Publié le 02.02.2009 • Mis à jour le 19.09.2013

Lutter pour une réforme agraire juste

En octobre 2006, le gouvernement indonésien promet la redistribution de 9,5 millions d’hectares de terres publiques aux paysans, à hauteur de 60 %, et aux investisseurs locaux et internationaux, pour 40 %. Deux ans plus tard, 1 million d’hectares avaient été donnés en concession... aux investisseurs.

Serikat Petani Indonesia a été fondée en 1998. Au départ, il s’agissait d’une fédération indonésienne de syndicats paysans, soit 14 organisations représentant 1 million de personnes basées à Java, Sumatra, Florès et Lombok. En 2007, SPI est devenue une union de paysans adhérant sur la base d’inscriptions individuelles et pas, comme précédemment, par le biais d’une organisation. Cette évolution vers plus de responsabilité individuelle a été bénéfique pour la transparence du plaidoyer au niveau national. Le bureau national se trouve à Djakarta, capitale du pays. Membre du réseau international Via Campesina, SPI compte une centaine de salariés.

Le projet
Organisation de lutte paysanne, SPI travaille pour une réforme du développement économique indonésien et, plus spécifiquement, pour une réforme de la politique agraire vers la souveraineté alimentaire. Elle promeut également la culture paysanne. Elle porte une grande attention aux conséquences de la libéralisation de l’agriculture, mais aussi aux droits humains, aux familles rurales, aux ressources génétiques et à la biodiversité.

Les réalisations
Dans le cadre de la redistribution des terres publiques : SPI fait pression sur la National Land Agency pour inciter le gouvernement à donner ces terres aux paysans plutôt que les concéder aux investisseurs et pour assurer la pérennité de la propriété. SPI finit par obtenir un raccourcissement sur la durée de la concession à 60 ans contre 95 ans auparavant.

Dans les régions d’Aceh et Nusa Teggara  : SPI met en place des sessions de formations pour plusieurs milliers de paysans pour les aider à accroître en qualité et quantité leurs modes de production et pour améliorer les conditions du marché local. Un exemple de succès : des paysans adoptent l’agriculture biologique commercialisée, à des prix élevés, par le biais d’un grossiste appartenant à SPI.

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