Brésil, Climat et transition, Déforestation, Droits des peuples, Projet

La Fédération des Organismes pour l’Assistance Sociale et Educative, se mobilise contre le « Belo Monte »

Publié le 28.02.2011| Mis à jour le 02.01.2022

Le projet de construction du barrage hydroélectrique, le Belo Monte, sur la rivière Xingu dans l’état du Para en pleine forêt amazonienne, suscite toujours autant de réactions de la part de la société civile brésilienne.


Entériné le 26 août dernier par l’ancien président Lula, et ce, malgré les cris d’alarme des associations sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux. Le « Belo Monstro », comme le surnomment ses détracteurs, est de nouveau au cœur de l’actualité.

Le 26 janvier dernier, l’Institut brésilien de l’Environnement (Ibama) a accordé son autorisation pour la déforestation de 238 hectares où seront installées les futures infrastructures du chantier. Une décision critiquée par la FASE, partenaire du CCFD-Terre Solidaire et membre actif du « Movimento Xingu Vivo para Sempre », un collectif regroupant plus de 250 organisations qui luttent pour les droits des peuples indigènes, la protection de l’environnement, la sauvegarde de la diversité biologique…

« Cette décision n’est pas recevable car le projet n’a pas obtenu toutes les autorisations légales, déclare Graça Costa, Coordinatrice de la FASE pour la région amazonienne. En autorisant la construction du projet, c’est une manière de mettre les communautés du fleuve Xingu devant le fait accompli. Nous savons que la question ne se résume pas qu’au Belo Monte, mais que le gouvernement entreprend bel et bien une course vers un modèle de développement non viable. »

Pour donner davantage de poids à ses revendications, la FASE a décidé de relayer largement la diffusion de la pétition, remise le 7 février dernier à l’actuelle présidente Dilma Roussef. « Nous demandons à la nouvelle présidente du Brésil de réexaminer le dossier du Belo Monte et d’ouvrir un vrai dialogue avec la société civile, les populations locales ainsi que la communauté scientifique, explique Graça Costa. Cette pétition compte plus de 600 000 signataires.

Elle représente une stratégie parmi d’autres pour sensibiliser l’opinion publique sur un dossier qui nous touche localement mais dont les enjeux pour le développement sont planétaires. »

avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE

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