Journée internationale des droits des femmes 2026

Défendre celles qui nous défendent

Climat, justice sociale, lutte contre le patriarcat… A travers le monde, nombreuses sont les femmes qui s’engagent pour faire avancer les droits. Trop souvent, cet engagement leur vaut d’être menacées, harcelées, criminalisées, voire, dans certains cas, assassinées. En 2024, 43 femmes activistes ont été tuées en raison de leur travail selon l’ONG Front Line Defenders.

 

Cette année, pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous souhaitons porter la voix des femmes défenseuses des droits et alerter sur les risques qu’elles encourent. Retrouvez sur cette page les portraits de 5 d’entre elles, soutenues par le CCFD-Terre Solidaire.

Laura Voinea : Faire entendre la voix des femmes roms

E-Romnja (Roumanie)


 

Laura  Voinea a découvert E-Romnja il y a une dizaine d’années chez elle à Mizil. Elle n’a pas tardé à rejoindre l’association pour laquelle elle travaille désormais en tant que facilitatrice locale.

 

Son rôle : accompagner les femmes de la communauté rom de Mizil dans la défense de leurs droits et créer un pont entre elles et les autorités locales.

 

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©Anne Boisse
©Anne Boisse

Cristina Ríos Rodas : Défendre les droits des femmes malgré les risques

Vamos Mujer (Colombie)


 

Avec 157 défenseurs et défenseuses des droits assassinés en 2024 selon l’ONG Front Line Defenders, la Colombie est le pays le plus dangereux pour les personnes qui luttent pour les droits de tous et toutes. Et le mouvement féministe n’est pas épargné.

 

La directrice de Vamos Mujer, Cristina Ríos Rodas, fait le point sur la situation et sur les solutions mises en place par les associations pour tenir bon.

 

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©Vanja Piroški
©Vanja Piroški

Milena Berić : Faire rimer culture et démocratie

KROKODIL (Serbie)


 

Milena Berić est directrice de KROKODIL, une association qui entremêle littérature et politique pour défendre la démocratie en Serbie.

 

Alors que le nationalisme progresse dans le pays, KROKODIL et ses messages en faveur du dialogue et de la réconciliation dérangent. Si bien que Milena et les autres membres de l’association doivent affronter menaces et procédures-bâillon.

 

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Aya : Se battre pour ne pas être réduites au silence

Tishreen (Israël)


 

Aya est directrice générale de Tishreen, une organisation qui promeut l’engagement citoyen par et pour les Palestiniens et Palestiniennes citoyens d’Israël vivant dans la région du Triangle.

Elle a reçu de nombreuses menaces et a même dû se retirer quelque temps pour se préserver. Elle a depuis repris son travail et se bat pour que son peuple ne soit pas réduit au silence.

  

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©Alessandro Cinque
©Alessandro Cinque

Judy Pasimio : Faire résonner le combat des femmes autochtones contre les mines

Lilak (Philippines)


 

Judy Pasimio est la coordinatrice de Lilak, un collectif philippin qui met en avant le rôle des femmes autochtones dans la lutte pour la préservation des terres ancestrales.

 

Judy témoigne des menaces qui pèsent sur les défenseuses des droits dès lors qu’elles dénoncent des projets miniers qui s’attaquent à leurs conditions même de subsistance.

  

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des défenseuses des droits interrogées ont déclaré qu’elles ou leur organisation ont été menacées ou harcelées pour leur travail

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d’entre elles ont reçu des menaces de mort. 37 ont survécu à des tentatives de meurtre (source : Fondation Kvinna till Kvinna)*

*Chiffres tirés d’une enquête de 2023 menée par la Fondation Kvinna till Kvinna auprès de 458 défenseuses des droits humains issues de 67 pays. En parallèle, l’ONG IM-Defensoras recense 35 077 attaques menées contre 8 926 femmes défenseuses des droits entre 2012 et 2023 rien qu’en Mésoamérique (Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique et Nicaragua).

©Jean-Claude Gérez

Défendre celles et ceux qui défendent nos droits, une urgence démocratique mondiale

Quand s’engager pour les droits humains peut coûter la vie. Ces dernières années, les associations que soutient le CCFD-Terre Solidaire sont de plus en plus nombreuses à nous alerter sur les menaces qui planent sur elles.

Dans cette tribune, Sarah Lecoq, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, tire la sonnette d’alarme et appelle à un sursaut collectif.

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Le 8 mars, journée des droits des femmes

Célébrée chaque 8 mars, la journée internationale des droits des femmes a été officialisée par les Nations-Unies en 1977. Pourtant, ses origines remontent plutôt au début du 20e siècle, lorsque des femmes manifestent en Europe et en Amérique du Nord pour défendre leurs droits à de meilleures conditions de travail et leur droit de vote. Le 8 mars 1917, la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg marque d’ailleurs le début de la révolution russe.

La Journée des droits des femmes (“le 8 mars”) a été créée pour mettre en avant les luttes des femmes et revendiquer leurs droits dans le monde entier. C’est une journée pour mesurer les avancées, dénoncer les inégalités qui persistent et affirmer la nécessité de poursuivre ces engagements.

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, défend de nombreux droits essentiels. Parmi eux, figurent les droits civils et politiques (droit de vote et d’éligibilité, droit de participer à la vie politique…), les droits économiques (égalité salariale, autonomie financière, droit à une retraite équitable…), le droit à l’éducation ou encore le droit de vivre dans un environnement sans violences sexistes et sexuelles.

En résumé, les droits des femmes concernent toutes les sphères de leur vie pour assurer l’égalité réelle avec les hommes et protéger leur liberté.

Le 8 mars n’est pas la « journée de la femme », car il ne s’agit pas de célébrer une figure abstraite ou stéréotypée de « la femme”, mais bien de défendre les droits des femmes, dans toute leur diversité.

Ce jour-là, on rappelle les luttes passées et actuelles pour l’égalité, comme le droit de voter, de travailler sans discrimination, d’avoir accès à l’éducation ou de vivre sans violences. Parler de « journée des droits des femmes » évite de vider le 8 mars de son sens politique et historique.

318 millions de personnes sont toujours confrontés à une situation de faim critique. Agissons !
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