une zone de plus de 600 km2 », explique Dion Monteiro, responsable du Comité métropolitain Xingu Vivo, une entité regroupant plusieurs dizaines de mouvements de protection de l’environnement, de mouvements sociaux et d’associations de défense des riverains du fleuve et des indigènes. « Au minimum 16 000 personnes – plus probablement 40 000 – devront être déplacées, précise le père Paolo Joane da Silva, de la Commission pastorale de la Terre (CPT) du Para, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Notamment des peuples indigènes et des communautés de pêcheurs traditionnels.  » Pour construire le barrage – un chantier de cinq ans – 20 000 ouvriers vont être embauchés. « Mais, entre 100 et 150 000 personnes devraient converger vers Altamira (100 000 habitants), en quête d’un emploi. » Quant à l’ouvrage, d’une longueur de 6 km, il va provoquer, en aval, l’assèchement du fleuve sur plus de 120 km, réduisant le stock de poissons dont les populations locales dépendent pour survivre. « Pour un barrage, conclut le religieux, qui ne devrait produire que 4 500 mégawatts d’énergie, destinée en grande partie à alimenter les entreprises minières de la région ». Soit à peine 40 % de l’objectif affiché par le gouvernement.\nC’est pour toutes ces raisons qu’Aldice Freitas ne veut pas du barrage. « Avec l’inondation, les arbres vont pourrir sur pied, polluer l’eau, explique la jeune femme qui vit avec son père, pêcheur. Il y aura des émissions de gaz à effet de serre et l’eau stagnante va attirer des nuées de moustiques qui vont apporter la malaria.  » Sur la berge surplombant le Xingu, Aldice et son père ont d’ailleurs installé un panneau : « Nous ne voulons pas du barrage de Belo Monte ». Une prise de position d’autant plus légitime que le projet comporte d’innombrables irrégularités. « Il ne respecte ni les lois brésiliennes sur l’environnement, ni la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, ni la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples indigènes, s’insurge Claudemir do Couto Monteiro, coordinateur du Conseil indigène missionnaire (Cimi), une structure chargée de défendre les intérêts des peuples indigènes et liée à la Conférence épiscopale brésilienne. « Même l’étude de viabilité environnementale réalisée par l’Institut brésilien de l’environnement (Ibama), a été manipulée par les politiques qui n’ont pas hésité à exercer d’énormes pressions sur les responsables du dossier.  » Dernière preuve en date ? Alors que l’institut avait conditionné l’autorisation des travaux au respect de quarante mesures environnementales et sociales, le même Ibama a signé l’autorisation, le 1er juin, pour le lancement des travaux. Sans garantie aucune que les dites mesures seront respectées.\n\n\nUn combat inégal\n\n\nÀ vrai dire, le sentiment qui prédomine tout au long du fleuve est « que les décisions sont déjà prises » et qu’elles « vont bénéficier comme toujours aux plus riches  ». C’est le cas à Esperanza par exemple, un bidonville d’Altamira promis à disparaître sous les eaux, comme près d’un tiers de la surface de la commune. « Personne ne sait rien, mais tout le monde espère être indemnisé », explique Elisangela, qui tente d’organiser un comité de résistance. Non sans mal. « Par peur de ne rien recevoir, certains préfèrent se taire et s’en remettre au destin. Y compris ceux qui risquent d’être doublement pénalisés, comme ma famille, car mon mari est pêcheur », déplore-t-elle. De pêcheurs, il en est évidemment question aussi sur les rives des îles Fazenda et Ressaca, à huit heures de bateau d’Altamira, où la majorité des hommes vivent de cette activité. « Ici, c’est encore pire, car ces communautés vont se retrouver en aval du barrage avec un fleuve asséché, explique Moises da Costa Ribeiro, responsable du Mouvement des victimes des barrages (Mab) à Altamira. Le problème, poursuit ce militant pour un autre modèle de développement énergétique, c’est que la loi brésilienne ne prévoit des indemnités que pour les populations vivant en amont du barrage. »\nÀ deux heures de bateau de là, le fatalisme semble également de mise parmi les Indiens Xikrin. « Cela fait des siècles que mon peuple est traité avec mépris, assure Seu Nego, le vice-cacique d’une communauté comptant vingt-trois familles. Avec le Belo Monte, c’est un chapitre de plus qui risque de s’écrire.  » Inquiet par l’assèchement du fleuve, le septuagénaire assure cependant qu’il ne prendra pas les armes pour lutter contre sa construction. Du moins pas tout seul. « Mais si mes frères Kayapó ou Arara entament un conflit, nous les accompagnerons. » Une démarche plus « offensive » également envisagée par d’autres organisations qui luttent contre le projet, « y compris à travers des opérations de blocus des bateaux chargés de matériaux pour la construction du barrage », comme le laisse entendre Fabio José Torres de Barros, biologiste et membre de la CPT d’Altamira. Des actions qui sonnent cependant comme d’ultimes tentatives pour inverser une situation bien compromise, face à des forces économiques et politiques qui disposent de moyens conséquents. « Pour organiser une résistance efficace, il faudrait être beaucoup plus présents sur le terrain, admettent la plupart des acteurs de la société civile. Mais comment faire si nous ne disposons même pas d’un bateau pour aller informer les riverains sur leurs droits ? »\n\n\nUn test important pour la société civile\n\n\n « Il existe des mobilisations au niveau national avec des manifestations dans différentes villes du pays, souligne pourtant Sonia Magalhaes, anthropologue à l’Université fédérale du Para. Comme par exemple la pétition signée par 600 000 personnes et remise le 8 février 2006 par Mgr Erwin Kräutler, évêque d’Altamira et président du CimiI, à Dilma Rousseff [élue le 1er janvier 2011, ndlr]. » \nUn « acte fort » vécu pourtant par certains comme un « camouflet ». L’actuelle présidente du Brésil (ex-ministre des Mines et de l’énergie) n’a en effet pas daigné la recevoir en personne, laissant entendre que le projet du Belo Monte était déjà décidé. Alors, le combat est-il définitivement perdu ? « Non, continue de penser Sonia Magalhaes. Car c’est de cette capacité à mobiliser l’ensemble de la société civile que dépendra la construction ou pas du Belo Monte. » Une mobilisation d’autant plus cruciale que pour Fabio José Torres de Barros, l’enjeu est beaucoup plus large. « Avec ce projet, le gouvernement et les multinationales testent la capacité de résistance de la société civile, assure-t-il. C’est donc de notre détermination à tous que dépendra l’avenir des autres projets en Amazonie. » Et de sa survie."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamazonie-submergee-par-les-grands-travaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lamazonie-submergee-par-les-grands-travaux/","name":"L’Amazonie submergée par les grands travaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-15T16:57:00+00:00","description":"Deux photos se partagent le panneau de 4 mètres x 3 indiquant « Route interocéanique sud, Pérou-Brésil, tronçon n°3 ». À gauche, une piste de terre battue","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-initiative-de-la-societe-civile-pour-combattre-les-paradis-fiscaux-et-judiciaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-initiative-de-la-societe-civile-pour-combattre-les-paradis-fiscaux-et-judiciaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une initiative de la société civile pour combattre les paradis fiscaux et judiciaires","datePublished":"2006-02-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-initiative-de-la-societe-civile-pour-combattre-les-paradis-fiscaux-et-judiciaires/"},"wordCount":1024,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le prolongement de la coalition « 2005, plus d’excuses !», les représentants de plusieurs ONG réunis à Paris le 2 février 2006 ont lancé une plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires.\n\n\nLes membres de la plateforme : Attac, CCFD, CRID, Eau Vive, Réseau Foi et Justice, Secours Catholique/Caritas France, Survie, Transparence-International (France).\n\n\nManifeste de la plate-forme\n\n\nCessons le scandale des paradis fiscaux et judiciaires !\n\n\nComment ignorer qu’au milieu des années 1970, ils étaient au nombre de 25 et que le FMI en identifie aujourd’hui plus de 60, par lesquels transite la moitié du commerce mondial et où les actifs domiciliés s’élèvent à 11.000 milliards de dollars, alors que ces territoires ne représentent que 3% du PIB mondial ?\n\n\nComment ignorer que dans le continent européen, opèrent une douzaine de PFJ au sens où nous l’entendons c’est à dire des territoires où coexistent à des degrés divers une faible taxation, le secret bancaire et l’impunité juridique ? La Suisse et le Luxembourg, mais aussi les îles anglo-normandes, Gibraltar, Malte, Chypre, le Liechtenstein, Monaco et Andorre ?\n\n\nPOURQUOI AGIR ?\n\n\n - Les Paradis fiscaux et judiciaires (PFJ) conduisent à l’assèchement des ressources fiscales des pays du Nord comme du Sud. En raison de leur moindre superficie et faible population, ils peuvent pratiquer le moins-disant fiscal tandis que les pays du Nord comme du Sud sont obligés de multiplier les exemptions d’impôts. Selon les estimations les plus basses en ne comptant pas la fuite des capitaux, le coût de ce fléau pour les pays du Sud se monte à 50 ou 70 milliards de dollars !\n\n\n\n Les PFJ sont une boîte noire pour la criminalité transnationale en combinant des instruments capables d’occulter l’origine des fonds et le refus de coopérer avec la communauté internationale en matière de recherches fiscales et criminelles. Ils offrent ainsi un espace privilégié d’interface entre le monde des transactions financières légitimes et l’argent d’origine criminelle. Ils contribuent par leur existence même à la corruption internationale et au développement des réseaux criminels, terroristes et mafieux.\n\n\n\n Les PFJ sont responsables d’une concurrence déloyale et renforcent ainsi le risque de crise financière mondiale puisqu’ils permettent de fausser la qualité des bilans et des comptes de résultats des sociétés multinationales.\n\n\nCOMMENT AGIR ?\nSi l’approche politique actuelle vis à vis des PFJ doit se poursuivre (approche OCDE, GAFI et FSF), elle a montré ses limites car les PFJ ont pris aujourd’hui une place disproportionnée.\nNotre coalition demande une nouvelle vision et une nouvelle action.\nLe Conseil européen doit demander à la Commission européenne de préparer les textes de lois permettant de traiter ce problème dans sa globalité et à trois niveaux :\n\n\nVis à vis des PFJ eux-mêmes :\n- Suspendre toutes relations avec les territoires non coopératifs, c’est-à-dire ceux quI refusent ou appliquent de manière purement virtuelle la coopération judiciaire\ninternationale en s’appuyant sur le secret bancaire. La France doit promouvoir\nl’adoption d’une directive européenne interdisant à toute banque européenne de s’y\ninstaller, s’y maintenir ou d’y conserver des relations financières. Dans l’immédiat, la France doit montrer l’exemple en ouvrant des négociations avec Andorre et Monaco et le Royaume Uni avec les territoires qui dépendent de lui.\n\n\n- Garantir un échange d’informations automatiques et systématiques en matière fiscale entre la banque ou l’institution financière qui reçoit pour le compte d’un client des intérêts ou constate des gains en capital et les autorités compétentes de l’Etat où réside le propriétaire du dit compte.\n\n\n- Obliger d’enregistrer lors de création de « Trust » (ou Fondation) de droit anglais le nom des différentes parties prenantes dans le pays où il est constitué. Cet enregistrement et cette information à destination uniquement des autorités fiscales des pays concernés doivent s’accompagner de la divulgation des comptes du Trust sur une base annuelle.\n\n\n- Faire adopter des programmes d’aide à la reconversion économique des centres offshore\n\n\n- Identifier les bien mal acquis et placés dans les territoires off shore et les rapatrier aux personnes morales ou physiques spoliées\n\n\nVis à vis des circuits de paiements internationaux :\n\n\n- Garantir la traçabilité des mouvements de fonds et renforcer le contrôle des sociétés de compensation. L’anonymat requis pour les transactions financières ne doit pas s’opposer à la communication aux magistrats, aux polices judiciaires, aux douanes et aux administrations fiscales de l’identité des donneurs d’ordres et des bénéficiaires, conformément à la Déclaration de Paris. Les moyens de vérification et l’entraide\njudiciaire doivent être renforcés.\n\n\nVis à vis des sociétés multinationales :\n\n\n- Interdire la prise en considération, par les autorités idoines des grandes places financières internationales, des comptes consolidés des sociétés qui n’auraient pas fait l’objet d’un contrôle comptable dans l’ensemble des territoires où elles exercent des activités. L’obligation doit être faite aux sociétés cotées de déclarer, dans leurs\ncomptes consolidés, les opérations traitées avec les PFJ et leur justification.\nAutorisation devrait être donnée à l’administration fiscale de vérifier les comptes\nconsolidés des sociétés multinationales et notamment le retraitement des comptes inter compagnies (c’est à dire entre les différentes entités du groupe)\n\n\n- Pour éviter les transferts de bénéfices dans les sociétés opérant dans les PFJ, les autorités fiscales des pays européens doivent avoir la faculté de requalifier certaines facturations en analysant l’opération économique véritable qui se cache derrière les apparences et demander à l’entreprise d’apporter la preuve de sa bonne foi.\n\n\nLe site de la plateforme sur les paradis fiscaux et judiciaires\n\n\nPlus d'infos sur l'évasion fiscale"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-initiative-de-la-societe-civile-pour-combattre-les-paradis-fiscaux-et-judiciaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-initiative-de-la-societe-civile-pour-combattre-les-paradis-fiscaux-et-judiciaires/","name":"Une initiative de la société civile pour combattre les paradis fiscaux et judiciaires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-02-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:32+00:00","description":"Dans le prolongement de la coalition « 2005, plus d’excuses !», les représentants de plusieurs ONG réunis à Paris le 2 février 2006 ont lancé une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-situation-des-classes-les-plus-pauvres-de-la-population-est-proche-de-la-catastrophe-essentiellement-en-milieu-urbain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-situation-des-classes-les-plus-pauvres-de-la-population-est-proche-de-la-catastrophe-essentiellement-en-milieu-urbain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La situation des classes les plus pauvres de la population est proche de la catastrophe, essentiellement en milieu urbain.","datePublished":"2010-09-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-situation-des-classes-les-plus-pauvres-de-la-population-est-proche-de-la-catastrophe-essentiellement-en-milieu-urbain/"},"wordCount":686,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 16 septembre 2010\n\nLe 14 et 15 septembre 2010, les organisations de la CIDSE* ainsi que Caritas Madagascar se sont rencontrées à Antananarivo. Parallèlement aux échanges sur les projets des œuvres d'entraide, des thèmes tels que les effets de l'industrie extractive dans la région de Moromanga ont été discutés. Les représentantes et représentants des œuvres d'entraide de même que l'archevêque d'Antananarive, Mgr. Odon Razanakolona, jugent que la situation des classes les plus pauvres de la population est proche de la catastrophe, essentiellement en milieu urbain. \n\nMadagascar connaît aujourd'hui une réelle situation d'urgence : la crise a aggravé les conditions de vie déjà très précaires d'une large partie de la population. Pour faire face à ces difficultés, les organisations regroupées au sein de la CIDSE ainsi que Caritas Madagascar, ont décidé d'alerter l'opinion publique sur la situation critique que connaissent en milieu urbain les groupes de population les plus vulnérables. \n\nLa pauvreté est le lot de Madagascar depuis longtemps et la crise socio-politique, économique actuelle a encore aggravé cette situation. En effet, selon le rapport du PNUD, la crise de 2009 a eu des effets négatifs sur divers secteurs. L'accès des ménages malagasy aux produits et services de première nécessité est ainsi devenu plus difficile qu'avant, notamment dans les villes. Les chefs de famille n'arrivent plus à satisfaire les besoins fondamentaux de leurs familles pour ce qui en particulier la nourriture, la scolarisation des enfants, les frais de santé, le paiement du loyer et l'achat des vêtements. On assiste au retrait fréquent des enfants de l'école. Non seulement, les frais scolaires dépassent les budgets familiaux mais les enfants doivent travailler pour contribuer à la survie de leurs familles. Dans le domaine de la santé, l'accès aux soins, les problèmes de malnutrition, la tuberculose ainsi que l'accès à l'eau potable constituent les principales préoccupations. \n\nSelon les chiffres officiels sur l'état de la pauvreté publiés avant la crise, plus de 70% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le seuil de pauvreté est pourtant fixé très bas et se situe à environ 0.40 dollar US. Rien que le riz quotidien (1 kapoaka par habitant par jour: environ 300g de riz blanc) vaut déjà un bon tiers de ces 40 cents. Toujours, selon l'étude le nombre de personnes vulnérables qui souffrent de l'insécurité alimentaire dans les ménages moyens et pauvres de la Commune Urbaine d'Antananarivo, au mois de novembre 2009, est estimé à 133.672 personnes, dont 96.472 personnes en insécurité alimentaire sévère. Pour survivre, les gens sont obligés d'exercer des petits métiers avec des revenus faibles et certain(e)s s'adonnent à la prostitution et au vol. \n\nZones prioritaires pour l'intervention\n\nDes projets de première urgence destinés à soutenir les personnes les plus vulnérables ont été initiés par certaines organisations du Groupe. Le choix des zones repose sur les zones les plus touchées par la crise et les zones qui n'ont pas d'opportunité d'emplois ou très peu d'opportunité d'emplois locaux. Ainsi, les zones prioritaires sont les Communes urbaines d'Antananarivo ainsi que d'Ambositra, d'Ambohimahasoa et de Fianarantsoa. Viennent ensuite en seconde priorité les communes urbaines de Farafangana, Port Bergé et d'Ihosy. La région d'Ihorombe où se trouve Ihosy est en effet classée comme zone à grand retard de développement à Madagascar.\n\nhttp://www.cidse.org/\n\n\n*La CIDSE est une alliance internationale d'agences de développement catholiques. Ses membres s'efforcent d'éradiquer la pauvreté. L'action de L'action de plaidoyer de la CIDSE touche à la gouvernance mondiale, aux ressources allouées au développement, au changement climatique, à la sécurité alimentaire, aux politiques de développement de l'UE, aux entreprises et aux droits humains."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-situation-des-classes-les-plus-pauvres-de-la-population-est-proche-de-la-catastrophe-essentiellement-en-milieu-urbain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-situation-des-classes-les-plus-pauvres-de-la-population-est-proche-de-la-catastrophe-essentiellement-en-milieu-urbain/","name":"La situation des classes les plus pauvres de la population est proche de la catastrophe, essentiellement en milieu urbain. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-09-15T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:28+00:00","description":"Paris, le 16 septembre 2010 Le 14 et 15 septembre 2010, les organisations de la CIDSE* ainsi que Caritas Madagascar se sont rencontrées à Antananarivo.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole-mise-en-place-dune-banque-de-semences-perenne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole-mise-en-place-dune-banque-de-semences-perenne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tèt Kole, mise en place d’une banque de semences pérenne","datePublished":"2012-01-09T16:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole-mise-en-place-dune-banque-de-semences-perenne/"},"wordCount":235,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Suite à l’envoi de l’appui en semences aux principales organisations paysannes du pays (CROSE, MPNKP et Tèt Kole) pour la campagne de culture 2010, Tèt Kole a mis en place une banque de semences pérenne dans 8 communes des départements de l’Artibonite et du Nord-Ouest (Saint Michel, Gros Morne, Verrettes, Chansol, Port de Paix, Jean Rabel, Saint Louis), inscrivant ainsi son action dans le long terme.\n\nMalgré le passage du cyclone Tomas, dévastant les cultures sur l’ensemble de ces zones, la rigueur et le respect des règles de remboursement mises en place par l’organisation à tous les niveaux a permis de recouvrer 100 % des semences distribuées aux 2970 premiers bénéficiaires, permettant ainsi à 1132 nouveaux bénéficiaires d’obtenir un prêt en semences, soit un total de 4102 bénéficiaires. Dans les zones concernées, les paysans considèrent que cette aide en semences leur a permis de ne pas avoir recours aux semences hybrides de Monsanto.\n\nFortement mobilisée suite au séisme dans les campagnes ayant accueilli des déplacés, l’association Tèt Kole est en processus de renforcement. Elle projette d’organiser en 2012 son 3ème congrès national, qui devrait rassembler 45 000 membres et sympathisants du mouvement au niveau des habitations, sections communales, communes, départements et au niveau national."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole-mise-en-place-dune-banque-de-semences-perenne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tet-kole-mise-en-place-dune-banque-de-semences-perenne/","name":"Tèt Kole, mise en place d’une banque de semences pérenne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-09T16:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"Suite à l’envoi de l’appui en semences aux principales organisations paysannes du pays (CROSE, MPNKP et Tèt Kole) pour la campagne de culture 2010, Tèt","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-intouchables-indiens-ramassent-les-morts-du-raz-de-maree/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-intouchables-indiens-ramassent-les-morts-du-raz-de-maree/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Les Intouchables indiens ramassent les morts du raz-de-marée »","datePublished":"2005-01-03T16:47:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:52:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-intouchables-indiens-ramassent-les-morts-du-raz-de-maree/"},"wordCount":869,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Traduction française de l’article « India's untouchables gather tsunami dead » de l’agence Reuter, 3 janvier.\n\n\n\nNACAPATTINAM, Inde. Ils sont appelés les « intouchables », les derniers d’entre les derniers dans le système ancestral des castes en Inde. Aucun travail n’est considéré comme trop sale ou trop désagréable pour leur être assigné, ils sont ceux qui nettoient les corps en putréfaction dus au raz-de-marée meurtrier de la semaine dernière.\n\nL’écrasante majorité des quelques 1000 hommes suant sous la chaleur tropicale pour nettoyer la modeste ville de pêcheur d’Inde du sud de Nagapattinam -qui a subi le choc de la gigantesque vague- sont des dalits venant des villages alentours.\n\nLes habitants de cette ville trop effrayés par des risques de maladie et trop indisposés par l’odeur refusent de joindre leur efforts à la sinistre tâche : il faut extraire du sable et des débris les corps des amis et des voisins.\n\nBien qu’il se soit écoulé une semaine depuis le raz de marée, et que les destructions soient confinées à une mince bande du littoral de la plage au port, les dégâts sont d’une telle ampleur que des corps sont encore découverts tous les jours, localisés par la puanteur et les essaims de mouches.\n\n« Je fais juste ce que j’aurai fait pour mes propres femme et enfants », déclare M. Mohan, un agent municipal d’entretien, alors qu’il prend une pause pour se nettoyer un peu de la saleté du travail du jour.\n“C’est notre travail. Si un chien meurt ou une personne, nous devons nettoyer.”\n\nMohan et les autres agents d’entretiens des municipalités voisines travaillent 24H/24 pour nettoyer Nagapattinam, avec à la clé 50 cents (20-25 roupies ?) par jour et un repas.\n\nL’odeur de la mort est toujours fortement présente, mélangée à la brise marine ainsi qu’à l’aigre parfum, plus ou moins rafraîchissant, de la poudre antiseptique citronnée qui blanchit certaines rues et allées.\n\nPlus de 5 525 personne – près de 40% des 14 488 victimes estimées pour l’Inde- sont mortes le long de cette petite bande de plages d’un blanc pur, où les huttes des modestes pêcheurs étaient construites à même le sable directement sur la plage.\n\nSales boulots\nLes castes continuent toujours de jouer un rôle pour l’essentiel de la société indienne.\n\nSur une population de plus d’un milliard d’habitant, 16% des indiens sont des dalits. Malgré les lois condamnant la discrimination par caste, ils sont encore quotidiennement humiliés, maltraités et parfois même tués.\nIls font les travaux dont les autres ne veulent pas: ils nettoient les toilettes, collectent les ordures et dépècent les vaches.\n\nPour Mohan, illettré, n’ayant que peu fréquenté l’école, et appartenant à une basse caste, la seule voie pour travailler dans les services publics et bénéficier de la sécurité et de la pension qui vont avec, était cet emploi d’agent municipal d’entretien.\nPour certains indiens, les intouchables sont moins que des êtres humains.\n\nIl y a seulement deux ans, 5 dalits ont été lynchés près de New delhi après qu’une rumeur ait répandu qu’ils auraient tué et dépecé une vache, vénérée comme un animal sacré en Inde.\n\nUne autopsie fut conduite sur la vache –aucune ne fut menée pour les dalits- et confirma l’histoire racontée par leurs amis: la vache était morte d’une autre cause et ils étaient donc en train de la dépecer légalement.\n\nAux premières heures du désastre causé par le raz-de-marée, Mohan et ses collègues travaillaient fiévreusement parmi les centaines de corps, sans gants, sans masques et même sans chaussures dans certains cas.\n\nMaintenant ils sont mieux équipés. Mais aucun masque ne stoppe l’odeur suffocante de la chair humaine en décomposition, qui devient de plus en plus puissante à mesure que les corps sont dégagés. Cette odeur vient se fixer tenacement loin au fond de la gorge.\n\nChaque nouveau corps découvert est soutiré avec précautions au sable mouillé, palmes déchirées des cahutes et autres débris. Et ce travail se fait essentiellement à la main.\n\nC’est une tâche dure où l’on sue et se casse le dos. Après avoir déplacé sable et déchets, la simple position redressée devient douloureuse. Pourtant le travail avance peu à peu, précautionneusement et patiemment, avec respect et délicatesse pour les victimes. Mais il n’y a plus de dignité.\n\nLe corps quasi méconnaissable d’une femme nue, un pied encore sec, propre et blanc de façon surprenante, comme si elle sortait juste d’un bain, est porté sur une natte sur la plage.\nUn peu plus loin, un petit bûcher est allumé avec un pneu et des feuilles de palm. La femme y est hissée. Une autre natte fournit comme un dernier pitoyable rempart de protection à sa pudeur."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-intouchables-indiens-ramassent-les-morts-du-raz-de-maree/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-intouchables-indiens-ramassent-les-morts-du-raz-de-maree/","name":"« Les Intouchables indiens ramassent les morts du raz-de-marée » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-03T16:47:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:52:34+00:00","description":"Traduction française de l’article « India's untouchables gather tsunami dead » de l’agence Reuter, 3 janvier. NACAPATTINAM, Inde. Ils sont appelés les «","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrants-ont-retrouve-la-peche/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrants-ont-retrouve-la-peche/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les migrants ont retrouvé la pêche","datePublished":"2011-03-10T17:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrants-ont-retrouve-la-peche/"},"wordCount":1043,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La question migratoire s’est imposé comme un enjeu incontournable du FSM. Reportage avec des jeunes de la ville de Mbour, rescapés des vagues de migration qui ont conduit des milliers de Sénégalais à gagner les Îles Canaries sur de simples pirogues. Avec l’aide du CCFD-Terre Solidaire, ils se sont organisés pour vivre des métiers de la pêche et voient aujourd’hui leur avenir dans leur propre pays. \n\n\n\nC’était « Barça ou barzakh ». Barcelone ou la mort, en wolof, langue majoritaire au Sénégal. Un slogan pour magnifier le défi, sublimer la trouille et percer le mur du désespoir. On est en 2006, et des copains appellent d’Espagne ou d’Italie pour conter la belle histoire qu’ils attendaient : oui, c’est possible de « passer », il y a du travail, on peut sortir de la misère en Europe. Alors l’espoir fou se lève. Les Espagnols cadenassent-ils le détroit de Gibraltar et leurs deux enclaves marocaines de Ceuta et Melilla, traditionnelles portes d’entrée de l’Union européenne ? On cible désormais les Îles Canaries, l’autre sas espagnol. Pour gagner Lanzarote, Tenerife ou La Palma, des côtes marocaines, mauritaniennes puis sénégalaises, de Saint-Louis à Joal, on affrète des embarcations. C’est-à-dire de simples pirogues. \nMbour, deuxième port du Sénégal au Sud-Est de Dakar, est réputé pour ses marins. Les jeunes accourent de l’intérieur du pays pour embarquer. En place des casiers à poissons, on charge des moteurs de rechange, 2 000 litres de gazole, et une centaine de personnes pour un incroyable périple de plus d’une semaine d’une seule traite. \nChez Amar Moussé Ngom, dans le quartier des pêcheurs, on se réunit en cachette pour préparer les départs. « C’était un bon joueur de foot, il a même tenté sa chance dans un club saoudien, mais sans succès, relate Aminata Cisse, sa mère. La vie était trop dure.  » Une nuit, il fait son baluchon sans un mot. « S’il m’en avait parlé, je ne l’aurais jamais laissé partir !  », s’élève-t-elle, encore meurtrie de cette fugue, quand le père tenait à son fils le discours de la fierté révoltée. « Vous êtes des marins, d’autres ont réussi, partez donc à votre tour !  » Ce qu’Amar verra des Canaries, c’est le centre de rétention, cueilli sur la plage comme tant d’autres. \nCheikh Ahmed Tijane Basse ouvre son portefeuille et déplie une relique, comme il a dû le faire tant de fois : la photo d’un journal canarien montrant sa pirogue assistée par un chalutier de la Croix-rouge à quelques encablures des Canaries. « Là, c’est moi, à l’avant, dit-il avec un brin de gloriole. Super dur, on n’oubliera jamais… » Pendant le voyage, ils ont dû basculer par-dessus bord le corps d’un compagnon, déshydraté à mort : « On n’avait pas de médicaments.  »\n\n\nEn 2006,  300 migrants meurent pendant le trajet en pirogue \n\n\nEn 2006, année pic, près de 35 000 migrants débarquent illégalement aux Canaries. Environ 300 personnes meurent pendant le trajet, plusieurs pirogues n’ont jamais été retrouvées. Les candidats sont pour la plupart de jeunes hommes. Pour rassembler les 500 000 francs CFA du ticket, ils ont tout vendu et emprunté à la famille. Certains enragés tentent le « quitte ou double » à plusieurs reprises !\nQuelques-uns passent au travers des mailles de la police, la plupart sont rapatriés. Au Sénégal, ils sont environ 5 000, lessivés physiquement, moralement, économiquement, avec le poids de l’échec honteux. À Mbour, entre les rapatriés, les rentrés au port après une tentative infructueuse et ceux qui veulent embarquer, une enquête exploratoire du CCFD-Terre Solidaire dénombre 400 jeunes obnubilés par l’échappatoire espagnole. « Ils étaient désespérés », témoigne Assane Ba, chargé de mission migrations internationales. \n« J’étais prêt à repartir, raconte Mamadou Dieng, mais j’ai entendu dire  qu’ils montaient un groupement d’intérêt économique de pêche, le “GIE migrants”. Je les ai rejoints.» Mareyeur, il achète de petites quantités de poissons et fruits de mer sur la plage de Mbour, pour approvisionner restaurants et hôtels. Débrouillard, spécialisé dans la crevette, il gagne jusqu’à 75 000 francs CFA par mois, environ 115 euros. « Aujourd’hui, je peux payer les facture d’eau. Je n’ai plus envie de partir, mon avenir est ici. » \nUn optimisme nouveau, partagé les 150 membres du GIE, dont le CCFD-Terre Solidaire a suscité la constitution en 2008, avec l’appui d’une importante coopérative de pêcheurs de Mbour. Deux tranches de financements ont permis de construire cinq pirogues de pêche. Une dizaine de « rapatriés de Mbour », comme ils se dénomment, se hâtent à la mer pour les rapprocher de la rive et les montrer, fiers de les avoir baptisées « CCFD ». \nNombre d’entre eux avaient déjà tâté des métiers de la mer, mais sans jamais s’extraire de la pauvreté. Vertu des mécanismes d’entraide du collectif : le GIE, composé de trois métiers - pêcheurs, mareyeurs, transformateurs - est en train de les tirer de la précarité. C’est particulièrement sensible pour les petits mareyeurs, qui se voient toujours soutirer les plus beaux lots par les gros acheteurs. Une clause, au sein du GIE, leur donne priorité d’achat sur la marée de leurs collègues pêcheurs. Les bénéfices sont répartis entre les travailleurs, la structure et l’entretien du matériel. \nAujourd’hui, le groupement désire monter en puissance et sollicite un nouveau financement pour l’achat d’une senne tournante*, et d’un camion frigorifique. « Faut-il augmenter les volumes de capture ou bien élargir le cercle des bénéficiaires du GIE ?  », expose Assane Ba, qui mène une première évaluation de l’action. « La honte est effacée. Mais la réussite de l’action passe aussi par la démonstration que le niveau de vie s’améliore durablement, et que cette solidarité économique peut profiter à d’autres jeunes.  »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrants-ont-retrouve-la-peche/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-migrants-ont-retrouve-la-peche/","name":"Les migrants ont retrouvé la pêche - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-10T17:50:00+00:00","description":"La question migratoire s’est imposé comme un enjeu incontournable du FSM. Reportage avec des jeunes de la ville de Mbour, rescapés des vagues de migration","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-lindignation-de-la-societe-civile-haitienne-et-internationale-et-a-sa-mobilisation-pour-appeler-au-respect-du-droit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-lindignation-de-la-societe-civile-haitienne-et-internationale-et-a-sa-mobilisation-pour-appeler-au-respect-du-droit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire s’associe à l’indignation de la société civile haïtienne et internationale et à sa mobilisation pour appeler au respect du droit.","datePublished":"2011-01-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-lindignation-de-la-societe-civile-haitienne-et-internationale-et-a-sa-mobilisation-pour-appeler-au-respect-du-droit/"},"wordCount":968,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Biens mal acquis"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 25 janvier 2011\n\nDimanche 16 janvier 2010, jour où auraient initialement du se tenir le 2ème tour des élections présidentielles en Haïti, l'ex-président-dictateur Jean-Claude Duvalier, alias « Baby Doc » posait le pied sur le sol haïtien après 25 ans d'exil en France.\n\nDans un contexte de profonde crise politique entre un premier tour contesté et un deuxième tour reporté à une date inconnue*, venue s'ajouter à une épidémie de choléra et une reconstruction terriblement lente après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, cette nouvelle secousse dans la vie politique du pays est celle dont le pays n'avait pas besoin. Pire, on peut s'interroger sur le profit qu'en tireront Préval et son candidat...\n\nCertains, comme l'Ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, ont demandé qu'il reparte au plus vite - son billet retour était prévu pour le 20 janvier ; d'autres, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et sa ligue en Haïti, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et le Centre Œcuménique des Droits humains (CEDH), qu'il soit immédiatement arrêté et traduit en justice. Et en effet, inculpé ce mardi 18 janvier pour corruption et vol, il a désormais interdiction de quitter le territoire haïtien.\n\nComme ses alliés européens et notamment la Plateforme Haïti de Suisse, le CCFD-Terre Solidaire s'étonne que Jean-Claude Duvalier puisse « débarquer ainsi en Haïti en toute impunité à un moment si délicat de la vie politique et sociale du pays ».\n\nAux côtés de ses partenaires engagés pour la défense des droits humains en Haïti, le CCFD-Terre Solidaire souligne que Jean Claude Duvalier et sa famille ont également fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires pour détournements de fonds publics. Alors que plus que 80% de la population haïtienne vit sous le seuil de pauvreté, les avoirs détournés par l'ex dictateur sont estimés au total entre 500 millions et 2 milliards de dollars (Rapport UNODC, sept. 2004). \n\nSeule une infime partie de ces fonds a pu être identifiée et gelée. Après plus de 25 années de rebondissements, les procédures de saisie des avoirs illicites de la famille Duvalier aux Etats-Unis et en Suisse n'ont toujours pas pu déboucher sur une restitution au peuple haïtien. En Suisse, les héritiers de Duvalier ont même failli récupérer la totalité des 6 millions de dollars gelés à plusieurs reprises. Véritable parcours du combattant, les procédures de coopération judiciaire se sont enlisées. Le 12 janvier 2010, jour du terrible tremblement de terre, le Tribunal fédéral rendait sa décision de stopper la restitution des fonds, au motif de la prescription des faits reprochés à l'ex dictateur. Finalement, les avoirs ont été à nouveau gelés, sur décision politique, au mois de février suivant. Au Royaume Uni et en France, les procédures entamées se sont soldées par un échec, démontrant la faiblesse des dispositifs nationaux et internationaux actuels en matière de restitution des avoirs illicites, dont le principe est pourtant inscrit dans la Convention des Nations Unies contre la Corruption (dite de Mérida). Ces piètres résultats illustrent la difficulté pour les gouvernements des pays spoliés de mener les procédures adéquates et la nécessité d'adapter le droit interne à chaque Etat pour faciliter les actions en justice de la part des acteurs non étatiques qualifiés. (Rapport du CCFD-Terre Solidaire, « Biens Mal Acquis. A qui profite le crime ? », 2009. Et note de novembre 2010 « Restitution des avoirs détournés : chronique 2009-2010 d'un engagement qui patine » - dans lesquels les avancées réalisées en matière de fonds détournés par le clan Duvalier sont résumées). \n\nRéaction des partenaires :\n\nMobilisé de longue date sur la question des droits humains, notre partenaire haïtien Justice et Paix appelait dans son communiqué du 30 mars 2009 à ce que les fonds Duvalier restitués soient destinés à la réhabilitation des centres de détention et l'amélioration des conditions d'emprisonnement et de détention.Joint par téléphone, le Père Hanssens, Directeur de Justice et Paix en Haïti, s'indigne du moment inopportun choisi pour le retour de Duvalier, il questionne le rôle de la France dans ce retour, et craint que la justice soit actuellement dans l'incapacité de faire quelque chose de sérieux, et ce d'autant plus que l'Etat n'a pas pris soin de composer des dossiers après le fin de la dictature, et que s'il avait voulu condamner Duvalier - par contumace, il aurait pu le faire dès 1986. Beaucoup de jeunes dans le pays ne se souviennent pas de la dictature des Duvalier. Rien n'a été fait pour garder la mémoire et éviter les erreurs du passé dans un proche avenir.\n\n(*alors que le rapport de l'Organisation des Etats Américains a préconisé le retrait de Jude Celestin, candidat soutenu par Préval et son parti Unité, le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) a annoncé ce mardi 18 janvier qu'il ne comptait pas changer les résultats du premier tour des élections publiés le 7 décembre dernier, qui désignaient Mirlande Manigat et Jude Celestin comme candidats pour le second tour)\n\nViolaine Dory, Chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire\nMathilde Dupré, Chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-lindignation-de-la-societe-civile-haitienne-et-internationale-et-a-sa-mobilisation-pour-appeler-au-respect-du-droit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-sassocie-a-lindignation-de-la-societe-civile-haitienne-et-internationale-et-a-sa-mobilisation-pour-appeler-au-respect-du-droit/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire s’associe à l’indignation de la société civile haïtienne et internationale et à sa mobilisation pour appeler au respect du droit. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:20+00:00","description":"Paris, le 25 janvier 2011 Dimanche 16 janvier 2010, jour où auraient initialement du se tenir le 2ème tour des élections présidentielles en Haïti,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-droit-a-lalimentation-fait-partie-integrante-des-droits-de-lhomme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-droit-a-lalimentation-fait-partie-integrante-des-droits-de-lhomme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le droit à l’alimentation fait partie intégrante des droits de l’homme","datePublished":"2012-01-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:25:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-droit-a-lalimentation-fait-partie-integrante-des-droits-de-lhomme/"},"wordCount":954,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 20 janvier 2012\n\nObservatrice privilégiée des violations des Droits de l'Homme en Asie, l'Asian Human Rights Commission, ONG basée à Hongkong, s'est, depuis 2006, lancée dans un programme de surveillance du respect du droit pour les populations de voir leurs besoins alimentaires satisfaits, fondant notamment son action sur la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Un Droit à l'alimentation qui, sur le sous-continent indien, est loin d'être toujours acquis. Wong Kai Shing, directeur exécutif de l'AHRC, revient sur ce programme qui reçoit le soutien du CCFD-Terre Solidaire depuis 2010.\n\nLe continent asiatique connaît aujourd'hui une croissance que beaucoup lui envient mais, paradoxalement, de plus en plus de gens y souffrent de la faim ?\nTout ce développement s'est fait en sacrifiant sur l'autel de la croissance économique les secteurs les plus vulnérables de la société, tout particulièrement l'industrie basée sur les emplois de main d'œuvre faiblement qualifiée et le monde rural. Dans les centres urbains, l'arrivée massive de migrants ruraux à la recherche de travail s'est traduite par la création de nombreux bidonvilles où les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. Et, dans les campagnes, l'exploitation outrancière des ressources naturelles et l'inadaptation des politiques agricoles ont conduit à des déplacements de population ainsi qu'à une diminution de la production agricole. Lorsque l'on parle du Droit à l'alimentation, on ne parle pas seulement de famine, mais aussi du fait que, dans ces pays, la malnutrition est devenue paradoxalement, avec le développement économique, l'un des problèmes majeurs des populations locales ! La richesse est bien là, mais elle n'est pas équitablement redistribuée et la majorité a tout juste de quoi garder la tête hors de l'eau. \n\nQuelles réponses apporte l'AHRC à ces questions ?\nNous ne sommes pas une association humanitaire, mais une organisation de défense des Droits de l'homme et cette question du Droit à l'alimentation fait partie intégrante de ces droits. Tout État se trouve en effet dans l'obligation de faire respecter ce droit et doit donc faire en sorte que les ressources alimentaires nécessaires à la bonne santé de la population soient disponibles. Notre travail consiste à recenser et à documenter les cas de malnutrition dans les pays, à comprendre les raisons qui y ont conduit les dysfonctionnements administratifs, parfois, comme en Inde, la corruption ou la discrimination, qui ont entrainé ces manquements aux devoirs de l'État. Nous publions aussi des appels urgents et communiqués de presse pour attirer l'attention des autorités sur des cas spécifiques de non respect des engagements des Etats. Nos rapports sont ensuite présentés aux autorités locales, mais aussi sur la Toile, à des journalistes, des ONG, des agences internationales, comme celles des Nations unies (notamment via le rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation), afin de faire pression sur ces mêmes autorités. Les gouvernements semblent en effet beaucoup plus sensibles à leur image internationale qu'aux seules voix locales. Nous agissons comme des « faiseurs d'opinion » et relayons les informations des groupes locaux auprès des autorités concernées.\n\nAvec quels résultats ?\nNous avons récemment eu un cas impliquant le Bangladesh et la Banque mondiale. La Banque Mondiale avait accordé un prêt à ce pays afin qu'il puisse faciliter les distributions de nourriture aux populations locales dans le besoin. Notre suivi sur le terrain a cependant montré que ceux à qui ces distributions devaient profiter ne recevaient rien. Nous avons alors interpellé la Banque mondiale sur le sujet et ses responsables se sont ensuite retournés vers les autorité bangladaises. Lesquelles ont, depuis, affirmé qu'elles allaient enquêter. Dans un autre cas, il s'agissait, au Népal, de résoudre un conflit entre une communauté de Dalits (intouchables) qui se voyait brutalement privée des champs qu'elle cultivait, mais dont elle n'était pas propriétaire, et la catégorie sociale majoritaire, qui voulait récupérer les terres en question pour en faire une forêt communale. Notre intervention a permis l'ouverture d'un dialogue entre la communauté dalit et les autorités locales népalaise. Résultat : Les Dalits peuvent à nouveau cultiver leurs champs, pour lesquels certains ont d'ailleurs reçu des titres de propriétés, et d'autres parcelles de terrain ont été attribuées pour la forêt communale. Le programme a ainsi permis l'intervention sur 58 cas en Asie, essentiellement en Inde. Il s'étend désormais à d'autres pays d'Asie (Philippines, Indonésie, Pakistan). Ce travail de terrain a permis notamment d'identifier que le déni d'accès au droit à l'alimentation est particulièrement important vis-à-vis des femmes et filles asiatiques.\n\nComment se matérialise l'aide du CCFD-Terre Solidaire ?\nLe CCFD-Terre Solidaire est avec nous sur ce projet depuis maintenant deux années et ce soutien est très important. Avant cela, nous n'avions pas de ligne budgétaire particulière affectée à ce programme du Droit à la nourriture et nous ne devions compter que sur nos propres ressources pour faire avancer le projet. Nous coordonnons aussi notre action avec la Direction du plaidoyer en lien avec les actions de défense de la souveraineté alimentaire. L'apport du CCFD-Terre Solidaire nous a donc permis de développer notre travail et nous donne la possibilité de nous étendre et mieux planifier notre action dans différents pays de la région. \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-droit-a-lalimentation-fait-partie-integrante-des-droits-de-lhomme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-droit-a-lalimentation-fait-partie-integrante-des-droits-de-lhomme/","name":"Le droit à l’alimentation fait partie intégrante des droits de l’homme - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:25:11+00:00","description":"Paris, le 20 janvier 2012 Observatrice privilégiée des violations des Droits de l'Homme en Asie, l'Asian Human Rights Commission, ONG basée à Hongkong,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-don-et-la-gratuite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-don-et-la-gratuite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le don et la gratuité","datePublished":"2010-02-10T16:26:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-don-et-la-gratuite/"},"wordCount":490,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’économie au service du bien commun\n\n\n\nL’un des apports les plus spécifiques de cette encyclique sociale est sans doute d’avoir mis l’accent sur le don et la gratuité d’une manière nouvelle. En demandant que « dans les relations marchandes, le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité (…) trouvent leur place à l’intérieur de l’activité économique normale » (§36), Benoît XVI introduit une rupture. Rupture parce que le don et la gratuité n’apparaissent plus comme un à-côté de l’activité économique, une sorte de palliatif qui, dans un second temps, viendrait compenser de l’extérieur les effets négatifs d’une économie condamnée à laisser quelques victimes du système sur le bord de la route. Rupture encore car il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité des relations marchandes en appelant à une sorte de monde utopique du désintéressement d’où serait bannie toute logique économique.\n\nCe à quoi nous sommes appelés, ce n’est pas à abolir le système mais à le transformer, mieux, à le transfigurer. Soulignant qu’il n’y a pas de fatalité mais des choix et des responsabilités humaines derrière le fonctionnement actuel de l’économie (§36 et 42), Benoît XVI invite à sortir de la stricte logique de l’échange calculé, où chacun est prêt s’investir et à investir dans la mesure seulement où il est sûr de gagner en proportion de ce qu’il a donné. Il invite à faire brèche dans la logique purement comptable du donnant / donnant, dans la logique de l’équivalence régie par les intérêts personnels.\n\nIntroduire le sens de la gratuité et la logique du don au cœur même de l’activité économique, c’est une façon de revisiter les finalités de l’économie. L’économie ne peut se réduire à un échange de biens, à n’être qu’un moyen de satisfaction de besoins et d’enrichissement personnel. Elle porte beaucoup plus ; son sens dépasse le seul produit ou la seule valeur monétaire du bien. Il est utile de se rappeler que le sens premier de « économie » c’est la gestion de la maison commune, du bien commun. Donner place à la gratuité et au don en économie c’est reconnaître et promouvoir la contribution décisive des personnes dans ce processus ; c’est aussi avoir pour horizon le bien de la maison commune. L’économie sociale et solidaire, qu’il s’agisse du commerce équitable, du microcrédit ou bien d’autres pratiques, va en ce sens. L’économie a vocation à être facteur de médiation sociale et facteur de construction de société.\n\n\nQuestions pour un partage\n\nUne place pour le don dans l’économie : est-ce un doux rêve ?\n\nComment pouvons-nous concrétiser cette idée dans nos actes économiques ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-don-et-la-gratuite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-don-et-la-gratuite/","name":"Le don et la gratuité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-02-10T16:26:00+00:00","description":"L’économie au service du bien commun L’un des apports les plus spécifiques de cette encyclique sociale est sans doute d’avoir mis l’accent sur le don et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proteger-les-populations-civiles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proteger-les-populations-civiles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Protéger les populations civiles","datePublished":"2010-03-31T13:44:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:04:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proteger-les-populations-civiles/"},"wordCount":444,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droit international","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les nombreux groupes armés, ainsi que les forces armées nationales, recrutent de force parmi la population, pillent, violent et tuent. Le bilan des opérations de désarmement forcé de 2009 dans l’est du pays est lourd : plus de 900 000 déplacés, plus de 9 000 maisons détruites, plus de 8 000 cas rapportés de viols, au moins 1 433 civils tués. \n\n\n\nIl faut engager, en consultant la société civile, une réforme en profondeur de l’armée, de la police et de la justice, qui soit centrée sur les droits de l’Homme. Il s’agit de renforcer le financement, la transparence et la concertation entre les intervenants et de mobiliser les responsabilités de toute la chaîne de commandement pour mettre fi n à l’impunité et professionnaliser les forces de l’ordre, tout en améliorant leur rémunération et leurs conditions de vie ;  \n\nLa Monuc, dont le mandat a pour première priorité la protection des civils, doit interagir davantage avec les populations qu’elle est supposée protéger et appuyer le strict respect du droit international humanitaire par l’armée congolaise partout où celle-ci est déployée. Toute perspective de retrait dépendra d’une amélioration tangible de la sécurité des populations ;  \n\nCompte tenu de son impact connu et prévisible sur les populations civiles au regard du contexte actuel, une approche exclusivement militaire s’avère contre-productive. Il faut soutenir davantage les opportunités en matière de désarmement volontaire et négocié des différents hommes en armes et faciliter leur démobilisation, puis leur réintégration durable au sein des communautés, que ce soit en RDC ou ailleurs. Il importe notamment d’encourager le gouvernement rwandais à permettre le développement d’un environnement politique favorable au retour des personnes n’ayant pas participé au génocide, et qui seraient prêtes à renoncer aux armes, si on leur offre les garanties qu’ils pourront pleinement jouir de leurs droits politiques et économiques et prendre part aux processus démocratiques en cours à différents niveaux.\n\n La Monuc  \nCréée en 1999, la mission des Nations unies au Congo est la plus importante force onusienne de maintien de la paix actuellement déployée, avec un effectif global de plus de 20 000 personnes. Environ 90 % de ses troupes sont positionnées dans l’est du pays. Après avoir contribué à l’observation et à la mise en œuvre des accords de paix ainsi qu’à l’organisation des élections, la première priorité de son mandat actuel, qui arrive à échéance le 31 mai 2010, est la protection des civils."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proteger-les-populations-civiles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/proteger-les-populations-civiles/","name":"Protéger les populations civiles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-03-31T13:44:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:04:20+00:00","description":"Les nombreux groupes armés, ainsi que les forces armées nationales, recrutent de force parmi la population, pillent, violent et tuent. Le bilan des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosario-romero-representante-de-forum-solidaridad-peru/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosario-romero-representante-de-forum-solidaridad-peru/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rosario Romero, représentante de Forum Solidaridad Peru","datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosario-romero-representante-de-forum-solidaridad-peru/"},"wordCount":495,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Égalités femmes/hommes","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Forum Solidaridad Peru, une ONG que le CCFD-Terre Solidaire accompagne depuis un an, dans le cadre du programme « Alerte Alimentaire dans la forêt »\n\n\n\n\n\n« Je m'appelle Rosario Romero. Je travaille pour Forum Solidaridad Peru, une ONG que le CCFD-Terre Solidaire accompagne depuis un an, dans le cadre du programme « Alerte Alimentaire dans la forêt ». Ce programme est destiné à suivre les conséquences de l'essor des agro combustibles sur la souveraineté alimentaire, en particulier dans la province de San Martin, d'où provient un tiers de la production de riz du pays, sans compter l'exploitation bovine, le café, le cacao, les fruits, etc...\n\nJ'ai assisté le premier jour à une table de dialogue intitulée : « la forêt en alerte : l'accord énergétique Brésil- Pérou ». Ce débat a évoqué un accord énergétique encore peu connu signé entre les deux pays en juin 2010, dans le cadre du programme IIRSA (Initiative pour l'Intégration d'Infrastructure en Amérique du Sud). Les échanges entre le public et de nombreux experts ont permis de comprendre en quoi consistait exactement cet accord destiné, entre autre, à construire plusieurs barrages hydroélectriques et un axe routier dans la région amazonienne du Pérou. Il nous a surtout permis de réaliser que cet accord « bilatéral » allait bénéficier en grande partie au Brésil, qui va importer 80% de l'énergie électrique produite au Pérou vers ses industries, ne laissant à notre pays que les conséquences négatives, en particulier en ce qui concerne l'environnement. Mais plus largement, ce débat a permis de démystifier le programme IIRSA, présenté comme une opportunité de développement pour le continent latino américain. Or il est très important de clarifier tous les volets de ce programme pour en conserver les éléments positifs et tenter d'en freiner les aspects négatifs.\n\nLe deuxième débat qui a retenu mon attention a été celui intitulé « Féminisme et bien vivre ». Parce que dans le cadre du programme « Alerte Alimentaire dans la forêt », nous travaillons également avec des associations de femmes consommatrices. Notre propos n'est pas de militer pour un féminisme radical, mais nous travaillons à la représentation des femmes dans les structures de décision. Les femmes doivent absolument être présentes dans les instances de réflexion sur les modèles de développement, comme sur ce programme d'intégration (IIRSA). Il y a certes déjà des organisations de femmes qui sont impliquées dans ces thématiques, mais ce n'est pas suffisant. Je crois qu'après 30 ans de féminisme sur ce continent, il faut absolument que nous élevions le niveau de nos échanges. Cela a été le cas durant ce débat. Pas assez à mon goût. Mais nous avançons. »\n\nForum Pan-amazonien\n30 novembre 2010\nJean Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosario-romero-representante-de-forum-solidaridad-peru/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosario-romero-representante-de-forum-solidaridad-peru/","name":"Rosario Romero, représentante de Forum Solidaridad Peru - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:09+00:00","description":"Forum Solidaridad Peru, une ONG que le CCFD-Terre Solidaire accompagne depuis un an, dans le cadre du programme « Alerte Alimentaire dans la forêt » « Je","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/former-des-leaders-indigenes-et-les-paysans/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/former-des-leaders-indigenes-et-les-paysans/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Former des leaders indigènes et les paysans","datePublished":"2008-08-11T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/former-des-leaders-indigenes-et-les-paysans/"},"wordCount":315,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Bolivie, 60 % de la population est d’origine indigène. Entre les Aymaras de l’Altiplano, les Quechuas des vallées et les Indiens des plaines orientales, les langues et les cultures sont diverses. \n\n\n\nCes peuples forment des communautés de petits paysans vivant chichement dans le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud. Depuis la colonisation, ils n’ont eu de cesse de revendiquer leurs droits collectifs, la défense de leur langue, leur culture et leur accès aux sphères de décision. Cependant, le pouvoir était détenu jusqu’à ces derniers temps par la minorité métisse. La donne est peut-être en train de changer avec l’élection fin 2005 du leader paysan d’origine indienne Evo Morales à la fonction de président. \n\nLe partenaire \nLe programme Nina rassemble des organisations paysannes et indigènes de tout le pays. \n\nLe projet \nIl se donne comme ambition de préparer des leaders représentant les intérêts des communautés indiennes et de petits agriculteurs dans les instances de décision nationales. \n\nLes réalisations \n• 430 dirigeants actuels ou potentiels d’organisations paysannes et indigènes de Bolivie suivent des apprentissages grâce au programme Nina. La formation porte sur les domaines de la politique, de l’organisation et des techniques de gestion. \n• Les participants bénéficient d’apports sur des outils d’analyse de leur réalité et échangent leurs expériences. Ils élaborent des stratégies nouvelles pour le mieux-être de leurs communautés à tous les niveaux : local, régional et national. \n• Le processus a une couverture nationale. Il est divisé en cinq groupes correspondant à cinq zones géographiques présentant des affinités linguistiques. \n• Une partie des cadres du nouveau gouvernement, y compris le président Evo Morales, a été formé dans le cadre du programme Nina."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/former-des-leaders-indigenes-et-les-paysans/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/former-des-leaders-indigenes-et-les-paysans/","name":"Former des leaders indigènes et les paysans - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-08-11T00:00:00+00:00","description":"En Bolivie, 60 % de la population est d’origine indigène. Entre les Aymaras de l’Altiplano, les Quechuas des vallées et les Indiens des plaines","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-levasion-fiscale-sport-prefere-des-elites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-levasion-fiscale-sport-prefere-des-elites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Philippines, l’évasion fiscale, sport préféré des élites","datePublished":"2011-09-15T16:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-levasion-fiscale-sport-prefere-des-elites/"},"wordCount":1241,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Contrebande, détournement de marchandises, exonérations, revenus minorés, voire même omis… Autant de pratiques visant à échapper à l’impôt et qui grèvent de façon significative le budget de l’Etat philippin. Qu’ils soient riche particuliers , auto-entrepreneurs et grandes entreprises… l’évasion fiscale est devenu pour eux un sport national !\n\n\n\nLes chiffres donnent le tournis. Car même s’ils restent difficiles à évaluer correctement, ce sont en effet des milliards de pesos (1 euro  =  60 pesos) qui, chaque année, s’envolent régulièrement dans la nature. Ou, plutôt, restent dans les poches de contribuables philippins peu scrupuleux qui s’adonnent sans aucune retenue à ce qui ressemble fort, pour les élites locales, à un véritable sport national, à savoir l’évasion fiscale. Autant de revenus qui n’entreront pas dans les caisses de l’État et limiteront de facto les capacités d’investissement du gouvernement dans, par exemple, l’éducation ou la santé, le développement d’infrastructures ou la création d’emplois dont ce pays a tant besoin. \n\nLa Banque de développement asiatique, l’ADB, estime ainsi que la part des revenus perçus au titre des impôts, directs ou indirects, par l’État philippin ne représentait, en 2010, que 13,4 % du Produit intérieur brut du pays. L’un des taux les plus faibles parmi les pays de l’Asean, l’Association des nations du Sud-Est asiatique, dont sont membre les Philippines.\n\nCe manque à gagner pour l’État s’explique de plusieurs manières pour Milo Tanchuling, Secrétaire général de la Freedom from Debt Coalition, une ONG locale, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui réclame des changements importants dans la politique économique et sociale du pays. « Il y a tout d’abord la contrebande. Avec plus de 7 000 îles, les Philippines sont un véritable paradis pour les trafiquants en tous genres qui importent clandestinement dans le pays de nombreux produits “libres de toutes taxes” ». À cette contrebande illégale, s’en ajoute une légale. « Des biens peuvent être effectivement enregistrés auprès des services des douanes, mais déclarés comme “à usage personnel” ou leur valeur largement sous évaluée avant de se retrouver sur le marché local. Quand ils ne se perdent pas en route. » Milo en veut pour preuve la disparition inexpliquée du contenu de quelque 1 900 containers entre janvier et mai de cette année ! Disparition qui s’est, certes, soldée par la mise à pied du chef des douanes philippines, mais témoigne surtout de l’ampleur du phénomène. Et de la corruption qui règne parmi ceux-là même qui sont censés défendre les intérêts de l’État.\n\nUne autre des raisons, et non des moindres, qui grève le budget philippin réside dans la propension qu’ont les professions libérales de ce pays à délibérément sous-estimer leurs revenus, voire à ne pas les déclarer. Car, si les salariés voient leurs émoluments mensuels automatiquement amputés d’un certain pourcentage, les indépendants, auto-entrepreneurs, commerçants ou autres, remplissent eux-mêmes leur déclaration de revenus. La porte ouverte à tous les excès. En 2010, selon le ministère des Finances, sur les quelque 1 700 000 « professionnels » que comptent le pays, seuls 195 00 d’entre eux avaient ainsi payé leurs impôts ! Et encore, la somme moyenne versée au Trésor public philippin n’excédait pas 5 783 pesos par contribuable, soit un peu moins de 100 euros. Ce qui, selon le ministère des Finances, correspond à « des revenus inférieurs au salaire minimum local ». \nL’élite politico-économique du pays n’est pas la dernière à s’adonner à de telles pratiques et à montrer le mauvais exemple. En avril dernier, c’était le propre fils de l’ancienne présidente du pays, Gloria Macagapal Arroyo, et sa femme qui étaient mis en cause par le ministère de la Justice philippin pour avoir tout simplement oublié de déclarer leurs revenus en 2003, 2005, 2008 et 2009, et  s’être accordés une remise de 30 % sur ceux 2004, 2006 et de 2007. Soit, au total une somme de 73,85 millions de pesos, 1,23 million d’euros. Au mois de juillet, c’était au tour d’un général, ancien responsable des finances des Forces armées philippines et son épouse de se faire épingler, pour la même raison, par le Bercy local pour une amnésie fiscale de 428 millions de pesos (7,15 millions d’euros). \nDe tels cas sont hélas loin d’être isolés.  Mais, alors que, jusqu’à présent, ils restaient le plus souvent ignorés par les administrations précédentes, qui prélevaient leur « dû » au passage, ils font désormais, de plus en plus souvent la Une des journaux, depuis l’arrivée au pouvoir de Benigno Aquino, en juin 2010. Désirant  voir les Philippines devenir un nouvel eldorado pour les investisseurs étrangers, le nouveau président fait tout son possible pour redorer l’image de son pays, classé parmi les plus corrompus de la planète par l’ONG allemande Transparency International.\n\n\nLes incitations fiscales privent le gouvernement de revenus importants \n\n\nL’arrivée de ces investisseurs étrangers ne résoudra certainement pas les problèmes que connaît le budget philippin si l’on en croit Lidy Nacpil, coordinatrice pour la région Asie-Pacifique de Jubilee South, un réseau d’Ong internationales qui travaille sur la question de la dette des pays du Sud. La raison ? Les incitations ou exonérations fiscales dont jouissent les compagnies qui s’installent aux Philippines. Dans un premier temps, ces mesures étaient réservées aux entreprises qui s’installaient dans les 243 zones économiques spéciales (Zes) que compte le pays , mais aujourd’hui les entreprises étrangères peuvent en bénéficier  en dehors de ces zones   L’archipel est ainsi devenu, en quelques années, l’une des destinations favorites des call centers. On en compte près de huit cents répartis à travers tout le pays. Offrant des prestations dans des domaines aussi différents que l’assistance technique ou des conseils financiers en ligne, ces centres d’assistance téléphonique ont certes permis de créer localement entre 800 000 et un million d’emplois. Mais leur présence aux Philippines s’explique avant tout par les avantages fiscaux, notamment l’exemption d’impôts accordée pour une période d’au moins 5 ans, et les abattements très importants dont ils bénéficient. \n« Certes, il y a une grande différence entre l’évasion fiscale, qui constitue de fait une violation de la loi, et les incitations ou exonérations fiscales, qui sont elles tout à fait légales. Mais, au final, on arrive au même résultat : dans les deux cas, on prive le gouvernement de ses sources de revenus », confie Lidy. « Ce n’est pas parce que le gouvernement leur accorde certaines facilités fiscales que ces compagnies vont se conduire de manière éthique et ne vont pas également en profiter pour, elles aussi, essayer de gruger le gouvernement en trafiquant leurs résultats ou leurs comptes d’exploitation. » Et, pour cette responsable associative, le jeu n’en vaut pas la chandelle. « En fait ce système tout à fait légal d’exonérations ou d’incitations fait perdre au gouvernement beaucoup plus d’argent que l’évasion fiscale proprement dite. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-levasion-fiscale-sport-prefere-des-elites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/philippines-levasion-fiscale-sport-prefere-des-elites/","name":"Philippines, l’évasion fiscale, sport préféré des élites - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-15T16:23:00+00:00","description":"Contrebande, détournement de marchandises, exonérations, revenus minorés, voire même omis… Autant de pratiques visant à échapper à l’impôt et qui grèvent","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-une-region-convoitee-faite-de-crises-politiques-et-humanitaires-recurrentes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-une-region-convoitee-faite-de-crises-politiques-et-humanitaires-recurrentes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Corne de l&rsquo;Afrique, une région convoitée faite de crises politiques et humanitaires récurrentes&#8230;","datePublished":"2011-08-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-une-region-convoitee-faite-de-crises-politiques-et-humanitaires-recurrentes/"},"wordCount":4591,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Crise alimentaire mondiale","Somalie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En dehors des crises humanitaires comme celle de l'été 2011, la Corne de l'Afrique nous parait absente de toutes les préoccupations internationales et semble n'intéresser qu'une poignée d'universitaires et d'ONG de part le monde. \n\n\n\nEt pourtant, cette partie du continent africain est au contraire un enjeu stratégique majeur pour les grandes puissances et ce depuis la fin du 19ème siècle. Ce ne sont pas les populations et leurs devenirs qui intéressent ainsi, mais le contrôle politique - et militaire - de ces territoires bordant la côte sud de la mer Rouge et le golfe d'Aden. \n\nAprès l'ouverture du canal de Suez en 1869, le contrôle de cette nouvelle route vers l'Océan Indien devient un enjeu stratégique pour les grandes puissances européennes qui commencent à y exercer leur emprise : l'Italie colonisa de 1880 à 1941 l'Erythrée et de 1890 à 1960 la Somalie ; la Grande Bretagne occupa le Nord de la Somalie (l'actuel Somaliland) de 1887 à 1960 et l'Erythrée de 1941 à 1952. Quant à la  France, elle occupa Djibouti.de 1884 à 1977.\n\nAprès la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide, la Corne de l'Afrique est un point chaud de la rivalité Est/Ouest. L'enjeu reste bien sûr le contrôle de la mer Rouge et du Golfe d'Aden mais aussi la lutte d'influence Est/Ouest sur l'ensemble du continent africain. Au cours de cette période, les deux blocs soutiennent des régimes forts - souvent dictatoriaux et opprimants pour leur peuple - et tentent régulièrement de renverser les régimes soutenus par le camp adverse. Les Etats Unis soutiennent ainsi jusqu'en 1974 l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié, renversé ensuite par le dictateur Haïlé Mariam Mengistu. Ce dernier sera alors soutenu par l'Union Soviétique et Cuba. En Somalie, l'URSS soutient la dictature du général Siyaad Barre. Suite à un conflit avec l'Ethiopie, le dictateur somalien change d'alliance et se tourne en 1978 vers les États-Unis, avec lesquels il signe un accord militaire en 1980. Quant à la France, elle veille précieusement sur la stabilité politique de Djibouti en finançant et soutenant le régime en place. \n\nUne région marquée par une histoire récente faite de crises politiques et humanitaires récurrentes\n\nLa chute de l'URSS et la fin de la guerre froide n'entrainent pas une stabilisation politique de la Corne de l'Afrique. Bien au contraire. \n\nEn Somalie, dès la fin des années 80, de multiples rebellions au nord et au sud provoquent une guerre civile. Elle entraîne la chute du dictateur en 1991, l'indépendance du Somaliland (avec les anciennes frontières coloniales) et laisse le sud du pays (l'ancienne Somalie italienne) dans un état de guerre permanent sans autorité gouvernementale centrale et uniquement contrôlé par un ensemble de seigneurs de guerre rackettant et pillant les populations locales. Le sud du pays sombre alors dans un chaos politique et humanitaire qui perdure jusqu'à aujourd'hui. Cette crise profonde entraine l'exode de centaines de milliers de personnes et le décès de centaines de milliers d'autres. En décembre 1992, face à l'urgence humanitaire - mais également inquiet par l'instabilité politique de la Somalie dangereuse pour la sécurisation de la voie maritime stratégique vers l'Océan Indien - le gouvernement américain intervient militairement en Somalie. Sous l'égide de l'ONU, cette opération humanitaire et militaire, Restore Hope, est un échec. Elle se termine en 1995 par le retrait des troupes américaines et de celles de l'ONU laissant sur place des populations aux mains de chefs de guerres et autres milices islamiques.  En 2006, l'Union des Tribunaux Islamiques (UTI) parvient à reprendre Mogadiscio aux mains des « Seigneurs de Guerre » - alors soutenus par les USA - et envisage de reconstruire une Somalie unie. L'Ethiopie voisine voit alors d'un mauvais œil la perspective d'un tel Etat islamique (même si beaucoup d'observateurs qualifiaient l'Union des Tribunaux Islamiques comme modérés) d'autant plus que l'Ethiopie soupçonne l'Erythrée de soutenir l'UTI. Enfin, l'Ethiopie redoute que la Somalie revendique une nouvelle fois le territoire éthiopien de l'Ogaden. Après les attentats du 11 septembre 2001, les USA craignent que la Somalie devienne un Etat islamique radical. Ce vaste territoire non contrôlé pourrait servir de base arrière pour des mouvements terroristes (l'UTI est soupçonnée par les USA d'être soutenue par l'Iran et d'être également liée à la mouvance Al-Qaida) et qui menacerait la circulation maritime dans le Golfe d'Aden. C'est ainsi, que fin 2006, l'Ethiopie intervient militairement en Somalie avec le soutien des USA et de l'Union Africaine. Cette opération permet au Gouvernement Fédéral de Transition Somalien - issu des accords de Djibouti de 2000,  mais contesté par les Tribunaux Islamiques et par les Seigneurs de Guerre - de revenir dans la capitale. Depuis, la situation est enlisée. L'armée éthiopienne - épaulée par une force de l'Union Africaine (troupes ougandaises et burundaises) - est très impopulaire auprès des populations et est soumise à des attaques incessantes de la part des milices islamiques (Al-Shabab issues des éléments extrémistes de l'UTI et liées à Al-Qaida) et des Seigneurs de Guerre. Le Gouvernement Fédéral de Transition, instance reconnue par la communauté internationale, et soutenu par l'Ethiopie et l'Union Africaine ne contrôle qu'une infime partie du territoire somalien (même la capitale n'est pas contrôlée).\n\nEn Ethiopie, la fin des années 80 (1984-1985) est marquée par de grandes famines. Celles-ci sont provoquées par une situation climatique extrême mais amplifiée par les conséquences des politiques passées en matière de réforme agraire et également aggravées par le régime socialiste de Mengistu. Celui-ci, au plus fort de la famine et au motif de lutter contre l'insécurité alimentaire, déplaça manu-militari plus de 600.000 personnes du nord (particulièrement les régions où sévissaient des mouvements rebelles) vers le sud du pays. Le régime imposa également en 1985 aux populations paysannes déjà fragilisées (plus particulièrement celles des territoires en proie à des mouvements rebelles hostiles au régime) une politique de  villagisation, officiellement pour optimiser les productions agricoles mais dans la réalité pour mieux contrôler ces territoires et les mouvements de populations. Cette politique de villagisation et de déplacement forcé de populations entraina une diminution forte des récoltes. Pire, il s'est avéré par la suite qu'une grande partie de l'aide alimentaire et financière mobilisée au niveau international était détournée par le régime de Mengistu pour nourrir son armée et ses milices et fixer la population civile ciblée par la politique de villagisation. Comme en 1973, où une famine très grave provoqua la chute du pouvoir impérial d'Haïlé Sélassié, le régime de Mengistu sort fragilisé de cette tragédie humanitaire (plus d'un million de morts). Ayant perdu avec la fin de la guerre froide le soutien financier et politique de l'URSS, étant accusé par la communauté internationale d'avoir amplifié la crise par le déplacement forcé de populations, fortement contesté à l'interne du pays, Mengistu est renversé en 1991 par le Front Révolutionnaire Démocratique du Peuple Ethiopien (FRDPE) et par les forces du Front Populaire de Libération de l'Erythrée. Un gouvernement de transition est mis en place en Ethiopie et des élections législatives sont organisées en 1995 et gagnées par le FRDPE. Ce parti - contrôlé par Meles Zenawi - dirige le pays depuis cette date et a gagné de façon contesté les différentes élections qui y ont été organisées depuis (en 2005, le résultat des élections générales est remis en cause par l'opposition. De violentes manifestations éclatent dans le pays font de nombreux morts). Depuis, ce pays - touristique et qui accueille le siège de l'Union Africaine (ce qui fait d'Addis- Abeba un grand centre diplomatique sur le continent) - donne l'apparence d'un pays avec une certaine stabilité politique qui masque néanmoins de fortes contestations internes. Mais la liberté d'association et d'opinion y est extrêmement restreinte. Le régime éthiopien est accusé régulièrement par les organisations internationales comme Human Rights Watch de violations des droits de l'homme et de détournement de l'aide de développement internationale  à des fins partisanes (discrimination contre les opposants politiques et les dissidentes). Le fait que l'Ethiopie accueille le siège de l'Union Africaine et soit le principal allié des puissances occidentales dans cette région particulièrement instable, explique la diplomatie silencieuse et la relative mansuétude dont bénéficie le régime éthiopien.\n\nDeux ans après la chute de Mengistu, et après trois décennies de rebellions, l'Erythrée déclare son indépendance privant ainsi l'Ethiopie d'un accès vital à la mer. Les relations avec l'Erythrée se détériorent jusqu'à l'éclatement (juin 1998 - décembre 2000) d'un conflit armé - particulièrement meurtrier et dramatiques pour les populations. Depuis, les relations entre les deux Etats demeurent tendues. L'Erythrée est un pays fermé, contrôlé par un régime politique dictatorial et où la liberté d'association, d'opinion et de circulation n'existe pas. Les violations des droits de l'Homme (comme la torture, le travail forcé) sont fréquentes et sans cesse dénoncées par les grandes organisations internationales comme Human Rights Watch. La situation stratégique de l'Erythrée en bord de la mer Rouge, ses soutiens aux milices islamiques en Somalie et son nationalisme sourcilleux et belliqueux  vis-à-vis de l'Ethiopie fait de l'Erythrée un pays particulièrement suivi par la communauté internationale mais paradoxalement sans initiative politique de grande envergure pour aider à une normalisation de la situation. La situation sociale et alimentaire des populations est régulièrement préoccupante et l'isolement du pays fait que les interventions extérieures pour leur venir en aide restent très limitées.\n\nLe Soudan est quant à lui dirigé par un régime militaro-islamique, présidé par le général Omar el-Béchir depuis 1989. Le pays est miné depuis son indépendance de 1956 par des conflits internes très violents entre le pouvoir central basé à Khartoum et des mouvements rebelles issues des régions périphériques : le Sud Soudan (de 1955 à 1972 puis de 1983 à 2005), l'Est du Soudan (de 1958 à 2006), au centre dans les Monts Nouba (des années 60 à 2002) et à l'Ouest, dans la région du Darfour depuis 2003. Ces multiples conflits créent une instabilité récurrente auprès des populations, particulièrement en zone rurale et entraînent des situations humanitaires graves comme au Darfour depuis 2003 mais également au Sud Soudan (famine de 1988 par exemple). Un processus de paix entre le Nord et le Sud Soudan a été initié en 2001 et a abouti à un accord de paix global (CPA- Comprehensive Peace Agreement) entrée en vigueur en janvier 2005. Cet accord porte à la fois sur les relations entre Khartoum et le sud Soudan mais aussi sur l'ensemble du pays (partage du pouvoir et des richesses, conflits au sud Kordofan, au Nil Bleu, à Abyei,...). Cet accord prévoyait entre autre la tenue d'un référendum d'autodétermination pour le Sud Soudan qui s'est déroulé en janvier 2011 et a conduit à l'indépendance de la République du Soudan du Sud le 9 juillet 2011. La création de ce nouvel Etat ne veut pas dire normalisation de la situation politique, sociale et économique des deux Soudan bien au contraire. Des défis colossaux attendent ces deux pays dans les années à venir. L'indépendance du Sud Soudan est vécue par les élites politiques du nord comme un traumatisme. La survie politique du régime pourrait passer par un durcissement de celui-ci via un renforcement annoncé de la charia et un recul des espaces démocratiques qui ont été favorisés par le CPA. Le nord Soudan connait une situation sociale et économique difficile et exacerbée par la perte de la rente pétrolifère (les ressources en pétrole se situent majoritairement au sud). En janvier 2011, des manifestations contre la vie chère ont été durement réprimées. Afin d'éviter une contagion du « Printemps Arabe », sont fréquemment répétées diverses annonces officielles rappelant la révolution de 1989 et l'ouverture de négociations sociales. La perte du sud-Soudan change également la donne politique au nord. Par exemple, la région du Darfour représente dorénavant le tiers du territoire soudanais ce qui risque de raviver les revendications darfouries.\n\nLa nouvelle République du Soudan du Sud, quant à elle est confrontée au double défi de la construction d'un Etat sur le long terme tout en faisant face à des urgences sociales et économiques très fortes (le sud-Soudan sera très vraisemblablement le dernier pays du prochain classement IDH (Indice de Développement Humain), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) tant ses capacités en matière d'éducation, de santé, de sécurité alimentaire, etc., sont faibles). Les mouvements de populations de grande ampleur entre le nord et le sud Soudan constatés depuis le début de l'année 2011 viennent accentuer la pression démographique au Sud qui ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour les accueillir ni parfois les nourrir. Malgré la fin du CPA et l'indépendance du Soudan du Sud, de nombreux points d'achoppement existent entre le Nord et le Sud Soudan qui compromettent les relations entre les deux pays (litiges territoriaux, partage de la manne pétrolière, répartition de la dette, etc.). La création du Soudan du Sud, les évolutions à venir au Soudan mais également les conséquences des changements de régimes politiques en Egypte et en Libye auront des répercussions pour la région et modifieront des équilibres politiques déjà fragiles. Par exemple, le partage des eaux du Nil était jusqu'ici régit par un accord de 1959 qui octroie au Soudan et à l'Egypte 74% des eaux du Nil. L'arrivée du Soudan du Sud entraînera très vraisemblablement une remise en cause de cet accord réclamée de longue date par l'Ethiopie, l'Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda. \n\nDepuis le 11 septembre 2001, une région d'abord perçue comme une menace pour l'Occident.\n\nLes attentats d'août 1998 contre les Ambassades des Etats-Unis à Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salam (Tanzanie) suivi en octobre 2000 par l'attaque du navire américain USS Cole à Aden (Yemen) entraînent un regain d'attention des USA et de la communauté internationale pour cette région d'Afrique. Ce ne sont plus seulement le contrôle de la mer Rouge, ni les famines récurrentes qui préoccupent les USA et leurs alliés, mais également le fait que ces territoires politiquement fragiles et non contrôlés puissent héberger des mouvements armés avec une capacité militaires suffisante pour s'opposer aux puissances occidentales et à leurs intérêts. Les conséquences des attentats de 1998, puis de ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis viennent donner un second intérêt géostratégique pour les USA et leurs alliés vis-à-vis de cette région. Outre le contrôle politique de la liaison maritime Méditerranée - Océan Indien, la lutte contre le terrorisme deviendra l'objectif premier de la communauté internationale vis-à-vis de cette région. \n\nLa piraterie maritime originaire de Somalie (mais également du Yemen) existe depuis les années 90 mais a connu à énorme essor en 2005. En réponse aux fréquentes attaques des navires commerciaux, des bâtiments militaires de plusieurs pays sont mobilisés depuis 2008 (Union Européenne, USA, Russie, Inde, etc.) pour escorter les navires marchands et lutter contre les pirates. En plus de la lutte contre le terrorisme international, la lutte contre la piraterie devient ainsi la deuxième préoccupation de la communauté internationale vis-à-vis de la Corne.\n\nEnfin, cette région africaine située à la croisée du monde arabo-musulman et africain se caractérisent par un ensemble de trafics lucratifs (armes, drogues, etc.) entre le Soudan, l'Ethiopie, la Somalie, l'Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC), la République Centrafricaine. Ces trafics sont contrôlés par des bandes armées qui veillent jalousement sur leurs territoires d'action, contribuant ainsi à l'instabilité chroniques de vastes régions et à l'insécurité des populations locales. La jonction des bandes armées entre l'Ouest (Mali, Niger, Tchad) et l'Est de la bande sahélienne est plus que probable (sinon déjà réalisée via la LRA par exemple). Cette situation vient conforter à la Corne de l'Afrique son statut de région très instable et hostile pour l'Occident (pays de l'Union Européenne et USA) ce qui ne peut que détourner encore plus l'attention de la communauté international du sort des populations locales. La LRA (Lord's Resistance Army- Armée de résistance du Seigneur) était au départ un mouvement de rébellion nord-ougandais crée en 1987. Ce mouvement aux motivations politiques nébuleuses était connu jusqu'aux années 2000 pour ses violences et atrocités commises contre les civils en Ouganda. Confrontée à une intense offensive de l'armée ougandaise depuis 2005, la LRA sort de son territoire traditionnel et s'éparpille entre la République Démocratique du Congo, la Centrafrique, le Soudan du Sud, et le Sud du Darfour. Dans tout ces pays, elle est accusée de massacrer les populations civiles, de procéder à des enlèvements massifs entre autres d'enfants (pour servir d'enfants soldats et d'esclaves) et de s'adonner à des trafics d'armes, de drogues et de minerais précieux. La LRA est depuis pourchassée - avec des résultats mitigés car elle reste une cause importante de trouble dans ces régions - par les forces ougandaises (Uganda People's Defence Forces) au Sud Soudan, en RDC, en RCA avec l'appui limité des armées de ces pays qui n'ont pas les capacités opérationnelles nécessaires. \n\nEt les populations ?\n\nVictimes et oubliées de ces conflits, les populations de la Corne vivent majoritairement en zone rurale. Nomades et vivant du bétail pour une très grande partie ; agriculteurs sédentarisés pour les autres, l'existence de ces populations est fortement soumise aux aléas climatiques de cette région du monde caractérisée par un climat chaud et une faiblesse des précipitations annuelles (semi désertique en Erythrée, au nord du Soudan, de l'Ethiopie et de la Somalie, semi-tropical avec de longues périodes de sécheresse dans les autres parties de la Corne) Depuis une dizaine d'année, il est constaté une diminution régulière des pluies, conséquences selon les météorologues du courant chaud El Niño venu de l'Océan Indien. Ce climat ne permet pas un couvert végétal permanent et oblige les populations nomades du nord à migrer vers les pâturages du sud pendant la période de sécheresse. La quasi-majorité des agriculteurs pratiquent une agriculture peu intensive et peu mécanisée et principalement à portée vivrière (teff, sorgho, millet, arachide, etc.). Les enjeux autour de l'eau sont énormes. Eau pour la consommation humaine bien sûr, mais aussi pour les récoltes et le bétail (qui outre être un capital économique revêt d'abord une importance culturelle et de cohésion sociale au sein des clans et entre les groupes communautaires). Les conflits autour des points d'induction d'eau et entre éleveurs et agriculteurs sont nombreux. Malgré le fait que ces populations agricoles soient majoritaires, elles ont été peu accompagnées et appuyées par les gouvernements locaux et la coopération internationale pour les aider à moderniser leurs techniques agricoles mais également pour qu'elles puissent bénéficier d'infrastructure routières, de santé, d'éducation, etc. Ces populations sont bien sûr les premières victimes de l'insécurité qui caractérise l'ensemble des pays de la Corne. Il devient alors très difficile pour une famille paysanne de la Corne de pouvoir capitaliser un minimum de richesses et de développer sur le long terme ses outils et moyens de productions tant les incidents climatiques et sécuritaires sont récurrents et obligent très souvent les familles à abandonner ou revendre les quelques biens en leurs possessions.\n\nLes organisations locales structurées \n\nPartout dans le monde, le développement social, économique et culturel d'un territoire ne peut se faire sans ses habitants. La structuration de ces populations en organisations locales en capacité d'analyser leurs contextes et de mettre en œuvre des actions locales de développement et de transformation sociale est indispensable. C'est un formidable levier durable de développement. Les partenaires habituels du CCFD-Terre Solidaire sont ces organisations émanant des communautés locales. La Corne de l'Afrique se caractérise par une très faible structuration associative. L'instabilité politique, les nombreux conflits, les mouvements forcés de populations et les faibles espaces démocratiques laissés au citoyens ne leurs permettent pas de pouvoir s'organiser entre eux pour construire leurs propres développement et défendre leurs intérêts et leurs droits. Certes, il existe de nombreuses associations locales d'entraide et culturelle, mais peu de mouvements d'envergure en capacité d'élargir leur territoire d'action, de pérenniser leurs actions de développement et d'influer sur les Etats pour qu'ils développent des politiques sociales ambitieuses. \n\nEn Somalie, après les guerres et les sécheresses, la solidarité clanique a canalisé les seules ressources : l'aide internationale, l'argent des expatriés et les trafics en tout genre. Le nombre des intervenants humanitaires internationaux est faible compte tenu de l'insécurité récurrente. Les acteurs locaux structurés de la société civile sont peu nombreux. \n\nL'Ethiopie quant à elle possède une société civile dynamique et très nombreuse que se soient dans les quartiers ou les villages (organisations paysannes, de jeunes, de femmes, etc.) ou au niveau national. Les actions des associations liées aux Eglises chrétiennes sont nombreuses et couvrent quasiment tout le territoire. Les ONG internationales sont également nombreuses à intervenir dans ce pays mais sont fortement restreintes dans leurs actions par une surveillance continue et accrue des autorités sur leurs activités. La majorité de ces organisations locales, nationales et internationales concentrent leurs activités vers la prestation de services sociaux pour les populations. Les faibles marges de manœuvre laissées par le pouvoir font qu'il est d'ailleurs très difficile pour la société civile de sortir des actions de prestations de service et de structurer des mouvements citoyens (paysans par exemple) en capacité de défendre leurs droits. En 2010, est entrée en vigueur en Ethiopie une législation qui interdit aux ONG internationales et nationales d'être actives sur les questions liées aux Droits de l'Homme et limite le financement extérieur des ONG locales. \n\nL'Erythrée connait un régime politique qui ne laisse aucun espace pour une liberté associative. Il existe un très grand nombre de petites associations d'entraide ou culturelle, mais mis à part les organisations satellites du parti (Union des femmes, des jeunes) et la présence de quelques ONG étrangères, il n'y a pas de société civile organisée en Erythrée (organisations paysannes, de droit de l'homme, etc.) .\nAu Soudan, il existe un fort clivage entre une élite militante, bien éduquée et parfois politisée et qui dirigent les organisations qui comptent dans le paysage associatif nord-soudanais et des associations de quartiers ou de villages moins visibles et à l'action limitée et principalement orientée vers la prestation de service et l'action culturelle. Le tissu associatif en zone rurale est faible. Le monde paysan soudanais est peu structuré. Les actions des Eglises chrétiennes au Soudan sont à souligner compte tenu de l'importance des services sociaux et éducatifs proposés (principalement dans la banlieue de Khartoum où résident la majorité des réfugiés sud soudanais). Les mouvements massifs de population du nord vers le sud du Soudan observés depuis le début de l'année 2011 influeront sur le nombre et la qualité des services proposés par les Eglises. Le resserrement des espaces démocratiques envisagés au Soudan suite à l'indépendance du Sud réduira très vraisemblablement la capacité d'action de la société civile soudanaise.\n\nLe Soudan du Sud connaît quant à lui une quasi-absente de société civile organisée mis à part des petites associations culturelles ou d'entraides dans les quartiers de Juba, dans les villages et dans les camps. En plus de la très forte intervention étrangère (Nations Unies, ONG internationales) principalement orientées vers les actions d'urgence, les Eglises chrétiennes et plus particulièrement l'Eglise Catholique sont les seules organisations en capacité de proposer en plus des actions d'urgence, des prestations sociales régulières et un accompagnement agricoles des populations et ce dans quasiment toutes les régions du pays.\n\nOn le comprend au travers de ces rapides éléments d'analyses que du fait de l'énormité des enjeux, l'avenir de la Corne de l'Afrique ne peut plus être simplement abordé à coup d'aide humanitaire d'urgence et de lutte contre le terrorisme ou les trafics internationaux. Ce ne sont pas les quelques rencontres internationales convoquées pour faire face aux urgences humanitaires qui permettront aux millions d'hommes et de femmes qui vivent sur ces territoires de se construire un avenir meilleur. Ses habitants ont besoin d'être accompagné sur le long terme pour reconstruire une cohésion sociale mise à mal par des décennies de conflit et développer une agriculture familiale et pastorale en capacité de les nourrir et d'affronter la rigueur du climat et les conséquences du changement climatique. Ce sont sur ces deux enjeux majeurs que se mobilisent le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires depuis plus de vingt ans. Plus que pour toutes autres régions du monde,  aucune avancée pérenne ne sera possible dans la Corne de l'Afrique sans une véritable approche politique globale de la part de la communauté internationale qui permettra la résolution des multiples conflits, une stabilité politique et la mise en œuvre de véritables politiques de développement territorial impliquant les populations concernées.\n\nPhilippe Mayol\nResponsable du service Afrique\nCCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-une-region-convoitee-faite-de-crises-politiques-et-humanitaires-recurrentes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/corne-de-lafrique-une-region-convoitee-faite-de-crises-politiques-et-humanitaires-recurrentes/","name":"Corne de l'Afrique, une région convoitée faite de crises politiques et humanitaires récurrentes... - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-08-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:02+00:00","description":"En dehors des crises humanitaires comme celle de l'été 2011, la Corne de l'Afrique nous parait absente de toutes les préoccupations internationales et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-est-en-contact-regulier-avec-ses-partenaires-ivoiriens/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-est-en-contact-regulier-avec-ses-partenaires-ivoiriens/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire est en contact régulier avec ses partenaires ivoiriens.","datePublished":"2011-01-18T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-est-en-contact-regulier-avec-ses-partenaires-ivoiriens/"},"wordCount":593,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 18 janvier 2011\n\nDepuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier, la Côte d'Ivoire a deux présidents, deux gouvernements. Laurent Gbagbo, élu en 2000, conteste la victoire de son adversaire Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) et soutenu par la communauté internationale. \n\nHélène Barbier, chargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire, est en contact régulier avec nos partenaires ivoiriens. A travers leurs témoignages, elle nous propose une brève analyse de la situation.\n\nQuelle est, aujourd'hui, la situation en Côte d'Ivoire, telle que décrite par les partenaires du CCFD-Terre Solidaire ?\n\nHélène Barbier : Leur constat le plus marquant est celui d'un incroyable décalage entre l'espoir qu'a suscité cette élection et le chaos actuel. On a assisté à un mouvement populaire massif vers les urnes. Nos partenaires qui ont travaillé sur l'observation des élections ont pu constater que le processus électoral s'est bien déroulé et que les violations constatées aux règles du scrutin ne sont pas de nature à entacher la sincérité de l'élection. Par ailleurs, les trois partis ayant du poids dans la vie politique ivoirienne étaient bien représentés. Tout ceci explique la forte adhésion de la population ivoirienne au processus et à l'espoir de sortie de crise que représentait ce vote.\n\nPourtant, aujourd'hui, les Ivoiriens ont le sentiment qu'on leur a confisqué les résultats. \nDe plus, de graves exactions sont commises à l'encontre de ceux qui prennent position ouvertement contre le camp Gbagbo. Ceux qui osent prendre la parole ne sont pas protégés face aux milices brutales. Ils risquent leur vie. Il n'y a plus ni police, ni justice. \n\nComment en est-on arrivé là ?\n\nHB : Malgré la victoire d'Alassane Ouattara, difficilement contestable, le discours de Laurent Gbagbo continue à recevoir une résonnance certaine auprès d'une partie de la population ivoirienne. Tout d'abord parce qu'il mène une propagande efficace. Il a notamment confisqué les médias d'Etat. D'autre part, parce que l'attitude, ces dix dernières années, de la communauté internationale, et celle de la France en particulier, justifient en partie ses arguments anti néocolonialistes. De nombreux Ivoiriens restent sensibles à la revendication de souveraineté ivoirienne brandie par Gbagbo contre l'ingérence onusienne qu'il condamne. \n\nQu'en est-il de la médiation de l'Union africaine ?\n\nHB : Son message est fort : elle souhaite le départ de Laurent Gbagbo. Les négociations se poursuivent certainement mais elles peinent à trouver une solution rapide. Pourtant Ouattara serait prêt à concéder une certaine impunité à Gbagbo contre son départ. Quant à l'éventualité d'une opération militaire, elle ne fait pas l'unanimité. Le Ghana, acteur majeur de la région, s'y oppose. \n\nLa solution viendra-t-elle de l'intérieur du pays ?\n\nHB : Aujourd'hui, la société civile ivoirienne, elle-même, reste très divisée. Il n'y a pas d'acteur capable de prendre une position officielle ferme. C'est un des problèmes majeurs. D'autant plus que les autres contre-pouvoirs susceptibles d'être de réels leviers démocratiques (médias, parlement...) sont absents. Et la communauté internationale, malgré les moyens dont elle dispose, ne parvient pas à se substituer à des mécanismes nationaux de sortie de crise. \n\nPropos recueillis par Violaine Plagnol\nLe 14 janvier 2011"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-est-en-contact-regulier-avec-ses-partenaires-ivoiriens/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-est-en-contact-regulier-avec-ses-partenaires-ivoiriens/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire est en contact régulier avec ses partenaires ivoiriens. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-18T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:39+00:00","description":"Paris, le 18 janvier 2011 Depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier, la Côte d'Ivoire a deux présidents, deux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-mobilisation-des-partenaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-mobilisation-des-partenaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"SRI LANKA : La mobilisation des partenaires","datePublished":"2005-01-01T16:57:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:29:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-mobilisation-des-partenaires/"},"wordCount":120,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Agir sans attendre\nLa réaction des petites associations de paysans, pêcheurs et syndicalistes, proches du terrain, a été immédiate et très importante.\n\nUn impératif : mobiliser tous les acteurs\nHDO, partenaire du Ccfd, avait déjà acquis une expérience de l’urgence lors des récentes inondations. Il a avancé des fonds pour distribuer les produits de première nécessité dans la région de Batticaloa. Dans une phase suivante, il a fait part de la nécessité de mobiliser l’ensemble de la société civile dans un contexte de tension entre deux autres forces, tamoule et gouvernementale. HDO travaille notamment avec des étudiants et des journalistes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-mobilisation-des-partenaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-la-mobilisation-des-partenaires/","name":"SRI LANKA : La mobilisation des partenaires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T16:57:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:29:38+00:00","description":"Agir sans attendre La réaction des petites associations de paysans, pêcheurs et syndicalistes, proches du terrain, a été immédiate et très importante. Un","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finance-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finance-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Finance solidaire","datePublished":"2007-10-10T11:18:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finance-solidaire/"},"wordCount":349,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Finance solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La finance solidaire  se compose de différents outils financiers, mis à la disposition d’une économie solidaire. \n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est la première ONG française à s’être lancée dans le secteur de la finance solidaire. Depuis plusieurs décennies, la finance solidaire cherche, par l’acte économique, à atteindre des effets sociétaux, sociaux, en termes de liberté, d’écologie, de cohésion sociale, de lutte contre l’exclusion, de développement économique des pays pauvres.\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, comme pour ceux qui s’engagent à ses côtés, la finance solidaire est l'un des moyens d’action mis en place pour la construction d’une économie au service de tout homme, éthique dans son investissement comme dans son but final. \n\nUn enjeu majeur pour le CCFD-Terre Solidaire est d’offrir aux partenaires des pays en développement, exclus des systèmes bancaires traditionnels par manque de garanties, des moyens pour financer des projets innovants, durables et structurants.  Les idées du développement sont au Sud, il s’agit le plus souvent de les consolider financièrement pour qu’elles puissent prendre corps. Il est essentiel de laisser prendre toute leur autonomie, toute leur responsabilité aux pays du Sud, durablement et structurellement. D’autre part le CCFD-Terre Solidaire a la conviction que bien souvent les acteurs du Sud n’ont pas seulement besoin d’un appui financier mais d’ingénierie technique et  de conduite du projet. \n\nDans le but de faciliter à ses partenaires du Sud de financer leurs projets économiques, grâce à l’obtention de crédits solidaires, le CCFD-Terre Solidaire a mis en place une chaine de solidarité, qui passe par : \n- le renfoncement des Institutions de Micro-Finance (IMF) au Sud, \n- la création d’une filiale en France, la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement), qui propose un appui financier et technique à des structures locales diversifiées dont les IMF, \n- la mobilisation d’investissements solidaires en France, à travers l’épargne solidaire, pour financer la SIDI et les projets soutenus par le CCFD-Terre Solidaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finance-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/finance-solidaire/","name":"Finance solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-10-10T11:18:00+00:00","description":"La finance solidaire se compose de différents outils financiers, mis à la disposition d’une économie solidaire. Le CCFD-Terre Solidaire est la première","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apporter-des-solutions-au-defi-alimentaire-mondial/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apporter-des-solutions-au-defi-alimentaire-mondial/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Apporter des solutions au défi alimentaire mondial","datePublished":"2009-10-01T17:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apporter-des-solutions-au-defi-alimentaire-mondial/"},"wordCount":1345,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Crise alimentaire mondiale","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La diffusion de la faim et de la pauvreté rurale, conjuguée à la volatilité des prix, mettent le doigt sur l’urgence de décupler les actions en 2009 afin d’éviter que ne se reproduisent les crises alimentaires\n\n\n\nLe groupe d’action de haut niveau de l’ONU sur la crise alimentaire (GAHN)  \n\nEn avril 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a créé un « groupe d’action de haut niveau de l’ONU sur la crise alimentaire » (GAHN) afin de « présenter une réponse unifiée pour parvenir à instaurer la sécurité alimentaire dans le monde. » Le groupe d’action offre aux agences de l’ONU et de Bretton Woods l’opportunité de collaborer afin de mettre au point une réponse collective à la crise alimentaire. Il manque cependant de ressources et de moyens et doit encore définir concrètement le rôle qui sera le sien dans les efforts continuellement menés afin de résoudre la crise. \n\nLe « cadre global d’action » (CFA), fruit des efforts du groupe d’action en juillet 2008, reflète sa « double personnalité » : il parvient à capturer les multiples facettes de la crise et à formuler des recommandations positives. Parallèlement, il encourage des politiques macroéconomiques qui contredisent ses propres recommandations. Par exemple, le CFA souligne combien il est important d’investir dans les petits paysans, ce qui est une recommandation appropriée. Mais il incite par ailleurs à conclure le « cycle de Doha » et à poursuivre l’initiative Aide au commerce (Aid for Trade), même s’il a été prouvé qu’une libéralisation commerciale plus poussée nuirait aux petits agriculteurs et à l’environnement, au lieu de les protéger. L’intérêt des donateurs à orienter Aid for Trade vers une aide commerciale traditionnelle plutôt que vers une aide visant à augmenter les moyens de production dans les pays en voie de développement laisse sous-entendre qu’il y a peu de chances qu’elle marque une différence positive pour l’agriculture familiale. \n\nLe Partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GPAFS)  \n\nLe concept d’un « Partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire » (GPAFS) a vu le jour lors du sommet pour l’alimentation de la FAO organisé en juin 2008 à l’initiative du gouvernement français et a été principalement étoffé au sein du G8 au cours des mois qui ont suivi. Le gouvernement espagnol a fait progresser l’initiative dans un document intitulé le Processus de Madrid : « Vers un Partenariat mondial inclusif pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GPAFS) », publié juste avant la réunion qui s’est tenue à Madrid en janvier et qui pose les bases d’une participation de parties prenantes multiples afin de renforcer l’efficacité de la lutte contre la faim aux niveaux locaux et mondiaux. \n\nLe Partenariat mondial met en avant un certain nombre de propositions intéressantes :  \n• Il vise à redonner un second souffle à l’élan politique pour que soit prise au sérieux la question de la sécurité alimentaire. \n• Il préconise l’intervention du secteur privé et de la société civile dans l’effort mondial contre la faim. \n• Il reconnaît l’échec des structures en place de gouvernance mondiale alimentaire et agricole et incite à des dialogues politiques inclusifs qui traceraient des réformes politiques fondamentales. \n\nL’initiative lancée par le Partenariat mondial présente un certain potentiel, mais sa direction reste à définir. La proposition initiale formulée par la France prévoyait une initiative à caractère politique de grande envergure qui, au-delà de mobiliser de nouveaux fonds, offrirait aux gouvernements l’occasion d’élaborer une stratégie mondiale en matière de sécurité alimentaire qui s’inspirerait des conseils prodigués par un groupe d’experts internationaux faisant autorité. Des discussions engendrées autour de cette proposition est ressortie l’idée que les donateurs devaient faire preuve de plus de coordination et les débats politiques ont été laissés de côté. A ce jour, aucun calendrier et aucune indication attestant d’un éventuel soutien financier au processus n’ont été identifiés. L’absence de direction et d’actions de suivi nuit au potentiel de l’initiative, donnant lieu à des malentendus et à une méfiance entre pays développés et pays en voie de développement \n\nInterventions nationales  \n\nPendant que la communauté internationale réfléchit à ce qu’elle doit mettre en œuvre pour contrecarrer l’envolée des prix alimentaires, petits et grands pays passent à l’action. Parmi les mesures les plus répandues figurent la baisse des tarifs et des taxes à l’importation, ainsi que l’apport de crédit et de participations aux agriculteurs nationaux. Environ quarante pays ont mis en œuvre des programmes d’aide alimentaire et différents filets de sécurité au cours de l’année dernière. \n\nLa Chine et l’Inde ont libéré des quantités significatives de stocks publics et donné l’autorisation aux entreprises étatiques de commerce céréalier d’intervenir. Quelques gouvernements ont opté pour les restrictions à l’exportation, soucieuses de garantir suffisamment de disponibilités alimentaires sur leurs marchés. Ces mesures ont ouvert des débats politiques passionnés en 2008 . \n\nTout compte fait, 63 pays ont adopté des mesures qui reposaient sur un soutien de la production, des programmes d’engrais ou de semences ou encore des interventions sur le marché en 2008 pour venir en aide à leur production agricole nationale. Le bilan de ces interventions politiques n’est pas homogène et bon nombre des résultats étaient liés au budget mis à disposition. Beaucoup d’entre eux ont dû trancher entre une aide d’urgence aux consommateurs ou un soutien aux producteurs.\n\nCes interventions ont donné naissance à une tendance mondiale intéressante. La FAO fait remarquer que « les réponses apportées par les pays en voie de développement à la crise de la sécurité alimentaire semblent contredire la voie politique que la plupart d’entre eux ont choisi de suivre au cours des dernières décennies ». En quelques mois seulement, la crise alimentaire a tellement ébranlé les fondations du consensus de Washington que même les critiques les plus virulents n’avaient pas pu prédire cette situation. La perte de crédibilité des marchés mondiaux en tant que garants de la sécurité alimentaire est un phénomène sérieux qui n’est pas prêt d’être endigué à court terme.\n\nLe succès du Malawi...et les défis qui en découlent  \nLe Malawi a connu une crise alimentaire en 2005, lorsque la population locale a été sévèrement touchée par la sécheresse, qui a placé près de cinq millions de personnes dans une situation de dépendance alimentaire. Dès 2006, le gouvernement a décidé de se lancer dans un programme ambitieux de subvention des engrais et des semences, qui misait sur la distribution de 175 000 tonnes d’engrais et 4 500 tonnes de semences de maïs à rendement élevé. Le gouvernement du Malawi a pris en charge 87 % du coût du programme. Le programme a connu un succès : le Malawi a non seulement été en mesure de répondre à ses besoins en consommation de maïs, mais il a également réussi à dégager un excédent d’1,5 million de tonnes en 2007. \nL’initiative, de taille, a permis au Malawi de se protéger de la crise alimentaire de 2007-2008. Désormais, le gouvernement doit faire face à des questions d’un nouvel ordre : le coût élevé du programme est-il justifié eu égard aux autres besoins du secteur agricole ? Comment toucher les paysans qui ont le plus besoin d’aide ? Quelles pourraient être les conséquences des engrais chimiques sur la productivité des sols à long terme ? La prochaine étape peut-elle consister à réformer le programme foncier de manière ambitieuse ?\nSources : FAO, Country responses to the food security crisis, décembre 2008, et IRIN, Subsidizing agriculture is not enough, février 2008"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apporter-des-solutions-au-defi-alimentaire-mondial/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/apporter-des-solutions-au-defi-alimentaire-mondial/","name":"Apporter des solutions au défi alimentaire mondial - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-10-01T17:13:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:00:43+00:00","description":"La diffusion de la faim et de la pauvreté rurale, conjuguée à la volatilité des prix, mettent le doigt sur l’urgence de décupler les actions en 2009 afin","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decrytage-populisme-ou-xenophobie-detat/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decrytage-populisme-ou-xenophobie-detat/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Décrytage : Populisme ou xénophobie d’État ?","datePublished":"2011-11-18T15:03:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decrytage-populisme-ou-xenophobie-detat/"},"wordCount":1373,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Libération extraordinaire des propos xénophobes et islamophobes, renforcement des dispositifs de surveillance et de répression envers les étrangers : l’inscription de la France dans une tendance nationale-sécuritaire ne fait plus de doute. Reste à savoir s’il s’agit d’une tendance lourde. \n\n\n\nDans un entretien publié dans le Parisien, en mars 2006, Nicolas Sarkozy, président de l’UMP et ministre de l’Intérieur ne cachait pas sa volonté de «  séduire » les électeurs du Front national. « Qui pourrait m’en vouloir de récupérer ces gens dans le camp républicain ? » avait-il justifié. À quelques mois de la fin de son mandat présidentiel, force est de constater que la ligne rouge a été franchie. Mais dans le sens opposé à celui annoncé. \nLa création, en mai 2007, du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire – une première dans l’histoire de la république, unique en Europe –, marque un premier seuil. Sa suppression, en novembre 2010, ne constitue nullement une inflexion, la politique de l’immigration étant cédée «  d’un bloc » au ministère de l’intérieur. « Ce qui renforce et officialise comme allant de soi la liaison entre contrôle de l’immigration et défense de l’ordre public » souligne Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant-chercheur en sciences politiques [[Olivier Le Cour Grandmaison a notamment dirigé l’ouvrage collectif Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions. Éditions du Seuil, oct. 2009. ]]. \nOn assiste par ailleurs à une libération des discours xénophobes provenant des plus hautes sphères de l’État. À la faveur notamment du débat sur l’identité nationale en automne 2009 qui enrôle le corps préfectoral, la question de l’immigration ouvre la voie à tous les amalgames. Qu’on se souvienne du discours de Nicolas Sarkozy en juillet 2010 à Grenoble où il programmait d’un seul trait : « Le refoulement des Roms migrants », « la guerre contre les voyous », « la déchéance de la nationalité française », « la révision des prestations sociales destinées aux personnes sans papiers » et « la suppression des allocations familiales aux parents défaillants ». \nPour nourrir le fantasme d’une identité nationale menacée, les musulmans sont montrés du doigt. Le président de la république martèle le concept d’« un islam de France et non d’un islam en France » tandis que le ministre de l’Intérieur s’émeut, s’appuyant sur des chiffres très controversés de « l’accroissement » du nombre de musulmans en France. « La laïcité est ainsi instrumentalisée pour diviser les Français, alors qu’elle est conçue pour les unifier », rappelle l’historien Patrick Weil [[Interview de Patrick Weil, du 24 mars 2011 ; dans les inrocks.com]]. Instrumentalisé également, le concept d’intégration. Selon le sociologue Eric Fassin : « Aujourd’hui, le motintégration ne signifie plus « intégrer », mais « s’intégrer ». C’est « leur » responsabilité, et non la « nôtre ». Cette dissymétrie dit tout : l’intégration n’est invoquée que pour tracer des frontières – et non pour les effacer ». [[« La fièvre assimilationniste », chronique d’Eric Fassin du 27 juillet 2011 sur regards.fr]]\n\n\n\nLa loi organise l’insécurité juridique des migrants\n\n\nDans ce contexte de criminalisation de l’immigration, les personnes sans papiers sont les plus exposées. Tandis que les quotas d’expulsion ne cessent de croître (25 000 reconduites à la frontière fixées pour 2007, objectif de 30 000 pour 2011), la loi relative à l’immigration de la mi-juin 2011 renforce, une nouvelle fois, les dispositifs répressifs tout en consacrant le pouvoir discrétionnaire de l’administration. Augmentation de la durée possible de rétention de trente-deux à quarante-cinq jours ; réduction du pouvoir du juge judiciaire qui permet d’expulser sans vérifier la légalité de la procédure ; interdiction de retour applicable à tout étranger… \nLa Cimade craint que ces mesures, en particulier celle du bannissement, ne dissuadent les personnes sans papiers de solliciter leur régulation. « Il n’existe pas de critères stables de régularisation, résume Jérôme Martinez, secrétaire général de l’association. Aujourd’hui, personne n’est capable de dire si accompagner quelqu’un à la préfecture se conclura par la délivrance d’un titre de séjour ou par le fourgon de police. Ça dépend du guichet. La loi organise l’insécurité juridique des migrants, alors même que le nombre de régularisations reste stable depuis des années. » \nSans compter que la chasse aux clandestins pèse sur tous les étrangers ou supposés l’être. Selon une enquête menée à Paris d’octobre 2007 à mai 2008, les personnes d’apparence arabe ont 7,8 fois plus de risques de subir un contrôle d’identité que les « Blancs », et les « Noirs » 6 fois plus [[Enquête de deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy, citée par Olivier Le Cour Grandmaison.]]. \nEnfin, les politiques anti-migratoires banalisent des pratiques sécuritaires, ce qui, à terme, menace toute la population. « Les étrangers servent de laboratoire à des dispositifs intellectuels, juridiques et policiers qui finissent par s’élargir aux nationaux  » alerte Jérôme Valluy, enseignant-chercheur en sociologie politique [[Jérôme Valluy est l’auteur de Rejet des exilés – Le grand retournement du droit de l'asile. Éditions du Croquant/Collection Terra, 2009]]. C’est le cas notamment du passeport biométrique imposé contre l’avis de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), dans le climat de l’après-11 septembre 2011 et de la gestion européenne des flux migratoires [[Article de Valsamis Mitsilegas « Contrôle des étrangers, des passagers, des citoyens : surveillance et anti-terrorisme » dans la revue Cultures & Conflits, n°58 (2005)]]. \n\n\n « Les étrangers servent de laboratoire à des dispositifs intellectuels, juridiques et policiers qui finissent par s’élargir aux nationaux.  »\nJérôme Valluy, enseignant-chercheur en sociologie politique (5).\n \n\n\nPopulisme : un arbre qui cache la forêt\n\n\nCette xénophobie d’État peut-elle être pour autant être réduite à l’opportunisme politique d’une droite décomplexée ? Pour Jérôme Valluy, distinguer la xénophobie d’État d’une xénophobie populiste est capital. « Il ne faut pas confondre l’utilisation d’une tendance historique pour accéder au pouvoir ou le conserver, avec la tendance elle-même, insiste-t-il. La xénophobie d’État s’exprime moins par des slogans extrémistes et des discriminations ordinaires (à l'embauche, par la force publique…) que dans des discours policés et dans des actes – législatifs, administratifs, juridictionnels, symboliques – qui présentent implicitement, ou sur le mode de l’évidence, l’étranger comme un problème. » \nEn ce sens, la xénophobie d’État puise ses racines dans l’histoire du fait colonial et de la décolonisation. Des recherches montrent que ce n’est pas la crise économique qui provoque la résurgence des partis d’extrême droite dans l’Europe des années 1980. L’idée d’une menace migratoire est diffusée par l’appareil d’État – ministres, conseillers, hauts fonctionnaires... – dès les années 1960, préparant ainsi l’avènement d’une xénophobie populiste qui n’apparaitra dans le champ électoral et les suffrages, qu’après le début des politiques anti-migratoires. \nLeçon à tirer ? « Les moyens de résister ne sont pas les mêmes selon que l’on considère la xénophobie d’État comme un simple aléa qu’une alternance électorale pourrait balayer ou comme une histoire longue ayant façonné notre culture politique, affirme Jérôme Valluy. Rappelons qu’en plein régime démocratique, 100 000 à 150 000 Juifs allemands qui s’étaient enfuis d’Allemagne ont été remis aux autorités allemandes par la France, entre 1934 et 1939. La xénophobie d’État repose sur un rapport de force politique. Or, il existe un nationalisme implicite et non assumé, porté par une élite de gauche, qui s’exprime surtout par son mutisme, mais qui n’en pèse pas moins dans la balance. »\n\nLe constat est le même au niveau européen. Attention, le populisme pourrait bien être l’arbre qui cache la forêt."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/decrytage-populisme-ou-xenophobie-detat/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/decrytage-populisme-ou-xenophobie-detat/","name":"Décrytage : Populisme ou xénophobie d’État ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-18T15:03:00+00:00","description":"Libération extraordinaire des propos xénophobes et islamophobes, renforcement des dispositifs de surveillance et de répression envers les étrangers :","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-regions-engagees-contre-les-paradis-fiscaux-precisions-sur-la-region-nord-pas-de-calais/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-regions-engagees-contre-les-paradis-fiscaux-precisions-sur-la-region-nord-pas-de-calais/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bilan des régions engagées contre les paradis fiscaux : précisions sur la région Nord-Pas de Calais","datePublished":"2011-06-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-regions-engagees-contre-les-paradis-fiscaux-precisions-sur-la-region-nord-pas-de-calais/"},"wordCount":265,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 17 juin 2011\n\nSuite à la publication par le CCFD-Terre Solidaire de la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux, la région Nord-Pas de Calais a tenu à rendre publiques les actions qu'elle mène dans ce domaine. La région n'a pas encore voté de délibération ni communiqué officiellement sur le sujet, cependant elle a transmis au CCFD-Terre Solidaire des documents indiquant qu'elle met d'ores et déjà en oeuvre des mesures de transparence vis à vis de ses partenaires financiers, à la hauteur de celles des régions les plus engagées.\n\nDans un nouveau cahier des charges datant de novembre 2010, elle a introduit des règles accrues de transparence dans ses critères de sélection sur la présence des banques dans les paradis fiscaux listés par la France. Puis en mai 2011, la région a demandé à ses partenaires la publication d'informations financières sur la base d'un reporting pays par pays. \n\nCompte tenu des critères retenus pour construire la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux (régions engagées par délibération ou par vœu), ces précisions ne permettent pas aujourd'hui de modifier le classement de la région. Néanmoins, le CCFD-Terre Solidaire prend bonne note de cette information complémentaire et apportera une mention spéciale pour ce cas particulier sur sa carte.\n\nContact : \nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 - 06  07 77 05 80"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-regions-engagees-contre-les-paradis-fiscaux-precisions-sur-la-region-nord-pas-de-calais/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-des-regions-engagees-contre-les-paradis-fiscaux-precisions-sur-la-region-nord-pas-de-calais/","name":"Bilan des régions engagées contre les paradis fiscaux : précisions sur la région Nord-Pas de Calais - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:50+00:00","description":"Paris, le 17 juin 2011 Suite à la publication par le CCFD-Terre Solidaire de la carte des régions engagées contre les paradis fiscaux, la région Nord-Pas","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-careme-de-solidarite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-careme-de-solidarite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un carême de solidarité","datePublished":"2007-02-01T18:16:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:49+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-careme-de-solidarite/"},"wordCount":430,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le temps de solidarité proposé par le CCFD s’inscrit dans les 40 jours du carêmeVivre le carême 2007\n \nLa période préparant Pâques rappelle les 40 jours que Jésus a passé au désert avant de vivre sa Passion. Le carême s’appuie sur les trois piliers de la prière, du jeûne et du partage. Pour les chrétiens, c’est un moment privilégié pour retourner aux sources de la foi et pour concrétiser un geste de générosité envers les plus démunis de notre planète.\n\nLa prière est démarche de conversion\n\nCommunion avec Dieu, la prière permet aux chrétiens de communier également aux joies et aux peines de leurs frères et sœurs et révèle les situations d’injustice. Des moments de prière en union avec ceux qui souffrent dans le monde ont lieu pendant le carême.\n\nJeûner permet de se mettre à l’écoute\n\nToute personne qui jeûne se débarrasse du superflu qui l’encombre. Elle se retrouve ainsi plus ouverte sur l’extérieur, disponible pour écouter l’autre et découvrir que l’on peut vivre plus simplement. Pendant le carême, les soirées de jeûne manifestent cette volonté de quitter l’accessoire pour se rendre disponible à Dieu et à son prochain.\n\nLe partage est un échange réciproque\n\nUne action généreuse est faite pour quelqu’un, une action de solidarité est faite avec quelqu’un. La démarche du jeûne rend disponible à l’écoute de l’autre et permet à deux personnes ou deux groupes différents de donner et de recevoir à la fois. Il en est ainsi dans la relation de partenariat vécue avec des acteurs de développement du Sud et de l’Est. Au cours des soirées de jeûne et de partage, les participants découvrent toute la richesse de l’apport de ces partenaires.\n\n« Aimez-vous les uns les autres »\n\nDerrière ces trois dimensions du carême, il y a la conviction que Dieu appelle à s’engager pour l’autre et à suivre son appel. Cet engagement prend des formes diverses : don en argent, actes de la vie quotidienne (par exemple, choix du commerce équitable ou de l’épargne solidaire), actions de sensibilisation à la solidarité internationale, etc. En cette année électorale, les personnes engagées au CCFD sont attentives à ce que les programmes des candidats fassent place à une France solidaire des populations du Sud et de l’Est."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-careme-de-solidarite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-careme-de-solidarite/","name":"Un carême de solidarité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-02-01T18:16:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:26:49+00:00","description":"Le temps de solidarité proposé par le CCFD s’inscrit dans les 40 jours du carêmeVivre le carême 2007 La période préparant Pâques rappelle les 40 jours que","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-recul-du-deficit-democratique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-recul-du-deficit-democratique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un recul du déficit démocratique ?","datePublished":"2005-04-02T11:06:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-recul-du-deficit-democratique/"},"wordCount":243,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La notion de démocratie participative est pour la première fois inscrite dans un traité européen (I-47). \n\n\n\n\nUne véritable innovation pourrait faciliter l’émergence d’une opinion publique européenne : l’initiative citoyenne (I-47) permet en effet à un million de citoyens d’inviter la Commission à présenter une proposition (celle-ci peut donc refuser).\n\nAutre élément qui consacre un recul du déficit démocratique, le renforcement du rôle du Parlement dans la procédure législative : il devient un véritable co-législateur.\n\nPar ailleurs, « les institutions devront entretenir un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile ».\n\nObservations\nSelon la commission Justice et Paix-France, la démocratie participative sortirait renforcée de l’adoption de la nouvelle Constitution.\n\nLa Comece souligne que, grâce à l’article I-47, le citoyen est désormais au centre de la démarche européenne. Alors qu’auparavant, le traité de la Communauté européenne évoquait « les peuples de l’Europe », la Constitution ci place « le bien être de ses habitants » au centre de ses préoccupations.\n\nD’autre part, la reconnaissance des Eglises (au même titre que les organisations non confessionnelles et philosophiques, I-52) faciliterait le rôle actif de la société civile : seules des entités organisées pourraient en effet récolter le million de signatures nécessaires pour influencer une politique."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-recul-du-deficit-democratique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-recul-du-deficit-democratique/","name":"Un recul du déficit démocratique ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-02T11:06:00+00:00","description":"La notion de démocratie participative est pour la première fois inscrite dans un traité européen (I-47). Une véritable innovation pourrait faciliter","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-region-amazonienne-est-toujours-menacee-par-la-construction-dinfrastructures/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-region-amazonienne-est-toujours-menacee-par-la-construction-dinfrastructures/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La région amazonienne est toujours menacée par la construction d’infrastructures","datePublished":"2011-11-09T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-region-amazonienne-est-toujours-menacee-par-la-construction-dinfrastructures/"},"wordCount":1037,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amazonie","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Malgré l'annulation du projet de complexe hydroélectrique d'Inambari, au Pérou, en juin dernier, la région amazonienne est toujours menacée par la construction d'infrastructures de transports, de production d'énergie et d'extraction de ressources naturelles. D'où la nécessité pour le CCFD-Terre Solidaire de continuer à promouvoir l'articulation de réseaux entre ses différents partenaires de la région.\n\n\n\nBrésil, le 6 décembre 2011\n\n5 juin 2009. Plus de 2500 indiens bloquent un axe routier près de Bagua, au nord-est de l'Amazonie péruvienne. Motif ? S'opposer à un projet d'extraction pétrolière au cœur de la forêt. Un projet de plus devrait-on dire, car le Pérou mise sur ses ressources naturelles pour assurer son développement économique. Quitte à brader son territoire. \n\nPétrole, ressources minières et forestières... Afin de mettre en œuvre le Traité de Libre Commerce (TLC) avec les Etats-Unis, le gouvernement d'Alan Gracia, alors président, a signé, entre 2007 et 2008, pas moins de onze décrets permettant l'exploitation de plus de 70% de la forêt amazonienne. Sans compter la production d'énergie électrique, incarné par le projet de barrage sur le fleuve Inambari. \n\nFace aux enjeux économiques colossaux, Alan Garcia décide donc de répondre par la force aux revendications des populations locales. Comme à Bagua, où des policiers sont héliportés pour affronter les indigènes armés d'arcs et de lances. \n\nBilan : 34 morts, 161 disparus et 189 blessés. Un massacre.\n\n14 juin 2011. Ollanta Humala vient de succéder à Alan Garcia à la tête du Pérou. L'une de ses premières décisions consiste à annuler le projet de construction du barrage d'Inambari. Un soulagement pour les 15 000 indigènes dont l'existence était menacée. Mais aussi pour la société civile péruvienne qui y voit un signe. \n\n« Cette annulation démontre que le combat que nous menons contre les grands projets qui menacent la région amazonienne est crucial. Mais surtout que ce modèle de développement n'est pas une fatalité, explique Antonio Zambrano, spécialiste du dossier au sein de Forum Solidaridad Péru (FSP), une organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire. C'est aussi un symbole pour toutes les organisations, notamment au Brésil et en Bolivie, qui sont confrontées aux mêmes défis. » \n\nDes défis symbolisés par cinq lettres : «IIRSA », l'Initiative pour l'Intégration d'Infrastructure en Amérique du Sud, un vaste programme comprenant notamment la construction d'infrastructures de transports, de production d'énergie et d'extraction de ressources naturelles.\n\n« Inambari est une victoire pour les organisations de toute la région amazonienne, confirme José Guilherme Carvalho da Silva, coordinateur du programme régional Amazonie, au sein de la FASE, partenaire brésilien du CCFD-Terre Solidaire. Car Au Brésil, nous sommes confrontés aux mêmes problématiques avec le Plan d'Accélération de la Croissance (PAC), qui s'intègre dans l'IIRSA et génère les mêmes impacts négatifs sur l'environnement et les populations. »\n\nExemple ? Le projet de barrage du Belo Monte sur le fleuve Xingu, dans l'Etat du Para, menaçant la vie d'au moins 40 000 indigènes et ribeirinhos (habitants du fleuve). « Il y a dans ce dossier, comme dans beaucoup d'autres, des acteurs identiques à ceux qui étaient impliqués dans le dossier de l'Inambari, au Pérou, poursuit José Guillerme. C'est le cas par exemple de la BNDES, la banque Nationale (brésilienne) de développement Economique et Social et Odebrecht, une grande entreprise de travaux publics (elle aussi brésilienne). » « Ces montages économiques et financiers se jouent des frontières» , martèle Antonio Zambrano. \n\n« Il est donc indispensable d'articuler nos actions et de renforcer nos réseaux au-delà des frontières nationales. »\n\n« Analyser la situation », « articuler le travail des acteurs locaux », « faciliter la création de réseaux au-delà des frontières »... C'était justement l'objectif que s'était fixé le CCFD en réunissant en novembre 2010, à Santarem, au cœur de l'Amazonie brésilienne, une quinzaine de partenaires, à l'occasion du V Forum Panamazonien. \n\n« Cette réunion a permis de tisser des liens importants et durables», assure Darlène Braga, responsable de la Commission Pastorale de la Terre (CPT) de l'Acre. « Depuis le Forum, nous avons travaillé sur différentes thématiques comme le Genre avec le Centre de Défense des Droits Humains et de l'Education Populaire de l'état de l'Acre au Brésil », indique pour sa part Giselle Salazar Blanco, de Cooperaccion, une organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire chargée notamment de promouvoir le développement au sein des zones d'exploitations minières et énergétiques au Pérou. \n\nDes liens qui se sont également renforcés dans le cadre de différents forums ou regroupements d'organisations de mouvements sociaux, comme par exemple la « plateforme BNDES », destinée à pousser cet organisme financier à plus de transparence.\n\nC'est dans cet esprit également qu'à la fin du mois d'octobre, le Service d'Action, de réflexion et d'Action Sociale (SARES) a lancé l'Observatoire panamazonien des mega-projets. \n\n« L'objectif est de travailler en commun et de manière coordonnée sur les projets qui menacent la région amazonienne, notamment les projets frontaliers, précise José Guilherme, de la FASE. Cette initiative doit nous permettre de renforcer la communication entre les acteurs de la région. »\n \nUn défi « majeur » pour l'ensemble des partenaires amazoniens du CCFD-Terre solidaire. « Une meilleure communication est indispensable, insiste Raimunda Bezerra da Silva, responsable du CDDHEP. Car notre mission est rendue difficile par les distances et les difficultés de transports. » \n\nEn attendant, comme le souhaitent unanimement les partenaires du CCFD-Terre Solidaire, que l'expérience de travail en commun initiée l'an dernier lors du V Forum Panamonien à Santarem, soit reconduite en 2012 à Cobija, en Bolivie. Histoire de rappeler aussi que la lutte pour un autre modèle de développement n'a pas de frontière. Surtout en Amazonie.\n\nJean-Claude Gerez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-region-amazonienne-est-toujours-menacee-par-la-construction-dinfrastructures/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-region-amazonienne-est-toujours-menacee-par-la-construction-dinfrastructures/","name":"La région amazonienne est toujours menacée par la construction d’infrastructures - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-09T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:08+00:00","description":"Malgré l'annulation du projet de complexe hydroélectrique d'Inambari, au Pérou, en juin dernier, la région amazonienne est toujours menacée par la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-lexode-faute-de-mieux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-lexode-faute-de-mieux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Birmanie, L’exode, faute de mieux","datePublished":"2011-06-15T16:38:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-lexode-faute-de-mieux/"},"wordCount":487,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Selon Htoo Chit, directeur de la Fondation pour l’éducation et le développement – une ONG birmane basée en Thaïlande, partenaire du CCFD-Terre Solidaire – il y aurait actuellement environ quatre millions de migrants birmans en Thaïlande, la plupart sans papiers. L’ampleur de cette exode s’explique par les ravages causés par plus de vingt années de dictature en Birmanie.\n\n\n\n« Depuis 1988, la Birmanie vit sous la coupe d’un régime militaire dont l’incompétence a ruiné le pays, explique Htoo Chit, lors de sa visite à Paris, début juin. À cela s’ajoutent le recours au travail forcé et des déplacements de villages entiers. Résultat : des centaines de milliers de personnes essaient de franchir la frontière avec la Thaïlande pour se trouver une vie meilleure.  »\nUne amélioration des conditions de vie qui dépend du statut administratif du migrant. Car si les Birmans en situation régulière – à peu près un million selon les statistiques gouvernementales thaïlandaises – bénéficient des mêmes droits que les Thaïlandais : horaires de travail fixes, salaire minimum garanti, sécurité sociale, liberté de mouvement, pour les quelque trois millions d’illégaux, la vie reste extrêmement difficile. \nMain-d’œuvre bon marché pour la construction, pour les usines, dans les secteurs de la restauration ou de l’industrie hôtelière, journaliers dans les exploitations agricoles, embarqués sur les bateaux de pêche, « ils triment parfois jusqu’à quatorze heures par jour, souvent sans couverture sociale, pour un salaire de misère. Et certains endurent un quasi-esclavage  », dénonce Htoo Chit. Pour preuve le raid mené, en avril, par la police thaïlandaise contre un atelier de confection clandestin installé en plein Bangkok, la capitale thaïlandaise. Une quarantaine de Birmans, hommes et femmes, y étaient maintenus reclus. \n\nQuant aux immigrées birmanes, qui constitueraient environ 30 % de cette population selon le directeur de la Fed, leur sort n’est guère plus reluisant. Elles sont, elles aussi, exploitées dans des sweatshops textiles ou des usines de transformation agroalimentaire, notamment de produits de la mer, ou encore réduites au rang de bonne à tout faire, pour ne pas dire à tout subir, quand elles ne finissent pas dans les bordels thaïlandais. « Le pire est que, malgré tout, la vie de ces migrants en Thaïlande est bien meilleure que celle qu’ils pourraient avoir en Birmanie », constate amèrement Htoo Chit. \n\n\n\" Pour que cette émigration cesse, il faut une solution politique \"\n\n\n« Si nous voulons que cette émigration massive cesse, il faut tout d’abord trouver une solution politique durable », plaide-t-il. « Or, rien n’indique que ce nouveau gouvernement ait l’intention d’établir un véritable système démocratique en Birmanie. Ce qui veut dire que l’immigration en Thaïlande n’est pas prête de s’arrêter.  »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-lexode-faute-de-mieux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/birmanie-lexode-faute-de-mieux/","name":"Birmanie, L’exode, faute de mieux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-15T16:38:00+00:00","description":"Selon Htoo Chit, directeur de la Fondation pour l’éducation et le développement – une ONG birmane basée en Thaïlande, partenaire du CCFD-Terre Solidaire –","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-tchadiens-a-kousseri/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-tchadiens-a-kousseri/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Assistance aux refugies tchadiens à Kousseri","datePublished":"2009-02-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-tchadiens-a-kousseri/"},"wordCount":300,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations","Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 1er février 2008, les rebelles ont attaqué la capitale tchadienne, N'Djamena, afin de renverser le pouvoir en place. Ces attaques ont conduit des milliers de Tchadiens à fuir la ville et à se réfugier dans le nord du Cameroun. Selon les chiffres du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies), entre 30 000 et 50 000 personnes se sont déplacées. La plupart des familles vivent dans les rues et environ 10 000 personnes se sont regroupées dans la paroisse de Kousseri. Les hommes retournent timidement à N'Djamena pour constater les dégâts et retrouver des parents perdus. Actuellement on dénombre encore plus de 2 500 personnes dans la paroisse, essentiellement des femmes et des enfants. Ces familles souffrent essentiellement : du manque de nourriture, d'eau et de soins. \n\n\nObjectifs : \n\n  Répondre aux besoins basiques et urgents des réfugiés.  Permettre au BASC de conduire une étude poussée afin d'estimer les besoins à long terme des populations tchadiennes affectées par le conflit, sachant qu'une partie des réfugiés restera à Kousseri tandis que l'autre s'installera dans la ville de N'djamena dévastée.  Renforcer les équipes Caritas du Cameroun sur la gestion des urgences. \n\n\n Activités : \nDès le début de la crise, la paroisse de Kousseri a accueilli les familles réfugiées et les premiers soins ont pu être prodigués. Les principaux domaines d'intervention sont : \n\n Abris (La paroisse de Kousseri prévoit de construire des abris temporaires pour les 2 500 réfugiés),  Alimentation (compléter les distributions de nourritures distribuées par le Programme Alimentaire Mondial),  Eau (traitement de l'eau pour éviter les maladies),  Assainissement (construction de latrines au niveau de la paroisse),  Santé (il faut renforcer les stocks de médicaments)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-tchadiens-a-kousseri/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/assistance-aux-refugies-tchadiens-a-kousseri/","name":"Assistance aux refugies tchadiens à Kousseri - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-02-24T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","description":"Le 1er février 2008, les rebelles ont attaqué la capitale tchadienne, N'Djamena, afin de renverser le pouvoir en place. Ces attaques ont conduit des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-au-sri-lanka/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-au-sri-lanka/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Projets soutenus au Sri Lanka","datePublished":"2005-01-01T18:11:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:29:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-au-sri-lanka/"},"wordCount":85,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Venir en aide aux réfugiés, avec HDO (organisation tamoule basée hors des zones de conflits)\n\nHDO a immédiatement apporté une aide aux victimes et évalué les besoins, notamment dans la zone délaissée d’Ampara.\n\nSur les 6 à 12 mois à venir, l’organisation a pour objectif de satisfaire les besoins vitaux (matériels et psychologiques) des réfugiés. Produits de première nécessité, abris provisoires, rescolarisation et aide psychologique sont prévus.\n\n30 000 euros affectés"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-au-sri-lanka/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/projets-soutenus-au-sri-lanka/","name":"Projets soutenus au Sri Lanka - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T18:11:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:29:38+00:00","description":"Venir en aide aux réfugiés, avec HDO (organisation tamoule basée hors des zones de conflits) HDO a immédiatement apporté une aide aux victimes et évalué","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/replanter-la-mangrove-pour-se-proteger/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/replanter-la-mangrove-pour-se-proteger/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Replanter la mangrove pour se protéger","datePublished":"2009-06-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/replanter-la-mangrove-pour-se-proteger/"},"wordCount":77,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Il y a un an, le cyclone Nargis semait la mort en Birmanie. 35000 hectares de mangrove étaient aussi détruits, mettant en danger la survie des populations. Grâce aux fonds réunis par un appel d’urgence lancé par le CCFD-Terre Solidaire au profit de son partenaire la Fondation Metta, la reforestation de la mangrove est aujourd’hui un chantier quotidien.\n\n> Découvrez la reforestation de la mangrove birmane."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/replanter-la-mangrove-pour-se-proteger/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/replanter-la-mangrove-pour-se-proteger/","name":"Replanter la mangrove pour se protéger - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-06-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:51+00:00","description":"Il y a un an, le cyclone Nargis semait la mort en Birmanie. 35000 hectares de mangrove étaient aussi détruits, mettant en danger la survie des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/convictions/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/convictions/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Convictions","datePublished":"2011-02-08T16:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/convictions/"},"wordCount":813,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La mission du CCFD-Terre Solidaire a été définie par les évêques de France en 1961, confiée aux Mouvements et Services d’Église, réaffirmée à de nombreuses reprises. Pour mener à bien cette mission, le CCFD-Terre Solidaire fonde son action sur des convictions claires.\n\n\n\nElles sont ancrées dans l’Évangile et l’enseignement social de l’Église et nous sommes fiers de reprendre à notre compte cette réflexion élaborée au cours des décennies, à l’écoute du monde et au service du développement de chacun et tout spécialement des plus pauvres.\n\n\nNous avons foi en un Dieu Créateur qui nous rend responsables du monde\n\n\n« Le développement est aujourd’hui fortement lié aux devoirs qu’engendre le rapport de l’homme avec l’environnement naturel. Celui-ci a été donné à tous par Dieu et son usage représente pour nous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir et de l’humanité tout entière. […] l’homme peut en user pour satisfaire ses besoins légitimes – matériels et immatériels – dans le respect des équilibres propres à la réalité créée.  » (Encyclique Caritas in veritate, 48 et suivants, 2009)\n\nLes actions que nous menons ensemble ne cherchent pas seulement à restaurer le monde confié à notre garde. Dans le projet de Dieu, la solidarité internationale nous constitue frères en Christ pour le monde. Dieu nous veut créateur. Nous cherchons à créer résolument du neuf, préparant aujourd’hui la terre à devenir le Royaume de Dieu que nous attendons.\n\n\nNous reconnaissons la dignité de chacun : Justice et Vérité\n\n\nQuand nous recherchons la Justice et la Vérité, nous défendons la dignité inviolable de la personne humaine.\n\n« Un christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale  » (Encyclique Caritas in veritate, 4, 2009)\n\nLa vérité qui est en Dieu ne nous a pas été donnée toute faite ; elle appelle la recherche et se nourrit de contributions différentes, car l’Esprit, lui-même Vérité, agit au cœur de tout homme.\n\nLa quête de la vérité se réalise par l’analyse des situations, des problèmes mondiaux, des crises et par la connaissance des personnes et des groupes. Cela permet une charité authentique.\n\nLa misère n’est pas une fatalité. La foi en Christ nous pousse à être des ferments pour un véritable développement de l’homme et de tous les hommes, dans l’écoute, le dialogue et la confrontation.\n\n\nDonner et recevoir\n\n\n« Donne-moi à boire. » (Jn, 4)\n\nNous savons l’importance du vivre ensemble et de la nécessité de l’échange entre nous. Jésus agit, meurt et ressuscite pour nous appeler et nous aider à assumer notre place dans l’histoire du salut. Il fait alliance ; il fait route avec nous. Il nous invite à nous lever et à marcher, à aller à la rencontre de notre prochain. L’amour appelle la patience, et parfois aussi la colère face aux compromissions incompatibles avec les exigences de l’Évangile. Il exige une attention à ce que Dieu crée de neuf dans notre monde aujourd’hui.\n\nNous invitons les chrétiens à vivre le partage dans une démarche spirituelle inspirée de la relation trinitaire. La solidarité active nous aide à grandir dans notre vie de foi.\n\nEn soutenant des projets qui sont à l’initiative de ses partenaires, le CCFDTerre Solidaire n’agit pas à la place de l’autre. En refusant toute domination, il tente d’établir un équilibre dans la relation entre celui qui donne et celui qui reçoit. Par ce partenariat, le CCFDTerre Solidaire va à la rencontre de l’autre aussi éloigné soit-il. Il établit des alliances ici et là-bas, parce qu’il est convaincu que ces relations sont enrichissantes pour chacun. Les deux partenaires partagent quelque chose de leur vie. Ce partage concourt à nous faire progresser dans notre foi.\n\nParce qu’il vit sa mission de manière collégiale, le CCFD-Terre Solidaire dans son encouragement au partage, promeut une saine diversité dans la manière de faire Église.\n\n\nNous voulons être accueillants à tous\n\n\n« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. » (Vatican II Gaudium et spes, art 1,1965)\n\nNous accueillons l’autre et nous nous ouvrons à lui, reconnaissant sa nationalité, sa culture, son origine sociale, ses croyances.\n\nLes partenaires avec qui nous travaillons ne partagent pas tous notre foi. Le CCFD-Terre Solidaire ne renie pas ses convictions. Il les confronte à d’autres approches d’hommes et de femmes de ce monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/convictions/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/convictions/","name":"Convictions - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-08T16:50:00+00:00","description":"La mission du CCFD-Terre Solidaire a été définie par les évêques de France en 1961, confiée aux Mouvements et Services d’Église, réaffirmée à de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-travail/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-travail/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le travail","datePublished":"2006-05-01T10:20:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-travail/"},"wordCount":93,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La France a fermé la porte à l'immigration de travail et ne compte l'ouvrir qu'aux \"cerveaux\" les plus qualifiés. De nombreux immigrés qui contribuent à l'économie travaillent ainsi comme clandestins, sans droit et sans protection. Il faut :\n\n- Octroyer un titre de séjour pour tout étranger occupant un emploi, sans que l'emploi soit une condition indispensable au maintien du titre.\n\n- Garantir l'accès à tous les emplois publics et privés aux résidents en France (sauf pour des raisons de sécurité nationale)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-travail/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-travail/","name":"Le travail - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T10:20:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:20+00:00","description":"La France a fermé la porte à l'immigration de travail et ne compte l'ouvrir qu'aux \"cerveaux\" les plus qualifiés. De nombreux immigrés qui contribuent à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/madagascar-est-toujours-a-la-recherche-des-voies-et-moyens-pour-mettre-en-place-la-transition-politique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/madagascar-est-toujours-a-la-recherche-des-voies-et-moyens-pour-mettre-en-place-la-transition-politique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Madagascar est toujours à la recherche des voies et moyens pour mettre en place la transition politique.","datePublished":"2011-01-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/madagascar-est-toujours-a-la-recherche-des-voies-et-moyens-pour-mettre-en-place-la-transition-politique/"},"wordCount":1022,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 9 février 2011,\n\nMadagascar est toujours à la recherche des voies et moyens pour mettre en place la transition politique menant à la restauration de l'ordre constitutionnel. Après plusieurs mois de blocage de la Médiation internationale et dans le cadre des différents efforts menés par plusieurs organisations de la société civile (OSC) pour aider à trouver une sortie de crise, la mise en place de la CNOSC et l'initiative nationale d'organiser le dialogue de Vontovorona ont permis de relancer le processus de médiation.\n\nL'atmosphère de dialogue et la dynamique ainsi imprimées ont permis aux Émissaires de la Médiation internationale de rebondir en remettant aux différents groupes politiques, un projet de «feuille de route de sortie de crise en date du 20 Janvier 2011». Lors de la conférence de presse des Emissaires le jeudi 27 Janvier 2011, une version corrigée tenant compte des différentes propositions a été communiquée. \n\nA cette occasion, la CNOSC tient à rappeler ce que toutes les parties prenantes et la Communauté Internationale reconnaissent, qu'une transition  neutre, consensuelle et inclusive est la voie unique pour « sortir de la crise » de manière durable.\n\nCependant, la mise en place d'une telle transition n'est possible qu'avec des acteurs politiques animés d'un esprit de tolérance et de respect des engagements. C'est la raison pour laquelle il est primordial de déclencher dès maintenant le processus de Réconciliation Nationale et de pardon comme l'a souligné l'appel des Raiamandreny du FFKM. La sortie de crise sur le court terme doit se faire en parallèle avec une réflexion de fond concernant la refondation de la République nécessitant un travail d'appropriation de la population dans un environnement apaisé.\n\nPour éviter les crises politiques anticonstitutionnelles répétitives, la réussite de la transition actuelle doit prendre en compte les raisons des échecs des transitions passées, lesquelles ayant été basées sur des dialogues tronqués et des actions unilatérales menées par la partie dominante du moment. L'inclusivité et la consensualité permettent de corriger les erreurs du passé dans le respect de l'esprit du «fihavanana» et d'organiser des élections libres, justes et transparentes dans des délais crédibles, dont les résultats seront acceptés par tous. Étant bien entendu que l'inclusivité dans la participation des groupes politiques ne signifie pas unanimité dans les décisions.\n\nIl importe que les Institutions et les organes de la Transition soient bien identifiés, leurs fonctions respectives précisées et le mode de désignation des membres explicité. \n\nEn particulier et surtout, l'indépendance effective de la CENI tant au niveau de sa composition, de ses pouvoirs réels, que de son fonctionnement, incluant l'appui technique et financier de la communauté internationale, l'éventuelle participation des organismes internationaux à un niveau approprié et la neutralité d'un mécanisme de validation des résultats électoraux par un organe approprié doivent être garanties. Conformément aux résultats de la session de Vontovorona, la restructuration et la recomposition de la Haute Cour Constitutionnelle sont à entreprendre.\n\nAyant à l'esprit la nécessité de la réconciliation nationale, la répartition des responsabilités au sein des Institutions de la transition (Gouvernement d'Union Nationale de Transition, Conseil Supérieur de la Transition, Congrès de la Transition, ...) et à différents niveaux de l'État se fera sur la base du principe de l'inclusivité et du partage équitable entre les groupes politiques selon des critères de compétence, de crédibilité et d'intégrité.\n\nLa composition du Gouvernement d'Union Nationale de la Transition (GUNT), dirigé par un Premier Ministre choisi de manière consensuelle par les groupes politiques, investi d'un certain pouvoir lui permettant d'œuvrer dans l'esprit et pour la réussite de cette Transition, devra être clairement déterminée par ceux-ci avant toute tentative de mise en œuvre. La répartition entre les différentes parties des postes au sein du GUNT devra être aussi juste et équitable que possible. \n\nLe GUNT a pour entre autres missions de garantir la neutralité et l'impartialité de l'administration. Pour la crédibilité et la cohésion du GUNT, et dans le but d'instaurer une sérénité parfaite dans toutes les actions qu'il aura à mener, tous les membres du Gouvernement dont le Premier Ministre doivent s'engager à s'abstenir de se présenter aux élections présidentielles et législatives organisées pendant la transition. Sur ce point, les organisations de la société civile se sont largement exprimées et en ont fait une question de principe pour garantir la paix sociale face aux tensions politiques prévisibles lors des prochaines élections.\n\nLa paupérisation croissante, l'insécurité des personnes, des biens et des investissements ainsi que la récession et l'inflation économiques engendrées par la crise politique ont un impact incommensurable sur la vie nationale. Nous invitons les forces politiques à dialoguer en toutes responsabilités et à trouver un consensus pour favoriser une sortie de crise durable dans les meilleurs délais. \n\nLa CNOSC espère que ce bref rappel aidera le pays à avancer vers la sortie de crise et  contribuera à la réussite des efforts de médiation en cours. La CNOSC ne peut qu'être sensible à la volonté des organisations de la société civile (grands corps de l'État, syndicats, associations, ONGs, etc.) à trouver une solution durable pour que plus jamais l'alternance politique ne se fasse par la rue mais par des mécanismes institutionnels.\n\nL'approche malgacho-malgache de la Médiation Nationale se complèterait et devrait se conjuguer avec le travail de la Médiation Internationale. La CNOSC réitère, en tous les cas, sa disponibilité à apporter sa part à l'œuvre collective de sursaut national attendu de toutes les forces vives de ce pays particulièrement de la classe politique."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/madagascar-est-toujours-a-la-recherche-des-voies-et-moyens-pour-mettre-en-place-la-transition-politique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/madagascar-est-toujours-a-la-recherche-des-voies-et-moyens-pour-mettre-en-place-la-transition-politique/","name":"Madagascar est toujours à la recherche des voies et moyens pour mettre en place la transition politique. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-29T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:27+00:00","description":"Le 9 février 2011, Madagascar est toujours à la recherche des voies et moyens pour mettre en place la transition politique menant à la restauration de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosa-villaran-de-la-puente-perou/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosa-villaran-de-la-puente-perou/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rosa Villaran de la Puente. Pérou","datePublished":"2007-02-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosa-villaran-de-la-puente-perou/"},"wordCount":703,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Secrétaire exécutive de « Para que no se repita » (Pour que le drame ne se répète pas) – soutenu par le CCFD – Rosa Villaran de la Puente revient sur le bilan du conflit qui a déchiré le Pérou entre 1980 et 2000 et trace les perspectives d’une difficile réconciliation.\n\n\n\n\n\n\nLes plaies d'une sale guerre\n\n\nEn août 2003, la Commission vérité et réconciliation (CVR) concluait que deux décennies d’affrontements entre l’armée et le Sentier lumineux avaient fait plus de 69 000 victimes.  Cette annonce fut-elle un choc ?\nRVP : Oui et non. Comme tout le monde, le chiffre des victimes m’a impressionnée, mais je savais que les violences étaient plus importantes que ce que disaient les médias. J’avais moi-même été douloureusement éprouvée par le conflit, car mon mari, soupçonné à tort d’être un sympathisant du Sentier lumineux, avait été sauvagement tué par des soldats de la garde républicaine, en mars 1982, à Ayacucho, dans l’hôpital où il était soigné. J’avais aussi entendu parler de dizaines d’autres cas d’exécutions extrajudiciaires.\n\nPourquoi  « Para que no se repita » a-t-il pris le relais de la CVR ? \nLa CVR a fait un travail remarquable en consignant quelque 17 000 témoignages. Il s’agissait pour nous de vulgariser ces résultats. Et aussi, d’éviter un retour des années noires en menant la lutte contre l’impunité et pour la mémoire, préalables à une véritable réconciliation. Nous nous battons aussi pour que toutes les victimes du conflit obtiennent des réparations – individuelles ou collectives (pour leur communauté rurale, par exemple) – sans quoi les blessures de la sale guerre, souvent encore béantes, ne cicatriseront pas. C’est pour cela que nous tenons des meetings dans tout le pays, que nous édifions des monuments aux morts et disparus dans les villages, que nous organisons des marches pour la paix. \n\nCela débouche-t-il sur des expériences de dialogue et de réconciliation ?\nOui, localement. Dans les zones reculées des Andes, je connais des communautés indiennes dans lesquelles des familles ont été décimées à la fois par l’armée et la guérilla : un enfant ou plusieurs assassinés par chaque camp. Parfois, les voisins sont de possibles dénonciateurs. Malgré tout, les habitants de ces hameaux vont de l’avant en tablant sur les nouvelles générations. Nous appuyons ces expériences, même si nous savons qu’elles ont un coût psychologique élevé pour les plus meurtris, en raison des non-dits qui subsistent. Ailleurs, nous tentons des rapprochements entre organisations de veuves, qu’elles soient femmes de soldats ou compagnes de guérilleros. \nMais le contexte n’est guère favorable. D’un côté, les dirigeants du Sentier lumineux ne se sont livrés à aucune autocritique lors de leur procès. De l’autre, Alan Garcia rend hommage aux seuls militaires qui ont « sacrifié leur vie pour sauver le pays du terrorisme » et ignore les victimes civiles. Ce n’est pas digne de celui qui devrait se poser en rassembleur de la nation. \n\nComment expliquez-vous cette absence d’ouverture présidentielle ?\nMon sentiment est que sur tous les dossiers de droits de l’homme, Alan Garcia et son vice-président, l’amiral Luis Giampietri, sont mal à l’aise, car ils craignent que le passé resurgisse et que la justice leur demande des comptes. Ils sont tous les deux impliqués dans le massacre de détenus du Sentier lumineux dans l’île pénitentiaire d’El Fronton, en 1986. Et l’on impute à Alan Garcia la création d’escadrons de la mort, lors de son premier mandat (1985-1990), avant que son successeur, Alberto Fujimori, ne reprenne le flambeau. Il est aussi étonnant que notre président, qui s’affiche social-démocrate, se soit récemment prononcé pour le rétablissement de la peine de mort contre les violeurs et assassins d’enfants et les auteurs d’actes terroristes. Ces dérives inquiètent. Mais elles nous confortent dans la nécessité de notre action citoyenne.\n\n \n\nPropos recueillis par Yves Hardy\nParis, février 2007"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosa-villaran-de-la-puente-perou/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rosa-villaran-de-la-puente-perou/","name":"Rosa Villaran de la Puente. Pérou - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-02-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:11+00:00","description":"Secrétaire exécutive de « Para que no se repita » (Pour que le drame ne se répète pas) – soutenu par le CCFD – Rosa Villaran de la Puente revient sur le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-au-g20-petite-mesure-mais-grande-victoire-pour-aidons-largent/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-au-g20-petite-mesure-mais-grande-victoire-pour-aidons-largent/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Paradis fiscaux au G20 : petite mesure mais grande victoire pour Aidons l’argent","datePublished":"2011-11-16T14:11:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-au-g20-petite-mesure-mais-grande-victoire-pour-aidons-largent/"},"wordCount":600,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Écartés des priorités politiques du G20 par la présidence française, les paradis fiscaux ont amorcé leur retour au Sommet de Cannes: la déclaration finale du Sommet reconnaît qu’ils causent des « dommages particulièrement important aux pays les moins avancés ». \n\n\n\nNicolas Sarkozy, qui avait déclaré en 2009 que « les paradis fiscaux c’est fini », est revenu en arrière : dans sa conférence de presse finale, il eu des paroles très fortes contre les paradis fiscaux, et s’est engagé à ce que leur liste soit dorénavant systématiquement actualisée à chaque Sommet du G20.\n\n\n\nC’est une victoire pour la mobilisation du CCFD-Terre Solidaire, et des citoyens à travers sa campagne « Aidons l’Argent à quitter les paradis fiscaux » : sous la pression,  la France et les pays du G20 se sont remobilisés politiquement autour de la lutte contre les paradis fiscaux, au-delà du simple suivi technique initialement prévu. \n\nUne victoire d’autant plus signifiante que la dette grecque et la crise de la zone euro avaient relégué au second plan tous les autres sujets.\n\n\nDES MESURES UTILES MAIS INSUFFISANTES\n\n\nPour autant le G20 n’a proposé aucune mesure à la hauteur de l’enjeu : la mise au ban de la communauté internationale de 11 pays qui pratiquent la dissimulation fiscale n’est qu’une nouvelle promesse…  Malgré les annonces, aucune sanction collective n’est concrètement envisagée et cette nouvelle liste noire est encore plus insuffisante que les précédentes et ne cible aucun des paradis fiscaux sous l’influence directe des pays du G20. \n\nNous continuons de dire que l’efficacité impose de s’intéresser à la source de l’évasion : ces multinationales qui refusent de payer l’impôt et qui trouveront toujours un territoire complaisant pour les accueillir ! Nous l’avons dit d’autant plus fortement que notre revendication phare a enfin passé le filtre des médias pour atterrir dans de nombreux articles presse et émissions radio. C’est là aussi une grande victoire. \n\n\n\nUNE LARGE COUVERTURE MEDIATIQUE\n\n\nEn l’espace d’une semaine, les paradis fiscaux se sont retrouvés au cœur du débat dans les médias : De L’Humanité (31/10, 2/11) au Figaro (1/11) en passant par Libération (29/10) et La Croix (2/11), mais aussi sur RFI (1/11), Europe 1 (2/11) et encore France Culture, France 2, France 3, France 5, L’Express, 20 Minutes, Nice Matin, Sud-Ouest, Le Nouvel Observateur, etc.\n\nCes articles et reportages ont largement mis en valeur la mobilisation des supporters de M. Argent qui, depuis un an, organisent partout en France des actions de sensibilisation et qui, à Nice à l’occasion de l’Altersommet au G20, ont redit leur refus de voir tant d’argent retenu dans les paradis fiscaux, alors même que l’austérité se répand dans tous les pays endettés.\n\n\n\nLES PARADIS FISCAUX: LE COMBAT N'EST PAS FINI\n\n\nAu-delà de la couverture médiatique, les paradis fiscaux ont fait l’objet de vifs débats à la demande de pays émergents tels que l’Inde ou l’Argentine, et ont été abordés dans par les membres du G20 dont certains, comme Obama, refusaient d’en entendre parler il y a peu.\n\nCes déclarations sont pour nous de formidables encouragements. Mieux, c’est une façon de légitimer le combat politique en faveur de plus de justice financière et in fine sociale.\n\n\nNon les paradis fiscaux, cela n’est pas fini et nous allons y mettre fin.\n\nTous ensemble, Aidons l’argent à revenir des paradis fiscaux !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-au-g20-petite-mesure-mais-grande-victoire-pour-aidons-largent/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/paradis-fiscaux-au-g20-petite-mesure-mais-grande-victoire-pour-aidons-largent/","name":"Paradis fiscaux au G20 : petite mesure mais grande victoire pour Aidons l’argent - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-16T14:11:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:24:23+00:00","description":"Écartés des priorités politiques du G20 par la présidence française, les paradis fiscaux ont amorcé leur retour au Sommet de Cannes: la déclaration finale","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-il-est-temps-de-passer-aux-choses-serieuses/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-il-est-temps-de-passer-aux-choses-serieuses/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Traité sur le commerce des armes : il est temps de passer aux choses sérieuses","datePublished":"2011-02-28T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-il-est-temps-de-passer-aux-choses-serieuses/"},"wordCount":894,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 28 février 2011 - Aujourd'hui, à l'occasion d'une réunion aux Nations unies, les ONG membres de la plate-forme française « Contrôlez les Armes » appellent les Etats à s'assurer qu'aucune arme ou munition ne soit vendue aux responsables de violations des droits humains. Les diplomates du monde entier se réunissent du 28 février au 4 mars en vue des négociations du Traité international sur le commerce des armes (TCA) - un traité juridiquement contraignant visant à réguler le commerce international des armes conventionnelles.