Chauffayer (05) : Vacances Engagées

Publié le 11.03.2022| Mis à jour le 16.05.2022

dimanche 14 août - samedi 20 août
centre Joie et Soleil

Une semaine de vacances engagées pour réfléchir ensemble ! (voir l’article “Les Vacances Engagées, qu’est ce que c’est?”

Qu’est-ce que le patriarcat ?

Comment s’est-il construit ?

Qui enferme-t-il dans des rôles préconçus ? Seules les femmes sont-elles concernées ?

Qu’est-ce que la souveraineté alimentaire ?

D’après le CCFD – Terre Solidaire : la souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation, dans le respect des cultures, produite à l’aide de méthodes durables et respectueuse de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles

En quoi la lutte contre le patriarcat et pour la souveraineté alimentaire sont-elles liées?

Dans son dernier rapport d’orientation, le CCFD-Terre Solidaire identifie le patriarcat comme “une des causes structurelles de la faim” et soutient “qu’il constitue un obstacle au développement de politiques de lutte contre la faim et pour la souveraineté alimentaire.”

De son côté l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition mentionne dans son rapport « Les femmes sont, et ont toujours été, indispensables à la conception de politiques alimentaires radicales, susceptibles de rétablir notre lien avec la nature, de retisser les relations sociales et de privilégier la justice intersectionnelle. »

En nous interrogeant sur le thème de cette année, nous sommes tombé.e.s sur une citation qui ne laisse pas indifférent.e : “L’association des femmes à la nature est une construction de la métaphysique grecque, établissant que le principe féminin est lié à la matière/terre en raison de ses fonctions de reproduction, et celui de l’homme à la technique/culture. De cette identification, il ressort que la femme est un être faible, dénué de droits civiques, exclut des lieux de pouvoir et d’instruction.”

Venez partager avec nous vos constats, vos témoignages, vos interrogations, mais aussi vos ras-le-bol, vos réalisations concrètes, vos projets et vos idées utopistes, folles et innovantes sur le sujet.

Cette année encore les journées sont marquées par plusieurs temps structurants :

  • le Forum Ouvert : espace où chaque participant.e peut proposer un atelier : une question à partager, un atelier pratique, un échange de pratique, un outil de sensibilisation sur les thématiques proposées (pas en avant, village de 100 personnes …) … tout est possible. Pour compléter les propositions des participant.e.s, nous faisons appel à des personnes ressources qui anime des ateliers. Par exemple cette année, nous avons contacté une sociologue qui travaille sur la place des femmes dans l’agriculture, une association promouvant des pratiques agroécologiques en France, une association accompagnant les femmes entrepreneures, la rencontre de femmes agricultrices …
  • les plénières : chaque jour nous prenons le temps d’approfondir le thème de l’année. On y mélange du descendant et du participatif, des savoirs froids et des savoirs chauds.

En complément de ces moments forts, nous avons également prévu une conférence gesticulée et surtout un croisement de regards avec la société civile des pays de sud.

Ainsi, deux propositions viennent se compléter :

  • la venue d’Isadora de la Red Chilena contra la violencia hacia las mujeres ; partenaire du CCFD-Terre Solidaire au Chili.

Le Réseau Chilien contre la Violence faite aux Femmes travaille depuis 30 ans pour l’éradication de la violence faite aux femmes et filles sous toutes ses formes, à travers un travail territorial et d’incidence publique. Le réseau articule de multiples collectifs et organisations sociales dans les différentes régions du pays, réalisant des actions de dénonciation, des campagnes, des études, des écoles de formation.

  • la venue de 4 adolescents accompagnés par l’association Escalando Fronteras ; partenaire du CCFD-Terre Solidaire au Mexique.

C’est une association qui utilise l’escalade comme moyen d’éducation et de prévention des risques de dépendance (addictions, violences, …). Elle travaille avec la jeunesse de Lomas Modelo, un quartier défavorisé de la ville de Monterrey, au nord du Mexique.

Le projet cherche à leur donner l’opportunité d’avoir la parole pour raconter comment, au travers de l’escalade, ils transforment les challenges de leur vie en opportunités pour devenir meilleur, affronter leurs peurs, gérer leurs émotions…

On parle même de la venue d’étudiants du CIEDEL (Centre International d’Etudes pour le Développement Local) qui pourront nous partager leurs expériences de terrains sur ces deux sujets.

Inscriptions sur ce lien

Ensemble, réfléchissons à comment lutter contre le patriarcat et la faim dans le monde, pour une société plus durable et égalitaire pour tous !