Un avenir sans faim

Publié le 21 août 2013

Le CCFD-Terre Solidaire et la microfinance : la SIDI

Les populations pauvres ne peuvent généralement pas épargner, ou très peu ; le crédit auquel elles ont accès a un coût prohibitif (usurier). Comme il n’existe souvent pas d’organisme financier à proximité (les banques se concentrant dans les villes) ou capable de gérer les sommes dérisoires qu’elles mettent de côté, l’épargne éventuelle est donc conservée en liquide et, en cas d’inflation, rapidement consommée.

Dans certaines communautés, la mise en commun de moyens, souvent à échéance régulière, correspond à une socialisation de l’épargne qui pourra avoir une fonction assurancielle ou de solidarité, de financement de projets collectifs ou encore d’aide rotative à l’investissement individuel.

Le microcrédit a apporté de nouvelles perspectives au travail de développement. En effet, il a permis à des petits exploitants agricoles, des petits artisans et commerçants, d’investir pour améliorer leurs conditions de vie. Il a aussi démontré, à travers les 205,3 millions de personnes27 qu’il touche aujourd’hui, que prêter aux pauvres peut être rentable, même si ce n’est pas forcément l’objectif poursuivi. En prêtant principalement aux femmes, les organismes financiers ont eu un meilleur taux de remboursement et des résultats plus convaincants dans la lutte contre la pauvreté. Depuis plus de 15 ans, l’idée a évolué et les pratiques se sont diversifiées pour fournir une gamme élargie de services financiers de proximité, nécessaires à l’économie familiale.
Apprendre à gérer l’épargne, proposer des systèmes d’assurance, canaliser l’épargne des migrants vers des projets de développement des communautés d’origine, veiller à l’alphabétisation et à la formation à la gestion des emprunteurs… voilà ce que recouvre aujourd’hui la notion de microfinance.
Celle-ci est devenue un outil emblématique des politiques de lutte contre la pauvreté, même si les organismes de microcrédit ont parfois du mal à atteindre les plus pauvres des pauvres et que les coûts d’accompagnement social impliquent des charges qui ne devraient pas être répercutées intégralement sur les bénéficiaires.

Le CCFD-Terre Solidaire et la microfinance : la SIDI

Convaincu que le développement passe par la reconnaissance des plus pauvres, notamment des femmes, comme acteurs et actrices de leur vie, le CCFD-Terre Solidaire et sa filiale spécialisée, la Sidi, voient avec intérêt se développer les initiatives visant à :

- Continuer à inventer des solutions nouvelles pour accroître l’impact social de la microfinance et de la finance solidaire, par ex. : permettre aux paysans du Sahel de gérer les aléas climatiques, répondre aux différents besoins d’une exploitation agricole familiale, rendre possible l’investissement dans des équipements essentiels, favoriser l’accès au logement, créer des micro-activités productives et rémunératrices…

- Pousser plus loin la recherche de pistes innovantes pour les populations les plus démunies en renforçant une chaîne de solidarité pour le financement, depuis la mobilisation des ressources (collecte de l’épargne solidaire, etc.) jusqu’à son emploi (renforcer les performances sociales des institutions de microfinance locales).

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