\n\nCette réunion s'ouvre alors que des manifestations pacifiques, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont réprimées par la violence armée. A ce titre, la plate-forme française accueille favorablement les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies samedi 26 février à l'encontre des autorités libyennes, incluant notamment un embargo sur les armes. Celui-ci couvre un large éventail d'armes, de munitions, d'équipements et de types de transferts. Il s'agit d'un important précédent sur lequel les Etats doivent impérativement s'appuyer au cours des négociations sur le TCA afin d'éviter de nouvelles tragédies.\n\n« Les gouvernements des pays producteurs d'armes doivent comprendre que dorénavant les populations n'accepteront plus le « laissez faire » dans la vente d'armements à des gouvernements qui n'ont ni honte ni remords à les utiliser contre leurs propres citoyens », a déclaré Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France.\n\nLa plate-forme française fait part de sa plus grave préoccupation à l'idée de savoir que des armes françaises pourraient avoir participé à commettre des exactions en Libye. Elle estime qu'un tel risque existe pour d'autres pays destinataires de matériels de guerre français.\n\nSelon Zobel Behalal du CCFD- Terre Solidaire, « Le monde a besoin de façon urgente d'un instrument préventif destiné à empêcher d'autres tragédies. Un traité sur le commerce des armes réduira et préviendra l'éventualité que des armes se retrouvent entre les mains de dirigeants qui les utilisent  pour violer les  droits humains et hypothéquer le développement de leurs pays.» \n\nLa priorité de cette réunion est de discuter des critères aux termes desquels des transferts d'armes devront être autorisés ou refusés dans le cadre du futur TCA. Les ONG soulignent avec insistance que dès lors qu'il existe un risque substantiel de violations graves des droits humains tout transfert d'armes doit être interdit.\n\nEn outre, les Etats débattront sur les éléments que le TCA devrait inclure. Les ONG soulignent que toutes les armes, les munitions et le matériel connexe - des véhicules blindés, en passant par les missiles et aéronefs, aux armes légères, ou encore les grenades et munitions - destinés à l'usage de la force dans le cadre d'opérations militaires, de police et de sécurité intérieure, doivent être incluses dans le traité. Les diplomates vont également se pencher sur l'importance de la coopération internationale et la nécessité d'une assistance entre pays pour aider chaque futur Etat partie au traité à le rendre effectif.\n\n« Le temps où nos gouvernements et les entreprises pouvaient opérer en dehors de tout cadre juridique est révolu. Il est ridicule et impensable que des traités réglementent la vente d'ossements de dinosaures ou encore de timbre-poste, tandis que des armes potentiellement meurtrières ne sont pas encadrées. Les entreprises qui exportent des armes de manière irresponsable doivent savoir que ce temps s'achève. Il est temps de mettre le commerce des armes sous contrôle », a déclaré Nicolas Vercken, pour Oxfam France.\n\nSelon la plate-forme, la violence armée fait une victime toutes les minutes, tandis que, chaque jour, des milliers d'autres sont blessées et subissent des exactions. « Nous espérons assister cette semaine à l'élaboration d'un texte établissant en détail les normes communes que les Etats devront mettre en œuvre à l'avenir. Il est primordial d'arriver à ce résultat alors que nous sommes à mi-chemin dans le processus de négociation du TCA et qu'il ne reste plus beaucoup de temps », a déclaré Hilda Carrera, pour le Secours Catholique-Caritas France.\n\nPour toute demande d'interview en français des représentants des ONG présentes à la réunion sur le TCA  à New York, n'hésitez pas à joindre leur contact presse.\n\nContacts presse :\nAmnesty International France : Laure Delattre / ldelattre@amnesty.fr / 06 76 94 37 05\nOxfam France : Magali Rubino / mrubino@oxfamfrance.org / 06 30 46 66 04 \nSecours Catholique-Caritas France : Sophie Rebours / sophie.rebours@secours-catholique.org / 01 45 49 73 23\nCCFD-Terre Solidaire : Véronique de La Martinière / v.delamartiniere@ccfd.asso.fr/ 01 44 82 80 64\nObservatoire des armements : Patrice Bouveret /patricebouveret@obsarm.org/ 06 30 55 07 09\n\n\nLa Plate-forme française « Contrôlez les armes » est composée d'Amnesty International France, Oxfam France, le Secours catholique - Caritas France., le CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l'Observatoire des armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, la Ligue des droits de l'Homme, Médecins du monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-il-est-temps-de-passer-aux-choses-serieuses/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-il-est-temps-de-passer-aux-choses-serieuses/","name":"Traité sur le commerce des armes : il est temps de passer aux choses sérieuses - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-28T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 28 février 2011 - Aujourd'hui, à l'occasion d'une réunion aux Nations unies, les ONG membres de la plate-forme française « Contrôlez les Armes »","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/freddy-mamani-bolivie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/freddy-mamani-bolivie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Freddy Mamani, Bolivie","datePublished":"2006-05-11T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/freddy-mamani-bolivie/"},"wordCount":654,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’arrivée au pouvoir d’Evo Morales a suscité un immense espoir. Premier bilan de l'action du nouveau bolivien, Evo Morales.\n\n\n\n\nEn attendant la Constituante…\n\nParis, 11 mai 2006\n\nL’arrivée au pouvoir d’Evo Morales a suscité un immense espoir au sein de mouvements syndicaux et sociaux (indigènes, paysans...) même si nous n’avons jamais voulu lui signer un chèque en blanc. Nous venons d’établir un premier bilan après 100 jours de pouvoir, qui nous apporte déjà plusieurs satisfactions importantes, et dont la plus récente est la nationalisation des ressources en gaz du pays.\n\nPour commencer, le président a imposé une cure d’austérité à la tête de l’exécutif et du législatif, notamment en réduisant de moitié des salaires, économie reversée aux services de la santé et de l’éducation.\nIl a aussi donné des gages de confiance en s’attaquant aux actes de corruption du régime précédent, en établissant une coordination avec les mouvements sociaux, et en respectant les équilibres au sein du gouvernement, avec la désignation de ministres femmes, ou issus de toutes régions, notamment l’Amazonie ou l’Oriente. \nEnsuite, la loi de convocation d’une assemblée constituante a été signée, c’était une des deux principales promesses électorale, et une revendication historique des mouvements sociaux.\n\nNous en attendons avec impatience de nombreux changements politiques structurels. Ses travaux démarreront le 6 août pour une période de six à douze mois, avec des constituants qui seront élus le 2 juillet. \n\nAprès réflexion, j’ai décidé de ne pas poser ma candidature, mais je participerais à l’élaboration du programme politique de l’Assemblée, par le biais du programme Nina de formation de leaders dont je fais partie.\n\nLe 2 juillet, nous voterons également, en référendum, pour nous prononcer sur une plus grande autonomie des régions, demandée par l’oligarchie. C’est un risque, parce qu’elle vise clairement à soustraire au gouvernement, en partie, la gestion des ressources naturelles — pétrole, gaz, forêts, eau, ainsi que les décisions concernant l’expansion de la culture du soja.\n\nNationalisation des hydrocarbures\n\nLa mesure la plus spectaculaire, même si elle faisait aussi partie des promesses de campagne, est la nationalisation des hydrocarbures, qu’Evo Morales a signé le 1er mai. Certaines voix radicales critiquent le fait que les multinationales pétrolières n’aient pas été purement et simplement expulsées, comme ce fut déjà le cas par le passé, afin de ne pas se couper des investissements privés. D’autres nationalisations sont annoncées, concernant les concessions forestières et minières, ou la gestion et la distribution de l’eau potable.\n\nIl se prépare aussi la très importante bataille de la redistribution des terres, qui devrait générer de grands conflits, notamment dans la région de l’Oriente, où de vastes aires improductives ont fait l’objet de toutes sortes de trafics et d’hypothèques, et sont passées aux mains de banques internationales dans des conditions de légalité plus que douteuses. La redistribution devrait profiter en priorité aux petits paysans indigènes.\n\nEnfin, une nouvelle loi sur l’éducation est en cours d’élaboration. Nous attendons d’en connaître le contenu politique, qui devrait instaurer l’interculturalité, le bilinguisme, des mécanismes de participation sociale.\n\nParmi les bémols, cependant, il faut citer les nombreux problèmes de gestion dus à l’inexpérience de cette nouvelle équipe administrative. Ainsi que l’affaiblissement des organisations sociales, dont les principaux dirigeants ont mobilisés pour participer au gouvernement. \n\nPropos recueillis par Patrick Piro\n\n\nFreddy Mamani est l’un des dirigeants paysans de la Fédération régionale unique des travailleurs paysans de l'Altiplano Sud (Frutcas), à Uyuni (région de Potosí)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/freddy-mamani-bolivie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/freddy-mamani-bolivie/","name":"Freddy Mamani, Bolivie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-11T00:00:00+00:00","description":"L’arrivée au pouvoir d’Evo Morales a suscité un immense espoir. Premier bilan de l'action du nouveau bolivien, Evo Morales. En attendant la Constituante…","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-8-annees-passees-a-la-tete-du-conseil-national-de-financement-populaire-knfp-carine-clermont-vient-de-prendre-les-renes-du-frics/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-8-annees-passees-a-la-tete-du-conseil-national-de-financement-populaire-knfp-carine-clermont-vient-de-prendre-les-renes-du-frics/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Après 8 années passées à la tête du Conseil national de financement populaire (KNFP), Carine Clermont vient de prendre les rênes du FRICS","datePublished":"2011-12-06T16:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-8-annees-passees-a-la-tete-du-conseil-national-de-financement-populaire-knfp-carine-clermont-vient-de-prendre-les-renes-du-frics/"},"wordCount":622,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Après 8 années passées à la tête du Conseil national de financement populaire (KNFP), Carine Clermont vient de prendre les rênes du FRICS. Cette branche de financement populaire du KNFP est, selon elle, le meilleur outil pour répondre aux enjeux du monde rural haïtien d’aujourd’hui.\n\n\n\nDerrière son diplôme de gestion administrative, Carine Clermont cache une femme politique de conviction. A quarante ans, cette amoureuse de Port-au-Prince, une ville qui l’a vue naître et grandir, n’a pas peur de se revendiquer parmi les féministes du pays. L’indépendance caractérise bien la jeune quadra urbaine à l’énergie débordante. « Aujourd’hui, l’indépendance des femmes fait encore peur aux hommes. J’élève seule mon garçon, j’ai fait ce choix, et j’en suis fière aujourd’hui ».\n\nAprès le tremblement de terre, l’existence du KNFP s’est trouvée très fragilisée. « J’ai accueilli chez moi l’organisation, tandis que nous avons réussi, grâce notamment au concours du CCFD-Terre Solidaire, à apporter de l’aide à nos neuf membres, sévèrement touchés ». Depuis juin 2011 et le déménagement de l’organisation, le KNFP et le FRICS peuvent à nouveau rêver à de nouveaux horizons.\n\n« Au fil du temps et de mes travaux d’expertise, je me suis rendu compte que le défi du monde rural se trouvait en réalité dans la capacitation des femmes, leur empowerment ». Son combat, elle le mène jusque dans les départements les plus reculés du pays. « La femme est un pilier du milieu paysan », martèle Carine, et cela, « bien qu’elle soit plongée dans une dépendance forcée car elle ne possède ni n’hérite d’aucun bien traditionnellement ». La dépendance économique explique en partie selon elle les violences dont les femmes sont encore trop souvent victimes. \n\nLe statut de la femme créole, qui subvient seule aux besoins de son foyer est reflété par le terme « potomitan » (mur porteur / pilier de la maison). En effet, la plupart des foyers haïtiens monoparentaux ont à leur tête une femme, lorsque l’homme partage sa vie économique et familiale avec plusieurs concubines, dans une polygamie qui ne dit pas son nom. « Il faut redonner aux femmes cette conscience et cette confiance qui feront d’elles des entrepreneurs à part entière ». Pour atteindre cet objectif, le FRICS porte depuis sa création en 2009 une attention toute particulière aux femmes du monde rural, en leur apportant une indépendance financière par le biais du micro-crédit, à un taux très préférentiel.\n\nComme elle, une génération de mères de famille à la tête d’organisations influentes veut croire au renouveau d’Haïti. « Les perspectives de ce pays sont immenses, et je constate la volonté du nouveau gouvernement qui s’est mis en place après le séisme ». Mais Carine Clermont ne se fait pas d’illusions : « la mauvaise gouvernance est largement enracinée dans ce pays ». Il faudra donc compter sur la mobilisation de chacun. « Le financement et l’apport de connaissances techniques ne peut pas se faire sans une part d’éducation et d’évolution des mentalités ». Tout en saluant l’exemple du nouveau chantier annoncé dans le nord du pays par le nouveau Président, elle s’interroge : « Un nouveau parc industriel, une nouvelle université : les gens sont-ils seulement prêts pour cela, sauront-ils fournir les services nécessaires ? »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-8-annees-passees-a-la-tete-du-conseil-national-de-financement-populaire-knfp-carine-clermont-vient-de-prendre-les-renes-du-frics/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/apres-8-annees-passees-a-la-tete-du-conseil-national-de-financement-populaire-knfp-carine-clermont-vient-de-prendre-les-renes-du-frics/","name":"Après 8 années passées à la tête du Conseil national de financement populaire (KNFP), Carine Clermont vient de prendre les rênes du FRICS - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-06T16:27:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:47:52+00:00","description":"Après 8 années passées à la tête du Conseil national de financement populaire (KNFP), Carine Clermont vient de prendre les rênes du FRICS. Cette branche","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/oui-pour-une-recherche-scientifique-independante-qui-valorise-les-ressources-biologiques-locales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/oui-pour-une-recherche-scientifique-independante-qui-valorise-les-ressources-biologiques-locales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Oui pour une recherche scientifique indépendante qui valorise les ressources biologiques locales","datePublished":"2011-09-28T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/oui-pour-une-recherche-scientifique-independante-qui-valorise-les-ressources-biologiques-locales/"},"wordCount":371,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Biodiversité","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) est un mouvement social et citoyen ouest-africain. C'est un  réseau composé d'organisations de la société civile de 9 pays de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal,  Togo), ainsi que la Guinée Conakry et le Tchad.  \n\n\n\nElle comprend comme principaux acteurs, des Organisations paysannes, des  ONG (dont des partenaires du CCFD-Terre Solidaire, par exemple : Acord Mali, Acord Guinée, Inades Formation, l'AOPP), des associations de consommateurs, des associations de développement, des syndicats, des mouvements des droits de l'homme, des organisations de jeunes, de femmes, des individus etc. \n\nLe mouvement soutient les droits collectifs des communautés locales et des agriculteurs sur le patrimoine génétique africain, et rejette le génie génétique dans l'alimentation et l'agriculture. \n\nLa mission de la coalition est d'œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine génétique agricole africain, et pour une utilisation durable des ressources biologiques africaines, à travers la protection des droits des communautés locales et des agriculteurs. \n\nLe message de la COPAGEN est : « Oui pour une recherche scientifique indépendante qui valorise les ressources biologiques locales et les connaissances traditionnelles et endogènes dans l'intérêt des petits agriculteurs et des consommateurs africains, non au brevet du vivant et aux OGM face à tous les risques avérés et potentiels actuels qui y sont attachés. ».\n\nLa COPAGEN se mobilise autour de 3 axes : \n- une mobilisation pour influencer l'avant projet de loi sur la biodiversité prévu par la CEDEAO et le CILLS,\n- organiser la résistance paysanne en Afrique de l'Ouest face aux accaparements des terres\n-la maîtrise par les paysans de la production et de l'amélioration des semences est un enjeu majeur de souveraineté alimentaire.\n\nLa COPAGEN est coordonnée par le secrétariat d'Inades Formation basé à Abidjan. Elle coordonne ses actions avec l'African Biodiversity Network qui organise la mobilisation paysanne en Afrique de l'Est et Australe autour des mêmes enjeux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/oui-pour-une-recherche-scientifique-independante-qui-valorise-les-ressources-biologiques-locales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/oui-pour-une-recherche-scientifique-independante-qui-valorise-les-ressources-biologiques-locales/","name":"Oui pour une recherche scientifique indépendante qui valorise les ressources biologiques locales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-28T00:00:00+00:00","description":"La Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) est un mouvement social et citoyen ouest-africain. C'est un réseau composé","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-prennent-ils-peur/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-prennent-ils-peur/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les paradis fiscaux prennent-ils peur ?","datePublished":"2011-10-05T11:41:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-prennent-ils-peur/"},"wordCount":1329,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Évasion fiscale","Fraude fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Confrontés à un nouveau risque d’image, certains paradis fiscaux s’inquiètent, et sous la contrainte opèrent des changements à la marge. D’autres contre-attaquent.\n\n\n\nCertains territoires ont réussi à se faire suffisamment discrets pour passer entre les mailles du filet. Ainsi, l’Irlande est parvenue à obtenir une aide de l’Union européenne en plein cœur de la crise sans être inquiétée sur son taux d’impôt sur les sociétés scandaleusement faible (12,5% contre une moyenne européenne de 25,7%), le plus bas d’Europe depuis 10 ans. D’autres territoires n’ont pas été aussi chanceux.\n\nC’est que dans la crise, de nombreux paradis fiscaux ont redécouvert leur fragilité. Pourtant, la vulnérabilité est inhérente aux paradis fiscaux. Lieux de la délocalisation virtuelle de l’économie, leur territoire et leurs habitants importent peu. Le seul intérêt qu’ils présentent aux yeux de leurs visiteurs « informatiques » (puisqu’un clic suffit pour s’y implanter), c’est la malléabilité de leur souveraineté. Multinationales et riches particuliers ne font souvent que transiter offshore et changer d’aire de transit ne saurait les bouleverser, pourvu qu’il y ait l’opacité. C’est là que se situe la vulnérabilité des paradis fiscaux. La grande majorité d’entre eux, surtout ceux dont l’économie dépend exclusivement des services financiers offshore, sont à la merci d’un scandale ou d’un changement de contexte international.\n\n\nDes paradis fiscaux malmenés par la crise\n\n\nIl a ainsi suffi que la France dévoile sa propre liste de paradis fiscaux en exigeant des banques qu’elles donnent plus de précisions sur leurs activités dans ces territoires pour que ces dernières décident immédiatement d’y cesser toute activité au grand dam des territoires en question. Le Panama inquiet de voir BNP Paribas fermer boutique, a même tenté d’envoyer fin janvier 2010 son ministre de l’Économie et des finances à la rencontre de son homologue de l’époque Christine Lagarde pour tenter d’échapper à la liste de Bercy.\nSous l’impact de la crise, les îles Caïmans, leader mondial des hedge funds et comptant parmi les territoires les plus opaques au monde se sont quant à elles retrouvées au bord de la faillite pour avoir bâti le budget public sur une contribution du secteur financier au prorata de ses effectifs. Au point de devoir rétablir un impôt direct disparu depuis 1794.\nLes îles Turques-et-Caïques elles aussi ont failli mettre la clé sous la porte, tant et si bien que ce sont les contribuables britanniques qui se sont retrouvés obligés de payer la facture, alors même que ce territoire a toujours refusé de mettre en place taxes et impôts pour continuer à attirer les entreprises étrangères.\n\n\nComment ont-ils réagi ?\n\nFace à ce risque, plusieurs attitudes :\n\nFaire profil bas\nPour se racheter une image, certains pays épinglés par la communauté internationale ont choisi de faire preuve de bonne volonté et de se plier à certaines exigences de l’OCDE : c’est ainsi que la Belgique a mis fin à son secret bancaire, que le Ghana et Saint Marin ont voté des lois permettant d’améliorer l’information disponible sur le bénéficiaire réel des sociétés et des trusts ou que les îles Caïmans assurent que les entités offshore sont à présent obligées de tenir des comptes dignes de ce nom.\n\nJouer la carte de la communication\nLa principauté de Monaco, elle, n’a jamais vraiment digéré le fait d’avoir figuré sur la liste grise de l’OCDE en avril 2009. Pas moins de 4,5 millions d’euros ont été dépensés dans une campagne de publicité visant à redorer le blason de la principauté que le prince Albert refuse catégoriquement de voir qualifier de paradis fiscal. Les arguments des visuels qui ont inondé la presse en novembre 2010 laissent cependant songeurs. « Pour faire cohabiter les talents de 119 nationalités sur un même territoire, il faut être un grand pays »... ou bien un territoire qui fait preuve d’une hospitalité fiscale de renommée internationale, aurait-on envie de suggérer innocemment.\n\nLa contre-offensive suisse  \nOn a pu croire un temps que la Suisse était en train d’opérer sa révolution. Début mars 2010, acculée de toute part, échaudée par de multiples scandales, épinglée par le Forum fiscal qui déclarait ses traités d’échange d’informations non conformes aux normes de l’OCDE, elle envisageait même de remettre en cause son sacro-saint secret bancaire. On sait aujourd’hui qu’elle préparait en coulisse, un redoutable plan de contre-attaque, sur une idée originale d’Alfredo Gysi, président de l’association des banques étrangères en Suisse.\nSon nom : Rubik*. Objectif ? Préserver le secret bancaire à tout prix. Moyen ? Faire miroiter des milliards à des États aux budgets asphyxiés en ces temps de crise. Stratégie payante, puisque la Grande Bretagne et l’Allemagne viennent de signer l’accord et que d’autres pays européens pourraient suivre prochainement, ruinant ainsi les tentatives de l’Union européenne pour mettre au point un mécanisme d’échange automatique de renseignements fiscaux.\nComme s’en réjouissait par avance l’association des banquiers privés suisses dans son rapport annuel 2010, « cette solution garantit durablement la protection de la sphère privée des clients des banques. Ainsi il ne sera plus question de l’échange automatique d’informations dans le cadre des relations entre les États conventionnés ». Et s’ils jugeaient alors qu’il était « prématuré de faire preuve de triomphalisme », ils doivent aujourd’hui se frotter les mains.\n\n\nEt si même les utilisateurs commençaient à trembler ?\n\nQuant aux entreprises multinationales, premières clientes des paradis fiscaux, si elles ne sont pas encore la cible du G20, certaines ont expérimenté les foudres de l’opinion publique. Opinion qui à l’heure de la rigueur budgétaire, tolère de moins en moins que des entreprises puissent échapper en toute impunité à l’impôt.\n\nTout commence en Angleterre en octobre 2010, à l’annonce du drastique plan d’austérité de David Cameron et des coupes budgétaires prévues pour sortir le pays de la crise. Une vague d’indignation soulève une partie de la population : quand il est de notoriété publique qu’un tiers des 700 plus grandes entreprises du pays ne paie pas d’impôt sur les sociétés, pourquoi ne pas plutôt lutter contre l’évasion fiscale des entreprises pour faire entrer l’argent dans les caisses ? C’est la naissance du mouvement « Uncut », qui s’est par la suite développé aux États-Unis et au Canada et depuis peu, en France, ciblant de grandes enseignes épinglées sur leur irresponsabilité fiscale. \n\nEn France, le récent rapport du député rapporteur général à la Commission des finances Gilles Carrez a rappelé en juin dernier la différence indécente de pression fiscale (pouvant aller jusqu’à 21 points) qui peut exister entre les grandes entreprises et les PME. Ce système deux poids-deux mesures est source d’incompréhension pour l’opinion publique. Une niche fiscale étudiée dans le rapport – le bénéfice mondial consolidé – a notamment provoqué de nombreux débats, tant et si bien que Total a décidé de faire amende honorable. Comprenant qu’il lui devenait de plus en plus difficile de justifier des exemptions fiscales dont elle profite, l’entreprise a annoncé publiquement son renoncement à ce régime qui aurait permis au groupe de ne pas payer d’impôt sur les sociétés depuis plus de 10 ans.\n\nEt si les pratiques d’optimisation fiscale abusives étaient en train de devenir un nouveau risque réputationnel ? Voilà qui pourrait sérieusement pousser les entreprises à changer de comportement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-prennent-ils-peur/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-paradis-fiscaux-prennent-ils-peur/","name":"Les paradis fiscaux prennent-ils peur ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-05T11:41:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:37+00:00","description":"Confrontés à un nouveau risque d’image, certains paradis fiscaux s’inquiètent, et sous la contrainte opèrent des changements à la marge. D’autres","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-cents-fleurs-du-printemps-tunisien/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-cents-fleurs-du-printemps-tunisien/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les cents fleurs du printemps tunisien","datePublished":"2011-06-15T16:44:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-cents-fleurs-du-printemps-tunisien/"},"wordCount":977,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Reportage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Sept mois après la « révolution de jasmin », les défis à relever sont immenses, avec, en premier lieu, l’instauration d’un Etat de droit. Dans cette délicate période de transition, le pays doit en même temps faire face à l’impatience d’une population qui attend des réformes économiques et sociales et une véritable rupture avec l’ancien régime.\n\n\n\nL’austère bâtiment du ministère de l’Intérieur est désormais retranché derrière des rouleaux de fil de fer barbelé et protégé par l’armée. Pendant plus de vingt ans, il a été le lieu symbole du pouvoir et de la répression, situé à l’entrée d’une avenue Bourguiba que ses terrasses ombragées vouent pourtant à la douceur de vivre. Mais les symboles sont réversibles et aujourd’hui, devant l’ancienne place du 7 novembre 1987 (date de la prise du pouvoir par Ben Ali) rebaptisée place du 14 janvier 2011 (date de sa fuite), il incarne le passé avec lequel les Tunisiens aspirent à rompre.\nTout le long de l’avenue des groupes se forment spontanément où des passants débattent sans relâche de l’avenir politique du pays, alors que six mois auparavant, tout regroupement de plus de quatre personnes était soumis à l’autorisation de la police.\nMais s’exprimer n’est pas tout. Le départ du président Ben Ali a mis fin à la dictature mais n’a rien réglé des problèmes d’un pays qui doit se réinventer. Sous des bilans flatteurs mais mensongers se dévoile une montagne de difficultés. Comment en finir avec les fondements de la dictature ? Comment préparer des élections honnêtes ? Comment informer ? Quelle place accorder à la religion ? Comment mettre en place une économie plus juste, moins corrompue, davantage créatrice d’emplois ? Comment prendre en main les enjeux locaux de développement ? Tout n’est que défi et les Tunisiens démontrent, pour les relever à travers une multitude d’initiatives, un appétit enthousiaste. Ce sont les fleurs du printemps tunisien.\nL’inquiétude est vive dans cette période incertaine où l’on est sorti de la dictature sans savoir encore de quoi l’avenir politique sera fait. Les forces de l’ancien régime ne vont-elles pas reprendre le dessus ? Le sens de la Révolution du 14 janvier ne sera-t-il pas détourné par les privilégiés de l’ancien régime ? Les islamistes ne vont-ils pas recueillir les fruits politiques du soulèvement qui a coûté la vie à trois cents personnes ?\n\n\nUn gouvernement de transition sans légitimité démocratique\n\n\nLe gouvernement porte des attentes considérables et parfois contradictoires : rompre avec l’ancien régime, rétablir l’ordre, assurer le retour à la prospérité économique, garantir les conditions d’un progrès social rapide... Or, il s’agit d’un gouvernement de transition, composé de « technocrates » et dirigé par Béji Caïd Essebsi, un proche de l’ancien président Habib Bourguiba. Il ne dispose pas d’une légitimité démocratique, ce qui lui interdit de procéder à des réformes de fond.\nMais le sens de la transition n’est pas partagé par tous. Des jeunes, issus de syndicats étudiants, de mouvements de jeunesse de certains partis politiques, des jeunes chômeurs, maintiennent une mobilisation quasi quotidienne. Ils estiment que le gouvernement devrait prolonger la dynamique révolutionnaire et prendre des mesures décisives de rupture avec la dictature. Sa prudence est interprétée comme une volonté de préserver l’ordre ancien.\nL’annonce de la dissolution de la police politique, qui n’a concerné que deux cents agents, n’a convaincu personne et, bien que discrète, elle est encore probablement active. Au ministère de l’Intérieur, dans l’administration, la justice, les médias, les banques, seuls les plus notoirement corrompus ou compromis dans la répression ont été « dégagés », et les pratiques n’ont guère changé.\nLes discussions politiques sont hantées par la crainte d’une « contre-révolution » conduite par les milices de l’ancien pouvoir, les durs du ministère de l’Intérieur, les nombreux profiteurs de l’économie corrompue de l’époque Ben Ali.\nPar ailleurs, les signes d’une montée en puissance du mouvement islamiste, confiné à la clandestinité par vingt ans de répression féroce, inquiètent ceux qui voudraient préserver les acquis laïques de l’époque Bourguiba, bien que le parti islamiste En’Nahdha, légalisé le 1er mars, assure vouloir se concentrer sur les enjeux économiques et sociaux.\nLes tensions politiques sont donc à vif, tandis que tout le pays est traversé par une multitude de conflits locaux pour exiger une traduction immédiate du changement politique en augmentation de salaires, en amélioration des conditions de travail…\nUne assemblée constituante sera chargée de rédiger une nouvelle Constitution qui redéfinira les bases du régime politique. Après de nombreuses hésitations, le gouvernement a reporté l’élection du 24 juillet au 23 octobre. Même si ce délai prolonge l’incertitude, il permettra de réunir les conditions techniques d’une élection transparente. Les énergies politiques pourront alors se concentrer sur des questions plus concrètes que les procès d’intention et les spéculations qui agitent les esprits actuellement.\nLe résultat de l’élection permettra de connaître l’état du rapport de force entre les différentes forces politiques et de doter le gouvernement d’une légitimité démocratique lui permettant d’entreprendre les réformes attendues.\nOn saura alors quel aura été le sens de cette révolution qui a ouvert la voie au réveil politique du monde arabe."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-cents-fleurs-du-printemps-tunisien/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-cents-fleurs-du-printemps-tunisien/","name":"Les cents fleurs du printemps tunisien - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-15T16:44:00+00:00","description":"Sept mois après la « révolution de jasmin », les défis à relever sont immenses, avec, en premier lieu, l’instauration d’un Etat de droit. Dans cette","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-de-lalimentation-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-de-lalimentation-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Journée mondiale de l&rsquo;alimentation, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise","datePublished":"2009-10-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-de-lalimentation-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/"},"wordCount":412,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Faim","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire adresse des recommandations à l'Union européenne et aux Etats-Unis.\n\n\n\n\n\nParis le 8 octobre 2009,\n\n\n- lundi 12 octobre : publication du Rapport \"Responsabilité alimentaire mondiale\"\nFruit du travail d'une alliance d'Ongs catholiques européennes (CIDSE) et de l'IATP, Institut d'experts des questions agricoles basé aux Etats-unis, le Rapport publié par le CCFD-Terre Solidaire adresse des recommandations à l'Union européenne et aux Etats-Unis afin qu'ils assument leurs responsabilités face à l'enjeu alimentaire mondial. Il est en effet urgent de mettre en place une véritable gouvernance mondiale de l'alimentation régie par des principes d'équité et de durabilité.\n\n\n- jeudi 15 octobre : manifestation \"éclair\"\nLe CCFD- Terre Solidaire invite le public à participer à un \"pique-nique en noir\". Les participants seront conviés à se retrouver munis d'une assiette blanche à 13h, dans un lieu central à Paris (le lieu sera communiqué en début de semaine prochaine).\n\n\n- vendredi 16 octobre : sondage BVA pour le CCFD-Terre Solidaire \"les Français et la faim\ndans le monde\"\nA travers une dizaine de questions, le sondage mesure l'appréciation des Français sur les causes de la faim et l'impact des choix économiques sur les pays du Sud (politiques agricoles, lutte contre les paradis fiscaux...).\n\n\nPour en savoir plus : ccfd-terresolidaire.org\n\n\n* La semaine du 12 au 17 octobre sera marquée par différentes rencontres d'experts réunis à Rome par la FAO en préparation du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire du 16 au 18 novembre.\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire et la lutte contre la faim\n- Le CCFD-Terre Solidaire soutient plus d'une centaine de programmes en faveur de la sécurité et la souveraineté alimentaire dans les pays du Sud.\nhttp://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/p/part_souverainete_alimentaire.php\n\n\n\n Il mène des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques et économiques face aux dangers qui menacent les agricultures vivrières (développement des monocultures, des agrocarburants, des achats de terres...). Et interpelle pouvoirs publics et institutions internationales en faveur d'une régulation mondiale des marchés.\n\n\n\n Le CCFD-Terre solidaire participe aux travaux du Groupe interministériel sur la sécurité alimentaire,\nau titre de représentant des Ongs françaises de développement.\nIl représentera ces Ongs au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire de Rome du 16 au 18\nnovembre 2009.\n\nContacts presse : Véronique de La Martinière et Nathalie Perramon 01 44 82 80 64/67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-de-lalimentation-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/journee-mondiale-de-lalimentation-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/","name":"Journée mondiale de l'alimentation, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-10-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:54+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire adresse des recommandations à l'Union européenne et aux Etats-Unis. Paris le 8 octobre 2009, - lundi 12 octobre : publication du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Calendrier","datePublished":"2009-03-27T16:55:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:15+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier/"},"wordCount":816,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"10-11 Novembre 2009 : Conférence sur la RSE à Stockholm organisée par la Présidence suédoise de l’UE.\n\nFin septembre 2009 : Le G20 devrait à nouveau se réunir, en septembre prochain, à New York, après l'assemblée générale de l'ONU.\n\nSeptembre 2009 : Grenelle II en discussion au Sénat Le texte Grenelle II, baptisé projet de loi d'engagement national pour l'environnement, devrait être examiné en première lecture au Sénat. Une seule lecture par chambre est prévue. Les lois Grenelle n’abordent que les questions d’environnement. Mais elles peuvent apporter des avancées utiles en matière d’atteintes aux droits humains dans la mesure où la responsabilité des multinationales sera renforcée dans son ensemble.\n\n8-10 juillet 2009 : La déclaration finale du G8 de juin 2008 stipulait « qu’elles [les mesures volontaires] ne se substituent pas à des régulations et un encadrement adéquat par les gouvernements ». Le fiasco de l’autorégulation dans le secteur bancaire devrait achever de convaincre les dirigeants des limites d’une approche non contraignante. Le G8 2009 sous présidence italienne se tiendra du 8 au 10 juillet 2009. La RSE et la lutte contre les paradis fiscaux seront à l’ordre du jour de cette réunion. Le CCFD-Terre solidaire, au sein de différentes plateformes thématiques, s'associe à Coordination Sud pour proposer un texte commun porté par de nombreux collectifs d'ONG françaises.\n\n24 au 26 juin 2009 : conférence des Nations Unies sur la crise financière.\n\nJuin : la Commission européenne lancera un appel d’offre pour la réalisation de deux études portant sur la responsabilité juridiques des sociétés transnationales et les droits de l’Homme. Les termes de référence de ces études ont été réalisés en partie par les membres du réseau ECCJ dont le CCFD est membre.\n\n7 juin 2009 : Elections européennes. Elles se dérouleront du 4 au 7 juin, dans les 27 États membres de l'Union européenne (samedi 6 et dimanche 7 juin, en France). Elles auront pour but d'élire le nouveau Parlement européen : plus de 500 millions d'Européens seront ainsi représentés.\n\n1-12 juin 2009 : négociations des Nations Unies sur les changements climatiques (Bonn, Allemagne)\n\n2 juin 2009 : lancement de la campagne Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE) des Amis de la Terre. Dans le cadre du vote du texte de loi \"Grenelle 2\", cette campagne publique s’adresse aux parlementaires français et vise à renforcer la législation qui encadre les activités des entreprises multinationales. \n14-15 mai 2009 : réunion du Groupe de travail international sur la responsabilité sociétale de l’ISO 26000, Québec\n\n12 mai 2009 : conférence/débat, l'Europe et nous ! Quelle Europe sociale ? Les enjeux des Elections Européennes ?\n\n9-24 mai 2009 : Forum National du Commerce Equitable Pour plus d’information : http://www.quinzaine-commerce-equitable.fr/\n\n29 avril 2009 : lancement de la campagne « Pin down your MEP » soutenue par les réseaux ECCJ (Coalition européenne pour la RSE), ALTER-EU, S2B et le réseau européen ATTAC. En synergie avec la campagne Hold-up international, cette campagne vise à interpeller les candidats aux élections européennes pour promouvoir la transparence des sociétés transnationales en matière de lobbying, de responsabilité sociale et environnementale. Elle vise aussi à promouvoir des politiques commerciales justes et une régulation des marchés financiers. Pour plus d’information.\n\n22 avril 2009 : Réunion du groupe de travail sur la RSE du Conseil de l’UE\n\n16 avril 2009 : Débat au Parlement européen sur les droits de l’Homme et les multinationales – avec les interventions de John Ruggie, Rapporteur des Nations Unies sur les droits de l’Homme et les multinationales ainsi que Ruth Casals, Coordinatrice de la Coalition européenne pour la RSE (ECCJ) dont le CCFD-Terre solidaire est membre, a présenté le point de vue des ONG pour améliorer la législation européenne existante en matière de RSE\n\n2 avril 2009 : G20 à Londres. A l’ordre du jour, les chefs d'Etat des grandes puissances économiques développées et émergentes de la planète vont essayer de s'entendre pour réformer le système financier et relancer l'économie. La régulation contraignante des entreprises et la promotion d'une économie respectueuse des Hommes et de la Terre n'est pourtant pas à l'ordre du jour....\n\nLe Traité de Lisbonne prévoit l’extension du pouvoir législatif du Parlement européen à 80 domaines au total (dont, à titre d’exemples, la propriété intellectuelle, la protection des travailleurs, la politique agricole commune, la coopération judiciaire pénale, etc.), la codécision devenant ainsi la procédure législative ordinaire, ce qui constitue une véritable avancée démocratique et ce qui fera du Parlement européen un réel pouvoir législatif. Le Parlement européen sera aussi compétent pour élire le Président de la Commission européenne."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/calendrier/","name":"Calendrier - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-03-27T16:55:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:15+00:00","description":"10-11 Novembre 2009 : Conférence sur la RSE à Stockholm organisée par la Présidence suédoise de l’UE. Fin septembre 2009 : Le G20 devrait à nouveau se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-humanite-reconciliee/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-humanite-reconciliee/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour une humanité réconciliée","datePublished":"2011-03-04T10:07:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-humanite-reconciliee/"},"wordCount":1247,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire est né dans une décennie marquée par le Concile Vatican II, qui ouvre en grand les portes de l’Église catholique sur le monde moderne. Il puise son inspiration dans l’enseignement social de l’Église, en particulier dans ses encycliques consacrées au développement, notamment Populorum progressio, un texte visionnaire publié par le pape Paul VI, en 1967, au lendemain du Concile.\n\n\n\n\n«Aujourd’hui, le fait majeur dont chacun doit prendre conscience est que la question sociale est devenue mondiale. » Ainsi s’achève l’introduction à l’encyclique Populorum progressio. Elle débute par ces mots : « Le développement des peuples (populorum progressio) est considéré avec attention par l’Église. Au lendemain du deuxième Concile œcuménique du Vatican, une prise de conscience renouvelée des exigences du message évangélique lui fait un devoir de se mettre au service des hommes pour les aider à saisir toutes les dimensions de ce problème et pour les convaincre de l’urgence d’une action solidaire en ce tournant décisif de l’histoire de l’humanité.  »\n\n« Alors qu’on ne parlait pas encore de mondialisation », relève René Valette, ancien président du CCFD, cette encyclique « signalait déjà l’interdépendance croissante des économies et la nécessité de penser désormais la justice et la solidarité à un niveau mondial ». Avec Populorum progressio, l’enseignement social de l’Église catholique, fondé par l’encyclique Rerum Novarum, à la fin du XIXe siècle, s’est ainsi résolument inscrit dans une dimension internationale.\n\nUn passage central de ce texte visionnaire en souligne tout l’enjeu. « Le développement intégral de l’homme ne peut aller sans le développement solidaire de l’humanité », souligne Paul VI. Car « il ne s’agit pas seulement de vaincre la faim, ni même de faire reculer la pauvreté (...). Il s’agit de construire un monde où tout homme, sans exception de race, de religion, de nationalité, puisse vivre une vie pleinement humaine, affranchie des servitudes qui lui viennent des hommes et d’une nature insuffisamment maîtrisée... »\n\nPorté par cette Église conciliaire\n\nL’encyclique de Paul VI a eu un grand retentissement international, à l’extérieur comme à l’intérieur de l’Église. Elle se situe en effet dans le droit fil des orientations du Concile Vatican II qui a notamment invité les catholiques, et tous les hommes de bonne volonté, à s’engager pour la justice et le développement des peuples. L’un des principaux inspirateurs du texte de Paul VI est le père Joseph Lebret (voir portrait page 16).\n\nSon action et sa réflexion influencent aussi, de manière durable, les équipes fondatrices du CCFD « portées par cette Église conciliaire », aimait à rappeler Philippe Farine qui fut délégué général à sa fondation avant d’en devenir le premier président laïc. Populorum progressio est ainsi devenu, et reste encore, l’un des\nprincipaux textes de référence du CCFD.\n\nAu service d’un développement qui ne saurait se réduire « à la simple croissance\néconomique » car, rappelle l’encyclique de Paul VI, « pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme. » Comme le disait souvent Philippe Farine, « le CCFD n’est pas le produit d’une vision théorique dont on aurait déduit des applications pratiques », mais celui d’un « mouvement qui va du concret vers la réflexion. »\n\nAinsi, pour lutter contre la faim par le développement, les sommes récoltées lors des campagnes de Carême ont servi à financer des projets de développement progressivement conçus en concertation avec ceux qu’ils concernaient et mis en œuvre par eux-mêmes. Cette notion de partenariat n’était guère usitée au moment de la publication de Populorum progressio. Mais l’encyclique demande aux « experts\nen développement » de ne « pas se conduire en maîtres, mais en assistants et collaborateurs... »\n\n« Plus que quiconque, celui qui est animé d’une vraie charité est ingénieux à découvrir les causes de la misère, à trouver les moyens de la combattre, à la vaincre résolument », souligne encore le texte de Paul VI. Dans la ligne de cet appel à la conversion des consciences, le CCFD a accordé une importance croissante à l’éducation au développement. Un autre passage du texte demande aux catholiques « d’apporter leur compétence et leur active participation aux organisations officielles ou privées [on dirait aujourd’hui non gouvernementales], civiles ou religieuses appliquées à vaincre les difficultés des nations en voie de développement ». Et de les inviter à « être au premier rang de ceux qui travaillent\nà établir dans les faits une morale internationale de justice et d’équité... » Selon cette perspective, le CCFD s’est engagé, avec ses partenaires, au service de l’organisation d’une société civile internationale à travers, notamment, les Forums sociaux mondiaux et régionaux. \n\n« La dimension sociale de la charité ne s’exprime pas que dans le soutien aux microprojets de développement, explique Jacques Turck, ancien aumônier du CCFD[[Le CCFD-Terre Solidaire est accompagné par Mgr Housset, président du Conseil pour la solidarité et par Jean-Claude Sauzet, aumônier national.]]. Elle consiste aussi à redonner la parole à ceux qui doivent être maîtres de leur destin, les aider à s’organiser pour faire respecter leurs droits. Au lieu de construire un puits, il est plus utile de faire pression sur un gouvernement pour qu’il assume ses responsabilités dans l’accès des populations à l’eau. » Cette conviction a conduit très tôt l’association à développer des actions de plaidoyer en direction des décideurs politiques ou économiques.\n\n« Cette dimension est parfois mal comprise par les chrétiens, reconnaît Jacques Turck, mais elle est indispensable en raison des blocages politiques. La forte participation des représentants du Vatican dans les grandes conférences internationales le montre. L’action institutionnelle est partie prenante d’une doctrine sociale portée par la charité, c’est-à-dire par la fidélité à l’amour de Dieu pour\nl’humanité, pour une humanité réconciliée. »\n\nDans son encyclique, Paul VI présente comme un « devoir de charité universelle, la promotion d’un monde plus humain pour tous, où tous auront à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns soit un obstacle au développement des autres. » Le développement, précise-t-il, est « le nouveau nom de la paix » mise en péril par les\ntensions que provoquent « les disparités économiques, sociales et culturelles entre peuples ». Car « la paix ne se réduit pas à une absence de guerre, fruit de l’équilibre\ntoujours précaire des forces. Elle se construit jour après jour, dans la poursuite d’un ordre voulu de Dieu, qui comporte une justice plus parfaite entre les hommes ».\n\nEn 2006, Benoît XVI a rappelé, avec sa première encyclique, Deus caritas est (Dieu est charité), le cadre en même temps que l’enjeu de la charité chrétienne dans sa perspective sociale : « L’Église ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’État. Mais elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice... »\n\nSerge Lafitte"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-humanite-reconciliee/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-humanite-reconciliee/","name":"Pour une humanité réconciliée - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-04T10:07:00+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire est né dans une décennie marquée par le Concile Vatican II, qui ouvre en grand les portes de l’Église catholique sur le monde","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous-3/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous-3/"},"author":{"name":"admin","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/643338da9e4a56721ad53e6f6a2ede46"},"headline":"Qui sommes-nous?","datePublished":"2013-10-22T10:02:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous-3/"},"wordCount":488,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire \n\n\nPremière ONG française de développement, avec plus de 450 initiatives soutenues chaque année dans 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire a acquis depuis plus de 50 ans, un savoir-faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. La mission de solidarité internationale du CCFD-Terre Solidaire se décline à travers 3 lignes d’action complémentaires : le soutien à des initiatives de développement promues et mises en œuvre par des associations partenaires ; une politique d’éducation au développement en France qui incite le citoyen à exercer sa responsabilité de façon individuelle et collective ; une démarche de plaidoyer auprès des responsables politiques et économiques français, européens et internationaux, pour que leurs décisions prennent davantage en compte les intérêts des populations du Sud.\n\n\nCes actions s’appuient sur la mobilisation d’un réseau de 15 000 bénévoles à travers toute la France. \n\nPour en savoir plus : ccfd-terresolidaire.org \n\n\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire et l'accompagnement de voyage solidaire \n\n\n  \nPour le CCFD-Terre Solidaire, un voyage n'est pas une fin en soi. Il n'est qu'une étape s'inscrivant dans une perspective plus globale de solidarité internationale. Depuis plus de 10 ans, le CCFD-Terre Solidaire accompagne des démarches de voyage solidaire et interculturel avec la conviction que si elles sont accompagnées d'une préparation et d'un travail de relecture, elles sont de véritables expériences d'éducation au développement et à la solidarité internationale. Ces expériences peuvent alors se révéler un tremplin pour des engagements futurs, sources de changement ici et là-bas. \nLa démarche Visa pour le voyage capitalisant l'expérience du CCFD-Terre solidaire sur cet accompagnement, fait l'objet d'un guide pédagogique et aujourd'hui d'un site internet. \nCette démarche d'accompagnement est à la croisée de différentes compétences, c'est pourquoi nous favorisons le travail en réseau d'acteurs (Solidarité Internationale, Jeunesse, Volontariat, etc.). Dans la même logique, différentes structures et acteurs ont participé à la rédaction de Visa pour le Voyage. \n\n\n\n\n\n\n\n\nLes organisations ayant participé à l'élaboration et la rédaction de la démarche pédagogique Visa pour le Voyage : \n\nDélégation catholique pour la coopération (DCC)\nONG catholique de développement, est le service du volontariat international de l’Église en France.\n\nScouts et Guides de France\nTournée vers les jeunes de 6 à 21 ans, l’association veut les aider à devenir des hommes et femmes heureux, utiles, artisans de justice et de paix.\n\nMouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC)\nGéré et animé par des jeunes âgés de quinze à trente ans, le mouvement inscrit son action dans une perspective de transformation sociale.\n\nSémil - Réseau La Salle\n\nRetrouvez l'ensemble des contributeurs et rédacteurs sur la page Crédits."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous-3/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous-3/","name":"Qui sommes-nous? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-22T10:02:47+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:42+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire Première ONG française de développement, avec plus de 450 initiatives soutenues chaque année dans 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Person","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/643338da9e4a56721ad53e6f6a2ede46","name":"admin"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/banques-de-cereales-et-acces-a-leau-potable/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/banques-de-cereales-et-acces-a-leau-potable/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Banques de céréales et accès à l’eau potable","datePublished":"2011-08-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/banques-de-cereales-et-acces-a-leau-potable/"},"wordCount":1225,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Président de l’association OSRA, l’association pour l’autosubsistance des Oromos, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, le Dr Alemayehu explique : «  dans la région, le problème de l’accès à l’eau potable est en tête des préoccupations dans 90 % des cas. On ne peut entreprendre aucun projet de développement, si  nous ne trouvons pas de  solution. » \n\n\n\nPrès de 85 % de la population éthiopienne est rurale. Entre les hauts plateaux, véritable cœur historique et religieux du pays, les frontières du Soudan et celles de Somalie, les problématiques sont variées, avec toutefois une caractéristique commune: l'extrême précarité de la petite paysannerie, dont la survie dépend des variations climatiques. \n\nTesfaye Kecha, le gouverneur du district (le woreda) de Baccho, où se situe Kusaya, dresse le tableau : « Notre grand ennemi c'est la misère. La plupart des paysans n'ont pas d'autres revenus que l'agriculture et vivent en dessous du seuil de pauvreté. » En matière d'éducation, par contre, les chiffres sont  à la hauteur de l'effort de l'État : «  Nous avons 18 écoles primaires pour environ 100 000 habitants, » mais Tesfaye relativise leurs portées : « tout y manque, même la craie ». \n\nQuestion santé, le dénuement est extrême « Notre district n'a qu'un centre de santé et trois petits postes de soins primaires. Tout est prioritaire !  » L'un des responsables du bureau du développement rural complète l'état des lieux : « Le gros problème c'est l'usure des sols. Le vent, les techniques trop rudimentaires, la surexploitation font perdre sa substance à la terre. Pourtant il faut augmenter la production. » Malgré la distribution d'engrais à crédit, les formations, les tentatives d'introduction de cultures maraîchères de contre-saison, la productivité baisse. \n\nCar l'autre obstacle majeur : c'est l'eau. Un comble pour l'Éthiopie considérée comme le château d'eau de la Corne de l'Afrique avec des réserves souterraines et des eaux de surface relativement abondantes. Mais l'irrigation et le captage des eaux de pluie restent embryonnaires. Pour les paysans du district de Baccho, c'est un cauchemar. Durant longtemps, pour l'usage domestique, ils n'avaient comme ressource qu'une petite rivière où se déversent tous les détritus des bourgades traversées en amont. \n\nPrésident de l'association OSRA, l'association pour l'autosubsistance des Oromos, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, le Dr Alemayehu explique : «  dans la région, le problème de l'accès à l'eau potable est en tête des préoccupations dans 90 % des cas. On ne peut entreprendre aucun projet de développement, si  nous ne trouvons pas de  solution. » Pour capter les eaux souterraines les moins profondes, l'OSRA a donc mis en place des pompes. Et autour des points d'eau ouverts matin et soir, c'est le même concert de louanges. « Ces pompes nous ont changé la vie ! Nos enfants n'ont plus de diarrhées. Nos esprits sont apaisés de pouvoir enfin boire une eau propre !  ». En raison de ces  difficultés structurelles, la paysannerie reste vulnérable aux aléas climatiques et à chaque saison, l'inquiétude est la même : « Pleuvra-t-il assez ? Ne va-t-il pas trop pleuvoir ?  ». Car en dehors des épisodes de famines, les sécheresses et les inondations tuent aussi, de manière parfois plus localisée. \n\nCette année, après quelques années de sécheresse, des pluies torrentielles au Sud-ouest ont lavé les terres et emporté les récoltes. Après la saison des pluies, les criquets pèlerins ont achevé le travail. Dans les réserves familiales de maïs, il manque les deux tiers des stocks. En attendant, les cultivateurs mangent des choux. \n\nPour assurer la sécurité alimentaire, dans le district de Baccho, OSRA a développé des banques de céréales gérées par des associations paysannes. « L'idée n'est pas seulement de stocker des grains (tef, pois chiche, maïs) en prévision des périodes de disette, explique le Dr Alemayehu. Ce qui reviendrait à entretenir la dépendance à l'égard de l'aide. Il s'agit plutôt de donner aux paysans une source de revenus. De les rendre plus forts pour qu'ils soient moins tributaires du marché. » \n\nÀ tous ces défis, s'ajoute aussi un obstacle culturel : la plupart des paysans, ne considèrent pas l'agriculture comme un métier. Le travail pénible, la faim, les conditions de vie de plus en plus décalées par rapport à la ville en font, ni plus ni moins, une malédiction à laquelle les condamnent le manque d'éducation et l'absence de capacité financière. Cette certitude de son malheur prédispose aussi à de mauvais marchés. \n\nDepuis quelques années, les investisseurs se lancent dans la culture des fleurs sous serres, coupées et exportées. Les terres sont allouées par la province et les paysans sont priés d'accepter une compensation équivalente à dix ans de production (environ 300 dollars par hectare). Avec quelques centaines de dollars en poche, les plus chanceux d'entre eux seront embauchés comme ouvriers dans les serres installées sur leur ancienne terre. Ils y seront intoxiqués par les émanations des pesticides. Les autres iront grossir les rangs des pauvres urbains. \n\nThierry Brésillon \n\nDans Faim Développement magazine n°231, mai 2008 \n\nLa corvée de l'eau  \n\nDistrict d'Ilu : une action riche d'espoir \n\nOSRA, s'engage depuis plusieurs années aux côtés des populations concernées pour mettre en place des actions de développement visant notamment à offrir un accès à l'eau au plus grand nombre. Ainsi, en 2006, OSRA a déjà réalisé plusieurs puits grâce au soutien du CCFD-Terre Solidaire dans le village de Gogeti. \n\nAller plus loin \n\nDès mars 2008, OSRA a mis en œuvre un projet d'une plus grande ampleur. Il concerne environ 840 ménages soit 4 200 personnes qui pourront bénéficier d'un meilleur accès à l'eau. L'action entreprise par ce partenaire avec la participation des populations prévoit le forage et la mise en service de 13 puits d'une profondeur moyenne de 65 mètres. \n\nUne formation complémentaire \n\nLes 4 200 personnes de la communauté bénéficient parallèlement d'une formation et d'une sensibilisation sur l'hygiène et la santé à travers l'action de 120 vulgarisateurs sur l'hygiène. 84 personnes vont également recevoir une formation spécialisée sur « l'eau et l'assainissement ». Des techniciens s'occuperont de la gestion de l'eau et de la maintenance préventive des systèmes de distribution. \n\nDes retombées directes\n\nCe nouveau projet va permettre d'assurer un meilleur accès à l'eau, mais également de contribuer à réduire le nombre de cas liés aux maladies hydrique. Le temps autrefois consacré à la « corvée » d'eau va pouvoir être employé à des activités génératrices de revenus. Les communautés villageoises feront l'expérience d'une gouvernance participative. Les femmes auront aussi l'opportunité de jouer un rôle plus actif au sein des instances communautaires de développement de la gestion de l'eau."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/banques-de-cereales-et-acces-a-leau-potable/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/banques-de-cereales-et-acces-a-leau-potable/","name":"Banques de céréales et accès à l’eau potable - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-08-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:02+00:00","description":"Président de l’association OSRA, l’association pour l’autosubsistance des Oromos, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, le Dr Alemayehu explique : « dans la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-financements-accordes-par-le-ccfd/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-financements-accordes-par-le-ccfd/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les financements accordés par le CCFD","datePublished":"2005-06-17T10:28:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-financements-accordes-par-le-ccfd/"},"wordCount":239,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD n’est pas une association d’urgence, mais ses partenaires habituels ont dû faire face à une situation d’urgence exceptionnelle pour laquelle ils ont sollicité notre soutien.\n\n\nUne fois l’urgence passée, leur travail de réhabilitation s’inscrit dans une perspective de développement et d’un accès de tous à l’aide.\n\n\n\n\n\n371 668 euros\n\n\nont été débloqués dans les trois premières semaines\npour financer des projets (ou rembourser des sommes engagées sur les fonds propres des partenaires) d’urgence\n\n\n\n distribution d’aide alimentaire soins médicaux recherche et enterrement des corps nettoyage des zones dévastées regroupement des familles assistance juridique.\n\n\nAu total 2 517 100 euros\n\n\n(dont les fonds apportés par des co-financeurs) ont été engagés au profit d’initiatives d'urgence, de réhabilitation et de développement (état au 30 juin 2006)\n\n\n\n reconstruction d’habitats et de structures collectives relance d’activités économiques (pêche, agriculture…) suivi psychologique relance de l’éducation appui aux communautés (notamment paysans lésés par l’aide alimentaire) défense des droits de communautés marginalisées et des déplacés.\n\n\nAu 30 juin 2006, environ 633 565 euros restent à engager au profit de la réhabilitation pour répondre aux besoins en cours et à venir (la perspective par exemple de la réinstallation des déplacés à Aceh, l’accompagnement dans la durée des populations pauvres…)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-financements-accordes-par-le-ccfd/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-financements-accordes-par-le-ccfd/","name":"Les financements accordés par le CCFD - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-17T10:28:00+00:00","description":"Le CCFD n’est pas une association d’urgence, mais ses partenaires habituels ont dû faire face à une situation d’urgence exceptionnelle pour laquelle ils","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grande-medaille-de-vermeil-de-la-ville-de-paris/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grande-medaille-de-vermeil-de-la-ville-de-paris/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris","datePublished":"2011-03-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grande-medaille-de-vermeil-de-la-ville-de-paris/"},"wordCount":1668,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 21 mars 2011\n\n\nEtaient présents : François Chérèque (CFDT), Patrick Peugeot (CIMADE), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Agnès Naton (CGT) François Soulages  (Secours Catholique), Jean-Marie Fardeau (Human Right Watch), Philippe Bancon (Scouts et Guides de France), Bernd Nilles (CIDSE), Mehdi Driss (FAO), Miguel Angel Estrella (Pianiste, Ambassadeur d'Argentine à l'UNESCO), Patrick Viveret (Philosophe), Nathalie Père-Marzano (Crid), Daniel Verger (Coordination Sud), Jean-Louis Vielajus (CFSI), Elena Lasida (Justice et Paix France), Gildas KERHUEL (Conférence des Evêques de France), Emma Mongbo (SINDO)...\n\nRetrouver toutes les interviews sur Dailymotion\n\n\nDiscours de Guy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire à l'occasion de la remise de la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris :\n\n\" Le CCFD-Terre Solidaire est très ému de l'honneur que lui fait la Ville de Paris en lui remettant la Grande Médaille de Vermeil.\n\nVous devinez, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, que la course aux médailles ne fait pas partie des objectifs du CCFD-Terre Solidaire... à une exception près : la médaille de la  Solidarité pour construire un monde plus humain.\n\nOui, nous sommes émus, et nous vous sommes très reconnaissants, Monsieur le Maire, d'avoir associé la Ville de Paris à la commémoration des 50 ans de la naissance du CCFD-Terre Solidaire, d'une manière aussi visible et j'ose le dire aussi cordiale.\n\nLa solidarité est d'abord affaire de cœur et d'intelligence. Aussi ce soir nous faut-il saluer le cœur et l'intelligence des populations du bassin méditerranéen, tout spécialement de la jeunesse qui nous dit la force de la révolte contre l'humiliation. Oui, résistants et combattants de Lybie , vous que le monde puissant et craintif semble abandonner, nous saluons votre courage.\n\nSaluer le cœur et l'intelligence, tout spécialement des femmes qui, sur tous les continents disent la force de la vie et réveillent nos torpeurs installées.\n\nSaluer le cœur et l'intelligence de tous les emprisonnés pour leurs idées, des otages et des victimes des répressions, qui réaffirment le primat de la conscience.\n\nSaluer le cœur et l'intelligence du peuple japonais frappé si fortement.\n\nAlors sachez qu'à travers moi s'expriment des milliers de partenaires du Sud - plusieurs sont ici présents ce soir. Ils viennent de tous les continents. Chacun nous dit l'espérance, avec son propre accent.\nS'expriment aussi des milliers de membres actifs dans le réseau CCFD-Terre solidaire en France, des militants des Mouvements et Services bien vivants dans l'Église catholique de France, et des dizaines de mouvements et organismes alliés qui, ici en France, sont nos compagnons de réflexion et d'action.\n\nCertains ont pu se joindre à nous ce soir et je les en remercie vivement. Ils viennent du monde associatif, du monde de l'action sociale, de l'action syndicale, de l'action politique, du monde de la finance aussi, du monde de l'éducation et tout spécialement de l'éducation populaire, du monde de la presse et des médias, du monde des religions... Il est précieux pour le CCFD-Terre Solidaire de travailler en communion de pensée avec des courants très divers dans la société française.\n\nLa solidarité internationale qui est notre mission, nous l'exerçons dans un contexte de mondialisation violente et destructrice .Début 2011 le philosophe Edgar Morin écrivait : « La mondialisation, loin de revigorer un humanisme planétaire, favorise au contraire le cosmopolitisme abstrait du business et les retours aux particularismes clos dans le sens où ils s'abstraient du destin collectif de l'humanité. »\nAvec 50 ans d'actions modestes mais tenaces, le CCFD-Terre solidaire a décidé de réagir contre une telle menace.\n\nC'est pourquoi la solidarité est aussi pour nous une affaire politique.\n\nOui, Monsieur le Maire, le CCFD-Terre Solidaire agit en politique... et c'est pourquoi il est très heureux d'être ici, ce soir, dans la Maison commune, où des hommes et des femmes de courants et de partis différents ont décidé de relever le défi politique, c'est-à-dire de construire la cité.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire agit en politique lorsqu'il affirme qu'un monde qui plonge plus d'un milliard d'êtres humains dans la faim n'est pas acceptable. C'est pourquoi nous accompagnons des groupes de paysans à travers des dizaines de projets. N'oublions pas que ce sont les populations paysannes qui souffrent le plus de la faim !\n\nIl agit en politique lorsqu'il décide  au-delà des différences de culture, d'idéologie ou de religion, de faire alliance avec des milliers de partenaires, qui sont nos maîtres dans le domaine du courage, de l'inventivité et de l'espérance. C'est pourquoi nous accompagnons des groupes de femmes en Afrique, Asie, Amérique du sud, et des groupes syndicaux ou associatifs qui forment des citoyens, citoyennes conscients et critiques.\n\nDe même, agissons-nous en politique lorsqu'avec de nombreux collectifs, nous pensons devoir influencer les décideurs politiques, économiques, financiers et culturels. C'est pourquoi , avec la SIDI, nous travaillons pour permettre aux plus défavorisés d'avoir accès aux circuits financiers.\n\nParce que les populations du Sud nous le demandent, ...\n\nNous ne renonçons pas à dire que l'agriculture est d'abord faite pour nourrir les populations avant de produire des superprofits.\n\nNous ne renonçons pas à affirmer que d'autres modes de gouvernance mondiale doivent donner leur place à ceux que les puissants ne veulent pas trop entendre.\n\nNous ne renonçons pas à dire que le scandale des Biens Mal Acquis doit être dénoncé car il appauvrit les plus pauvres. Que les Paradis fiscaux, ou autres officines doivent s'ouvrir à l'exigence de la transparence.\n\nNous ne renonçons pas à penser qu'ici en France et à travers le monde, la Société civile à toute sa place dans le processus politique. Sa place originale... il ne s'agit pas de prendre la place des élus ni des responsables politiques. Il convient d'agir en complémentarité.\nOui, le CCFD-Terre Solidaire est heureux d'être là, ici ce soir, et d'agir en politique.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est aussi heureux que la Mairie de Paris ait souhaité associer la vie de Philippe Farine, à cette rencontre. Vous avez souligné le poids, le prix, le souffle que Philippe Farine  transmettait, par ses passions, souvent dérangeantes, par son intelligence constructive et pragmatique , par sa fidélité à la justice sociale et à ce que l'enseignement social de l'Église catholique tire, depuis des siècles, de la Bonne Nouvelle chrétienne.\n\nNous voulons dire, et redire, le prix de l'action de chacun, chacune.\n\nAu cœur des processus complexes qui dominent l'économie mondiale, nous risquons, et la peur gagne souvent nos sociétés riches, nous risquons de penser que l'engagement individuel ne peut rien faire. Philippe Farine et bien d'autres femmes et hommes qui furent depuis 50 ans des semeurs d'espérance au CCFD-Terre Solidaire, nous redisent l'importance, parfois le rôle déterminant qu'un homme, une femme, pas toujours celui ni celle que l'on attendait, peut jouer. Oui il est des personnes qui, dans leur famille, dans leur parti, dans leur ville ou village ont su orienter le cours de la vie sociale vers la justice. \n\nPuis-je, pour terminer, souligner la place des convictions, dans tout processus de développement.\n\nIl est un psaume (n° 8) dans la Bible qui interroge : « Qu'est-ce que l'homme, que tu en prennes souci... ? »\nAucun décideur, aucun militant ne peut éluder la question sans prendre le risque de devenir un rouage technocratique dans des processus non maîtrisés. Qui est cet homme que tu en prennes souci ? C'est le temps des convictions ! Non pas des dogmes qui conduisent aux bûchers. Non pas des diktats idéologiques qui mènent au poteau d'exécution ou à la déshumanisation. Non pas des réponses simplistes et paresseuses qui font le lit de tous les intégrismes et de tous les extrémismes.\n\nQu'est-ce que la dignité de la personne proclamée par la Dynamique des droits humains ? D'où vient à l'Homme son goût de l'autre et son besoin, parfois douloureux, de vivre en relations ? Pourquoi l'amour et la quête de justice n'ont-ils pas, quoiqu'en disent les cyniques, déserté le cœur des humains ni des sociétés, même au XXIème siècle ?\n\nNe craignez rien, Monsieur le Maire, Cher(e)s Ami(e)s, je ne tenterai pas de répondre, ni même d'ouvrir le débat ici, ce soir.\n\nLa diversité des personnes ici présentes autour de nous, est déjà à elle seule une réponse.\n\nSans doute est-ce l'expérience qu'Albert Camus faisait de cette diversité qui lui permettait d'écrire en 1944 : «  Et moi, refusant d'admettre ce désespoir et ce monde torturé, je voulais seulement que les hommes retrouvent leur solidarité pour entrer en lutte contre leur destin révoltant ».\n\nSans doute est-ce la profondeur du partage des convictions différentes qui permet au texte biblique de parler de l'homme comme d'« une pure merveille ... dont le nom est inscrit dans la paume de la main de Dieu lui-même ».\n\nLe débat des convictions est une richesse dont le CCFD-Terre Solidaire vit depuis 50 ans.\n\nMerci à vous, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, de nous avoir permis de manifester ce soir la richesse des convictions et des espoirs partagés. Nous recevons cette médaille comme un cadeau, une invitation, une exigence pour les 50 années à venir. \"\n\nGuy Aurenche, le 17 mars 2011\nPrésident du CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nDiscours de Guy Aurenche (vidéo)\n\n\n\n\n\nDiscours de Bertrand Delanoë (vidéo)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grande-medaille-de-vermeil-de-la-ville-de-paris/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/grande-medaille-de-vermeil-de-la-ville-de-paris/","name":"Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:25+00:00","description":"Paris, le 21 mars 2011 Etaient présents : François Chérèque (CFDT), Patrick Peugeot (CIMADE), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Agnès Naton (CGT)","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouganda-du-microcredit-a-la-banque-sociale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouganda-du-microcredit-a-la-banque-sociale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Ouganda : du microcrédit à la banque sociale","datePublished":"2010-03-03T17:36:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouganda-du-microcredit-a-la-banque-sociale/"},"wordCount":1270,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Il y a vingt-cinq ans, après la chute du dictateur Amin Dada, dans un pays exsangue, l’Église ougandaise s’engage pour contribuer à la réhabilitation économique et sociale du pays, en créant la Centenary Bank devenue depuis, le premier établissement de microfinance du pays. Pour cette formidable aventure, le clergé ougandais s'appuie sur le CCFD-Terre Solidaire et la Sidi[[La Sidi (Solidarité internationale pour le développement et l’investissement), une institution spécialisée dans le financement d’activités de développement économique et solidaire, créée en 1983 par le CCFD-Terre Solidaire. www.sidi.fr]].\n\n\n\n\n«La mission de la Centenary Bank est tout à fait simple, du moins sur le papier : en tant que premier organisme de microcrédit du pays, il s’agit d’aider les plus pauvres parmi les pauvres en leur donnant accès, notamment dans les zones rurales, à un compte en banque et à des micro-crédits. Nous contribuons ainsi au développement des communautés de base et de ce point de vue, c’est un grand succès», se félicite, lors d’un entretien téléphonique, Cyprian Kizito Lwanga, l’archevêque de Kampala, qui fait autorité au sein du Conseil d’administration de ce qui est devenu la cinquième institution bancaire et le premier établissement de microfinance d’Ouganda.\n\nSe démarquant des pratiques des autres banques du pays, la Centenary Bank fondée par l’Église, dans un pays où un tiers de la population est catholique, permet à tous les Ougandais d’ouvrir un compte, même à ceux qui disposent de moins de dix euros. « Mettre à disposition un compte en banque où l’épargne sera en sureté est le premier service à offrir dans les pays du Sud où les faillites bancaires, plus ou moins frauduleuses, sont légion », indique Christian Schmitz, qui dirige la Sidi, actionnaire de la banque.\n\nL’année dernière, 900 000 Ougandais ont déposé leur argent sur les comptes de la Centenary Bank. Les sommes ainsi collectées ont permis d’accorder 125 millions d’euros de crédits à 110 000 emprunteurs à travers tout le pays, particulièrement dans les zones rurales, parfois difficiles d’accès. Ces prêts servent surtout aux petits producteurs, agriculteurs et artisans. Et pour améliorer le maillage du territoire, l’institution demande à une partie de ses 1 400 salariés de parcourir la campagne à mobylette pour aller au contact de ses clients.\n\nUn soutien essentiel aux paysans, aux éleveurset aux entreprises agroalimentaires\n\n« Avec trente-six agences, la Centenary Bank dispose du deuxième réseau du pays  », détaille Laurent Chéreau, chargé de la communication à la Sidi. « Le soutien de la banque aux paysans, aux éleveurs et aux entreprises de transformation agroalimentaires joue un rôle important dans un pays dont les richesses produites chaque année sont parmi les plus faibles du monde », analyse René Erhmann, un ancien financier devenu bénévole à la Sidi, après une carrière dans la banque d’affaires. \n\nEn effet, en 2009, le Revenu national brut du pays se limitait à 460 dollars par an et par habitant. L’espérance de vie moyenne des 31 millions d’Ougandais plafonne à cinquante-trois ans dans un pays qui ne s’est pas encore remis de la dictature d’Idi Amin Dada qui fit entre 500 000 et 600 000 morts au cours des années 1970. \n\n« Il a laissé le pays exsangue », souligne René Ehrmann. Sans parler de la guérilla du Nord, active pendant une vingtaine d’années et de l’implication de l’armée ougandaise dans une partie de la République démocratique du Congo, attirée par un sous-sol regorgeant de minerais et de pétrole. « Juste après la période d’Idi Amin Dada, les différents diocèses du pays ont voulu travailler à la réhabilitation du pays », rappelle Christian Schmitz.\n\nLe projet de l’Église d’Ouganda ne portait pas sur la mise en place d’activités pour répondre aux situations d’urgence, mais tentait plutôt de réfléchir sur le développement économique en utilisant des prêts à taux zéro. « C’était une démarche pratique, pas du tout théorisée et totalement indépendante de l’expérience menée par Muhammad Yunus au Bangladesh », précise Christian. Une initiative novatrice menée par le Catholic Secretariat, qui coordonne les services sociaux de tous les diocèses. \n\nÀ sa tête, le prêtre diocésain Emmanuel Kibirige – aujourd’hui décédé –, s’est très tôt dirigé vers l’économie solidaire, s’inspirant du mouvement québécois Desjardins et de Raiffeisen, qui a jeté en Allemagne, il y a cent cinquante ans, les bases du crédit mutualiste pour les pauvres, « Emmanuel Kibirige cherchait des moyens pour que cette activité de financement devienne pérenne », précise Christian Schmitz. Il est alors soutenu financièrement par le CCFD-Terre Solidaire et par son homologue allemand, Misereor.\n\nL’établissement est fondé en 1983 sous la forme d’un trust, du nom de Centenary Rural Development Trust. Il se transformera en banque commerciale à part entière en 1993. Pour réussir cette dernière étape, il faut tout d’abord des capitaux ; les crédits de fonctionnement ne suffisent plus.\n\nLa Sidi monte au capital\n\nC’est dans cette perspective qu’au début des années 1990, le CCFD-Terre Solidaire passe le relais à la Sidi. Spécialisée dans le financement d’activités de développement économique et solidaire, elle sait mobiliser du capital à travers ses actionnaires, des congrégations religieuses, les pouvoirs publics, ainsi que des personnes physiques. Elle effectue son premier investissement en 1992, aux côtés de fonds venant de différents diocèses d’Ouganda. « Pour obtenir l’agrément de la Banque centrale permettant la transformation du trust en Centenary Bank, il a fallu le capitaliser rapidement, tout en assurant un reporting financier colossal », rapporte Christian Schmitz.\n\nEntre temps, le CCFD-Terre Solidaire s’est retiré d’Ouganda en 1994 pour se concentrer sur d’autres pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Rwanda, République démocratique du Congo), laissant la Sidi veiller sur la Centenary Bank.\n\nAujourd’hui, la Sidi détient 11,6 % du capital de l’établissement bancaire. La majorité du capital est détenue de concert par le Catholic Secretariat (31,3 %) et les diocèses ougandais (38,5 %). Actionnaire minoritaire, elle conserve un rôle d’accompagnement important, plus de quinze ans après la transformation de l’établissement de microcrédits en banque commerciale. « Nous participons à la vie institutionnelle de la Centenary Bank. Nous siégeons au Conseil d’administration, vers lequel remonte un grand nombre de questions, mais aussi dans le Comité d’audit, le Comité de gestion des actifs, etc. Je passe un mois par an en Ouganda et, même à Paris, je suis sollicité en permanence. Car je suis le seul financier autour de la table », explique René Ehrmann.\n\nUn partenariat dont l’archevêque Cyprian Kizito Lwanga confirme l’importance : « L’aide de la Sidi est très précieuse. Elle a été notre premier partenaire étranger et nous partageons les mêmes valeurs. » Compte tenu de la réussite de la Centenary Bank, elle devrait céder sa participation à d’autres investisseurs... à condition qu’ils partagent sa vision et soient des investisseurs sociaux. La Sidi sera très vigilante. « Ce moment n’est pas encore venu. Nous aidons encore les diocèses à résister aux pressions extérieures qui tentent de faire de la Centenary Bank un établissement commercial comme les autres », ajoute Christian Schmitz.\n\nOlivier Vilain"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouganda-du-microcredit-a-la-banque-sociale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouganda-du-microcredit-a-la-banque-sociale/","name":"Ouganda : du microcrédit à la banque sociale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-03-03T17:36:00+00:00","description":"Il y a vingt-cinq ans, après la chute du dictateur Amin Dada, dans un pays exsangue, l’Église ougandaise s’engage pour contribuer à la réhabilitation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-se-mobilisent-face-a-des-projets-industriels-peu-soucieux-de-lenvironnement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-se-mobilisent-face-a-des-projets-industriels-peu-soucieux-de-lenvironnement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des communautés se mobilisent face à des projets industriels peu soucieux de l&rsquo;environnement","datePublished":"2009-12-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-se-mobilisent-face-a-des-projets-industriels-peu-soucieux-de-lenvironnement/"},"wordCount":801,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Suite à la soudaine et inexpliquée fermeture de Tutela Legal par l'archevêché de San Salvador en octobre 2013, le CCFD-Terre Solidaire a suspendu sa coopération avec le bureau des droits humains de l'Archevêché.\n\n\n\n\n\nAprès la fermeture de l'usine « Baterias Record », qui polluait les nappes phréatiques, l'air et les sols de Sitio del Niño (à San Juan Opico, à une quarantaine de kilomètres de San Salvador), aucune mesure de décontamination n'a été prise. La population locale mène le combat.\n\nLa mobilisation du Comité Environnemental local n'a pas flanché. Avec l'appui de Tutela Legal (Service Justice et paix de San Salvador) elle poursuit son action pour que les responsables répondent de leurs actes et pour obtenir réparation de l'Etat salvadorien, longtemps passif face à la situation. \n\nUne action judiciaire est en cours, résultant de la pression de la population locale qui a interpellé le Procureur général de la république. Le parquet a présenté le 29 février 2008 une accusation à l'encontre des directeurs de l'usine pour contamination aggravée. La fermeture de l'usine « Baterias Record », qui polluait les nappes phréatiques, l'aire et les sols de Sitio del Niño (à San Juan Opico, à une quarantaine de kilomètres de San Salvador) n'a pas apporté les solutions attendues par la population. Néanmoins, en janvier 2009 des experts nommés par le procureur sont venus pour prélever des échantillons et mesurer la présence de plomb dans l'aire, l'eau, les sols et les murs de plusieurs maisons. \n\nPlus de 300 personnes, enfants et adultes, ont fait des analyses de sang. La population s'est impliquée dans ce processus dans l'espoir que l'Etat reconnaisse enfin les préjudices subies depuis 5 ans. L'indifférence des institutions judiciaires pousse la communauté à une forte mobilisation qui cherche des alliances avec d'autres associations. Ainsi ce ne sont pas seulement les avocats de Tutela Legal, mais aussi ceux de l'Unité Ecologique Salvadorienne (UNES) et de la Fondation d'Etudes pour l'Application du Droit (FESPAD) qui ont rejoint le mouvement.  \n\nAu niveau international, Tutela Legal a insisté auprès de la Commission Inter-américaine des Droits de l'homme pour que l'Etat réagisse face à la demande des habitants. Ceux-ci réclament une attention médicale spécialisée afin de prendre des mesures urgentes face à la présence de 33 mille tonnes de déchets toxiques stockés dans l'usine. Dans ce combat, la population se montre optimiste et déterminée. Une fois par mois, un comité convoque l'ensemble des habitants à un forum où il rend compte des démarches entreprises. C'est un espace où les familles peuvent aussi partager leurs inquiétudes sur les effets de la contamination. \n\nInspirée par l'engagement de la communauté de Sitio del Niño, la journée de l'environnement célébrée le 5 juin 2009 est consacrée au thème de la Justice Environnementale. Deux revendications sont mises en avant : que le nouveau gouvernement installe des Tribunaux Environnementaux et que justice soit faite pour le cas de Sitio del Niño. \n\nLe combat porte, depuis un an, une importante visibilité. D'autres communautés menacées par des projets industriels peu soucieux de l'environnement se tournent vers Tutela Legal pour demander appui et accompagnement. Les habitants de Sitio del Niño sont conscients de la portée du combat pour que cela ne se reproduisent plus et pour que des mesures de gestion de risques industriels et sanitaires soient enfin prises. \n\n\nLe travail de Tutela legal  \n- Il porte une assistance juridique aux victimes de violence et offre même l’aide juridique gratuite aux personnes sans ressources qui le sollicitent. Il se substitue dans ce cas à l’administration judiciaire qui n’offre aucune facilité aux plus pauvres. Il mène des enquêtes scientifiques de terrain concernant les victimes de violences caractérisées (séquestrations, tortures et exécutions sommaires) commises par des agents de l’Etat, escadrons de la mort ou autres milices ou groupuscules. Il intervient dans ce cadre auprès des autorités civiles et militaires.\n- Il conduit des actions d’éducation à la paix auprès de publics susceptibles de faire évoluer la culture de violence qui règne dans le pays : enfants et enseignants de zones défavorisées, laïcs et agents pastoraux de toutes les paroisses du diocèse de San Salvador.\n- Tutela legal tient aussi une bonne place dans les campagnes pour les droits de l’homme engagées de façon collective par la société civile salvadorienne."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-se-mobilisent-face-a-des-projets-industriels-peu-soucieux-de-lenvironnement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-communautes-se-mobilisent-face-a-des-projets-industriels-peu-soucieux-de-lenvironnement/","name":"Des communautés se mobilisent face à des projets industriels peu soucieux de l'environnement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-12-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:52+00:00","description":"Suite à la soudaine et inexpliquée fermeture de Tutela Legal par l'archevêché de San Salvador en octobre 2013, le CCFD-Terre Solidaire a suspendu sa","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-alternatives-politiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-alternatives-politiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les alternatives politiques","datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-alternatives-politiques/"},"wordCount":181,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Tourner le dos à l’agro-industrie exportatrice. Le système soja mondialisé n’est pas viable à terme, pris dans une fuite en avant productiviste, consommatrice de ressources naturelles et socialement intenable. Il est du ressort des politiques d’y mettre fin.\n\n\n\nDans les pays producteurs  \n\n•\tsoutenir l’agriculture familiale et paysanne, génératrice de millions d’emplois, mais aussi productrice de la majeure partie des aliments consommés localement ;\n•\treconsidérer les politiques agricoles, qui doivent prioriser la sécurité alimentaire, la justice sociale, le respect de l’environnement ;\n•\tréorienter les crédits de recherche.\n\nDans les pays consommateurs  \n\n•\tdévelopper des filières oléo-protéagineuses « non soja », diversifiées ;\n•\tréduire la production de viande, et d’abord celle qui est destinée à l’exportation ;\n•\tfavoriser les filières « soja non-OGM » ;\n\nAu sein des instances internationales\n\n•\timposer le droit national à protéger les agricultures vivrières locales, et les ressources naturelles contre la pression des créanciers extérieurs ;\n•\tdénoncer l’octroi de prêts d’organismes de financement internationaux favorisant l’agro-industrie exportatrice."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-alternatives-politiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-alternatives-politiques/","name":"Les alternatives politiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-12-06T17:48:00+00:00","description":"Tourner le dos à l’agro-industrie exportatrice. Le système soja mondialisé n’est pas viable à terme, pris dans une fuite en avant productiviste,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-les-ong-demandent-garanties-et-transparence/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-les-ong-demandent-garanties-et-transparence/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Traité sur le commerce des armes : les ONG demandent garanties et transparence","datePublished":"2011-07-06T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-les-ong-demandent-garanties-et-transparence/"},"wordCount":1272,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 6 juillet 2011 \nLe 11 juillet s'ouvrira, au siège des Nations unies à New-York, la dernière semaine de discussions préparatoires en vue de l'adoption d'un Traité sur le commerce des armes classiques (TCA). A cette occasion, la plate-forme d'ONG françaises \"Contrôlez les Armes\" exhorte la France à plaider en vue d'un traité qui établisse clairement les responsabilités des futurs Etats parties. Ce traité doit organiser un régime de transparence suffisamment détaillé et contraignant, toute violation du TCA devant par ailleurs faire l'objet de mesures de correction appropriées. Ces nouvelles discussions intervenant alors que la France vient de reconnaître avoir livré des armes aux forces d'opposition libyennes, les ONG attendent de la France qu'elle affirme explicitement son engagement en faveur d'un traité robuste et efficace.\n\nAu cours de cette semaine de négociations, les Etats vont essentiellement débattre des dispositions de mise en œuvre du TCA. L'un des aspects fondamentaux pour en garantir le respect sera l'obligation pour les Etats parties de rendre compte en toute transparence des autorisations qu'ils auront délivrées concernant leurs importations, exportations et autres transferts internationaux d'armes et de munitions classiques, ainsi que les refus qu'ils auront notifiés. Ce n'est qu'en fournissant publiquement des informations précises, exhaustives et récentes que les Etats pourront garantir le bon respect des dispositions du traité à leurs pairs, aux représentations nationales élues et à la société civile.\n\n« Pour que le traité ait une réelle influence sur le comportement des États et représente autre chose qu'une simple liste d'obligations, la présentation de rapports publics est primordiale. L'existence de rapports totalement transparents instaurera la confiance entre les États, leur permettant de démontrer qu'ils appliquent bien le traité, et offrira aux organisations internationales, aux États et à la société civile la possibilité d'évaluer comment le TCA est appliqué », selon Didier Destremau, du Secours Catholique - Caritas France.\n\nSans se cacher derrière l'invocation de considérations de sécurité nationale ou la préservation d'intérêts commerciaux, de tels rapports doivent fournir les informations de base sur les types d'armes et de munitions, dangereuses et meurtrières, ainsi que sur les équipements transférés sur une base annuelle.\n\nPour Zobel Behalal du CCFD-Terre Solidaire, « la transparence aura un effet dissuasif certain. Elle contribuera à empêcher tout transfert irresponsable d'armes classiques dont l'utilisation sape les efforts de développement des pays ». Zobel Behalal poursuit en appelant la France « à se prononcer clairement en faveur d'un dispositif international garantissant que l'ensemble des autorisations et des refus de transferts soient l'objet d'une évaluation systématique et indépendante, à l'aune des critères à l'exportation fixés par le traité. On ne peut plus laisser chaque Etat apprécier unilatéralement la légitimité d'un transfert donné ». Selon Nicolas Vercken d'Oxfam France : « Sans disposition relative à des sanctions pénales à l'encontre de ceux qui violeront les termes du traité, qu'il s'agisse d'individus ou d'entreprises, la force de ce traité et son impact sur ceux qui se rendent coupables de transferts d'armes irresponsables sera limité, de même pour les Etats ».\n\nLa Plate-forme considère que l'annonce de la livraison d'armes aux groupes armés d'opposition libyens risque d'affaiblir la position de la France sur le TCA. «Si la France souhaite récupérer un tant soit peu de crédibilité sur ce dossier, elle doit sans ambiguïté signifier sa volonté de voir aboutir un traité qui empêchera tout transfert d'armes dès lors qu'il existe un risque substantiel de graves violations des droits humains, du droit international humanitaire ou d'entrave au développement socio-économique» affirme Nicolas Vercken.\n\nCette séance de négociation devrait également être l'occasion de revenir sur certains aspects du traité, comme les types d'armes à prendre en compte dans le traité. Selon Francis Perrin d'Amnesty International France : « Nous attendons de la France qu'elle pousse ses partenaires à intégrer dans le champ du traité l'ensemble des matériels de sécurité et de maintien de l'ordre pouvant servir à exercer une force potentiellement létale. Concrètement, il faut contrôler les transferts de tous les types d'armes, de munitions, d'armements ou de matériels connexes, comme les grenades lacrymogènes, les lanceurs de grenades, les projectiles en caoutchouc, etc. Les événements récents en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont clairement démontré que des matériels théoriquement destinés au « maintien de l'ordre » ou prétendument « non létaux », et qui ne sont pas à ce jour inclus dans le traité, pouvaient en fait contribuer à de graves violations des droits humains ou du droit international humanitaire ».\n\nDes représentants de la plate-forme « Contrôlez les armes » seront présents à New-York pour suivre la semaine de négociations : Zobel Behalal pour le CCFD-Terre Solidaire, Rima Chemirik et Nicolas Vercken d'Oxfam France\n\nD'autres représentants d'ONG seront également présents : Diego Hernandez et Flory Shamba de Caritas Internationalis et Alberto Estevez d' Amnesty International\n\nSi vous souhaitez interviewer les représentants de la plate-forme, à New York, merci de contacter le service presse concerné\n\nContacts presse : \n\nOxfam France: Mathilde Magnier / 01 77 35 76 00\nCCFD-Terre Solidaire: Véronique de La Martinière / 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80\nAmnesty International : Maryline Griffon / 01 53 38 66 23\nSecours catholique -Caritas France : Sophie Rebours / 01 45 49 73 23\n\nNotes aux Rédactions :\n\nLe 4 juillet 2011, la Commission nationale consultative des droits de l'homme a rendu public un avis au gouvernement sur le projet de Traité sur le commerce des armes aux termes duquel elle appelle la diplomatie française à poursuivre ses efforts pour l'adoption d'un cadre juridique international protecteur, cohérent et efficace qui protégerait les populations civiles, premières victimes d'un commerce incontrôlé. Cet avis vient appuyer les recommandations de la plate-forme.\n\nLes discussions sur le Traité sur le commerce des armes classiques (TCA), auxquelles participe l'ensemble des Etats membres des Nations unies, ont formellement débuté en juillet 2010, avec la tenue d'un premier Comité préparatoire, sur la base de la résolution 64/48 adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, le 3 décembre 2009. Un deuxième cycle a eu lieu en février-mars 2011 et a porté sur les paramètres ou critères à définir pour l'exportation d'armements et de munitions classiques, le champ d'application du traité (les types d'armements et de munitions classiques couverts, la définition des transferts internationaux d'armes, transactions et activités à inclure) et la coopération et l'assistance. Un troisième et dernier cycle substantiel aura lieu à New-York du 11 au 15 juillet 2011 : il se concentrera sur le dispositif de mise en œuvre du traité. Début 2012, un dernier Comité préparatoire fixera les règles de procédure de la conférence finale de négociations qui doit se tenir en juillet 2012 durant quatre semaines.\n\nLa Plate-forme française \"Contrôlez les armes\" regroupe les organisations suivantes : Amnesty International France, Oxfam France, le Secours catholique - Caritas France, CCFD - Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l'Observatoire des transferts d'armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des Droits de l'Homme, Médecins du Monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-les-ong-demandent-garanties-et-transparence/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/traite-sur-le-commerce-des-armes-les-ong-demandent-garanties-et-transparence/","name":"Traité sur le commerce des armes : les ONG demandent garanties et transparence - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-07-06T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 6 juillet 2011 Le 11 juillet s'ouvrira, au siège des Nations unies à New-York, la dernière semaine de discussions préparatoires en vue de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codeveloppement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codeveloppement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Codéveloppement","datePublished":"2007-02-20T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codeveloppement/"},"wordCount":396,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La notion de co-développement est apparue en France au-début des années 1990, pour théoriser et promouvoir le rôle des organisations traditionnellement formées par les migrants des pays d'Afrique (Maroc, Mali...) pour mobiliser des moyens en faveur de leur région d'origine, et qui se sont vus reconnaître le rôle d'acteurs de développement.\n\n\n\nLe co-développement repose sur la capacité des migrants à circuler, à maitriser à la fois le contexte de leur pays d'origine et les possibilités d'accéder aux ressources de leur pays d'accueil.\nIl implique donc\n• les associations de migrants aujourd'hui désignées par la catégorie d'OSIM (les organisations de solidarité issues de l'immigration), qui aspirent parfois à jouer un rôle de transformation sociale de leur société d'origine ;\n\n• les organisations du village, de la région, du pays d'origine pour orienter les ressources vers les besoins de développement ;\n\n• les collectivités territoriales des pays de départ qui souhaitent contribuer à la définiion des objectifs de développement portées par les associations de migrants ;\n\n• les associations du pays d'accueil capables de fournir un appui en termes de financements, de formation, de renforcement des capacités d'organisation, de formalisation d'un projet de développement ;\n\n• les collectivités territoriales et les pouvoirs publics du pays d'accueil engagés dans cette forme de «jumelage» solidaire ;\n\n• enfin, les institutions du pays d'accueil. Pour ces dernières, il existe la tentation récurrente d'utiliser le co-développement comme instrument de régulation des flux migratoires.\n\nOn comprend donc que la démarche de co-développement puisse susciter des tensions, voire des contradictions fondamentales entre ses différents agents.\n\nL'expérience montre en tout cas que le co-développement ne remplace pas l'émigration. Il est illusoire de penser qu'il suffit de financer des projets au bénéfice des migrants, ou des candidats à l'émigration, pour tarir ou inverser les flux migratoires. Même s'il est fondamental d'offrir de leur alternative crédible, les facteurs qui favorisent la migratoire sont bien plus nombreux.\n\nLa migration favorise le développement et le développement stimule la mobilité. \n\n\nIl est donc d'autant moins acceptable que le développement serve à « compenser » une politique anti-migratoire et répressive."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codeveloppement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/codeveloppement/","name":"Codéveloppement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-02-20T00:00:00+00:00","description":"La notion de co-développement est apparue en France au-début des années 1990, pour théoriser et promouvoir le rôle des organisations traditionnellement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/magasins-de-stockage-agricole/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/magasins-de-stockage-agricole/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Magasins de stockage agricole","datePublished":"2010-11-19T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/magasins-de-stockage-agricole/"},"wordCount":413,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La FPFD a développé des systèmes de production et de commercialisation de la pomme de terre et de l’oignon, qui ont permis à 20 000 membres  d’augmenter leurs revenus dans un contexte de crise alimentaire récurrente. Elle a surtout réussi, de façon unique en Afrique de l’Ouest, à imposer une filière locale contre une filière d’importation, à instaurer de nouveaux rapports de force avec des commerçants et à exporter dans la sous région.\n\n\n\nEn Guinée et plus largement dans toute dans la région de l'Afrique de l'Ouest, la Fédération des Paysans du Fouta Djallon est une organisation professionnelle majeure en raison de son travail exceptionnel autour de la production et la commercialisation des produits maraichers. \n\nFondée en 1991 par une poignée de leaders paysans pour implanter la culture de la pomme de terre : la \"belle de Guinée\", l'association gère aujourd'hui deux autres filières, celle de l'oignon et celle de la tomate. \n\nDès son lancement, la Fédération des Paysans du Fouta Djallon travaille avec des semences sélectionnées et des engrais de qualité. La production de la pomme de terre connait alors un succès important. \n\nLa FPFD s'engage rapidement et avec succès dans une bataille commerciale pour la rémunération des producteurs et le contrôle des circuits afin de s'imposer durablement sur les marchés locaux et faire face à l'importation à bas prix des pommes de terre hollandaises. \n\nAujourd'hui, la fédération a réussi a percé des marchés à l'exportation. Avec le soutien du CCFD-Terre Solidaire, la Fédération a lancé un important programme de construction de magasins de stockage afin de faciliter le regroupement, la conservation et la commercialisation des produits. 21 magasins de stockage ont été construits. \n\nLa FPFD de par son expérience a été amené à témoigné de nombreuses fois sur les questions du commerce international pour l'agriculture, notamment sur la nécessité de la protection des marchés. \n\nC'est un interlocuteur privilégié des autorités françaises sur cette question, c'est d'ailleurs une des rares filières vivrières, avec le riz, qui a été soutenu par l'AFD, l'Agence Française de Développement. \n\nWakkilaare ko kaafa Allâh ka mèttataa \"Le courage est une arme qui ne s'use jamais\" (proverbe Peul)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/magasins-de-stockage-agricole/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/magasins-de-stockage-agricole/","name":"Magasins de stockage agricole - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-19T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:54+00:00","description":"La FPFD a développé des systèmes de production et de commercialisation de la pomme de terre et de l’oignon, qui ont permis à 20 000 membres d’augmenter","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-organisations-francaises-appellent-a-larret-des-exactions-contre-les-civils-et-au-respect-des-droits-de-lhomme/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-organisations-francaises-appellent-a-larret-des-exactions-contre-les-civils-et-au-respect-des-droits-de-lhomme/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Côte d’Ivoire, des organisations françaises appellent à l’arrêt des exactions contre les civils et au respect des droits de l’homme","datePublished":"2011-05-25T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-organisations-francaises-appellent-a-larret-des-exactions-contre-les-civils-et-au-respect-des-droits-de-lhomme/"},"wordCount":840,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 25 mai 2011\n\n\nAprès l'investiture officielle d'Alassane Ouattara et plus d'un mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée en Côte d'Ivoire, des civils continuent d'être victimes d'exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays. Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).\n\n\nA Abidjan, des femmes ont été violées ou mises à nu publiquement, des civils ont été tués, battus ou arrêtés arbitrairement. Des sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo ont été exécutés sommairement. Des habitations ont été pillées, détruites ou investies par des hommes armés. De nombreux barrages ont été érigés donnant lieu à un important racket des populations. Dans plusieurs quartiers, des postes de police ou de gendarmerie ont été abandonnés, privant les civils de toute protection et de recours contre les violations de leurs droits.\n\n\nDans l'ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué et Guiglo, les populations locales hésitent à rentrer chez elles car elles ont peur pour leur vie après les massacres commis en mars dernier et les exactions commises ces dernières semaines notamment par des mercenaires libériens. Dans des localités favorables à Laurent Gbagbo (Akoupé, Guibéroua...), des enlèvements et des menaces d'exécution ont fait fuir une partie des populations.\n\n\nPar ailleurs, à la suite de l'arrestation de Laurent Gbagbo, de nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables d'organisations proches du parti de l'ancien Président, ont été arrêtés sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de leur détention soient connus.\n\n\n- - - -\n\n\nDepuis le coup d'état de décembre 1999, la Côte d'Ivoire est entrée dans une période d'instabilité politique et militaire. Depuis cette date, les violences perpétrées contre les civils par des hommes en armes (armée, rebelles, milices,...), ont fait des milliers de victimes. \n\n\nCes exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous les Ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire sans distinction. Pour que ce pays renoue durablement avec la paix, la lumière doit être faite sur ces exactions et sur les responsabilités des différentes parties qui se sont affrontés.\n\n\nNos organisations saluent l'annonce faite par Alassane Ouattara de mettre la lutte contre l'impunité et la réconciliation au cœur de son programme, notamment par la création d'une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (DVR). \n\n\nElles demandent instamment aux nouvelles autorités ivoiriennes : \n\n\n\n de prendre les mesures nécessaires à l'arrêt immédiat des exactions contre les civils et des atteintes aux droits de l'homme ;\n\n\n\n de prendre les mesures nécessaires à l'encadrement effectif de l'armée et de la police, pour que celles-ci soient au service de la population et assurent leur mission de protection de tous les civils sans aucune distinction ;\n\n\n\n de s'assurer que les personnes arrêtées bénéficient des droits que leur garantit la Constitution (y compris le droit pour leur famille et leurs avocats de connaître les lieux de leur détention, le droit d'être présentées devant la justice dans les délais prescrits par la loi, et le droit de ne pas subir de mauvais traitements ni d'actes de torture) ;\n\n\n\n de donner à la future Commission DVR les moyens nécessaires pour faire la lumière sur les violations graves et toutes les atteintes aux droits de l'homme commises depuis le début de la crise en 1999 de manière indépendante et impartiale ; \n\n\n\n de permettre à la Cour pénale internationale (CPI) d'enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002 en lui facilitant l'accès à tous les témoins et toutes les informations utiles à son travail d'investigation ;\n\n\n\n de mener des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et impartiales sur toutes les allégations d'atteintes aux droits de l'homme recensées depuis le début de la crise ivoirienne afin de juger leurs auteurs et responsables et d'apporter réparation aux victimes ;\n\n\nEnfin, les organisations signataires demandent instamment aux instances onusiennes de rendre publiques les différentes enquêtes et leurs annexes qu'elles ont mené par le passé et qui, jusqu'à ce jour, ont fait l'objet de blocage dans leur parution et d'une absence de suivi de leurs recommandations\n\n\nContacts presse : \nVéronique de La Martinière, CCFD-Terre Solidaire : (0) 1 44 82 80 64\nClément Boursin, ACAT-France\nJean Jacques Guigon, CGT\nLinda Caille, Defap\nService Communication LDH"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-organisations-francaises-appellent-a-larret-des-exactions-contre-les-civils-et-au-respect-des-droits-de-lhomme/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cote-divoire-des-organisations-francaises-appellent-a-larret-des-exactions-contre-les-civils-et-au-respect-des-droits-de-lhomme/","name":"Côte d’Ivoire, des organisations françaises appellent à l’arrêt des exactions contre les civils et au respect des droits de l’homme - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-25T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:39:38+00:00","description":"Paris, le 25 mai 2011 Après l'investiture officielle d'Alassane Ouattara et plus d'un mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo, bien que la situation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/poser-les-bases-dun-contrat-social-au-niveau-mondial/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/poser-les-bases-dun-contrat-social-au-niveau-mondial/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Poser les bases d’un contrat social au niveau mondial","datePublished":"2010-12-16T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/poser-les-bases-dun-contrat-social-au-niveau-mondial/"},"wordCount":605,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 12 novembre dernier, à Séoul, la France a pris la présidence du G20. Le 1er janvier prochain elle prendra celle du G8. Les G8 et G20 vont donc se dérouler en juin et en novembre sur notre territoire. Pour le CCFD-Terre Solidaire ces sommets seront des temps forts de mobilisation.\n\n\n\nLe 12 novembre dernier, à Séoul, la France a pris la présidence du G20. Le 1er janvier prochain elle prendra celle du G8. Les G8 et G20 vont donc se dérouler en juin et en novembre sur notre territoire. Pour le CCFD-Terre Solidaire ces sommets seront des temps forts de mobilisation.\n\nLe dernier G20 à Séoul s'est avéré particulièrement décevant. En effet, l'agenda du « développement », poussé par la Corée du Sud et présenté dans la déclaration finale du Sommet, reprend les vieilles recettes du « Consensus de Washington » qui ont pourtant échoué : ouverture des marchés, réduction du secteur public, priorité aux exportations pour faire entrer des devises...\nEn un mot, le développement n'est abordé qu'à l'aune de la croissance économique.\nDes théories pourtant contredites par le dernier Rapport sur le développement (le vingtième) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). « Notre recherche, dit le PNUD, a confirmé l'absence de corrélation forte entre la croissance économique et les améliorations en terme de santé et d'éducation (...) Cette relation est même particulièrement limitée pour les pays les plus pauvres ».\n\nLe CCFD-Terre Solidaire était présent à Séoul pour faire valoir ses propositions en lien avec des organisations des sociétés civiles venues du Nord comme du Sud : (réguler la finance, taxer les transactions financières internationales au bénéfice du développement, réguler les marchés agricoles). Le CCFD-Terre Solidaire a facilité la venue d'une dizaine de partenaires du Sud dont, hélas, certains ont été interdits de séjour.\n\nLe G8, G20 et tous les autres grands sommets montrent à quel point la réforme de la gouvernance mondiale aujourd'hui éclatée entre l'ONU, les institutions internationales, les traités internationaux .. est impérative.\nLa gouvernance mondiale que nous appelons de nos vœux doit être participative et basée sur l'accès aux droits fondamentaux. \nComme le dit le professeur Bertrand Badie, « ou nous réussissons avec une stratégie d'inclusion (des Etats) ou nous échouerons avec une stratégie d'exclusion » (Le G20, par exemple, exclut de la discussion 173 autres pays). La place plus grande faite aux pays émergents à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (laissant de côté les pays pauvres) n'est pas suffisante. Le rôle des Nations unies, réformées en profondeur, doit être renforcé. \n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, la gouvernance mondiale doit être basée sur les droits humains. La Déclaration universelle des droits de l'Homme ainsi que ses pactes internationaux ne doivent tolérés aucune exception. Les droits à la santé, à l'éducation, à l'alimentation, au logement, doivent primés sur le droit commercial et financier (d'où l'importance du renforcement des acteurs collectifs de la société civile pour qu'ils puissent revendiquer l'accès à ces droits au Tchad comme Bretagne).\n\nLa finalité de la gouvernance mondiale doit être l'accès de toutes et de tous aux droits fondamentaux.\nC'est notre vision du monde. C'est notre utopie.\nC'est aussi la base d'un possible contrat social au niveau mondial !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/poser-les-bases-dun-contrat-social-au-niveau-mondial/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/poser-les-bases-dun-contrat-social-au-niveau-mondial/","name":"Poser les bases d’un contrat social au niveau mondial - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-16T00:00:00+00:00","description":"Le 12 novembre dernier, à Séoul, la France a pris la présidence du G20. Le 1er janvier prochain elle prendra celle du G8. Les G8 et G20 vont donc se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/geethani-peries-kurukulasuriya-sri-lanka/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/geethani-peries-kurukulasuriya-sri-lanka/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Geethani Peries Kurukulasuriya, Sri Lanka","datePublished":"2005-03-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/geethani-peries-kurukulasuriya-sri-lanka/"},"wordCount":965,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les ouvrières des usines de confection sont astreintes à des conditions de travail proches du bagne.\n\n\n\n\n\nIndustrie textile\nEssayez de voir ce qui se cache derrière ces vêtements !\n\nParis, le 4 mars 2005\n\n\nLes zones de libre-échange sont apparues au Sri Lanka en 1978. Dans son désir d’ouverture économique, le gouvernement avait alors incité les investisseurs étrangers à venir s’installer dans des zones où ils seraient exempts de toute taxation et bénéficieraient d’infrastructures appropriées. Au début, il n’y avait que trois zones de libre-échange, maintenant elles sont au nombre de quatorze et certaines, comme celle de Katunayaka emploient jusqu’à 90 000 filles.\n\nEn attendant, c'est le bagne\n\nLes investisseurs viennent de Corée ou d’Europe, des Allemands et des Français, mais aussi des Etats-Unis. La majorité des entreprises sont des entreprises de confection. Et 93 % de leurs employés sont des jeunes femmes. Venues du monde rural, elles sont âgées de 16 à 30 ans et ne disent vouloir travailler dans ces zones que quelques années, le temps d’économiser un peu d’argent pour avoir une jolie dot et pouvoir se marier. En attendant c’est le bagne !\n\nLorsqu’elles se rendent au travail, il leur faut d’abord montrer patte blanche pour pouvoir entrer dans la zone, interdite à toute personne étrangère aux entreprises, et une fois sur leur lieu de travail, si elles savent bien à quelle heure elles doivent y arriver, elles ne savent par contre pas à quelle heure elles vont pouvoir en partir. Il peut y avoir des dépassements d’horaire, des heures supplémentaires, une collègue de l’équipe de nuit à remplacer au pied levé.\nMais surtout les objectifs journaliers. Chaque fille se voit en effet définir un objectif quotidien et celui-ci doit être atteint à la fin de la journée. Sinon, la direction réduit son salaire. Alors les filles travaillent pendant la pause pour le thé, pendant l’heure de repas. Restent plus longtemps. Tout cela sans se parler. Parce que c’est interdit par le règlement, mais aussi parce qu’elles n’en ont pas le temps. Alignées par rangée d’une trentaine derrière leurs machines.\n\nAu bout de ces rangées, il y a deux « garde-chiottes » qui vérifient que les employées ne se rendent pas plus de deux fois par personne et par jour aux toilettes, comme le précise le règlement. Alors, pour éviter d’enfreindre ce règlement, les filles se retiennent de boire et se détruisent la santé. Toujours pour respecter les cadences imposées.\n\nDes dortoirs sans intimité\n\nSans oublier la question de l’épargne salariale. Nous avons au Sri Lanka un système qui permet à l’employé de faire des économies en bloquant 8 % de son salaire sur un compte et de bénéficier ainsi d’une contribution de 12 % de son employeur sur ce même compte. Au bout de cinq années, les employés peuvent récupérer l’épargne ainsi accumulée. Mais beaucoup de ces jeunes filles n’ont rien vu venir, car si leur patron avait bien retenu les 8 % de leur salaire, ils avaient oublié de verser les 12 % leur incombant.\n\nLeur situation ne s’améliore d’ailleurs guère lorsqu’elles sont en dehors de l’usine.\nCar le gouvernement, dans le cade de son ouverture économique, ne s’est focalisé que sur les investisseurs et n’a absolument rien prévu pour les salariés. Résultat : ce sont les riverains des zones de libre-échange qui se sont occupés de la construction des dortoirs, des baraques devrait-on dire, où vivent ces filles. Le confort y est inexistant. Les chambres sont partagées entre quatre ou cinq personnes et chacune doit se débrouiller avec le minimum d’espace qu’il lui reste pour faire sa cuisine et conserver un peu d’intimité. Et il y a de cela quelques années, il fallait même payer pour avoir une fenêtre… Parfois, il n’y a qu’une seule toilette pour tout le bâtiment et dans ce cas-là, il faut se lever très tôt si l’on veut arriver à l’heure au boulot.\n\nViolence et discrimination\n\nMais, le plus terrible, c’est que ces jeunes femmes ne jouissent d’aucune considération de la part de la société et sont même victime de discriminations matrimoniales. Dans de nombreuses petites annonces publiées dans les journaux locaux, il est souvent clairement écrit : « Inutile de répondre si vous travaillez dans les zones de libre-échange ». Pis, elles sont fréquemment victimes de harcélement sexuel et des cas de viols sont régulièrement enregistrés par la police. Il y a aussi de nombreux avortements. Et ce genre de chose arrive tout aussi bien à l’extérieur de l’usine, quand une fille de l’équipe de nuit rentre chez elle par exemple, qu’à l’intérieur des zones.\nNous faisons ces chemises et ces vêtements dans notre pays, mais les gens qui les portent habitent ici et ne savent pas ce qu’il se passe sur place. Lorsque les représentants de grandes marques, comme Gap ou Columbia, viennent pour visiter les usines, tout est préparé pour que ce soit le plus beau possible. Mais ce n’est qu’un spectacle, ce n’est pas la réalité. Essayez de voir ce qui se cache derrière ces vêtements !\n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet\n\nGeethani Peries Kurukulasuriya, 26 ans, est coordinatrice de la JOC internationale, Asie-Pacifique. Elle est responsable de la formation des jeunes ouvrières au Sri Lanka, travaillant dans l'économie informelle et les zones de libre échange."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/geethani-peries-kurukulasuriya-sri-lanka/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/geethani-peries-kurukulasuriya-sri-lanka/","name":"Geethani Peries Kurukulasuriya, Sri Lanka - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-03-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:37+00:00","description":"Les ouvrières des usines de confection sont astreintes à des conditions de travail proches du bagne. Industrie textile Essayez de voir ce qui se cache","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chronique-dun-rendez-vous-manque-avec-les-societes-civiles-africaines/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chronique-dun-rendez-vous-manque-avec-les-societes-civiles-africaines/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Chronique d&rsquo;un rendez-vous manqué avec les sociétés civiles africaines","datePublished":"2011-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chronique-dun-rendez-vous-manque-avec-les-societes-civiles-africaines/"},"wordCount":2336,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Une fois de plus, le sommet du G8 a accouché d'une souris. Les chefs d'Etat des 8 pays membres réunis à Deauville les 26 et 27 mai 2011 affichaient de hautes ambitions en voulant fonder un nouveau partenariat avec l'Afrique en faveur du développement. \n\n\n\nAlertés par les ONG, dont le CCFD-Terre Solidaire, les représentants des pays membres et leurs partenaires africains ont visiblement échoué à créer une dynamique concrète et décisive en faveur de la souveraineté alimentaire, de l'encadrement des activités des multinationales et de la résolution des conflits et des crises sur le continent africain. Occultée par les enjeux autour du soutien aux révolutions arabes, l'Afrique subsaharienne est quasiment absente de la communication officielle du G8 et de la couverture médiatique du sommet. \n\nSi le CCFD-Terre Solidaire se félicite que, sous l'impact des mobilisations citoyennes dans le monde arabe, l'Egypte et la Tunisie aient fait l'objet de déclarations fortes, il regrette que l'Afrique subsaharienne n'ait pas eu droit au même traitement. Hormis les quelques échanges sur l'aide à apporter à la Côte-d'Ivoire, sur la sécurité régionale (terrorisme, piraterie et trafic de drogue) et sur les investissements privés, l'Afrique subsaharienne a été reléguée au second plan et la question des démocraties et des droits de l'homme dans ces pays n'a été que vaguement rappelée dans la déclaration conjointe G8/Afrique « Valeurs partagées, responsabilités partagées ». Encore une fois l'approche partenariale entre les pays membres du G8, le NEPAD et les pays de l'Union Africaine s'est basée sur une vision clairement utilitariste du développement. \n\n\nIl est clair que le partenariat passé avec le NEPAD et l'Union Africaine est virtuel. Idéologiquement ultralibéral, techniquement creux et politiquement infirme, ce partenariat relève de l'opération de communication et n'aura aucune portée concrète sur les problèmes des peuples africains qui de toute façon n'en attendaient rien. La déclaration conjointe, en ne faisant aucune référence aux sociétés civiles ou aux enjeux réels de la démocratie et du développement, est un non-évènement. Sur ce point, on ne peut que regretter que les états africains présents au sommet, au contraire des gouvernements de transition tunisiens et égyptiens, ne se soient pas montrés à l'écoute des aspirations démocratiques de leurs peuples. \n\nMais aussi, que les pays du G8 n'aient pas, dans leur dialogue avec les pays d'Afrique, apporté plus de souffle sur les exigences en faveur des droits des populations, et d'attention à leurs responsabilités propres dans ce domaine. Présent à Deauville avec des partenaires africains(1) , le CCFD-Terre Solidaire regrette que ce sommet du G8 souligne une fois de plus le manque de vision des pays riches et de leurs partenaires africains qui ne prennent pas en compte les problèmes réels et cruciaux des peuples africains. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire souhaite que soit engagée avec les pays d'Afrique subsaharienne la même démarche qu'avec les pays arabes, à savoir un dialogue qui n'exclue plus les acteurs civils et les forces vives des pays africains. \n\nSouveraineté alimentaire en Afrique : le secteur privé plutôt que la souveraineté alimentaire \n\nAlors qu'en 2009 au sommet de l'Aquila, les Etats membres du G8 s'étaient engagés à débloquer 22 milliards de dollars d'ici 2012 en faveur de la sécurité alimentaire, le rapport « redevabilité » du G8 et la déclaration finale de Deauville font une analyse erronée des résultats de l'initiative. Les sommes réellement versées ne couvrent que 22 % de l'enveloppe prévue. Sur ce point, le G8 se félicite donc d'un échec. Bien que nous accueillions avec bienveillance le renforcement de la méthodologie de l'exercice sur l'efficacité de l'aide et l'inclusion de la société civile pour le suivi, le CCFD-Terre Solidaire déplore l'absence d'engagements concrets permettant d'assurer les investissements annoncés il y a deux ans par l'apport de nouveaux fonds et non la réorientation de financements d'ores-et-déjà planifiés. Il est crucial aujourd'hui de renforcer l'Initiative de l'Aquila afin que les pays membres du G8 puissent atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés, déterminants à l'aube d'une nouvelle crise alimentaire.\n\n« Comme en 2008, le prix des denrées alimentaires flambent mais le G8 ignore l'agriculture familiale ! C'est pourtant la clef du développement des pays d'Afrique » constate Maureen Jorand, chargée de mission souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire. motcle_1413.phplors que le début de l'année 2011 a encore été marquée par un pic des prix des denrées alimentaires, la déclaration conjointe G8 / NEPAD / Union Africaine ne prend pas la pleine mesure de l'importance du soutien au secteur agricole des pays africains. Bien que 30 % des habitants du continent aient faim, elle ne consacre que quelques lignes à cette question fondamentale, sans faire mention de l'agriculture familiale et en faisant du secteur privé l'acteur central du développement rural. Cette absence d'engagement clair souligne une fois de plus le manque de cohérence des politiques en la matière. Ainsi aucune mention n'est faite de la « Déclaration de Maputo sur l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique » par laquelle les chefs d'Etat et de gouvernement africains s'étaient engagés en 2003 lors de la deuxième assemblée extraordinaire de l'Union Africaine, à attribuer au moins 10% des ressources budgétaires nationales à l'agriculture et au développement rural d'ici 2008. Alors que 8 pays seulement ont atteint cet objectif (Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Guinée, Malawi, Mali, Niger et Sénégal), le sommet de Deauville n'aura pas été l'occasion de réaffirmer ces orientations. Les Etats membres du G8, le NEPAD et l'Union Africaine ont ainsi manqué l'occasion d'agir pour la souveraineté alimentaire et le soutien des petits producteurs des pays du Sud. \n\nInvestissement directs à l'étranger : l'Afrique ne doit pas être la zone franche du monde ! \n\nEn utilisant plus de 10 fois l'expression « secteur privé » dans leur déclaration finale, les pays membres du G8 ne voient en l'Afrique qu'un marché prometteur pour la croissance de leurs propres entreprises multinationales. Les dirigeants des pays membres du G8 et du NEPAD semblent continuer de penser que le développement passe uniquement par les investissements étrangers et le seul secteur privé, et continuent de prôner la dérégulation économique, l'ouverture à la concurrence et la libéralisation des marchés. Ils omettent de prendre en compte les effets pervers de ces politiques sur les conditions de vie des populations, des consommateurs et des travailleurs. Les aspects liés à l'éducation ou la santé publique, pourtant importants dans la hausse de l'indice de développement humain, n'ont pas fait l'objet d'initiative ou de décision de la part des participants au sommet. De plus, alors que la déclaration du G8 sur les printemps arabes s'engage sur la restitution des avoirs volés par les régimes déchus, la déclaration G8 / NEPAD / Union Africaine ne fait pas mention des biens mal acquis par certains dirigeants, et de leur restitution. Cette omission regrettable, illustre l'impression du « deux poids deux mesures » très présente dans ce sommet. \n\n« Les pays du G8 n'arrivent pas à trouver un consensus sur la question de la transparence dans le secteur extractif. Or la plupart des entreprises du secteur ont leurs sièges dans ces pays. A fortiori, il sera encore plus difficile de parvenir à un accord plus large pour obtenir des avancées au G20 ou à l'ONU. » Mathilde Dupré, chargée de mission Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.\n\nBien qu'ils aient multiplié les déclarations au sujet de la transparence des industries extractives au cours des années, les pays membres du G8 ont raté une véritable occasion d'aller au-delà de l'Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE). Ils ne sont pas parvenus à un consensus sur un engagement en faveur de régulations contraignantes en matière de transparence financière des entreprises multinationales, pour soutenir l'initiative de régulation mise en place aux Etats-Unis. En restant ouverts à des normes à caractère volontaire pour encourager les entreprises gazières, minières ou pétrolières à rendre des comptes sur les paiements effectués aux Etats, les Etats du G8 renoncent à la mise en place de lois et de règlements contraignants. Sur ce sujet, la déclaration finale envoie donc un message décourageant aux populations des pays pauvres dotés de ressources naturelles(2) . \n\nAntonio Manganella chargé de mission Responsabilité Sociétale des Entreprises au CCFD-Terre Solidaire, déplore que « une fois de plus, aucune conditionnalité en matière de droits humains, de respect de l'environnement et de responsabilité fiscale appliquée aux investissements direct à l'étranger ne soit mentionnée »\n\nLe CCFD-Terre Solidaire déplore que le G8 ignore les avancées récemment réalisées en matière de régulation des entreprises multinationales dans d'autres enceintes. A défaut de promouvoir un modèle de développement durable et économiquement équitable, les pays membres du G8 auraient dû saluer et promouvoir les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme des Nations Unies (qui seront discutés la semaine prochaine au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies). De même la fin du processus de révision des Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales adoptés cette semaine à Paris n'a servi à rien dans ce sommet. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire, attentif aux conséquences économiques, sociales et environnementales des investissements directs étrangers, regrette qu'une fois de plus le sommet du G8 couronne une approche ultralibérale du développement qui ne satisfait pas les besoins fondamentaux des peuples africains. \n\nDes efforts restent à faire dans la recherche de solutions aux causes profondes de l'instabilité \n\nLe CCFD-Terre Solidaire a pris acte de l'engagement des pays membres du G8 à soutenir la démocratie en Afrique. Il restera cependant vigilant sur les attitudes des pays membres du G8 pendant cette année au cours de laquelle plusieurs pays de l'Afrique sub-saharienne connaîtront des processus électoraux à haut risque. Les pays du G8 devront s'illustrer par un appui financier et politique aux processus électoraux comme celui de la République Démocratique du Congo et un rejet clair et déterminé des gouvernements non démocratiques. \n\nLa question de la sécurité dans le Sahel, menacée par des intérêts criminels et terroristes, n'a pas donné lieu à une initiative en faveur d'une solution durable. La promesse du G8 d'assister les pays confrontés au terrorisme est vague et est symptomatique d'une absence de volonté et de vision. Ce qui fait craindre que, sous couvert de lutte contre le terrorisme, les droits des citoyens des pays de la zone soient menacés. Le CCFD-Terre Solidaire, pour qui la solution au problème ne peut pas être que militaire, regrette que cette question ne soit pas abordée avec tous les pays concernés, dans l'écoute des sociétés civiles locales et en privilégiant en faveur le développement de ces zones. \n\nZobel Behalal, chargé de mission prévention et résolution des conflits au CCFD-Terre Solidaire, souligne qu'alors qu'ils contrôlent plus de 80 % du commerce mondial des armes conventionnelles, les pays du G8 ne disent rien sur la régulation de ce commerce. \n\nLa circulation irresponsable des armes conventionnelles représente encore un des principaux fléaux du continent en grevant les budgets nationaux, en participant aux violations des droits de l'homme et en alimentant les conflits armés. Suite à une mobilisation citoyenne mondiale initiée en 2006 via la campagne \"Contrôlez les armes \" et à la résolution 64/48 des Nations Unies, des négociations internationales avaient été ouvertes et se poursuivent. Mais dans leur déclaration les pays membres du G8, ceux du NEPAD et de l'Union Africaine restent silencieux sur la nécessité d'une meilleure régulation du commerce des armes conventionnelles. \n\nEnfin, le soutien à la lutte contre le commerce des « ressources des conflits armés » notamment dans la région des Grands Lacs est mou. Les pays du G8 n'ont pas clairement apporté leur soutien au guide de l'OCDE sur la diligence raisonnable. Pire encore, ils ne se sont pas engagés à l'imposer aux entreprises sous leurs juridictions. \n\nSur ces points, les pays membres du G8 devront développer de gros efforts pour qu'enfin les mots s'incarnent en actions concrètes.\n\nPour en savoir plus: \nDocument de recommandations du CCFD-Terre Solidaire aux pays membres du G8 « Ne vous trompez pas de partenariat avec l'Afrique ! Pour des investissements responsables, la souveraineté alimentaire et une approche concertée des questions de sécurité » . \n\n\nContacts Presse :\n\nNathalie Perramon : 01 44 82 80 67 n.perramon@ccfd.asso.fr\nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 v.delamartiniere@ccfd.asso.fr\n\n(1) Jean-Marc Bikoko, association Dynamiques citoyennes et coordinateur de la plate-forme d'information et d'action sur la dette du Cameroun et Hammadou Boulama, association Alternative Citoyenne (Niger).\n\n(2)   Voir communiqué de presse commun CCFD-Terre Solidaire, OXFAM France, Secours Catholique, Symposium des conférences épiscopales d'Afriques et de Madagascar. « Transparence des industries extractives : les pays du G8 encore loin de répondre aux espoirs des populations du Sud ». 27 mai 2011. \n\n\nA lire : G8 de Deauville : le rendez-vous raté avec les sociétés civiles, Bernard Pinaud, Les Echos, 6 juin 2011"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chronique-dun-rendez-vous-manque-avec-les-societes-civiles-africaines/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/chronique-dun-rendez-vous-manque-avec-les-societes-civiles-africaines/","name":"Chronique d'un rendez-vous manqué avec les sociétés civiles africaines - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","description":"Une fois de plus, le sommet du G8 a accouché d'une souris. Les chefs d'Etat des 8 pays membres réunis à Deauville les 26 et 27 mai 2011 affichaient de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite-envers-la-population-tunisienne/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite-envers-la-population-tunisienne/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité envers la population tunisienne","datePublished":"2011-01-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite-envers-la-population-tunisienne/"},"wordCount":389,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 13 janvier 2011\n\nFace à la mobilisation sociale en Tunisie, le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité envers la population tunisienne. Il est particulièrement préoccupé par le traitement répressif de ce mouvement par les autorités et s'inquiète de la faiblesse et de la lenteur des réactions de la France et de l'Union Européenne à l'égard de leur allié tunisien.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est présent depuis 30 ans en Tunisie où il soutient des organisations de défense des libertés et des organisations de développement. Il est particulièrement préoccupé par la crise actuelle. L'ampleur des mesures répressives mises en place par le gouvernement tunisien face à l'expression de revendications sociales, économiques et politiques de citoyens tunisiens et d'organisations de la société civile atteint un niveau alarmant. L'usage de la violence par les forces de sécurité, qui ont provoqué la mort de dizaines de personnes, les arrestations et les détentions arbitraires constituent des violations manifestes des Droits de l'Homme. \n\nLe mouvement social actuellement en cours en Tunisie s'inscrit dans la continuité des autres mouvements qui l'ont précédé, comme celui du bassin minier de Gafsa, mais il a pris une dimension nationale qui n'avait pas été observée depuis les premières « émeutes de la faim » des années 1980. Les actes de désespoir initialement menés de manière isolée à Sidi Bouzid ont rapidement fait l'objet d'une solidarité, exprimée par des couches entières de la société tunisienne : lycéens, étudiants, diplômés sans emploi, enseignants, avocats, associations de défense des droits humains, sections syndicales et partis politiques d'opposition.\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, ce mouvement s'exprime dans la rue et dans la durée en raison de l'absence d'espaces institutionnels, de dialogue, de débat et de concertation, indépendants du gouvernement. Ses racines sont simples : népotisme, corruption, répression. C'est pourquoi  la lutte contre le terrorisme et la recherche de la croissance économique, soutenus par le gouvernement français et l'Union européenne, ne peuvent en aucun cas justifier la répression des libertés fondamentales. \n\nContacts : Pascale Rachid 01 44 82 81 77 ou Nathalie Perramon 06 82 85 28 82"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite-envers-la-population-tunisienne/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-exprime-sa-solidarite-envers-la-population-tunisienne/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité envers la population tunisienne - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:41:06+00:00","description":"Paris, le 13 janvier 2011 Face à la mobilisation sociale en Tunisie, le CCFD-Terre Solidaire exprime sa solidarité envers la population tunisienne. Il est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-lexploitation-des-migrants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-lexploitation-des-migrants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Contre l’exploitation des migrants","datePublished":"2008-04-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:55:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-lexploitation-des-migrants/"},"wordCount":728,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Victor Ruiz est bénévole au sein du RED, Réseau nicaraguayen de la société civile pour les migrations qui travaille à la défense du droit des Nicaraguayens qui ont migré au Costa Rica, et au soutien des familles restées au pays. \n\n\n\n\nLa migration des Nicaraguayens qui vont chercher du travail au-delà des frontières est un problème national. Ma propre famille est dispersée, au Danemark, en Italie, aux États-Unis et au Costa Rica. Ce dernier pays est la destination favorite des migrants : on estime à 450 000 le nombre de nos ressortissants, hommes et femmes, qui sont partis s’y installer, au moins provisoirement. C’est le chiffre officiel, et il est déjà énorme pour un pays de 5 millions d’habitants. Mais il y en a certainement beaucoup plus, car il s’agit d’une immigration en grande partie illégale, et donc dissimulée. Près de 40 % d’entre eux seraient sans papier au Costa Rica, donc dépourvus de droits et à la merci des autorités et des employeurs.\n\nLe phénomène a commencé à prendre de l’ampleur au début des années 1990, avec la pression des politiques néolibérales, et la privatisation d’entreprises nationales. Notamment les chemins de fer, ce qui a eu pour conséquence la fermeture de certaines lignes « non rentables », et l’isolation de nombreux villages. Pour eux, la crise économique est devenue très aiguë.\n\nPolarisation politique\nÀ ce contexte se sont ajoutées les conséquences économiques de la catastrophe de l’ouragan Mitch de 1998, mais aussi une polarisation absurde de la vie politique, entre les sandinistes et les libéraux : à chaque nouveau gouvernement, on assiste à des licenciements massifs, ainsi qu’à l’approbation de nouvelles lois, sensées marquer le territoire du vainqueur, et soutenues par des instruments juridiques coûteux, mais qui restent inefficaces tant la corruption fait aussi partie du « jeu ». La politique, au Nicaragua, est devenue un facteur de précarité économique, et l’absence de formation centriste, dont l’émergence a plusieurs fois avorté, complique sérieusement l’organisation de la société civile et des ONG… \n\n\nPour les gouvernements précédents, l’immigration n’était pas perçue comme un problème : les sommes renvoyées au pays dépassent le montant des investissements étrangers ou des exportations de café ! Et si ces expatriés rentraient tous, on risquerait l’explosion sociale. Quant au Costa Rica, il n’a pas l’intention d’expulser les illégaux, car ils jouent un rôle économique important dans la production caféière et fruitière ou la construction. C’est une main d’œuvre peu chère et rendue docile par son statut précaire. Cette coïncidence d’intérêts nous a poussé à intervenir aussi du côté costaricien pour défendre les droits de ces personnes.\n\nDérèglements sociaux\nAu pays, les conséquences sont importantes. Le départ des parents crée des troubles notables chez les enfants. Beaucoup d’entre eux restent à charge de grands-parents, ou de frères et sœurs plus âgés. Des confusions psychologiques apparaissent, avec des problèmes de comportement. Les filles sont surchargées de travail, des problèmes sociaux surgissent — délinquance, etc.\n\nLe nouveau gouvernement de gauche a un an d’existence. Que va-t-il se passer ? Je ne vois toujours pas d’actions concrètes sur le dossier des immigrés. Nous avons tenté d’approcher la commission chargée des questions de population à l’Assemblée nationale, mais on ignore s’il existe une volonté politique de prendre le problème à bras de corps. Les organes de la société civile sont généralement perçus de manière équivoque par les politiques, ils redoutent les manipulations par l’opposition.\n\nNotre réseau veut avant tout apparaître comme une force de propositions. Nous avons lancé une campagne de sensibilisation auprès des candidats maires aux prochaines élections municipales de novembre prochain. Quelques-uns d’entre eux — surtout dans les régions de Leon, Sur, ou Esteli, parmi les plus touchées par le phénomène —, ont déjà repris nos propositions pour les migrants — octroi de papier, protection sociale, respect du droit du travail, soutien aux familles restées au pays.\n\nPropos recueillis par Patrick Piro"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-lexploitation-des-migrants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-lexploitation-des-migrants/","name":"Contre l’exploitation des migrants - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-04-08T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:55:14+00:00","description":"Victor Ruiz est bénévole au sein du RED, Réseau nicaraguayen de la société civile pour les migrations qui travaille à la défense du droit des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-caravanes-de-la-via-campesina-sont-en-marche-vers-cancun/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-caravanes-de-la-via-campesina-sont-en-marche-vers-cancun/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les caravanes de la Via Campesina sont en marche vers Cancun","datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-caravanes-de-la-via-campesina-sont-en-marche-vers-cancun/"},"wordCount":658,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Avec six caravanes qui traversent plusieurs régions mexicaines où se déroulent des luttes paysannes sociales et environnementales, ainsi qu'un forum mondial alternatif et une grande mobilisation le 7 décembre à Cancún et dans le reste du monde, entre autres actions, La Via Campesina propose des alternatives à la crise climatique et au manque d'accord entre les gouvernements.\n\n\n\nOn attend plus de 3.000 personnes au Campement Paysan et des Peuples autochtones \"Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale \" que La Via Campesina installera à Cancún à partir du 2 décembre. Seront également présents plus de 70 membres de notre mouvement International en provenance d'autres régions d'Amérique, d'Afrique, d'Europe et d'Asie.\n\nLes Caravanes internationales \"Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale \", co-organisées avec l'Assemblée nationale des victimes environnementales, le Mouvement de libération nationale et le Syndicat mexicain des Electriciens, ont pris le départ ce dimanche 28 novembre.\n\nChaque caravane est partie de 3 régions de la République mexicaine vers la ville de Mexico, avec pour but de dresser la carte de la dévastation environnementale et sociale du pays et de diffuser la conviction que l'agriculture paysanne est primordiale pour alimenter l'humanité et refroidir la planète.\n\nLa Caravane nº 1 part du Cerro de San Pedro, San Luis Potosí, Etat du centre du Mexique, où les entreprises minières canadiennes procèdent à des extractions illégales à ciel ouvert. Le trajet inclut les villes de Dolores Hidalgo, Pachuca et Ecatepec où la population souffre de problèmes de santé à cause de la pollution des rivières, de la surexploitation des nappes phréatiques et d'une urbanisation sauvage.\n\nLa Caravane nº 2 part de El Salto, Jalisco, communauté qui connaît de graves problèmes de pollution des eaux à cause des effluents de la zone industrielle de Guadalajara. Et à Morelia, Tupextepec et Toluca, villes se trouvant sur le trajet, elle sera rejointe par des groupes de professeurs dissidents et le Syndicat mexicain d'Electriciens qui résistent depuis un an suite au licenciement de 44.000 de leurs affiliés et à la fermeture arbitraire de leur source de travail.\n\nLa Caravane nº 3 part du port d'Acapulco, dans l'Etat de Guerrero, situé au sud sur la côte pacifique et se dirigera vers la communauté d'Agua Caliente où le peuple lutte contre l'installation d'un mégaprojet hydroélectrique qui menace les écosystèmes de la région. La caravane traversera des villes comme Chilpancingo, Alpuyeca et Cuernavaca, où se sont déroulées des luttes paysannes et écologiques importantes.\n\nLes trois caravanes arrivent à la Ville de Mexico le 29 novembre. Le lendemain à 11h00, elles participeront au Forum contre la dévastation de l'environnement où interviendront, entre autres, Paul Nicholson, Tom Goldtooth et Ana de Ita. L'après-midi, une Marche internationale « Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale » sera organisée depuis l'Ángel de la Independencia au Zócalo.\n\nLe 1er décembre, la Caravane nº 4 partira de la Ville de Mexico vers Cancún avec en plus deux autres caravanes en provenance d'Oaxaca et de Chiapas. Tout le monde arrivera au campement de La Via Campesina le 3 décembre dans l'après-midi.\n\nDans ces espaces, le mouvement paysan et ses alliés vont exprimer leur refus des fausses solutions, ne cherchant qu'à s'enrichir avec la crise environnementale, comme la géo-ingénierie, les agrocarburants, la REDD, le marché du carbone, les dénommés mécanismes de développement propre et l'intervention de la Banque mondiale.\n\nFinalement, La Via Campesina continuera à exiger que la Convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique adopte les résolutions de la Conférence mondiale des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Terre Mère, ayant eu lieu à Cochabamba, en Bolivie.\n\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-caravanes-de-la-via-campesina-sont-en-marche-vers-cancun/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-caravanes-de-la-via-campesina-sont-en-marche-vers-cancun/","name":"Les caravanes de la Via Campesina sont en marche vers Cancun - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-11-30T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:22+00:00","description":"Avec six caravanes qui traversent plusieurs régions mexicaines où se déroulent des luttes paysannes sociales et environnementales, ainsi qu'un forum","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-indigenes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-indigenes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les indigènes","datePublished":"2007-10-09T14:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:43:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-indigenes/"},"wordCount":207,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les pastorales indigènes doivent beaucoup à Mgr Proaño  (Equateur), « l’évêque des Indiens ». Avec l’aide d’agents pastoraux indiens, les « délégués de la parole », il a créé un important réseau de communautés de base dans les communautés quichuas. En développant des écoles, des centres de soins, de formation chrétienne et sociale.\n\n• Un exemple suivi\nAu Brésil où l’épiscopat crée, en 1972, le Conseil indigéniste missionnaire (Cimi).\nAu Mexique, par Mgr Samuel Ruiz, évêque de San Cristobal de Las Casas, avec les populations mayas du Chiapas…\n\n• En 1985, les lignes directrices de ces pastorales sont rappelées par la Conférence des évêques latino-américains (Département des missions du Celam, septembre 1985).\nEn réponse « au cri des peuples indiens pour réclamer leur autodétermination », engagement est pris de travailler « au sauvetage des cultures indiennes », à la récupération pacifique de leurs terres, au soutien de leur autodétermination, et à « faire nôtres les cultures indiennes, dans un effort renouvelé de l’inculturation de la foi et des agents de pastorale  ».\n\n• Ces pastorales ont contribué au grand élan d’affirmation, culturelle et politique, des Indiens durant les années 1990."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-indigenes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-indigenes/","name":"Les indigènes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-10-09T14:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:43:57+00:00","description":"Les pastorales indigènes doivent beaucoup à Mgr Proaño (Equateur), « l’évêque des Indiens ». Avec l’aide d’agents pastoraux indiens, les « délégués de la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-fete-ses-50-ans/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-fete-ses-50-ans/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 50 ans","datePublished":"2010-09-09T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-fete-ses-50-ans/"},"wordCount":888,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 9 septembre 2010\n\nLe CCFD-Terre Solidaire fête ses 50 ans\n\nCrée en 1961, comme une réponse conjointe de mouvements catholiques et de la conférence épiscopale française en réponse à l'appel de la FAO pour éradiquer la faim à travers le monde, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd'hui la première ONG française de développement.\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, Fêter son cinquantenaire c'est :\n\nCélébrer l'espérance\n50 ans après l'appel de la FAO, et l'engagement de milliers d'hommes et de femmes dans la lutte contre la pauvreté, la faim est toujours au cœur de nos sociétés et la barre du milliard d‘humains victimes de malnutrition a été franchie en 2009.\n\nMais nous faisons le choix de refuser le défaitisme, de ne pas ajouter aux malheurs du monde nos regards d'impuissance.\n\nNous choisissons de porter d'abord notre attention sur ces femmes et ces hommes, nos partenaires du Sud qui, dans les situations de pauvreté les plus dures, se sont battus et ont inventé et mis en œuvre collectivement des actions concrètes pour leur propre développement. Ils ont mis en place des projets économiques, aidé à la structuration de la société civile de leur pays, fait avancer la démocratie. \n\nParfois dans la fragilité, toujours dans l'imagination et le courage, jusqu'au risque de leur vie, ils ont contribué -et contribuent encore aujourd'hui- à créer un monde un peu moins injuste et plus fraternel. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire est fier d'être à leurs côtés par son soutien financier et son action de diffusion de la solidarité internationale dans l'opinion publique française. Le CCFD-Terre Solidaire est promoteur avec d'autres, du partenariat, de l'éducation au développement, du commerce équitable, de la finance solidaire, de l'allègement de la dette des pays pauvres, de la souveraineté alimentaire, etc ...\n\nPartager nos convictions\n\nFêter notre anniversaire, c'est démontrer qu'aujourd'hui comme hier -et nous veillerons à ce qu'il en soit ainsi demain-, les actions que mène le CCFD-Terre Solidaire n'ont de sens que parce qu'elles sont reliées à des convictions.\n\nLes compétences sans les convictions peuvent devenir de la technocratie asséchante. Mais les convictions sans les compétences peuvent se traduire par des actions stériles voire contre-productives.\n\nLa place des convictions est essentielle pour l'humanisation de la mondialisation. \n\nLa première conviction pour le CCFD-Terre Solidaire, c'est la nécessité de dénoncer l'inacceptable. L'inacceptable de la pauvreté et des inégalités dans un monde qui n'a jamais été aussi riche.\n\nLa deuxième conviction est la certitude que, malgré tout, des acteurs sociaux de changement se lèvent dans de nombreux pays et qu'émerge une société civile active et engagée à l'échelle planétaire. \n\nLa troisième est celle de la dignité de chaque personne et de son appartenance à la même famille humaine. L'accès aux droits fondamentaux pour chaque femme et chaque homme est la finalité de notre action.\n\nLa quatrième, c'est l'affirmation que la Bonne Nouvelle Chrétienne n'est pas un gadget social, mais un souffle.\n\nFêter notre anniversaire, c'est approfondir nos convictions et les partager avec d'autres.\n\n.../...\n\nAller vers les autres\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, la célébration de ses 50 ans, représente bien plus qu'une réunion de famille.\n\nCet anniversaire est, pour le CCFD-Terre Solidaire, l'occasion d'aller vers d'autres publics, de sortir à leur rencontre. C'est pour lui, prendre le risque d'être secoué, bousculé dans ses certitudes, de confronter ses approches dans un esprit d'ouverture et de collaboration car le CCFD-Terre Solidaire n'a pas le monopole de la solidarité internationale.\n\nNous inviterons à notre anniversaire de nombreuses organisations d'Eglise, et plus globalement de la société civile, proches de nous, mais ce sera aussi un temps pour « aller vers » des organisations moins proches, des responsables politiques, des responsables d'Eglise, des médias, des jeunes adultes, ...\n\nInventer le monde de demain\n\nLe phénomène de mondialisation est irréversible, mais il doit être davantage régulé. L'interdépendance des peuples et des nations est aujourd'hui une évidence. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le « système-monde » se heurte aux limites de l'écosystème planétaire.\n\nAvec ses partenaires du Sud, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise pour relever les nouveaux défis de l'humanité. \n\nDes pays émergents dépassent des pays industrialisés en terme de croissance économique, rendant obsolète l'approche Nord/Sud de la solidarité internationale. Ces phénomènes nous bousculent et nous invitent à faire évoluer la pensée du développement, à nous interroger sur nos modèles de gouvernance, à faire des propositions pour un développement  humain et solidaire. Inventer le monde de demain en inventant le CCFD-Terre Solidaire de demain !\n\nFêter 50 ans, c'est pour le CCFD-Terre Solidaire, se tourner vers l'avenir et anticiper les réponses pour construire le monde de demain plus juste et plus solidaire.\n\nQue notre anniversaire devienne « avenirversaire » !\n\nGuy Aurenche\nPrésident du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-fete-ses-50-ans/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-fete-ses-50-ans/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 50 ans - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-09-09T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 9 septembre 2010 Le CCFD-Terre Solidaire fête ses 50 ans Crée en 1961, comme une réponse conjointe de mouvements catholiques et de la conférence","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/recherche-dune-problematique-sortie-de-crise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/recherche-dune-problematique-sortie-de-crise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Recherche d’une problématique sortie de crise","datePublished":"2011-01-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/recherche-dune-problematique-sortie-de-crise/"},"wordCount":2100,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Au seuil de 2011, Madagascar entame une troisième année de Transition, et ses politiciens sont toujours à la recherche d'une problématique sortie de crise. Il n'est sans doute pas excessif d'en conclure que les hommes politiques continuent à entretenir le désaccord, tout en profitant au maximum d'une situation qui profite au plus grand nombre d'entre eux. Après ces 24 mois d'attente, où en sont le pays, les institutions et les citoyens ?\n\n\n\nA ce jour, trois avancées significatives vers une solution définitive méritent d'être mentionnées. La première est relative à la mise en place de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante). Son inexpérience a été flagrante lors du dernier scrutin, et des améliorations peuvent être apportées à son organisation et à son fonctionnement. Ceci étant, il est souhaitable que les diverses oppositions acceptent de l'intégrer. La seconde concerne l'adoption de la constitution de la IVème République le 17 novembre 2010. Que l'on y soit favorable ou hostile, ce texte a été adopté au suffrage universel. En dépit de ses faiblesses et ses incohérences, il est désormais la constitution de Madagascar. La troisième avancée est la création des assemblées qui ont remplacé la Haute Autorité de Transition : le CT (Congrès de la Transition, 256 membres, censé tenir lieu d'Assemblée nationale) et le CST (Conseil Supérieur de la Transition, 90 membres, censé tenir lieu de Sénat). Ces institutions, dépourvues de légitimité populaire, sont là pour aider à la gestion courante du pays et à la mise en place rapide des institutions démocratiques prévues par la nouvelle Constitution. Elles ont donc vocation à disparaître au plus vite, au profit d'élus du peuple.\n\nHalte à la boulimie des politiciens\n\nMais depuis la création de ces institutions provisoires, le citoyen médusé assiste à une surenchère boulimique dans la revendication des places et des avantages matériels. A croire que les politiciens ont perdu le plus élémentaire patriotisme, et jusqu'au sens de la mesure et de la décence. Leur seul objectif semble être de s'installer, pour consolider et accroître leurs privilèges.\n\nDu point de vue des rémunérations, circulent les chiffres les plus extravagants. Combien ont touché les membres de la HAT : 20 à 25 millions d'Ariary par mois, sans compter les indemnités en grand nombre, les per diem et autres avantages annexes ? Combien touchent les membres du CT et du CST ? Le silence et le refus de transparence de la part de tous les concernés, anciens et nouveaux, inquiètent. Qu'ont-ils donc à cacher, sinon des rémunérations sans proportion avec le salaire normal d'un travailleur, même qualifié, et des avantages dont la seule liste connue devrait faire honte à leurs bénéficiaires : indemnités de logement et de déplacement, primes pour le carburant et les consommations téléphoniques, assistants parlementaires, etc.\n\nLa Transition justifie son arrivée au pouvoir par le besoin de changement manifesté par les citoyens. Les rémunérations des politiques devraient constituer le premier terrain d'application de cette volonté de changement, en mettant un terme aux dérives dont abusent les politiciens. Ils ne sont pas élus, faut-il le redire encore, et à ce titre ils ne sont représentatifs de rien et de personne. Leurs salaires devraient donc être à la mesure du travail fourni. Est-il normal que des politiciens anonymes gagnent plus qu'un chef d'entreprise ? Et si l'on demandait aux citoyens, qui payent leurs politiciens par le biais de leurs impôts, quel salaire maximum ils consentiraient à accorder aux politiciens, tous avantages compris ?  \n\nEt voici que ces gens, qui ne sont pas élus mais se targuent de parler et de décider au nom du peuple, marchandent à nouveau des prétentions exorbitantes. Rien ne justifie des émoluments aussi faramineux, car ils n'ont pas à se déplacer dans une quelconque circonscription, n'étant élus par personne. Ils n'ont pas à faire de réunions pour rendre compte de leur activité parlementaire, puisqu'ils n'ont pas de mandat électoral. Mais peut-être exigent-ils ces subsides pour mieux financer leur future campagne électorale ? C'est dire assez que leur travail de congressistes et de conseillers est loin d'être leur préoccupation primordiale ! \n\nDu point de vue de l'effectif de ces assemblées, les prétentions sont tout aussi inacceptables. Ne parle-t-on pas de 500 congressistes, près de 200 conseillers, ainsi que d'un gouvernement dit d'union nationale de 50 ministres ? Notons au passage que le récent gouvernement d'union nationale de la Tunisie en Transition, mis en place quelques jours après la démission de Ben Ali, compte 19 membres. Pourquoi en faudrait-il 50 à Madagascar, et deux ans après le début de la Transition, sinon pour satisfaire le plus grand nombre d'ambitions personnelles ? Quel aveu d'incompétence et d'inconscience... \n\nOutre qu'il n'existe dans la capitale aucune infrastructure pouvant accueillir en permanence une assemblée de 500 parlementaires (et combien d'assistants parlementaires ?), pourquoi multiplier ces postes finalement inutiles ? Les politiciens qui y ont été nommés n'ont aucun droit à y rester, ils peuvent être remplacés par d'autres qui seraient estimés plus « représentatifs » des différents courants politiques. Les partis concernés n'ont pour la plupart aucune légitimité populaire, ne s'étant jamais soumis au verdict des urnes. Il s'en créé tous les jours, groupuscules qui édictent leurs exigences : même si certaine presse se fait l'écho de l'un ou l'autre, de quel droit et au nom de qui parlent-ils ? En attendant que des élections législatives leur donnent et la légitimité de parler et le pourcentage des sièges auxquels ils peuvent prétendre, un représentant par parti officiellement enregistré serait largement suffisant au sein du Congrès de la Transition. \n\nEnfin, Congrès et Conseil Supérieur de la Transition sont censés ne durer que quelques mois seulement, s'il est vrai que députés et sénateurs doivent être élus en 2011. A quoi bon, dans ces conditions, multiplier les sinécures ? Une institution transitoire se doit d'être limitée dans ses effectifs, exemplaire dans son fonctionnement, économe de l'argent public, modeste dans ses projets, et transparente dans ses décisions.\n\nIl vaudrait la peine de procéder à une analyse coûts/avantages qui compare le coût d'une opération pour le pays, avec les avantages qu'il en retire. Si le coût de la Haute Autorité de Transition et des actuels CST et CT était et est sans proportion avec les résultats obtenus, à plus forte raison l'est-il si l'on considère le projet de porter ces assemblées à 100 et 500 membres, avec un gouvernement de 50 ministres. Il serait facile, si nos dirigeants autoproclamés pratiquaient la transparence promise, de savoir ce que coûtent ces institutions, et ce que coûteront celles à venir. En contrepartie, quel bénéfice en a tiré le pays, combien de lois ont-elles été adoptées, en quoi les conditions de vie de la population se sont-elles améliorées? Il conviendrait aussi de mentionner les mesures qui n'ont pas été prises, en matière d'insécurité interne, de pillage des ressources naturelles, de détournement de fonds publics, etc.\n\nSortir du transitoire\n\nIl tarde aux citoyens de voir s'achever une Transition gérée par des responsables cooptés, que certains s'efforcent pourtant de faire durer. Car un citoyen veut des dirigeants issus de son libre choix, alors que les dirigeants désignés ne sont représentatifs que d'eux-mêmes. \n\nQue le Président de la Transition prenne donc ses responsabilités : c'est à lui qu'il revient de mener cette Transition à son terme. Qu'il cesse d'apparaître comme l'otage d'un entourage à la réputation douteuse. Qu'il assume les pouvoirs que lui donne la nouvelle constitution dans ses dispositions transitoires (art. 165), pour imposer un cadre électoral réaliste et définitif. Depuis un an, le citoyen éberlué assiste au défilé d'échéances annoncées, jamais tenues, toujours reportées. A ce jour, aucune date n'a été respectée, et nul ne sait aujourd'hui, si ce n'est que 2011 est décrétée « année électorale », quand auront lieu les échéances majeures : législatives et présidentielles, municipales et régionales...  \n\nCes reniements successifs ont un effet déplorable mais mérité sur la crédibilité des responsables de la Transition, et accréditent l'idée que leur seul objectif est de se maintenir à la place qui est la leur. Mener la Transition à terme implique, plus que jamais, l'imposition et le respect scrupuleux d'un calendrier électoral qui ne soit pas systématiquement remis en question. Il revient à ceux qui sont en charge de l'Etat d'obliger tous les acteurs à s'y conformer. C'est pour cela qu'ils sont en charge d'une Transition, afin qu'elle se termine au plus vite.\n\nSe pose également, dans ce contexte, la question des relations qu'entretient la classe politique avec l'argent. Le Bianco a récemment fait savoir que seuls 7 ministres avaient satisfait à l'obligation de déclarer leur patrimoine au moment d'entrer en fonction. Il est logique d'en conclure que ceux qui ne se sont pas conformés à la loi ont des choses à cacher. Pourquoi la justice s'en prend-elle alors aux petits délinquants, lorsque ceux qui dirigent l'Etat ne se conforment pas à la loi ? De même, avant les élections municipales avortées du 20 décembre 2010, les candidats s'étaient insurgés parce qu'il leur fallait justifier de l'état 211-bis, qui prouve qu'ils ont bien payé leurs impôts et leurs taxes ; et le pouvoir de la Transition avait cédé à leurs demandes, les dispensant de cette obligation. Les citoyens savent désormais que non seulement la grande majorité de nos hommes politiques ne sont pas en règle avec le fisc, mais que le pouvoir entérine cette illégalité flagrante de la part de futurs élus du peuple ! Nos hommes politiques n'auraient-ils donc plus ni déontologie ni éthique ?\n\nCe qui est transitoire ne doit pas durer. Une Transition de deux ans, sans qu'aucun scrutin pour la mise en place d'institutions pérennes n'ait été tenu, témoigne de l'échec de l'ensemble de la classe politique. Car les blocages viennent de tous les politiciens, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition. Le citoyen est largement au courant de ce qui oppose les uns et les autres : le partage du « gâteau ». En effet, chacun s'estime en droit d'accaparer les postes les plus juteux pour lui et pour les siens. Absence de vision nationale et mépris du bien commun, égocentrisme et boulimie financière, refus de laisser la place aux jeunes quand arrive le grand âge, tout cela concourt à l'échec des régimes successifs, qui pourrait être aussi celui de l'actuelle Transition. On ne cessera de le dire, toute la classe politique est en cause.\n\nIl en va de même, malheureusement, de la société civile. Loin de respecter l'apolitisme qui fait leur identité, nombre d'associations sont devenues le paravent d'engagements politiques, ou l'antichambre en vue d'accéder au pouvoir. Les mêmes travers se retrouvent dans le corporatisme des grands corps de la nation, au détriment de leur raison d'être qui est le service désintéressé au profit de la patrie et des citoyens. Les revendications de magistrats, enseignants chercheurs, militaires, médecins et paramédicaux, administrateurs civils, journalistes et ecclésiastiques, ne sont-elle pas le résultat de la surenchère des politiques ?\n\nDe ces travers, il est urgent de sortir. Mais qui le veut sincèrement ? le SeFaFi propose alors de renoncer au mythe de l'unanimité, et de reconnaître que les opinions sont diverses et parfois inconciliables. Il faudra donc que ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime de la Transition s'érigent en partis d'opposition et soient reconnus comme tels par les autres, dans l'esprit de l'article 14 de la nouvelle constitution. Ainsi seront reconnus les droits du pouvoir et la légitimité de l'opposition."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/recherche-dune-problematique-sortie-de-crise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/recherche-dune-problematique-sortie-de-crise/","name":"Recherche d’une problématique sortie de crise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:38:28+00:00","description":"Au seuil de 2011, Madagascar entame une troisième année de Transition, et ses politiciens sont toujours à la recherche d'une problématique sortie de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-limpunite-doit-cesser/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-limpunite-doit-cesser/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sri Lanka, L’impunité doit cesser","datePublished":"2011-10-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-limpunite-doit-cesser/"},"wordCount":739,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 7 octobre 2011\n\nAlors que la situation des droits de l'homme reste dramatique, la société civile sri lankaise, soutenue par le secrétariat général des Nations unies, demande une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. \n\nDepuis longtemps, les défenseurs des droits de l'homme sri lankais se battent contre l'impunité (voir Fdm 253). Aujourd'hui, ils s'appuient sur un rapport d'experts, nommés par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, rendu public fin avril 2011, qui estime « crédibles les accusations de violations graves des droits de l'homme par les rebelles tamouls et les forces gouvernementales au cours des derniers mois de la guerre civile en 2009 ». Il considère aussi que « certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. » A ce jour, le gouvernement sri-lankais persiste à faire la sourde oreille.