Déplier, installer, ranger, accrocher... les bénévoles préparent la salle qui accueillera la conférence organisée pour la venue du partenaire. Ici, la salle Latreille, à Tulle, et les membres du CCFD-TS local.
Carême

Bénévoles sur tous les fronts

Publié le 05.05.2015| Mis à jour le 10.09.2021

Actifs tout au long de l’année pour sensibiliser le public à la solidarité internationale, les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire se mobilisent à l’occasion de temps forts.


Dans le temps du Carême, événement majeur de la vie des catholiques, les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire organisent des moments privilégiés de rencontres et de dialogues avec les partenaires venus du monde entier.

En cet après-midi du 17 mars, la salle Latreille, à Tulle en Corrèze, est une ruche dans laquelle s’activent Marie, Odile, Nicole, Pierre et tous les autres. Des tables sont amenées, dépliées, alignées, pendant que, dans l’espace réservé au public, une centaine de chaises est installée en rangées. Sur la scène, des portants sont montés, bientôt placardés de posters et d’affiches. Des micros, un vidéoprojecteur sont branchés.
La nuit est tombée. Des assiettes, des couverts sont désormais dressés en ordre sur les tables recouvertes de nappes. Des produits du terroir, charcuterie, fromage, des salades, des tartes salées et des desserts « faits maison » sont disposés. À l’entrée de la salle, Fabienne achève d’ordonner paquets de riz et de thé, confitures et boissons made in Laos. Sa petite « boutique », garantie bio et commerce équitable, est parée. Tout le monde est prêt.
Bienvenue à la « Rencontre avec Sisaliao Svengsuksa, député à l’Assemblée nationale du Laos et acteur incontournable du développement des sociétés paysannes laotiennes » organisée par le groupe de Tulle dans le cadre de la cinquante-quatrième campagne de Carême du CCFD-Terre Solidaire !

Un « événement majeur » dans la vie des bénévoles de la région Auvergne-Limousin, qui ont déjà reçu sur leurs terres plusieurs représentants d’ONG actives comme au Niger, en Inde, au Brésil ou encore au Vietnam… « Accueillir un partenaire, c’est donner la possibilité à ceux d’ici de rencontrer des personnes exceptionnelles qui aident au développement de leur pays, qui permettent aux plus démunis de se tenir debout, de retrouver leur dignité et de refuser la fatalité », explique Fabienne. Une belle rencontre donc, mais pas seulement. « Il arrive que des gens qui reviennent de voyage me disent : “ On n’a pas vu le CCFD-Terre Solidaire ! ” », souligne Odile, « bénévole depuis 35 ans » dans le groupe de Moulins. « Il faut alors leur expliquer que le CCFD-Terre Solidaire n’envoie aucun salarié à l’étranger et travaille avec des associations locales qui deviennent partenaires, c’est d’ailleurs ce qui fait sa force. Les donateurs veulent d’autre part savoir où va leur argent. La visite de Sisaliao Svengsuksa est donc l’occasion de mieux présenter au public le travail du CCFD-Terre Solidaire et d’expliquer concrètement par un projet. D’entrer dans le réel. »

Cependant la mobilisation des bénévoles commence bien avant l’arrivée du partenaire. « Nous nous sommes mis au travail fin janvier », précise Marie, de la section tulliste. Depuis, c’est le branle-bas de combat. « Il a fallu informer les journaux locaux, préparer les entretiens avec les médias, trouver une salle pour la conférence, organiser les rencontres avec les différentes associations ou personnes avec lesquelles le partenaire souhaite s’entretenir. » S’occuper de la logistique aussi. Gérer l’hébergement – chez des bénévoles –, les nombreux déplacements quotidiens…

Si les soirées des partenaires sont consacrées aux rencontres avec le public, leurs journées sont elles aussi bien remplies. Au-delà des rendez-vous avec les membres des groupes locaux et les différents mouvements ou responsables religieux, leur venue est l’occasion de faire la connaissance d’autres associations ou acteurs de la société civile régionale.
Enseignants et élèves de lycées agricoles ou d’établissements scolaires, agriculteurs, chargé des questions de microcrédit au Conseil général, responsable d’un centre de purification de l’eau, d’un Centre d’accueil de demandeurs d’asile, patrons d’entreprise ou artisans, organisations de défense des droits de l’homme, de promotion du commerce équitable, de protection des semences naturelles… tous peuvent être désormais contactés en fonction des différents champs d’action des partenaires reçus grâce à un formidable réseau que les bénévoles ont su tisser en fil des ans.

Pour autant, la mobilisation n’est pas toujours facile. « Malgré nos efforts de communication, on a du mal à sensibiliser. Ce sont toujours un peu les mêmes qui viennent », regrette Jean-Pierre, du groupe de Beaulieu-sur-Dordogne, petite ville de Corrèze qui, depuis quelques années, est elle aussi régulièrement sur le parcours des partenaires. Pas question pour autant de baisser les bras. « Je suis persuadé que de telles rencontres peuvent intéresser beaucoup de monde. Cela nous permet de nous extraire de l’horizon local et de voir ce qui se passe ailleurs. Et puis il y a les jeunes. »
Car si les adultes ont parfois du mal à « se remuer », ici, les jeunes, une dizaine de filles et garçons âgés de 11 à 15 ans, ont répondu présent. « Ils viennent des aumôneries de Beaulieu et d’Argentat », précise Aline, de l’équipe locale. « Ce sont eux qui ont collé les affiches et préparé la salle, qui s’occupent du vidéoprojecteur. Ils ont aussi dressé les tables et mis le couvert. Et ce sont également eux qui assureront tout le service pendant le repas solidaire qui sera servi avant la conférence. »
Une responsabilisation qui prépare la relève ? « Il ne faut pas oublier que nous avons besoin de tout le monde », rappelle Odette, de Moulins. « C’est grâce aussi à notre engagement sur le terrain que l’action du CCFD-Terre Solidaire est connue et que les dons arrivent. »

La soirée se termine. Après une dernière discussion, un dernier verre l’équipe des bénévoles est toujours là. Replier les tables, ranger les chaises, enlever les posters, démonter les portants, trier les couverts, débrancher les micros, bien éteindre l’électricité. Fermer la salle.

« Il ne faudrait pas croire qu’il n’y a que pendant la période du Carême que ça bouge ! », prévient Didier, Togolais devenu Tulliste et lui aussi membre du CCFD-Terre Solidaire. « Il y a toujours quelque chose à faire. » De quoi bien remplir les agendas des bénévoles… Jusqu’à la prochaine campagne de Carême que certains attendent « avec impatience ! ».

Patrick Chesnet

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