BD : six strips pour mieux saisir la situation en Palestine

Publié le 24.11.2025| Mis à jour le 26.01.2026

Depuis les massacres du 7 octobre 2023 et le début de l’offensive israélienne, la population gazaouie vit dans des conditions intenables. 90% de la population a été déplacée. 92% des habitations ont été détruites. Seules 1,5% des terres agricoles restent intactes. En parallèle, la situation des Palestiniens de Cisjordanie et d’Israël ne fait qu’empirer, à mesure que la colonisation progresse et que la société civile est réduite au silence. 

Car les images sont parfois plus puissantes que les mots, nous avons fait appel à 3 illustratrices pour faire le point sur la situation en BD : Fanny Vella (épisodes 1 et 6), Sam Ferren (épisodes 2 et 3) et Noémie Fachan (épisodes 4 et 5). Découvrez leur travail.  

Episode 1 : Être journaliste à Gaza 

Découvrir la suite

Depuis octobre 2023, l’invasion israélienne a créé la pire crise humanitaire de l’histoire de Gaza. Plus de 67 000 morts, 500 000 personnes en situation de famine. L’Etat israélien interdisant aux journalistes internationaux d’entrer à Gaza, le travail des journalistes palestiniens sur place est devenu encore plus crucial, autant qu’il les met en danger.  En août 2025, Reporters Sans Frontières estimaient que plus de 200 journalistes avaient été tués par l’armée israéliennes depuis le 7 octobre 2023. 

Notre partenaire Filastiniyat accompagne les journalistes de Gaza pour leur permettre de continuer leur travail dans des conditions d’urgence. Nous soutenons leur travail et les accompagnons. 

Aller plus loin : 

Episode 2 :  En Cisjordanie, la colonisation s’accélère 

Découvrir la suite

Aujourd’hui, près de 700 000 colons sont illégalement installés en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Depuis les massacres du 7 octobre 2023 et le début de l’offensive israélienne à Gaza, le gouvernement israélien ne cache plus sa volonté d’annexer la Cisjordanie. 

Cette colonisation prend différents visages : l’installation de colons et de leurs fermes financées par l’Etat israélien, la construction de routes auxquelles les Palestiniens n’ont qu’un accès partiel, l’appropriation des ressources en eau par les colons et même l’usage de la violence.  

Le but ? Morceler, annexer… et rendre toute existence d’un Etat palestinien impossible. 

Aller plus loin : 

Episode 3 : Les routes, outil de domination en Cisjordanie 

Découvrir la suite

Depuis les Accords d’Oslo, la Cisjordanie est divisée en 3 zones selon qui contrôle militairement ou administrativement le territoire.  

Le système routier est devenu un outil de l’occupation et de l’apartheid israélien. Les Palestiniens n’ont pas accès aux mêmes routes que les Israéliens. Certaines routes permettent de couper des villages palestiniens en deux, empêchant l’accès des habitants à leurs terres agricoles. Depuis deux ans, des barrières sauvages apparaissent du jour au lendemain, permettant aux Israéliens de bloquer les routes comme bon leur semble.  

Les Palestiniens et les Palestiniennes de Cisjordanie se retrouvent entravés dans leurs déplacements, coupés de leurs proches, privés de leurs terres.  

Episode 4 : Hébron, laboratoire de la colonisation et de l’apartheid 

Découvrir la suite

Hébron est la plus grande ville de Cisjordanie. Plus de 200 000 personnes y habitent. C’est aussi un laboratoire à ciel ouvert de l’apartheid israélien. Certains quartiers sont interdits aux Palestiniens, sur certaines routes ils et elles n’ont pas le droit de circuler. 86 points de contrôle et barrières parsèment la ville.  

Les conséquences ? Des centaines de commerces ont dû fermer, un tiers des habitations sont abandonnés. Les Palestiniens subissent également la violence des colons : attaques physiques, vandalisme, lignes téléphoniques et voies d’eau coupées… Plus de 900 Palestiniens et Palestiniennes ont été tués en Cisjordanie depuis 2023 selon l’ONU.  

Episode 5 : Une Nakba perpétuelle pour les Palestiniens d’Israël 

Découvrir la suite

En 1948, avec la création de l’Etat d’Israël, 800 000 Palestiniens et Palestiniennes sont forcés à fuir : c’est la “Nakba” (“catastrophe” en arabe). Environ 250 000 restent bloqués à l’intérieur des frontières d’Israël. Aujourd’hui, ils représentent 20% de la population d’Israël, mais n’ont accès qu’à 2,5% des terres, un chiffre inchangé depuis 1948.   

Depuis le 7 octobre 2023, leur situation s’est empirée. Leurs droits sont attaqués. Leur activité sur les réseaux sociaux est scrutée, tout soutien envers la population de Gaza peut mener à une arrestation. Et leur territoire continue d’être grignoté par la colonisation. 

Aller plus loin : Vidéo : Aya de Tishreen, “Quand on naît Palestinienne, on naît activiste, qu’on le veuille ou non” 

Episode 6 : Des sociétés civiles de plus en plus muselées 

Découvrir la suite

Afin de faire taire la société civile palestinienne et israélienne, le gouvernement israélien développe un arsenal de plus en plus répressif : criminalisation des ONG, asphyxie financière, menaces contre les activistes et leur famille, procès baillons, censure…  

La liste continue de s’allonger. Un projet de loi prévoit par exemple de condamner les personnes qui fourniraient des informations à la Cour pénale internationale qui enquête actuellement sur de possibles crimes de guerre commis par l’armée israélienne. 

Et pourtant, la résistance se poursuit, comme le montre l’exemple de Mitasclim, allié du CCFD-Terre Solidaire. 

Aller plus loin : Israël-Palestine : un dialogue impossible ? 

J'ai 1 minute

Partagez et relayez nos informations et nos combats. S’informer, c’est déjà agir.

Je m'informe

J’ai 5 minutes

Contribuez directement à nos actions de solidarité internationale grâce à un don.

Je donne

J’ai plus de temps

S'engager au CCFD-Terre Solidaire, c'est agir pour un monde plus juste ! Devenez bénévole.

Je m'engage

Vous n'avez <span>qu'une minute ?</span>

Vous pouvez participer à la vie du CCFD-Terre Solidaire

Rejoignez-nous

Restez au plus près de l'action

Restez informés

Abonnez-vous à notre newsletter

Je m'abonne
318 millions de personnes sont toujours confrontés à une situation de faim critique. Agissons !
JE FAIS UN DON