\n\nPourtant, la situation des droits de l'homme ne s'améliore guère depuis 2009, comme nous le décrit Brito Fernando, président de Right to Life Human Rights Center, venu plaider la cause de son peuple au Conseil des droits de l'homme des Nations unies à  Genève : « Les meurtres et disparitions de militants des droits de l'homme se poursuivent. Le président Mahinda Rajapaksa les qualifie de traîtres à la nation, en particulier quand ils sont d'origine tamoule. Les médias sont sous contrôle gouvernemental et sont utilisés pour répandre l'idéologie d'une conspiration de l'ouest qui financerait les organisations de droits de l'homme. Des meurtres et menaces se multiplient contre les journalistes. 37 d'entre eux ont été tués depuis 2005 et ils sont nombreux à avoir quitté le pays. Les principaux partis politiques d'opposition ont été mis en pièces. En offrant de l'argent, des portefeuilles ministériels ou en agitant des menaces, le président a réussi à diviser et briser toute opposition. Enfin, les militaires sont placés aux postes stratégiques, dans les conseils provinciaux et les ambassades. »\n\nSur le terrain, la reconstruction prend un drôle de visage. De grands travaux d'infrastructure voient le jour, essentiellement des projets touristiques ou militaires financés notamment grâce à des prêts accordés par la Chine,  mais aussi par la Banque mondiale ou le FMI, sans conditions sur le respect des droits de l'homme. Paysans et pêcheurs sont chassés de leurs terres. « Nous avons néanmoins remporté notre première victoire depuis 2009, souligne Herman Kumara, directeur de NAFSO, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Sur la lagune de Negombo, le gouvernement projetait de construire un port pour hydravions-taxis touristiques. Un projet qui aurait bouleversé la vie des habitants de la région. Grâce à une mobilisation multiple et conjointe de pécheurs, médias, défenseurs des droits de l'homme... nous avons réussi à empêcher cette opération. Cette victoire commune prouve qu'il y a de l'espoir quand les gens se regroupent. Ainsi, nous sommes en train de créer une nouvelle coalition réunissant des personnes expulsées originaires de toutes les régions du pays. » \n\nMobilisée sur le terrain, la société civile sri-lankaise appelle aussi la communauté internationale à réagir fermement. « Nous lui demandons d'exhorter le gouvernement de Colombo à respecter les conventions des Nations unies ratifiées par le Sri Lanka, notamment la Convention des droits de l'homme. Nous souhaiterions aussi qu'elle demande au gouvernement l'ouverture d'enquêtes pour torture et violations des droits de l'homme ». Enfin, Brito Fernando insiste sur l'impact des sanctions économiques. En effet, face au refus de Colombo de coopérer sur les questions de droits humains, l'Union européenne (UE) a suspendu en août 2010 ses accords de préférence généralisée avec le Sri Lanka. Si pour l'instant cette décision n'a pas eu d'impact économique direct car le pays a pu écouler sa production sur d'autres marchés comme la Chine, l'Iran ou la Russie, cette sanction n'est pas neutre. Elle range, sur la scène internationale, le Sri Lanka au banc des nations « voyous ». Une image à laquelle Colombo, qui mise sur le tourisme occidental pour renflouer les caisses de l'Etat, n'est pas insensible...\n\nViolaine Plagnol"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-limpunite-doit-cesser/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sri-lanka-limpunite-doit-cesser/","name":"Sri Lanka, L’impunité doit cesser - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:28:36+00:00","description":"Paris, le 7 octobre 2011 Alors que la situation des droits de l'homme reste dramatique, la société civile sri lankaise, soutenue par le secrétariat","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lemergence-de-la-crise-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lemergence-de-la-crise-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’émergence de la crise alimentaire","datePublished":"2009-10-01T16:52:00+00:00","dateModified":"2024-12-17T13:59:47+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lemergence-de-la-crise-alimentaire/"},"wordCount":1720,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Crise alimentaire mondiale","Faim","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les causes de la crise alimentaire mondiale qui a frappé en 2008 ont déjà fait l’objet de nombreuses publications et certains aspects méritent qu’on s’y attarde. Tout d’abord, la crise alimentaire est liée à la crise climatique. Ensuite, l’augmentation du prix des denrées alimentaires en 2008 n’a fait qu’exacerber une crise alimentaire bel et bien présente qui était le fruit de 25 années de désinvestissement dans l’agriculture dans les pays en voie de développement. Et enfin, la récession économique mondiale aggrave elle aussi la crise alimentaire.\n\nA. Faire face à la pénurie : des ressources naturelles épuisées \nEn 2008, le Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale (WDR-2008), intitulé « L’agriculture au service du développement », a tiré la sonnette d’alarme au sein de la communauté internationale : « L’agriculture consomme 85 % des ressources mondiales en eau et le secteur contribue à la déforestation, à l’appauvrissement des sols et à la pollution. » Le problème de l’eau est à prendre particulièrement au sérieux. Selon le WDR-2008, un tiers de la population rurale des pays en voie de développement vit « dans des régions caractérisées par un stress hydrique fréquent qui limite la production agricole » et « de nombreux pays connaissent une précarité en eau déjà sérieuse qui s’intensifie ».\n\nLe Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que 13,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont imputables à l’agriculture (2004). Si l’on y ajoute les émissions produites à la fois directement et indirectement par le système alimentaire, la contribution de l’agriculture pourrait se chiffrer entre 16 et 30 %. L’agriculture est également le premier secteur à pâtir du changement climatique. Par exemple, le GIEC a conclu qu’en Afrique subsaharienne, la production agricole pourrait diminuer de 50 % d’ici 2020.\n\nLa pression qui ne cesse d’être exercée sur les ressources naturelles contribue à diffuser la compétition foncière. « L’accaparement de terres » se développe et défavorise les producteurs dépourvus de ressources : ils ne disposent ni du capital politique ni des moyens financiers qui leur permettraient de s’affirmer face aux grands propriétaires terriens, aux gouvernements locaux ou aux entreprises étrangères qui leur confisquent leurs terres. La production industrielle de matières premières énergétiques destinées aux agrocarburants a favorisé l’utilisation non durable des sols. Par conséquent, des populations sont déplacées et des écosystèmes fragiles subissent encore plus de menaces. En Indonésie par exemple, les plantations de palmiers à huile se développent à une vitesse rapide au détriment des forêts vierges et des moyens de subsistance des communautés locales.\n\nB. Une crise qui aurait pu être évitée \nLe WDR-2008 n’a laissé planer aucun doute : les secteurs agricoles et ruraux ont souffert de la négligence et du manque d’investissement au cours de ces 25 dernières années. Bien que d’aucuns aient qualifié la crise alimentaire de 2008 de « tsunami silencieux » ou de « tempête idéale », suggérant en ces termes que rien n’aurait pu être fait pour l’éviter, il est impossible d’ignorer le rôle des politiques imparfaites dans l’affaiblissement de la résistance des communautés rurales du monde entier.\n\nAu cours des dernières décennies, les mutations politiques fondamentales appliquées par les programmes d’ajustement structurel de la Banque mondiale et du Fonds monétaire internationale (FMI) et promues par le cycle d’Uruguay des négociations commerciales de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) se sont inspirées de la foi dans les vertus d’auto-régulation des marchés libres. Les négociations commerciales internationales, largement encadrées par les Etats-Unis et l’Union européenne, se sont efforcées de développer le commerce et de libérer les marchés du joug des interventions gouvernementales. Mais dans de nombreux exemples, au lieu d’instaurer des marchés plus justes, elles ont eu pour conséquence de renforcer la position des acteurs les plus puissants, notamment des entreprises transnationales.\n\nLe raisonnement qui sous-tend ces politiques était le suivant : le commerce international allait donner naissance à de nouveaux marchés d’exportation, qui allaient à leur tour se traduire par de nouvelles formes de richesses pour les pays exportateurs en voie de développement. On considérait également que les importations bon marché représenteraient la solution idéale pour répondre aux objectifs en termes de sécurité alimentaire. Cette théorie n’a cependant pas survécu à la réalité, dans la mesure où certains pays ont cessé d’investir dans le développement agricole et rural, entraînant alors un déclin de leur capacité de production à long terme. Les petits agriculteurs, incapables d’assurer leur survie en périodes de prix bas, se sont vus contraints d’abandonner l’agriculture et de migrer vers les zones urbaines. Ces réformes politiques ont accru la dépendance des pays les moins avancés (PMA) aux importations alimentaires. Par conséquent, lors de la hausse des prix de 2007/2008, les populations aux maigres revenus se sont retrouvées dans l’incapacité de s’approvisionner en nourriture de base car leur pouvoir d’achat ne parvenait pas à s’aligner sur le prix des importations.\n\nC. Des menaces supplémentaires liées à la récession économique mondiale\nEn 2007 et 2008, plusieurs décennies de politiques inadéquates sont venues se greffer à la crise financière mondiale et ont contribué à répandre dans une large mesure la crise de la sécurité alimentaire. Lorsque la crise des « subprimes » a fait son apparition à l’été 2007, les spéculateurs se sont soudain désintéressés des actifs financiers à risque pour reverser des sommes sans précédent sur le marché des produits de base, créant par la même occasion une « bulle des prix alimentaires mondiaux », qui a fait gonfler les prix à des niveaux historiques. La bulle a éclaté au cours de l’été 2008 et les prix des produits de base se sont subitement effondrés.\n\nAlors que la crise économique mondiale se développe après le crash financier, la sécurité alimentaire mondiale fait l’objet de plus en plus d’inquiétudes. La crise économique mondiale implique :\n\n• Une augmentation de la pauvreté dans les pays en voie de développement en raison de la propagation du chômage, parallèlement à une baisse des dépenses des ménages dans les pays développés, qui se manifeste par une chute des revenus pour les travailleurs migrants et une diminution des salaires. Cette situation impose de nouvelles contraintes sur l’accès à la nourriture.\n\n• Un accès au crédit, notamment au micro-crédit, plus difficile, qui empêche les agriculteurs d’investir afin d’augmenter leur capacité de production.\n\n• Un désengagement de la part des pays développés face au thème de la pauvreté dans le monde, car ils sont plus occupés à tenter de pallier les conséquences de la crise à l’intérieur de leurs frontières. L’incertitude plane plus que jamais sur le déboursement de l’Aide publique au développement (APD) et les efforts menés pour résoudre la crise financière ont relégué l’agriculture à la dernière place de l’agenda politique mondial.\n\n Indonésie :\nLe choix de l’exportation met la sécurité alimentaire en péril \nSelon Dwi Astuti de l’ONG indonésienne Bina Desa : « Au fil des ans, le FMI, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement ont favorisé le vote de lois visant à institutionnaliser la libéralisation totale du secteur agricole indonésien. Ils ont procédé par l’intermédiaire de programmes d’ajustement structurel et de lettres d’intention. Le programme NES (Nucleus Estate and Small Holder Scheme) est l’un de ces programmes qui va dans le sens de la libéralisation. Les institutions financières internationales (IFI) ont également contribué à certains projets, tels que le projet d’administration foncière (LAP 1995-2020), qui facilite le processus de mise à disposition des terres au bénéfice de la croissance du chiffre d’affaires à travers le pays [...] ainsi que leur investissement dans les ressources en eau et les projets du secteur de l’irrigation. Aujourd’hui, en raison de la crise alimentaire qui s’est récemment abattue sur le pays et malgré les promesses des IFI d’augmenter la productivité, le pays n’est pas auto suffisant en aliments car la production agricole, à l’exception du riz, est de plus en plus destinée à l’exportation. Les IFI encouragent également les projets liés aux agrocarburants dans le pays. Le gouvernement indonésien a consacré 20 millions d’hectares aux plantations d’agrocarburants. » \n\nPour plus d’informations, consultez la page du Réseau pour la Souveraineté Alimentaire en Asie Pacifique (APNFS) sur http://www.apnfs.net/ (APNFS est un partenaire du CCFD-Terre Solidaire)\n\n Sénégal :\nAugmentation de l’insécurité alimentaire \nAu Sénégal, un pays qui importe 60 % de ses besoins céréaliers, la hausse des prix de 2008 s’est fait âprement ressentir. Selon le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), l’organisme cadre des syndicats d’agriculteurs du pays, « la crise alimentaire a frappé de plein fouet le Sénégal par des hausses vertigineuses et généralisées des prix, accompagnées de pénuries fréquentes. En ville comme en campagne, ce sont les ménages les plus pauvres qui ont été le plus durement éprouvés. Le nombre de repas journaliers a diminué dans 33 % des ménages. Le phénomène du Gobar Diassi (préparer un repas et le manger en plusieurs fois) s’est répandu. La qualité nutritionnelle des repas familiaux a baissé dans 22 % des cas. Les dépenses de santé ont chuté considérablement. Les enfants sont retirés de l’école. » \n\nSource : Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux, Compte-rendu de l’atelier international sur la « crise alimentaire : les voix paysannes vers les voies de la souveraineté alimentaire, » Dakar, janvier 2009."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lemergence-de-la-crise-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lemergence-de-la-crise-alimentaire/","name":"L’émergence de la crise alimentaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-10-01T16:52:00+00:00","dateModified":"2024-12-17T13:59:47+00:00","description":"Les causes de la crise alimentaire mondiale qui a frappé en 2008 ont déjà fait l’objet de nombreuses publications et certains aspects méritent qu’on s’y","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignages-sur-les-discriminations/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignages-sur-les-discriminations/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Témoignages sur les discriminations","datePublished":"2005-01-01T17:46:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignages-sur-les-discriminations/"},"wordCount":443,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une aide réservée aux « bons thaïlandais »\n\n\nL’aide d’urgence cible uniquement les nationaux Thaïs et seule une petite portion parvient aux non Thaïs. Et même parmi les Thaïs, peu de cas est fait des musulmans. Cela est dû à la rébellion musulmane dans le Sud. Tous les dons pour l’urgence doivent passer par le gouvernement et c’est pour cela que nous devrons trouver un moyen de court-circuiter les autorités sinon, les autorités locales se tailleront la part du lion. Rappelons-nous du traitement réservé aux réfugiés laotiens, cambodgiens et vietnamiens durant les années soixante-dix…\n\nDe Ewob, Thaïlande.\n\n\n\n\nLes Birmans accusés de se livrer à des pillages dans les hôtels de la côte…\n\n\nSelon, l’OMS, la plupart des travailleurs Birmans étaient au travail dans ces zones côtière le 26 décembre. Très rapidement après que le Tsunami ait frappé, toutes les ambassades étrangères ayant des ressortissants dans le Sud se sont rendues à Phuket afin de mettre en place des centres d’accueil, à l’exception de l’ambassade de Birmanie. D’ailleurs, la Birmanie a attendu un don de la Chine pour reconnaître officiellement que la Birmanie avait également été touchée.\n\nDans les premiers temps les besoins de ces immigrés birmans étaient importants (assistance alimentaire, protection juridique etc..). La situation s’est alors vite dégradée lorsque qu’un journal local a violemment accusé les immigrés birmans de se livrer à des pillages dans les hôtels de la côte. Les services d’immigration ont alors procédé à des arrestations de Birmans pour les expulser vers la Birmanie. Dans le même temps, les autorités birmanes ont fermé leurs frontières laissant ainsi ces personnes sans solution. Une coordination d’ONG locales s’est ainsi mobilisée afin de traiter les différents problèmes rencontrés par ces personnes. Aujourd’hui encore la police et les services d’immigration thaïlandais continuent de faire pression sur les travailleurs immigrés ainsi que sur les travailleurs sociaux qui travaillent à leur côté.\n\nDe Altsean, Thaïlande.\n\n2000 Birmans expulsés\n\nLes autorités thaïes profitent des suites du tsunami pour faire le ménage parmi les indésirables. Travailleurs illégaux de facto depuis la perte de leurs papiers dans la catastrophe, accusés d’être à l’origine de la criminalité post-tsunami (pillages, vols), 2000 travailleurs birmans auraient été renvoyés vers la province de Koh Song, Birmanie. La Birmanie ne les laisse entrer qu’au compte-goutte…\n\nSource : Asian Human Rights Commission"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignages-sur-les-discriminations/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/temoignages-sur-les-discriminations/","name":"Témoignages sur les discriminations - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-01T17:46:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:38+00:00","description":"Une aide réservée aux « bons thaïlandais » L’aide d’urgence cible uniquement les nationaux Thaïs et seule une petite portion parvient aux non Thaïs. Et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-aidons-largent-240-000-cartes-postales-envoyees-et-6-000-fans-sur-facebook/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-aidons-largent-240-000-cartes-postales-envoyees-et-6-000-fans-sur-facebook/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Campagne « Aidons l’Argent » : 240 000 cartes postales envoyées et 6 000 fans sur Facebook","datePublished":"2011-03-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-aidons-largent-240-000-cartes-postales-envoyees-et-6-000-fans-sur-facebook/"},"wordCount":678,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse - Vendredi 4 mars 2011\n\n\nA moins de trois mois du G8 sous présidence française de Deauville, la mobilisation citoyenne s'accélère autour de la campagne du CCFD-Terre Solidaire, Aidons l'Argent à quitter les paradis fiscaux. Son objectif est d'obtenir lors du G20 de Cannes, en novembre, un renforcement des sanctions à l'encontre des paradis fiscaux. En accueillant des dizaines de milliards d'euros non soumis à l'impôt, ces territoires opaques hypothèquent le développement des économies au Nord comme au Sud. Chaque année, ce sont 800 milliards d'euros qui quittent les pays en développement vers les paradis fiscaux, soit 125 milliards de recettes fiscales en moins pour financer leurs politiques publiques. En cause, les pratiques de certaines multinationales qui bénéficient de ce hold-up financier.\n\n\nLes paradis fiscaux vont jusqu'à couvrir les détournements de fonds massifs mis en place par des régimes dictatoriaux, comme l'ont encore démontré les cas des présidents déchus Ben Ali ou Hosni Moubarak. Pour le CCFD-Terre Solidaire, il est urgent que la France à la tête du G20 impulse des sanctions efficaces contre la criminalité financière.\n\n\nLes chiffres de la campagne\n\n\n- Plus de 75 000 internautes sont venus s'informer sur aidonslargent.org et la page Facebook recense plus de 6 000 fans.\n\n\n\n Près de 240 000 cartes postales ont  été envoyées par la poste ou par le web. Cette mobilisation citoyenne doit interpeller les pays du G20, notamment la présidence française, pour qu'ils s'engagent à agir concrètement contre l'évasion fiscale.\n\n\nUne campagne de dimension internationale\n\n\nLors du dernier Forum Social Mondial à Dakar, des organisations de la société civile de trois continents, notamment Latindadd (Amérique latine) et Tax Justice Network Africa, ont rejoint le CCFD-Terre Solidaire pour lancer une campagne internationale contre les paradis fiscaux.\n\n\nDans le prolongement d'Aidons l'Argent, cette campagne mondiale cible les dirigeants du G20 et Nicolas Sarkozy en particulier. Le site internet http://www.g20stopparadisfiscaux.org/ traduit en 7 langues est l'un des principaux outils de la mobilisation.\n\n\nDes politiques s'expriment sur la campagne\n\n\nAprès Eva Joly (magistrate, eurodéputée) et François d'Aubert (Forum mondial sur la Transparence), Gilles Carrez (député UMP, rapporteur de la commission des finances) et Cécile Duflot (Europe Ecologie-Les Verts) ont accepté d'apporter leurs éclairages sur le sujet, dans une vidéo en ligne sur le site Aidonslargent.org. Lors du Forum Social Mondial de Dakar, Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a été informée de la campagne par le délégué général du CCFD-Terre Solidaire, et le Parti Socialiste la soutient maintenant officiellement.\n\n\nDes collectivités locales s'engagent\n\n\nTreize régions, dont l'Île-de-France, sensibilisées par la campagne aux enjeux de la lutte contres les paradis fiscaux, ont déjà décidé d'imposer plus de transparence à leurs partenaires financiers. Certaines collectivités locales envisagent de prendre des mesures contraignantes contre les banques récalcitrantes.\n\n\nDes rapports de référence\n\n\nLa campagne Aidons l'Argent s'appuie sur une solide expertise, comme en témoigne la publication par le CCFD-Terre Solidaire de deux rapports d'analyse sur la finance internationale. Dernier en date, « La réforme de Wall Street vue par la société civile » sur la loi américaine Dodd-Frank de régulation de la finance (https://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2465.php), co-publié avec l'ONG américaine Center of Concern. En 2010, le rapport « Economie déboussolée » avait pointé du doigt la gravité des dommages causés par les paradis fiscaux (https://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2378.php).\n\n\nLa campagne Aidons l'argent va être réactivée dans les médias dès le mois de mai et jusqu'au G20 de Cannes.\n\n\nContacts : \nNathalie Perramon : 01 44 82 80 67 - n.perramon@ccfd.asso.fr\nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 - v.delamartiniere@ccfd.asso.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-aidons-largent-240-000-cartes-postales-envoyees-et-6-000-fans-sur-facebook/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/campagne-aidons-largent-240-000-cartes-postales-envoyees-et-6-000-fans-sur-facebook/","name":"Campagne « Aidons l’Argent » : 240 000 cartes postales envoyées et 6 000 fans sur Facebook - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-04T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:24+00:00","description":"Communiqué de presse - Vendredi 4 mars 2011 A moins de trois mois du G8 sous présidence française de Deauville, la mobilisation citoyenne s'accélère","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/printemps-arabe-les-promesses-et-limites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/printemps-arabe-les-promesses-et-limites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Printemps arabe, les promesses et limites","datePublished":"2011-03-10T16:54:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/printemps-arabe-les-promesses-et-limites/"},"wordCount":1505,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un vent de révolte et de liberté souffle sur le monde arabe. Mais les changements majeurs qui s’annoncent suffiront-ils à rendre l’espoir à la génération de Mohamed Bouazizi ?\n\n\n\nL’histoire retiendra le nom de ce jeune Tunisien de vingt-six ans, Mohamed Bouazizi, promis à une existence de débrouille, de frustration et de colère ravalée, comme des millions de jeunes Arabes. L’histoire de l’humiliation de ce vendeur de légumes ambulant auquel on confisque sa marchandise est désormais entrée dans la légende. Le 17 décembre, il a choisi d’exprimer sa révolte et sa souffrance dans un suicide spectaculaire, une immolation par le feu pour attirer l’attention sur le sort de sa génération. Son geste, et surtout son décès le 4 janvier 2011 ont déclenché une vague de protestation dont l’impact est en train de transformer le monde arabe dans des proportions sans précédent. Un battement d’aile de papillon à Sidi Bouzid sur le point de changer le cours de l’histoire et la face du monde.\nTout semblait immuable pourtant dans un monde arabe verrouillé. Du Maroc à Bahreïn, les régimes autoritaires avaient assis solidement leur emprise. Avec des variantes importantes d’un pays à l’autre, bien sûr. D’un pluralisme politique plus ou moins sous contrôle comme au Maroc, à une dictature adossée à la surveillance policière et la répression comme en Libye ou en Syrie. La relative libéralisation politique concédée par l’Égypte par exemple, avait surtout pour but de mieux re-légitimer le maintien au pouvoir des dirigeants.\nAutre trait largement partagé, leurs économies dépendent d’une rente. Les revenus des hydrocarbures dans la plupart des cas. L’Égypte, elle, bénéficie d’une « rente géopolitique » : droits de passage sur le Canal de Suez, aides liées à son importance stratégique aux yeux des États-Unis en raison de son voisinage avec Israël, auquel elle est liée par un accord de paix, sans oublier la manne du tourisme.\n\n\nLa rente a nourri des pratiques clientélistes\n\n\nCette rente a nourri  des pratiques  clientélistes et fourni à la plupart de ces régimes autoritaires des capacités de redistribution qui ont permis d’acheter une relative paix sociale. Elle est aussi l’enjeu de la conservation du pouvoir, car partout l’État et les ressources auxquelles il permet d’accéder, s’est transformé en un véritable patrimoine au profit d’un groupe, d’un ou plusieurs clans, voire d’une famille. Jusqu’à adopter le principe dynastique (en dehors même des monarchies qui bénéficient d’une légitimité particulière) comme en Syrie, en Libye ou en Égypte.\nSi cet archaïsme économique et politique semblait capable de durer indéfiniment, c’est qu’il présentait l’avantage de garantir la sacro-sainte stabilité politique si précieuse aux yeux des pays occidentaux. Sécuriser l’accès aux hydrocarbures ou au canal de Suez. Contenir le danger du radicalisme islamiste et surtout, depuis le 11 septembre 2001, participer à la lutte contre le terrorisme. Contribuer, dans le cas des pays d’Afrique du Nord, aux dispositifs européens de maîtrise des flux migratoires.\nLe statu quo n’était donc pas simplement un pronostic largement partagé. C’était une volonté. La démocratie et les droits de l’homme rappelés pour la forme dans les partenariats euro-méditerranéens, relevaient d’un horizon lointain, tandis que dans le court terme Ben Ali, Moubarak et même le soudain fréquentable Mouammar Kadhafi bénéficiaient d’un soutien sans faille de la part des pays occidentaux, qui trouvaient en eux des partenaires politiques et économiques.\nCette vision d’un monde arabe régressif et immobile, et de dictatures utiles a volé en éclats. La chute de Ben Ali puis celle de Hosni Moubarak ont démontré que les dictatures sont mortelles et, de Rabat jusqu’à Bahreïn et à la Libye, des manifestants défient ouvertement le pouvoir au péril de leur vie, exigeant, non pas l’instauration de la charia ou la destruction d’Israël, mais la liberté, la démocratie et la justice sociale.\nCette séquence étourdissante illustre ce que le philosophe Edgar Morin, dans ses derniers textes, décrit comme le pouvoir des métamorphoses. Ces évolutions sous-jacentes qui se cristallisent soudain et font jaillir l’inattendu quand la fatalité de la crise paraissait indépassable.\nQuelles sont ces transformations dont les politiques et nombre d’observateurs bien en vue n’ont pas mesuré l’impact ? Tout d’abord, les mécanismes de redistribution de la rente ne suffisent plus à remplir la part sociale du contrat conclu avec la population : la liberté contre la sécurité matérielle.\nPour deux raisons. La première est que les régimes autoritaires, a fortiori quand ils contrôlent une économie de rente, ont tendance à favoriser les profiteurs sur les investisseurs. Par exemple, la désormais célèbre famille Trabelsi en Tunisie, a largement contribué à transformer un contrôle politique de l’économie en véritable racket mafieux (les avoir détenus à l’étranger par Mourbarak et sa famille s’élèveraient à 60 milliards de dollars NDLR).\n\n\nDans les pays arabes, 40 % de la population a moins de vingt-cinq ans\n\n\nLa seconde est que la redistribution clientéliste ou clanique des bénéfices est depuis longtemps totalement dépassée par la croissance démographique. Les pays arabes, où plus de 40 % de la population a moins de vingt-cinq ans ans, connaissent des taux de chômage supérieurs à 30 %. Ruraux délaissés, jeunes urbains déclassés, diplômés sans emploi ont grossi la masse des mécontents. En ce sens, Mohamed Bouazizi personnifie le principal défi auxquels sont confrontés les pays arabes.\nLa fermeture de plus en plus draconienne des politiques migratoires européennes a condamné une soupape de sécurité et augmenté ainsi la pression intérieure sur les régimes.\nLes sociétés arabo-musulmanes ont profondément évolué, bien loin des clichés que nombre d’occidentaux projettent encore sur elles. Un partie de la  nouvelle génération , informée grâce à des télévisions comme Al Jazira, connectée aux réseaux sociaux, aspire à vivre dans des sociétés pluralistes et ouvertes. En total décalage avec les régimes sclérosés prétendant servir de rempart à l’islamisme radical.\nOr, comme l’observe le politologue Olivier Roy, « cette génération n'a jamais investi l'islamisme comme une solution à tous ses problèmes ». Les mouvements islamistes n’ont plus en effet, comme dans les années 1980, la capacité de monopoliser l’expression du mécontentement populaire.\nLes organisations islamistes, instruites par l’échec des stratégies de confrontation et inspirées par l’exemple turc, semblent soit s’orienter vers une inscription dans le vie parlementaire sur la base d’une idéologie mêlant conservatisme moral et libéralisme économique, soit quitter le champ politique pour se concentrer sur l’islamisation des mœurs déjà bien engagée, souvent d’ailleurs avec la complicité des régimes autoritaires en quête de légitimité religieuse.\nLa formule dictature et stabilité n’apparaît donc pas durable. Pour autant, le cas de figure tunisien ou égyptien, peut-il se généraliser ? À l’heure où nous bouclons cette édition, la Libye sombre dans le chaos. En Algérie, la protestation lancée par certaines formations politiques peine à rejoindre la multitude des micro-mobilisations locales qui agitent le pays depuis plusieurs mois, et surtout à convaincre une population échaudée par la violence des années 1990, de l’intérêt de s’exposer au risque de la répression. La Syrie, elle, reste calme tant que l’appareil sécuritaire tient la société. Ailleurs, les régimes font des concessions. Mais si le pluralisme et les espaces de liberté semblent voués à se développer, cela suffira-t-il à transformer radicalement la manière de gouverner et plus encore le fonctionnement des économies ?\nLe paysage politique, dévasté par des décennies de dictature, n’offre pas encore d’alternative solide aux cadres existants. Les sociétés civiles, quand elles ont pu se développer de manière autonome, sont confinées à des objectifs pratiques, peu habituées à instaurer des relations de revendication avec les autorités. Les organisations plus militantes sont dynamiques, mais généralement très minoritaires.\nQuant à la réorientation des économies vers des objectifs de développement au profit du plus grand nombre, et non plus seulement de petits groupes d’intermédiaires ou d’investisseurs, elle supposerait de remettre en question des situations acquises et consolidées par un système politique encore bien enraciné. Il faudra encore de nombreux bouleversements pour que les fleurs du printemps arabe offrent un avenir à tous les Mohamed Bouazizi."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/printemps-arabe-les-promesses-et-limites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/printemps-arabe-les-promesses-et-limites/","name":"Printemps arabe, les promesses et limites - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-10T16:54:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","description":"Un vent de révolte et de liberté souffle sur le monde arabe. Mais les changements majeurs qui s’annoncent suffiront-ils à rendre l’espoir à la génération","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-appelle-a-une-solidarite-accrue-et-se-mobilise-en-faveur-de-la-relance-agricole/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-appelle-a-une-solidarite-accrue-et-se-mobilise-en-faveur-de-la-relance-agricole/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Haïti : le CCFD-Terre Solidaire appelle à une solidarité accrue et se mobilise en faveur de la relance agricole","datePublished":"2010-04-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-appelle-a-une-solidarite-accrue-et-se-mobilise-en-faveur-de-la-relance-agricole/"},"wordCount":557,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 12 avril 2010\n\n\nHaïti : le CCFD-Terre Solidaire appelle à une solidarité accrue et se mobilise en faveur de la relance agricole. \n\nTrois mois après le séisme à Haïti, l'heure est encore à l'urgence. L'extrême précarité des conditions de vie dans les camps de sinistrés, l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones ainsi que le risque de pénurie alimentaire, font peser de graves menaces sur la vie de centaines de milliers de personnes. \n\n\nDans ce contexte, le CCFD-Terre Solidaire renforce les moyens d'action des 7 Ongs locales de développement qu'il soutient dans le pays. Ces organisations sont en prise directe avec les populations sinistrées et déplacées, notamment en milieu rural. Oubliées des politiques de développement du pays pendant des décennies, à l'écart des grands flux de l'aide humanitaire internationale, les populations rurales haïtiennes ont pourtant beaucoup souffert des dégâts entraînés par le séisme. \n \n- Dans les zones de Gressier et sur les hauteurs des Palmes et de Delatte, les Ongs soutenues par le CCFD-Terre Solidaire, de concert avec différents acteurs locaux, continuent de travailler pour fournir tentes et bâches.\n \n\n Dans des zones comme Aquin, Gros Morne ou Limonade, elles se mobilisent pour favoriser l'accueil et l'insertion des populations déplacées de Port-au-Prince. Ce travail passe notamment par la distribution d'une aide alimentaire d'urgence, l'accueil et l'accompagnement des enfants en âge scolaire, la recherche d'alternatives de travail pour les jeunes.\n\nPar ailleurs, fort du travail engagé de longue date en faveur du développement du pays, le CCFD-Terre Solidaire met d'ores et déjà en œuvre des projets à plus long terme, au premier rang desquels des actions en faveur de la relance agricole et du développement rural. Il soutient trois types de programmes. \n\n\n- Le renforcement de la production agricole locale, source de revenu pour les familles en milieu rural. Le CCFD-Terre Solidaire soutient différentes  coopératives agricoles, notamment pour que leurs productions puissent intégrer l'aide alimentaire d'urgence.\n\n\n- L'achat et la distribution de semences locales. Alors qu'un déficit de 800 tonnes de semences pour amorcer la prochaine saison agricole est annoncé par les autorités haïtiennes, le CCFD-Terre Solidaire soutient 4 organisations paysannes dans des programmes à court et à moyen termes d'achat et de distribution de semences locales (haricot, maïs, arachide) entre zones excédentaires et déficitaires du pays. \n\n\n- La création d'un fonds de financement pour le développement rural, qui permettra aux petits paysans d'accéder à des crédits et à des mécanismes d'accompagnement et de garantie pour favoriser la production agricole nationale. Ce fonds permettra également de financer des formations et la recherche de débouchés commerciaux pour le secteur de l'agriculture familiale. \n \nPour mener à bien l'ensemble de ces projets, le CCFD-Terre lance un nouvel appel à la solidarité. \nLes dons sont à envoyer au : CCFD-Terre Solidaire / Urgence Haïti\n4, rue Jean Lantier - 75001 PARIS - 01 44 82 80 00 ou par internet : www.ccfd-terresolidaire.org\n\n\nContacts presse : Nathalie Perramon 01 44 82 80 67 - 06 82 85 28 82 - Véronique de La Martinière 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-appelle-a-une-solidarite-accrue-et-se-mobilise-en-faveur-de-la-relance-agricole/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/haiti-le-ccfd-terre-solidaire-appelle-a-une-solidarite-accrue-et-se-mobilise-en-faveur-de-la-relance-agricole/","name":"Haïti : le CCFD-Terre Solidaire appelle à une solidarité accrue et se mobilise en faveur de la relance agricole - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-04-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:25+00:00","description":"Paris, le 12 avril 2010 Haïti : le CCFD-Terre Solidaire appelle à une solidarité accrue et se mobilise en faveur de la relance agricole.  Trois mois après","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-voix-des-communautes-en-casamance/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-voix-des-communautes-en-casamance/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La voix des communautés en Casamance","datePublished":"2011-09-15T15:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-voix-des-communautes-en-casamance/"},"wordCount":1348,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le cadre de la recherche de la paix au sud Sénégal, l’ONG américaine World Education a mis en place le «Réseau de radios communautaires pour la paix et le développement en Casamance». Douze stations sont aujourd’hui opérationnelles.\n\n\n\nRadio Pkumel - «le pilier central» en langue mancagne - 106.0 sur la bande FM, à Goudomp, en brousse, entre fleuve Casamance et frontière bissau-guinéenne. Un doux foutoir règne dans le studio d’enregistrement, avec des fils électriques partout. Fenêtres ouvertes, volets battants. Le matériel se couvre petit à petit de poussière poisseuse. Punaisés aux murs du local technique, les consignes, le règlement intérieur, la grille du jour, et surtout, le programme «paix, réconciliation et pardon », initié par l’ONG américaine World Education (WE),  qui a justifié la création de cette radio communautaire. Ainsi que des onze autres radios du réseau de Basse et Moyenne Casamance, région du sud du Sénégal où le conflit entre les rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) et l’armée sénégalaise s’éternise.\n\n\nReconstruire un tissu social détérioré par la guerre civile \n\n\n« Paix, réconciliation et pardon » : pour Abdulaye Gassama, directeur de Fogny FM à Sindian, un village en pleine forêt, situé à proximité de la frontière gambienne, une des zones les plus instables de la région, « la paix, ce n’est pas uniquement le silence des armes. C’est vivre en harmonie entre confréries, religions, communautés. La station contribue à reconstruire le tissu social profondément détérioré par la guerre civile. Il a laissé des traces, dans les corps, dans les âmes. La paix est en outre indispensable pour créer des activités économiques génératrices de revenus. » \nUne vision partagée par Abdulaye Keita, journaliste à radio Kaïraba FM - « la grande paix » en langue diola – à Diouloulou, à quelques encablures de la Gambie, côté océan. « Diouloulou est un village à forte représentation mandingue, entouré de villages diolas. Au coeur de la crise, ces deux communautés étaient comme chiens et chats. Grâce aux débats radiophoniques, les tensions se sont apaisées et les socio-cultures [qui regroupent les différentes composantes ethniques de la population casamançaise : ndlr] , même minoritaires, se sentent valorisées. » Car ici, comme dans toutes les radios, les émissions se font dans les huit langues locales pour toucher tout le monde.\n\nPas de paix ni de développement sans implication des communautés de base, souvent exclues des sphères de décisions locales, tout simplement parce qu’elles ne sont pas informées. «Le développement local ne peut être réel que s’il est participatif, commente Moussa Drame, le directeur de Gabou FM, la radio de Sédhiou, l’ancienne capitale de la Casamance, isolée au bout de sa presqu’île, où est  né le MFDC en 1947. Les populations doivent savoir à quoi on leur demande de participer. Le dialogue est donc fondamental.» C’est pour cela que ce journaliste professionnel, en lien avec l’association de développement local Gabou qu’il préside, a souhaité lancer la station qui émet depuis le 6 novembre 2009. « Dounia, une radio régionale, diffusait des émissions à partir de Sédhiou, avant de cesser ses activités. Nous ne pouvions laisser l’espace vide sur le plan de la communication.  »\n\nMais on ne s’improvise pas journaliste, technicien ou directeur des programmes. D’où une formation approfondie, assurée par WE. Au programme : techniques journalistiques et d’animation, gestion, utlisation des nouvelles technologies. Mais aussi différents modules pour informer sur le conflit et un volet incontournable « éthique et la déontologie » qui assure la crédibilité des stations. Quant à la formation continue, elle ouvre aux questions du genre, de la citoyenneté, de la bonne gouvernance, de la démocratie, du plaidoyer...\n\nCes radios, ce sont des femmes de l’association Union régionale Santa Yalla - « rendre grâce à Dieu » en diola - qui en ont été le déclencheur.  Elles cherchaient un moyen d’informer les populations sur les lieux de commercialisation du poisson en Casamance. Immédiatement, elles ont songé au média radiophonique. Intéressé, World Education les réoriente vers un contenu tourné vers la paix et le développement. Kassoumaye FM - « comment ça va ? » en langue diola - naît le 4 avril 2005. C’est le début de l’aventure du réseau.\n\nPour World Education, la place des femmes est au coeur des débats. Kaïraba FM compte dans son équipe de permanents neuf femmes pour huit hommes. « La paix repose à 80 % sur leurs épaules, est convaincu Adama Thiam, chef de la station, économiste de formation. Elles sont partout, dans le commerce informel, dans les champs, à la maison. Beaucoup sont vecteurs d’opinion car leaders d’associations. Elles doivent donc relever le défi. » Une exception Kaïraba ? Un peu. Car les femmes sont encore timides pour se lancer. \n\nRégulièrement, il faut re-motiver les équipes. « Les maîtres-mots d’une radio communautaire sont «bénévolat, engagement, responsabilité », commente Moussa Drame. Parfois, il y a du relâchement, des absences injustifiées. On ne peut se permettre de faire de l’amateurisme. Mais le bénévolat a parfois ses limites, surtout quand on n’a aucun moyen de subvenir aux besoins de sa famille. \n\n\nUn noyau d’irréductibles  qui assurent un rôle éducatif\n\n\nPour d’autres, pas question de quitter la radio. « On n’a pas de salaire, mais travailler à la radio est une bouffée d’oxygène, une ouverture d’esprit, confirme Laye Diallo, journaliste à Pkumel FM qui gagne sa vie comme il peut comme chauffeur. Je comprends mieux la réalité de vie des populations et leurs réactions face au conflit. Du coup, je suis plus tolérant. » « Nous assumons en outre un rôle éducatif, c’est passionnant, renchérit Cheick Oumar Diallo. » \n\nUne radio un peu en perte de vitesse cependant, comme Kassoumaye FM, où le turn-over est fréquent. Ce qui semble ne choquer personne. Pas même Oulimata Ndiaye, assistante aux programmes, chargée des radios communautaires au sein de WE : « l’engagement communautaire est une volonté. On ne peut forcer une personne à rester si elle trouve mieux ailleurs. Nous savions qu’il y aurait de la mobilité et des chasseurs de prime. Mais il existe dans chaque radio un noyau dur de personnes fondamentalement engagées. » Celles-là ont souvent un métier, beaucoup enseignent. Mais pour ces irréductibles, pas question de lâcher prise. \nCar les résultats, ils les voient : « Les grèves d’élèves sont moins fréquentes et moins violentes, assure Robert Mingou, un vrai militant, directeur de Pkumel FM. Les femmes, mieux informées, ont compris l’intérêt des visites prénatales. Les autorités locales font passer leurs messages sur nos ondes. A Goudomp, grâce à nos émissions « dialogue transfrontalier », les vols de bétail diminuent. Cela a amené la création de comités de vigilance à la frontière. Ainsi que la création d’un réseau avec les radios guinéennes. Et dès que l’on parle de paix, non seulement les gens sont à l’écoute, mais interviennent, y compris les combattants. Etre dans l’écoute active montre leur implication. » \n\nSanté, sécurité routière, éducation, agriculture, culture, religion, littérature, sport, citoyenneté... tous les sujets sont abordés de manière à favoriser le débat et pour aborder la politique ou le conflit, le maître mot reste «  la neutralité totale ». Au niveau de chaque station, mais aussi du réseau de différentes stations ce qui permet un échange d’informations et de faire face aux soucis quotidiens - manque d’argent, matériel qui tombe en panne... -, et surtout de créer ce sentiment d’appartenance à la défense d’une cause commune, la paix."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-voix-des-communautes-en-casamance/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-voix-des-communautes-en-casamance/","name":"La voix des communautés en Casamance - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-15T15:36:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:42:17+00:00","description":"Dans le cadre de la recherche de la paix au sud Sénégal, l’ONG américaine World Education a mis en place le «Réseau de radios communautaires pour la paix","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-au-forum-social-mondial-de-belem/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-au-forum-social-mondial-de-belem/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD au Forum social mondial de Bélem","datePublished":"2009-01-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-au-forum-social-mondial-de-belem/"},"wordCount":269,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial","Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Impliqué dans la dynamique des Forums sociaux mondiaux depuis la première édition en 2001 à Porto Alegre, le CCFD-Terre solidaire participera une nouvelle fois activement au Forum social mondial (FSM) qui se déroulera du 27 janvier au 1er février 2009 à Belém.\n\n\n\nCette année, le CCFD-Terre Solidaire pilote l’organisation d’un cycle d’activités sur le thème « des modèles de développement : l’énergie et la gestion des ressources naturelles » ainsi que sur « la crise financière : analyses, alternatives et stratégies ». Cet événement est une occasion pour le CCFD-Terre Solidaire et pour ses partenaires du Sud de présenter les actions concrètes qu’ils réalisent ensemble.\n\nLe CCFD-Terre solidaire est représenté sur place par une délégation composée du nouveau président Guy Aurenche, du trésorier Martial Lesay, de 17 bénévoles du réseau, 4 représentants des 28 Mouvements et Services d’Eglise (MSE) qui composent la collégialité du CCFD-Terre solidaire et huit salariés des Directions du partenariat international, du plaidoyer, de la vie associative, et des Relations médias. \n\nLes participants du CCFD-Terre solidaire sont logés à bord du :\nBateau NM AMAZON STAR \nboulevard Castilho França s/n°\nArmazem 10 – Porto de Belém\nBelém – Pa\n\nContact :\nVéronique de La Martinière, \nchargée de relations presse \nà Paris : 01 44 82 80 64/67\nDu 24 janvier au 1er février, \nà Belém : 00 55 91 82 37 99 92\n\nSite Internet du Forum social mondial (FSM)\nwww.ccfd.asso.fr/fsm \n\n\nCliquez pour retrouver toutes les informations sur le Forum social mondial, puis nos reportages quotidiens."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-au-forum-social-mondial-de-belem/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-au-forum-social-mondial-de-belem/","name":"Le CCFD au Forum social mondial de Bélem - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-01-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:20:11+00:00","description":"Impliqué dans la dynamique des Forums sociaux mondiaux depuis la première édition en 2001 à Porto Alegre, le CCFD-Terre solidaire participera une nouvelle","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-famille-sagrandit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-famille-sagrandit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La famille s’agrandit","datePublished":"2011-06-15T17:53:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-famille-sagrandit/"},"wordCount":459,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"J’affirme que 25 plus 3 font beaucoup plus que 28 !\n\nEn accueillant dans sa collégialité trois nouveaux membres, le CCFD-Terre Solidaire ne se livre pas à une opération mathématique. Il vivifie une dynamique d’espérance et d’intelligence au service de la solidarité internationale. \n\nLa lutte contre le mal-développement impose le repérage des processus de dégradation de la dignité humaine. Ainsi qu’un engagement de conviction pour faire disparaître les causes de ces mécanismes. À plusieurs, nous serons plus intelligents. \n\nEn affirmant que « Les peuples du monde entier ont proclamé leur foi en la valeur et la dignité de la personne humaine », la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 fixe le cap. Cette conviction fondamentale orientera nos stratégies politiques, économiques, financières, spirituelles ou culturelles. L’espérance est une symphonie, nourrie de pédagogies et de spiritualités diverses. Elle ne s’incarnera universellement que si chacun sait la proposer dans la « langue » de son interlocuteur. Elle ne sera « durable » que si les structures sont transformées par les acteurs locaux reconnus par leur population. \n\nAlors, quelle richesse que la présence de la Pastorale des migrants, service d’Église portant l’exigence de la rencontre plénière avec les étrangers ! Que l’expérience de jeunesse et de dialogue mondial qu’apporte la Délégation catholique à la coopération ! Que la ténacité discrète et efficace de soixante-deux congrégations religieuses [[À travers l’Institut religieux et Solidarité internationale.]] sortant des sacristies et incarnant la solidarité dans le quotidien des peuples !\n\nLa collégialité permet à vingt-huit mouvements et services d’Église, en lien avec les représentants des adhérents, de  voter les orientations principales du CCFD-Terre Solidaire. C’est elle aussi qui assure le déploiement d’une éducation au développement adaptée à chaque milieu social, ainsi qu’une plus grande diversité politique dans la démarche de plaidoyer.\n\nLa collégialité est par excellence le lieu du partenariat ; par la confiance incarnée qu’elle suppose, elle signifie une certaine manière de vivre la communion sociale et ecclésiale.\n\nComme un arc-en-ciel, elle est signe d’alliance dont notre mondialisation violente et concurrentielle a bien besoin. \n\nAttention au dessèchement possible ou au repliement que peut entraîner un esprit de famille trop étroit ! Il convient de toujours prévoir une chaise supplémentaire. La collégialité demeure donc toujours imparfaite, en attente de l’autre, des autres, du Tout Autre. À chacun de nous, lecteurs, adhérents, partenaires, instances locales ou nationales, de compléter la collégialité et de partir à la recherche de cet autre qui viendra enrichir le cercle de famille.\n\nAlors, oui : 25 + 3 = une bonne nouvelle."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-famille-sagrandit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-famille-sagrandit/","name":"La famille s’agrandit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-15T17:53:00+00:00","description":"J’affirme que 25 plus 3 font beaucoup plus que 28 ! En accueillant dans sa collégialité trois nouveaux membres, le CCFD-Terre Solidaire ne se livre pas à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/60-des-travailleurs-emigres-philippins-sont-des-femmes-employees-a-des-taches-domestiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/60-des-travailleurs-emigres-philippins-sont-des-femmes-employees-a-des-taches-domestiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"60 % des travailleurs émigrés philippins sont des femmes, employées à des tâches domestiques","datePublished":"2011-05-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/60-des-travailleurs-emigres-philippins-sont-des-femmes-employees-a-des-taches-domestiques/"},"wordCount":424,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Migrations","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L'ONG philippine Kaagapay, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, vient en aide aux travailleurs philippins partant à l'étranger ou revenus au pays. Goldy Luck Omelio est membre de cette association, il revient sur le sort de ces migrants et les conséquences de cette émigration. \n\n\n\nQuelle est l'importance des travailleurs émigrés aux Philippines ? \n\nLes travailleurs partis tenter leur chance à l'étranger représente aujourd'hui plus de 10 % de la population totale du pays, qui compte 92 millions d'habitants. Et les versements qui ont été effectués par ces travailleurs sont estimés à quelque 18 milliards de dollars pour l'année 2010. Ce qui représente 30 % des ressources du pays. On peut donc dire que ces travailleurs constituent en fait l'épine dorsale de notre économie. \n\nOù vont-ils et quels genre d'emploi trouvent-ils ? \n\nUn quart d'entre eux se rendent dans les pays du Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, mais, dans la liste des dix premières destinations d'émigration, on retrouve également deux pays européens, l'Italie et la Grande-Bretagne. La grande majorité d'entre eux occupent des emplois non qualifiés, dans le le secteur ouvrier ou les petits services. Il ne faut pas oublier que 60 % de ces travailleurs émigrés sont des femmes, employées à des tâches domestiques. \n\nDans quelles conditions vivent ces femmes ? \n\nLa plupart d'entre elles sont peu éduquées et, de ce fait, ne savent rien de leurs droits, que ce soit en tant que travailleuse ou en tant qu'immigrée. Leurs patrons, surtout dans les pays du Moyen-Orient, ne se gênent pas pour en profiter. Elles sont régulièrement maltraitées, battues, parfois violées, voire tuées. L'une d'entre elles nous a ainsi raconté qu'elle avait été enfermée et privée de nourriture pendant plusieurs jours par son employeur, qui avait même cadenassé le réfrigérateur de la maison afin qu'elle ne puisse pas y prendre quelque chose.  \n\nQuelles sont les conséquences de cette émigration massive ? \n\nLes forces productives du pays commencent à manquer. Des docteurs préfèrent devenir des infirmiers à l'étranger plutôt qu'exercer ici, des professeurs sont prêts à se transformer en domestiques pour pouvoir quitter le pays. Mais, si cela continue comme ça, qui va soigner la prochaine génération ? Qui va qui lui apprendre à lire et à écrire ? Qui va préparer l'avenir de notre pays ? \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/60-des-travailleurs-emigres-philippins-sont-des-femmes-employees-a-des-taches-domestiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/60-des-travailleurs-emigres-philippins-sont-des-femmes-employees-a-des-taches-domestiques/","name":"60 % des travailleurs émigrés philippins sont des femmes, employées à des tâches domestiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-13T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:59:43+00:00","description":"L'ONG philippine Kaagapay, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, vient en aide aux travailleurs philippins partant à l'étranger ou revenus au pays. Goldy","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-loi-littoral-en-question/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-loi-littoral-en-question/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La loi littoral en question","datePublished":"2005-06-16T15:20:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-loi-littoral-en-question/"},"wordCount":167,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Baptisée CRZ (Coastal Restriction Zone), une loi indienne interdit depuis 1991 toute construction dans la bande des 200 mètres longeant le littoral. Les population, notamment les pêcheurs installés sur la plage après cette date étaient donc hors la loi. Les hôtels de tourisme et les nombreux élevages de crevettes extrêmement polluants aussi. À l’heure de la reconstruction, le gouvernement parle d’appliquer la loi en relogeant les pêcheurs en retrait à l'intérieur des côtes. Ils sont très inquiets de ces mesures qui pourraient menacer leur activité, d'autant que l’aquaculture et de l’hôtellerie, plus influents, résistent à cette décision qui ne remet pas non plus ejn cause le projet de centrale nucléaire.\n\n\nFaut-il faire enfin appliquer une loi restée lettre morte ? Ou, faut-il considérer les pêcheurs comme la meilleure protection du littoral contre les entraves inévitables à la loi ? Car de plus gros pollueurs menacent…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-loi-littoral-en-question/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-loi-littoral-en-question/","name":"La loi littoral en question - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-16T15:20:00+00:00","description":"Baptisée CRZ (Coastal Restriction Zone), une loi indienne interdit depuis 1991 toute construction dans la bande des 200 mètres longeant le littoral. Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-finir-avec-les-trous-noirs-de-la-finance-les-paradis-fiscaux-pour-assainir-leconomie-mondiale-et-financer-le-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-finir-avec-les-trous-noirs-de-la-finance-les-paradis-fiscaux-pour-assainir-leconomie-mondiale-et-financer-le-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En finir avec les trous noirs de la finance (les « paradis fiscaux ») pour assainir l’économie mondiale et financer le développement","datePublished":"2010-07-15T15:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-finir-avec-les-trous-noirs-de-la-finance-les-paradis-fiscaux-pour-assainir-leconomie-mondiale-et-financer-le-developpement/"},"wordCount":2435,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Du 17 au 22 juin dernier, une délégation de haut niveau de représentants des grands réseaux internationaux de la société civile sur les questions financières et fiscales est venue en France, à l'invitation du CCFD-Terre Solidaire, afin d’influencer les priorités du G20 qui aura lieu en France en novembre 2011.\n\n\nUn appel signé par plus de 40 réseaux internationaux et organisations a été remis au gouvernement français pour lui demander de mettre la lutte contre l’opacité financière, les paradis fiscaux et leur impact sur les PED[[Pays en développement]] au cœur du G20.\n\n\nLes analyses et propositions de la délégation ont fait l'objet d'une écoute attentive. Le gouvernement français définit ses priorités pour le G20 2011 dans les semaines qui viennent.\n\n\nComposition de la délégation :\n\n\n\n Alemayehu Dereje : Christian Aid Kenya, président du réseau pour la justice fiscale -Afrique  (Tax Justice Network Africa). Cardamone Tom : directeur du Global Financial Integrity (think-tank américain). Christensen John : directeur du Tax Justice Network (secrétariat international à Londres). Kidwingira Sandra : animatrice du Tax Justice Network -Africa  en Afrique francophone. Labusquière Maylis : Oxfam France. Mendez Prado Silvia Mariela : économiste, membre de Jubilée Equateur et du réseau Latindadd. Merckaert Jean : CCFD-Terre Solidaire et coordinateur de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. Terray Jacques : Vice-président de Transparence internationale-France (Daniel Lebègue, président de TI-France a participé au RDV chez Kouchner).\n\n\nProgramme :\n\n Jeudi 17 juin de 16h30 à 18h : Cabinet de Bernard Kouchner Vendredi 18  de 9h30 à 17h : Colloque à l’Assemblée nationale. « Paradis fiscaux et développement : quels enjeux pour le G20 ? » Lundi 21 de 9h30 à 11h : Ministère des Affaires étrangères. Lundi 21 de 18h à 20h : Cabinet de Nicolas Sarkozy. Mardi 22 de 9h à 10h30 : Cabinet de Christine Lagarde. Mardi 22 de 11h30 à 13h : Direction du Parti Socialiste.\n\n\n\nLa richesse mondiale est créée dans certains pays et, fréquemment, enregistrée sur le plan comptable dans d’autres. Il résulte de ce décalage des bizarreries statistiques, par exemple : le premier importateur de bananes dans l’Union Européenne est la petite Ile de Jersey, au large de Saint-Malo ; l’Inde, au cours des dix dernières années, a reçu près de la moitié de ses investissements directs étrangers (IDE) de la petite île Maurice ; les leaders mondiaux des captives d’assurance sont les Bermudes et les Iles Caïmans, etc.\n\n\nCette déconnexion entre l'économie réelle et « économie comptable » - telle que la reflètent les comptes des sociétés - s’explique avant tout par les pratiques des firmes multinationales (FMN) et des banques qui transfèrent artificiellement leurs bénéfices vers les juridictions fiscalement favorables, où elles ont généralement peu ou pas d’activité véritable. Ces pratiques peuvent être légales, mais souvent ce n’est pas le cas : la manipulation des prix de transfert et les transferts de dette abusifs, par exemple, sont une pratique courante dans le commerce mondial – dont 60% a lieu au sein même des entreprises multinationales, entre leurs propres filiales, selon l’OCDE. Quoi qu’il en soit, ce grand écart est rendu possible par ce qu’il est convenu d’appeler les « paradis fiscaux » - où la moitié des transactions financières et commerciales internationales sont enregistrées.\n\n\nLa principale caractéristique de ces territoires est l’opacité, qui empêche les autorités étrangères – qu’elles soient fiscales, judiciaires ou prudentielles – de faire appliquer la loi. Ces « trous noirs de la finance » présentent un triple défi pour les responsables politiques du monde : a) ils affaiblissent la souveraineté de chaque État et toute tentative de règlementation mondiale ; b) ils génèrent un biais important dans les statistiques commerciales, financières et d’investissement international, ce qui rend très difficile l’élaboration de politiques adaptées ; c) ils aspirent les capitaux, en particulier ceux des pays en développement – pour lesquels la perte liée à la fuite illicite des capitaux est estimée à 1 000 milliards de dollars par an.[[En 2005, l’universitaire américain Raymond Baker a publié une estimation prudente des flux financiers illicites qu’il estimait entre 1.000 et 1.600 milliards de dollars par an, dont la moitié fuyant les pays en développement. Il a depuis actualisé les données concernant ces derniers : à la fin 2008, il estime que les pays en développement perdaient entre 850 et 1.050 milliards de dollars par de manière illicite : http://www.gfip.org/index.php?option=com_content&task=view&id=274&Itemid=118]]\n\n\nAlors que les économies des pays en développement, notamment en Afrique, sont ébranlées par les effets d’une crise économique mondiale dont ils ne sont en rien responsables, les pays donateurs n’ont pas réussi à réunir les ressources nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Parallèlement à la nécessité pour la communauté internationale d'accentuer ses propres efforts financiers en faveur du développement, il pourrait s’avérer encore plus vital au financement du développement de mettre les pays du Sud au coeur de la lutte contre les « trous noirs de la finance ».\n\n\nTout en remettant en cause, en tant qu’organisations de la société civile, la légitimité de 20 pays à gouverner l’économie mondiale tout entière, nous soulignons aussi que les 20 principales économies mondiales ont la responsabilité de prendre en compte et de répondre aux besoins des pays en développement. C’est le cas, en particulier, lorsqu’ils traitent des biens publics mondiaux tels que la régulation et la transparence financières, des normes mondiales en la matière et des moyens d’assurer leur mise en oeuvre. L’opacité ne prive pas seulement les États de l’information dont ils ont besoin pour faire appliquer les lois et les règlementations ; elle empêche également les citoyens de demander des comptes à leur gouvernement et peut priver les investisseurs de l’information dont ils ont besoin pour évaluer les risques et prendre des décisions responsables. Seuls les pays du G20, siège des principaux clients des trous noirs de la finance et membres les plus influents des instances internationales de régulation (Conseil de stabilité financière, FMI, OCDE, GAFI…), sont à même d’en finir avec l’opacité financière au niveau international. C’est la seule façon pour eux d’honorer les engagements qu’ils ont pris « de tout faire pour renforcer la régulation financière pour restaurer la confiance » (Londres, avril 2009) et de « tourner la page de l’ère de l’irresponsabilité » (Pittsburgh, septembre 2009).\n\n\nEn tant qu’organisations de la société civile agissant pour la solidarité internationale, le développement, l’environnement et la défense des droits de l’Homme, nous appelons le gouvernement français, lors de la préparation de sa présidence du G20 (et du G8) en 2011, à faire de la transparence financière une priorité absolue de l’agenda du G20.\n\n\nLa France devrait prendre l’initiative d’une déclaration spécifique qui reconnaisse le rôle crucial de la mobilisation des sources internes de financement à la fois pour atteindre les OMD, bâtir des États responsables et démocratiques, lutter contre la pauvreté et contribuer in fine à dépasser la dépendance de l’aide, tout en soulignant que la fuite illicite des capitaux représente un obstacle considérable pour les pays en développement. Les gouvernements du G20 doivent s’engager à augmenter leurs financements et leur assistance technique auprès des pays en développement pour renforcer leurs systèmes fiscaux, de surveillance et de collecte, signer des conventions d’échange d’informations et lutter contre les sorties illicites de capitaux.\n\n\nPlus concrètement, la France devrait promouvoir trois propositions clés pour la transparence afin de faire la lumière sur le gouffre qui sépare la géographie de l’économie réelle et la géographie de « l’économie comptable  » – et ainsi contribuer à le combler.\n\n\n1. Publication des comptes pays par pays – Si l’entreprise a une activité réelle, elle n’a rien à cacher\n\n\nLes normes comptables ne sont pas une question purement technique. Elles ont la capacité de définir des règles identiques pour toutes les firmes multinationales. C’est pourquoi les pays du G20 doivent continuer à appeler à « un ensemble unique de règles comptables internationales de haute qualité » (déclaration de Busan, G20 Finances, 5 juin 2010) et à tester la capacité de l’IASB[[L’International Accounting Standards Board est l’organisme privé qui édicte les normes comptables internationales (elles s’appliquent dans 110 pays).]], en l’état, à répondre à des exigences d’intérêt général. Etant donné, en particulier, que plus de transparence et de détails seraient grandement utiles à la fois aux administrations fiscales des pays en développement, aux investisseurs et à la société civile, les pays du G20 devraient approuver, dans une déclaration commune, l’idée d’une norme de reporting financier pays par pays. Une telle norme devrait inclure l’obligation, pour chaque entreprise multinationale, de déclarer, dans chaque pays où elle opère :\n\n Le nom de toutes ses implantations dans le pays en question; Le détail de ses performances financières, y compris : les ventes, à la fois à des tiers et à d’autres filiales du groupe les achats, répartis entre les tiers et les transactions intra-groupes ; la masse salariale et le nombre d’employés ; les coûts de financement, y compris les paiements de facilitation, partagés entre ceux payés aux tiers et ceux payés aux autres membres du groupe ; le bénéfice avant impôt ; Les charges fiscales détaillées incluses dans ses comptes pour le pays en question ; Le détail du coût et de la valeur comptable nette de ses actifs physiques fixes ; Le détail de ses actifs bruts et nets.\n\n\nPour mettre en pratique un tel soutien, les dirigeants du G20 devraient :\n\n Demander à l’IASB d’inclure une norme complète et obligatoire de reporting pays par pays dans le cadre de la révision en cours de l’International Financial Reporting Standard (IFRS) 6 qui concerne l’industrie extractive. Exiger de l’IASB la révision de la norme IFRS 8, pour l’information sectorielle, afin d’obliger toutes les firmes multinationales à rendre compte de leur activité pays par pays. Par ailleurs, l’inscription d’une telle exigence au sein des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, actuellement en cours de mise à jour, et dans les Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE, pourrait constituer une première étape bienvenue vers une norme obligatoire.\n\n\n2. Registres des bénéficiaires effectifs - Tolérance zéro pour les sociétés écran et autres structures juridiques opaques\n\n\nLes pays du G20 doivent veiller à ce que la propriété effective de toutes les sociétés, trusts, fondations et associations caritatives fasse l’objet, dans toutes les juridictions, d’un registre public. De même, les comptes bancaires devraient faire l’objet d’un fichier accessible aux autorités fiscales, financières et judiciaires dans chaque juridiction. Pour ce faire, les dirigeants du G20 devraient :\n\n Demander au Groupe d’Action Financière (GAFI) d’amender les recommandations 33, 34 et VIII pour imposer la divulgation deces renseignements, dans le cadre de la révision des 40+9 recommandations du GAFI en 2011, et de les faire respecter avant la prochaine série d’évaluation par les pairs. Faire de la disponibilité des informations relatives à la propriété effective des actifs financiers un critère déterminant dans les rapports d’évaluation du Groupe de revue par les pairs du Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales. Prévoir des sanctions fortes et coordonnées à l’encontre des pays qui ne se conformeraient pas à ces recommandations spécifiques dans un délai donné. Veiller à ce que le GAFI et le Groupe de revue par les pairs mènent des consultations publiques permettant la participation de toutes les parties prenantes, dans le cadre de leurs évaluations.\n\n\n3. Une coopération judiciaire et fiscale effective – La criminalité économique et financière ne doit pas être laissée impunie\n\n\nLes pratiques de corruption, de fraude fiscale et la délinquance financière en général perdraient énormément de leur intérêt si elles cessaient de faire l’objet d’une large impunité. C’est pourquoi les pays du G20 devraient :\n\nS’engager à renforcer le niveau et la mise en oeuvre de sanctions contre les fraudeurs et les auteurs de délits ou crimes financiers. Unifier la définition légale de la fraude fiscale entre eux et exiger que le GAFI en fasse une infraction sous-jacente au blanchiment d’argent. Développer et approfondir les efforts récemment engagés en faveur de l’échange de renseignements fiscaux, de sorte que l’échange devienne effectif et que les pays en développement puissent en bénéficier. S’engager à participer à une convention multilatérale[[Le Royaume-Uni a formulé une telle proposition. La version actualisée de la Convention OCDE-Conseil de l’Europe concernant l’assistance mutuelle en matière fiscale pourrait également y contribuer, pourvu de faciliter l’adhésion à ladite convention des pays en développement et de permettre l’automaticité de l’échange de renseignements]] permettant un échange effectif d’informations fiscales et obtenir des territoires sous leur influence et des trous noirs de la finance qu’ils y participent. Demander aux instances compétentes sur le plan technique, en particulier l’OCDE et le comité d’experts des Nations Unies sur les questions fiscales, d’élaborer les normes techniques nécessaires pour mettre en place un échange automatique complet d’information – que nous croyons plus efficace que l’échange « à la demande ». Ils doivent fixer un calendrier pour l’élaboration de cette norme et son intégration à terme dans la convention multilatérale. Réaffirmer la nécessité pour tous les territoires d’aider à récupérer le produit de la corruption, accroître les ressources pour enquêter et poursuivre les affaires de corruption, assurer une entraide judiciaire coordonnée, rapide et efficace (comme promis par le G8 en mai 2004) et exiger que le GAFI publie une liste annuelle des pays qui ont refusé de coopérer avec des juges étrangers."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-finir-avec-les-trous-noirs-de-la-finance-les-paradis-fiscaux-pour-assainir-leconomie-mondiale-et-financer-le-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-finir-avec-les-trous-noirs-de-la-finance-les-paradis-fiscaux-pour-assainir-leconomie-mondiale-et-financer-le-developpement/","name":"En finir avec les trous noirs de la finance (les « paradis fiscaux ») pour assainir l’économie mondiale et financer le développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-15T15:50:00+00:00","description":"Du 17 au 22 juin dernier, une délégation de haut niveau de représentants des grands réseaux internationaux de la société civile sur les questions","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-de-lhomme-au-chiapas-une-mission-a-haut-risque/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-de-lhomme-au-chiapas-une-mission-a-haut-risque/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Défendre les droits de l&rsquo;Homme au Chiapas : une mission à haut risque","datePublished":"2011-10-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-de-lhomme-au-chiapas-une-mission-a-haut-risque/"},"wordCount":1028,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La sécurité et l'intégrité des acteurs de la société civile au Chiapas n'a jamais été aussi alarmante. Des actes de répression que le partenaire du CCFD-Terre Solidaire dénonce sans relâche.\n\n\n\nL'Etat mexicain assure que les droits de l'homme sont respectés dans le pays. Mais les acteurs de la société civile, à l'image du Centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de las Casas (FRAYBA) au Chiapas, dénoncent la criminalisation de leur travail et les violences dont ils sont victimes. \n\nVenues témoigner leur soutien à Alberto Patishtan, leader indigène condamné, en juillet 2000, à soixante ans de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, la quarantaine de personnes représentant de nombreuses organisations civiles, parmi lesquelles le Centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de las Casas (FRAYBA) et le Service et Conseil pour la Paix (SERAPAZ) -toutes deux partenaires du CCFD-Terre Solidaire- s'impatiente:  \n\"Voilà plus de deux heures que la délégation attend devant les portes du Centre de détention n°5 de San Cristobal de las Casas, dans l'Etat du Chiapas, au sud du Mexique. \"\n\nDiego Cadenas, directeur du FRAYBA, déplore : \n« Cela fait une semaine que nous avons obtenu les autorisations de visite de la part du gouverneur de l'Etat, mais le directeur de l'établissement ne veut pas nous laisser entrer. »\n\n Cette situation et surtout l'incarcération abusive d'Alberto Patishtan sont symboliques des difficultés que rencontrent les organisations de défense des droits de l'homme et les acteurs des mouvements sociaux et indigènes pour effectuer leur travail dans l'Etat du Chiapas, poursuit cet avocat de formation. \n\n\n« Car ici, comme dans le reste du Mexique, revendiquer ou simplement défendre ses droits est devenu un acte dangereux, un « crime» que certains payent au prix fort. » \n\n\nLa sécurité et l'intégrité des acteurs de la société civile au Chiapas n'a en effet jamais été aussi alarmante dans une région du Mexique pourtant marquée par dix ans de conflit armé (1994-2004) entre l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) et l'Etat central.\n\n« Depuis 2006 et l'élection de Felipe Calderon comme président de la république, la situation est devenue préoccupante, confirme Agniezka Raczynska, Secrétaire Exécutive du Réseau national des organisations civiles des droits de l'homme.\n\n «L'Etat, sous prétexte de faire de la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé un axe central de sa politique, utilise les forces de l'ordre pour empêcher les acteurs des mouvements sociaux d'organiser une résistance civile. »\n\n Begona Barretxe, du FRAYBA, décrit comment l'armée et la police déployées sur le territoire sont utilisées pour encadrer voire juguler les actes de revendications sociales : \n\n« L'Etat entretient sciemment une confusion des genres, en faisant passer les acteurs de la société civile pour des membres de la délinquance organisée. »\n Une stratégie qui ouvre la porte à tous les abus.\n\nA ce titre, la fréquence des actes violents dont sont victimes les partenaires locaux du FRAYBA est  édifiante. Diego Cadenas le raconte. \n« Le harcèlement, les fouilles de domicile et les intimidations font désormais partie du quotidien des représentants des organisations des droits de l'homme et des mouvements sociaux du Chiapas. Et la situation s'est encore aggravée avec la multiplication des enlèvements, des actes de torture, des emprisonnements abusifs et même des assassinats. »\n \nLes victimes ? \n « Ceux et celles qui défendent le droit à la terre, à la préservation des ressources naturelles, à la souveraineté alimentaire et à leur culture. Ou qui refusent tout simplement le modèle néolibéral que l'Etat Mexicain cherche à imposer, à travers le développement des investissements de multinationales étrangères dans les secteurs des mines, de la construction civile ou du tourisme.»\n\n\nDes actes de répression que le partenaire du CCFD-Terre Solidaire dénonce sans relâche sur son site Internetes et auprès des instances internationales, comme la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH). Avec un double objectif : attirer l'attention de la communauté internationale sur une réalité que le pouvoir s'évertue à dissimuler et lutter contre des médias de masse qui cherchent à discréditer les acteurs sociaux. \n\nLe travail est titanesque. D'autant que les perspectives ne sont guère optimistes. « Cette criminalisation dont nous sommes victimes à travers les médias ne va pas s'arrêter, car ces derniers sont de plus en plus dépendants des budgets publicitaires de l'Etat », estime Gubidcha Matus Lerma, le responsable de la communication au sein de FRAYBA. \n\nMais il y a pire. Des documents récents produits par des membres du Centre d'Intelligence et de Sécurité de la Défense Nationale (CENSA), les Renseignements Généraux mexicains, démontrent que le Centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de las Casas serait l'objet de surveillance et d'espionnage. Dans ces rapports, le FRAYBA y est notamment qualifié de « mouvement subversif » planifiant des « actes de déstabilisation » pour 2010. \n\n« Pour l'Etat mexicain, FRAYBA est un objectif militaire qu'il faut neutraliser », assure Diego Cadenas. Comment ? « En l'empêchant d'assurer la mission telle que l'a imaginée Monseigneur Samuel Ruiz, l'ancien évêque de San Cristobal de las Casas et fondateur de la structure : accompagner les communautés indigènes dans leur quête d'autonomie et dénoncer le non-respect des droits de l'homme. » Une mission devenue particulièrement risquée pour les acteurs de la société civile du Chiapas. \n\nJean-Claude Gerez Mexique, le 27 août 2010 \n\nPhoto : Attente de la délégation des acteurs de défense des droits de l'homme, venus rendre visite à Alberto Patishtan. Sur la photo, on peut voir la fille de ce dernier (tenant la photo de son père), à ses côtés, Diego Cadenas, le directeur du FRAYBAes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-de-lhomme-au-chiapas-une-mission-a-haut-risque/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/defendre-les-droits-de-lhomme-au-chiapas-une-mission-a-haut-risque/","name":"Défendre les droits de l'Homme au Chiapas : une mission à haut risque - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-21T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:21:19+00:00","description":"La sécurité et l'intégrité des acteurs de la société civile au Chiapas n'a jamais été aussi alarmante. Des actes de répression que le partenaire du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-diffamation-obiang-contre-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-diffamation-obiang-contre-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Procès en diffamation Obiang contre CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2011-06-24T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-diffamation-obiang-contre-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":411,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Biens mal acquis","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris le 24/06/2011\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, attaqué en diffamation, par le Président de  la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, sur la base du rapport «  Biens mal acquis. A qui profite le crime ? » publié en juin 2009, a  présenté cet après midi à la 17ème chambre du Tribunal de Grande  Instance de Paris, des éléments pour démontrer la qualité et le sérieux  de son enquête.\n\nSur les 29 pays cités dans le rapport sur les  Biens Mal Acquis, seul le président de la Guinée Equatoriale a décidé de  poursuivre le CCFD-Terre Solidaire.\n\n« Teodoro Obiang Nguema  détient après Khadafi, le record de longévité parmi les chefs d'Etats  africains au pouvoir. La nature autoritaire de son régime et l'opacité  et la corruption qui règnent dans la gestion des revenus du pétrole sont  des informations de notoriété publique, publiées dans de nombreux  rapports des organisations internationales. N'oublions pas que 70% de la  population du pays vit en-dessous du seuil de pauvreté et que c'est son  développement qui est en cause» indique Guy Aurenche, président du  CCFD-Terre Solidaire.\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire, ce procès  intenté aux organisations de la société civile du Sud comme du Nord  (associations de lutte contre la corruption, de droits de l'Homme ou ONG  de développement) n'est pas de nature à décourager l'association dans  sa démarche. Elle sait que la justice française protège la liberté  d'expression : il en va de la capacité même des associations à exercer  leur mission et à dénoncer les violations des droits humains.\n\nLa  tentative d'intimidation du régime Obiang contre le CCFD-Terre Solidaire  vient conforter les choix de l'association de s'attaquer sans relâche  aux mécanismes de pillages des pays du Sud : l'opacité financière et les  paradis fiscaux ainsi que la complicité d'acteurs occidentaux qui font  trop souvent prévaloir leurs intérêts économiques sur le sort des  populations.\n\nL'objectif premier du CCFD-Terre Solidaire est bien  de faire avancer des régulations pour plus de transparence, tant des  Etats que des entreprises, afin que les populations pauvres dans les  pays en développement bénéficient des richesses de leurs pays.\n\nLe délibéré sera rendu le 16 septembre 2011.\n\n\n Contacts :       Véronique de La Martinière :       01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80 \n                            Mathilde       Dupré : 07 61 70 91 21"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-diffamation-obiang-contre-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/proces-en-diffamation-obiang-contre-ccfd-terre-solidaire/","name":"Procès en diffamation Obiang contre CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-24T00:00:00+00:00","description":"Paris le 24/06/2011 Le CCFD-Terre Solidaire, attaqué en diffamation, par le Président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, sur la base du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-porte-drapeau-des-politiques-migratoires-repressives-en-europe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-porte-drapeau-des-politiques-migratoires-repressives-en-europe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« La France, porte drapeau des politiques migratoires répressives en Europe »","datePublished":"2010-12-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:13+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-porte-drapeau-des-politiques-migratoires-repressives-en-europe/"},"wordCount":321,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Aux côtés du CCFD-Terre Solidaire et du collectif Romeurope, l'association rom de Roumanie, Romani CRISS, dénonce la politique répressive de la France envers la population rom. \n\n\nDe passage en France pour réaliser une enquête de terrain sur la situation des roms dans le pays, l'association roumaine Romani Criss dresse un bilan alarmant. Trois constats retiennent son attention : \n\n le difficile accès à l'éducation pour les enfants,  les barrières administratives pour obtenir un emploi,  et enfin le problème des expulsions illégales. \n\n\n« Beaucoup d'enfants roms n'ont pas le droit de s'inscrire dans certaines écoles, sous prétexte que leurs parents n'ont pas de domicile fixe ou de papiers en règle. Ces pratiques ne sont pas conformes aux lois internationales sur les droits de l'enfant » s'insurge Marian Mandache de Romani Criss. « La France mène une politique répressive généralisée d'expulsion d'un groupe ethnique, politique dont elle est aujourd'hui le porte drapeau en Europe » poursuit-il. \n\n\nFin octobre, la Commissaire européenne à la Justice Viviane Reding avait renoncé à sa procédure d'infraction contre la France estimant avoir reçu des garanties suffisantes. « Nous n'avons jamais eu accès aux propositions de modifications législatives soumises à Bruxelles par la France. \n\n\nPour l'instant, les amendements de la loi Besson votés à l'Assemblée nationale en procédure accélérée ne vont pas dans le bon sens : possibilité pour les préfets d'expulser sans intervention de la justice ou encore considérer l'occupation illégale d'un terrain comme une menace à l'ordre public, facilitant de fait les reconduites à la frontière » dénonce Michèle Mézard, membre de Romeurope. \n\n\nAmendements qui seront débattus au sénat en janvier. A suivre...\n\n\nViolaine Plagnol"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-porte-drapeau-des-politiques-migratoires-repressives-en-europe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-france-porte-drapeau-des-politiques-migratoires-repressives-en-europe/","name":"« La France, porte drapeau des politiques migratoires répressives en Europe » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:13+00:00","description":"Aux côtés du CCFD-Terre Solidaire et du collectif Romeurope, l'association rom de Roumanie, Romani CRISS, dénonce la politique répressive de la France","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/limmigration-est-un-facteur-dinsecurite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/limmigration-est-un-facteur-dinsecurite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;immigration est un facteur d&rsquo;insécurité","datePublished":"2006-05-01T09:52:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:21+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/limmigration-est-un-facteur-dinsecurite/"},"wordCount":194,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les statistiques semblent parler d’elles-mêmes : alors que les étrangers forment 7% de la population française, ils représentent 20% des personnes interpellées et des détenus des prisons. Les étrangers sont-ils tous des délinquants?\n\n• Savoir décrypter les statistiques\nLes étrangers sont surreprésentés dans les catégories de population les plus jeunes, les plus masculines et les plus pauvres. Or l'appartenance à ces catégories est un facteur sociologique important de l'entrée dans la délinquance, que l'on soit français ou né ailleurs. Leur jeunesse, leur pauvreté et leur genre expliquent que les étrangers soient confrontés à la délinquance.\n\n• Un délit spécifique pour les étrangers\nLa condition même d’étranger expose à la délinquance car la France pénalise le séjour irrégulier, contrairement à d’autres pays voisins. Ainsi, si on enlève les 65 000 atteintes à la législation sur les étrangers, « on retrouve grosso modo la même proportion d’étrangers que pour les autres résidents en France », constate Alain Bauer, de l’Observatoire national de la délinquance*.\n\n* Libération, 28/04/2006."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/limmigration-est-un-facteur-dinsecurite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/limmigration-est-un-facteur-dinsecurite/","name":"L'immigration est un facteur d'insécurité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T09:52:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:21+00:00","description":"Les statistiques semblent parler d’elles-mêmes : alors que les étrangers forment 7% de la population française, ils représentent 20% des personnes","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-sengage-avec-70-responsables-associatifs-internationaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-sengage-avec-70-responsables-associatifs-internationaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD s&rsquo;engage avec 70 responsables associatifs internationaux","datePublished":"2006-01-17T10:20:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-sengage-avec-70-responsables-associatifs-internationaux/"},"wordCount":334,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Ccfd s'engage dans les deux volets du Forum selon les axes suivants :\n\n\n- Contribuer à l’élaboration de propositions alternatives pour un \nmonde plus juste.\n\n\nA Bamako - une « activité-témoignage» est organisée par le \nCcfd et des partenaires africains et européens sur le thème : « Sociétés civiles \nafricaines et européennes face aux politiques migratoires de l’Europe » afin de \nfaire émerger des pistes d’actions concrètes, alternatives aux politiques \nmigratoires actuelles de l’Europe,\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - le \nsoutien à la participation de partenaires maghrébins pour renforcer la dynamique \ndu Forum social maghrébin qui débutera le 27 janvier à Bouznikha \n(Maroc).\n\n\nA Caracas - un atelier « Le soja s’étend, la vie s’éteint » \norganisé par le Ccfd questionnera la viabilité de l’extension de la culture du \nsoja en Amérique Latine,\n&nbsp;&nbsp; - deux partenaires du Ccfd, Equip \n(Brésil) et Centro Nueva Tierra (Argentine) animent un atelier « éducation \npopulaire et mouvements sociaux » inscrit au programme du CRID1.\n\n\n- Favoriser la participation directe des sociétés civiles du Sud aux débats sur \nles grands enjeux mondiaux. Le Ccfd va faciliter la participation de 70 \nresponsables associatifs d'Afrique, Amérique latine, Asie-Pacifique, Bassin \nméditerranéen et pays d’Europe orientale. Ils organisent ou participent à des \nséminaires, des ateliers… afin de renforcer leur capacité à peser dans le débat \npublic de leur pays grâce aux échanges et à la mise en réseau que permet le \nForum social mondial.\n\n\n- Permettre la participation de bénévoles du \nréseau du Ccfd en France engagés dans des actions d’éducation à la solidarité \ninternationale.\n\n Des Mouvements et Services d’Eglise appartenant à la \ncollégialité du Ccfd investis dans les problématiques de la mondialisation : \nJIC, MCC, OPM2 7 responsables du réseau de bénévoles issus de plusieurs \nrégions France (Bretagne, PACA, Pays de Loire, Picardie, \nRhône-Alpes)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-sengage-avec-70-responsables-associatifs-internationaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-sengage-avec-70-responsables-associatifs-internationaux/","name":"Le CCFD s'engage avec 70 responsables associatifs internationaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-01-17T10:20:00+00:00","description":"Le Ccfd s'engage dans les deux volets du Forum selon les axes suivants : - Contribuer à l’élaboration de propositions alternatives pour un monde plus","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nonmoijaime-com-un-site-original-pour-declencher-lengagement-citoyen-et-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nonmoijaime-com-un-site-original-pour-declencher-lengagement-citoyen-et-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"nonmoijaime.com, un site original pour déclencher l’engagement citoyen et solidaire","datePublished":"2011-05-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nonmoijaime-com-un-site-original-pour-declencher-lengagement-citoyen-et-solidaire/"},"wordCount":427,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 3 mai 2011\n\nA l'occasion des 50 ans du CCFD-Terre Solidaire*, 3 étudiants de l'Ecole des Gobelins**ont conçu le site nonmoijaime.com. Une expérience interactive scénarisée pour sensibiliser un public néophyte aux enjeux de la solidarité internationale et l'inviter à agir. \n\nLe concept s'inspire de l'évolution des usages médiatiques et des réseaux sociaux.\nIl détourne un symbole fort de Facebook : le bouton \"J'AIME \", au sens galvaudé, en le transformant en un geste engagé:\"J'AGIS\". Un parcours qui invite l'internaute à repositionner ses choix de consommation individuels dans un monde marchand globalisé et à relayer le message.\n\nDécouvrir la face cachée de ce que nous aimons, basket, jean, voiture, gâteau, marguerite...et avoir envie de changer les choses: Aujourd'hui, plus que simplement aimer, il est indispensable d'agir. Mieux comprendre les injustices, exprimer sa solidarité, débattre...Autant de petites actions pour faire avancer les choses comme pour dire \"non moi j'agis !\".\n\nCet outil novateur élargit la palette des propositions pédagogiques proposées par le CCFD-Terre Solidaire dans sa démarche d'éducation au développement. Le site aborde sur un ton à la fois sérieux et humoristique les enjeux internationaux qui ont un impact sur le développement des populations des pays du Sud : souveraineté alimentaire, éducation, environnement, évasion fiscale...\n\nPour poursuivre l'information et s'engager, il propose des liens vers différents sites, plateformes et campagnes (Éthique sur l'étiquette, Sidi, Educasol, Aidons l'Argent, Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde, BMA, Taxe Robin des Bois...)\n\nAdresse du site : http://nonmoijaime.com/\n\nContacts : \n\nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 \n\n* Première ONG française de développement, avec 40 millions d'euros de budget et 500 initiatives soutenues chaque année dans 70 pays du Sud et de l'Est, le CCFD-Terre Solidaire a acquis depuis 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd'hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer, et d'éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15000 bénévoles militants.\n\n** École dédiée aux métiers de l'image, de renommée internationale. Trois étudiants ont répondu à l'appel d'offre du CCFD-Terre Solidaire pour la réalisation de leur projet de fin d'études."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nonmoijaime-com-un-site-original-pour-declencher-lengagement-citoyen-et-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nonmoijaime-com-un-site-original-pour-declencher-lengagement-citoyen-et-solidaire/","name":"nonmoijaime.com, un site original pour déclencher l’engagement citoyen et solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:26+00:00","description":"Paris, le 3 mai 2011 A l'occasion des 50 ans du CCFD-Terre Solidaire*, 3 étudiants de l'Ecole des Gobelins**ont conçu le site nonmoijaime.com. Une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-frais-limites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-frais-limites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Des frais limités","datePublished":"2005-06-17T10:30:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-frais-limites/"},"wordCount":211,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La gestion et l’utilisation de ces fonds occasionnent certains frais.\n\n le traitement des dons (la saisie des données et l’envoi des reçus fiscaux) l’appel aux dons et l’information des donateurs les coûts bancaires[[Les sommes non encore décaissées sont en banque où elles produisent des revenus financiers.\nLe CCFD engageant rapidement les fonds disponibles, et compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt actuels, ce produit financier est relativement modeste.\nIl est néanmoins réaffecté au financement des projets.]]\n\n\nCes frais représentent 2,20 % du total des dons reçus.\n\n\nLe CCFD n’envoie pas d’expatriés et n’a pas de bureaux à l’étranger. Ce qui permet de consacrer l’essentiel des fonds aux missions.\n\n\nPour les projets liés au tsunami, le pilotage des projets et l’appui aux partenaires par des chargés de mission du CCFD ne représentent que 8,65 % des fonds collectés.\n\n\nAfin de ne pas léser les autres actions du CCFD, ces frais liés à ces projets exceptionnels sont prélevés sur les fonds reçus pour à l’occasion du tsunami.\n\n\n89,15 % des sommes collectées sont intégralement versées aux partenaires bénéficiaires."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-frais-limites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/des-frais-limites/","name":"Des frais limités - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-17T10:30:00+00:00","description":"La gestion et l’utilisation de ces fonds occasionnent certains frais. le traitement des dons (la saisie des données et l’envoi des reçus fiscaux) l’appel","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-ferme-theodore-monod/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-ferme-theodore-monod/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La ferme Théodore Monod","datePublished":"2009-04-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:41:45+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-ferme-theodore-monod/"},"wordCount":321,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Situé au nord-ouest de l'Afrique, le Sahara occidental est bordé par le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie. Plus de trente ans après le départ des espagnols, il n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique et il représente un enjeu majeur de rivalité entre le Maroc et l'Algérie.\n\n\n\n  Contexte : \n\nDepuis le cessez-le-feu de 1991, une Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) est présente et surveille cette zone. Dans les camps de réfugiés, en Algérie, les Sahraouis sont organisés et luttent pour la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ils vivent dans un contexte extrêmement rude, la guerre et l'exil les ont contraints à la sédentarisation et ils dépendent presque entièrement de l'aide humanitaire internationale. \nLe CCFD-Terre solidaire soutient un projet avec l'Association des amis de la RASD (AARASD), cofinancé par le Ministère des Affaires étrangères, à El Aïoun, l'un des quatre camps de réfugié (la population totale des quatre camps est estimée à 165 000 habitants). \n\nObjectifs : \n\nSoutenu par le CCFD-Terre solidaire, le jardin est inauguré en 1995, en présence de Théodore Monod, puis il est devenu une ferme d'élevage en 2002. L'idée est de former les ouvriers Sahraouis de la ferme et développer un élevage adapté à leur nouveau mode de vie sédentaire afin de mieux gérer tous les facteurs de production (alimentation, sélection, reproduction, contrôle sanitaire...) et optimiser les ressources naturelles. \nL'objectif essentiel de ce projet est de développer la production alimentaire locale. Les réfugiés consomment alors davantage de viande, notamment les enfants et les malades. Pour le CCFD-Terre solidaire ce projet s'inscrit très clairement dans une optique de développement durable."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-ferme-theodore-monod/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-ferme-theodore-monod/","name":"La ferme Théodore Monod - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-04-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:41:45+00:00","description":"Situé au nord-ouest de l'Afrique, le Sahara occidental est bordé par le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie. Plus de trente ans après le départ des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement-et-destination-universelle-des-biens/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement-et-destination-universelle-des-biens/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Développement et destination universelle des biens","datePublished":"2005-04-01T16:31:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement-et-destination-universelle-des-biens/"},"wordCount":295,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« (…) le développement ne doit pas être compris d’une manière exclusivement économique, mais dans un sens intégralement humain. Il ne s’agit pas seulement d’élever tous les peuples au niveau dont jouissent aujourd’hui les pays riches, mais de construire par un travail solidaire, une vie plus digne, de faire croître réellement la dignité et la créativité de chaque personne »\n\nCentesimus Annus, 1991.\n\n\n« De nos jours, le bien de la paix doit être envisagé en étroite relation avec les nouveaux biens provenant de la connaissance scientifique et du progrès technique. Et ceux-ci, en application du principe de la destination universelle des biens de la terre, doivent être mis au service des besoins primordiaux de l’homme. Des initiatives opportunes au niveau international peuvent permettre de mettre pleinement en œuvre le principe de la destination universelle des biens, garantissant à tous -individus et nations- les conditions fondamentales pour participer au développement. Cela devient possible si l’on abat les barrières et les monopoles qui maintiennent de nombreux peuples en marge du développement »\n\nMessage du 1er janvier 2005\n\n\n« Le principe de la destination universelle des biens permet, en outre, d’affronter de manière appropriée le défi de la pauvreté, tenant compte par-dessus tout des conditions de misère dans lesquelles vivent encore un milliard d’êtres humains. Au début du nouveau millénaire, la communauté internationale s’est fixée comme objectif prioritaire de diviser ce nombre par deux avant 2015. L’Église soutient et encourage un tel engagement, et elle invite ceux qui croient au Christ à manifester, de manière concrète et en tout lieu, un amour préférentiel pour les pauvres »\n\nMessage du 1er janvier 2005"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement-et-destination-universelle-des-biens/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/developpement-et-destination-universelle-des-biens/","name":"Développement et destination universelle des biens - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-01T16:31:00+00:00","description":"« (…) le développement ne doit pas être compris d’une manière exclusivement économique, mais dans un sens intégralement humain. Il ne s’agit pas seulement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-du-ccfd-terre-solidaire-aux-critiques-faites-au-cameroun-sur-le-rapport-biens-mal-acquis/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-du-ccfd-terre-solidaire-aux-critiques-faites-au-cameroun-sur-le-rapport-biens-mal-acquis/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réponses du CCFD-Terre Solidaire aux critiques faites au Cameroun sur le rapport « Biens Mal Acquis »","datePublished":"2009-07-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-du-ccfd-terre-solidaire-aux-critiques-faites-au-cameroun-sur-le-rapport-biens-mal-acquis/"},"wordCount":700,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Biens mal acquis","Communiqués de presse","France"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« Les missions d'une ONG de développement comme le CCFD-Terre Solidaire sont aussi d’enquêter sur les « biens mal acquis », la corruption et l’argent sale ».\nGuy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a été créé pour travailler sur les causes de la pauvreté et les inégalités, et trouver des voies de développement. En particulier dans les pays pauvres, l’accaparement des richesses par une minorité -dirigeants locaux, entreprises internationales- est un scandale. Les organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire dans ces pays demandent régulièrement de poser ces scandales sur la place publique.\n\n\nLes missions du CCFD-Terre Solidaire\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a 2 grands rôles : \n\naccompagner des acteurs locaux dans 500 projets menés dans 70 paystravailler à la prise de conscience de l’opinion publique française sur le développement et la solidarité internationale.\nCes 2 axes poussent le CCFD-Terre Solidaire, et ses partenaires, à mener des actions de plaidoyer, auprès des autorités françaises, européennes et internationales. Ce plaidoyer se base toujours sur des faits. Un rapport comme celui que le CCFD-Terre Solidaire a publié en juin 2009 est donc dans la droite ligne de ses missions sociales.\n\nLes « biens mal acquis » nuisent au développement \n\nPlus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. L'argent qui devrait être injecté dans le développement des pays touchés par la malnutrition est trop souvent détourné, au lieu d’être utilisé pour la satisfaction de besoins essentiels comme l’alimentation, la santé ou l’éducation. Les partenaires du CCFD-Terre Solidaire demandent donc des comptes sur l’utilisation de ces montants financiers. \n\nAvec les successions de crises, les scandales des fortunes détournées éveillent les consciences citoyennes. Il n’est pas possible de parler de développement des pays du Sud si l’on ne parle pas d’éthique entre responsables politiques, acteurs économiques et société civile. C’est aussi la responsabilité du CCFD-Terre Solidaire.\n\n \nPas de jugements, des faits\n\nCe rapport cherche avant tout à démonter les mécanismes en jeu, et à dégager des responsabilités à différents niveaux :\n\nles personnes morales et physiques qui détournent des fonds,les institutions financières ou bancaires qui accueillent ces capitaux, les font travailler et rendent difficiles les restitutions,certains acteurs politiques français et européens qui ne peuvent ignorer, dans les opérations économiques ou financières effectuées avec certains pays, qu’une partie des sommes engagées vont être détournées.\n\nDes constats internationaux\n\nLe rapport publié en juin 2009 fait état des sommes colossales détournées par des dirigeants partout à travers le monde dans  une trentaine de pays. L’objectif du CCFD-Terre Solidaire est aussi de dénoncer les responsabilités françaises et occidentales.\nDe ce fait, cette analyse d’une trentaine de pays n'est pas dirigée contre un pays en particulier. \n\nLe cas du Cameroun est traité sur un volume de 5 pages au sein du rapport « Biens Mal Acquis », sur un total de 215 pages que comporte ce document. A date du 3 juillet 2009, le Cameroun est le seul pays où ce rapport provoque des réactions vives de la part d’un gouvernement.\nLe CCFD-Terre Solidaire exprime cette idée dans l’ensemble de son rapport : chaque pays a le devoir de rendre transparentes ses actions financières et économiques.\n\nLa France doit faire appliquer les accords internationaux\n\n La France doit :\n\nparticiper aux procédures de restitutions financières.\nElle soutient la convention de Mérida, entrée en vigueur en 2005, et reste peu exemplaire en matière de restitutions. Il est capital que la convention soit appliquée et que la justice française puisse agir en toute indépendance.\nplaider au niveau international.\nPour l’instant, les annonces du G20 concernent surtout l’évasion fiscale. Les paradis fiscaux qui servent de havre à l’argent détourné ne sont pas encore traités. Le CCFD-Terre Solidaire demande que les accords internationaux soient appliqués aux paradis fiscaux, au niveau des personnes morales, des institutions financières et des acteurs politiques. \n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-du-ccfd-terre-solidaire-aux-critiques-faites-au-cameroun-sur-le-rapport-biens-mal-acquis/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponses-du-ccfd-terre-solidaire-aux-critiques-faites-au-cameroun-sur-le-rapport-biens-mal-acquis/","name":"Réponses du CCFD-Terre Solidaire aux critiques faites au Cameroun sur le rapport « Biens Mal Acquis » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-07-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:14+00:00","description":"« Les missions d'une ONG de développement comme le CCFD-Terre Solidaire sont aussi d’enquêter sur les « biens mal acquis », la corruption et l’argent sale","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/arze-glipo-philippines/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/arze-glipo-philippines/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Arze Glipo, Philippines","datePublished":"2006-05-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:00:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/arze-glipo-philippines/"},"wordCount":587,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Aux Philippines, 60% de la population totale  dépend de la terre pour vivre. Pourtant, le gouvernement philippin ne soutient pas les petits producteurs.\n\n\n\n\n\nLe combat pour la souveraineté alimentaire\n\nParis, mai 2006\n\nMalgré le développement du secteur tertiaire aux Philippines, presque la moitié de la population active travaille la terre, et 60% de la population totale en dépend pour vivre. Pourtant, le gouvernement philippin ne soutient pas les petits producteurs. Beaucoup de décisionnaires politiques sont soit eux-mêmes des figures de l’agrobusiness, soit liés à des intérêts nationaux ou étrangers allant de le sens d’une agriculture industrielle exportatrice.\nLes barrières commerciales à l’importation de riz, maïs et produits de la mer ont été abaissées tandis que la production nationale stagne. \nOn se dirige vers un modèle qui ignore les besoins et les revendications des petits producteurs, pourtant si nombreux. Un modèle qui conduit de nombreux investisseurs étrangers à exploiter les richesses des Philippines : sur l’île de Mindanao, les ressources marines sont convoitées par les transnationales, tout comme les cultures de palmiers et d’ananas. D’ailleurs, pour accompagner ce processus, une loi prévoit de modifier la Constitution : jusqu’à présent, les compagnies étrangères ne pouvaient pas posséder plus de 49% des actifs d’une exploitation nationale ; la nouvelle loi, elle, porterait ce chiffre à 100%...  \n\nDes prix rémunérateurs\nFace à cela, les organisations paysannes réclament des politiques publiques allant dans le sens de la souveraineté alimentaire : des prix rémunérateurs, des contre-propositions à l’abolition des barrières douanières promue par l’Omc.\nNous avons créé un groupe de travail sur la souveraineté alimentaire, qui réunit entre autres producteurs et consommateurs. Et notre travail de plaidoyer a déjà porté ses fruits : alors qu’une loi prévoyait de lever la totalité des restrictions à l’importation de riz (dont la production fait vivre 3 millions d’agriculteurs philippins), nous avons convaincu les députés les plus progressistes de voter contre cette loi. Elle a donc été rejetée.\n\nNous avons gagné une bataille\nMais nous n’avons gagné qu’une bataille. Le gouvernement philippin subit aujourd’hui de multiples pressions des gros pays exportateurs de riz, comme la Thaïlande, l’Inde ou la Chine. Et il n’est pas particulièrement enclin à défendre notre point de vue, bien au contraire…\nAujourd’hui, alors que nous sommes censés être en démocratie, la liberté d’expression subit de multiples restrictions aux Philippines et la répression vise particulièrement les Ong. Le gouvernement, comme les gros propriétaires terriens, n’hésite pas à s’en prendre aux membres de nos mouvements, qui ont déjà subi de lourdes pertes par le passé.\n\nPropos recueillis par Raphaële Bail\n\nIrdf (Integrated rural devlopment fund)\nDepuis l’entrée des Philippines à l’OMC, le secteur agricole a fortement souffert, les petites exploitations familiales n’étant pas à même de résister à la concurrence internationale. L’action d’IRDF porte sur la dénonciation des conséquences de la libéralisation de l’agriculture, sur le niveau de vie des petits producteurs du pays.\nFondateur et coordinateur de l’Asia pacific network on food sovereignty et de la Task force for food sovereignty, l’Ong défend un développement rural basé sur la souveraineté alimentaire. IRDF renforce le plaidoyer des organisations paysannes, exerce un lobby au niveau national et une mise en réseau au niveau national et international."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/arze-glipo-philippines/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/arze-glipo-philippines/","name":"Arze Glipo, Philippines - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:00:17+00:00","description":"Aux Philippines, 60% de la population totale dépend de la terre pour vivre. Pourtant, le gouvernement philippin ne soutient pas les petits producteurs. Le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-financement-populaire-en-milieu-rural/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-financement-populaire-en-milieu-rural/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le financement populaire en milieu rural","datePublished":"2011-11-16T16:55:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-financement-populaire-en-milieu-rural/"},"wordCount":320,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’assemblée constitutive du Fonds rural d’investissements et de crédits solidaires (FRICS) s’est tenue le 9 juin 2011 à Port-au-Prince. Elle a confirmé la large mobilisation des acteurs agricoles pour ce projet fédérateur porté par le KNFP (Conseil national du financement populaire) en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire et sa filiale de micro-crédit, la SIDI.\n\n\n\nFondé en 1998, le KNFP est un réseau de neuf institutions accompagnant 2500 structures de financement populaire (banques communautaires et mutuelles de solidarité) et 14 organisations de producteurs agricoles. Ensemble, ces différentes structures touchent plus de 90 000 personnes réparties dans les dix départements du pays, dont 80% en milieu rural.\n\nLa vocation première du KNFP est la formation de responsables paysans et de cadres financiers ainsi que la construction de projets renforçant la production des organisations paysannes. Mais le KNFP consacre aussi une part importante de son activité à mener des actions de plaidoyer pour le financement populaire au service d’une économie sociale et solidaire améliorant ainsi les revenus des populations rurales et leur bien-être.\n\nLa création du FRICS répond à la volonté du KNFP de s’impliquer plus activement dans l’accès des paysans et des entrepreneurs ruraux à un financement dont ils sont encore largement exclus. Lancée en 2009, une expérimentation de prêts ciblés a permis de valider la formule. Son succès repose sur l’accompagnement financier des porteurs de projets. Les futurs bénéficiaires de ce fonds sont des entreprises individuelles et collectives (coopératives). Dans l’ensemble, ce sont des petites entreprises rurales allant des producteurs et commerçants, membres des mutuelles de solidarité, à des entreprises plus formelles devant contribuer à créer de la richesse en milieu rural pour y améliorer les conditions de vie. Plus globalement, il s’agit ainsi de lutter contre l’exode rural.\n\n\nSerge Lafitte, le 16 novembre 2011"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-financement-populaire-en-milieu-rural/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-financement-populaire-en-milieu-rural/","name":"Le financement populaire en milieu rural - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-11-16T16:55:00+00:00","description":"L’assemblée constitutive du Fonds rural d’investissements et de crédits solidaires (FRICS) s’est tenue le 9 juin 2011 à Port-au-Prince. Elle a confirmé la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nommer-monsieur-dov-zerah-a-la-tete-de-lafd-nest-pas-sans-poser-questions/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nommer-monsieur-dov-zerah-a-la-tete-de-lafd-nest-pas-sans-poser-questions/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Nommer Monsieur Dov Zerah à la tête de l&rsquo;AFD, n&rsquo;est pas sans poser questions","datePublished":"2010-05-25T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nommer-monsieur-dov-zerah-a-la-tete-de-lafd-nest-pas-sans-poser-questions/"},"wordCount":137,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","France-Afrique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 21 mai 2010\n\nLe choix que vient d'opérer le Président de la République de nommer Monsieur Dov Zerah à la tête de l'Agence française de développement (AFD), n'est pas sans poser questions, son parcours étant  notamment lié aux  réseaux de la Françafrique. \n\nPeut-on encore espérer le respect par la France des engagements pris par Nicolas Sarkozy d'un vrai renouvellement de la politique de la France avec l'Afrique ?\n\nA la veille du Sommet France-Afrique de Nice, le CCFD-Terre Solidaire rappelle qu'une vraie coopération ne peut passer que par le respect de la souveraineté économique et politique des États africains et l'implication des sociétés civiles."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nommer-monsieur-dov-zerah-a-la-tete-de-lafd-nest-pas-sans-poser-questions/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nommer-monsieur-dov-zerah-a-la-tete-de-lafd-nest-pas-sans-poser-questions/","name":"Nommer Monsieur Dov Zerah à la tête de l'AFD, n'est pas sans poser questions - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-05-25T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 21 mai 2010 Le choix que vient d'opérer le Président de la République de nommer Monsieur Dov Zerah à la tête de l'Agence française de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/trois-nouvelles-arrivees-dans-la-collegialite-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/trois-nouvelles-arrivees-dans-la-collegialite-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Trois nouvelles arrivées dans la collégialité du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2011-05-09T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/trois-nouvelles-arrivees-dans-la-collegialite-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":936,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 9 mai 2011\n\nAlors que le CCFD-Terre Solidaire fête 50 ans d'action, son Assemblée générale du 7 mai, vient d'accueillir avec joie trois nouveaux membres dans sa collégialité : 2 services d'Eglise, la Délégation catholique pour la coopération (DCC) et le service national de la Pastorale des Migrants (SNPM) et une association de 62 congrégations religieuses, l'Institut  Religieux et Solidarité internationale (IRSI).\n\nEn accueillant ces trois nouveaux membres de la collégialité, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire a déclaré : «le CCFD-Terre Solidaire vit ainsi la force du partenariat qui depuis 50 ans guide son action. Il ne s'agit pas d'un simple regroupement, ni d'une fédération d'organismes divers. Etre partenaires c'est choisir un objectif commun, en l'occurrence, contribuer effectivement au développement de tout homme et de tout l'homme. C'est aussi s'engager dans des actions incarnées avec des partenaires du Sud qui relèvent le défi de l'inacceptable et qui déploient la capacité d'espérance et de relèvement qui habitent l'être humain. C'est participer ensemble à la construction d'un monde plus humain et ajusté au souci de la promotion de la dignité humaine. C'est aussi vivre l'Eglise, non dans l'uniformité mais dans le dialogue de spiritualités différentes et à travers divers types de présences dans des milieux et des mondes différents. C'est savoir  traduire la Bonne Nouvelle en termes et en signes différents. C'est enfin prendre ensemble le risque de la rencontre avec l'humanité, ses joies et ses peines, non pour juger ni imposer mais pour, grâce à la diversité des convictions, dire \" la hauteur, la largeur, la profondeur de l'Espérance \" qui nous anime.»\n\nFort d'une pratique du volontariat de 40 ans dans les pays du Sud, la DCC partage avec le CCFD-Terre Solidaire la même conception du développement et de la solidarité internationale, privilégiant des partenariats forts, inscrits dans la durée et respectueux des partenaires du Sud. Elle a souhaité devenir membre de la Collégialité du CCFD-Terre Solidaire afin de participer en Eglise et dans une réciprocité féconde à un questionnement mutuel sur les pratiques de développement.\n\nService de la conférence des évêques catholiques de France, la Pastorale des Migrants travaille depuis de nombreuses années aux côtés du CCFD-Terre Solidaire, au niveau national et dans les diocèses pour assurer une présence auprès des migrants, sensibiliser l'opinion à la réalité de la migration au Sud, éveiller les communautés chrétiennes à un regard positif sur les réalités migratoires et interpeller les responsables politiques sur leurs décisions à l'égard des migrants.\n\nImpliqués sur le terrain à travers leur présence dans de nombreux pays à travers le monde, les congrégations religieuses sont engagées de longue date dans la solidarité internationale et le développement. L'IRSI, association de fait, a été créée, le 2 mars dernier, par des Instituts religieux d'hommes et de femmes, afin de pouvoir être représentés dans la collégialité du CCFD-Terre Solidaire.\n\nContacts :\nCCFD-Terre Solidaire : \nVéronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80\nDCC : \nFrançois-Xavier Guiblin : 01 45 65 99 75 - 06 62 20 74 50\nSNPM : \nBernard Fontaine : 01 43 72 47 21\nIRSI : \nGisèle Mérot (Sœur de Saint-Gildas des Bois) 02 40 01 45 89 - 07 77 31 91 92 \n\n\n\nLa collégialité du CCFD-Terre Solidaire\n\nCréé en 1961, conjointement par l'épiscopat français et 15 mouvements et services d'Eglise, le CCFD-Terre Solidaire est une association loi 1901. Ces trois nouvelles arrivées portent à 28 le nombre des mouvements et services d'Eglise membres de sa collégialité désireux de mettre en commun leurs réflexions et leurs forces pour s'investir efficacement dans la solidarité internationale. De cultures et de traditions différentes, les membres de cette collégialité représentent l'ensemble des catégories socioprofessionnelles de la population française, mouvements de jeunes, d'adultes, de retraités, de femmes, actifs en milieu rural ou urbain...  Ensemble, ils forment un lieu d'Eglise pluriel et ouvert sur le monde. \n\nEnsemble, les 28 mouvements et services d'Eglise membres de l'Assemblée générale du CCFD-Terre Solidaire, aux côtés de 12 représentants du réseau de bénévoles, élisent les membres du Bureau, du Conseil d'administration et votent les grandes orientations de l'association.\n\nACE Action catholique des enfants - ACF Action catholique des femmes - ACI Action catholique des milieux indépendants - ACO Action catholique ouvrière - CEP Chrétiens dans l'enseignement public - CMR Chrétiens dans le monde rural - DCC Délégation catholique pour la coopération - Coopération missionnaire OPM - Enseignement catholique - IRSI Instituts religieux et solidarité internationale - JEC Jeunesse étudiante chrétienne - Jeunesse mariale - JIC Jeunesse indépendante chrétienne - JICF Jeunesse indépendante chrétienne féminine - JOC Jeunesse ouvrière chrétienne - MCC Mouvement chrétien des cadres et dirigeants - MCR Mouvement chrétien des retraités - MEJ Mouvement eucharistique des jeunes - Mission de la mer - Mouvement du Nid - MRJC Mouvement rural de jeunesse chrétienne - Pax Christi  - Scouts et Guides de France - SNPM Service national de la Pastorale des Migrants - SNEJSE Service national pour l'Evangélisation des jeunes, scolaires et étudiants - Société de Saint-Vincent de Paul - VEA Vivre ensemble l'évangile aujourd'hui - Voir ensemble.\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/trois-nouvelles-arrivees-dans-la-collegialite-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/trois-nouvelles-arrivees-dans-la-collegialite-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Trois nouvelles arrivées dans la collégialité du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-09T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 9 mai 2011 Alors que le CCFD-Terre Solidaire fête 50 ans d'action, son Assemblée générale du 7 mai, vient d'accueillir avec joie trois nouveaux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-de-negociations-a-lonu-pour-un-traite-international-sur-le-commerce-des-armes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-de-negociations-a-lonu-pour-un-traite-international-sur-le-commerce-des-armes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Ouverture de négociations à l&rsquo;ONU pour un traité international sur le commerce des armes","datePublished":"2010-07-12T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-de-negociations-a-lonu-pour-un-traite-international-sur-le-commerce-des-armes/"},"wordCount":956,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Multinationales et droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse \n\n\n12 Juillet 2010\n\nCe lundi 12 juillet, s'ouvrent au siège des Nations unies, les négociations en vue de l'adoption d'un traité international sur le commerce des armes conventionnelles en 2012. Pour les ONG de la plateforme française Contrôlez les armes, les délégations des 192 Etats doivent utiliser chaque minute  de leur temps de négociation pour développer un instrument permettant de sauver des milliers de vies chaque année. La France assure la vice-présidence de la conférence préparatoire.\n\nAujourd'hui, il n'existe pas de dispositif international permettant d'assurer un contrôle efficace et harmonisé du commerce des armes conventionnelles., Les nombreuses insuffisances et incohérences des réglementations ou systèmes de contrôle existant aux niveaux régional ou national continuent de faciliter l'arrivée des armes dans les zones en conflit et l'approvisionnement d'auteurs de graves violations des droits humains. Pour sauver des vies, un traité international solide et rigoureux doit être adopté pour combler le vide actuel. Pour être solide et rigoureux, il doit définir des obligations juridiquement contraignantes garantissant le respect du droit international humanitaire et des droits  humains ainsi que le développement économique et social chez les pays importateurs d'armes.\n\nPour Didier Destremau du Secours Catholique - Caritas France, « la moitié des personnes les plus pauvres dans le monde vit dans les pays exposés ou soumis à des conflits violents. Les armes conventionnelles sont utilisées dans la majorité des exactions commises dans ces pays. Le moment est venu pour un traité sur le commerce des armes qui protège les populations et pas seulement les Etats.»\n\n« Le temps des atermoiements et des excuses est révolu. Chaque pays doit œuvrer pour trouver le meilleur compromis afin de retirer les armes des mains des seigneurs de la guerre et de ceux qui violent les droits de l'homme. Nous avons besoin de règles claires qui définiront comment les Etats doivent contrôler le commerce des armes : c'est un impératif. A la fin de ces deux premières semaines de négociation, les Etats devront avoir produit une première version du traité » poursuit Rima Chemirik d'Oxfam France.\n\nUne large majorité des Etats en Afrique, en Amérique, en Europe et en Asie ont voté au sein de l'Assemblée générale de l'ONU en faveur de l'élaboration d'un traité. En décembre 2009, 151 Etats sur les 192 membres que compte l'ONU ont voté en faveur de l'ouverture des négociations. Les Etats-Unis ont également rejoint la dynamique onusienne tandis que 19 pays s'abstenaient encore. \n\n« Une petite minorité d'Etats, aussi puissants qu'ils soient, ne devraient pas être autorisés à contrecarrer les progrès qui pourront avoir lieu à New York au cours des deux prochaines semaines » a déclaré Francis Perrin, vice-président d'Amnesty International France.\n\nSelon Zobel Behalal du CCFD-Terre Solidaire, « la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et quatrième exportateur d'armes, assure la vice-présidence des travaux : elle a la responsabilité de travailler avec ses pairs pour faire aboutir ce traité. Une large partie de l'humanité a besoin de ce traité pour sauver des vies».\n\nContacts presse: \nVéronique de La Martinière/ v.delamartiniere@ccfd.asso.fr / CCFD-Terre Solidaire 01 44 82 80 64\nDelphine Bedel / dbedel@oxfamfrance.org / Oxfam France / 01 77 35 76 00\nAnne Bonnefont/anne-bonnefont@secours-catholique.asso.fr /Secours Catholique-Caritas France 01 45 49 74 93\nLaure Delattre / ldelattre@amnesty.fr / Amnesty International France / 01 53 38 65 41\n\n\nPour en savoir plus :\n\n&nbsp;\nSuite à la campagne internationale des ONG, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution lançant le processus du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) en décembre 2006 ;  puis les Etats ont été consultés en 2007, et un groupe d'experts s'est prononcé sur la faisabilité technique et politique d'un TCA en 2008.En décembre 2009, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait la résolution A/RES/64/48 intitulé un Traité sur le commerce des armes. Celle-ci prévoit la mise en place d'un Comité préparatoire de la Conférence des Nations unies sur le Traité sur le commerce des armes. Il tiendra quatre sessions, deux en 2010 (regroupées en une en juillet 2010) et deux en 2011, plus une cinquième session préparatoire en 2012. Il aura pour rôle de recommander à la future Conférence « les éléments à retenir pour concevoir un instrument juridiquement contraignant qui soit efficace et équilibré et qui établisse les normes internationales communes les plus strictes possible pour le transfert des armes classiques ».Les Etats qui se sont abstenus en décembre 2009 sont : le Bahreïn, la Biélorussie, la Chine, Cuba, l'Egypte, l'Inde, l'Iran, le Kuweit, la Libye, le Nicaragua, le Pakistan, le Qatar, la Russie, l'Arabie saoudite, le Soudan, la Syrie, les Emirats arabes unis, le Venezuela et le Yémen. Seul le Zimbabwe a voté contre.Rima Chemirik d'Oxfam France, Zobel Behalal du CCFD-Terre Solidaire et Benoît Muracciole du Secours Catholique - Caritas France sont à New York durant toute la durée des négociations et sont disponibles pour des interviews.\nLa Plate-forme française « Contrôlez les armes » est co-pilotée par Amnesty International France, Oxfam France, le Secours catholique - Caritas France, et est composée du CCFD - Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l'Observatoire des transferts d'armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des Droits de l'Homme, Médecins du Monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-de-negociations-a-lonu-pour-un-traite-international-sur-le-commerce-des-armes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-de-negociations-a-lonu-pour-un-traite-international-sur-le-commerce-des-armes/","name":"Ouverture de négociations à l'ONU pour un traité international sur le commerce des armes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-12T00:00:00+00:00","description":"Communiqué de presse 12 Juillet 2010 Ce lundi 12 juillet, s'ouvrent au siège des Nations unies, les négociations en vue de l'adoption d'un traité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-attend-de-la-future-presidence-francaise-du-g20-une-nouvelle-impulsion-contre-les-paradis-fiscaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-attend-de-la-future-presidence-francaise-du-g20-une-nouvelle-impulsion-contre-les-paradis-fiscaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire attend de la future présidence française du G20 une nouvelle impulsion contre les paradis fiscaux","datePublished":"2010-07-27T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-attend-de-la-future-presidence-francaise-du-g20-une-nouvelle-impulsion-contre-les-paradis-fiscaux/"},"wordCount":689,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 27 juillet 2010\n\nLe CCFD-Terre Solidaire demande à Nicolas Sarkozy, à l'occasion de sa visite en Andorre, ce jeudi 29 juillet, de donner une nouvelle impulsion à la lutte contre les paradis fiscaux. A l'instar de Barack Obama, qui annonçait ce lundi 26 juillet 2010 sa volonté de restituer aux pays africains l'argent détourné dans les paradis fiscaux[1], le président français doit faire de la lutte contre la fuite illicite des capitaux que subissent les pays en développement une priorité de sa présidence du G20 en 2011. \nAndorre, acteur certes marginal de la finance offshore, illustre bien les progrès et les limites des efforts entrepris contre les paradis fiscaux. La Principauté est passée en 18 mois de la liste noire des paradis fiscaux établie par l'OCDE à la liste grise puis blanche[2]. Pour ce faire, elle a signé plus de 12 conventions par lesquelles elle s'engage à fournir des informations sur d'éventuels fraudeurs fiscaux lorsque le fisc étranger lui en fait la demande[3]. Par ailleurs, Andorre a annoncé qu'elle allait créer un impôt sur les sociétés (taux d'environ 10%). C'est, incontestablement, un progrès. Toutefois :\nLe Tax Justice Network (réseau international auquel participe le CCFD-Terre Solidaire) attribue à Andorre un score de 83% d'opacité financière[4]. En cause, notamment, la qualité et la disponibilité de l'information sur les propriétaires véritables des sociétés, ce qui rend Andorre propice au blanchiment de l'argent du crime et de la corruption. En 2007, Andorre n'était d'ailleurs conforme qu'avec 36% des recommandations émises par le Groupe d'action financière (GAFI)[5]. L'engagement du G20 en la matière est resté timoré. Le CCFD-Terre Solidaire attend du G20 qu'il requière de chaque pays la tenue de registres publics permettant d'identifier les détenteurs des avoirs cachés derrière les sociétés écrans et autres structures juridiques opaques (trusts, fondations...).Les dispositions prises par Andorre ne contribuent en rien à la lutte contre l'évasion fiscale des multinationales, qui prive pourtant les Etats du Sud de 125 milliards d'euros par an. Le CCFD-Terre Solidaire attend du G20 qu'il oblige les entreprises multinationales à rendre compte de leur activité pays par pays pour éviter qu'elles ne transfèrent artificiellement leurs bénéfices vers les paradis fiscaux.Andorre serait encore sur la liste grise des paradis fiscaux si elle n'avait pas signé avec des paradis fiscaux comme San Marin, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche et des micro-Etats comme le Groenland et les îles Féroé. Elle n'a signé avec aucun pays en développement, hormis l'Argentine. Le CCFD-Terre Solidaire attend du G20 qu'il contraigne les paradis fiscaux à rejoindre une convention multilatérale d'échange de renseignements fiscaux (échange automatique plutôt qu'à la demande), afin d'en faire bénéficier les pays en développement, qui voient fuir 600 à 800 milliards d'euros par an vers les centres offshore.\n\n\nContact : Jean Merckaert - 01 44 82 81 23 - 06 81 84 30 64 - j.merckaert@ccfd.asso.fr\n\n[1] http://www.nation.co.ke/News/Obama%20to%20seize%20tax%20cash%20stolen%20from%20Africans/-/1056/964764/-/qiivdaz/-/index.html\n\n[2] Il ne restait, en janvier 2009, que 3 pays sur les listes de l'OCDE : Andorre, Monaco et Liechtenstein. En mars 2009, suite à la pression du G20, Andorre a annoncé son intention de coopérer avec le fisc étranger. En avril 2009, elle était sur la liste grise publiée à l'occasion du G20 de Londres.\n\n[3] Andorre a signé des conventions d'échange de renseignements fiscaux avec l'Autriche, le Liechtenstein, San Marin, Monaco, la France, la Belgique, l'Argentine, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne, le Danemark, la Finlande, les îles Féroé, la Norvège, le Groenland, l'Islande et la Suède. Cf. http://www.oecd.org/dataoecd/46/52/43803923.pdf.\n\n[4] http://www.secrecyjurisdictions.com/PDF/Andorra.pdf.\n\n[5] L'évaluation, effectuée dans le cadre de Moneyval en 2007, est disponible sur : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/moneyval/Evaluations/round3/MONEYVAL%282007%2914Rep-AND3_en.pdf."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-attend-de-la-future-presidence-francaise-du-g20-une-nouvelle-impulsion-contre-les-paradis-fiscaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-attend-de-la-future-presidence-francaise-du-g20-une-nouvelle-impulsion-contre-les-paradis-fiscaux/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire attend de la future présidence française du G20 une nouvelle impulsion contre les paradis fiscaux - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-27T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 27 juillet 2010 Le CCFD-Terre Solidaire demande à Nicolas Sarkozy, à l'occasion de sa visite en Andorre, ce jeudi 29 juillet, de donner une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/generosite-pour-lasie-nous-on-continue/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/generosite-pour-lasie-nous-on-continue/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Générosité pour l’Asie : nous, on continue !","datePublished":"2005-01-07T18:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:34:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/generosite-pour-lasie-nous-on-continue/"},"wordCount":862,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Article publié dans le Monde,\n7 janvier 2005\n\n\n\nMSF a décidé de ne plus faire appel aux dons pour l’Asie considérant que leur capacité d’utilisation était atteinte. C’est une décision respectable. J-H. Bradol affirme dans la foulée que la reconstruction doit être assurée par les crédits étatiques de l’aide publique au développement (APD). L’expérience prouve malheureusement que, dans le domaine de la reconstruction humaine, matérielle, psychologique, juridique, le rôle des ONG est indispensable : APD insuffisante, incurie des Etats, manque de finesse des bailleurs étatiques…\n\nMSF s’offusque de voir des ONG indiquer qu’elles utiliseront une partie des moyens reçus pour la reconstruction. Il affirme qu’elles oublient de le mentionner dans leurs appels. Que MSF ne souhaite pas s’investir dans la durée, c’est un choix d’organisation cohérent, mais la généralisation est abusive. Les associations qui ont l’habitude d’en appeler à la générosité publique savent qu’elles doivent la vérité aux donateurs. Le CCFD – dès son communiqué du 27 décembre –, le Secours catholique et d’autres, ont immédiatement indiqué que l’aide reçue sera utilisée à court et à moyen terme.\n\nSylvie Brunel enfourche le même cheval de bataille que MSF et déplore l’emballement médiatico-affectif où, comme dans une soirée de charité, on se livre à une surenchère de générosité presque indécente au regard de l’indifférence où l’on laisse croupir d’autres tragédies. Le diagnostic n’est pas faux, mais laisser entendre que les Ong honnêtes feraient mieux d’imiter l’exemple de MSF : le remède est mauvais.\n\nQue certaines ONG, qui collectent aujourd’hui, aient découvert Aceh, les îles Andaman et le Tamil Nadu le 26 décembre au soir. C’est possible. Que des entreprises subitement très généreuses aient des arrières-pensées. C’est probable. Mais c’est manier l’amalgame que de confondre des organisations engagées durablement dans des actions de terrain, avec l’étalage de bons sentiments dont les arrière-pensées peuvent être parfois douteuses.\n\nDénoncer comme le fait Sylvie Brunel « l’opprobre collectif » que les autres ONG auraient jeté sur MSF, c’est peut-être une belle posture, ce n’est pas une analyse qui rend service aux défenseurs d’une solidarité internationale.\nEn fait, « d’opprobre générale », je mentionnerai simplement au passage qu’interviewé à ce sujet, le mardi 4 janvier, sur TV5, j’affirmais que la décision de MSF les regarde, que je la respectais, en ajoutant qu’il serait en revanche incorrect d’insinuer que les autres ONG sont malhonnêtes en continuant de collecter.\n\nCar d’autres ONG, comme le CCFD, ont des dizaines de partenaires locaux. Elles souhaitent alimenter en leur direction une solidarité dans la durée et il n’y aura pas un centime de trop pour qu’elles puissent aider les victimes à surmonter ce qui est bel et bien la catastrophe naturelle la plus meurtrière et dévastatrice que l’humanité ait eu à souffrir depuis longtemps.\n\nCertes les États ont indiscutablement un rôle primordial à jouer. C’est bien aux Etats, à leurs services de protection civile, à leurs armées – mobilisées parfois tardivement -, de rassembler les moyens qu’ils sont seuls à détenir lorsqu’une catastrophe d’une telle ampleur surgit. Mobiliser des dizaines d’hélicoptères pour acheminer de la nourriture, aucune ONG ne peut le faire. Et c’est normal. Idem pour la phase post-urgence qui commence : subvenir aux besoins alimentaires, sanitaires de dix ou vingt millions de personnes déplacées, reconstruire des milliers de logements, réhabiliter des infrastructures par centaines. Toutes les ONG, même coordonnées, ne pourraient le faire.\n\nMais on ne peut pas ériger le cas d’une organisation médicale d’urgence en généralité, et encore moins en faire le seul représentant d’une éthique dont les autres seraient exempts s’ils ne suivent pas son exemple.\n\nLa solidarité a encore une raison d’être, et pour de longs mois, voire des années. Car enfin : qui va permettre aux personnes les plus pauvres (pêcheurs, artisans, agriculteurs, « intouchables » en Inde) de relancer une activité économique par le biais d’aides ou de petits crédits ?\n\nLes ONG locales.\n\nQui va aider – financièrement et juridiquement - les personnes déplacées, qui ont tout perdu y compris leurs titres de propriété, à retrouver leur lopin de terre, pour y construire une maison ?\n\nLes ONG locales.\n\nQui va veiller à ce que les autorités locales utilisent équitablement et à bon escient l’aide internationale : les ONG locales.\n\nCe sont ces ONG locales que nous soutenons. Elles auront besoin de moyens financiers importants. Pendant des années.\n\nDans un monde idéal, les ONG n’existeraient pas. Nous y travaillons. Dans cette attente, nous continuons à collecter. Honnêtement.\n\nJean-Marie Fardeau,\nSecrétaire général du CCFD, Comité catholique contre la faim et pour le développement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/generosite-pour-lasie-nous-on-continue/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/generosite-pour-lasie-nous-on-continue/","name":"Générosité pour l’Asie : nous, on continue ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-07T18:19:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:34:30+00:00","description":"Article publié dans le Monde, 7 janvier 2005 MSF a décidé de ne plus faire appel aux dons pour l’Asie considérant que leur capacité d’utilisation était","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-salue-linitiative-pionniere-de-la-region-ile-de-france-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-salue-linitiative-pionniere-de-la-region-ile-de-france-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire salue l’initiative pionnière de la Région Île-de-France dans la lutte contre les paradis fiscaux.","datePublished":"2010-06-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2023-11-14T14:49:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-salue-linitiative-pionniere-de-la-region-ile-de-france-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/"},"wordCount":597,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 3 juin 2010\n\nLa région Île-de-France va exiger des banques qu'elles publient leurs comptes pays par pays.\nLe CCFD-Terre Solidaire salue l'initiative pionnière de la Région Île-de-France dans la lutte contre les paradis fiscaux.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire se félicite de l'apparition prochaine du premier « Territoire Stop paradis fiscaux », démarche qu'il appelle de ses vœux depuis plus d'un an avec ses partenaires de la campagne Stop paradis fiscaux (1). Le 16 juin prochain, la Région Île-de-France votera pour mettre en œuvre l'engagement pris entre les deux tours par la liste majoritaire de ne plus travailler avec les banques présentes dans les paradis fiscaux.\n\nLa résolution soumise au vote par le groupe Europe Ecologie ne se contente pas d'appeler au respect de la loi de décembre 2009, qui oblige les banques françaises à faire état du détail de leurs activités dans les 18 paradis fiscaux (2) listés par la France. Elle demande aux partenaires financiers de la région Île-de-France de publier, pour chaque pays où ils opèrent, le nom de leurs filiales et succursales, le chiffre d'affaires, le bénéfice, les effectifs et l'impôt payé.\n\nPour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « cette exigence marque un tournant dans la lutte contre les paradis fiscaux : pour la première fois, au lieu de s'attaquer à une liste forcément incomplète de paradis fiscaux, c'est à leurs principaux utilisateurs qu'on demande d'être transparents. C'est une première au niveau mondial. Le principe est simple : si la banque n'a rien à cacher, elle n'aura aucun souci à s'expliquer sur son activité pays par pays ».\n\nIl ajoute : « Le CCFD-Terre Solidaire veillera à ce que ces informations soient rendues publiques et qu'elles soient un critère déterminant dans le choix des partenaires financiers de la Région Île-de-France. Nous souhaitons à présent que l'initiative francilienne fasse des petits et s'étende au-delà des banques, à l'ensemble des entreprises multinationales ».\n\nJusqu'à présent, en effet, les multinationales peuvent générer leurs profits dans les pays du Sud, ou en France, et les faire apparaître dans leurs filiales fictives des paradis fiscaux pour échapper à l'impôt. Cette évasion fiscale coûte aux pays du Sud 125 milliards d'euros de recettes fiscales, qui leur permettraient de lutter contre la faim et la pauvreté. C'est pourquoi le CCFD-Terre Solidaire plaide pour que les normes comptables internationales soient modifiées, afin d'obliger les multinationales à présenter leurs comptes pays par pays. Il se mobilise pour que la France fasse de cette réforme une priorité du G20 en 2011. Récemment, la Commission européenne et l'OCDE ont exprimé leur intérêt pour cette proposition.\n\n(1) Les organisations à l'origine de la campagne Stop paradis fiscaux sont : la CFDT, la CGT, Solidaires, le SNUI, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD - Terre Solidaire), Oxfam France, Attac et la Plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. http://www.stopparadisfiscaux.fr/\n\n(2) Le CCFD-Terre Solidaire a calculé que ces 18 paradis fiscaux ne pèsent que 0,25% de la finance offshore mondiale. Voir sur notre site le rapport « Paradis fiscaux, bilan du G20 en 10 questions ». http://www.ccfd-terresolidaire.org/\n\nContacts-presse : Nathalie Perramon - 01 44 82 80 67 - n.perramon@ccfd.asso.fr  et Véronique de La Martinière - 01 44 82 80 64 - v.delamartiniere@ccfd.asso.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-salue-linitiative-pionniere-de-la-region-ile-de-france-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-salue-linitiative-pionniere-de-la-region-ile-de-france-dans-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux/","name":"La région Ile-de-France lutte contre les paradis fiscaux","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-06-03T00:00:00+00:00","dateModified":"2023-11-14T14:49:59+00:00","description":"La région Île-de-France va exiger des banques qu'elles publient leurs comptes pays par pays. Le CCFD-Terre Solidaire salue cette initiative.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sisaliao-svengsuksa-laos/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sisaliao-svengsuksa-laos/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sisaliao Svengsuksa, Laos","datePublished":"2005-03-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sisaliao-svengsuksa-laos/"},"wordCount":407,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Jouer la carte de l'économie solidaire\n\n\n\n\n\n \nJouer la carte de l'économie solidaire\n\nParis, le 4 mars 2005\n\nJ’ai 63 ans et j’ai longtemps enseigné la géographie – fort d’un doctorat de l’université de Bordeaux III – avant de créer en 1988 l’Association de soutien au développement des sociétés paysannes (ASDSP). Au fil des ans, l’action s’est élargie.\n\nDes populations semi-nomades des régions montagneuses de Kasi, à mi-chemin entre Vientiane et Louang-Prabang, jusqu’à la promotion de coopératives de production et de commercialisation (surplus agricoles, artisanat). \nÀ l’heure des bilans, j’en viens à penser que notre petit pays de moins de 6 millions d’habitants est dans l’obligation de frayer une voie originale. En raison de la puissance de nos voisins, la Chine, le Vietnam et la Thaïlande. Les importations de riz gluant thaïlandais, notre plat de base, envahissent nos marchés, car vendues moins chères que la production lao. Nous avons appris la pisciculture aux paysans, mais seul le Mékong sépare le Laos et la Thaïlande et la nuit des pirogues de contrebande tirant des cages remplies de poissons traversent le fleuve. \n\nLe Laos tirera son épingle du jeu s’il mise sur des marchés de niche performants et capables de prospérer. J’en perçois plusieurs, au premier rang desquels figure l’économie solidaire. Nous avons créé dès 1996 la Lao Farmer’s products, qui exporte les produits transformés (jus, confiture, pâtes de fruits) issus de nos vergers (pamplemousse, tamarin, ananas ou maracuja), grâce aux réseaux du commerce équitable, comme Solidar’monde en France. Idem pour les vanneries ou les tissus en soie. \nIl nous faut encore renforcer l’image d’un Laos, pays vert, riche de nombreuses ressources naturelles. Cette sensibilité au respect de l’environnement devrait favoriser la promotion de l’écotourisme et de la culture biologique. Nous formons à présent des ingénieurs agronomes qui maîtrisent toutes les techniques culturales utilisant les seuls engrais naturels.\n\nHier, au temps de la guerre d’Indochine, le Laos faisait figure d’« État-tampon » déchiré entre les protagonistes. Je rêve qu’il devienne un pays carrefour expérimentant des voies d’avenir. Le contexte est favorable. Le régime politique, qui pratique une ouverture graduelle, semble prêt à accompagner ces évolutions. À nous de savoir jouer notre carte.\n\nPropos recueillis par Yves Hardy"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sisaliao-svengsuksa-laos/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sisaliao-svengsuksa-laos/","name":"Sisaliao Svengsuksa, Laos - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-03-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:36+00:00","description":"Jouer la carte de l'économie solidaire Jouer la carte de l'économie solidaire Paris, le 4 mars 2005 J’ai 63 ans et j’ai longtemps enseigné la géographie –","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-principe-dun-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-vote-aux-nations-unies/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-principe-dun-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-vote-aux-nations-unies/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le principe d&rsquo;un traité international sur le commerce des armes voté aux Nations unies","datePublished":"2006-11-09T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-principe-dun-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-vote-aux-nations-unies/"},"wordCount":410,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Merci à tout ceux qui ont participé à la campagne \"Armes : un commerce qui tue\" !\n\nLa première étape pour créer un traité international sur le commerce des armes a été franchie !\nAinsi le 25 octobre 2006, la Première Commission de l'Assemblée générale des Nations unies a voté à 139 voix  « pour » l'élaboration du traité international sur le commerce des armes, seuls les États-Unis se sont prononcés « contre ». L'Afrique, l'Amérique latine et l'Europe, dont la France, ont manifesté un soutien particulièrement vigoureux à la proposition.\n\nCette résolution est essentielle et permet institutionnellement la création de ce traité. Elle prévoit que le Secrétaire général consulte tous les États membres des Nations unies sur la faisabilité, la portée et les premières bases d'un instrument vaste et contraignant fixant des normes internationales communes pour l'importation, l'exportation et le transfert des armes classiques. Le Secrétaire général devra ensuite soumettre un rapport à l'Assemblée générale vers la fin de l'année 2007. En 2008, il constituera un groupe d'experts gouvernementaux qui sera chargé d'étudier cette question en détail et de soumettre ses conclusions à l'Assemblée générale. \nL'ensemble des organisations non gouvernementales continuera, bien sûr, à suivre le processus.\n\n\n\nPour mémoire : C'est en 1995 que quelques lauréats du Prix Nobel de la paix ont émis l'idée de créer, à l'échelon mondial, un ensemble de règles contraignantes sur les transferts d'armes. Amnesty International, Oxfam International et le RAIAL (Réseau d'action international sur les armes légères) ont lancé la campagne internationale \"Control arms\" en 2003. La Plate-forme française \"Contrôlez les armes\", dont le CCFD est membre, a mené campagne depuis décembre 2005 et a recueilli plus de 50 000 visages en faveur de ce traité qui ont rejoint le million de personnes soutenant cette campagne dans le monde entier.\n\nLa Plate-forme française Contrôlez les armes est co-pilotée par Amnesty International France, Oxfam France-Agir ici, Secours catholique-Caritas France et est composée du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Observatoire des transferts d'armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des droits de l'Homme, Médecins du monde"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-principe-dun-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-vote-aux-nations-unies/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-principe-dun-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-vote-aux-nations-unies/","name":"Le principe d'un traité international sur le commerce des armes voté aux Nations unies - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-11-09T00:00:00+00:00","description":"Merci à tout ceux qui ont participé à la campagne \"Armes : un commerce qui tue\" ! La première étape pour créer un traité international sur le commerce des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-mauritanie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-mauritanie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Manifeste &#8211; Mauritanie","datePublished":"2008-06-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-mauritanie/"},"wordCount":397,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L'élection présidentielle de mars 2007 a officialisé l'avènement de la démocratie après la prise de pouvoir par les militaires en 2005 et la chute du régime qui aura duré 3 ans. L'espoir de voir la démocratie amener la paix, la sécurité et la prospérité semblent vaciller depuis.\n\nLes deux attentats de fin décembre dont les auteurs seraient des activistes d'Al Qaida confirment la montée des idées intégristes portées par les étrangers wahhabites (originaires d'Arabie Saoudite) avec qui pourtant le régime entretient des relations économiques indispensables pour le développement de la Mauritanie. Les prises de drogue et le commerce de l'émigration clandestine laissent à penser que le pays est devenu une plaque tournante de la contrebande et inévitablement de la corruption et du trafic d'armes.\n\nParallèlement la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité a justifié la révolte des jeunes et la prise pour cible des bâtiments administratifs. Les émeutes ont été réprimées par la force. Les coupures d'eau et d'électricité se font de plus en plus fréquentes.\n\nLa situation économique se dégrade et le régime actuel pourrait être tenté de prendre des mesures répressives comme actuellement la remise en cause de la loi sur les associations, et les difficultés créées pour organiser un forum social national, qui de plus est un forum maghrébin.\n\nL'appui à une société civile encore jeune où les femmes doivent encore se battre pour être reconnues, où les migrants des pays de la sous région s'entassent à la frontière marocaine, et où l'insécurité alimentaire persiste dans certaines régions pourtant aux potentialités agricoles non exploités justifient les actions menées par les partenaires.\n\nDepuis la fin des années 90, la Mauritanie est sujette à une attention particulière de la part du CCFD-Terre Solidaire à travers la vallée du fleuve Sénégal, zone stratégique dans la zone sahélienne. En raison du faible développement de la société civile mauritanienne, le CCFD-Terre Solidaire travaille en partenariat avec le GRDR ou Caritas Mauritanie. Ses partenaires sont ABDI-Association Boully pour le développement et l’insertion, Collectif des Unions de Coopératives du Guidimakha et Mauritanie 2000."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-mauritanie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/manifeste-mauritanie/","name":"Manifeste - Mauritanie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-06-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:28+00:00","description":"L'élection présidentielle de mars 2007 a officialisé l'avènement de la démocratie après la prise de pouvoir par les militaires en 2005 et la chute du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/locde-a-court-darguments-pour-prouver-lefficacite-de-son-action/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/locde-a-court-darguments-pour-prouver-lefficacite-de-son-action/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’OCDE à court d’arguments pour prouver l’efficacité de son action","datePublished":"2011-10-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/locde-a-court-darguments-pour-prouver-lefficacite-de-son-action/"},"wordCount":330,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 26 octobre 2011\n\nL'OCDE brandit le chiffre de 14 milliards d'euros de recettes fiscales recouvrées depuis trois ans dans 20 pays, laissant entendre que ce serait le fruit de son action. Or, en l'absence d'indicateur précis, l'efficacité des nouveaux traités de coopération fiscale entre États, prônés par l'institution, reste à démontrer (1).\n\n« Incapable de prouver l'efficacité de son action, l'OCDE s'approprie des résultats qui ne sont pas les siens. Les 14 milliards € de recettes invoqués relèvent surtout des actions menées directement par les administrations fiscales grâce aux fichiers dérobés chez LGT, UBS, Crédit Suisse ou HSBC » signale Mathilde Dupré, du CCFD-Terre Solidaire.\n\nPour la France, en tout cas, les 1,2 milliards d'euros avancés, correspondraient aux recettes perçues grâces aux quelques 4700 contribuables qui se sont déclarés auprès de la cellule de régularisation fiscale, de peur surtout d'apparaître dans les fichiers volés d'HSBC.\n\n« Sceptiques sur les résultats de la stratégie de l'OCDE, les États-Unis ont d'ailleurs bien compris l'intérêt d'exiger plus de transparence directement de la part des intermédiaires financiers. Ils prévoient désormais de  demander aux banques de communiquer automatiquement les informations relatives à leurs clients américains. »\n\nContact : Véronique de La Martinière : 10 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80\n\nNote aux rédactions :\n(1) Voir le communiqué de presse de la plateforme paradis fiscaux et judiciaires du lundi 24 octobre 2011, « G20, la nouvelle coopération fiscale ne fait pas encore ses preuves, chiffres à l'appui »\n\nLe Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements fiscaux, hébergé par l'OCDE, regroupe 102 pays et est en charge d'évaluer l'effectivité des traités d'échange de renseignements fiscaux signés par ses membres, grâce à un mécanisme de revue par les pairs."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/locde-a-court-darguments-pour-prouver-lefficacite-de-son-action/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/locde-a-court-darguments-pour-prouver-lefficacite-de-son-action/","name":"L’OCDE à court d’arguments pour prouver l’efficacité de son action - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:53+00:00","description":"Paris, le 26 octobre 2011 L'OCDE brandit le chiffre de 14 milliards d'euros de recettes fiscales recouvrées depuis trois ans dans 20 pays, laissant","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evasion-fiscale-et-taxe-sur-les-transactions-financieres-le-premier-g20-finance-ne-doit-pas-etre-dans-lillusion/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evasion-fiscale-et-taxe-sur-les-transactions-financieres-le-premier-g20-finance-ne-doit-pas-etre-dans-lillusion/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Evasion fiscale et taxe sur les transactions financières, le premier G20 finance ne doit pas être dans l’illusion","datePublished":"2011-02-18T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evasion-fiscale-et-taxe-sur-les-transactions-financieres-le-premier-g20-finance-ne-doit-pas-etre-dans-lillusion/"},"wordCount":603,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 18 février 2011\n\nA l'occasion de la première réunion du G20 en France, les ministres des finances doivent démontrer leur volonté politique de remettre la finance au service de l'économie et du développement.\nCette première étape est décisive pour l'ensemble de la présidence française du G20.\n\nLes ministres des Finances qui se rencontrent depuis ce matin et le 19 février à Paris plancheront sur deux priorités du CCFD-Terre Solidaire en matière de régulation financière et de développement. \n\nLutte contre les paradis fiscaux\nTrois des cinq grandes priorités énoncées par la présidence française - création d'indicateurs macroéconomiques pour prévenir les grands déséquilibres ; régulation financière sans faille et financement du développement - ne pourront être traitées sans s'attaquer sérieusement au problème de l'opacité financière et des paradis fiscaux. \n\nInvestissement, épargne, commerce, productivité : les indicateurs macroéconomiques dont discutent aujourd'hui les ministres des finances sont en effet biaisés. En cause, les manipulations comptables auxquelles se prêtent les entreprises multinationales pour déplacer artificiellement leurs activités à des fins d'évasion fiscale.  \n\n« Quand on sait que sur le papier, 70% des investissements étrangers en Chine proviennent de cinq petits paradis fiscaux, comment peut-on prétendre élaborer des indicateurs fiables pour piloter l'économie ? Pour être crédible, le G20 doit impérativement faire passer les comptes des entreprises multinationales au détecteur de mensonges » explique Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.\n\nLes mesures de lutte contre les paradis fiscaux mises en place lors des sommets précédents sont inappropriées pour mettre fin au pillage des ressources dans les pays du Sud, soit 800 milliards d'euros chaque année. Au-delà du suivi des engagements actuels, il est urgent que le G20 change de stratégie et cible directement les utilisateurs des paradis fiscaux, banques et multinationales, afin d'imposer plus de transparence sur leurs activités.\n\nTaxes sur les transactions financières internationales\nRéclamée de très longue date par le CCFD-Terre Solidaire, la taxe sur les transactions financières internationales est également aujourd'hui sur la table des Ministres des finances. Outil de lutte contre la spéculation sur les marchés financiers, elle doit permettre de collecter des centaines de milliards d'euros pour financer le développement et les biens communs de l'humanité.\n\n« Différentes options sont sur la table. Les réticences exprimées par un certain nombre de pays du G20 ne doivent pas empêcher ceux qui le souhaitent d'avancer en mettant en place une coalition de pionniers. Le CCFD-Terre Solidaire s'associe pleinement à la campagne française Robin des Bois (http://www.taxerobindesbois.org/) pour demander des avancées concrètes d'ici la fin de l'année 2011 » déclare Mathilde Dupré.\n\nDans le cadre de la campagne du CCFD-Terre Solidaire « Aidons l'argent à revenir des paradis fiscaux », 241 246 cartes postales ont déjà été envoyées pour indiquer à la présidence française du G20 que l'opinion publique reste plus que jamais mobilisée contre les paradis fiscaux. \n\nDans un contexte de crise, les citoyens attendent des mesures concrètes et efficaces et ne comprendraient pas que les pays du G20 renoncent à réguler la finance.\n\nContact presse :\nVéronique de La Martinière 01 44 82 80 64 v.delamartiniere@ccfd.asso.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/evasion-fiscale-et-taxe-sur-les-transactions-financieres-le-premier-g20-finance-ne-doit-pas-etre-dans-lillusion/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/evasion-fiscale-et-taxe-sur-les-transactions-financieres-le-premier-g20-finance-ne-doit-pas-etre-dans-lillusion/","name":"Evasion fiscale et taxe sur les transactions financières, le premier G20 finance ne doit pas être dans l’illusion - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-18T00:00:00+00:00","description":"Paris, le 18 février 2011 A l'occasion de la première réunion du G20 en France, les ministres des finances doivent démontrer leur volonté politique de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-fondements-theologiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-fondements-theologiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les fondements théologiques","datePublished":"2007-10-09T11:49:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-fondements-theologiques/"},"wordCount":621,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Théologie de la libération"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les opprimés au cœur\nL’engagement social des catholiques latino-américains a été porté par une réflexion théologique originale.\n\n• Elle s’appuie sur le renouveau de Vatican II : conception de l’Eglise « peuple de Dieu », stimulation de la recherche théologique, promotion du rôle des laïcs, renouvellement de l’enseignement social de l’Eglise par l’encyclique Populorum Progressio de Paul VI…\n\n• Cette réflexion est le fruit de la pratique des communautés de base en Amérique Latine. Elle part de leur réalité sociale (pauvreté et oppression) pour l’éclairer à la lumière de la Bible, « Livre de vie ».\n\n• Les opprimés sont mis au centre de la réflexion, en tant qu’acteurs de leur propre histoire dans une perspective de libération.\n\n• La figure du Christ pauvre et sauveur y tient une place centrale.\n\nThéologie de la libération\nLe thème de la libération apparaît dès l’assemblée épiscopale de Medellin.\n\n• « Le Christ notre sauveur n’a pas seulement aimé les autres (…). Il a vécu dans la pauvreté. Il a centré sa mission sur l’annonce aux pauvres de leur libération. Il a fondé son Eglise comme signe de pauvreté parmi les hommes  »\nDocument « La pauvreté de l’Eglise »\n\n• « Pour l’Eglise, le défi était celui-ci : comment dire à des gens pauvres “Dieu vous aime” ? Comment annoncer l’Evangile en partant de la souffrance et de l’espérance des pauvres ? Comment bien parler de la résurrection de Jésus-Christ –donc de la victoire sur la mort– si l’on n’a pas conscience de la mort prématurée de nos peuples ?  »\nGustavo Gutiérrez, l’un des pères de la théologie de la libération\n\n• C’est une théologie de l’espérance pour laquelle « l’espérance chrétienne n’est pas l’optimisme qui regarde au-delà de la mort, au-delà de l’injustice et de l’oppression, mais une espérance contre la mort, contre l’injustice et l’oppression  »\nJon Sobrino\n\n«  Une théologie nécessaire »\n\nDes théologiens de la libération ont été sanctionnés par les autorités du Vatican, au début des années 1980, par crainte de dérives marxistes. Mais la théologie de la libération n’a jamais été condamnée en tant que telle.\nSelon le pape Jean-Paul II, elle reste « non seulement opportune, mais utile et nécessaire » et « représente une nouvelle phase dans la tradition de la pensée théologique » (Lettre aux évêques brésiliens, 1986).\n\nOption préférentielle et évangélique pour les pauvres\n\nLe 13 mai 2007, dans le sanctuaire d’Aparécida, en ouverture de la Conférence générale de l’épiscopat latino-américain (Celam), le pape Benoît XVI a affirmé que « les peuples latino-américains et des Caraïbes ont droit à une vie épanouie, étant fils de Dieu, avec des conditions plus humaines : libres des menaces de la faim et de toute forme de violence. »\n\nEn rappelant que « l’option pour les pauvres est implicite » dans la foi chrétienne, Benoît XVI à invité tous les hommes à « supprimer les inégalités sociales graves et les différences considérables dans l’accès aux biens. »\n\nLe 31 mai, en conclusion de leurs travaux, les évêques latino-américains ont réaffirmé leur « option préférentielle et évangélique en faveur des pauvres », en s’engageant « à défendre les plus faibles » avec la volonté « de favoriser un développement humain et durable basé sur une distribution équitable de la richesse et sur la communion des biens entre tous les peuples.  »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-fondements-theologiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-fondements-theologiques/","name":"Les fondements théologiques - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-10-09T11:49:00+00:00","description":"Les opprimés au cœur L’engagement social des catholiques latino-américains a été porté par une réflexion théologique originale. • Elle s’appuie sur le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/iteca-fortement-mobilise-par-le-processus-de-reconstruction-et-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/iteca-fortement-mobilise-par-le-processus-de-reconstruction-et-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"ITECA, Fortement mobilisé par le processus de reconstruction et développement","datePublished":"2012-01-09T16:33:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/iteca-fortement-mobilise-par-le-processus-de-reconstruction-et-developpement/"},"wordCount":236,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Fortement mobilisé par le processus de reconstruction et développement intégré à Gressier, ITECA a poursuivi son programme de construction de 1600 maisons rurales dans les zones les plus éloignées de la route principale. Les 100 premières maisons, financées par Caritas Suisse, construites sur la base de l’organisation en groupes de familles, dits « konbit » s’achèvent, et la cérémonie de remise des clés aura lieu le 10 janvier 2012.\nITECA compte en réaliser 500 nouvelles en 2012 et achever le programme en 2013-2014.\nUne diversification de l’architecture va s’opérer avec la construction de 400 maisons en 2012 selon un nouveau modèle (indonésien) utilisant des briques fabriquées sur place par les communautés.\n\nL’année 2011 a été marquée par la concrétisation de la décentralisation d’ITECA en 4 agences régionales pour être au plus près des populations rurales et renforcer le mouvement paysan dans tout le pays.\n\nAvec le CCFD-Terre Solidaire, ITECA a travaillé à l’élaboration d’un projet de production et commercialisation de mangues de variété francisque à Gros Morne. Celui-ci devrait voir le jour en 2012 et permettre aux 1000 producteurs de la jeune coopérative KOPKOM de se doter de vergers spécialisés et de 5 nouveaux centres de collecte.\n\n\nA lire : Haïti-Reconstruction : Initiative de relogement des victimes du séisme à Gressier"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/iteca-fortement-mobilise-par-le-processus-de-reconstruction-et-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/iteca-fortement-mobilise-par-le-processus-de-reconstruction-et-developpement/","name":"ITECA, Fortement mobilisé par le processus de reconstruction et développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-09T16:33:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:32+00:00","description":"Fortement mobilisé par le processus de reconstruction et développement intégré à Gressier, ITECA a poursuivi son programme de construction de 1600 maisons","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finansol-lance-le-prix-des-internautes-pour-les-finances-solidaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finansol-lance-le-prix-des-internautes-pour-les-finances-solidaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Finansol lance le « Prix des internautes pour les finances solidaires »","datePublished":"2007-06-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finansol-lance-le-prix-des-internautes-pour-les-finances-solidaires/"},"wordCount":296,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Finance solidaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Votez en ligne dès maintenant  pour participer au Prix des internautes pour les finances solidaires : www.finansol.org/prix2007 \n\n\n\nDu 4 au 24 juin 2007, vous pouvez voter pour les projets soutenus par l'épargne solidaire qui correspondent le mieux à vos valeurs ou vos envies en allant sur le site de Finansol.