Climat, justice sociale, lutte contre le patriarcat… A travers le monde, nombreuses sont les femmes qui s’engagent pour faire avancer les droits. Trop souvent, cet engagement leur vaut d’être menacées, harcelées, criminalisées, voire, dans certains cas, assassinées. En 2024, 43 femmes activistes ont été tuées en raison de leur travail selon l’ONG Front Line Defenders.
Cette année, pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous souhaitons porter la voix des femmes défenseuses des droits et alerter sur les risques qu’elles encourent. Retrouvez sur cette page les portraits de 5 d’entre elles, soutenues par le CCFD-Terre Solidaire.
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*Chiffres tirés d’une enquête de 2023 menée par la Fondation Kvinna till Kvinna auprès de 458 défenseuses des droits humains issues de 67 pays. En parallèle, l’ONG IM-Defensoras recense 35 077 attaques menées contre 8 926 femmes défenseuses des droits entre 2012 et 2023 rien qu’en Mésoamérique (Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique et Nicaragua).
Défendre celles et ceux qui défendent nos droits, une urgence démocratique mondiale
Quand s’engager pour les droits humains peut coûter la vie. Ces dernières années, les associations que soutient le CCFD-Terre Solidaire sont de plus en plus nombreuses à nous alerter sur les menaces qui planent sur elles.
Dans cette tribune, Sarah Lecoq, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, tire la sonnette d’alarme et appelle à un sursaut collectif.
A la une
toutes les actusLe 8 mars, journée des droits des femmes
Célébrée chaque 8 mars, la journée internationale des droits des femmes a été officialisée par les Nations-Unies en 1977. Pourtant, ses origines remontent plutôt au début du 20e siècle, lorsque des femmes manifestent en Europe et en Amérique du Nord pour défendre leurs droits à de meilleures conditions de travail et leur droit de vote. Le 8 mars 1917, la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg marque d’ailleurs le début de la révolution russe.
La Journée des droits des femmes (“le 8 mars”) a été créée pour mettre en avant les luttes des femmes et revendiquer leurs droits dans le monde entier. C’est une journée pour mesurer les avancées, dénoncer les inégalités qui persistent et affirmer la nécessité de poursuivre ces engagements.
Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, défend de nombreux droits essentiels. Parmi eux, figurent les droits civils et politiques (droit de vote et d’éligibilité, droit de participer à la vie politique…), les droits économiques (égalité salariale, autonomie financière, droit à une retraite équitable…), le droit à l’éducation ou encore le droit de vivre dans un environnement sans violences sexistes et sexuelles.
En résumé, les droits des femmes concernent toutes les sphères de leur vie pour assurer l’égalité réelle avec les hommes et protéger leur liberté.
Le 8 mars n’est pas la « journée de la femme », car il ne s’agit pas de célébrer une figure abstraite ou stéréotypée de « la femme”, mais bien de défendre les droits des femmes, dans toute leur diversité.
Ce jour-là, on rappelle les luttes passées et actuelles pour l’égalité, comme le droit de voter, de travailler sans discrimination, d’avoir accès à l’éducation ou de vivre sans violences. Parler de « journée des droits des femmes » évite de vider le 8 mars de son sens politique et historique.