Dalia ADIM

En Égypte, l’histoire des femmes qui veulent apprendre à lire et écrire.

Publié le 13.06.2022| Mis à jour le 01.07.2022

En Égypte, Dalia travaille pour notre partenaire ADIM sur des projets d’agroécologie. Un jour lors d’une réunion avec les paysannes, Mariam, 58 ans, lui fait part d’un de ses complexes : elle ne sait ni lire ni écrire… Dalia va aider cette femme et montrer à la communauté qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre.

Il est 9h, Dalia se lève pour faire sa visite hebdomadaire sur le terrain. Le terrain c’est six villages près d’ Al-Minya, une ville au bord du Nil, à mi-chemin entre Le Caire et Louxor.

Dalia travaille depuis 4 ans pour ADIM, une association qui accompagne les paysans pratiquant l’agroécologie et soutenue par le CCFD-Terre Solidaire.  Les champs verts qui défilent contrastent avec le sable du désert. Blé, maïs, légumes, la région de Minya est particulièrement fertile grâce à sa proximité avec le plus grand fleuve d’Afrique.

Cela fait plusieurs fois que Dalia et sa collègue ressentent le besoin des femmes paysannes de pouvoir aborder certains sujets sans la présence des hommes. Depuis, elles organisent des réunions uniquement pour les femmes paysannes afin d’évoquer avec elles, sans tabou, toutes leurs préoccupations : l’éducation des enfants, les relations avec leur mari, la gestion du foyer.

Un jour, lors de l’une de ces réunions, Mariam, 58 ans, a pris son courage à deux mains, et a fait part à l’assemblée de l’un de ses plus grands complexes : ne savoir ni lire ni écrire.

Elle est loin d’être la seule dans ce cas : en Egypte 37% des femmes sont analphabètes. Et si la scolarisation des filles progresse et que l’analphabétisme diminue, cela concerne surtout les villes.

Dans les zones rurales, les écoles sont souvent trop loin pour que les jeunes filles s’y rendent. Le problème, c’est que Mariam est paysanne, elle vend des légumes, des céréales et du bétail chez elle. Or dans les campagnes égyptiennes on achète beaucoup à crédit. Il lui faut donc noter qui achète quoi et quelle somme on lui doit. Comment faire quand on ne sait ni lire, ni écrire ?

Pour l’instant, ses enfants l’aident, mais quand ils ne sont pas là, Mariam est obligée de faire une marque ou un signe dans son carnet. Devant la détresse de cette femme Dalia et sa collègue ne sont pas restées sans rien faire. En dehors de leurs heures de travail et après les réunions, elles lui donnent une fois par semaine 30 minutes de cours, avec un guide d’apprentissage spécial adulte.

Cela fait maintenant plusieurs mois que Mariam apprend à lire et à écrire. Il lui reste des progrès à faire mais elle persévère. Dalia sourit en pensant à cette femme déterminée et fière. Semaine après semaine, Mariam gagne en confiance. Et c’est un beau message que Mariam renvoie aux femmes de la communauté : même adulte, on ne cesse d’apprendre !

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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