Alice Monnier au service de l’agriculture de demain

Publié le 05.03.2023

Alice Monnier, agricultrice pendant dix ans, puis « animatrice de développement » auprès des agriculteurs, suit le CCFD-Terre Solidaire depuis 40 ans. Elle est représentante de la région Aquitaine au sein de la sous-commission souveraineté alimentaire. Un moyen pour cette bénévole de mettre à profit son expérience et de réfléchir à l’agriculture de demain.

Le terrain, elle connaît. Alice Monnier fait partie de cette vague d’agriculteurs qui se sont installés sur le Larzac au milieu des années 1970. Productrice de lait de brebis avec transformation en fromage pendant dix ans, elle a ensuite été « animatrice de développement » en Gironde, au Civam (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural). Ce réseau d’associations, dans la mouvance de l’éducation populaire, met en relation les agriculteurs, les ruraux et la société civile pour « promouvoir une agriculture plus économe, autonome et solidaire ».

« Aujourd’hui, c’est à la mode, mais à l’époque, au milieu des années 1980, proposer aux agriculteurs de développer leurs projets d’épicerie, par exemple, n’allait pas de soi », se souvient la désormais retraitée. « Ma mission consistait à favoriser l’émergence d’initiatives locales et directement issues de la volonté des agriculteurs. » C’est donc tout naturellement que cette femme à la voix franche et aux convictions intactes est devenue membre de la sous-commission nationale souveraineté alimentaire du CCFD-Terre Solidaire. Depuis deux ans, elle est même sa représentante pour la région Aquitaine.

À l’issue de cette réflexion collective sur la crise alimentaire, entre bénévoles et salariés, deux axes de recherche se sont dégagés : la crise des prix, avec un accent sur la spéculation, et la promotion de l’agroécologie comme solution à long terme.

« Le CCFD-Terre Solidaire travaille sur quatre grands thèmes : la justice économique, les migrations internationales, la souveraineté alimentaire, et enfin la paix et le vivre-ensemble. Comment traduire ces thématiques en action ? C’est tout l’objectif des sous-commissions », explique Stéphane Duclos, responsable du service Campagnes et mobilisations qui chapeaute la sous-commission souve­raineté alimentaire. « Bénévoles et salariés (du plaidoyer, du partenariat international et de la mobilisation citoyenne) travaillent donc ensemble avec pour objectif de définir des orientations stratégiques. »

Depuis mai 2022, le groupe a ainsi tenté d’identifier les causes de la crise alimentaire actuelle. « Avec la guerre en Ukraine, le prix des denrées alimentaires a fortement augmenté, indique Stéphane Duclos. Mais la crise est structurelle, elle dure depuis plus de six ans. » À l’issue de cette réflexion collective, deux axes de recherche se sont dégagés : la crise des prix, avec un accent mis sur la problématique de la spéculation, et la promotion de l’agro­écologie comme solution à long terme.

Un laboratoire d’idées

Pour la bénévole Alice Monnier, tout commence par « un travail personnel ». « Il s’agit de lire des textes, notamment sur l’agroécologie paysanne et solidaire, et de tenter d’affiner la réflexion pour fournir des idées au CCFD-Terre Solidaire, l’aider au positionnement idéologique. » La bénévole considère la sous-commission souveraineté alimentaire comme un « laboratoire d’idées avec un aller-retour permanent entre le régional et le national, entre les bénévoles et les salariés ». Une coopération « enrichissante » pour Alice Monnier. « Les salariés sont tous diplômés, mais ils ne prennent pas une posture de surplomb : chacun est à sa juste place pour apporter des idées, et c’est ce que j’aime au CCFD-Terre Solidaire. »

Son histoire avec l’organisation a commencé alors qu’elle était toute jeune. « Je suis catholique, mais de 18 ans à 30 ans, je me suis un peu éloignée de ce milieu. Cependant, j’ai toujours entendu parler du CCFD, et quand, dans l’Aveyron, j’ai été sollicitée par d’autres agriculteurs pour devenir bénévole, je n’ai pas hésité. » Depuis le début de sa retraite, il y a cinq ans, l’ancienne agricultrice militante s’implique encore davantage et tente de faire des passerelles entre le CCFD-Terre Solidaire et l’association d’éducation à l’environnement qu’elle préside dans le sud de la Gironde, L’auringleta. Toujours avec l’envie de promouvoir l’agroécologie paysanne et solidaire.

Audrey Chabal

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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