Publié le 15 mars 2018

Pérou : Manger sain et à sa faim grâce à l’agriculture urbaine (diaporama)

Pour faire face à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition, les habitants des quartiers pauvres de Lima se lancent dans l’agriculture urbaine. Des cultures maraîchères et de petits élevages fleurissent au cœur de la ville.

Des maraîchers bio et urbains nourrissent les quartiers pauvres de Lima

  • L'un des sites accompagnés par le Mocicc se situe à Comas, un quartier de la banlieue nord de Lima. C'est là que se trouvent les jardins bio communautaires « Mana » y « Mi Hermosa Huerta ». Ils sont regroupés sur un ancien square de 1000 m2, dont la mairie a autorisé l'usage pour les cultures.
    L’un des sites accompagnés par le Mocicc se situe à Comas, un quartier de la banlieue nord de Lima. C’est là que se trouvent les jardins bio communautaires « Mana » y « Mi Hermosa Huerta ». Ils sont regroupés sur un ancien square de 1000 m2, dont la mairie a autorisé l’usage pour les cultures. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • Nés en 2012, les jardins bio « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » rassemblent aujourd'hui 51 membres. Ces habitants ou anciens habitants du quartier sont majoritairement des personnes originaires des plateaux andins et des régions côtières. L'association est présidée depuis sa création par Lidia Bazán Hernandez (au 1er plan).
    Nés en 2012, les jardins bio « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » rassemblent aujourd’hui 51 membres. Ces habitants ou anciens habitants du quartier sont majoritairement des personnes originaires des plateaux andins et des régions côtières. L’association est présidée depuis sa création par Lidia Bazán Hernandez (au 1er plan). © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • Au gré des saisons et selon les goûts de chacun, les jardiniers cultivent patates, oignons, betteraves, asperges, carottes, chayotes, salades, fraises, plantes aromatiques… et même du café. Ces produits sont tous exclusivement bio.
    Au gré des saisons et selon les goûts de chacun, les jardiniers cultivent patates, oignons, betteraves, asperges, carottes, chayotes, salades, fraises, plantes aromatiques… et même du café. Ces produits sont tous exclusivement bio. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • Les membres du jardin communautaire sont plutôt âgés. C'est le cas de Yolanda Alvaredo, 72 ans. Outre le plaisir de manger des produits sains et se souvenir de son enfance à la campagne, le fait de travailler quotidiennement la terre lui permet de soulager ces douleurs d'arthrose.
    Les membres du jardin communautaire sont plutôt âgés. C’est le cas de Yolanda Alvaredo, 72 ans. Outre le plaisir de manger des produits sains et se souvenir de son enfance à la campagne, le fait de travailler quotidiennement la terre lui permet de soulager ces douleurs d’arthrose. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • Les jardins bio « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » sont aussi des lieux où les membres, parfois accompagnés de leurs familles, se retrouvent après une journée de travail. L'occasion de tisser des liens entre voisins de parcelles.
    Les jardins bio « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » sont aussi des lieux où les membres, parfois accompagnés de leurs familles, se retrouvent après une journée de travail. L’occasion de tisser des liens entre voisins de parcelles. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • La plupart des produits sont destinés à la consommation propre. Mais, à partir de 2018, avec l'appui du Mocicc, les membres de « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » vont aussi pouvoir vendre leurs produits trois fois par an, sur le premier marché bio de leur quartier.
    La plupart des produits sont destinés à la consommation propre. Mais, à partir de 2018, avec l’appui du Mocicc, les membres de « Mana » y « Mi Hermosa Huerta » vont aussi pouvoir vendre leurs produits trois fois par an, sur le premier marché bio de leur quartier. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • Les jardins en ligne « Valle Verde » de Villa Maria del Trinfo, au sud de Lima, constituent un autre exemple réussi d'agriculture urbaine. Créés à partir de 2005 à l'invitation de la compagnie électrique Red Energia Peru, les jardins bio se sont développés… sous des lignes à haute tension.
    Les jardins en ligne « Valle Verde » de Villa Maria del Trinfo, au sud de Lima, constituent un autre exemple réussi d’agriculture urbaine. Créés à partir de 2005 à l’invitation de la compagnie électrique Red Energia Peru, les jardins bio se sont développés… sous des lignes à haute tension. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • La présidente de l'association, Gregoria Flores, 60 ans, gère une soixantaine de membres répartis sur deux hectares. Elle a en charge la gestion des semis, de l'eau, des clôtures… Elle administre aussi une pépinière qui facilite l'installation de nouveaux agriculteurs, qu'elle démarche en faisant du porte à porte !
    La présidente de l’association, Gregoria Flores, 60 ans, gère une soixantaine de membres répartis sur deux hectares. Elle a en charge la gestion des semis, de l’eau, des clôtures… Elle administre aussi une pépinière qui facilite l’installation de nouveaux agriculteurs, qu’elle démarche en faisant du porte à porte ! © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • L'intérêt de la Compagnie électrique est d'éviter que les terrains situés sous les lignes à haute tension soient occupés illégalement. Les jardiniers étaient au départ attirés par l'aspect économique. Mais le plaisir de travailler la terre et de manger plus sainement a fini par s'imposer. Et continue de faire des émules.
    L’intérêt de la Compagnie électrique est d’éviter que les terrains situés sous les lignes à haute tension soient occupés illégalement. Les jardiniers étaient au départ attirés par l’aspect économique. Mais le plaisir de travailler la terre et de manger plus sainement a fini par s’imposer. Et continue de faire des émules. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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  • La demande de produits bio cultivés localement connaît une forte croissance à Lima. L'objectif d'organisations comme le Mocicc est donc de favoriser les conditions de ce développement. Cela passera, notamment, par la création d'un système communautaire de certification locale pour les produits issus de l'agriculture urbaine.
    La demande de produits bio cultivés localement connaît une forte croissance à Lima. L’objectif d’organisations comme le Mocicc est donc de favoriser les conditions de ce développement. Cela passera, notamment, par la création d’un système communautaire de certification locale pour les produits issus de l’agriculture urbaine. © Jean-Claude GEREZ/CCFD-Terre Solidaire
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En un peu plus d’un siècle, la population de l’agglomération de Lima est passée de 100 000 à 12 millions d’habitants (selon le dernier recensement de 2017). Lima est ainsi devenue la 5ème ville la plus peuplée d’Amérique latine. Pour accompagner cet essor démographique, la zone urbanisée s’est étendue de 200 km2 depuis 1950. D’après l’Organisation des Nations unies, cette tendance devrait se maintenir au moins jusqu’en 2020, à raison d’une croissance de 16 km2 par an.