\n\nVous pourrez gagner un « panier éthique » composé de différents produits et services des structures ayant reçu un financement solidaire (une paire de basket équitables « Veja », un t-shirt Idéo, des friandises...). \n\n\nCe premier prix interactif permet aux internautes de découvrir la diversité des projets soutenus par l'épargne solidaire et de valoriser l'utilité de ces placements financiers.\n\nL'intérêt des Français pour ce type d'investissements est grandissant puisque 29% d'entre eux se disent prêts à épargner solidaire. Cependant pour passer à l'acte, ils ont besoin de transparence dans la gestion des fonds, et de traçabilité vers les projets financés. C'est pour répondre à cette nécessité que Finansol a souhaité mettre en avant à travers ce Prix, 13 projets emblématiques, pré-sélectionnés par un jury d'experts, et financés grâce aux finances solidaires.\n\n\nDeux des projets retenus sont des partenaires du CCFD, soutenus grâce aux dons générés de nos produits financiers de partage. Il s'agit de \n \n\n• l'association SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage ), financée en partie grâce à la SICAV Solidarité - CCFD-Terre Solidaire\n\n• et de la SIPEM, une structure de Microcrédit à  Madagascar, soutenue par la Sidi   et par le CCFD grâce au FCP « Faim et développement ». \n\n\n\n\nLe site de l'association SNC\n\n\n\n\n\nLes placements financiers de partage du CCFD"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/finansol-lance-le-prix-des-internautes-pour-les-finances-solidaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/finansol-lance-le-prix-des-internautes-pour-les-finances-solidaires/","name":"Finansol lance le « Prix des internautes pour les finances solidaires » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-06-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:19:36+00:00","description":"Votez en ligne dès maintenant pour participer au Prix des internautes pour les finances solidaires : www.finansol.org/prix2007 Du 4 au 24 juin 2007, vous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defis-et-actions-de-crose-apres-le-seisme-du-12-janvier-2010/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defis-et-actions-de-crose-apres-le-seisme-du-12-janvier-2010/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Défis et actions de CROSE après le séisme du 12 janvier 2010","datePublished":"2010-01-30T09:49:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defis-et-actions-de-crose-apres-le-seisme-du-12-janvier-2010/"},"wordCount":457,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le séisme du 12 janvier a frappé le coeur d’Haïti, Port-au-Prince, où se trouve concentrés le pouvoir et le pouvoir d’Etat avec son symbolisme infrastructurel, le\nsystème financier avec ses diverses ramifications et tentacules, le marché avec la\nplus forte concentration humaine disposant d’un réel pouvoir d’achat, les cadres,\nuniversités et écoles, les espaces où s’organisent les productions et les services.\n\n\n\nPort-au-Prince est sous le choc, Port-au- Prince la capitale politique, économique, financière, académique et culturelle est à genoux, entrainant avec elle le reste du pays. Port-au-Prince n’est plus et ce n’est pas demain la veille qu’elle se relèvera.\n\nEt pourtant il nous faudra, malgré l’ampleur de la catastrophe et les défis qui l’accompagnent, commencer à penser à demain. Justement, demain ne doit plus être comme avant.\n\nCette situation particulière qui est comme une accélération de la crise structurelle que connaissait ce pays depuis bien longtemps peut, si la volonté est là, être transformée en un élément régénérateur, salvateur et nous conduire enfin vers la voie que nous avons abandonnée depuis 1806, la reconstruction de la nation et concomitamment la mise en place d’un Etat au service de cette nation.\n\nLe tremblement de terre nous a prouvé a tous, lettrés et illettrés, Port-au-Princiens, Léoganais ou Jacmeliens de souche, gens des couches aisés ou des bidonvilles, que nous sommes logés à la même enseigne, que nous nous sommes retrouvés tous dans la rue pour nous mettre en sécurité pour dormir, que nous avons tous perdu un frère, un ami, une connaissance. \"Si nou sanble sé ke nou ka renmen, si nou ka renmen sé ke nou ka fe yon sél, si nou ka fe yon sél, sé ke nou ka fé yon peyi.\"[[Chanson ‘Linyon’ de John Steve Brunach]]\n\nNous n’avons pas pris la bonne direction puisque tout semble indiquer que nous sommes en train de passer d’un pays en crise d’Etat, crise de nation, crise d’Etatnation sous tutelle déguisée, à un pays délabré et ruiné sous occupation.\n\nLe temps est à l’action, action pour porter des secours, pour panser les blessés, mais c’est aussi le temps de la réflexion pour mieux agir. Car, c’est la vision du futur qui doit orienter et guider nos actions présentes, sous peine de voir notre futur conditionné. Demain doit nous appartenir car l’implication des jeunes nous permet d’espérer et le réveil des régions est pour bientôt."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/defis-et-actions-de-crose-apres-le-seisme-du-12-janvier-2010/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/defis-et-actions-de-crose-apres-le-seisme-du-12-janvier-2010/","name":"Défis et actions de CROSE après le séisme du 12 janvier 2010 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-01-30T09:49:00+00:00","description":"Le séisme du 12 janvier a frappé le coeur d’Haïti, Port-au-Prince, où se trouve concentrés le pouvoir et le pouvoir d’Etat avec son symbolisme","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/actions-nationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/actions-nationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Actions nationales","datePublished":"2009-03-27T16:42:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/actions-nationales/"},"wordCount":5504,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Fraude fiscale","Multinationales","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au plan national, nous engageons d’ores et déjà une série de rendez-vous avec les partis politiques suivants. Nous cherchons à les convaincre de reprendre nos propositions dans les programmes électoraux qu’ils porteront à l’occasion des élections. Nous allons donc leur présenter notre campagne, mais aussi les informer des actions que les bénévoles du CCFD-Terre solidaire sont susceptibles de conduire auprès des candidats des différentes listes sur chaque circonscription. \n\nConcrètement, nous nous organisons pour le plaidoyer national de manière collective avec Oxfam France-Agir Ici mais aussi avec les Amis de la Terre qui porte une campagne assez semblable à la notre.\n\nPourquoi avoir lancé une campagne sur la responsabilité sociale des entreprises à l’occasion des élections européennes ?\n\nNous sommes une organisation de solidarité internationale et nos partenaires dans les pays du Sud, qui sont des organisations de la société civile, nous alertent régulièrement sur l’impact de plus en plus important et souvent négatif des multinationales sur les populations locales.\nPar exemple au Pérou, dans la région de la Oroya, la société civile, sous l’impulsion de Mgr Barreto, s’est inquiétée auprès de nous des conséquences environnementales et sociales de l’exploitation minière par des multinationales. Même schéma en Indonésie, le développement des plantations de palmiers à huile provoque un désastre écologique et social. Au rythme actuel de la déforestation, 1,9 millions d’hectares par an, 98% des forêts indonésiennes auront disparu en 2022 [[Estimation du Programme des Nations-unies pour l’Environnement]]. Pour les petits paysans, la rentabilité économique des plantations de palmier à huile s’avère désastreuse : un paysan Indonésien mettra environ 18 ans pour rembourser la dette contractée à un taux d’intérêt de 30% auprès de l’entreprise privée auquel il s’est vu obligé de s’associer en coopérative [[Ce schéma consiste à associer, en coopérative, une entreprise privée qui gère la plantation principale et l’usine de traitement des fruits, avec des paysans établis sur de petites parcelles périphériques de 2 hectares, auxquels l’entreprise fournit semences, engrais et machines agricoles. A charge pour eux de rembourser la dette ainsi contractée auprès de l’entreprise privée, entre 3 et 6.000 $US à un taux d’intérêt de 30%. Avec des salaires de l’ordre de 2,50 $US par jour dans la plantation principale en attendant la croissance de leur propre parcelle, le remboursement mettra en moyenne 18 ans, comme l’estime le Dr Lisa Curran de l’Université de Yale dans une note prospective du CCFD-Terre solidaire.]]. En passant d’une agriculture de subsistance à une monoculture marchande dont ils ne maîtrisent pas les techniques, les peuples Dayaks d’Indonésie voient s’accomplir le déclin de leur habitat traditionnel. Certes, ces situations relèvent aussi de responsabilités locales (gouvernements et élites, entreprises...) dans ces pays. Mais les multinationales pèsent lourdement sur les choix de ces élites locales, et profitent largement de situations qui leur permettent d’accaparer des richesses de manière inacceptable, sans générer de réels bénéfices pour les populations locales. Aujourd’hui, l’évasion fiscale des multinationales représente un manque à gagner de plus de 125 milliards d’euros/an pour les pays du Sud. Plus de 3X l’aide publique au développement reçue des pays riches selon l’ONG britannique Christian Aid. Il est temps d’en finir !\n\nOr, bien que nombre de ces multinationales soient basées en Europe ou y aient des activités importantes, aucun outil n’oblige ces entreprises à changer de comportement. Sans personnalité juridique sur le plan international, les entreprises transnationales échappent à l’application directe du droit international.\n\nQuel est l’objectif de votre campagne ?\n\nNous voulons faire progresser la régulation des multinationales afin de renforcer leurs responsabilités sociale, environnementale et fiscale (RSEF, un nouveau concept intégrant trois aspects de nos revendications depuis des années).\nLe moyen : obtenir que l’Union européenne mette en place un cadre législatif pour combler les vides juridiques en matière de transparence et de responsabilité des multinationales. Il faudrait notamment que la responsabilité des maisons mères soit engagée pour les violations commises par leurs filiales dans les pays du Sud en matière d’environnement, de fiscalité, ou de droits sociaux et humains.\nIl est possible de définir des règles du jeu permettant de rétablir les équilibres entre intérêt privé et intérêt général, entre profit à court terme et développement durable. C’est l’objectif de cette campagne.\nNous nous adressons au Président de la République en lançant une pétition, afin qu’il pousse le Conseil et la Commission européenne sur ces sujets. Nous interpellons aussi les candidats aux élections européennes notamment en leur demandant de signer une déclaration d’engagement reprenant nos 5 propositions et en les auditionnant dans le cadre de débats publics organisés par nos équipes locales.\n\nQuelles sont vos demandes ?\n\nNous ne demandons rien d’extravagant, il n’y a pas de scoop derrière nos propositions. Celles-ci sont le fruit d’un travail cohérent avec nos partenaires du Sud, et avec des réseaux tels que le Tax Justice network, ECCJ (European Coalition for Corporate Justice) et le Forum citoyen pour la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises. Nous demandons simplement une meilleure régulation des entreprises multinationales en particulier concernant leurs activités dans les pays du Sud. De nombreux États de l’Union européenne dont la France ont déjà pris des mesures en ce sens notamment dans le cadre de la loi NRE (Nouvelles Régulations Economiques) [[Publiée au Journal Officiel le 15 mai 2001, la loi sur les Nouvelles régulations économiques appelée plus communément, loi NRE, instaure que les sociétés françaises cotées présentent, dans le rapport de gestion annuel, parallèlement à leurs informations comptables et financières, des données sur les conséquences environnementales et sociales de leurs activités. La loi NRE est entrée en vigueur par un décret en date du 20 février 2002 et s’applique à partir du 1er janvier 2003, depuis les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2002]] mais un cadre européen harmonisé fait défaut. C’est pourquoi, nous souhaitons obtenir une régulation contraignante des multinationales.\n\nNos propositions sont les suivantes :\n– Elargir la responsabilité des sociétés mères aux activités de leurs filiales, afin de lutter contre l’impunité des sociétés mères quant aux impacts humains et écologiques de ces filiales.\n- Demander aux entreprises d’exercer leur devoir de diligence auprès de leurs sous-traitants et fournisseurs afin de prévenir les risques sociaux et environnementaux.\n– Exiger des entreprises la publication d’un rapport sur les impacts sociaux, environnementaux et en termes de respect des droits humains de leurs activités.\n– Réviser les normes comptables internationales pour exiger des multinationales qu’elles rendent compte, dans chaque pays où elles opèrent, de leurs activités, de leurs bénéfices et des impôts qu’elles paient.\n– Créer un registre européen permettant d’identifier les propriétaires et bénéficiaires véritables de chaque entité juridique créée, afin de mettre fin aux structures opaques des paradis fiscaux (en éliminant les sociétés écrans du territoire européen et des territoires d’outre-mer).\n\nCes 5 propositions sont indissociables dans la mesure où elles permettent dans leur ensemble de donner un cadre de référence à l’engagement sociétal des entreprises européennes dans les pays du Sud.\n\nQuel bilan faîtes-vous du G20 ?\n\nLe Groupe des 20 (ou G20), forum économique créé en 1999 pour répondre à la succession des crises financières des années 1990, vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays [[Le G20 compte en fait 19 pays (Allemagne , Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine,  Australie,  Brésil,  Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, et le 20ème membre est l'Union européenne, représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne. (Source : Wikipédia)]]. Ces pays représentent les deux tiers du commerce et de la population mondiale, et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).\nLes membres du G20 sont représentés par leurs ministres des finances et par leurs directeurs des banques centrales. Participent également le FMI, la Banque Mondiale…\nLe G20 tient en principe un Sommet tous les ans : celui du 15 novembre 2008 à Washington était exceptionnel, face à la crise financière. Et le sommet du G20 à Londres le 2 avril s’est tenu également dans des conditions exceptionnelles, puisqu’il a rassemblé les chefs d’Etat, et non les ministres des finances et les directeurs des banques centrales (qui se sont réunis dans un G20 « régulier » à la mi-mars, toujours à Londres).\n\nG20 déjà tenus :\n- 1999 : Berlin, Allemagne\n- 2000 : Montréal, Canada\n- 2001 : Ottawa, Canada\n- 2002 : New Delhi, Inde\n- 2003 : Morelia, Mexique\n- 2004 : Berlin, Allemagne\n- 2005 : Pékin, Chine\n- 2006 : Melbourne, Australie\n- 2007 : Le Cap, Afrique du Sud\n- 2008 : São Paulo, Brésil\n- 2008 : (15 novembre) Washington, États-Unis\n- 2009 : (2 avril) Royaume-Uni\nProchains G20 prévus :\n- 2010 : Nairobi, Kenya\n- 2011 : Nouvelle-Zélande\n- 2012 : Royaume-Uni\n- 2013 : Bali, Indonésie\n- 2014 : Jeddah, Arabie Saoudite\n(Source : wikipédia)\n\nEn réponse aux mesures prises par le G20 :\nNous estimons que le problème reste entier pour les pays du Sud. Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour le CCFD-Terre solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction.\n\nToutefois :\n- Les pays pauvres laissés pour compte.\n- Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France, l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.\n- Le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice.\n- Les critères de l’OCDE sont incomplets\n- Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.\n\nPoint de vue plus général :\nAu-delà de mesures partielles de régulation du système financier, et d’une vague relance de l’économie, l’agenda du G20 aurait dû réexaminer un modèle économique éreinté. La sortie de crise nécessite de réfléchir à de nouvelles pistes de croissance, plus justes et plus vertes, et surtout à la redistribution de cette croissance. Il faut couper court aux stratégies d’organisation qui contournent l’impôt et mettre en place une croissance durable plaçant l’homme au cœur de l’économie, par la régulation, et obliger ainsi les entreprises à en tenir compte dans leurs stratégies de développement. Aujourd’hui, la porte est grande ouverte. Les acteurs économiques et financiers sont aux abois, ce qui montre bien les limites de l’autorégulation. En pratiquant une fiscalité nulle ou presque, les paradis fiscaux exacerbent cette course fiscale au moins- disant fiscal. Les paradis fiscaux voient le transit de plus de 50 % du commerce mondial alors qu’ils ne représentent que 3% du produit mondial brut. Nous attendons donc le démantèlement de TOUS les paradis fiscaux et une régulation contraignante des entreprises concernant les impacts de leurs activités dans les pays du Sud.\nLa position des pays européens membres du G20 (France, Angleterre, Allemagne, Italie) et du conseil de l’UE, a eu le mérite d’être commune à l’occasion du sommet du G20 d’avril 2009, mais n’a pas permis de poser les bases d’une « meilleure » régulation des marchés. C’est un bon début, encore faut-il que ces mesures s’accompagnent de mesures contraignantes assorties de sanctions, et ne cherchent pas seulement à réguler les Paradis fiscaux, mais surtout leurs principaux utilisateurs, que sont les multinationales. Le fiasco de la crise financière actuelle nous conforte dans l’idée que l’autorégulation a montré ses limites.\n\nQue peut on attendre des lois Grenelle ?\n\nLe Grenelle Environnement, ensemble de rencontres politiques organisées en France en 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable. Il a donné lieu à un projet de loi (dit «Grenelle I») adopté à la quasi-unanimité à l’Assemblée en octobre 2008, examiné à partir de janvier 2009 et validé le 11 février 2009 par le Sénat, qui examine maintenant le « Grenelle II » avant son futur passage au Parlement prévu fin mai 2009.\nCes lois Grenelle incluent des dispositions concernant la responsabilité environnementale des entreprises, et le Forum citoyen pour la RSE avait été audité lors du comité opérationnel « Entreprises et RSE » du Grenelle de l’environnement (chantier n°25 sur le thème de «Entreprises et responsabilité sociale et environnementale»). Leurs rapports reprennent en partie ses observations notamment concernant l’application de l’article 116 de la loi NRE : c'est-à-dire sur le reporting.\nCes lois peuvent permettre l’extension du périmètre d’application de la loi NRE [[Voir note 3]]. Le Forum citoyen pour la RSE propose de retenir d’emblée dans le projet de loi « Grenelle II », sans attendre le décret d’application, l’extension du périmètre d’application aux sociétés qui présentent un seuil de bilan supérieur à 43 millions d’euros ou qui emploient plus de 500 salariés.\nEn outre, nous réclamons une clarification et une extension du champ d’application de l’obligation de reporting social et environnemental. Celui-ci doit s’appliquer au niveau du groupe (voir étude de cas Nokia [[« Les employés des fournisseurs tels que dans cette usine thaïlandaise ne savent même pas pour quelle marque ils produisent des composants. Ils sont donc privés des informations qui leur permettraient d’exiger de ceux qui les contrôlent de mettre fin aux violations de leurs droits ». Si la proposition de reporting obligatoire était appliquée, les sociétés seraient forcées d’identifier leurs fournisseurs et de rendre des comptes sur les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités. Les travailleurs et les communautés victimes de violations de leurs droits pourraient alors demander justice en s’adressant directement à la société responsable. L’International Accounting Standards Board est un organisme privé, enregistré dans l’État américain du Delaware (considéré par beaucoup comme un paradis fiscal), et fondé en 2001 par des acteurs privés, les « Big Four », comme organisme indépendant de définition des normes comptables internationales. Les « Big Four » ne sont autres que les quatre plus grandes entreprises d’audit des comptes et de conseil en fiscalité au monde : Price Waterhouse Coopers, KPMG, Ernst & Young, Deloitte & Touche.]] page 36 du rapport complémentaire) , voire à toute la chaîne de production, et non pas seulement aux sociétés mères. Nous proposons donc d’élargir le champ du reporting à toutes les sociétés de plus de 20 salariés, y compris les entreprises et établissements publiques.\nLe projet de loi « Grenelle II » prévoit dans son article 46 de rendre possible la mise en cause de la maison mère pour faute de gestion et souligne que « le caractère limité de la responsabilité de la maison mère pose problème » dans certains cas. Par exemple, quand la filiale ne peut honorer « des créances environnementales » notamment à cause d’une faute imputable à la maison mère. Les lois Grenelle n’abordent que les questions d’environnement. Mais elles peuvent apporter des avancées utiles en matière d’atteintes aux droits humains dans la mesure où la responsabilité des multinationales sera renforcée dans son ensemble.\n\nLors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’indignait cependant: « il n’est pas admissible qu’une maison mère ne soit pas tenue responsable des atteintes portées à l’environnement par ses filiales ». Nous proposons que ce message soit porté au niveau européen par la France, et que des dispositions permettent également d’élargir le reporting au respect des droits humains.\n\nPourquoi interpeller l’UE et plus précisément les candidats aux élections européennes ?\n\nLes français éliront leurs députés européens le 7 juin prochain. C’est l’occasion de demander des engagements pour que le Parlement européen pousse la nouvelle Commission européenne, qui sera nommée en novembre 2009, à se saisir de cette question.\nLa majorité des multinationales sont basées en Europe ou y ont des activités importantes et il n’existe aujourd’hui aucun outil pour obliger ces entreprises à changer de comportement. Sans personnalité juridique sur le plan international, les entreprises multinationales échappent à l’application directe du droit international.\nAujourd’hui la conception dominante de l’Union européenne en matière de Responsabilité sociale, environnementale et fiscale des Entreprises (RSEF) est basée sur l’engagement volontaire de celles-ci. Or ces procédures d’engagement volontaire se résument trop souvent à des opérations de communication. Il est donc grand temps pour l’Union européenne d’accepter pleinement ses responsabilités en choisissant la voie de la régulation contraignante. Le fiasco de la crise financière actuelle nous conforte dans l’idée que l’autorégulation a montré ses limites. Dans son discours de clôture lors du Forum multipartite sur la RSE du 10 février dernier, le Vice-président de la Commission européenne Günter Verheugen a souligné que « les entreprises qui nous guideront au dehors de la récession seront celles qui portent les valeurs de la RSE au coeur de leurs stratégies ». Il a par ailleurs souligné vouloir « faire de l’Europe un pôle d’excellence en matière de RSE ». Nous le prenons au mot et souhaitons en finir avec une RSE prisonnière des engagements volontaires, et favoriser au contraire les régulations contraignantes.\nParce que pour éviter de fausser la concurrence entre les multinationales, nous souhaitons que le cadre de régulation englobe un maximum d’entreprises et concerne à la fois le volet environnemental, social et fiscal. De part le fait que l’Europe est un marché que l’on ne peut ignorer lorsqu’on est une multinationale, nous pensons qu’un cadre de régulation aurait de bonnes chances de devenir la référence internationale.\nEt enfin parce que les élections européennes du mois de juin nous offre l’opportunité tant politique que médiatique d’aller à la rencontre des candidats, de mettre nos demandes de régulation en débat.\nEn s’adressant au président de la république française, en interpellant les candidats aux élections européennes, nous ne cherchons pas à promouvoir un modèle de société sans entreprises. Au contraire nous cherchons à promouvoir un modèle de société où les entreprises multinationales les plus respectueuses ne soient plus mises en danger par celles dont les pratiques sont plus que douteuses.\n\nQuelles pratiques dénoncez-vous ?\n\nAlternatives économiques vient de publier (en réponse à une sollicitation du CCFD-Terre solidaire) une enquête sur les entreprises françaises implantées dans les paradis fiscaux, elles y sont toutes. Avec 189 filiales pour BNP Paribas et 140 pour LVMH représentant respectivement 23 et 24 % du nombre total de sociétés du groupe. Pourquoi ? Pour pouvoir procéder à des manipulations des prix de transferts bien entendu, pratique illégale dans la mesure où elle contrevient au principe défini par l’OCDE de « prix de pleine concurrence ». Les transactions entre filiales d’un même groupe représenteraient aujourd’hui plus de 60% des échanges commerciaux dans le monde.\n\nNous dénonçons aussi :\n- l’exploitation des ressources naturelles d’un pays tiers, au détriment par exemple des droits fondamentaux des communautés locales (ex : les Dayak en Indonésie)\n- Le « Greenwashing » consistant à faire abstraction des impacts négatifs des activités des multinationales, telle que le fait pour la Compagnie fruitière de Marseille de n’afficher que ce qui les arrange dans sa communication extérieure.\n- Le manque de règle harmonisée à l’échelon européen, qui entraîne une distorsion de concurrence.\n\nQuels sont les avantages de vos propositions portants sur la transparence (reporting comptable pays/pays et reporting social et environnemental harmonisé) ?\n\nSi nous obtenons une évolution des normes comptables de l’IASB (International Accounting Standards Board) [[Les multinationales, du moins celles qui sont soumises aux normes de l’IASB, doivent publier des informations sectorielles et ventiler leurs activités de façon à assurer la pertinence de ces éléments pour le lecteur. Elles n’ont en revanche pas à fournir de données géographiques, ou très peu, et n’ont aucune obligation de le faire pays par pays. La très grande majorité des multinationales publie donc ses données comptables de manière agrégée par grandes régions ou par continents.]], dont l’Europe est le premier marché, pour qu’il introduise le reporting pays/pays et l’obligation de reporting social et environnemental consolidé et harmonisé, cela permettrait de :\n- limiter les pratiques d’évasion fiscale des multinationales européennes en portant à la connaissance des parties prenantes de ces entreprises toutes leurs activités pays/pays,\n- prévenir les violations des DH et les atteintes à l’environnement dans la mesure où l’application de ces mesures impliqueraient de la part de l’entreprise de mettre en place une véritable politique/ stratégie de prévention des risques à la fois pour l’entreprise et les parties prenantes.\n\nEst-ce que la France peut servir de modèle ?\n\nOui, même si elle n’a pas su se saisir de la perche de la Présidence du Conseil de l’UE le semestre dernier pour porter ces changements. La législation française est déjà bien avancée par rapport à celle d’autres pays européens. En matière de RSE par exemple, elle a instauré une obligation de reporting social et environnemental depuis 2001 à l’attention de ses sociétés cotées en bourse.\nElle comporte cependant des failles dans son application. Dans le cadre de la loi NRE, la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité est couverte par les sanctions relatives au rapport de gestion annuel. Ces fautes peuvent être sanctionnées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Mais jamais aucune mise en accusation n’a pu être établie. Pourquoi ? A cause du flou concernant les informations à inscrire dans le rapport et le flou concernant son obligation d’application aux filiales…\n\nUn devoir de diligence déjà reconnu en France :\n- Cette obligation existe en droit civil français pour les personnes physiques et se traduit par la notion de « bon père de famille ». Il s'agit d'une norme comportementale permettant au juge d'évaluer la faute d'un individu eu égard au comportement que la société attend de cet individu représenté par ce personnage fictif de « bon père de famille ».\n- Dans l’affaire Erika/Total, la responsabilité de la société mère dans son périmètre de responsabilité a été établi. Il a été reproché à Total d’avoir provoqué le naufrage en commettant une « faute d’imprudence » dans la sélection du navire. Ce procès a par ailleurs statué, pour la première fois en France, sur les conséquences d'une catastrophe écologique.\n\nQuels sont les pays ayant déjà une obligation de reporting Social & Environnemental ?\n\nLa France, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, le Danemark mais dans certains de ces pays le périmètre de reporting ne prend pas en compte le volet social et se limite (ce qui est déjà bien) aux impacts environnementaux.\n\nQuelles informations doivent figurer dans un bon reporting social et environnemental ?\n\nL’intérêt du reporting obligatoire n’est pas d’obtenir une description des activités de RSE des entreprises, mais plutôt de leurs performances réelles en la matière. Il est par exemple intéressant d’obtenir des informations sur la communication de l’entreprise avec ses parties prenantes, sur les dons qu’elle a effectués, ou encore sur les plans qu’elle prévoit de mettre en place à l’avenir pour améliorer ses performances environnementales et sociales. Par ailleurs, pour permettre de comparer les performances extra-financières des entreprises, il serait nécessaire d’harmoniser les exigences de reporting environnemental et social en présentant des informations ventilées par catégories et par secteurs géographiques, établies par pays et par activités.\n\nUne société mère a-t-elle déjà été condamnée pour le compte de sa filiale opérant en dehors du territoire européen ?\n\nNON – Il est aujourd’hui nécessaire d’adapter le droit des sociétés aux réalités de la mondialisation – Les impacts sociaux et environnementaux de l’activité des sociétés transnationales ne peuvent, en l’état actuel du droit, être appréhendés efficacement. La raison principale réside dans un double concept fondamental du droit des sociétés, le principe d’autonomie juridique et de responsabilité limitée qui isole chaque membre de la société transnationale des obligations civiles ou pénales des autres membres de l’organisation. Cet état de fait a généré une situation asymétrique selon laquelle une société mère peut toucher les profits de ses filiales sans s’exposer à aucune responsabilité aux regards des conséquences environnementales et sociétales de leurs activités.\n\nPourtant :\nLa directive 2004/35/EC sur la responsabilité environnementale introduit le concept du pollueur-payeur pour les dommages causés au sol, à l’eau et aux espèces protégées et leur habitat. Elle envisage donc explicitement la responsabilité d’une société mère pour les « crimes » environnementaux commis par ses filiales, c’est à dire pour les dommages causés au sol, à l’eau et aux espèces protégées et leur habitat.\n\nMais sa mise en œuvre est difficile car :\n- sa responsabilité n’est engagée que dans les cas où elle n’a pas respecté son devoir de diligence (si elle exerce un contrôle direct sur les activités de ses filiales, si elle a encouragé la violation ou si la structure de la société a délibérément été utilisée dans un objectif de fraude.\n- Seule les autorités publiques sont compétentes (pas les individus)\n\nPourtant le fait que les entreprises se comportent comme une entité responsable de ses filiales a déjà été reconnu par la loi :\n- Dans « 7ème Directive européenne sur les comptes consolidés des sociétés de capitaux » obligeant les entreprises multinationales à présenter des comptes qui incluent leurs filiales.\n- La Cour européenne de justice a imposé des sanctions financières à des sociétés mères étrangères à plusieurs reprises dans le cadre de jugement relatif au droit de la concurrence : Ainsi dans un cas, la Cour de Justice européenne a établi une portée extraterritoriale à la législation sur la concurrence.\n\nQue pensez-vous des activités de Total en Birmanie ?\n\nTotal devrait être tenue responsables des agissements (accusations de torture et de travail forcé) de sa joint venture en Birmanie mais après plus de 6 années de combat, Total n’a pas été légalement tenue responsable : en France, l’affaire a été soldée en 2005 par un règlement à l’amiable d’un montant de 6 millions de dollars ; en Belgique, elle fut conclue en 2008, après plus de cinq ans d’action en justice [[Présente en Birmanie depuis 1992, la compagnie pétrolière Total exploite un gisement de gaz en Mer d’Andaman en partenariat avec la junte militaire birmane. Dans son rapport sur les activités de Total en Birmanie, Burma Campaign UK mentionne que le lancement du Projet Yadana a été suivi d’une recrudescence des violations de droits de l’homme perpétrées par les forces de sécurité du gazoduc, et rapporte des cas d’assassinats extrajudiciaires, des actes de torture, des viols et des extorsions. Source : Pas de pouvoir sans responsabilités- opportunités législatives pour améliorer la responsabilité des entreprises en Europe , ECCJ, 2008.]]. Nous constatons que l’absence de règle favorise l’irresponsabilité.\n\nEn temps de crise, est-ce réellement le moment de taper sur les entreprises ?\n\nOui, c’est le moment !! Et non, nous ne tapons pas sur les entreprises !! Nous nous mobilisons depuis longtemps pour éviter qu’une telle crise n’éclate, des lors pourquoi s’arrêter maintenant ?\nC’est parce que cette crise touche surtout les plus pauvres que nous devons nous mobiliser maintenant. En aucun cas il ne s’agit de diaboliser l’entreprise, de la présenter comme mauvaise par nature. Le CCFD-Terre solidaire ne fait pas la promotion d’un modèle de développement excluant l’entreprise. Par contre, en lien avec ses partenaires, le CCFD-Terre solidaire dénonce les pratiques inacceptables de beaucoup de multinationales vis-à-vis des populations du Sud. En particulier, le CCFD-Terre solidaire dénonce le manque de régulation à l’échelon européen favorisant l’irresponsabilité des entreprises. Les études de cas permettent dans cette campagne d’illustrer le manque de transparence et de régulation des multinationales s’agissant de leurs impacts fiscaux, environnementaux et sociaux dans les pays du Sud. De nombreux dirigeants et cadres, et un nombre croissant de salariés, sont soucieux de l’image que projette leur entreprise, sont mal à l’aise face à leurs impacts négatifs, et se positionnent en faveur d’une telle régulation.\nL’intégration des enjeux du développement durable dans les stratégies d’entreprises n’est pas synonyme de mauvaise performance – De nombreux organismes académiques et professionnels (notamment UNEP - Finance Initiative) ont étudié cette question. Leurs conclusions convergent : les entreprises responsables sont au moins aussi performantes que les autres.\nCe n’est pas un mauvais calcul pour les entreprises et certaines se sont déjà prononcés en faveur d’une régulation contraignante : l’enseigne Carrefour par exemple.\nNous tenons à préciser que le CCFD-Terre solidaire et OFAI ne sont pas contre l’entreprenariat puisque elles le soutiennent depuis longtemps (micro crédit –Economie sociale et solidaire etc.).\n\nQuel type d’entreprenariat soutenez-vous ?\n\nLe secteur lucratif peut s’inspirer des innovations sociales et sociétales des « entreprises de l’économie sociale » et adopter de meilleures pratiques notamment dans la façon de considérer l’individu, la considération de toutes les parties prenantes de l’entreprise, l’ancrage local et territorial, la remise en cause des écarts de rémunération démesurés. Franck Riboud, PDG de Danone, écrivait lui-même dans Le Monde du 3 mars dernier, que la conception de l’entreprise ayant pour seule finalité de maximiser le profit de l’actionnaire « nous a mensé dans l’impasse ». (Extrait de l’article du Monde du 24 mars Les exclus du système, un potentiel de croissance négligé, d’Adrien de Triconot.)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/actions-nationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/actions-nationales/","name":"Actions nationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-03-27T16:42:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:28:46+00:00","description":"Au plan national, nous engageons d’ores et déjà une série de rendez-vous avec les partis politiques suivants. Nous cherchons à les convaincre de reprendre","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-qui-a-change-pour-le-crime-organise-et-la-corruption/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-qui-a-change-pour-le-crime-organise-et-la-corruption/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Qu&rsquo;est-ce qui a changé pour le crime organisé et la corruption ?","datePublished":"2011-10-05T14:09:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-qui-a-change-pour-le-crime-organise-et-la-corruption/"},"wordCount":1510,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Biens mal acquis","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Rien, ou presque. Le G20 s’intéresse à nouveau à cette question depuis Séoul. Mais l’objectif est davantage de faire entrer les grands émergents dans le rang que de redoubler les efforts dans l’ensemble des pays.\n\n\n\nSi la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent sale a été rehaussée en 2010 dans l’agenda officiel du G20 avec la création d’un groupe de travail spécifique dans lequel la France joue un rôle très actif, les résultats attendus sont assez minces. À noter d’ailleurs, que dès février 2011, la France révisait la formulation de ses priorités pour parler d’« amélioration de la gouvernance mondiale » plutôt que de « lutte contre la corruption ». Était-ce pour ne pas heurter la sensibilité de certains de ses invités ?\n\n\nL’obscure liste du GAFI*\n\nCe n’est en tout cas pas le GAFI qui haussera le ton sur le sujet. Sa liste publiée en février 2010 et dont la dernière actualisation date de juin 2011, ne sanctionne aucun grand centre financier. Fruit d’un exercice d’évaluation incompréhensible, elle ne place au banc des accusés que des pays en développement. Est-ce un exercice d’absolution générale des paradis judiciaires ? Que sont donc devenus les longs rapports d’évaluation produits au cours des dernières années par le GAFI et qui font\napparaître le laxisme de nombreuses places financières envers l’argent sale ? À quoi sert d’avoir mis en évidence la non-conformité généralisée des centres financiers avec les 40 recommandations anti- blanchiment (+ 9 recommandations contre le financement du terrorisme) ?\n\n\nLa liste du GAFI : comment ça marche ?\nobjectif : identifier les places financières les plus susceptibles d’abriter des opérations de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. 4 étapes : les pays membres du GAFI ou des organismes régionaux associés font l’objet de rapports réguliers. Une première sélection retient les territoires qui présentent plus de 10 recommandations jugées non conformes ou partiellement conformes sur les 16 recommandations clés. S’en suivent ensuite deux échéances avec le pays en question : la première pour convenir conjointement d’un plan d’action afin de corriger les défaillances mises à jour ; la seconde pour évaluer la mise en œuvre de ce plan. En cas d’insuffisances, le pays peut être amené à figurer sur la liste du GAFI. vous\nn’y comprenez rien ? C’est à se demander si ce n’est pas fait exprès. Même le site internet de l’institution semble conçu pour décourager les visiteurs les plus curieux qui oseraient s’y aventurer.\n\nAu-delà, du manque de lisibilité du processus les résultats restent surprenants et l’on ne peut s’empêcher d’être sceptique quant à la grande clémence dont bénéficient certains États comme le Luxembourg, par exemple.\nEn effet, le rapport d’évaluation du Luxembourg, paru en février 2010 le juge conforme à seulement 20% avec les recommandations du GAFI. Ce qui signifie que sur les 49 recommandations qui font l’objet d’une évaluation, il n’y en a que dix pour lesquelles le Grand-duché est jugé « conforme » ou « grandement conforme ». Quant aux 16 recommandations clés à partir desquelles la sélection du GAFI est censée réellement s’opérer, le Luxembourg n’est en conformité qu’avec quatre d’entre elles. Véritable passoire pour l’argent du crime, de la corruption, voire du terrorisme, le Grand-duché avait le profil idéal pour figurer sur la liste et faire l’objet de mesures drastiques de rétorsion. Dans le collimateur du GAFI pendant un temps, il a cependant échappé à la liste grise à grands renforts de promesses dont on ne sait encore si elles seront tenues. Et le GAFI a préféré épingler sur sa liste noir d’autres territoires dotés d’une force de persuasion sans doute moins importante mais dont les évaluations originelles étaient pourtant bien meilleures. C’est le cas notamment de la Turquie : 30 % de conformité et tout juste 10 des 16 recommandations clés jugées non-conformes.\n\n\nQue fait le groupe de travail \nCorruption du G20 ?\n\nUne fois encore, le G20 ne semble finalement pas en mesure de prendre le sujet de la lutte contre la corruption et la criminalité transnationale à bras-le-corps. Il existe bien au sein du G20 un groupe de travail anti-corruption mais ce dernier fait la part belle aux acteurs du secteur privé tandis que la société civile peine à faire entendre ses propositions. Il privilégie par conséquent des initiatives de transparence non contraignantes, mises en œuvre de façon volontaire par les entreprises, considérant par exemple l’extension de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE*) à d’autres secteurs d’activités. Et il est certain que la proximité de certains États du G20 avec les milieux interlopes ne doit pas aider.\n\nPrévention de la corruption\n\nLes pays développent chacun des stratégies différentes, avec des objectifs plus ou moins ambitieux :\n\n- Responsabiliser les intermédiaires :\nPour lutter contre le blanchiment d’argent et la corruption, la France a depuis longtemps fait le pari de s’appuyer sur les intermédiaires en les soumettant à un « devoir de vigilance ». Depuis début 2009, tout soupçon relatif à une infraction passible de plus d’un an de prison, incluant de fait la fraude fiscale, doit faire l’objet d’une déclaration. Les professions soumises concernées sont elles aussi en augmentation mais la fronde des avocats qui depuis plusieurs années se battent pour ne pas avoir à violer le secret professionnel montre les limites d’un processus basé sur la dénonciation du client.\n\n- Responsabiliser les entreprises :\nLa Grande Bretagne a quant à elle choisi de cibler les multinationales. Le durcissement des poursuites (jusqu’à 10 ans de prison et amendes illimitées sans facilités de paiement) envers celles qui ne présenteraient pas de plans anti-corruption adéquats, pourrait bien obliger les entreprises à faire preuve d’un peu plus de vigilance.\n\n- Exiger la transparence des entreprises :\nCe sont bien entendu les États-Unis qui ont encore une fois frappé le plus fort avec le vote de la loi Dodd-Franck. En obligeant les entreprises extractives cotées à Wall Street à publier les paiements versés dans les pays hôtes de leurs activités, ils se dotent d’une vraie mesure de lutte contre la corruption. Les citoyens des pays du Sud seront ainsi en mesure d’interroger leurs gouvernements sur la gestion de ces ressources.\n\nPour toutes ces mesures, reste à savoir comment les dispositifs seront appliqués, contrôlés et sanctionnés.\n\nRestitution des \"Biens mal acquis\"\n\nCe sujet, pourtant inscrit dans le plan d’action du G20 contre la corruption, n’avance guère et c’est la société civile qui oblige les États à assumer leurs responsabilités.\n\nEn effet après avoir essuyé de multiples refus de la part du Parquet, la plainte de Transparency International France contre les familles Obiang, Sassou N’guesso et Bongo, dans l’affaire des biens mal acquis a été déclarée recevable par la Cour de cassation en novembre 2010. Cette décision, historique, pourrait permettre de faire (enfin) la lumière sur les conditions d’acquisition des richesses visées mais surtout sur le rôle des intermédiaires comme les banques ou certaines entreprises, dont les ramifications passent souvent par des paradis fiscaux notoires. Et ce, même si le Parquet de Paris semble bien décidé à freiner des quatre fers dans cette affaire, comme en témoigne son récent refus d’enquêter sur les opérations financières effectuées après la date du dépôt de la plainte par les trois familles en question.\n\nLa question de la restitution des avoirs des dictateurs des pays arabes récemment tombés a également contribué à mettre le sujet sur le devant de la scène. Cette fois-ci les gouvernements occidentaux semblent pressés de réagir. Néanmoins, l’annonce début septembre du dégel « immédiat » de 15 milliards d’avoirs libyens pour une restitution au conseil de transition soulève certaines questions. Que conclure par exemple du réveil tardif de Tracfin (la cellule française de lutte anti-blanchiment) au lendemain de la chute des dictateurs ? N’y avait-il pas une obligation de signalement de la part des banques avant cette date pour des opérations effectuées par les familles Ben Ali, Mubarak, Al Hassad et Khadafi dont les pratiques étaient connues de tous depuis longtemps ? Ces déclarations ont-elles été faites et si oui ont-elles été traitées par Tracfin ?\n\nLes dispositifs de lutte contre la corruption prévoient généralement des contrôles renforcés pour les personnalités politiquement exposées. Toujours est-il que l’application de ces mesures reste fortement soumise au contexte politique et empreinte de beaucoup de subjectivité."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-qui-a-change-pour-le-crime-organise-et-la-corruption/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quest-ce-qui-a-change-pour-le-crime-organise-et-la-corruption/","name":"Qu'est-ce qui a changé pour le crime organisé et la corruption ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-05T14:09:00+00:00","description":"Rien, ou presque. Le G20 s’intéresse à nouveau à cette question depuis Séoul. Mais l’objectif est davantage de faire entrer les grands émergents dans le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acord-au-tchad-les-citoyens-au-coeur-de-la-decentralisation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acord-au-tchad-les-citoyens-au-coeur-de-la-decentralisation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Acord au Tchad, les citoyens au cœur de la décentralisation","datePublished":"2007-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:33:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acord-au-tchad-les-citoyens-au-coeur-de-la-decentralisation/"},"wordCount":306,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Tchad vit à l’heure de la décentralisation. La réforme promue par le gouvernement devrait permettre aux citoyens de prendre part de façon plus active aux décisions locales qui les concernent. \n\n\n\nLes organisations communautaires de base, composantes essentielles de la société civile, n’ont cependant pas encore pris le virage de la décentralisation. Leurs actions continent d'aller de façon exclusive à l'aide à la production. Ce faisant, elles ne semblent plus adaptées aux enjeux du développement nés de cette réforme. \n\nLe partenaire \nACORD (Association de coopération et de recherche pour le développement) est consortium d'ONG soutenant des projets en Afrique (le CCFD en est membre). Son personnel est presque exclusivement africain, issu du pays où les projets sont mis en œuvre. Pour ce projet, Acord-Tchad travaille en lien avec huit autres organisations de la société civile, à deux services techniques de l’Etat et à l’administration locale. \n\nLe projet \nContribuer à renforcer la participation des citoyens au développement dans les zones du Djourf El Amar, Guera et Dabara. \n\nLes réalisations \n60000 personnes sont les bénéficiaires directs de ce projet. Une dizaine de coordinations cantonales sont créées pour le mettre en œuvre sur le terrain. Des forums de discussions sont organisés sur les thèmes les plus divers : sécurité alimentaire, décentralisation, droits fondamentaux, rôle et fonctionnement des communes, etc. \nDes démarches sont entreprises auprès des administrations locales et des ONG intervenant dans la zone du projet pour promouvoir les organisations communautaires de base dans le processus de décentralisation. Un réseau inter-paysan est mis en place dont la mission est de contribuer à l’élaboration d’un plan de développement local."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acord-au-tchad-les-citoyens-au-coeur-de-la-decentralisation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/acord-au-tchad-les-citoyens-au-coeur-de-la-decentralisation/","name":"Acord au Tchad, les citoyens au cœur de la décentralisation - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-05-31T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:33:39+00:00","description":"Le Tchad vit à l’heure de la décentralisation. La réforme promue par le gouvernement devrait permettre aux citoyens de prendre part de façon plus active","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-speculateurs-sengraissent-alors-que-les-hommes-ont-faim/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-speculateurs-sengraissent-alors-que-les-hommes-ont-faim/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les spéculateurs s’engraissent alors que les hommes ont faim","datePublished":"2012-01-26T18:47:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-speculateurs-sengraissent-alors-que-les-hommes-ont-faim/"},"wordCount":1389,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Les fortes variations des cours mondiaux[[Deux pics majeurs à signaler ces dernières années : janvier-février 2008 et février 2011]] des matières premières contribuent à maintenir aujourd’hui près d’un milliard de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Et cela ne concerne pas seulement les pays du Sud : pour les 8,2 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté, se procurer une alimentation de qualité à un prix accessible devient une lutte quotidienne, comme pour les 18 millions d’européens souffrant de la faim. De même, les perspectives pour les prochaines années ne sont pas rassurantes : en novembre 2011, lors de la publication de son indice sur les prix alimentaires, la FAO[[FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture]] rappelait que les prix vont se maintenir à un niveau élevé en 2012 alors même que le coût de la nourriture a déjà augmenté de plus d'un tiers en 2011 dans les pays les plus pauvres !\n\n\n\nLa crise alimentaire de 2007-2008 et les alertes plus récentes de la FAO sur le Sahel ou la Corne de l’Afrique n’ont pas su mobiliser à hauteur des enjeux. Au-delà du sous-financement public des initiatives du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ou de la FAO, de nombreux Etats, au Nord comme au Sud, ainsi que les institutions financières régionales ou internationales (Banque Mondiale, FMI, Banques multilatérales de développement) ont souhaité privilégier les initiatives privées sans qu’aucun plan cohérent et concerté à moyen terme ne soit élaboré. L’appel aux entreprises est ainsi devenu l’un des leitmotiv des discussions internationales de ces dernières années (au G20, au Comité sur la Sécurité Alimentaire de la FAO) alors même que ces acteurs mettent au centre de leur stratégie la logique du profit et non la souveraineté alimentaire des peuples.\n\n\nCette approche a contribué à accroître la financiarisation d’un secteur devenu le terrain de jeu des spéculateurs, qui y amassent des fortunes tout en faisant peser une lourde menace sur la sécurité alimentaire mondiale. Ainsi, depuis quelques années, nous avons assisté à une ruée de ces acteurs sur les marchés de matières premières agricoles, accentuée par l’apparition de nouveaux créneaux, comme les agrocarburants ou les crédits carbones. Ces pratiques ont directement favorisé les achats massifs de terres, le détournement des productions alimentaires et accentué l’envolée des prix. Autant de menaces supplémentaires sur la capacité à produire pour tous une nourriture de qualité à un prix accessible…\n\n\nLa domination des logiques de profits immédiats nuit aux agriculteurs du monde entier, faussant la compétitivité y compris de l’agriculture française, et le pouvoir d’achat des consommateurs (notamment des plus vulnérables). Relever le défi de nourrir 9 milliards de personnes à l’horizon 2050 tout en préservant des emplois agricoles et une gestion durable des territoires ruraux est possible. Ce n’est qu’en mettant fin à la spéculation et en s’engageant en faveur d’une véritable régulation des marchés agricoles au bénéfice des acteurs premiers de la souveraineté alimentaire, les petits producteurs, que la France fera preuve de cohérence dans sa volonté de maîtriser l’économie et de faire face au défi alimentaire mondial.\n\n\nChiffres Clés\n\n\n\n Selon l’Institut national de la statistique (Insee), en 2010-2011 les prix alimentaires en France ont augmenté de 3,2 % sur un an (l’inflation moyenne n’était que de 2,1 %). Le prix du café a ainsi augmenté de 16,8 %, celui des huiles et margarines de 11 %.   Depuis 2000, la hausse moyenne des prix au niveau mondial a atteint près de 30 %[[ Données Observatoire Français de la formation des Prix et des Marges des produits alimentaires.]]. Au niveau international, entre septembre 2010 et septembre 2011, les prix des denrées alimentaires ont augmenté en moyenne de 19 % (Chiffres Banque Mondiale). Sur la première bourse d’échange de matières premières, à Chicago, ce sont, en produits dérivés, 46 fois la production mondiale réelle de blé et 24 fois la production mondiale réelle de maïs qui sont échangées chaque année.\n\n\nDES IMPACTS AU SUD\n\n\n« On nous a dit de devenir compétitifs selon les critères des institutions financières internationales, que nos Etats ne sont plus autorisés à nous protéger. Tous nos tarifs douaniers ont été démantelés et nos marchés ont été libéralisés, des produits alimentaires venus d’ailleurs ont commencé à se déverser à bas prix sur nos marchés nous rendant encore plus vulnérables à la volatilité des prix. (…) Aucune de ces « solutions » qui nous ont été imposées, ne nous ont sortis de la pauvreté. Pire encore, on est devenus encore plus vulnérables ». \n\n\nIbrahima Coulibaly - Membre du comité exécutif du ROPPA, Réseau des organisations paysannes & de producteurs de l’Afrique de l’Ouest.\n\n\nLa demande phare du CCFD-Terre Solidaire\n\n\nLutter contre la spéculation sur les marchés de matières premières   \n\n\n\" Les marchés des denrées de base ne doivent pas être un refuge quand les autres marchés financiers se sont taris. La spéculation va bon train (…) et au lieu de permettre aux producteurs et aux acheteurs de se prémunir contre le risque, elle a augmenté ce risque et a entraîné des changements de prix. \"\n\n\nOlivier De Schutter - Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Décembre 2011.\n\n\nLutter contre la spéculation sur les marchés des matières premières agricoles. C’est à dire encadrer et réguler les pratiques financières qui mettent en péril la stabilité des prix, assurent des bénéfices considérables à des investisseurs qui spéculent contre l’intérêt des producteurs et précarisent l’accès à l’alimentation des plus pauvres. \n\n\nComment ?  En interdisant à tout investisseur hors secteur agricole (notamment les fonds de pensions ou les compagnies d’assurances) d’intervenir sur les marchés à terme de matières premières agricoles, et en renforçant les pouvoirs des autorités des marchés afin qu’elles puissent agir sur toute situation entraînant un fort déséquilibre des cours (comportement « moutonnier », retournements opportunistes, limitation des volumes de transaction sur une denrée, etc.)\n\n\nNOS AUTRES DEMANDES \n\n\n\n Mettre en place des stocks de régulation régionaux et internationaux, seuls à même de temporiser les fortes hausses ou baisses de prix par introduction sur les marchés ou stockage de denrées. Rendre transparente les informations relatives à la production et aux stocks, y compris pour les agroindustriels et le secteur agroalimentaire. Stopper l’incitation à la production d’agrocarburants dans les pays en développement, en imposant un moratoire européen sur les importations d’agrocarburants de ces pays, ce qui exige d’abandonner le calendrier européen qui prévoit l’incorporation de 20 % d’agrocarburants dans le secteur des transports d’ici  2020. \n\n\n\n\n\nLes agrocarburants, l’autre terrain de jeu des spéculateurs\n\n\nLes agrocarburants sont une des causes de la flambée des prix et des crises alimentaires de ces dernières années. En détournant une partie de la production destinée à l’alimentation, pour l’incorporer dans nos carburants, l’offre disponible sur les marchés alimentaires a donc baissé, entrainant des déséquilibres. Ainsi 40 % de la production américaine de maïs a été détournée de son usage alimentaire en 2010 pour incorporation aux carburants fossiles.\n\n\nCe nouveau marché, qui constitue un effet d’aubaine pour les investisseurs financiers, est soutenu par les réglementations européennes et américaines. Mais l’Europe s’est fixée un objectif d’incorporation d’agrocarburants de 20 % en 2020, bien trop élevé comparé à ses capacités de production. Pour l’atteindre, elle doit donc importer massivement des matières premières agricoles (maïs, canne à sucre, etc.) en provenance des pays du Sud. Cette production constitue un facteur indéniable de déstabilisation des agricultures des pays du Sud : en plus d’exacerber les tensions sur les prix, elle entraîne des accaparements de terres, des déforestations, des violations graves des droits des populations."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-speculateurs-sengraissent-alors-que-les-hommes-ont-faim/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-speculateurs-sengraissent-alors-que-les-hommes-ont-faim/","name":"Les spéculateurs s’engraissent alors que les hommes ont faim - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-01-26T18:47:51+00:00","description":"Les fortes variations des cours mondiaux] des matières premières contribuent à maintenir aujourd’hui près d’un milliard de personnes en situation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-seuls-droits-se-taire-et-travailler/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-seuls-droits-se-taire-et-travailler/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« Nos seuls droits : se taire et travailler »","datePublished":"2008-06-03T17:08:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-seuls-droits-se-taire-et-travailler/"},"wordCount":495,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"« Je m’appelle Antonio Carlos Queiroz Nunez. J’ai 32 ans. Je suis né dans l’état du Paraïba, dans le Sertao, la région de la Sècheresse au Brésil. Même si tu veux cultiver la terre, là-bas rien ne pousse. C’est pour ça que pendant des mois, les hommes partent couper la canne. Dans les villages, il ne reste plus que des femmes, des enfants et des vieux. D’ailleurs, les femmes de mon village, on les appelle « les veuves des maris vivants. »\n\nPour nous, les hommes, couper la canne à sucre, c’est dur, mais ça représente le seul moyen de gagner pas mal d’argent. Moi, suivant les jours, je coupe 12 tonnes de canne et je gagne jusqu’à 750 reais par mois (280 €).\n\nLe rythme, c’est cinq jours de travail, un jour de repos. Le matin, on commence à couper à 6 heures, et on travaille jusqu’à 17 heures. Des fois, on reste plus longtemps car certains n’ont pas terminé. Dans ces cas-là, chacun aide un peu pour ne pas rester trop tard.\n\nComme on vient tous d’autres états du Brésil et que nos familles sont loin, tout le monde s’entraide. On est logés par groupe de dix personnes dans un dortoir à l’entrée de la fazenda. Comme il n’y a pas d’autres distractions, le soir, on se réunit devant la maison pour jouer aux dominos.\n\nPersonnellement, je vais très rarement dans le village à côté, car les habitants n’aiment pas trop voir des étrangers. Ils pensent qu’on leur vole le travail. Moi je crois que s’ils ne travaillent pas, c’est parce que c’est trop dur ! Sinon, pourquoi on nous ferait venir de si loin ? Les gens, ils critiquent mais je peux vous dire que couper la canne sous 40 ° degrés, c’est épuisant. J’en ai même vu vomir, tellement ils étaient fatigués !\n\nEn tout cas, personne ne se plaint jamais. Même quand on se blesse ou qu’on est malade, on ne dit rien. De toute façon, il faut vraiment tomber par terre ou se couper gravement pour que le docteur nous permette de nous arrêter.\nLes syndicats ? J’en ai jamais vu ! Les seules personnes qui nous aident quand on a besoin c’est la Pastorale des Migrants. C’est même par eux que j’ai appris qu’il existait un texte qui défendait nos droits (ndlr : convention collective des coupeurs de canne à sucre).\n\nEn fait, le seul droit qu’on a, c’est de se taire et travailler. J’ai appris qu’un syndicat (ndlr : Fédération des Travailleurs Agricoles de l’Etat de Goais – FETAEG) demande que soit créé un salaire minimum (450 reais.)\nMoi, je suis pour, mais je veux continuer à être payé au rendement, car c’est la seule manière de gagner suffisamment d’argent. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-seuls-droits-se-taire-et-travailler/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/nos-seuls-droits-se-taire-et-travailler/","name":"« Nos seuls droits : se taire et travailler » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-06-03T17:08:00+00:00","description":"« Je m’appelle Antonio Carlos Queiroz Nunez. J’ai 32 ans. Je suis né dans l’état du Paraïba, dans le Sertao, la région de la Sècheresse au Brésil. Même si","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2006-forum-polycentrique-mali-venezuela-pakistan/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2006-forum-polycentrique-mali-venezuela-pakistan/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"2006 Forum Polycentrique : Mali, Venezuela, Pakistan","datePublished":"2011-01-25T17:04:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2006-forum-polycentrique-mali-venezuela-pakistan/"},"wordCount":425,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Forum social mondial 2006 s’est déroulé en trois endroits pratiquement en même temps : à Bamako au Mali du 19 au 23 janvier 2006, à Caracas au Venezuela du 24 au 29 janvier, à Karachi au Pakistan en mars 2006.\n\n\n\nL’expérience d’un Forum Polycentrique 2006 a été une réussite. Tout d’abord, à Caracas, le programme contenait plus de 2.000 séminaires et réunions de mobilisation, organisés par 2.500 organisations et suivis par 80.000 participants du monde entier. Au Forum de Karachi, 30.000 personnes de 42 pays étaient présentes. La délégation française était probablement la plus nombreuse « hors Asie ».\n\nLe CCFD-Terre Solidaire qui avait fait le choix d’un investissement de moindre ampleur dans ce 6e FSM a finalement vu sa délégation totale atteindre près d’une centaine de personnes pour les volets Bamako et Caracas.\n\n19-23 janvier 2006, Bamako, Mali\n\nA Bamako, la délégation CCFD-Terre Solidaire était composée de 5 membres du réseau, 3 représentants des MSE, 2 membres du bureau, de 12 salariés et de 34 partenaires dont les deux tiers venus du continent africain. A ces personnes s’ajoutent les participants de la commission Migrants, la forte présence de partenaires du programme Migrants qui s’expliquent par la prévalence de ce thème lors du FSM de Bamako.\nLe CCFD-Terre Solidaire a coordonné et animé un atelier intitulé\n\nSociété civiles africaines et européennes face aux politiques migratoires de l’Europe En partenariat avec Migreurop, Femmes de la terre, Fécodev et Asiad. Cette activité, fondée sur le témoignage d’expérience en groupes restreints, afin de faire émerger des pistes d’actions concrètes, alternatives aux politiques migratoire européennes. La formule a séduit près d’une centaine de participants qui ont fait remonter une vingtaine de propositions.\n\n24-29 janvier 2006, Caracas, Venezuela\n\nA Caracas, la délégation CCFD-Terre Solidaire était plus restreinte et constituée d’un membre du réseau, de 5 salariés et de 20 partenaires.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire y a animé une activité, avec la CPT et la FNC, intitulée « Le soja s’étend, la vie s’éteint » sur la viabilité de l’extension du soja en Amérique Latine. Lors de cet atelier qui a durée près de 5 heures, une trentaine de personnes ont participé activement ce qui a permis d’envisager de quelle manière mieux articuler l’action du CCFD-Terre Solidaire en Europe avec la réalité d’Amérique Latine, ainsi que de renforcer la dynamique Sud-Sud sur cette question."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/2006-forum-polycentrique-mali-venezuela-pakistan/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/2006-forum-polycentrique-mali-venezuela-pakistan/","name":"2006 Forum Polycentrique : Mali, Venezuela, Pakistan - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-01-25T17:04:00+00:00","description":"Le Forum social mondial 2006 s’est déroulé en trois endroits pratiquement en même temps : à Bamako au Mali du 19 au 23 janvier 2006, à Caracas au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchadune-crise-annoncee/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchadune-crise-annoncee/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Tchad Une crise annoncée","datePublished":"2008-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchadune-crise-annoncee/"},"wordCount":509,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","France-Afrique","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Philippe Mayol, chef du service Afrique au CCFD, rappelle que l'initiative de dialogue national soutenue par la société civile tchadienne est seule à même de garantir une stabilité durable.\n\n\n\n\n\n\nPhilippe Mayol\nChef du service Afrique au CCFD\n\n\nLe Tchad traverse une nouvelle crise politique majeure. Pour l'instant, nous n'avons que peu de nouvelles de nos partenaires. Nous savons que certains, des défenseurs des droits de l'homme comme des acteurs de développement, doivent se cacher, que d'autres ont fui le pays pour assurer leur sécurité.\n\nCette crise était prévisible. Il faut rappeler que les organisations de la société civile réunies au sein du Comité de suivi de l'appel à la paix et à la réconciliation nationale défend depuis 2005 l'idée de réunir les principaux acteurs politiques dans le cadre d'un dialogue national.\n\n\n\n \n\nUn dialogue national pour une paix durable \n\nÀ l'approche de l'élection présidentielle de mai 2006, lors de laquelle Idriss Déby a été réélu après avoir modifié la Constitution, le Comité de suivi avait souligné que la stabilité politique du pays ne pouvait pas reposer que sur son maintien au pouvoir. Seule une initiative politique impliquant toutes les forces politiques étaient à même d'apaiser durablement la situation au Tchad.\n\n\n\n \n\nLes événements actuels confirment cette analyse. Il faut rappeler en effet que les « rebelles » ne se réduisent pas à une coalition d'intérêts hétéroclites ou de mercenaires à la solde d'un pays étranger. Ils incluent, entre autres, des acteurs politiques majeurs de la scène politique tchadienne. Nous sommes persuadés que si un processus de règlement politique avait impliqué ces protagonistes, nous n'en serions pas là aujourd'hui.\n\nNous avons, avec le Comité de suivi, rencontré à plusieurs reprises des responsables politiques français pour les sensibiliser à la nécessité d'une démarche politique globale. Leur approche a un peu évolué, mais leur vision reste très marquée par des contraintes géopolitiques. Cette région d'Afrique est en effet marquée par des crises latentes ou déclarées, au Darfour, en Centrafrique, au Nord Cameroun, au Sud-Soudan. Le jeu des régimes lybien et soudanais complique la donne.\n\nMais une gestion privilégiant le court terme et les nécessités immédiates n'est pas en mesure de rompre le cycle infernal des éruptions de violence politiques à répétition, excitées par l'enjeu que représente la maîtrise des revenus pétroliers.\n\n\n\nLa responsabilité de la France \n\nLa France a une responsabilité dans l'évolution de la crise actuelle. Elle a apporté, et apporte encore, un soutien sans faille au régime en place.\n\n\n\n \n\nPlus que jamais, il reste pourtant nécessaire que la France avec ses partenaires européennes soutiennent enfin l'initiative de la société civile tchadienne en faveur d'un processus global de dialogue pour la paix, entre les acteurs politiques.\n\n\nParis, le 6 février 2008"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchadune-crise-annoncee/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/tchadune-crise-annoncee/","name":"Tchad Une crise annoncée - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-02-06T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:25+00:00","description":"Philippe Mayol, chef du service Afrique au CCFD, rappelle que l'initiative de dialogue national soutenue par la société civile tchadienne est seule à même","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/serbie-aider-la-serbie-a-affronter-son-passe/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/serbie-aider-la-serbie-a-affronter-son-passe/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Serbie Aider la Serbie à affronter son passé","datePublished":"2008-04-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/serbie-aider-la-serbie-a-affronter-son-passe/"},"wordCount":749,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Natasa Kandic est directrice du Centre pour le droit humanitaire en ex-Yougoslavie. Dans le contexte créé par la proclamation d'indépendance du Kosovo, elle s'inquiète de la difficulté de la société serbe à tirer les leçons de la guerre.\n\n\n\n\n\n\nNatasa Kandic \n\nNatasa Kandic est directrice du Humanitarian Law Center (Centre pour le droit humanitaire). Elle est une figure majeure de la lutte pour les droits de l'homme dans l'ex-Yougoslavie. Pendant toute la période des guerres balkaniques (Bosnie, Croatie, Kosovo), elle n'a cessé, avec son association, de dénoncer les crimes perpétrés par les forces armées de son propre pays, la Serbie. Depuis la chute de Milosevic, elle mène un rigoureux travail d'enquête sur le terrain et intervient auprès des tribunaux pour faire émerger les faits et dénoncer les responsabilités.\n\n\nDepuis l'indépendance du Kosovo, en février dernier, et à quelques semaines des élections législatives anticipées, le climat politique s'est brusquement tendu à Belgrade. Les défenseurs des droits de l'homme, qualifiés de « traîtres à la cause serbe », subissent régulièrement des pressions. Le 10 avril, Natasa Kandic s'est rendu à Paris pour interpeller la France et l'Union européenne sur ces difficultés.\n\nParis, le 12 avril 2008\n\n« Il est essentiel de faire comprendre à la population serbe les responsabilités de Belgrade dans les crimes de guerre commis en Croatie, en Bosnie et au Kosovo entre 1991 et 1999. Seul ce travail permettra de bâtir une paix durable. Car la réconciliation entre les peuples de la région n'est possible que s'il y a reconnaissance des faits, par les tribunaux et les populations.\nConcrètement, depuis la création du Fonds pour le droit humanitaire en 1992, nous essayons de collecter les éléments nécessaires à l'établissement de la vérité : identification des victimes, recensements des disparus, recueils de témoignages... Ce travail nous a permis de réunir une importante documentation sur les crimes commis entre 1991 et 1999 et donc d'alimenter en éléments de preuves le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), ainsi que les juridictions spéciales de Belgrade, Zagreb et Sarajevo qui traitent des crimes de guerre.\n\nProcéder à un examen de conscience\nDepuis 1999, la société civile n'a jamais voulu reconnaître que les forces armées serbes se sont rendues coupables de crimes de guerre. Certes, depuis trois ans, les défenseurs des droits de l'homme ont marqué quelques points : des procès pour crimes de guerre se tiennent à Belgrade dans de bonnes conditions, l'ancien chef du parti radical ultra-nationaliste Vojislav Seselj est jugé au Tribunal de La Haye. Mais en réalité, bien peu de Serbes s'intéressent vraiment aux exactions commises pendant la guerre. Aucun parti politique ne dénonce le fait que Belgrade bafoue ses engagements internationaux, notamment en n'arrêtant pas les deux criminels de guerre les plus recherchés, Ratko Mladic et Radovan Karadzic. \n\nFaire émerger une opposition forte\nLe 11 mai, se tiendront des élections législatives anticipées en Serbie. L'Union européenne continue de miser sur l'actuel président issu du Parti démocrate, Boris Tadic. Pour ma part, je pense que sa victoire ne changera rien. Les ultra-nationalistes du Parti radical serbe restent très puissants. Ils contrôlent nombre d'institutions, notamment la police, l'agence nationale d'informations, plusieurs journaux... Même s'il est réélu, Boris Tadic ne sera donc pas en mesure de faire évoluer le pays. D'autant que sur un certain nombre de dossiers, il s'est aligné sur les positions des extrémistes, refusant par exemple, de reconnaître l'indépendance du Kosovo. \n\n\nJe crois que la meilleure chose qui puisse sortir de ces élections serait l'émergence d'une opposition forte et démocratique. Une opposition capable de faire comprendre à la société civile les responsabilités de la Serbie dans les guerres. Une opposition en mesure d'expliquer pourquoi presque la quasi totalité des pays de l'Union européenne a reconnu l'autonomie du Kosovo. \nDans cette période charnière, nous attendons de la France qu'elle aide la Serbie à faire face à son passé. Pour que nous comprenions enfin que la situation actuelle du pays n'est que le fruit des guerres que nous avons provoquées. »\n\nPropos recueillis par Séverin Husson"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/serbie-aider-la-serbie-a-affronter-son-passe/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/serbie-aider-la-serbie-a-affronter-son-passe/","name":"Serbie Aider la Serbie à affronter son passé - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-04-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:07+00:00","description":"Natasa Kandic est directrice du Centre pour le droit humanitaire en ex-Yougoslavie. Dans le contexte créé par la proclamation d'indépendance du Kosovo,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-action-de-longue-haleine/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-action-de-longue-haleine/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une action de longue haleine","datePublished":"2010-05-03T16:38:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-action-de-longue-haleine/"},"wordCount":3086,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations","Sahel"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les informations fournies par les uns et les autres concluent assez largement sur le fait que les candidats au départ ne s’adressent presque jamais aux relais d’accueil durant la « montée ». \n\n\n\nInformer et sensibiliser les candidats au départ\n\nPlusieurs intervenants ont cependant souhaité un débat collectif sur l’attitude à tenir vis-à-vis de ces derniers. Divers avis ont été exprimés et en l’absence de position commune dégagée, voici quelques extraits choisis de la discussion :\n\n“Les associations qui viennent en aide aux migrants sont comme des « stations services » sur le bord de la route. Elles sont là pour aider ceux qui sont dans le besoin et pour informer sur les risques et les dangers mais elles ne doivent pas empêcher les gens de partir. Le retour vers le pays doit toujours être volontaire et les quelques succès que nous obtenons, loin d’être des victoires décisives pour les politiques de retour de l’UE, doivent être simplement perçus comme un bon service offert à une personne en situation d’échec, qui choisit de retourner vivre parmi les siens”.\n(Jan Heuft, Rencontre et Développement)\n\n“Les gens quittent leurs pays parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils ne peuvent pas faire autrement. Et ils continueront de les quitter tant que la situation ne se sera pas améliorée. Il est important de les informer sur les risques de trafic (notamment pour les jeunes filles souvent sujettes aux réseaux de prostitution) mais l’essentiel, c’est aussi de mettre nos forces ensemble, de crier ensemble, pour lutter contre les turpitudes de nos États comme la mal gouvernance, la corruption, l’abandon des jeunes”.\n(Jérôme Dukiya, Caritas Nouadhibou)\n\n“Il est important d’informer mais on ne peut pas empêcher les gens de partir ! À cet égard, les campagnes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont beaucoup d’effets pervers car leur objectif est bien d’empêcher les gens de quitter leur pays. Or, il faut donner la totalité de l’information. Les migrants n’ont pas besoin de l’OIM pour savoir que la route du désert est difficile ! La question se pose de la même façon pour les pêcheurs sénégalais qui partent 5 jours en mer pour atteindre\nles Îles Canaries. Il faut pouvoir dire quelles sont les perspectives d’insertion si on reste au pays”.\n(Hassane Boukar, Alternative Niger)\n\n“Il n’est pas concevable dans nos sociétés africaines d’aujourd’hui que des jeunes de 20 à 30 ans, en âge de fonder un foyer et de subvenir aux besoins de leurs parents et de leurs familles, soient ainsi laissés à l’abandon et sans perspectives pour se construire le moindre avenir. Les pouvoirs publics locaux demeurent impuissants pour ne pas dire incapables d’améliorer leur situation. Il est normal dans ce contexte, que chacun tente de chercher sa voie. S’en tenir à la seule question de « pourquoi ils partent » est insuffisant. On connaît bien aujourd’hui les causes des flux migratoires du Sud et pourquoi, plus que jamais, ils alimentent la nouvelle géographie du monde. C’est de plus, un phénomène profitable pour tous et surtout pour les pays du Nord, au plan économique comme démographique. Et ce phénomène va aller crescendo. C’est dans ce contexte d’un accroissement mondial des migrations que nous devons inscrire nos perspectives d’actions de terrain. Nous ne devons pas chercher, en tant qu’acteurs de sociétés civiles, à empêcher les jeunes d’aller chercher ailleurs un mieux-être qu’ils ne trouvent pas aujourd’hui chez eux. Ils doivent pouvoir choisir. La liberté des personnes de circuler au Nord comme au Sud, dans un monde mondialisé, est le complément normal de la libre circulation des biens et des capitaux à laquelle plus personne ne s’oppose.”\n(Assane Ba, CCFD-Terre Solidaire)\n\nUne dizaine de participants de la rencontre a fait les 700 km de Gao vers la frontière algérienne, pour découvrir et pouvoir témoigner de l’enfer que vivent les migrants refoulés dans le no man’s land de Tinzaouaten.\n\nLe séjour fut plus qu’instructif. Le constat est en effet audelà de toute prévision. Plus de 200 damnés de la terre, affamés, malades, blessés, jetés avec femmes et enfants dans un oued asséché par la police algérienne, ignorés par l’État malien et laissés à la merci des trafiquants et des réseaux de transporteurs mafieux.\nSeul le défi courageux de Caritas Gao, aidée par la Croix- Rouge Internationale, permet aujourd’hui de proposer un minimum d’actions humanitaires aux refoulés de Tinza.\n\nAméliorations proposées\nLes conditions du convoyage des migrants de Tinza à Kidal et Gao laissent encore beaucoup à désirer. Une rencontre, organisée au retour de Tinza entre les représentants de la CRI et de participants à la rencontre, a permis d’évoquer les conditions d’un rééquilibrage urgent de la convention actuelle (réduction du nombre hebdomadaire de convoyés et accroissement de l’aide financière). Il y va de la capacité future de la Maison du Migrant de continuer à offrir un accueil décent aux refoulés.\nNous avons également demandé que soit mis fin au clientélisme instauré par les équipes locales CR dans le choix des publics vulnérables à acheminer en priorité, ainsi qu’aux fouilles intempestives et aux dépouillements effectués sur le trajet par la police malienne auprès d’un public précaire pris sous la responsabilité d’une organisation internationale chargée de les mettre à l’abri.\nMais par-delà ces mesures urgentes à prendre, il s’agira aussi de donner à la Maison du Migrant les moyens financiers et logistiques de sa survie, en l’aidant à trouver un partenariat financier durable. Bien évidemment, nous devons aussi l’aider à consolider les bonnes relations tissées entre les associations, la population et les autorités publiques de Gao, dont certaines tolèrent mais n’acceptent pas toujours, la présence jugée subitement trop importante des migrants refoulés dans le centre-ville.\nC’est de la capacité de tous les protagonistes à vivre ensemble sereinement à Gao et à maintenir durablement la cohésion sociale dans la ville et la région, que peuvent naître une vraie sécurité des migrants et le recul de tout risque de xénophobie.\n\nExtraits d’avis de participants\n“Il nous faut organiser la visibilité de la Maison du Migrant. Et pour ce faire, il est essentiel qu’elle se dote d’un statut légal. Il lui faut une protection juridique, si elle doit être l’interlocutrice des autorités, des passeurs et de la police.\nSi les gens qui montent pouvaient croiser ceux qui sont refoulés, ne serait-ce pas un moyen de faire de la sensibilisation ?”\n(Père Richard, Mission de Tahoua)\n“C’est l’union de toute la population qui fait notre force ici à Gao, chacun doit en être un maillon”\n(Alassane Maiga, Direy Ben, Maison du Migrant)\n\n\nDéfendre les droits de migrants malgré l’absence de cadre juridiques précis\n\nOutils juridiques à construire en appui au travail quotidien fait auprès des migrants\nLes lois votées récemment dans les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie) ne constituent pas en tant que telles des avancées dans la protection des droits individuels des migrants. Elles sont surtout le fruit des pressions de l’Union européenne (EU) pour obtenir de ces États du Maghreb un nouveau dispositif juridique formel. La majorité de ces États n’ayant en effet aucune (ou très peu de) tradition juridique en matière de politiques migratoires et de défense des droits de l’homme, ces législations, pour la plupart des pâles copies des législations européennes, ont été faites pour « habiller » et donner un fondement légal aux pratiques abusives déjà en cours contre les migrants dans ces pays.\n\nMais, pour autant, elles doivent être considérées comme des outils juridiques existants. Un travail d’analyse de ces textes doit être effectué pour voir quelles marges de manœuvre elles laissent à la défense et à la protection des migrants, notamment en matière d’expulsions. Il serait également indispensable d’intéresser et de former des réseaux de juristes qui se penchent sur cette législation et sur son application dans ces pays.\n\nEn Algérie, l’adoption de la loi sur l’immigration est récente et les pratiques administratives officielles non encore suffisamment établies pour aller très loin dans\nce type de travail. Mais au Maroc, où la législation est plus ancienne, un réseau de juristes commence à se constituer sous ce mode.\n\nSans se faire trop d’illusions sur l’outil juridique comme unique garant du respect des droits et des libertés, il est cependant nécessaire et indispensable de s’en servir pour faire reculer certains abus.\n\nEt pour l’avenir ?\nDes pistes de travail ont été proposées que chacun, selon ses moyens et le contexte de son pays, pourra porter seul ou dans un cadre collectif plus large.\n\n-> Un besoin d’assistance juridique aux migrants est évoqué par différents partenaires (Rencontre et Développement par exemple). Le Programme Migrants du CCFD-Terre Solidaire est prêt à examiner le financement d’un tel volet d’action qui s’inscrit parfaitement dans ses axes de travail. Si le contexte du pays rend ces initiatives possibles et pertinentes, les partenaires qui le souhaitent pourront les intégrer dans leur plan de travail actuel et dans le projet présenté au CCFD-Terre Solidaire.\n\n-> La question de l’analyse juridique des lois existantes dans les pays du Maghreb et de leur diffusion auprès des associations et des praticiens du droit est essentielle. Il importe dans les pays dotés de vrais dispositifs juridiques, de favoriser l’analyse des textes, de surveiller leur application et de suivre l’évolution des pratiques administratives et de la jurisprudence.\nCe processus permettra à terme de constituer de vrais réseaux de praticiens et de juristes en appui à la défense des droits des migrants.\n\n-> Dans les pays de la CEDEAO, l’application des règles de libre circulation et d’installation des ressortissants de ces pays, doit aussi être interrogée et vérifiée afin de clarifier davantage ce qu’est le droit, ce que sont les pratiques et comment se défendre en cas de non respect de la législation. Il faut notamment pousser les associations spécialisées dans la défense des droits humains à se mobiliser sur la question des migrations et à consacrer dans les rapports publiés chaque année, un chapitre d’analyse de la situation des migrants au regard des violations de droits, des abus et de l’arbitraire.\n\n-> Au plan international, la Convention des Nations unies pour la Protection des droits des travailleurs migrants et leur famille doit devenir un outil d’interpellation et de plaidoyer politiques. L’organisation d’un plaidoyer politique fort sur la convention est indispensable. Il faut en effet rejoindre la bataille mondiale des sociétés civiles pour amener les États du Nord à signer et à ratifier cette convention et pour ceux, notamment des pays du Sud qui l’ont signée, à en respecter la bonne application.\n\nEn particulier, dans les pays déjà signataires, le processus de rédaction et de publication des rapports alternatifs auprès des Nations unies, (rapports établis par la société civile face aux rapports officiels) doit être mieux suivi et systématiquement mis à profit pour révéler à l’opinion le scandale des traitements subis par les migrants et pour affirmer qu’une autre politique est possible.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s’engagera avec les acteurs de société civile qui le souhaitent, à travailler sur ce dossier plus en profondeur. L’outil juridique doit être considéré ici comme le levier d’une bataille sociale et politique de plus long terme. Il est important en effet de mener un travail de plaidoyer pour former et éclairer le jugement de l’opinion publique, très souvent instrumentalisée, et pour infléchir les choix des décideurs politiques dans ce qu’ils ont de plus contestable.\n\n\nCommuniquer et informer l’opinion publique sur les réalités de la migration\n\nNous avons décidé de parler du scandale humanitaire et politique de Tinzaouaten et d’informer l’opinion publique internationale sur les agissements des autorités algériennes, attentatoires aux droits humains et sur le silence complice du Mali, sur un bout de son territoire.\n\nMais nous voulons aussi parler des choses positives découvertes et observées à Gao. En particulier, de l’initiative d’espoir et de solidarité — l’ouverture de la Maison du Migrant portée par des personnes mues par un engagement sincère, qui bravent toutes les difficultés pour remettre debout des hommes et des femmes écrasées par la vie et les politiques de fermeture.\n\nL’unanimité s’est faite sur la nécessité pour chacun de nous de communiquer sur les réalités fortes et les informations dont nous sommes témoins. Certes, il sera difficile à certaines structures, compte tenu de leur contexte et de leur identité, d’être en pointe sur cette communication, mais une information collective peut être relayée par tous, là où c’est possible. Une communication interne aux réseaux, mais aussi vers l’opinion publique.\n\nL’information doit d’abord circuler entre nous et régulièrement. Chacun pourra ainsi alimenter son site internet et ses propres outils de communication avec une information collectivement constituée, sûre et actualisée.\n\nNous pouvons d’ores et déjà nous atteler à la création d’outils documentaires collectifs et commencer à bâtir une stratégie pour atteindre et intéresser des médias de plus grande influence. \n\nPistes de travail proposées\n-> Élaboration d’un outil documentaire audiovisuel sur la situation dans les différentes zones, notamment dans les zones-frontières : Gao, Tinzaouaten, Oujda, Nouadhibou, Alger, Nord du Niger et Sénégal. Ce documentaire aura pour objectif d’informer sur les brutalités vécues par les migrants et de faire connaître nos résistances à ces violations de droits humains. Il est essentiel de capitaliser toute l’information que nous avons pu constituer pendant ce séjour à Gao et de la faire connaître par le plus grand nombre. Le CCFD-Terre Solidaire s’engage à soutenir la réalisation du documentaire.\n\n-> Recensement dans différents pays, d’équipes de journalistes et de spécialistes médias, motivés sur les questions de migrations, pour en cas de besoin, relayer nos informations et alerter en temps réel, couvrir les initiatives publiques que nous serons amenés à réaliser et fidéliser une opinion favorable à ce que nous défendons.\n\nExtraits d’avis énoncés par les participants\n“Il faut que les gens sachent ce qui se passe dans ces endroits cachés. Nous devons relayer et si besoin, être nous-mêmes la voix des migrants. Ces migrants sont des êtres humains”.\n(Jérôme Dukiya, Nouadhibou)\n\nUne démarche politique ne peut s’appuyer que sur des informations précises. La source peut rester anonyme mais nous sommes dépositaires d’une information que nous nous devons de faire connaître. Parce que le récit va être raconté à un moment T, il va pouvoir être connu. Il nous faut construire une information collective. C’est le premier maillon vers une démarche politique. L’information est essentielle.\n(Abbé Jean Marie Ndour, Caritas Dakar)\n\n“Beaucoup d’information a circulé. La sensibilisation a déjà commencé entre nous. Si chacun décide de s’impliquer, nous pouvons véritablement faire quelque chose ensemble”.\n(Père Delphin, Mission catholique Zinder)\n\nIndividuellement chacun de nous ne pourra rien faire seul. C’est pour ça que nous sommes là pour agir collectivement. Nous sommes témoins de situations humaines inacceptables que nous nous devons de dénoncer et de partager largement avec l’opinion publique.\n(Guy Aurenche, CCFD-Terre Solidaire)\n\n\nInsérer nos actions dans l’agenda mondial des sociétés civiles\n\n\nParticiper au Forum social mondial de Dakar 2011\nCe forum va réunir des centaines d’acteurs de sociétés civiles de tous les continents sur diverses thématiques de solidarité internationale, pour échanger sur leurs expériences et leurs luttes et pour construire des alliances permettant de mieux avancer dans leurs actions quotidiennes.\n\nIl peut être pour nous une occasion à saisir, en tant qu’acteurs de terrain, pour dire ce que nous faisons avec les migrants, pour témoigner des réalités parfois inadmissibles qu’ils vivent et pour nous renforcer avec d’autres qui, sur des terrains similaires ou proches, cherchent à construire comme nous un autre monde possible, un monde fait de justice, d’égalité et de mieux être pour tous.\n\nPour cela, nous devons bâtir ensemble une dynamique de préparation au FSM tout au long de l’année 2010. Ce sera le « plus » collectif de ce que nous faisons déjà individuellement chacun de son côté. Il nous faut certes rester toujours proche du terrain, mais aussi quand il le faut, investir à bon escient des événements et tribunes plus larges pour gagner la bataille de l’opinion.\n\nTrop de gens prennent la parole dans des rencontres internationales sans réellement être au fait du terrain. Des réalités de fond sont ainsi relayées par médias ou leaders d’opinion trop superficiellement pour pouvoir faire impact, faute d’informations ciblées et approfondies. Or il n’y a pas plus légitimes pour témoigner des réalités vécues par les migrants que ceux qui construisent tous les jours, avec eux, des actions pour sortir de l’impasse.\n\nDurant le forum des activités pourront être portées par tous, en association avec d’autres avec qui nous convergeons, chacun dans son domaine d’action le plus éprouvé, et tous globalement pour renforcer la protection des migrants et la sécurisation des routes de la migration. Caritas Dakar se propose d’être chef de file de cette dynamique de préparation et de coordonner nos initiatives communes sur place."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-action-de-longue-haleine/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-action-de-longue-haleine/","name":"Une action de longue haleine - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-05-03T16:38:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:41+00:00","description":"Les informations fournies par les uns et les autres concluent assez largement sur le fait que les candidats au départ ne s’adressent presque jamais aux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/implications-du-conflit-separatiste-daceh-pour-les-operations-de-secours-en-indonesie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/implications-du-conflit-separatiste-daceh-pour-les-operations-de-secours-en-indonesie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Implications du conflit séparatiste d’Aceh pour les opérations de secours en Indonésie","datePublished":"2005-01-10T15:56:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/implications-du-conflit-separatiste-daceh-pour-les-operations-de-secours-en-indonesie/"},"wordCount":725,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En Indonésie, le séisme et le raz-de-marée du 26 décembre 2004 a touché Aceh au nord de Sumatra, une zone déchirée par l’affrontement entre les rebelles indépendantistes du Gerakan Aceh Merdeka (GAM, Mouvement de libération d’Aceh) et l’armée indonésienne.\n\n\n\nFace à l’ampleur de la catastrophe (plus de 100 000 morts dans la zone), les deux parties au conflit ont semblé cesser leurs activités temporairement pour venir en aide aux victimes du tsunami. Le 27 décembre, le GAM a ainsi prononcé un cessez-le-feu unilatéral, alors que l’armée indonésienne s’est lancée dans des actions de secours d’urgence. Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, ont alors appelé à ce que la trêve et la collaboration dans les secours conduise les belligérants à poursuivre cet effort dans un processus de paix.\n\nToutefois, les déclarations des ONG indonésiennes de défense des droits de l’homme laissent au contraire entrevoir que la situation actuelle pourrait mener à une montée des tensions dans la région. Tout d’abord, l’état d’urgence, prolongé pour 6 mois en novembre dernier par le président Susilo Bambang Yudhoyono, n’a pas été levé, ce qui prouve que le gouvernement considère toujours la rébellion indépendantiste comme une menace. De plus, l’armée indonésienne a mis en garde les organisations humanitaires que des membres du GAM étaient en train d’essayer de s’infiltrer dans les camps de secours pour s’y approvisionner en nourriture.\n\nOn craint également que le renforcement de la présence de l’armée à Aceh (on attend 15 000 soldats supplémentaires pour prêter main forte aux 40 000 déjà sur place) ne profite pas qu’aux opérations de secours, mais également à la lutte contre les indépendantistes. Le lieutenant colonel DJ Nachrowi a ainsi rappelé à la presse le 6 janvier que l’armée n’abandonnerait pas son rôle de maintien de la sécurité et poursuivrait les raids contre le GAM, à moins que le président ne lève par décret l’état d’urgence. De leur côté, les rebelles du GAM semblent rester actifs, puisque la maison du responsable régional de la police a été attaquée à Banda Aceh le 9 janvier. Enfin, la présence croissante de troupes américaines et australiennes sur le sol indonésien pourrait augmenter la virulence des rebelles armés.\n\nComme le tsunami pourrait finalement conduire à une détérioration de la situation politique à Aceh, le conflit déjà existant entre les militaires indonésiens et le GAM nuit à l’efficacité des secours. En effet, l’état d’urgence dans la région empêche les secours de circuler librement dans les zones sinistrées, et le gouvernement a tardé à ouvrir Aceh aux organisations étrangères. C’est actuellement la zone la moins avancée dans les opérations de secours en Asie. Ceci complique donc la tâche des secours, qui ne sont pas complètement libres de leurs mouvements.\n\nL’East Timor Action Network (ETAN, Réseau d’Action du Timor Oriental), basé à New York, a par ailleurs appelé les organisations et agences internationales d’aide à collaborer activement avec les ONG locales, qui ont été exclues des opérations par le gouvernement et l’armée. Selon ETAN, les organisations locales ont dû fuir Aceh après l’imposition de la loi martiale en mai 2003 (remplacée par un décret d’état d’urgence en 2004), et craignent de revenir dans une zone contrôlée par les militaires. La plupart des gens reconnaissent que c’est l’armée indonésienne qui est la plus à même de mener les opérations locales de secours, notamment grâce à ses capacités logistiques ; toutefois une partie de celles-ci sont utilisées pour rechercher les rebelles du GAM et les combattre. Face aux doubles activités des militaires, de nombreux experts internationaux craignent que la neutralité de l’aide humanitaire soit remise en cause, et que la colère des gens contre le gouvernement face à la lenteur des secours ne renforce les tensions à Aceh."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/implications-du-conflit-separatiste-daceh-pour-les-operations-de-secours-en-indonesie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/implications-du-conflit-separatiste-daceh-pour-les-operations-de-secours-en-indonesie/","name":"Implications du conflit séparatiste d’Aceh pour les opérations de secours en Indonésie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-10T15:56:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:05+00:00","description":"En Indonésie, le séisme et le raz-de-marée du 26 décembre 2004 a touché Aceh au nord de Sumatra, une zone déchirée par l’affrontement entre les rebelles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-le-modele-de-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-le-modele-de-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Changer le modèle de développement","datePublished":"2008-03-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-le-modele-de-developpement/"},"wordCount":652,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Crise alimentaire mondiale","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Marcella Zub Centeno, milite au sein de la Coordination des droits de l’homme au Paraguay. Elle plaide pour que le pays rompe avec une économie tournée vers l'exportation.\n\n\n\n\n\nMarcella Zub Centeno\n\n\nJeune avocate de 26 ans, Marcella Zub Centeno, milite au sein de la Coordination des droits de l’homme au Paraguay (Codehupy). À la veille de l’élection présidentielle du 20 avril, elle plaide pour que le pays rompe avec une économie extravertie et bénéficie – enfin – de l’alternance politique.\n\nParis, le 29 février 2008\n\n\nSigne de toutes les distorsions dont nous souffrons, les remesas – les fonds envoyés par les migrants – constituent la première source de revenus du pays, avant le soja, la viande et le coton. Le Paraguay compte un peu plus de 6 millions d’habitants et 2 millions d’expatriés, surtout en Argentine, mais aussi aux Etats-Unis, en Espagne et Italie, L’expansion de la monoculture du soja accentue l’exode rural – il concerne 90 000 ruraux chaque année -, et par suite l’émigration.\n\nPour agrandir leurs estancias (domaines de plusieurs milliers d’hectares), les grands propriétaires terriens ne reculent devant aucun moyen. Ils procèdent à des fumigations sur les communautés rurales qui s’opposent à leurs desseins. Ils envoient ensuite leurs milices armées, qui chassent ou assassinent les récalcitrants. La Codehupy a relaté, sans être exhaustive, les cas de 77 exécutions ou disparitions forcées de leaders paysans entre 1989 et 2005.\n\n\nDénoncer les spoliations de terre \n\nLe bilan de cette politique est éloquent. Le Paraguay est devenu le 4e producteur mondial de soja, mais rivalise toujours avec Haïti en matière de grande pauvreté. L’élevage prospère lui aussi. On dénombre deux fois plus de têtes de bétail (12 millions de bovins) que d’habitants, ce qui n’empêche pas une fraction de la population de souffrir de malnutrition. Parmi elle figurent les 120 000 indigènes guaranis. L’année dernière, ils ont attiré l’attention sur leur sort. Deux communautés ont campé durant quatre mois sur la place principale d’Asuncion, la capitale, afin de dénoncer, entre autres, la spoliation de leurs terres.\n\nLa société civile est loin d’être inerte. La Coordination des droits de l’homme, la Codehupy, porte ses aspirations. Elle rassemble 39 0NG et mouvements sociaux. Sa diversité constitue sa force et sa richesse. C’est un exercice de démocratie permanent que de concilier les sensibilités des organisations féministes, indigénistes, des défenseurs des droits humains ou des mouvances proches de l’église catholique. Mais nous y réussissons depuis déjà neuf ans.\n\n\nCorruption effrénée\n\nAujourd’hui, nous plaçons de grands espoirs dans l’élection présidentielle du 20 avril prochain. Rendez-vous compte, le parti colorado se maintient au pouvoir depuis 1947. Soit une longévité plus grande encore que le parti communiste chinois ! La population est lasse de cette domination qui s’accompagne d’une corruption effrénée.\n\nPour la première fois, une réelle perspective de changement s’offre avec la candidature de l’ex-évêque Fernando Lugo. Lorsqu’il officiait dans le département pauvre de San Pedro, il élevait la voix contre les violations des droits humains et s’est toujours montré solidaire des plus défavorisés. D’où son surnom d’ « évêque des pauvres ».\n \n\nMais le système politique traditionnel risque d’utiliser toutes les pratiques clientélistes (achat de votes) et de recourir à la fraude électorale pour faire obstacle à son possible succès. Si tel est le cas, la Codehupy et la société civile tout entière appelleront à la mobilisation et à la solidarité internationale.\n  \n\n Propos recueillis par Yves Hardy\n\nLe site de la Coordination des droits de l'homme au Paraguay\n\n\n\n\n\nRetrouvez la sur France Culture, samedi 29 mars à 7 heures dans l'émission Terre à terre."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-le-modele-de-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-le-modele-de-developpement/","name":"Changer le modèle de développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-03-17T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:01:20+00:00","description":"Marcella Zub Centeno, milite au sein de la Coordination des droits de l’homme au Paraguay. Elle plaide pour que le pays rompe avec une économie tournée","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/positions-des-associations-francaises-de-solidarite-internationale-et-de-protection-de-lenvironnement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/positions-des-associations-francaises-de-solidarite-internationale-et-de-protection-de-lenvironnement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Positions des associations françaises de solidarité internationale et de protection de l’environnement","datePublished":"2003-09-11T15:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/positions-des-associations-francaises-de-solidarite-internationale-et-de-protection-de-lenvironnement/"},"wordCount":3044,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique"],"inLanguage":"fr-FR","description":"C’est peu dire que les associations françaises de solidarité internationale et de protection de l’environnement sont mal à l’aise face au processus de négociation qui se déroule dans le cadre de l’OMC. \n\n\n\nLa prééminence des mécanismes de marché et du libre-échange de biens, de services et de capitaux sur toute autre préoccupation, qui est l’essence  de l’OMC, est portée par chacun des accords qui s’y réfèrent… Et pour éviter toute hésitation ou retour en arrière, s’imposent à la fois une absence d’évaluation des impacts des étapes antérieures de libéralisation et un incroyable principe d’irréversibilité ! L’agenda de Doha n’est pas celui du développement, et encore moins du développement durable.\n\nLes Associations françaises ont d’autant plus de doutes des bienfaits du tout commercial, qu’elles côtoient chaque jour aux quatre coins du monde des familles, des communautés et des peuples entraînés dans des spirales de la pauvreté, qu’elles travaillent dans des territoires en voie de marginalisation et qu’elles observent la dramatique dégradation des ressources naturelles. Il nous est difficile de ne pas lier ces situations concrètes aux évolutions des règles du jeu qui se négocient au niveau international. La moindre des choses serait de reconnaître que tout le monde n’est pas gagnant à ce jeu du libre-échange généralisé !\n\n\nNous demandons :\n\n• La reconnaissance de la prééminence des droits universels et des principes de durabilité sur le commerce.\n\n• La réalisation d’évaluations indépendantes et participatives des impacts sociaux et environnementaux des différents accords. En effet, nous voulons savoir : qui gagne et qui perd dans ces processus de libéralisation ? Où et dans quelles conditions ces processus peuvent à la fois développer le commerce international et produire de la richesse, du progrès social et de la préservation environnementale ?\n\n• La reconnaissance d’un devoir de responsabilité sociale et environnementale des acteurs économiques et, en cas de manquement manifeste, la possibilité de sanctionner les acteurs défaillants.\n\n• La délimitation  du champ dans lequel doivent se dérouler des négociations commerciales soucieuses aussi bien de la création de richesse, que du progrès social, que de la qualité environnementale.\n\nNous demandons que la finalité des accords soit bien le développement durable des différentes régions et pays du monde et non la libéralisation du commerce, qui ne peut être qu’un moyen parmi d’autres pour atteindre cette finalité.\n\nLes associations françaises de solidarité internationale et de protection de l’environnement, tirant les leçons de leurs engagements au service de leurs partenaires dans les réalités locales les plus diverses, formulent les propositions suivantes sur  les sujets qui seront à l’ordre du jour de la 5ème conférence ministérielle de l’OMC à  Cancun :\n\n\n\n1.Rendre le fonctionnement de l’OMC plus transparent et plus démocratique\n\n\nMalgré quelques tentatives d'ouverture, l'OMC reste une organisation peu transparente et dépourvue de contrôle démocratique. L’OMC demeure une organisation à deux vitesses où une minorité d’Etats Membres dicte leurs lois tandis qu’une majorité de pays, dotés d’une expertise et de moyens insuffisants, ont le plus grand mal à participer aux négociations et à affronter la complexité des dossiers négociés et donc à défendre leurs intérêts.\n\n\nNous demandons :  \n\n• L'égalité de tous les pays dans les négociations et prises de décision à l'OMC.\n\n• L'adaptation du fonctionnement de l'Organe de règlement des différends (ORD) à la situation des pays en développement\nL'accès à l'ORD de l'OMC pour les pays en développement doit être facilité par la fourniture d'une assistance juridique. Il convient aussi de revoir le mécanisme de sanction en facilitant son usage pour les pays en développement, ces derniers rencontrant d’énormes difficultés à s’imposer à plus forts qu’eux et obtenir réparations.\n\n• L'instauration d'une plus grande transparence de l’OMC\nAu niveau national et européen, les parlementaires doivent être associés à la définition des positions des négociations commerciales. \nIl est également nécessaire d’améliorer le dialogue avec les ONG. Celles-ci devraient pouvoir transmettre des propositions écrites ou orales et avoir la possibilité de participer aux réunions de l’OMC.\n\n\n2.Promouvoir la souveraineté alimentaire\n\nL’alimentation concerne tout le monde, particulièrement les 800 millions de personnes qui souffrent de la faim. La moitié de la population mondiale est engagée dans une activité agricole. Or la concurrence entre les agricultures du Nord et celles du Sud est biaisée en raison d'un écart considérable de compétitivité, écart encore aggravé par des subventions massives accordées par la plupart des pays du Nord à certains de leurs agriculteurs. De plus, la libéralisation favorise l'adoption de modèles productivistes et de pratiques polluantes qui menacent l’environnement et, à terme, la sécurité alimentaire.\n\n\nNous demandons :\n\n• L’application du droit à l'alimentation en tant que droit fondamental\nCe droit, déjà inscrit dans le Pacte international des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, confère aux Etats concernés et à la communauté internationale tout entière une responsabilité partagée vis-à-vis de la sécurité alimentaire des populations. Les mesures adoptées dans le cadre de l'OMC doivent être systématiquement analysées en prenant en considération le nécessaire respect de ce droit.\n\n• Une reconnaissance du principe de souveraineté alimentaire \nNous soutenons le droit des gouvernements à faire usage d’une « souveraineté alimentaire », synonyme d’un droit à conserver et à développer leurs agricultures nationales ou, s’ils sont engagés dans des unions régionales, leurs agricultures régionales. Nous demandons que s’applique pleinement un « traitement spécial et différencié » pour les pays en développement, et plus particulièrement les pays les moins avancés qui doivent pouvoir mettre en œuvre des politiques nationales et/ou régionales leur permettant de protéger leurs producteurs et leurs consommateurs pauvres.\n\n• La fin du dumping et le droit à la protection\n- Il faut d’urgence mettre fin au dumping sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de vente des produits en dessous de leur coût de production, de soutien aux exportations et d’utilisation de l’aide alimentaire hors situations d’urgence, et de respecter le droit à la protection des agricultures du Sud. D’autre part, les pays développés doivent favoriser l’accès des produits agricoles du Sud à leurs marchés dans une démarche de solidarité internationale, c’est-à-dire sur la base de prix rémunérateurs pour toutes les parties et dans le respect de l’intérêt réel de la petite paysannerie des pays en développement. En outre l’ouverture des marchés des pays développés doit être abordée au regard de leur droit à la souveraineté alimentaire pour les produits tempérés faisant l’objet d’échanges internationaux (sucre, oléagineux, céréales, viandes, produits laitiers, etc..). Les pays développés doivent aussi arrêter de surtaxer les produits transformés importés, afin que les pays du Sud puissent conserver une plus grande part de la valeur ajoutée, via le développement des entreprises de transformation.\n\n• La mise en place d’instruments permettant de contrecarrer l'instabilité des marchés agricoles internationaux\nDepuis plusieurs décennies, les prix agricoles se caractérisent par une instabilité et une tendance prolongée à la baisse. Aujourd’hui, les prix agricoles pratiqués sur le « marché mondial » n’ont plus aucune signification économique. Ils précipitent les paysanneries dans une paupérisation dramatique et les obligent à adopter des pratiques prédatrices pour l’environnement. Au-delà d’un retour à des pratiques loyales, les négociateurs doivent concevoir et négocier des mécanismes de régulation du marché permettant de maintenir les prix agricoles à un niveau suffisamment rémunérateur.\nA titre d’exemple, les associations françaises suivront avec attention les débats engagés autour de la filière coton, production largement subventionnée par les pays producteurs du Nord, et ceux qui concernent la filière café, qui est l’objet d’expériences importantes de commerce équitable. Elles s’efforceront de promouvoir ces expériences et d’extrapoler les leçons que l’on peut en tirer pour rendre le commerce mondial plus équitable.\n\n\n\n3.Défendre des droits de propriété intellectuelle plus équitables\n\n\nL’Accord de l’OMC sur le droit de propriété intellectuelle lié au commerce (ADPIC) offre aux firmes multinationales un système de protection qui se construit le plus souvent, lorsqu’il touche à des biens essentiels, aux dépens des droits et du bien être de la vaste majorité de la communauté internationale. Avec les menaces qui pèsent sur l’accès aux médicaments et sur l’accès aux ressources génétiques, ce sont la santé et l’alimentation d’une grande part de l’humanité qui sont remises en cause. C’est aussi la confiscation de la biodiversité, la spoliation des agriculteurs, la main mise par quelques groupes internationaux sur les semences et les intrants agricoles. C’est enfin la diffusion sans « précaution » des OGM. \n\n\nNous demandons :\n\n• La mise en œuvre effective de la déclaration de Doha sur l’accès aux médicaments (accord ADPIC)\nLa déclaration de Doha reconnaît le droit des membres de l'OMC de protéger la santé publique de leurs citoyens et, en particulier, de promouvoir l'accès de tous aux médicaments. Pour ce faire, chaque membre a le droit d'accorder des « licences obligatoires » si la situation sanitaire nationale l’exige. Pourtant, cette avancée décisive reste sans portée pratique pour l'immense majorité des pays qui n'ont pas de capacité de production pharmaceutique. Il convient donc, pour ces pays, que soit établie une formule qui leur permette d’importer des médicaments à des prix accessibles. \n\nPour ce faire, nous proposons plus précisément :\n- une interprétation de l'Article 30 de l'ADPIC (sur les exceptions aux droits exclusifs conférés par un brevet) qui permette aux pays du Sud producteurs de génériques d’exporter leurs produits et aux pays non producteurs de les importer\n- l’application du principe de non-discrimination entre les pays : les modalités d'exportation/importation de génériques, qui concernent principalement les pays faiblement industrialisés, ne doivent pas être plus restrictives que les modalités de fabrication de génériques, qui concernent les pays industrialisés\n\n• Un appui aux législations qui refusent la brevetabilité du vivant :\nLe patrimoine vivant doit être exclu de toute forme d’appropriation et le libre accès aux ressources doit être maintenu. Les dispositions de l’ADPIC concernant les systèmes sui generis donnent une marge de manœuvre aux pays en développement, via la formulation de propositions alternatives, mais des appuis et des moyens financiers sont nécessaires pour la définition et la mise en œuvre de tels systèmes. Ces démarches supposent le réexamen substantiel de l’article 27.3 b) de l’accord ADPIC afin de : \n- interdire la brevetabilité du vivant (génomes humain et végétal) \n- obliger la mention de l’origine des ressources génétiques utilisées et des savoirs traditionnels sollicités dans une innovation\n- reconnaître le droit des agriculteurs à conserver, produire, échanger et vendre librement leurs semences et les variétés qu’ils cultivent.\n\n\n\n4.Préserver les services répondant à des droits fondamentaux\n\n\nL'Accord général sur le commerce des services (AGCS) définit un cadre incitant les pays à négocier l’ouverture des marchés pour l'ensemble des services, y compris pour les services comme la santé, l'éducation, l'eau ou la culture, qui doivent en priorité répondre à l'intérêt public et non servir des intérêts marchands. L'AGCS contient des dispositions qui limitent la possibilité des gouvernements à édicter des règles nationales et à choisir leur propre politique de développement, et cela de manière quasiment irréversible. Les pays du Sud ont peu de bénéfices à retirer de cet accord, voire en pâtiront d’autant qu’ils sont soumis à de nombreuses pressions pour ouvrir à la concurrence des secteurs vitaux pour leurs populations et stratégiques pour les entreprises multinationales. \n\n\nNous demandons : \n\n• Un moratoire sur la mise en œuvre de l'Accord tant qu'une évaluation indépendante et pluraliste des impacts des étapes antérieures de la libéralisation des services n'aura pas été réalisée\n\nLes négociations doivent être interrompues tant qu’une véritable évaluation  respectant les principes que nous avons énoncés plus haut, n’a pas été menée. Seuls les résultats de cette évaluation permettront de décider de la pertinence des modalités d’application de l’AGCS, des conditions et du champ de la libéralisation des services et de la poursuite ou non des offres et demandes d’ouverture commerciale, en faveur d’un développement durable.\n\n• L'exclusion de la négociation des services répondant à des droits fondamentaux\n Au-delà de l’exclusion de l’AGCS des services fournis gratuitement et sans concurrence « dans l’exercice du pouvoir gouvernemental », comme prévu à l’article 13 c), les services  jouant un rôle primordial dans la société telles que, par exemple, l'éducation, la santé ou la culture ne doivent pas faire l’objet de négociations commerciales, et être exclus du champ de l’accord.\n\n• Des négociations transparentes sur les services\nLes demandes et les offres initiales de libéralisation doivent être publiées et disponibles, contrairement à la pratique actuelle.  \n\n\n\n5.Refuser la subordination de l’environnement au commerce \n\n\nLe mandat de Doha a confirmé que peu d’Etats étaient prêts à s'engager sur la voie d’une conciliation entre les objectifs de libéralisation des échanges et ceux de protection de l’environnement :\n• Aucune disposition n’est prévue pour arbitrer en cas de conflits entre les logiques différentes portées par les accords multilatéraux sur l’environnement (AME) et les accords multilatéraux sur le commerce. Un flou juridique persiste sur la façon dont pourraient être réglés des différends impliquant des membres de l’OMC parties et non parties à un AME. L’entrée en vigueur du Protocole « Biosécurité » qui n’a pas été ratifié par les principaux pays exportateurs d’OGM constituera un test sur la façon l’OMC entend régler ce vide juridique.\n• De plus, les instances de ces deux familles d’accords internationaux  sont appelés à s’informer mutuellement, pourtant aucun mécanisme véritablement opérationnel permettant un tel échange n’existe à ce jour\n• Le principe de précaution a été évacué des débats, alors qu’il est au cœur des AME.\n• La libéralisation des biens et services environnementaux se fait dans la continuité des autres services avec comme principal objectif la protection des intérêts des firmes des pays industrialisés sans tenir compte de l’environnement et des besoins des populations du Sud, plus vulnérables.\n\n\nNous demandons :  \n\n• Une affirmation du principe de non domination du droit commercial sur le droit environnemental, la traduction de ce principe en modalités concrètes d’arbitrage et, le cas échéant, le renvoi devant les instances compétentes des AME des conflits commerciaux mettant en cause une de leurs dispositions\n\n• L'octroi d'un statut d’observateur permanent pour le PNUE et pour les Secrétariats des AME dans les différents comités de l’OMC et l’intégration d’experts disposant de compétences techniques environnementales au sein des panels\n\n• Le lancement d'un programme d’appui technique et financier à destination des pays du Sud leur permettant de participer pleinement à l’élaboration et la mise en œuvre de normes environnementales et sanitaires ainsi qu’au développement de filières d’éco-labels\n\n\n\n6.Exclure toute nouvelle question du champ de l'OMC\n\n\nUn certain nombre de gouvernements de pays du Nord font pression pour lancer dans la négociation quatre nouveaux sujets, dits « sujets de Singapour », concernant l’investissement, la politique de la concurrence, la transparence des marchés publics et la facilitation du commerce. Ces questions, mises de côté lors de la conférence ministérielle de l'OMC de Singapour en 1996 du fait de l'opposition catégorique de nombreux gouvernements, sont réapparus dans la déclaration ministérielle de Doha. Aujourd’hui alors que le programme de mise en œuvre des accords de l'OMC est surchargé et que ses membres peinent à trouver des issues favorables aux nombreux dossiers soutenus par les pays du Sud, l'ouverture de négociations sur ces sujets suscite une profonde inquiétude.\n\nPlutôt que donner carte blanche aux investisseurs et restreindre la capacité des gouvernements à engager des mesures politiques favorables au développement, nous pensons préférable de poursuivre la réflexion sur le devoir de responsabilité sociale et environnementale des entreprises multinationales. Parallèlement, nous pensons également qu’il conviendrait de soutenir les pays qui s’efforcent de définir des politiques d’accompagnement, voire d’encadrement, des investissements directs étrangers de manière à en faire de véritables leviers de développement en terme d’emploi, de progrès social, de rémunération, de formation, de transfert de technologies ou de réinvestissement local.\n\nNous demandons :\n\n• L’exclusion de la négociation des nouveaux sujets dits « de Singapour ».\n\n\nOrganisations signataires :\nCoordination SUD\nSolagral\nAgir ici\nGreenpeace France\nCCFD\nInitiative de Développement Stratégique\nArtisans du Monde\nAct up\nMax Havelaar France\n4D\nAgir pour l’environnement\nCRID\nLes Amis de la Terre\nFRAPNA\nAITEC\nOxfam\nCEIPAL"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/positions-des-associations-francaises-de-solidarite-internationale-et-de-protection-de-lenvironnement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/positions-des-associations-francaises-de-solidarite-internationale-et-de-protection-de-lenvironnement/","name":"Positions des associations françaises de solidarité internationale et de protection de l’environnement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2003-09-11T15:52:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:29:37+00:00","description":"C’est peu dire que les associations françaises de solidarité internationale et de protection de l’environnement sont mal à l’aise face au processus de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-des-minerais-du-conflit-les-industries-de-lelectronique-et-de-lautomobile-doivent-mettre-en-oeuvre-la-diligence-raisonnable-que-prone-locde/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-des-minerais-du-conflit-les-industries-de-lelectronique-et-de-lautomobile-doivent-mettre-en-oeuvre-la-diligence-raisonnable-que-prone-locde/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Commerce des minerais du conflit : Les industries de l’électronique et de l’automobile doivent mettre en œuvre la diligence raisonnable que prône l’OCDE","datePublished":"2011-05-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-des-minerais-du-conflit-les-industries-de-lelectronique-et-de-lautomobile-doivent-mettre-en-oeuvre-la-diligence-raisonnable-que-prone-locde/"},"wordCount":727,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 26 mai 2011\n\nLes organisations CENADEP - Kinshasa, CCFD-Terre Solidaire, Enough Project, Global Witness, Partenariat Afrique Canada, UAID - Nord Kivu se félicitent de l'adoption par le conseil au niveau des ministres de l'OCDE du guide OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d'approvisionnement responsables en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque et appellent les acteurs économiques qui utilisent, transforment ou commercialisent les minerais en provenance de la région des Grands lacs à mettre en œuvre dans les plus brefs délais les normes de ce guide.  \n\nLes entreprises de l'électronique, les fabricants de bijoux ou de véhicules à moteur, et les autres entreprises utilisatrices des minerais ne doivent pas attendre la SEC (Security Exchange Commission)  pour entreprendre la diligence raisonnable. Il faut agir maintenant à l'image d'Intel et d'Apple. \n\nTous les fabricants de téléphones portables, de voitures, et d'autres produits qui contiennent des minerais du conflit doivent appliquer les mesures de diligence raisonnable prônées par l'OCDE. Ils doivent ordonner des audits indépendants et évaluer de manière transparente les risques. Les entreprises en amont de la chaîne d'approvisionnement, doivent évaluer de manière transparente les risques sur le territoire congolais.\n\nLes normes de diligence raisonnable de l'OCDE ont été développées l'année dernière par un groupe de travail composé de représentants des gouvernements, de l'industrie et de la société civile pour les entreprises utilisant des minerais en provenance de l'Est de la RDC et des pays voisins. Ces normes visent à rompre les liens entre le commerce de l'étain, du tantale, de l'or du tungstène et la violence armée dans laquelle est enserré l'Est de la RDC depuis plus d'une décennie. Une version des mêmes normes, adaptée par le groupe d'experts de l'ONU sur la RDC a été approuvée l'année dernière par le Conseil de sécurité de l'ONU. Les normes de l'OCDE ont également été approuvées par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). \n\nNos organisations pensent que  les entreprises qui achètent les minerais provenant de la région des Grands lacs ont la responsabilité de mettre entièrement en œuvre les normes de diligence raisonnable de l'OCDE. Cela leur permettra de s'assurer que leurs achats n'alimentent pas la violence contre la population congolaise. Cela permettra également la poursuite du commerce des minerais en provenance des zones minières de l'Est de la RDC qui ne sont pas contrôlées par les milices, les rebelles ou les éléments de l'armée nationale\n\nNous invitons donc les entreprises et les gouvernements à prendre impérativement les mesures suivantes : \n\n• Les entreprises achetant les minerais provenant de l'Est de la RDC doivent mettre en œuvre le guide de l'OCDE et continuer à s'approvisionner auprès des zones minières démilitarisées. \n\n• Les pays, en particulier ceux qui sont membres de l'OCDE et de la CIRGL doivent inclure dans leurs législations nationales les normes de diligence raisonnable. Ils doivent légiférer afin que les entreprises sous leurs juridictions qui utilisent les minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque mettent en œuvre le guide.\n\n• Les pays membres de l'OCDE et de la CIRGL devraient immédiatement établir ou soutenir les mécanismes indépendants de surveillance (tels que celui qui est prévu au niveau de la CIRGL) pour rendre compte publiquement de la mise en œuvre de la diligence raisonnable. C'est une condition essentielle pour s'assurer que les mesures de diligence raisonnable sont effectivement mises en œuvre et publiquement reconnues comme une approche crédible pour s'attaquer au commerce des minerais du conflit. \n\nContacts :\nParis : Véronique de la Martinière, CCFD-Terre Solidaire  au +33 1 44 82 80 64\nGoma : Alexis Muhima, UAID au +243 813 133 781 \nKinshasa : Baudouin Hamuli Kabarhuza, CENADEP au +243-9999-82097\nLondon : Mike Davis, Global Witness au +44 7872 600 860\nOttawa : Joanne Lebert, Partenariat Afrique Canada au +1 613-983-3773\nWashington : Sasha Lezhnev, Enough Project au +1-202-682-1611"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-des-minerais-du-conflit-les-industries-de-lelectronique-et-de-lautomobile-doivent-mettre-en-oeuvre-la-diligence-raisonnable-que-prone-locde/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/commerce-des-minerais-du-conflit-les-industries-de-lelectronique-et-de-lautomobile-doivent-mettre-en-oeuvre-la-diligence-raisonnable-que-prone-locde/","name":"Commerce des minerais du conflit : Les industries de l’électronique et de l’automobile doivent mettre en œuvre la diligence raisonnable que prône l’OCDE - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:27+00:00","description":"Paris, le 26 mai 2011 Les organisations CENADEP - Kinshasa, CCFD-Terre Solidaire, Enough Project, Global Witness, Partenariat Afrique Canada, UAID - Nord","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-illicites-de-mobutu-en-suisse-avec-dautres-ong-congolaises-et-internationales-le-ccfd-reclame-la-restitution/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-illicites-de-mobutu-en-suisse-avec-dautres-ong-congolaises-et-internationales-le-ccfd-reclame-la-restitution/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Biens illicites de Mobutu en Suisse : avec d&rsquo;autres ONG, congolaises et internationales, le CCFD réclame la restitution.","datePublished":"2008-12-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-illicites-de-mobutu-en-suisse-avec-dautres-ong-congolaises-et-internationales-le-ccfd-reclame-la-restitution/"},"wordCount":789,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Biens mal acquis","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Des ONG congolaises et internationales réclament la restitution des avoirs illicites de Mobutu en Suisse à la population congolaise\n\n\nOnze ans après la chute du dictateur congolais Mobutu, sa famille est sur le point de se voir restituer, le 15 décembre prochain, 8,3 millions de francs suisses, soit environ 5,5 millions d’euros d’avoirs saisis en Suisse depuis avril 1997. Le motif invoqué par les autorités suisses est que le gouvernement congolais (RDC) n’a pas soutenu la procédure d’entraide judiciaire qui aurait permis la restitution des fonds à l’Etat. \n\n\nNous, organisations de la société civile congolaise et internationale, exhortons la Suisse et le RDC à utiliser tous les moyens possibles pour restituer les avoirs de Mobutu à la population congolaise. Reverser cet argent illicite à ses héritiers serait vécue comme une nouvelle injustice infligée au peuple congolais, victime de trente-deux années de dictature soutenue par les puissances occidentales.\n\n\nMalgré une mobilisation sans précédent de la société civile congolaise  pour réclamer la restitution des fonds Mobutu et des demandes plusieurs fois réitérées de la société civile internationale auprès du gouvernement congolais, l’argent devrait retourner à la famille de l’ex-dictateur, qui a déjà pu profiter en toute impunité de la fortune de ce dernier. La Banque Mondiale, qui a financé le régime de Mobutu pendant toute la guerre froide, estime sa fortune à plus de 6 milliards de dollars.\n\n\nAlors que la Suisse avait été un des rares pays à geler les fonds de l’ex-dictateur , elle remet ainsi en cause sa volonté, ainsi que celle de la communauté internationale, de lutter contre la corruption, consacrant l’impunité pour les crimes économiques et financiers (commis par les chefs d’Etats et de gouvernements). C’est en effet, plus de 20 à 40 milliards de dollars qui fuient chaque année des pays du Sud à cause de la corruption ; ce qui représente 20 à 40% des chiffres affichés d’aide publique au développement. Alors que la Convention des Nations unies contre la corruption de 2003 fait de la restitution des avoirs détournés un principe du droit international, ces avoirs restitués ne représentent qu’encore 3% des montants détournés au niveau mondial…  \n\n\nLa Suisse et la République démocratique du Congo pourraient, en utilisant tous les instruments légaux et politiques pour restituer les avoirs de Mobutu au peuple congolais spolié, montrer qu’elles font de la lutte contre l’impunité une priorité.\n\n\nC’est pourquoi nous exhortons :\n-    les autorités congolaises à  désigner immédiatement un plénipotentiaire pour mener à bien la restitution au profit de la population de RDC.\n-     les autorités Suisses à maintenir le blocage de ces avoirs car une restitution au profit du clan Mobutu le 15 décembre prochain serait en contradiction avec son intention de réviser la loi suisse d'entraide judiciaire pour faciliter les restitutions aux Etats spoliés.\n-    tous les Etats à ratifier la Convention des Nations unies contre la corruption, que la Suisse et bon nombre des pays du Nord n’ont d’ailleurs pas ratifiée . En se dotant de cet instrument juridique, la Suisse et les autres pays comme la France et la Belgique auraient ainsi l’obligation de restituer la totalité des avoirs détournés par Mobutu (art 51) après avoir levé le secret bancaire (article 40). \n-    enfin, à l’ensemble de la communauté internationale d’annuler totalement et sans condition la dette odieuse des dictatures comme celle de Mobutu et de lutter contre les paradis fiscaux et judiciaires qui permettent en toute opacité la fuite illicite de capitaux, près de 1 000 milliards de dollars selon la Banque mondiale, dont la moitié vient des pays du Sud. \n\n\nContact presse\nVictor Nzuzi (Plateforme Dette et Développement – RDC et membre du CADTM International) : \n0032 (0) 4 97 04 79 99\nMax Mader (Action Place Financière - Suisse) : \n00 41 (0) 61 693 17 00\n\n\nSignataires \n\n Plateforme Dette et Développement de RDC (composé de 53 organisations de la\nsociété civile congolaise) DEDQ (Détectives Experts pour les Droits au Quotidien – RDC) CADTM Lubumbashi (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde) Action Place financière CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) Déclaration de Berne CADTM Belgique Survie France CADTM France CADTM Suisse CNCD Belgique (Centre National de Coopération au développement) le FNDP Côte d'Ivoire (Forum National Dette et Pauvreté - membre du CADTM International) RPC Mauritanie (Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté – membre du CADTM International) PAPDA Haïti (Plate-forme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif – membre du CADTM International)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-illicites-de-mobutu-en-suisse-avec-dautres-ong-congolaises-et-internationales-le-ccfd-reclame-la-restitution/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/biens-illicites-de-mobutu-en-suisse-avec-dautres-ong-congolaises-et-internationales-le-ccfd-reclame-la-restitution/","name":"Biens illicites de Mobutu en Suisse : avec d'autres ONG, congolaises et internationales, le CCFD réclame la restitution. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-12-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:44+00:00","description":"Des ONG congolaises et internationales réclament la restitution des avoirs illicites de Mobutu en Suisse à la population congolaise Onze ans après la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/negociations-du-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-les-responsables-des-violations-des-droits-de-lhomme-sur-la-sellette/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/negociations-du-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-les-responsables-des-violations-des-droits-de-lhomme-sur-la-sellette/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Négociations du traité international sur le commerce des armes : les responsables des violations des droits de l’homme sur la sellette ?","datePublished":"2010-07-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/negociations-du-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-les-responsables-des-violations-des-droits-de-lhomme-sur-la-sellette/"},"wordCount":588,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse de la La Plate-forme française « Contrôlez les armes » [1]\n\n23 Juillet 2010 \nA New York, lors de la réunion du comité préparatoire du Traité sur le commerce des armes (TCA), les Etats ont esquissé l'ébauche des principes et des éléments d'un futur traité, mais la moitié du temps alloué pour ces négociations s'est déjà écoulée. S'il était correctement mis en œuvre, ce traité empêcherait les marchands d'armes d'alimenter les conflits, d'aggraver la pauvreté dans le monde et de contribuer à de sérieuses violations des droits de l'homme. \n\nLa plate-forme française « Contrôlez les armes » se félicite des progrès accomplis par les Etats, notamment l'élaboration d'une architecture comprenant des éléments concrets [2] qui serviront de base au futur traité. Elle regrette toutefois l'exclusion des ONG de plusieurs discussions importantes. Elle s'étonne de cette décision prise par le président de la conférence et appelle à davantage d'ouverture et de transparence lors des prochaines sessions. \n\n« Un vrai travail reste à faire par les Etats pour préciser le contenu d'un traité fort et efficace. Une majorité d'entre eux, dont la France, a défendu la nécessité de réduire la souffrance humaine causée par le commerce irresponsable des armes et l'absence de normes internationales communes», a déclaré Benoit Muracciole du Secours Catholique Caritas France.\n\nD'autres principes défendus par de nombreux Etats tendent à lutter contre les livraisons d'armes qui contribuent à l'alimentation des conflits armés, des crimes de guerre, du terrorisme et des crimes organisés.\n\n« Nous avons besoin d'un traité qui couvre l'ensemble des armes classiques - des armes à feu aux tanks en passant par les hélicoptères, leurs composants, ainsi que toutes les munitions pour véritablement protéger les peuples et garantir le développement économique et social», a déclaré Zobel Behalal du CCFD-Terre solidaire.\n\n« Il est indispensable d'obtenir des procédures d'évaluation communes afin d'empêcher ceux qui violent les droits humains et le droit international humanitaire et qui contribuent à aggraver la souffrance humaine de renforcer leur pouvoir de nuisance », a poursuivi Francis Perrin, vice-président d'Amnesty International France.\n\n« Avec ce traité, les espaces vont se réduire pour les seigneurs de la guerre et tous les responsables de sérieuses violations des droits de l'homme. Demain, obtenir armes et munitions ne sera plus si simple. Toutefois, il reste beaucoup de travail avant la prochaine réunion de février 2011 pour obtenir le traité qui sauvera des vies », a conclu Rima Chemirik d'Oxfam France. \n\n \n\nNotes aux rédactions : \n\n[1] La Plate-forme française « Contrôlez les armes » est co-pilotée par Amnesty International France, Oxfam France, le Secours catholique - Caritas France, et est composée du CCFD - Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l'Observatoire des transferts d'armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des Droits de l'Homme, Médecins du Monde.\n\n[2] Voir le document : http://www.scribd.com/doc/34166471/Vital-Components-of-an-ATT\n\nContacts presse :\n\nLaure Delattre / ldelattre@amnesty.fr / Amnesty International France / 01 53 38 65 41\nZobel Behalal/CCFD-Terre Solidaire : 06 32 44 90 02\nDelphine Bedel / dbedel@oxfamfrance.org / Oxfam France / 01 77 35 76 00\nAnne Bonnefont / anne-bonnefont@secours-catholique.asso.fr /Secours Catholique-Caritas France 01 45 49 74 93"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/negociations-du-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-les-responsables-des-violations-des-droits-de-lhomme-sur-la-sellette/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/negociations-du-traite-international-sur-le-commerce-des-armes-les-responsables-des-violations-des-droits-de-lhomme-sur-la-sellette/","name":"Négociations du traité international sur le commerce des armes : les responsables des violations des droits de l’homme sur la sellette ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-26T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:51+00:00","description":"Communiqué de presse de la La Plate-forme française « Contrôlez les armes » 23 Juillet 2010 A New York, lors de la réunion du comité préparatoire du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-federation-des-organismes-pour-lassistance-sociale-et-educative-se-mobilise-contre-le-belo-monte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-federation-des-organismes-pour-lassistance-sociale-et-educative-se-mobilise-contre-le-belo-monte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La Fédération des Organismes pour l&rsquo;Assistance Sociale et Educative, se mobilise contre le « Belo Monte »","datePublished":"2011-02-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T22:02:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-federation-des-organismes-pour-lassistance-sociale-et-educative-se-mobilise-contre-le-belo-monte/"},"wordCount":383,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Déforestation","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le projet de construction du barrage hydroélectrique, le Belo Monte, sur la rivière Xingu dans l'état du Para en pleine forêt amazonienne, suscite toujours autant de réactions de la part de la société civile brésilienne.  \n\n\n\nEntériné le 26 août dernier par l'ancien président Lula, et ce, malgré les cris d'alarme des associations sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux. Le « Belo Monstro », comme le surnomment ses détracteurs, est de nouveau au cœur de l'actualité. \n\nLe 26 janvier dernier, l'Institut brésilien de l'Environnement (Ibama) a accordé son autorisation pour la déforestation de 238 hectares où seront installées les futures infrastructures du chantier. Une décision critiquée par la FASE, partenaire du CCFD-Terre Solidaire et membre actif du « Movimento Xingu Vivo para Sempre », un collectif regroupant plus de 250 organisations qui luttent pour les droits des peuples indigènes, la protection de l'environnement, la sauvegarde de la diversité biologique... \n\n« Cette décision n'est pas recevable car le projet n'a pas obtenu toutes les autorisations légales, déclare Graça Costa, Coordinatrice de la FASE pour la région amazonienne. En autorisant la construction du projet, c'est une manière de mettre les communautés du fleuve Xingu devant le fait accompli. Nous savons que la question ne se résume pas qu'au Belo Monte, mais que le gouvernement entreprend bel et bien une course vers un modèle de développement non viable. » \n\nPour donner davantage de poids à ses revendications, la FASE a décidé de relayer largement la diffusion de la pétition, remise le 7 février dernier à l'actuelle présidente Dilma Roussef. « Nous demandons à la nouvelle présidente du Brésil de réexaminer le dossier du Belo Monte et d'ouvrir un vrai dialogue avec la société civile, les populations locales ainsi que la communauté scientifique, explique Graça Costa. Cette pétition compte plus de 600 000 signataires. \n\nElle représente une stratégie parmi d'autres pour sensibiliser l'opinion publique sur un dossier qui nous touche localement mais dont les enjeux pour le développement sont planétaires. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-federation-des-organismes-pour-lassistance-sociale-et-educative-se-mobilise-contre-le-belo-monte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-federation-des-organismes-pour-lassistance-sociale-et-educative-se-mobilise-contre-le-belo-monte/","name":"La Fédération des Organismes pour l'Assistance Sociale et Educative, se mobilise contre le « Belo Monte » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-28T00:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T22:02:30+00:00","description":"Le projet de construction du barrage hydroélectrique, le Belo Monte, sur la rivière Xingu dans l'état du Para en pleine forêt amazonienne, suscite","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/construire-la-paix-inter-communautaire-en-haute-egypte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/construire-la-paix-inter-communautaire-en-haute-egypte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Construire la paix inter-communautaire en Haute-Egypte","datePublished":"2009-03-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/construire-la-paix-inter-communautaire-en-haute-egypte/"},"wordCount":454,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En haute-Egypte, la région de Minia connaît depuis plusieurs décennies des confrontations inter-confessionnelles. Dès le début des années 80, Monseigneur Antonios Naguib, patriarche des coptes catholiques a organisé l'assistance aux prisonniers et à leurs familles. \n\n\n\n Rapprocher les communautés coptes et musulmanes \nLes premiers sont souvent détenus pour des raisons politiques ; les secondes souffrent de la perte du revenu que procurait le père, sont marginalisées en raison de la fausse réputation attribuée au détenu et, enfin, leurs enfants se retrouvent trop souvent dans la rue. \nLe gouvernement égyptien considère les associations comme des prolongements de son action au service des pauvres tandis que les institutions internationales (Banque mondiale, Union européenne...) les impliquent dans leurs projets sans se concerter véritablement avec elles. Du coup, beaucoup d'associations s'inscrivent dans une logique de compétition pour obtenir des financements. \n\nLe partenaire \nPar son lien avec l'évêché, l'ADIM s'apparente au bureau de développement du diocèse de Minia. Mais son action et son rayonnement dépassent largement la communauté copte locale. Aussi, est-elle à l'origine du regroupement « Alliance » qui associent une dizaine d'ONG dont celles spécialisées dans l'éducation et partenaires du CCFD (AHEED, DSSA, CEREMED, Caritas-Egypte). L'Alliance est un lieu de partage d'expériences, de complémentarité entre activités et d'union face aux problèmes de la société civile. \n\nLe projet \nL'objectif global de l'ADIM est de construire la paix et la convivialité entre communautés confessionnelles en Haute-Egypte. Elle promeut pour cela la coopération entre confessions en faveur des plus marginalisés et renforce les activités génératrices de revenus pour les femmes de prisonniers. Elle forme également des visiteurs de prison et des volontaires accompagnateurs des familles. Au sein de l'Alliance, il s'agit d'accroître la visibilité des ONG auprès de l'opinion publique, d'accroître les capacités de négociation et d'accès aux cofinancements des bailleurs étrangers et nationaux. \n\nLes réalisations \n• ADIM : 120 femmes et 200 enfants de prisonniers bénéficient directement de ses activités de micro-projets économiques (artisanat, agriculture, élevage...), de ses campagnes de plaidoyer pour les droits des prisonniers et de leurs familles. \n• Alliance : création d'une base de données recensant les activités de chaque ONG par zone géographique et par cibles, sessions de formation au plaidoyer, séjours de représentants au Liban et au Maroc à la découverte d'autres réseaux de société civile, travail avec un consultant pour finaliser un projet concerté de cofinancement.  "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/construire-la-paix-inter-communautaire-en-haute-egypte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/construire-la-paix-inter-communautaire-en-haute-egypte/","name":"Construire la paix inter-communautaire en Haute-Egypte - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-03-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:24+00:00","description":"En haute-Egypte, la région de Minia connaît depuis plusieurs décennies des confrontations inter-confessionnelles. Dès le début des années 80, Monseigneur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regime-syrien-de-plus-en-plus-isole/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regime-syrien-de-plus-en-plus-isole/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le régime syrien de plus en plus isolé","datePublished":"2011-12-10T16:47:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regime-syrien-de-plus-en-plus-isole/"},"wordCount":1625,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Malgré l’ampleur et l’horreur de la répression qui a fait 4 000 morts depuis mars 2011 et la fermeture du pays aux journalistes, le soulèvement populaire syrien contre le régime de Bachar al-Assad se poursuit. Entretien avec le politologue libanais, Ziad Majed.\n\n\n\nFDM : Quels sont les traits spécifiques du soulèvement populaire syrien ?\nZiad majed : Comme pour les autres mouvements du Printemps arabe, il y a un ras-le-bol du despotisme, un effet « contagion » dans la propagation du soulèvement, une nouvelle génération libérée de la peur, une transformation des mosquées en espaces de rencontres et de mobilisation dans une perspective politique, et une forte utilisation des réseaux sociaux dans la coordination des mouvements. En revanche, l’un des traits de la révolution syrienne, c’est qu’elle a commencé comme un mouvement rural avant de s’élargir et d’attirer plusieurs catégories sociales. D’abord à Dera’a, dans une région du sud agricole, puis dans les banlieues et les villes moyennes et petites. Mais les deux principaux centres urbains, Damas et Alep n’ont pas été au cœur de la contestation. Damas à cause du quadrillage sécuritaire et de la lourde présence des institutions de l’État, Alep pour des raisons davantage liées à la mosaïque ethnique et au fait qu’une partie de sa bourgeoisie a beaucoup profité des années Bachar. Mais cela peut changer, et probablement commence à changer à Damas.\nAutre spécificité : il y a en général entre cent cinquante et deux cent cinquante manifestations simultanées en Syrie rassemblant de cinq cents personnes à dix mille personnes. C’est donc un mouvement horizontal, non concentré et pacifique. Ainsi, malgré la répression d’une incroyable violence, la population mobilisée par le soulèvement a atteint certains vendredis environ 1,5 million d’habitants sur les 22 millions que compte le pays (ce qui est supérieur aux autres cas arabes – exception faite du Yémen). \nIl faut également souligner le rôle des femmes au sein des deux principaux réseaux de mobilisation, comme Razan Zaitouneh qui vient de recevoir le prix Sakharov du Parlement européen, ou encore Souheir Atassi qui anime l’Union des coordinations de la révolution syrienne. Toutes deux se trouvent en danger, en clandestinité. De nombreuses Syriennes font un travail de documentation essentiel dans un pays fermé aux journalistes, mais extrêmement risqué. Beaucoup contribuent également à la créativité artistique et aux récits et textes en soutien à la révolution.  En cas d’arrestation, elles sont soumises à la torture et à toutes sortes d’humiliation. En revanche, on voit moins ces femmes au sein des manifestations car dans une situation où les forces de l’ordre n’hésitent pas à tirer à vue sur les manifestants, elles restent souvent auprès des enfants pour les protéger. \n\nQui tient la réalité du pouvoir et quels sont ses soutiens ?\nLe clan Assad. En Syrie, ce clan domine tous les secteurs, davantage encore que Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte ou Saleh au Yémen. Il tient les forces de l’ordre : le frère du Président, Maher, est à la tête de la puissante Quatrième division de l’Armée, son beau-frère fait partie de l’appareil de répression, deux de ses cousins contrôlent les branches des services de renseignement… La mère de Bachar a battu le rappel de l’ancienne garde d’Hafez al-Assad qui avait été marginalisée pour permettre l’ascension du fils. L’économie est elle aussi dans les mains du clan.\nL’Iran continue en outre à verser de l’argent et apporte un soutien technique très utile aux renseignements syriens dans le repérage des connexions Internet et des téléphones satellites. La Russie soutient aussi le régime qui reste son seul allié stratégique dans le Moyen-Orient. Quant à la Chine, elle s’oppose par principe à toute intervention internationale dans les « affaires intérieures », pour des raisons évidentes.\n\nQuelle est la stratégie de Bachar al-Assad pour rester au pouvoir ?\nJusque récemment, il pensait pouvoir contenir le soulèvement en optant pour la solution sécuritaire qui devait reconstruire le mur de la peur. En contrôlant les villes, il voulait isoler le mouvement, le présenter comme un mouvement de bandes armées agissant dans la périphérie rurale du pays, avec un profond mépris de classe dans son discours. Puis, vers septembre, il est passé à une autre étape en montrant qu’il était capable de provoquer une guerre civile (afin d’effrayer les minorités et se présenter comme seul garant pour leur survie). À Homs, il y a eu des crimes simultanément perpétrés contre des sunnites et contre des alaouites, des rumeurs attisant la méfiance confessionnelle, des coupures d’électricité qui n’ont touché que certains quartiers et des slogans provocateurs sur les murs contre la majorité sunnite…. Maintenant, il faut voir comment le régime va réagir à l’isolement international.\n\nQuel est l’impact des sanctions économiques contre la Syrie ?\nElles sont importantes mais ne font effet que sur le long terme. L’impact des sanctions sur les transactions financières et bancaires a commencé à se faire sentir en octobre dernier avec un manque de liquidités. Il y a eu une grève de « Shabeeha » (miliciens à la solde du régime) parce qu’ils n’étaient pas payés. Cependant, il reste possible de transférer de l’argent d’Iran ou d’Irak vers la Syrie. Les sanctions sur le pétrole sont aussi efficaces, sachant que plus de 90 % du pétrole syrien est vendu à l’Europe. Or, l’argent du pétrole ne rentre pas dans le budget national. Il est géré directement par la présidence qui l’utilise pour financer les troupes spéciales, la Garde républicaine, la Quatrième division de l’Armée, les renseignements des forces aériennes, bref les principaux instruments de la répression… \nCes sanctions touchent par ailleurs moins la population qu’on pouvait le craindre, sauf en ce qui concerne les transferts d’argent des Syriens de l’étranger à leurs proches. Mais les manifestants qui ne travaillent plus, ne vont plus à l’université, considèrent le soulèvement comme la priorité et se sont déclarés prêts à des sacrifices s’ils permettent d’affaiblir le régime et les protéger de sa barbarie. La suspension (temporaire) de la Syrie des réunions de la Ligue arabe est un pas important car des pays tels que l’Arabie Saoudite, le Koweït et des pays du Maghreb continuaient à faire du commerce avec Damas. Par ailleurs, sur le plan diplomatique, la décision de la Ligue va rendre à long terme plus difficile le maintien du veto chinois et russe en cas de nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’Onu.\n\nQuel est le poids réel du Conseil national syrien (CNS) dans l'opposition à Bachar al-Assad ?\nCe Conseil, tel qu’il existe aujourd’hui, est le résultat de nombreuses tentatives pour coordonner l’opposition et refléter ses différentes composantes. Le paysage politique était complètement éclaté après quarante et un ans d’état d’urgence, l’interdiction des partis politiques et quelque 300 000 exilés dont la majorité ont été des militants. Il était très difficile de reconstruire une certaine unité au sein d’une structure disposant d’une légitimité dans la rue syrienne. \nDans ce Conseil sont représentés les gens de l’intérieur qui choisissent les slogans, distribuent les mots d’ordre, c’est-à-dire les Comités et Unions de coordination. On y trouve également ceux qui animent les pages Facebook, YouTube et Twitter, certaines formations politiques non reconnues officiellement en Syrie avec des figures historiques comme l’ancien prisonnier d’opinion Riad al-Türk, l’ancien député (également emprisonné pendant des années) Riad Seif, ainsi que les signataires de la Déclaration de Damas [[En 2005, dans un texte intitulé la Déclaration de Damas, plusieurs partis et personnalités de l'opposition laïque syrienne ainsi que la confrérie des Frères musulmans, appelaient à un changement démocratique, radical et pacifique.]] et la présidente de son comité, Fidaa Hourani. Ainsi que des personnalités connues en Syrie pour leur engagement dans les questions de droits de l’homme, de même que des exilés dont le président du CNS, Burhan Ghalioun, ou encore des chercheurs comme la porte-parole Basma Kodmani qui vivent tous deux en France. Il ne faut pas oublier la composante islamique avec des éléments proches des Frères musulmans – absents sur le terrain en Syrie puisqu’ils ont été éradiqués dans les années 1980 par le régime – et des éléments « modérés » en exil à Londres, au Caire, à Doha ou Istanbul. Enfin, on compte des représentants de formations kurdes, actives sur le terrain dans plusieurs villes du pays (l’un d’eux, Mechaal Temmo a été récemment assassiné par les services de renseignements du régime), ou traditionnelles proches des tribus très présentes encore dans l’Est. Le CNS tente ainsi de représenter les multiples composantes de ce pays. \nOutre le conseil, il y a aussi plusieurs forces d’opposition, de même que des opposants indépendants actifs dans plusieurs domaines. Un des défis majeurs reste de savoir comment ils réussiront ensemble à créer l’alternative démocratique au régime despotique.\n\nPropos recueillis le 17 novembre 2011"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regime-syrien-de-plus-en-plus-isole/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-regime-syrien-de-plus-en-plus-isole/","name":"Le régime syrien de plus en plus isolé - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-10T16:47:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:05+00:00","description":"Malgré l’ampleur et l’horreur de la répression qui a fait 4 000 morts depuis mars 2011 et la fermeture du pays aux journalistes, le soulèvement populaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gracita-osias-saint-louis-la-nouvelle-chargee-des-programmes-de-linstitut-de-technologie-et-danimation-iteca/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gracita-osias-saint-louis-la-nouvelle-chargee-des-programmes-de-linstitut-de-technologie-et-danimation-iteca/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Gracita Osias Saint Louis, la nouvelle chargée des programmes de l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA)","datePublished":"2011-12-03T16:25:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:32+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gracita-osias-saint-louis-la-nouvelle-chargee-des-programmes-de-linstitut-de-technologie-et-danimation-iteca/"},"wordCount":664,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le tremblement de terre, Gracita en vit les conséquences au quotidien. Depuis ce fameux 12 janvier 2010, elle réside cinq jours par semaine, sur son lieu de travail à Gressier, à quelques heures d’embouteillages de Port-au-Prince. Cet exil hebdomadaire forcé est dû à la destruction du siège d’ITECA dans le centre ville de Port au Prince. Cela fait 5 ans qu’elle travaille pour cette association : \n\n\n\n« Avant, je pouvais rentrer chez moi tous les soirs. Maintenant, c’est trop loin. Je dois avouer que ça commence à être un peu fatigant ». Heureusement sa famille n’a pas été touchée, « même si nous avons vécu à 20 personnes au lieu de 5 pendant plusieurs mois ».\n\n\nQuand elle raconte son histoire, on comprend mieux d’où vient cette envie de revaloriser les belles terres d’Haïti. Les racines de son engagement citoyen se trouvent à Jeanrabel, une petite commune rurale du Nord-Ouest du pays. Jeune institutrice, elle passe ses étés à apprendre à lire et à écrire aux femmes analphabètes de la région. « Je suis formée à travailler avec les paysans, je m’y sens à ma place, et j’aime ce métier. Quand on travaille avec ces femmes, on se rend compte qu’elles manquent de confiance en elles. Notre rôle est de les aider à prendre la parole et à vaincre leur timidité au sein de la communauté ».\n\nC’est cette expertise qui attirera l’attention d’ITECA et lui fera rejoindre l’équipe en 2006, pour travailler avec les femmes paysannes. Le CCFD-Terre Solidaire soutient le travail de cette association depuis de longues années. Fin 2088, il a renforcé les moyens pour permettre le développement des cultures maraichères. « C’est un travail long et difficile, car il nous faut faire évoluer les mentalités ». Pas évident, en effet, de convaincre les agriculteurs de cultiver des semences fournies à des tarifs très avantageux, lorsqu’on peut les revendre trois fois le prix en ville. De la même manière, il a fallu de longues heures de négociations pour pousser les paysans du Gros-Morne à intégrer la Coopérative de Producteurs de la filière Mangue, un autre projet appuyé par le CCFD-Terre Solidaire. Le défi : leur faire accepter les principes de production nécessaires pour investir un marché juteux mais exigeant : celui des Etats-Unis. « Mais aujourd’hui je me réjouis de voir que ce projet avance bien » glisse-t-elle fièrement d’une voix douce et rassurante.\n\nPour faire évoluer les mentalités, l’éducation, est au cœur du combat de Gracita, elle s’emporte sur la politique d’éducation de l’Etat haïtien. « On apprend à lire et écrire avec des livres importés de France, du Canada et des Etats-Unis. Résultat, les enfants ne savent même plus identifier l’arbre qui se trouve au bord de la route ». Elle-même le reconnaît, « si on m’avait appris enfant à améliorer les techniques agricoles utilisées par mes parents, j’aurai peut-être réussi à monter un petit business de poules, de cabris ou de chevaux et je n’aurai pas eu besoin d’aller chercher du travail ailleurs. Mais de nos jours, on apprend aux enfants à mépriser le monde paysan ». Les jeunes ruraux rejoignent donc la capitale haïtienne dans l’espoir d’y trouver du travail, sur un marché saturé. « Il faut absolument décentraliser le pays, et faire revivre notre campagne », c’est l’une des priorité d’ITECA pour les années à venir.\n\nGracita l’avoue, elle « s’est un peu assagie avec le temps » et « ne s’énerve plus comme avant ». « Je dois garder mon sang froid, faire ce que je peux et attendre que la situation s’améliore ». Avant de reprendre : « mais il est temps que les Haïtiens s’y mettent tous ensemble, pour sortir le pays de ce chaos »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/gracita-osias-saint-louis-la-nouvelle-chargee-des-programmes-de-linstitut-de-technologie-et-danimation-iteca/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/gracita-osias-saint-louis-la-nouvelle-chargee-des-programmes-de-linstitut-de-technologie-et-danimation-iteca/","name":"Gracita Osias Saint Louis, la nouvelle chargée des programmes de l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-12-03T16:25:00+00:00","dateModified":"2022-01-02T21:52:32+00:00","description":"Le tremblement de terre, Gracita en vit les conséquences au quotidien. Depuis ce fameux 12 janvier 2010, elle réside cinq jours par semaine, sur son lieu","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-paix-valeur-prioritaire-de-leurope/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-paix-valeur-prioritaire-de-leurope/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La paix, valeur prioritaire de l’Europe ?","datePublished":"2005-04-02T14:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-paix-valeur-prioritaire-de-leurope/"},"wordCount":311,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La paix arrive en tête des objectifs généraux de l’Union (I-3). Dans le domaine des relations internationales (I-292), le troisième but de l’Union est de : « préserver la paix, de prévenir les conflits et de renforcer la sécurité internationale […] ».\n\nLa Pesc peut conduire à une action militaire qui doit rester une mission de paix, de prévention des conflits ou de renforcement de la sécurité nationale (I-41). Mais elle peut aussi s’inscrire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (I-309) ou de la défense mutuelle. L’Agence européenne de défense (déjà créée) a pour but d’étudier les besoins en matière de défense.\n\nA l’instar de l’ensemble des actes fondateurs de l’Europe depuis les années 1950, la Constitution met donc l’accent sur la paix et le bien-être des peuples. L’accueil des dix nouveaux pays membres fut d’ailleurs un symbole fort de l’unité et de la paix retrouvée sur le « Vieux continent ».\n\nObservations\n\nLe Mouvement de la paix, considère que la Pesc n’intègre pas certaines valeurs fondamentales de la Charte de l’Onu : « mise hors de la loi de la guerre comme moyen de la politique, refus de la force pour régler les conflits, désarmement et utilisation des ressources dégagées au service de la vie ».\n\nL’existence de l’Agence européenne de défense et l’identification très précise de ses besoins fait craindre une militarisation progressive de l’Union. Le Mouvement de la paix souligne que la Constitution engage les 25 à améliorer leurs capacités militaires et les industries de production d’armement, « sans condamner le commerce des armes et en vue des besoins opérationnels futurs »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-paix-valeur-prioritaire-de-leurope/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-paix-valeur-prioritaire-de-leurope/","name":"La paix, valeur prioritaire de l’Europe ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-02T14:00:00+00:00","description":"La paix arrive en tête des objectifs généraux de l’Union (I-3). Dans le domaine des relations internationales (I-292), le troisième but de l’Union est de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-dialogue-avec-la-societe-civile-comme-facteur-de-contribution-a-la-souverainete-alimentaire-et-a-la-lutte-contre-la-faim/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-dialogue-avec-la-societe-civile-comme-facteur-de-contribution-a-la-souverainete-alimentaire-et-a-la-lutte-contre-la-faim/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le dialogue avec la société civile comme facteur de contribution à la souveraineté alimentaire et à la lutte contre la faim","datePublished":"2011-05-03T20:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-dialogue-avec-la-societe-civile-comme-facteur-de-contribution-a-la-souverainete-alimentaire-et-a-la-lutte-contre-la-faim/"},"wordCount":3490,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le sous-investis­sement dans le développement agricole et rural a contraint certains pays à une grande dépendance alimentaire.\n\n\n\nLa problématique\n\n\nPrés d’une quarantaine de pays, notamment d’Afrique subsabharienne, ont été concernés par la crise alimentaire de 2008. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette crise n’est pas nouvelle. Au Niger par exemple, des manifestations contre la vie chère existaient déjà depuis quelques années. Il serait réducteur de penser que les causes des émeutes ont été uniquement liées à une conjoncture internationale perturbée par la hausse du prix du pétrole, l’augmentation des besoins des pays émergents et une spéculation financière sur les produits agricoles.\n\n\nLes manifestations étaient visibles car elles étaient essentiellement urbaines. Elles ne doivent cependant pas cacher le fait que les trois quarts des 925  millions de personnes qui, selon la FAO, souffrent de façon permanente de la faim, habitent en zone rurale. Cette situation est le résultat de politiques nationales exclusivement favorables aux activités d’exportation. C’est ainsi qu’en Afrique subsaharienne, seulement 4 % des ressources nationales sont investies dans le secteur agricole, alors même que l’agriculture produit 30 % des richesses et occupe près de 70 % de la population. Ce sous-investissement dans le développement agricole et rural a contraint certains pays à une grande dépendance alimentaire, comme la Mauritanie qui importe aujourd’hui 70 % de ce qu’elle consomme. Par ailleurs, la mise en concurrence internationale de l’agriculture familiale avec des modèles agricoles intensifs et productivistes, fortement subventionnés, qui accaparent les ressources en terre et en eau et exportent à bas prix, accentue encore ces difficultés. Or l’agriculture familiale emploie la moitié de la population mondiale.\n\n\nLe sous-investissement rural, notamment agricole, est responsable de l’exode rural. Les villes doivent accueillir un flot continu de migrants sans pouvoir pour autant créer autant d’emplois. Ces nouveaux habitants deviennent des consommateurs pauvres qui ne peuvent faire face à une augmentation des prix des denrées (45 % d’augmentation en 2008).\n\n\nLa réussite de l’Union européenne en matière de sécurité alimentaire devrait faire réfléchir. Grâce à la mise en place en 1961 de sa Politique agricole commune fondée sur un marché commun, des protections douanières et des soutiens à la production, l’Europe a su passer en effet d’une situation de déficit alimentaire, dans les années 1950, à l’autonomie dès 1973. Il faut de la même manière laisser aux pays du Sud la possibilité de développer activement leur agriculture tout en se prémunissant contre des agressions commerciales extérieures.\n\n\nAinsi, il est nécessaire de soutenir les filières vivrières, de combiner plusieurs modèles agricoles de production pour faire face à l’ensemble des besoins tout en amortissant les variations de stocks et de prix trop brutales, de soutenir particulièrement les exploitations familiales en considérant l’ensemble de leurs activités économiques, de permettre aux petits producteurs d’accéder aux ressources en terre, en eau, en formation, en financements et en semences et améliorer, in fine, la relation commerciale monde rural/marchés urbains (relations producteurs/commerçants, désenclavement, systèmes de groupage et de stockage).\n\n\nUne politique agricole soucieuse des intérêts des petits paysans doit également s’attacher à protéger les territoires ruraux, c’est-à-dire aussi bien les terroirs que les modes de vie. Une telle politique est requise non pas seulement pour des raisons économiques (l’agriculture familiale est en mesure d’accroître ses rendements et de dégager des excédents au profit de la collectivité nationale), mais égale­ment sociales (une telle agriculture permet de fixer les populations rurales tout en accroissant et en redistribuant les revenus), et environnementales : il faut en effet songer que les agricultures familiales sont plus facile­ment fongibles dans une « révolution double­ment verte », écologiquement intensive, que l’agriculture à haute intensité de capital, qui prend souvent la forme de monocultures d’exportation.\n\n\nLes politiques agricoles sont des attributs de la souveraineté. Pour que les pays en développement puissent concevoir et mettre en œuvre leurs politiques en toute indépendance, il convient de leur reconnaître la pleine « souveraineté » alimentaire : le droit et le pouvoir d’organiser librement la production, l’approvisionnement, la distribution et la consommation d’aliments.\n\n\nLa souveraineté cependant ne suffit pas : le principe de souveraineté ne peut en effet reposer que sur le droit. La reconnaissance du droit à l’alimentation doit orienter toute politique de « souveraineté » alimentaire. Pour le CCFD - Terre Solidaire et ses partenaires, l’exercice de ce droit n’est possible qu’à la condition d’un développement « endogène » des capacités locales de production.\n\n\nLes champs thématiques\n\n\nLes sociétés civiles interviennent dans divers champs :\n\n l’accès aux ressources (terre, eau, intrants, financements) : l’absence d’aide à l’agriculture vivrière rend aléatoire pour les exploitations familiales l’accès à ces ressources. Régimes fonciers obsolètes et inégaux, aménagements hydro-agricoles trop coûteux, indisponibilité des intrants et absence de subventions ou de crédits à un taux supportable, tous ces éléments empêchent les exploitations de sécuriser et d’améliorer leur production ; l’amélioration, la diversification et la conser­vation de la production  : il s’agit d’améliorer les techniques culturales pour obtenir de meilleurs rendements via l’introduction de nouvelles méthodes de production (petits outillages, nouvelles associations et rotations, amélioration des semences et des itinéraires techniques...) et de créer des systèmes de stockage par un accompagnement approprié. Dans ce domaine, l’expérience des acteurs engagés est souvent ancienne et bien assise ; l’amélioration de la transformation locale et de la commercialisation : l’enjeu pour l’agri­culture familiale est aujourd’hui de pouvoir vendre une partie de sa production afin de pourvoir aux autres besoins financiers de la famille et réinvestir dans l’exploitation. Mais les paysans se heurtent à de multiples barrières  : mauvaises conditions de transport, méconnaissance des marchés, concurrence des produits importés, barrières tarifaires et non tarifaires à l’exportation. L’articulation des économies familiales au marché exige d’acqué­rir de nouvelles compétences individuelles et collectives : regrouper l’offre, fournir un produit de qualité constante, calculer le prix de revient de la production, connaître le marché, appendre à négocier avec les commerçants. Cette articulation doit également veiller aux équilibres qui permettront de protéger les agricultures familiales d’une concurrence trop inégale. Des marchés régionaux, fonctionnant suivant le principe de subsidiarité, permettraient de garantir le droit à l’alimenta­tion tout en préservant les agricultures familiales ; l’appui à la structuration de filières : dans la plupart des pays en développement les filières de rente ont bénéficié du soutien des bailleurs et les gouvernements. Il faut étendre ce travail aux filières vivrières ; la préservation de l’environnement et de la biodiversité  : c’est dans ce domaine que la diversité culturelle et les savoirs locaux acquièrent une importance capitale. Les pratiques culturales, les modes de socialisation et d’accès aux ressources naturelles, l’aménagement de l’espace : l’Homme partout a façonné le paysage, et, souvent, il a su établir des équilibres garants de la pérennité des écosystèmes. Ces équilibres fragiles sont mis à mal par le développement d’une agriculture intensive et fortement dépendante d’apports extérieurs. Les projets soutenus par le CCFD - Terre Solidaire s’attachent donc à rétablir des équilibres naturels, notamment, et de plus en plus, grâce aux méthodes agroécologiques (préservation des sols, reboisement, recours aux semences locales) ; l’accès à l’alimentation des consommateurs pauvres : la crise alimentaire de 2008 a mis en lumière la vulnérabilité des populations démunies des villes face à une augmentation des prix agricoles mondiaux. Le droit à l’alimentation des populations urbaines peut devenir effectif à condition de favoriser les filières vivrières locales, les liens commerciaux entre les zones urbaines et les zones rurales, l’agriculture périurbaine, le dialogue entre associations de consommateurs et de producteurs ; l’appui à la structuration des acteurs et notamment aux organisations profession­nelles paysannes et aux fédérations. La prise en charge de leurs intérêts par les petits pro­duc­teurs eux-mêmes doit passer par une struc­turation forte. Les organisations et mouve­ments paysans sont anciens et remarquables en Amérique latine et en Asie, plus récents en Afrique. \n\n\nDans tous ces domaines, des politiques publiques favorables à l’exploitation familiale sont nécessaires. Il s’agit notamment de réformes foncières, de lois d’orientation agricole favo­risant les filières vivrières (via notamment l’appui, l’accompagnement, la formation des paysans et la fourniture de services, le financement d’infrastructures et d’aménagements, la reconnaissance des coopératives et syndicats paysans), de politiques commerciales nationales et internationales adaptées...