Publié le 15.09.2006 • Mis à jour le 28.03.2013

FMI et Banque mondiale : ONG interdites d’entrée.

Le CCFD se joint à l’appel au boycott du programme officiel des assemblées annuelles et demande au gouvernement d’exprimer publiquement son indignation (15 septembre 2006).

Thèmes :

15 septembre 2006 
 
Les autorités de Singapour interdisent l’accès à une trentaine de représentants d’ong. Le CCFD se joint à l’appel au boycott du programme officiel des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, lancé aujourd’hui par plus de 160 ong à travers le monde. Il demande au gouvernement français de protester publiquement contre cette atteinte à la liberté d’expression.

Le gouvernement de Singapour, qui doit accueillir les 19 et 20 septembre 2006 les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, refuse l’entrée à Singapour à 28 représentants d’ong, pourtant accrédités par le FMI et la Banque mondiale. Les protestations de ces institutions n’ont pas suffi à faire revenir le gouvernement de Singapour sur sa décision. La liste noire comprend plusieurs organisations avec lesquelles le CCFD travaille de longue date, dont le Forum pour le développement de l’Indonésie (INFID), Freedom from Debt Coalition des Philippines et la Campagne italienne pour la réforme de la Banque mondiale, des organisations qui participent régulièrement aux assemblées annuelles.

Le CCFD dénonce une violation manifeste de la liberté d’expression de la part du gouvernement de Singapour et rejoint l’appel au boycott lancé par plus de 160 ong à travers le monde*. Pour Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD, « l’attitude des autorités de Singapour est inacceptable et le FMI et la Banque mondiale, qui ont choisi de tenir leurs rencontres dans cet Etat autoritaire, ont leur part de responsabilité dans cette affaire. Quelle crédibilité accorder à leurs discussions sur la ‘bonne gouvernance’ alors qu’ils cautionnent les pratiques répressives de leur hôte à l’encontre de la société civile ? Le discours anti-corruption de la Banque mondiale n’est guère plus convaincant, alors que Singapour est un paradis fiscal et judiciaire où s’abrite l’argent sale ».

S’informer

19 octobre 2018

Brésil, une démocratie en péril

15 ans seulement après l’espoir suscité par l’élection de Lula, le Brésil a finalement élu Jair Bolsonaro à la tête du pays. Un candidat (...)

20 juillet 2018

Niger : Les défenseurs des droits humains poursuivis à tort doivent être libérés (communiqué)

Alors que le verdict du procès des défenseurs des droits humains au Niger est attendu pour mardi 24 juillet, il est plus que temps pour (...)

27 avril 2018

Au Nicaragua, la violente répression contre les mobilisations citoyennes ne faiblit pas

Les manifestations qui ont gagné le pays depuis le 18 avril 2018 sont la plus forte expression citoyenne depuis longtemps. La violente (...)

Nos projets

24 février 2016

Protestation et indignation populaire au Tchad

Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique, revient d’une mission au Tchad. Avec Abderamane Ali Gossoumian, Coordinateur national du (...)

8 avril 2015

Un rapport togolais décrit une démocratie « à double vitesse »

Six organisations de la société civile du Togo publient, avec l’appui du CCFD-Terre Solidaire, un rapport sur le Togo intitulé « (...)

29 novembre 2014

En Casamance, accompagner les collectivités territoriales pour un service public plus inclusif

Favoriser le dialogue citoyen entre les élus locaux, la société civile et l’administration pour une gouvernance participative, impliquer (...)