Un avenir sans faim

Numéro 239 - avril 2009

 

Humanité, relève-toi !

En ces temps d’inquiétudes, j’ose affirmer une Bonne Nouvelle. En ces temps d’espérance pour ceux et celles qui croient que l’injustice n’aura pas le dernier mot, en ces temps de Pâques, j’affirme une humanité en relèvement, en résurrection !

Auteur(s) : Guy Aurenche

Je ne suis ni fou ni inconscient. Je sais les ravages que causent depuis longtemps les crises économiques, financières, sociales et culturelles qui traversent nos continents. Je sais que la malnutrition augmente ; que nos efforts pour protéger les équilibres écologiques sont insuffisants ; que les décisions de réorganisation du système commercial restent aux mains des puissants ; que la violence demeure pour beaucoup le seul horizon de la vie. Et pourtant, je témoigne de ce qu’une humanité a choisi de se reconstruire, de se relever grâce au partage et à la solidarité. Ce choix est proposé à chacun de nous et à chacune de nos sociétés : « J’ai placé devant toi la vie et la mort... Choisis la vie pour que tu vives », dit la Bible. Que choisissons-nous ? Comment aidons-nous notre entourage à choisir ?

Les partenaires qui accompagnent le CCFD-Terre solidaire ont choisi. Ils, elles sont, en quelque sorte, « déjà sortis » de la crise en décidant que celle-ci ne les écraserait pas ; en relevant les défis, là où ils vivent, souvent à mains nues, dans la pauvreté et dans l’alliance.

Nos partenaires et bien d’autres artisans de paix dans le monde posent à notre société, souvent écrasée par la peur de perdre, la question : « Es-tu prête à choisir la vie digne pour tous ? »

Une réponse affirmative nous invite à changer nos modes de consommation. À soutenir ceux qui croient qu’une société peut se construire sur la solidarité. À utiliser le bulletin de vote pour bâtir l’Europe au service du développement de tous. À diffuser une pensée humaniste au service de la dignité de chacun.

À propos d’une autre « crise », celle provoquée par certaines décisions et déclarations des autorités catholiques, il convient aussi de faire un choix. Ne nous laissons pas enfermer dans ces erreurs. Mais ne nous réfugions pas non plus dans la seule protestation (bien nécessaire par ailleurs). Analysons ensemble les raisons de ces gestes qui paraissent contredire le message évangélique. Redisons ensemble, que celui-ci propose « la vie, la vie en abondance », qu’il rappelle que la loi est faite pour l’homme, que la miséricorde doit avoir le dernier mot... À nous, au-delà des blessures et des protestations, d’incarner chaque jour davantage ce message. Ils sont nombreux ceux qui le font. Dans la joie active de ce temps de Pâques, rejoignons-les.

Article mis en ligne le 10 avril 2009

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