\n\n\nActeurs, structuration et enjeux clés\n\n\nLes acteurs\n\n\nPendant des décennies, les acteurs intervenant dans le monde rural étaient assez isolés les uns des autres, et leurs activités se cantonnaient le plus souvent à la vulgarisation des techniques agricoles apprises à l’école de la « révolution verte ». D’importantes organisations paysannes existent à présent, structurées par filières ou privilégiant des entrées géographiques, regroupant des organisations de base ou des individus. Elles sont dans l’ensemble plus anciennes et fortes en Amérique latine et en Asie qu’en Afrique, où elles ont émergé il y a quinze ans. Elles se sont structurées autour de projets de développement agricole puis autour de projets de plaidoyer portant sur les politiques agricoles nationales ou internationales. Ces organisations paysannes ont aujourd’hui des fédérations nationales et des organisations sous-régionales. Elles se font entendre sur la scène internationale.\n\n\nDes ONG évoluent aussi sur ce terrain, engagées elles-mêmes auprès des organisations paysannes ou des groupements de base mais aussi, sur d’autres terrains essentiels au développement du monde rural : la formation professionnelle, l’introduction de techniques culturales et de petite mécanisation, le développement d’unités de transformation...\n\n\nDes comités de développement villageois existent dans de nombreuses régions et favorisent l’émergence de pratiques sociales favorables à l’amélioration des conditions d’existence et de production  : règles de cohabitation entre éleveurs et cultivateurs, investissements dans des magasins de stockage au niveau villageois... Il en va de même des collectivités locales, qui sont de nouveaux acteurs en Afrique et seront amenées à jouer un rôle important dans l’avenir, à travers les plans de développement locaux dont elles auront la responsabilité, la création de guichets fonciers tels qu’ils se dessinent dans les nouvelles lois foncières.\n\n\nD’autres acteurs jouent un rôle qui peut, dans certains pays, être décisif : les mutuelles de solidarité, quelquefois traditionnelles, permettent la mise en place de systèmes d’épargne-crédits autour d’événements de la vie ou autour de projets productifs  ; les églises, notamment chrétiennes travaillent au sein des « communautés ecclésiales de base », en formant de nombreux animateurs agricoles. Ce travail se poursuit aujourd’hui. Les centres de formation et les centres de recherche, privés, associatifs ou publics, enfin, jouent un rôle non négligeable dans l’appui aux exploitations familiales mais négligent souvent les filières vivrières. Ces centres produisent des innovations techniques, mais rechignent encore trop souvent à investir le champ du plaidoyer.\n\n\nAnalyse et enjeux\n\n\nLes OSC sont des intermédiaires indispensables pour appréhender correctement les réalités culturelles fortes et complexes du monde rural. Les liens claniques et familiaux, les rituels religieux et les tabous, les droits d’usage existants sur la terre, le système de dons et contre-dons, les corps de métiers réservés à certaines castes, les différenciations sexuelles pour l’exécution des travaux agricoles sont autant de faits, facteurs positifs ou négatifs de développement, selon les circonstances. à ces particularités s’ajoutent l’analphabétisme, l’enclavement et le manque de moyens de communication qui rendent particulièrement complexe le dialogue avec les populations concernées.\n\n\nL’implication du CCFD - Terre Solidaire\n\n\nLe CCFD - Terre Solidaire et ses partenaires ont une expérience et une plus-value plus particulièrement dans : l’accès aux ressources, l’amélioration de la production, de la transformation locale et de la commercialisation, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, l’appui à la structuration des acteurs.\n\n\nLe CCFD - Terre Solidaire a travaillé longtemps avec des ONG et des structures d’église très engagées dans la formation des paysans et des communautés, notamment en matière de production agricole. Il a notamment participé à la formation entrepreneuriale de jeunes agriculteurs. Sa filiale, la SIDI, a mené beaucoup de recherches sur le financement des petits producteurs. Aujourd’hui, le CCFD - Terre Solidaire soutient plutôt des organisations paysannes mais il s’attache, avec elles, à aborder des aspects spécifiques  : il accompagne ces organisations durant les premières années de leur vie institutionnelle, lorsqu’elles n’ont accès à aucun autre bailleur parce que leur projet institutionnel, nouveau, est jugé particulièrement risqué. C’est ainsi, par exemple que le CCFD - Terre Solidaire a souvent été à l’origine d’expériences innovantes en matière de commercialisation en milieu rural. Il cherche comme toujours à ouvrir l’accès à de nouveaux bailleurs et à faciliter contacts et alliances, notamment au moment des événements internationaux.\n\n\nUn des enjeux aujourd’hui concernant les organisations paysannes est relatif à la solidité de leur structure, l’acquisition de compétences chez les membres « à la base » et le renouvellement des instances décisionnelles. Il souhaite attirer l’attention sur la trop grande pression exercée par les coopérations internationales depuis peu sur les organisations paysannes, dans leur désir d’appuyer ces structures, qui ont fait leurs preuves et semblent plus fiables que les gouvernements. Mais les unes ne peuvent remplacer les autres et il est important de permettre également la réhabilitation des institutions étatiques en les confortant dans leur rôle, qui reste incontournable, et en contribuant à leur redynamisation.\n\n\nLe point de vue de l’AFD : Jean-Luc François, division du développement agricole et rural\n\n\nPour l’AFD, la société civile rurale comprend trois ensembles distincts bien qu’ils se recouvrent. Les communautés locales tout d’abord. Se sont des partenaires de l’Agence de longue date, dans le cadre des projets de gestion des terroirs ruraux, devenus aujourd’hui des programmes d’appui à la décentralisation dans les zones rurales. Le second ensemble est celui des d’organisations professionnelles agricoles, dont les compétences (syndicales, économiques), les champs d’intervention (un produit, un périmètre agricole) et l’échelle géographique (groupement villageois ou faîtière nationale) sont très divers. Le troisième ensemble est celui, quelque peu nébuleux, des associations militantes du Sud. Les trois ensembles ont besoins les uns des autres.\n\n\nHistoriquement, l’AFD a d’abord soutenu des groupements paysans techniques et économiques, considérés en tant que structures permettant d’améliorer l’efficacité des filières agricoles, le coton notamment. Il s’agissait ainsi de transférer aux producteurs une partie du coût social des projets de modernisation agricole. Chemin faisant, avec les partenaires de ces filières, l’Agence a modifié son regard sur les responsabilités que devaient assumer le monde paysan. Ainsi l’AFD a soutenu la participation des petits producteurs en tant que véritables partenaires économiques des filières, en facilitant par exemple, leur entrée au capital des sociétés cotonnières. Elle a également soutenu la constitution d’organisations régionales qui ont pu être présentes jusque dans les arènes de l’OMC à Cancun. En cela, l’Agence s’inscrit pleinement dans des débats à la fois économiques, techniques et finalement très politiques.\n\n\nDès lors que la maîtrise d’ouvrage des projets financés par l’AFD relève le plus souvent des administrations nationales, ces évolutions n’ont pu se faire sans un dialogue exigeant avec elles. Favoriser la prise de responsabilité des acteurs de la société civile au sein de projets placés sous la responsabilité d’acteurs publics (administrations ou sociétés d’État) implique une véritable « pédagogie de tension », de façon à ce que très concrètement, les ressources mises à disposition de l’Agence contribuent au renforcement des capacités des contre-pouvoirs de la société civile rurale, dans ses trois composantes évoquées.\n\n\nLe « stade ultime » de cette pédagogie sera atteint lorsque les États considéreront comme d’intérêt général que des allocations budgétaires soient faites (dans le cadre de programme d’aide budgétaire par exemple) pour l’appui à leur société civile. Dès lors que les États reconnaissent que le fait de disposer d’une société civile dynamique et structurée est partie intégrante d’une stratégie de développement, il faut la financer, ainsi que le font dans des proportions variables les États du Nord.\n\n\nÀ ce titre, l’AFD dispose désormais d’outils et de programmes transversaux, co-gérés par les organisations non gouvernementales françaises, qui permettent d’accorder un soutien non affecté a priori aux organisations professionnelles agricoles du Sud.\n\n\nS’agissant de l’appui aux organisations paysannes du Sud, les points clés de l’Agence sont :\n\n la sécurité alimentaire du Sud repose sur une plus grande coresponsabilité du fait des interdépendances Nord-Sud et Sud-Sud. Les enjeux démographiques, environnementaux et financiers qu’a révélé la crise de 2008 sur les marchés mondiaux, impliquent d’agir au Nord et au Sud ; les objectifs de « souveraineté alimentaire » et de « promotion des exploitations familiales agricoles » peuvent sembler contradictoires avec un objectif de « transformation sociale au Sud » si on considère que sortir de la pauvreté signifie aussi parfois sortir de l’agriculture. Cela n’est pas inexact dans certaines régions. La modification des structures agricoles induite par la Politique agricole commune (PAC) européennes a à la fois amélioré la balance commerciale européenne agricole, contribué à la réduction considérable de la part de la population active employée dans l’agriculture et rapproché les revenus des agriculteurs européens de ceux des actifs des autres secteurs. Mais ce chemin n’est pas applicable à toutes géographies, démographies et économies ; dans les pays en développement, l’agriculture a une fonction très claire d’amortisseur social étant donné le sous-développement des autres secteurs de l’économie, notamment de l’industrie, et compte tenu des contraintes démographiques des pays. Toute politique agricole joue un rôle de régulateur de l’urbanisation. Cependant, l’avenir des agriculteurs doit reposer, comme le pensaient les pères fondateurs de la PAC, sur une convergence des niveaux de vie des populations urbaines et rurales, ce qui entraîne des conséquences sociales et implique des transformations importantes des agricultures du Sud, qu’il faut impulser, soutenir, financer. Or ces dimensions demeurent souvent absentes des réflexions sur les trajectoires de développement. ; la place des organisations professionnelles agricoles comme opérateurs économiques à part entière doit être examinée de près. Ces organisations sont dans l’ensemble encore loin d’avoir atteint des seuils de rentabilité et de crédibilité suffisants pour les systèmes bancaires nationaux. Il faut améliorer leur rationalité économique, leur gestion et leur gouvernance démocratique pour faciliter le lien avec les institutions de financement ; la question de l’échelle est un élément très important pour les interventions de l’Agence. Un prêt à un État doit permettre de modifier la structure de la filière considérée. L’AFD souhaite que ses actions, localisées, sectorielles, contribuent, en testant de nouvelles pratiques économiques et institutionnelles, à la réflexion de ses partenaires sur les meilleures options politiques. Se pose dès lors le problème de l’évaluation d’impact et d’imputabilité des résultats politiques obtenus aux projets de l’Agence. Il faut savoir rester modeste  : les politiques changent sous des influences diverses. Il est par exemple difficile d’affirmer que telle loi foncière, constituant un véritable progrès pour les paysans, soit imputable à l’AFD."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-dialogue-avec-la-societe-civile-comme-facteur-de-contribution-a-la-souverainete-alimentaire-et-a-la-lutte-contre-la-faim/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-dialogue-avec-la-societe-civile-comme-facteur-de-contribution-a-la-souverainete-alimentaire-et-a-la-lutte-contre-la-faim/","name":"Le dialogue avec la société civile comme facteur de contribution à la souveraineté alimentaire et à la lutte contre la faim - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-03T20:00:00+00:00","description":"Le sous-investis­sement dans le développement agricole et rural a contraint certains pays à une grande dépendance alimentaire. La problématique Prés d’une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-communautes-ecclesiales-de-base/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-communautes-ecclesiales-de-base/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les communautés ecclésiales de base","datePublished":"2007-10-09T11:50:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-communautes-ecclesiales-de-base/"},"wordCount":373,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Développement"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Cette innovation latino-américaine répond à trois enjeux : mettre en œuvre « l’Eglise, peuple de Dieu » voulue par Vatican II, donner à tous l’accès à la Parole de Dieu, relever le défi de la pauvreté et celui du développement.\n\n\n\n• En 1966, le plan pastoral des évêques brésiliens décide qu’il est « urgent de décentraliser la paroisse (…) pour susciter et vivifier, sur le territoire de la paroisse, des communautés de base » où les chrétiens se sentent « partie intégrante » de l’Eglise.\n\n• Après l’assemblée épiscopale de Medellin (1968), les communautés ecclésiales de base se répandent dans toute l’Amérique Latine.\n\n• La lecture de la Bible y joue un rôle central, notamment le livre de l’Exode et la libération vécue par le peuple hébreu. Elle s’appuie sur la pédagogie du « voir, juger, agir » développée par l’Action catholique.\n\n• « Foyers d’évangélisation », les communautés de base sont aussi des lieux de promotion et de formation des laïcs. Elles permettent leur implication dans l’action pastorale de l’Eglise.\n\nL’impact social des communautés de base\n\n• Dans le contexte des dictatures, elles sont des lieux de résistance à l’oppression politique et de solidarité contre la pauvreté.\n\n• Durant les transitions démocratiques, les communautés de base et les militants catholiques sont le principal vivier des mouvements sociaux et politiques qui consolident la société civile et la démocratie.\n\n• Aujourd’hui, les communautés de base restent actives, y compris dans le champ social, en milieu rural ou urbain : soutien des paysans sans terre, création de coopératives agricoles ou alimentaires, de centres de soin, de centres d’accueil et de formation pour les enfants des rues et les femmes victimes de violences, entraide communautaire pour construire des logements, favoriser l’accès à l’eau et à l’électricité…\n\n• Les catholiques formés dans les communautés de base et engagés dans les mouvements populaires sont très actifs dans la lutte pour une autre mondialisation, à l’image du brésilien Chico Whitaker, l’un des fondateurs du Forum social mondial (FSM)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-communautes-ecclesiales-de-base/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-communautes-ecclesiales-de-base/","name":"Les communautés ecclésiales de base - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-10-09T11:50:00+00:00","description":"Cette innovation latino-américaine répond à trois enjeux : mettre en œuvre « l’Eglise, peuple de Dieu » voulue par Vatican II, donner à tous l’accès à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-populations-indigenes-prennent-le-pouvoir/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-populations-indigenes-prennent-le-pouvoir/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quand les populations indigènes prennent le pouvoir","datePublished":"2009-02-09T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-populations-indigenes-prennent-le-pouvoir/"},"wordCount":396,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis 1985, la Bolivie subit des politiques d'ajustement structurel qui frappent les populations les plus vulnérables, indigènes et paysans en particulier. \n\n\n\nDans ce contexte, les mouvements indiens et paysans ont centré leurs revendications sur leurs droits collectifs -terre, langue et culture- et sur l'accès aux sphères des prises de décisions. Quatre structures sont particulièrement importantes sur ces questions en Bolivie: \n\n la CSUTCB, en zone andine,  la CIDOB en Amazonie,  la CSCB,  la FNMCBS. \n\n\nCes organisations s'articulent pour peser sur les politiques nationales (nationalisation des hydrocarbures, mines...) ou changer la donne politique (« guerre du gaz »...). Organisées au sein du réseau UNITAS, elles ont fait bénéficier leurs dirigeants du programme de formation politique et sociale. Lors des élections de décembre 2005, une majorité indigène est arrivée au Parlement, un président aymara, Evo Morales, est parvenu à la présidence. Ce dernier ainsi qu'une vingtaine d'élus sont passés par le programme Nina.   \n\n\nLe partenaire \nUNITAS ou Union nacional de institutciones para el trabajo de accion social est un réseau d'associations et organisations de la société civile formé en 1976. Elle est responsable légale du programme Nina. En quechua et aymarao, Nina signifie  « feu », symbolisme choisi pour représenter l'énergie qui donne, fait et maintient la vie en chaque être humain.  \n\n\nLe projet \nPar le biais de Nina, UNITA soutient le développement et le renforcement du mouvement paysan et indigène à travers la formation de ses leaders. Après avoir lancé en 2002 un projet triennal de formation et de génération de propositions, le réseau apporte une attention particulière au processus d'assemblée constituante. \n\n\nLes réalisations \n• 450 dirigeants, nationaux et régionaux, d'organisations paysannes et indigènes, sont parvenus à des fonctions politiques en 2005. \n• Couverture nationale par les associations membres d'UNITAS. 5 zones géographiques ont été définies : Oruro et La Paz, puis Cochabamba, ensuite Potosi et Chuquisaca, Tarifa et, enfin, Beni, Pando et Santa Cruz. Ces régions d'intervention correspondent aux affinités linguistiques Aymara, Quechua et Orient (Guarani, Chiquitanos, Guarayos...). \n• Relations permanentes avec les instances publiques et politiques, afin de travailler la relation entre gestion publique et participation des organisations paysannes et indigènes et pour identifier les besoins des pouvoirs publics."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-populations-indigenes-prennent-le-pouvoir/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-les-populations-indigenes-prennent-le-pouvoir/","name":"Quand les populations indigènes prennent le pouvoir - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-02-09T00:00:00+00:00","description":"Depuis 1985, la Bolivie subit des politiques d'ajustement structurel qui frappent les populations les plus vulnérables, indigènes et paysans en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-le-dialogue-et-la-paix-forum-inter-religieux-de-yogjakarta/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-le-dialogue-et-la-paix-forum-inter-religieux-de-yogjakarta/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Encourager le dialogue et la paix, Forum inter-religieux de Yogjakarta","datePublished":"2005-06-19T14:14:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-le-dialogue-et-la-paix-forum-inter-religieux-de-yogjakarta/"},"wordCount":303,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"FPUB anime un réseau inter-religieux avec un institut d’étude islamique et un forum d’écoles musulmanes.\n\nFPUB contribue à la réhabilitation d'un réseau d'écoles (les Dayahs) où l'enseignement religieux (islamique) promeut un islam tolérant. Il y organise des discussions pour promouvoir la paix à destination des enfants déplacés, dans un contexte particulièrement tendu...\n\n\n\nFPUB, Forum interreligieux, est basé sur l'île de Java. Son objectif  est de promouvoir le dialogue et la solidarité.\n\nImmédiatement après le tsunami, ce partenaire a dépêché deux équipes d’urgence à Aceh, concentrant d’abord son action sur Banda Aceh, les îles We et Nias. FPUB a aussi organisé des moments de réflexion et de commémoration.\n\nUn réseau inter-religieux a été formé avec la collaboration de l’Institut d’études de l’islam Syarikat et l’Islamic Boarding School Forum. Son objectif est de soutenir les initiatives qui promeuvent un islam tolérant. En effet, des groupes islamistes fondamentalistes ont participé aux opérations d’urgence, avivant les tensions religieuses et la xénophobie anti-occidentale.\n\nFPUB s’appuie aussi sur le réseau d'école (les Dayahs) au cœur des pratiques religieuses et culturelles acihaises où l'enseignement religieux est réputé pour son ouverture et sa tolérance. Les 500 Dayah d’Aceh regroupaient 75 000 personnes avant la catastrophe. FPUB organise la scolarisation de 5000 enfants déplacés en pension dans 35 Dayahs, afin de leur offrir un enseignement académique reconnu, de bonnes conditions de vie, la pratique de leur religion dans un esprit d’ouverture.\n\nFPUB organise aussi des réunions entre déplacés, leaders de Dayahs, représentants communautaires. L’association milite pour la paix dans ses communications médiatiques…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-le-dialogue-et-la-paix-forum-inter-religieux-de-yogjakarta/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/encourager-le-dialogue-et-la-paix-forum-inter-religieux-de-yogjakarta/","name":"Encourager le dialogue et la paix, Forum inter-religieux de Yogjakarta - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-19T14:14:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:40:03+00:00","description":"FPUB anime un réseau inter-religieux avec un institut d’étude islamique et un forum d’écoles musulmanes. FPUB contribue à la réhabilitation d'un réseau","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Glossaire","datePublished":"2010-02-10T16:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire/"},"wordCount":1614,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Bien mal acquis  \n« Biens mal acquis ne profitent jamais » ? Pourtant, les fonds publics illégalement acquis profitent largement aux hommes politiques du Sud qui les ont détournés à leur profit. Le CCFD -Terre Solidaire a dénoncé les Biens mal acquis dans deux rapports, qui ont permis d’intenter des poursuites contre des chefs d’Etat africains.\n\nCommerce équitable\nLe commerce équitable est un système d’échange visant à assurer des revenus décents aux paysans de pays en développement et ce par des relations de solidarité directe avec les consommateurs du Nord.\n\nDette\nEn 1999 et en 2005, les pays du G8 ont promis d’alléger la dette des pays les plus pauvres. À ce jour, seule une vingtaine de pays sont concernés, et à hauteur de 4 % seulement de leur dette extérieure.\n\nDéveloppement (Sens du)\nLe développement, ce n’est pas un taux de croissance à deux chiffres. Mais la capacité à affranchir tous les hommes de toutes les formes de la misère et de la servitude, et leur permettre de réaliser tout leur potentiel créatif et spirituel.\n\nDoctrine sociale de l’Eglise\nL’Église se préoccupe depuis longtemps de la réalité sociale : sa doctrine a été définie entre autres par les encycliques Rerum Novarum (Léon XII, 1891). Populorum Progressio (Paul VI , 1967) et Deus Caritas Est (Benoît XVI, 2009) qui inspirent les valeurs du CCFD -Terre Solidaire : destination universelle des biens ; nécessité de prendre les décisions près du terrain ; solidarité ; dignité humaine ; vérité, liberté et justice...\n\nÉconomie sociale et solidaire\nL’économie sociale et solidaire ne vise pas seulement à « produire » mais à soutenir des projets de transformation sociale. Elle applique les principes d’égalité des personnes (1 homme = 1 voix), de solidarité, et elle milite pour l’indépendance économique, sociale et environnementale des acteurs.\n\nÉducation au développement\nL’éducation au développement consiste à sensibiliser nos concitoyens à la réalité du monde et aux possibilités d’agir pour le développement. C’est un acte pédagogique qui souligne l’interdépendance des pays et des peuples, la diversité et la créativité des organisations de la société civile et le rôle pivot du travail en partenariat.\n\nEncycliques sociales liées au développement\nEn 1967, deux ans après la conclusion du Concile Vantican II, Paul VI promulgue « Populorum progressio ». La clé de voûte pour guider le développement de la planète devient la globalité (mondialisation) : les initiatives individuelles ne suffisent plus, il faut une vision d’ensemble de tous les aspects économiques, sociaux, culturels, spirituels. « Sollicitudo rei socialis » (1987) commémore le vingtième anniversaire de « Populorum progressio ». Elle constate la différence entre riches et pauvres, la complexité du monde : il y a désormais un sous-développement aussi dans les pays surdéveloppés, comme il existe dans les pays pauvres des richesses qui suscitent le scandale. L’encyclique élabore la catégorie théologique de « structures de péché » et établit avec une grande clarté ce qu’est la doctrine sociale de l’Église. « Caritas in veritate », signée le 29 juin 2009, reprend les sujets sociaux  « Populorum progressio » et entend développer certains aspects du développement durable dans le respect de la dignité de l’homme. \n\nÉpargne solidaire\nComment mettre de l’argent de côté et faire bénéficier à d’autres d’une partie de ses intérêts ? C’est le principe de l’épargne solidaire, inventé en France par le CCFD-Terre Solidaire, en 1983. Aujourd’hui, nous proposons une gamme de produits qui offre à chacun la possibilité de vivre son rapport à l’économie de manière solidaire et humaniste.\n\nÉthique\nL’éthique, c’est la morale en action. Il ne suffit pas de proclamer des principes. Il faut les traduire dans les faits. Le CCFD-Terre Solidaire milite pour que les principes de justice, de dignité de la personne humaine et de solidarité envers les plus démunis, soient pris en compte par les entreprises, les gouvernements et les instances internationales.\n\nEvolution des rapports hommes-femmes vers plus d’égalité\nLe CCFD-Terre Solidaire lutte contre la féminisation croissante de la pauvreté, le trafic des êtres humains, les discriminations induites par les stéréotypes et les rôles, et la sous-représentation criante des femmes dans tous les espaces de décision.\n\n\nForum social mondial\nAlternative sociale au Forum économique mondial de Davos (Suisse), le Forum social mondial élabore une autre vision du développement autour du respect de toutes les dimensions de la personne humaine. Le CCFD-Terre Solidaire y est présent depuis l’origine et y joue un rôle actif.\n\nG20\nLe G20 se compose de 19 pays développés et émergents, et de l’Union européenne. Il représente les deux tiers de la population du monde, 85 % de son commerce et plus de 90 % de son PIB. Le CCFD-Terre Solidaire ne le considère pas comme une instance légitime, car il exclut de la discussion, les autres pays membres des Nations unies.\n\nGouvernance\nLa gouvernance mondiale désigne l’ensemble des règles qui régissent les relations entre les pays. Éclatée entre l’ONU, les institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OMC) et les traités internationaux, elle est aux mains de quelques pays. Le CCFD-Terre Solidaire milite en faveur d’une nouvelle gouvernance mondiale intégrant l’ensemble des pays et basée sur les droits humains.\n\nLes Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)\nIl s’agit de 8 objectifs que les 189 pays membres de l’ONU se sont donnés en septembre 2000. Ils visent à réduire de moitié la pauvreté, d’ici à 2015. Une décennie a passé et la majorité des objectifs n’ont pas été atteints.\n\nMalnutrition\nLa malnutrition désigne un état pathologique causé par une alimentation inadaptée aux besoins (apport calorique insuffisant ou excessif) ou de mauvaise qualité. Elle affecte 2 milliards de personnes.\n\nMicrocrédit\nLe microcrédit consiste à attribuer des prêts de faible montant à des entrepreneurs qui ne peuvent accéder au circuit bancaire classique, afin de leur permettre de concrétiser des projets économiques. Il crée une relation égalitaire, contractuelle et responsable entre le prêteur et l’emprunteur.\n\nMigrations internationales\nSolidaire des personnes migrantes et en particulier de celles que la migration jette dans la précarité, le CCFD-Terre Solidaire défend leurs droits en matière de circulation et de travail.\n\nMouvements d’église\nAppelés aussi « mouvements d’apostolat des laïcs », ils sont reconnus par l’épiscopat mais ne sont pas directement sous sa responsabilité. Ils se sont multipliés après Vatican II, avec des buts et des fonctionnements extrêmement divers : scoutisme, Mouvement des cadres chrétiens, Action catholique, etc.\n\nPaix, prévention et résolution des conflits\nLa paix est la condition nécessaire du développement. Le CCFD-Terre Solidaire interpelle les acteurs des conflits et mène un travail d’information en France.\n\nParadis fiscaux\nLes paradis fiscaux sont des territoires définis, selon l’OCDE, par :\n– les impôts insignifiants ou inexistants ;\n– l’absence de transparence sur le régime fiscal ;\n– l’absence d’échanges d’informations fiscales et financières avec d’autres états.\nVivant des recettes que leur procure l’argent, ils facilitent l’évasion fiscale, le blanchiment de l’argent du crime et de la corruption, et la dissimulation des avoirs publics détournés par les dictateurs des pays du Sud.\nÀ l’occasion de la présidence française du G20 en 2011, le CCFD-Terre Solidaire a mené la campagne de mobilisation « Aidons l’argent à quitter les paradis fiscaux ». \n\nPartage des richesses financières\nLe CCFD-Terre Solidaire défend le droit de chaque État à disposer des ressources financières nécessaires à son développement, dans une logique de redistribution et de soutien à l’initiative économique.\n\nPartenariat international\nIl est au cœur de la vision du CCFD –Terre Solidaire. Il repose sur la conviction que les hommes et les femmes du Sud et de l’Est sont les mieux placés pour concevoir et mener leurs projets et que la convergence de leurs initiatives et de notre appui est source d’efficacité et porteuse d’humanité.\n\nPlaidoyer\nC’est un des leviers d’action du CCFD-Terre Solidaire, qui dénonce les injustices et les inégalités auprès des responsables politiques et économiques, et fait des propositions pour faire évoluer les lois vers plus de respect de l’être humain et de son environnement.\n\nResponsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE)\nDroits des travailleurs, liberté syndicale, environnement… Il faut exiger que les entreprises, au premier rang desquelles les multinationales des pays occidentaux, s’engagent ou soient contraintes à respecter et même faire progresser leur responsabilité sociale et environnementale.\n\nServices d’église\nLes services d’Église sont des instances créées pour les besoins de la pastorale par les responsables de l’Église, et hiérarchiquement liées à elle. Ils ont une mission précise : vocations, catéchèse, liturgie, mais aussi Délégation catholique pour la coopération, Secours catholique, etc.\n\nSous-nutrition\nLa sous-nutrition, ou sous-alimentation, est l’état pathologique d’une personne qui ne reçoit pas suffisamment d’apports nutritifs pour compenser ses dépenses énergétiques. Selon la FAO, 925 millions de personnes souffraient de sous-alimentation en 2010.\n\nSouveraineté alimentaire\nLe CCFD-Terre Solidaire défend le droit pour chaque pays ou peuple de choisir sa politique agricole et alimentaire. L’enjeu est d’inverser l’ordre des priorités, pour ne plus y voir accroître la dépendance alimentaire de certains pays tandis que d’autres exploitent les ressources naturelles de manière intensive et sans souci du gaspillage."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire/","name":"Glossaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-02-10T16:01:00+00:00","description":"Bien mal acquis « Biens mal acquis ne profitent jamais » ? Pourtant, les fonds publics illégalement acquis profitent largement aux hommes politiques du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acces-a-leducation-et-a-la-sante-pour-les-enfants-des-chiffonniers-du-mokattam-au-caire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acces-a-leducation-et-a-la-sante-pour-les-enfants-des-chiffonniers-du-mokattam-au-caire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Accès à l&rsquo;éducation et à la santé pour les enfants des chiffonniers du Mokattam au Caire","datePublished":"2009-09-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acces-a-leducation-et-a-la-sante-pour-les-enfants-des-chiffonniers-du-mokattam-au-caire/"},"wordCount":404,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le quartier Mokattam du Caire abrite l'une des plus importantes communautés de chiffonniers. En 1999 la fermeture de l'usine à compost et le transfert du tri des déchets ont entraîné une amélioration substantielle des conditions sanitaires. Accès à l'éducation et à la santé pour les enfants des chiffonniers du Mokattam au Caire.\n\n\n\nCe changement a favorisé une meilleure organisation sociale et économique des chiffonniers. Les enfants ont été déchargés des tâches les plus insalubres et se sont alors retrouvés plus disponibles pour les activités sociales, culturelles et éducatives proposées par l'APE (Association pour la Protection de l'Environnement). \n\n\nFace aux demandes croissantes des familles, le local dont dispose l'association ne suffit plus, c'est pourquoi elle souhaite aménager une école et un jardin à l'emplacement de l'ancienne usine à compost. A travers l'APE, le CCFD-Terre solidaire soutient essentiellement la cause des enfants dans ce quartier difficile du Caire. \n\n\n Historique de l'Initiative : \n\n\nEn 1997 : Les chiffonniers du Caire sont confrontés à de sérieux problèmes sanitaires. Leurs conditions de travail particulièrement difficiles les exposent à différentes maladies. De plus, leur bétail est menacé par la contamination due aux résidus toxiques des déchets (cadmium et le plomb). En 1994 la chute de la falaise, qui abritait une décharge, a remis en question tout le système de nettoyage du bidonville. \n\n\n Les bénéficiaires : \n\n\nLes bénéficiaires directs sont les enfants de 6 mois à 6 ans. Indirectement ce sont près de 1000 bénéficiaires, essentiellement les familles de chiffonniers du quartier Mokattam au Caire. \n\n\nLes objectifs : \n\n\nL'objectif principal est d'aider les familiales de chiffonniers à travers des activités éducatives et préventives, mais aussi de sensibiliser les habitants du Caire du rôle crucial des chiffonniers dans le traitement et le recyclage des déchets. \n\n\nActivités : \n\n Mise en place d'une garderie pour les jeunes enfants, intégrant un programme de santé publique et d'hygiène ; Programme d'alphabétisation pour les enfants en âge d'être scolarisés ; Soutien aux familles dans leurs différentes démarches ; Prise en charge des besoins médicaux et suivi social des familles en difficultés ; Formation artisanale pour les jeunes filles (tapis, papier, tissus... à base de produits recyclés)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/acces-a-leducation-et-a-la-sante-pour-les-enfants-des-chiffonniers-du-mokattam-au-caire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/acces-a-leducation-et-a-la-sante-pour-les-enfants-des-chiffonniers-du-mokattam-au-caire/","name":"Accès à l'éducation et à la santé pour les enfants des chiffonniers du Mokattam au Caire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-09-07T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:30:24+00:00","description":"Le quartier Mokattam du Caire abrite l'une des plus importantes communautés de chiffonniers. En 1999 la fermeture de l'usine à compost et le transfert du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-ninversons-pas-les-responsabilites/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-ninversons-pas-les-responsabilites/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Roms : N’inversons pas les responsabilités !","datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-ninversons-pas-les-responsabilites/"},"wordCount":659,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 22 juillet 2010\n\nLe Collectif Romeurope exprime ses plus vives inquiétudes suite aux déclarations du président de la République après les événements dramatiques intervenus à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) et dénonce l'amalgame fait entre les gens du voyage et les Roms et la stigmatisation de ces deux populations.\n\nAlors que le gens du voyage sont des Français qui ont la particularité de vivre en caravane et d'être itinérants tout ou partie de l'année, les quelque 15 000 Roms présents en France sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, citoyens européens bénéficiant de la liberté de circulation en France. Mais le gouvernement français a imposé, au moment de l'entrée en 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l'Union européenne, des mesures transitoires qui excluent en pratique les ressortissants de ces deux pays du marché de l'emploi et des prestations sociales. Ne pouvant travailler légalement ni avoir des ressources régulières, ils sont contraints de vivre dans de véritables bidonvilles ou abris précaires.\n\nDepuis le début de l'été, les expulsions de familles roms de leurs lieux de vie se multiplient partout en France, dernièrement à Saint-Denis ou encore à Dunkerque, avec pour seules alternatives une nouvelle errance ou une aide au retour au pays d'origine. Ces éloignements « volontaires » aident à gonfler les statistiques du ministère de l'Immigration artificiellement, car nombre de ces « expulsés » peuvent - fort heureusement - revenir en France dans les semaines qui suivent. Ces familles sont ainsi, en fait, seulement déplacées d'une commune à une autre, dans une précarité croissante.\n\nAbroger ces mesures transitoires pour ces citoyens européens et leur permettre un libre accès à l'emploi, mobiliser les dispositifs existants de droit commun pour les accompagner dans leurs projets de vie et mettre en œuvre le droit à un habitat digne pour tous par la construction massive de logements accessibles pour répondre à la crise du logement seraient une meilleure réponse que d'en faire les boucs émissaires d'une politique sécuritaire inefficace.\n\nQu'il s'agisse des gens du voyage ou des Roms, il est urgent que le gouvernement cesse de confondre des situations et des actes avec les origines des personnes concernées. \n\n\nCollectif national droits de l'homme Romeurope\nABCR (Association biterroise contre le racisme) - ALPIL (Action pour l'insertion sociale par le logement) - AMPIL (Action méditerranéenne pour l'insertion sociale par le logement) - ASAV (Association pour l'accueil des voyageurs) - ASET (Aide à la scolarisation des enfants tsiganes) - ASEFRR (Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et rroms) - Association solidarité Roms de Saint-Étienne - CAM (Comité d'aide médicale) - CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) - CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) - CLASSES (Collectif lyonnais pour l'accès à la scolarisation et le soutien des enfants des squat) - FNASAT-Gens du voyage - Hors la rue - Imediat - LDH (Ligue des droits de l'homme) - Liens tsiganes - MDM (Médecins du monde) - MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) - Mouvement catholique des gens du voyage - PARADA - PROCOM - Rencontres tsiganes - RomActions - Romeurope Val-de-Marne - Secours Catholique-Caritas France - SICHEM (Service de coopération humanitaire pour les étrangers et les migrants) - Une famille, un toit 44 - URAVIF (Union régionale des associations voyageurs d'Ile-de-France) \nEt les Comités de soutien de Montreuil, du Nord-Ouest parisien, de Saint-Michel-sur-Orge, de Meudon, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif Rroms des associations de l'agglomération lyonnaise, le Collectif de soutien aux familles roms de Roumanie, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif dijonnais de soutien aux Roms. \n\n\n "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-ninversons-pas-les-responsabilites/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-ninversons-pas-les-responsabilites/","name":"Roms : N’inversons pas les responsabilités ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-22T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:41+00:00","description":"Paris, le 22 juillet 2010 Le Collectif Romeurope exprime ses plus vives inquiétudes suite aux déclarations du président de la République après les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exploitation-illegale-des-ressources-et-conflit-militaire-au-nord-kivu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exploitation-illegale-des-ressources-et-conflit-militaire-au-nord-kivu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Exploitation illégale des ressources et conflit militaire au Nord-Kivu.","datePublished":"2008-11-14T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exploitation-illegale-des-ressources-et-conflit-militaire-au-nord-kivu/"},"wordCount":382,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’Union européenne doit faire cesser l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente le conflit en République démocratique du Congo.\n \nLes ministres des affaires étrangères de l’Union européenne viennent de reconnaître que «l’exploitation illégale des ressources naturelles constitue une source de financement des groupes rebelles et, dès lors, de la déstabilisation de la région »[1].  Mais aucune mesure concrète n’a été prise. Or, les populations civiles continuent de souffrir dramatiquement des effets d’un conflit qui perdure à cause de la capacité des belligérants de s’auto financer.\n \n« Les groupes rebelles et les forces de l’Armée congolaise ont un intérêt à voir continuer la guerre car cela leur permet de s’enrichir grâce à l’exploitation du coltan, de la cassitérite et de l’or. Tant que ces ressources pourront être commercialisées, le conflit s’achèvera difficilement » indique Kambale Malembe, coordinateur du Forum des Amis de la Terre, partenaire du CCFD- Terre solidaire en RDC.\n \nPour Zobel Behalal, chargé de plaidoyer Paix et conflits au CCFD-Terre solidaire, « la situation en RDC démontre l’insuffisance du dispositif international pour mettre un terme à la possibilité pour un groupe rebelle ou un Etat d’utiliser les ressources naturelles pour entretenir les conflits ».\n \nL’Union européenne doit peser de tout son poids pour que dans tous les processus de négociations en cours, l’exploitation des ressources naturelles soit abordée. Celle- ci est en effet l’une des racines du conflit dans la région. Nous lui demandons de :\nœuvrer pour que la MONUC[2] ait explicitement le mandat de surveiller l’exploitation des ressources naturelles à l’est de la RDC.\nexercer une pression sur les pays voisins de la RDC, qui profitent de l’exploitation des ressources et ceux par lesquels elles transitent, afin de ne pas fournir à ces ressources des débouchés internationaux « blanchis ».\nœuvrer pour que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte des sanctions à l’égard des différents bénéficiaires de l’exploitation des ressources qui alimente le conflit en RDC.\n \nContact presse : \nVéronique de La Martinière\n01 44 82 80 64\nv.delamartiniere@ccfd.asso.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exploitation-illegale-des-ressources-et-conflit-militaire-au-nord-kivu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/exploitation-illegale-des-ressources-et-conflit-militaire-au-nord-kivu/","name":"Exploitation illégale des ressources et conflit militaire au Nord-Kivu. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2008-11-14T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:06+00:00","description":"L’Union européenne doit faire cesser l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente le conflit en République démocratique du Congo.   Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-promouvoir-la-culture-de-lepargne-et-permettre-lacces-a-de-petits-credits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-promouvoir-la-culture-de-lepargne-et-permettre-lacces-a-de-petits-credits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"RDC, promouvoir la culture de l’épargne et permettre l’accès à de petits crédits","datePublished":"2010-06-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-promouvoir-la-culture-de-lepargne-et-permettre-lacces-a-de-petits-credits/"},"wordCount":722,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 2 juin 2010\n\n\nRépublique Démocratique du Congo : Les MUSO au service d'un développement par le bas\n\nDepuis 2002, le CCFD-Terre Solidaire et la SIDI ont accompagné certains de leurs partenaires de l'Afrique des Grands Lacs dans la promotion des mutuelles de solidarité (MUSO). Dans cette région, qui connaît depuis une quinzaine d'années des conflits armés nationaux aux dimensions transfrontalières, la création de caisses d'épargne - crédit autogérées revêt des enjeux multiples. \n\nPromouvoir la culture de l'épargne et permettre l'accès à de petits crédits a considérablement amélioré les conditions de vie des membres des MUSO. En témoigne le nombre de personnes qui ont rejoint cette dynamique : la LIDE, partenaire du CCFD-Terre Solidaire et de la SIDI dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, accompagne 1 110 MUSOS, constituées de 29 800 personnes, dont plus de la moitié sont des femmes. Les MUSO sont des groupes de personnes qui se connaissent et qui décident, selon des règles qu'elles se fixent elles-mêmes, de cotiser ensemble en vue de se constituer un capital qui leur permet de s'octroyer entre elles des crédits. Achats d'une chèvre ou d'une vache et petits commerces de produits agricoles transformés (farine) sont les principales activités génératrices de revenus initiées par les membres des MUSO. Ces derniers rencontrent ainsi moins de difficultés pour scolariser leurs enfants et pour faire face aux dépenses de santé.\n\nAu-delà de l'amélioration des revenus monétaires, les MUSO ont permis de retisser le lien social, durement mis à l'épreuve par des années de conflits armés d'une violence extrême. « Au cours des opérations militaires de l'armée congolaise en 2009 contre les groupes rebelles, des personnes ont dû fuir leurs villages du fait de l'insécurité. Etant membres d'une Muso, ils ont été se réfugier chez des membres d'une autre Muso, lesquels se sont cotisés spécialement pour les assister », raconte un membre. Les liens de solidarité entre membres des MUSO font de ce réseau un véritable capital social, ô combien important dans un contexte où l'Etat est sinon absent sinon prédateur et où les hommes en arme tentent d'imposer la loi de la violence. \n\nCette dynamique a pris une telle ampleur dans les territoires de Beni et de Lubero, rayon d'action de la LIDE, que les MUSO ont créé leur propre caisse de refinancement, véritable banque, dont elles détiennent majoritairement le capital. Cette caisse, encore fragile, dispose au 31 décembre 2009 d'un capital de 179 317 dollars américains, ce qui témoigne d'une capacité de mobilisation étonnante. \n\nQue de débats et de discussions pour en arriver là ! Et c'est là également l'un des enjeux du développement de ces MUSO. Réunis en groupement de MUSO, les membres débattent de leurs difficultés quotidiennes et prennent des initiatives pour y répondre, enclenchant un cercle vertueux comme l'exprime ce témoignage d'un animateur de la LIDE : « Des membres d'une Muso ont sollicité un prêt pour acheter un groupe électrogène, lequel grâce à la turbine déjà installée, a permis de générer de l'électricité. Le centre de santé et la paroisse catholique ont maintenant le courant. De même, des activités économiques ont pu voir le jour : centre informatique, photocopieuse. Un comité de gestion de l'électricité hydraulique a été mis en place. Les  revenus issus de la vente de l'électricité permettent de verser une « redevance » aux propriétaires de la turbine, de rembourser le crédit via la Muso, de gérer les pannes et de rémunérer des agents recrutés à cet effet. Lieux de débats et d'exercice de la citoyenneté, les groupements de MUSO commencent à impulser un véritable développement par le bas. Reprenant prise sur leur avenir, les membres des MUSO ont retrouvé leur dignité. Alors, l'espoir renaît. \n\nIsabelle MANIMBEN \nChargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-promouvoir-la-culture-de-lepargne-et-permettre-lacces-a-de-petits-credits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-promouvoir-la-culture-de-lepargne-et-permettre-lacces-a-de-petits-credits/","name":"RDC, promouvoir la culture de l’épargne et permettre l’accès à de petits crédits - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-06-02T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:02:25+00:00","description":"Paris, le 2 juin 2010 République Démocratique du Congo : Les MUSO au service d'un développement par le bas Depuis 2002, le CCFD-Terre Solidaire et la SIDI","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grandes-dates/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grandes-dates/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les grandes dates","datePublished":"2010-02-10T15:51:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:46+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grandes-dates/"},"wordCount":504,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient, chaque année des centaines de projets de partenaires des pays du Sud et de l'Est, au sein de relations pérennes.\n\n\n\n1964\n\nAppui à la création de la première coopérative agricole au Pérou. Dès le départ nous décidons de soutenir des projets conçus et réalisés par les populations locales. Nous n’envoyons pas d’expatriés « faire à leur place ».\n\n\n1980\n\nLes bénévoles du CCFD-Terre Solidaire soutiennent la résistance du peuple polonais face au communisme par l’envoi de convois alimentaires.\n\n\n1981\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est la seule organisation catholique française engagée contre l’apartheid en Afrique du Sud.\n\n\n1983\n\nNous participons à l’invention de la finance solidaire en créant le premier Fonds commun de placement de partage « Faim & Développement » ainsi que la SIDI (Solidarité internationale pour le développement et l’investissement), filiale du CCFD-Terre Solidaire, qui développe l’inclusion économique et financière des populations défavorisées dans le monde.\n\n\n1984\n\nLe CCFD-Terre Solidaire donne une impulsion décisive au commerce équitable en France, en participant à la création de Max Havelaar France et en soutenant les boutiques Artisans du Monde.\n\n\n1985\n\nGrande mobilisation de l’association contre la famine en Éthiopie.\n\n\n1993\n\nLe gouvernement français décerne le label « Grande Cause Nationale » au\nCCFD-Terre Solidaire.\n\n\n1996\n\nLa campagne contre les mines antipersonnel, portée par plusieurs associations dont le CCFD-Terre Solidaire, reçoit le prix Nobel de la Paix.\n\n\n1998\n\nLe CCFD-Terre Solidaire obtient un statut spécial consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies.\n\n\n2004\n\n70 000 Français s’engagent dans la campagne « L’Europe plume l’Afrique » pour défendre le petit élevage en Afrique.\n\n\n\n2005 Le CCFD devient le CCFD-Terre Solidaire\n\n\n2006\n\nAprès le tsunami en Asie, le CCFD-Terre Solidaire s’engage dans la reconstruction de l’économie locale avec ses partenaires et reçoit un satisfecit de la Cour des comptes pour sa gestion.\n\n\n2009\n\nRapport sur les « Biens mal acquis » : bilan exclusif sur les détournements financiers (avoirs et aide au développement) opérés par plusieurs chefs d’État dans le monde.\n\n\n2010\n\nCampagne « Aidons l’argent à quitter les paradis fiscaux »  et grande mobilisation contre ces trous noirs de la finance internationale. Le CCFD-Terre Solidaire est le premier à organiser une campagne sur ce thème.\n\n\n2015 Parution de l'encyclique Laudato Si sur la sauvegarde la maison commune.\nEn mettant en évidence le lien entre l’écologie et la lutte contre la pauvreté, en pointant les responsabilités des Etats et des acteurs économiques, et en incitant chacun à se mobiliser, la parole du pape conforte l’action et la mobilisation du CCFD-Terre Solidaire et des organisations partenaires qu’il soutient à travers le monde.\n\n\n\n2017Adoption de la loi sur le devoir de vigilance : pour le CCFD-Terre Solidaire qui s'est beaucoup mobilisé en faveur de l'adoption de cette loi, ce texte marque une avancée historique vers le respect des droits humains et environnementaux par les entreprises multinationales."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grandes-dates/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-grandes-dates/","name":"Les grandes dates - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-02-10T15:51:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:46+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire soutient, chaque année des centaines de projets de partenaires des pays du Sud et de l'Est, au sein de relations pérennes. 1964","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/unites-cooperatives-de-ramassage-et-de-transformation-de-lait-pour-les-femmes-de-salamieh/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/unites-cooperatives-de-ramassage-et-de-transformation-de-lait-pour-les-femmes-de-salamieh/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Unités coopératives de ramassage et de transformation de lait pour les femmes de Salamieh","datePublished":"2009-02-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/unites-cooperatives-de-ramassage-et-de-transformation-de-lait-pour-les-femmes-de-salamieh/"},"wordCount":197,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le contexte syrien où il n'existe quasiment pas de structuration de la société civile en association, le réseau international lié à l'Imam Pakistanais Aga Khan (branche chiite de l'Islam moderne) a réussi à créer une fondation locale pour le développement et l'encouragement des initiatives citoyennes. \n\n\n\nCette fondation œuvre essentiellement dans la région de Salamieh (centre de la Syrie) qui comprend 300 000 habitants répartis dans 170 villages. L'élevage ovin (1,7 millions) et bovin (environ 5000) est l'une des principales sources de revenus des paysans. Les troupeaux produisent environ 88 000 tonnes de lait. Les éleveurs sont soumis aux conditions des marchands-collecteurs sans garantie de prix-plancher. \nC'est pourquoi, l'AKF aide à fonder des laiteries artisanales et a lancé un groupe de développement de cultures alternatives (ex : production de compost) afin de diversifier les revenus des habitants. \n\nObjectifs : \n-Equilibrer et améliorer l'environnement naturel de la région. \n-Créer des opportunités d'emploi pour les nombreux chômeurs. \n-Développer l'élevage. \n-Développer les produits laitiers. \n-Offrir une garantie de revenu minimal."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/unites-cooperatives-de-ramassage-et-de-transformation-de-lait-pour-les-femmes-de-salamieh/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/unites-cooperatives-de-ramassage-et-de-transformation-de-lait-pour-les-femmes-de-salamieh/","name":"Unités coopératives de ramassage et de transformation de lait pour les femmes de Salamieh - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-02-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:06+00:00","description":"Dans le contexte syrien où il n'existe quasiment pas de structuration de la société civile en association, le réseau international lié à l'Imam","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-la-donne-incombe-a-lue-et-aux-etats-unis/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-la-donne-incombe-a-lue-et-aux-etats-unis/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Changer la donne incombe à l’UE et aux Etats-Unis","datePublished":"2009-10-01T17:39:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-la-donne-incombe-a-lue-et-aux-etats-unis/"},"wordCount":4358,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Hausse des prix","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En tant que principaux acteurs sur les marchés agricoles mondiaux non réglementés, l’UE et les Etats-Unis doivent apporter leur contribution et donner une nouvelle direction à la politique. \n\n\n\nIls jouent également un rôle spécifique en raison de la position qu’ils occupent sur les marchés mondiaux, où ils sont à la fois producteurs et consommateurs, et en tant qu’hôtes de certaines des plus grandes corporations agroalimentaires transnationales et de certains marchés d’échanges de matières premières.\n\nJusqu’à présent, l’Union européenne et les Etats-Unis ont présenté les marchés mondiaux comme une source d’approvisionnement alimentaire stable pour les pays qui n’étaient pas auto suffisants ou pour ceux qui avaient été encouragés à se spécialiser dans la production destinée à l’exportation. Ils ont exercé leur rôle de contrôle au sein des institutions de Bretton Woods (BWI) afin de tourner les politiques à leur avantage. Les pays en voie de développement se sont vus contraints d’accepter des mesures consistant à limiter l’aide gouvernementale aux secteurs agricoles par le biais de conditions politiques liées au soutien financier (offert par les Institutions de Bretton Woods aux pays en voie de développement). Parallèlement, l’Union européenne et les Etats-Unis ont continué de soutenir dans une large mesure leur propre agriculture et leurs industries alimentaires, notamment via des mesures qui les avantagent injustement sur les marchés mondiaux. Par conséquent, la capacité de production à long terme de nombreux pays s’est retrouvée sapée, la résilience de leurs communautés rurales affaiblie et leur sécurité alimentaire mise en péril. \n\nEnfin, au cours de ces dernières années, l’Union européenne et les Etats-Unis ont tous deux mis au point des politiques ambitieuses sur les agrocarburants. Dans ce contexte, ils se sont fixé des mandats relatifs à l’usage minimum d’agrocarburants dans la consommation totale de carburants. Ces objectifs ont donné naissance à une demande artificielle, attirant l’attention des spéculateurs et encourageant la concurrence foncière et pour d’autres ressources naturelles dans plusieurs pays en voie de développement. Vu le rôle qu’ils jouent dans la situation d’insécurité alimentaire mondiale qui plane actuellement, la responsabilité qui incombe à l’Union européenne et aux Etats-Unis pour minimiser les impacts de cette crise ne doit pas être prise à la légère. En outre, ils doivent démontrer qu’ils soutiennent une nouvelle approche du système alimentaire et agricole mondial. \n\nRecommandations de la CIDSE et de l’IATP à l’Union européenne et aux Etats-Unis \n\nA. Faire du droit à l’alimentation le fil conducteur de toute politique \nDans la conclusion à la Réunion de haut niveau sur « la sécurité alimentaire pour tous » qu’il a prononcée le 27 janvier 2009 à Madrid, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, a adopté sans équivoque le droit à l’alimentation comme cadre des réponses à apporter à la crise de la sécurité alimentaire. L’Union européenne et les Etats-Unis doivent en faire de même. \n\nLe droit à l’alimentation est une obligation légale pour tous les Etats. Il fait endosser la responsabilité aux gouvernements et permet des actions pour faire respecter les droits lorsqu’ils sont menacés. Le droit à l’alimentation n’impose aucune politique agricole ou alimentaire spécifique aux gouvernements. Il fait plutôt office de cadre utile incitant à l’action, qui permet de guider les gouvernements sur la manière d’accroître la sécurité alimentaire dans leur pays en instaurant une variété de programmes et de changements politiques. Les plus vulnérables, les plus pauvres et les plus marginalisés doivent être placés au cœur des préoccupations, ce qui s’impose dans un contexte où la sécurité alimentaire est plus que jamais une question d’accès et de distribution. Les principes de participation, de responsabilité et de transparence font également partie des droits de l’Homme. Une prise de décision démocratique autour des politiques alimentaires représente un défi, mais une nécessité absolue si l’on veut identifier des solutions durables et à long terme. En 2004, 188 Etats membres de la FAO se sont dotés de lignes directrices volontaires régissant le droit à l’alimentation. Il s’agit d’instruments importants à valeur d’obligation légale, qui peuvent servir dans le contexte d’élaboration de règles visant à faire régner la sécurité alimentaire nationale. \n\nB. Créer un Partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire inclusif et à valeur contractuelle  \nAfin que des changements politiques adéquats et efficaces puissent être menés à bien, la gouvernance alimentaire et agricole doit passer par des réformes audacieuses. Le Partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GPAFS) dont il a été question lors de la conférence de Madrid en janvier 2009 a le potentiel de bousculer la situation, si un certain nombre de conditions sont réunies : \n\n1. Renforcer l’ONU. Les débats portant sur un Partenariat mondial sont freinés par la course au contrôle entre le G8, le G20 et les Nations Unies. C’est à l’ONU et ses agences que reviennent l’histoire, l’expérience et le système « un pays, un vote » qui sont plus susceptibles d’encourager les résultats démocratiques favorables à l’ébauche d’un Partenariat mondial. Le groupe d’action de haut niveau sur la crise alimentaire de l’ONU, dans lequel sont représentées toutes les agences de l’ONU et les agences multilatérales concernées, devrait fournir le cadre nécessaire à la création d’un partenariat réellement international, un consensus sur une nouvelle vision à adopter et un nouveau chemin à emprunter pour y parvenir.\n\nL’Union européenne et les Etats-Unis ont également emprunté la voie des négociations commerciales afin de se lancer dans des mesures de libéralisation commerciale qui défendaient une fois de plus leurs intérêts commerciaux. Récemment, alors qu’ils rencontraient de plus en plus de difficultés à faire accepter leurs accords commerciaux au niveau multilatéral, l’Union européenne et les Etats-Unis se sont mis à rechercher davantage d’accords commerciaux régionaux et bilatéraux, notamment les accords de partenariat économique (APE) avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans le cas de l’UE et l’Accord de Libre-Echange Nord-Américain (ALENA), l’Accord de Libre Échange d’Amérique Centrale (ALEAC) et une série d’accords commerciaux bilatéraux dans le cas des Etats-Unis. En raison des conditions bilatérales qui leur sont imposées, les pays en voie de développement concernés ont plus de mal à tirer des concessions de la part de ces programmes agricoles inéquitables émanant de l’UE et des Etats-Unis ou destinés à assurer la pérennité de leurs propres programmes de sécurité alimentaire \n\nEn dépit de leur soutien accru au commerce, l’Union européenne et les Etats-Unis ont progressivement revu à la baisse l’aide qu’ils concèdent à l’agriculture dans le cadre de leur APD au cours des 25 dernières années. En 2007, la part de l’APD de l’Union européenne dans l’agriculture dépassait à peine 3 % des dépenses totales de l’APD (contre 13 % en 1987). Aux Etats-Unis, elle se chiffrait à un peu moins de 5 % (contre 20 % en 1980). Outre les problèmes causés par des niveaux d’aide sur le déclin, l’incidence de l’APD sur l’agriculture a été remise en question. Dans le cas particulier des Etats-Unis, l’aide est conditionnée par l’utilisation de technologies agricoles qui soutiennent les multinationales à grande échelle au lieu d’épauler la productivité des petits agriculteurs. La priorité est donnée à une approche à forte intensité énergétique fondée sur les intrants chimiques tels que les pesticides et les engrais, les semences OGM et autres technologies destinées à augmenter les rendements agricoles pour l’exportation.\n\n2. Impliquer des acteurs non étatiques.  Le concept de Partenariat mondial est fondamentalement ancré sur le principe qu’aucun pays ou aucune institution n’est en mesure d’apporter une réponse au défi alimentaire en restant isolé. Cependant, ces théories ne suffisent pas. Des lignes directrices concrètes expliquant comment impliquer les représentants de la société civile et du secteur privé, ainsi que des financements qui y soient consacrés s’imposent. Les petits producteurs, notamment les femmes, doivent être impliqués de manière efficace. La présence des organisations de consommateurs, des syndicats, des groupes de développement et des écologistes est également requise. La participation du secteur privé doit se faire de manière mixte et inclure non seulement les grandes entreprises agroalimentaires, mais également les micro, petites et moyennes entreprises, les coopératives, les services d’appui aux entreprises, les représentants des programmes d’agriculture soutenue par la communauté (ASC), les comités de marketing, etc. \n\n3. Lui conférer un mandat puissant.  Le Partenariat mondial ne sera significatif que s’il reçoit un mandat lui permettant de remédier aux échecs des politiques mondiales qui ont répandu la faim. Le GPAFS doit nous orienter vers davantage de cohérence dans les politiques internationales qui affectent la sécurité alimentaire, notamment les politiques commerciales, de développement et environnementales. Il doit être en mesure d’identifier les objectifs à court et à long terme qui améliorent les conditions de vie des petits producteurs et de leurs communautés et offrir des filets de protection aux plus pauvres et aux plus vulnérables. \n\n4. Créer un groupe d’experts. Un groupe d’experts permanent, façonné sur le bureau de l’Evaluation internationale de la science et de la technologie agricole (IAASTD) et renforçant les recommandations de celle-ci, doit être créé. Parmi les évaluations internationales, l’IAASTD était la seule à inclure un bon équilibre des parties prenantes dans la connaissance, la technologie et le développement agricole : elle sert de modèle pour les évaluations à venir. La confluence des différentes perspectives a permis de formuler une évaluation révolutionnaire qui s’appuie sur des recommandations solides pour l’avenir de l’agriculture. Il faut un groupe d’experts inclusif et équilibré comparable pour mettre à jour et suivre les conclusions initiales de l’IAASTD. \n\nC. Augmenter l’aide à l’agriculture et l’apporter en conformité avec le droit à l’alimentation  \nLa promesse de s’engager à fournir 0,7 % de leur PIB à l’APD devrait être une obligation minimum pour l’Union européenne et les Etats-Unis afin de lutter contre la fin et la pauvreté. Ceci permettrait d’envisager l’avenir sereinement dans un premier temps, mais ne serait pas suffisant. L’Union européenne a réservé 1 milliard d’euros pour financer les mesures en réponse à la crise alimentaire mondiale et ses Etats membres ont pris d’autres engagements séparément, mais peinent à atteindre leurs objectifs. Le montant attribué au secteur agricole par le Xè Fonds Européen de Développement est particulièrement faible (4 %). \n\nLors du sommet du G20 qui s’est déroulé à Londres le 2 avril 2009, le président Barack Obama a annoncé qu’il collaborerait avec le Congrès afin de doubler l’aide apportée à la sécurité alimentaire, de sorte que les Etats-Unis consacreront eux aussi un peu plus d’un milliard de dollars dans l’aide à l’agriculture en 2009. Cependant, la majeure partie de cette somme est assignée aux semences OGM, à l’irrigation et aux technologies de production agricole visant à augmenter la production alimentaire. En 2008, le président Obama s’est de fait engagé à doubler la totalité de l’enveloppe américaine afin qu’elle atteigne 50 milliards de dollars d’ici 2012, ce qui est plutôt bon signe. Mais la crise financière est bien partie pour durer encore quelque temps et il est donc peu probable que les Etats-Unis soient en mesure d’atteindre leur objectif d’ici 2012. \n\nLes dernières annonces financières lors du sommet du G8 de L’Aquila en juillet dernier – 20 milliards de dollars en trois ans pour la sécurité alimentaire des pays du Sud – contrastent avec les évolutions de l’aide des deux dernières décennies. Un mécanisme de suivi des engagements est nécessaire. \n\nLe défi, cependant, ne consiste pas uniquement à obtenir davantage d’aide : c’est le type d’aide qui compte. Le respect de la déclaration de Paris de 2005 sur l’Efficacité de l’aide est une condition minimum. En outre, lors d’un récent rapport, Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, demande à ce que soient appliquées des politiques d’aide qui placent le droit à l’alimentation en ligne de mire, en s’assurant notamment que toutes des parties prenantes sont impliquées dans l’analyse et l’élaboration de programmes qui les concernent. Cette approche garantirait que les femmes, tout comme les petits producteurs et les agents de changement, sont pleinement impliqués. M. de Schutter préconise une approche « triangulaire » de la coopération pour le développement, où les citoyens, en tant que détenteurs de droits, participent activement aux côtés de leurs gouvernements nationaux et des donateurs. L’Union européenne et les Etats-Unis doivent adopter une telle approche afin de garantir la pertinence et l’efficacité de leur soutien. En pratique, cela signifie que l’Union européenne doit s’assurer que les agriculteurs et autres groupes issus de la société civile jouissent d’un rôle central dans le processus de mise en œuvre de « facilités alimentaires ». Toutes les organisations internationales doivent collaborer en partenariat avec des représentants des agriculteurs et des groupes de la société civile des pays en voie de développement lors de l’élaboration de projets financés par les ressources de l’Union européenne . \n\nAux Etats-Unis, c’est le Congrès qui doit réformer ses programmes d’aide alimentaire. L’aide alimentaire ne doit pas être liée à un rôle des Etats-Unis pour la livraison, la transformation et le transport, mais doit plutôt permettre des transferts de fonds, des bons et des achats alimentaires aussi bien localement qu’aux Etats-Unis. Un « Global Food Security Act 2009 » a été proposé et fait actuellement l’objet d’une étude menée par le Congrès américain : son contenu est plutôt positif et vise à réformer l’aide alimentaire dans ce sens. Il comporte également certaines dispositions selon lesquelles les Etats-Unis doivent nommer un coordinateur spécial chargé de la sécurité alimentaire afin de développer une approche multi-acteurs du problème mondial. Une approche exhaustive visant à atteindre la sécurité alimentaire présente le potentiel nécessaire pour améliorer la politique. Cependant, l’accent du projet de loi porte sur une approche descendante afin de coordonner un plus grand volume de production alimentaire au niveau mondial plutôt que de traiter des méthodes d’accès et de production durable, ce qui constitue une approche dangereuse. Le projet de loi exige qu’une part plus importante des dépenses agricoles soit consacrée aux biotechnologies et aux cultures OGM afin d’augmenter la production alimentaire, sans faire référence aux systèmes alimentaires et agricoles écologiquement durables. Voilà pourquoi il oriente l’aide des Etats-Unis dans une direction néfaste. \n\nD. Promouvoir la multifonctionnalité de l’agriculture  \nLe rapport de l’IAASTD nous met en garde : nous devons revoir notre définition de la productivité et reconnaître la multifonctionnalité de l’agriculture. Depuis les années 1980, les Etats-Unis et l’Union européenne sont le fer de lance des technologies agricoles qui renforcent le secteur privé plutôt que la productivité des petits agriculteurs. Il s’agit d’une approche à forte intensité énergétique fondée sur les intrants chimiques, tels que les pesticides et les engrais, les semences OGM, ainsi que d’autres technologies destinées à augmenter les rendements agricoles pour l’exportation. \n\nUne approche multifonctionnelle nécessite un changement fondamental des pratiques de production qui prenne en compte des considérations sociales, environnementales et économiques. L’agriculture est un moyen de subsistance, mais, dans de nombreuses sociétés, elle constitue également la source immédiate de sécurité alimentaire des foyers, elle fait partie de l’identité culturelle et elle est intimement liée à la gestion durable des ressources naturelles. Une approche multifonctionnelle s’attelle à responsabiliser les communautés rurales, dont les vies et les moyens de subsistance sont liés économiquement, socialement et culturellement à l’agriculture, en leur octroyant l’accès au crédit, à la technologie et à d’autres ressources qu’ils sont également habilités à contrôler afin d’employer au mieux et de protéger les écosystèmes. Cette approche respecte la connaissance traditionnelle et l’innovation locale et exige que soient instaurées certaines garanties afin de protéger les ressources naturelles et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. L’agroécologie, l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation et l’agroforesterie sont autant de méthodes de production qui contribuent à cette vision. \n\nDans la pratique, l’Union européenne et les Etats-Unis devraient apporter un meilleur soutien aux politiques agricoles des pays en voie de développement en encourageant un environnement politique tenant compte des divers facteurs qui freinent les petits agriculteurs, hommes et femmes, les foyers dirigés par des femmes et les travailleurs qui ne possèdent pas de terres, dans leur recherche de conditions de vie sûres et décentes pour eux-mêmes et pour leurs familles. Un tel contexte politique habilitant doit être fondé au minimum sur les critères suivants : \n1. Engagement envers la durabilité écologique. \n2. Accès des petits producteurs, notamment ceux qui sont dépourvus de ressources, et particulièrement les femmes, à une terre fertile et à l’eau. \n3. Soutien à l’accès des pauvres des zones rurales aux services d’extension et aux services financiers. \n4. Participation des petits producteurs et de leurs représentants dans les discussions politiques. \n5. Investissement dans la recherche, le développement et l’utilisation des variétés de semences locales et protection du droit des agriculteurs à conserver les semences. \n6. Accès fiable pour les petits producteurs aux marchés locaux, régionaux et mondiaux. \n7. Soutien aux coopératives d’agriculteurs et engagement collectif dans les chaînes de valeurs agricoles.\n\nE. Aborder la volatilité des prix : réserves alimentaires et interdiction de la spéculation excessive  \nEn pleine crise alimentaire mondiale, les gouvernements, les entreprises et la société civile se sont ralliés autour du besoin de répondre à la volatilité du marché, notamment car les marchés volatiles produisent des effets déstabilisants sur les agriculteurs et sur l’offre, mais également sur les consommateurs intermédiaires et finaux. Peu nombreux sont ceux à qui ce genre de volatilité a profité, si ce n’est les grandes entreprises et les spéculateurs. Un moyen de rendre les marchés moins volatiles consiste à ce que les gouvernements créent des stocks, comme l’ont fait l’Inde et la Chine, qu’ils mettent à disposition une fois que l’approvisionnement s’amenuise. Une autre étape importante consiste à réglementer la spéculation sur les marchés de matières premières. L’Union européenne et les Etats-Unis doivent prendre des mesures afin de parvenir à ces deux réformes. \n\nRéserves alimentaires  \nPriorité doit être donnée à la création de stocks alimentaires à un moment où le ratio stocks/utilisation est au plus bas de son histoire et rend les marchés particulièrement vulnérables aux chocs. Les pays et les experts doivent : \n1. Revisiter les différentes expériences aux niveaux locaux, nationaux et régionaux afin de définir les « bonnes pratiques » pour mettre en place des réserves alimentaires. \n2. Réglementer les efforts pour organiser les réserves alimentaires par le biais de règles internationales qui placent au cœur des priorités la sécurité alimentaire à court et à long terme ainsi que les systèmes alimentaires locaux durables. \n3. Développer une approche coordonnée visant à réglementer les programmes de réserves alimentaires aux niveaux locaux, nationaux et régionaux en définissant le type de programme, le partage des coûts et le processus de libération de réserves en période de pénurie. \n\nRéglementer strictement les échanges de matières premières \nL’Union européenne et les Etats-Unis doivent interdire tout excès de spéculation sur les matières premières agricoles. Ils doivent : \n1. Réaffirmer l’autorité des gouvernements à réglementer les marchés financiers. \n2. Obliger les investisseurs à déclarer la totalité de leurs transactions de matières premières. \n3. Imposer des « limites de positionnement », c’est-à-dire limiter les sommes investies dans les échanges de matières premières, à tous les participants des marchés en fonction de la taille du marché pour une matière première donnée. \n4. Préconiser une variante de la taxe Tobin sur les échanges de matières premières, qui serve à la fois de mesure réglementaire visant à dissuader l’excès de spéculation, et de moyen pour renforcer les projets de développement. \n5. Interdire les fonds indiciels de matières premières qui regroupent jusqu’à 24 matières premières agricoles, énergétiques, de produits de base et de métaux précieux et ont une incidence particulièrement élevée sur la volatilité des prix. \n\nF. Ouvrir une nouvelle voie commerciale\nSans une réforme ambitieuse des politiques commerciales, l’engagement verbal de l’Union européenne et des Etats-Unis à lutter contre la faim demeurera limité. L’Union européenne et les Etats-Unis doivent : \n\n1. Etablir des règles commerciales qui valorisent leurs engagements envers les droits de l’Homme. Cela signifie respecter les principes de participation, de transparence, de responsabilité et d’accès à la justice. Les Etats-Unis doivent adopter l’U.S. Trade Act de 2008 comme schéma directeur de leurs négociations commerciales. Il rétablit le droit du Congrès à réviser les accords commerciaux, impose que la priorité soit donnée à la mise en place d’accords concernant les droits de l’Homme et l’environnement et renforce la compétence du Congrès à faire figurer le commerce équitable à l’ordre du jour politique. L’Union européenne doit fondamentalement redéfinir sa stratégie d’une Europe compétitive face aux crises mondiales afin de ne plus être centrée sur des intérêts commerciaux étroits, mais sur la réalisation d’objectifs de développement durable à long terme.\n\n2. Reconnaître le droit des pays en voie de développement à disposer d’une marge de manoeuvre politique dans les accords commerciaux. L’Union européenne et les Etats- Unis doivent cesser de lutter pour l’accès au marché de leurs propres producteurs, dans les négociations commerciales avec les pays pauvres. Tout accord commercial conclu avec les pays en voie de développement doit faciliter le déploiement d’un mécanisme de sauvegarde spécial, qui permettrait à un gouvernement d’augmenter temporairement ses droits de douane afin de défendre les priorités en matière de sécurité alimentaire et de développement rural, en cas d’afflux d’importations ou de perturbation des prix. \n\n3. Renforcer et simplifier les règles du commerce international afin de refréner le dumping. De nouvelles définitions font défaut, tout comme les moyens de mesurer les marges de dumping réalisées sur les coûts de production par rapport aux prix intérieurs. \n\n4. Supprimer les subventions à l’exportation qui dénaturent le commerce en permettant à l’agroalimentaire d’avoir la mainmise sur les marchés mondiaux. \n\nG. Réguler la puissance du marché \nBon nombre d’entreprises qui contrôlent de grands pans du système alimentaire et agricole mondial sont implantées dans l’Union européenne ou aux Etats-Unis. Voilà pourquoi ces derniers doivent réguler l’activité des entreprises dans leurs pays et à l’étranger afin de promouvoir un système plus juste de production, consommation et distribution de l’alimentation, en favorisant les systèmes alimentaires locaux et les producteurs des petites exploitations. \n\nEn Europe, un rapport récent rédigé par l’eurodéputée Katerina Batzeli et approuvé par le Parlement européen met en lumière les mesures « proactives » nécessaires pour réfréner le pouvoir des grands revendeurs et des intermédiaires. L’une d’entre elles préconise un système européen de surveillance du marché et la création d’un observatoire international des prix des produits agricoles énergétiques et alimentaires. Une autre cherche à instaurer des politiques qui créeraient des relations plus nombreuses et plus directes entre producteurs et consommateurs. Ces premières étapes sont des amorces et la Commission et le Conseil devraient désormais en prendre note. \n\nAux Etats-Unis, le président Obama a lui aussi manifesté son intérêt à renforcer les politiques réglementant la concurrence. Il a fait voter un décret interdisant à toute personne ne faisant plus partie de l’administration Obama de mener un lobby afin que cette administration quitte le pouvoir. En outre, quiconque ayant fait pression sur une agence gouvernementale au cours des deux dernières années n’est pas autorisé à faire partie de son administration. Ce sont également des amorces. Il faut bien plus que ces premières mesures. L’Union européenne et les Etats-Unis doivent notamment se rallier à la demande de la « Commission Stiglitz » sur la crise financière pour que soit mise en place une « autorité mondiale de la concurrence ». La nécessité d’instaurer une telle autorité s’est imposée lors de l’effondrement du secteur financier, mais s’applique tout aussi bien au secteur agricole."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-la-donne-incombe-a-lue-et-aux-etats-unis/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/changer-la-donne-incombe-a-lue-et-aux-etats-unis/","name":"Changer la donne incombe à l’UE et aux Etats-Unis - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2009-10-01T17:39:00+00:00","description":"En tant que principaux acteurs sur les marchés agricoles mondiaux non réglementés, l’UE et les Etats-Unis doivent apporter leur contribution et donner une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-articles-du-traite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-articles-du-traite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les articles du traité","datePublished":"2005-04-02T11:01:00+00:00","dateModified":"2021-11-25T11:22:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-articles-du-traite/"},"wordCount":5585,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Europe de l'Est"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Article I-2\nLes valeurs de l'Union\n\nL'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.\nArticle I-4\nLibertés fondamentales et non-discrimination\n\n1. La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la  liberté d'établissement, sont garanties par l'Union et à l'intérieur de celle-ci, conformément à la Constitution.\n \nArticle I-9\nDroits fondamentaux\n\n1. L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux qui constitue la partie II.\n\n2. L'Union adhère à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Cette adhésion ne modifie pas les compétences de l'Union telles qu'elles sont définies dans la Constitution.\n\n3. Les droits fondamentaux, tels qu'ils sont garantis par la Convention européenne de sauvegarde\ndes droits de l'Homme et des libertés fondamentales et tels qu'ils résultent des traditions constitutionnelles communes aux États membres, font partie du droit de l'Union en tant que principes généraux.\n \nArticle I-47\n\nPrincipe de la démocratie participative\n\n1. Les institutions donnent, par les voies appropriées, aux citoyens et aux associations représentatives la possibilité de faire connaître et d'échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d'action de l'Union.\n\n2. Les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile.\n\n3. En vue d'assurer la cohérence et la transparence des actions de l'Union, la Commission procède à de larges consultations des parties concernées.\n\n4. Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application de la Constitution.\n\nLa loi européenne arrête les dispositions relatives aux procédures et conditions requises pour la  présentation d'une telle initiative citoyenne, y compris le nombre minimum d'États membres dont les citoyens qui la présentent doivent provenir.\n \nArticle I-52\n\nStatut des églises et des organisations non confessionnelles\n\n1. L'Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres.\n\n2. L'Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles.\n\n3. Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l'Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations.\n  \nLa Charte des droits fondamentaux de l’Union\nDignité\nArticle II-61\nDignité humaine\nLa dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée.\nArticle II-62\nDroit à la vie\n1. Toute personne a droit à la vie.\n2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.\nArticle II-63\nDroit à l'intégrité de la personne\n1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale.\n\n2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés:\n\na) le consentement libre et éclairé de la personne concernée, selon les modalités définies par la loi;\n\nb) l'interdiction des pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes;\n\nc) l'interdiction de faire du corps humain et de ses parties, en tant que tels, une source de profit;\nd) l'interdiction du clonage reproductif des êtres humains.\nArticle II-64\nInterdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants\n\nNul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.\nArticle II-65\nInterdiction de l'esclavage et du travail forcé\n1. Nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude.\n2. Nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire.\n3. La traite des êtres humains est interdite.\n \nLibertés\nArticle II-66\nDroit à la liberté et à la sûreté\nToute personne a droit à la liberté et à la sûreté.\nArticle II-67\nRespect de la vie privée et familiale\n\nToute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications.\nArticle II-68\nProtection des données à caractère personnel\n\n1. Toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant.\n\n2. Ces données doivent être traitées loyalement, à des fins déterminées et sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d'un autre fondement légitime prévu par la loi.\n\nToute personne a le droit d'accéder aux données collectées la concernant et d'en obtenir la rectification.\n\n3. Le respect de ces règles est soumis au contrôle d'une autorité indépendante.\nArticle II-69\nDroit de se marier et droit de fonder une famille\n\nLe droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l'exercice.\nArticle II-70\nLiberté de pensée, de conscience et de religion\n\n1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.\n\n2. Le droit à l'objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l'exercice.\nArticle II-71\nLiberté d'expression et d'information\n\n1. Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.\n2. La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.\nArticle II-72\nLiberté de réunion et d'association\n\n1. Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association à tous les niveaux, notamment dans les domaines politique, syndical et civique, ce qui implique le droit de toute personne de fonder avec d'autres des syndicats et de s'y affilier pour la défense de ses intérêts.\n\n2. Les partis politiques au niveau de l'Union contribuent à l'expression de la volonté politique des citoyens de l'Union.\nArticle II-73\nLiberté des arts et des sciences\n\nLes arts et la recherche scientifique sont libres. La liberté académique est respectée.\nArticle II-74\nDroit à l'éducation\n\n1. Toute personne a droit à l'éducation, ainsi qu'à l'accès à la formation professionnelle et continue.\n\n2. Ce droit comporte la faculté de suivre gratuitement l'enseignement obligatoire.\n\n3. La liberté de créer des établissements d'enseignement dans le respect des principes\n\ndémocratiques, ainsi que le droit des parents d'assurer l'éducation et l'enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon\nles lois nationales qui en régissent l'exercice.\nArticle II-75\nLiberté professionnelle et droit de travailler\n\n1. Toute personne a le droit de travailler et d'exercer une profession librement choisie ou acceptée.\n\n2. Tout citoyen de l'Union a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s'établir ou de fournir des services dans tout État membre.\n\n3. Les ressortissants des pays tiers qui sont autorisés à travailler sur le territoire des États membres ont droit à des conditions de travail équivalentes à celles dont bénéficient les citoyens de l'Union.\nArticle II-76\nLiberté d'entreprise\n\nLa liberté d'entreprise est reconnue conformément au droit de l'Union et aux législations et pratiques nationales.\nArticle II-77\nDroit de propriété\n\n1. Toute personne a le droit de jouir de la propriété des biens qu'elle a acquis légalement, de les utiliser, d'en disposer et de les léguer. Nul ne peut être privé de sa propriété, si ce n'est pour cause d'utilité publique, dans des cas et conditions prévus par une loi et moyennant en temps utile une juste indemnité pour sa perte. L'usage des biens peut être réglementé par la loi dans la mesure nécessaire à\nl'intérêt général.\n2. La propriété intellectuelle est protégée.\nArticle II-78\nDroit d'asile\n\nLe droit d'asile est garanti dans le respect des règles de la convention de Genève du 28 juillet 1951 et du protocole du 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés et conformément à la Constitution.\nArticle II-79\nProtection en cas d'éloignement, d'expulsion et d'extradition\n1. Les expulsions collectives sont interdites.\n\n2. Nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu'il soit soumis à la peine de mort, à la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants.\n \nEgalité\nArticle II-80\nÉgalité en droit\nToutes les personnes sont égales en droit.\nArticle II-81\nNon-discrimination\n\n1. Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.\n\n2. Dans le domaine d'application de la Constitution et sans préjudice de ses dispositions particulières, toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite.\nArticle II-82\nDiversité culturelle, religieuse et linguistique\nL'Union respecte la diversité culturelle, religieuse et linguistique.\nArticle II-83\nÉgalité entre femmes et hommes\n\nL'égalité entre les femmes et les hommes doit être assurée dans tous les domaines, y compris en matière d'emploi, de travail et de rémunération.\n\nLe principe de l'égalité n'empêche pas le maintien ou l'adoption de mesures prévoyant des avantages spécifiques en faveur du sexe sous-représenté.\nArticle II-84\nDroits de l'enfant\n\n1. Les enfants ont droit à la protection et aux soins nécessaires à leur bien-être. Ils peuvent exprimer leur opinion librement. Celle-ci est prise en considération pour les sujets qui les concernent, en fonction de leur âge et de leur maturité.\n\n2. Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.\n\n3. Tout enfant a le droit d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt.\nArticle II-85\nDroits des personnes âgées\n\nL'Union reconnaît et respecte le droit des personnes âgées à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle.\nArticle II-86\nIntégration des personnes handicapées\n\nL'Union reconnaît et respecte le droit des personnes handicapées à bénéficier de mesures visant à assurer leur autonomie, leur intégration sociale et professionnelle et leur participation à la vie de la communauté.\nSolidarité\nArticle II-87\n\nDroit à l'information et à la consultation des travailleurs au sein de l'entreprise. Les travailleurs ou leurs représentants doivent se voir garantir, aux niveaux appropriés, une information et une consultation en temps utile, dans les cas et conditions prévus par le droit de l'Union et les législations et pratiques nationales.\nArticle II-88\nDroit de négociation et d'actions collectives\n\nLes travailleurs et les employeurs, ou leurs organisations respectives, ont, conformément au droit de l'Union et aux législations et pratiques nationales, le droit de négocier et de conclure des conventions collectives aux niveaux appropriés et de recourir, en cas de conflits d'intérêts, à des actions collectives pour la défense de leurs intérêts, y compris la grève.\nArticle II-89\nDroit d'accès aux services de placement\nToute personne a le droit d'accéder à un service gratuit de placement.\nArticle II-90\nProtection en cas de licenciement injustifié\n\nTout travailleur a droit à une protection contre tout licenciement injustifié, conformément au droit de l'Union et aux législations et pratiques nationales.\nArticle II-91\nConditions de travail justes et équitables\n\n1. Tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité.\n\n2. Tout travailleur a droit à une limitation de la durée maximale du travail et à des périodes de repos\n\njournalier et hebdomadaire, ainsi qu'à une période annuelle de congés payés.\nArticle II-92\nInterdiction du travail des enfants et protection des jeunes au travail\n\nLe travail des enfants est interdit. L'âge minimal d'admission au travail ne peut être inférieur à l'âge auquel cesse la période de scolarité obligatoire, sans préjudice des règles plus favorables aux jeunes et sauf dérogations limitées.\n\nLes jeunes admis au travail doivent bénéficier de conditions de travail adaptées à leur âge et être protégés contre l'exploitation économique ou contre tout travail susceptible de nuire à leur sécurité, à leur santé, à leur développement physique, mental, moral ou social ou de compromettre leur éducation.\nArticle II-93\nVie familiale et vie professionnelle\n\n1. La protection de la famille est assurée sur le plan juridique, économique et social.\n\n2. Afin de pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle, toute personne a le droit d'être protégée contre tout licenciement pour un motif lié à la maternité, ainsi que le droit à un congé de maternité payé et à un congé parental à la suite de la naissance ou de l'adoption d'un enfant.\nArticle II-94\nSécurité sociale et aide sociale\n\n1. L'Union reconnaît et respecte le droit d'accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que la maternité, la maladie, les accidents du travail, la dépendance ou la vieillesse, ainsi qu'en cas de perte d'emploi, selon les règles établies par le droit de l'Union et les législations et pratiques nationales.\n\n2. Toute personne qui réside et se déplace légalement à l'intérieur de l'Union a droit aux prestations de sécurité sociale et aux avantages sociaux, conformément au droit de l'Union et aux législations et pratiques nationales.\n\n3. Afin de lutter contre l'exclusion sociale et la pauvreté, l'Union reconnaît et respecte le droit à une aide sociale et à une aide au logement destinées à assurer une existence digne à tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, selon les règles établies par le droit de l'Union et les législations et pratiques nationales.\nArticle II-95\nProtection de la santé\n\nToute personne a le droit d'accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales. Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en oeuvre de toutes les politiques et actions de l'Union.\nArticle II-96\nAccès aux services d'intérêt économique général\n\nL'Union reconnaît et respecte l'accès aux services d'intérêt économique général tel qu'il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément à la Constitution, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l'Union.\nArticle II-97\nProtection de l'environnement\n\nUn niveau élevé de protection de l'environnement et l'amélioration de sa qualité doivent être intégrés dans les politiques de l'Union et assurés conformément au principe du développement durable.\nArticle II-98\nProtection des consommateurs\n\nUn niveau élevé de protection des consommateurs est assuré dans les politiques de l'Union.\nCitoyenneté\nArticle II-99\nDroit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen\n\n1. Tout citoyen de l'Union a le droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen dans l'État membre où il réside, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.\n\n2. Les membres du Parlement européen sont élus au suffrage universel direct, libre et secret.\nArticle II-100\nDroit de vote et d'éligibilité aux élections municipales\n\nTout citoyen de l'Union a le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales dans l'État membre où il réside, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.\nArticle II-101\nDroit à une bonne administration\n\n1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union.\n2. Ce droit comporte notamment:\n\na) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre;\n\nb) le droit d'accès de toute personne au dossier qui la concerne, dans le respect des intérêts légitimes de la confidentialité et du secret professionnel et des affaires;\n\nc) l'obligation pour l'administration de motiver ses décisions.\n\n3. Toute personne a droit à la réparation par l'Union des dommages causés par les institutions, ou par ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, conformément aux principes généraux communs aux droits des États membres.\n\n4. Toute personne peut s'adresser aux institutions de l'Union dans une des langues de la Constitution et doit recevoir une réponse dans la même langue.\nArticle II-102\nDroit d'accès aux documents\n\nTout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a un droit d'accès aux documents des institutions, organes et organismes de l'Union, quel que soit leur support.\nArticle II-103\nMédiateur européen\n\nTout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de saisir le médiateur européen de cas de mauvaise administration dans l'action des institutions, organes ou organismes de l'Union, à l'exclusion de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'exercice de ses fonctions juridictionnelles.\nArticle II-104\nDroit de pétition\n\nTout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de pétition devant le Parlement européen.\nArticle II-105\nLiberté de circulation et de séjour\n\n1. Tout citoyen de l'Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres.\n\n2. La liberté de circulation et de séjour peut être accordée, conformément à la Constitution, aux ressortissants de pays tiers résidant légalement sur le territoire d'un État membre.\nArticle II-106\nProtection diplomatique et consulaire\n\nTout citoyen de l'Union bénéficie, sur le territoire d'un pays tiers où l'État membre dont il est ressortissant n'est pas représenté, de la protection des autorités diplomatiques et consulaires de tout État membre dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.\n \nJustice\nArticle II-107\nDroit à un recours effectif et à accéder à un tribunal impartial\n\nToute personne dont les droits et libertés garantis par le droit de l'Union ont été violés a droit à un recours effectif devant un tribunal dans le respect des conditions prévues au présent article.\n\nToute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial, établi préalablement par la loi. Toute personne a la possibilité de se faire conseiller, défendre et représenter.\n\nUne aide juridictionnelle est accordée à ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, dans la mesure où cette aide serait nécessaire pour assurer l'effectivité de l'accès à la justice.\nArticle II-108\nPrésomption d'innocence et droits de la défense\n\n1. Tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.\n2. Le respect des droits de la défense est garanti à tout accusé.\nArticle II-109\nPrincipes de légalité et de proportionnalité des délits et des peines\n\n1. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d'après le droit national ou le droit international. De même, il n'est infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'infraction a été commise. Si, postérieurement à cette infraction, la loi prévoit une peine plus légère, celle-ci doit être appliquée.\n\n2. Le présent article ne porte pas atteinte au jugement et à la punition d'une personne coupable d'une action ou d'une omission qui, au moment où elle a été commise, était criminelle d'après les principes généraux reconnus par l'ensemble des nations.\n\n3. L'intensité des peines ne doit pas être disproportionnée par rapport à l'infraction.\nArticle II-110\n\nDroit à ne pas être jugé ou puni pénalement deux fois pour une même infraction\n\nNul ne peut être poursuivi ou puni pénalement en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné dans l'Union par un jugement pénal définitif conformément à la loi.\nArticle II-111\nChamp d'application\n\n1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en oeuvre le droit de l'Union. En conséquence, ils respectent les droits, observent les principes et en promeuvent l'application, conformément à leurs compétences respectives et dans le respect des limites des compétences de l'Union telles qu'elles lui sont conférées dans les autres parties de la Constitution.\n\n2. La présente Charte n'étend pas le champ d'application du droit de l'Union au-delà des compétences de l'Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l'Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les autres parties de la Constitution.\n \nArticle II-112\nPortée et interprétation des droits et des principes\n\n1. Toute limitation de l'exercice des droits et libertés reconnus par la présente Charte doit être prévue par la loi et respecter le contenu essentiel desdits droits et libertés. Dans le respect du principe de proportionnalité, des limitations ne peuvent être apportées que si elles sont nécessaires et répondent effectivement à des objectifs d'intérêt général reconnus par l'Union ou au besoin de protection des droits et libertés d'autrui.\n\n2. Les droits reconnus par la présente Charte qui font l'objet de dispositions dans d'autres parties de la Constitution s'exercent dans les conditions et limites y définies.\n\n3. Dans la mesure où la présente Charte contient des droits correspondant à des droits garantis par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, leur sens et leur portée sont les mêmes que ceux que leur confère ladite convention. Cette disposition ne fait pas obstacle à ce que le droit de l'Union accorde une protection plus étendue.\n\n4. Dans la mesure où la présente Charte reconnaît des droits fondamentaux tels qu'ils résultent des traditions constitutionnelles communes aux États membres, ces droits doivent être interprétés en harmonie avec lesdites traditions.\n\n5. Les dispositions de la présente Charte qui contiennent des principes peuvent être mises en oeuvre par des actes législatifs et exécutifs pris par les institutions, organes et organismes de l'Union, et par des actes des États membres lorsqu'ils mettent en oeuvre le droit de l'Union, dans l'exercice de leurs compétences respectives. Leur invocation devant le juge n'est admise que pour l'interprétation et le contrôle de la légalité de tels actes.\n\n6. Les législations et pratiques nationales doivent être pleinement prises en compte comme précisé dans la présente Charte.\n\n7. Les explications élaborées en vue de guider l'interprétation de la Charte des droits fondamentaux sont dûment prises en considération par les juridictions de l'Union et des États membres.\n \nArticle II-113\nNiveau de protection\n\nAucune disposition de la présente Charte ne doit être interprétée comme limitant ou portant atteinte aux droits de l'homme et libertés fondamentales reconnus, dans leur champ d'application respectif, par le droit de l'Union, le droit international et les conventions internationales auxquelles sont parties l'Union, ou tous les États membres, et notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, ainsi que par les constitutions des États membres.\nArticle II-114\nInterdiction de l'abus de droit\n\nAucune des dispositions de la présente Charte ne doit être interprétée comme impliquant un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans la présente Charte ou à des limitations plus amples des droits et libertés que celles qui sont prévues par la présente Charte.\nLes politiques et le fonctionnement de l’Union\nArticle III-118\n\nDans la définition et la mise en oeuvre des politiques et actions visées à la présente partie, l'Union cherche à combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la race ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.\nEspace de liberté, de sécurité et de justice\nArticle III-257\n\n1. L'Union constitue un espace de liberté, de sécurité et de justice dans le respect des droits fondamentaux et des différents systèmes et traditions juridiques des États membres.\n\n2. Elle assure l'absence de contrôles des personnes aux frontières intérieures et développe une politique commune en matière d'asile, d'immigration et de contrôle des frontières extérieures qui est fondée sur la solidarité entre États membres et qui est équitable à l'égard des ressortissants des pays tiers. Aux fins du présent chapitre, les apatrides sont assimilés aux ressortissants des pays tiers.\n\n3. L'Union oeuvre pour assurer un niveau élevé de sécurité par des mesures de prévention de la criminalité, du racisme et de la xénophobie, ainsi que de lutte contre ceux-ci, par des mesures de coordination et de coopération entre autorités policières et judiciaires et autres autorités compétentes, ainsi que par la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires en matière pénale et, si nécessaire, par le rapprochement des législations pénales.\n\n4. L'Union facilite l'accès à la justice, notamment par le principe de reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires et extrajudiciaires en matière civile.\n\nPolitiques relatives aux contrôles aux frontières, à l’asile et à l’immigration\nArticle III-265\n1. L'Union développe une politique visant:\n\na) à assurer l'absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu'elles franchissent les frontières intérieures;\n\nb) à assurer le contrôle des personnes et la surveillance efficace du franchissement des frontières extérieures;\n\nc) à mettre en place progressivement un système intégré de gestion des frontières extérieures.\n\n2. Aux fins du paragraphe 1, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures portant sur:\n\na) la politique commune de visas et d'autres titres de séjour de courte durée;\n\nb) les contrôles auxquels sont soumises les personnes franchissant les frontières extérieures;\n\nc) les conditions dans lesquelles les ressortissants des pays tiers peuvent circuler librement dans l'Union pendant une courte durée;\n\nd) toute mesure nécessaire pour l'établissement progressif d'un système intégré de gestion des frontières extérieures;\n\ne) l'absence de contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu'elles franchissent les frontières intérieures.\n\n3. Le présent article n'affecte pas la compétence des États membres concernant la délimitation géographique de leurs frontières, conformément au droit international.\nArticle III-266\n\n1. L'Union développe une politique commune en matière d'asile, de protection subsidiaire et de protection temporaire visant à offrir un statut approprié à tout ressortissant d'un pays tiers nécessitant une protection internationale et à assurer le respect du principe de non-refoulement. Cette politique doit être conforme à la Convention de Genève du 28 juillet 1951 et au protocole du 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés, ainsi qu'aux autres traités pertinents.\n\n2. Aux fins du paragraphe 1, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures relatives à un système européen commun d'asile comportant:\n\na) un statut uniforme d'asile en faveur de ressortissants de pays tiers, valable dans toute l'Union;\n\nb) un statut uniforme de protection subsidiaire pour les ressortissants des pays tiers qui, sans obtenir l'asile européen, ont besoin d'une protection internationale;\n\nc) un système commun visant, en cas d'afflux massif, une protection temporaire des personnes déplacées;\n\nd) des procédures communes pour l'octroi et le retrait du statut uniforme d'asile ou de protection subsidiaire;\n\ne) des critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile ou de protection subsidiaire;\n\nf) des normes concernant les conditions d'accueil des demandeurs d'asile ou de protection subsidiaire;\n\ng) le partenariat et la coopération avec des pays tiers pour gérer les flux de personnes demandant l'asile ou une protection subsidiaire ou temporaire.\n\n3. Au cas où un ou plusieurs États membres se trouvent dans une situation d'urgence caractérisée par un afflux soudain de ressortissants de pays tiers, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut adopter des règlements ou décisions européens comportant des mesures provisoires au profit du ou des États membres concernés. Il statue après consultation du Parlement européen.\nArticle III-267\n\n1. L'Union développe une politique commune de l'immigration visant à assurer, à tous les stades, une gestion efficace des flux migratoires, un traitement équitable des ressortissants de pays tiers en séjour régulier dans les États membres, ainsi qu'une prévention de l'immigration illégale et de la traite des êtres humains et une lutte renforcée contre celles-ci.\n\n2. Aux fins du paragraphe 1, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures dans les domaines suivants:\n\na) les conditions d'entrée et de séjour, ainsi que les normes concernant la délivrance par les États\n\nmembres de visas et de titres de séjour de longue durée, y compris aux fins du regroupement familial;\n\nb) la définition des droits des ressortissants des pays tiers en séjour régulier dans un État membre, y compris les conditions régissant la liberté de circulation et de séjour dans les autres États membres;\n\nc) l'immigration clandestine et le séjour irrégulier, y compris l'éloignement et le rapatriement des personnes en séjour irrégulier;\n\nd) la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants.\n\n3. L'Union peut conclure avec des pays tiers des accords visant la réadmission, dans les pays d'origine ou de provenance, de ressortissants de pays tiers qui ne remplissent pas ou qui ne remplissent plus les conditions d'entrée, de présence ou de séjour sur le territoire de l'un des États membres.\n\n4. La loi ou loi-cadre européenne peut établir des mesures pour encourager et appuyer l'action des États membres en vue de favoriser l'intégration des ressortissants de pays tiers en séjour régulier sur leur territoire, à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres.\n\n5. Le présent article n'affecte pas le droit des États membres de fixer les volumes d'entrée des ressortissants de pays tiers, en provenance de pays tiers, sur leur territoire dans le but d'y rechercher un emploi salarié ou non salarié."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-articles-du-traite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-articles-du-traite/","name":"Les articles du traité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-02T11:01:00+00:00","dateModified":"2021-11-25T11:22:09+00:00","description":"Article I-2 Les valeurs de l'Union L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-reconstruction-equitable-et-durable/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-reconstruction-equitable-et-durable/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Une reconstruction équitable et durable","datePublished":"2005-06-17T10:19:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-reconstruction-equitable-et-durable/"},"wordCount":281,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour garantir une aide adaptée aux besoins des populations, il est indispensable d'associer les ONG locales aux décisions, à la définition des besoins et des stratégies.\n\n\n\nCe sont les plus pauvres qui ont le plus perdu !\nSelon la presse économique, le tsunami aura un impact économique faible. Ce sont les pauvres, les gens ordinaires qui  « vont payer le plus lourd tribut »...\nLire\n\nRelancer une pêche artisanale durable\nLa pêche artisanale faisait vivre des centaines de milliers d’habitants côtiers. Elle est génératrice d'emplois, elle assure des revenus et une alimentation aux petits pêcheurs et à leur famille, elle est plus respectueuse de la ressource halieutique que la pêche industrielle...\nLire\n\nUn accès aux terres favorable au développement\nLes terres dévastées par le tsunami font l'objet d'une compétition âpre entre populations de pêcheurs et de paysans et investisseurs dans l'industrie du tourisme ou de l'aquaculture.\nLire\n\nAgir en direction des populations marginalisées\nLes Dalits (Intouchables) en Inde, les Tamouls du Nord-Est du Sri Lanka, les travailleurs birmans en Thaïlande, les déplacés à Aceh... ont généralement été délaissés par leurs gouvernements, voire par les organisations internationales.\nNos partenaires ont privilégié l’aide à ces laissés pour compte.\nLire les pages par pays.\n\nAider les victimes indirectes\nIl faut certes réhabiliter les maisons, les bateaux, les commerces ou les champs des habitants côtiers directement touchés par le raz-de-marée. Mais il existe aussi des milliers de victimes indirectes plus difficiles à identifier. Elles sont souvent oubliées…\nLire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-reconstruction-equitable-et-durable/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/une-reconstruction-equitable-et-durable/","name":"Une reconstruction équitable et durable - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-06-17T10:19:00+00:00","description":"Pour garantir une aide adaptée aux besoins des populations, il est indispensable d'associer les ONG locales aux décisions, à la définition des besoins et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-mois-apres-le-seisme-en-haiti-le-ccfd-terre-solidaire-fait-le-point-sur-son-action/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-mois-apres-le-seisme-en-haiti-le-ccfd-terre-solidaire-fait-le-point-sur-son-action/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"6 mois après le séisme en Haïti, le CCFD-Terre Solidaire fait le point sur son action","datePublished":"2010-07-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:24+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-mois-apres-le-seisme-en-haiti-le-ccfd-terre-solidaire-fait-le-point-sur-son-action/"},"wordCount":555,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, le 12 juillet 2010\n\nL'appel au don lancé par le CCFD-Terre Solidaire suite au séisme en Haïti lui a permis de collecter 2 millions d'euros pour renforcer son soutien auprès des 7 ong locales qui sont ses partenaires dans le pays. Dans un premier temps, cette aide a été utilisée pour faire face à des besoins d'urgence. Le CCFD-Terre Solidaire travaille actuellement à des actions de long terme pour relancer la production agricole et favoriser la structuration de la société civile.\n\n\nDans la phase d'urgence, le CCFD-Terre Solidaire a engagé 420 000 € auprès de ses\npartenaires selon 5 axes\n\nmettre à disposition un fonds de solidarité pour faire face aux besoins de première urgence des populations (kit alimentaire, remise en état de maisons, reprise de la scolarité des enfants ...)mettre les populations sinistrées à l'abri : 150 tentes et 3 000 bâches ont été envoyées pour abriter des populations sinistrées à Gressier, aux Palmes et à Delatte,reconstituer la capacité d'intervention de ces ong locales, par la remise en état des locaux,renforcer l'accès aux soins des populations, par le financement de dispensaires aux Palmes et Delatte, et par une mission médicale effectuée en mars par des bénévoles du réseau du CCFD-Terre Solidaire du Loiret (200 à 300 personnes par jour ont pu être soignées dans des zones rurales abandonnés ou des camps de réfugiés (Gressier - clinique mobile et Mariani),fournir des semences vivrières locales : 100 000€ ont permis à 4 organisations paysannes d'acheter 75 T de pois, maïs... Deux d'entre elles ont décidé de distribuer ces semences sous forme de prêts et remboursements en nature, créant ainsi des banques de semences.\n\nA plus long terme le CCFD-Terre Solidaire accentue son soutien dans deux domaines\nprioritaires pour l'avenir du pays, dans lesquels ses partenaires sont engagés\n\nLe renforcement du développement agricole et rural\npar la construction d'un outil innovant de financement du développement rural, adapté aux spécificités du monde rural et accessibles aux paysans pour relancer et dynamiser l'agriculture haïtienne.par la création d'une filière de production locale de semences maraichères (toutes les semences maraichères sont actuellement importées)par l'appui à une filière mangue à Gros Morne, pour l'exportation et pour la consommation et transformation locales (mangue séchées, pulpe pour jus de fruit).\n\nBien organisés, ces partenaires s'investissent dans la structuration de la société civile et l'émergence de structures décentralisées (collectivités locales, bureaux décentralisés des organisations de la société civile) qui font défaut aujourd'hui encore en Haïti.\nConcert'Action prévoit d'appuyer 5 collectivités locales (aux Palmes et à Delatte) dans la création de centres administratifs autonomes (ils sont aujourd'hui liés au domicile de la personne en charge de la fonction) et dans la formation d'élus (droits, responsabilités, méthode).Iteca à décidé de décentraliser ses bureaux dans ses 4 zones d'intervention afin de contribuer à la structuration régionale et locale (Gressier, Gros Morne, St Marc, Savanette).\n\nContacts : \n\nVéronique de La Martinière 01 44 82 80 64 - 06 07 77 05 80\nNathalie Perramon 01 44 82 80 67 - 06 82 85 28 82"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-mois-apres-le-seisme-en-haiti-le-ccfd-terre-solidaire-fait-le-point-sur-son-action/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/6-mois-apres-le-seisme-en-haiti-le-ccfd-terre-solidaire-fait-le-point-sur-son-action/","name":"6 mois après le séisme en Haïti, le CCFD-Terre Solidaire fait le point sur son action - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-07-12T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:48:24+00:00","description":"Paris, le 12 juillet 2010 L'appel au don lancé par le CCFD-Terre Solidaire suite au séisme en Haïti lui a permis de collecter 2 millions d'euros pour","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fmi-et-banque-mondiale-ong-interdites-dentree/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fmi-et-banque-mondiale-ong-interdites-dentree/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"FMI et Banque mondiale : ONG interdites d&rsquo;entrée.","datePublished":"2006-09-15T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fmi-et-banque-mondiale-ong-interdites-dentree/"},"wordCount":349,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD se joint à l'appel au boycott du programme officiel des assemblées annuelles et demande au gouvernement d’exprimer publiquement son indignation (15 septembre 2006).\n\n\n\n\n15 septembre 2006 \n \nLes autorités de Singapour interdisent l’accès à une trentaine de représentants d’ong. Le CCFD se joint à l’appel au boycott du programme officiel des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, lancé aujourd’hui par plus de 160 ong à travers le monde. Il demande au gouvernement français de protester publiquement contre cette atteinte à la liberté d’expression.\n\nLe gouvernement de Singapour, qui doit accueillir les 19 et 20 septembre 2006 les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, refuse l’entrée à Singapour à 28 représentants d’ong, pourtant accrédités par le FMI et la Banque mondiale. Les protestations de ces institutions n’ont pas suffi à faire revenir le gouvernement de Singapour sur sa décision. La liste noire comprend plusieurs organisations avec lesquelles le CCFD travaille de longue date, dont le Forum pour le développement de l’Indonésie (INFID), Freedom from Debt Coalition des Philippines et la Campagne italienne pour la réforme de la Banque mondiale, des organisations qui participent régulièrement aux assemblées annuelles. \n\nLe CCFD dénonce une violation manifeste de la liberté d’expression de la part du gouvernement de Singapour et rejoint l’appel au boycott lancé par plus de 160 ong à travers le monde*. Pour Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD, « l’attitude des autorités de Singapour est inacceptable et le FMI et la Banque mondiale, qui ont choisi de tenir leurs rencontres dans cet Etat autoritaire, ont leur part de responsabilité dans cette affaire. Quelle crédibilité accorder à leurs discussions sur la ‘bonne gouvernance’ alors qu’ils cautionnent les pratiques répressives de leur hôte à l’encontre de la société civile ? Le discours anti-corruption de la Banque mondiale n’est guère plus convaincant, alors que Singapour est un paradis fiscal et judiciaire où s’abrite l’argent sale »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/fmi-et-banque-mondiale-ong-interdites-dentree/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/fmi-et-banque-mondiale-ong-interdites-dentree/","name":"FMI et Banque mondiale : ONG interdites d'entrée. - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-09-15T00:00:00+00:00","description":"Le CCFD se joint à l'appel au boycott du programme officiel des assemblées annuelles et demande au gouvernement d’exprimer publiquement son indignation","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dans-la-lutte-pour-la-justice-fiscale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dans-la-lutte-pour-la-justice-fiscale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bilan dans la lutte pour la justice fiscale","datePublished":"2011-02-24T17:45:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dans-la-lutte-pour-la-justice-fiscale/"},"wordCount":837,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Forum Social Mondial de Dakar a constitué un nouveau rendez-vous majeur pour les organisations de la société civile engagées dans la lutte pour la justice fiscale dans le monde entier.\n\n\n\n\n\nLe Réseau pour la Justice Fiscale (Tax Justice Network), lui-même né lors du FSM de Porto Alegre en 2003 et auquel appartient le CCFD-Terre Solidaire, a tenu à Dakar un grand nombre d’activités.\n\nPlus de 30 organisations venues de tous les continents étaient représentées lors de l’Assemblée générale du réseau qui s’est déroulée juste avant le FSM. Le réseau se structure et se renforce notamment à travers la mise en place de différentes dynamiques régionales en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Europe. De nombreuses initiatives ont été menées collectivement en 2010 au niveau international pour essayer d’influencer les débats au sein des organismes internationaux (G20, OCDE, GAFI, FMI, etc.) sur la fiscalité et la lutte contre les paradis fiscaux. Et l’agenda devrait s’accélérer encore au cours de l’année 2011 dans la perspective du G20 de Cannes au mois de novembre.\n\nPendant le FSM, le CCFD-Terre Solidaire a co-organisé avec TJN Afrique et d’autres partenaires deux ateliers : « Comment réformer les politiques fiscales en Afrique de l’Ouest pour plus de justice ? » (mardi 8 février)\n\nCet atelier avait pour objectif de favoriser les échanges autour des initiatives locales et régionales afin de mieux comprendre les défis dans les pays concernés et de tisser de nouveaux liens avec les organisations impliquées sur ces questions. A partir de trois interventions sur le Cameroun, la Cote d’Ivoire et la République Démocratique du Congo, le débat a permis d’aborder les principaux obstacles à la justice fiscale : évasion fiscale des entreprises, politiques d’attraction des investissement et exonérations fiscales, manque de transparence, faiblesse des administrations fiscales, corruption, manque d’appropriation de ces thématiques par les citoyens… Face à ces constats, différentes organisations ont présenté les actions qu’elles mènent et les outils qu’elles développent pour essayer de sensibiliser davantage les citoyens et les décideurs politiques locaux et nationaux sur la justice fiscale.\n\n« Comment faire campagne pour la justice fiscale au niveau national et international ? » (mercredi 9 février)\n\nCe second atelier a réuni des acteurs africains, européens et latino américains pour travailler sur les propositions de mobilisation citoyenne pour la justice fiscale. Afin d’enrichir les échanges, un rapide exposé critique de deux campagnes qui ont fait date dans le secteur de la solidarité internationale sur la dette et le commerce a été présenté. Il est apparu dans la discussion que les questions de justice fiscale disposent du même potentiel de mobilisation, si ce n’est plus, dans la mesure où elles concernent absolument tous les citoyens en temps que contribuables, travailleurs, électeurs, consommateurs, usagers des services publics, et bénéficiaires des systèmes de protection sociale. Il est donc indispensable de parvenir à construire des alliances larges avec l’ensemble des organisations citoyennes : associations de solidarité internationale, mouvements citoyens et syndicats. Nous avons également réaffirmé l’importance de mener simultanément des initiatives nationales pour plus de justice fiscale et des actions internationales contre les paradis fiscaux et les flux de capitaux illicites qui empêchent les pays de développer des politiques fiscales indépendantes et justes.\n\nEnfin, à l’occasion du FSM, le CCFD-Terre Solidaire a lancé avec une dizaine d’organisations du monde entier une campagne internationale « Action Mondiale Stop Paradis Fiscaux » pour demander au G20 de mettre fin à l’opacité financière dans les paradis fiscaux. En effet, malgré toute une série de grandes déclarations politiques, les mesures mises en place par les pays du G20 ne sont pas à la hauteur des enjeux et ne permettent absolument pas d’enrayer l’hémorragie fiscale dans les pays en développement. Nous les appelons donc à changer de stratégie afin de cibler directement les utilisateurs des paradis fiscaux, à savoir les banques internationales et les entreprises multinationales pout exiger d’elles toute la transparence sur leurs activités. Cette action doit nous permettre d’amplifier la mobilisation dans laquelle nous sommes déjà engagés depuis de nombreux mois avec la campagne du CCFD-Terre Solidaire « Aidons l’Argent à quitter les Paradis Fiscaux » et la campagne collective française « Stop Paradis Fiscaux ». Il s’agit notamment de rendre visible les mobilisations citoyennes contre les paradis fiscaux qui existent dans un grand nombre de pays et d’interpeller la présidence française du G20 sur ce sujet. Un site internet en 7 langues permet aux citoyens du monde entier d’écrire un email aux différents leaders du G20 et à Nicolas Sarkozy pour leur demander en 2011 des actions concrètes pour en finir avec les paradis fiscaux. (g20stopparadisfiscaux.org)"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dans-la-lutte-pour-la-justice-fiscale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bilan-dans-la-lutte-pour-la-justice-fiscale/","name":"Bilan dans la lutte pour la justice fiscale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-02-24T17:45:00+00:00","description":"Le Forum Social Mondial de Dakar a constitué un nouveau rendez-vous majeur pour les organisations de la société civile engagées dans la lutte pour la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bernard-pinaud-delegue-general-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bernard-pinaud-delegue-general-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2010-09-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bernard-pinaud-delegue-general-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":632,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"\" Le CCFD-Terre Solidaire a toujours affirmé qu'il n'était pas concevable d'être engagé auprès des populations du Sud, sans l'être en même temps aux côtés des étrangers vivants en France.\" Bernard Pinaud, Délégué général du CCFD-Terre Solidaire\n\n\n\nLors d'un voyage d'étude en Asie avec mon épouse, Laure et quelques amis de l'organisation catholique Fondacio, je découvre pour la première fois l'extrême pauvreté dans un bidonville de Manille. Ce qui me frappe c'est la misère totale mais aussi la grande dignité des personnes rencontrées. Cette expérience a été fondatrice de mon engagement. Je deviendrai plus tard directeur international de Fondacio et responsable de son implantation dans différents pays du Sud.\n\nPère de 3 enfants dont une chilienne adoptée en 1992, je rejoins la même année le CCFD-Terre Solidaire, comme responsable du service Amérique Latine. Je serai l'un des premiers à me rendre au Chiapas quelques jours après le soulèvement zapatiste et la répression de l'armée. Après avoir passé plusieurs barrages, nous nous rendons, avec un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, dans un village indigène. Il nous faut annoncer aux villageois que leurs sœurs et frères disparus ne sont pas en prison, mais qu'ils sont morts. Cris, pleurs, prière... 15 ans après, il n'y a plus de conflit armé au Chiapas mais les violations des droits humains persistent comme en témoigne ici notre partenaire, le Centre Fray Bartolomé de las Casas. \n\nEn 1999, j'ai été le premier directeur Etudes et plaidoyer et j'ai coordonné en France la Campagne citoyenne pour l'annulation de la dette des pays pauvres. En tant que délégué général du CRID (2002 à 2007), collectif de 55 associations de solidarité internationale, j'ai aussi eu le privilège d'être l'un des acteurs de l'élaboration du processus du Forum social mondial : incroyable aventure de l'émergence d'une société civile, encore balbutiante, à l'échelle de la planète !\n\nTrois ans après mon retour au CCFD-Terre Solidaire, j'ai répondu avec enthousiasme à l'appel de son président, Guy Aurenche, à occuper le poste de délégué général. Avec passion aussi, car je suis très attaché à l'association : à sa politique de partenariat avec des organisations du Sud et d'Europe de l'Est qui se battent pour le développement de leur communauté, à son action de sensibilisation de l'opinion publique française - car rien ne changera là-bas si nous ne changeons pas ici - , à son action de plaidoyer auprès des décideurs, à sa réalité d'organisme d'Eglise pour dire, à temps et à contre temps, que la solidarité internationale est constitutive de la foi chrétienne.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a toujours affirmé qu'il n'était pas concevable d'être engagé auprès des populations du Sud, sans l'être en même temps aux côtés des étrangers vivants en France. Or nous venons d'assister, cet été, à une véritable chasse aux populations roms. Des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire, en lien avec notre partenaire Romeurope, étaient à leurs côtés.\nLa stigmatisation d'une population particulière, devenue le bouc émissaire de tous nos maux, la violence de leur évacuation nous a valu la réprobation de nombreux pays et institutions, de bon nombre de nos évêques et du Pape lui-même. Ne l'oublions pas ces roms, majoritairement roumains et bulgares sont des ressortissants européens.\nQuelle Europe voulons-nous construire ? \n\nCet été, franchement, je n'étais pas fier d'être Français."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bernard-pinaud-delegue-general-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bernard-pinaud-delegue-general-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-09-23T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:26+00:00","description":"\" Le CCFD-Terre Solidaire a toujours affirmé qu'il n'était pas concevable d'être engagé auprès des populations du Sud, sans l'être en même temps aux côtés","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-sont-les-plus-belles-victoires-du-fisc-depuis-2009/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-sont-les-plus-belles-victoires-du-fisc-depuis-2009/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quelles sont les plus belles victoires du fisc depuis 2009 ?","datePublished":"2011-10-05T17:55:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-sont-les-plus-belles-victoires-du-fisc-depuis-2009/"},"wordCount":1104,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"En nombre de fraudeurs identifiés au cours des deux dernières années, les méthodes pragmatiques des autorités fiscales l’emportent très largement sur la démarche mise en avant par l’OCDE.\n\n\n\n\nMerci les banques !\n\n\nAu cours des dernières années, les plus grands fournisseurs de noms d’évadés fiscaux n’ont pas été les paradis fiscaux, mais bel et bien les banques – quoique à leur insu. Les listes de fraudeurs potentiels achetées à d’anciens salariés par l’Allemagne (affaire LGT, affaire Crédit Suisse), par les États-Unis (affaire UBS) ou par la France (HSBC) ont en effet permis aux autorités fiscales de ces pays d’obtenir plus de 30 000 noms de contribuables et de récupérer plusieurs milliards de dollars d’arriérés d’impôts. \nSuite à l’obtention de la liste HSBC, la France a par exemple dopé l’activité de sa cellule de régularisation des capitaux dissimulés (le retour volontaire entraînant l’annulation des poursuites pénales). Cette dernière a ainsi abouti à 4 725 dossiers traités, soit 7,3 milliards d’euros de fonds régularisés, dont 1,3 milliard pour le Trésor public français.\n\nL’accès à ces fichiers dérobés a eu l’excellent mérite de nous laisser entrevoir l’étendue des informations dissimulées au fisc et l’intérêt qu’il pouvait y avoir à en disposer. Dernière révélation en date grâce à la liste HSBC : un milliard de dollars aurait été dissimulé par quelques 170 diamantaires belges en Suisse. Néanmoins, il va sans dire que cette méthode, pour l’instant relativement artisanale, possède certaines limites. En France par exemple, des perquisitions sur la base d’informations issues des fichiers volés ont été annulées par la Cour d’appel de Paris au motif de l’illégalité de leur origine. \nIl est donc nécessaire de s’inspirer de ces initiatives pour imaginer des solutions légales viables.\n\n\nFATCA l’innovation américaine\n\n\nEstomaqués par les résultats obtenus dans le cadre de l’affaire UBS qui a amené plus de 14 700 contribuables à se dénoncer au fisc en 2010, les États-Unis ont décidé de frapper un grand coup et de passer à la vitesse supérieure pour traquer l’évasion fiscale. À partir de janvier 2013, l’échange automatique d’informations de la part des intermédiaires financiers sera la condition sine qua non de l’accès au marché américain.\nLa loi FATCA, votée en avril 2010, obligera en effet chaque prestataire de services financiers étranger (banques, fonds d’investissement, assureurs, etc.) voulant investir sur le marché américain à effectuer un reporting périodique et automatique aux autorités fiscales américaines sur les comptes de ses clients ressortissants US. S’ils s’y refusent, une retenue à la source de 30 % sur les paiements des revenus (soit notamment les dividendes et intérêts) ainsi que sur le produit de la vente de titres financiers américains sera prélevée. Cette sanction, qui s’applique aux transactions de la banque pour ses clients mais aussi pour son propre compte, est si dissuasive qu’elle ne laisse pas le choix aux banques. Ces dernières seront obligées de fournir les informations demandées au risque de perdre l’accès au marché américain.\nPar la mise en place d’un tel mécanisme d’échange automatique d’informations directement entre les établissements financiers étrangers et le fisc américain, les États-Unis ont ouvert la voie vers un type de mesure extraterritoriale qui permet de contourner le secret bancaire des autres places financières. Cette initiative unilatérale n’est évidemment pas à la portée de tout le monde car elle repose directement sur l’attractivité du marché américain. Difficile d’imaginer le Pérou ou le Mali faire la même chose !\nMais l’Union européenne aurait quant à elle les moyens de dupliquer cette mesure. Las, la seule réaction de la Commission, de concert avec les banques européennes, a été de s’inquiéter des conséquences de FATCA sur les établissements financiers européens et d’essayer de négocier des exemptions et une extension du délai d’application de la loi.\n\n\nRubik : de la dangereuse abdication des fiscs allemands et britanniques\n\n\nL’Allemagne et la Grande Bretagne viennent de céder aux sirènes suisses préférant miser sur des entrées d’argent immédiates au détriment de la coopération fiscale et de l’échange d’informations. Ces accords sapent dangereusement les efforts du Forum fiscal mondial* et de l’union européenne pour promouvoir la transparence fiscale. En autorisant la Suisse à prélever un impôt à la source en contrepartie de la préservation de l’anonymat des clients britanniques et allemands, les deux pays lui offrent le moyen de préserver son sacro-saint secret bancaire mais ils remettent surtout complètement en cause le principe de l’échange automatique d’informations fiscales.\n\nD’autres pays européens pourraient être séduits par ces rentrées d’argent en apparence « faciles » même si elles sont sans doute très largement surestimées. À prévoir notamment des problèmes d’identification des bénéficiaires (liés en particulier à l’utilisation des trusts), la fuite des clients allemands ou britanniques vers d’autres territoires opaques moins onéreux, et l’impossibilité de vérifier pour ces pays la bonne volonté des banquiers suisses dans la mise en oeuvre de la retenue à la source. On observait déjà, dès l’annonce de la signature des accords, des divergences importantes d’estimation sur les avoirs britanniques détenus en Suisse, à savoir 141 milliards d’euros selon les Britanniques et 52 milliards selon les Suisses.\nL’Italie, la Belgique et la France sont d’ores et déjà courtisées par la Suisse sur ce sujet. Dans cette période difficile, refuseront-elles de brader leur souveraineté en échange de quelques millions ? Et pour combien de temps ? Après s’est montrée plutôt réticente, la France indique maintenant qu’elle étudie le sujet de plus près. En tant que présidente du G20, sa réponse sera particulièrement cruciale. \n\nReste qu’avec le retrait des États-Unis qui font désormais cavaliers seuls et la désertion progressive de ses anciens alliés, la France pourrait avoir bien du mal à relancer la dynamique collective dans la lutte contre l’opacité financière en novembre prochain."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-sont-les-plus-belles-victoires-du-fisc-depuis-2009/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quelles-sont-les-plus-belles-victoires-du-fisc-depuis-2009/","name":"Quelles sont les plus belles victoires du fisc depuis 2009 ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-10-05T17:55:00+00:00","description":"En nombre de fraudeurs identifiés au cours des deux dernières années, les méthodes pragmatiques des autorités fiscales l’emportent très largement sur la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-trafics-denfants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-trafics-denfants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre les trafics d’enfants","datePublished":"2006-07-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-trafics-denfants/"},"wordCount":351,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Jeunesse","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les pays du Mékong s’ouvrent de façon effrénée à l’économie de marché, afin d’attirer les investisseurs et leurs devises. Le Thaïlande est l’exemple-type de cette course au profit au détriment des personnes les plus vulnérables.\n\n\n\nLe secteur du tourisme y est florissant, avec sa variante inavouable : le tourisme sexuel. Dans ce pays, de nombreux enfants doivent travailler, voire se prostituer pour survivre. Les pays voisins de la Thaïlande (Vietnam, Laos, Chine, Birmanie et Cambodge) empruntent la même voie. La lutte contre les trafics concernant les enfants devient un défi commun à toute la région. \n\n\nLe partenaire\n\n\nLe CPCR (Centre for protection of children’s rights), créé en Thaïlande en 1982, apporte son soutien et sa protection aux enfants et aux femmes victimes du trafic humain et les aide à retourner dans leur communauté.\n\n\nLe projet\n\n\nDepuis sa création, le CPCR apporte son soutien aux enfants et aux femmes victimes du trafic humain et les aide à retourner dans leur communauté. Grace à ses efforts, il a réussi à créer un large réseau incluant les secteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux du Mae-Khong (Cambodge, Chine, Vietnam, Laos et Birmanie) pour une coopération en faveur de la protection des enfants Récemment interpellés par le CPCR, les gouvernements thaïlandais et cambodgien ont signé un Mémorandum pour une coopération afin d'éliminer le trafic transfrontalier d'enfants et de femmes.\n\n\nLes réalisations\n\n\n\n Une enquête est menée sur les structures et les lois en place dans les pays de la région pour lutter contre les trafics humains. Des rencontres, séminaires et ateliers sont organisés pour les professionnels travaillant avec les enfants. Une campagne d’information est menée sur l’activité du CPCR. Une campagne de lobbying est menée pour l’adoption de lignes directives concernant la protection et la réhabilitation des enfants. Des données sont compilées dans tous les pays de la région sur les abus commis à l’égard des enfants."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-trafics-denfants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-trafics-denfants/","name":"Lutte contre les trafics d’enfants - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-20T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:38:17+00:00","description":"Les pays du Mékong s’ouvrent de façon effrénée à l’économie de marché, afin d’attirer les investisseurs et leurs devises. Le Thaïlande est l’exemple-type","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/payer-limpot/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/payer-limpot/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Payer l’impôt","datePublished":"2011-09-15T17:31:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/payer-limpot/"},"wordCount":504,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« Un grand nombre ne craint pas de se soustraire, par divers subterfuges et fraudes, aux justes impôts et aux autres aspects de la dette sociale. (…) Que tous prennent très à cœur de compter les solidarités sociales parmi les principaux devoirs de l’homme d’aujourd’hui et de les respecter ». (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 30)\n\n\n\nRéductions fiscales, exonérations… nombre de particuliers et d’entreprises cherchent à payer le moins d’impôt possible, tout en continuant à bénéficier des services publics de leur pays de résidence. Les paradis fiscaux, qui pratiquent des taux d’imposition extrêmement bas, couplés à un secret bancaire et commercial quasi inébranlable et à une impunité judiciaire garantie lorsqu’il s’agit de contourner les lois d’autres pays, sont ainsi très prisés par de grandes entreprises et de grandes fortunes. Ces systèmes, en entretenant l’opacité sur les mouvements de capitaux, favorisent l’évasion et la fraude fiscales et protègent les réseaux criminels.\nLes sommes concernées sont colossales. L’évasion fiscale des multinationales fait perdre 125 milliards d’euros aux budgets des États du Sud, soit près d’une fois et demie l’aide publique au développement que leur octroient les pays riches. En France, la fraude fiscale coûte à elle seule 40 à 50 milliards d’euros au budget de l’État : l’équivalent de deux fois le déficit de la sécurité sociale.\n\n\nUn instrument de développement essentiel\n\n\nSans impôt, l’État est réduit à l’impuissance, la solidarité laissée à la seule responsabilité individuelle. Le manque à gagner pour les États réduit considérablement leurs marges de manœuvre et lèse les populations les plus fragiles. Ce sont toutes les politiques de redistribution qui sont mises à mal, les services publics – santé, éducation notamment – qui ne peuvent être assurés, les investissements d’avenir qui sont obérés, le désendettement de l’État qui est rendu problématique. Pour compenser ces pertes, les États n’ont guère de solutions : augmenter les impôts sur la consommation qui pénalisent les plus pauvres ; accroître la pression fiscale sur les entreprises mais ce sont les PME, qui n’ont pas recours aux paradis fiscaux, qui en supporteront le poids alors qu’elles sont les plus créatrices d’emplois ; s’endetter ou faire appel aux financements internationaux, trop souvent synonymes de perte de souveraineté.\n\nFace à toutes ces dérives et à leurs conséquences, il est temps de réhabiliter l’impôt pour ce qu’il doit être : un instrument au service de la solidarité et du bien commun, un outil contribuant à la construction du lien social et de la démocratie.\n\n\nQuestions pour un partage\n\nQuels sont les services dans mon quotidien qui dépendent de l’argent public ?\n\nLa tentation n’est-elle pas forte chez moi de contourner les règles, comme le font d’autres, afin de payer moins d’impôt ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/payer-limpot/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/payer-limpot/","name":"Payer l’impôt - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-09-15T17:31:00+00:00","description":"« Un grand nombre ne craint pas de se soustraire, par divers subterfuges et fraudes, aux justes impôts et aux autres aspects de la dette sociale. (…) Que","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-bailleur-de-fonds-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-bailleur-de-fonds-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD &#8211; Terre Solidaire, bailleur de fonds « solidaire »","datePublished":"2011-05-03T23:30:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-bailleur-de-fonds-solidaire/"},"wordCount":356,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD - Terre Solidaire ne baille pas de fonds comme les agences de coopération. Parce que des procédures trop rigides s’avèrent souvent être un frein à l’initiative ou une barrière d’entrée au financement, il a adopté des procédures souples pour l’instruction des dossiers (pas de format pré­établi et possibilité d’introduire une demande à tout moment), propose des financements et des contrats proportionnels aux capacités institutionnelles, ainsi qu’un appui aux structures pour diversifier leurs sources de financement[[Concrètement le CCFD - Terre Solidaire propose à ses partenaires les modalités de financement suivantes : le financement direct sur fonds propres du CCFD - Terre Solidaire pour un projet ciblé et sur une durée de 1 an renouvelable, pour des montants compris entre 10 et 70 000 euros, avec un volume moyen de 20 000 à 30 000 euros ; le financement direct d’activités liées au renforcement de capacités (formations, études, voyages d’échange, appui-conseil), à la mise en relation et au plaidoyer, pour des montants inférieur à 25 000 euros ; la possibilité de conventionnement pluriannuel intégrant des objectifs projets, des objectifs institutionnels, de co-action avec le CCFD - Terre Solidaire, de communication... ; le montage de projets à une échelle plus élevée, avec recherche de cofinancements institutionnels et un portage éventuel par le CCFD - Terre Solidaire ; l’appui à la recherche de nouveaux partenaires financiers ; l’appui à la mobilisation de ressources pour renforcer l’autofinancement du partenaire : formation-conseil aux différentes techniques, soutien financier aux investissements nécessaires... ; le soutien aux activités d’investissement productif et de crédit à travers la filiale financière du CCFD - Terre Solidaire, SIDI (Solidarité internationale pour le développement et l’investissement). ]].\n\nParce que le CCFD - Terre Solidaire a vocation à intervenir auprès des populations très démunies et à accompagner des acteurs de changement, il n’hésite pas à appuyer des expériences innovantes, malgré les risques éventuellement encourus, voire à soutenir des structures dans des pays où elles ne sont pas juridiquement reconnues. Ce dernier cas suppose d’avoir une grande souplesse d’approche."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-bailleur-de-fonds-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-bailleur-de-fonds-solidaire/","name":"Le CCFD - Terre Solidaire, bailleur de fonds « solidaire » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-05-03T23:30:00+00:00","description":"Le CCFD - Terre Solidaire ne baille pas de fonds comme les agences de coopération. Parce que des procédures trop rigides s’avèrent souvent être un frein à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-fsm-de-dakar-dans-lelan-du-maghreb/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-fsm-de-dakar-dans-lelan-du-maghreb/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le FSM de Dakar dans l’élan du Maghreb","datePublished":"2011-03-10T17:42:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-fsm-de-dakar-dans-lelan-du-maghreb/"},"wordCount":713,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Forum social mondial (FSM) de Dakar s’est ouvert le 6 février dans les effluves de la « révolution de jasmin » en Tunisie, il s’est achevé le 11 février dans l’ovation au peuple de la place Tahrir au Caire. \n\n\n\nÀ peine Ben Ali tombé, une délégation d’organisations tunisiennes s’est précipitée au FSM. Les Égyptiens - restés « à la maison » pour bouter Moubarak dehors -, ont vécu le grand rassemblement altermondialiste par procuration. \nHasard de calendrier que cette coïncidence du Forum en Afrique et de l’ébranlement du monde arabo-musulman. Mais beaucoup discernaient dans cette irrépressible poussée démocratique la marque même du projet altermondialiste et une forte source d’inspiration. Pourquoi pas un forum social à Tunis dès 2012 ? Pour le Dakarois Taoufik Ben Abdallah, tête pensante du FSM 2011 et Tunisien, la leçon assénée par le Maghreb vaudrait pour quelques « démocraties » édulcorées d’Europe.\nLe mouvement est resté discret face aux grands élans latino-américains, mais depuis 2006 se tient un Forum social maghrébin, à l’instigation notamment des organisations marocaines. Moins connu encore : c’est le continent africain qui compte le plus grand nombre de rassemblements - régionaux, nationaux, mondiaux -, se revendiquant du mouvement altermondialiste. Dans les allées de l’Université Cheikh Anta Diop, siège du FSM, l’onde de choc qui secoue le Nord du continent trouve des échos évidents. « Dégage ! », le mot d’ordre des rues tunisiennes devenu le slogan universel des peuples en colère contre les oligarchies étouffantes ; il est repris par les paysans burkinabés contre l’inamovible Blaise Compaoré (au pouvoir depuis 1987), ou contre Laurent Gbagbo qui s’accroche au pouvoir en Côte d’Ivoire, au mépris du résultat des urnes.\nAbdoulaye Wade, le président sénégalais a aussi eu droit aussi à son « Dégage ! » lors du FSM, alors que la perspective, l’an prochaine, d’une nouvelle candidature du président, qui approche les 90 ans, fait bouillir de nombreux Sénégalais. On le soupçonne d’ailleurs d’avoir entravé la tenue du forum : le nouveau recteur de l’université, qu’il a nommé en janvier, a dénoncé l’accord donné par son prédécesseur, et 24 heures avant l’ouverture du rassemblement, plus aucune salle n’était disponible ! \nLe FSM a-t-il failli ne pas avoir lieu ? Gus Massiah, membre du Conseil international du FSM, renverse la proposition : « Comment, dans de telles conditions logistiques, a-t-il néanmoins pu se tenir ? C’est l’interrogation la plus fructueuse… La réussite de Dakar, in fine, montre à quel point les gens sont attachés à ce rassemblement : ils ont tout fait pour qu’il se déroule, et avec des participations d’excellent niveau. »\nTentes montées à la hâte, salles débloquées, échange frénétique de textos, panneaux d’information improvisés, bouche-à-oreille permanent, les quelque 70 000 participants -sans compter de nombreux étudiants venus picorer entre les révisions d’examens -, ont fait « à l’africaine », dans la foule, la musique et les couleurs, et de longs trajets à pied. \nSi de nombreux non francophones sont restés frustrés (le sempiternel problème des traductions…), le forum de Dakar peut indéniablement afficher plusieurs avancées : les mouvements de base, dont on regrettait la grande discrétion à Nairobi en 2007, lors du précédent FSM africain, ont fortement occupé la place, en particulier les femmes. Plusieurs thèmes particulièrement sensibles en Afrique ont connu d’importants développements, comme l’accaparement des terres agricoles, le pillage des matières premières et des ressources ou le scandale de l’évasion fiscale pratiqué par les multinationales. Les travaux sur le droit des migrants ont débouché sur une charte mondiale et une plateforme de travail pour les mois à venir. \nQuant à la tenue du prochain FSM, aucune décision n’a été prise. Le Brésil à nouveau ? Voire l’Europe, hypothèse qui en séduit plus d’un, alors que le mouvement altermondialiste est au creux de la vague sur vieux continent, après le très discret forum social européen d’Istanbul en juin dernier."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-fsm-de-dakar-dans-lelan-du-maghreb/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-fsm-de-dakar-dans-lelan-du-maghreb/","name":"Le FSM de Dakar dans l’élan du Maghreb - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-03-10T17:42:00+00:00","description":"Le Forum social mondial (FSM) de Dakar s’est ouvert le 6 février dans les effluves de la « révolution de jasmin » en Tunisie, il s’est achevé le 11","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/libanprions-pour-la-paix-et-la-justice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/libanprions-pour-la-paix-et-la-justice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Liban Prions pour la Paix et la Justice","datePublished":"2006-08-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:29+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/libanprions-pour-la-paix-et-la-justice/"},"wordCount":610,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"« En sa personne, il a tué la haine. Il est venu proclamer la paix pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont proches » (Eph 2.17).\n\nNous commençons en ce jour la période traditionnelle de prière et de jeûne qui précède la fête de l’Assomption. Notre jeûne et notre prière seront pour la paix, pour la fin des hostilités à Gaza et au Sud Liban. Nous prions pour toutes les parties, Palestiniens, Israéliens et Libanais, afin que tous pussent jouir de la paix et de la sécurité.\n \nCe qui se passe aujourd’hui à Gaza et au Sud Liban est simplement inhumain, quels que soient les raisonnements présentés pour les justifier. La communauté internationale devrait intervenir plus efficacement pour y mettre fin.\n \nLa prise d’un militaire israélien comme prisonnier à Gaza, et de deux autres au Sud Liban, est certes à condamner. Et nous souhaitons leur retour, sains et saufs, à leurs parents et à leurs bien-aimés. Mais il faut condamner aussi, par le fait même, la prise chaque jour d’un nombre de prisonniers palestiniens par les Israéliens, sans oublier les 10,000 prisonniers palestiniens détenus déjà depuis des années dans les prisons israéliennes. Ceux-ci aussi ont des parents et des bien-aimés qui attendent leur retour. Car la personne humaine est égale en dignité, qu’elle soit israélienne ou palestinienne.\n La violence est un cycle de mort qu’il faut briser. Et, seul le fort pourra le faire. L’expérience dans ce conflit a montré que la violence n’a fait qu’augmenter la violence et n’a pas conduit à la sécurité voulue et qu’il est inutile de vouloir fonder un ordre ou acquérir une sécurité tant que dure l’oppression d’autrui.\n \nLa violence ne peut pas et ne doit pas être un moyen de légitime défense. La puissance militaire à elle seule ne protège pas. Les représailles militaires ne font qu’augmenter le refus qui encercle Israël dans la région et ne fait que creuser la haine dans les cœurs et augmenter le refus.\n \nL’unique action de défense légitime, qui peut protéger réellement et aura pour conséquence la sécurité voulue, consiste tout simplement à mettre fin à l’injustice initiale, qui est le cœur de ce long conflit, à savoir la question palestinienne : mettre fin à l’occupation militaire israélienne imposée au peuple palestinien depuis des années et leur redonner leur liberté et leur indépendance. Attendre pour cela que toute manifestation de violence palestinienne s’arrête est une attitude irréelle et illogique, car tant que  l’oppression dure, l’oppression même fait naître la violence.\n \nFrères et sœurs, prions afin que la raison l’emporte sur l’esprit de vengeance. Prions pour que les  hommes sachent qu’ils sont capables de vivre ensemble. Prions afin que cessent les actions militaires qui empêchent les chefs et les soldats d’être des personnes humaines et les transforme en tueurs et démolisseurs. Prions pour que Dieu reste présent parmi les hommes et que sa présence rende l’homme plus humain à l’égard de tous ses frères et sœurs, au-delà de toute discrimination religieuse ou nationale. Demandons à la Sainte Vierge d’intercéder pour tous les enfants de son pays, que Dieu a voulu être une terre de Rédemption et de réconciliation pour tous.\n\nMgr Michel Sabbah\nPatriarche catholique latin de Jérusalem"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/libanprions-pour-la-paix-et-la-justice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/libanprions-pour-la-paix-et-la-justice/","name":"Liban Prions pour la Paix et la Justice - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-08-01T00:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:51:29+00:00","description":"« En sa personne, il a tué la haine. Il est venu proclamer la paix pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont proches » (Eph 2.17). Nous commençons en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-les-utilisateurs-sous-pression/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-les-utilisateurs-sous-pression/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mettre les utilisateurs sous pression","datePublished":"2010-12-07T16:30:00+00:00","dateModified":"2023-11-14T14:56:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-les-utilisateurs-sous-pression/"},"wordCount":1554,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Régulation des multinationales"],"inLanguage":"fr-FR","description":"0 ... c’est le nombre de condamnations pénales pour fraude fiscale en France dans des affaires de manipulation des prix de transfert.\n\nPour le G20 et l’Union européenne, mettre la pression uniquement sur les zones de transit de la finance offshore pour obtenir, à terme et dans le meilleur des cas, quelques renseignements, relèverait de la manœuvre dilatoire. Car il leur serait aisé d’obtenir l’information des « transporteurs de fonds » offshore, ou directement des principaux voyageurs de l’offshore. Un regard froid aux plus grandes victoires du fisc au cours des deux dernières années (voir encadré p. 51) plaide sans conteste pour accroître la pression sur les intermédiaires juridiques et financiers. Quant au secret comptable, permettant aux entreprises de tricher sur la localisation de la valeur qu’elles produisent, il serait, après le secret bancaire, la prochaine étape logique du combat engagé par le G20 contre les paradis fiscaux. Deux démarches timidement envisagées par les grandes puissances.\nBanques et conseillés fiscaux\nEntre 2000 et 2007, les États-Unis n’ont sollicité la Suisse pour des renseignements fiscaux qu’à 13 occasions, tellement le traité d’échange d’informations qui liait Berne à Washington (proche du TIEA préconisé par l’OCDE) était encadré... Un chiffre à comparer aux 14 700 fraudeurs du fisc américain partis en Suisse qui se sont dénoncés à la faveur du scandale UBS, en 2009 ! L’administration Obama semble avoir compris tout l’intérêt qu’il y avait, pour traquer la fraude fiscale, à exiger davantage d’informations des banques plutôt que d’en attendre des paradis fiscaux.\n\nLe 24 mars 2010, le Sénat américain a approuvé une loi (FATCA)[[Foreign Account Tax Compliance Act.]] qui obligera, à partir de 2013, les établissements financiers étrangers à dévoiler à l’administration fiscale américaine (IRS) leurs relations bancaires avec des contribuables américains.\n\nLa France, elle, oblige depuis 2009 les banques à transmettre la liste des transferts effectués par leurs clients dans les paradis fiscaux – mais sa liste de 18 territoires épargne tous les grands centres offshore.\n\nAu Royaume-Uni, le gouvernement de Gordon Brown a adopté une loi obligeant les entreprises et conseillers fiscaux à notifier auprès de l’administration fiscale de Sa Majesté leurs schémas d’optimisation fiscale.\n\nLe Parlement européen « préconise à la Commission (...) de demander à l’IASB d’inclure dans ses normes comptables internationales l’obligation d’un reporting pays par pays pour les activités des entreprises multinationales des tous les secteurs. »\nRésolution du 23 septembre 2008[[Résolution sur le suivi de la Conférence de Monterrey de 2002, sur le financement du développement (2008/2050(INI).]].\nDes brèches dans le secret comptable\nD’autres initiatives mettent directement la pression sur les multinationales. Leur but ? Les obliger à rendre des comptes ! La « révolution » opérée par la Commission européenne, dans une communication du 21 avril 2010, n’est pas passée inaperçue : elle a pour la première fois pointé le lien entre paradis fiscaux, multinationales et pauvreté et demandé aux entreprises de présenter leurs activités et leurs résultats, pays par pays. Le 14 juin 2010, le Conseil européen des Affaires étrangères, sous présidence espagnole, reprenait à son compte la proposition. La Commission a franchi une nouvelle étape, le 26 octobre, en lançant jusqu’au 22 décembre 2010 une consultation afin de recueillir l’avis des parties prenantes autour de cette idée de « reporting pays par pays » des multinationales[[Cf. http://ec.europa.eu/internal_market/consultations/2010/financial-reporting_en.htm ]]. Une démarche qui vient utilement compléter celle entamée sous l’égide de l’OCDE, en avril 2010, dans le cadre du « taskforce » impliquant ONG, entreprises, pays en développement et pays riches, sur la fiscalité et le développement. Un sous-groupe y examine la possibilité et les contours du reporting pays par pays.\n\nLa réforme en cours de la norme comptable internationale portant sur le secteur des industries extractives (IFRS6) pourrait montrer la voie. Le premier jet de norme révisée soumis à consultation par l’IASB propose d’obliger les entreprises du secteur à publier leurs comptes pays par pays. Mais le champ des informations demandées est très limité et, surtout, ce texte permet aux entreprises de s’affranchir de cette obligation lorsqu’elles estiment que l’information n’a pas d’importance ou peut leur porter préjudice[[http://www.iasb.org/NR/rdonlyres/735F0CFC-2F50-43D3-B5A1-0D62EB5DDB99/0/DPExtractiveActivitiesApr10.pdf ]]! Un second texte sera soumis à discussion en 2011. En attendant cette réforme comptable qui n’aboutira, au mieux, qu’en 2014, les lignes bougent en matière de régulation boursière : Hong-Kong depuis mai 2010, et Wall Street depuis juillet, contraignant les entreprises cotées du secteur extractif à publier les versements effectués au gouvernement dans chaque pays où elles opèrent.\n\nDans le domaine financier aussi, l’idée de soumettre les banques à une obligation de transparence progresse. Depuis juin 2009, la loi française oblige les banques à indiquer en annexe de leur rapport annuel leurs implantations et la nature de leurs activités dans les 18 territoires « non-coopératifs » listés par Paris. Interpellées par le CCFD-Terre Solidaire dans le cadre de la campagne « Stop paradis fiscaux »[[Lancée conjointement en septembre 2009 avec la CFDT, la CGT, Solidaires, le SNUI, Attac, Oxfam France et la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires.]], les collectivités locales sont allées plus loin. Le 17 juin 2010, le conseil régional d’Île-de-France, première région française, a adopté à l’unanimité une délibération demandant à ses partenaires financiers (banques et, potentiellement, assurances) « de fournir un état, pays par pays, de leur activité, de leurs effectifs et des impôts et taxes versés aux autorités locales ». Ces informations seront étudiées à la loupe avant l’engagement de toute opération financière.\n\nDepuis, l’initiative fait tache d’huile : 12 régions françaises sur 22 ont exprimé une volonté similaire – se traduisant dans des textes juridiquement contraignants dans quatre autres cas (Rhône-Alpes, Champagne-Ardenne, Alsace et Auvergne). Aujourd’hui demandée aux partenaires financiers, la transparence pays par pays pourrait, à l’avenir, concerner d’autres secteurs économiques. De surcroît, des villes se montrent intéressées par la démarche (Villeurbanne par exemple). Les États entendront-ils l’aspiration légitime des collectivités locales à amener les multinationales à davantage de transparence ? Le gouvernement français, qui préside le G20 en 2011, serait inspiré d’en faire une priorité.\nDodd Frank Act, un reporting pays par pays, c'est possible!\nAdoptée le 21 juillet 2010 aux États-Unis, cette mesure a une portée décisive. L’article 1504 prévoit l’obligation pour les industries extractives cotées à New York, soit environ 90 % des compagnies pétrolières et gazières internationales et 80 % des géants miniers, de communiquer au gendarme de la bourse américaine (la SEC) tous les paiements faits aux gouvernements étrangers, projet par projet. Cette mesure, si elle est appliquée permettra aux citoyens des pays en développement de demander des comptes à leur gouvernement quant à l’utilisation des revenus issus du pétrole, du gaz et des mines. Et à ceux du Nord, d’interroger leurs entreprises sur leurs activités à l’étranger. Cette réforme fait suite à une mesure similaire décidée à la bourse de Hong-Kong en mai 2010.\nLes plus belles victoires du fisc depuis 2008[[Jean Merckaert et Renaud Fossard, op. cit. 2010.]]\nEn moins de deux ans, ce sont plus de 30 000 noms de contribuables allemands, français ou américains qui ont, à l’insu des banques, été transmis aux administrations fiscales de ces trois pays.\n\nL’affaire LGT. En février 2008, l’Allemagne achète à un salarié de cette banque du Liechtenstein une liste de 1 400 individus et entreprises issus de dix pays. Le fichier permettra à la France d’obtenir 5,2 millions d’euros d’impayés de la part de 64 familles. Trois dossiers concernant des entreprises ont été renvoyés devant le parquet de Paris.\n\nL’affaire Crédit Suisse. En février 2010, l’Allemagne récidive : pour 2,5 millions d’euros, elle obtient plus de 1 500 noms de contribuables allemands détenteurs de comptes en Suisse. Depuis, 11 200 fraudeurs se sont dénoncés au fisc, qui escompte récupérer plus d’un milliard d’euros d’arriérés d’impôts.\n\nL’affaire UBS. Sourde aux injonctions du fisc américain qui demandait des données bancaires sur 250 Américains, UBS s’est vue menacée de se voir retirer sa licence lui permettant d’opérer aux États-Unis. Y réalisant un tiers de son activité, elle ne peut qu’obtempérer et verse 900 millions de dollars d’amendes. Trop tard, pour l’administration américaine, qui a déjà engagé des poursuites judiciaires contre UBS pour obtenir des informations sur 52 000 comptes. Une tractation diplomatique entre Washington et Berne prévoira la transmission de 4 450 noms – ce qui incitera in fine 14 700 contribuables à se dénoncer spontanément au fisc.\n\nL’affaire HSBC. La France a récupéré une liste de 130 000 clients de la filiale helvétique HSBC Private Banking via un ancien employé de cette société. Sur ces clients : au moins 3 000 contribuables français. D’autres fraudeurs, prenant peur, se sont dénoncés à la « cellule de régularisation » des capitaux dissimulés."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-les-utilisateurs-sous-pression/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mettre-les-utilisateurs-sous-pression/","name":"Mettre les utilisateurs de la fraude fiscale sous pression - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2010-12-07T16:30:00+00:00","dateModified":"2023-11-14T14:56:08+00:00","description":"La France oblige depuis 2009 les banques à transmettre la liste des transferts effectués par leurs clients dans les paradis fiscaux.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles-une-condition-du-developpement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles-une-condition-du-developpement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Renforcer les sociétés civiles, une condition du développement","datePublished":"2007-04-15T00:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles-une-condition-du-developpement/"},"wordCount":359,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Depuis de nombreuses années, le CCFD estime que le renforcement des sociétés civiles est un facteur essentiel du développement.\n\nCes organisations : associations, mouvements, syndicats, communautés et groupes religieux... relaient les demandes et revendications des populations auprès des institutions publiques et des entreprises. Car les politiques publiques ne peuvent pas prendre en compte les besoins de toutes les populations, si celles-ci n’ont pas la possibilité de s’exprimer, dans leur grande diversité.\n\nDans les milieux défavorisés, souvent délaissés par les politiques publiques, la capacité d’auto-organisation des peuples est indispensable pour prendre en charge les besoins essentiels, améliorer la vie quotidienne, ouvrir des perspectives de changement...\n\nDans des contextes de dictature ou de régimes corrompus, la société civile dispose d’une capacité de négociation pour transformer la situation sans risquer une opposition frontale, génératrice de blocages, de conflits et parfois de violences.\n\nEnfin, à l’échelle internationale, une société civile forte et diversifiée est aussi indispensable pour équilibrer le poids des États et des entreprises transnationales et faire entendre le point de vue des populations. \n\nC’est pourquoi le CCFD appuie des acteurs locaux de tous types : des plus modestes, travaillant dans les contextes les plus difficiles de misère, de faim et de conflit, au plus près du terrain, mais aussi ceux qui, œuvrant à une échelle nationale, comme au Tchad, au Cameroun, en Birmanie, en Haïti... jouent un rôle essentiel dans la structuration de la société civile de leur pays.\n\nPour cela, le CCFD appuie les démarches d’organisation dans les catégories de populations marginalisées, victimes de discrimination, dans les régions enclavées. Il soutient les organisations de défense des droits humains, la formation de responsables associatifs et contribue à la participation d’organisations du Sud aux événements internationaux.