Crise alimentaire au Guatemala #JeudiPhoto

Publié le 12.05.2022| Mis à jour le 25.08.2022

Le Guatemala vit une crise alimentaire sans précédent. Celle-ci met en évidence un modèle de développement profondément inégalitaire. Portons notre regard sur les communautés paysannes et indigènes, particulièrement exposées à la faim et la pauvreté.

8 Octobre 2020, La Palmilla, Guatemala. ©Josue Decavele / Reuters

Concepcion Ramirez allaite son fils Daniel, âgé de 18 mois, dans sa demeure à la Palmilla, à l’est du Guatemala. Le regard éprouvé, elle tient du bout des doigts le carnet du Ministère de la Santé publique pour l’enregistrement des actions de prévention pour les enfants. Son fils a été diagnostiqué atteint de malnutrition sévère.

Daniel est loin d’être un cas isolé. Au Guatemala, près d’un enfant sur deux, âgé de moins de 5 ans, souffre de malnutrition chronique et se retrouve davantage exposé à des risques de maladies et de retard de croissance. C’est l’un des taux les plus importants en Amérique Latine.

La malnutrition touche durement les enfants

“L’insécurité alimentaire a énormément crû durant la pandémie de la COVID-19 et cela a continué depuis. Mais cette crise a surtout révélé les failles structurelles du modèle de développement du Guatemala où l’agriculture familiale est méprisée”, nous explique Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine.

La population du Guatemala est confrontée à la fois à une grande pauvreté, aux impacts du dérèglement climatique et à un climat de violence et de corruption politique. En 2021, près de 50% de la population souffrait d’insécurité alimentaire sévère ou modérée.

Le seuil de pauvreté du pays atteint 60% et touche principalement les communautés paysannes et indigènes, abandonnées des politiques publiques. Elles subissent de plein fouet l’expansion d’un modèle agro-industriel encouragé par le gouvernement. Celui-ci, basé sur les monocultures d’exportation, renforce l’accaparement de leurs terres nourricières et les violences à leur encontre. Il participe également à la dégradation de l’environnement et à la diminution des ressources en eau, affectant les rendements de l’agriculture familiale.

Les inégalités et la corruption causes premières de la faim

“Le Guatemala vit une grave crise démocratique, comme le témoigne la récente résolution du Parlement européen. Nos partenaires sur place parlent d’une “dictature légale“, d’un “pacte des corrompus“ qui ne bénéficie qu’à l’oligarchie et dont la société guatémaltèque est la grande perdante”, rapporte Jules Girardet.

Dans les départements du Nord-ouest, où se concentrent 40% des conflits agro-environnementaux, nous soutenons l’action de nos partenaires locaux qui luttent contre l’appauvrissement des communautés paysannes et indigènes. Mobilisés à leurs côtés, ils défendent leurs droits à la terre et promeuvent un modèle agricole familial basé sur le respect de l’environnement et des droits humains.

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