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Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire
Brochure Le défi de la paix

Catholicisme, judaïsme, et conflit israélo-palestinien

Publié le 23.01.2013 Mis à jour le 23.01.2013

Depuis Vatican II et la déclaration Nostra aetate, l’Église catholique a fait des avancées théologiques très importantes sur le dialogue inter-religieux, et notamment avec le judaïsme.

Cette dynamique a conduit Jean-Paul II à mener une réflexion [1] spécifique sur la Shoah, dans laquelle l’Église « déplore les fautes de ses fils et de ses filles » et « demande pardon pour tout ce qui a pu favoriser d’une manière ou d’une autre les plaies de l’antisémitisme et de l’antijudaïsme ». Consciente des « péchés du passé », l’Église veut faire disparaître tout sentiment antijuif chez les chrétiens et demande aux catholiques d’y être vigilants. Elle appelle aussi à la reconnaissance d’un patrimoine spirituel commun avec le judaïsme.

Sur la situation au Proche-Orient, l’Église catholique s’attache depuis longtemps à bien distinguer ce qui relève du religieux et du politique. « Le Saint-Siège sait également que, pour les juifs du monde entier, le rattachement à la terre des Pères est important. Il le comprend et le respecte. Mais il retient que l’ambition du dialogue religieux et le respect pour le peuple hébreu et son histoire doivent être tenus bien distincts de l’ambition politique. L’existence de l’État d’Israël et de ses choix politiques ne doit pas être considérée dans une perspective purement religieuse, mais dans leurs références aux principes communs du droit international.  [2] »
Suite aux Accords d’Oslo, le Vatican a signé, en 1993, un Accord fondamental avec Israël, et depuis 2000 avec l’Autorité palestinienne.

Au cours de son voyage en Terre Sainte le 3 juin 2009, le pape Benoît XVI a rappelé « l’urgence d’une solution juste et durable au conflit israélo-palestinien, dans le respect des droits de chacun, et notamment les aspirations légitimes à un État souverain du peuple palestinien ». Lors de son voyage au Liban en septembre 2012, le pape a également souligné dans son exhortation apostolique que l’Église « soutient et encourage tout effort en vue de la paix dans le monde et au Moyen-Orient en particulier. De diverses manières, elle ne ménage pas ses efforts pour aider les hommes à vivre en paix et elle favorise aussi l’arsenal juridique international qui la consolide [3] ».

PARTAGE : COMMENT GARDER UN ÉQUILIBRE DANS MON ANALYSE DE CE CONFLIT ?

Se sentir plus proche de l’un ou l’autre peuple me mène-t-il à rejeter l’autre ?

Quels sont les sentiments qui me guident : amitié, empathie, condescendance, culpabilité, indifférence ?

Quelle chance je laisse à l’autre de me toucher ?

Où est ma liberté dans mon engagement ?

[1Commission pour les rapports religieux avec le judaïsme, Message de Jean-Paul II le 16 mars 1998. Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah.

[2Déclaration du directeur de la salle de presse du Saint Siège du 25 janvier 1991 relative à Israël.

[3Remise de l’exhortation apostolique post-synodale pour le Moyen-Orient, homélie du pape Benoît XVI, Beyrouth, le 16 septembre 2012.

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