Face à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition...

Conséquence ? L’achat de terres agricoles pour y construire des logements, des industries et des infrastructures a réduit considérablement la surface des vallées agricoles alentours. S’en est suivie une baisse de la production agricole et une augmentation des prix alimentaires. Aujourd’hui, environ 12% de la population de Lima vit en situation de pauvreté. Jusqu’à 25% dans les zones périphériques pauvres. Ces populations consacrent jusqu’à 80% de leurs revenus à l’achat d’aliments. Elles sont touchées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

... des cultures maraîchères et de l’élevage au cœur de la ville

Face à cette situation, l’agriculture urbaine permet d’améliorer l’accès à des aliments nutritifs, sûrs et suffisants. En effet, elle développe des productions variées telles que les cultures maraîchères, les tubercules et les plantes aromatiques…

Elle promeut aussi l’élevage de petits animaux dans les villes et les zones périphériques. Le Mouvement Citoyen pour le changement Climatique (Mocicc) [1] se mobilise pour accompagner le développement de cette agriculture urbaine dans la capitale péruvienne, notamment dans des quartiers périphériques.

Lire aussi : A Rio, des potagers bios améliorent la vie des plus modestes

[1Le Mocicc est une plateforme de la société civile réunissant des organisations sociales, des ONG (parmi lesquelles des partenaires du CCFD-Terre Solidaire comme Forum Solidaridad Perú et CooperAcción), des réseaux, des institutions religieuses, des collectifs jeunes et citoyens… tous orientés « à générer des actions ainsi qu’un courant d’opinion pluriel pour défendre la vie et la durabilité de la Terre menacées par le changement climatique ».

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