Sur le chemin de la conversion écologique…

Publié le 15.03.2024
Prisca à S1 Jacut de la Mer

La venue dans les Côtes d’Armor de Prisca Macaillat, membre de la CDJP (Commission Diocésaine Justice et Paix de Pointe-Noire, Congo) partenaire du CCFD-Terre Solidaire et du Secours Catholique a été l’occasion d’organiser le samedi 9 mars un temps fort conjointement avec les paroisses de ND de la Baie et de Ploeuc sur Lié engagées dans la démarche Église Verte.

La CDJP est engagée pour la défense des droits des populations autochtones menacés par les activités pétrolières nombreuses dans le pays et notamment face au projet BaCaSi mené par TotalEnergies. Le projet BaCaSi a pour objectif de planter 35000 ha d’arbres dans le but de compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) que le groupe pétrolier émet avec ses activités. Avec la complicité de l’état Congolais, les propriétaires terriens sont expropriés, les ouvriers agricoles perdent leur emploi, la cueillette et la chasse, sources de revenus, sont interdites. CDJP avec l’aide du CCFD-Terre Solidaire et du Secours Catholique ont entrepris de réclamer à TotalEnergies des indemnités à la hauteur des préjudices.

La journée du 9 mars avait pour objectif de sensibiliser les chrétiens du diocèse aux fausses solutions pour lutter contre le dérèglement climatique et de les encourager à une véritable conversion écologique individuelle et collective.

Le matin, une petite saynète « La compensation carbone vue par Casino et TotalEnergies »a permis de rentrer dans le vif du sujet :

Samuel Pommeret, chargé de mission au CCFD-Terre Solidaire est intervenu en remplacement de Prisca Macaillat qui n’avait pas obtenu son visa à temps, pour présenter le projet BaCaSi et ses impacts sur les droits des populations.

Maud Cloarec, agricultrice au Haut-Corlay a témoigné des réalités de la compensation carbone en Bretagne. Elle a démontré que la neutralité carbone est atteignable pour des élevages qui produisent moins mais mieux avec une remise en question profonde des pratiques agricoles et de l’assiette des citoyens. Au Congo ou comme en Bretagne, l’industrie compte sur les paysans, gardiens de la nature, pour compenser au lieu d’engager une réelle réduction de ses émissions de GES.

Les 80 participants à la journée, après la pause repas, au cours de différents ateliers, ont pu prendre conscience qu’ici, des initiatives pour la transition écologique sont engagées et que chacun peut trouver des pistes pour agir dans son quotidien, dans sa paroisse, son quartier, son association.

Mgr Denis Moutel avait ouvert la journée ; en fin de journée, Sabine de Villartay, représentante du conseil épiscopal, a reconnu que le diocèse devait s’engager davantage vers l’écologie intégrale. Nous sommes heureux si cette journée a pu contribuer à cette dynamique diocésaine.

« Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance. » Pape François, Laudato Si’ (LS 244)

Jacques et Viviane Davy, CCFD-Terre Solidaire, Élodie Michel, Secours Catholique, Anne-Marie Laurent et François Lechevalier (Paroisse Église Verte ND de la Baie), Dominique Salis (Église Verte de Ploeuc sur Lié)

Crédit photos : Jean-François Comyn , Philippe Giron

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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