© William Dupuy

Mali : quand pesticide rime avec agroécologie #JeudiPhoto

Publié le 03.03.2022| Mis à jour le 01.07.2022

Ce samedi 26 février, s’est ouvert le salon international de l’agriculture à Paris. À cette occasion, portons notre regard sur les producteurs horticoles au sud du Mali, qui grâce à l’agroécologie, s’émancipent des pesticides toxiques exportés d’Europe.

© William Dupuy

Janvier 2016, région de Kayes (Mali), les horticulteurs fabriquent un pesticide bio © William Dupuy

Nous sommes au sud-ouest du Mali, dans les terres agricoles de la région de Kayes. Sous les douces températures du mois de janvier, le photographe William Dupuy capture le savoir-faire de ces jeunes horticulteurs qui fabriquent, à trois mains et à partir de peu de choses, leur propre pesticide.

Confiants, ils manipulent leur mixture sans porter de gants ni de masque de protection. Pas besoin ! La qualité naturelle de leur pesticide bio est non toxique. Celui-ci est réalisé à base de noix pillées de neem. Surnommé la “pharmacie du village”, cet arbre aux multiples vertus recèle de substances bio-pesticides efficaces.

Cette technique agroécologique, ils la tiennent des mères paysannes de leur village qui leur ont transmis leurs savoirs. Ces jeunes l’ont bien compris : leurs terres sont leurs richesses et leur avenir, et il faut savoir les protéger.

Les conséquences de l’utilisation des pesticides toxiques, notamment exportés d’Europe, sont nombreuses pour l’environnement et la santé. Notre partenaire local, le Réseau des Horticulteurs de Kayes (RHK), en a été témoin. C’est pourquoi, grâce à l’agroécologie, il développe des alternatives durables pour favoriser l’émancipation des producteurs locaux et l’accès à une alimentation saine.

Alors que le salon international de l’agriculture se tient à Paris du 26 février au 6 mars, les préoccupations autour des intrants chimiques ne doivent pas être asymétriques et hypocrites. Si la plupart des pesticides industriels ont été interdits en Europe à cause de leur toxicité, ils continuent pourtant d’être produits et exportés vers les pays émergents, notamment en Afrique.

Les politiques européennes doivent être cohérentes et interdire l’export de ces produits nocifs pour protéger l’environnement et l’ensemble des populations à travers le monde.  

Chaque jeudi, nous vous proposons un arrêt sur image pour prendre conscience, autrement, d’une fracture de notre monde sur laquelle nous agissons collectivement.

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