\n\nUne société civile vivante, ancrée dans la réalité humaine de chaque pays, est indispensable pour un développement socialement et écologiquement durable.\n\n \n\n \n\nJoël Thomas\nPrésident du CCFD"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles-une-condition-du-developpement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/renforcer-les-societes-civiles-une-condition-du-developpement/","name":"Renforcer les sociétés civiles, une condition du développement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2007-04-15T00:00:00+00:00","description":"Depuis de nombreuses années, le CCFD estime que le renforcement des sociétés civiles est un facteur essentiel du développement. Ces organisations :","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccord-de-pretoria-texte-integral/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccord-de-pretoria-texte-integral/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;accord de Pretoria (texte intégral)","datePublished":"2005-04-06T15:14:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccord-de-pretoria-texte-integral/"},"wordCount":2318,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"ACCORD DE PRETORIA SUR LE PROCESSUS DE PAIX EN COTE D'IVOIRE\n\n6 avril 2005\n\n\n\n1. A l'invitation du Médiateur de l'Union Africaine, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République Sud-africaine, une rencontre des leaders politiques ivoiriens a eu lieu à Pretoria du 3 au 6 avril 2005. Ont pris part à cette rencontre. Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d'Ivoire, le Premier Ministre Seydou Elimane Diarra représentant le Gouvernement de Réconciliation Nationale, l'ancien Président Henri Konan Bédié, représentant le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), l'ancien Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara représentant le Rassemblement Des Républicains (RDR), et le Ministre d'Etat Guillaume Soro, Secrétaire Général des Forces Nouvelles- La rencontre était présidée par le Président Thabo Mbeki.\n\n2. Les leaders ont passé en revue la situation actuelle de la Côte d'Ivoire et ont pris des décisions relativement aux problèmes rencontrés dans la mise en oeuvre des Accords de Linas-Marcoussis, Accra II et III. Les leaders ivoiriens ont réaffirmé :\n\na.. leur attachement aux Accords de Linas-Marcoussis, d'Accra II et III ;\nb.. leur attachement à la feuille de route élaborée par le Médiateur de l'Union Africaine ;\nc.. leur attachement à toutes les résolutions des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire ;\nd.. leur attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité et de l'unité de la Côte d'Ivoire ;\ne.. leur volonté quant à la nécessité d'organiser l'élection présidentielle en octobre 2005 et les élections législatives qui suivront ;\nf.. leur volonté commune et sincère de créer un climat politique propice à l'instauration rapide d'une paix durable ;\ng.. l'importance qu'ils accordent à la résolution de la crise ivoirienne dans l'intérêt du peuple ivoirien, de la sous région Ouest Africaine et de l'Afrique dans son ensemble,\n\nDéclaration commune de fin de Guerre\n\n\n3. Les parties ivoiriennes signataires de l'Accord de Pretoria, par le présent accord déclarent la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre sur tout le territoire national, A cet effet, elles rejettent, sans équivoque, l'usage de la force comme moyen de résolution des divergences, Elles ont également reconnu que la guerre a entraîné une souffrance et une misère indescriptibles au peuple ivoirien. La guerre a aussi conduit à une détérioration de l'économie de la Côte d'Ivoire avec des conséquences négatives pour la sous région Ouest africaine. Les leaders ivoiriens, par le présent accord, réaffirment le droit sacré du peuple ivoirien à la paix et au développement.\n\nLe Médiateur réitère sa désapprobation et sa condamnation quant aux violations du cessez-le-feu des 4 au 6 novembre 2004 et du 28 février 2005 ainsi que des violences du 6 au 9 novembre 2004; il appelle toutes les parties et le peuple ivoirien en général, à œuvrer ensemble pour éviter des incidents violents et la guerre.\n\n\nDésarmement et Démantèlement des milices\n\n\n4. Les parties signataires du présent accord se sont accordées pour procéder immédiatement au désarmement et au démantèlement des milices sur l'ensemble du territoire national.\n\n\na. Le Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation Nationale est chargé de conduire cette opération de désarmement et du démantèlement des milices en élaborant un plan d'action ainsi que sa mise en oeuvre.\n\n\nb. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Chef de l'Etat, Chef suprême des Armées et Président du Conseil Supérieur de la Défense désignera à cet effet, des unités des Forces de Défense et de Sécurité chargées d'assister le Premier Ministre dans sa mission de désarmement et de démantèlement des milices.\n\nCes unités des Forces de Défense et de Sécurité mises à la disposition du Premier Ministre seront assistées des Forces impartiales.\n\n\nDésarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR)\n\n\n5. Il a été convenu que les Chefs d'Etat Major des Forces Années Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) et des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) se rencontrent immédiatement en vue de s'assurer de la mise en œuvre du Plan National de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (PNDDR).\n\nA ces deux Chefs d'Etat Major, se joindra une équipe d'experts désignés par la médiation.\n\nCes Chefs d'Etat Major ont également reçu mandat de formuler des recomniandations spécifiques afin de refonder une armée attachée aux valeurs d'intégrité et de moralité républicaine et de procéder à la restructuration des forces de défense et de sécurité tels que Stipulés au paragraphe 3 (f) de l'Accord de Linas-Marcoussis, Ces recommandations devraient être soumises au Gouvernement de Réconciliation Nationale.\n\nPour répondre aux préoccupations exprimées par les parties signataires de cet accord, les Forces de Défense et de Sécurité et les Forces Armées des Forces Nouvelles ont convenu de se retrouver dès le jeudi 14 avril 2005 à Bouaké. Cette importante rencontre qui aura lieu en présence du Premier Ministre marquera la reprise des contacts entre les FANCI et les FAFN ainsi que la reprise du processus DDR,\n\n\nSécurité dans la zone sous responsabilité des Forces Nouvelles :\n\n\n6. Les parties signataires du présent accord ont admis la nécessité de garantir la sécurité des biens et des personnes dès ]e début de l'opération de cantonnement des Forces Nouvelles dans le Nord suivant les mesures temporaires et transitoires énumérées ci-après :\n\na. Six cents (600) éléments des FAFN seront recrutés et formés suivant les critères nationaux de la Gendarmerie et de la Police en vigueur. Ces éléments recevront une formation accélérée par la section de la police de l'ONUCI,\n\nb. Ces éléments seront déployés aux côtés des Forces de l'ONUCI.\n\nc. Dès que l'administration de l'Etat sera rétablie sur l'ensemble du territoire national, les intéressés devront poursuivre leur formation à l'école de police et de gendarmerie en vue de leur intégration dans le corps de la police nationale ou celui de la gendarmerie nationale.\n\n\nSécurité des membres du Gouvernement issus des Forces Nouvelles\n\n\n7. Les parties signataires du présent accord ont accepté le plan pour la sécurité des ministres du Gouvernement de Réconciliation Nationale issus des Forces Nouvelles, proposé par la Médiation.\n\nEn conséquence, les Forces Nouvelles acceptent de réintégrer le Gouvernement de Réconciliation Nationale.\n\n\nDélégation des pouvoirs au Premier Ministre\n\n\n8. II a été convenu que le Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation National a besoin d'une autorité exécutive nécessaire pour accomplir convenablement sa mission.\n\nIl est convenu que la délégation des pouvoirs dont jouit le Premier Ministre est suffisante pour lui permettre d'accomplir sa mission conformément à l'Accord de Linas-Marcoussis.\n\nEn conséquence; le Président de la République réaffirme l'autorité du Premier Ministre,\n\n\nCommission Electorale Indépendante\n\n\n9. Les parties signataires du présent accord conviennent d'apporter les modifications quant à la composition, organisation et fonctionnement de l'actuelle Commission Electorale Indépendante (CEI):\n\na. Composition et fonctionnement de la Commission Centrale de la CEI :\n\n• Deux (2) représentants nommément désignés par chaque partie signataire de l'Accord de Linas-Marcoussis dont six (6) pour les Forces Nouvelles ;\n\n• Seuls ont voix délibérative ; les représentants des parties signataires de l'Accord de Linas-Marcoussis ainsi que le représentant du Président de la République et celui du Président de l'Assemblée Nationale.\n\n• Un nouvel amendement sera proposé au Parlement pour permettre à toutes les parties de désigner leurs représentants à la CEI.\n\nb. Composition et fonctionnement du Bureau de la Commission Centrale :\n\n• Les membres du bureau de la Commission Centrale sont élus par la Commission Centrale ;\n\n• Le bureau de la Commission Centrale comprend douze (12) membres et se décompose comme suit :\n\n> Un (1) représentant de chaque partie signataire de l'Accord de Linas- Marcoussis soit un total de dix (10) membres ;\n\n> Un (1) représentant du Président de la République ;\n\n> Un (1) représentant du Président de l'Assemblée Nationale. c. Mandat des membres de la Commission centrale :\n\n• Le mandat des membres de la Commission centrale prend fin à l'issue des élections générales.\n\n\nOrganisation des élections\n\n\n10. Les parties signataires du présent accord sont conscientes des difficultés et sensibilités liées aux élections.\n\nEn vue d'assurer l'organisation d'élections libres, justes et transparentes, elles ont admis que les Nations Unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission Electorale Indépendante. A cet effet, elles ont donné mandat au Médiateur, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, d'adresser une requête aux Nations Unies, au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l'organisation des élections générales.\n\nLes parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations Unies en ce qui concerne le Conseil Constitutionnel.\n\nLes Nations Unies doivent s'assurer à ce que leur mission d'intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l'accomplissement de leur mission.\n\n\nComposition du Conseil d'Administration de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI)\n\n\n11. La RTI est une institution importante qui doit être utilisée pour favoriser l'unité et la réconciliation nationale.\n\nEn conséquence, ses émissions doivent couvrir immédiatement l'ensemble du territoire national. Il a aussi été décidé de restituer à la RTI le statut dont elle jouissait avant le 24 décembre 2004.\n\nLes décrets n° 2004-678 du 24 décembre 2004 et n° 2005-01 du 04 janvier 2005 seront rapportés immédiatement.\n\nPar ailleurs, le Ministre d'Etat Guillaume Soro en relation avec le Premier Ministre, présentera au Président de la République, un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration de la RTI.\n\n\nNouvelle saisine de l'Assemblée Nationale\n\n\n12. Les parties signataires du présent accord prennent acte de la détermination de la médiation en ce qui concerne l'adoption des textes issus de l'Accord de Linas-Marcoussis. Elles donnent mandat au Premier Ministre afin qu'il instruise les ministres en charge d'élaborer les projets de loi concernés en vue de les soumettre à l'adoption de l'Assemblée Nationale.\n\nLes signataires du présent Accord invitent tous les députés de la nation à soutenir ces amendements dont l'adoption est prévue au plus tard pour la fin du mois d'avril 2005.\n\n\nFinancement des Partis politiques\n\n\n13. Les signataires du présent accord ont admis d'étendre le principe du financement des partis politiques aux partis politiques non représentés au Parlement, en raison du contexte politique qui a prévalu par le passé.\n\n\nEligibilité à la Présidence de la République\n\n\n14. Les participants à la rencontre ont discuté de l'amendement de l'article 35 de la Constitution, Ayant écouté les points de vue des différents leaders ivoiriens, le Médiateur s'est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le Président de l'Union Africaine, Son Excellence le Président Olusegun Obasanjo et le Secrétaire Général des Nations Unies. Son Excellence Kofi Annan, La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens. Le médiateur fera diligence pour régler cette question,\n\n\nCode de bonne conduite\n\n\n15. Les parties signataires ont convenu, pour l'intérêt de la paix en Côte d'Ivoire, du rapprochement entre les leaders politiques ivoiriens. Cette action doit se poursuivre après la réunion de Pretoria, Les parties conviennent, compte tenu de la gravité et de la persistance de la crise en Côte d'Ivoire, de la nécessité de poursuivre le processus de réconciliation nationale au-delà des élections.\n\n\nInterprétation de l'accord\n\n\n16. En cas de différence d'interprétation sur tout ou partie du présent accord, les parties signataires du présent accord conviennent de s'en remettre à l'arbitrage du Médiateur.\n\n\nMotion de remerciement\n\n\n17. Les parties ivoiriennes signataires de l'Accord de Pretoria expriment leur profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République Sud- africaine, Médiateur de l'Union Africaine, pour son engagement personnel dans la résolution de la crise ivoirienne, au Gouvernement et au peuple Sud africains, pour le dévouement, l'accueil chaleureux et l'hospitalité qu'ils leur ont réservés et qui ont contribué au rapprochement des leaders politiques ivoiriens en vue de la consolidation de la paix et la poursuite du processus de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.\n\n18. Le Médiateur exprime sa sincère appréciation pour l'engagement des leaders ivoiriens pour une résolution rapide de la crise ivoirienne.\n\n\n\nS.E.M. Laurent GBAGBO\nPrésident de la République\nde Côte d'Ivoire\nPour le PDCI\nM. Henri Konan BEDIE\n\nPour le RDR\nM. Alassane Dramane OUATTARA\nPour les FN\nM. Guillaume SORO\n\nS.E.M. Seydou Elimane DIARRA\nPremier Ministre du Gouvernement de Réconciliation Nationale\nS.E.M. Thabo MBEKI\nPrésident de la République Sud-africaine,Médiateur de l'Union Africaine\n\n\nFait à Pretoria le 6 avril 2005"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccord-de-pretoria-texte-integral/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laccord-de-pretoria-texte-integral/","name":"L'accord de Pretoria (texte intégral) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-04-06T15:14:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:36:43+00:00","description":"ACCORD DE PRETORIA SUR LE PROCESSUS DE PAIX EN COTE D'IVOIRE 6 avril 2005 1. A l'invitation du Médiateur de l'Union Africaine, Son Excellence Monsieur","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-gouvernance-mondiale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-gouvernance-mondiale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pour une autre gouvernance mondiale","datePublished":"2012-10-17T17:45:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-gouvernance-mondiale/"},"wordCount":642,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que les enjeux sont énormes : changement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, insécurité alimentaire… le Sommet de la Terre, Rio+20, s’est achevé sans prendre de décisions majeures[[Avec une délégation de salariés et de partenaires du Sud, le CCFD-Terre Solidaire a organisé des débats lors du Sommet des peuples (forum de la société civile). Nous avons aussi favorisé, dans le cadre de la Cidse, la prise de parole d’évêques du Nord et du Sud, dont notre évêque accompagnateur, Monseigneur Housset.]]. \n\n\n\nSans surprise, l’un des grands débats a porté sur la création, ou non, d’une organisation mondiale de l’environnement (OME). Mais, si cette organisation n’est pas dotée de pouvoirs contraignants de contrôle, et de sanctions sur les États, comme l'Organisation mondiale du commerce ou le Fonds monétaire international, l'économique et le financier prendront le dessus sur l’environnemental et l’OME n’aura que peu de poids.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire ne veut pas seulement rêver le monde, il veut participer à le construire. \nIl se mobilise pour faire avancer une gouvernance mondiale au service des peuples. Une gouvernance qui, à l’heure actuelle, reste éclatée entre les États, l’Onu, les institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OMC…) et les réunions informelles de chefs d’État (G8, G20…)[[Réunissant les chefs d’État des pays les plus industrialisés, le G8 et le G20 n’ont aucun statut juridique. ]]. Mais il n’y a pas de hiérarchie entre ces différents espaces. Un même État peut prendre une décision dans une institution internationale et signer son contraire dans un traité. Du fait de cet éclatement, seuls les États les plus puissants gouvernent le monde.\n\nNotre association milite pour que les pays du Sud (en particulier les plus pauvres) aient une place plus importante dans ces institutions.\nLe CCFD-Terre Solidaire appelle de ses vœux une gouvernance mondiale où les responsables politiques orienteraient les politiques et réguleraient les activités des acteurs économiques.\nUne gouvernance qui laisse toute sa place aux sociétés civiles comme lieu de contre-pouvoir et force de propositions. Chaque institution internationale doit faire en sorte que ces sociétés civiles soient consultées ou participent à la prise de décision (comme c’est le cas au Comité de Sécurité alimentaire de la FAO) et à l’évaluation des politiques. \nCette gouvernance doit être transparente, participative et centrée sur les droits humains. Nous demandons que les institutions internationales soient soumises au respect de la déclaration universelle des droits de l’homme et de la charte des Nations unies. Nous proposons que les différentes normes internationales soient hiérarchisées au regard de ces droits humains.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire appelle ainsi à une réforme des Nations unies, seul espace légitime de gouvernance mondiale. Il propose le renforcement des pouvoirs du Conseil économique et social (Ecosoc) pour un meilleur respect des droits économiques, sociaux et culturels. \n\nDans cette même optique, en France, le CCFD-Terre Solidaire a demandé au nouveau pouvoir la mise en place d’un dispositif permanent de consultation de la société civile sur la politique française de coopération et les autres politiques pouvant avoir un impact sur le développement des populations du Sud. Nous l’avons dit au nouveau ministre délégué au Développement, Pascal Canfin. Nous l’avons redit à l’Élysée, lors de la réunion avec les ONG, avant le départ à Rio des représentants de la France.\n\nCe dialogue entre les pouvoirs publics et la société civile participe de la vie démocratique, enrichit les propositions et est un élément fondamental d’une  bonne gouvernance."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-gouvernance-mondiale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pour-une-autre-gouvernance-mondiale/","name":"Pour une autre gouvernance mondiale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-17T17:45:00+00:00","description":"Alors que les enjeux sont énormes : changement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, insécurité alimentaire…","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-an-apres-le-massacre-de-curuguaty-codehupy-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire-reagit/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-an-apres-le-massacre-de-curuguaty-codehupy-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire-reagit/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un an après le massacre de Curuguaty, CODEHUPY, partenaire du CCFD-Terre Solidaire réagit","datePublished":"2013-06-21T09:20:20+00:00","dateModified":"2022-08-26T18:00:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-an-apres-le-massacre-de-curuguaty-codehupy-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire-reagit/"},"wordCount":1236,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un an après les graves événements survenus à Curuguaty, le 15 juin 2012, sur les terres de Marina Kue, 11 paysans et 6 policiers ont trouvé la mort.\n\nLa Coordination des Droits Humains du Paraguay (CODEHUPY), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, est composée de 34 organisations sociales et de défense des droits humains. Elle constitue la Section Paraguay de la Plate-forme Interaméricaine des Droits Humains, de la Démocratie et du Développement (PIDHDD) et déclare :\n\n- Le massacre de Curuguaty a provoqué de nombreuses violations des droits humains, aujourd’hui encore. La société paraguayenne ne doit pas se taire car elles compromettent sérieusement les chances de construire un pays où règnent la justice, l’égalité sociale et la démocratie.\n\n- Le massacre de Curuguaty s’inscrit dans le contexte de la lutte pour la terre au Paraguay, menée par les paysans dépossédés et leurs organisations sont toujours dans l’attente d’une véritable réforme agraire. La revendication constante des paysannes et paysans de Marina Kue était que ces terres, propriété de l’État, devaient être destinées à la réforme agraire.\n\n- Avant le massacre, les institutions judiciaires ont déjà commis des irrégularités extrêmement graves: l’ordonnance ayant permis l’intervention de plus de 300 policiers sur les terres de Marina Kue le 15 juin 2012 s’est avérée illégale. En premier lieu, elle a été prononcée par un juge pénal n’ayant pas de compétences pour intervenir dans un jugement d’expulsion (qui est civil). Par ailleurs, l’ordonnance en question comprenait l’expulsion des terres, alors même que  l’entreprise qui indiquait de manière erronée être propriétaire des terres ne possédait pas de titre de propriété et ne pouvait par conséquent invoquer sa condition de propriétaire pour demander une intervention de ce type.\n\n- Par rapport au massacre lui-même, une enquête indépendante menée par la CODEHUPY a révélé qu’il y a eu, lors de la répression policière, un usage disproportionné de la force publique.  De plus, il existe de nombreux éléments, issus de cette enquête, qui semblent démontrer la responsabilité de policiers dans l’exécution extrajudiciaire de 7 des 10 paysans décédés.\n\n- D’autres résultats de l’enquête de la CODEHUPY indiquent qu’au moins 9 personnes arrêtées après le massacre ont été victimes de traitements cruels et inhumains, et même de torture, de la part des agents de police. Ces tortures ont eu lieu au moment de l’arrestation, lors du transfert des personnes arrêtées à bord des voitures de patrouille puis au Commissariat n°5 de Curuguaty. Des données précises sur ces faits de torture ont été communiquées par la CODEHUPY à l’Unité spécialisée sur les droits humains du Ministère public et, à ce jour, l’enquête réalisée par cette Unité a peu progressé et les policiers responsables de ces tortures n’ont toujours pas été inculpés. En outre, des agents de police ont également procédé à des arrestations arbitraires de personnes n’ayant pas de responsabilité dans les événements.\n\n- Concernant la procédure judiciaire proprement dite, l’enquête sur les faits menée par le Ministère public présente d’importantes lacunes et ne respecte pas les normes légales fixées pour garantir l’impartialité et l’efficacité de l’enquête. Par exemple, la scène du massacre a été contaminée, dans le sens où il n’y a pas eu protection du lieu où se sont déroulés les faits en vue du recueil des pièces à conviction et de l’étude scientifique criminelle de l’événement à partir des indices laissés. La police nationale a mis le feu au campement installé par les paysans, faisant ainsi disparaître définitivement de nombreuses preuves.\n\n- L’enquête réalisée par le Ministère public, ainsi que l’inculpation prononcée par le procureur chargé de l’affaire, Jalil Rachid, visent uniquement à démontrer la version policière des incidents, qui accuse les paysans d’avoir tendu aux forces de police une embuscade préméditée et planifiée. Le Ministère public ne suit que cette piste et les preuves qui permettraient un examen objectif de l’affaire ne sont ni acceptées ni produites. En outre, les preuves présentées jusqu’alors par le Ministère public contre les paysans et les paysannes ne reposent sur aucun fondement. Par ailleurs, aucun policier n’a fait l’objet d’une enquête ni n’a été mis en cause.\n\n- C’est avec préoccupation que nous constatons l’absence de régularité des procédures judiciaires liées à la propriété des terres de Marina Kue. De nombreux éléments indiquent que celles-ci appartiennent à l’État paraguayen. Il s’agit là d’une donnée fondamentale qui n’est pas sans rapport avec l’illégalité de l’ordonnance judiciaire à l’origine de l’intervention du procureur et de la police ayant conduit au massacre.\n\n- Il est important de signaler également les répercussions internationales de cette affaire, qui s’ajoutent aux nombreuses préoccupations déjà exprimées par la CODEHUPY et plusieurs organisations de la société civile. Dans ce sens, nous renvoyons à l’une des observations du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, émises en mars de cette année, spécifiant : « Le Comité est préoccupé par les allégations selon lesquelles d’importantes irrégularités ont été commises par le Ministère public, les magistrats et les forces de sécurité à l’occasion de la perquisition effectuée à Curuguaty en juin 2012. En particulier, le Comité est préoccupé par les informations reçues démontrant le manque d’impartialité et d’indépendance dans le déroulement de l’enquête (art.6, 7, 14). » Les déclarations du Comité restent aujourd’hui valables, étant donné que  la procédure judiciaire continue à violer les règles élémentaires du procès équitable.\n\n- Ces violations du droit à un procès équitable, comme les autres violations des droits humains commises dans le cadre de cette affaire, exposent l’État paraguayen à ce que nous, organisations de la société civile, continuions à dénoncer ce fait au niveau international et que, le moment venu, nous intentions des actions contre l’État paraguayen devant les instances internationales de protection des droits humains.\n\n- Enfin, nous, CODEHUPY, exigeons de l’État paraguayen :\n● la pleine lumière sur les événements, sur la base d’une procédure judiciaire totalement impartiale, objective et respectueuse des garanties du procès équitable ;\n● l’enquête sur les responsables des nombreuses violations des droits humains survenues dans le cadre du massacre et la sanction de ces responsables ;\n● une juste réparation de l’État en faveur des victimes du massacre, à travers une indemnisation aux familles des 17 personnes décédées, ainsi qu’aux survivants, et les excuses de l’État pour les injustices et violations des droits humains commises à l’encontre de citoyennes et citoyens du Paraguay."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-an-apres-le-massacre-de-curuguaty-codehupy-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire-reagit/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-an-apres-le-massacre-de-curuguaty-codehupy-partenaire-du-ccfd-terre-solidaire-reagit/","name":"Un an après le massacre de Curuguaty, CODEHUPY, partenaire du CCFD-Terre Solidaire réagit - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-06-21T09:20:20+00:00","dateModified":"2022-08-26T18:00:14+00:00","description":"Un an après les graves événements survenus à Curuguaty, le 15 juin 2012, sur les terres de Marina Kue, 11 paysans et 6 policiers ont trouvé la mort. La","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-verdict-le-21-fevrier/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-verdict-le-21-fevrier/"},"author":{"name":"Violaine Plagnol","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/7d06ad1220188d45ef345c4e3af01aa5"},"headline":"Devoir de vigilance : verdict le 21 février","datePublished":"2017-02-20T13:43:29+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-verdict-le-21-fevrier/"},"wordCount":717,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Décryptage","France","Paradis fiscaux","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"articleSection":["Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le devoir de vigilance des entreprises sera-t-il définitivement adopté à l’Assemblée nationale le 21 février 2017, malgré les blocages du Sénat ? Son objectif : lever l’impunité des multinationales et éviter de nouveaux drames tels celui du Rana Plaza.\n\n\n\n Le devoir de vigilance, de quoi s’agit-il ?\n\n\n« Ce texte impose à nos grandes entreprises la publication et la mise en œuvre d’un plan de vigilance afin de prévenir les violations des droits humains et les dommages environnementaux sur l’ensemble de leurs chaînes de production, et d’éviter de nouveaux Rana Plaza », explique Dominique Potier, député PS, rapporteur de la proposition de loi.\n \nEn d’autres termes, ce texte s’attaque enfin à l’impunité des multinationales qui se déchargent de leurs responsabilités sur les différents maillons de la chaîne industrielle (fournisseurs, transporteurs, sous-traitants...).\n\nUn texte édulcoré\n\n\nLa société civile, fortement mobilisée depuis de nombreuses années pour faire reconnaître et appliquer le devoir de vigilance, reconnaît les avancées du projet, tout en regrettant ses limites. Les organisations membres du Forum citoyen pour la RSE, coordonné par le CCFD-Terre Solidaire, considèrent en effet ce texte comme   «un premier pas indéniable» .\n\n« Il permet enfin d’adapter le droit à la réalité de la mondialisation des activités économiques des multinationales qui peut se traduire par des atteintes graves aux droits humains », souligne Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif Éthique sur l’étiquette.\n\nConcrètement, cette nouvelle obligation exige des entreprises un plan de vigilance en plusieurs points , notamment : une cartographie des risques ; des procédures d’évaluation des filiales, sous-traitants et fournisseurs ; un dispositif de suivi et d’évaluation des mesures de prévention validées et mises en œuvre. \nDeuxièmement, toutes les parties prenantes (organisations syndicales, associations...) pourront être associées à l’élaboration du plan de vigilance. Enfin, en cas de dommages liés à un défaut de plan de vigilance ou de sa mise en œuvre,  l’entreprise sera sanctionnée par une amende plafonnée à 30 millions d’euros.\n\nReste que la pression exercée par les organisations patronales a réduit la portée du texte. En effet, ne sont concernées que les entreprises de plus de 5 000 salariés, alors que le seuil proposé au départ était de 500 salariés. Résultat, seules 150 à 200 entreprises sont visées. \n\nD’autre part, il n’y aura pas, comme initialement prévu, de sanction pénale à l’égard des dirigeants d’entreprise  ayant contrevenu à leurs obligations de vigilance. Enfin, le recours à la justice en cas de dommages sera très complexe car la charge de la preuve revient aux victimes. \n\n« S’il y a des atteintes aux droits, nous pourrons saisir la justice. Mais l’objectif de cette loi n’est pas de lancer des campagnes punitives contre les multinationales. Il est de les contraindre à ne plus privilégier les bénéfices aux dépens des droits fondamentaux des populations et de l’environnement », insiste Nayla Ajaltouni.\n\n\nÀ l’orée du XIXe siècle, l’abbé Henri Grégoire, fervent partisan de l’abolition de l’esclavage défendait déjà le principe de chaîne de responsabilités : \n\n« J’appelle négrier, non seulement le capitaine de navire qui vole, achète, enchaîne, encaque et vend des hommes noirs, ou sang mêlés, qui même les jette à la mer (...), mais encore tout individu qui, par une coopération directe ou indirecte, est complice de ces crimes. » \n \nAinsi, selon lui, la dénomination de négriers comprend notamment : « les armateurs, affréteurs, actionnaires, commanditaires, assureurs (...) et jusqu’au dernier des matelots, participant à ce trafic honteux »   [[Abbé Henri Grégoire, Des peines infamantes à infliger aux négriers, Paris, Baudouin Frères, Imprimeurs, 1822, extraits www.culture.fr/ lesabolitions - © 2014, cité par Dominique Potier à l’Assemblée nationale le 29 novembre 2016.]]. Il aura fallu près de 200 ans pour que ce principe commence à être reconnu au niveau juridique français. La société civile espère un vote définitif du texte qui permettra d’essaimer aux niveaux européen et international.\n\n\n\nFaim et Développement est disponible sur abonnement payant. Nous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-verdict-le-21-fevrier/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-verdict-le-21-fevrier/","name":"Devoir de vigilance : verdict le 21 février - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-02-20T13:43:29+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:56+00:00","description":"Le devoir de vigilance des entreprises sera-t-il définitivement adopté à l’Assemblée nationale le 21 février 2017, malgré les blocages du Sénat ? Son","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vaincre-les-reticences/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vaincre-les-reticences/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vaincre les réticences","datePublished":"2012-05-24T12:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vaincre-les-reticences/"},"wordCount":406,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Nous sommes tous frères, sœurs, enfants d’un même Père. « Mais il y en a qui sont un peu moins nos frères/sœurs dans la reconnaissance de leurs droits ! » – La Parole de Dieu insiste sur l’accueil de l’étranger. « J’étais étranger et tu m’as accueilli » (Mt 25,35).\n\n\n\n« Mais au sujet des étrangers, la religion ne doit pas faire de politique ! » – La possibilité pour chaque être humain de vivre en famille est considérée comme une nécessité absolue. « Mais le regroupement familial, il ne faut pas exagérer ! » – Sur notre planète, à l’heure de l’Internet, tout doit pouvoir circuler. « Mais pour les êtres humains il faut poser des restrictions !  » \n\nEn proposant le défi d’« oser la fraternité », nous prenons l’engagement de trouver les meilleurs moyens de vaincre les « Mais… » qui font de la question des migrations une question à part. Il s’agit pourtant bien d’une question de Dignité humaine. La foi chrétienne et les approches humanistes appellent depuis longtemps à l’accueil de l’étranger. L’interdépendance que crée la mondialisation exige de chacun qu’il apprenne à se « déplacer » vers l’autre, qu’il sache accueillir celui qui s’est déplacé. \n\nDépasser les « Mais… », les réticences, n’est pas chose aisée. Elles sont bien vivantes en chacun de nous. L’autre, les autres, ont toujours fait peur, d’autant plus que certains discours manipulent nos peurs. \n\nDans nos comportements individuels face à l’étranger et lors de l’élaboration des politiques française et européenne sur les migrations, le temps n’est plus aux simplismes, aux « il n’y a qu’à » ni aux condamnations péremptoires. C’est notre être tout entier qui se trouve questionné. C’est notre responsabilité politique qu’il convient d’interroger. C’est notre capacité au dialogue et au partenariat qui est mise en cause. \n\nIl est urgent de réagir. Il en va de la survie de millions d’enfants, de femmes et d’hommes. Il en va de notre fidélité à des convictions fondamentales. Il en va de la création d’un monde où nos enfants pourront vivre, vivre ensemble. Aussi est-il apparu nécessaire d’unir nos voix, nos arguments et nos actions pour convaincre : l’accueil des autres, ce n’est pas toujours facile, mais, ensemble c’est vraiment l’avenir !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vaincre-les-reticences/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/vaincre-les-reticences/","name":"Vaincre les réticences - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-24T12:00:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:11+00:00","description":"Nous sommes tous frères, sœurs, enfants d’un même Père. « Mais il y en a qui sont un peu moins nos frères/sœurs dans la reconnaissance de leurs droits ! »","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-pecheries-face-au-defi-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-pecheries-face-au-defi-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les pêcheries face au défi alimentaire","datePublished":"2013-08-13T17:18:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-pecheries-face-au-defi-alimentaire/"},"wordCount":601,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La pêche et l’aquaculture contribuent pour une large part à l’alimentation humaine. Comme pour l’agriculture, ce secteur est soumis à de nombreux défis, explique la Mission de la mer, membre de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nLe secteur de la pêche a produit 130,8 millions de tonnes de poisson pour l’alimentation humaine en 2011 et procuré environ 15 % de leur besoin en protéines animales à plus de 4,3 milliards de personnes. 95 % des travailleurs du secteur de la pêche vivent dans les pays en développement. La moitié du poisson pêché provient de petites unités. Les produits de la pêche sont parmi les denrées alimentaires les plus échangées dans le monde. On distingue une pêche artisanale qui se pratique sur de petites unités, travaillant le long des côtes et une pêche industrielle qui est plutôt le fait de gros armements à dimension internationale.\nL’accès à la ressource est très inégal. Les ressources halieutiques sont renouvelables mais pas inépuisables. Le développement d’une aquaculture raisonnée est une alternative à la stagnation de la production halieutique.\n\n\nPolitiques de quotas\n\n\nAu niveau mondial, les pêcheurs sont confrontés à la raréfaction de la ressource et à l’accaparement des océans par des intérêts privés. Surpêche et changements climatiques sont montrés du doigt. Les pollutions terrestres et marines jouent un rôle néfaste dans la capacité de reproduction des stocks de poissons. Les zones côtières et marines riches en habitats d’une grande diversité sont de plus en plus sollicitées par des activités immobilières, touristiques, d’exploitation de minerai ou de production d’énergie renouvelable.\nDes politiques de quotas sont mises en place pour y faire face. Tous les États ne sont pas en mesure de contrôler leur respect et une importante pêche illégale les contrecarre, en particulier dans les pays en développement.\n\n\nGestion raisonnée\n\n\nLe renforcement de la gouvernance et de la gestion des pêches s’impose autrement que par l’accaparement des océans par des intérêts privés. La crise de la pêche ne pourra être résolue en négligeant les acteurs primordiaux que sont les pêcheurs. La Mission de la mer préconise plusieurs propositions pour une gestion raisonnée et durable de la ressource halieutique :\n\n• renforcer l’organisation des communautés de pêcheurs. Leur bonne gestion contribue à la sécurité alimentaire, fournit des emplois, offre les meilleurs systèmes de redistribution des richesses et permet l’intégration des femmes. La pêche artisanale permet aussi de gérer durablement les ressources halieutiques ;\n\n• développer l’information et la formation à tous les niveaux de la filière en s’appuyant sur des modèles alternatifs, telle l’étude de la « gouvernance des biens communs » du prix Nobel d’économie Elinor Ostrom qui s’appuie sur des cas de gestion de pêcheries par des communautés de pêcheurs ;\n\n• intervenir auprès des instances de décision afin de protéger l’accès des zones de pêche des pays en développement face aux flottilles étrangères, améliorer la sécurité des pêcheurs (24 000 accidents mortels chaque année) par l’adoption de la Convention de l’OIT (Organisation internationale du travail) sur le travail dans la pêche, enfin alerter sur les risques de migrations climatiques des communautés littorales.\n\nDanièle Le Sauce, Mission de la mer"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-pecheries-face-au-defi-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-pecheries-face-au-defi-alimentaire/","name":"Les pêcheries face au défi alimentaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-13T17:18:06+00:00","description":"La pêche et l’aquaculture contribuent pour une large part à l’alimentation humaine. Comme pour l’agriculture, ce secteur est soumis à de nombreux défis,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La France, terre d&rsquo;asile ? (FAQ)","datePublished":"2006-05-01T14:39:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:53:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/"},"wordCount":1041,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2006/05/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-034-scaled.jpg","keywords":["Droits humains","Migrations"],"articleSection":["Article","Decryptage"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Alors que le ministre de l’Intérieur annonce un énième projet de loi asile et immigration pour la fin de l’année 2022, retour en quelques questions sur la dure réalité de l’application du droit d’asile en France, loin des peurs et des fantasmes.\n\n\n\nQu’est-ce que le droit d’asile&nbsp;?\n\n\n\nLe droit d’asile est un droit humain fondamental reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la Convention de Genève.\n\n\n\nCette dernière, adoptée en 1951, définit les critères des personnes pouvant obtenir l’asile et bénéficier ainsi d’une protection spécifique. Pour cela, la Convention de Genève crée une catégorie juridique à part entière, celle des personnes réfugiées.\n\n\n\nLe statut de réfugié s'adresse à toutes celles qui craignent&nbsp;avec raison d’être persécutées du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques, et qui, du fait de cette crainte, se trouvent en dehors du pays dont elles ont la nationalité.Convention de Genève\n\n\n\nComment le droit d’asile est-il appliqué&nbsp;?\n\n\n\nL’application du droit d’asile se fait via l’examen individuel de la situation d’une personne entrée dans un Etat, qui définit ses règles en termes de reconnaissance du statut de réfugié sur son territoire.\n\n\n\nEn France, la demande d’asile est adressée en préfecture, qui transmet sous condition le dossier à l’Office français pour la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). L’OFPRA est en charge de recevoir la personne demandant l’asile, de l’interroger sur les raisons fondant cette demande et de finalement statuer sur la reconnaissance du statut de réfugié, l’octroi d’une protection subsidiaire ou le refus de protection.\n\n\n\nEn cas de refus, la personne requérante peut formuler un recours contre la décision de l’OFPRA auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui statue en premier et dernier ressort.\n\n\n\nCombien de personnes obtiennent l’asile en France&nbsp;?\n\n\n\nEn 2021, ce sont près de 105 000 demandes d’asile qui ont été déposées en préfecture en France. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2020, du fait notamment de la pandémie de covid-19, mais nettement inférieur aux années précédentes (plus de 138 000 en 2019). Dans l’ensemble de l’Union européenne, plus de 630 000 demandes d’asile ont été déposées.\n\n\n\nMais ce chiffre est à mettre en perspective avec le taux d’accord de l’OFPRA, c’est-à-dire le pourcentage de demandes adressées dont l’étude conduit à une protection. Seuls 25,7% des décisions de l’OFPRA ont débouché sur une protection pour les personnes requérantes.\n\n\n\nDe son côté, la CNDA a annulé 22% des décisions de rejet de l’OFPRA. \n\n\n\nEn 2021, ce sont donc 50.000 personnes qui ont obtenu une protection en France l’année dernière.\n\n\n\nEn tout, ce serait environ 500.000 personnes qui bénéficieraient d’une protection internationale aujourd’hui en France selon La Cimade.\n\n\n\nLa France accueille-t-elle beaucoup de réfugiés par rapport aux tendances mondiales ?\n\n\n\nNon. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR), on compte plus de 27 millions de personnes réfugiées dans le monde en 2021. 83% d’entre elles sont accueillies dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, et 72% le sont dans des pays voisins.\n\n\n\nLes pays à revenus élevés n’accueillent donc que 17% des personnes réfugiées dans le monde, et la France, à peine 1,8%, contre près de 5% pour l’Allemagne, seul pays européen à apparaitre dans les cinq premiers pays d’accueil au niveau international.\n\n\n\nD'où venaient les personnes demandeuses d'asile en 2021?\n\n\n\nLes cinq principaux pays et les régions de provenance des personnes demandeuses en France en 2021 Source Rapport d'activité OFPRA 2021\n\n\n\nQuelles sont les principales difficultés rencontrées par les personnes demandant l’asile en France&nbsp;?\n\n\n\nElles sont multiples et croissent au gré des législations françaises et européennes qui évoluent à un rythme effréné.\n\n\n\nLes personnes doivent tout d’abord faire face à la procédure Dublin, qui empêchent environ 28% d’entre elles d’accéder à la demande d’asile en France, ayant été enregistrées pour la première fois dans un autre pays européen d’entrée (majoritairement en Grèce ou en Italie).\n\n\n\nA cela s’ajoutent des délais de traitement relativement longs qui accentuent la précarité de ces personnes, notamment pour celles qui n’arrivent pas à accéder à un logement d’urgence qui leur est pourtant dû durant l’instruction de leur demande d’asile. Les personnes ne peuvent prétendre à un emploi et, depuis 2020, un délai de carence de trois mois a été instauré pour la prise en charge de leurs frais de santé.\n\n\n\nPar ailleurs, le délai pour formuler un recours a été raccourci, d’autant plus pour les personnes dont la demande a été placée par l’OFPRA en procédure accélérée, une tendance à la hausse ces dernières années.&nbsp;\n\n\n\nComment le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires se mobilisent-ils&nbsp; ?\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire agit pour que les politiques migratoires françaises, européennes et internationales respectent les droits et la dignité de toutes les personnes migrantes, reconnues en tant que réfugiées ou non, et sur l’ensemble de leur parcours migratoire.\n\n\n\nEn France, elle soutient des associations qui accompagnent juridiquement ces personnes et dénoncent les violences et entraves aux droits dont elles sont victimes notamment : \n\n\n\nTous Migrants à la frontière italienne, Plateforme de soutiens aux migrant.es à la frontière britannique (dans les environs de Calais) L'Anafé dans les zones d’attente des gares et aéroports français\n\n\n\nA écouter : JOURNÉE DES RÉFUGIÉS&nbsp;: C’EST POSSIBLE D’ACCUEILLIR DIGNEMENT\n\n\n\nEn savoir plus : Réfugiés ukrainiens&nbsp;: 5 questions autour de la protection temporaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/","name":"La France, terre d'asile ? (FAQ) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2006/05/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-034-scaled.jpg","datePublished":"2006-05-01T14:39:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:53:14+00:00","description":"Alors que le ministre de l’Intérieur annonce un énième projet de loi asile et immigration pour la fin de l’année 2022, retour en quelques questions sur la La France est-elle une terre d'asile? Réponse en chiffres et en questions, à l'aube d'un énième projet de loi asile et migration 2022","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/france-terre-dasile/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2006/05/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-034-scaled.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2006/05/Vacances-engagees-au-Pays-Basque-2017-034-scaled.jpg","width":2560,"height":1707,"caption":"Organisées par Le CCFD-Terre Solidaire et Bestearekin, bénévoles, familles de demandeurs d’asile et familles françaises se retrouvent pour des vacances engagées à Mauléon-Licharre au Pays Basque. Une fois le repas terminé, Anahit, jeune arménienne, offre à tous une danse de son pays. Crédit photo : Roland DARGELEZ/CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/de-qui-parle-t-on/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/de-qui-parle-t-on/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"De qui parle-t-on ?","datePublished":"2006-05-01T14:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/de-qui-parle-t-on/"},"wordCount":540,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Etranger\nPersonne résidant en France mais n’ayant pas la nationalité française. Le recensement de 1999 comptabilise 3,2 millions d’étrangers, soit 5,4% de la population.\n\nImmigré\nPersonne née de nationalité étrangère dans un pays étranger et vivant en France. Ainsi, on peut acquérir la nationalité française et continuer d’appartenir à la population immigrée.\nA la mi-2004, l’Insee a recensé 4,9 millions d’immigrés, soit 8,1% de la population.\n\n« Deuxième génération »\nPersonne née en France, quelle que soit sa nationalité, dont l'un des deux parents au moins est né à l'étranger. C'est le cas d'environ 2,3 millions de personnes, dont un million de moins de 17 ans.\n\nCe terme apparemment objectif, a toutefois tendance à devenir une manière détournée  de désigner des citoyens français stigmatisés en raison de l'origine étrangère de leur parents. En général, pauvre et en provenance de pays non européens.\nLe comble est atteint quand on commence à parler « d'immigré de troisième génération » !\n\nImmigration régulière\nAprès une hausse continue depuis 10 ans, l’immigration régulière à caractère permanent (séjour de plus de un an) amorce une légère décrue en 2005 : 186 000 titres de séjour délivrés (contre 191 000 en 2004 et 105 000 en 1996).\n\nOn distingue trois motifs principaux d’immigration permanente :\n• Au titre des migrations familiales. Cette catégorie, en baisse, représente toujours plus de deux-tiers des titres de séjour.\n• Au titre du travail, environ 12% des entrées.\n• Au titre de l’asile (environ 10 000 bénéficiaires du droit d’asile en 2003)\n\nL’immigration temporaire, représente pour le travail (stage, Cdd, contrat saisonnier...) 10 000 entrées en 2003, et pour  les études, 54 000 entrées en 2003.\n\nEn 2003, 78% de l’immigration à caractère permanent provenait de pays extérieur à l’espace économique européen.\n\n\nSans-papier, clandestins...\nPour obtenir leur titre de séjour, les étrangers arrivés en France, avec un visa long séjour doivent, deux mois après leur arrivée, faire une demande auprès de la préfecture.\nDe nombreux immigrés entament ainsi un séjour régulier en France puis se voient refuser le renouvellement de leur titre de séjour. Ils deviennent alors des sans-papiers.\n\nSans-papier, clandestins n'est pas synonyme de délinquance. Les personnes impliquées dans des trafics illégaux (drogue, vols... ) ne sont pas non plus tous des clandestins (et pas forcément des étrangers non plus).\n\nLes sans-papiers, entrés clandestinement sur le territoire ou privés de titre de séjour après des années passés dans la légalité, seraient environ 400 000 en France.\nEn Angleterre, ils seraient 430 000.\n\nDemandeur d'asile\nToute personne arrivant en France et qui s'estime en danger dans son pays peut demander à bénéficier du statut de réfugié. Il doit pouvoir déposer dès son arrivée sur le territoire français une demande d'asile.\nLe dépôt de cette demande en préfecture donne le droit de séjourner en France le temps que de l'examen de la demande.\nEn revanche, ce statut n'autorise plus le demandeur d'asile à travailler."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/de-qui-parle-t-on/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/de-qui-parle-t-on/","name":"De qui parle-t-on ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-05-01T14:37:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:49:11+00:00","description":"Etranger Personne résidant en France mais n’ayant pas la nationalité française. Le recensement de 1999 comptabilise 3,2 millions d’étrangers, soit 5,4% de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deception-sur-la-politique-du-gouvernement-conduit-a-legard-des-etrangers/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deception-sur-la-politique-du-gouvernement-conduit-a-legard-des-etrangers/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Déception sur la politique du gouvernement conduit à l’égard des étrangers","datePublished":"2012-11-22T16:59:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deception-sur-la-politique-du-gouvernement-conduit-a-legard-des-etrangers/"},"wordCount":1009,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Monsieur le Premier Ministre,\n\nVoilà désormais 6 mois que votre Gouvernement est en place. La charge est lourde, le contexte difficile. Nous ne sommes pas de ceux qui dressent dès maintenant des appréciations définitives ou entretiennent des polémiques. \n\n\n\nPour autant, nous devons vous exprimer notre très  grande déception sur la politique que votre Gouvernement conduit jusqu’ici à l’égard des étrangers.\n\nSur cette question du « vivre ensemble » - l’une des plus sensibles - les premières annonces et décisions nous ont laissés perplexes. Les pratiques qui  ont suivi nous sont insupportables.\n\nEn juin, conformément aux engagements du Président de la République, une circulaire annoncée par le ministre de l’Intérieur prétendait interdire le placement d’enfants en rétention administrative. Elle exclura Mayotte – département français – qui concentre à lui seul plus de 90 % des placements d’enfants. Etrange conception de la République et du principe d’égalité des droits…\n\nEn juillet, nous exprimions une demande urgente pour que les taxes exorbitantes que doivent payer les étrangers lors de la délivrance d’un titre de séjour soient drastiquement révisées dans le projet de loi de finances rectificative. La réforme que nous appelions relevait à l’évidence des mesures de justice fiscale tant annoncées les mois précédents. Trois mois plus tard, les modifications que vous acceptez dans le projet de loi de finances 2013 sont marginales et ne changent rien à l’injustice qui frappe des personnes en situation de précarité.\n\nEn août, deux ans après un discours de Grenoble internationalement condamné, votre Ministre de l’Intérieur a cru opportun de remettre sur le devant de la scène médiatique la question des campements de Roms et de relancer ainsi la stigmatisation de ces quelques milliers de personnes. Les évacuations qui ont suivi, violentes, brutales, répétées, ont soulevé un tollé jusqu’à la Commission européenne. Votre décision de convoquer une réunion interministérielle en plein mois d’août et d’édicter une circulaire signée de sept ministres semblait traduire votre volonté de mettre un terme à cet emballement et de clore ce chapitre déjà sombre. Deux mois plus tard, force est de constater que les évacuations continuent dans les mêmes conditions, avec le même zèle destructeur et la même indifférence des services de l’Etat à l’égard de la souffrance des familles et des enfants.\n\nEn septembre, les migrants exilés dans le Calaisis ont retrouvé les pratiques et le rythme connu naguère des expulsions de squat, des violences et des destructions de leurs maigres affaires. 10 ans après la fermeture du centre de Sangatte, la seule réponse apportée par l’Etat semble rester celle du harcèlement policier et du mépris de la notion élémentaire de protection des personnes.\n\nEn octobre, le premier projet de loi annoncé par votre Gouvernement sur l’immigration porte sur la création d’une « garde à vue » spéciale pour les étrangers. Sans doute un arrêt récent de la Cour de Cassation rend la tâche difficile aux fonctionnaires de police. Mais quel symbole ! Celui d’un Gouvernement dont le premier projet de loi adopté sur le statut des étrangers propose une nouvelle disposition destinée à faciliter les expulsions du territoire…\n\nCertes, une circulaire vient d’être diffusée pour faciliter l’accès à la nationalité française en revenant sur des obstacles  instaurés par le Gouvernement précédent. S’il faut s’en féliciter, ne nous leurrons pas ! Elle ne saurait donner le change au reniement inavoué de votre Gouvernement à la promesse présidentielle concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales. Elle ne saurait non plus masquer le report de mois en mois de la circulaire de régularisation des sans-papiers, elle aussi promise par le Président de la République – il évoquait des critères prenant en compte l’insertion par le travail ou l’activité, la famille, la scolarité et l’ancienneté de séjour.\n\nEt nous ne pouvons oublier l’absence totale de calendrier, de contenu et de méthode de travail pour préparer la réforme législative qui s’impose sur le statut des étrangers et le droit d’asile. Après les lois de 2003, 2007, 2008, 2011, toutes inspirées par la séduction que voulait exercer l’ancienne majorité sur l’électorat le plus réfractaire à l’immigration, une nouvelle législation est indispensable pour réparer la dégradation du statut des étrangers et corriger ses effets sur leur précarité sociale. Qu’en est-il de vos intentions ? A ce jour, seul le silence fait face à nos questions…\n\nLa mise en œuvre d’une politique d’immigration et d’asile équilibrée est complexe dans le contexte actuel. Mais cela ne justifie pas que des mesures de justice et d’apaisement pourtant annoncées soient abandonnées avant même d’être créées ; cela ne justifie pas que la seule parole de votre Gouvernement sur le sujet soit celle du ministre de la police ; cela ne justifie pas que vos instructions soient négligées par certains services de l’Etat et que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants soient encore traités indignement.\n\nMonsieur le Premier Ministre, nous attendons que des convictions fortes soient exprimées, nous attendons un programme concret, des mesures claires et ambitieuses. Il ne vous est plus possible de continuer à gérer l’héritage des lois antérieures conçues pour « cliver » les uns contre les autres.\n\nLes attentes sont fortes, ne les décevez pas !\n\nGuy Aurenche, Président du CCFD Terre Solidaire\nChristophe Deltombe, Président d’Emmaüs France\nPierre-Yves Madignier, Président d’ATD-Quart Monde\nPatrick Peugeot, Président de la CIMADE\nFrançois Soulage, Président du Secours Catholique"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/deception-sur-la-politique-du-gouvernement-conduit-a-legard-des-etrangers/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/deception-sur-la-politique-du-gouvernement-conduit-a-legard-des-etrangers/","name":"Déception sur la politique du gouvernement conduit à l’égard des étrangers - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-22T16:59:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:09+00:00","description":"Monsieur le Premier Ministre, Voilà désormais 6 mois que votre Gouvernement est en place. La charge est lourde, le contexte difficile. Nous ne sommes pas","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-continuera-son-travail-de-plaidoyer-aupres-du-nouveau-gouvernement/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-continuera-son-travail-de-plaidoyer-aupres-du-nouveau-gouvernement/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire continuera son travail de plaidoyer auprès du nouveau gouvernement","datePublished":"2017-05-22T17:16:12+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:36:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-continuera-son-travail-de-plaidoyer-aupres-du-nouveau-gouvernement/"},"wordCount":750,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans le cadre de la campagne Prenons le parti de la Solidarité (1), le CCFD-Terre Solidaire a analysé les programmes des candidats et leur a demandé de s’engager sur « 15 propositions pour une France solidaire dans le monde ». Suite à  l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le CCFD-Terre Solidaire réaffirme son engagement à porter les enjeux de solidarité internationale pour les cinq ans à venir.\n\n\n\nDans les mois qui viennent, des échéances déterminantes pour les orientations données au quinquennat en matière de développement et de solidarité internationale se profilent déjà : G7, G20, discussions européennes autour du paquet « énergie-climat », négociations onusiennes sur le traité contraignant sur les entreprises et les droits humains, COP23… Tout au long du calendrier à venir, le CCFD-Terre Solidaire sera particulièrement investi pour porter ses positions sur quatre chantiers prioritaires : \n\n\n\n La lutte contre la fraude fiscale et l’optimisation fiscale agressive\n\n\nAlors que le nouveau président de la République et son équipe gouvernementale seront rapidement amenés à se positionner sur différents dossiers, notamment au niveau européen et international, le CCFD-Terre Solidaire appelle Emmanuel Macron à faire en sorte que la France conserve sa position de leader sur les questions de lutte contre l’évasion fiscale et de transparence, acquise au fil des années. En outre, il rappelle que le candidat s’est engagé à promouvoir un reporting public pays par pays et un registre public de bénéficiaires effectifs des sociétés et des trusts aux niveaux français, européen et international ainsi qu’à réviser les conventions fiscales injustes signées avec les pays en développement et à harmoniser les assiettes fiscales en Europe.\n\n\n\n La lutte contre les dérèglements climatiques conjuguée à la lutte contre les causes de la faim\n\n\nDans ses engagements adressés au CCFD-Terre Solidaire et ses alliés, Emmanuel Macron a montré son attention à cette question. Alors que des échéances cruciales vont arriver rapidement, une position française forte et ambitieuse est attendue dans les espaces internationaux. Le nouveau gouvernement devra notamment défendre l’urgence d’une mise en œuvre de l’Accord de Paris qui ait pour fondement les droits humains et de la nécessité de cadrer les initiatives privées pour éviter la promotion de fausses solutions qui pourraient nuire à la souveraineté alimentaire des populations. Le CCFD-Terre Solidaire appelle également Emmanuel Macron à reconsidérer sa position sur la question des agrocarburants. \n\n\n\n La sortie des initiatives qui portées par les multinationales de l’agriculture pour promouvoir l’agro-écologie\n\n\nAlors que les dernières années ont montré leurs impacts négatifs, les initiatives visant à soutenir les projets portés par des multinationales dans les pays du Sud se sont multipliées, à l’image de la Nasan. Lors de la prochaine réunion de la Nasan, qui doit se tenir à la rentrée, la France doit se désengager de cette initiative et de toute autre initiative similaire. De la même manière, le nouveau gouvernement ne doit pas s’associer à la nouvelle initiative du G20 lancée en juin « Compact with Africa », qui repose sur cette même antienne magique des investissements privés massifs dans la lutte contre la pauvreté.  La prochaine réunion du G20 constituera ainsi un test pour le nouveau gouvernement quant à la priorité donnée aux,  droits humains et à la lutte contre la pauvreté, face à des intérêts économiques nationaux.  \n\n\n\n La Régulation du secteur économique et financier pour faire primer les droits humains, en France et ailleurs, sur les intérêts privés\n\n\nAu motif que les incitations volontaires en termes de Responsabilité sociale et environnementales sont suffisantes, le candidat Emmanuel Macron a refusé de s’engager sur la proposition du CCFD-Terre Solidaire concernant la régulation par le droit des multinationales. Pourtant l’analyse de ses démarches volontaires ont montré leur insuffisance, poussant les Nations-Unies à lancer des négociations autour d’un traité contraignant sur les entreprises et les droits humains. La France doit soutenir cette démarche, et ce dès la prochaine session de négociations qui aura lieu en octobre prochain à Genève.  \n\n\nSur ces sujets comme sur les autres, le CCFD-Terre Solidaire sera attentif et  mobilisé lors des cinq années à venir pour s’assurer que les nouveaux dirigeants français défendent une France solidaire dans le monde."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-continuera-son-travail-de-plaidoyer-aupres-du-nouveau-gouvernement/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-continuera-son-travail-de-plaidoyer-aupres-du-nouveau-gouvernement/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire continuera son travail de plaidoyer auprès du nouveau gouvernement - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-05-22T17:16:12+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:36:19+00:00","description":"Dans le cadre de la campagne Prenons le parti de la Solidarité (1), le CCFD-Terre Solidaire a analysé les programmes des candidats et leur a demandé de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-leglise-engagee-pour-le-controle-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-leglise-engagee-pour-le-controle-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En RDC, l&rsquo;Eglise engagée pour le contrôle de la gestion des ressources naturelles","datePublished":"2015-01-09T17:29:00+00:00","dateModified":"2023-01-30T17:44:04+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-leglise-engagee-pour-le-controle-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/"},"wordCount":834,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême","Doctrine sociale de l'Eglise"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En République Démocratique du Congo, les conflits qui minent le pays depuis 20 ans s’alimentent de l’exploitation des ressources naturelles. À l’Est, les minerais sont l’objet de la convoitise de groupes armés et de trafiquants qui prospèrent sur le pillage du pays. Massacres, travail forcé, viols de masse ; plus qu’ailleurs, les minerais congolais ont un goût de sang.\n\nDe manière plus générale, dans tout le pays, la faiblesse de l’État, les lacunes de la loi et la corruption généralisée font que les ressources naturelles riment avec dégradation de l’environnement, violation des droits des communautés locales. Alors que le pays est riche en ressources, les populations sont parmi les plus pauvres du monde. Face à ces drames, les défis sont énormes et les enjeux multiples. Comment mobiliser les populations et les informer sur leurs droits ? Comment produire une expertise sur les ressources naturelles et dénoncer le scandale ?\nComment porter une parole forte en RDC mais aussi au niveau international et agir ainsi pour la justice dans un contexte de violence ? C’est la mission de la CERN, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.\n\nLa Commission épiscopale pour les ressources naturelles  (émanation de la Conférence épiscopale nationale du Congo) est depuis 2007 un acteur engagé dans le combat pour une gestion durable des ressources naturelles du pays.\nPlus qu’un organe technique qui fournit des analyses et de l’information aux évêques et qui mène un plaidoyer pour faire avancer la loi en matière de gestion des ressources naturelles, c’est un acteur engagé au service des Congolais qui voient les richesses de leur pays leur échapper et, pire encore, alimenter les conflits qui ravagent depuis 20 ans l’est du Congo. \nBasée à Kinshasa, la CERN déploie son action au niveau national mais aussi au niveau local via ses observatoires des ressources naturelles à Boma (Bas Congo), Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu).\nLe désir de changer les choses\nC’est dans cet observatoire que Florence Furaha, trentenaire, travaille depuis 2010.  Après avoir travaillé à la réinsertion socio-psychologique des personnes victimes des violences sexuelles et des violences faites aux femmes au Sud-Kivu, cette juriste de formation a rejoint l’organisation pour faire un travail de suivi de l’exploitation des ressources naturelles sous plusieurs angles : respect des droits humains, évaluation de l’impact de l’exploitation des ressources naturelles sur les conditions des vies des populations, gestion des recettes perçues par les autorités, application des différents textes légaux…\n« L’objectif de notre travail est de promouvoir une exploitation des ressources naturelles respectueuse des droits de l’homme » explique celle qui est aussi défenseur judiciaire auprès du tribunal de grande instance de Bukavu.\nÀ ses yeux, l’une des forces de la CERN est de « s’impliquer à tous les échelons de la gestion des ressources naturelles en commençant par les communautés directement affectées par leur exploitation et de travailler en synergie avec les autres acteurs locaux à la formulation de solutions concrètes ». \nDans cette région en conflit, auprès des communautés vivant dans la misère, l’enjeu est de taille.\nFlorence a toujours eu le désir de vouloir changer les choses. Particulièrement en poussant les institutions à travailler pour le bien de tous et non pour le bénéfice de quelques individus qui profitent de leur pouvoir.\n« J’ai rencontré des personnes vulnérables et très pauvres et pourtant la richesse dont le pays dispose est incommensurable. Je veux comprendre pourquoi il est difficile d’instaurer une justice distributive dans notre système et essayer d’éveiller la conscience des communautés, leur faire connaître qu’elles ont des droits et des obligations et essayer de tisser un lien de cohabitation pacifique et gagnant-gagnant entre les parties prenantes ».\nDéplacer des montagnes\nCette mère de famille connaît les difficultés et les risques qu’encourent les défenseurs des droits : « Actuellement être engagé en RDC, c’est avoir un coeur blindé, de grands yeux pour voir d’où vient le danger, des oreilles toujours tendues et des jambes habiles pour courir ! ».\nCet engagement militant, elle le partage avec les chargés de mission du CCFD-Terre Solidaire et les bénévoles qu’elle a rencontrés lors de ses voyages en France (« des gens de bien qui s’engagent à aider ceux qui aspirent au changement positif dans le monde »).\nAu-delà de la dureté des conditions de vie et de travail, des dangers et des immenses défis que connaît l’est du Congo, Florence est pleine d’espoir et quand on lui demande ce qu’elle aime dans ce Sud-Kivu elle répond « les collines et le palais de justice de Bukavu »… La Justice toujours, celle qui permet de déplacer des montagnes…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-leglise-engagee-pour-le-controle-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-rdc-leglise-engagee-pour-le-controle-de-la-gestion-des-ressources-naturelles/","name":"En RDC, l'Eglise engagée pour le contrôle de la gestion des ressources naturelles - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-09T17:29:00+00:00","dateModified":"2023-01-30T17:44:04+00:00","description":"En République Démocratique du Congo, les conflits qui minent le pays depuis 20 ans s’alimentent de l’exploitation des ressources naturelles. À l’Est, les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soiree-de-reflexion-debat-a-colomiers/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soiree-de-reflexion-debat-a-colomiers/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Soirée de réflexion-débat à Colomiers","datePublished":"2012-03-27T10:53:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soiree-de-reflexion-debat-a-colomiers/"},"wordCount":92,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"En cette année d’élections, de crise et d’espoir, le CCFD-Terre Solidaire vous invite à une réflexion chrétienne sur le sens de l’engagement politique, en lien avec la solidarité internationale\n\n\n\nLes intervenants de la soirée : \nLe Père Jean Barba aumônier diocésain du CCFD-Terre Solidaire, \nMonique Plantavid et Anne-Marie Viguié, de la commission Plaidoyer, qui présenteront le « Pacte pour une Terre solidaire »\n\nMardi 27 mars 2012, à 20h30, 85, rue Gilet à Colomiers\nLa politique, une responsabilité pour tous les chrétiens"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/soiree-de-reflexion-debat-a-colomiers/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/soiree-de-reflexion-debat-a-colomiers/","name":"Soirée de réflexion-débat à Colomiers - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-03-27T10:53:00+00:00","description":"En cette année d’élections, de crise et d’espoir, le CCFD-Terre Solidaire vous invite à une réflexion chrétienne sur le sens de l’engagement politique, en","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-parite-un-defi-pour-la-democratie-locale-au-mali/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-parite-un-defi-pour-la-democratie-locale-au-mali/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La parité, un défi pour la démocratie locale au Mali","datePublished":"2015-12-22T10:59:31+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-parite-un-defi-pour-la-democratie-locale-au-mali/"},"wordCount":1233,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Égalités femmes/hommes","France","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans la région de Kayes au Mali, les femmes sont peu représentées dans les instances politiques locales, que ce soit au niveau régional, des cercles (départements) ou des communes.\nPour cette raison, le CCFD–Terre Solidaire soutient le Grdr qui accompagne des réseaux de femmes rurales pour  mener un plaidoyer auprès des institutions territoriales, des partis politiques et des jeunes femmes elles-mêmes. L’objectif : appuyer l’émergence de femmes politiques dans les instances décisionnelles de Kayes et sa région.\n\nLes femmes sont très faiblement représentées dans les instances décisionnelles locales\nPourtant largement sollicitées lors des campagnes électorales, les préoccupations des femmes ne sont presque jamais au centre des débats.  D’un point de vue démocratique, cela ne peut qu’avoir un impact négatif sur l’action des collectivités territoriales.\n\nLes femmes représentent moins de 4% des élus au niveau régional  et seulement 19 élus sur 390 dans les différentes communes du cercle de Kayes.\nConséquences directes, elles sont quasiment exclues des processus de prises de décision locaux et les questions relatives à leurs conditions de vie ne sont pas prises en compte.\nUne situation d’autant plus inquiétante que le Mali est durement éprouvé par la crise qui le frappe depuis 2012, faisant craindre une hausse des disparités socio-économiques et une certaine forme de féminisation de la pauvreté.\n\nCette absence de représentation des femmes dans les assemblées décisionnelles se ressent également dans l’ensemble des « espaces d’animation territoriale », tels les comités de gestion scolaire, les centres de santé communautaire, les banques de céréales (d’ailleurs souvent mieux gérées quand ce sont des femmes qui en ont la charge).\nCela s’explique en partie par des facteurs sociologiques, comme le poids des traditions, des us et des mœurs, les mariages précoces, la déscolarisation, la dépendance économique...\nParfois, on peut aussi mettre en cause le manque d’engouement de la part de certains acteurs politiques lorsqu’il s’agit de promouvoir la parité.\nMais dans tous les cas cette défection s’explique aussi par le manque de confiance des femmes en elles-mêmes, le manque de soutien et l’absence de moyens.\n\nLa formation, une clé vers l’autonomie citoyenne des Kayésiennes\n\n\nHabituées à ce que les questions politiques soient réservées aux hommes, les femmes de la région peuvent parfois faire preuve d’une certaine timidité. Notamment sur des questions qui les concernent en premier lieu.\nUne partie du problème peut s’expliquer par le déséquilibre qui existe en matière d’éducation. «Les femmes ne se présentent pas aux élections parce qu’elles n‘en connaissent pas les enjeux et pensent que c’est impossible de gérer la cité sans avoir été au bout de sa scolarité»   explique Djeynaba Diawara, 2nde adjointe au Maire de  la commune de Sahel.\nConscientes de cette inégalité, dans une région où le parcours scolaire des jeunes filles est plus souvent perturbé par les obligations familiales que celui des jeunes garçons, l’alphabétisation est sans aucun doute l’une des réponses au problème.\n\nMais si savoir lire et écrire est indispensable, cela ne suffit pas. Il faut aussi savoir  prendre la parole en public, maitriser les processus électoraux, les enjeux, les modes de fonctionnement... \n\nLe Grdr propose donc, avec des associations locales telles l’Asprofer et le Cmcid qui travaillent depuis de nombreuses années sur cette question, toute une série d’activités pour éveiller les consciences citoyennes et faire émerger des femmes « leaders ».\nDes ateliers ont permis de mettre en place des formations pour mieux maitriser les questions relatives à la décentralisation, à la gouvernance et à la citoyenneté locale. Car comme le dit Mariame Paul Keita, conseillère communale de la ville de Kayes : « La candidature se prépare avant les élections. Et pour réussir sa campagne électorale, il faut disposer d’un certain nombre de savoir-faire et savoir-être pour convaincre ».\nUne charte pour promouvoir la présence de conseillères élues\nSelon Kadiatou Traoré, responsable de Nièssigui (une organisation féminine du village de Bangassi Gopéla dans la commune de Guidimakha Kery Kafo), « les femmes ne sont pas des rivales des hommes, mais elles ont leur rôle à jouer dans la gestion de la cité où elles ont des compétences à faire valoir ».\nDans un milieu où les hommes élus briguent souvent un nouveau mandat et craignent parfois l’émergence de nouvelles concurrentes, il est nécessaire de faire évoluer les pratiques des collectivités locales.\nParce que cette quasi-exclusion peut avoir des conséquences négatives en matière de lutte contre la pauvreté, de protection des droits et d’accès aux ressources, non seulement pour les femmes, mais aussi pour leurs enfants, maris ou frères...\n\n\nDepuis 2012, le Grdr appuie l’adoption d’une charte locale, en cours d’élaboration, avec 9 communes membres de l’Association des Communes du Guidimakha-Kaffo (ACGK).\nSelon ce document encore en cours de signature, les communes s’engagent à améliorer et valoriser la scolarisation des jeunes filles, à impliquer les organisations féminines dans tous les investissements qui concernent la santé, l’éducation, l’hygiène, l’accès à l’eau et l’élaboration des plans de développement communaux. Elles s’engagent également à organiser des sessions de formation et de renforcement et à appuyer des activités génératrices de revenus pour les groupements féminins.\n\n\nAgir auprès des partis politiques : la signature d’un protocole d’engagement\n\n« J’ai démissionné de mon parti parce qu’à l’établissement de la liste de candidature, je n’ai pas pu avoir la position que je souhaitais et méritais».\nCe témoignage de Doussou Traoré, ancienne conseillère municipale de la ville de Kayes, met en exergue un autre obstacle à l’émancipation des femmes en politique : le fonctionnement des partis. \nDans la grande majorité des cas, ils osent rarement positionner une candidate à des postes éligibles sur les listes électorales. Et lorsque cela arrive, les moyens mis à disposition de ces dernières sont largement limités par rapport à ceux dont disposent leurs homologues masculins.\n\nPourtant, ces mêmes partis n’hésitent pas à solliciter des femmes ayant des responsabilités au sein d’associations féminines, conscients de leurs capacités de mobilisation. D’autant plus que les Kayésiennes sont particulièrement actives lors des meetings  ou pour faire adhérer de nouveaux militants et rechercher des financements.\n\nGrâce à l'appui du CCFD-Terre Solidaire, 19 partis impliqués dans la vie politique de cette région ont signé un protocole d’engagement pour les inciter à adopter un fonctionnement conforme à la parité. \nSelon ce protocole, ils s’engagent à mieux positionner les femmes sur les listes de candidature, à remédier au faible taux de femmes élues dans les instances communales et à favoriser la démocratie locale sans distinction de sexe.\nLes futures élections, très attendues, se dérouleront donc sous la haute surveillance des organisations de femmes et du Grdr.\n\nCet article a été rédigé par l'équipe du GRDR et ses partenaires locaux l’ASPROFER et le CMCID"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-parite-un-defi-pour-la-democratie-locale-au-mali/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-parite-un-defi-pour-la-democratie-locale-au-mali/","name":"La parité, un défi pour la démocratie locale au Mali - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-22T10:59:31+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:01+00:00","description":"Dans la région de Kayes au Mali, les femmes sont peu représentées dans les instances politiques locales, que ce soit au niveau régional, des cercles","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-nom-de-tous-les-benevoles-et-salaries-du-ccfd-terre-solidaire-hommage-a-michel-falise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-nom-de-tous-les-benevoles-et-salaries-du-ccfd-terre-solidaire-hommage-a-michel-falise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au nom de tous les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire, hommage à Michel Falise","datePublished":"2012-09-10T17:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-nom-de-tous-les-benevoles-et-salaries-du-ccfd-terre-solidaire-hommage-a-michel-falise/"},"wordCount":157,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Au nom de tous les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire, je souhaite exprimer à la famille, aux proches, de Michel Falise toute notre solidarité suite à son décès.\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire perd l’un des membres les plus fidèles de son comité d’honneur. Son engagement à nos côtés traduisait sa confiance dans une pratique de solidarité internationale ancrée dans la relation partenariale.\n\nHomme de foi et laïc engagé, Michel Falise a su apporter un soutien décisif au CCFD-Terre Solidaire, surtout dans des moments difficiles traversés par notre association.\n\nAncien recteur de l’université catholique de Lille, il savait allier dialogue, convictions et engagement citoyen. Nous nous souvenons avec émotion des immenses qualités humaines et de la force spirituelle de Michel Falise.\n\nGuy Aurenche\nPrésident du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-nom-de-tous-les-benevoles-et-salaries-du-ccfd-terre-solidaire-hommage-a-michel-falise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-nom-de-tous-les-benevoles-et-salaries-du-ccfd-terre-solidaire-hommage-a-michel-falise/","name":"Au nom de tous les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire, hommage à Michel Falise - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-10T17:23:00+00:00","description":"Au nom de tous les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire, je souhaite exprimer à la famille, aux proches, de Michel Falise toute notre solidarité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burundi-un-virus-tres-politique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burundi-un-virus-tres-politique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Burundi : un virus très politique","datePublished":"2020-11-05T08:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burundi-un-virus-tres-politique/"},"wordCount":916,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Covid 19","Dossier"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Burundi, les autorités ont choisi de nier la menace constituée par la circulation du virus afin de ne pas compromettre un processus électoral sensible et permettre une passation de pouvoir au sein du régime du CNDD-FDD. Retour sur une gestion de crise particulière, entre déni, mobilisations de masse et invocation divine.\n\n\n\nEn cette fin mai, alors que le monde entier, frappé par la pandémie de Covid-19, est confiné, la vie semble suivre son cours au Burundi. Depuis mars, le pays a officiellement reconnu un peu moins de trente cas de coronavirus (mi-avril) et décrété une quarantaine pour les rares étrangers entrant encore dans le pays. \n\nSi l’inquiétude est réelle pour de nombreux Burundais, aucune mesure sérieuse pour limiter la circulation du virus, détecter et soigner les malades n’a été prise. Au contraire, le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), mobilise la population en cette année électorale où le pays doit se choisir un nouveau président, renouveler son Sénat et désigner ses élus communaux. De foules militantes impressionnantes, en discours illuminés – le vice-président déclarait en mars : « le Burundi est un pays qui a signé un pacte spécial avec Dieu » – La campagne présidentielle suit son cours et c’est (logiquement) le dauphin du président sortant Nkurunziza, le général-major Evariste Ndayishimiye, dit « Neva », qui sort vainqueur des urnes. \n\nMais, le 8 juin, coup de tonnerre : Pierre Nkurunziza, « guide suprême éternel » du CNDD-FDD, décède « d’un arrêt cardiaque ». Quelques jours avant, son épouse avait été évacuée en urgence vers le Kenya pour soigner « un ulcère ». Évidemment, derrière les maux des communiqués officiels, c’est bien le Covid-19 qui est pointé du doigt.\n\nUn pays au ban de la communauté internationale \n\nPour ne pas retarder la transition à la tête de l’État, les autorités burundaises ont nié la présence du virus, alors qu’en mars, des pays voisins, comme le Rwanda, la République démocratique du Congo, mettaient en place des dispositifs de lutte contre la pandémie. \n\nRéélu en 2015 pour un troisième mandat  au prix d’un passage en force sur la Constitution et les accords de paix d’Arusha, le président Nkurunziza avait mené une répression féroce contre tous ceux qui contestaient son maintien au pouvoir. \n\nLes opposants, externes ou internes, les activistes de la société civile, les journalistes... ont été victimes de persécutions, tués ou contraints à l’exil. Entre avril 2015 et mai 2018, plus de 8 500 arrestations arbitraires, 1 710 meurtres, 486 disparitions forcées et 558 victimes de tortures ont été recensés. \n\nDepuis, le pays est au ban de la communauté internationale. Et le tarissement de l’aide au développement a durement frappé l’économie burundaise. Une enquête de la Cour pénale internationale est en cours. Au sein du parti présidentiel, les tensions montent entre les tenants d’une ligne dure et ceux qui pensent qu’il est urgent d’envoyer des signaux en faveur d’un retour à la normalité institutionnelle... si ce n’est politique. Pis, l’armée, fortement polarisée, fait pression sur le pouvoir pour que le changement de tête advienne au plus vite. \n\nLe président sortant a respecté sa parole de ne pas briguer un quatrième mandat, mais son dauphin désigné doit vite prendre le pouvoir au risque de voir les appétits s’aiguiser, sa place disputée et, qui sait, éclater un coup de force qui ruinerait le scénario préétabli. \n\nAlors, quand la situation sanitaire mondiale s’emballe, le Burundi ignore la menace. En avril, les autorités se paient même le luxe cynique d’expulser trois agents de l’OMS  (dont le responsable de la riposte Covid-19) pour « ingérence ». \n\nPrésenté comme une menace externe, le virus est également le prétexte à une mise en quarantaine des visiteurs internationaux, fermant un peu plus le pays à d’éventuels observateurs étrangers, journalistes ou membres d’ONG, persona non grata en cette période électorale. Coûte que coûte, les élections se tiendront... avec leur lot d’intimidations, de fraudes et de violations des libertés des Burundais.\n\nChangement d’homme, changement de discours. À peine arrivé au pouvoir, le général « Neva » amorce un tournant radical. Le Covid-19 est déclaré « premier ennemi des Burundais » qui sont appelés à respecter scrupuleusement les gestes barrières. Le savon est subventionné et le prix du m3 d’eau diminue pour la durée de l’épidémie. Une campagne nationale de dépistage est lancée, les soins sont gratuits pour toute personne infectée. Plus encore, selon les mots mêmes du président, celui qui refuserait de se faire dépister et infecterait ainsi volontairement autrui serait considéré « comme un sorcier et traité aussi sévèrement que lui ». \n\nSi la doctrine en matière de gestion de la crise sanitaire a changé, l’habitude de la main forte et du verbe menaçant ne semble pas prête de disparaître. Le Covid-19 est finalement un virus très utile.\n\nPar Ruben Sutter\n\n\n\nNous vous avons offert cet article pour découvrir les contenus de notre magazine disponible sur abonnement payant. Soutenez-nous, abonnez-vous !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/burundi-un-virus-tres-politique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/burundi-un-virus-tres-politique/","name":"Burundi : un virus très politique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-11-05T08:00:00+00:00","description":"Au Burundi, les autorités ont choisi de nier la menace constituée par la circulation du virus afin de ne pas compromettre un processus électoral sensible","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glafira-jimenez-lecofeminisme-au-service-dune-ecologie-integrale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glafira-jimenez-lecofeminisme-au-service-dune-ecologie-integrale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Glafira Jiménez : L’écoféminisme au service d&rsquo;une écologie intégrale","datePublished":"2021-03-01T09:50:13+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glafira-jimenez-lecofeminisme-au-service-dune-ecologie-integrale/"},"wordCount":625,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Droits des femmes"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’Institut Bartolomé de las Casas (IBC) est engagé au Pérou pour l’accompagnement et la formation des communautés dans le respect de la doctrine sociale de l’Église. L’IBC assure notamment un rôle de conseil sur le genre et le dialogue interconfessionnel. Dans ce pays d’Amérique du Sud, la question des droits des femmes reste très problématique. Les femmes sont l’objet de violences physiques, psychologiques et sexuelles notamment dans la sphère domestique.\n\n« En tant que communauté chrétienne, nous accueillons le chemin du Carême vers Pâques comme une opportunité de conversion pour que notre enseignement soit radical et authentique face au défi de la crise environnementale, à l’origine de la mort prématurée de beaucoup de pauvres (LS, 48). Les pauvres en sont les principales victimes » nous dit Glafira Jiménez París, membre de l’équipe de réflexion théologique à l’Institut Bartolomé de las Casas.\nPour un écoféminisme réparateur\nPour Glafira Jiménez París, l’écoféminisme, qui allie l’écologie et le féminisme, peut aider à aller vers davantage de justice. Cette discipline fait le parallèle entre la destruction de la nature par l’homme et la domination des femmes par l’homme.\n\n « Les logiques de hiérarchisation, de soumission et de violence qui s’appliquent aux personnes en fonction de leur genre, de leur condition sociale, race ou culture se répliquent dans l’exploitation de la nature » affirme-t-elle.\n\nIl est nécessaire et urgent de combattre ces logiques et ces dynamiques et de réparer ces relations brisées, seule condition pour une réponse durable à la crise environnementale.\n\nGlafira Jiménez París appelle aussi à un examen critique de l’imaginaire qui associe la Nature à la femme en dénonçant son destin commun de violence et de mauvais traitements alimentés par les préjugés, les stéréotypes, les mentalités et les coutumes.\n\nDans la pratique, l’Institut organise depuis une vingtaine d’années un atelier biblique qui promeut une lecture féministe de la Bible en s’appuyant à la fois sur des dialogues entre femmes et sur des apports théoriques comme l’écoféminisme (repris en 2018 après la visite du pape au Pérou).\n\nDes méthodologies innovantes comme « la danse de la sagesse », mise au point par la théologienne Elisabeth Schüssler Fiorenza, sont utilisées pour découvrir le caractère implicite des textes sacrés : les femmes sont invitées à les interpréter sous le prisme de la domination et des relations de pouvoir.\n\nCette théologie critique de libération met en lumière la construction patriarcale et discriminante de l’Église qui perpétue et légitime l'exploitation et la violence sociétales des femmes.\n\nL’idée étant que cette lecture les mène à réfléchir à leur propre vie et que les participantes puissent répliquer ces exercices dans leur communauté respective (religieuse, indigène).\n\nPar ailleurs, des femmes de plusieurs confessions et spiritualités (chrétiennes, juives, musulmanes…) se réunissent pour échanger et valoriser le rôle des femmes dans leur culte.\n\nL’Institut est aussi à l’origine d’une école de leadership Hugo Echegarray. Cette école forme chaque année une soixantaine de leaders populaires impliqués dans la société civile et les communautés religieuses, dont plus de la moitié des élèves sont des femmes.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire appuie cette formation qui vise à favoriser le partage d’expériences par la culture de la justice et de la paix, l’interculturalité et l’environnement."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glafira-jimenez-lecofeminisme-au-service-dune-ecologie-integrale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/glafira-jimenez-lecofeminisme-au-service-dune-ecologie-integrale/","name":"Glafira Jiménez : L’écoféminisme au service d'une écologie intégrale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-03-01T09:50:13+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:02+00:00","description":"L’Institut Bartolomé de las Casas (IBC) est engagé au Pérou pour l’accompagnement et la formation des communautés dans le respect de la doctrine sociale","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-economie-sociale-et-solidaire-un-pas-vers-lautonomie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-economie-sociale-et-solidaire-un-pas-vers-lautonomie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Maroc/Économie sociale et solidaire, un pas vers l’autonomie","datePublished":"2014-06-16T10:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:41:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-economie-sociale-et-solidaire-un-pas-vers-lautonomie/"},"wordCount":808,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Appuyés par l’association Femme Action, créée en 1989, un nombre croissant de groupes de femmes combattent la pauvreté par la création d’activités, sources de revenus. Un développement rendu possible grâce à l’économie sociale et solidaire.\n\n\n\nLeur projet économique a démarré il y a deux ans. À Beni Mellal, dans le Moyen- Atlas marocain, une vingtaine de femmes décident de prendre leur destin en main pour faire échec à la pauvreté. Leur projet ? Faire fructifier leur savoir-faire dans la fabrication de couscous, en utilisant les plantes aromatiques locales, dans le cadre d’une activité économique. À partir du prix de revient des plats, elles fixent le prix de vente en fonction des marges bénéficiaires qu’elles souhaitent réaliser. Le succès ne tarde pas à se manifester, les « entrepreneuses » ayant notamment bénéficié de la notoriété de la Foire internationale de Meknès où leur couscous, présenté pour la première fois, a fait un véritable tabac auprès d’un public à l’affût de recettes authentiques...\n\n Encouragées par ces résultats prometteurs, elles créent une deuxième activité de vente de crêpes artisanales suivie d’une troisième de commercialisation de petits pains « maison ». Objectif : « Démultiplier les sources potentielles de revenus en se mettant à l’abri de la saisonnalité de certaines activités », souligne Zhor Rachiq, présidente de l’association Femme Action, impressionnée par les prouesses de ses « protégées ».  \n\nUne dynamique collective\n\n « Au départ, ce n’était pas facile. Mais petit à petit, elles ont pris de l’assurance, puis ont gagné en autonomie », met-elle en évidence. Pour cette association (partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis le début des années 2000) qui soutient des projets, notamment dans le Moyen- Atlas et à Rabat, ce résultat est l’aboutissement d’un long processus reposant sur deux piliers : des cours d’alphabétisation et de calcul qui permettent aux femmes d’acquérir les fondamentaux nécessaires au développement d’activités, et un travail collectif au cours duquel elles ont fait l’apprentissage du partage des tâches et de la solidarité. « C’est une différence de taille par rapport à une logique entrepreneuriale plus traditionnelle où les porteurs de projets n’ont pas la possibilité de béné ficier de cette dynamique propre à l’économie sociale et solidaire, poursuit Zhor Rachiq. Elles ont mutualisé leurs savoirs, écouté et échangé pour trouver les meilleures solutions. » \n\nUne approche qui fait des émules. Comme à Ras Laksar, à une soixantaine de kilomètres de Casablanca. Ici, un autre groupe de femmes s’est lancé dans la trituration d’olives* apprenant le fonctionnement et l’entretien de la machine ou confectionnant des plateaux à fruits en osier vendus au souk. Elles ont aussi créé, dans la capitale, des magasins dédiés à l’artisanat. \n\nÀ Boumia, à une centaine de kilomètres d’Azrou, dans le Moyen-Atlas, des agricultrices, qui vivent dans des conditions d’extrême pauvreté, se sont lancées dans un projet d’élevage de chèvres et de production de fromages. Après avoir suivi des formations en techniques d’élevage ou de transformation, elles réfléchissent maintenant à la façon de s’organiser. Première étape : collecter auprès de chacune des participantes quelques dirhams pour payer les services d’un vétérinaire qui vaccinera les animaux, les conseillera dans la conduite du troupeau. « Le prix de ce service devient alors accessible. Elles sont d’accord pour partager les risques comme pour se répartir plus tard les recettes, explique la présidente de Femme Action. L’économie solidaire permet, à beaucoup d’entre elles, de transformer leur rêve en réalité. » \n\nVers la constitution d'un réseau ?\n\n« Ces initiatives n’existeraient pas sans l’engagement de bénévoles et de partenaires internationaux », reconnaît Zhor Rachiq qui souhaite tout mettre en œuvre pour inscrire ces projets prometteurs dans la durée. Première piste : permettre à ces femmes de trouver de nouveaux débouchés au-delà des frontières, tout en sachant que ce ne sera jamais des productions de masse. Deuxième piste : amener ces groupes à se rapprocher les uns des autres afin de bâtir de nouveaux projets, plus ambitieux, en jouant sur leurs complémentarités. \n\nDes premiers contacts sont en train de se nouer entre le groupe de femmes de Beni Mellal et un groupe à Rabat, un des lieux d’implantation historiques de Femme Action, ouvert à celles qui ont dû quitter leurs terres faute de pouvoir vivre de leur activité. Les premières devraient accueillir les secondes pour un séjour d’une semaine afin de leur présenter leurs réalisations et leur faire partager leur enthousiasme et leur savoir-faire. À suivre..."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-economie-sociale-et-solidaire-un-pas-vers-lautonomie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/maroc-economie-sociale-et-solidaire-un-pas-vers-lautonomie/","name":"Maroc/Économie sociale et solidaire, un pas vers l’autonomie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-16T10:50:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:41:14+00:00","description":"Appuyés par l’association Femme Action, créée en 1989, un nombre croissant de groupes de femmes combattent la pauvreté par la création d’activités,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/investissements-fonciers-une-corne-dabondance-et-dinjustices/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/investissements-fonciers-une-corne-dabondance-et-dinjustices/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Investissements fonciers : une corne d’abondance… et d’injustices","datePublished":"2012-06-17T15:46:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/investissements-fonciers-une-corne-dabondance-et-dinjustices/"},"wordCount":2416,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour justifier les investissements sur des terres, (arables ou non), les acteurs publics et /ou privés rivalisent de discours alléchants sur les avantages et bénéfices qu’ils sont censés générer, notamment pour les populations locales. C’est le cas dans l’agriculture où les investissements sont présentés comme des vecteurs de développement et d’une modernisation permettant l’augmentation du taux d’exploitation des terres, l’intensification, et donc des gains de productivité croissants. \n\n\n\nDe même l’apport de nouvelles technologies, de connaissances techniques, de compétences de gestion est censé contribuer à terme à l’amélioration de la qualité des productions et au renforcement du marché local. Au-delà de ces aspects directement liés à la production agricole, on met aussi en avant les avantages induits des investissements, comme le développement d’infrastructures (création d’emploi, modernisation du pays). Enfin, un argument majeur en faveur des investissements fonciers est celui de la création de recettes fiscales pour l’État qui les accueille. Bref, une poule aux œufs d’or !\n\nCependant, la réalité des faits contredit souvent les perspectives et les promesses mirifiques des investissements.\n\nInvestir dans les terres… ou comment ruiner l’agriculture paysanne  \n\nLe droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire sont les premières victimes de la ruée vers les terres et les ressources. Les menaces sur le droit à l’alimentation se traduisent tout d’abord par la concurrence des modèles productifs sur le territoire. En effet, les projets agro-industriels de cultures d’exportation écrasent l’agriculture familiale et ses productions qu’elles soient vivrières ou commerciales. Au Sud, les pays sont encouragés à se spécialiser sur certains types de production et à recourir aux importations pour les denrées non produites, favorisant ainsi le modèle agroindustriel. Depuis 30 ans, ils abandonnent les politiques publiques agricoles favorables aux agricultures familiales et procèdent à des baisses drastiques des ressources budgétaires pour le secteur. Les bienfaits de ces choix stratégiques sont loin d’être prouvés. Selon les récentes études menées par l’IIED, la FAO, la Banque mondiale et l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), le danger est que « des projets agricoles exclusivement tournés vers des marchés extérieurs stimulent peu les activités économiques des pays concernés ». La conséquence a été de « déloger des petits paysans locaux dont les cultures vivrières nourrissent une bonne partie des populations », et la précarisation extrême des populations. Elles sont ainsi privées de leurs moyens de subsistance et les plus vulnérables ne peuvent accéder aux marchés alimentaires (rendus prohibitifs par le prix des denrées importées). Les pays dépendent désormais de l’aide alimentaire ou des importations pour maintenir leur sécurité alimentaire. \n\nLes politiques d’incorporation d’agrocarburants ont également fortement contribué à l’accélération des accaparements de terres et de ressources. Elles encouragent les monocultures intensives en capitaux et intrants chimiques, et concurrencent les productions vivrières locales (renforçant la dépendance aux importations). Cela ne fait qu’augmenter la part des importations et donc la facture alimentaire pour les États, les matières premières étant soumises à de fortes hausses ces dernières années. \n\nEnfin, en soustrayant une source d’approvisionnement du marché alimentaire, les accaparements de terres pour la filière agrocarburants exacerbent un peu plus les tensions et la volatilité et ainsi font grimper les prix des biens alimentaires. Cette observation est valable dans tous les pays qui développent des politiques d’agrocarburants. Ainsi aux États-Unis, c’est 40% de la production de maïs de 2010 qui a été détourné du marché alimentaire pour la production d’agrocarburants. Autant de grains en moins dans l’assiette.\n\nProtéger l’investissement… mais pas l’environnement  \n\nDes ONG s’alarment depuis plusieurs années de la déforestation provoquée par l’expansion des monocultures extensives, Les investisseurs transforment alors des zones forestières et naturelles en désert vert. Ainsi, on estime qu’en Indonésie – qui détient un double record : le taux de déforestation et la production d’huile de palme les plus importants au monde – c’est l’équivalent d’un stade de foot qui disparaît toutes les 10 secondes au profit de l’expansion des cultures de palmier à huile. Et le constat au niveau international est tout aussi inquiétant. Les dernières évaluations des ressources forestières mondiales menées par la FAO ont montré que la déforestation s’est poursuivie à un rythme élevé dans certaines zones : ces dix dernières années, les plus fortes pertes annuelles se situent en Amérique du Sud et en Afrique (respectivement 4 millions et 3,4 millions d’hectares). Sur la même période, dans le monde, ce sont 13 millions d’hectares de forêts qui ont été convertis chaque année à d’autres utilisations ou ont disparu pour causes naturelles.\n\nLe phénomène des accaparements de terres et de ressources pose également la question du modèle de production développé sur le territoire. Dans le cadre de projets agricoles, les appropriations ou conversions de terres privilégient des modèles intensifs en produits chimiques. Les monocultures qui en sont grandes consommatrices entraînent une dégradation accrue des sols ainsi qu’un risque de contamination important pour l’environnement, fragilisant l’écosystème et menaçant la biodiversité. \n\nCes modèles intensifs génèrent également une pollution des eau (que ce soit eaux de surface ou nappes souterraines). C’est le cas au Brésil avec la contamination de rivières par des produits chimiques utilisés dans la culture intensive du soja ce qui constitue un préjudice de long terme pour les communautés avoisinantes. L’ensemble de ces impacts peut ainsi porter atteinte au droit à un environnement durablement vivable.\n\nEnfin, les grandes exploitations résultant de la ruée vers les terres ont d’énormes besoins en eau qui ne sont pas toujours bien estimés en amont et qui aboutissent à une surexploitation des ressources.\n\nLes forêts jouent un rôle important dans l’atténuation du changement climatique et constituent un immense puits de carbone. Lorsqu’une forêt est abattue et convertie à d’autres utilisations, le carbone est alors relâché dans l’atmosphère. La quantité de carbone ainsi stockée dans la biomasse forestière, le bois mort, la litière et le sol est supérieure à l’ensemble du carbone présent dans l’atmosphère À l’échelle mondiale, les stocks de carbone dans la biomasse forestière ont reculé d’environ 0,5 Gigatonnes (Gt) par an durant la période 2000-2010, essentiellement du fait d’une réduction de la superficie boisée totale.\n\nInvestir et tourner le dos aux droits économiques, sociaux et culturels \n\nLes investissements ciblent les meilleures terres agricoles, donc là où vivent les populations. Il en résulte des expulsions forcées des populations de leur logement ou des terres qu’ils cultivent. Il en va de même pour l’exploitation et l’utilisation d’un certain nombre de ressources, dont l’eau et les hydrocarbures. Ces expulsions violent les droits des populations engagées dans un rapport de force totalement déséquilibré et sont une atteinte à la dignité de la personne. Les expulsions et déplacements de populations induisent souvent une violation du droit à un logement approprié. Il résulte en effet de ces expulsions forcées des problèmes de logement (perte du logement, réinstallation dans des lieux inadaptés, insalubres, dangereux, etc.) pour les communautés locales. Les accaparements de terres pour le développement de monocultures favorisent l’exode rural vers les périphéries des villes et accentuent les difficultés des populations incapables de subvenir à leurs besoins. Ils mettent en cause le droit à l’usage et l’accès à la terre des communautés locales, et/ou l’accès à l’eau et aux autres ressources naturelles.\n\n En Sierra Leone et au Pérou, des populations déplacées ou privées d’accès à l’eau Un récent rapport de l’Oakland Institute fait état de risques de déplacements pour les populations locales en Sierra Leone. Selon l’institut, la société Socfin Agricultural Company (SAC) aurait signé avec le gouvernement sierra-léonais en mars 2011 un contrat de location sur 6 500 hectares de terres agricoles destinées à la production d’huile de palme et de caoutchouc. Le terrain concerné par cet investissement de la SAC englobe une trentaine de villages et quelques 120 propriétaires fonciers familiaux. Au Nord du Pérou, entre mars 2006 et janvier 2007, plus de 10 000 hectares de terres, propriété du Projet spécial Chira-Piura, ont été vendus par le gouvernement régional à Maple Ethanol SRL, filiale d’une compagnie américaine. Dans le cadre du contrat, l’exclusivité de l’utilisation des eaux de la rivière Chira a été concédée à l’entreprise Maple. Ces transactions ont logiquement et immédiatement provoqué des conflits d’utilisation. En effet, les usagers locaux, tels que les organisations de petits producteurs et autres petites et moyennes entreprises, ont réclamé leurs droits et des conditions d’utilisation égalitaires de l’eau d’irrigation. \n\nDes investissements qui s’assoient sur les droits des peuples et communautés autochtones \n\nLes impacts négatifs des accaparements de terre sur les populations autochtones doivent faire l’objet d’une attention prioritaire et particulière. En raison de leur vulnérabilité, et bien qu’elles garantissent très souvent par leurs mode de vie les équilibres écologiques et environnementaux locaux, les populations autochtones sont les plus exposées aux incidences négatives de ces investissements. Elles font pourtant l’objet de normes internationales spécifiques qui doivent garantir le respect de leurs droits. C’est le cas notamment de la Convention 169 de l’Organisation International du Travail (OIT) qui instaure le droit à la consultation et au consentement libre, préalable et éclairé pour les populations indigènes présentes sur un territoire faisant l’objet de projets d’investissement. Hélas, à ce jour, peu d’États ont ratifié cette Convention, ce qui la rend, dans la plupart des cas, non opposable.. L’impact de ces pratiques qui participent à l’accroissement de la pauvreté (inégalités, désolidarisation et marginalisation des groupes, perte des savoirs traditionnels et destruction des liens culturels,) a été largement souligné dans de nombreux contextes par la littérature académique et les ONG.\n\n Droits des travailleurs : quand investissement rime avec exploitation \nLes investissements fonciers créent des emplois via le développement industriel… parole d’investisseurs ! Malgré ce « story-telling », la réalité est bien plus sombre. De nombreux auteurs ont souligné que les transactions sur les terres constituent une menace sur l’emploi et remettent en question le droit au travail et au libre choix de son travail. Les projets d’investissement sur le foncier ou les ressources détruisent des emplois (disparition des exploitations familiales), rarement compensés par ceux créés dans le cadre du projet. Par ailleurs, l’argument de l’emploi se heurte aux faiblesses législatives relatives aux droits des travailleurs dans de nombreux pays du Sud où les cadres légaux régulant la rétribution du travail, horaire ou journalier sont inexistants, trop faibles ou inappliqués. Le droit à une rémunération équitable et satisfaisante ne peut donc pas toujours être assuré. Se pose également la question du droit à des conditions équitables de travail (dont le temps de travail et de repos, l’hygiène et la sécurité au travail) et d’emploi. Plusieurs ONG ont dénoncé des conditions de travail déplorables (et allant jusqu’au travail esclave) dans les plantations développées via des investissements fonciers massifs d’acteurs privés étrangers. Enfin, dans de nombreux pays où la protection sociale est faible voire inexistante, un contrat de travail ne donne pas accès à un logement ou des soins. Les employeurs des usines ou plantations (particulièrement les multinationales) ont beau développer des politiques volontaires de « RSE » elles ne compensent pas les conditions de travail déplorables et la faiblesse des salaires. \n\nDes investissements accompagnés de violences \nAu-delà des contextes marqués par des tensions armées, la cohabitation entre les petits producteurs et les grandes acquisitions est impossible et débouche fatalement sur des conflits , rappelle Marc Dufumier. La plupart des investissements aujourd’hui développés provoquent des mobilisations locales dont les formes d’engagement, généralement non violentes dans un premier temps (manifestation, sitting, grève de la faim etc.), peuvent aller crescendo et déboucher sur des violences. Les atteintes aux droits économiques, sociaux et culturels (dont le droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires) peuvent également être à l’origine de tensions sociales et de conflits fonciers : « les conflits surviennent principalement au sujet de la terre, de la propriété foncière et du pouvoir de négociation inégal entre les compagnies, les autorités étatiques et les villageois ».\n\nCertains projets, déployés dans des zones déjà sensibles, fomentent ou s’accompagnent de violence armée qui porte atteinte au droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne. À ce titre , l’exemple Colombien est tristement parlant. Dans ce pays, le développement de l’agro-industrie liée aux agrocarburants et l’expansion des zones cultivées depuis le début des années 2000 ont amené ou sont directement les causes de plus de 25 actes de violation des législations nationales et internationales adoptées par la Colombie. Les principales victimes sont les communautés indigènes, noires et paysannes, et les travailleurs agricoles. À la destruction des exploitations paysannes et à la dégradation de l’environnement s’ajoutent dans de nombreuses zones (département du Chocó, Tumaco) la violence des groupes armés (guérilleros et paramilitaires). Et malgré la reconnaissance constitutionnelle des droits fonciers des populations locales, les menaces, violations de droits répétées et l’impunité des auteurs empêchent les populations victimes de retourner sur leur territoire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/investissements-fonciers-une-corne-dabondance-et-dinjustices/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/investissements-fonciers-une-corne-dabondance-et-dinjustices/","name":"Investissements fonciers : une corne d’abondance… et d’injustices - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-06-17T15:46:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:16:07+00:00","description":"Pour justifier les investissements sur des terres, (arables ou non), les acteurs publics et /ou privés rivalisent de discours alléchants sur les avantages","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-alimentaire-au-sahel-que-font-nos-partenaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-alimentaire-au-sahel-que-font-nos-partenaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Crise alimentaire au Sahel, que font nos partenaires","datePublished":"2012-03-08T16:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:37:01+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-alimentaire-au-sahel-que-font-nos-partenaires/"},"wordCount":2450,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Sahel","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au Mali, nos objectifs sont principalement de diversifier et de sécuriser la production vivrière et de promouvoir le savoir faire paysans et la viabilité des exploitations rurales.\n\n\n\nNos partenaires sont :\n\nAssociation des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP). L’AOPP\nrassemble plus de 250 organisations paysannes locales de toutes tailles, de toutes\nspécialités agricoles et réparties sur l’ensemble du pays (soit environ 15.000 familles\npaysannes touchées par les actions de l’AOPP). L’AOPP mobilise ses membres\nautour du renforcement et de la structuration de filières professionnelles (comme le\nNiébé – légumineuse traditionnelle), le développement de la production de semences\nen milieu paysans.\n\nL’AOPP favorise également le développement de système locaux d’épargne / crédit\npour ses membres (les Mutuelles de Solidarité développées en partenariat avec la\nSIDI). A noter également qu’avec l’appui de la SIDI et du CCFD-Terre Solidaire\nl'AOPP a pu négocier une ligne de crédit de campagne auprès de la Banque\nMalienne de Solidarité.\n\nLe Réseau Régional Horticole de Kayes (RHK). Le RHK rassemble 7.000\nmaraîchers et arboriculteurs dont 75% sont des femmes qui travaillent sur 4 248\nexploitations horticoles dont 327 périmètres irrigués sur 180 km du fleuve Sénégal.\nLe RHK mène des actions (foire commerciale, amélioration des techniques\nculturales, valorisation des semences locales, etc.) afin de développer la\nprofessionnalisation du secteur horticole, sa rentabilité sociale et économique.\n\nAfrique Verte Mali (AMASSA). AMASSA intervient dans les régions de Bamako,\nKayes, Ségou-Niono, Koutiala-Sikasso, Mopti, Gao et Tombouctou. Elle apporte un\nappui à plus de 700 groupements d'opérateurs actifs dans la filière céréalière :\norganisations paysannes céréalières (OP), unités de transformation (UT),\ncoopératives de consommation, associations féminines et commerçants céréaliers.\nAMASSA a pour objectif de favoriser la commercialisation des produits agricoles et\nainsi contribue à l’atténuation de l’impact de la flambée des prix des denrées\nalimentaires au Mali, par un soutien à la production agricole, au stockage, à la\ntransformation et à la commercialisation des produits locaux (crédit, identification\ndes circuits d’écoulement des produits, organisation des bourses aux céréales, etc.)\nafin d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.\n\nGRDR Mali. Le GRDR accompagne les migrants, leurs familles et leurs partenaires sur leurs territoires de vie avec la volonté de valoriser les aspects positifs des parcours migratoires. Au Mali, le GRDR intervient spécifiquement dans la région de Kayes afin de sécuriser et renforcer le potentiel agro-sylvo-pastoral (aménagements hydro-agricoles, reboisement, puits pastoraux). Le GDRR soutient également la diversification de la production agricole (redistribution foncière, maraichage, cultures céréalières, techniques de Conservation des eaux et des sols) et l’appui à la gouvernance locale et à la bonne gestion des ressources naturelles.\n\nACORD Mali. ACORD apporte son soutien à des organisations locales maliennes\ndans les régions de Tombouctou, Niafunke, Youwarou et Tenenkou. Ces\norganisations locales travaillent avec les communautés pastorales pour améliorer\nl’accès à l’eau, à l’éducation et au crédit. ACORD soutient également les groupes de\nfemmes engagées dans un programme de développement de l’esprit d’entreprise en\nvue de la création de banques et de coopératives dans la région de Lere. Depuis\n2011, ACORD Mali mène des activités qui ont pour objectifs d’améliorer les\nconditions d’existence et de cohabitation des communautés de la zone pastorale à\ntravers l’implication des organisations de producteurs dans la préparation de la\nnouvelle loi foncière, la sécurisation des revenus des ménages les plus et la gestion\nnon violente des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient également le Centre DJOLIBA dans ses activités\nd'alphabétisation et des formations (décentralisation, promotion de l’entreprenariat\nféminin, mutilations génitales féminines, etc.)\n\nAu Niger\n\nAu Niger, nos objectifs sont principalement de diversifier et sécuriser la production\nvivrière et de promouvoir le savoir faire paysans et la viabilité des exploitations\nrurales. Nos partenaires sont :\n\nNos partenaires sont :\n\nAfrique Verte Niger (ACSAA). AcSSA travaille dans les régions de Tillabéry, de\nZinder, d’Agadez et de Niamey. L'association intervient auprès de 200 OP (6.000\npaysans et paysannes) en favorisant leur structuration et leur organisation pour une\nmeilleure commercialisation des zones excédentaires vers les zones déficitaires.\nAcSSA soutient également les OP pour la production de semences améliorées afin\nd’augmenter les rendements agricoles. En aval de la filière, AcSSA apporte un appui\ntechnique et matériel à une quarantaine de groupements de femmes transformatrices\nde céréales, les zones urbaines de Niamey, Zinder et Say-Kollo. Les bourses\ncéréalières, régulièrement organisées par AcSSA - Afrique Verte, ne se limitent pas\naux OP membres du réseau, mais s’adressent à tous les acteurs de la filière\ncéréalière au Niger qui sont également bénéficiaires de l’action.\nEn février 2012, face à la situation d’insécurité alimentaire grave des régions\nd’Agadez, Filingue et Zinder, le CCFD-Terre Solidaire a décidé d’apporter un soutien\nsupplémentaire de 56.500 euros pour renforcer les actions d’AcSAA dans ces\nrégions (environs 5.000 ménages bénéficiaires) et plus particulièrement :\n1-pour organiser spécifiquement une bourse internationale aux céréales pour\napprovisionner les zones déficitaires en céréales à partir des excédents sous\nrégionaux.\n2-renforcer les stocks d’atténuation des crises dans les zones vulnérables (vente de\ncéréales à prix social) avec l’achat par Afrique Verte d’un stock de céréales de 65\ntonnes\n3-la distribution d’un stock de farine infantile enrichie\n4-la constitution d’un stock de semences pour les producteurs des zones les plus\ntouchées, afin de soutenir la campagne agricole 2012-2013.\n\nMooriben est une fédération de 1.288 groupements paysans (62.609 membres dont 61,45% de femmes) implantés dans 680 villages du Niger. Mooriben appui ses\nmembres dans les productions agricoles (appui aux cultures pluviales (boutiques\nd’intrants, champs écoles paysans, réseau de paysans relais...), appui au\nmaraîchage et l’accès amélioré aux céréales (warrantage, banques céréales,\ncommercialisation...). La fédération propose aussi des crédits (embouche, petit\ncommerce, activités génératrices de revenus etc.) et des services d’épargne (dépôt à\nvue, dépôt à terme). Mooriben mène également des actions humanitaires (promotion\ndes filets sociaux, suivi de la vulnérabilité, réponse aux urgences et renforcement\ndes capacités humanitaires). Enfin Mooriben est très active dans actions de plaidoyer\net lobbying sur la défense de la biodiversité et dans les politiques agricoles du pays\net de la région. En 2011, le CCFD-Terre Solidaire a apporté un soutien de 50.000\neuros à Mooriben afin d’aider cette fédération à développer les cultures maraîchères\net céréalières le long du fleuve Niger et dans les bas fonds, à accroître les cultures\nvivrières et de rente par l'adoption de nouvelles pratiques culturales et à organiser la\ncommercialisation.\n\nFUCOPRI (Fédération des Unions des Coopératives des Producteurs de Riz). La\nFUCOPRI est une organisation paysanne composée de 37 coopératives locale (21\n000 membres) localisées le long de la vallée du fleuve Niger. Les activités de la\nFUCOPRI vise à renforcer les capacités organisationnelle et institutionnelle de la\nFédération et de ses unions, d’accroitre la production nationale de riz , améliorer et\ndiversifier les formes de commercialisation du riz, améliorer la gestion financière et\ncomptable au niveau des coopératives, des unions et de la fédération, améliorer la\ngestion de l’eau au niveau des coopératives.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient également au Niger, l’organisation SOS Civisme\ndans des actions d’éducation citoyenne et de gestion communale participative. Le\nCCFD-Terre Solidaire est également en partenariat avec le Mouvement des\nTravailleurs Chrétiens qui agit en faveur de l’amélioration des conditions de vie des\ntravailleuses immigrées.\n\nEn Mauritanie\n\nEn Mauritanie, nos objectifs sont principalement de diversifier et sécuriser la\nproduction vivrière, de soutenir le secteur de la pêche artisanale et plus\nspécifiquement les femmes transformatrices de poissons et de promouvoir le droit\ndes femmes et la lutte contre l’esclavage. Nos partenaires sont :\n\nGRDR Mauritanie. Le GRDR accompagne les migrants, leurs familles et leurs\npartenaires sur leurs territoires de vie avec la volonté de valoriser les aspects positifs\ndes parcours migratoires. En Mauritanie, le GRDR intervient spécifiquement dans les\nrégions de Brakna, Gorgol, Guidimakha, Assaba, Hodh Ech Chargui dans un projet\nde relance vivrière et de sécurisation de la Production Agro-pastorale.\n\nMauritanie 2000 est une association qui regroupe près de 1700 femmes (Parc\nnational du Banc d'Arguin, Nouakchott, Nouadibou). La promotion de\nl'entrepreneuriat féminin dans la pêche artisanale (transformatrice et vendeuse de\npoisson) est une ambition première de Mauritanie 2000. Les actions (formation,\ndéveloppement de GIE, construction d'un centre de traitement du poisson, accès aux\ncrédits) développées par Mauritanie 2000 visent à améliorer les conditions de vie des\nfemmes travaillant dans le secteur de la pêche artisanale par le renforcement de\nleurs revenus.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient également en Mauritanie, l’organisation SOS\nEsclave dans ses activités de soutien aux victimes de l'esclavage et lutte contre les\nviolences faites aux femmes et aux mineurs. Un appui est également apporté à\nCaritas Mauritanie dans son soutien apporté à des coopératives féminines de\nNouakchott qui développent des activités génératrices de revenus.\n\nAu Burkina Faso\n\nAu Burkina Faso, notre objectif est de diversifier et sécuriser la production et la\ncommercialisation des produits vivriers.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient uniquement les activités d’Afrique Verte Burkina\nFaso (APROSSA). APROSSA apporte un appui à plus de 160 organisations\npaysannes céréalières basées dans les régions du Sahel, Centre-Est, de Boulgou,\nde la Boucle du Mouhoun et des Hauts Bassins. Pour ce faire, APROSSA apporte un\nappui à la structuration des unions et fédérations paysannes. Propose des\nformations techniques et commerciales aux responsables paysans. Appui à la\ncommercialisation (appui-conseil, crédit…), organise des bourses aux céréales ;\ndiffuse de l’information commerciale (prix et disponibilité des céréales).\n\nAu Sénégal\n\nLe CCFD-Terre Solidaire n’a pas actuellement de soutiens dans les zones touchées\npar l’insécurité alimentaire. Les partenariats du CCFD-Terre Solidaire au Sénégal\nsont principalement au niveau de la Casamance (intensification de l’agriculture\nfamiliale et formation de jeunes agriculteurs, soutien aux processus de paix et de\ndémocratie locale), dans la région de Mbour (développement de plantes\nmédicinales).\n\nNéanmoins, le CCFD-Terre Solidaire est toujours en relation étroite avec l’Union\npour la Solidarité et l’Entraide (USE) qui mène entre autres des activités dans plus de\n1000 villages de la Vallée du Fleuve (activités de formation, de développement des\npérimètres irrigués, facilite l'accès à certaines machines agricoles, aux intrants\n(semences, engrais, etc.). Le CCFD-Terre Solidaire reste à l’écoute de ce partenaire\nquant aux évolutions dans cette région du Sénégal.\n\nAu Tchad\n\nLes objectifs du CCFD-Terre Solidaire au Tchad sont entre autre de contribuer à la\nsécurisation alimentaire des populations agro-pastorales par la relance de l’économie\nagricole, l’accès à l’eau, la contribution à la réduction des conflits autour des\nressources naturelles (eau et pâturage) et la structuration des milieux ruraux.\n\nPour ce faire, le CCFD-Terre Solidaire soutient plus particulièrement les activités\nd’ACORD Tchad. Notre partenaire intervient dans 164 villages du Ouaddai, du\nGuera, de la région de l’Hadjer-Lamis, de Chari-Baguirmi. Il développe des activités\nliées aux moyens d’existence afin de réduire l’insécurité alimentaire au sein des\ncommunautés rurales. Pour cela ACORD Tchad accompagne structures\ncommunautaires qui renforcent les systèmes de production agricole (par exemple\naugmentation de 30% de la production de céréale depuis 10 ans) et qui introduisent\nde nouvelles variétés de semences ou des équipements agricoles pour les groupes\nmarginalisés (les femmes ou les déplacés intérieurs). ACORD Tchad encourage\naussi l’accroissement des réserves de céréales, les investissements dans l’élevage\ncaprin et la formation des communautés aux techniques pastorales. ACORD Tchad a\négalement un programme ambitieux d’induction d’eau (68 pompes installées), appuie\négalement les groupes de femmes pour que celles-ci puissent prendre en charge et\naméliorer la production alimentaire et renforcer leurs capacités de négociation au\nsein des communautés villageoises. Enfin, ACORD Tchad développe des espaces\nde dialogue entre les groupes vulnérables, les autorités locales et différents\nintervenants afin d’améliorer les stratégies locales de gestion des ressources\nnaturelles et promouvoir la gestion locale des conflits (pour l’accès à l’eau et aux\npâturages par exemple).\n\nL’autre axe stratégique du CCFD-Terre Solidaire au Tchad porte sur\nl’accompagnement des acteurs sociaux et des communautés à « vivre ensemble »\npour une paix durable à travers des objectifs de\n1-participation et une représentation forte et reconnue de la communauté\nmusulmane dans les mobilisations citoyennes tchadiennes\n2-la constitution d’un mouvement social citoyen de la jeunesse tchadienne porteuse\nde valeurs citoyennes, solidaires et d’ouverture sur le monde.\n3-le règlement des crises politiques, politico-militaires et sociales par la prise en\ncompte de la nécessité d’un nouveau pacte social et républicain pour une paix\ndurable. Outre ACORD Tchad, le CCFD-Terre Solidaire soutient les activités le\nRéseau pour la Promotion de la Paix et de la Citoyenneté au Tchad (qui rassemble\n30 associations de jeunesse), le Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la\nRéconciliation (CSAPR) (réseau d’une centaine d’organisation de la société civile qui\ndéfend l'intérêt des populations tchadiennes dans un champ politique accaparé\ndepuis 30 ans par des acteurs politico-militaires), le Groupe de Recherches\nAlternatives et de Monitoring du Projet Pétrole Tchad Cameroun (développe des\nactions pour promouvoir le développement économique, social, humain et durable du\nTchad à partir des ressources extractives telles que le pétrole). Le CCFD-Terre\nSolidaire est également en lien avec les associations tchadiennes de Droits de\nl’Homme."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-alimentaire-au-sahel-que-font-nos-partenaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/crise-alimentaire-au-sahel-que-font-nos-partenaires/","name":"Crise alimentaire au Sahel, que font nos partenaires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-03-08T16:30:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T13:37:01+00:00","description":"Au Mali, nos objectifs sont principalement de diversifier et de sécuriser la production vivrière et de promouvoir le savoir faire paysans et la viabilité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-des-ressources-naturelles-qui-tuent/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-des-ressources-naturelles-qui-tuent/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"RDC : des ressources naturelles qui tuent","datePublished":"2011-04-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:23+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-des-ressources-naturelles-qui-tuent/"},"wordCount":479,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Des ressources naturelles qui tuent \n\nCréée en 2007, la Cern, la Commission épiscopale ad hoc pour les ressources naturelles en République Démocratique du Congo, dénonce les conséquences de l'exploitation, souvent sauvage. Coco Mbangu, secrétaire adjoint de la Cern, nous parle plus particulièrement de celle des minerais, dans la région du Kivu. \n\nDans quel contexte se fait cette exploitation ? \n\nLa région du Kivu est parcourue par des bandes armées, arrivées après le génocide au Rwanda et qui ne sont jamais reparties. Il y a aussi des militaires congolais et des forces d'autodéfense populaire locales. Tous ces gens là ont compris qu'ils pouvaient se faire beaucoup d'argent très facilement avec les minerais (Ndlr : coltan, wolframite, cassitérite, or...). Lesquels seront ensuite revendus à des grandes firmes internationales qui en ont besoin pour fabriquer des téléphones, des ordinateurs ou des fusées. Et ces grands financiers, pour avoir le minerai à vil prix, préfèrent laisser la région dans cet état de non droit afin de mieux imposer leurs prix. \n\nQuelles sont les problèmes soulevés par ces exploitations minières ? \n\nC'est d'abord le problème de l'exploitation de l'homme. Imaginez-vous ces gens qui creusent des trous à la pelle et entrent sous terre pour y chercher ces ressources naturelles. Il y a des éboulements, des gens ensevelis. Il y a aussi la question de l'environnement. Là où il y a la forêt et qu'on a découvert le minerai, on déboise, on creuse des trous et, dès qu'on a les métaux, on va les laver dans les rivières, et les polluer. D'autre part, avec tous ces trous partout, il n'y a plus moyen de faire les champs et cela a également des répercussions au niveau agricole pour la population locale. \n\nLe discours de l'Église sur cette question est-il entendu ? \n\nL'an dernier, nous avons appris qu'il y avait une proposition de loi au Sénat américain dont certains articles sur les minerais issus des zones de conflits concernaient la RDC. Les évêques congolais se sont alors rendus aux États-Unis, où ils ont pu discuter avec des sénateurs et la loi Dodd-Frank est passée (Ndlr : le 15 juillet 2010). Normalement, au mois d'avril, les Américains devraient donc interdire l'importation de ces minerais. Quelque temps après, le président Kabila a pris l'initiative de suspendre l'exploitation minière à l'est du pays. L'appui de l'église a peut-être permis de faire bouger les choses. Il faut que les gens comprennent que ces minerais sont peut-être un trésor, mais un trésor qui tue. \n\nPropos recueillis par Patrick Chesnet"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-des-ressources-naturelles-qui-tuent/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rdc-des-ressources-naturelles-qui-tuent/","name":"RDC : des ressources naturelles qui tuent - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-04-11T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:22:23+00:00","description":"Des ressources naturelles qui tuent Créée en 2007, la Cern, la Commission épiscopale ad hoc pour les ressources naturelles en République Démocratique du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vatican-ii-les-defis-de-lalterite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vatican-ii-les-defis-de-lalterite/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Vatican II : Les défis de l’altérité","datePublished":"2013-03-01T17:32:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vatican-ii-les-defis-de-lalterite/"},"wordCount":2081,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Un demi-siècle plus tard, on peine à imaginer l’ampleur de la mutation qu’a engendrée le concile Vatican II dans l’Église catholique. « Plein de choses, qui nous apparaissent aujourd’hui évidentes dans la vie ecclésiale, n’existaient pas avant », rappelle Daniel Moulinet[[Voir son livre : Vatican II raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu. Éditions de l’Atelier. 11,40 euros.]], prêtre du diocèse de Moulins et aumônier du mouvement Chrétiens dans l’Enseignement public (CdEP).\n\n\n\nParmi ces nouveautés : la place prise, dans la vie des catholiques, par la lecture et la méditation de l’Écriture ; le travail en commun des prêtres entre eux et avec les évêques ; la collaboration entre prêtres et laïcs dans la vie ecclésiale ; les diacres permanents ; la participation des fidèles à la liturgie ; sans oublier les relations de dialogue avec les chrétiens non catholiques et avec les non-chrétiens, ni l’ouverture au monde qui a notamment permis aux Églises du Sud de gagner en autonomie...\n\nL’aggiornamento (« mise à jour ») souhaité par le pape Jean XXIII, a bien eu lieu. Ce n’était pas gagné d’avance. Pie XII avait envisagé, avant d’y renoncer, de reprendre le concile Vatican I, prématurément interrompu en 1870 en raison de l’invasion de Rome par les troupes italiennes. Âgé de soixante-dix-sept ans, à son élection en octobre 1958, Jean XXIII apparaît comme un pape de transition, plutôt dans la ligne de son prédécesseur.\n\nJean XXIII a voulu faire de ce concile un instrument d’unité pour les frères séparés\n\nAussi, son projet de réunir un concile suscite-t-il une réelle surprise. « Le 25 janvier 1959, Jean XXIII fait quatre annonces, précise Daniel Moulinet qui est aussi professeur d’histoire de l’Église, à la Faculté de théologie de Lyon. Les deux premières, dans la suite de Pie XII, concernent la révision du code de droit canonique latin et la promulgation de celui des Églises orientales. La troisième évoque la tenue d’un synode pour le diocèse de Rome. Ainsi, le nouveau pape se pose d’abord comme un pasteur, évêque de son diocèse.\nLa quatrième porte sur la réunion d’un concile œcuménique, c’est-à-dire un concile auquel les évêques du monde entier seront convoqués. La date de cette annonce est très symbolique : le 25 janvier 1959 est le dernier jour de la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. Comme il le dira à plusieurs reprises, Jean XXIII a aussi voulu, dès le départ, faire de ce concile un instrument d’unité pour les frères séparés. »\n\n\nPour les Églises du Sud, le concile a été à la fois une expérience d’universalité et de responsabilité. Elles ont eu le sentiment d’être écoutées et ont pu accéder à l’âge adulte en prenant leur autonomie par rapport aux Églises fondatrices.\n\nBernard Holzer, ancien secrétaire général du CCFD.\n\nÀ l’époque, l’œcuménisme n’est guère encouragé dans l’Église catholique. La volonté de Jean XXIII se traduit dans une initiative surprenante : l’invitation faite aux Églises orthodoxes et protestantes d’envoyer des observateurs au concile. Ils assisteront aux débats de l’assemblée, sans toutefois y prendre part. « Mais leur présence va être importante, souligne Daniel Moulinet. Chaque mardi, ils vont être réunis pour s’exprimer sur les débats de la semaine précédente ; informations qui seront transmises au pape. Par ailleurs, ils vont nouer des contacts personnels et participer à de multiples rencontres informelles. Cela a beaucoup compté dans l’ouverture de nombreux évêques à l’œcuménisme. »\n\nLes contributions décisives des théologiens\n\nDes ouvertures, il y en aura bien d’autres. Notamment, grâce aux théologiens invités comme « experts », tels les Français Yves Congar et Henri de Lubac. Leurs contributions ont souvent été décisives dans l’évolution des textes préparatoires très marqués, au départ, par la réaffirmation de la doctrine traditionnelle. Durant le concile, « j’ai refait ma théologie », reconnaît Mgr Paul-Emile Charbonneau[[Culture et Foi. Dossier Vatican II]], évêque émérite de Gatineau-Hul (Canada). Et d’autres Pères conciliaires aussi. Des théologiens, souvent venus à Rome comme conseillers d’un évêque, y ont encore contribué, à travers des conférences ou des rencontres informelles comme à la « Domus Mariae » : un « lieu de conspiration évangélique et de révolution non violente », selon l’archevêque brésilien Dom Helder Camara[[Lettres conciliaires. Deux tomes. Éditions du Cerf, 2006. 48 et 58 euros.]]. S’y retrouvaient, venus de différents continents, des évêques, des prêtres, mais aussi des laïcs.\n\nPeu nombreux parmi les « experts » invités aux sessions conciliaires, les laïcs n’en sont pas moins très présents à Rome, via notamment les mouvements d’Action catholique. « Je venais de l’ACE (Action catholique des enfants), raconte Jackie Fabre, qui fut secrétaire générale adjointe du CCFD à sa fondation. Avec les responsables d’autres mouvements, comme la Joc (Jeunesse ouvrière chrétienne), nous rencontrions des évêques de tous les continents. Pour beaucoup, c’était une découverte, car ils n’avaient pas l’expérience de travailler avec des laïcs, en particulier des femmes. De notre côté, nous ressentions un fort engouement pour cette Église qui atterrissait enfin. Personnellement, ajoute-t-elle avec une émotion toujours intacte, j’en garde le souvenir d’une vie d’Église réjouissante. »\n\nLe déroulement du concile n’a rien eu d’un long fleuve tranquille\n\nLe déroulement du concile Vatican II n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Les évêques, qui y étaient peu habitués, ont dû apprendre à travailler ensemble. À côté des séances en assemblée et des travaux en commission, des réseaux de concertation furent mis en place. Comme l’« interconférence » dont Mgr Roger Etchegaray assura le secrétariat. Cette instance informelle, où se retrouvaient les représentants des différents épiscopats, contribua à ancrer la majorité des Pères conciliaires dans l’aggiornamento voulu par Jean XXIII et maintenu par son successeur, Paul VI, en 1963. Cela, malgré le soutien accordé par la Curie romaine à ceux que cette perspective effrayait, ou qui la refusaient, et qui resteront minoritaires.\n\nC’est l’un des effets de l’inculturation : nos peuples entraient dans l’Église avec leurs cultures.\n\nMgr Sarr, archevêque de Dakar.\n\nLes débats sur les « schémas » (textes préparatoires) ont parfois suscité de vives tensions. Comme dès la première session conciliaire, le schéma sur la Révélation rejeté par une majorité de l’assemblée, car sa formulation, irrecevable par les Églises protestantes, tournait le dos à l’œcuménisme. « Bien que le vote n’ait pas atteint le quota des deux tiers, Jean XXIII retira le texte pour qu’il soit reformulé de manière plus conforme à l’option œcuménique, rappelle Daniel Moulinet. Au final, la constitution sur la Révélation met en avant la Parole de Dieu, en dialogue avec sa création. Elle invite à accroître la part de la Parole divine dans la liturgie, la catéchèse et la théologie. »\n\nEncourager la collaboration entre prêtres et laïcs\n\nAutre texte, lui aussi très disputé durant son élaboration, la constitution « Lumen Gentium » qui définit l’Église en valorisant la notion de « peuple de Dieu ». Elle fait de tous les fidèles des participants à part entière de la vie et des missions de l’Église ; repose la hiérarchie ecclésiale sur la collégialité épiscopale ; restaure le diaconat permanent et encourage la collaboration entre prêtres et laïcs. De son côté, portant sur la place et le rôle de l’Église « dans le monde de ce temps », la constitution « Gaudium et spes » connaît aussi un grand retentissement. Pour René Valette, ancien président du CCFD, et ancien vice-recteur de l’Université catholique de Lyon, c’est l’un des textes les plus féconds de Vatican II. « L’Église ne se pose plus comme une forteresse prétendant dicter au monde sa conduite. C’est une Église de plein vent, une Église de Pentecôte proposant, avec exigence et humilité, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. »\n\nAvec le décret sur l’œcuménisme, l’Église s’inscrit clairement dans le mouvement œcuménique. « Il s’agit non seulement d’entrer en dialogue, mais aussi d’agir ensemble, précise Daniel Moulinet. L’Acat (association œcuménique, ndlr)[[L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture est un mouvement qui rassemble des chrétiens orthodoxes, protestants et catholiques.]] exprime bien cette visée. » La minorité conservatrice n’a pu empêcher cette évolution décisive. Ni l’adoption d’un autre texte qui va, bien plus que le renouveau liturgique, focaliser le refus de Vatican II dans les milieux traditionalistes : la déclaration sur la liberté religieuse. Elle affirme qu’aucun État, fût-il chrétien, ne peut contraindre qui que ce soit à agir contre sa conscience. « On oublie trop souvent que cette déclaration a reçu le ferme soutien, entre autres, des évêques vivant sous l’oppression communiste », rappelle Daniel Moulinet. « C’est un texte révolutionnaire. Je le relis régulièrement, car ce qu’il dit de la dignité et de la liberté humaines demeure fondamental, confie René Valette. Le problème, pour les intégristes, c’est que ce n’est plus une Église qui impose, mais une Église qui propose. »\n\n« Vatican II a libéré une énergie considérable, en instituant une nouvelle manière de se situer dans l’Église et de situer l’Église dans le monde », tient à rappeler Mgr Albert Rouet, ordonné prêtre en 1963. L’expérience conciliaire en elle-même a permis à l’Église de s’ouvrir à sa propre diversité. « Pour les Églises du Sud, il a été à la fois une expérience d’universalité et de responsabilité. Elles ont eu le sentiment d’être écoutées et ont pu accéder à l’âge adulte en prenant leur autonomie par rapport aux Églises fondatrices, explique Bernard Holzer, ancien secrétaire général du CCFD, aujourd’hui en poste à Manille au sein de la mission des Assomptionnistes aux Philippines. La fécondité du concile s’est inscrite dans l’inculturation, notamment au niveau de la liturgie, mais aussi de la théologie. En Asie, l’Inde est ainsi devenue un important centre de réflexion théologique. L’ouverture à la Bible a été centrale pour les communautés ecclésiales de base, toujours bien vivantes comme ici, aux Philippines. Grâce aux conférences épiscopales, fruits du concile, les évêques ont pu prendre en compte ensemble des questions comme celle de l’évangélisation. La conférence des évêques d’Asie s’est ainsi engagée dans un travail de long terme sur les “trois dialogues” : avec les cultures, les religions et les pauvres. »\n\nLe concile a placé l’Église dans la perspective de la mondialisation\n\nLes grands textes de Vatican II, parmi lesquels il faut encore mentionner la déclaration sur les relations avec les religions non chrétiennes (« Nostra aetate »), « ont, bien avant qu’on en parle, placé l’Église dans la perspective de la mondialisation », relève Daniel Moulinet. Dans la même lignée, considère René Valette, le concile a aussi engendré « de grandes encycliques, comme “Pacem in terris” (1963) et “Populorum progressio” (1967), si importante pour le CCFD. Ce dernier est né avant les débuts de Vatican II, mais il a grandi avec et par le concile, souligne-t-il. Les catholiques ne pouvaient se désintéresser des enjeux de la justice et de la paix. “Le développement est le nouveau nom de la paix”, affirme Paul VI dans “Populorum progressio”. Mais le développement de tout l’homme et de tous les hommes. C’est-à-dire, pas seulement économique, mais aussi dans sa dimension sociale et sa dimension spirituelle. Notre tâche humaine et chrétienne n’est pas accomplie tant qu’un être humain demeure bafoué dans sa dignité. C’est aussi cela, Vatican II. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/vatican-ii-les-defis-de-lalterite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/vatican-ii-les-defis-de-lalterite/","name":"Vatican II : Les défis de l’altérité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-01T17:32:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:30+00:00","description":"Un demi-siècle plus tard, on peine à imaginer l’ampleur de la mutation qu’a engendrée le concile Vatican II dans l’Église catholique. « Plein de choses,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chanter-pour-bouger-la-planete/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chanter-pour-bouger-la-planete/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Chanter pour Bouger la planète","datePublished":"2014-09-03T10:43:37+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:37:12+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chanter-pour-bouger-la-planete/"},"wordCount":880,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Lauréats du concours « Chante ta Planète », cinq jeunes scouts de Bagnols-sur-Cèze passent une semaine dans le nord-est du Brésil. L'occasion de découvrir le travail de terrain de deux partenaires du CCFD-Terre Solidaire, de partager les préoccupations des jeunes brésiliens, mais aussi d'en apprécier l'accueil chaleureux.\n\n\n\nÉlodie, Estelle, Martine, Olivier et Valentin, cinq jeunes scouts de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, décident d'emprunter le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en juillet 2013. Avec une idée bien précise en tête. « Nous avions décidé de nous arrêter une semaine pour nous occuper de l'accueil dans un gîte en donativo, (n.d.l.r. où chaque pèlerin s'acquitte de la somme qu'il veut) », explique Valentin, 17 ans. Les cinq compères accumulent plusieurs centaines d'euros. La somme est reversée au... CCFD-Terre Solidaire. « Nous voulions apporter notre contribution, même modeste, au travail de la solidarité internationale », précise Élodie, 16 ans.\n\nLe deuxième chapitre de l'histoire, les cinq amis l'écrivent quelques mois plus tard. « Comme chaque année, les scouts doivent élaborer et réaliser un projet, indique Guillaume Pujol, Chef Scout, qui encadre depuis six ans. C'est lorsqu'ils ont choisi de faire une vidéo que nous avons appris l'existence du concours « Chante ta Planète ». » \n\nAvec beaucoup d'implication, de conviction et de créativité, (sans oublier la mobilisation des parents et des amis), ils réalisent un clip vidéo et ils remportent la finale du concours. « Le simple fait d'aller à Paris pour enregistrer la chanson en studio, comme de vrais professionnels était déjà une belle récompense, sourit Estelle. Mais lorsque nous avons appris que nous irions au Brésil, la joie a été intense. »\n\n\n16 ans, collégien et... agriculteur !\n\n« L'objectif de ce voyage est de leur faire prendre conscience des réalités que vivent les jeunes brésiliens et de favoriser l'échange », précise Pascal Jeanne, chargé d'Éducation au développement, au sein du CCFD-Terre Solidaire. Pour y parvenir, ce dernier a élaboré un programme éclectique, en collaboration avec les responsables du Centre d'Action Sociale (Centrac) et l'ONG Assistance et Services à des projets d'Agriculture Alternative (AS-PTA), deux partenaires du CCFD-Terre Solidaire. \n\nDès les premiers jours, les jeunes scouts ont ainsi découvert les réalités des habitants du « Semi Arido », une région du Brésil marquée par de longues et régulières périodes de sécheresse. Les conditions de vie sont certes difficiles dans cette région. Mais elles n'empêchent pas de vivre et de travailler. Y compris lorsqu'on a... 16 ans ! C'est en tout cas le constat qu'ont pu faire les scouts en allant à la rencontre d'Alex Marques, collégien et... fermier. « Le matin, je vais au collège, a-t-il expliqué. Puis, l'après-midi, je reviens à la ferme pour aider mon père. J'en profite pour m'occuper de mon propre élevage de chèvres. Le soir, je fais mes devoirs et je me repose. Et le week-end, je sors avec des amis pour me divertir. » L'emploi du temps chargé d'Alex a provoqué l'admiration des jeunes français. Un peu de stupéfaction aussi. « Je me suis demandé comme il arrivait à faire tout ça, en entendant qu'il ne dormait que cinq heures par nuit », s'exclame Olivier, 16 ans.\n\n\nParticipation citoyenne et lutte contre le racisme\n\nTravailler, étudier mais aussi s'impliquer dans la vie citoyenne et politique. Voilà en substance le sens du Séminaire « Fala Juventude » (« La jeunesse s'exprime »), auxquels Élodie, Estelle, Martine, Olivier et Valentin ont participé durant leur séjour brésilien. « Des élections générales vont se tenir le 5 octobre prochain, rappelle Marcelo, l'un des coordinateurs de ce séminaire. Or les jeunes sont le plus souvent exclus des espaces de participation citoyenne. Ils ne sont ni sollicités ni considérés par les politiques. Pourtant nous avons des choses à dire et à revendiquer. »  Éducation, loisirs, sécurité,  participation à l'élaboration des politiques publiques, place des jeunes dans la société... les thèmes abordés ont été nombreux. Ils ont donné lieu à des débats et à des ateliers animés, auxquels les scouts ont participé activement. Quitte à se dire que les jeunes français devraient peut-être se mobiliser davantage. Y compris contre le racisme.\n\nC'est donc la tête remplie de souvenirs que les cinq scouts sont rentrés en France, après une semaine intense en émotions. « Nous avons été marqués par l'accueil chaleureux des brésiliens, se réjouit Estelle. Les gens sont gentils, joyeux et ça donne envie de revenir. » Dans le cadre d'un projet ? « C'est possible, sourit malicieusement Martine. Car, dans le cadre du projet que nous devrons élaborer l'an prochain en tant que compagnons, nous allons travailler sur le thème de la solidarité internationale. Alors pourquoi pas revenir au Brésil ? » Après l'avoir chantée, les cinq amis semblent prêts à consacrer encore beaucoup d'énergie pour Bouger la planète.\n\nJean Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/chanter-pour-bouger-la-planete/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/chanter-pour-bouger-la-planete/","name":"Chanter pour Bouger la planète - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-03T10:43:37+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:37:12+00:00","description":"Lauréats du concours « Chante ta Planète », cinq jeunes scouts de Bagnols-sur-Cèze passent une semaine dans le nord-est du Brésil. L'occasion de découvrir","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pelerinage-oecumenique-pour-la-justice-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pelerinage-oecumenique-pour-la-justice-climatique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Pèlerinage oecuménique pour la justice climatique","datePublished":"2015-12-03T16:49:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pelerinage-oecumenique-pour-la-justice-climatique/"},"wordCount":1246,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"La marche œcuménique pour la justice climatique faisait étape à Metz, les 14 et 15 novembre derniers. Lancée par les Églises protestantes et catholique d’Allemagne, en réponse à une invitation du Conseil œcuménique des Églises (COE), elle a pour but de sensibiliser les chrétiens aux enjeux de la COP 21 et de les mobiliser pour relever les défi s du réchauffement climatique.\n\n\n\nEn ce début de samedi après-midi frisquet, un petit comité chaleureux accueille à Woippy l’un des groupes du pèlerinage œcuménique pour la justice climatique. Thé, café et brioche accompagnent ce bref temps d’arrêt, avant les cinq derniers kilomètres de marche jusqu’à la cathédrale Saint-Étienne de Metz vers laquelle convergent d’autres groupes de pèlerins. Il y a là des marcheurs allemands, dont certains sont partis de la frontière danoise en septembre dernier, des marcheurs français qui les ont rejoints à leur entrée dans l’Hexagone, et d’autres venus les accompagner en cours de route.\n\nHABITER AUTREMENT LA PLANÈTE  \n\nEn tout, une bonne cinquantaine de personnes de tous âges et de tous horizons : catholiques ou protestants, paroissiens, membres du Club vosgien de randonnée ou de divers mouvements d’Église. Le groupe des Scouts de France, qui a effectué la marche entre Bousse et Woippy, vient juste d’arriver. Il a relayé les marcheurs allemands et français qui ont dû se résoudre à prendre le bus pour tenir les délais. Selon Émeric, animateur de la vie spirituelle des Scouts de France de Montigny, « cette marche est un symbole. Allemands et Français, ennemis d’hier, aujourd’hui ensemble pour la préservation de la planète ». Pour lui, cette initiative a suscité un « véritable enthousiasme en mobilisant des acteurs très différents : club de marche, Scouts, CCFD-Terre Solidaire, paroisses. Durant la préparation, on a senti un élan croissant pour agir ensemble. “Habiter autrement la planète” est une des priorités de notre projet éducatif. C’est un combat commun qui dépasse nos différences associatives, religieuses et de génération ».\n\nUne vision partagée par Michel Schweitzer, vice-président du Secours catholique : « Nous sommes concernés, car notre mission, c’est de  soutenir les personnes en précarité. Et les pauvres sont les premières victimes du réchauffement climatique. » Animatrice du service Young Caritas, Claire accompagne un petit groupe de jeunes. « En Lorraine, nous sommes partenaires de Caritas Bangladesh, très investi dans l’aide aux populations victimes de la montée des flots », explique-t-elle. Paris et la COP 21 sont encore loin. Mais, depuis la veille, une actualité dramatique en a rapproché les pèlerins. Comme toutes les rencontres de ces deux jours, l’étape de Woippy est marquée par un temps de recueillement et de prière en hommage aux victimes des attentats perpétrés la veille à Paris. Il est introduit par les derniers mots de l’éditorial du quotidien Le Républicain Lorrain : « Aujourd’hui, pour nous tous, commence le jour d’après. Un jour où il sera impératif de démontrer que ni le terrorisme ni la haine n’ont droit de cité en France. C’est ce défi que chacun d’entre nous devra relever avec pour seule arme le courage, la dignité et la solidarité. »\n\nArrivés à la cathédrale de Metz, les marcheurs retrouvent les autres groupes de pèlerins venus d’Allemagne, de Suisse et d’Alsace : en tout, une centaine de personnes. Puis ils sont accueillis par Dominique Gros, maire de la ville, et Mgr Lagleize, évêque de Metz, dans le cloître des Récollets, ancien couvent franciscain qui abrite aussi – encore un symbole – le Centre européen  d’écologie fondé par Jean-Marie Pelt*. Le dimanche matin, ils sont nombreux à participer à une conférence-débat sur le sens de cette marche. Et l’après-midi, à un office œcuménique (catholique, protestant et orthodoxe) qui réunit plus de 600 personnes, ce qui témoigne de l’écho suscité par ce pèlerinage pour la justice climatique. « Geht doch ! », « En marche ! », proclament les fanions portés par les marcheurs. Ce cri de ralliement symbolise des « Églises qui se bougent pour le climat ». Cette marche transfrontalière a mis en mouvement des centaines de personnes : des marcheurs, mais aussi des hommes et des femmes qui ont assuré, pour chacune des étapes, les itinéraires, l’hébergement et les rencontres pour sensibiliser aux défis du réchauffement climatique. Confiée au CCFD-Terre Solidaire en Moselle, par Mgr Lagleize, l’organisation a été portée par un comité de pilotage d’une vingtaine de personnes : dix membres du CCFD-Terre Solidaire et dix personnes de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL). Un travail de longue haleine, comme en témoigne sa coordinatrice, Mireille Spacher, bénévole du CCFD-Terre Solidaire : « Depuis le mois de juin, c’est, en moyenne, une demi-journée de travail au quotidien. » Mais si, au départ, la mobilisation a été un peu laborieuse, reconnaît cette jeune retraitée, « le retentissement de l’encyclique du pape François nous a bien aidés ! » Un sentiment que partage Jean-Louis Charles, responsable du CCFD-Terre Solidaire à Saint- Avold, qui en parle comme « un coup de fouet ». Il coordonnait l’étape entre Sarrebruck et Metz et reconnaît : « Au début, j’étais un peu inquiet. Mais, au final, tout s’est super bien passé. Les marcheurs allemands étaient même surpris de l’accueil par les municipalités et les paroisses. On a aussi été très visibles dans les médias. »\n\nMême constat pour le pasteur Christian Albecker, président de l’UEPAL, qui a marché deux jours en Alsace. « Nous avons pu mesurer à quel point cette initiative est pertinente, estime-t-il. C’est un acte symbolique qui a eu beaucoup d’écho et a permis de sensibiliser l’opinion publique. » Mgr Lagleize retient aussi « le témoignage public de l’engagement des chrétiens pour le service commun de l’humanité pour prendre soin de la Création, mais aussi les uns des autres. Car, comme le souligne le pape François dans son encyclique, il y a un lien étroit entre la justice climatique et la lutte contre la pauvreté ». Dans ce domaine, comme dans celui de l’oecuménisme, souligne-t-il, « nous sommes toujours invités à en faire plus ».\n\nÀ la lumière de ce pèlerinage, la dimension œcuménique a été la principale question soulevée lors de la conférence-débat : « Les Églises ne pourraient-elles pas faire mieux ensemble ? »  Mais dans bien des étapes, elle a fait bouger des choses. Marianne Renaud, pasteure de l’Église réformée à Yutz, en témoigne. « Au départ, reconnaît-elle, je ne me sentais pas trop concernée. Mais cette marche a été une occasion de belles rencontres. Elle a permis de sensibiliser, tant du côté protestant que catholique, des personnes que nous ne rencontrons pas dans nos rassemblements oecuméniques habituels. Nous avons plusieurs célébrations dans l’année, mais, en dehors, nous faisons peu de choses ensemble. Cette fois, quelque chose s’est mis en route. On sent le besoin de poursuivre. C’est un peu comme si ce pèlerinage pour la justice climatique avait insufflé une dynamique nouvelle à l’oecuménisme. »  \n\nSerge Lafitte"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/pelerinage-oecumenique-pour-la-justice-climatique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/pelerinage-oecumenique-pour-la-justice-climatique/","name":"Pèlerinage oecuménique pour la justice climatique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-12-03T16:49:00+00:00","description":"La marche œcuménique pour la justice climatique faisait étape à Metz, les 14 et 15 novembre derniers. Lancée par les Églises protestantes et catholique","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire-de-la-campagne-hors-jeu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire-de-la-campagne-hors-jeu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Glossaire de la campagne « Hors-jeu »","datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire-de-la-campagne-hors-jeu/"},"wordCount":505,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Investissement direct à l’étranger (IDE) : Désigne tout investissement transfrontalier dont le résultat est soit d’acquérir (ou de contrôler) une société existante, soit de créer de nouvelles capacités de production par le biais d’une filiale. On oppose souvent les IDE aux investissements de portefeuille, c’est-à-dire aux achats de titres sur des marchés financiers : dans le premier cas, l’investissement est durable et se traduit par une augmentation de la capacité de production contrôlée par la firme qui effectue l’IDE, dans le deuxième cas, il ne s’agit que d’investissements à finalité financière, susceptibles d’être liquidés à tout moment par revente sur le marché financier où ils ont été acquis. Source : Alternatives Économiques\n\n\nCette distinction mérite aujourd’hui d’être nuancée car, du fait de l’utilisation massive des paradis fiscaux, une grande partie des flux financiers comptabilisés comme IDE est fictive. Presque 1 euro sur 2 des IDE à destination des pays à faible revenu ou revenu intermédiaire faible en 2011 provenait des paradis fiscaux contre 37 % pour les pays à revenu intermédiaire plus élevé et les pays riches [[Action Aid, How tax Havens plunder the Poor, mai 2013, p. 8.]].\n\n\nAFD : Agence française du développement sous tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Finances créée en 1941. Le groupe AFD (dont Proparco) finance des projets de développement dans les pays du Sud et dans les collectivités d’Outre-Mer, à la fois par des subventions, des prêts, des prises de participation... pour un montant total en 2012 de 6 977 millions d’euros (dont 4 723 millions d’euros concernant les prêts) contre 3 140 en 2006.\n\n\nProparco : institution financière de développement faisant partie du Groupe AFD, créée en 1977 pour le financement du secteur privé. Elle est détenue en majorité par l’AFD (60 %), le reste par des actionnaires privés du Nord et du Sud (banques, entreprises multinationales). Proparco fait état de 340 clients privés dans 60 pays, soit 3,1 milliards d’euros en portefeuille en 2012.\n\n\nCoface : aujourd’hui privatisée sous le nom de Natixis, elle gère pour le compte de l’État des garanties destinées à soutenir les exportations et investissements français à l’étranger (garantie des risques).\n\n\nAide au développement : L’aide est l’une des composantes du financement du développement (aux côtés des IDE, des ressources domestiques via la fiscalité, etc.). Elle va historiquement des pays développés vers les pays en développement, et compte deux grandes catégories :\n\n L’aide publique (125 milliards d’euros en 2012), quand le donateur est un pays ou une entité publique d’un pays (pour la France c’est principalement la mission de l'Agence française de développement (AFD), ou encore un groupe de pays par l’intermédiaire d’une organisation internationale (Banque mondiale, EuropAid…). L’aide au développement peut aussi être privée (particuliers, ONG, fondations, mécénat d’entreprises)."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire-de-la-campagne-hors-jeu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/glossaire-de-la-campagne-hors-jeu/","name":"Glossaire de la campagne \"Hors-jeu\" - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-15T19:01:00+00:00","description":"Investissement direct à l’étranger (IDE) : Désigne tout investissement transfrontalier dont le résultat est soit d’acquérir (ou de contrôler) une société","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-citoyennete-active/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-citoyennete-active/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel à une citoyenneté active !","datePublished":"2016-12-01T12:38:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-citoyennete-active/"},"wordCount":544,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["France"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L'époque semble bien morose, marquée par la violence en Afghanistan, en Syrie, au Nigeria, en Centrafrique et dans bien d’autres pays. La pauvreté demeure, les inégalités se creusent. Désormais, 62 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit 3,5 milliards de personnes. \n\nLa montée en puissance des acteurs privés dans l’élaboration des politiques publiques capte une partie du pouvoir démocratique. Si l’Accord de Paris sur le climat, signé il y a un an, avait suscité l’enthousiasme, la COP 22 à Marrakech a été bien décevante, en particulier sur l’agriculture. \n\nDes pays riches font le choix du repli sur eux-mêmes refusant d’assumer leur part de solidarité envers les plus pauvres, en particulier les migrants : Brexit au Royaume-Uni, élection de Trump aux États-Unis, mais aussi en Hongrie, en Autriche... En France, des élus refusent leur accueil sur le territoire. Dans le même temps, le rejet de la classe politique grandit et la désaffection du politique se développe chez nombre de citoyens. \n\n\nLes peuples résistent\n\nMais partout dans le monde, les peuples résistent, comme lors du tribunal citoyen contre Monsanto, des alternatives concrètes voient le jour. En France, des milliers de citoyens se sont mobilisés pour l’accueil de migrants dans les Centres d’accueil et d’orientation (CAO), suite au démantèlement de la « jungle » de Calais. \n\nC’est dans ce contexte que le CCFD-Terre Solidaire lance sa campagne « Prenons le parti de la solidarité » à l’occasion des élections présidentielle et législatives de 2017. Nous allons ainsi porter auprès des candidat·e·s quinze propositions concrètes pour une France solidaire. \n\nContrairement à de nombreuses associations militantes, nous croyons que l’État et l’interétatique restent des lieux de pouvoir pour changer les choses pour construire un monde plus juste. Notre campagne de plaidoyer sera d’autant plus efficace qu’elle s’accompagnera d’une mobilisation citoyenne forte. C’est pourquoi, le réseau des 15 000 bénévoles du CCFD-Terre Solidaire va non seulement se mobiliser pour interpeller des candidat.e.s, mais aussi pour appeler les citoyens à « se réveiller » et à agir. Nous appelons à une citoyenneté active ! \n\n\nRetrouver le sens du politique\n\n\nLors de la troisième édition de la Rencontre mondiale des mouvements populaires, à laquelle a participé notre présidente Sylvie Bukhari-de Pontual, le pape François a rappelé que « l’amour des pauvres est au coeur de l’Évangile » et que « une terre, un toit, un travail sont des droits sacrés ». Le récent texte de la Conférence des évêques de France : Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique offre une analyse pertinente de la société française avec quelques critères pour éclairer le vote des citoyens : démocratie, économie du partage, prise en charge des plus faibles, solidarité, accueil des réfugiés, écologie... \n\nEn écho à ces messages d’Église, dans une société qui se recroqueville sur elle-même et perd le sens du collectif, osons ensemble promouvoir le vivre ensemble et appelons les candidat.e.s et l’opinion publique à prendre le parti de la solidarité !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-citoyennete-active/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-citoyennete-active/","name":"Appel à une citoyenneté active ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-12-01T12:38:00+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:58+00:00","description":"L'époque semble bien morose, marquée par la violence en Afghanistan, en Syrie, au Nigeria, en Centrafrique et dans bien d’autres pays. La pauvreté","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-vers-plus-de-transparence/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-vers-plus-de-transparence/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Industries extractives : Vers plus de transparence ?","datePublished":"2012-10-15T17:26:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-vers-plus-de-transparence/"},"wordCount":602,"commentCount":1,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Dossier","Évasion fiscale","Justice économique","Paradis fiscaux","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Après les États-Unis, la Commission européenne étudie à son tour les moyens d’obliger les entreprises extractives et forestières à faire preuve de plus de transparence sur leurs activités. Un premier pas pour lutter contre la corruption et, à terme, contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.\n\n\n\nLe compte à rebours a commencé : assurant la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’à la fin du mois de juin, le Danemark a inscrit sur son agenda l’adoption d’une nouvelle directive visant à obliger les entreprises extractives et forestières à communiquer tous les paiements effectués aux gouvernements des pays dans lesquels elles sont implantées. Cette proposition, qui se situe dans la lignée de la loi Dodd-Frank, votée aux États-Unis en juillet 2010, et dont les décrets d’application n’ont pas encore été publiés en raison du lobbying des entreprises, va toutefois plus loin : elle concerne toutes les entreprises européennes actives dans ces secteurs et ne se limite pas, comme outre-Atlantique, aux seules sociétés cotées. \n\n\nUne première étape\n\n\n« Il s’agissait, en élargissant le champ, d’éviter que certains acteurs ne procèdent à des restructurations pour faire échapper à cette obligation des entités, qui leur sont pourtant liées, explique Grégoire Niaudet, chargé de plaidoyer au Secours catholique. Et s’il y a des lacunes – les entreprises chinoises, présentes en Afrique, ne sont  par exemple pas concernées – les campagnes menées par la société civile, au Nord comme de plus en plus au Sud, pour demander plus de transparence aux multinationales, commencent à porter leurs fruits. » Une trentaine de pays ont d’ailleurs d’ores et déjà rejoint l’initiative Eiti (Initiative internationale pour la transparence dans les industries extractives). Un forum où les entreprises s’engagent à fournir des informations sur leurs activités, même si la qualité des renseignements peut parfois prêter à caution…\n\nNéanmoins, plus l’échéance européenne se rapproche, plus la probabilité d’arriver rapidement à un accord semble faible ; en raison notamment de la résistance des pays membres qui, France mise à part, sont soit franchement hostiles : comme la Grande-Bretagne, soit peu enthousiastes : comme l’Allemagne. \n\nCependant, la plate-forme française sur les paradis fiscaux, dont fait partie le CCFD-Terre Solidaire et qui agit en concertation avec nombre d’ONG européennes, n’entend pas baisser les bras. « C’est pour nous une première étape, même si cette directive ne permet pas de faire toute la clarté. Les entreprises peuvent par exemple ne pas dévoiler le chiffre d’affaires réalisé dans les pays de production, ce qui ne permet pas de lutter efficacement contre l’évasion fiscale ou l’utilisation des paradis fiscaux  », met en avant Maylis Labrusquière, responsable du plaidoyer Financement du développement, à Oxfam. De plus, la directive européenne, qu’il faudra ensuite transposer dans les différents pays de l’UE, ne s’appliquera pas pour les activités exercées dans des pays ayant une loi protégeant les sociétés implantées sur place. « La seule façon de lever définitivement le voile serait d’obliger les entreprises à transmettre un reporting pays par pays pour mieux cerner ce qu’elles y font, les bénéfices engrangés…  », ajoute Maylis Labrusquière. Chaque année, en effet, l’évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d’euros de recettes fiscales, soit quatre fois le montant nécessaire estimé par la FAO pour éradiquer la faim…"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-vers-plus-de-transparence/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/industries-extractives-vers-plus-de-transparence/","name":"Industries extractives : Vers plus de transparence ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-10-15T17:26:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:36+00:00","description":"Après les États-Unis, la Commission européenne étudie à son tour les moyens d’obliger les entreprises extractives et forestières à faire preuve de plus de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-au-developpement-de-la-peche-de-lelevage-et-de-lenvironnement-en-guinee/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-au-developpement-de-la-peche-de-lelevage-et-de-lenvironnement-en-guinee/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appui au Développement de la Pêche, de l’Elevage et de l’Environnement en Guinée","datePublished":"2014-05-27T10:53:39+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-au-developpement-de-la-peche-de-lelevage-et-de-lenvironnement-en-guinee/"},"wordCount":975,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits des femmes","Pêche artisanale","Projet","Sécurité alimentaire","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Rencontre avec M’Balia Sangare, présidente de l’association ADEPEG. «Il faut avoir plusieurs flèches à son arc», lance-t-elle, avec un petit air jubilatoire, en évoquant son propre parcours. Comptable de formation, passionnée par la mer et interpelée par les conditions dans lesquelles travaillaient les femmes transformatrices de poissons, M’Balia Sangare décide, en 1996, de lancer, avec une poignée de personnes concernées, l’association ADEPEG, Appui au développement de la pêche, de l’élevage et de l’environnement en Guinée.