Exposition et conférence sur « le vrai prix de nos vêtements » à Embrun (Hautes-Alpes)

Publié le 08.02.2024

Savez-vous que 70% des vêtements qui trainent dans nos armoires ne sont jamais portés ?  Après ce constat de gaspillage on peut se poser la question de l’utilité du travail des milliers de salariées et de salariés dans les pays d’Asie, qui s’échinent à confectionner des vêtements dans des conditions de travail inhumaines pour des salaires de misère, au service d’une industrie qui ne cesse de faire des profits exponentiels et de polluer !

C’est un des messages lancés au cours de la conférence/débat qui s’est tenue à Embrun (Hautes-Alpes) le samedi 20 janvier, à l’initiative de l’équipe locale du CCFD-Terre solidaire en partenariat avec le collectif « Ethique sur l’étiquette » (ESE) et l’UTL d’Embrun (université du temps libre). Un événement, animé par Emilie Ferrand-Pouillot, styliste et autrice d’un livre « Textiles éthiques : s’habiller, un acte engagé » (édit : Terre vivante). Cet événement clôturait quatre jours d’exposition, « Le vrai prix de nos vêtements », une collection de 20 panneaux réalisés par le collectif ESE et des étudiants de l’IUT de Rennes.

 Les 60 personnes et les 60 collégiens ayant parcouru l’exposition et les 80 « auditeurs » à la conférence se sont mieux rendus compte, ou ont découvert, combien l’industrie textile exploitait des hommes et des femmes et polluait la planète avec la complicité active des grandes enseignes de l’habillement et des gouvernements peu enclins à réguler le marché. Et pourtant, comme l’a souligné Emilie dans sa présentation très documentée, les disfonctionnements sont nombreux : des traitements chimiques des champs de cotons et des tissus teintés, en passant par les détergents surutilisés, c’est tout un processus qui ne peut être compensé par le soi-disant « greenwashing » promu par les marques pour tenter de s’affranchir de leurs pratiques déshumanisantes et polluantes.

Bref une hypocrisie que ne cesse de dénoncer les ONG. « Consommons moins, en fonction de nos besoins et non de nos désirs, en toute sobriété » insista Emilie.

Consommateurs, comment ne pas être complices de la fast-fashion, en refusant que des salariées du Bangladesh aient un salaire de survie ? Jacques Pulh – référent du CCFD-Terre solidaire et du collectif ESE – insista sur la mobilisation citoyenne, aux côtés d’autres ONG, en plaidant pour une régulation du système.  L’accord politique récemment obtenu au niveau européen imposant aux sociétés mères un devoir de vigilance à l’égard de leurs sous-traitants et fournisseurs afin qu’elles soient responsables de leurs entraves aux droits humains au travail et à l’environnement est une première victoire qui doit être ratifiée. Bref la mobilisation continue.  C’est l’objectif du CCFD-Terre solidaire pour plus de justice économique.

L’équipe locale d’Embrun.

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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