Comlan : Apprendre à conjuguer les différences
Bénévole au CCFD-Terre Solidaire depuis 2021, Comlan fait de la rencontre interculturelle un outil puissant pour le vivre-ensemble.
Comlan a failli ne jamais devenir bénévole au CCFD-Terre Solidaire, tout cela à cause d’un malentendu. Quand il entend parler de l’association pour la première fois, c’est par des personnes qui lui présentent le CCFD-Terre Solidaire comme une “organisation d’assistanat” qui enverrait des Français “combattre la faim en Afrique”.
En faisant des recherches quelques jours après, j’ai découvert que la posture du CCFD-Terre Solidaire est bien différente. L’association accompagne les structures locales avec lesquelles elle est en partenariat pour qu’elles puissent réaliser leurs propres projets. Je me suis dit “Cette vision me plaît” et c’est à partir de là que j’ai rejoint le CCFD-Terre Solidaire.
Comlan, bénévole au CCFD-Terre Solidaire à Lyon
Un bénévolat multifacette
Le bénévolat de Comlan prend plusieurs formes. D’abord, l’homme qui habite dans la région lyonnaise s’engage au sein de son groupe paroissial, notamment pour collecter des dons qui permettront aux partenaires du CCFD-Terre Solidaire de mener à bien leur projet. En parallèle, il organise différentes activités pour sensibiliser à la solidarité internationale.
Originaire du Bénin, Comlan met également son expérience de l’interculturalité au service du vivre ensemble. Pour le CCFD-Terre Solidaire, il intervient dans les universités où il anime des TD (des “travaux dirigés”) sur la rencontre interculturelle à destination des étudiants qui vont partir en stage à l’étranger.
Ces séances d’initiation à l’altérité ont pour but d’aider les jeunes à apprendre à conjuguer les différences pour qu’elles ne deviennent pas des chocs culturels une fois sur place.
L’altérité en bas de chez soi
Mais Comlan insiste sur un point : les différences culturelles ne se limitent pas à celles que l’on rencontre quand on dépasse les frontières de son pays. “Même en vivant dans un même pays, on peut avoir deux cultures différentes. Celui qui est un vrai parisien peut se retrouver dans la ville de Lyon sans pouvoir réellement s’adapter car ce n’est pas le mode de vie auquel il est habitué, et inversement”, rappelle-t-il avec amusement.
Alors le bénévole a pris l’habitude de commencer ses ateliers toujours de la même manière : en montrant que chaque personne est unique et que l’autre est aussi unique. Il précise : “La rencontre interculturelle est un chemin pour se découvrir soi-même.”
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Pour réussir la rencontre, il faut accepter de perdre une partie de soi-même, pour grandir plus que ce qu’on était avant la rencontre.
Et la méthode fonctionne. Comlan se rappelle par exemple d’un étudiant qui devait partir dans un pays européen qu’il ne connaissait pas et sur lequel il avait des préjugés. A la fin de l’atelier, le jeune homme est venu le voir et lui a dit : “Avant cette rencontre, j’avais plein de fausses idées sur les étrangers. Ce qu’il faut changer quand on veut voyager, c’est surtout son regard.” D’anciens étudiants sont également devenus bénévoles à leur tour au CCFD-Terre Solidaire, convaincus par la vision que défend l’ONG.
Car une fois qu’on a goûté à cette vision, difficile de faire marche arrière. Alors Comlan continue de s’engager. Pour faire avancer la solidarité et le vivre ensemble.
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