\n\n\n\nDepuis, l’association qui est membre de l’ADEPA, Association ouest-africaine pour le développement de la pêche artisanale est soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, a énormément évolué. Rencontre avec sa présidente, lors de sa venue en France en mars dernier à l’occasion de la campagne de carême du CCFD-Terre Solidaire.\n\nPouvez-vous nous dire ce qu’est l’ADEPEG ?\nM’Balia Sangare : C’est une association qui vient en soutien à tous les acteurs de la filière pêche en Guinée. Quand nous avons débuté, en 1996, nous étions avant tout focalisés sur les femmes transformatrices, un maillon fondamental. C’est en effet grâce à leur travail que l’on peut exporter nos produits de la mer, dans la sous-région mais aussi au niveau international. On encadrait ainsi un certain nombre de coopératives et on a essayé de les organiser et les formaliser. Plus on avançait, plus les autres acteurs se sont intéressés à ce que nous mettions en place. Ce qui nous a poussé à nous occuper progressivement des différents métiers de la filière. Aujourd’hui nous encadrons des centaines de coopératives de transformatrices, de mareyeurs et de pêcheurs.\n\nPourquoi est-il important de soutenir la pêche artisanale à l’ère de la modernisation ?\nLa pêche artisanale est un métier ancestral qui fait vivre énormément de gens. Elle est en outre le gage de la sécurité alimentaire dans notre pays, mais aussi dans tous les pays de la sous-région. Il y avait urgence à l’encadrer, car rien n’était organisé. Il y avait un vide juridique total. Il fallait donc réglementer tout ça et proposer des évolutions aussi bien du côté technique que du côté de la préservation de l’environnement et de l’hygiène. Tout cela n’était pas pris en compte. \n\nEn quoi consiste votre soutien aux organisations professionnelles de la pêche ?\nNous avons une approche holistique. Nous formons ensembles les acteurs issus des différents corps de métier. Il est en effet indispensable que chacun d’eux maîtrise l’enjeu global. Nous nous intéressons à tout ce qui concerne le poisson par exemple aux pertes après captures ; à la nécessité d’utiliser un bon filet au maillage réglementaire ; à la gestion des systèmes marins et côtiers ; à l’aménagement des aires de fumage ; à l’urgence de maintenir la chaîne de froid. Nous avons mis en place un système de micro-crédit. Nous faisons beaucoup de sensibilisation à la préservation de l’environnement et à la préservation des ressources halieutiques - ne pas attraper les juvéniles, respecter les zones et les périodes de reproduction. Nous organisons aussi des voyages d’études et d’échanges, ainsi que des partages d’expériences avec les autres pays de la sous-région, car on ne peut pas évoluer en vase clos. Nous leur apprenons encore comment trouver des fonds pour financer leurs projets, et les enjeux fondamentaux du plaidoyer. Entre 2010 et 2012, nous avons formé 1944 femmes transformatrices et mareyeuses et 954 pêcheurs. Chacun prend maintenant conscience de la nécessité de se structurer et se professionnaliser pour être reconnu.\n\nLe plaidoyer a-t-il un impact sur les mesures étatiques prises en matière de pêche ?\nOui, ça fait bouger beaucoup de choses. Il y a peu de temps, l’Etat élaborait seul les plans de pêche. Aujourd’hui, les instances gouvernementales concernées intègrent nos remarques et nos desiderata avant de prendre des décisions. Et nous sommes même sollicités pour notre expertise. C’est une grande avancée.\n\nQuels sont les défis à relever en Guinée ?\nLe principal défi est la garantie de la sécurité alimentaire. Mais au-delà de pourvoir à ses propres besoins dans la vie quotidienne, il faut que chacun puisse tirer des bénéfices de son activité pour en vivre vraiment. Ce que nous avons en outre vraiment à cœur aujourd’hui, c’est l’éducation des enfants. Un enjeu fondamental. Car dans ce milieu, peu sont instruits. Pour cela, nous voulons implanter des garderies et des écoles primaires, au plus près des populations, sur les lieux-même de travail. Les mères et les pères commencent à être conscients de la nécessité de la scolarisation pour que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur.\n\nEtes-vous confiante dans l’avenir ?\nOui, grâce à la création de la Préfecture maritime mise en place pour lutter contre la pêche illicite pratiquée par des chalutiers-usines. Cette surveillance des mers accrue ainsi que la délivrance de licences de pêche qui obéit à une réglementation plus stricte empêchent une pêche anarchique voir un pillage, et permettent une plus grande protection de nos réserves halieutiques. Une autre raison d’être optimiste, c’est que nous avons réussi à créer, tout récemment, une sorte d’aire marine protégée, appelée «zone de restriction des pêcheries», dans nos eaux territoriales où les réglementations sont très strictes.\n\nPropos recueillis par Elisabeth du Closel"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-au-developpement-de-la-peche-de-lelevage-et-de-lenvironnement-en-guinee/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appui-au-developpement-de-la-peche-de-lelevage-et-de-lenvironnement-en-guinee/","name":"Appui au Développement de la Pêche, de l’Elevage et de l’Environnement en Guinée - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-05-27T10:53:39+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:16:27+00:00","description":"Rencontre avec M’Balia Sangare, présidente de l’association ADEPEG. «Il faut avoir plusieurs flèches à son arc», lance-t-elle, avec un petit air","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animation-a-partir-des-5-sens-autour-de-la-misericorde/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animation-a-partir-des-5-sens-autour-de-la-misericorde/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Animation à partir des 5 sens autour de la miséricorde","datePublished":"2016-01-22T19:26:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animation-a-partir-des-5-sens-autour-de-la-misericorde/"},"wordCount":1181,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Pour cette année 2015-2016, le pape nous invite à porter un regard sur la miséricorde de Dieu. Durant cette période de carême, nous avons l’occasion, à travers les textes des 4e et 5e dimanches, de mieux comprendre ce principe essentiel de la foi chrétienne. « Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu. Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. »1\n\n\n\nÀ partir des textes d'évangile des 4e et 5e dimanche de Carême\n\n\nMise en place :\nCréer un climat propice à l’écoute et au partage de la Parole (icône, bougie, chants, CD, ou laisser un temps de silence).\n\nIndividuellement :\nChoisir un des deux Évangiles  : l’Évangile du 4e dimanche « le Fils prodigue » (Luc 15, 11-32) ou celui de « la Femme adultère » (Jn 8, 1-11).\nAprès lecture de l’Évangile, chacun s’interroge :\n• Quels lieux, quels personnages, quelles actions me marquent ?\n• Quelle situation, quelles paroles me touchent profondément ?\n• Quels mouvements, attitudes et regards surgissent en moi ?\n\nEn groupe, partager :\nComment résonne ce texte dans ma perception du monde, de la société ?\n\nPour aller plus loin :\n\n• un DVD au Rwanda « AMAHORO(paix) », l’Afrique des grands lacs 2e film, durée : 19 mn.\n\n\nÀ partir de nos cinq sens\n\nRegardons ce que nos cinq sens disent sur notre manière de communiquer,\nsur notre manière d’entrer en dialogue avec l’autre, chose à laquelle nous ne sommes pas toujours attentifs. L’animation qui suit propose de mettre nos sens en éveil.\n\nLa démarche d’accueil de Jésus, de son pardon, de sa miséricorde, de réconciliation avec Dieu, avec nos frères et sœurs, nous reconnaissant aimés de Dieu, se vit tous les jours : c’est une attention et une disponibilité au regard de l’autre. La conversion est affaire de cœur, affaire de corps aussi ! « Mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant ! » Psaume 84,3.\n\nLa démarche\n• Mettre par écrit sur une affiche  les explications et les questions ci-dessous pour chaque sens (on peut aussi préparer une note par sens pour chaque participant). \n• Se mettre en petits groupes (six par groupe au maximum), chaque groupe expérimentera et réfléchira sur UN seul sens.\n• Faire expérimenter le sens par groupe  : écouter une musique ou un chant pour l’OUÏE, contempler la tenture « Chemin de vie, Chemin de foi » pour la VUE, goûter ou boire un jus, une tisane parfumée pour le GOÛT, gestuer le Notre Père pour le TOUCHER, faire sentir une huile parfumée pour l’ODORAT.\n• Chacun prendra un temps personnel pour se laisser interpeller par les questions proposées, puis chaque personne du groupe note son ressenti, ses réactions, ce que cela évoque, questionne.\n• En petit groupe, on partage librement les réactions aux questions et on récoltera une conviction. \n• Après ce temps d’échange, tous ensemble, on fera remonter la conviction du groupe aux autres participants.\n\nL’OUIE – L’art de bien utiliser ses oreilles !\n« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende… » (Matthieu, 13,9) Prêter une oreille attentive, on parle aussi d’écoute active, une manière d’être à l’écoute… pour autant il nous arrive de prêter une oreille plutôt critique, destructrice des personnes. Parfois, quand on nous dit des choses importantes, nous entendons sans écouter vraiment.\n• Quelle attention portons-nous au réel, aux personnes, à Dieu, aux événements mondiaux ?\n\nLa VUE – L’art de bien utiliser ses yeux !\n« Et Dieu vit que cela était bon… » (Genèse chapitre I) Il y a dans le monde qui nous entoure des choses et des personnes merveilleuses, mais nous ne savons pas toujours les voir… Nous n’arrivons pas à voir plus loin que le bout de notre nez ! Et parfois même, nous ne voulons pas les voir. De même, dans l’Évangile, il y a de nombreuses personnes qui ne veulent pas voir les signes de Jésus… Nous sommes ingrats des mille gestes quotidiens qui nous sont prodigués, sans reconnaître ceux qui sont faits par amour…\n• Voyons-nous le savoir-faire des autres, celui de Jésus dans notre vie ?\n• Voyons-nous les gestes des hommes, des femmes, des jeunes qui luttent pour survivre, pour aider leur société ? \n\n\nLe GOUT – L’art de bien utiliser sa bouche !\n« Goûtez et voyez, comme est bon le Seigneur, heureux celui qui s’abrite en lui… » (psaume 33)\n\nAvec la langue nous pouvons apprécier la nourriture, parfois avec excès… mais aussi être « mordant », avoir une langue de vipère, blessant les autres. Allons-nous au-delà de nos envies ou répugnances ? Savons-nous goûter la Parole de Dieu ?\n• Que sort-il de ma bouche ?\n• Qu’écrivons-nous sur les réseaux internet ? Cela permet-il à ceux et celles qui nous lisent de grandir ?\n\nLe  TOUCHER – L’art de bien utiliser ses mains !\n« Aimons-nous les uns les autres, comme Dieu nous aime » (Jean 13,34)\nLa tendresse est un geste qui marque un signe d’amour, notamment à travers une caresse. Nos mains savent exprimer l’affection, l’amitié. Elles peuvent aussi être signe de fermeture et agressives vis-à-vis de l’autre, notre frère ou notre sœur.\n• Que faisons-nous ici avec l’étranger esseulé, rejeté à cause de sa couleur ?\n\nL’ODORAT – L’art de bien utiliser son nez !\n« Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent » (2 Cor 2, 15) Saint Paul nous invite à répandre « la bonne odeur du Christ » qui est celle de la bienveillance, de l’attention, de la proximité.\n\nQuand nous n’aimons pas quelqu’un nous disons qu’on « l’a dans le nez ou encore qu’ « on ne peut pas le piffer », pour d’autre, on dit « il a du pif… » quand il sent bien les choses.\n• Qu’est-ce qui, dans notre vie, nous empêche de « flairer » que nous avons des amis, que Jésus est notre ami ? Que nos amis sont ceux aussi qui vivent en grande difficulté là-bas et ici, c’est peut-être notre voisin, celui dont nous entendons parler…\n\n\nDans la presse\n\nL’hebdomadaire Pèlerin s’associe à la Campagne de carême du CCFD-Terre Solidaire en publiant notamment le 3 mars, un reportage sur l'action phare du partenaire indien WORD."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/animation-a-partir-des-5-sens-autour-de-la-misericorde/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/animation-a-partir-des-5-sens-autour-de-la-misericorde/","name":"Animation à partir des 5 sens autour de la miséricorde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-01-22T19:26:00+00:00","description":"Pour cette année 2015-2016, le pape nous invite à porter un regard sur la miséricorde de Dieu. Durant cette période de carême, nous avons l’occasion, à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transformer-le-monde-pourquoi-pas-toi/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transformer-le-monde-pourquoi-pas-toi/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Transformer le monde : pourquoi pas toi ?","datePublished":"2014-09-05T10:08:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transformer-le-monde-pourquoi-pas-toi/"},"wordCount":197,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les jeunes adultes bénévoles, anciens, nouveaux,qui souhaitent découvrir le CCFD-Terre Solidaire sont invités à découvrir comment s'engager pour la solidarité internationale.\n\n\n\n\"Aux JA et plus généralement au CCFD-Terre Solidaire, nous avons la conviction que la transformation de la société est possible pour que les futurs générations (et la nôtre) vivent dans un monde plus juste et responsable. Cette conviction prend racine notamment dans l’Evangile. Au-delà de la conviction, le CCFD-Terre Solidaire offre aux JA qui veulent agir des pistes concrètes de transformer la société  au moyens de leviers d’action comme l’éducation populaire et le plaidoyer au près de nos dirigeants. Pour ma part, je crois, comme Saint Jacques que notre foi doit nous pousser à se retrousser les manches : « Qu’en est-il de la foi si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte » (Jc ; 2,17).\" Lire la suite sur le blog Jeunes Cathos\n\nSi toi aussi tu as envie d’agir ou tout simplement découvrir nos actions. Inscris-toi vite au weekend de rentrée des Jeunes Adultes du CCFD-Terre Solidaire !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/transformer-le-monde-pourquoi-pas-toi/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/transformer-le-monde-pourquoi-pas-toi/","name":"Transformer le monde : pourquoi pas toi ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-05T10:08:50+00:00","description":"Les jeunes adultes bénévoles, anciens, nouveaux,qui souhaitent découvrir le CCFD-Terre Solidaire sont invités à découvrir comment s'engager pour la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-pour-combattre-linjustice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-pour-combattre-linjustice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Donner pour combattre l&rsquo;injustice","datePublished":"2013-03-13T12:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:40:18+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-pour-combattre-linjustice/"},"wordCount":541,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes au dixième jour de l’intervention\nfrançaise au Mali. Lorsque vous les lirez, il est fort à parier, hélas, que les combats n’auront pas cessé.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire s’est exprimé sur cette intervention, souhaitée par l’ensemble de nos partenaires maliens, en appelant la France à se mettre en conformité avec la résolution 2085, sur le Mali, du 20 décembre 2012, du Conseil de sécurité des Nations unies, mais aussi à faire preuve de la plus grande vigilance pour protéger les civils : des représailles contre la population touareg sont à craindre de la part de l’armée malienne.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire a pris la parole sur la question malienne parce qu’il a des partenaires qui agissent dans le pays. Mais il a aussi vocation – c’est l’une de nos plus-values – à parler de situations dont personne, ou presque, ne parle, pas plus les médias que les pouvoirs publics. C’est le cas de la Birmanie ou plutôt des minorités ethniques en Birmanie.\n\nSi nous reconnaissons qu’après cinquante années d’une dictature militaire, un début de démocratisation s’est enclenché en 2010, les applaudissements unanimes de la communauté internationale, la levée des sanctions économiques et l’octroi de prêts de la part de la Banque mondiale ou de l’Union européenne nous paraissent un peu rapides.\n\nEn effet, les militaires et leurs réseaux contrôlent toujours la majorité de l’économie du pays. Et l’armée birmane continue à exercer des violences à l’encontre de populations minoritaires ethniques. Dans l’État kachin, il s’agit même d’une guerre ouverte. Après dix-sept ans de cessez-le-feu, la guerre a repris en juin 2011, opposant l’armée à la guérilla kachin : massacres, tortures, viols terrorisent la population. Le gouvernement continue à « birmaniser » cette population à majorité chrétienne. Il faut dire que la zone regorge de richesses naturelles. Au-delà des Kachins, c’est la question ethnique, dans son ensemble, qui doit être résolue pour qu’une démocratie voie le jour.\n\nQui parle de ces exactions envers les minorités ethniques en Birmanie ? \n\nEn lien avec nos partenaires dont quatre agissent dans l’État kachin, nous informons, alertons, faisons des propositions dans les médias mais aussi au ministère des Affaires Étrangères. Ainsi, six rencontres ont eu lieu au Quai d’Orsay, dont trois avec nos partenaires, en 2012.\n\nCar le partenariat pour le CCFD-Terre Solidaire, ce n’est pas seulement financer des projets. C’est aussi permettre aux partenaires de prendre la parole, de faire connaître leurs revendications, leurs propositions. Cela fait partie de notre mission d’association de solidarité internationale et de notre identité d’organisme d’Église. \n\nComme depuis cinquante-deux ans, pendant le temps de carême (quarante jours avant Pâques), les équipes du CCFD-Terre Solidaire vont organiser des animations dans les communautés chrétiennes et bien au-delà. Nous appelons un public large à donner pour que nos partenaires, en Birmanie, au Mali, et dans soixante autres pays puissent continuer à apporter des réponses concrètes aux injustices et aux violences.\n\nMerci d’y répondre !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-pour-combattre-linjustice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/donner-pour-combattre-linjustice/","name":"Donner pour combattre l'injustice - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-13T12:18:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:40:18+00:00","description":"Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes au dixième jour de l’intervention française au Mali. Lorsque vous les lirez, il est fort à parier, hélas, que","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavent-noel-changer-de-regard-sur-le-monde/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavent-noel-changer-de-regard-sur-le-monde/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"« L&rsquo;Avent » Noël, changer de regard sur le monde","datePublished":"2015-11-26T10:51:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavent-noel-changer-de-regard-sur-le-monde/"},"wordCount":321,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Devenu incontournable, le calendrier de l’Avent accompagne dans de nombreux foyers la préparation de Noël. Pour le CCFD-Terre Solidaire, c’est l’occasion de faire connaitre au fil des jours l’action de ses partenaires porteuse d’espérance.\n\n\n\nImages des victimes des attentats, de dizaines de milliers de réfugiés sur les routes, d’enfants noyés, d'épisodes climatiques extrêmes... A l'instar de ce temps de fin d’année où les nuits sont les plus longues, les causes de désespérer ne manquent pas.\n\nPour les chrétiens, ces quatre premières semaines de décembre correspondent au temps de l’Avent et permettent de se préparer à fêter Noël. Le 25 décembre marque la naissance de Jésus, qui avec le solstice d'hiver, symbolise le retour de la lumière.\n\nTout comme nous aimons, pendant cette période d’attente d'avant Noël, ré-égayer et illuminer nos maisons, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire, nous invite à porter un nouveau regard sur le monde : « Dans l’information qui nous arrive, difficile de voir des lueurs d’espoir. Cette information nous enferme dans la fatalité et nous aveugle» constate-t-il. « Pourtant, changer de regard, c’est déjà changer le monde. »\n\nChaque jour, jusqu’au 24 décembre, il est possible, sur le calendrier de l'Avent en ligne créé par le CCFD-Terre Solidaire, de découvrir un projet, « un combat », soutenant des populations qui luttent au quotidien pour leur autonomie alimentaire et une vie plus digne. Comme des lueurs d'espoir qui s’allument au fil des jours.\n\nCette année, six épisodes vidéos explorent aussi l’engagement de bénévoles et de salariés au cœur du CCFD-Terre Solidaire.\n\nA découvrir dès le 1er décembre sur Noëlcontrelafaim.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavent-noel-changer-de-regard-sur-le-monde/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lavent-noel-changer-de-regard-sur-le-monde/","name":"« L'Avent » Noël, changer de regard sur le monde - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-11-26T10:51:39+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:31:41+00:00","description":"Devenu incontournable, le calendrier de l’Avent accompagne dans de nombreux foyers la préparation de Noël. Pour le CCFD-Terre Solidaire, c’est l’occasion","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participe-aux-negociations-a-lonu/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participe-aux-negociations-a-lonu/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire participe aux négociations à l’ONU","datePublished":"2013-03-26T14:53:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participe-aux-negociations-a-lonu/"},"wordCount":116,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La conférence finale devant aboutir à l’adoption d'un Traité sur le commerce international des armes (TCA) se déroule actuellement aux Nations unies à New York. \n\n\n\nCes négociations sont essentielles pour mettre fin au commerce irresponsable des armes à travers le monde.\n\nLe responsable plaidoyer Paix et Conflits du CCFD-Terre Solidaire, Zobel Behalal, est à New York jusqu'à l'issue de la conférence le 28 mars prochain.\n\nZobel Behalal écrit régulièrement pour le site du Nouvel Obs. http://leplus.nouvelobs.com/zobelbehalal\n\nVoici les derniers billets sur la question :\n\nhttp://leplus.nouvelobs.com/contribution/805317-onu-traite-sur-le-commerce-des-armes-72-heures-pour-convaincre.html\n\nhttp://leplus.nouvelobs.com/contribution/802265-onu-traite-sur-le-commerce-sur-les-armes-la-france-me-decoit-une-2e-fois.html"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participe-aux-negociations-a-lonu/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-participe-aux-negociations-a-lonu/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire participe aux négociations à l’ONU - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-26T14:53:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:03+00:00","description":"La conférence finale devant aboutir à l’adoption d'un Traité sur le commerce international des armes (TCA) se déroule actuellement aux Nations unies à New","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reperes-historiques-la-palestine-de-1947-a-nos-jours/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reperes-historiques-la-palestine-de-1947-a-nos-jours/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Repères historiques, la Palestine de 1947 à nos jours","datePublished":"2013-09-15T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-07-08T09:06:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reperes-historiques-la-palestine-de-1947-a-nos-jours/"},"wordCount":505,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"1947 – 29 novembre\nLe Plan de partage voté par les Nations unies (résolution 181).\nIl prévoyait la division de la Palestine (alors sous mandat britannique) en trois entités : un État juif, un État arabe tandis que Jérusalem restait sous contrôle international. L’idée d’un retour des juifs en Palestine s’est développée dès le XIXe siècle et les pogroms anti-juifs en Europe. Sa concrétisation a été accélérée après la Seconde Guerre mondiale et le génocide des juifs.\n\n1948 – 14 mai\nProclamation de l’État d’Israël. Première guerre israélo-arabe.\nVictoire militaire d’Israël. Début de la Nakba (« catastrophe ») pour les Palestiniens expulsés. Les réfugiés sont placés dans des camps des Nations unies.\n\n1967\nGuerre des Six jours.\nIsraël attaque l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Occupation militaire par Israël du Golan, de la bande de Gaza, du Sinaï, de la Cisjordanie et annexion de Jérusalem-Est. Début de la colonisation, c’est-à-dire l’implantation de civils israéliens dans les nouveaux territoires occupés. En novembre, les Nations unies (résolution 242) condamnent l’occupation, appelant au retrait des territoires occupés.\n\n1973\nGuerre de Kippour.\nDéclenchée par l’Égypte et la Syrie contre Israël.\n\n1974\nReconnaissance de L’OLP\n(Organisation de la Libération de la Palestine). Créée en 1964, elle est reconnue comme instance représentant le peuple palestinien au sein des Nations unies ; Yasser Arafat en est le président.\n\n1987\nPremière intifada.\nInsurrection populaire des Palestiniens contre l’occupation à Gaza et en Cisjordanie.\n\n1993\nAccords d’Oslo.\nCréation de l’Autorité palestinienne ; reconnaissance mutuelle avec Israël et déclaration de principe sur l’autonomie palestinienne.\n\n2000\nDeuxième intifada.\nElle commence suite à la marche d’Ariel Sharon, chef de la droite israélienne, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.\n\n2002\nSiège de l’église de la Nativité à Bethléem et du quartier général de Yasser Arafat à Ramallah. Vague d’attentats suicides terroristes.\n\n2004\nCondamnation de la construction du mur  (démarrée en 2002) par avis consultatif de la Cour Internationale de Justice.\n\n2005\nÉvacuation unilatérale de la bande de Gaza par Israël. La bande de Gaza demeure sous blocus israélien.\n\n2006\nMajorité absolue pour le Hamas aux élections législatives palestiniennes et boycott du gouvernement issu de ces élections par Israël et la communauté internationale. Début des luttes fratricides entre le Hamas et le Fatah.\n\n2009 – décembre\nOpération « plomb durci ». Dans la bande de Gaza, les raids israéliens font plus d’un millier de morts.\n\n2011\nEntrée de la Palestine à l’Unesco.\nL’ Autorité palestinienne œuvre pour l’adhésion de la Palestine aux Nations unies en tant qu’État membre.\n\n2012\nLa Palestine devient « État observateur non membre » des Nations unies suite à un vote de l’Assemblée générale de l’ONU.\n\nLire aussi :\n\nhttps://ccfd-terresolidaire.org/genocide-a-gaza-que-dit-le-droit-international-faq/"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reperes-historiques-la-palestine-de-1947-a-nos-jours/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reperes-historiques-la-palestine-de-1947-a-nos-jours/","name":"Repères historiques, la Palestine de 1947 à nos jours - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-15T14:00:00+00:00","dateModified":"2025-07-08T09:06:35+00:00","description":"1947 – 29 novembre Le Plan de partage voté par les Nations unies (résolution 181). Il prévoyait la division de la Palestine (alors sous mandat","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-diversite-naturelle-garantie-dun-rendement-eleve/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-diversite-naturelle-garantie-dun-rendement-eleve/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La diversité naturelle, garantie d’un rendement élevé","datePublished":"2013-08-13T17:17:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-diversite-naturelle-garantie-dun-rendement-eleve/"},"wordCount":918,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’agronome Jean-Marc von der Weid dirige l’AS-PTA, une ONG brésilienne centrée sur la promotion de pratiques agroécologiques et intervenant dans plusieurs régions du pays. Elle fait de l’expérimentation participative le cœur de sa méthodologie.\n\n\n\nComment l’AS-PTA en est-elle venue à s’intéresser à l’agroécologie ?\n\nJean-Marc von der Weid : Nous souhaitions promouvoir une agriculture alternative mais nous n’avions pas de modèle. Nous nous rendions compte des problèmes de rendement des petits producteurs familiaux mais la solution conventionnelle leur était inaccessible faute d’argent. Il fallait donc développer des techniques bon marché provenant de leur propre force de travail et utilisant les ressources naturelles à leur disposition. Nous les avons trouvées dans l’agroécologie.\n\nComment définissez-vous l’agriculture agroécologique ?\n\nJ.M.W. : C’est un système de production caractérisé par une haute diversité de produits végétaux et animaux. L’idée de base est de chercher un mimétisme avec les conditions naturelles. Le principe est que plus on a affaire à une situation de grande diversité naturelle, plus le rendement total est élevé.\nBeaucoup de solutions agroécologiques viennent de l’agriculture biologique. Cependant, dès le départ, notre démarche s’est trouvée en contradiction avec le mouvement bio au Brésil. Celui-ci vise à produire des produits de qualité pour des gens en capacité de les payer : c’est un marché de niche. Au contraire, notre démarche vise à impliquer le plus de paysans possible, avec des prix accessibles aux consommateurs. Bien sûr, si on va jusqu’au bout de la démarche agroécologique, on arrive à un produit bio, mais la certification n’est pas prioritaire.\n\n\nGroupes de paysans\n\nQuelles sont les conditions pour construire un système agroécologique ?\n\nJ.M.W. : Cela dépend d’une série de critères, en particulier les conditions physiques du terrain (sol, relief, couverture végétale, vents, pluie, etc.), les conditions humaines (quantité de main-d’oeuvre, capacité d’initiative du paysan, etc.) et les conditions de marché (accès, conditions préférentielles, etc.).\nL’agroécologie repose sur le principe que chaque propriété est différente des autres, ce qui complique le travail de vulgarisation agricole. Pour mener à bien celui-ci, nous avons établi une typologie de questions concrètes et formé des groupes de paysans chargés de chercher ensemble des réponses à ces questions. Ce faisant, nous avons créé un mouvement d’expérimentation participative qui donne des résultats impressionnants.\nNous travaillons sur trois pôles : la tradition paysanne issue de la culture locale, l’information scientifique que nous apportons en tant qu’agronomes, enfin l’innovation paysanne, c’est-à-dire la capacité pour les paysans d’inventer de nouvelles pratiques. Dans beaucoup de mouvements, on distingue une avant-garde capable d’innovation et la masse qui se contente de suivre. Pour notre part, nous partons du principe que chaque paysan est un expérimentateur.\n\n\n5 000 familles\n\nComment vous y prenez-vous sur le terrain pour mettre en place cette méthodologie ?\n\nJ.M.W. : Si je prends l’exemple de Borborema, dans l’État de Paraiba, zone semi-aride du Nord-Est du Brésil, nous avons impliqué les acteurs locaux (syndicats paysans, groupes d’Église, etc.) dans le lancement de l’expérimentation. Nous avons commencé à travailler avec deux municipalités et, dans chacune d’elles, trois communautés d’une trentaine de familles chacune. Le mouvement a fait tache d’huile au point où il est devenu trop complexe pour notre seule organisation de l’animer. Nous avons alors engagé les organisations paysannes locales à participer au processus d’animation. Aujourd’hui, 5 000 paysans et leurs familles sont impliqués dans la transition agroécologique. Notre partenaire, le pôle syndical de Borborema, est devenu un acteur du développement local.\n\nQuelles sont les conditions d’un développement de l’agroécologie à grande échelle au Brésil ?\n\nJ.M.W. : Plusieurs points sont à considérer : le crédit, la vulgarisation, la formation initiale et permanente, l’accès au marché ou encore l’accès à la terre. Le leadership des mouvements paysans découvre l’intérêt de cette pratique depuis quelques années, après avoir constaté l’échec d’un système conventionnel qui entraîne l’endettement des paysans. Récemment, l’agroécologie est devenue aussi un axe de débat au sein du ministère de la Réforme agraire.\n\nPropos recueillis par Jean-Paul Rivière et Thérèse Collinet\n\n\nL’environnement : un nouveau champ de solidarité internationale\nDans son texte de référence sur la souveraineté alimentaire, édition 2012, le CCFD-Terre Solidaire souligne : « Les manifestations du changement climatique se multiplient de façon inquiétante, notamment dans les pays du Sud, et questionnent la capacité de la communauté internationale à agir collectivement pour combattre cette problématique. Ainsi, l’environnement s’impose progressivement comme un nouveau champ de la solidarité internationale. L’association constate que les pays du Sud sont doublement victimes de ce phénomène : fortement dépendants de leurs ressources naturelles et de leur agriculture, ils sont les premiers affectés par cette crise écologique déclenchée par les pays riches. Et ils sont par ailleurs contraints, pour améliorer leurs conditions de vie, de réinventer des modèles de développement alternatifs plus respectueux des hommes et de leur environnement »."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-diversite-naturelle-garantie-dun-rendement-eleve/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-diversite-naturelle-garantie-dun-rendement-eleve/","name":"La diversité naturelle, garantie d’un rendement élevé - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-13T17:17:39+00:00","description":"L’agronome Jean-Marc von der Weid dirige l’AS-PTA, une ONG brésilienne centrée sur la promotion de pratiques agroécologiques et intervenant dans plusieurs","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/violations-des-droits-humains-stop-a-limpunite-des-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/violations-des-droits-humains-stop-a-limpunite-des-multinationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Violations des droits humains : STOP à l’impunité des multinationales !","datePublished":"2016-09-12T18:51:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/violations-des-droits-humains-stop-a-limpunite-des-multinationales/"},"wordCount":659,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La France et l’Union européenne doivent soutenir le traité des Nations Unies sur le respect des droits humains par les entreprises multinationales. \n\n\n\nNous vivons dans un monde où les sociétés multinationales ont des pouvoirs sans égal. Chaque jour, leurs activités et celles de leurs filiales et de leurs chaînes d’approvisionnement affectent la vie de centaines de million d’êtres humains et l’avenir de la planète. Elles le font en toute impunité car elles ont une capacité d’influence inégalée sur les gouvernements et les décideurs politiques. \n\nActuellement aucun instrument juridique international ne s’applique aux entreprises multinationales. Aujourd’hui, des négociations ouvertes aux Nations unies sur un traité international contraignant pourraient enfin mettre un terme à cette impunité. A condition que certains États et l’Union européenne ne fassent pas obstacle…\n\n\nUne initiative historique pour mettre fin à l’impunité des multinationales...\n\nDepuis plus de 40 ans, les lobbys du secteur privé ont réussi à faire échec à tous les projets de législation internationale contraignante sur les entreprises. Il n’existe aujourd’hui que des cadres volontaires et d’autorégulation, telles que les lignes directrices, dont nous avons pu constater l’inefficacité dramatique, notamment lors du drame du Rana Plaza au Bangladesh. \n\nToutefois, cette impunité pourrait bientôt être mise à mal. En effet, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a voté en 2014 une résolution historique – la résolution 29/6 -  visant à « créer un instrument international juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits de l’Homme ». Ce traité pourrait enfin protéger les populations des atteintes aux droits humains commises par des entreprises, et garantir aux victimes l’accès à la justice.\n\n\n...qui rejoint les revendications d’une multitude d’associations et de mouvements sociaux\n\n\nDes centaines d’organisations et de mouvements sociaux venant du monde entier soutiennent cette initiative et travaillent à son contenu. Elles ont formé l’« Alliance pour un Traité » afin de se faire entendre des gouvernements.  \n\nCette coalition internationale, à laquelle participent ActionAid, les Amis de la Terre, le CCFD-Terre Solidaire et l’Aitec, rejoint les efforts engagés parallèlement dans chaque pays pour créer des cadres juridiques nationaux. En France, nous soutenons ainsi, au sein du Forum Citoyen pour la RSE, la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Ce texte est aujourd’hui bloqué au prétexte de la nécessité d’un élan international sur le sujet, pour ne pas mettre en péril la compétitivité des entreprises françaises. Raison de plus pour que la France s’investisse dans les négociations du traité onusien !\n\n\nMais est sapée par l’Union européenne\n\n\nComme tous les États du Nord abritant des sièges de multinationales, la France et l’Union européenne ont voté contre la résolution 29/6 du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Si elles ont ensuite assisté en partie à la première session des négociations en 2015, leurs interventions obstructives puis leur attitude passive visaient à saper le processus de discussion. \n\nLes attitudes de l’Union européenne et de la France sont inacceptables ! L’UE ne peut pas s’opposer légitimement à une initiative de l’ONU visant à mieux protéger les populations des atteintes aux droits humains perpétrés par les multinationales !\n\nUne prochaine session aura lieu en octobre 2016. La France doit montrer sa volonté d’avancer sur ce sujet en y participant de bonne foi et en exigeant de l’UE  qu’elle en fasse de même.\n\nJoignez votre voix à celles de toutes les citoyennes et tous les citoyens d’Europe et dans les pays du Sud qui se mobilisent aujourd’hui pour dire « STOP à l’impunité des multinationales » : signer la pétition en ligne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/violations-des-droits-humains-stop-a-limpunite-des-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/violations-des-droits-humains-stop-a-limpunite-des-multinationales/","name":"Violations des droits humains : STOP à l’impunité des multinationales ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-09-12T18:51:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:27+00:00","description":"La France et l’Union européenne doivent soutenir le traité des Nations Unies sur le respect des droits humains par les entreprises multinationales. Nous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Calais, lutter ensemble pour défendre les droits des personnes migrantes","datePublished":"2021-03-19T10:33:21+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/"},"wordCount":327,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/12/benevoles-e1638813138350.jpg","keywords":["France","Migrations","Podcast"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Direction Calais, dans le Nord de la France, ville tristement connue pour les terribles conditions de vie des nombreuses personnes migrantes bloquées à la frontière franco-britannique. Marie Le Ray est coordinatrice à la PSM, un partenaire du CCFD-Terre Solidaire, et nous raconte comment son association lutte pour faire entendre leur voix.\n\n\n\nConditions de vie révoltantes, expulsions, destruction des tentes par les forces de l’ordre et violences policières : voici un aperçu du quotidien auquel doivent faire face les personnes migrantes bloquées à la frontière franco-britannique dans le nord de la France.\n\nFace à des mesures inefficaces et à un gouvernement qui persiste à appliquer une politique «Zéro point de fixation», de nombreuses associations de la région ont choisi de se réunir et de lutter ensemble pour le respect des droits humains.\n\nLa PSM (Plateforme des Soutiens aux Migrant.e.s), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille à outiller et à former les bénévoles (sur les enjeux de défense des droits, la prise de parole face aux médias, ou encore sur un volet sensibilisation de la population), et à coordonner l’action des différentes associations.\n\nDepuis plusieurs années, la PSM produit également le «Journal des jungles».\nL’objectif ? Permettre à toutes les personnes vivant dans les camps, les squats, les jungles de la région de raconter elles-même leur quotidien. Avec la collaboration d’artistes et de bénévoles, de nombreux témoignages poignants et inspirants sont recueillis et publiés dans chaque nouveau numéro.\nEn plus de redonner la parole à des personnes souvent invisibilisées par la société, cette initiative a aussi vocation à leur redonner confiance en elles et permet de créer un lien plus fort avec les bénévoles.\n\nÉcouter le podcast : Migrations : une journée avec les associations engagées sur le terrain dans les environs de Calais\n\nConsulter le dossier : Migrations"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/","name":"A Calais, lutter ensemble pour défendre les droits des personnes migrantes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/12/benevoles-e1638813138350.jpg","datePublished":"2021-03-19T10:33:21+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:34:50+00:00","description":"Direction Calais, dans le Nord de la France, ville tristement connue pour les terribles conditions de vie des nombreuses personnes migrantes bloquées à la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-calais-lutter-ensemble-pour-defendre-les-droits-des-personnes-migrantes-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/12/benevoles-e1638813138350.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2020/12/benevoles-e1638813138350.jpg","width":839,"height":425,"caption":"Deux bénévoles se préparent à partir en maraude à la rencontre des personnes migrantes"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-evenement-providentiel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-evenement-providentiel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Un événement providentiel","datePublished":"2013-03-01T17:39:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-evenement-providentiel/"},"wordCount":677,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Doctrine sociale de l'Eglise"],"inLanguage":"fr-FR","description":"FDM : Qu’a signifié l’événement Vatican II pour l’Église d’Afrique ?\n\nMgr Sarr : Pour moi, qui suis entré au grand séminaire en 1957, Vatican II a été au cœur de ma formation ecclésiastique. Je me réjouissais d’être le contemporain de ce grand événement ecclésial. J’ai toujours considéré le concile Vatican II comme une synthèse de l’enseignement du magistère (l’autorité doctrinale de l’Église, ndlr). Une synthèse en relation avec le monde moderne. Il s’agit d’un rapport optimiste au monde, avec ses richesses et ses limites, pour, à la lumière de l’Évangile, le faire grandir en humanité.\n\nPour les Églises d’Afrique, il faut se rappeler que leur africanisation était déjà en cours.\n\nAinsi, en 1962, Mgr Lefebvre avait été remplacé à la tête de l’archidiocèse de Dakar par le cardinal Thiandoum. Alors que les pays de l’Afrique de l’Ouest francophone venaient d’acquérir leur indépendance en 1960, les évêques de cette région créaient, dès 1963, la conférence épiscopale de l’Afrique de l’Ouest. Ce projet avait germé durant les premières sessions de Vatican II, qui a été un concile plus pastoral que dogmatique.\n\nQuelle a été la fécondité du concile en Afrique ?\n\nDans le fond, je crois que Vatican II a été un événement providentiel. Ce concile est intervenu au moment où nos Églises étaient appelées à devenir des communautés adultes, capables de se prendre en charge, d’accueillir et de réexprimer la Révélation biblique dans leurs cultures. Elles se sont senties davantage reconnues et parties prenantes de l’Église universelle. C’est l’un des effets de l’inculturation si bien affirmée par le concile : nos peuples entraient dans l’Église avec leurs cultures. Le renouveau de la liturgie, avec la possibilité de chanter les louanges de Dieu dans nos langues, a engendré un grand enthousiasme. \n\nFondamental encore a été l’enseignement de Vatican II sur l’Église comme communion.\n\nIl a conduit les Églises africaines à mettre l’accent sur l’Église comme famille de Dieu, une notion qui, avec tout ce qu’elle comporte d’engagement, est très forte en Afrique. Cet enseignement sur l’Église, également conçue comme « peuple de Dieu », a aidé nos jeunes Églises à mûrir, et à devenir épanouissantes en permettant la participation des fidèles à la vie ecclésiale. J’ajouterai l’ouverture à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux. \n\nCe dernier a notamment permis de reconnaître et d’accueillir les richesses des religions traditionnelles, et de proposer l’Évangile comme un accomplissement de ces valeurs. Le dialogue a aussi évité, à nos jeunes Églises, les écueils d’une confrontation avec l’islam.\n\nEn quoi le concile Vatican II reste-t-il, pour vous, une source d’inspiration ou d’approfondissement ?\n\nNous sommes loin d’avoir fini de puiser dans cette source. Aujourd’hui encore, par exemple, des prêtres n’ont pas compris que les laïcs sont coresponsables de la vie de leur paroisse. Concernant le rapport de l’Église au monde, je pense aux enjeux de la formation à « la citoyenneté responsable ». Des drames tels que ceux qu’ont connus le Rwanda, ou la Côte d’Ivoire, nous interpellent gravement. Nous avons beaucoup à faire pour que les chrétiens soient davantage acteurs de développement et porteurs de changements sociaux positifs. Parallèlement, le dialogue interreligieux est plus que jamais d’actualité.\n\nLes chrétiens et les musulmans de l’Afrique subsaharienne doivent renforcer leur dialogue et résister aux influences venant de l’extérieur pour préserver notre coexistence pacifique dans un respect mutuel. Il y a une contradiction fondamentale entre la violence et la foi en Dieu. L’Église est passée par là, avant de commencer à se purifier, notamment avec Vatican II. Ce concile a surtout besoin d’être approfondi pour permettre à l’Église de mieux répondre aux exigences du monde actuel."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-evenement-providentiel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/un-evenement-providentiel/","name":"Un événement providentiel - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-03-01T17:39:00+00:00","description":"FDM : Qu’a signifié l’événement Vatican II pour l’Église d’Afrique ? Mgr Sarr : Pour moi, qui suis entré au grand séminaire en 1957, Vatican II a été au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-canfin-le-gouvernement-renoncera-t-il-a-encadrer-les-activites-des-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-canfin-le-gouvernement-renoncera-t-il-a-encadrer-les-activites-des-multinationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Loi « Canfin » : le gouvernement renoncera-t-il à encadrer les activités des multinationales ?","datePublished":"2014-02-10T14:52:30+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-canfin-le-gouvernement-renoncera-t-il-a-encadrer-les-activites-des-multinationales/"},"wordCount":626,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Régulation des multinationales","Responsabilité sociale des entreprises"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Aujourd’hui se tient à l’Assemblée nationale le débat parlementaire sur la Loi d’orientation et programmation relative à la Politique de développement et de solidarité internationale. En l’état, ce texte propose des avancées réelles pour encadrer les activités des multinationales dans les pays du Sud. Mais, le Gouvernement pourrait affaiblir la portée de ce texte en supprimant des dispositions essentielles.\n\n\n\nOr, nous souhaitons rappeler au Gouvernement que lors des Assises du développement, de nombreuses organisations ont pointé la nécessité de mieux encadrer les activités des multinationales dans les pays du Sud, pour ne pas porter atteinte à leur droit au développement. Il s’agit là d’une condition sine qua non. Sans elle, tout effort en matière d’aide au développement, et tout discours relatif à l’engagement de la France en faveur d’une mondialisation plus juste, seront vains. \n\nNos organisations saluent le travail parlementaire mené jusqu’à présent et qui a permis que le projet de loi sur le développement, extrêmement faible dans sa première mouture en ce qui concerne la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, assume finalement de porter une vision ambitieuse de la France sur l’encadrement des multinationales pour leurs activités à l’étranger. \n\nEn effet, malgré l’opposition farouche de Bercy, les députés de la Commission des Affaires étrangères ont réussi à inscrire dans le projet de loi le devoir de vigilance, qui exige des multinationales qu’elles prennent en compte et préviennent les impacts négatifs en matière de droits humains, d’environnement et de droits des travailleurs, pouvant découler de leur activité[[http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r1762-a0.asp]].\n \nUne opposition du Gouvernement à cet ajout laisserait clairement apparaitre un désaveu des ambitions qu’il avait affichées publiquement. Nous craignons en effet que le gouvernement ne propose aujourd’hui, dans les débats en plénière, des amendements de suppression visant à faire perdre toute substance sur cette dimension, à cette loi fondatrice. \n\nIl faut rappeler que la France s'est déjà engagée internationalement en faveur de la diligence raisonnable (pour l'ONU) ou du devoir de vigilance (pour la norme ISO) en votant en faveur des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'Homme (en 2011), de la révision des Principes directeurs de l'OCDE  à l'intention des multinationales (en 2011) et de la norme ISO 26000 donnant des lignes directrices sur la responsabilité sociétale (en 2010). D’autres gouvernements (Espagne, Danemark, Etats-Unis, Canada…) proposent déjà des solutions de mise en pratique de ce principe. Par son obstruction à la mise en œuvre effective du devoir de diligence, le Gouvernement renie la signature de la France, au détriment des droits humains et de l'environnement.\n\nCe long combat pour la reconnaissance de la responsabilité juridique des maisons-mères vis-à-vis de leurs filiales et sous-traitants à l’étranger devra continuer au-delà des débats sur cette loi. Des initiatives ont été prises en ce sens par des parlementaires[[C’est le cas par exemple de la Proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre déposée par le groupe SRC, Ecologiste et RRDP.]]. Elles méritent d’être étudiées dans les mois à venir.  \n\nSignataires[[Membres du Forum Citoyen pour la Responsabilité Sociale des Entreprises (FCRSE)]] : CCFD-Terre Solidaire - Collectif Éthique sur l’Étiquette - La CGT - Les Amis de la Terre - Ligue des droits de l'Homme - Peuples Solidaires - Terre des Hommes France - Sherpa\n\nNotre campagne Investissements Hors-Jeu"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-canfin-le-gouvernement-renoncera-t-il-a-encadrer-les-activites-des-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/loi-canfin-le-gouvernement-renoncera-t-il-a-encadrer-les-activites-des-multinationales/","name":"Loi « Canfin » : le gouvernement renoncera-t-il à encadrer les activités des multinationales ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-02-10T14:52:30+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:50+00:00","description":"Aujourd’hui se tient à l’Assemblée nationale le débat parlementaire sur la Loi d’orientation et programmation relative à la Politique de développement et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-solidays/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-solidays/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le CCFD-Terre Solidaire au Solidays","datePublished":"2014-06-25T09:51:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-solidays/"},"wordCount":87,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une équipe de bénévoles animera un stand au village associatif du Festival Solidays, du vendredi 27 au dimanche 29 juin.\n\n\n\nLe CCFD-Terre Solidaire est présent au festival des Solidays pour interpeller et sensibiliser les festivaliers sur le thème des migrations internationales et sur la Campagne Hors-Jeu.\n\nle CCFD-Terre Solidaire animera une table-ronde le samedi 29 juin à 19h \"Name and shame : Boycotts, dénonciations, mobilisation, réseaux sociaux, comment la société civile peut influencer positivement l'économie et la société\"."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-solidays/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-ccfd-terre-solidaire-au-solidays/","name":"Le CCFD-Terre Solidaire au Solidays - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-06-25T09:51:59+00:00","description":"Une équipe de bénévoles animera un stand au village associatif du Festival Solidays, du vendredi 27 au dimanche 29 juin. Le CCFD-Terre Solidaire est","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/galerie-de-photos/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/galerie-de-photos/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Galerie de photos","datePublished":"2005-01-31T15:34:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/galerie-de-photos/"},"wordCount":9,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Voici quelques photos \"souvenirs\" du FSM 2005"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/galerie-de-photos/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/galerie-de-photos/","name":"Galerie de photos - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2005-01-31T15:34:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:54+00:00","description":"Voici quelques photos \"souvenirs\" du FSM 2005","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lart-une-force-demancipation/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lart-une-force-demancipation/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;art, une force d&rsquo;émancipation","datePublished":"2015-01-14T11:17:32+00:00","dateModified":"2022-01-02T18:07:30+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lart-une-force-demancipation/"},"wordCount":780,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Développement","Dossier","Paix et vivre ensemble"],"articleSection":["Article","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Plus de trois ans après le début des bouleversements régionaux, on assiste à un foisonnement d’innovations dans les modes de mobilisation. La diversité des approches créatives rend compte d’un besoin d’espace public et d’un désir de se faire entendre. Zoom sur l’Algérie.\n\n\n\n\nLe bouillonnement créatif des sociétés a largement participé aux bouleversements en cours. Il fait pleinement partie d’un changement dans les mentalités, dans les comportements, et participe à lever la chape de plomb dans la région. L’approche créative constitue bel et bien l’un des axes de travail du CCFD-Terre Solidaire pour aborder les questions de résistance civile, de travail de mémoire ou encore de construction de la citoyenneté. \n\nL’Algérie a connu un nombre record d’émeutes et d’immolations en 2011, mais hantée par le souvenir de la guerre civile, elle n’a pas connu de révolution. Et la dernière élection présidentielle en avril 2014 a conduit au maintien au pouvoir d’un président âgé, très affaibli et symbole d’un système sclérosé. Face à la désaffection des formes de mobilisation politique héritées du passé, les innovations culturelles se multiplient, inscrivant peu à peu une brèche dans la société. On observe une envie de changer la donne, en tentant de déjouer le poids d’une norme sociale et d’un système qui font souvent ﬁ  de la liberté de l’individu, et un besoin vital des jeunes de créer des espaces de sociabilité.\n\n\nCréer du lien social \n\n\n« Nous voulons réinventer un langage de liberté commun qui nous permette de mettre en forme nos rêves, d’entendre les rêves de l’autre, et d’engager le dialogue (...). Aujourd’hui, les Algériens vivent en secret, s’aménagent des espaces individuels de liberté ou fonctionnent plus globalement en cercles d’afﬁnités. Il y a un évitement quasi généralisé de la confrontation parce qu’elle est synonyme de violence, faute d’outil d’échange (...) », explique dans son manifeste le Collectif pour la liberté d’action culturelle et citoyenne. Fondé en 2011 par des artistes (conﬁrmés et amateurs) et des jeunes citoyens avides de s’afﬁrmer et de recréer du lien social au-delà des fractures socioculturelles ou des déchirures du passé, ce collectif mène des actions pour faire de la rue un espace d’expression citoyenne et de dialogue. \n\nDans le même esprit, l’exposition Picturie générale rassemble de jeunes artistes de plusieurs régions d’Algérie et aborde des thèmes présents au cœur de l’histoire contemporaine et des préoccupations de la jeunesse  : la mémoire des violences des  années 1990, le rapport au pouvoir, l’émigration vers l’Europe ou encore l’image de la femme. \n\nCertaines associations s’attachent à favoriser, via la culture, l’émancipation de l’individu et la construction d’un débat collectif. C’est par exemple le cas de l’association Cinéma et mémoire qui, à travers l’atelier Béjaïa Doc (voir page 20), forme des jeunes au documentaire et organise des projections riches d’échange et de confrontation. Elle dépasse ainsi le discours et l’imagerie ofﬁciels ou encore le discours venu de l’étranger et propose à chacun de se réapproprier sa réalité tout en questionnant l’imaginaire collectif. \n\nEn outre, l’espace Internet a joué un rôle déterminant de catalyseur à travers l’utilisation des médias participatifs et des réseaux sociaux. Ces nouveaux médias ont permis de déjouer la censure comme l’autocensure, mais également de partager l’information à une plus grande échelle. En témoigne la vitalité des comptes Facebook des différentes initiatives citées[[ Collectif d’action culturelle et citoyenne : https://www.facebook. com/clacclibre?fref=ts Picturie générale : https://www.facebook.com/ PicturieGenerale?fref=ts Béjaïa Doc : https:// www.facebook.com/ groups/296897392846/?fref=ts]]. \n\nEn Algérie comme ailleurs, ce qui caractérise ce nouveau bouillonnement culturel régional, c’est le besoin d’exister, de dire « je », pour ensuite confronter son regard à celui de l’« autre », négo- cier sa place dans la société et, à terme, faire naître une alternative. \n\nPour nous, acteurs de solidarité internationale, le sens de ce processus créatif est essentiel. Il s’agit de faire des jeunes générations à la fois des  témoins, des passeurs et des constructeurs à part entière de leur histoire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lart-une-force-demancipation/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lart-une-force-demancipation/","name":"L'art, une force d'émancipation - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-01-14T11:17:32+00:00","dateModified":"2022-01-02T18:07:30+00:00","description":"Plus de trois ans après le début des bouleversements régionaux, on assiste à un foisonnement d’innovations dans les modes de mobilisation. La diversité","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-repression-sanglante-dune-manifestation-ouvriere-a-phnom-penh/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-repression-sanglante-dune-manifestation-ouvriere-a-phnom-penh/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Cambodge : répression sanglante d’une manifestation ouvrière à Phnom Penh","datePublished":"2014-01-08T17:06:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-repression-sanglante-dune-manifestation-ouvriere-a-phnom-penh/"},"wordCount":1042,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La FIDH, le CCFD-Terre Solidaire et les organisations cambodgiennes ADHOC et LICADHO condamnent le recours à la force meurtrière par les autorités cambodgiennes contre les ouvriers en grève. Les  quatre organisations sont préoccupées par la répression menée à l’encontre des manifestants d'opposition et par le harcèlement judiciaire que subissent les leaders de l’opposition.\n\n\n\n«Il est inacceptable que les autorités gouvernementales tuent des manifestants», a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « Le gouvernement doit répondre par le dialogue et non par les armes aux revendications des travailleurs et des opposants politiques », a-t-il ajouté.\n\nLe 3 janvier dernier, les forces de l’ordre ont tiré sur les ouvriers grévistes dans le Parc Industriel Canadia, au sud-ouest de Phnom Penh, là où siègent de nombreuses usines de confection textile qui fournissent des marques internationales. La police n’ayant pas réussi à dégager un boulevard bloqué par les manifestants, les affrontements se sont intensifiés et elle a ouvert le feu. Quatre ouvriers au moins ont trouvé la mort et plus de vingt autres ont été blessés par balle. Au moins 13 personnes ont été arrêtées.\n\nEn grève depuis la fin décembre, dix mille ouvriers du textile à Phnom Penh réclament que le salaire mensuel minimum du secteur du textile et de la chaussure, aujourd’hui de 80 USD, passe à 160 USD. Le Ministère cambodgien du Travail a annoncé le 31 décembre 2013 qu’il serait porté à 100 USD par mois en février 2014.\n\nDéjà, le 2 janvier, une unité spéciale de la police militaire, le bataillon 911, avait attaqué à la matraque les ouvriers grévistes qui manifestaient en face d’une usine textile dans le quartier de Pursenchey de Phnom Penh, blessant 20 personnes. 15 personnes ont été arrêtées : 8 ouvriers, 5 moines et 2 défenseurs des droits de l’Homme, M. Vorn Pov, Président de l’Association Independant Democracy of Information Economic Association (IDEA) et M. Theng Savuen, Coordinateur de la Coalition of Cambodian Farmer Community (CCFC). Dix d’entre eux sont accusés d’avoir commis des actes de violence et d’avoir causé des dommages en vertu des Articles 218 et 414 du Code Pénal. Bien que les autorités aient déclaré initialement que les détenus séjourneraient au Centre Correctionnel 1 de Phnom Penh (CC1), ils n’y ont jamais été transférés et leur lieu de détention a été tenu secret pendant 2 jours. Ils ont été en réalité transportés dans les Centres 3 et 4, en province. Certains ont été brutalement battus durant leur arrestation et leur état demandait des soins médicaux urgents.\n\n« Le déploiement d’unités militaires et l’utilisation de la force meurtrière pour réprimer le droit de grève – légitime - des ouvriers, sont extrêmement préoccupants », a déclaré M.  Thun Saray, président de l’Association ADHOC. «Le gouvernement doit rapidement mener une enquête approfondie et indépendante sur la tuerie  du 3 janvier et obliger les responsables à répondre de leurs actes. Les autorités doivent également relâcher au plus vite les ouvriers, les moines et les défenseurs des droits de l’Homme détenus arbitrairement dans le cadre des manifestations », a demandé M. Saray.\n\nLes Principes de Base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois doivent satisfaire aux exigences de nécessité et de proportionnalité. Les Principes de Base stipulent que les armes à feu ne doivent jamais être utilisées sauf si « des mesures moins extrêmes sont insuffisantes ». En outre, lorsque l’usage de la force et des armes à feu est inévitable, les responsables de l’application des lois doivent « respecter et préserver la vie humaine ».\n\nDe plus, la Convention 87 de l’OIT sur la Liberté Syndicale et la Protection du Droit Syndical, ratifiée par le Cambodge, précise que « nul ne doit être privé de sa liberté ou faire l’objet de sanctions pénales pour le simple fait d’organiser ou de participer à une grève pacifique. »\n\nAlors qu’il réagissait avec violence face aux ouvriers grévistes, le gouvernement cambodgien a également réprimé les leaders de l’opposition et les manifestants d'opposition.\n\nLe 3 janvier, le Tribunal Municipal de Phnom Penh a cité à comparaître Sam Rainsy et Kem Sokha, les chefs du Cambodia National Rescue Party (CNRP), le 14 janvier pour incitation au crime et à des actes conduisant à des troubles sociaux.\nLe 4 janvier, la police anti-émeute et des personnes en civil ont chassé de Freedom Park (centre de Phnom Penh), un millier de manifestants antigouvernementaux à l’aide de matraques. Des femmes et des moines ont été pourchassés et des lieux détruits, notamment un temple bouddhique. Les manifestants antigouvernementaux campaient à Freedom Park  depuis la mi-décembre pour réclamer la démission du Premier Ministre Hun Sen et l’organisation de nouvelles élections.\n\n«Les autorités ont répondu par la violence aux manifestations pacifiques anti-gouvernementales», a déclaré Naly Pilorge, Directrice de la LICADHO. «Il semble évident que la protestation des ouvriers a servi de prétexte au gouvernement pour sévir contre les opposants politiques », a-t-elle ajouté.\n\nLe 4 janvier, le Gouverneur Municipal de Phnom Penh, Pa Socheatvong, a interdit le CNRP d’organiser toute manifestation dans la capitale « jusqu’au retour à la normale de la situation sur le plan de la sécurité ».\n\n«L’interdiction totale et jusqu'à nouvel ordre des manifestations politiques est illégale et sans fondement », a déclaré Mme Pilorge. « Le gouvernement doit tolérer l’opposition pacifique et mettre fin au harcèlement que subissent constamment les opposants politiques », a-t-elle souligné.\n\n« Le CCFD-Terre Solidaire, engagé au Cambodge depuis les années 90 et plus récemment auprès des victimes d'éviction forcée et des travailleurs des usines textiles, ne peut que condamner cette nouvelle atteinte aux libertés d'expression et de mobilisation des citoyens cambodgiens », a déclaré Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire.\n\nContacts presse : \nFIDH - Audrey Couprie : +33 1 43 55 14 12\nCCFD-Terre Solidaire - Karine Appy : + 33 1 44 82 80 67"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-repression-sanglante-dune-manifestation-ouvriere-a-phnom-penh/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/cambodge-repression-sanglante-dune-manifestation-ouvriere-a-phnom-penh/","name":"Cambodge : répression sanglante d’une manifestation ouvrière à Phnom Penh - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-01-08T17:06:26+00:00","description":"La FIDH, le CCFD-Terre Solidaire et les organisations cambodgiennes ADHOC et LICADHO condamnent le recours à la force meurtrière par les autorités","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liris-et-le-ccfd%e2%80%90terre-solidaire-deviennent-partenaires/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liris-et-le-ccfd%e2%80%90terre-solidaire-deviennent-partenaires/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L’IRIS et le CCFD‐Terre Solidaire deviennent partenaires","datePublished":"2012-11-16T18:07:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liris-et-le-ccfd%e2%80%90terre-solidaire-deviennent-partenaires/"},"wordCount":472,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"L’IRIS et le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD‐Terre Solidaire) ont décidé de s’associer sur des actions communes et d’établir un partenariat pour une durée minimum de trois ans.\n\n\n\nLa compréhension fine des problématiques de développement, dans un contexte d’interdépendance accrue des sociétés, intéresse tout autant l’IRIS que CCFD‐Terre Solidaire.\nConstatant que le domaine de l’aide au développement est aujourd’hui en profonde mutation, il est apparu nécessaire aux deux structures de travailler conjointement pour dégager des problématiques opérationnelles nouvelles.\n\nL’IRIS et le CCFD‐Terre Solidaire ont ainsi décidé de mutualiser leurs compétences et de renforcer leurs domaines d’expertise par le biais d’actions concrètes : publications communes ou échanges de publications via les canaux des deux partenaires ; élaboration de programmes de recherche ou d’études à mener conjointement ; organisation de manifestations communes ; intervention dans les formations d’IRIS Sup’, l’école de l’IRIS, des salariés du CCFD-Terre Solidaire, ou formation des étudiants au sein du siège de l’ONG par le biais de stages.\n\nDepuis plus de cinquante ans, le CCFD‐Terre Solidaire, organisation catholique de solidarité internationale française, travaille à promouvoir un développement humain et solidaire à travers les acteurs avec qui il établit une relation de partenariat, afin de bâtir un monde plus juste au côté des démunis. Constitué en association selon la loi de 1901, reconnu d'utilité publique en 1984, le CCFD-Terre Solidaire a reçu en 1993 le label Grande Cause Nationale. Il a le statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies et est, aujourd'hui, la première ONG française de développement. Les principes et valeurs de l’organisation sont présentés dans son rapport d’orientation pluri-annuel.\n\nL’IRIS, association reconnue d’utilité publique, est le seul think tank français d’envergure à avoir été créé sur une initiative totalement privée, dans une démarche indépendante. L’institut couvre un spectre très large de questions géostratégiques, opérant pour le compte d’organismes publics (ministères, institutions européennes, parlement, organisations internationales) et d’entreprises privées qui lui commandent des études, notes et formations. Ses chercheurs participent à de multiples conférences en France et en Europe. Parallèlement, son activité médiatique, son dynamisme sur internet et sur les réseaux sociaux en particulier, ainsi que les nombreuses manifestations que l’IRIS organise, lui permettent de participer pleinement aux débats sur les questions internationales et stratégiques, tout en répondant au besoin d’analyse et de décryptage du grand public.\n\nhttp://.www.iris‐france.org"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/liris-et-le-ccfd%e2%80%90terre-solidaire-deviennent-partenaires/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/liris-et-le-ccfd%e2%80%90terre-solidaire-deviennent-partenaires/","name":"L’IRIS et le CCFD‐Terre Solidaire deviennent partenaires - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-11-16T18:07:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:26+00:00","description":"L’IRIS et le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD‐Terre Solidaire) ont décidé de s’associer sur des actions communes et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-le-rappel-a-la-loi-renforce-le-droit-des-roms/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-le-rappel-a-la-loi-renforce-le-droit-des-roms/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quand le rappel à la loi renforce le droit des Roms","datePublished":"2014-01-27T14:28:28+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:03:44+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-le-rappel-a-la-loi-renforce-le-droit-des-roms/"},"wordCount":920,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Parce que les droits de l’Homme sont aussi ceux des Roms, l’association Romani Criss, conjugue actions juridiques et « empowerment » des communautés. \n\n\n\n« Ils sont arrivés arme au poing avec leurs chiens. Ils hurlaient : dégagez sinon nous vous démolissons avec vos maisons. On a l’habitude d’être insulté par la police, mais ce jour-là c’était vraiment terrible. Les enfants étaient terrifiés. Dans la panique, nous n’avons pas eu le temps d’emporter le minimum. Moi j’ai perdu mon certificat de mariage ». Stylo en main, Irina Croitoru, juriste de l’association Romani Criss, note le témoignage de cette femme encore sous le choc des brutalités policières.  Le 19 septembre 2013, la mairie d’Efori Sud, une ville balnéaire qui attise les spéculations foncières, envoyait un avis d’expulsion  à vingt-deux familles roms, dont les maisons donnaient sur la mer Noire. Six jours après, elle faisait venir les bulldozers, laissant à la rue une cinquantaine d’adultes et autant d’enfants. Au mépris de la législation roumaine comme du Droit international.\n\n« Ces maisons avaient été construites sans autorisation il y a une vingtaine d’années, explique Irina Croitoru, mais une loi roumaine permet de régulariser ce type de situation ». Par ailleurs, en tant qu'État ayant ratifié le  Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et la Convention Internationale des droits de l’enfant,  la Roumanie s’est engagée à respecter, protéger et garantir le droit à un logement décent.  Or, au plein cœur de l’hiver, quatre mois après l’évacuation, la mairie n’a toujours rien d’autre à offrir qu’une école délabrée, sans chauffage, dont les plafonds tombent en morceaux au risque de blesser les occupants. Sans compter la présence de  rats qui obligent les parents à ne dormir que d’un œil pour protéger leurs enfants. Hostiles à la promiscuité, certaines familles ont préféré construire des baraques sur les lieux même de l’évacuation.\n\n\nAssistance juridique \n\n\nPour Romani Criss, Efori est un cas emblématique des violations des droits humains, perpétuées à l’encontre des Roms en Roumanie. Créée en  1993, cette association partenaire du CCFD- Terre Solidaire, documente les discriminations raciales envers les Roms dans tous les domaines de la vie publique -  logement, éducation, santé, emploi, média…  - et fournit une assistance juridique aux personnes dont les droits ont été bafoués. Selon les situations, elle interpelle le Conseil national de lutte contre les discriminations ou porte l’affaire devant les tribunaux, voire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Ainsi Romani Criss peut s’enorgueillir d’avoir obtenu que pour la première fois en 2005,  la Cour Européenne des Droits de l’Homme reconnaisse une discrimination commise à l’encontre de Roms par un tribunal roumain. Dans d’autres affaires portées par Romani Criss, Strasbourg a également reconnu le défaut d’investigations relatives à des violences policières, à des discriminations en matière d’éducation ainsi qu’à des actes racistes ayant entrainé de graves négligences médicales.  \n\n\nObstacles… \n\n\nLa culture de l’impunité offre un terreau formidable aux violences et discriminations faites aux Roms. « Le président de la République lui-même, s’est autorisé à traiter une journaliste de \"tsigane puante\" souligne Marian Mandache, directeur de Romani Criss. Suite à la plainte que nous avons déposée contre lui, le Conseil national de lutte contre les discriminations s’est contenté d’émettre un avertissement sans prononcer de sanctions ». Autre difficulté : rassembler les  preuves. C’est particulièrement délicat pour les discriminations commises à l’hôpital car Romani Criss n’est pas sur les lieux au moment des faits. L’affectation injustifiée d’enfants roms dans des classes réservées aux élèves handicapés, par exemple, est plus aisée à documenter. La peur de beaucoup de victimes à s’engager dans des procédures qu’elles perçoivent comme dangereuses en termes de représailles, constitue aussi une forte entrave à l’accès aux droits des Roms. \n\n\n… versus \"empowerment\" \n\n\nAinsi à côté de ce volet « contentieux », Romani Criss mène aussi des actions qui visent à renforcer les capacités des Roms à jouir pleinement de leur citoyenneté. C’est le but de la création de deux  réseaux  de professionnels issus de communautés roms, celui des médiatrices santé et celui de médiateurs et médiatrices scolaires dont la vocation est de rapprocher les Roms des institutions, en rappelant aux deux partis leurs droits et devoirs tout en dissipant les quiproquos culturels.  Leur diplôme validé par l’Etat, les médiateurs scolaires sont aujourd’hui directement employés par le ministère de l’Education nationale et les médiatrices santé par les collectivités locales. Outre le fait d’améliorer l’accès à la santé et à l’éducation des populations roms, cette initiative de Romani Criss contribue à l’émergence de « femmes fortes et respectées » au sein de communautés connues pour leurs valeurs très patriarcales. « Les médiatrices ont acquis une autorité publique incontestable » estime Simona Barbu coordinatrice du projet. \nPar ailleurs, Romani Criss mène un programme d’\"empowerment\", dès le plus jeune âge, par la création notamment de jardins d’enfants expérimentaux et de clubs de soutien scolaire animés dans un esprit d’éducation populaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-le-rappel-a-la-loi-renforce-le-droit-des-roms/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quand-le-rappel-a-la-loi-renforce-le-droit-des-roms/","name":"Quand le rappel à la loi renforce le droit des Roms - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-01-27T14:28:28+00:00","dateModified":"2021-12-08T12:03:44+00:00","description":"Parce que les droits de l’Homme sont aussi ceux des Roms, l’association Romani Criss, conjugue actions juridiques et « empowerment » des communautés. «","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-la-suspension-de-yassmin-barrios-porte-atteinte-a-lindependance-de-la-justice/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-la-suspension-de-yassmin-barrios-porte-atteinte-a-lindependance-de-la-justice/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Guatemala, la suspension de Yassmín Barrios porte atteinte à l’indépendance de la justice","datePublished":"2014-04-28T17:21:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:08:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-la-suspension-de-yassmin-barrios-porte-atteinte-a-lindependance-de-la-justice/"},"wordCount":588,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Plusieurs ONG protestent après la suspension de la juge guatémaltèque Yassmin Barrios qui avait condamné l’ex-président Efraín Ríos Montt à 80 ans de prison pour génocide et crimes contre l’humanité. \n\n\n\nDébut avril, la juge guatémaltèque Yassmín Barrios, qui avait condamné l’ex-président de facto Efraín Ríos Montt à 80 ans de prison pour génocide et crimes contre l’humanité, a été suspendue de ses fonctions. L’ACAT, le Collectif Guatemala, le CCFD-Terre Solidaire et Terre des Hommes France expriment leur profonde préoccupation face aux sanctions qui la visent.\n\nCes dernières années, Yassmín Barrios, présidente du tribunal pénal de haut risque, traitant les crimes les plus graves, a mené plusieurs procès contre des auteurs de violations des droits humains au cours des 36 ans de conflit armé interne (1960-1996). C’est elle qui, le 10 mai 2013, a prononcé à l’encontre de Ríos Montt, avec deux autres juges, la condamnation à 80 ans de prison pour génocide et crimes contre l’humanité envers la population maya ixil.\n\nCette décision historique a été annulée dix jours plus tard par la Cour constitutionnelle guatémaltèque. Depuis, en guise de rétorsion, la juge a subi de nombreuses menaces et intimidations. Le Tribunal d’honneur du collège d’avocats et notaires du Guatemala (CANG) lui a infligée une amende de 650 dollars, l’a suspendue de ses fonctions pour une année et a demandé que le Parquet ouvre une enquête pénale pour les infractions alléguées. Cette décision fait suite à une plainte pour manquement à l’éthique professionnelle déposée par un avocat de Ríos Montt estimant que la juge l’avait « humilié publiquement ». La juge a interposé des recours contre cette décision prononcée en dehors des compétences du CANG et alors même que les autorités compétentes avaient précédemment rejeté cette plainte.\n\nSelon Janine Forestier, présidente de Terre des Hommes France, la suspension de la juge « s’inscrit clairement dans la dynamique de harcèlement et d’intimidations qu’elle subit depuis un an ». « Cette décision intervient étrangement à quelques mois de l’élection des 13 magistrats des hautes cours du pays, ce qui permettrait d’écarter la juge de façon durable » indique Marilyne Griffon, Présidente du Collectif Guatemala.\n\n« C’est un coup clairement porté à l’indépendance de la justice. Le signal envoyé c’est qu’il en coûte cher de vouloir s’attaquer aux crimes du passé, aux affaires d’atteintes graves aux droits humains » ajoute Anne Boucher, responsable des programmes Amériques à l’ACAT. Les associations rappellent aux autorités du Guatemala l’importance capitale d’enquêter et de condamner pénalement les auteurs de graves crimes internationaux et de violations des droits humains. Pour arriver à cette fin, il convient de ne pas interférer dans la justice et notamment de ne pas chercher à restreindre l’action et l’indépendance des juges.\n\nDu 27 au 29 mai prochains, l’ACAT, le Collectif Guatemala, le CCFD-Terre solidaire et Terre des Hommes France recevront la juge Barrios à Paris.\n\nContacts presse :\n- Pierre Motin, ACAT – 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr\n- Coralie Morand, Collectif Guatemala – 01 43 73 49 60 collectifguatemala@gmail.com\n- Karine Appy, CCFD-Terre solidaire - 01 44 82 80 67 k.appy@ccfd-terresolidaire.org\n- Claire De Grave, Terre des hommes France - 01 48 09 46 48 cdg@terredeshommes.fr"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-la-suspension-de-yassmin-barrios-porte-atteinte-a-lindependance-de-la-justice/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/guatemala-la-suspension-de-yassmin-barrios-porte-atteinte-a-lindependance-de-la-justice/","name":"Guatemala, la suspension de Yassmín Barrios porte atteinte à l’indépendance de la justice - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-04-28T17:21:56+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:08:42+00:00","description":"Plusieurs ONG protestent après la suspension de la juge guatémaltèque Yassmin Barrios qui avait condamné l’ex-président Efraín Ríos Montt à 80 ans de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-legard-des-exiles-a-calais-les-memes-violences-la-meme-incoherence-les-memes-echecs/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-legard-des-exiles-a-calais-les-memes-violences-la-meme-incoherence-les-memes-echecs/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A l’égard des exilés à Calais : Les mêmes violences, la même incohérence, les mêmes échecs","datePublished":"2014-07-03T10:48:02+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-legard-des-exiles-a-calais-les-memes-violences-la-meme-incoherence-les-memes-echecs/"},"wordCount":333,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","France","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Communiqué de presse de 6 organisations de solidarité : \nATD-Quart Monde, CCFD-Terre Solidaire, la Cimade, Emmaüs France, Médecins du Monde, Secours Catholique.\n\n\n\nDepuis maintenant près de 20 ans, le sort des exilés bloqués à Calais semble éternellement dans la même impasse et le même déni d’humanité.\nEn faisant procéder ce matin à une nouvelle évacuation policière, brutale, le Gouvernement ne fait que poursuivre les pratiques employées par ses prédécesseurs : les mêmes violences, la même incohérence, les mêmes échecs. \n\nEn renonçant à assumer les responsabilités qui lui reviennent – protéger les réfugiés –, en ayant recours à la dispersion violente d’hommes, de femmes et d’enfants mineurs ayant fui des pays en guerre, le Gouvernement cède à la tentation de la communication politique : cela ne doit tromper personne ! Une fois de plus, il fait semblant d’agir alors qu’il ne fait que déplacer le problème ; une fois de plus, tout en donnant l’impression de dialoguer avec les associations, il a recours à la violence au mépris des personnes les plus fragiles ; une fois de plus, plutôt que de chercher les voies d’une réponse digne avec tous ceux qui cherchent réellement des solutions, il utilise la force publique pour tenter de rendre les exilés invisibles et faire croire que la question est réglée.\n\nNos associations, qui appellent depuis des mois le Gouvernement à une réflexion en profondeur pour imaginer, avec la société civile, des alternatives plus conformes aux valeurs humanistes, condamnent vivement l’évacuation de ce jour, et s’interrogent sur les intentions réelles du Gouvernement : si le Premier Ministre souhaite véritablement apporter des réponses novatrices et adaptées à ce contexte particulier, il est plus que temps qu’il ouvre des espaces de construction commune !"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-legard-des-exiles-a-calais-les-memes-violences-la-meme-incoherence-les-memes-echecs/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-legard-des-exiles-a-calais-les-memes-violences-la-meme-incoherence-les-memes-echecs/","name":"A l’égard des exilés à Calais : Les mêmes violences, la même incohérence, les mêmes échecs - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-07-03T10:48:02+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:05+00:00","description":"Communiqué de presse de 6 organisations de solidarité : ATD-Quart Monde, CCFD-Terre Solidaire, la Cimade, Emmaüs France, Médecins du Monde, Secours","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-europeen-un-vote-decisif-du-parlement-contre-limpunite-des-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-europeen-un-vote-decisif-du-parlement-contre-limpunite-des-multinationales/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Devoir de vigilance européen : un vote décisif du Parlement contre l’impunité des multinationales","datePublished":"2021-03-11T11:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-24T17:46:10+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-europeen-un-vote-decisif-du-parlement-contre-limpunite-des-multinationales/"},"wordCount":998,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Devoir de vigilance","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"11 mars 2021 - Le Parlement européen vient de se prononcer à une importante majorité en faveur d’une législation européenne sur le devoir de vigilance. Plusieurs dispositions de ce rapport d’initiative législative sont à saluer, mais certaines doivent être renforcées. C'est désormais à la Commission européenne, qui doit publier son projet de législation avant l'été, qu'il revient de se saisir des recommandations du rapport parlementaire et de la société civile pour élaborer une directive ambitieuse, à laquelle s'opposent déjà les lobbies économiques.\n\nCe rapport d’initiative législative sur le devoir de vigilance vise à s’assurer du respect des droits humains et de l’environnement dans les chaînes de valeur des grandes entreprises européennes  - c’est-à-dire, dans toutes leurs activités, y compris celles de leurs sous-traitants à l’étranger -, et ce en établissant leur responsabilité juridique en droit européen.\n\nNos organisations, syndicats et ONG, qui ont défendu la loi française sur le devoir de vigilance, se félicitent du message que le Parlement européen envoie ainsi aux institutions européennes et à ses Etats membres. Avec 504 voix favorables contre 79 votes négatifs et 112 abstentions, c’est une large alliance qui a soutenu ce texte d’intérêt général.\n\nParmi les éléments encourageants de ce rapport figure  le fait que le texte vise à tenir les entreprises européennes responsables des violations qu’elles causent ou contribuent à causer à travers leurs relations d’affaires. Les entreprises doivent ainsi cartographier l’ensemble de leurs activités ainsi que celles de leurs filiales et sous-traitants et adopter toutes les politiques et mesures proportionnées en vue de faire cesser, de prévenir ou d’atténuer les atteintes qu’elles auraient identifiées. Le texte incite les États membres à garantir qu’ils disposent d’un régime de responsabilité civile en vertu duquel les entreprises peuvent être tenues légalement responsables et appelées à verser des compensations pour réparer les préjudices causés dans leur chaîne de valeur.\n\nEn dépit de ces avancées, des éléments clés doivent être ajoutés par la Commission européenne lorsqu’elle présentera son projet de directive, pour s’assurer de son efficacité. Nos organisations regrettent en particulier la vision des eurodéputés qui tend à réduire le devoir de vigilance à l’adoption de processus alors qu’il doit avant tout s’agir de mettre en œuvre de façon effective des mesures de prévention efficaces et adaptées. Nous regrettons également l’absence de régime de responsabilité pénale, et insistons sur la nécessité d’améliorer l'accès à la justice et aux voies de recours pour les personnes et les communautés affectées pour garantir le succès de la future législation, avec notamment un renversement de la charge de la preuve et un accès facilité aux informations et aux preuves. Nous demandons ainsi à la Commission d'établir un régime de responsabilité civile clair, précis et qui corresponde à la réalité des chaînes de valeurs complexes des multinationales.\n\nCe n’est qu’à ces conditions que des violations suspectées telles que le travail forcé des Ouïghours en Chine, le financement du terrorisme par Lafarge en Syrie ou l’accaparement des terres par Total en Ouganda ne resteront pas impunies. Les citoyen-ne-s n’acceptent plus que de telles pratiques perdurent et l’expriment de plus en plus largement.\n\nNous qui œuvrons depuis des années pour contraindre les entreprises au respect des droits humains et de l’environnement, appelons donc le gouvernement français à défendre des mesures ambitieuses pour la future directive, en s’inspirant des forces et en palliant les défaillances de la loi française. Cela permettra que les entreprises actives au sein de l’Union européenne soient tenues légalement responsables des violations aux droits humains et des dégradations à l’environnement causées par leurs activités à l’étranger.\n\nPar ailleurs, alors que des négociations ont lieu sur le même sujet au niveau des Nations unies pour réguler les entreprises de l’ensemble des pays, nos organisations appellent les décideurs européens à s'engager de manière résolue dans ces discussions onusiennes concernant un traité sur les multinationales et les droits humains. L’Union européenne et ses Etats membres ne doivent pas utiliser le débat autour de cette législation européenne pour ralentir les négociations internationales ou en affaiblir le contenu.\n\nNotes aux rédactions\n\nActuellement, plusieurs mises en demeure ont été adressées à des entreprises françaises par des ONG ou syndicats et de premières actions judiciaires ont été initiées sur le fondement de la loi sur le devoir de vigilance en France. Pour citer la dernière action en date, le 3 mars, des ONG et des communautés autochtones du Brésil et de Colombie ont assigné en justice le groupe Casino.\n\nConcernant la mobilisation citoyenne à ce sujet, voir les diverses pétitions et outils de mobilisation en ligne ici, ici  et ici.\n\nNote de recommandations des associations et syndicats français, “Vers une législation européenne sur la responsabilité des multinationales. Recommandations d’organisations ayant défendu la loi française relative au devoir de vigilance”, décembre 2020\n\nRapport du CCFD-Terre Solidaire et de la CIDSE détaillant le processus politique et les soutiens à une telle législation européenne: “Une législation européenne sur le devoir de vigilance et la responsabilité juridique des entreprises? Une idée dont le temps est venu”, février 2021\n\nContacts:\nSophie Rebours, s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, 07 61 37 38 65\nNayla Ajaltouni, n.ajaltouni@ethique-sur-etiquette.org, 06 62 53 34 56\nVéronique Tardivel, vtardivel@amnesty.fr, 06 37 15 48 47\nJuliette Renaud, juliette.renaud@amisdelaterre.org, 06 37 65 56 40\nLucie Chatelain, lucie.chatelain@asso-sherpa.org 06 51 82 62 11"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-europeen-un-vote-decisif-du-parlement-contre-limpunite-des-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/devoir-de-vigilance-europeen-un-vote-decisif-du-parlement-contre-limpunite-des-multinationales/","name":"Devoir de vigilance européen : un vote décisif du Parlement contre l’impunité des multinationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2021-03-11T11:00:00+00:00","dateModified":"2022-01-24T17:46:10+00:00","description":"11 mars 2021 - Le Parlement européen vient de se prononcer à une importante majorité en faveur d’une législation européenne sur le devoir de vigilance.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-benevoles-se-mobilisent-pour-une-collecte-nationale-partout-en-france/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-benevoles-se-mobilisent-pour-une-collecte-nationale-partout-en-france/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les bénévoles se mobilisent pour une collecte nationale partout en France","datePublished":"2016-12-06T15:37:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-benevoles-se-mobilisent-pour-une-collecte-nationale-partout-en-france/"},"wordCount":81,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une collecte nationale aura lieu samedi 10 et dimanche 11 décembre 2016 partout en France.\nFacilement identifiables grâce à leur gilet « Agir pour une terre solidaire », les bénévoles de l’association seront présents dans la rue, sur les marchés de Noël, pour inviter les passants à faire un geste de générosité pour soutenir les initiatives portées par les organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-benevoles-se-mobilisent-pour-une-collecte-nationale-partout-en-france/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-benevoles-se-mobilisent-pour-une-collecte-nationale-partout-en-france/","name":"Les bénévoles se mobilisent pour une collecte nationale partout en France - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-12-06T15:37:07+00:00","description":"Une collecte nationale aura lieu samedi 10 et dimanche 11 décembre 2016 partout en France. Facilement identifiables grâce à leur gilet « Agir pour une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-route-pour-le-forum-social-mondial-des-migrations-de-mexico-video/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-route-pour-le-forum-social-mondial-des-migrations-de-mexico-video/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"En route pour le Forum Social Mondial des Migrations de Mexico (vidéo)","datePublished":"2018-10-18T18:59:53+00:00","dateModified":"2022-01-18T17:35:25+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-route-pour-le-forum-social-mondial-des-migrations-de-mexico-video/"},"wordCount":574,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Forum social mondial","Migrations"],"articleSection":["Vidéo"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le 8ème Forum Social Mondial des Migrations se tiendra du 2 au 4 novembre 2018, à Mexico. C'est un moment important pour dénoncer les politiques portant atteinte aux droits et à la dignité des personnes migrantes. Le Forum permet aussi de partager des expériences alternatives, portées par des collectifs, des associations ou des collectivités locales. \n\n\n\nQu’est-ce qu’un Forum Social Mondial des Migrations ?\n\nLe Forum Social Mondial des Migrations est le grand rendez-vous altermondialiste sur le thème des migrations. Créé en 2004, il s’est déjà tenu dans différents pays : Philippines, Équateur, Espagne, Afrique du Sud, Brésil. Il constitue un point de rencontre important pour comprendre, échanger et créer un mouvement à la fois local et mondial. Il est rythmé par des ateliers, des réunions plénières ainsi que des manifestations culturelles.\n\nDans quel contexte mondial et européen se déroule ce 8ème Forum Social Mondial des Migrations ?\n\n« La question des migrations est devenue une question centrale de l’agenda international, peut-on lire sur la page d’accueil du site internet du FSMM. Près d’un travailleur sur quatre est migrant et vit des conditions de profonde vulnérabilité : exclusion, discrimination, exploitation extrême, mort et/ou disparition. 250 millions de personnes ont franchi les frontières nationales et 750 millions sont des migrants internes  ».\n \nCes migrations se transforment de plus en plus en déplacements forcés. C'est le cas notamment des réfugiés climatiques, du trafic d’êtres humains, de la migration causée par la misère ou encore des déportations massives.\n\nPourquoi le Forum social des migrations se déroule-t-il au Mexique ?\n\nDepuis longtemps candidat à l’organisation d’un FSMM, le Mexique va enfin accueillir l’événement. Ce pays est particulièrement marqué par la violence dont sont victimes les migrants. Le Forum Social est donc l'occasion de donner un coup de projecteur sur le contexte des migrations sur le continent américain. \n\nLes organisateurs ont également prévu de dénoncer la politique anti immigrés de Donald Trump et d’évoquer les récentes situations de crises politiques génératrices de nouveaux flux migratoires, comme au Nicaragua et au Venezuela.  \n\nNina Marx, chargée de mission migrations internationales au CCFD-Terre Solidaire souligne : \n\n\n« Pour la première fois, une vraie délégation française s’organise, avec plus de 80 personnes. Cela constitue une avancée pour nourrir les acteurs de société civile de France de préoccupations internationales et envisager des mobilisations inter-continentales à quelques semaines de l’adoption du pacte global des migrations. »\n\n\nQuelle sera la participation du CCFD-Terre Solidaire ?\n\nLa délégation du CCFD-terre Solidaire sera particulièrement importante à Mexico.  Outre une quinzaine de bénévoles et cinq salariés, une quinzaine de partenaires d'Afrique, d’Amérique latine et d’Asie seront présents. Ils pour participeront aux différents ateliers, voire même en animeront comme l’atelier «Frontières». \n\nL'équipe profitera également de ce séjour pour rencontrer plusieurs organisations partenaires mexicaines, dont SMR (Sœurs scalabriniennes auprès des Migrants et des Réfugiés) qui anime un lieu d'accueil pour les migrants victimes de la criminalité et les personnes sous protection internationale.\n\n   \nExtrait de l'interview de la chercheuse Catherine Wihtol de Wenden, spécialiste des migrations internationales\n\nJean-Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-route-pour-le-forum-social-mondial-des-migrations-de-mexico-video/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/en-route-pour-le-forum-social-mondial-des-migrations-de-mexico-video/","name":"En route pour le Forum Social Mondial des Migrations de Mexico (vidéo) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-10-18T18:59:53+00:00","dateModified":"2022-01-18T17:35:25+00:00","description":"Le 8ème Forum Social Mondial des Migrations se tiendra du 2 au 4 novembre 2018, à Mexico. C'est un moment important pour dénoncer les politiques portant","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-jean-luc-melenchon/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-jean-luc-melenchon/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réponse de Jean-Luc Mélenchon","datePublished":"2012-04-11T10:42:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-jean-luc-melenchon/"},"wordCount":3325,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire a envoyé un questionnaire à tous les candidats : outre leurs réponses sur chacune de nos 16 propositions, ils pouvaient s’exprimer plus largement sur les quatre thèmes de notre Pacte. Jean-Luc Mélenchon a répondu intégralement à notre questionnaire. Voici ses réponses.\n\n\n\nENGAGEMENT EN FAVEUR DU PACTE POUR UNE TERRE SOLIDAIRE\n\nEn finir avec l’évasion fiscale pour apporter une réponse juste à la crise de la dette\n\nSi vous êtes élu(e) Président(e) de la République, vous engagez-vous à :\n\n1. Ce que l’Etat français exige la transparence financière pays par pays des entreprises multinationales bénéficiant de marchés et de garanties publics ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E  \n\nComment ?\nEn demandant aux entreprises de publier un certain nombre d’informations pour chacun des pays dans lesquels elles opèrent, en particulier la liste des filiales, le nombre d’employés, les profits générés et les impôts versés pour décourager les pratiques de contournement de l’impôt les plus abusives.\n\n\nVous engagez-vous également à :\n\n2. Augmenter la part de l’aide au développement consacrée au renforcement des administrations fiscales dans les pays du Sud et accompagner la reconversion économique des paradis fiscaux ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n3. Exiger un échange automatique d’informations de la part des intermédiaires financiers, en demandant aux banques qui opèrent en France de dévoiler leurs relations avec des contribuables français à l’étranger ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n4. Actualiser la liste française des paradis fiscaux pour recenser de façon exhaustive tous les territoires opaques et insuffisamment réglementés propices au blanchiment d’argent, à la spéculation financière et à l’évasion fiscale, et inclure également les territoires liés à la France (Monaco, Andorre) et les paradis fiscaux européens ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nEn tant que candidat-e à la présidence de la République, quelle est votre position sur cet enjeu crucial de la lutte contre l’évasion fiscale, et en particulier celle des entreprises multinationales ?\n\nIl faut faire la chasse aux déserteurs fiscaux. Au niveau des individus, nous proposons la mise en place d’une « taxation différentielle » qui oblige tous les exilés fiscaux à s’acquitter de la même somme que s’ils avaient été imposés en France.\n\nNous ferons comme font aujourd’hui les États-Unis d’Amérique.\nNous dirons aux pays dans lesquels il y a les comptes de ces déserteurs : donnez nous la liste de nos ressortissants, ainsi que les montants. Et nous appliquerons ce principe de« taxation différentielle ».\n\nDe plus, nous interdirons aux exilés fiscaux de diriger une entreprise française.\nS’agissant des entreprises et des banques qui disposent de filiales, de succursales ou de représentations dans les paradis fiscaux, nous pourrons facilement casser les mécanismes de l’évasion en contrôlant les mouvements de capitaux. C’est un point clé. Pour cela, il faut rompre avec l’architecture des traités européens actuels, notamment avec les règles imposées par le traité de Lisbonne.\n\nBloquer les mouvements spéculatifs, contrôler les mouvements de capitaux, les taxer, permettre une véritable harmonisation sociale et fiscale qui brise les dynamiques de concurrence entre les pays. C’est la direction qu’il faut prendre.\n\nAinsi, nous pourrons alors, par exemple, harmoniser l’impôt des sociétés (IS), tant au niveau de l’assiette que du taux et imposer une harmonisation fiscale européenne qui rendrait inutile l’évasion des capitaux. Nous interdirons aux banques et groupes d’avoir des représentations dans les paradis fiscaux. Les contrevenants seront lourdement sanctionnés : aucune entreprise ayant maintenu des filiales dans les paradis fiscaux n’aura accès aux marchés publics. Il faudra renforcer les effectifs des services fiscaux (qui ont perdu 3 000 postes par an depuis la mise en œuvre de la RGPP).\n\nIl s’agit aussi de prendre des mesures précises pour désintoxiquer les entreprises de la finance et pour mettre fin à la déstructuration du marché du travail et à la désindustrialisation du pays. Nous en finirons avec les d’exonérations en général et les privilèges fiscaux dont bénéficie notamment les grandes entreprises.\n\nL’exemple de Total est à ce titre emblématique.\nLe groupe pétrolier a réalisé en 2011 plus de 10 milliards d’euros de bénéfices, distribués pour moitié à ses actionnaires. Mais il ne verse pas un sou au titre de l’impôt sur les sociétés.\n\nLes petites entreprises de moins de 9 salariés sont ainsi taxées en moyenne à 30 %, là où celles du CAC40 le sont à seulement 8 %. Les niches fiscales, représentent 170 milliards d’euros chaque année d’exonération dont bénéficient les entreprises au détriment du budget de l’État. Nous abrogerons l’ensemble.\n\nInstaurer la responsabilité juridique des entreprises multinationales vis-à-vis de leurs filiales\n\nSi vous êtes élu(e) Président(e) de la République, vous engagez-vous à :\n\n5. Lever la séparation juridique entre la maison-mère et ses filiales et sous-traitants en cas d’abus vis-à-vis des droits humains et de l’environnement ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nComment ?\nEn instaurant un régime de responsabilité du fait d’autrui propre aux personnes morales contrôlantes ou dominantes.\n\nVous engagez-vous également à :\n\n6. Renforcer l’obligation de transparence des entreprises en matière d’impacts sociaux, environnementaux et de droits de l’homme ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n7. Obliger les entreprises bénéficiaires de subventions publiques à prendre des mesures de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme en amont du financement de projet, notamment dans le cadre de projets financés par la COFACE (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) et la branche financière de l’Agence Française de Développement, PROPARCO ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n8. Lever les obstacles procéduraux à l’accès à la justice pour les victimes de l’activité d’entreprises multinationales françaises hors d’Europe en inversant la charge de la preuve, et en introduisant dans le droit national la possibilité pour un ou plusieurs demandeurs d'intenter une action en justice au bénéfice d'un groupe de personnes (action de classe) ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nEn tant que candidat-e à la présidence de la République, et en considérant leur poids économique et le contexte de mondialisation, quelle est votre position sur cet enjeu crucial de l’encadrement et la régulation des entreprises multinationales ?\n\nEn France, il faut avant tout commencer par aligner vers le haut les droits des salariés des entreprises sous-traitantes sur ceux des donneurs d’ordre.\n\nJe souhaite également que les aides aux entreprises soient soumises à des règles strictes. Elles seront modulées en fonction du niveau des exigences sociales et environnementales qu’elles respecteront. De même, le statut des grandes entreprises sera redéfini en tenant compte de leur responsabilité sociale.\n\nPour ce faire, il faut rompre avec les normes imposées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la possibilité que donne cette institution aux multinationales d’attaquer les Etats au nom du principe du libre-échange. Les échanges commerciaux doivent être soumis à des normes sociales et environnementales. Il faut aussi commencer par mettre en place des visas sociaux et environnementaux pour les marchandises qui arrivent en Europe.\n\nDans un prolongement, je propose une réforme de l’ONU qui permettra l’établissement d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales fondées sur la primauté des normes sociales et environnementales et la création d’un Tribunal international de la justice climatique sous son égide. Les multinationales pourront y être jugées.\n\nEnfin, nous appuierons les projets comme « Yasuni ITT » fondés sur le principe de responsabilité commune pour l’intérêt général.\n\nRéguler et encadrer les marchés agricoles pour assurer la souveraineté alimentaire\n\nSi vous êtes élu(e) Président(e) de la République, vous engagez-vous à :\n\n9. Lutter contre la spéculation sur les marchés des matières premières agricoles. C’est à dire encadrer et réguler les pratiques financières qui mettent en péril la stabilité des prix, assurent des bénéfices considérables à des investisseurs qui spéculent contre l’intérêt des producteurs et précarisent l’accès à l’alimentation des plus pauvres ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nComment ?\nEn interdisant à tout investisseur hors secteur agricole (notamment les fonds de pensions ou les compagnies d’assurances) d’intervenir sur les marchés à terme de matières premières agricoles, et en renforçant les pouvoirs des autorités des marchés afin qu’elles puissent agir sur toute situation entraînant un fort déséquilibre des cours.\n\nParmi nos autres demandes, vous engagez-vous à :\n\n10. Mettre en place des stocks de régulation régionaux et internationaux, seuls à même de temporiser les fortes hausses ou baisses de prix par introduction sur les marchés ou stockage de denrées ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n11. Rendre transparentes les informations relatives à la production et aux stocks, y compris pour les agro-industriels et le secteur agroalimentaire ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n12. Stopper l’incitation à la production d’agrocarburants dans les pays en développement, en imposant un moratoire européen sur les importations d’agrocarburants de ces pays, ce qui exige d’abandonner le calendrier européen qui prévoit l’incorporation de 20% d’agrocarburants dans le secteur des transports d’ici 2020 ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nEn tant que candidat-e à la présidence de la République, quelle est votre position sur la régulation des marchés agricoles et la défense des agricultures paysannes ?\n\nNous considérons que les marchés agricoles doivent être régulés par les pouvoirs publics, que ce soit au niveau national, régional ou international. La priorité est la reconnaissance de cette possibilité au niveau national et régional, dans le cadre du droit à la souveraineté alimentaire, sur la base de stocks de régulation et d’une protection du marché intérieur face au marché mondial.. Ceci est totalement en contradiction avec les pressions imposées sur les pays par le biais de l’OMC, des organismes financiers internationaux et des APE. La France reverra donc le mandat de ses représentants dans les indifférentes instances internationales et européennes et, chaque fois que possible, opposera son veto aux accords violant le droit à la souveraineté alimentaire.\n\nNotre programme pour l’agriculture est basé sur le soutien à l'agriculture paysanne et à la transition écologique de l’agriculture. Les agro-carburants et les OGM n’ont pas leur place.\n\nNous mettrons en œuvre un plan de transition écologique de l’agriculture en vue de faire de l’agriculture française un modèle d’agriculture de qualité, sans OGM, largement autonome en ressources non renouvelables, relocalisée (y compris la production de protéines végétales afin de mettre fin aux importations de soja), participant à la santé publique des consommateurs et contribuant à la lutte contre le\néchauffement climatique.\n\nAides publiques, recherche agronomique, conseil technique, politique de crédit et enseignement agricole seront repensés en fonction de cet objectif.\n\nNous stopperons et inverserons le processus de concentration de l’agriculture (mise en place d’une surface maximale d’exploitation par actif)et recréerons des emplois en agriculture (300.000 en une mandature). Pour cela, le mandat et la gouvernance des SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) seront revus afin d’y rendre les pouvoirs publics majoritaires. Nous ferons jouer un droit de préemption systématique des terres libérées en faveur de l’installation d’agriculteurs ou de l’agrandissement de petites exploitations.\n\nNous soutiendrons l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations, y compris par le biais de réserves foncières, notamment à proximité des villes. La transition écologique de l’agriculture et la création d’emplois étant conditionnées à la juste rémunération du travail agricole, les pratiques de la grande distribution seront encadrées au moyen de prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximums. De même nous défendrons les principes de régulation et protection des marchés agricoles européens auprès de nos partenaires.\n\nNous affirmerons également le soutien aux filières alternatives labellisées, vivrières, courtes, de proximité, biologiques et reposant sur une juste rémunération afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une alimentation de qualité,\nnotamment grâce à une évolution des appels d’offres publics permise par un nouveau Code des marchés publics.\n\nAu niveau international, la politique de coopération en matière agricole se focalisera sur le renforcement des agricultures paysannes, et notamment le soutien des pays du Sud engagés dans des politiques déterminés de soutien à cette agriculture, notamment au moyen de réformes agraires, de refus des agrocarburants, de lutte contre les accaparements de terre et de protection et régulation de leurs marchés agricoles. Une alliance stratégique sera construite au niveau international avec les pays s’inscrivant dans cette perspective. L’appui aux organisations paysannes constituera également une priorité, notamment au travers les ONG.\n\nLa France appliquera des sanctions à toutes les entreprises françaises ou intervenant sur son territoire impliquées dans des processus d’accaparements de terre au travers le monde. Dans le cadre des visas sociaux et environnementaux, la France établira un label national de commerce équitable ayant vocation à devenir une norme obligatoire pour l’importation de certains types de produits. Nous défendrons une telle mesure auprès de nos partenaires européens.\n\nLa politique de la pêche visera à garantir la préservation et le renouvellement de la ressource halieutique.\n\nL’attractivité des métiers de la mer sera renforcée grâce à l’amélioration de la formation et des conditions de travail. Les marges de manœuvre nationales pour l’utilisation des aides PAC seront pleinement utilisées pour favoriser l’agriculture paysanne, l’emploi et la transition écologique de l’agriculture. Au niveau européen, nous agirons pour l’adoption d’une politique agricole commune (PAC) cohérente avec l’objectif de souveraineté alimentaire, centrant la production sur la réponse\naux besoins du marché intérieur plutôt qu’aux échanges sur le marché international sur la base du moins-disant social et environnemental.\n\nL’Europe, par une juste répartition de la valeur ajoutée entre producteurs, industries agro-alimentaires et grande distribution, doit garantir l’accès de tous les consommateurs à une alimentation de qualité.\n\nAu niveau international, nous agirons pour une nouvelle organisation de l’agriculture dans le cadre des Nations unies, afin de soutenir le développement de marchés régionaux, de réguler les marchés mondiaux, de mettre en œuvre un plan agricole et alimentaire mondial, de promouvoir la relocalisation et la transition écologique de l’agriculture et de combattre les processus d’accaparement des terres.\n\nNous serons à l’initiative de la construction d’une alliance stratégique avec les pays engagés dans la défense de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne. Nous impulserons une coopération au développement qui priorise les accords avec les États mettant en œuvre des politiques répondant à ces principes. Chaque fois que possible, la France opposera son veto à la conclusion du cycle de Doha de l’OMC, à la signature des accords de libre échange (notamment les APE) négociés par l’Union européenne, à toutes les pressions du FMI et de la Banque mondiale et aux conditions posées à l’aide au développement aux pays du Sud.\n\n\nRespecter les droits des migrants\n\nSi vous êtes élu(e) Président(e) de la République, vous engagez-vous à :\n\n13. Renégocier des accords de gestion concertée, sur une base juste et équitable, fondés sur le respect de droits des migrants et en les dissociant de la politique d’aide au développement ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nComment ?\nEn abrogeant les accords existants et en soutenant de nouveaux accords, négociés de manière transparente et fruits d’une véritable concertation (avec les acteurs de la société civile, les partenaires sociaux, les migrants), qui prennent en compte les intérêts fondamentaux des pays d’origine et qui cessent de subordonner le volet développement à la collaboration des pays à lutter contre l’émigration.\n\nVous engagez-vous par ailleurs à :\n\n13. Encourager la construction d’accords multilatéraux, appuyés sur les structures régionales (Union Européenne, CEDEAO, CEMAC, etc.) ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n14. Engager le processus afin que la France ratifie la Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et leurs familles ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\n16. Porter une action en faveur de la signature de la Convention par les autres pays européens ?\n\nOUI JE M’ENGAGE A DEFENDRE CETTE MESURE SI JE SUIS ELU-E\n\nEn tant que candidat-e à la présidence de la République, quelle politique migratoire comptez-vous porter au niveau Français et Européen, et dans quelle mesure implique-t-elle la révision des politiques en cours ?\n\nEn matière d’immigration, j’affirme que cette dernière n’est pas un problème. Les flux migratoires se développent dans le monde, ils mêlent des motivations diverses. La France ne doit pas les craindre, elle ne doit pas mépriser l’immense apport humain et matériel qu’ils lui ont déjà procuré. Non, la présence des immigrés en France n’est pas un problème.\n\nL’immigration zéro est un mythe qui divise et affaiblit notre pays. Même s’ils seront peut-être moins importants que dans le passé, la France continuera à connaître comme tous les pays du monde des flux migratoires. Il faut donc mener des politiques refusant de ghettoïser la société, qui ne soient pas guidées par l’obsession du refoulement des étrangers.\n\nNous rétablirons la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d’une vie digne. Nous abrogerons les lois successives sur l’immigration adoptées par la droite depuis 2002 et nous procéderons à une refonte du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Nous régulariserons les sans-papiers dont le nombre a augmenté du seul fait des réformes de la droite. Nous décriminaliserons le séjour irrégulier, nous fermerons les centres de rétention, nous rétablirons le droit au séjour pour raison médicale.\n\nNous respecterons scrupuleusement le droit d’asile qui sera déconnecté des politiques migratoires.\n\nNotre vision de l’avenir de la France s’appuiera sur un nouveau Code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française au-delà de cinq ans de résidence."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-jean-luc-melenchon/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reponse-de-jean-luc-melenchon/","name":"Réponse de Jean-Luc Mélenchon - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-04-11T10:42:59+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire a envoyé un questionnaire à tous les candidats : outre leurs réponses sur chacune de nos 16 propositions, ils pouvaient s’exprimer","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grands-lacs-les-parlementaires-europeens-confrontes-a-la-realite-du-terrain/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grands-lacs-les-parlementaires-europeens-confrontes-a-la-realite-du-terrain/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Grands Lacs/Les parlementaires européens confrontés à la réalité du terrain","datePublished":"2013-12-15T11:55:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grands-lacs-les-parlementaires-europeens-confrontes-a-la-realite-du-terrain/"},"wordCount":1793,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Une mission du CCFD-Terre Solidaire, du réseau européen pour l’Afrique centrale (Eurac) et de la Commission Justice et Paix Belgique s’est rendue dans la région des Grands Lacs, du 26 octobre au 3 novembre. L’objectif : permettre à des parlementaires européens d’aborder le dossier complexe des « minerais du sang » pour qu’ils défendent un projet de législation européenne soutenu par ces ONGs.\n\n\n\nLa tension et le soulagement sont palpables dans le Nord-Kivu. Pour la première fois, en ce début novembre, l’armée congolaise a battu les rebelles du M23. Un groupe armé très fortement soupçonné par la communauté internationale d’être armé et financé par le Rwanda. L’un des enjeux centraux de la guerre qui sévit depuis la chute du régime de Mobutu, en 1997, à l’est du Congo : l’exploitation des minerais dont le Nord-Kivu et le Sud-Kivu regorgent. Les civils espèrent plus que jamais dans une paix durable, mais la sécurité n’est pas pour autant revenue.\n\nPour se rendre à Rubaya, à l’est de Goma, il faut une escorte des Nations unies. Trois Jeep de Casques bleus indiens encadrent le convoi, sur les trois heures de piste ardue à parcourir pour atteindre ce bourg de montagne. Avec ses maisons aux toits de zinc en pente et son camp de personnes déplacées, Rubaya paraît emblématique des problèmes de l’est du Congo, ravagé depuis vingt ans par un conflit sans fin. Au cœur de la guerre : le contrôle des mines de coltan [colombite-tantalite], un minerai qui sert à l’industrie électronique et à la fabrication de téléphones portables [le Kivu détiendrait entre 60 et 80 % des réserves mondiales de coltan, ndlr].\n\nLe comité d’accueil s’avère impressionnant. À l’arrivée du convoi, une cinquantaine de policiers congolais empêchent les Casques bleus indiens qui accompagnent la délégation de la suivre jusque dans l’enceinte du centre de négoce minier. C’est l’homme fort de Rubaya, Robert Seninga, qui la reçoit. Il est à la fois député du Parlement provincial du Nord-Kivu et président de la Coopérama, la coopérative minière censée œuvrer dans la plus grande transparence à Rubaya. Il n’aura pas le temps d’expliquer qu’il conteste à Mwangachuchu Hizi, un ex-rebelle et notable du Masisi installé à Kinshasa, le titre de propriété que ce dernier détient sur Rubaya et sa mine...\n\nLes Casques bleus veulent rentrer avant la nuit. Il faut sauter sur des motos, et se lancer dans un rallye vertigineux sur des sentiers glissants, à flanc de montagne. Vingt minutes plus tard, la carrière de Gakombe s’étend, immense, sur les hauteurs de Rubaya. Les officiels restent en bordure de la mine. Un éboulement, en mai, a provoqué la mort d’une centaine de personnes. Autant de corps qu’aucune autorité ne s’est donné la peine d’aller rechercher.\n\nLa poudre blanche du coltan, qui couvre les pelles et les pioches des « creuseurs », est ici une question de vie ou de mort. La police des mines surveille le convoi d’un oeil inquiet. Personne ne nous le dira sur place, mais un des policiers, cinq en tout pour une mine de 3 000 hommes, a été tué, quatre jours auparavant, lors d’une altercation avec un Maï Maï nyatura – un ex-milicien, aujourd’hui intégré dans l’armée, qui protège la mine des autres groupes armés et prélève au passage une « taxe » pour la sécurité [[Les ex-rebelles qui ont intégré l’armée n’ont toutefois\npas coupé les liens avec leur mouvement d’origine.]]. Des « creuseurs » témoignent. Innocent Shukurani, 22 ans, gagne 10 dollars à peine par semaine, à raison de 1 dollar par 25 kilogrammes de minerai extraits du sol. « Les creuseurs sont sur la montagne. Les pelleteurs descendent ensuite le minerai à la rivière. Après l’avoir lavé et séché, on le vend aux négociants de Coopérama, qui emportent les sacs à Goma. Après, on ne sait pas. » Ce qu’Innocent ne sait pas non plus, c’est que le prix du kilo de coltan à Goma avoisine les 70 dollars. Et que deux comptoirs chinois continuent de l’acheter, pour le mettre ensuite, via la Chine, sur le marché international.\n\n La pluie se met à tomber drue. L’orage gronde. La troupe rebrousse chemin. Les retardataires trouvent refuge dans des huttes. Là, un milicien nyatura tente de cacher sa Kalachnikov. Il n’est pas censé être là. Avant la visite, il a été demandé aux miliciens de s’éclipser, pour que tout ait l’air d’être parfaitement légal : pas de militaire, ni de groupe armé sur le site de la mine, et une distance de moins de 30 km entre la mine et le centre de négoce, comme le stipule la loi congolaise. Chrispin Mvano, un journaliste de Goma qui travaille pour Reuters, nous explique que la coopérative du député Seninga n’est qu’une « façade ». Les transactions continuent de se faire, en toute opacité, au bord de la rivière.\n\nRetour à Goma, pour un rendez-vous le soir même avec Mamadou Diallo, un jeune Guinéen qui travaille pour les Nations unies. Il est à la tête d’une équipe de trois personnes, un analyste et deux consultants. Leur mission : piloter le « projet des centres de négoce » dans quatre immenses provinces. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniéma et le Katanga comptent 19 millions d’habitants, sur les 75 millions que totalise la RDC. Sur le papier, il s’agit « d’assister le Congo dans la gestion des ressources minières ». Dans les faits, l’équipe assume une tâche d’utilité publique : elle répertorie, valide et qualifie les sites miniers pour s’assurer qu’ils fonctionnent dans des conditions de paix – sans militaire, groupe armé, enfant ou femme enceinte. Sa tâche ne s’arrête pas là. Elle suit aussi la chaîne d’approvisionnement pour que les minerais venus d’autres sites – non certifiés – ne se mélangent pas à ceux des sites certifiés. Mais au Nord-Kivu, le contexte est si délétère qu’aucune validation de site minier n’est même tentée.\n\nÀ certains endroits, l’armée est impliquée dans la fraude\n\n « Nous avons à quelques endroits une forte implication de l’armée régulière de la RDC dans la fraude, explique Mamadou Diallo. Le problème ? Les services érigés par le ministère congolais des Mines sont perçus comme des organes de taxation. Les mineurs préfèrent faire appel à des militaires pour échapper à l’impôt. Au lieu de verser 80 dollars de taxes, ils paient 10 dollars un militaire qui va mettre leur minerai de l’autre côté de la frontière. » C’est peu de dire que la donne est complexe, dans un contexte où l’État n’a plus aucune autorité, et où chacun joue sa partition en fonction de ses intérêts. \n\nAu Sud-Kivu, région plus calme, la mine « modèle » de Kalimbi, à 95 km au nord de Bukavu, est certifi ée « sans conflit » par l’État congolais et les Nations unies. L’association des industriels de l’étain (International Tin Research Institute – Itri), basée à Londres, y mène depuis 2011 un projet pilote de certification[[Le projet nommé Itri Tin Supply Chain Initiative (Itsci) est actif à l’est du Congo depuis 2010]]. Il permet aux creuseurs d’éviter l’embargo de fait qu’a entraîné la loi Dodd Frank [[Depuis que cette loi a été adoptée en juillet 2010, les sociétés cotées à Wall Street et leurs partenaires commerciaux ont quasiment cessé d’acheter du minerai congolais]]., qui impose depuis 2010 aux entreprises américaines un « devoir de diligence raisonnable » sur leurs approvisionnements en RDC et dans les pays voisins. Autrement dit, il leur appartient de s’assurer que les minerais qu’elles achètent n’ont pas été extraits sous la coupe de groupes armés.\n\n L’étain qui sort de Kalimbi, une mine coincée entre deux collines, est vendu à une fonderie en Malaisie, partenaire de l’Itri. En deux ans, 200 tonnes estimées à 1,7 mil- lion de dollars ont ainsi été exportées. Au bout de la chaîne, on trouve des entreprises comme Philips et Motorola, qui se sont enga gées à n’acheter que des minerais « non sanglants » en RDC. \n\nAu Sud-Kivu, à Kalimbi, un projet pilote de certification \n\n\nDeux coopératives communautaires suivent les procédures de l’Initiative de la chaîne d’approvisionnement en étain (Itsci) de l’Itri. Dans une hutte, au centre de la mine, la cassitérite est pesée, empaquetée et étiquetée avec des attaches en plastique blanc numérotées. Chaque sac est noté, de même que le nom du creuseur, sur les registres de l’Itsci.\n\nEn outre, chacun des 1 300 mineurs de Kalimbi doit acheter, pour 16 dollars, la carte de membre de l’une des deux coopératives. Ceux qui le peuvent, les « chefs d’équipe », louent quelques arpents et exploitent leur propre filon. Certains explorent encore, d’autres creusent pour le compte d’autrui. Beaucoup se rabattent sur des résidus de cassitérite qu’ils lavent à mains nues, dans la rivière d’eau boueuse qui traverse la mine. Les semaines fastes, les creuseurs peuvent gagner jusqu’à 90 dollars. Mais les temps de vaches maigres sont fréquents. Dans la mine, les équipes se relaient jour et nuit. La coopérative organise un service de sécurité, qui lui, ne fonctionne que dans la journée : une équipe de neuf hommes, chargés de vérifier que personne ne quitte la mine avec de la cassitérite. Seul problème : ce service s’arrête à 18 heures. Jusqu’au matin, personne n’est là pour vérifier que les procédures d’étiquetage sont bien suivies. \n\nAprès notre visite, une réunion a été organisée entre des mineurs, la société civile et la délégation. À la porte d’un édifice en bois, au vu et au su de tous, des artisans lavent encore les graviers de cassitérite, pour en extraire une poudre plus compacte. Les sacs dûment répertoriés que nous avons vus sortir de la mine sont ici rouverts, hors de tout contrôle. Rien n’empêche d’y rajouter des minerais venus d’autres sites non certifiés... Une seule conclusion s’impose : partout, la fraude reste possible. D’où la nécessité de mieux contrôler les importations en provenance de RDC."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/grands-lacs-les-parlementaires-europeens-confrontes-a-la-realite-du-terrain/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/grands-lacs-les-parlementaires-europeens-confrontes-a-la-realite-du-terrain/","name":"Grands Lacs/Les parlementaires européens confrontés à la réalité du terrain - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-15T11:55:00+00:00","description":"Une mission du CCFD-Terre Solidaire, du réseau européen pour l’Afrique centrale (Eurac) et de la Commission Justice et Paix Belgique s’est rendue dans la","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecouter-la-clameur-du-monde-avec-une-web-serie-inspiree-par-laudato-si/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecouter-la-clameur-du-monde-avec-une-web-serie-inspiree-par-laudato-si/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Ecouter la clameur du monde avec une web série inspirée par Laudato Si","datePublished":"2017-03-20T16:52:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecouter-la-clameur-du-monde-avec-une-web-serie-inspiree-par-laudato-si/"},"wordCount":1306,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Carême"],"inLanguage":"fr-FR","description":"En utilisant une série de vidéos de fiction et de reportages, plusieurs mouvements d'action catholique, dont le CCFD-Terre Solidaire, proposent d'interroger notre manière de vivre dans cette \"maison commune\" qu'est notre planète, en s'inspirant des propos du pape dans l'encyclique Laudato Si. Avec pour accroche une mini-série humoristique, on entre dans la réflexion grâce à des reportages émouvants, à la rencontre de personnes confrontées à des difficultés ou engagées sur le terrain.\n\n\n\n\n\"CLAMEURS \", c’est l’image poétique et incarnée utilisée par le pape dans son encyclique  Laudato Si pour illustrer le lien entre les souffrances des pauvres et les souffrances de la terre. La série de vidéos \"CLAMEURS\" propose ainsi d'interroger pendant cinq semaines notre rapport aux exclus et à la création.\n\n\nSixième semaine : Nos cultures, notre avenir \n\nLe pape nous invite à recréer le lien social  que les dérives de la modernité ont amoindri. Comment ? En se rencontrant, en dialoguant, en développant des projets communs. C’est en croisant nos désirs que nous bâtirons un avenir commun !\n\nJustement, c'est ce que font ces jeunes français et étrangers dans le cadre du programme Welcome Jeunes de JRS France ! Qui sommes-nous ? Quels désirs avons-nous en commun ? Quel est cet avenir que nous partageons ? Ensemble, ils abordent ces questions philosophiques, car c’est ainsi qu’ils imaginent l’avenir !\n  \n\n\t\n\t\t\n\t\n\t\n\n\n\n\nDans cette autre vidéo \"Volets ouverts\", le partenaire du CCFD-Terre Solidaire Sadaka-Reut vu par ses jeunes lauréats. Des jeunes palestiniens et israéliens parlent de leurs difficultés à affirmer leur identité, leur religion. Ils racontent leurs préjugés et comment ils les ont dépassés pour construire ensemble une génération active et engagée, responsable et sensible.\n\n\n\n\t\n\t\t\n\t\n\t\n\n\n\n\n Cinquième semaine : Un \"nous\" à construire ensemble ?\n\nVivre ensemble est il toujours facile? Il faut établir des règles, mais jusqu'à quel point?\nCette semaine la coloc des jeunes de la websérie nous adresse un clin d’œil:\n\n\n\n\t\n\t\t\n\t\n\t\n\n\n\nVivre ensemble est un défi qui s’adresse d’abord à chacun d’entre nous, avec nos à-prioris et nos habitudes.\n\n\nDans cette vidéo \"sur le seuil\", nous faisons connaissance avec Nelson, Amayas, Aymane et Redouane qui vivent à Argenteuil. A côté de chez eux, dans la même ville, vivent dans des pavillons des jeunes du même âge, des \"babtous fragiles\". Comment penser un \"nous\" quand nos regards sont pétris de représentations ? Ensemble, ils empruntent un chemin de transformation. Un processus qui nous concerte tous !\n\n\n\t\n\t\t\n\t\n\t\n\n\n\n\nLe pape nous invite à recréer le lien social que les dérives de la modernité ont amoindri. Comment ? En se rencontrant, en dialoguant, en développant des projets communs. C’est en croisant nos désirs que nous bâtirons un avenir commun !\n\nAu Burundi, marqué par la guerre et les tensions interethniques, des femmes se sont attelées à cette tâche difficile.\n\n\n\t\n\t\t\n\t\n\t\n\n\n\n\n\nQuatrième semaine : Quel est notre rapport à la création ?\nQue veut dire, concrètement, retrouver une juste relation à la création ? Quelle est la responsabilité de l’humain sur terre, envers les autres créatures ?\n\nLudivine, adolescente qui se sent exclue de la société à bien des égards, noue avec les animaux dont elle prend soin une relation privilégiée. En ce temps de carême, ses mots résonnent d'une manière particulière. \n\n\n\t\n\t\t\n\n\t\n\t\n\n\n\nAux quatre coins du monde, des communautés recherchent des alternatives au modèle économique dominant et destructeur pour la planète.\nFace au dérèglement climatique et à l'extension des palmeraies destinées à la production d'agrocarburants qui détruisent la forêt, essentielle à la survie des Dayaks, ce peuple de Bornéo propose des alternatives innovantes et durables.\nBenyamin Efraim, directeur de l'Institut dayakologi que soutient le CCFD-Terre Solidaire présente dans cette interview la lutte des Dayaks pour préserver leur territoire ainsi que les solutions pour y vivre durablement.\n\n\n\t\n\t\t\n\n\t\n\t\n\n\n\n\nTroisième semaine : notre cadre cadre de vie\n\nLe pape porte un regard critique sur la « croissance démesurée et désordonnée de beaucoup de villes » : le chaos urbain, la pollution visuelle et sonore blessent notre bien-être physique et psychique ; ils nuisent à notre développement spirituel comme au lien social. Charge à nous de transformer notre environnement quotidien !\n\nLes détenus du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne témoignent de leur souffrance d'être éloignés de la nature :\n\n\n\t\n\t\t\n\n\t\n\t\n\n\n\n« Les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature. » (§44) Un tel cadre de vie « facilite l’apparition de comportements inhumains » et « favorise les conduites antisociales et la violence. » (§149). \n\n\n Deuxième semaine : la culture du déchet\n\n\nPour nous qu'évoque la culture du déchet?\nLa culture du déchet nous concerne-t-elle dans notre vie quotidienne? \nLa modification de nos habitudes n'est elle pas à portée de main?\n\nUn exemple avec l'association Zéro déchets, Zéro gaspillage\n\n\n\t\n\t\t\n\n\t\n\t\n\n\n\n\n\n« La culture du déchet affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. » (§22), dénonce le pape François. \nFinalement c’est toute notre relation au monde, et donc aux autres, qui est à repenser.\n\n\"On devient des morts vivants témoigne Gérard, accompagné par l'association Aux captifs la libération lorsqu'il était dans la rue. \"On ne nous voit pas, on nous entend pas, on est comme des ombres\".  Dans la vidéo ci dessous, vous pouvez écouter trois personnes qui a une période de de leur vie ont fait la douloureuse expérience de se sentir, selon leurs mots, \"comme des déchets\".\n\n\n\t\n\t\t\n\n\t\n\t\n\n\n\n\nPremière semaine : la rapidación, sur l’accélération de notre société\n\n\nVous avez souvent l'impression d'être débordés? De devoir en faire toujours plus, toujours plus vite? Le pape François emploie le mot de rapidación pour décrire cette sensation de course effrénée :\n« L’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète s’associe aujourd’hui à l’intensification des rythmes de vie et de travail, dans ce que certains appellent “rapidación”. » (§18).\n\n\n\t\n\n\t\n\t\n\n\n\nSur le plan personnel nous sentons bien que la course effrénée dans laquelle nous nous laissons entraîner nous occulte aussi l’essentiel. \n\n (« Il devient difficile de nous arrêter pour retrouver la profondeur de la vie » §113), \nEt sur le plan collectif, qu’elle impose à la terre un rythme qu’elle ne peut plus suivre : épuisement des ressources naturelles, déforestation….\n\n\n\t\n\n\t\n\t\n\n\n\nSi nous osons ralentir, peut-être pourrons-nous remarquer ce qui importe vraiment, et nous laisser toucher par l’intensité de la rencontre? interrogent les créateurs de la série, partis à la rencontre de personnes en situation de handicap :\n\n\n\t\n\n\t\n\t\n\n\n\n\n Et si on acceptait nos limites ?\n\nSortir de la rapidación, ne plus être débordé, suppose d’abord de « mettre des bords » à notre vie, et d’accepter une forme de limite. La limite la plus évidente est d’ailleurs sans doute celle de notre fragilité : les personnes en situation de handicap sont en cela porteuses d’une leçon cruciale  explique Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste interrogée dans l'une des vidéos.\n\n\n\t\n\n\n\t\n\t\n\n\n\nAccepter certaines limites pourrait dès lors ne pas être une contrainte, mais au contraire une réelle ouverture à l’accueil de l’autre, à de meilleures relations avec la nature, et à une acceptation de soi, dans une intériorité plus profonde.  \n\n\nVisionner les vidéos sur le  site clameurs"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecouter-la-clameur-du-monde-avec-une-web-serie-inspiree-par-laudato-si/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecouter-la-clameur-du-monde-avec-une-web-serie-inspiree-par-laudato-si/","name":"Ecouter la clameur du monde avec une web série inspirée par Laudato Si - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-03-20T16:52:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:54+00:00","description":"En utilisant une série de vidéos de fiction et de reportages, plusieurs mouvements d'action catholique, dont le CCFD-Terre Solidaire, proposent","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exiger-lexemplarite-de-lunion-europeenne-dans-ses-investissements-portes-au-nom-de-la-securite-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exiger-lexemplarite-de-lunion-europeenne-dans-ses-investissements-portes-au-nom-de-la-securite-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Exiger l’exemplarité de l’Union européenne dans ses investissements portés au nom de la sécurité alimentaire","datePublished":"2014-03-28T17:21:03+00:00","dateModified":"2023-06-27T14:45:09+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exiger-lexemplarite-de-lunion-europeenne-dans-ses-investissements-portes-au-nom-de-la-securite-alimentaire/"},"wordCount":1604,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Sécurité alimentaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’aide au développement est de plus en plus mise au service de la promotion des intérêts économiques ou géostratégiques européens, oubliant les objectifs de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. Les investissements portés au nom de la sécurité alimentaire illustrent cette tendance.\n\nSi les acteurs économiques ont un rôle clé à jouer dans le développement, la priorité doit être donnée aux acteurs économiques locaux avant de soutenir des investissements étrangers portés par de grandes entreprises multinationales. En matière de sécurité et de souveraineté alimentaire, et sur la base d’un consensus international[[Voir notamment : Investissements pour l’Agriculture familiale, HLPE-CSA, juillet 2013]], les Etats doivent d’abord favoriser les agricultures familiales et paysannes, premiers investisseurs dans l’agriculture et seules à même d’assurer un développement rural économiquement, socialement et environnementalement viable sur le long terme.\n\nD’autre part, si des investissements étrangers sont jugés pertinents pour répondre aux processus de développement local, ils doivent alors faire l’objet d’un encadrement beaucoup plus rigoureux pour réellement atteindre les objectifs fixés : croissance, emploi, lutte contre l’insécurité alimentaire, . Tels sont les effets annoncés des investissements privés dans l’agriculture. Mais dans les faits, par défaut de régulation ou de mise en œuvre des règles existantes, les bénéfices pour les populations locales et l’agriculture familiale sont loin d’être assurés.\n\nQuel que soit le secteur (infrastructure, extractif, agricole..), ces investissements peuvent entraîner la destruction du tissu rural en favorisant les accaparements de terres. Certains investissements portent ainsi directement atteinte à la sécurité alimentaire, de l’installation de monocultures de rente aux impacts sociaux et environnementaux forts au développement de mégaprojets industriels ou énergétiques. L’absence de recours effectif assuré pour les populations impactées ou riveraines du projet doit nous alerter, alors même qu’elles sont souvent exclues dès la définition du projet.\n\nEnfin, malgré les effets d’annonce, les répercussions sur l’économie nationale des pays du Sud ne peuvent être que très relatives si ces projets s’accompagnent d’avantages fiscaux et commerciaux pour les investisseurs étrangers. Ce type de mesures ne permet pas d’assurer les ressources publiques nécessaires pour sécuriser le développement des agricultures familiales.\n\nL’Union européenne s’est pourtant récemment engagée dans des initiatives de développement et de sécurité alimentaire rassemblant l’ensemble de ces travers comme l’illustre la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN)[[Le G8 et sa Nouvelle Alliance: une menace pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique ? – juin 2013 – ACF , CCFD-\nTerre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires, Réseau Foi et Justice, GRET]].\n\nLancée en 2012 par le G8, la NASAN vise à renforcer les investissements dans 10 pays africains[[2012 : Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Mozambique, Tanzanie - 2013 : Malawi, Nigeria, Bénin – Sénégal annoncé]] sur la base de Partenariats Publics Privés. La « libération du pouvoir du secteur privé (dont des dizaines de multinationales) », est présentée comme la clé pour éradiquer la faim. L’UE doit apporter 1034,8 millions de dollars pour les 10 pays dont 160.8 millions pour le Malawi, ce qui fait de l’ UE le premier bailleur public de la Nouvelle Alliance au Malawi.\n\nUn cadre de coopération regroupe les engagements de l’ensemble des acteurs impliqués, membres du G8, du gouvernement du Malawi et du secteur privé. Parmi les actions attendues du gouvernement, la « création d’un environnement compétitif» se traduira par l’accélération des réformes destinées à favoriser le climat des affaires (dont une révision des régimes d'imposition pour renforcer les incitations à l'investissement dans des secteurs spécifiques d'exportation).\n\nL’objectif d’« amélioration de l’accès à la terre» entraînera l’identification de 200 000 ha pour l’agriculture commerciale à grande échelle d’ici 2015, dans un contexte foncier tendu.\n\nPar ailleurs, les indicateurs d’évaluation sont très éloignés de la sécurité alimentaire : l’un de ces indicateurs est « l’amélioration de l’indice doing business » indice de la Banque Mondiale qui évalue la facilité pour les entreprises et investisseurs de « faire des affaires ». Et par ailleurs, aucun cadre de redevabilité n’existe concernant les acteurs privés.\nLes cadres internationaux\nDes cadres internationaux travaillés ces dernières années permettraient pourtant d’assurer une cohérence des investissements portés au nom de la sécurité alimentaire par l’Union européenne.\n\nAu-delà des textes internationaux relatifs à la responsabilité des multinationales, des textes concernant spécifiquement le domaine de la sécurité alimentaire issus du Comité sur la Sécurité Alimentaire Mondiale (CSA) existent et sont reconnus par l’Union européenne.\n\nPar exemple, face au phénomène d’accaparements de terres, les Etats membres des Nations unies, le secteur privé et les organisations de la société civile ont travaillé à des directives volontaires sur la gouvernance responsable du foncier qui appuient la reconnaissance des droits fonciers coutumiers et collectifs, recommandent une inclusion forte des populations locales notamment via leur consultation préalable, libre et éclairée et proposent les premiers critères devant assurer des investissements cohérents avec l’objectif de sécurité alimentaire[[Les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes\nfonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, mai 2012]].\n\nAfin d’aller plus loin, le CSA élabore aujourd’hui des Principes pour des investissements responsable dans l’agriculture devant « contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition et favorisant la concrétisation progressive du droit à une\nalimentation adéquate ». Mais ces négociations sont à un tournant, car l’ensemble des acteurs – du paysan à la multinationale – est considéré de la même manière et la notion de responsabilité prend le risque de se retrouver délitée dans un ensemble de principes mous.\n\nL’Union européenne a participé activement au CSA depuis sa réforme de 2009 : des représentants de la Commission et des parlementaires participant régulièrement à ses travaux, et les positions défendues par les Etats lors des négociations font l’objet d’une harmonisation régionale.\nOù en sont les institutions européennes ?\nLa Banque européenne d’Investissement (BEI) qui, intervient au nom du développement en soutien aux investissements dans les pays du Sud, s’appuie de plus en plus sur les mêmes mécanismes de financement que le secteur privé, avec les mêmes travers en termes d’opacité, et sans poser d’exigences suffisantes pour s’assurer de leur contribution réelle au développement. La chute des financements publics en matière d’aide au niveau européen (-2,3 milliards d’euros en 2012 selon l’OCDE) risque d’accentuer cette tendance. Il est donc urgent que la BEI se montre\nexemplaire et adopte des cadres contraignants.\n\nSuite aux interpellations de la société civile sur les impacts de certains projets[[Voir CEE Bank Watch, Amis de la terre, Eurodad]], la banque s’est engagée à renforcer ses contrôles et accroître sa transparence. La BEI a révisé en 2009, sa politique d’utilisation des centres financiers offshore. Elle s’engage à ne plus travailler dans les territoires non coopératifs mis à l’index par les institutions internationales (OCDE, FMI et GAFI) et à demander aux contreparties situées dans ces territoires de déplacer leur siège. Quid de la localisation de son propre siège au Luxembourg, territoire jugé non conforme aux standards de transparence lors de la dernière réunion du Forum Fiscal Mondial en novembre 2013?\n\nPar ailleurs, l’Union européenne s’est engagée dans le soutien à la mise en œuvre des directives volontaires sur la gouvernance foncière. Elle pourrait aller plus loin en\nintroduisant les recommandations spécifiques de ce document dans ses cadres d’intervention et d’évaluation de ses projets, quel qu'en soit le secteur (agricole, infrastructure, énergie,...).\nPropositions du CCFD-Terre Solidaire aux candidats aux élections européennes\n\n \tExiger l’exemplarité des agences de financement du développement :\n\n \tpar l’adoption de pratiques exemplaires dans le cadre de la politique de coopération pour le développement : la Banque européenne d’Investissement doit exiger de la part de l’ensemble des entreprises qu’elle soutient la transparence comptable pays par pays, la publication des contrats et des accords de ruling (accord préalable passé avec les administrations fiscales), et l’identification des bénéficiaires effectifs.\n \tde même, des procédures régulières entre la BEI et le Parlement doivent être mises en place afin d’assurer l’intégration des avancées internationales (en matière de RSE, de fiscalité, de lutte contre les accaparements de terres,...) au cadre de maîtrise des risques de la Banque.\n\n\n \tVeiller à la cohérence des actions de développement de l’UE avec ses engagements internationaux, en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire : les parlementaires doivent interpeller la Commission sur son engagement au sein de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8, et lui demander un reporting régulier afin d’effectuer un suivi des projets réalisés, de leurs impacts et d’y conditionner les financements et la participation européenne."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/exiger-lexemplarite-de-lunion-europeenne-dans-ses-investissements-portes-au-nom-de-la-securite-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/exiger-lexemplarite-de-lunion-europeenne-dans-ses-investissements-portes-au-nom-de-la-securite-alimentaire/","name":"Sécurité alimentaire et exemplarité de l'Union Européenne","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-28T17:21:03+00:00","dateModified":"2023-06-27T14:45:09+00:00","description":"L’aide au développement est au service de la promotion des intérêts économiques européens, oubliant les objectifs de lutte contre la pauvreté","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-appel-adresse-a-hollande-pour-quil-porte-les-valeurs-qui-fondent-notre-republique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-appel-adresse-a-hollande-pour-quil-porte-les-valeurs-qui-fondent-notre-republique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Roms, un appel adressé à Hollande pour qu&rsquo;il porte les valeurs qui fondent notre République","datePublished":"2013-09-30T16:13:55+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-appel-adresse-a-hollande-pour-quil-porte-les-valeurs-qui-fondent-notre-republique/"},"wordCount":492,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Monsieur le Président de la République,\n\nC’est un appel à une parole forte de votre part sur les valeurs qui fondent notre République que nous vous adressons aujourd’hui.\n\nLes propos récents du ministre de l’Intérieur à l’égard de personnes désignées comme « roms » sont insupportables.\n\nReconnaître les difficultés et les tensions qui peuvent naître dans un certain nombre de communes du fait des conditions de vie très précaires des familles qui vivent dans des bidonvilles est une chose. Mais cibler une population entière, sur la seule base de son appartenance ethnique, réelle ou supposée, comme étant non intégrable et devant être éloignée du territoire français est de toute autre nature !\n\nCette posture est contraire à toutes les valeurs que nous défendons. C’est non seulement le pacte républicain qui est ainsi remis en cause, ce sont les fondements mêmes d’une société démocratique respectueuse de chacune et chacun qui sont fragilisés.\n\nLe 13 septembre, nous sommes venus vous dire que dans la période difficile que connaît la société française, inquiète et tentée par des réactions de rejet ou par le recours aux populismes, la parole du Président de la République était nécessaire et attendue. Les valeurs cardinales de la République, celles de justice, de cohésion sociale, de solidarité, de respect de la dignité de chacun doivent être rappelées.\n\nVous nous avez alors répondu, en nous donnant l’espoir d’une intervention de votre part, que la France devrait être à la hauteur du « pacte de dignité » auquel elle est tenue à l’égard de tous, français comme étrangers.\nQu’en est-il aujourd’hui quand, en stigmatisant une population entière et en la désignant comme indésirable, le ministre de l’Intérieur va à l’exact opposé de cette ambition ?\n\nMonsieur le Président de la République, pour nos associations et le collectif Romeurope qui se joint à notre démarche, votre expression publique n’est plus seulement attendue. Elle est à présent indispensable. Votre silence sur ces questions cruciales deviendrait rapidement incompréhensible, voire vaudrait approbation d’un discours et d’une dérive à laquelle au nom des valeurs qui nous rassemblent, nous nous sommes toujours opposés, et à laquelle, nous continuerons à nous opposer avec détermination.\n\nFrançois Soulage,\nPrésident du Secours Catholique\n\nGeneviève Jacques,\nPrésidente de la Cimade\n\nGuy Aurenche,\nPrésident du CCFD – Terre Solidaire\n\nFranz Valli,\nPrésident d’Emmaüs-France\n\nLouis Gallois,\nPrésident de la FNARS, fédération nationale des associations de réinsertion sociale\n\nThierry Brigaud,\nPrésident de Médecins du Monde\n\nAlexandre Leclève,\nPour le Collectif Romeurope\n\nPierre-Yves Madignier\nPrésident de ATD Quart-Monde"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-appel-adresse-a-hollande-pour-quil-porte-les-valeurs-qui-fondent-notre-republique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/roms-un-appel-adresse-a-hollande-pour-quil-porte-les-valeurs-qui-fondent-notre-republique/","name":"Roms, un appel adressé à Hollande pour qu'il porte les valeurs qui fondent notre République - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-30T16:13:55+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:06+00:00","description":"Monsieur le Président de la République, C’est un appel à une parole forte de votre part sur les valeurs qui fondent notre République que nous vous","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable-2013/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable-2013/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La Quinzaine du Commerce Equitable 2013","datePublished":"2013-04-29T14:41:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:29+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable-2013/"},"wordCount":184,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Aujourd’hui, des entreprises engagées vous proposent des produits de qualité, qui respectent à la fois les producteurs et leur travail, la planète et les consommateurs.\n\n\n\nQuoi de neuf pour la Quinzaine 2013 ?\n\nLE COMMERCE EQUITABLE, UN CHOIX PERTINENT DANS LE CONTEXTE ACTUEL ! Les récents scandales de l’agro-alimentaire et la course aux prix bas renforcent les attentes des citoyens en faveur des modes de production et de consommation plus durables et responsables.\n\nC’est pourquoi, à l’occasion de cette Quinzaine 2013,  les acteurs de commerce équitable prennent la parole pour dire qu’il existe un moyen simple de s’assurer des conditions de production des produits que nous consommons tous les jours : café, chocolat, thé, coton, fruits exotiques, cosmétiques, objets de décoration, etc. Ces produits sont ceux du commerce équitable ! Lire plus...\n\nLES ACTEURS DE COMMERCE EQUITABLE CHANGENT DE TON ! Ils vous présentent Victor et son chat, les anti-héros de la consommation responsable. Deux personnages atypiques aux traits humoristiques qui nous emmènent dans leur quotidien, à la découverte du commerce équitable... selon eux."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable-2013/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-quinzaine-du-commerce-equitable-2013/","name":"La Quinzaine du Commerce Equitable 2013 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-04-29T14:41:58+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:27:29+00:00","description":"Aujourd’hui, des entreprises engagées vous proposent des produits de qualité, qui respectent à la fois les producteurs et leur travail, la planète et les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bourse-internationale-des-cereales-de-niamey-au-niger/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bourse-internationale-des-cereales-de-niamey-au-niger/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Bourse internationale des céréales de Niamey au Niger","datePublished":"2014-03-03T17:59:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bourse-internationale-des-cereales-de-niamey-au-niger/"},"wordCount":265,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Agriculture","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce documentaire vidéo de 17 minutes présente le déroulement de la bourse internationale des céréales de Niamey au Niger (16 et 17 décembre 2013), événement organisé par AcSSA Afrique Verte Niger avec la collaboration d'Afrique Verte International. Il a été réalisé avec le soutien du CCFD-Terre Solidaire et de l'AFD. \n\n\n\nCe documentaire donne la parole aux acteurs et aux actrices qui participent aux bourses céréalières. Celles-ci  visent à favoriser l'approvisionnement des zones déficitaires par la mise en relation de l'offre et la demande de produits agricoles à l'échelle régionale (céréales - bruts et transformés, semences). Elles participent à la consolidation du marché à l'échelle de la CEDEAO et de l'UEMOA en permettant d'établir des contacts durables entre des acteurs et des actrices des filières céréalières: organisations paysannes, organisations de transformatrices de produits agricoles, commerçants. \nLes participants et les participantes viennent des pays couverts par le réseau Afrique Verte International (Burkina, Guinée, Mali et Niger) et aussi d'autres pays ouest africains (Bénin, Ghana, Nigeria, Cote d'ivoire et Togo).\n\nBourse c&eacute;r&eacute;ali&egrave;re internationale de Niamey... par afrique_verte\n\nPour plus d'informations, consultez les guides d'AcSSA - Afrique Verte Niger  : \n- Guide d'organisation des bourses céréalières pour les organisations paysannes à télécharger ici\n- Guide d'organisation des bourses céréalières pour les partenaires à télécharger ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/bourse-internationale-des-cereales-de-niamey-au-niger/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/bourse-internationale-des-cereales-de-niamey-au-niger/","name":"Bourse internationale des céréales de Niamey au Niger - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-03T17:59:27+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:51+00:00","description":"Ce documentaire vidéo de 17 minutes présente le déroulement de la bourse internationale des céréales de Niamey au Niger (16 et 17 décembre 2013),","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adieu-du-ccfd-terre-solidaire-a-nelson-mandela/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adieu-du-ccfd-terre-solidaire-a-nelson-mandela/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Adieu du CCFD-Terre Solidaire à Nelson Mandela","datePublished":"2013-12-06T10:50:18+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:36+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adieu-du-ccfd-terre-solidaire-a-nelson-mandela/"},"wordCount":511,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire sont profondément attristés par le décès de Nelson Mandela et expriment leurs sincères condoléances au peuple sud-africain à qui il va terriblement manquer.\n\n\n\nCombattant pour la liberté, chef d’État, Nelson Mandela a contribué à libérer l’Afrique de l’apartheid et à rendre sa dignité à toute une partie de l’humanité. Son idéal d’une société démocratique, multiraciale et protectrice des plus faibles a soulevé l’enthousiasme des militants anti-apartheid. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire pense  également aux organisations sud-africaines qui, dans le sillage de Nelson Mandela, ont porté ce combat contre l’apartheid, et auxquelles il a apporté son soutien. Notamment à Mgr Hurley, archevêque de Durban, disparu en 2004,  autre « géant  » du combat contre l’apartheid avec Nelson Mandela et Mgr Desmond Tutu, qui a été le premier à appeler le CCFD-Terre Solidaire à s’engager contre le régime raciste et contre les soutiens politiques dont il bénéficiait en France et en Europe.\n\nUn appel qui a conduit le CCFD-Terre Solidaire à travailler étroitement avec les Églises chrétiennes en Afrique du Sud, notamment à travers le financement de la publication du « Kaïros document », (appel œcuménique de toutes les Églises sud-africaines à une prise de position claire contre l’apartheid), ou de  la Commission Justice et Paix initiée par la Conférence épiscopale d’Afrique du Sud, ou encore des mouvements œcuméniques anti-apartheid tels Diakonia Council of Churches, créé en 1976 par Mgr Hurley.\n\nUn appel qui a aussi amené le CCFD-Terre Solidaire, à s’engager dès les années 1970  au sein de collectifs français et européens composés d’associations chrétiennes et de syndicats mobilisés contre l’apartheid, à mener des actions de sensibilisation de l’opinion publique française sur les discriminations raciales vécues par les populations noires et métisses, et des campagnes pour la libération de Nelson Mandela. Mais aussi à soutenir des associations sud-africaines engagées contre l’apartheid, apportant un soutien juridique aux victimes, ou une aide aux militants réfugiés au Zimbabwe, au Mozambique et en Tanzanie. Puis, après la chute de l’apartheid,  le CCFD-Terre Solidaire a orienté son accompagnement vers des organisations locales travaillant à la construction de la paix, de la démocratie et au soutien des populations défavorisées, notamment dans les townships.\n\n« Aujourd’hui, dans une Afrique du Sud  où l’injustice sociale et les inégalités demeurent criantes, les partenaires sud-africains du CCFD-Terre Solidaire restent engagés pour faire reconnaitre les droits des populations les plus marginalisées, paysans sans terres, personnes sans emplois, réfugiés, victimes de discriminations liées au SIDA ou au sexe. Nelson Mandela, votre vision de l’humanité continuera à inspirer des millions de femmes et d’hommes à travers le monde » témoigne Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire.\n\nContact Presse : Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80\nPlus d’informations sur le site du CCFD-Terre Solidaire : https://ccfd-terresolidaire.org/quand-l-eglise-4249"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/adieu-du-ccfd-terre-solidaire-a-nelson-mandela/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/adieu-du-ccfd-terre-solidaire-a-nelson-mandela/","name":"Adieu du CCFD-Terre Solidaire à Nelson Mandela - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-06T10:50:18+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:36+00:00","description":"Les bénévoles et salariés du CCFD-Terre Solidaire sont profondément attristés par le décès de Nelson Mandela et expriment leurs sincères condoléances au","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-fao-distingue-le-travail-de-cantera-au-nicaragua/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-fao-distingue-le-travail-de-cantera-au-nicaragua/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La FAO distingue le travail de Cantera au Nicaragua","datePublished":"2016-02-10T17:43:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-fao-distingue-le-travail-de-cantera-au-nicaragua/"},"wordCount":488,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Amérique Latine / Caraïbes","Projet","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Deux acteurs du centre de Communication et d’éducation populaire Cantera, partenaire du CCFD-Terre Solidaire au Nicaragua, ont été récompensés par le Premier Prix du concours international parrainé par la FAO sur les pratiques de gestion des sols dans le cadre de l'Année Internationale des Sols lancée en 2015.  \nEduardo Martínez Bendaña, animateur en communication communautaire, s’est vu récompenser pour la réalisation d’un court-métrage documentaire  “Une Amie de la Nature” sur une animatrice en milieu rural de Cantera\n\n\n\n\n\nL’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a décrété l’année 2015 comme étant l’Année Internationale des Sols, a organisé ce concours pour faire prendre conscience de l’énorme quantité de terres arables perdues chaque année à cause de l’urbanisation croissante, de la déforestation, de la surexploitation des terres, de la pollution, du surpâturage et du changement climatique. \nEduardo Martínez Bendaña, animateur en communication communautaire,  a reçu en janvier 2016 un prix en argent pour avoir réalisé le meilleur documentaire vidéo parmi 65 participants à l'échelle internationale.\n\nDepuis plus de 10 ans, Eduardo suit des cours de formation intégrée à  Cantera, à Ciudad Sandino, au Nicaragua. Il étudie actuellement la communication et fait partie du groupe de communicants communautaires du Programme Jeunes de Cantera depuis six ans.\n« C'est un jeune plein d’initiatives qui s'implique dans les activités sociales de toutes sortes : il a participé à des ateliers d'édition vidéo et audio, d'utilisation de la caméra, d'écriture de scénarios, et aux  cours de formation intégrée du Programme Jeunes de Cantera » explique le centre d'éducation ppopulaire Cantera, fier de voir des jeunes qu’il accompagne ainsi distingués. \n\nLa vidéo d’Eduardo “Une Amie de la Nature” présente l'expérience de Dominga Sotelo Vásquez, animatrice en milieu rural de Cantera, qui offre des services d'accompagnement dans la Communauté Planes de Cuajachillo. Dominga a participé à des ateliers de transformation agro-industrielle, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de gestion maraîchère (sols, production biologique, lutte contre les parasites et les maladies), de médecine naturelle, d'agriculture biologique, de sécurité alimentaire à partir de l’agroécologie, de lombriculture et d'apiculture.\n« Dominga a toujours été intéressée et motivée par la protection de la nature, l'alimentation saine, la vie en harmonie avec la nature liée à l'agriculture bio. Elle a participé à des cours pour les animateurs en milieu rural, et à celui sur le développement et le pouvoir local dispensés par CANTERA »  explique l’association.\n\nVoir leur travail récompensé par un prix international est une source d’encouragements pour tous les jeunes de l’association.\n\n\nPour regarder la vidéo en espagnol, cliquez ici"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-fao-distingue-le-travail-de-cantera-au-nicaragua/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-fao-distingue-le-travail-de-cantera-au-nicaragua/","name":"La FAO distingue le travail de Cantera au Nicaragua - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-02-10T17:43:43+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:02+00:00","description":"Deux acteurs du centre de Communication et d’éducation populaire Cantera, partenaire du CCFD-Terre Solidaire au Nicaragua, ont été récompensés par le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-la-guerre-un-jeu-denfants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-la-guerre-un-jeu-denfants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"République démocratique du Congo : La guerre, un jeu d&rsquo;enfants ?","datePublished":"2012-09-10T11:48:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-la-guerre-un-jeu-denfants/"},"wordCount":737,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Aujourd’hui encore, les enfants sont en première ligne sur les fronts, en RDC, comme ailleurs. Recrutés le plus souvent de force, ils sont victimes des appétits fi nanciers des industries minières et des trafiquants en tout genre. Rencontre à Paris avec Murhabazi Namegabe, directeur du Bureau pour le volontariat de l’enfance et de la santé (le BVES), une ONG congolaise pour la protection et la défense des droits de l’enfant.\n\n\n\nLes dégâts provoqués par les « armes légères et de petits calibres », Murhabazi Namegabe les connaît bien. Car si la guerre, en République démocratique du Congo (RDC), s’est « officiellement » terminée en juin 2003, mettant fin à un conflit qui aura fait plus de trois millions de morts, dans sa région du Kivu, à l’est du pays, les affrontements continuent. Opposant, pêle-mêle, « des groupes congolais qui prétendent protéger les populations civiles d’un éventuel génocide ou du pillage de leurs ressources, et des groupes rebelles étrangers qui viennent de pays voisins comme le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et même le Soudan », selon le directeur du BVES.\n\nUne ONG qui s’efforce de secourir les enfants tombés entre les griffes des « chefs de guerre » locaux. Au fil des années et des massacres, les recrues sont devenues de plus en plus jeunes. \n\n\n« Nous récupérons des survivants » \n\n\n« Dans les groupes armés, 40 à 60 % des effectifs sont constitués par les enfants », déplore Murhabazi. Des gamins âgés de huit à seize ans, sans éducation, et dans leur grande majorité recrutés de force dans les villages. Transformés en bêtes de combat. « Chez nous, on les appelle les “Songa mbélé”, ce qui, en swahili, signifie les “Sans peur”. On les forme à devenir sauvages. Sauvages contre celui qui apparaît comme ennemi, celui qui ne partage pas l’idéologie ou les objectifs du groupe armé  », explique-t-il. « Une fois drogués et éduqués à cette idéologie de guerre, ils ne reculent pas.  » Des enfants capables de tuer père et mère, mais, avant tout, victimes. « Ils se font souvent décimer lors des combats et nombreux sont ceux qui tombent sur le champ de bataille  », continue le directeur du BVES. « Les enfants que nous parvenons à récupérer sont des survivants. » \n\nLes différences idéologiques, les inimitiés ethniques ne suffisent pas à expliquer toutes ces atrocités. La région du Kivu est en effet l’une des plus riches de la RDC, abondamment pourvue en ressources naturelles, comme la cassitérite, le coltan, ou l’or, aujourd’hui très prisées par les industries de l’informatique, de la défense ou de l’aérospatiale. De quoi aiguiser tous les appétits, attiser tous les conflits, encourager tous les trafics. « Les groupes armés s’installent dans des endroits où il y a des zones minières et où ils peuvent se livrer au trafic de minerais. Parce que, sans argent, on ne peut pas avoir de munitions  », résume Murhabazi. \n\nLa situation ne semble pas près de s’arranger. Plus de 100 000 personnes auraient en effet été contraintes de quitter précipitamment leur village du Nord ou du Sud- Kivu depuis novembre 2011 en raison d’une recrudescence de la violence impliquant « troupes gouvernementales, membres du FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda, ndlr] et milices locales », selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, l’UNHCR, qui s’est rendu sur place, mi-janvier. Et l’agence internationale de constater que « 65 % de ces déplacés sont des jeunes, garçons et filles, ayant fui pour échapper à un enrôlement forcé dans les milices  ». \n\n« Si l’on veut combattre les conflits armés et la guerre dans des pays du tiers monde, il faut penser à deux choses. Premièrement, les minerais. À qui profitent ces ressources ? Deuxièmement, les armes. Qui les produit et pourquoi les produit-on ?  », interroge Murhabazi. Des questions qui passent bien au-dessus de la tête de la centaine de nouveaux pensionnaires arrivés, en janvier, dans le Centre de transit et d’orientation installé par le BVES à Bukavu. Des enfants soldats pour qui les « armes légères et de petits calibres » appartiennent désormais, espérons-le, au passé."