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Agriculture, Agrocarburants, Droits humains

Chronique(s) d’un curé de campagne… Colombien

Publié le 20.05.2009| Mis à jour le 09.09.2021
Son auteur préféré, c’est Albert Camus. Mais quand il évoque la situation des fidèles de sa paroisse, c’est à Emile Zola que le Père Ubaldo Diaz fait volontiers référence. Fin lettré dans un corps robuste, visage d’indien au regard perçant, journaliste à ses heures… A 33 ans, dont dix de sacerdoce, le père de la paroisse de Rejidor, dans la région de Magdalena Medio, apprécie avant tout « l’aspect social » de son travail quotidien auprès des communautés où vivent les ouvriers agricoles qui travaillent dans les exploitations de palmes. Et à voir l’accueil dont il bénéficie en arrivant à Las Pavas, petit village de quelques centaines d’âmes, qui mène une lutte acharnée pour une terre que leur dispute une grande entreprise, on est surpris d’apprendre que le Père Ubaldo n’est là que depuis un an. « J’ai remplacé un prêtre qui avait reçu plusieurs menaces de mort parce qu’il soutenait les organisations de travailleurs ruraux, explique le Père Ubaldo Diaz. L’Evêque a donc jugé plus prudent de l’affecter au sein d’une autre paroisse et m’a demandé de le remplacer. » En lui assurant qu’il pourrait poursuivre le travail d’accompagnement des communautés paysannes. padre-ubaldo.jpg « Rapidement, j’ai rencontré le maire de la commune, largement soutenu par les entreprises de palme de la région. » Et on ne peut pas dire que le contact ait été franchement cordial. Surtout lorsque l’Edile lui a demandé de quoi il avait besoin pour la paroisse. « J’ai répondu de l’eau courante potable pas pour moi, mais pour les paroissiens, a répondu le prêtre. Mais j’ai surtout besoin de liberté de continuer le travail entamé par mon prédécesseur. » C’est d’ailleurs ce même désir de liberté qui a poussé à le Père Ubaldo à refuser la protection 24h/24 que lui proposait la police. Et ce, même lorsqu’on lui a rapporté des menaces dont il serait à son tour victime. En fait, rien ne semble pouvoir ébranler sa détermination. D’ailleurs, la réponse n’a pas tardé. « J’ai contacté un avocat et lui ai demandé d’étudier en détail les décisions de justice qui ont été prises à propos des terres qui entourent la communauté de Las Palmas. » Alors, en attendant que le Droit parle, le Père Ubaldo relate en détail les difficultés par lesquelles passent les fidèles de sa paroisse. Des textes qu’ils publient régulièrement sous forme de chroniques, dont certaines ont même été primées. Comme jadis, ses auteurs préférés. Coordinatrice du Programme Terre au sein du FIAN en Allemagne, une organisation qui travaille pour le droit à l’alimentation, Sonia Monsalve Suarez, évoque ses attentes mais aussi les émotions que lui procure la mission de vérification internationale qu’elle effectue dans son pays natal. Ecouter l’entretien

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