Campagne de Carême animée par le CCFD au profit de la solidarité internationale
du 6 février au 18 mars 2008
Le carême est le temps fort de l’année pour le CCFD. Temps d’accueil des porteurs d’initiatives que nous soutenons. Temps de mobilisation de nos Équipes locales et des milliers de bénévoles qui font vivre notre mission de sensibilisation. Temps d’invitation au partage, notamment au coeur de la vie paroissiale. Le CCFD prend part, en effet, à l’animation du carême en proposant aux chrétiens une démarche de solidarité internationale.
Nous mettons cette solidarité en oeuvre au service du développement des peuples, dans la continuité des intuitions fondatrices du CCFD, adossées à l’enseignement social de l’Église : la faim ne sera pas vaincue par des actions d’urgence ou des remèdes miracles, mais par le développement.
Le développement ne se mesure pas à un taux de croissance, mais à sa capacité à affranchir l’homme de toutes les formes de misère et de servitude. La réduction des disparités économiques, sociales et culturelles, l’attention aux pauvres, le devoir de solidarité, sont décrits dans l’encyclique Populorum progressio comme les conditions du développement.
« La société actuelle ne trouvera pas de solution au problème écologique si elle ne révise pas son style de vie »
Message du 1er janvier 1990 de Jean-Paul II
Or, le développement est une création permanente, confrontée sans cesse à de nouveaux défis. La crise écologique nous place face à une menace sur la qualité de la vie sur terre, en particulier celle des plus pauvres. Elle renouvelle la question de la répartition des ressources disponibles. Elle illustre avec urgence la nécessité d’une solidarité mondiale. En un mot, la question écologique est une nouvelle dimension de la question sociale et nous amène à nous interroger sur le modèle de développement dominant et les valeurs qui le sous-tendent.
C’est pourquoi, le CCFD est entré cette année dans un nouvel axe de réflexion et d’animation, « le sens du développement ». Une interrogation qu’en ce temps de carême, nous pouvons relier à nos choix individuels et collectifs. Notre modèle de développement nous éloigne-t-il ou nous rapproche-t-il d’un monde fraternel qui élève l’homme, tel que nous l’espérons ? Eclairer le monde actuel au regard de notre espérance et tenter d’attirer cet avenir dans le présent, comme nous y invite Spe Salvi, la dernière lettre encyclique de Benoît XVI, est au fond, la meilleure définition de notre mission.
Joël Thomas
Président du CCFD