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-la-guerre-un-jeu-denfants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-democratique-du-congo-la-guerre-un-jeu-denfants/","name":"République démocratique du Congo : La guerre, un jeu d'enfants ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-09-10T11:48:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:35:35+00:00","description":"Aujourd’hui encore, les enfants sont en première ligne sur les fronts, en RDC, comme ailleurs. Recrutés le plus souvent de force, ils sont victimes des","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Ouverture du forum européen Nyéléni pour la souveraineté alimentaire","datePublished":"2016-10-26T15:10:09+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:58+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/"},"wordCount":878,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Europe de l'Est","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Quelle sont les alternatives possibles aux systèmes de productions et de distributions des denrées alimentaires existants aujourd'hui en Europe, de l'Espagne à la Russie? Pour en débattre et croiser les expériences, le Mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni organise un deuxième Forum européen, qui se tient à Cluj Napoca, en Roumanie du 26 au 30 octobre. Une délégation française d'une trentaine de personnes, dont trois membres du CCFD-Terre Solidaire, y participe.\n\n\n\nLe Forum européen Nyéléni pour la souveraineté alimentaire qui se tient à Cluj-Napoca en Roumanie du 26 au 30 octobre 2016 s'inscrit dans la dynamique du forum mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni  de 2007 au Mali et du premier Forum Nyéléni Europe organisé en 2011 à Krems, en Autriche, qui avait donné lieu à une déclaration commune et à un plan d’action. L'édition de ce nouveau Forum manifeste  la croissance continue du mouvement pour la souveraineté alimentaire dans la région paneuropéenne. \n\nLe Forum est préparé par une large coalition d'acteurs en Europe de près de 50 pays différents, dont la Via Campesina Europe, et rassemble plus de 500 personnes. Pour Nyéléni, trois mots clés inspirent son action : \"Transformer ! Résister ! Construire !\"\n\n\n\nPour en savoir plus, suivre sur Twitter les trois chargés de mission présents au Forum Maureen Jorand, Florian de Jacquelot, et Florent Schaeffer\n\n \n\nCes rencontres internationales et régionales permettent à de plus en plus de personnes de s'impliquer pour contribuer à changer le système alimentaire et agricole dominant.\nDevant les difficultés croissantes rencontrées face au modèle agro-industriel et néolibéral, un nombre croissant de décideurs politiques, de mouvements sociaux, de producteurs et de consommateurs s'intéressent en effet à la souveraineté alimentaire. \n\n\n\nAu forum européen de Cluj Napoca, les travaux s'organiseront autour de cinq thématiques :\n\n\n1. Changer la manière dont nous produisons nos aliments et les consommons\n2. Changer la manière dont la nourriture est distribuée\n3. Valoriser et améliorer le travail et les conditions sociales dans les systèmes alimentaires et agricoles\n4. Revendiquer le droit aux ressources naturelles et aux biens communs\n5. Changer les politiques publiques qui gouvernent nos systèmes alimentaires et agricoles\n\nNyéléni tire son nom d'une  femme malienne légendaire connue pour sa capacité à avoir cultivé sa terre et nourri les siens, et qui a inspiré le premier Forum pour la souveraineté alimentaire réuni à Sélingué, au Mali en 2007. De ce Forum est né le Mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni, qui rassemble des représentants de mouvements de producteurs, de consommateurs et de protection de l’environnement, des ONG, des syndicats. \n\nLa souveraineté alimentaire est un cadre politique préconisée par des mouvements d'agriculteurs, de paysans, d'éleveurs, de pêcheurs, de «peuples autochtones», de femmes, de jeunes ruraux et d'organisations environnementales. Ce cadre a été lancé en 1996 par le mouvement paysan international La Via Campesina lors du Sommet mondial de la FAO sur l'alimentation à Rome. \n\nLa souveraineté alimentaire place les producteurs agricoles et les consommateurs au cœur du débat, soutient les peuples dans leur droit de produire leur propre nourriture et de consommer des aliments locaux. La notion de souveraineté alimentaire joue un rôle de plus en plus important dans le débat sur l'agriculture et des alternatives à l'agro industrie et aux politiques néolibérales. \n\n\n\n\n\n\n\n\nExtrait de la déclaration de Nyéléni, le 27 octobre 2007\n\n\n\"La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l’aide de méthodes durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. \n\nElle place les producteurs, distributeurs et consommateurs des aliments au cœur des systèmes et politiques alimentaires en lieu et place des exigences des marchés et des transnationales. \n\nElle défend les intérêts et l’intégration de la prochaine génération. \nElle représente une stratégie de résistance et de démantèlement du commerce entrepreneurial et du régime alimentaire actuel. \n\nElle donne des orientations pour que les systèmes alimentaires, agricoles, halieutiques et d’élevage soient définis par les producteurs locaux. \nLa souveraineté alimentaire donne la priorité aux économies et aux marchés locaux et nationaux et fait primer une agriculture paysanne et familiale, une pêche traditionnelle, un élevage de pasteurs, ainsi qu’une production, distribution et consommation alimentaires basées sur la durabilité environnementale, sociale et économique. \n\nLa souveraineté alimentaire promeut un commerce transparent qui garantisse un revenu juste à tous les peuples et les droits des consommateurs à contrôler leurs aliments et leur alimentation. \n\nElle garantit que les droits d’utiliser et de gérer nos terres, territoires, eaux, semences, bétail et biodiversité soient aux mains de ceux et celles qui produisent les aliments. \n\nLa souveraineté alimentaire implique de nouvelles relations sociales, sans oppression et inégalités entres les hommes et les femmes, les peuples, les groupes raciaux, les classes sociales et les générations.\""}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/","name":"Ouverture du forum européen Nyéléni pour la souveraineté alimentaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-10-26T15:10:09+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:34:58+00:00","description":"Quelle sont les alternatives possibles aux systèmes de productions et de distributions des denrées alimentaires existants aujourd'hui en Europe, de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/propositions-du-ccfd-terre-solidaire-aux-candidats-aux-elections-europeennes/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/propositions-du-ccfd-terre-solidaire-aux-candidats-aux-elections-europeennes/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Propositions du CCFD-Terre Solidaire aux candidats aux élections européennes","datePublished":"2014-04-28T17:23:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/propositions-du-ccfd-terre-solidaire-aux-candidats-aux-elections-europeennes/"},"wordCount":1748,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CCFD-Terre Solidaire demande aux candidats de s’engager sur 10 propositions pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits humain.\n\n\n\nL’Europe, forte de son influence sur le plan économique et politique, doit montrer la voie : c’est particulièrement vrai quand on parle de respect et de promotion des droits humains. L’Europe doit montrer l’exemple, notamment en matière de lutte contre l’évasion fiscale, d’encadrement des investissements des multinationales dans les pays du Sud, de respect des droits des migrants. C’est en élaborant au niveau européen des règles strictes que l’on pourra enrayer le dumping social ou environnemental dont profitent certaines multinationales (détruisant des emplois ici et ne permettant pas dans les pays du Sud l’émergence d’un développement équilibré et durable) et lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale. C’est aussi au niveau européen que doit être promue une nouvelle approche des migrations, notamment à travers une politique respectueuse des droits des migrants et la construction d’une gouvernance mondiale et alternative des migrations. Et enfin, il est indispensable que la politique de développement de l’Union européenne soit exemplaire, et réellement au service des besoins des populations (lutte contre la faim, promotion des droits, etc.). \n\n\n10 propositions pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits humains\n\n\nLutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales\nEn matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, l’Union européenne dispose de nombreux outils législatifs pour faire adopter des mesures plus ambitieuses. En 2013, l’Union européenne a franchi une étape décisive en adoptant une mesure de transparence comptable pays par pays pour les banques (Directive CRD IV), dans le sillage de la France. Lors du Conseil du 22 mai 2013, les chefs d’Etats européens se sont déclarés favorables à une extension du reporting comptable pays par pays aux autres secteurs d’activité. Cependant, cette extension aux autres secteurs d’activité rencontre encore une opposition de certains grands pays européens malgré l’appui de la présidence lituanienne et le soutien du commissaire Barnier.\n\n\n1ère proposition\nExiger la transparence comptable pays par pays de la part de toutes les entreprises  multinationales, tous secteurs d’activités confondus (liste des entités, effectifs, chiffre d’affaires, impôts sur les sociétés et subventions reçues) et la publication de ces informations.\n\n\n2ème proposition\nHarmoniser les règles fiscales européennes et internationales via l’adoption de mesures contraignantes relatives à la consolidation des assiettes fiscales pour l’impôt sur les sociétés afin de mieux répartir le droit de taxer entre les pays selon des critères objectifs (effectifs, chiffre d’affaires, etc.). Une telle harmonisation permettrait de réconcilier la distribution de l’impôt avec la géographie de l’activité réelle des entreprises.\n\n\nRendre les multinationales européennes responsables de leurs impacts sociaux et environnementaux dans les pays du Sud\nL’Union européenne a été pionnière dans la définition de la Responsabilité sociale des entreprises. En octobre 2011, avec sa Communication RSE, la Commission renonce à la notion de « volontarisme » au profit d’une approche législative contraignante. \nLa mention du champ d’application de la RSE, notamment de son extension aux préoccupations liées aux droits de l’Homme, ainsi que l’obligation de prévenir les effets négatifs constitue la vraie nouveauté de cette définition.\n\n\n3ème proposition\nS’assurer que les Etats lèvent les obstacles dans l’accès à la justice pour les victimes d’entreprises multinationales européennes opérant dans les pays tiers.  \nDans la suite de la consultation sur « l’avenir du droit européen des sociétés » lancé en 2012 par la Commission européenne, le Parlement doit œuvrer pour la reconnaissance d’un lien juridique entre les sociétés-mères et leurs filiales et les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants.\n\n\n4ème proposition\nRéviser la politique commerciale, pour mieux prendre en compte la dimension sociale, environnementale et sociétale en instaurant des mécanismes de vérification et de contrôle contraignants pouvant rendre effectif le Système de Préférence Généralisé +, comme les suggèrent les deux résolutions du Parlement européen portant sur ce sujet : «Droits de l’Homme et normes sociales et environnementales dans les accords commerciaux internationaux » et « La responsabilité sociale des entreprises dans les accords de libre échange ».\n\n\nExiger l’exemplarité de l’Union européenne dans ses investissements portés au nom de la sécurité alimentaire\nLa Banque européenne d’Investissement (BEI) qui intervient au nom du développement en soutien aux investissements dans les pays du Sud, s’appuie de plus en plus sur les mêmes mécanismes de financement que le secteur privé, avec les mêmes travers en termes d’opacité, et sans poser d’exigences  suffisantes pour s’assurer de leur contribution réelle au développement. Suite aux interpellations de la société civile sur les impacts de certains projets, la banque s’est engagée à renforcer ses contrôles et accroître sa transparence ;\nL’Union européenne s’est engagée dans le soutien à la mise en œuvre des directives volontaires sur la gouvernance foncière. Elle pourrait aller plus loin en introduisant les recommandations spécifiques de ce document dans ses cadres d’intervention et d’évaluation de ses projets, quel qu'en soit le secteur (agricole, infrastructure, énergie,…).\n\n\n5ème proposition\nExiger l’exemplarité des agences de financement du développement : \n\npar l’adoption de pratiques exemplaires dans le cadre de la politique de coopération pour le développement : la Banque européenne d’Investissement doit exiger de la part de l’ensemble des entreprises qu’elle soutient, la transparence comptable pays par pays, la publication des contrats et des accords de ruling (accord préalable passé avec les administrations fiscales), et l’identification des bénéficiaires effectifs.  de même, des procédures régulières entre la BEI et le Parlement doivent être mises en place afin d’assurer l’intégration des avancées internationales (en matière de RSE, de fiscalité, de lutte contre les accaparements de terres,…)  au cadre de maîtrise des risques de la Banque.\n\n\n6ème proposition\nVeiller à la cohérence des actions de développement de l’UE avec ses engagements internationaux, en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire  \npar l’interpellation de l’Union européenne sur sa participation à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8. Les parlementaires doivent interpeller la Commission sur son engagement au sein de cette initiative et demander un reporting régulier afin d’effectuer un suivi des projets réalisés, de leurs impacts et d’y conditionner les financements et la participation européenne. \n\n\nRompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits\nLa Commission européenne a publié le 5 mars dernier un projet de règlement sur l’approvisionnement responsable en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque. Dans ce projet, la Commission n’impose aucune obligation aux entreprises et se fonde uniquement sur une démarche volontaire de leur part, ce qui est loin d’être suffisant pour mettre fin à la commercialisation sur le marché européen de minerais ayant financé des groupes armés.  Le projet de règlement de la Commission demeure ainsi très en deçà des normes internationales proposées par l’ONU et l’OCDE, et va également à l’encontre du « rapport sur la promotion du développement par des pratiques responsables dans les affaires, notamment en ce qui concerne le rôle des industries extractives dans les pays en développement » adopté le 26 février 2014 par le Parlement européen. \n\n\n7ème proposition\nCréer une obligation légale contraignante pour les acteurs économiques afin qu’ils exercent un devoir de diligence sur leurs chaînes d’approvisionnement pour identifier et prévenir les risques de financement des conflits et des violations des droits humains. Seule une législation contraignante peut efficacement rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits.\n\n\n8ème proposition Etendre la portée du règlement. D’une part, il convient de l’appliquer à tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement, et non pas uniquement aux importateurs. D’autre part, son champ d’application doit être élargi à l’ensemble des ressources naturelles, sans exception.\n\n\nConstruire une gouvernance alternative des migrations, respectueuse des droits des migrants\nLes migrations internationales connaissent depuis quelques années de fortes mutations. Le phénomène de la mondialisation, propre à nos sociétés contemporaines, n’est pas seulement un processus socio-économique, mais reflète également « une humanité de plus en plus interconnectée », dépassant les frontières géographiques et culturelles.  Les Etats européens doivent aujourd’hui accepter le fait que la question des migrations se traite à un niveau de moins en moins national et de plus en plus régional et international.  Les Etats européens doivent être moteurs dans la construction d’une gouvernance alternative des migrations, respectueuse des droits des migrants et ratifier les outils qui existent comme la Convention des Nations unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, entrée en vigueur en juillet 2003.\n\n\n9ème proposition\nSe mobiliser et faire pression sur les Etats membres pour qu’ils ratifient la Convention des Nations unies pour la Protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, instrument juridique mondial majeur. La ratification de cette Convention répondra ainsi à une triple nécessité, contribuant à la construction d’une gouvernance régionale, mondiale et multilatérale des questions de migrations :\n\n la construction d’une gouvernance fondée sur des instruments politiques et juridiques communs à l’échelle internationale ; la création d’espaces de concertation et de décision multilatérale, à l’échelle régionale et internationale ;  l’ouverture de ces espaces aux acteurs de la société civile internationale. \n\n\n10ème proposition\nAppliquer de manière effective cette Convention et s’engager à soumettre le rapport d’application devant le Comité des Nations unies pour la Protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille tous les 4 ans."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/propositions-du-ccfd-terre-solidaire-aux-candidats-aux-elections-europeennes/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/propositions-du-ccfd-terre-solidaire-aux-candidats-aux-elections-europeennes/","name":"Propositions du CCFD-Terre Solidaire aux candidats aux élections européennes - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-04-28T17:23:00+00:00","description":"Le CCFD-Terre Solidaire demande aux candidats de s’engager sur 10 propositions pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits humain. L’Europe,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-droits-des-femmes-dans-les-mines-en-afrique-du-sud/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-droits-des-femmes-dans-les-mines-en-afrique-du-sud/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Quels droits des femmes dans les mines en Afrique du Sud ?","datePublished":"2016-04-11T11:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-droits-des-femmes-dans-les-mines-en-afrique-du-sud/"},"wordCount":1213,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Égalités femmes/hommes"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Retrouvez le dossier spécial \"L'émancipation des femmes, clé du développement\" dans le numéro d'avril 2016 de notre magazine Faim et Développement. \n\n\n\nLes pays en développement peuvent-ils se passer de la moitié de leur population pour sortir la tête de l’eau ? À l’évidence, non... Renforcer le pouvoir d’agir et de décider des femmes s’avère une priorité pour un développement humain durable. En Afrique du Sud, WoMin, nouveau partenaire du CCFD-Terre Solidaire, est un réseau d’organisations sud-africaines et régionales[[Ce réseau rassemble des organisations qui travaillent en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo (RDC), au Nigeria, en Sierra Leone, en Tanzanie, en Zambie...]] basé à Johannesburg. Il travaille sur les conséquences de l’industrie extractive sur la vie des femmes. Rencontre avec Lindiwe Nomonde Precious Nkosi, coordinatrice provinciale de Women from Mining Affected Communities United in Action (Wamua), membre de ce réseau.\n\nFaim et Développement : Quel est le contexte dans lequel vous opérez ?\n\nLindiwe Nomonde Precious Nkosi  : Sur le papier, tout va très bien en Afrique du Sud. Mais dans la pratique, des émeutes se produisent chaque jour dans les anciens townships noirs et les bidonvilles pour l’accès à l’eau, l’électricité, l’école, le logement, l’emploi. Les conclusions de la commission d’enquête sur le massacre de Marikana ne sont pas satisfaisantes. Les policiers n’ont pas été jugés coupables, alors que trente-quatre mineurs ont été tués par balles en août 2012, parce qu’ils manifestaient pour une augmentation de salaire dans une mine de platine. Si un dialogue réel avait été engagé entre les responsables de la mine et les ouvriers, cette catastrophe aurait pu être évitée.  \n\n\nQuelles ont été les conséquences de Marikana ? \n\n\nLes gens ont commencé à avoir peur de la police. Certains ont voulu se venger, en tirant sur les policiers et en attaquant leurs familles, par solidarité avec les mineurs tués à Marikana. Nous sommes allées sur place pour rencontrer les veuves des mineurs tués. Sur le site de Lonmin, les mineurs sont logés dans des bidonvilles, sans accès à l’eau. Les travailleurs ne sont pas pris au sérieux en Afrique du Sud. C’est la conclusion que nous tirons de ce drame qui a affecté le secteur minier. \n\nLire le communiqué sur l'assassinat, le 22 mars 2016, de Sikhosiphi « Bazooka » Rhadebe, militant sud-africain en lutte contre l'implantation d'une mine.\n\nComment les pratiques des sociétés minières violent-elles les droits des populations ? \n\n\nLes populations sur les sites miniers ne bénéficient absolument pas des richesses tirées du sous-sol, qu’il s’agisse du charbon, du platine, du fer... À Witbank, une grande ville minière qui a été rebaptisée eMalahleni, les femmes habitent dans un bidonville situé tout près d’une mine. Elles n’ont ni eau ni électricité, et s’en vont collecter de l’eau polluée par la mine pour faire leur lessive, la cuisine et leur toilette.\n\nPar ailleurs, quand les mines s’installent, leurs représentants ne viennent pas consulter les communautés, mais vont parler au roi local, au chef traditionnel de la région. Ils leur achètent de belles voitures, leur donnent de l’argent, et ça s’arrête là. Les relations sont aussi tendues parce que les mines n’emploient personne parmi les communautés locales et préfèrent faire venir des travailleurs migrants des pays voisins pour les payer moins cher. Bien souvent, lorsqu’une société minière reprend un terrain agricole, elle rachète les terres d’un fermier et fait des promesses aux ouvriers agricoles qui vivent là parfois depuis plusieurs générations. Par la suite, elles ne les tiennent pas et ne construisent pas les écoles, les crèches ou les infrastructures promises. Les communautés proches des mines se plaignent de la poussière, de la pollution de l’air, du fait que les puits soient détruits par les explosions dans les galeries des mines en sous-sol, etc. \n\n\nQu’est-ce qui vous a motivée dans votre mission au sein de Wamua ? \n\n\nDans cette industrie minière dominée par les hommes, les femmes n’osent pas s’exprimer. En tant que femmes africaines, nous avons été éduquées dans le respect de l’homme, que nous devons écouter. Nous avons donc créé Wamua pour permettre aux femmes de s’organiser dans notre région, la province du Mpumalanga, au nord de l’Afrique du Sud, où nous avons beaucoup de charbon. À Carolina, la localité où je m’occupe d’une trentaine de femmes, plus de douze mines sont en activité. Quand nous nous réunissons, les femmes peuvent parler de leurs problèmes de santé, de la tuberculose, des maladies sexuellement transmissibles. \n\nEn outre, les femmes ne font partie d’aucun processus de négociation. Les hommes peuvent très bien donner leur accord pour que les familles soient déplacées, après des discussions avec les groupes miniers. Or, ce sont les femmes qui nourrissent les familles en Afrique du Sud, en exerçant de petits commerces informels. Un très fort taux de chômage frappe en effet les hommes (27 % officiellement, sans doute plus du tiers de la population active selon certaines estimations). Elles peuvent donc être contraintes de démarrer une nouvelle vie ailleurs, sans avoir leur mot à dire. \n\n\nQue leur conseillez-vous ? \n\n\nNotre système légal fonctionne. Nous leur conseillons donc d’aller devant la justice avec l’assistance d’un avocat. Nous essayons de les informer sur leurs droits et les programmes du ministère de la Femme et de l’Enfant. Nous agissons comme des intermédiaires entre ces communautés historiquement désavantagées et les responsables des sociétés minières. Notre mission consiste à apporter du soutien aux femmes, qui ne savent pas vers qui se tourner et n’ont pas les connaissances nécessaires pour faire valoir leur point de vue. Avant toute procédure judiciaire, nous tentons d’obtenir des solutions à l’amiable. Nous engageons le dialogue avec les représentants de la mine et nous leur demandons de faire des propositions. La consultation, tel est le mot clé de notre plaidoyer et de nos actions.\n\n                                                  ***\n\nPour lire l'ensemble de notre dossier spécial \"L'émancipation des femmes, clé du développement\" abonnez-vous au magazine de reportage Faim et Développement. Vous y trouverez les articles suivants :\nRenforcer les capacités des femmes : un levier du développement\nReportage/Brésil : Quand une femme avance, aucun homme ne recule\nEntretien/Brésil : La place des femmes doit être débattue collectivement\nPortrait/Burundi : La maman nationale\nEntretien/Cambodge : Liberté, égalité, solidarité : le combat d’United Sisterhood\nRécit de bénévoles : L’ét(h)iquette qui gratte\n\nAinsi qu'un grand reportage à Timor oriental : Tara bandu, un nouveau contrat social.  A l'initiative de la société civile, la restauration de cet ancien code social, à partir de 2006, a spectaculairement amélioré la vie en communauté dans deux provinces du pays."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-droits-des-femmes-dans-les-mines-en-afrique-du-sud/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/quels-droits-des-femmes-dans-les-mines-en-afrique-du-sud/","name":"Quels droits des femmes dans les mines en Afrique du Sud ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-04-11T11:30:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:38+00:00","description":"Retrouvez le dossier spécial \"L'émancipation des femmes, clé du développement\" dans le numéro d'avril 2016 de notre magazine Faim et Développement. Les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-accaparements-de-terres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-accaparements-de-terres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre les accaparements de terres","datePublished":"2014-01-01T13:29:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:56+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-accaparements-de-terres/"},"wordCount":144,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Merci pour votre intérêt pour la lutte contre les accaparement de terres, une des principales causes de la faim dans le monde. Grâce à la mobilisation de tous, nous avons recueilli près de 120 000 signatures dans cette campagne. Mais le combat est loin d'être terminé: que ce soit au Cambodge, en Colombie ou encore aux Philippines les accaparements de terre continuent à faire des ravages et à aggraver la situation de millions d'être humains.\n\nNous restons particulièrement mobilisés sur cet enjeu de la souveraineté alimentaire notamment à travers notre campagne globale \"Investissements Hors-Jeu\".\n\nInformez-vous sur nos projets avec notre newsletter mensuelle : abonnez-vous gratuitement ici.\n\nEn attendant de recevoir le prochain numéro, découvrez nos projets de solidarité internationale.\n\nSachez aussi que notre association vit à 91 % grâce à vos dons : faites un geste contre la faim."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-accaparements-de-terres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-les-accaparements-de-terres/","name":"Lutte contre les accaparements de terres - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-01-01T13:29:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:56+00:00","description":"Merci pour votre intérêt pour la lutte contre les accaparement de terres, une des principales causes de la faim dans le monde. Grâce à la mobilisation de","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"A Mindanao, le défi d&rsquo;instaurer la paix entre les communautés","datePublished":"2021-04-30T10:56:28+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:34+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/"},"wordCount":479,"commentCount":9,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/midanao-mppp.jpg","keywords":["Paix et vivre ensemble","Podcast"],"articleSection":["Podcast","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Au sud des Philippines, notre partenaire lutte pour faire reconnaître les droits des différentes communautés qui composent l'île de Mindanao et créer du dialogue. Sylvain Ropital, chargé de mission Asie au CCFD-Terre Solidaire nous en dit plus sur la gouvernance du pays et de l'île.\n\n\n\nLa crise sanitaire a exacerbé les inégalités et les répressions dans de nombreux pays. C’est le cas aux Philippines, où le président, Rodrigo Dutertre, exerce son pouvoir de manière tyrannique depuis 2016. Le Gouvernement a profité de la pandémie pour réduire davantage la portée des mouvements sociaux, pour poursuivre les assassinats extrajudiciaires et justifier les violations des droits humains commises par la police nationale.\n\nSous couvert de la lutte contre la drogue, on compte à présent plus de 27 000 morts sous les balles de la police depuis l’arrivée au pouvoir de Duterte.\nUne loi « antiterrorisme » passée en urgence au cours de l’année 2020 a entraîné une hausse de la répression à l’égard de ses opposants politiques et des médias.\n\nC'est au cœur de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, que notre partenaire le MPPM (Mindanao People Peace Movement) agit pour la paix. Cette île est partagée entre trois communautés : musulmane (les Moros), chrétienne, et indigène (les Lumads).\n\nUn accord de paix a été signé en 2014 entre l’un des mouvements indépendantistes musulmans et le gouvernement national à Manille pour mettre fin à une guerre qui les opposait depuis quarante ans. Ainsi, une nouvelle région autonome Bangsamoro, qui signifie « terre des Moros », a vu le jour en janvier 2019 par voie de référendum.\n\nMais cet accord néglige la troisième communauté, les populations indigènes : au delà d'un manque de reconnaissance de leur culture et de leur identité, leurs droits sur les domaines ancestraux sont ignorés, livrant les terres communes aux convoitises des compagnies minières et de l'agro-business.\n\nLire aussi : A Mindanao, les populations indigènes grandes perdantes de l’accord de paix.\n\nLe MPPM regroupe 170 associations ou organisations alliées autour de la question des droits de l'homme et de la construction d'une paix durable à Mindanao. MPPM a toujours eu le souci d'inclure les trois communautés principales de l’île et leur permet des échanges et des prises de position collectives.\n\nL'organisation a joué un rôle important au moment du référendum afin que les habitants puissent voter de manière informée. MPPM poursuit aujourd'hui son combat pour obtenir la reconnaissance des droits des populations indigènes.\n\nPour en savoir plus : Sur l’île de Mindanao déchirée, il fait dialoguer musulmans, chrétiens et indigènes."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/","name":"A Mindanao, le défi d'instaurer la paix entre les communautés - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/midanao-mppp.jpg","datePublished":"2021-04-30T10:56:28+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:46:34+00:00","description":"Au sud des Philippines, notre partenaire lutte pour faire reconnaître les droits des différentes communautés qui composent l'île de Mindanao et créer du","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/a-mindanao-le-defi-dinstaurer-la-paix-entre-les-communautes-podcast/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/midanao-mppp.jpg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2021/04/midanao-mppp.jpg","width":720,"height":472}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-du-soudan/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-du-soudan/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"République du Soudan","datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:27+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-du-soudan/"},"wordCount":665,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Premier pays d'Afrique par la superficie, de 2,5 millions de km², le Soudan se situe au carrefour du monde arabe et de l'Afrique noire : au nord se trouvent la Libye et l'Egypte, à l'est la mer rouge, l'Erythrée et l'Ethiopie, le Centrafrique et le Tchad à l'ouest et la RDC, le Kenya et l'Ouganda au sud.\n\n\n\nLe pays lui-même est un patchwork de peuples : les 38 millions de Soudanais se partagent entre cinq cents tribus elles-mêmes relevant d'une cinquantaine d'ethnies. Les Arabes (39 % de la population) et les Bejas (6 %) se concentrent dans le nord du pays, les Noirs (52 %) dans le sud. Les Soudanais sont sunnites à plus de 70 %, chrétiens à 15 % environ et animistes pour le reste.\n\nColonie anglaise jusqu'à l'indépendance en 1956, le Soudan a subi ensuite deux guerres civiles : de 1955 à 1972 et de 1983 à 2005, les populations du Sud se sont opposées au pouvoir central de Khartoum. Celui-ci est depuis 1989 aux mains du général Omar al Bachir, soutenu par les radicaux islamistes sunnites. \n\nMalgré l'« accord de paix global » signé à Nairobi en 2005 et mis en oeuvre sous l'égide de 10 000 casques bleus des Nations-Unies, les tensions subsistent à l'intérieur du pays : en mai 2008, des affrontements ont repris dans la région pétrolière d'Abiye. D'où des interrogations sur la tenue du référendum d'autodétermination pour le Sud Soudan prévu pour 2001. En outre, ce processus de paix pour le Sud Soudan a encouragé les peuples de la région du Darfour, à l'ouest du pays, à se lever pour faire entendre leurs revendications à l'autonomie. Débutée en 2003, la guerre civile au Darfour aurait entraîné des crimes de guerre et contre l'humanité, commis notamment par les milices « janjaouids », soutenues par le pouvoir central. Le procureur de la Cour pénale internationale a requis, en juillet 2008, un mandat d'arrêt à l'encontre de Omar al Bachir pour crime de génocide, crime de guerre et crime contre l'humanité.\nCes conflits armés ont déstabilisé le Tchad voisin et entraîné le déplacement de plus de 4 millions de personnes. L'espérance de vie dépasse à peine 57 ans.\n\nPourtant, le Soudan est un pays potentiellement riche : outre la production de pétrole, de 500 000 barils/jour, son potentiel agricole est élevé (céréales, coton, gomme arabique) et ses réserves d'or importantes. De 9,2 milliards de dollars (chiffres 2006), son PIB reste dépendant de l'agriculture (39 %), devant le secteur des services (33 %) et de l'industrie et des mines (28 %). Gourmande en pétrole, la Chine est le premier client du Soudan, à hauteur de 82 %.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire soutient des partenaires au Sud-Soudan, et les actions de l'Église en faveur des populations victimes de la guerre civile qui a opposé le Sud à la domination du pouvoir central au Nord : populations du Sud et déplacés dans les environs de Khartoum notamment via l'Église. Son appui va à Acord Soudan, ACS et au diocèse de Torit.\n\nLe 9 Juillet 2011 c'est la naissance du 193ème Etat, le Sud Soudan. Cette date marque l'aboutissement d'un processus de paix engagé depuis 2002, qui s'est soldé par la tenue d'un référendum consacrant le choix des Sud-Soudanais en faveur de l'indépendance de leur région. Dès ses premiers pas, ce pays présentera des indicateurs inquiétants d'un niveau jamais enregistré depuis 1945 : les taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde, une jeune femme de 15 ans a plus de chance de mourir en accouchant que de terminer ses études. Cette situation est en plus aggravée par des mouvements de population de grande ampleur. Depuis décembre 2010, environ 300 000 Sud-Soudanais ont quitté le Nord pour rejoindre le Sud Soudan. Dès lors, le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires soudanais insistent sur la nécessité pour ces deux Etats de maintenir le dialogue et la coopération. "}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-du-soudan/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/republique-du-soudan/","name":"République du Soudan - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2006-07-05T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:23:27+00:00","description":"Premier pays d'Afrique par la superficie, de 2,5 millions de km², le Soudan se situe au carrefour du monde arabe et de l'Afrique noire : au nord se","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-des-negociations-pour-un-traite-onu-sur-les-multinationales-et-les-droits-humains-les-maires-de-france-appellent-a-mettre-fin-a-limpunite/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-des-negociations-pour-un-traite-onu-sur-les-multinationales-et-les-droits-humains-les-maires-de-france-appellent-a-mettre-fin-a-limpunite/"},"author":{"name":"Sophie Rebours","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/35f00e952f1bd5457c248aef9426568f"},"headline":"Ouverture des négociations pour un traité ONU sur les multinationales et les droits humains : les maires de France appellent à mettre fin à l’impunité","datePublished":"2020-10-27T10:18:57+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:43:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-des-negociations-pour-un-traite-onu-sur-les-multinationales-et-les-droits-humains-les-maires-de-france-appellent-a-mettre-fin-a-limpunite/"},"wordCount":627,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Devoir de vigilance","Multinationales et droits humains","Régulation des multinationales"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Paris, Genève, mardi 27 octobre 2020  -  Ce lundi 26 octobre 2020 a débuté à Genève la sixième session de négociation d’un traité contraignant les multinationales à respecter les droits humains et l'environnement. Alors que l’Union européenne a joué la montre et que la France est restée muette pour le moment, 22 maires français appellent le gouvernement et l’UE à s’engager activement dans ce processus de négociation afin “d’atténuer les conséquences injustes d’une mondialisation non régulée”.\n\n\n\nEn juin 2014, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a franchi une étape historique en mandatant un groupe de travail intergouvernemental pour élaborer un traité contraignant sur les multinationales et les droits humains. Depuis, cinq sessions de négociation ont déjà eu lieu. \nHier matin, à l’ouverture des négociations, l’Union européenne est restée bien trop évasive sur son engagement dans les débats qui s’ouvrent cette année, alors qu’elle devrait en être un acteur majeur. \n\nDe leur côté, les maires de Lille, Marseille, Strasbourg, Grenoble, Rennes, Nantes, Besançon, Poitiers, Gennevilliers, Loos-en-Gohelle, Blois, Toul, Malzéville, Schiltigheim, Dornas, St Martin le Colonel, Meymac et Champforgeuil signent un Appel international en soutien à ce traité à l’ONU. Ils demandent \n\n“instamment aux États et aux organisations régionales de s'engager activement dans ce processus des Nations unies et d’œuvrer à l'élaboration d'un instrument international efficace et juridiquement contraignant pour réglementer les activités des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales dans le cadre du droit international des droits humains. Ceci afin d’assurer la protection de la planète et pour faire en sorte que la dignité des personnes, telle qu'elle est inscrite dans les droits politiques, économiques, sociaux et culturels universels, prime sur le profit”.\n\nLeurs signatures s’ajoutent à celles des centaines de parlementaires à travers le monde qui soutiennent l’élaboration d’un tel traité. \n\nMalgré le contexte sanitaire qui limite la participation de la société civile, moteur essentiel du processus, les Etats doivent profiter de cette sixième session de négociation pour avancer sur les questions de responsabilité juridique des multinationales, de prévention des atteintes aux droits humains et à l’environnement, de modalités d’accès à la justice pour les personnes affectées par ces entreprises.\n\nEn 2017, la France s’est dotée d’une loi inédite en la matière, la loi sur le devoir de vigilance. En 2019, 847.000 citoyen.ne.s européen.ne.s ont interpellé l’Union européenne et ses Etats membres afin d’exiger “des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales”. Le gouvernement français et l’UE doivent être à la hauteur des appels lancés par les citoyens et les maires en soutien au traité ONU.\n\n\n•\tListe des maires signataires de l’Appel international en soutien au traité ONU sur les multinationales et les droits humains\n\nEric Piolle, Grenoble\nMichèle Rubirola, Marseille\nAnne Vignot, Besançon\nLéonore Moncond’huy, Poitiers\nJeanne Barseghian, Strasbourg\nPatrice Leclerc, Gennevilliers\nNathalie Appéré, Rennes  \nMartine Aubry, Lille  \nJohanna Rolland, Nantes\nJean-François Caron, Loos-en-Gohelle\nGuy Dallard, Dornas\nHenri  Bouchet, St Martin le Colonel\nMarc Gricourt, Blois\nBertrand Kling, Malzéville\nDanielle Dambach, Schiltigheim\nDominique Gambier, Déville lès Rouen\nEmmanuelle Pierre-Marie, Paris 12ème\nXavier Normand, Castanet-Tolosan     \nAlde Harmand, Toul\nAnnie Sassignol, Champforgeuil \nPhilippe Brugère, Meymac \nJoël Bigot, Petit-Couronne\n\n\nContacts presse :\n-\tSophie Rebours, s.rebours@cfd-terresolidaire.org, 07.61.37.38.65\n-\tJuliette Renaud, juliette.renaud@amisdelaterre.org, 06.37.65.56.40 \n-\tNayla Ajaltouni, n.ajaltouni@ethique-sur-etiquette.org, 06 62 53 34 56"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-des-negociations-pour-un-traite-onu-sur-les-multinationales-et-les-droits-humains-les-maires-de-france-appellent-a-mettre-fin-a-limpunite/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ouverture-des-negociations-pour-un-traite-onu-sur-les-multinationales-et-les-droits-humains-les-maires-de-france-appellent-a-mettre-fin-a-limpunite/","name":"Ouverture des négociations pour un traité ONU sur les multinationales et les droits humains : les maires de France appellent à mettre fin à l’impunité - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-10-27T10:18:57+00:00","dateModified":"2021-12-07T17:43:26+00:00","description":"Paris, Genève, mardi 27 octobre 2020 - Ce lundi 26 octobre 2020 a débuté à Genève la sixième session de négociation d’un traité contraignant les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-sommet-du-g7-pourquoi-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-sommet-du-g7-pourquoi-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Contre-sommet du G7 : pourquoi le CCFD-Terre Solidaire se mobilise ?","datePublished":"2019-08-23T10:51:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:43:22+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-sommet-du-g7-pourquoi-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/"},"wordCount":677,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Justice économique","Régulation des multinationales","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"A l'occasion du G7, du 24 au 26 Août à Biarritz, la société civile joue pleinement son rôle de contre pouvoir. Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires font entendre leurs voix au contre-sommet à Hendaye, en proposant analyses et alternatives.\n\n\n\n\n\n\n\nLa France, présidente de l'édition 2019 du G7, a choisi pour thème \"la lutte contre les inégalités\". Mais ce club de pays riches veut-il réellement s'attaquer aux inégalités, alors qu'il fait de la croissance économique sa priorité ?\n\nLe manque de régulation de l’économie mondiale et la toute la toute-puissance des multinationales, les soutiens publics massifs à un système agro-industriel destructeur pour la planète, les pratiques massives d’évasion fiscale et la violation des droits humains, sont les causes principales des inégalités actuelles. \n\nLe CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires agissent depuis de nombreuses années contre toutes les formes d'inégalités et d’injustices dans le monde pour répondre aux crises économiques, climatiques, sociales qui touchent les populations.\n\nNous sommes mobilisés avec nos partenaires au contre-sommet du G7 à Hendaye pour défendre une autre vision :\n\nLutter contre l'évasion fiscale\n\nLe gouvernement français n’a cessé d’affirmer que la lutte contre l’évasion fiscale serait une des grandes priorités de ce G7, alors même que ces pays refusent de s’attaquer aux réformes fondamentales qui y mettraient un terme.  \"Ce n’est pas à un petit nombre de pays de définir des règles qui concernent le monde entier,  s'indigne en outre Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.  Plus de 130 pays émergents et en développement demandent depuis longtemps la création d'un organisme à l'ONU sur les questions fiscales, où tous les États pourraient négocier sur un vrai pied d'égalité. Il est temps que les pays les plus riches cessent de bloquer sa création.\"   \n\nEn savoir plus sur notre lutte contre l'évasion fiscale et lire notre analyse : pour une réforme juste du système fiscal international\n\n\nRéguler les multinationales\n\nLes scandales sociaux et environnementaux impliquant des multinationales basées dans les États du G7 se multiplient. Face à ces violations des droits humains et aux atteintes à l'environnement par ces grandes entreprises, le silence des gouvernements présents à Biarritz est inacceptable. \n\n \"Le G7 ne peut pas se targuer de lutter contre les inégalités tout en ignorant les négociations qui se déroulent à l’ONU pour l’adoption d’un traité relatif aux entreprises multinationales et aux droits humains,  affirme Swann Bommier, chargé de plaidoyer Régulation des entreprises multinationales au CCFD-Terre Solidaire.  La France, qui a adopté la loi sur le devoir de vigilance en 2017, a une responsabilité particulière pour promouvoir cette loi auprès des États du G7 et pour s’assurer de son internationalisation.\"    \n\nAllez plus loin sur la régulation des multinationales et signez la pétition : mobilisons-nous contre l'impunité des multinationales !\n\nPromouvoir la souveraineté alimentaire face aux dérèglements climatiques\n\nIl y a 2 semaines, le GIEC a de nouveau rappelé les risques que les dérèglements climatiques font peser sur la sécurité alimentaire mondiale et la nécessité d’engager une transformation en profondeur de nos systèmes agricoles et alimentaires. Le G7 ne peut pas continuer à promouvoir un système alimentaire agro-industriel mondialisé dont les impacts sociaux, climatiques et économiques mettent en péril notre futur.  \"Pourtant, ces 7 pays continuent à soutenir des initiatives comme la \"Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition\", en ignorant ces effets négatifs pour les populations et l'environnement. Il est inconcevable en 2019 que ce groupe de pays riches reste sourd à la demande d'une agroécologie paysanne portée tant  au Sud qu’au Nord\",  dénonce Valentin Brochard, chargé de plaidoyer Souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire.\n\nNos combats : \n\n- Souveraineté alimentaire et agroécologie \n- Climat et transition"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-sommet-du-g7-pourquoi-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/contre-sommet-du-g7-pourquoi-le-ccfd-terre-solidaire-se-mobilise/","name":"Contre-sommet du G7 : pourquoi le CCFD-Terre Solidaire se mobilise ? - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-08-23T10:51:11+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:43:22+00:00","description":"A l'occasion du G7, du 24 au 26 Août à Biarritz, la société civile joue pleinement son rôle de contre pouvoir. Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rassemblement-en-hommage-aux-milliers-denfants-tues-en-syrie/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rassemblement-en-hommage-aux-milliers-denfants-tues-en-syrie/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Rassemblement en hommage aux milliers d’enfants tués en Syrie","datePublished":"2013-12-18T16:16:59+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rassemblement-en-hommage-aux-milliers-denfants-tues-en-syrie/"},"wordCount":172,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"3ème Noël de sang pour les enfants syriens\n\n\n\nAccepter l’impunité pour tous les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’Humanité commis depuis mars 2011 en Syrie serait une honte pour l’humanité de chacun d’entre- nous.\n\nA l’initiative du Collectif Urgence Solidarité Syrie et de la Coordination de Paris \n\nPremiers signataires : ACAT- Amnesty International  France - Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien – Appel Solidarité Syrie -Aser –ATTAC- CCFD-Terre Solidaire - CEDETIM- Chams Collectif Syrie - Comité de la Déclaration de Damas  - Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie - Conseil National Kurde syrien – CSPS -  EE les Verts -FIDH – France Terre d’Asile – Ila Souria –IPAM- LDH - L’ Association des amis de Samir Kassir - La Vague blanche pour la Syrie – Mémorial 98- MRAP - NPA – Rassemblement pour la démocratie au Liban – REMDH -_ Revivre - Souria Houria - Syrie Moderne Démocratique Laïque -"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/rassemblement-en-hommage-aux-milliers-denfants-tues-en-syrie/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/rassemblement-en-hommage-aux-milliers-denfants-tues-en-syrie/","name":"Rassemblement en hommage aux milliers d’enfants tués en Syrie - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-12-18T16:16:59+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","description":"3ème Noël de sang pour les enfants syriens Accepter l’impunité pour tous les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’Humanité commis depuis mars","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rencontre-avec-le-migrant/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rencontre-avec-le-migrant/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La rencontre avec le migrant","datePublished":"2012-05-24T10:34:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rencontre-avec-le-migrant/"},"wordCount":891,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"La rencontre évoque, provoque et convoque\nÀ travers le premier mouvement, la rencontre évoque. Chaque personne que nous rencontrons devient comme une sorte de miroir qui nous renvoie une image de nous-mêmes : un miroir qui nous révèle des traits, des atouts et aussi des limites, qui nous identifient. C’est en ce sens que l’on peut dire que la rencontre évoque : elle donne à chacun de la présence, et dès lors, elle fait exister. La rencontre évoque la vie portée par chacun, elle la rend visible et vivante, elle la révèle et la fait vibrer.\n\nUne femme étrangère vient demander à Jésus de guérir son enfant, possédé par un démon (Mc 7, 24-30). Jésus ne veut pas satisfaire la demande de la femme car il croit que sa mission est réservée aux enfants d’Israël. Il lui répond de manière très dure : « Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Mais la femme insiste en lui disant que les « petits chiens, dessous la table, mangent les miettes des enfants ». Et Jésus se laisse alors déplacer par cette femme qui au début l’agaçait et lui dit : « À cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille ». Cette rencontre révèle à Jésus que le salut dont il est porteur a un caractère universel. Si la différence agace, elle peut ouvrir au radicalement\nnouveau.\n\nSi dans le premier mouvement, elle évoque, dans le deuxième, elle provoque. La rencontre renvoie à soi mais elle conduit aussi au-delà de soi-même. Elle devient ainsi une invitation au voyage. Et un voyage dans des terres inconnues. La rencontre déplace car elle fait entrer dans l’univers de l’autre. Un univers que je ne connais pas, en tout cas, jamais entièrement. Et un univers qui, étant différent du mien, commence toujours par me déranger. La rencontre provoque à sortir de soi et à s’ouvrir au monde de l’autre. C’est en ce sens que la rencontre ouvre au sacré car elle me mène au-delà de ce que je maîtrise et contrôle. La rencontre constitue toujours une expérience de transcendance, car elle me mène au-delà de mon monde et de mon univers de sens.\nL’évocation renvoie à ce que chacun porte de plus précieux en soi. La provocation pousse ailleurs, vers un nouveau possible. Si la rencontre évoque et provoque à la fois, c’est qu’elle convoque : elle appelle à la fois à entrer et à sortir. Elle donne rendez-vous dans un même lieu à l’humain et au sacré, au « déjà-là » et au « pas-encore », au passé et à l’avenir.\n\nTémoignage\nLe « Goût de l’autre », c’est un repas partagé, une fois par mois, entre Français et étrangers, dans la mairie du 4e arrondissement de Paris. Un rendez-vous mensuel entre des personnes qui pour la plupart ne se connaissent pas, autour d’un repas préparé à chaque fois par un étranger selon une recette de son pays (le plat principal) et un Français (l’entrée et le dessert). Autour du goût des aliments on partage ainsi le goût de la vie des uns et des autres. Il n’y a rien à prouver ni à démontrer dans ces repas, juste le plaisir de rencontrer des gens différents autour de saveurs nouvelles et mélangées. L’Égyptien Ishak dit : « Autour de la table du “Goût de l’autre” je ne me sens pas étranger ». Son identité ne relève pas de ses papiers. C’est la rencontre qui le fait exister. Autour du repas on se rassemble et on se ressemble car on retrouve l’autre, le « différent », au-delà des représentations, à travers une expérience qui est commune à tout le genre humain, celle de manger. Si autour du repas partagé du « Goût de l’autre », la différence s’efface pour laisser place à la ressemblance qui permet à chacun de se sentir reconnu par l’autre, dans la rencontre entre Jésus et la Syro-phénicienne, c’est leur différence qui introduit la distance nécessaire pour découvrir quelque chose de nouveau et d’inconnu. Deux mouvements contraires qui sont pourtant présents dans toute rencontre. – Ishak\n\nSi, en tant que chrétiens, nous sommes invités à accueillir l’étranger, ce n’est pas uniquement par charité à son égard mais parce que l’Évangile est avant tout une invitation à la rencontre. Une rencontre qui évoque la vie portée par chacun, qui provoque à aller plus loin et qui convoque à faire chemin ensemble. La rencontre fait de l’Évangile un lieu de relation plutôt qu’un objet de transmission. La rencontre nous conduit ainsi à dire que l’Évangile est, autant qu’un message à transmettre, une conversation à établir : une conversation à travers laquelle chacun évoque, provoque et convoque la vie de l’autre.\n\n\nQuestions pour un partage\n\nAi-je déjà eu l’occasion de rencontrer et échanger avec un étranger dans ma vie quotidienne en France (parents d’école, collègue de travail, voisin) ?\n\nQuelle en a été mon expérience : agacement, surprise, curiosité, ressemblance ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rencontre-avec-le-migrant/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-rencontre-avec-le-migrant/","name":"La rencontre avec le migrant - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2012-05-24T10:34:00+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:48:11+00:00","description":"La rencontre évoque, provoque et convoque À travers le premier mouvement, la rencontre évoque. Chaque personne que nous rencontrons devient comme une","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-climat-de-varsovie-assez/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-climat-de-varsovie-assez/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Conférence Climat de Varsovie : Assez !","datePublished":"2013-11-21T15:15:29+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:40+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-climat-de-varsovie-assez/"},"wordCount":504,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Varsovie. Nous, société civile, avons déjà affirmé notre solidarité avec les victimes du super typhon Haiyan, ainsi qu’avec tous ceux qui subissent les impacts des changements climatiques. Cette solidarité nous pousse à exposer ce qui se passe vraiment à la Conférence mondiale de Varsovie sur les changements climatiques (COP19).\n\n\n\nCette conférence devait être une étape cruciale pour aboutir à un accord en 2015. Au lieu de ça, de nombreux pays développés font tout pour briser cet objectif. Tous les gouvernements des pays développés sont venus les mains vides. De nombreux gouvernements du Sud continuent d’ignorer les préoccupations de leurs populations. La Conférence climat de Varsovie fait la part belle aux énergies fossiles, avec l’encouragement du gouvernement polonais qui préside cette conférence. Le Japon, l’Australie et le Canada font marche arrière sur leurs engagements climatiques. L’Europe n’a rien de nouveau à mettre sur la table. Si les gouvernements continuent sur cette voie durant les deux derniers jours de la COP, l’accord que nous attendons tous en 2015 sera hors de portée.\n\n« Le gouvernement français, qui présidera le sommet à Paris en 2015, doit entendre le message d’alerte lancé par la société civile internationale et partagé par de nombreux pays, dont les plus vulnérables d’entre eux : c’est à Varsovie que les pays doivent s’engager à annoncer des objectifs ambitieux en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en 2014 au plus tard » signale Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat.\n\nLes ministres français, Pascal Canfin et Philippe Martin, se targuent de vouloir faire de la COP 2015 la conférence des solutions. Ils doivent commencer la promotion de cet \"agenda positif\" en Europe ! « En 2014, l’UE doit impérativement se fixer un objectif de réduction de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici à 2030. Sans oublier les moyens sine qua non pour l’atteindre, un objectif en matière d’énergie renouvelable ambitieux et contraignant de -45% et un objectif de -40% en matière d’efficacité énergétique. Sinon ce sera mission impossible\" insiste Karine Gavand, responsable des affaires publiques de Greenpeace.\n\n« Varsovie devait être le sommet des financements climat. Résultat des courses : nous attendons toujours des engagements publics, additionnels, comparables et transparents de l’ensemble des pays développés, notamment pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux conséquences du changement climatique. Nos ministres présents ici à Varsovie doivent notamment annoncer la contribution de la France au Fonds pour l’Adaptation et défendre l’augmentation des financements publics » rappelle Alexandre Naulot, le porte-parole d’Oxfam France.\n\nNous, organisations de la société civile française voulons aboutir à un accord à Paris et continuerons à travailler dans ce sens. Mais aujourd’hui, nous décidons de nous retirer du sommet de Varsovie.  \n\nLes signataires membres du Réseau Action Climat :\nAlofa Tuvalu\nCCFD-Terre Solidaire\nGreenpeace\nOxfam France\nWWF"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-climat-de-varsovie-assez/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/conference-climat-de-varsovie-assez/","name":"Conférence Climat de Varsovie : Assez ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-21T15:15:29+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:27:40+00:00","description":"Varsovie. Nous, société civile, avons déjà affirmé notre solidarité avec les victimes du super typhon Haiyan, ainsi qu’avec tous ceux qui subissent les","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reunion-operationnelle-de-haut-niveau-sur-la-crise-dans-la-corne-de-lafrique-convoquee-par-la-fao-ce-jeudi-18-aout-2011/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reunion-operationnelle-de-haut-niveau-sur-la-crise-dans-la-corne-de-lafrique-convoquee-par-la-fao-ce-jeudi-18-aout-2011/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Réunion opérationnelle de haut niveau sur la crise dans la Corne de l&rsquo;Afrique convoquée par la FAO ce jeudi 18 août 2011","datePublished":"2011-06-19T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reunion-operationnelle-de-haut-niveau-sur-la-crise-dans-la-corne-de-lafrique-convoquee-par-la-fao-ce-jeudi-18-aout-2011/"},"wordCount":1374,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Agriculture","Somalie","Souveraineté alimentaire et agroécologie"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Réaction du CCFD-Terre Solidaire à la réunion opérationnelle de haut niveau sur la crise dans la Corne de l'Afrique convoquée par la FAO ce jeudi 18 août\n\n\n\nLa réunion de ce jeudi 18 août 2011 sur la Corne de l'Afrique convoquée par la FAO avait un double agenda : « prendre des mesures urgentes et concrètes afin de renforcer la réponse internationale tout en affrontant les causes profondes de la crise ». Elle n'a, sur ce point, rien apporté. Au-delà des appels à renforcer les engagements financiers, et des déclarations d'intention, aucune proposition concrète n'a été mise sur la table concernant un soutien à moyen et long terme de l'agriculture dans la région. Il est crucial que les prochaines rencontres, dont la réunion des donateurs convoquée par l'Union Africaine le 25 août à Addis Abeba, marquent un tournant dans la mobilisation.\n\n\nPour le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires locaux, il est impératif de renforcer dès maintenant le secteur agricole de ces pays en soutenant les populations et les organisations locales, mais également en mettant en place des politiques cohérentes au niveau régional et international afin de lutter efficacement contre ces crises alimentaires à répétition dont la périodicité ne fait que s'accentuer.\n\nDepuis un mois, les annonces d'aide se succèdent et les Etats augmentent petit à petit leurs financements, dans une sorte de concurrence à l'annonce. La multiplication des prises de paroles rend cependant aujourd'hui illisibles les montants totaux engagés et surtout l'objectif de ces financements.\n\nLa technique du pompier a depuis longtemps montré ses limites, entre autres dans ses promesses, mais la leçon n'a semble-t-il pas été retenue. Les différentes initiatives lancées ces dernières années et destinées à apporter une réponse durable à l'insécurité alimentaire, au niveau régional et international, n'ont pas vu le jour ou ont eu une portée limitée, faute de réelle volonté politique de la part de la communauté internationale  et de financements adéquats.\n\nDes fonds supplémentaires doivent rapidement être débloqués, et les engagements précédents enfin honorés\nLa situation dans la région n'est pas nouvelle et aurait dû depuis longtemps entraîner une mobilisation conséquente. Une  équipe spéciale inter-agences sur la sécurité alimentaire à long terme dans la Corne de l'Afrique avait pourtant été mise en place par l'ONU dès 2000 ; puis une deuxième, sous la direction du président de la Banque mondiale, spécifiquement sur la mobilisation des ressources. Mais le programme n'a jamais décollé, à mesure que la sécurité alimentaire dans la zone repassait en bas de l'agenda.\n\nCe manque d'engagement, politique et financier, se reflète également au niveau international. Au lendemain de la crise alimentaire de 2007-2008, de nombreux Etats, et en premier lieu au sein du G8, s'étaient mobilisés au sein de l'Initiative de l'Aquila pour la Sécurité Alimentaire, dotée d'un budget de 22 milliards de dollars sur trois ans (juillet 2008). Un rapport d'étape rendu public la veille du G8 de Deauville (avril 2011) estimait à 22% les sommes réellement décaissées, bien loin de suffire au défi fixé :\"atteindre la sécurité alimentaire mondiale durable\". \n\nLa communauté internationale doit cesser d'attendre que des millions de personnes soient menacées pour se mobiliser et une fois les caméras baissées, ne pas respecter ses engagements. Les discours actuels semblent à nouveau témoigner d'une prise de conscience. La société civile sera particulièrement vigilante à ce qu'ils se concrétisent rapidement et sur le long-terme.\n\nAgir localement aujourd'hui, et pour demain, avec les populations locales\nDe véritables plans pluriannuels et transversaux, avec des étapes régulières d'évaluation, doivent être mis en place sous l'égide de la FAO. Les projets et actions développés en soutien au développement du secteur agricole dans ces pays doivent se faire en lien avec les organisations locales, seules à même d'assurer une approche cohérente et en lien avec leur territoire; d'autant plus dans le contexte difficile qui perdure en Somalie et qui impacte l'ensemble de la région. \n\nLa disparité des situations (politiques, économiques, géographiques...) appelle à ne pas tomber dans une réponse uniforme. Il est indispensable de mettre fin au chaos politique dans la région afin d'assurer un soutien pérenne aux populations, et de renforcer les stratégies locales de développement agricole.\n\nPour soutenir les acteurs locaux, il est également déterminant que les pays africains prennent mesure de l'importance de leur secteur agricole. La part du budget national consacré à l'agriculture doit dans de nombreux états être très fortement augmentée, et prioritairement à destination de l'agriculture vivrière et pastorale, afin d'assurer leur développement et leur adaptation. Le Kenya a pour exemple consacré en moyenne seulement 4% de son budget à l'agriculture depuis le début des années 2000 alors même que le secteur représente 24% de son PIB et que 78% de la population vit en milieu rural. \n\nLa situation sur les marchés de matières premières ne fait qu'exacerber les tensions et les difficultés d'approvisionnement pour les populations les plus vulnérables\nLa crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique est accentuée par la très forte hausse des prix sur les marchés locaux, rendant les denrées de base inaccessibles pour les populations. Selon la Banque mondiale, en une année, le prix du maïs a pratiquement doublé à Nairobi (Kenya) et même plus sur les marchés de Kampala (Ouganda) et de Mogadiscio (Somalie). A Addis Abeba (Ethiopie), les augmentations sont de l'ordre de 64% pour le maïs et 86% pour le blé. Le prix du sorgho a pour sa part explosé en Somalie avec des hausses de 180% sur les marchés de Mogadiscio. \n\nCette tendance se retrouve sur les marchés internationaux avec, comparé à juillet 2010, une augmentation moyenne de 33% de l'indice des prix de la Banque Mondiale, favorisée par des stocks historiquement bas. La situation dans la Corne de l'Afrique met en avant l'urgence d'une réponse politique cohérente pour lutter contre la volatilité des prix. Le G20 Agricole organisé en juin dernier s'était engagé à s'attaquer aux causes de la volatilité sur les marchés. Cependant le plan d'action adopté n'apporte pas les mesures nécessaires pour répondre au défi alimentaire mondial. La présidence française du G20 qui s'est placée en tête de la mobilisation internationale pour la Corne de l'Afrique, doit d'urgence revoir sa copie.\n\nEn matière de stock, seule une étude de faisabilité sur des projets pilotes de réserves d'urgence a été annoncée, bien loin de répondre à la crise. La situation appelle à la mise en place immédiate de stocks alimentaires d'urgence au niveau régional, notamment pour faciliter l'approvisionnement du PAM, mais également de stocks de régulation, gérés de manière transparente, à même de lisser les prix à moyen terme.\n\nIl en va de même pour la régulation des marchés agricoles. La stabilisation des prix des matières premières agricoles requiert une réglementation plus stricte. Il est indispensable d'interdire la spéculation financière sur les marchés virtuels et d'encadrer les pratiques sur les marchés physiques, notamment en imposant des «limites de positionnement ». Ce dossier, désormais dans les mains des ministres des finances du G20 qui se réuniront en octobre, doit faire l'objet de mesures concrètes et immédiates afin de mettre fin aux menaces sur le droit à l'alimentation des consommateurs pauvres et des petits agriculteurs.\n\nMaureen Jorand, \nChargée de mission Souveraineté alimentaire \nDirection plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/reunion-operationnelle-de-haut-niveau-sur-la-crise-dans-la-corne-de-lafrique-convoquee-par-la-fao-ce-jeudi-18-aout-2011/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/reunion-operationnelle-de-haut-niveau-sur-la-crise-dans-la-corne-de-lafrique-convoquee-par-la-fao-ce-jeudi-18-aout-2011/","name":"Réunion opérationnelle de haut niveau sur la crise dans la Corne de l'Afrique convoquée par la FAO ce jeudi 18 août 2011 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2011-06-19T00:00:00+00:00","dateModified":"2024-04-10T09:15:03+00:00","description":"Réaction du CCFD-Terre Solidaire à la réunion opérationnelle de haut niveau sur la crise dans la Corne de l'Afrique convoquée par la FAO ce jeudi 18 août","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perenco-en-rdc-principales-recommandations-du-ccfd-terre-solidaire/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perenco-en-rdc-principales-recommandations-du-ccfd-terre-solidaire/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Perenco en RDC, principales recommandations du CCFD-Terre Solidaire","datePublished":"2013-11-21T11:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perenco-en-rdc-principales-recommandations-du-ccfd-terre-solidaire/"},"wordCount":1161,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A l’Etat de la République démocratique du Congo : \n\n\nAu gouvernement de la RDC\nSur le respect des droits humains par l’exploitation pétrolière :  \n\n\n\nDiligenter dans un délai raisonnable une Etude d’impacts environnementaux et sociaux multi acteurs pour évaluer l’étendue de la pollution à Muanda et en déterminer les responsabilités ;exiger  la délocalisation  dans le strict respect des droits par Perenco Rep des villages fortement exposés à la pollution pétrolière;assurer que l’exploitation pétrolière contribue de manière significative au développement des zones d’exploitation où vivent les communautés locales affectées ;veiller à l’application stricte par les entreprises pétrolières des lois nationales et autres normes internationales et de la législation en vigueur  dans le secteur d’extraction des hydrocarbures ;veiller à la restauration des zones touchées et endommagées par la pollution, en formulant des exigences à l’égard des entreprises responsables ;Mettre en place un système de compensation et réparation juste et transparentexiger par la loi que les entreprises mènent des consultations des communautés affectées et leur donnent accès à toute information demandée, lorsqu’elle ne peut être légitimement considérée comme confidentielle ; établir un programme afin d’assurer que les populations des régions pétrolières soient au moins informées de leurs droits et des voies légales en cas de controverse avec les entreprises exploitantes ;exiger par la loi l’ouverture des informations relatives aux impacts des opérations pétrolières sur les droits humains et l’environnement ;revoir la proposition de Code des Hydrocarbures en y intégrant les recommandations ci-dessus. \n\n\nSur la transparence du secteur pétrolier au plan contractuel, fiscal et financier :  \n\n\n\nLutter contre la corruption en  assurant la publication plus régulière des rapports de l’ITIE sur les paiements des entreprises à l’Etat ;lutter contre l’évasion fiscale en  exigeant la publication des comptes des entreprises ;faire la lumière sur les contrats en mettant en œuvre le décret de 2010 qui prévoit la publication des contrats dans le secteur extractif ;encadrer l’utilisation des incitations fiscales en calculant annuellement la dépense fiscale, (coût pour l’Etat de RDC des exemptions et incitations fiscales accordées, notamment au secteur privé) et en présentant  ce rapport au parlement ;exiger la transparence sur les propriétaires réels des entreprises et la structuration du groupe.\n\n\nSur la réforme foncière :  \n\n\n\nLa mise en œuvre de la réforme foncière  -  au bénéfice des paysans congolais-  devrait avoir pour premier objectif la sécurisation de leur accès au foncier ;Impliquer de manière effective la population congolaise dans cette mise en œuvre.\n\n\nA l’Assemblée nationale de la RDC :\n\n\nDans le cadre du débat sur le Code des Hydrocarbures, mener une vaste consultation des organisations de la société civile et prendre en compte leurs préoccupations et recommandations.\n\n\nA l’entreprise Perenco (maison mère) et Perenco Rep et Mioc en RDC (filiales) : \n\n\n\nRendre publique toute information relative aux impacts sur les droits humains et l’environnement de ses opérations dans un langage non technique, y compris :se déclarer publiquement en faveur de la création d’une instance indépendante de contrôle sur l’industrie pétrolière à Muanda ;permettre un audit indépendant des procédures de gestion environnementale, ce qui doit inclure la possibilité d’inspection des sites par des tiers. Cet audit doit inclure des représentants gouvernementaux et non gouvernementaux. Le résultat de l’audit doit être rendu public ;entreprendre une analyse exhaustive des impacts sociaux, fiscaux, et en matière de droits humains de tout projet pétrolier, en assurant l’accès à l’information pour les communautés et les individus touchés. S’assurer que cette étude d’impact, et les mesures correctives, soit rendue public et facile d’accès ;entreprendre la restauration des zones touchées par la pollution, en consultation avec les populations, et communiquer régulièrement sur ce travail. avant tout nouveau projet, s’assurer que la communauté est pleinement informée, et en capacité de participer à une étude d’impacts ;s’assurer que tous les sous-traitants soient pleinement informés de la politique de l’entreprise en matière de droits humains ;afin de s’engager en matière de responsabilité fiscale, publier une information complète sur la structure de l’entreprise, et des informations comptables pays par pays.\n\n\nAux gouvernements français et britannique : \n\n\n\nExiger par la loi que les sociétés dont les sièges sont domiciliés dans ces pays entreprennent des mesures de diligence raisonnable relative à toute opération au -delà des frontières, avec une attention particulière aux zones sensibles, telles la RDC. Ce devoir de vigilance des maisons-mères s’acquitte par la démonstration que tout effort raisonnable a été mené afin d’identifier et prévenir les risques en matière de santé, environnement et atteinte aux droits fondamentaux ;ouvrir le champ de l’action de groupe à l’intégralité de la matière civile en permettant à toute personne physique ou morale, française ou étrangère, résidant en France ou à l’étranger, de se joindre à une action de groupe initiée à l’encontre d’une entreprise française dès lors que les activités de cette entreprise sont reconnues comme le fait générateur unique à l’origine du dommage réel, actuel et personnel subi par cette personne.étendre les obligations de transparence comptable pays par pays prévues pour les banques à tous les secteurs d’activité ;accompagner la RDC dans les démarches de transparence, de lutte contre l’évasion fiscale et d’évaluation de l’usage des incitations fiscales.exiger la transparence sur les propriétaires réels des entreprises et autres « sociétés écran » ;soutenir en RDC (comme la France le fait dans d’autres pays comme le Sénégal) la mise en œuvre des directives volontaires pour une gouvernance responsable du foncier, des pêches et des forêts élaborées dans le Cadre pour la Sécurité Alimentaire Mondiale et adopté par l’ensemble des Etats participant à cet espace des Nations Unies dont la France et la RDC ;mettre en œuvre les Orientations de l’Union Européenne concernant les défenseurs des droits de l’Homme (DDH).\n\n\n\nAux institutions des Nations unies \n\n\n(particulièrement au Programme des Nations unies pour l’Environnement et au Programme des Nations unies pour le Développement) et de l’Union Européenne présentes en RDC : \n\n\n\nRéaliser une Etude d’impact exhaustive sur les droits de l’Homme ; mettre en place des procédures de transparence qui permettront un suivi des avancées de l’Etude."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/perenco-en-rdc-principales-recommandations-du-ccfd-terre-solidaire/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/perenco-en-rdc-principales-recommandations-du-ccfd-terre-solidaire/","name":"Perenco en RDC, principales recommandations du CCFD-Terre Solidaire - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-11-21T11:00:00+00:00","description":"A l’Etat de la République démocratique du Congo : Au gouvernement de la RDC Sur le respect des droits humains par l’exploitation pétrolière : Diligenter","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/universite-dete-2016-mouvements-sociaux-et-solidarite-internationale/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/universite-dete-2016-mouvements-sociaux-et-solidarite-internationale/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Université d&rsquo;été 2016, mouvements sociaux et solidarité internationale","datePublished":"2016-06-11T10:00:00+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/universite-dete-2016-mouvements-sociaux-et-solidarite-internationale/"},"wordCount":271,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Solidarité internationale"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Du 6 au 9 juillet 2016, rendez-vous à Besançon pour l’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale ! Autour de la thématique «  Des utopies aux alternatives, agissons ensemble !  », ce sont une centaine d’organisations de la société civile et près d’un millier de participant-e-s qui se retrouveront pour 4 journées remplies de solidarité.\n\n\n\nL’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale organisée par le CRID - dont le CCFD-Terre Solidaire est membre - et ATTAC, sera marquée par des séances d’ouverture et de clôture où des représentants des mouvements sociaux de France et du Brésil, Canada, Maroc, Burkina Faso… partageront avec nous leurs luttes et succès pour le respect de leurs droits. \n\nActrices et acteurs du développement, de la solidarité internationale, de l’éducation populaire, de l’économie sociale et solidaire, des droits humains, syndicats: tous seront présents pendant l’Université pour animer des modules et ateliers pédagogiques au cours desquels vous pourrez vous former et vous informer. \n\nClimat, migrations, commerce, militantisme, paix, banques et finance, éducation au développement, droits des femmes et des peuples autochtones… Tous ces sujets et bien plus seront traités sous l’angle des initiatives et alternatives qui permettent d’accompagner nos sociétés sur la voie d’un développement solidaire et durable à tous les niveaux. \n\nDans une ambiance conviviale, vous pourrez également profiter d’un ensemble d’activités culturelles et festives… Mais toujours engagées !\n\nPour plus d'informations et inscriptions en ligne"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/universite-dete-2016-mouvements-sociaux-et-solidarite-internationale/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/universite-dete-2016-mouvements-sociaux-et-solidarite-internationale/","name":"Université d'été 2016, mouvements sociaux et solidarité internationale - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-06-11T10:00:00+00:00","description":"Du 6 au 9 juillet 2016, rendez-vous à Besançon pour l’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale ! Autour de la thématique","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nous-sommes-exasperes-par-linertie-de-nos-decideurs-politiques/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nous-sommes-exasperes-par-linertie-de-nos-decideurs-politiques/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Migrants : «Nous sommes exaspérés par l’inertie de nos décideurs politiques»","datePublished":"2015-09-07T14:41:23+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:45:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nous-sommes-exasperes-par-linertie-de-nos-decideurs-politiques/"},"wordCount":219,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire co-signe une Tribune dans Libération pour dénoncer l’ampleur de la crise et du drame humain et demande aux pouvoirs publics de se mobiliser pour accueillir davantage de réfugiés.\n\n\n\nLa photo d’un enfant syrien mort noyé et retrouvé sur une plage turque mercredi 2 septembre a fait le tour du monde. Suffira-t-elle à réveiller nos représentants politiques et à impulser une stratégie commune pour faciliter l’accueil des réfugiés en Europe ? Nous, associations françaises, sommes épouvantées par l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui se déroule en Europe et exaspérées par l’inertie de nos décideurs politiques. Nous pourrions nous étendre sur l’importance des besoins humanitaires face à l’arrivée de plus de 350 000 personnes en Europe fuyant les conflits ou l’oppression depuis le début de l’année 2015. Mais cela fait plusieurs années maintenant que nous alertons les décideurs à coups de courriers privés, appels dans les médias, réunions avec les ministères et de consultations internationales. Assez de mots, ce que nous voulons maintenant ce sont des actes !\n\nLire la suite sur le site de Libération"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nous-sommes-exasperes-par-linertie-de-nos-decideurs-politiques/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/migrants-nous-sommes-exasperes-par-linertie-de-nos-decideurs-politiques/","name":"Migrants : «Nous sommes exaspérés par l’inertie de nos décideurs politiques» - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-09-07T14:41:23+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:45:59+00:00","description":"Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire co-signe une Tribune dans Libération pour dénoncer l’ampleur de la crise et du drame humain et demande aux","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-le-masque-dune-guinee-confinee-et-asphyxiee-la-democratie-en-danger-tribune/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-le-masque-dune-guinee-confinee-et-asphyxiee-la-democratie-en-danger-tribune/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Sous le masque d&rsquo;une Guinée confinée et asphyxiée, la démocratie en danger (Tribune)","datePublished":"2020-05-06T10:06:05+00:00","dateModified":"2021-11-24T10:52:02+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-le-masque-dune-guinee-confinee-et-asphyxiee-la-democratie-en-danger-tribune/"},"wordCount":949,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Afrique subsaharienne","Covid 19"],"articleSection":["Communiqués de presse"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Comme ailleurs, la pandémie de COVID 19 fait peser la menace bien visible d’une nouvelle crise sanitaire sur la Guinée, un pays au système de santé fragile, qui a déjà été durement frappé par une épidémie due au virus Ebola en 2014.  Cependant,  à l’ombre de cette crise, un autre drame se joue : celui du déni démocratique par un pouvoir prêt à tout pour ouvrir la possibilité d’un 3e mandat au Président Alpha Condé. La communauté internationale doit se remobiliser et se montrer proactive pour assurer le respect des droits fondamentaux et des principes démocratiques. \n\n\n\nLe 12 mars dernier, alors qu’un projet de changement de constitution fait l’objet depuis un an d’une contestation massive menée par le Front National de Défense de la Constitution (FNDC), un premier cas de COVID-19 est recensé en République de Guinée.  \nMalgré la menace sanitaire, le pouvoir organise au forceps un double scrutin législatif et référendaire le 22 mars, pour permettre la promulgation d’une nouvelle constitution.  Des centaines de milliers de  manifestants dénoncent alors ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat constitutionnel » et la communauté internationale (hormis la Chine et la Russie) questionne la crédibilité des élections et du référendum.  Quelques jours plus tard, l’état d’urgence sanitaire est décrété et différentes mesures sont mises en œuvre pour tenter de circonscrire l’épidémie à la capitale.\n\nFace à une contestation citoyenne inédite depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé en 2010, les forces de défense et de sécurité ont recours à une répression sanglante. \nLes chiffres sont accablants : plus de 80 décès par balles en marge des manifestations, plus de 100 blessés graves et autant d’arrestations arbitraires, 40 disparitions forcées, intimidations, harcèlement et emprisonnement récurrents des leaders de la contestation… Aujourd’hui encore, un des leaders du FNDC, Oumar Sylla, est arbitrairement détenu après voir dénoncé la répression à la radio. Le lendemain du référendum, des violences ont notamment éclaté à Nzérékoré où des témoignages rapportent que des personnes auraient été enterrées à la va-vite dans une fosse commune. Les dérives sont patentes et appellent à des enquêtes indépendantes. Dans ce contexte, toutes coopérations avec les forces de sécurité méritent d’être réinterrogées. \n\nMissions d’anciens chefs d’Etat, communiqués conjoints des chancelleries occidentales, résolution du Parlement européen, retrait de l’OIF et de la CEDEAO du processus électoral … autant d’initiatives qui se sont heurtées au jusqu’auboutisme d’Alpha Condé. La communauté internationale, dont la diplomatie préventive a échoué à prévenir ces atteintes, est aujourd’hui absorbée par la gestion de la crise du COVID-19 et donc désormais absente. \n\nAlors que le pouvoir redouble d’efforts pour museler la contestation, les mesures de lutte contre le COVID 19  sont difficiles à supporter pour la majorité de la population qui gagne sa vie au jour le jour. Les impacts sociaux et économiques s’annoncent violents. La Guinée manque déjà de ressources nécessaires pour faire face et une nouvelle crise de la dette guette le pays.  L’annonce par le G20, le 15 avril d’un possible report de la dette des pays pauvres, pourrait lui donner un peu d’air, mais ne règlera pas les difficultés auxquelles elle sera confrontée dans les années à venir, lorsqu’elle sera appelée à rembourser.    \n\nCette situation alarmante, n’est pas désespérée. Depuis le début de la contestation des centaines de milliers de personnes ont manifesté régulièrement, de manière pacifique, malgré la violence de la répression. Les journalistes et acteurs de la société civile font preuve d’une résilience et d’une abnégation remarquables tant pour lutter contre l’impunité que pour dénoncer les détournements de fonds publics par des responsables politiques . Les forces sociales et politiques de Guinée sont là, prêtes à s’investir dans le renforcement de la démocratie. De nombreuses initiatives en témoignent : dialogues et contrôles citoyens, concertations locales, médiations entre communautés, syndicalisme puissant. Reste à leur ouvrir l’espace civique et  leur garantir le respect des libertés publiques.\n\nToutes ces forces démocratiques ont un rôle primordial à jouer pour permettre à la Guinée de relever les défis sanitaires, politiques, économiques et sociaux. Il est essentiel de rebâtir le contrat social entre gouvernants et citoyens, de créer les conditions de la confiance.  \n\nLa communauté internationale, mobilisée contre le COVID 19, ne doit pas délaisser les enjeux de démocratie et de gouvernance, indispensables pour éviter le drame sanitaire, économique et social qui s’annonce. Elle doit prendre position, soutenir les revendications légitimes de la population et défendre les droits humains.  Aujourd’hui, en Guinée, c’est tout autant la santé des citoyens que leurs droits fondamentaux qui sont en danger. Il y a urgence à sauver les valeurs démocratiques pour lesquelles le peuple se bat.  \n\nSignataires :  \nJean-Baptiste CALLEBOUT,  Conseiller confédéral Afrique, CGT\nManuèle DEROLEZ, Déléguée Générale, CCFD-Terre Solidaire\nVincent DESTIVAL, Délégué Général, Secours Catholique Caritas France\nFanny GALLOIS, Coordinatrice, Plateforme Dette et Développement\nMarc ONA ESSANGUI, Président, Tournons la Page\nMalik SALEMKOUR, Président,  Ligue des Droits de l’Homme\n\nTribune publiée  dans Le Point Afrique"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-le-masque-dune-guinee-confinee-et-asphyxiee-la-democratie-en-danger-tribune/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/sous-le-masque-dune-guinee-confinee-et-asphyxiee-la-democratie-en-danger-tribune/","name":"Sous le masque d'une Guinée confinée et asphyxiée, la démocratie en danger (Tribune) - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2020-05-06T10:06:05+00:00","dateModified":"2021-11-24T10:52:02+00:00","description":"Comme ailleurs, la pandémie de COVID 19 fait peser la menace bien visible d’une nouvelle crise sanitaire sur la Guinée, un pays au système de santé","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laction-publique-un-levier-indispensable-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-au-sahel/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laction-publique-un-levier-indispensable-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-au-sahel/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"L&rsquo;action publique, un levier indispensable pour améliorer la sécurité alimentaire au Sahel","datePublished":"2014-12-17T11:47:45+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laction-publique-un-levier-indispensable-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-au-sahel/"},"wordCount":1183,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Projet","Sahel","Sécurité alimentaire"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Demba Sow est un jeune ingénieur agronome fort d'une expérience d’une douzaine d’années dans la coordination de projets sur la sécurité alimentaire au Sahel mené par des ONG. Coordinateur du programme inter-pays Dialogue Politique Concerté sur la Sécurité Alimentaire, il se bat pour que l'action publique des Etats contribue réellement à améliorer la sécurité et la souveraineté alimentaire dans les cinq pays concernés par le projet : le Mali, le Niger, le Sénégal, la Mauritanie et le Burkina Faso\n\nD’où vient votre investissement sur ce projet ?\nLa sécurité alimentaire, l'agriculture, et le rôle de l'action publique sont des questions qui me préoccupent. Je suis moi-même issu d’une famille d’agriculteurs sénégalais très modeste. J’ai étudié à l’école d’ingénieur d’agro économie (ENSA) de Thiès au Sénégal. Avant d’être coordinateur du programme Diapoco, j’ai beaucoup travaillé sur des projets techniques de sécurité alimentaire, notamment pour le GRDR. Mon expérience m’a amené à la conclusion qu’il était nécessaire, voire indispensable, d’agir au niveau politique. C’est pourquoi j’ai participé à la conception et à la préparation de ce projet.\n\n\nPourquoi est-ce nécessaire d'agir au niveau politique pour améliorer la sécurité alimentaire dans les pays du bassin du fleuve Sénégal? \n\nSi l’aide des ONG pour la politique agricole et alimentaire se chiffre en millions, il faut savoir que le budget des Etats, lui, se chiffre en milliards. Les États reçoivent des financements internationaux très importants dans ce domaine. L’affectation des budgets fait donc l’objet de choix politiques. Or, aujourd’hui, on constate que les petits producteurs ne reçoivent quasiment aucune aide, au regard de leur poids démographique. Même les subventions à l’agriculture familiale peinent à arriver sur le terrain. Et la réalisation des infrastructures se fait attendre. Il est donc important de comprendre comment les États orientent leurs ressources et prennent en compte les besoins des acteurs à la base. C'est pourquoi, l’analyse des politiques publiques existantes constitue l’un des axes important du projet.\n\"Une politique publique est indispensable pour jouer un rôle redistributeur\"\nComment avez-vous pris conscience de l’importance d’une politique publique sur les questions de sécurité alimentaire ?\nEn Mauritanie par exemple, j’ai travaillé sur des projets d’accès à l’eau ; un problème plus complexe qu’il n’y parait. D’un côté, les paysans sont confrontés à la sécheresse : il pleut de moins en moins, et sur des périodes plus courtes, comme cela a encore été le cas pendant l’hiver 2014. Il faut donc parvenir à mieux capter et gérer l’eau et investir dans des infrastructures permettant de retenir l’eau, ce qui exige une politique publique volontariste.\nD’un autre côté, les points d’accès à l’eau notamment le foncier attenant est souvent contrôlé par de petites oligarchies locales. Là aussi, une politique publique est indispensable pour pouvoir agir sur les questions de sécurité alimentaire, et assurer un rôle redistributeur.\n\n\nOn parle aussi beaucoup de la question de l’accaparement des terres. Les États jouent-ils un rôle dans ce domaine ?\n\nOui, la question foncière est cruciale en matière de sécurité alimentaire, et la politique publique joue un rôle important. En ce moment, on constate que certains États allègent leurs dispositifs législatifs pour faciliter l’accès aux gros investisseurs. Or, ces accords entre l’Etat et les investisseurs, bien souvent des multinationales, se font sans consultation préalable et sans que les populations locales en soient informées. Pour les propriétaires ou habitants de ces terres, il est vital de pouvoir faire entendre leurs voix auprès de l’État.\n\"Mieux faire connaître les revendications de petits paysans\"\nComment travaillez-vous avec les producteurs ?\nLa première étape de notre projet est d'établir des alliances au niveau local, et au niveau national. Le projet ne vise pas à encadrer mais à faciliter et à s’appuyer sur l’existant. Depuis plusieurs mois nous rencontrons les organisations de producteurs de ces régions très isolées pour les informer des enjeux du projet et commencer à travailler ensemble. Nous appuyons aussi la création d’alliances avec les fédérations nationales d’organisation paysannes qui existent depuis les années 90. Ces fédérations ont un bon niveau d’expertise, avec des personnes ressources intéressantes. Mais elles sont vite un peu éloignées de leur base, en particulier dans ces régions isolées. Aujourd'hui, quand un producteur a un problème, il ne sait en général pas à qui s’adresser pour relayer sa préoccupation. Le projet fait appel à l'expertise des fédérations et à leurs consultants et les met en contact avec les organisations de petits producteurs de ces régions. L’idée est aussi de faire émerger de nouvelles personnes ressources issues des organisations de base pour leur permettre de mieux s’organiser et de faire connaître leurs revendications. A chaque fois nous établissons des chartes de collaboration qui rappellent les enjeux du projet.\n\n\nComment faire pour améliorer les capacités de dialogue politique des petits paysans ?\n\nUne dimension importante du projet concerne la capitalisation des expériences. Pour améliorer leur capacité de dialogue politique, les producteurs doivent apprendre à faire part de leur expérience dans leur exploitation. Un travail d’inventaire des initiatives des petits producteurs est mené pour capitaliser les plus intéressantes, et les ré-éprouver. Cela peut concerner des initiatives de type bourses de céréales, aménagement commun, entreprises de transformation de produits alimentaires, etc. La capitalisation permet d’analyser les effets positifs de ces initiatives et de voir comment les intégrer dans les plaidoyers nationaux. Si une expérience a bien réussi au Mali, des paysans du Burkina Faso peuvent aussi vouloir la répliquer. L'objectif est de permettre aux organisations locales d’identifier ce qui pourra changer.\nEn juin 2015, des ateliers transfrontaliers sont prévus pour une analyse croisée des politiques nationales. Quelles sont les similitudes, les divergences, l’impact d’un pays l’un sur l’autre.\nNous avons aussi lancé un processus de partenariat avec des radios communautaires locales.\nC’est très important dans l’idée de diffuser l’information sur les différentes initiatives et expériences existantes, ou faire connaître les acteurs vers lesquels les producteurs peuvent se tourner. Susciter le débat dans toute la région du bassin du fleuve Sénégal fait partie intégrante du projet.\n\nPropos recueillis par Anne-Isabelle Barthélémy\n\nPour en savoir plus sur le projet Diapoco, lire aussi :\nComment renforcer le dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire au Sahel ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/laction-publique-un-levier-indispensable-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-au-sahel/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/laction-publique-un-levier-indispensable-pour-ameliorer-la-securite-alimentaire-au-sahel/","name":"La sécurité alimentaire au Sahel nécessite une action publique","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-12-17T11:47:45+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:05+00:00","description":"Les petits producteurs ne reçoivent quasiment aucune aide pour favoriser la sécurité alimentaire au Sahel.","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-defi-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-defi-climatique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Le défi climatique","datePublished":"2015-07-09T14:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-defi-climatique/"},"wordCount":733,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"Et si nous comprenions les crises écologique et climatique comme des « défis » ? Bien sûr, le mot « crise » a sa valeur. En grec, il signifie « jugement », et il est vrai que ces problématiques pointent les conséquences néfastes de notre système et de notre mode de vie. Mais s’arrêter à la crise, c’est s’en tenir à la sentence… par où donc est la sortie ? Parler de défi, c’est inviter à penser plus loin et à agir – un défi, ça se relève ! C’est reconnaître le problème en cherchant une solution. Le défi interpelle, stimule, met en route. Comment penser le défi climatique comme un défi d’espérance pour notre foi chrétienne ?\n\n\n\nConfesser Dieu, le monde et l’humain\n\nLe défi que pose le changement climatique n’est pas simplement (géo)politique, économique et technique. Nous pouvons y reconnaître également un défi spirituel. Ne nous sommes-nous pas fourvoyés en nous voyant comme les maîtres et possesseurs d’une nature destinée à nous servir ? À la suite des saintes Écritures, nous confessons le monde comme création de Dieu, dans laquelle s’épanouit la vie et se laisse appréhender le divin (Gn 1,1-2,25). Nous croyons donc faire partie intégrante de cette très bonne création et reconnaissons que les destins de la nature et de l’Humanité sont intimement interdépendants. À ce propos, les textes bibliques nous enseignent que Dieu nous a remis l’intendance « fidèle et prudente » (Lc 12,42) de la création. Protéger l’humain, c’est protéger la création, et protéger la création, c’est protéger l’humain.\n\n\n\"Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu : livrée au pouvoir du néant (…) elle garde l'espérance, car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu\" (Rm 8,18-21)\nOuvrir nos yeux par la contemplation\n\nLes changements climatiques sont donc le signe d’un aveuglement spirituel. Mais les écailles peuvent tomber de nos yeux : nous nous voyons comme intimement liés à la création, et reconnaissons Dieu dans sa beauté. Dans nos sociétés de plus en plus urbanisées et pressées, nous sommes invités à prendre le temps, à sortir à la rencontre de la création et à fréquenter les Écritures – et pourquoi pas joindre les deux, en lisant la Bible dans la nature ! Là, par la contemplation et la méditation, avec l’aide de l’Esprit Saint, nous pouvons être menés à une renaissance spirituelle. Reconnaissance pour le donné, qui mène à la réalisation de la responsabilité de protéger et de transmettre. Humilité, car la création ne s’épuise pas par la connaissance scientifique, ni ne se maîtrise parfaitement par la technique. Ses forces et son mystère nous dépassent.\n\nUn chemin de conversion\n\nPour relever le défi climatique, nous devons relever aussi un défi spirituel : celui de la conversion des représentations et des modes de vie. L’esprit de conversion, dans la spiritualité chrétienne, appelle une mutation en profondeur, un retournement de l’être qui touche et dépasse à la fois les questions environnementale et climatique. L’amour du prochain qui englobe les générations futures, prend le pas sur l’égoïsme.  La collaboration transcende l’esprit de compétition. La sobriété répond aux appétits de la surconsommation. Le partage limite les inégalités.  Cette conversion individuelle s’accomplit dans une « charité politique » qui nous mène à interpeler collectivement nos gouvernants. Par le jeûne, la prière et l’engagement, nous pouvons être menés à une vie nouvelle qui ouvre l’avenir à la possibilité d’une société durable, juste et pacifique. Un tel « chemin de Damas écologique » repose sur une solide espérance, une foi en l’impossible – ce sont l’espérance et la foi du matin de Pâque, dont nous sommes les témoins.\n\n\nQuestions pour un partage :\nComment être porteur d’espérance auprès de nos contemporains, malgré la gravité du dérèglement climatique ? \nEn quoi les défis auxquels nous faisons face peuvent-ils enrichir notre vie spirituelle ?"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-defi-climatique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/le-defi-climatique/","name":"Le défi climatique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-07-09T14:59:46+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:26:28+00:00","description":"Et si nous comprenions les crises écologique et climatique comme des « défis » ? Bien sûr, le mot « crise » a sa valeur. En grec, il signifie « jugement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-financieres/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-financieres/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Taxes sur les transactions financières","datePublished":"2013-08-21T11:32:19+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-financieres/"},"wordCount":815,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Taxes sur les transactions financières"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Les taxes mondiales, et notamment les taxes sur les transactions financières, que de nombreuses associations dont le CCFD-Terre Solidaire défendent depuis plus d’une décennie, permettraient de se donner les moyens d’une nouvelle forme de solidarité internationale, tout en régulant un secteur financier qui a très largement profité de la mondialisation et de la libéralisation des échanges.\n\n\n\nAvec une simple taxe de 0.01% sur les transactions financières internationales, 200 milliards d’euros pourraient être mobilisés (soit 0,35% du PIB mondial), de façon pérenne et affectés au développement et au financement des biens communs de l’humanité. Cela aurait également pour effet de faire participer l’ensemble des acteurs les plus riches et de dépasser les différenciations désormais de plus en plus artificielles entre pays riches et pays pauvres.\n\nLa crise financière de 2008 a permis de rendre audible un certain nombre de recommandations sur la régulation mondiale et la mise en place de mécanismes de coopération. Par ailleurs, le ras-le-bol des opinions publiques envers les excès de l’industrie financière, l’essoufflement de l’Aide publique au développement et le besoin de financer la transition climatique ont poussé de plus en plus de personnalités à s’exprimer en faveur d’une telle taxe (Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bernard Kouchner, Jean Louis Borloo, José Manuel Barroso, Gordon Brown, Angela Merkel…). Une telle convergence est sans précédent et le communiqué final du G20 de Cannes, qui acte les progrès de certains pays dans la mise en place d’une telle taxe, va également dans le bon sens. Reste désormais à voir si elle sera effectivement mise en œuvre et surtout à veiller à ce qu’elle soit mise au service de la solidarité internationale et non pas, comme cela est de plus en plus évoqué, à renflouer les budgets des Etats du Nord pour faire face aux crises financières.\n\nPour avancer concrètement, les Etats volontaires doivent mettre en place des mécanismes de taxation financière sans attendre un consensus mondial ou même européen.\n\nDe nombreux pays expérimentent déjà des taxes nationales sur les transactions financières, comme la Chine, l’Inde, la Suisse, le Royaume Uni, le Brésil ou Taïwan. \n\nPar ailleurs, depuis le 1er Aout 2012, la France dispose d’une taxe au niveau national de 0,2% qui s’applique sur les actions des grandes entreprises françaises cotées et 0.01% sur des opérations de trading à haute fréquence. Néanmoins, les exceptions prévues rendent cette deuxième partie largement inefficace.  Pour 2012, cette taxe aurait rapporté 250 millions et des estimations tablent sur 600 millions en 2013, loin des 1,6 milliards annoncés par an. Malgré les engagements passés, en 2013, seulement 3.75% du produit de la taxe française devrait être alloué à la solidarité internationale.\n\nAu niveau européen, la Commission Européenne avait proposé en 2011 un prélèvement de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les produits dérivés, qui aurait permis de collecter 57 milliards d’euros par an. Après plusieurs mois de discussion et le refus par le conseil d’aller plus loin, plusieurs Etats membres ont démarré des négociations pour mettre en place un tel instrument via un processus de coopération renforcée (France, Italie, Espagne, Allemagne, Autriche, Belgique, Estonie, Grèce, Portugal, Slovénie et Slovaquie). Les discussions portent sur la proposition de la commission européenne de février 2013 qui reprend largement les contours de la taxe proposée en 2011. Le revenu estimé s’élève à 30-37 milliards par an. Le parlement européen s’est prononcé favorablement sur ce texte début juillet 2013 mais les positions de certains Etats se sont considérablement affaiblies depuis le début des négociations techniques. Le Ministre de l’Economie et des Finances français a notamment qualifié cette proposition d’ « excessive » le 11 juillet 2013.\n\nL’affectation reste par contre un sujet tabou. Les pays européens tendent à vouloir utiliser ces ressources pour des dépenses nationales ou européennes, oubliant que l’idée initiale était d’affecter l’ensemble des sommes ainsi collectées à la solidarité internationale. A ce titre, les partenaires avec lesquels nous travaillons nous rappellent régulièrement que les transactions financières constituent une assiette fiscale réellement internationale dont la localisation dépend davantage des infrastructures existantes que de la nationalité des opérateurs. En effet, les utilisateurs du monde entier passent par les places boursières américaine, britannique, japonaise ou allemande, y compris les acteurs des pays en développement. Il serait donc pertinent d’affecter les ressources dégagées aux grands défis internationaux : le développement, la lutte contre la pauvreté et le changement climatique et le financement de la transition écologique."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-financieres/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/taxes-sur-les-transactions-financieres/","name":"Taxes sur les transactions financières - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-08-21T11:32:19+00:00","description":"Les taxes mondiales, et notamment les taxes sur les transactions financières, que de nombreuses associations dont le CCFD-Terre Solidaire défendent depuis","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-rencontre-des-initiatives-citoyennes-sur-laccueil-des-migrants/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-rencontre-des-initiatives-citoyennes-sur-laccueil-des-migrants/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Appel à une rencontre des initiatives citoyennes sur l&rsquo;accueil des migrants","datePublished":"2017-01-18T14:04:25+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:50+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-rencontre-des-initiatives-citoyennes-sur-laccueil-des-migrants/"},"wordCount":181,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","Migrations"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L'organisation pour une citoyenneté universelle lance à Paris sa deuxième rencontre \"sursaut citoyen\" qui s'adressent à toutes les personnes engagées à titre personnel ou collectif pour l'accueil des migrants. Une initiative soutenue par le CCFD-Terre Solidaire.\n\n\n\nLe 29 novembre 2016, le collectif OCU proposait une première rencontre du \"sursaut citoyen\" pour un accueil digne et solidaire des migrants dans notre pays. \n\nPour continuer les échanges et construire ensemble une dynamique, et pourquoi pas une plateforme, afin de rendre plus visible les actions et valoriser l'ensemble des initiatives citoyennes portées par la société civile, l'OCU organise une deuxième rencontre mercredi 25 janvier 2017 à Paris.\n\nLe CCFD-Terre Solidaire, pour qui la question des migrations internationales est l'une des six priorités d'action , soutient l'initiative et appelle à la mobilisation.\n\nVenez nombreux !\n\nPour participer, merci de confirmer votre présence ici\n\n*Une contribution volontaire vous sera proposée pour participer au buffet\n\n\nVoir aussi notre reportage : Roms et paroissiens invitent à un repas partagé près de Grenoble"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-rencontre-des-initiatives-citoyennes-sur-laccueil-des-migrants/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/appel-a-une-rencontre-des-initiatives-citoyennes-sur-laccueil-des-migrants/","name":"Appel à une rencontre des initiatives citoyennes sur l'accueil des migrants - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2017-01-18T14:04:25+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:35:50+00:00","description":"L'organisation pour une citoyenneté universelle lance à Paris sa deuxième rencontre \"sursaut citoyen\" qui s'adressent à toutes les personnes engagées à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/epargner-et-preserver-le-climat-cest-possible/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/epargner-et-preserver-le-climat-cest-possible/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Epargner et préserver le climat, c’est possible !","datePublished":"2019-02-22T15:24:49+00:00","dateModified":"2025-04-09T08:56:05+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/epargner-et-preserver-le-climat-cest-possible/"},"wordCount":447,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Finance solidaire"],"articleSection":["Article"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le fonds commun de placement « CCFD-Terre Solidaire Faim &amp; Climat » est un nouvel outil financier disponible dans toutes les banques. Il propose à celles et ceux qui veulent donner du sens à leur argent de souscrire à un produit d’épargne solidaire en faveur de la transition écologique, économique et sociale.\n\nDepuis début 2019, le CCFD-Terre Solidaire propose un nouveau Fonds commun de placement « CCFD-Terre Solidaire Faim &amp; Climat ».\n\nPatrick Saurat, trésorier du CCFD-Terre Solidaire explique : « Ce nouveau fonds de partage permet à des investisseurs avisés et responsables de donner un sens très concret à leurs placements en favorisant les entreprises impliquées dans la transition écologique ».\n\nLes investissements du FCP regroupent des activités considérées comme écoresponsables : énergies renouvelables, transport et agriculture propres… D’autres secteurs sont exclus : extraction et exploitation des combustibles fossiles, filière nucléaire, incinération des déchets.\nUn produit labellisé \"France finance verte\"\nLe FCP Faim et Climat a obtenu l’obtention du label « France finance verte », signe de la reconnaissance de son engagement en faveur des entreprises actrices du développement durable.\n\nCette labellisation a été obtenue grâce aux investissements regroupant des activités considérées comme « écoresponsables » (énergies renouvelables, transport et agriculture propres).\n\n« CCFD-Terre Solidaire Faim &amp; Climat » est également en cours de labellisation par Finansol. Le label Finansol garantit aux épargnants qu’ils contribuent au financement d’activités d’utilité sociale.\nLe FCP \"Faim et climat\" est disponible dans toutes les banques\nLe FCP « CCFD-Terre Solidaire Faim &amp; Climat » est disponible dans toutes les banques et s’adresse à toutes les personnes physiques et morales.\nIl permet également de reverser 50 % des revenus annuels du placement sous forme de don pour soutenir les missions du CCFD-Terre Solidaire. Ce don ouvre le droit à une réduction d’impôts sur le revenu de 66% des sommes versées dans la limite annuelle de 20% du revenu imposable.\n\nPatrick Saurat, trésorier du CCFD-Terre Solidaire précise aussi que ce fonds\n« permettra d’aider nos organisations partenaires du Sud, déjà largement affectés par les effets négatifs du réchauffement climatique, dans leur effort d'adaptation ».\n\n\nEn savoir plus sur l'épargne solidaireL’éclairage de Patrick Saurat, trésorier du CCFD-Terre Solidaire :\n«Depuis 35 ans, le CCFD-Terre Solidaire renforce ses engagements auprès des organisations partenaires qu’il soutient grâce à un volet financier. Ce volet permet de créer une véritable chaîne de solidarité internationale que ce soit via les actions de la SIDI, sa filiale spécialisée dans la finance Solidaire, ou par la création de fonds communs de placement à vocation de partage. »"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/epargner-et-preserver-le-climat-cest-possible/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/epargner-et-preserver-le-climat-cest-possible/","name":"Epargner et préserver le climat, c’est possible ! - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2019-02-22T15:24:49+00:00","dateModified":"2025-04-09T08:56:05+00:00","description":"Le fonds commun de placement « CCFD-Terre Solidaire Faim &amp; Climat » est un nouvel outil financier disponible dans toutes les banques. Il propose à","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mondial-de-foot-2018-travailleurs-et-travailleuses-sur-le-banc-de-touche/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mondial-de-foot-2018-travailleurs-et-travailleuses-sur-le-banc-de-touche/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Mondial de foot 2018 : Travailleurs et travailleuses sur le banc de touche","datePublished":"2018-06-12T17:50:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:33:13+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mondial-de-foot-2018-travailleurs-et-travailleuses-sur-le-banc-de-touche/"},"wordCount":136,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Devoir de vigilance","Justice économique","Multinationales et droits humains"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le Collectif Ethique sur l’étiquette se mobilise pendant le Mondial 2018 pour exiger des grands équipementiers sportifs (Nike, Adidas...) le versement d’un salaire vital aux ouvriers. Car pour le moment, la rémunération des actionnaires prime sur les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses…\n\n\n\nDeux ans après le premier rapport publié à l’occasion de l’Euro 2016, le Collectif Ethique sur l’étiquette publie un nouveau rapport  Anti-jeu. Les sponsors laissent les travailleurs sur la touche . \n\n\nCe document montre que les choix économiques des équipementiers leaders, Nike et Adidas, sont avant tout tournés vers la performance financière et la rémunération des actionnaires au détriment des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses.  \n\n\nPour comprendre, nous vous proposons quelques chiffres :"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/mondial-de-foot-2018-travailleurs-et-travailleuses-sur-le-banc-de-touche/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/mondial-de-foot-2018-travailleurs-et-travailleuses-sur-le-banc-de-touche/","name":"Mondial de foot 2018 : Travailleurs et travailleuses sur le banc de touche - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2018-06-12T17:50:50+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:33:13+00:00","description":"Le Collectif Ethique sur l’étiquette se mobilise pendant le Mondial 2018 pour exiger des grands équipementiers sportifs (Nike, Adidas...) le versement","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-condamne-avec-force-les-declarations-meurtrieres-du-maire-de-croix/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-condamne-avec-force-les-declarations-meurtrieres-du-maire-de-croix/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Romeurope condamne avec force les déclarations meurtrières du Maire de Croix","datePublished":"2013-09-17T15:15:29+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:07+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-condamne-avec-force-les-declarations-meurtrieres-du-maire-de-croix/"},"wordCount":284,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droits humains","France","Migrations","Roms"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Le CNDH Romeurope condamne avec force les déclarations meurtrières du Maire de Croix dans le Nord, qui sont non seulement irresponsables, mais contraires  à la loi. Le Collectif apportera son soutien aux associations anti-racistes qui porteraient plainte contre ces propos.\n\n\n\nLe CNDH Romeurope rappelle qu’il a publié récemment une brochure pour lutter contre les idées reçues [[http://www.romeurope.org/IMG/pdf/20130613_guide_ceux_quon_appelle_les_roms-web-2.pdf]] à l’égard des migrants Roms en situation précaire, à disposition de l’ensemble des citoyens, des candidats aux élections municipales et responsables politiques afin de savoir de qui on parle et lutter ainsi contre les discriminations.  Il s’agit d’un outil pédagogique, particulièrement utile dans des périodes où certains représentants politiques visent une population, en raison d’une origine ethnique réelle ou supposée, en exprimant des propos racistes et incitant à un déchainement de violences à leur encontre. Cibler des boucs émissaires se révèle être une stratégie électoraliste à courte vue et contraire aux valeurs de la République. C’est un comportement irresponsable qui menace la cohésion  sociale dans notre pays. Nos élus doivent donner l’exemple !\n\nNous sommes et serons particulièrement vigilants durant cette période aux propos d’élus ou de candidats qui font et feront le choix d’un discours de haine.  Nous attendons du Gouvernement depuis longtemps une parole forte, et des responsables des partis politiques qu’ils assument une même ligne républicaine en sanctionnant ces propos publiquement.\n\nUn communiqué de presse du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-condamne-avec-force-les-declarations-meurtrieres-du-maire-de-croix/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/romeurope-condamne-avec-force-les-declarations-meurtrieres-du-maire-de-croix/","name":"Romeurope condamne avec force les déclarations meurtrières du Maire de Croix - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-09-17T15:15:29+00:00","dateModified":"2024-12-10T12:35:07+00:00","description":"Le CNDH Romeurope condamne avec force les déclarations meurtrières du Maire de Croix dans le Nord, qui sont non seulement irresponsables, mais contraires","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecrivez-a-vos-euro-deputes-pour-un-reglement-sur-les-minerais-des-conflits/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecrivez-a-vos-euro-deputes-pour-un-reglement-sur-les-minerais-des-conflits/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Écrivez à vos euro-députés pour un règlement sur les « minerais des conflits »","datePublished":"2015-03-09T13:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:41+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecrivez-a-vos-euro-deputes-pour-un-reglement-sur-les-minerais-des-conflits/"},"wordCount":491,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Dans les zones du monde marquées par les conflits, l’exploitation et le commerce des ressources naturelles permettent à de nombreux acteurs armés, coupables de graves exactions à l’encontre des populations, de se financer. Nous pouvons tous agir afin de mettre fin à cette violence…\n\n\n\nEcrivez à vos parlementaires européens pour les en convaincre\n\n\nEn s’approvisionnant en ressources issues de ces zones de conflit ou à haut risque, les entreprises européennes sont susceptibles d’alimenter la violence au détriment des droits humains, de la paix et du développement. Ainsi, des minerais de sang se retrouvent dans nos ordinateurs, nos téléphones, nos voitures…\n\n \n\nAlertée par les citoyens européens, la Commission européenne a proposé un texte de loi visant à assurer un approvisionnement responsable en minerais des entreprises lorsque celles-ci s’alimentent dans des zones en conflits. \nL’objectif annoncé est de rompre le lien entre ressources naturelles et conflits, comme c’est le cas à l’Est de la République Démocratique du Congo depuis 15 ans où mutilations, massacres, viols, esclavage et déplacements massifs sont autant de souffrance perpétrées à l’encontre des populations par des acteurs armés se finançant largement à partir des richesses du sous-sol.\n\n\nLe texte proposé est malheureusement largement insuffisant. \n\nVolontaire et restreint, il n’impose qu'à un très petit nombre d'entreprises (19 fonderies et affineries) de  faire la lumière sur leurs chaînes d’approvisionnement. \nPour les autres, le choix leur est laissé d'être ou non transparentes et responsables.\nDe plus, la Commission européenne se restreint à quatre minerais (or, étain, tantale et tungstène). Elle oublie qu’il y a pourtant de nombreuses autres ressources naturelles qui contribuent à des exactions dans le monde, comme par exemple le cuivre, le jade et le rubis en Birmanie, mais aussi le charbon en Colombie ou encore le diamant au Zimbabwe et en Centrafrique.\nL’impact sur le terrain et sur les populations affectées risque d’être minime. \n\n\nLa commission du commerce international (INTA) a voté le 14 Avril pour une loi très faible. Mais tout n’est pas perdu étant donné que l’ensemble des eurodéputés devront voter sur ce projet de loi en séance plénière le 19 mai, et qu’il sera possible de renforcer le texte.\n\nTrois principaux groupes politiques joueront un rôle clé: le Parti Populaire Européen (PPE, chrétiens-démocrates), l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) et les Conservateurs et Réformistes Européens (ECR).\n\nExigeons des parlementaires européens qu’ils votent en faveur d’un règlement efficace contribuant au rétablissement de la paix !\n\nEcrivez aux parlementaires européens ici\n\nPour en savoir plus : http://www.justicepaix.be/minerais-des-conflits/\n\nPlus de 130 dignitaires de l'église appellent à une législation plus ambitieuse."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecrivez-a-vos-euro-deputes-pour-un-reglement-sur-les-minerais-des-conflits/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/ecrivez-a-vos-euro-deputes-pour-un-reglement-sur-les-minerais-des-conflits/","name":"Écrivez à vos euro-députés pour un règlement sur les « minerais des conflits » - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-03-09T13:00:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:30:41+00:00","description":"Dans les zones du monde marquées par les conflits, l’exploitation et le commerce des ressources naturelles permettent à de nombreux acteurs armés,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-levasion-fiscale-reaction-suite-aux-recommandations-de-locde-au-g20/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-levasion-fiscale-reaction-suite-aux-recommandations-de-locde-au-g20/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutte contre l’évasion fiscale : réaction suite aux recommandations de l’OCDE au G20","datePublished":"2014-09-16T19:09:54+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:16+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-levasion-fiscale-reaction-suite-aux-recommandations-de-locde-au-g20/"},"wordCount":532,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Évasion fiscale","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’OCDE a présenté aujourd’hui ses recommandations au G20 pour lutter contre l'évasion fiscale dans le cadre du  BEPS (érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices). \n\n\n\nReporting pays par pays - Le CCFD-Terre Solidaire déplore que le reporting pays par pays que propose l’OCDE ne soit pas public. La publicité de ce type d’information est cruciale pour lutter contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales. Outre son effet dissuasif, elle permet de s’assurer que toutes les administrations, non seulement fiscales mais aussi judiciaires et règlementaires, dont celles des pays en développement auront accès à ces données. L’OCDE considère que la publicité du reporting ne fait pas partie du mandat qui lui a été donné par les pays du G20. Les organisations de la société civile tentent de faire clarifier ce mandat. A défaut d’être public, le reporting pays par pays doit pouvoir arriver aux administrations de tous les pays, et en particulier des pays en développement. Or, l’OCDE qui devrait faire des propositions en ce sens n’a pas encore travaillé sur le sujet.\n\nInstrument multilatéral  - Si le CCFD-Terre Solidaire accueille avec satisfaction le fait que l’OCDE déclare possible la mise en place d’un instrument multilatéral pour amender les traités bilatéraux existants en une seule fois, il déplore que l’association des pays en développement ne soit envisagée que dans un second temps, après les discussions sur cet instrument multilatéral. Le CCFD-Terre Solidaire demande au G20 de réaffirmer la nécessité de mettre en place rapidement un tel instrument, qui ne soit pas simplement « ouvert » aux pays en développement mais qui les inclue véritablement. \n\nImplication des pays en développement - Le CCFD-Terre Solidaire est sensible à la volonté de l’OCDE d’inclure et d’impliquer de plus en plus les pays en développement, mais s’interroge sur la portée réelle de cet engagement : il a toujours demandé, mais en vain, à ce que les pays en développement puissent prendre part aux décisions à voix égale avec les autres pays de l’OCDE et non pas simplement être consultés.  D’autre part, le CCFD-Terre Solidaire rappelle que l’Afrique du Sud n’a pas été mandatée par les autres pays africains pour les représenter et qu’en aucun cas sa voix ne représente « celle de l’Afrique ».\nLes pays du G20 doivent aujourd’hui insister à nouveau avec force sur la nécessité d'inclure véritablement les pays en développement dans ces processus de réforme des règles fiscales internationales. Sans cela ces derniers risquent, à l'image du Ghana ou de la Gambie, d’être tentés de se spécialiser dans la finance offshore pour attirer capitaux et activités. Le G20 doit démontrer une fois encore qu'il n'agit pas uniquement dans l'intérêt des pays qui le composent.\n\nContact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-levasion-fiscale-reaction-suite-aux-recommandations-de-locde-au-g20/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutte-contre-levasion-fiscale-reaction-suite-aux-recommandations-de-locde-au-g20/","name":"Lutte contre l’évasion fiscale : réaction suite aux recommandations de l’OCDE au G20 - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-09-16T19:09:54+00:00","dateModified":"2021-12-08T15:40:16+00:00","description":"L’OCDE a présenté aujourd’hui ses recommandations au G20 pour lutter contre l'évasion fiscale dans le cadre du BEPS (érosion de la base d’imposition et le","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ong-appellent-les-deputes-a-une-meilleure-definition-de-lanceur-dalerte/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ong-appellent-les-deputes-a-une-meilleure-definition-de-lanceur-dalerte/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Les ONG appellent les députés à une meilleure définition de lanceur d&rsquo;alerte","datePublished":"2016-06-10T14:36:30+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ong-appellent-les-deputes-a-une-meilleure-definition-de-lanceur-dalerte/"},"wordCount":676,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Communiqués de presse","Justice économique","Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Ce vendredi 10 juin 2016, alors que le projet de loi anti-corruption dit « Sapin 2 » vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale hier soir, les ONG appellent le gouvernement et le Parlement à reprendre la rédaction de la définition[[Voici ci-après la définition adoptée (amendement) : « Un lanceur d’alerte est une personne qui révèle, dans l’intérêt général et de bonne foi, un crime ou un délit, un manquement grave à la loi ou au règlement, ou des faits présentant des risques ou des préjudices graves pour l’environnement, la santé ou la sécurité publiques, ou témoigne de tels agissements. Il exerce son droit d’alerte sans espoir d’avantage propre ni volonté de nuire à autrui. L’alerte ne saurait révéler quelque élément que ce soit relevant du secret de la défense nationale, du secret médical ou du secret professionnel applicable aux relations entre un avocat et son client. »]] du lanceur d’alerte pour répondre à l’ambition affichée d’offrir un statut global et protecteur.\n\n\n\nContrairement aux recommandations des institutions nationales et internationales, des experts, de nos ONG et des décideurs publics qui ont travaillé depuis de nombreuses années sur le sujet (le Conseil de l’Europe en 2014, l’ONU en 2015, le député Yann Galut dans sa proposition de loi en 2015 ou encore le Conseil d’État en 2016), la définition adoptée ne protège pas en l’état ceux qui dénoncent « une menace ou un préjudice grave pour l’intérêt général ».\n\nL’article risque ainsi de ne pas couvrir tous les cas de figure pour lesquels un signalement pourrait être effectué.\n\nPlusieurs députés, le rapporteur ainsi que le Ministre Michel Sapin se sont toutefois exprimés pour réaffirmer leur volonté de protéger tous les lanceurs d’alerte, et ce en améliorant la définition lors du processus législatif en cours.\n\n« La volonté du Gouvernement c’est que toutes ces situations, et en particulier les situations qui concernent des lanceurs d’alerte qui, dans le domaine financier ou dans le domaine fiscal, auraient « lancé une alerte », (…) que ces cas-là soient couverts. » Michel Sapin, Ministre des Finances et des Comptes publics.\n\n« Nos intentions sont claires et nous ferons en sorte qu’à la virgule près, il n’y ait pas de domaines non couverts par la protection efficace, rapide que nous souhaitons apporter aux lanceurs d’alerte, à tous les lanceurs d’alerte quel que soit le domaine dans lequel ils lancent l’alerte éthique. » Sandrine Mazetier, Députée, porte-parole du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain sur le projet de loi Sapin 2.\n\nNous prenons acte de cette volonté et de cette ambition affichée et les invitons à reprendre la rédaction de cet article afin de lever toute incertitude. Nous resterons mobilisés pour que cette loi, qui porte en elle le projet ambitieux de mettre à l’abri des représailles celles et ceux qui prennent des risques pour notre démocratie, offre toutes les garanties essentielles à une protection efficace quel que soit le domaine de l’alerte.\n\nPoint presse « Amender la protection des lanceurs d’alerte dans le monde et en France» Vendredi 10 juin 2016 de 14h à 17h Université Paris Descartes Voir le programme complet\n\n Lien vers la pétition des ONG pour un statut global et protecteur des lanceurs d’alerte\n\nCommuniqué de :\n\n    Anticor\n    Bloom\n    CCFD-Terre solidaire\n    CFDT Cadres\n    Collectif Roosevelt\n    Fondation Sciences Citoyennnes\n    Greenpeace\n    Le Pacte civique\n    Ligue des droits de l’Homme\n    Pugwash-France\n    Réseau Environnement Santé\n    Sherpa\n    Transparency International France\n    UGICT – CGT\n\nContacts presse\n- Transparency International France : Julian Névo – contact@transparency-france.org –  01 84 16 95 65\n- CFDT Cadres : Laurent Tertrais – laurent.tertrais@cadres.cfdt.fr – presse@cadres.cfdt.fr – 06 71 12 86 10\n- UGICT – CGT : Damien Ramage – communication@ugict.cgt.fr – 06 72 47 07 97\n- Ligue des droits de l’Homme : communication@ldh-france.org –  01 56 55 51 08"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ong-appellent-les-deputes-a-une-meilleure-definition-de-lanceur-dalerte/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/les-ong-appellent-les-deputes-a-une-meilleure-definition-de-lanceur-dalerte/","name":"Les ONG appellent les députés à une meilleure définition de lanceur d'alerte - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-06-10T14:36:30+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:32:39+00:00","description":"Ce vendredi 10 juin 2016, alors que le projet de loi anti-corruption dit « Sapin 2 » vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale hier","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutter-contre-lopacite-financiere-et-levasion-fiscale-des-entreprises-multinationales/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutter-contre-lopacite-financiere-et-levasion-fiscale-des-entreprises-multinationales/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales","datePublished":"2014-03-28T18:35:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutter-contre-lopacite-financiere-et-levasion-fiscale-des-entreprises-multinationales/"},"wordCount":1400,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paradis fiscaux"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Malgré la crise, l’industrie de la fraude et de l’évasion fiscales continue de prospérer. Son chiffre d’affaires, en hausse constante, est proportionnel aux sommes détournées des budgets des Etats européens mais aussi des pays en développement.\n\n\n\nAnnuellement le manque à gagner en recettes fiscales se compte en dizaines de milliards, en France, et en centaines de milliards au niveau européen. Dans les pays en développement, les dernières estimations de décembre 2013 faisaient état de 950 milliards de dollars de flux financiers illicites sortants annuels, soit 13.7% de plus qu’en 2010 selon Global Financial Integrity (GFI). En pourcentage du PIB, l’Afrique sub-saharienne est la première victime avec une perte de 5.7% en moyenne annuelle.\n\n\nLes entreprises multinationales sont les premières utilisatrices des paradis fiscaux. Accompagnées par des intermédiaires -sociétés de services financiers, avocats d’affaires, fiscalistes, et cabinets d’audit et de conseils- elles sont à la pointe de l’innovation en matière de contournement de l’impôt.\n\n\nQuelques chiffres clés\n\n\nLes 50 premières entreprises européennes disposent en moyenne de 117 filiales chacune dans les paradis fiscaux . Elles ont aux îles Caïman davantage de filiales qu’au Brésil et deux fois plus qu’en Inde. Même la Chine n’attire guère davantage que le Luxembourg. Seulement 60% d’entre elles publient la liste exhaustive de leurs filiales ; les entreprises françaises figurent ainsi notamment parmi les plus opaques. La localisation des filiales du groupe est même impossible dans le cas d’entreprises comme Total.\n\n\nDes structures de propriété complexes et des millions de sociétés écrans existent dans le monde pour dissimuler l’identité des détenteurs réels de comptes bancaire ou les propriétaires d’une entreprise (34 sociétés par habitant aux Iles Vierges Britanniques, 2.1 au Liechtenstein, 1.7 aux Iles Caïmans ou 1 dans l’Etat du Delaware).\nGlencore, un des leaders du commerce des matières premières, aurait fait perdre à la Zambie dont il exploite le cuivre, près de 132 millions d’euros de recettes fiscales pour une seule année, par le jeu d’un gonflement des coûts de production, d’une sous-évaluation des volumes de production, et surtout d’une vente de l’ensemble du cuivre exploité à la maison mère en Suisse à un prix inférieur à celui du marché.\n\n\nSAB Miller, l’une des principales brasseries de bière du monde, aurait économisé quant à elle autour de 21,5 millions d’euros d’impôts sur l’ensemble du continent africain, soit environ un cinquième des impôts dus ou une somme qui aurait permis de scolariser 250 000 enfants supplémentaires. Si la production de bière de SAB Miller au Ghana était déficitaire, c’est bien parce que l’ensemble des profits ont été envoyés vers d’autres filiales sous le prétexte de rémunérer la marque aux Pays Bas, rembourser un prêt et payer la centrale d’achat à Maurice ou verser des frais de gestion en Suisse.\n\n\nAnalysant les données financières de 1500 entreprises multinationales implantées en Inde, des chercheurs de l’ONG Christian Aid ont ainsi montré qu’en 2010, celles qui avaient des relations avec des paradis fiscaux payaient, sur chaque euro de profits, 30% d’impôts de moins que les autres[[P. Jansky et A. Prats, « Multinational corporations and the profit shifting lure of tax havens », Christian Aid occasional paper n°9,\nmars 2013]].\n\n\nLes avancées\n\n\nEn 2013, quelques grandes avancées ont eu lieu, suite à l’« Offshore Leaks » au niveau international et à l’affaire Cahuzac en France, mais aussi pour tenter de juguler l’asphyxie des ressources budgétaires des Etats et répondre à l’agressivité développée par les entreprises multinationales pour éviter l’impôt à tout prix.\n\n\nLes annonces concernant l’échange automatique d’informations fiscales, la réforme des règles fiscales internationales pour les multinationales, et la nécessaire transparence des propriétaires réels des entreprises et des structures juridiques opaques de type trusts, reprennent les propositions portées de longue date par la société civile. Reste à les mettre en œuvre efficacement et au service de tous.\n\n\nAujourd’hui les nécessaires réformes du système fiscal mondial ne doivent pas oublier les pays en développement, premières victimes de ces mécanismes de pillage des ressources publiques. Alors que les pays riches semblent découvrir les impacts nocifs des paradis fiscaux sur leurs propres économies, il ne faudrait pas que le sort des pays les plus pauvres soit relégué au second plan. Toutes les mesures envisagées pourraient être bénéfiques pour tous à conditions d’être pensées comme telles.\n\n\nL’inaction vis-à-vis des pays du Sud se révèle par ailleurs nocive y compris pour les pays européens. Ne pas inclure les pays en développement dans ces négociations internationales pourrait encourager certains territoires au Sud à devenir des paradis fiscaux. Après la Jamaïque, conseillée par le cabinet Baker and McKenzie ou le Ghana par la banque Barclays, c’est au tour du Kenya, du Cap Vert ou de la Gambie d’être tentés par une spécialisation dans la finance offshore pour attirer des capitaux et des activités. En laissant le problème simplement se déplacer, les efforts conduits par la communauté internationale seraient alors réduits à néant.\n\n\nOù en sont les institutions européennes ?\n\n\nEn 2013, l’Union européenne a franchi une étape décisive en adoptant une mesure de transparence comptable pays par pays pour les banques (Directive CRD IV), dans le sillage de la France. Lors du Conseil du 22 mai 2013, les chefs d’Etats européens se sont déclarés favorables à une extension du reporting comptable pays par pays aux autres secteurs d’activité[[Le Conseil a ainsi appelé à « agir rapidement [...] pour examiner des propositions d’amendement dans les directives sur les informations non financières et les informations relatives à la diversité, pour les grandes entreprises, afin d’assurer un reporting pays par pays des grandes entreprises »]]. Cependant, cette extension aux autres secteurs d’activité rencontre encore une opposition de certains grands pays européens malgré l’appui de la présidence lituanienne et le soutien du commissaire Barnier.\n\n\nEn matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, l’Union européenne dispose de nombreux outils législatifs pour faire adopter des mesures plus ambitieuses.\n\n\nPropositions du CCFD-Terre Solidaire aux candidats aux élections européennes\n\n\n\n Exiger la transparence comptable pays par pays de la part de toutes les entreprises multinationales, tous secteurs d’activités confondus (liste des entités, effectifs, chiffre d’affaires, impôts sur les sociétés et subventions reçues) et la publication de ces informations. La publication de ces informations est cruciale afin que les administrations fiscales des pays du Sud puissent aussi les utiliser sans passer par des procédures de coopération administrative. Comment ? garantir la publication des informations pays par pays transmises par les banques à la Commission européenne, en application de la directive CRDIV. Etant donné que la loi de réforme bancaire adoptée en 2013 en France prévoit déjà la publication de ces informations par les banques françaises, les données doivent également être publiées au niveau européen pour l’ensemble des établissements bancaires. aller au-delà des banques pour exiger cette transparence de la part de l’ensemble des entreprises et réformer le code des marchés publics pour autoriser l’introduction de critères de transparence fiscale dans la sélection des entreprises. demander à l’OCDE d’élaborer un modèle de reporting pays par pays qui ne se réduise pas à la transmission d’informations aux administrations fiscales mais qui soit bien public. Harmoniser les règles fiscales européennes et internationales via l’adoption de mesures contraignantes relatives à la consolidation des assiettes fiscales pour l’impôt sur les sociétés afin de mieux répartir le droit de taxer entre les pays selon des critères objectifs (effectifs, chiffre d’affaires, etc.). Une telle harmonisation permettrait de réconcilier la distribution de l’impôt avec la géographie de l’activité réelle des entreprises."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutter-contre-lopacite-financiere-et-levasion-fiscale-des-entreprises-multinationales/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/lutter-contre-lopacite-financiere-et-levasion-fiscale-des-entreprises-multinationales/","name":"Lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2014-03-28T18:35:00+00:00","dateModified":"2024-09-25T15:28:53+00:00","description":"Malgré la crise, l’industrie de la fraude et de l’évasion fiscales continue de prospérer. Son chiffre d’affaires, en hausse constante, est proportionnel","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codssy-une-grande-chaine-de-solidarite-pour-promouvoir-lentraide-entre-syriens/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codssy-une-grande-chaine-de-solidarite-pour-promouvoir-lentraide-entre-syriens/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"CODSSY Une grande chaîne de solidarité pour promouvoir l’entraide entre Syriens","datePublished":"2013-10-25T09:14:06+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codssy-une-grande-chaine-de-solidarite-pour-promouvoir-lentraide-entre-syriens/"},"wordCount":808,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Paix et vivre ensemble","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"CODSSY, le Collectif du Développement et du Secours Syrien, est basé à Paris et regroupe plusieurs associations de France, de Syrie et des pays d’accueil des réfugiés. Elles agissent dans différents domaines (sanitaire, médical, alimentaire, éducatif, psychologique et juridique), tant les besoins sont complexes et urgents. \n\n\n\nLe leitmotiv de CODSSY est de donner aux Syriens les moyens de rester dignes et de s’entraider sur place ou en exil. Le collectif travaille avec une diversité d’acteurs, qu’il s’agisse d’organisations de quartier ou d’associations de femmes.\n\nRégulièrement, CODSSY reçoit des demandes, les étudie, aide les volontaires sur place à définir les priorités, à formuler un projet… puis tente de récolter des fonds pour réponde au mieux à ces demandes. Sous les bombes ou dans les camps de réfugiés, ce qui réunit tous ces acteurs, c’est bien la volonté de s’en sortir et de construire un avenir pour tous les Syriens. Le collectif affiche ainsi la volonté de venir en aide à toutes les victimes et leurs familles, quelles que soient leurs origines ethnique, confessionnelle et socio-économique. \n\nGrâce à de multiples relais locaux, CODSSY tente de répondre à une urgence vitale. CODSSY soutient par exemple des campagnes de distribution pour toucher ceux qui vivent en état de siège : lait en poudre pour les nouveau-nés, médicaments, nourriture, prise en charge des orphelins. Pourquoi est-ce si nécessaire ? Parce que plus de 7 millions de personnes ont besoin d’une aide d’urgence. Les enfants sont évidemment les plus vulnérables : en Syrie, plus de deux millions d’enfants sont en danger de malnutrition. Dans les zones rurales de Damas, un jeune syrien sur vingt est sévèrement sous-alimenté tandis que 14% souffrent de malnutrition grave. \n\nD’autres projets soutenus par CODSSY regardent aussi vers l’avenir et tentent de soulager les souffrances des enfants réfugiés. Un million d’enfants syriens, dont 75% âgés de moins de 11 ans, sont devenus réfugiés à l’étranger avec des membres de leurs familles ou seuls. « Même après avoir trouvé un refuge à l’extérieur, ces enfants sont traumatisés, déprimés et en quête d’une raison d’espérer », souligne Antonio Guterres, le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.\n\nAlwane, association membre de CODSSY, s’est spécialisée dans le soutien psychologique des enfants à travers l’expression artistique. « Avec une petite équipe, nous avions commencé à développer un projet similaire à Damas, pour sortir les enfants de l’atmosphère sombre et violente qui régnait autour d’eux. Puis, avec l’intensification de la guerre et notre départ au Liban, nous avons décidé de poursuivre notre travail ici, auprès des enfants réfugiés… On s’est formé peu à peu avec l’aide de professionnels et on essaie de soulager la souffrance des enfants dans leur quotidien », explique Sana Yazigi, cofondatrice de l’association Alwane. \nMusique, dessin, théâtre sont autant d’outils pour qu'ils puissent exprimer leurs peurs, leurs souvenirs, leurs rêves. Le travail s’effectue en accord avec la famille, pour ne pas déresponsabiliser les parents, qui souffrent déjà des difficiles conditions de vie, de l’absence d’horizon et qui peinent souvent à reconstituer un environnement sécurisant pour leurs enfants. En parallèle des activités d’art thérapie, l’association offre aux enfants des repas et une aide matérielle. \n\nAujourd’hui les réfugiés syriens sont plusieurs millions à travers le monde. Au Liban, ils représentent déjà près d’un quart de la population totale, ravivant des tensions inter-communautaires et sociales de ce petit pays fragile. Alwane a choisi de travailler en particulier dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila à Beyrouth, où nombre de Syriens démunis ont trouvé refuge du fait du moindre coût de la vie. Là-bas, l’association a également trouvé des partenaires syriens actifs, avec qui elle partage les locaux. Depuis peu, Alwane a commencé à accueillir quelques enfants libanais et palestiniens dans ses programmes pour faciliter une meilleure cohabitation et favoriser l’ouverture à l’autre. Désormais, trois salariés et un bénévole formés à l’art thérapie assurent l’accompagnement d’une centaine d’enfants.  « Cet automne, c’est la seconde rentrée scolaire. Nous avons plus d’enfants, dont certains sont très marqués par les violences de la guerre, et beaucoup d’interrogations sur l’avenir… Mais en même temps, on voit aussi déjà les premiers effets de notre travail sur ceux que nous avons accueillis l’an dernier. » Rapporte Sana Yazigi."}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/codssy-une-grande-chaine-de-solidarite-pour-promouvoir-lentraide-entre-syriens/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/codssy-une-grande-chaine-de-solidarite-pour-promouvoir-lentraide-entre-syriens/","name":"CODSSY Une grande chaîne de solidarité pour promouvoir l’entraide entre Syriens - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2013-10-25T09:14:06+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:23:03+00:00","description":"CODSSY, le Collectif du Développement et du Secours Syrien, est basé à Paris et regroupe plusieurs associations de France, de Syrie et des pays d’accueil","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-responsabilite-des-chefs-detat-engagee-apres-lattaque-du-convoi-humanitaire-pres-dalep/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-responsabilite-des-chefs-detat-engagee-apres-lattaque-du-convoi-humanitaire-pres-dalep/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"La responsabilité des chefs d&rsquo;Etat engagée après l&rsquo;attaque du convoi humanitaire près d&rsquo;Alep","datePublished":"2016-09-22T17:46:16+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:57+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-responsabilite-des-chefs-detat-engagee-apres-lattaque-du-convoi-humanitaire-pres-dalep/"},"wordCount":827,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Droit international","Droits humains","Paix et vivre ensemble"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’attaque délibérée de lundi 19 septembre 2016 sur un convoi humanitaire apportant de l’aide essentielle pour venir en aide aux habitants d’Alep en Syrie, marque un nouveau record d’inhumanité. Alors que les chefs d’État et de gouvernement sont réunis à New York cette semaine, les yeux du monde entier sont rivés sur eux et l’Histoire jugera leur réponse à cet acte criminel.\n\n\n\nLes chefs d’État et de gouvernement sont réunis la semaine du 19 septembre 2016 à New York pour l’Assemblée Générale des Nations Unies. Chaque dirigeant qui accepte l’impunité pour les auteurs de crimes de guerre et leurs soutiens se rend complice de la dissolution actuelle du droit international humanitaire. Il s’agit des normes qui fondent une vision commune d’humanité à travers le monde. Ces normes protègent chacun d’entre nous : les perdre reviendrait à oublier les leçons des deux guerres mondiales et revenir à des temps d’obscurité et d’anarchie.\n\nDes témoins interviewés par Amnesty International ont indiqué que différents appareils aéroportés, notamment des hélicoptères et des avions de combat de fabrication russe, ont pris part au bombardement. Nous appelons le Conseil de Sécurité à demander immédiatement au Secrétaire Général des Nations Unies de lancer une enquête dans les plus brefs délais, et d’en rapporter les conclusions au Conseil sous une semaine, afin d’identifier de manière définitive les auteurs de l’attaque, et formuler des recommandations pour qu’ils rendent des comptes au regard du droit international. Il faut faire comprendre à leurs auteurs qu’ils ne peuvent continuer à commettre de tels crimes en toute impunité.\n\nPendant plus de cinq ans, nous avons vu les condamnations répétées des chefs d’État et de gouvernement face aux violations généralisées du droit international humanitaire et des droits humains par les parties au conflit en Syrie. Ils ont pourtant systématiquement échoué à faire rendre des comptes aux auteurs de ces crimes. Systématiquement, les civils ont été tués et affamés, les hôpitaux bombardés, et les travailleurs humanitaires pris pour cible, sous les yeux du monde entier. Combien d’horreurs les Syriens doivent-ils encore endurer avant qu’une nouvelle ligne rouge ne soit franchie ?\n\n\nSignataires de la déclaration commune\n\n1.\tAbrar Halap Association for Relief and Development\n2.\tAction Aid International\n3.\tAhl Horan\n4.\tAl Seeraj For Development And Healthcare\n5.\tAmrha\n6.\tASML - Association de Soutien aux Médias Libres\n7.\tAssociation for Aid and Relief (AAR), Japan \n8.\tAttaa Association\n9.\tAttaa for Relief and Development (ARD)\n10.\tBalad Syria Organization\n11.\tBasmet Amal Charity\n12.\tBaytna Syria\n13.\tBig Heart Foundation\n14.\tBihar Relief Organization\n15.\tBinaa Organization for Development\n16.\tBonyan\n17.\tCairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS)\n18.\tCARE International\n19.\tCCFD – Terre Solidaire\n20.\tCenter for Civilians in Conflict (CIVIC)\n21.\tCenter for Victims of Torture\n22.\tChristian Aid\n23.\tCollateral Repair Project\n24.\tCollectif des Amis d'Alep\n25.\tComité d'Aide Humanitaire au Peuple Syrien - ComSyr57\n26.\tDamascene House Foundation for Society Development\n27.\tDeir Elzzor United Association (FURAT)\n28.\tDorcas\n29.\tEducation Without Borders (MIDAD)\n30.\tEmaar AL Sham Humanitarian Association\n31.\tEnjaz Development Foundation\n32.\tETM\n33.\tEuroMed Droits EMHRN\n34.\tGhiath Matar Foundation\n35.\tGhiras Al Nahda\n36.\tGhiras Foundation\n37.\tGlobal Centre for the Responsibility to Protect\n38.\tGOAL\n39.\tHand in Hand for Syria\n40.\tHelp 4 Syria\n41.\tHuman Care Syria\n42.\tHuman Rights & Democracy Media Center (SHAMS)\n43.\tHumanitarian Relief Association (IYD)\n44.\tInternational Rescue Committee\n45.\tIhsan for Relief and Development\n46.\tiMMAP\n47.\tIndependent Doctors Association (IDA)\n48.\tInsan for Psychosocial Support\n49.\tInternational Supporting Woman Association (ISWA)\n50.\tIrtiqaa Foundation\n51.\tKaram Foundation \n52.\tLa Vague Blanche pour la Syrie\n53.\tLocal Development and Small-Projects Support (LDSPS).\n54.\tMaram Foundation for Relief & Development\n55.\tMasrrat - The Syrian Establishment for Human Care and Enhancement\n56.\tMercy Corps\n57.\tMountain Foundation\n58.\tMRAP - Mouvement contre le Racisme et l'Amitié entre les Peuples\n59.\tNajda Now\n60.\tNasaem Khair\n61.\tNorwegian Refugee Council\n62.\tNuDay Syria\n63.\tOrient\n64.\tOxfam\n65.\tPeople in Need\n66.\tPhysicians Across Continents (PAC)\n67.\tPhysicians for Human Rights\n68.\tProtection Approaches\n69.\tQatar Red Crescent Society\n70.\tQitaf Al Khair Relief Association\n71.\tSaed Charity Association\n72.\tSave A Soul\n73.\tSave the Children\n74.\tSecours Islamique France\n75.\tSedra Association For Charity\n76.\tShama Association\n77.\tSanabel Al Khair\n78.\tSocial Development International (SDI)\n79.\tSolidarité Saintonge Syrie\n80.\tSolidarités International\n81.\tSUDO UK\n82.\tSUHA - Urgence Solidarité Syrie\n83.\tSyria Charity\n84.\tSyria Relief\n85.\tSyria Relief\n86.\tSyria Relief and Development\n87.\tSyria Relief Organization\n88.\tSyrian American Medical Society (SAMS)\n89.\tSyrian Education Commission (SEC)\n90.\tSyrian Engineers For Construction and Development Organization (SECD)\n91.\tSyrian Expatriate Medical Association (SEMA)\n92.\tSyrian Institute for Justice\n93.\tSyrian Medical Mission\n94.\tSyrian Network for Human Rights\n95.\tSyrian NGO Alliance (SNA)\n96.\tSyrian Orphans Organization\n97.\tTakaful Alsham Charity Organisation\n98.\tTuba Dernegi\n99.\tUnified Revolutionary Medical Bureau in East Gouta\n100.\tUnion of Medical Care and Relief Organizations (UOSSM)\n101.\tUnion Of Syrians Abroad\n102.\tViolations Documentation Center in Syria (VDC)\n103.\tViolet Organisation\n104.\tWar Child Holland\n105.\tWhite Hands - Beyazeller\n106.\tWin Without War\n107.\tWomen for Development\n108.\tWorld Vision"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-responsabilite-des-chefs-detat-engagee-apres-lattaque-du-convoi-humanitaire-pres-dalep/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/la-responsabilite-des-chefs-detat-engagee-apres-lattaque-du-convoi-humanitaire-pres-dalep/","name":"La responsabilité des chefs d'Etat engagée après l'attaque du convoi humanitaire près d'Alep - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2016-09-22T17:46:16+00:00","dateModified":"2024-12-10T13:22:57+00:00","description":"L’attaque délibérée de lundi 19 septembre 2016 sur un convoi humanitaire apportant de l’aide essentielle pour venir en aide aux habitants d’Alep en Syrie,","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Forum Terra lutte contre la pauvreté et la déforestation au Mozambique","datePublished":"2015-02-05T15:52:58+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:53:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/"},"wordCount":749,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"keywords":["Accaparement des terres","Agriculture","Déforestation","Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"L’ONG mozambicaine Forum Terra intervient dans la province de Nampula,  afin de promouvoir et défendre les droits des populations relatifs à la terre et aux ressources naturelles. Ce partenaire du CCFD-Terre Solidaire mène des formations sur le terrain, aussi bien sur les lois en vigueur que sur les méthodes de gestion durable des terres.\n\n\n\nForum Terra est une ONG d’envergure régionale, basée à Nampula, qui s’est formée au moment de l’adoption de la nouvelle loi foncière de 1997. \n\n\nUne législation en faveur de l’accès à la terre des populations locales\n\nSous la pression de la société civile, cette législation, unique en Afrique australe, reconnaît le droit traditionnel des populations rurales à utiliser la terre. Elle rend leur consultation obligatoire avant toute attribution par l’Etat d’une licence au secteur privé impliquant une exploitation de terres. \n\nUne autre loi sur la gestion durable de la forêt, de la flore et de la faune sauvages ayant aussi été adoptée, le premier objectif de Forum Terra a consisté à informer les communautés rurales sur leurs droits et devoirs, du fait de cette nouvelle législation. \n\n\nUne action concentrée dans la province de Nampula\n\nL’action de Forum Terra s’est concentrée dans cinq districts de la province de Nampula particulièrement touchés par la mauvaise gestion des ressources naturelles : Mogovolas, Murrupula, Muecate, Mecuburi et Lalua. Tout le long du corridor de développement de Nacala, les terres arables sont convoitées pour de grands projets. \n\nLa province, un territoire de 80 000 km2 grand comme l’Autriche, dispose de 4,5 millions d’hectares de terres arables. Cette région du nord-est, située entre les provinces du Zambèze (centre) et de Cabo Delgado (nord), est tournée vers l’Océan Indien. \n\n4 millions de personnes y vivent, soit 15% de la population totale du Mozambique (25,8 millions d’habitants). Ces communautés largement rurales dépendent à 90 % de l’agriculture.\n\n\nPour la sécurisation des terres et contre la déforestation\n\nL’action de Forum Terra, porte à la fois sur le droit et la pratique. Sur le plan légal, elle veille à ce que les terres soient dûment délimitées et enregistrées, pour que les communautés rurales bénéficient du “mécanisme 20%” en vigueur au Mozambique. Ce dispositif permet aux populations de recevoir un pourcentage des bénéfices de toute entreprise exploitant ses ressources naturelles – agro-industries, mines, activités touristiques, etc. \n\nSur le plan pratique, elle informe les petits exploitants sur les méthodes de gestion durable des terres arables, et vise notamment à éradiquer la pratique des incendies de forêt, qui persiste, en vue d’étendre les surfaces cultivées. Forum Terra contribue à la fois à lutter contre la pauvreté, en mobilisant les adultes autour d’activités génératrices de revenus, et contre la déforestation.  \n\nTout au long de l’année, Forum Terra recense les communautés à risque ou en conflit, les informe sur leurs droits et identifie de nouveaux partenaires. L’ONG organise des pépinières d’arbres indigènes et des “forêts communautaires”. Elle propose des formations de producteurs en coopérative, aux techniques de pisciculture ou d’apiculture, propose de l’assistance technique aux cultivateurs d’agrumes, etc. \n\nRenforcer le volet plaidoyer \n\nForum Terra s’adresse aussi bien aux agriculteurs qu’aux agents de l'administration dans la province et les communes, aux chefs traditionnels et aux associations actives dans les districts concernés. Partenaire depuis 2000, Le CCFD-Terre Solidaire soutient particulièrement son action de plaidoyer face à des méga-projets menés par des investisseurs étrangers dans la province. \n\nL’un d’entre eux vise à lancer une vaste plantation d’eucalyptus. Un autre, dénommé Pro-Savana, est un vaste projet agro-industriel mené depuis 2012 par les gouvernements du Mozambique, du Brésil et du Japon, portant sur 14 millions d’hectares de savane, situés à cheval sur les provinces de Niassa, Nampula et du Zambèze. \n\nFace à ce projet, qui implique un risque d’accaparement des terres, Forum Terra s’est fortement impliquée au sein d’une plateforme de la société civile, le Réseau thématique des ressources naturelles et de l’agriculture. \n\nL’objectif est de limiter les déplacements de populations illégaux dans les zones couvertes par ces projets, et d’intervenir afin de les indemniser.  \n\nSabine Cessou"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/","name":"Forum Terra lutte contre la pauvreté et la déforestation au Mozambique - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"datePublished":"2015-02-05T15:52:58+00:00","dateModified":"2021-12-08T11:53:39+00:00","description":"L’ONG mozambicaine Forum Terra intervient dans la province de Nampula, afin de promouvoir et défendre les droits des populations relatifs à la terre et","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"Au Brésil, la réinsertion passe aussi par la revalorisation des déchets","datePublished":"2015-01-20T11:00:00+00:00","dateModified":"2023-05-17T14:43:42+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/"},"wordCount":896,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/01/ccfd-terresolidaire.org-au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets-347383936-1060301594944807-2892482651669927102-n.jpeg","keywords":["Droits des femmes","Projet"],"articleSection":["Projet"],"inLanguage":"fr-FR","description":"Basé à Campina Grande, dans l'état de la Paraiba, au nord-est du Brésil, le Centre d'Action Culturelle (Centrac), partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 1996, se mobilise pour que les personnes exclues des processus de participation et d'inclusion sociale, puissent participer à l'élaboration des politiques publiques.\n\nIl y a sept ans, l'horizon de Lourdes et Socorro se limitait à la décharge publique de Campina Grande, au cœur de l'Etat de Paraiba, au nord-est du Brésil. Plastique, aluminium, métaux... Plus de quatorze heures par jour, ces deux amies, la quarantaine, cherchaient dans des montagnes d'ordures ce qui pouvait être recyclable. Gagnant à peine de quoi se nourrir, elles « vivaient » dans une baraque composée de planches de bois et de tôles ondulées, à la lisière de la décharge. « La vie était très dure, se souvient Lourdes. On était pauvres et, surtout, pour la plupart des gens, on n'existait pas. On était comme des ombres.  »\n\nEn 2008, tout change. Avec l'appui, notamment, du Centre d'Action Culturelle (Centrac), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, une vingtaine de « récupérateurs de matériels recyclables » créent la Coopérative « Catamais » (« récupère plus »). Objectifs ? « Sensibiliser les habitants de Campina Grande sur l'importance du tri sélectif des déchets et développer la commercialisation de ces matières recyclées pour offrir aux sociétaires de la coopérative et à leurs familles une meilleure qualité de vie. »\nContribuer à la formulation des politiques publiques\nCENTRAC a été créé en 1986 par un groupe de professeurs et étudiants de l'Université Fédérale, dont certains étaient déjà impliqués dans des activités pastorales. « Dès le début, l'objectif a été de contribuer à former une culture citoyenne,  explique Ana Patricia Sampaio, Coordinatrice Institutionnelle de Centrac. Il s'agissait aussi de favoriser la participation des organisations de la société civile et de citoyens impliqués dans la consolidation de la démocratie et de la justice sociale, pour contribuer à la formulation de politiques publiques qui bénéficient à la société. »  Avec une priorité : « Se concentrer sur des segments de la population qui sont exclus des processus de participation et d'inclusion sociale. »\n\nY compris les jeunes pour lesquels de nombreuses actions et projets sont mis en place pour accompagner, former et qualifier afin d'améliorer leur intervention sur les politiques publiques. Le tout, sans oublier l'une de ses missions centrales : « Effectuer un strict contrôle social de la gestion publique, qui est un peu la marque de fabrique du Centrac, depuis l'adoption de la dernière Constitution en 1988. »\nÉvoluer en restant cohérent\nCette  mission initiale est pourtant en train d'évoluer. « 2014 a constitué une année charnière pour le Centrac, car nous avons mis en place trois grands projets en partenariat avec le Gouvernement Fédéral,  souligne en effet Ana Patricia Sampaio. Outre la constitution d'associations de récupérateurs de déchets recyclables, nous avons développé une démarche de valorisation du travail domestique en collaboration avec le Secrétariat Spécial des Politiques pour les Femmes. Enfin, nous travaillons également au programme de mise en place de citernes destinées à récupérer les eaux de pluie, tant pour les besoins domestiques que pour le développement de l'agriculture familiale, dans la région semi aride de l'État de la Paraiba. » Une petite révolution dans l'histoire de Centrac.\n\n« De contrôleur des politiques publiques, nous sommes passés à devoir exécuter des politiques publiques, souligne en effet la Coordinatrice. C'est un grand défi que nous relevons au quotidien, car la logique gouvernementale et la manière de travailler ne nous permettent pas d'agir librement. »\n\nCette nouvelle donne n'empêche pas pour autant le Centrac de rester concentré sur les différentes thématiques qui lui sont chères. Avec la conviction qu'il existe une cohérence globale. « Notre mission est de faire en sorte que les populations laissées pour compte aient accès aux politiques publiques, martèle Ana Patricia Sampaio. Et ces dernières sont diverses : certaines répondent à des problématiques universelles comme l'accès à l'eau. D'autres sont plus spécifiques, comme par exemple les femmes. »\n(Re)conquérir sa citoyenneté\nL'expérience menée avec Lourdes, Socorro et les autres femmes de la coopérative « Catamais » est fait d'ailleurs figure de symbole. « C'est une grande satisfaction, car nous sommes parvenus à donner une visibilité à une catégorie de la population particulièrement marginalisée, et qui plus est des femmes,  s'enthousiasme la Coordinatrice du Centrac. C'est gratifiant de savoir que l'on travaille avec succès sur la citoyenneté de ces personnes. Car dans un pays comme le Brésil, où l'on parle beaucoup de « reconquérir » sa citoyenneté, il s'agit dans ce cas-là de permettre à des personnes d'en avoir enfin une ! »\n\nDes femmes qui, avec l'aide de Centrac, peuvent enfin accéder, pour elles-même et leurs enfants, à des programmes sociaux et devenir ainsi des citoyennes à part entière. Voire même des exemples à suivre en termes de respect de l'environnement.\n\nJean Claude Gérez"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"WebPage","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/","name":"Au Brésil, la réinsertion passe aussi par la revalorisation des déchets - CCFD-Terre Solidaire","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#website"},"image":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/01/ccfd-terresolidaire.org-au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets-347383936-1060301594944807-2892482651669927102-n.jpeg","datePublished":"2015-01-20T11:00:00+00:00","dateModified":"2023-05-17T14:43:42+00:00","description":"Basé à Campina Grande, dans l'état de la Paraiba, au nord-est du Brésil, le Centre d'Action Culturelle (Centrac), partenaire du CCFD-Terre Solidaire","inLanguage":"fr-FR"}
{"@context":"https://schema.org","@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets/#primaryimage","url":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/01/ccfd-terresolidaire.org-au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets-347383936-1060301594944807-2892482651669927102-n.jpeg","contentUrl":"https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2015/01/ccfd-terresolidaire.org-au-bresil-la-reinsertion-passe-aussi-par-la-revalorisation-des-dechets-347383936-1060301594944807-2892482651669927102-n.jpeg","width":1920,"height":1006}
{"@context":"https://schema.org","@type":"Article","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop22-le-ccfd-terre-solidaire-avec-orient-xxi-pour-la-justice-climatique/#article","isPartOf":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop22-le-ccfd-terre-solidaire-avec-orient-xxi-pour-la-justice-climatique/"},"author":{"name":"terresolidaire","@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#/schema/person/b4c96e18b5e252f6bcc31acfaebbd5e8"},"headline":"COP22 : le CCFD-Terre Solidaire avec Orient XXI pour la justice climatique","datePublished":"2016-11-07T08:31:54+00:00","dateModified":"2022-08-22T11:06:43+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/cop22-le-ccfd-terre-solidaire-avec-orient-xxi-pour-la-justice-climatique/"},"wordCount":1013,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https://ccfd-terresolidaire.org/#organization"},"inLanguage":"fr-FR","description":"A l'occasion de la COP22 du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, le CCFD-Terre Solidaire et le média en ligne Orient XXI s'associent pour la justice climatique en mettant en lumière des initiatives de transition portées par des acteurs de la société civile dans les pays du Maghreb, du Moyen-Orient et du Sahel.\n\n\n\nDu 7 au 18 novembre 2016, le Maroc accueillera la COP22 à Marrakech. C’est l’occasion de tourner nos regards vers le Maghreb et, au-delà, le Sahel et le Moyen-Orient, afin de mettre en lumière des acteurs de la société civile luttant pour la justice climatique dans cette région.  \n\nLe décalage entre l’espoir suscité par les révolutions arabes et les situations – extrêmement diverses – que traversent aujourd’hui les pays du Maghreb et du Moyen-Orient contribue à véhiculer l’idée d’un échec inévitable des mobilisations citoyennes. Une forme de désillusion, voire de fatalisme, est souvent associée à ce constat. \n\nBien qu’elle se fonde sur des éléments réels qu’on ne peut ignorer, cette vision est incomplète. Elle rend invisible la multitude d’enjeux et la richesse des initiatives citoyennes qui existent dans la région, notamment en matière de justice climatique. \n\nPourtant, l’urgence est là aussi. Ici comme ailleurs, les peuples font face aux méfaits du modèle actuel, qui repose sur la suprématie de la sphère économique : les accaparements de terres, les méga-projets imposés sans l’accord des populations, l’industrialisation de l’agriculture et la surexploitation des ressources naturelles par les acteurs économiques mettent en péril le respect des territoires et la survie des populations.  \n\n\nLes régions méditerranéenne et sahélienne sont extrêmement vulnérables aux dérèglements climatiques\n\n\nL’urgence est là surtout, car les régions méditerranéenne et sahélienne sont extrêmement vulnérables aux dérèglements climatiques. La multiplication des sécheresses, la désertification et la dégradation des terres, la montée du niveau de la mer et la raréfaction des ressources en eau sont autant de risques auxquels les populations de la région sont d’ores et déjà confrontées. \n\nL’action est donc plus que jamais nécessaire. Le Maroc a précisément appelé la COP22 « COP de l’action », comme si tout commençait à exister aujourd’hui, du fait de la volonté des Etats et de quelques investisseurs. Mais la lutte pour la justice climatique existe déjà : au Maghreb, au Sahel, au Moyen-Orient, des citoyens apportent des réponses aux défis posés par les dérèglements climatiques et le modèle de développement qui l’a généré. Ils sont confrontés à des enjeux de grande ampleur et à des acteurs plus puissants qu’eux, mais ils s’organisent, résistent et inventent des solutions, qui doivent être appuyées par des politiques publiques ambitieuses. Les alternatives sont là, et non pas dans les actions qui consistent à « verdir » les activités des responsables de la crise climatique.  \n\n\nLa lutte contre la crise climatique relie les acteurs \n\n\nDans ce dossier construit en partenariat avec Orient XXI, le CCFD-Terre solidaire a voulu mettre en valeur les acteurs qui portent ces changements dans la région. En Irak et en Turquie, la campagne \"Sauvez le fleuve Tigre\", une coalition d’organisations de la société civile, mène une campagne citoyenne de sensibilisation et d’action pour empêcher la construction de barrages menaçant les écosystèmes et les communautés du fleuve Tigre. \n\nEn Palestine, devant l’occupation israélienne privant les Palestiniens de leurs terres et de leur eau, l’association Adel soutient des agriculteurs et coopératives en développant l’agro-écologie. \n\nEn Egypte, les paysans sans terre ou propriétaires de petites parcelles s’organisent et s’entraident grâce à l’appui d’Adim, une association de la région de Minya. Dans les oasis du Maghreb, la lutte pour la préservation des semences locales et des écosystèmes se met en place grâce aux associations composant le Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis. \n\nEn Tunisie, l’observatoire citoyen créé par l’association Nomad08 recense les mouvements sociaux réclamant un meilleur accès à l’eau, tandis que le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux lutte contre la pollution marine de la baie de Monastir. \n\nAu Mali, dans la région de Kidal, l’ONG Azhar accompagne les populations nomades pour consolider la cohésion sociale et s’adapter aux dérèglements climatiques qui ont exacerbé les tensions communautaires.\n\nSi les contextes sont différents, la lutte contre la crise climatique et contre