Canicule : les solutions de nos partenaires pour faire face au changement climatique

Publié le 25.06.2026

43,6°C à Cazaux, 42,2°C à La Rochelle, 41,8 °C à Bordeaux, 39,8 °C à Lorient… En ce mois de juin 2026, la France suffoque. Avec des records de chaleur battus les uns après les autres, impossible d’ignorer les effets du changement climatique. Sécheresses, inondations… Chez nos partenaires aussi, les conséquences sont bien visibles. Découvrez cinq initiatives locales qui apportent des solutions concrètes face au défi climatique et renforcent la résilience des communautés.

Nirina, agricultrice et membre de FARM (Femmes en Action Rurale à Madagascar (©Roberta Valerio).

Madagascar : faire reculer la faim grâce à l’agroécologie

Madagascar est le quatrième pays au monde le plus vulnérable au dérèglement climatique. L’île est régulièrement frappée par des épisodes de sécheresse et de cyclones. Se nourrir et cultiver face à ces aléas imprévisibles est un véritable défi du quotidien.

Notre partenaire Femmes en Action Rurale de Madagascar (FARM) lutte pour une souveraineté alimentaire et pour un accès à la terre. Ce mouvement de solidarité féministe forme aussi les femmes rurales à l’agroécologie, un levier d’émancipation et d’autosuffisance.

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Agriculteur depuis 20 ans, Amadou est référent gestion des ressources en eau à la Fédération des Paysans du Fouta Djalon (FPFD) qui compte près de 35 000 adhérents en Moyenne Guinée (©Pauline Gauer)

Guinée : préserver les ressources en eau

Considéré comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », le massif du Fouta-Djalon abrite une biodiversité riche. Mais cet havre de paix est menacé : les cours d’eau se tarissent en raison des sécheresses, de l’érosion des sols et d’usages inadaptés à la crise climatique.

Notre partenaire la Fédération des paysans du Fouta-Djalon (FPFD) accompagne plusieurs milliers de paysans dans la mise en place de nouvelles pratiques, comme le curage des rivières et la fabrication de cordons pierreux, protecteurs des cours d’eau. En parallèle, l’association sensibilise et forme les communautés locales à l’agroécologie.

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Qu’est-ce que l’agroécologie ? L’agroécologie a pour but de permettre aux paysans de vivre de leur métier et à l’ensemble de l’humanité d’avoir accès à des produits de qualité. C’est une autre manière de voir la production, qui s’appuie sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. En savoir plus

Après de brillantes études, Neeraj est retourné dans son village d’origine au Bihar pour transformer les parcelles de son grand-père en lieu d’expérimentation et de formation à l’agroforesterie (©Anush Babajanyan)

Inde : développer l’agroforesterie

En Inde, où il arrive que le thermomètre frôle les 50°C l’été, les canicules redoublent d’intensité, tandis que la mousson se dérègle, tout cela à cause du changement climatique. De nombreux paysans sont contraints de s’endetter ou de quitter leurs terres à la recherche d’un emploi en ville.

Notre partenaire Gram Jagat soutient des initiatives en agroforesterie afin de lutter contre l’insécurité alimentaire des familles paysannes. L’agroforesterie correspond à un ensemble de pratiques qui associe arbres, cultures ou animaux sur une même parcelle, en bordure de forêt ou en plein champ. Cette méthode permet de développer des interactions écologiques positives et réciproques.

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Doris Yacum, cheffe de la communauté de Chinganaza 3, dans son village (©Jean-Claude Gérez)

Pérou : défendre la forêt face aux multinationales

Depuis six millénaires, le peuple Wampis vit en harmonie avec l’Amazonie et s’emploie à préserver ce berceau de la nature. Mais depuis quelques années, leurs terres sacrées sont menacées par le changement climatique et la convoitise des politiciens et des industriels, obnubilés par les richesses en or ou en pétrole. Les Wampis se sont donc constitués en nation pour défendre leurs droits et protéger leurs terres.

Nos partenaires Forum Solidaridad Péru et CooperAcción se mobilisent pour les soutenir et leur apporter une aide juridique.

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Mina Borass est agricultrice et participe aux formations dispensées par la ferme-école de Benslimane. Ici, elle pose sur sa planche expérimentale de quinoa, une première tentative pleine de succès (©Patrick Piro)

Maroc : essaimer les bonnes idées avec une ferme-école

À l’automne 2021, le Maroc a subi sa pire sécheresse en 40 ans. Et le pays vient aujourd’hui à manquer de plus en plus d’eau potable.

À Benslimane, à une quarantaine de kilomètres de Casablanca, une ferme-école enseigne et expérimente les pratiques agroécologiques. L’objectif : aider les petites exploitations familiales à gagner en autonomie et à faire face à la concurrence d’une agro-industrie exportatrice. Ce programme est le fruit d’un partenariat engagé entre le CCFD-Terre Solidaire, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA) et l’association Terre et Humanisme Maroc (THM).

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Photo de couverture : Pauline Gauer / CCFD-Terre Solidaire

En Guinée, dans le village de Koulouma, une femme cultive sa tapade, un petit espace agricole autour de son habitation, principalement pensé pour du maraîchage. Cette photo a été prise dans le cadre d’un reportage auprès de la Fédération des Paysans du Foutah Djallon (FPFD), partenaire du CCFD-Terre Solidaire.

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