A la rencontre de l’équipe plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire Gironde

Publié le 27.07.2022
Quelques membres de l'équipe plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire Gironde.
Quelques membres de l’équipe plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire Gironde à la fin du speed dating © Aissatou Ba

Action de plaidoyer initiée par le CCFD-Terre Solidaire Gironde, le Speed Dating était l’occasion pour l’équipe plaidoyer de recevoir et d’échanger avec les candidats et futurs législateurs sur des thématiques particulières. Entretien avec les organisateurs qui s’activent depuis des années dans cette équipe plaidoyer pour en savoir plus sur leur engagement.

Qu’est ce que le plaidoyer pour vous ?

Françoise : le plaidoyer c’est interpeller les futurs législateurs afin de faire avancer nos thématiques. Cela permet qu’on puisse avoir des lois qui permettent de développer des droits humains et environnementaux.

Pourquoi avoir rejoint l’équipe plaidoyer ?

Bruno : Il est important d’être en équipe car tout seul on s’use sur le sujet. Le travail en équipe est quelque chose qui nous donne la force de se retrouver régulièrement pour échanger par rapport à ce qu’on a lu, ce qu’on a reçu comme information du National. Le plaidoyer ne se fait pas tout seul, on le fait car on transmet un travail de fond qui est fait au niveau des équipes nationales du CCFD-Terre Solidaire Ainsi cela nous permet en étant en groupe de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend pas (nos partenaires en particulier).

Quel est le sujet, la thématique qui vous intéresse le plus ?

Bruno : J’étais plus sur la justice économique et fiscale jusqu’à présent. En ce moment, je m’intéresse à la justice climatique et aux problèmes énergétiques. Mais dans le fond c’est tout ce qui tourne autour du vivre ensemble, de la vie en société. 

Michel D : Je suis rentré là-dedans à partir du moment où le CCFD-Terre Solidaire a commencé à se poser des questions sur les causes de la faim dans le monde. Ça fait une quinzaine d’années, j’ai découvert, je n’y connaissais rien. Le point de départ de mon engagement dans cette affaire là, c’est les paradis fiscaux puis les multinationales. Je n’avais pas de formation en économie au départ. C’était une espèce de puits sans fond ou de l’argent passait et qui ne servait à personne : c’est une espèce de machine infernale.

La personne n’a pas besoin d’être experte au tout début pour se lancer dans le plaidoyer ?

Michel : On n’a pas fait du plaidoyer tout de suite. Dans un premier temps parce que faire du plaidoyer comme disait Françoise c’est rencontrer des élus. Il faut au moins être plus qu’informé aussi bien au niveau de la technique du plaidoyer qu’au niveau du contenu. On peut tomber sur des élus très formés. D’ailleurs on nous souvent dit que les dossiers du CCFD-Terre Solidaire sont solides. 

Alain : On travaille ces dossiers en équipe, avec des formations à Paris.

Michel : Comme le disait Catherine la présidente du CCFD-Terre Solidaire Gironde, il y a 10 ans sur les paradis fiscaux, il n’y avait que le CCFD-Terre Solidaire là-dessus.

Michel : Les choses qu’on déplore dans le monde, on s’est rendu compte que cela renvoie à un problème d’organisation de l’économie au niveau international. Cela justifie alors un engagement par rapport au CCFD-Terre Solidaire qui est une des ONG qui porte directement l’action au niveau international. Ensuite, pourquoi le plaidoyer ? C’est par rapport aux élus parce qu’une des clés pour faire avancer les choses c’est de développer des choses au niveau des Etats. Les lois des Etats sont importantes pour le contenu de l’organisation de l’économie. Cela explique l’importance du plaidoyer qui est d’agir par rapport aux élus, aux futurs élus pour que les lois fassent avancer les choses. C’est le cas de la loi sur le devoir de vigilance.

Alain : L’Etat à la fois comme État national en France (les lois en France) mais aussi l’Etat en France avec les autres Etats. La dimension internationale et les conséquences des français ailleurs dans le monde et les conséquences des accords entre l’Etat français et l’Etat  sénégalais, l’UE, les Etats Unis, la Russie, etc. Le vivre ensemble dans le territoire, sur la commune, dans la France mais aussi entre les pays.

Qu’est ce qui vous a le plus marqué depuis que vous faites du plaidoyer ?

Françoise: Aujourd’hui, on est en capacité de discuter avec les candidats aux élections. Maintenant je me sens plus armée pour aller les rencontrer une fois qu’ils seront élus. 

Bruno : Je pense que cela a un impact, Michel Doremus l’a dit plusieurs fois par rapport à la loi sur le devoir de vigilance. Cela a été une expérience très importante, cela a duré de 2012 à 2017. Environ 5 ans à peu près où il y avait un travail qui se faisait. Il y avait des élus qui s’étaient engagés sur les propositions qu’on leur faisait. Ils ont finalement cheminé et cela a fini par se débloquer. Ils ont trouvé cette fenêtre. C’est quelque chose d’impressionnant de voir des gens lambda qui ne sont pas élus, qui ne vont pas se promener à l’Assemblée Nationale peuvent avoir un effet. 

Alain : La loi sur le devoir de vigilance vient des associations plus des députés. C’est une collaboration, on travaille et c’est pour plusieurs années.

“Donc c’est possible, le plaidoyer ça marche”

On est plein d’espérance, on pense que le plaidoyer ça marche, on croit que le plaidoyer ça marche. Quand on croit que rien n’est possible, on désespère.

Aissatou (Aicha) Ba -

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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