Un projet
pour les enjeux de biodiversité et de climat
Ce projet répond à des enjeux de biodiversité et climat et cherche à contribuer à la souveraineté alimentaire et à la résilience au changement climatique des communautés alto-andines. Le Pérou dispose d’un ensemble de politiques publiques portant sur la conservation et l’exploitation des ressources naturelles, la biodiversité et les écosystèmes et la récupération des pratiques et savoirs ancestraux pour faire face à la crise alimentaire et climatique, qui impacte davantage les femmes.
Lutter contre la violence et l’impunité endémiques
FOVIDA bénéficie de 38 ans d’expérience dans la promotion du développement. À partir de 1998, cette organisation a lancé ses activités à Junín avec la mise en œuvre de projets de chaîne de valeur ; entre 2011 et 2016, elle a intégré des propositions visant la production durable des cultures andines et tropicales traditionnelles, travaillant ainsi dans les zones tampons de l’Aire de conservation régionale (ACR) de la forêt Amaru (Huancavelica) et incorporant une ligne de travail auprès des femmes afin de promouvoir leur autonomie économique. En 2016, elle a lancé un programme visant la transition de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture agroécologique, en envisageant les communautés paysannes et autochtones comme des actrices du développement pour la gestion durable de leurs ressources naturelles et de leurs biens communs. De même, entre 2017 et 2019, elle a développé un projet qui a contribué à la gestion durable des ressources naturelles du territoire ainsi qu’à l’autonomisation des agriculteur·ice·s et des membres des communautés. Pour donner une continuité aux progrès réalisés, FOVIDA a mis en œuvre en 2020-2022 le projet « Gestion des écosystèmes et des risques climatiques à l’aide d’une approche genre dans les communautés de 3 micro-bassins de Junín et Huancavelica – Pérou ». L’évaluation externe menée en 2022 a constaté des acquis importants en lien avec le renforcement institutionnel des communautés, l’égalité de genre, la production agroécologique et les actions face au changement climatique, indiquant que « le travail avec les communautés a contribué à la récupération effective des cultures autochtones, ainsi qu’au renforcement de leurs structures organisationnelles et de leurs formes de propriété et de production ». Par ailleurs, la période 2021-2023 connaît la mise en œuvre du projet « Semer la biodiversité = Récolter la sécurité » à Huancavelica (Acobamba) et Junín (Jauja).
Dans le cadre de ces démarches, FOVIDA a constitué et renforcé une équipe de travail expérimentée dans la récupération et la conservation de l’agrobiodiversité, la promotion de l’agroécologie, la gestion des écosystèmes et des risques climatiques dans les régions andine et amazonienne, avec des capacités pour la mise en œuvre de l’approche genre, jeunesses et interculturalité. Elle a noué des alliances avec des institutions publiques et privées.
Le CCFD-Terre Solidaire, quant à lui, dispose d’un large réseau de 11 000 bénévoles en France. Il conjugue 3 lignes d’intervention au service de la solidarité internationale : 1) soutien à des projets de développement international menés avec des partenaires locaux ; 2) actions de sensibilisation et d’éducation au développement menées auprès du public français, en vue de construire une société mondiale solidaire ; 3) plaidoyer auprès des responsables politiques et économiques de France et d’Europe. Il soutient plus de 460 projets dans 63 pays. Avec chaque organisation partenaire, il développe des projets sociaux, économiques et éducatifs, dans le but de réduire la pauvreté. Enfin, FOVIDA entretient une solide relation de partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire, forte d’une alliance stratégique de plus de 30 ans, qui contribue à réduire la pauvreté des populations vulnérables.
Les objectifs du programme
Objectif global : Contribuer à la souveraineté alimentaire et à la résilience face au changement climatique des communautés des hautes Andes de la province de Huancayo (Junín, Pérou).
Objectif spécifique : Améliorer le rôle des communautés paysannes, grâce au leadership des femmes, pour une gestion durable des ressources génétiques de leurs territoires et une incidence sur les politiques publiques en faveur de la conservation de ces derniers.
Sur le
terrain
locaux