Noël contre la faim

Publié le 17.11.2017 • Mis à jour le 13.12.2017

Mieux comprendre le déplacement forcé des populations palestiniennes (diaporama)

Un rapport d’ONG européennes et une exposition photos conçue par des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire apportent un regard complémentaire sur le déplacement forcé que connaissent les populations palestiniennes depuis des décennies. Un éclairage indispensable sur l’une des conséquences majeures du conflit israélo-palestinien

Exposition photo et rencontre avec deux partenaires palestiniens Lundi 20 novembre 20:00-22:00 BERGERAC

Salle St Luc impasse du Maréchal Juin (donne sur la rue du Maréchal Juin) Bergerac, rive gauche.

Exposition photos et conférence débat "Acteurs de justice pour la Palestine" Mardi 21 novembre 20:00-22:00 BORDEAUX

la Maison St Louis Beaulieu
(145 rue St Genès / Bordeaux ).

Exposition photos et rencontre avec deux partenaires palestiniens Jeudi 23 novembre 17:00-22:00 CASTANET

la Maison de la Fraternité
10 avenue de Toulouse à Castanet

Expositions/vidéos d’artistes/table - ronde conférences : Palestine en résistance Samedi 25 novembre 14:00-20:00 MARSEILLE

CANOPÉ (ex . CRDP)
31 , boulevard d ’Athènes -

1er (métro gare St Charles , tramway)

Saint-Jean-d’Acre, Jérusalem, vallée du Jourdain, bande de Gaza, Néguev...
Autant de villes et de régions qui, sur fond du conflit israélo-palestinien, recouvrent des réalités différentes.
Pourtant, un triste processus, peu connu, vient lier ces lieux : celui du déplacement forcé de familles palestiniennes, inexorablement dépossédées de leurs terres et de leurs maisons.
Conséquence majeure du conflit israélo-palestinien, les déplacements de population ont un impact dramatique sur les conditions sociales et économiques des communautés et sur leur isolement.

Une exposition photos

Faisant suite à la publication d’un carnet de voyage sur cette question, l’exposition photos vient donner plusieurs visages et incarner ce qu’est le "déplacement forcé".
Par leur travail, les photographes donnent à voir la réalité de ce que représente les déplacements de population pour les femmes et les hommes qui les vivent et la façon dont les lieux en sont marqués.

Cliquez pour agrandir le diaporama

Extraits de l'exposition sur les déplacements forcés de population palestiniennes

