Maroc : l’agroécologie pour lutter contre la sécheresse #JeudiPhoto

Publié le 07.07.2022| Mis à jour le 20.07.2022

Permettre aux communautés paysannes de faire face au manque d’eau et à la sécheresse grâce à l’agroécologie : c’est le pari que s’est donné une ferme-école à Benslimane, au Maroc. Arrêt sur image. 

Apprentissage du bouturage du thym à la ferme-école de “Bio Assil”, Maroc. © Patrick Piro

Nous sommes à l’Est du Maroc, à une quarantaine de kilomètres de Casablanca. Dans cette ferme-école de Benslimane, ces femmes participent à un atelier de bouturage. Les arômes des bouquets de thym frais qu’elles manipulent caressent agréablement leurs narines. Avec agilité, elles fractionnent une à une les brindilles. Puis, elles les plantent dans des petits godets de terreau pour qu’elles y fassent des racines. Leurs sourires laissent percevoir la joie et la satisfaction qui les animent. Au bout de la chaîne de transformation, elles auront le plaisir de récolter goutte-à-goutte, l’huile essentielle de cette plante aromatique.

Dans la ferme-école Bio Assil, on ne parle que d’agroécologie. On y apprend à cultiver des cultures maraîchères, des plantes aromatiques et médicinales de manière durable et responsable. On y apprend à produire sans pesticides ni intrants chimiques, au moyen de techniques agricoles qui protègent les sols et les ressources naturelles.  Certaines parcelles sont dédiées à des essais culturaux afin d’innover et de déterminer quelles sont les pratiques les plus performantes.

Ce programme d’initiation et de formation à l’agroécologie est le fruit d’un partenariat engagé entre le CCFD-Terre Solidaire, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA) et l’association Terre et Humanisme Maroc (THM). Ce projet est apparu comme vital pour aider les communautés paysannes à faire face à la situation dans le pays. À l’automne 2021, le Maroc a subi sa pire sécheresse en 40 ans. Et le pays vient aujourd’hui à manquer de plus en plus d’eau. À cela, s’ajoutent les conséquences de la guerre en Ukraine qui ont fait exploser le prix des aliments de base, comme la tomate. 

Grâce à la motivation d’une vingtaine d’agricultrices et d’agriculteurs formés, cette initiative permet d’aider les petites exploitations familiales à gagner en autonomie et à faire face à la concurrence d’une agro-industrie exportatrice qui puise la majorité des ressources en eau.  Parmi les apprentis, on compte une majorité de femmes. Elles ont compris l’importance de travailler en réseau, d’échanger et d’unir leurs forces.

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