Un avenir sans faim

Publié le 12.08.2006 • Mis à jour le 06.02.2013

Dans une société fragmentée, reconstruire le lien social et la solidarité par-delà les clivages

Le Mouvement social libanais est l’une des principales associations caritatives du Liban. Fondé en 1961 à l’initiative de Mgr Grégoire Haddad, ancien Archevêque Grec-Catholique de Beyrouth, par un groupe de Libanais de toutes confessions.

Le Mouvement Social a été reconnu d’utilité publique en 1963, puis de nouveau en 1979. Dans la même perspective de développement solidaire, élaborée par Mgr Lebret, qui a inspiré le CCFD. Il se fixe pour but de contribuer au développement humain et social de tous - surtout les plus défavorisés. Dans les années 1960 et 70, ses volontaires mènent des campagnes d’éducation, de vaccination ou de reconstruction dans les régions rurales les plus défavorisées. Parallèlement, des grands projets voient le jour : le centre de réhabilitation des enfants de la rue, le développement de l’habitat, la pharmacie centrale... près de 60 dispensaires

La guerre, à partir de 1975, fait passer au deuxième plan l’impératif du développement et donne la priorité à l’urgence. Elle fractionne le territoire ainsi que le réseau des bénévoles. Face à la polarisation croissante de la société, le Mouvement Social doit s’adapter pour continuer son action au profit des défavorisés et pour démontrer qu’une autre voie que la confrontation armée est possible.

L’après-guerre (depuis 1991) confronte le pays à des défis sociaux d’une ampleur inédite au Liban et détermine de nouvelles priorités. Dès 1993, le Mouvement Social, qui est à l’origine de l’initiative qui regroupe les grandes ONG libanaises dans un même collectif, focalise son action sur les plus exclus des jeunes et des femmes avec comme outil leur intégration socio-économique. Fort de son crédit, de son expérience et de son intégration dans le tissu de la société libanaise, le Mouvement Social intervient au niveau local et cherche à peser sur les décisions nationales à partir des critères du développement et de la citoyenneté.

Face à des défis socio-économiques et à des défis politiques d’ampleur régionale, le Mouvement Social se veut une plate-forme d’alternatives de développement & une passerelle citoyenne pour une société plus solidaire.

Le projet
Dans le contexte d’après-guerre, le travail du Mouvement social s’inscrit dans la perspective d’une reconstruction de la citoyenneté et de la solidarité parmi les jeunes. Face à une situation économique désastreuse qui engendre appauvrissement, émigration et désintégration du tissu social en micro-sociétés ; face à la domination du religieux et à l’effet de la mondialisation sur les enjeux nationaux, le MSL se positionne comme un acteur de développement laïque, dépassant les clivages confessionnels.

Les initiatives soutenues par la CCFD

• Le groupe de travail pour l’évolution stratégique du Mouvement social a proposé (entre autre) de lancer un « observatoire social » afin de comprendre les évolutions de la société libanaise. Préalable nécessaire à une action sociale en profondeur. Les résultats de cet observatoire sont mis à disposition de l’ensemble des acteurs d’intervention sociale au Liban.
• Les femmes, les jeunes et les non-qualifiés sont restés en dehors de l’économie de la reconstruction, qui a essentiellement profité au proche du pouvoir et aux entreprises internationales qui avaient recours à la main d’œuvre étrangère.

Le projet mis en ouvre par le MSL depuis 2002 et cofinancé par l’Union européenne a pour objectif principal de permettre à des jeunes en difficultés et déscolarisés d’accéder à une formation professionnelle et humaine accélérée leur permettant de s’insérer durablement sur le marché de l’emploi.

Plus de 600 jeunes sont formés annuellement dans les huit centres de formation professionnelle accélérée aux métiers à travers tout le Liban (2400 depuis six ans. L’action du MSL pour l’aide aux déplacés.

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