Publié le 30 mars 2010

Edito

Le gouvernement congolais et la communauté internationale, pourtant présente à travers la plus importante force des Nations unies au monde (la Monuc), ne sont pas parvenus à rétablir la sécurité et à instaurer une paix durable.

Il faudrait pour cela traiter les causes structurelles des conflits. Les nombreux criminels de guerre, tant au sein des différentes milices que de l’armée, restent impunis. Les élections n’ont pas permis d’en finir avec une mauvaise gestion ou d’établir un pouvoir capable de mettre efficacement en œuvre les projets de développement réclamés par les citoyens congolais. La trop forte pression foncière a été aggravée par les flux de déplacés. Les pays voisins de la RDC continuent à être partie prenante du problème autant que de la solution, compte tenu de leur implication passive ou active dans le soutien aux groupes armés, le pillage des ressources naturelles congolaises ou encore la gestion non maîtrisée des flux migratoires transfrontaliers. Pourtant, les solutions existent, ainsi que la possibilité de les mettre en œuvre :

Des acteurs de la société civile développent des initiatives locales porteuses et luttent pour que leurs propositions soient prises en compte dans les processus de résolution du conflit. Le 30 juin 2010, la RDC célèbrera le cinquantième anniversaire de son indépendance. Cette année va également coïncider avec la redéfinition du rôle de la Monuc et la formulation des conditions de son départ, tandis que la RDC s’avancera vers de nouvelles échéances électorales. Cela doit correspondre à une véritable libération des populations qui aspirent à ce qu’il soit mis fi n à la violence et à l’insécurité, à la pauvreté, au pillage des ressources et à la corruption généralisée ;

La France, tant au sein de l’Union européenne que du Conseil de sécurité des Nations unies, peut jouer un rôle de premier plan en faveur d’une paix durable en RDC et dans la région des Grands Lacs. Comme l’a annoncé Nicolas Sarkozy, un Forum pour la coopération dans la région des Grands Lacs sera organisé en France cette année.

Saisissons-nous de ces opportunités pour faire entendre la voix des citoyens congolais et français dans les semaines qui viennent, afin que des réponses durables soient apportées aux causes structurelles de ces conflits.

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Mettre fin à la militarisation de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles

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