Un avenir sans faim

Publié le 20.02.2012 • Mis à jour le 12.03.2012

Respect des droits des migrants - Nicolas Dupont Aignan

« Rétablir les frontières nationales. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, la frontière est une valeur positive, un symbole de tolérance. Aujourd’hui, les « sans-frontiéristes » sont les alliés objectifs du capitalisme le plus sauvage, celui qui se sert de la main-d’œuvre immigrée pour peser à la baisse sur les salaires des Français et des étrangers réguliers. Ceux qui prônent l’abolition des frontières nationales font donc le jeu du nivellement économique et social par le bas, et favorisent la loi du plus fort. Il faut bien évidemment au contraire protéger nos frontières pour défendre notre modèle social et environnemental, et en finir avec la pensée unique « sans-frontiériste » qui fait le jeu de la haine et du racisme. Seul l’arrêt de l’immigration de masse pourra donc garantir le retour de la paix sociale dans notre pays. Le climat économique rend en outre plus difficile l’intégration des Français « récents » du fait du chômage de masse. Pour faciliter leur assimilation, je propose donc de rétablir le contrôle à nos frontières afin de réduire de 50 % le nombre d’immigrants pour le prochain mandat (hors étudiants et regroupement familial). Surtout, je souhaite mettre en œuvre une véritable tolérance zéro à l’égard de l’immigration clandestine aujourd’hui facilitée aux frontières nationales comme européennes. » (projet présidentiel p.8)

Notre analyse

Nicolas Dupont-Aignan fonde son approche des migrations sur l’idée que la France serait aujourd’hui victime d’une « immigration de masse ». Or, la France connait un taux immigration stable depuis des décennies (environ 10%), taux inférieur à la plupart de nos voisins européens.

Le candidat de Debout la République considère que les immigrés seraient trop nombreux pour s’intégrer et responsables du manque de paix sociale, alors même que des études sociologiques démontrent que c’est bien le manque de politiques de la ville, de l’éducation, par exemple, qui freine une intégration réussie. En outre, il utilise le terme d’ « assimilation », terme très marqué historiquement.

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