La Nouvelle Alliance du G8

Publié le 17.06.2013

Les ministres et chefs d’Etat de 24 pays, dont 19 africains, réunis à Londres pour le Sommet contre la faim le 8 juin 2013, ont réaffirmé leur engagement dans la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Si l’objectif affiché de cette initiative lancée l’an dernier pour lutter contre l’insécurité alimentaire en Afrique est louable – sortir 50 millions de personnes d’Afrique sub-saharienne de l’insécurité alimentaire – les stratégies et moyens proposés sont totalement inadéquats.


En effet, qui le G8 et les Etats africains signataires proposent-t-ils d’aider à investir ? Les multinationales. Alors que la FAO, les experts, les sociétés civiles démontrent le rôle prééminent des agricultures familiales pour assurer la sécurité alimentaire, l’Alliance promue par le G8 met l’accent sur « l’accélération de l’apport de capitaux privés[[Conseil européen (2012), L’UE au G8 : Agir ensemble, http://www.european-council.europa.eu/home-page/highlights/eu-at-g8-acting-together?lang=fr]] » , afin d’assurer une « croissance économique solide et inclusive [[Maison-Blanche (2012), Fact Sheet: G-8 Action on Food Security and Nutrition, www.whitehouse.gov/the-press-office/2012/05/18/fact-sheet-g-8-action-food-security-and-nutrition]] » pour le secteur agricole africain. A la lecture des différents cadres de coopération signés avec les six premiers pays africains participants, il apparait clairement que l’objectif n’est pas de venir en soutien aux populations les plus vulnérables mais de créer un environnement propice aux investissements privés, en particulier étrangers. Quitte à modifier les législations nationales afin de « créer un climat d’investissement sécurisant pour les investisseurs privés et faciliter l’accès à la terre et son utilisation productive sécurisée » au Burkina Faso, ou de « promouvoir la libéralisation et la facilitation des échanges commerciaux » au Mozambique. Opportunité pour renforcer des stratégies de conquête de marché, la Nouvelle Alliance apporte sur un plateau un panel de facilités aux investisseurs : libéralisation des droits commerciaux, sécurisation de leur accès au foncier, avantages fiscaux… Quelles garanties pour s’assurer que l’objectif des multinationales sera le droit à l’alimentation pour tous ? Aucune.

Voir l’article complet sur le Huffington Post

Jeanne-Maureen Jorand
Chargée du plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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