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Crise alimentaire mondiale, Guatemala, Souveraineté alimentaire et agroécologie

Au Guatemala, des semences et des marchés paysans contre la malnutrition

Publié le 27.07.2022

Au Guatemala, plus de la moitié de la population, extrêmement pauvre, ne parvient pas à se nourrir correctement. Notre partenaire SERJUS aide la population à lutter contre la faim et la malnutrition, avec des aliments sains et accessibles, grâce à la production de semences paysannes et l’organisation de marchés paysans.

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Marchande de légumes sur un marché d’Antigua au Guatemala, Fanny CHEYROU/CCFD-Terre Solidaire

Un des pays les plus touchés par la malnutrition

De passage en France en ce début juillet 2022, Sandra Montejo Caba, de l’association guatémaltèque Serjus, rappelle que la faim est une réalité quotidienne dans son pays. “La plupart des guatémaltèques gagnent un salaire très faible qui ne leur permet même pas d’acheter la moitié de leur alimentation de base, dont les prix ont très fortement augmenté.” explique-t-elle. Or, au Guatemala il n’y a pas de prestations sociales.

La pauvreté et la faim qui l’accompagne est généralisée dans le pays, que ce soit dans les villes ou les campagnes.

De nombreuses personnes, adultes et enfants ne font qu’un seul repas par jour constitué d’une galette de maïs avec du sel.

Sandra Montejo Caba de SERJUS

Les indigènes sont particulièrement touchés par la faim

Au Guatemala, depuis la colonisation, de grands propriétaires terriens (appelés les latifundistas) possèdent la majeure partie des terres fertiles et concentrent les richesses. Leurs propriétés de plusieurs de milliers d’hectares sont utilisées pour des monocultures intensives de canne à sucre, de bananes et de palmiers à huile.

Les indigènes eux n’ont que les terres les moins fertiles et montagneuses. Ils n’arrivent pas à produire assez de nourriture et sont plus touchés par la faim.

Concepcion Ramirez nourrit son fils de 18 mois, Daniel, qui a été diagnostiqué avec une malnutrition sévère, à La Palmilla, au Guatemala le 8 octobre, 2020. REUTERS/Josue Decavele

La malnutrition a des conséquences terribles sur les enfants

Une large partie de la population souffre de malnutrition, non seulement à cause d’un manque de nourriture, mais aussi du manque de diversité.
L’alimentation de base se compose d’œufs, de tortillas (galettes de maïs) et de frijoles (une purée d’haricots). Si cette nourriture est riche en amidon et en protéines elle manque cruellement de légumes et de vitamines.
Cela est d’autant plus grave pour les enfants. Au Guatemala 49% des enfants souffrent de malnutrition. Cela se traduit par des diarrhées, des retards de croissance, des perte de concentration à l’école et une déscolarisation pour les plus faibles.  Dans les cas les plus graves, les enfants finissent par mourir après plusieurs mois ou années de malnutrition.

Notre partenaire Serjus aide à lutter contre la faim

Notre partenaire SERJUS accompagne les populations rurales pour les aider contre ce fléau de la faim et la malnutrition. L’organisation travaille avec plus d’une centaine de communautés, principalement dans la région d’Ixcàn près de la frontière avec le Mexique. Il y a encore 20 ans cette région était une véritable jungle. Mais elle a été détruite pour produire de l’huile de palme.

L’aide de SERJUS comporte deux volets :

  1. Aider les paysans à avoir une production locale et sans pesticides. Un enjeu très important pour la souveraineté alimentaire des paysans est l’utilisation de semences locales. SERJUS aide à les paysans à produire des semences traditionnelles en grande quantité pour être autosuffisants.
  2. Faciliter l’accès cette production. Pour faciliter la vente de leurs produits SERJUS aide les agriculteurs à organiser des marchés de paysans une fois par mois dans des villes, parfois éloignées d’une centaine de kilomètres. Ils y vendent des fruits et légumes de saisons, de la farine, des herbes et du maïs.

Une alimentation plus variée grâce à SERJUS

Ces marchés constituent une formidable source d’approvisionnement en produits biologiques et de saisons à des prix abordables pour la population. Ils sont une alternative aux supermarchés où les fruits et légumes sont vendus à des prix exorbitants. Dans les marchés paysans les prix des aliments varient en fonction du temps de travail nécessaire à la production et de la quantité récoltée. Mais ils restent accessibles. De nombreuses personnes qui achètent de la nourriture aux marchés paysans la revendent ailleurs. Pour SERJUS cela est très positif car cela permet un accès encore plus large à des produits de qualité.

L’organisation donne aussi des idées de recettes et et de menus locaux pour aider les familles à diversifier leur alimentation.

Nos partenaires de SERJUS voit les résultats de son action : les enfants sont en meilleure santé et vont à l’école. Sandra observe une véritable prise de conscience de la population locale, qui se rend compte qu’il existe des alternatives aux supermarchés et qu’une autre manière de produire est possible.

En savoir plus sur notre Journal de bord de la crise alimentaire

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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