Guerre à Gaza : comprendre et se mobiliser

Le samedi 7 octobre 2023 à l’aube, le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lancent une attaque d’une violence inédite sur le sud d’Israël. Ils pénètrent en Israël, tuent 1200 personnes et prennent 250 otages.

 

En réponse, Israël lance une opération militaire sans précédent dans la bande de Gaza et décrète un état de siège qui s’ajoute au blocus précédent.

 

En 2 ans, la situation n’a fait qu’empirer. La population gazaouie vit dans des conditions intenables et sous les bombardements incessants de l’armée israélienne. 90% de la population a été déplacée. 92% des habitations ont été détruites. Seules 1,5% des terres agricoles restent intactes. Le 22 août 2025, l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza, en attribuant la responsabilité à Israël. C’est un véritable génocide.

67 869

personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2025*.

167 160

personnes ont été blessées sur la même période.

*selon le dernier bilan annoncé le 13 octobre 2025. Ce chiffre ne comprend pas les milliers de personnes restées ensevelies sous les décombres, ni les personnes atteintes de maladies en rupture de soins, ni les personnes disparues.

Témoignages

De nos partenaires palestiniens et israéliens

Une population réduite à la faim

Community development and media center

 

Près de la moitié de la population dans la bande de Gaza est en risque imminent de famine selon l’ONU.

 

Sur place, notre partenaire Community development and media center (CDMC) a recueilli le témoignage d’une famille bloquée au nord de la bande de Gaza.

Défendre les droits humains

Tishreen

 

Aya est Palestinienne, elle vit dans la région du Triangle, en Israël. Censure, poursuites, arrestations… la guerre y fait des ravages.

 

Mais Aya n’a pas pu accepter le silence auquel sa communauté est contrainte. Alors elle continue de travailler, au sein de l’association Tishreen, notre partenaire.

Renforcer la paix et le vivre ensemble 

Sadaka Re’ut

 

Dina travaille au sein de l’association Sadaka Re’ut, notre partenaire.

 

Créée en 1983 par un groupe d’étudiants Palestiniens d’Israël et juifs, l’association Sadaka Re’ut a pour objectif de rapprocher jeunes Juifs et Palestiniens en Israël dans le but de construire une société civile en Israël fondée sur l’égalité, la tolérance, le multiculturalisme et le respect des droits humains.

Soutenir les journalistes à Gaza 

Filastiniyat

 

Wafa est Présidente et Co-fondatrice de Filastiniyat, une organisation palestinienne qui vise à soutenir les femmes journalistes et les jeunes journalistes en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

 

Depuis le début de la guerre à Gaza, Filastiniyat soutien les journalistes palestinien.nes afin qu’ils et elles puissent continuer leur travail de documentation des violations des droits humains en Palestine.

La souveraineté alimentaire face aux défis

Arab Agronomists Association

 

Issa El Shatleh est membre de l’Association des Agronomes Arabes (Arab Agronomists Association – AAA), basée à Ramallah.

 

Son objectif est de renforcer le rôle des agronomes, rendre le développement agricole plus durable, et résoudre les obstacles rencontrés par le secteur agricole palestinien en raison de la colonisation et du changement climatique.

L’exil d’une journaliste palestinienne en Egypte 

Filastiniyat

 

Mona est journaliste, elle travaille pour l’association Filastiniyat qui accompagne les journalistes palestiniennes. Elle a réussi à fuir Gaza avec sa famille et s’est réfugiée en Egypte en 2024.

 

La situation des Palestiniens et des Palestiniennes en Egypte est très précaire : ils n’ont pas le droit de travailler, d’ouvrir un compte en banque, leurs enfants ne peuvent pas être inscrits à l’école… Et ils vivent dans la peur de ce qui peut arriver à leurs proches restés à Gaza.

La France peut et doit agir

Face à cette situation gravissime, le CCFD-Terre Solidaire interpelle la France pour qu’elle soit moteur dans l’obtention d’un cessez le feu immédiat et durable, la libération des otages et l’accès à l’aide humanitaire.

 

La France peut et doit agir, que ce soit à travers sa relation bilatérale avec l’Etat d’Israël, sa présence au sein du Conseil de sécurité de l’ONU ou dans le cadre de l’Union Européenne.

 

Afin de faire pression sur l’Etat d’Israël, nous plaidons pour que la France soutienne les mécanismes de justice internationale, à travers la Cour pénale internationale ou la Cour internationale de justice, pour mettre fin au génocide en cours dans la bande de Gaza.

©Ophélie Chauvin

Nous demandons à la France de : 

  • Cesser immédiatement les transferts d’armes à Israël, ainsi qu’aux groupes armés palestiniens, tant qu’il existe un risque qu’elles soient utilisées pour commettre de graves violations des droits humains.
  • Suspendre l’accord d’association UE Israël qui permet à Israël de bénéficier d’un accès privilégié au marché européen. Cet accord est conditionné au respect des droits humains et principes démocratiques par les parties. En raison des violations des droits humains commises par Israël avant et après le 7 octobre, la mise en œuvre de l’accord n’est pas conforme et reviendrait pour l’UE à participer à l’économie de guerre d’Israël. Le 10 septembre 2025, la Présidente de la Commission Européenne Ursula Van Der Leyen a enfin proposé aux Etats membres de voter en faveur d’une suspension partielle de l’accord. Mais à ce jour, aucune décision n’a été prise.
  • Coopérer de manière proactive et rapide avec les mécanismes internationaux de justice menant des enquêtes concernant les crimes commis à Gaza, y compris avec la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de Justice (CIJ).

 

En savoir plus

Nos recommandations à l’état Français

Un drame en cours

Témoignages de nos partenaires

Aux racines du conflit :

« Si l’on veut éviter que se répète ce cycle de violence sans fin, il faudra avoir un jour

le courage de regarder et d’agir sur les causes profondes de ce conflit. »

– Robin Guittard, directeur adjoint du plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.

Aujourd’hui, environ 700 000 colons israéliens sont installés en Cisjordanie, dont plus de 225 000 à Jérusalem-Est.

 

À quel prix ? Au prix de l’accaparement des terres, de l’eau et des biens de la population palestinienne, de la violence, des déplacements forcés et des inégalités d’accès aux services essentiels comme l’eau, l’électricité et les transports.

 

Dès la fin des années 1970, le CCFD-Terre Solidaire a soutenu des ONG palestiniennes qui travaillaient dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban plongé dans la guerre civile. Dans les années 1980, pendant la première Intifada, le CCFD-Terre Solidaire a accompagné la structuration de la société civile palestinienne en Cisjordanie et à Gaza. Depuis nous sommes à leur côté, avec les ONG israéliennes qui ont le courage de le faire, pour dénoncer l’occupation israélienne et la colonisation.

 

Aujourd’hui nous interpellons la France sur les préalables nécessaires à toute solution politique pour qu’elle soit juste et durable à savoir : la fin de l’apartheid pour une égalité en droits entre les deux peuples, la fin de l’occupation et de la colonisation.

En conséquence, nous demandons à la France de : 

  • Interdire l’importation des produits et services issus des colonies israéliennes qui participent à l’expansion économiques et territoriales de la colonisation.
  • Porter au niveau de l’UE l’interdiction des produits des colonies dans le marché européen.
  • Obtenir un accord entre les gouvernements sur la condamnation du crime d’apartheid, en demandant à rétablir le comité spécial contre l’apartheid de l’ONU.
318 millions de personnes sont toujours confrontés à une situation de faim critique. Agissons !
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