  • Le port de Saint-Jean-d'Acre a été transformé en port de plaisance et les pêcheurs palestiniens sont contraints d'abandonner leur activité du fait de pressions administratives et du coût élevé des permis de pêche. Beaucoup de pêcheurs travaillent aujourd'hui dans le tourisme en conduisant des bateaux de croisière.
    Le port de Saint-Jean-d’Acre a été transformé en port de plaisance et les pêcheurs palestiniens sont contraints d’abandonner leur activité du fait de pressions administratives et du coût élevé des permis de pêche. Beaucoup de pêcheurs travaillent aujourd’hui dans le tourisme en conduisant des bateaux de croisière. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • Dans la vieille ville de Saint-Jean-d'Acre, près du caravansérail ottoman Khan Al-Umdan, une famille palestinienne arbore une affiche « not for sale » (pas à vendre) sur sa maison. La société pour le développement de la vieille ville de Saint-Jean-d'Acre cherche à acheter les anciennes maisons palestiniennes qui entourent le caravansérail afin de construire un hôtel de luxe.
    Dans la vieille ville de Saint-Jean-d’Acre, près du caravansérail ottoman Khan Al-Umdan, une famille palestinienne arbore une affiche « not for sale » (pas à vendre) sur sa maison. La société pour le développement de la vieille ville de Saint-Jean-d’Acre cherche à acheter les anciennes maisons palestiniennes qui entourent le caravansérail afin de construire un hôtel de luxe. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • A Saint Jean d'Acre, Aminah Abbas, 64 ans, fille de Palestiniens déplacés en 1948, dans la maison qu'elle a achetée avec son mari en 1983. Aminah et sa famille redoutent à terme de devoir la quitter. De nombreuses pressions sont exercées sur les habitants, telles que la demande de preuves de propriété d'avant 1948 ou l'augmentation des loyers après rénovation, qui conduisent à l'expulsion de familles palestiniennes.
    A Saint Jean d’Acre, Aminah Abbas, 64 ans, fille de Palestiniens déplacés en 1948, dans la maison qu’elle a achetée avec son mari en 1983. Aminah et sa famille redoutent à terme de devoir la quitter. De nombreuses pressions sont exercées sur les habitants, telles que la demande de preuves de propriété d’avant 1948 ou l’augmentation des loyers après rénovation, qui conduisent à l’expulsion de familles palestiniennes. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • A Jérusalem Est, dans le quartier de Silwan, le parc archéologique de la « Cité de David » a été aménagé à l'emplacement supposé de lieux évoqués dans la Bible. Depuis les années 1990, le site est fouillé et aménagé en infrastructure touristique. Ce site très fréquenté est géré par le mouvement d'extrême droite Elad, qui y diffuse un discours vigoureux de possession juive, niant toutes les autres influences.
    A Jérusalem Est, dans le quartier de Silwan, le parc archéologique de la « Cité de David » a été aménagé à l’emplacement supposé de lieux évoqués dans la Bible. Depuis les années 1990, le site est fouillé et aménagé en infrastructure touristique. Ce site très fréquenté est géré par le mouvement d’extrême droite Elad, qui y diffuse un discours vigoureux de possession juive, niant toutes les autres influences. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • A Jérusalem Est, des Juifs ultra-orthodoxes devant une maison occupée par des colons juifs israéliens, à Silwan.Construit sur les ruines de la cité antique de Jérusalem, le quartier de Silwan fait l'objet d'un processus accéléré de colonisation pour motif religieux et culturel. Les habitants palestiniens subissent des pressions administratives et un harcèlement quotidien de la part des colons et des autorités.
    A Jérusalem Est, des Juifs ultra-orthodoxes devant une maison occupée par des colons juifs israéliens, à Silwan.Construit sur les ruines de la cité antique de Jérusalem, le quartier de Silwan fait l’objet d’un processus accéléré de colonisation pour motif religieux et culturel. Les habitants palestiniens subissent des pressions administratives et un harcèlement quotidien de la part des colons et des autorités. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • A Jérusalem Est, Zeer, 39 ans, et trois de ses filles, sur le toit de sa maison dans le quartier palestinien de Silwan dans laquelle ont vécu son père et son grand-père. Sa demande de permis de construire n'aboutissant pas, il a reconstruit certaines pièces qu'il avait dû lui-même détruire suite à un ordre de démolition pour construction illégale.
    A Jérusalem Est, Zeer, 39 ans, et trois de ses filles, sur le toit de sa maison dans le quartier palestinien de Silwan dans laquelle ont vécu son père et son grand-père. Sa demande de permis de construire n’aboutissant pas, il a reconstruit certaines pièces qu’il avait dû lui-même détruire suite à un ordre de démolition pour construction illégale. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • Dans la vallée du Jourdain, Abu Saqer, chef de la communauté de Al-Hadidiya, est militant et porte-parole du Comité populaire de défense des terres. Les communautés s'organisent autour de 24 comités populaires qui luttent contre le déplacement forcé par des recours juridiques et par du plaidoyer auprès des instances internationales.
    Dans la vallée du Jourdain, Abu Saqer, chef de la communauté de Al-Hadidiya, est militant et porte-parole du Comité populaire de défense des terres. Les communautés s’organisent autour de 24 comités populaires qui luttent contre le déplacement forcé par des recours juridiques et par du plaidoyer auprès des instances internationales. ©Sandra Mehl/CCFD-Terre Solidaire
  • Une famille déplacée après la destruction de son logement lors de l'opération israélienne de 2014. Le blocus empêche les habitants d'accéder aux matériaux de reconstruction. La précarité et la surpopulation des habitations ont des conséquences sur la santé mentale des personnes, les relations au sein de la communauté et la scolarité des enfants.
    Une famille déplacée après la destruction de son logement lors de l’opération israélienne de 2014. Le blocus empêche les habitants d’accéder aux matériaux de reconstruction. La précarité et la surpopulation des habitations ont des conséquences sur la santé mentale des personnes, les relations au sein de la communauté et la scolarité des enfants. ©Anne Paq/CCFD-Terre Solidaire

Une tournée est organisée du 20 au 25 novembre dans le cadre de FestiSol à Bordeaux, Bergerac, Toulouse, Les Oblats et Marseille avec deux représentants de mouvements avec lesquels nous travaillons :
- Johayna Saifi, militante active dans la ville de Saint Jean d’Acre contre l’expulsion de la population palestinienne de la vieille ville et animatrice dans le domaine de l’éducation
- Jamal Juma’, coordinateur de la Coalition pour la défense de la terre (Land Défense Coalition), fondateur et coordinateur de la campagne Stop The Wall, en Cisjordanie.

Un rapport pour comprendre les ressorts juridiques des déplacements forcés et les implications pour les populations

Les ONG Broederlijk Delen (Belgique), CAFOD (Angleterre et Pays de Galles),
Misereor (Allemagne), Trócaire (Irlande) et le CCFD-Terre Solidaire ont travaillé ensemble au sein du réseau européen Cidse pour réaliser un rapport très documenté sur la question.
Intitulé "No place like home : Rapport sur les déplacements forcés internes de Palestiniens en territoire Palestinien occupé et en Israël" le rapport décrit les divers instruments de droit international qui interdisent ou empêchent normalement les déplacements de population d’origines.
Il met en évidence les similitudes entre les processus de déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.
Le rapport souligne que la manière dont l’UE aborde actuellement la question du déplacement des Palestiniens ne permet pas de protéger leurs droits.
Dans sa conclusion, le rapport interpelle les Européens :

L’UE et ses États membres doivent non seulement plaider fermement et constamment en faveur du respect du Droit Internationl Humanitaire et des droits humains, mais aussi cesser d’accepter les violations de ces droits, prendre des mesures pour protéger les communautés à risque et renforcer l’obligation de rendre compte d’Israël.


Télécharger le rapport No place like home :

No place like home

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