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Aide au développement : les promesses ne suffisent pas

Publié le 03.03.2005| Mis à jour le 09.09.2021

Les pays riches, réunis à Paris pour cordonner leurs politiques d’aide au développement, se sont encore une fois contentés de promesses. Les ONG françaises dénoncent les manœuvres dilatoires des pays riches qui, déjà incapables d’honorer leur engagement de consacrer 0,7% de leur revenu à l’aide, n’ont pris aucune mesure concrète pour en assurer l’efficacité.

Alors que le bilan à tiers parcours des objectifs du Millénaire est catastrophique, il n’est plus l’heure de tergiverser. Comme le démontre le Rapport Sachs, remis en janvier à Kofi Annan, la non-réalisation des objectifs du Millénaire, auxquels se sont engagés 191 pays du monde en l’an 2000, signifierait la mort de dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants faute des soins et de l’alimentation essentiels. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de volonté politique.

À l’issue du Second sommet sur l’efficacité de l’aide, les ONG françaises sont déçues car elles ne constatent aucune avancée majeure pour améliorer l’efficacité de l’aide. Comme à Rome en 2003, les bailleurs se satisfont de déclarations d’intentions :
• Aucune mesure concrète ne garantit que les bénéficiaires, en particulier les populations les plus pauvres, soient au cœur de la définition et de la mise en oeuvre des politiques d’aide. Les bailleurs refusent même d’en finir avec « l’aide liée » (conditionnée à l’achat de produits ou services, souvent onéreux et inadaptés, des entreprises du pays donateur).
• Aucun mécanisme n’est mis en place pour assurer une évaluation indépendante de la mise en œuvre effective de l’aide, associant les pays bénéficiaires.
• Comme l’a déclaré le délégué mozambicain devant les bailleurs de fonds lors du Sommet, « les pays riches vont harmoniser du vide, s’ils ne respectent pas leur promesse d’augmenter considérablement les montants d’aide ».

En marge du Sommet, les organisations de la société civile française, réunies au sein de la coalition « 2005 : plus d’excuses ! » ont tenu à rappeler les pays riches à leurs engagements en organisant une action de rue en face du ministère de l’Economie et des Finances, à Bercy, où étaient réunis l’ensemble des bailleurs.

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La coalition “2005 : plus d’excuses !” est composée d’une quarantaine d’organisations, syndicats, ONG… Elle relaie en France l’Action mondiale contre la pauvreté, qui regroupe des centaines d’organisations à travers le monde.
Tout au long de l’année 2005, des millions de citoyens se mobiliseront notamment dans le cadre des “journées du bandeau blanc” (1er juillet, 10 septembre et 10 décembre), afin de rappeler aux dirigeants qu’ils doivent tenir leurs engagements. Le bandeau blanc est le symbole de cette mobilisation internationale.

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avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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