Publié le 09.06.2008 • Mis à jour le 13.08.2012

Le CCFD analyse les engagements pris à la conférence de la FAO.

Après la conférence de la FAO, le CCFD livre son analyse.

Du 3 au 5 juin se tenait à Rome la conférence sur la sécurité alimentaire, organisée par la FAO, l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement a participé à la conférence, aux côtés de la délégation officielle française conduite par le président français Nicolas Sarkozy. Auparavant, il avait représenté les ONG de développement au GISA (Groupe interministériel sur la sécurité alimentaire) qui préparait cette conférence pour le gouvernement français.

Un élément positif

Le CCFD-Terre solidaire se réjouit que la FAO et les Etats le rejoignent sur la position qu’il défend depuis plusieurs années : donner la priorité aux agricultures familiales et locales, soutenir la souveraineté agricole des pays. Cette prise en compte devrait se traduire par l’adoption d’un plan d’action qui sera soumis au sommet du G8 en juillet au Japon, ainsi que par des dons de la part de plusieurs organisations internationales. A plus long terme, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité d’une meilleure gouvernance mondiale. Elle devrait se traduire par l’harmonisation et la mise en cohérence des politiques et des initiatives adoptées, ainsi que par la création d’un groupe d’experts internationaux.

Des mesures à confirmer

Fort d’une expérience longue de près de 50 ans et d’une expertise acquise par le soutien à plus de 500 projets dans 75 pays, le CCFD-Terre solidaire attire cependant l’attention sur plusieurs points cruciaux :

  • l’incompatibilité de fait entre ce mandat donné à la FAO et les politiques menées par l’OMC, la Banque mondiale et le FMI. ;
  • le risque que fait courir le développement des agrocarburants à la pérennité des agricultures familiales vivrières ; le CCFD-Terre solidaire regrette qu’il n’y ait pas eu un moratoire sur le développement des agrocarburants ;
  • l’écart entre les promesses et les réalisations –en vingt ans, de 1984 à 2004, la part de l’agriculture dans l’aide au développement a été plus que divisée par deux, tandis que les pays du Nord ne respectent toujours pas leur engagement d’une aide publique égale à 0,7 % du PIB…

Le CCFD-Terre solidaire demande à tous, citoyens du Nord et du Sud, d’être particulièrement vigilants sur la mise en œuvre effective des engagements pris. Notre association continuera de suivre de près les mesures prises par les gouvernements et les organismes internationaux.

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